Nantes

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Nantes
Paysages de Nantes. De haut en bas et de gauche à droite : la tour Bretagne, une vue aérienne de Nantes, le stade de la Beaujoire, le château des ducs de Bretagne, les anneaux de Buren et la place Royale.
Paysages de Nantes. De haut en bas et de gauche à droite : la tour Bretagne, une vue aérienne de Nantes, le stade de la Beaujoire, le château des ducs de Bretagne, les anneaux de Buren et la place Royale.
Blason de Nantes
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire (préfecture)
Département Loire-Atlantique (préfecture)
Arrondissement Nantes (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de onze cantons :
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11
Intercommunalité Nantes Métropole
Maire
Mandat
Johanna Rolland
2014-2020
Code postal 44000, 44100, 44200, 44300
Code commune 44109
Démographie
Gentilé Nantaise, Nantais
Population
municipale
287 845 hab. (2011)
Densité 4 415 hab./km2
Population
aire urbaine
873 133 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 47° 13′ 05″ N 1° 33′ 10″ O / 47.21806, -1.55278 ()47° 13′ 05″ Nord 1° 33′ 10″ Ouest / 47.21806, -1.55278 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 52 m
Superficie 65,19 km2
Localisation

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Liens
Site web nantes.fr

Nantes (prononcer [nɑ̃t ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune de l'Ouest de la France, située au sud du massif armoricain, qui s'étend sur les rives de la Loire, à 50 km de l'océan Atlantique. Chef-lieu du département de la Loire-Atlantique et préfecture de la région des Pays de la Loire, elle est l'élément central de la communauté urbaine Nantes Métropole peuplée de près de 600 000 habitants, au sein de la huitième aire urbaine de France, comptant 873 133 habitants en 2010. Associée à l'agglomération de Saint-Nazaire, son avant-port sur l'estuaire de la Loire, celle-ci constitue aujourd'hui la métropole du Grand Ouest français. Labellisée ville d'art et d'histoire, Nantes est, en 2011, la sixième commune la plus peuplée de France avec ses 287 845 habitants, et la première commune, en termes d'habitants, de l'Ouest[1].

Pour une grande partie de son histoire, Nantes fait partie de la Bretagne. Après avoir été un site portuaire important de l'âge des métaux, elle devient la capitale de la cité gallo-romaine des Namnètes, le siège d’un évêché au Ve siècle, puis le chef-lieu d’un comté franc, illustré par la personnalité semi-légendaire de Roland. Point d’appui du royaume franc face à la poussée des Bretons, Nantes est conquise en 851 par Nominoë. S'ouvre alors l'histoire bretonne de la ville, dont subsiste le château, principale résidence ducale au XVe siècle, époque où Nantes est véritablement la capitale du duché de Bretagne et où commence la construction de sa cathédrale actuelle. Nantes perd sa prééminence politique en Bretagne au profit de Rennes avec l'intégration, au début du XVIe siècle, du duché dans le royaume de France. Les trois siècles suivants sont marqués par l'importance du rôle de Nantes dans le commerce international, c'est-à-dire, en grande partie, dans la traite négrière, qui connaît son apogée au XVIIIe siècle et permet un enrichissement considérable du paysage urbain monumental.

Pendant la Révolution, la défense de Nantes est un enjeu essentiel de la guerre de Vendée (bataille de 1793). Après cette période difficile, la ville ne connaît pas de retour à la prospérité antérieure ; mais, au cours du XIXe et au début du XXe siècle, son développement industriel est remarquable dans la France de l'Ouest. Au XXe siècle, le paysage urbain est marqué par le comblement de nombreux cours d'eau qui divisaient la ville, puis par les bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1950-1960, la classe ouvrière nantaise joue un rôle notable dans le mouvement social français (1955, 1968). Depuis la fin du XXe siècle, la ville a subi la désindustrialisation, mais est devenue un pôle du secteur tertiaire. Elle est ville universitaire depuis 1962. Les infrastructures portuaires de Nantes sont toujours un élément important du port autonome de Nantes-Saint-Nazaire, un des grands ports français.

Nantes reçoit en 2013 le prix de la Capitale verte de l’Europe, décerné par la Commission européenne[2].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Photo sur laquelle on voit l'agglomération nantaise ; on distingue nettement les cours d'eau.
Nantes vue par le satellite Spot

Nantes est située à proximité de l'océan Atlantique, au début de l'estuaire de la Loire et au point de confluence de l'Erdre et de la Loire.

À l'échelle planétaire, la localisation de Nantes coïncide presque exactement avec celle du pôle de l'hémisphère continental, situé en 1945 selon le géographe américain Samuel W. Boggs, à proximité du centre-ville, dans le quartier de la gare (vers 47° 13′ N 1° 32′ O / 47.217, -1.533 ()).

À l'échelle nationale, Nantes se trouve à 342 km au sud-ouest de Paris, 340 km au nord de Bordeaux, 100 km au sud de Rennes, 255 km au sud-est de Brest (distance orthodromique)[3].

À l'échelle régionale, Nantes se trouve à 157 km au sud-ouest du Mans, 111 km au sud-ouest du Laval, 80 km à l'ouest d'Angers, 61 km au nord de La Roche-sur-Yon[3].

À l'échelle départementale, Nantes se trouve à 51 km à l'est de Saint-Nazaire, 33 km à l'ouest d'Ancenis, 57 km au sud de Châteaubriant[3].

Les communes limitrophes de Nantes sont : Bouguenais, Carquefou, La Chapelle-sur-Erdre, Orvault, Rezé, Saint-Herblain, Saint-Sébastien-sur-Loire, Sainte-Luce-sur-Loire, Treillières et Vertou. De toutes ces communes, Treillières est la seule commune rurale et la seule à ne pas faire partie de la communauté urbaine de Nantes Métropole.

Selon les classements établis par l'Insee[4], sur des critères géographiques et économiques, Nantes est la commune centre de l’unité urbaine de Nantes (couramment : agglomération nantaise) dont la banlieue inclut 23 communes ; elle est aussi le centre de l'aire urbaine de Nantes (82 communes), qui fait partie de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (153 communes).

La communauté urbaine de Nantes Métropole comprend 24 communes pour un territoire de 523 km2 (52 336 hectares)[O 1]. L'aire métropolitaine de la métropole Nantes-Saint-Nazaire s'étend sur 2 209 km2 (220 900 hectares) le long de l'estuaire de la Loire. La commune s'étend sur 66 km2 (13e commune du département pour la superficie), soit 6 600 hectares, dont 1 100 hectares d'espaces verts et jardins publics[M 1].

Vue panoramique à 360° de Nantes du haut de la tour Bretagne

Vue panoramique du café « le Nid », au sommet de la tour Bretagne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Nantes dans le département de la Loire-Atlantique.
Rose des vents Treillières
Orvault
La Chapelle-sur-Erdre
Erdre
Carquefou Rose des vents
Saint-Herblain N Sainte-Luce-sur-Loire
O    Nantes    E
S
Loire
Bouguenais
Loire
Rezé
Sèvre nantaise
Loire
Saint-Sébastien-sur-Loire
Vertou
Basse-Goulaine

Géologie[modifier | modifier le code]

Immeuble du centre ville s'affaissant, phénomène dû à des fondations mal assurées sur un sol sableux. Ici, il s'agit d'une construction située à l'extrémité nord de l'allée d'Erdre sur le cours des 50-Otages (ancien lit de l'Erdre) à l'angle de la place du Port-Communeau.

Nantes est située au point de convergence de l'Erdre, de la Sèvre et de la Loire en un endroit où la vallée de cette dernière se resserre en raison de l'affleurement du sillon de Bretagne, axe granitique s'étendant sur une grande partie du Massif armoricain. La ville a donc pour assise un socle cristallin dont les fractures hercyniennes (330 à 240 millions d’années avant l’époque actuelle) favorisent l'écoulement de rivières dont le lit est fortement incisé au niveau des confluences[U 1].

Les cours d'eau partagent le plateau au nord de la commune en trois secteurs qui convergent vers le centre historique. Le fond des vallées est marécageux et cache un remblaiement de vase raccordé à la plaine flandrienne de la Loire en masquant une couche de 25 m à 27 m d'épaisseur composée de sables fins, vases et tourbes. Les interfluves sont plats, la granulométrie de leur sol est très fine. Le sol plus aéré des versants des cours d'eau favorise la variété de la végétation[U 1].

Le sous-sol du centre historique a pour caractéristique des parties remblayées afin de créer des fosses protégeant les murailles, de gagner des terres sur les lits des cours d'eau ou de détourner les rivières. À titre d'exemple, le sous-sol de la place du Commerce est composé de 10 m d'épaisseur de terres déplacées au XIVe siècle dans le cadre de la création des quais du port[U 1].

Hydrographie et hydrologie[modifier | modifier le code]

L'ancien réseau hydrographique nantais[modifier | modifier le code]

Le réseau hydrographique nantais a subi des transformations spectaculaires au XIXe et surtout au XXe siècles. Du fait de sa position de confluent et des nombreuses îles et canaux qu'on y trouvait (île Beaulieu, île Sainte-Anne, île Feydeau, île Gloriette, etc.), Nantes a d'ailleurs longtemps été surnommée « la Venise de l'Ouest »[O 2]. La plupart des canaux et rivières de la rive nord ont été comblés ou recouverts au début du XXe siècle, les opérations les plus importantes étant, à partir de 1929, le comblement des bras nord de la Loire[U 2] :

Le réseau hydrographique actuel[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique nantais.

La Loire traverse désormais l'agglomération nantaise par les deux bras qui enserrent l'île de Nantes : le bras de « la Madeleine » (au nord) et celui de « Pirmil » (au sud).

La ville est également arrosée par deux rivières importantes : l'Erdre au nord et la Sèvre nantaise au sud, et par trois petites rivières : la Chézine, le Cens et le Gesvres, toutes trois au nord. On trouve aussi plusieurs ruisseaux, généralement canalisés et souterrains, mais dont certains sont remis en valeur dans le cadre de l'aménagement de nombreux parcs, tels que le ruisseau des Gohards dans le quartier de la Bottière-Chénaie.

Le régime hydrologique de la Loire à Nantes[modifier | modifier le code]

Vue de l'ouest du centre-ville de Nantes depuis la Loire : à droite une grue jaune, au centre un immeuble se détache, la tour Bretagne.
Nantes vue de la Loire.

Le contrôle du fleuve en amont rend les inondations rares. Les hautes eaux d'hiver peuvent recouvrir les îles situées juste en amont de Nantes, à Saint-Sébastien-sur-Loire, qui sont inondables et non constructibles, ainsi que l'extrémité est de l'île de Nantes. La dernière inondation plus conséquente date de janvier 1995[5].

La Loire subit l'influence des marées dans tout l'estuaire et même au-delà, jusque vers Oudon, non loin d'Ancenis. Le phénomène de la marée est donc encore très sensible à Nantes, les courants de jusant faisant apparaître des estrans boueux notables à certains endroits (au confluent Loire-Sèvre par exemple).

La Sèvre nantaise et l'Erdre sont chacune protégées des marées par un barrage et une écluse.

Topographie[modifier | modifier le code]

Nantes se trouve au sud du Massif armoricain, et s'étend sur les deux rives de la Loire, principalement sur la rive droite (au nord) ainsi que sur l'île de Nantes. Les principaux accès routiers sont radiaux (liaisons vers les autres grandes villes) et concentriques (ceinture de boulevards, périphérique) vers et autour du centre historique de Nantes[6],[7].

Vallée de l'Erdre[modifier | modifier le code]

L'Erdre au premier plan, des bateaux sont à quai, les rives sont plantées d'arbres.
L'Erdre et le quai Henri-Barbusse, au fond la tour Bretagne

L'Erdre traverse la ville du nord au sud pour se jeter dans la Loire par un canal souterrain (le tunnel Saint-Félix), substitué depuis les années 1930 au parcours naturel (l'actuel cours des 50-Otages). Le cœur historique s'est développé au point de confluence de l'Erdre et de la Loire, d'abord sur la rive gauche de l'Erdre (quartier du Bouffay, colline de la cathédrale) puis sur la rive droite (place Royale, au niveau du fleuve et colline de la place Graslin). Il subsiste une île sur le cours de l'Erdre : l'île de Versailles. La largeur de l'Erdre est de 300 m au nord du pont de la Beaujoire (ce plan d'eau est utilisé pour les activités nautiques) et encore de 125 m au niveau de la Houssinière.

Nantes Nord-Ouest[modifier | modifier le code]

Un bateau sur la Loire, au second plan, sur une colline, un bâtiment blanc longé par un escalier.
La butte Saint-Anne

Le sillon de Bretagne, une ligne de fracture orientée nord-ouest/sud-est[M 2], se trouve à l'ouest de l'Erdre. La vallée de la Loire le coupe au niveau de la « butte Sainte-Anne », à l'abrupt très marqué (altitude 38 m contre 16 m place Général-Mellinet), à une distance de 2 km de l'ancien confluent de l'Erdre. L'altitude du sillon s'élève vers le nord-ouest : 55 m aux Hauts Moulins, à 3,5 km de la butte Sainte-Anne.

La Chézine, petit affluent de la Loire venant de Saint-Herblain, coule au nord et en contrebas du sillon de Bretagne, à l'air libre jusqu'à la rue de Gigant, puis en souterrain, se jetant dans la Loire à l'extrémité ouest du quai de la Fosse. Sa vallée est marquée par une coulée verte, notamment avec le parc de Procé.

Le Cens, affluent de rive droite (ouest) de l'Erdre venant d'Orvault, coule parallèlement 2,5 km plus au nord. Sa vallée est parfois très profonde, notamment au niveau de la route de Rennes (quartier du Pont du Cens, à la limite d'Orvault). Il passe ensuite au sud de l'hippodrome du Petit Port et se jette dans l'Erdre entre les collines du Tertre (facultés de lettres et de droit) et de la Houssinière (rectorat), face au Port-Boyer. La vallée du Cens constitue aussi une coulée verte (avec ici le parc de la Gaudinière).

À 1,5 km au nord du Cens, le Gesvres, autre affluent de la rive droite de l'Erdre, marque en gros la limite avec La Chapelle-sur-Erdre. Le confluent se trouve au nord du quartier de la Jonelière, légèrement en aval du pont de la Jonelière.

Ce vaste ensemble présente donc des ondulations liées à la présence conjointe du sillon de Bretagne et des cours d'eau l'ayant creusé, c'est la partie de Nantes la plus vallonnée[8].

Nantes Nord-Est[modifier | modifier le code]

À l'est de l'Erdre (routes de Sainte-Luce, de Paris, de Saint-Joseph-de-Porterie), le relief est moins vallonné qu'à l'ouest[8]. Le seul cours d'eau est le ruisseau de l'Aubinière, affluent de la Loire venant de Sainte-Luce-sur-Loire, débouchant à 6 km à l'est du confluent de l'Erdre (un peu en aval des ponts de Bellevue).

Île de Nantes[modifier | modifier le code]

L'île de Nantes, d'une superficie de 337 hectares[9], est reliée aux rives nord et sud par dix ponts routiers (six côté nord et quatre côté sud). On compte aussi une passerelle piétonne (au nord) et deux lignes ferroviaires enjambant l'île. Il est envisagé de construire un pont supplémentaire à l'ouest de l'île de Nantes à l'horizon 2025 ou un tunnel[10],[11].

L'île de Nantes résulte de l'unification progressive de plusieurs îles antérieurement séparées par des bras de la Loire[9] : île Beaulieu, îles de la Prairie au Duc, de Grande Biesse, de Petite Biesse et Vertais (qui portait, autrefois, la Prairie d'amont et la Prairie d'aval). Le relief est plan. Plusieurs des anciennes îles ont été rattachées à la rive nord lors des comblements : près du centre, l'île Feydeau, l'île de la Madeleine et l'île Gloriette ; un peu à l'est, la prairie de Mauves (quartiers gare d'Orléans et Malakoff).

Nantes Sud[modifier | modifier le code]

Pont sur la Loire, aux armatures métalliques vert pâle.
Pont de Pirmil, reliant le quartier Saint-Jacques avec le reste de la ville

Au sud de la Loire, le territoire communal de Nantes est grossièrement délimité à l’ouest par la Sèvre nantaise. Entre la Sèvre et la Loire, se trouve le quartier Nantes-Sud, composé de quatre quartiers anciens de Nantes : Dos-d’Âne (ou Pirmil), Saint-Jacques, Grèneraie et Sèvres.

Le quartier Dos-d’Âne correspond à la confluence Sèvre-Loire et le relief est plan.

Les quartiers Saint-Jacques (avec le Clos-Toreau) et Grèneraie, en revanche, se trouvent sur l'extrémité du plateau du vignoble nantais, d'une altitude un peu plus élevée. La dénivellation est sensible rue Saint-Jacques, route de Saint-Sébastien et rue de la Fonderie, les trois rues qui aboutissent à la Loire. Le coteau est plus marqué au-delà du pont Georges-Clemenceau, le long de la côte Saint-Sébastien.

Ces deux quartiers sont séparés par le ruisseau du Douet, qui prend sa source à Saint-Sébastien. Il coule dans un vallonnement assez marqué en canalisation souterraine. Il n'est visible qu'à Saint-Sébastien, dans une tranchée maçonnée, de l'extrémité de la rue de Bonne-Garde jusqu'à la rue de la Grèneraie ; il continue ensuite sous l'hôpital Saint-Jacques.

Le quartier Sèvres (avec ceux de la Gilarderie et des Bourdonnières) se trouve un peu au sud près de la Sèvre (pont de la Morinière).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat nantais, et plus généralement de la Loire-Atlantique, est de type tempéré océanique. L'influence de ce climat est largement facilitée par l'estuaire de la Loire et l'absence de relief notable[12]. Les hivers sont doux (min --5 °C / max 10 °C) et pluvieux. Quoique relativement beaux et doux également (min 17 °C / max 35 °C), les étés connaissent chaque année au moins un épisode caniculaire de quelques jours accompagné de sécheresse. Sur l'ensemble de l'année, les pluies sont fréquentes mais peu intenses. Les précipitations annuelles sont d'environ 820 mm[M 3] et peuvent fortement varier d'une année à l'autre. Comme l'essentiel de la bordure atlantique française, Nantes connaît de nombreux épisodes venteux, sans que ceux-ci soient particulièrement violents. Les chutes de neige y sont rares.

Ce climat est très favorable à la végétation comme en témoignent les nombreux parcs et jardins nantais. Nantes est sous les vents de dominante ouest liés aux dépressions cyclonales de l'Atlantique. Leur direction est généralement de nord, nord-ouest et d'ouest. Les vents de sud-ouest et nord-est sont plutôt rares. Par ailleurs, on note la présence de brumes matinales dans le fond des vallées.

Le tableau suivant permet de comparer la fréquence de phénomènes climatiques régnant à Nantes avec celles de quelques grandes villes françaises aux climats distincts et caractéristiques[13].

Tableau comparatif
Ville Weather-clear.svg Ensoleillement Weather-overcast-rare-showers.svg Pluie Weather-snow.svg Neige Weather-violent-storm.svg Orage Weather-day-more-fog.svg Brouillard
Biarritz 2 000 h/an 1 483 mm/an 3 j/an 34 j/an 30 j/an
Brest 1 749 h/an 1 109 mm/an 9 j/an 11 j/an 74 j/an
Lille 1 617 h/an 687 mm/an 19 j/an 19 j/an 69 j/an
Nantes 1 954 h/an 788 mm/an 5 j/an 14 j/an 58 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : transport à Nantes.

Transports automobiles[modifier | modifier le code]

Réseau routier.

Nantes se trouve sur l'Autoroute des Estuaires (des Flandres au Pays basque).

La présence de l'estuaire de la Loire oblige les flux routiers à transiter par le boulevard périphérique de Nantes, via le pont de Cheviré où transitent 90 000 véhicules chaque jour[14].

Cette ceinture périphérique joue une fonction importante dans la fluidification des trafics routiers urbains et périurbains. Sa réalisation est achevée par la construction du pont de Cheviré au-dessus de la Loire. Avec 43 km, elle est la deuxième plus grande de France après celle de Bordeaux[15]. Elle permet ainsi de contourner la ville par le nord et par le sud, tout en étant jalonnée par 23 portes (échangeurs). Elle est désignée par deux noms : au nord, c'est l'autoroute A844, pour le reste, la RN844[16].

La pénétrante, constituée de l'autoroute A811, permet de relier l'échangeur numéro 22 de l'A11 à l'échangeur numéro 42 du périphérique (« porte d'Anjou »). Plusieurs autoroutes permettent d'accéder au périphérique nantais : l'A11 vers Angers et Paris, l'A83 vers Niort, Bordeaux, Poitiers et Limoges, la RN165 (future A82) vers Quimper et Brest et la RN137 (future A84) vers Rennes et Caen.

Par ailleurs, Nantes a été dotée, en 2008, d'un système d'autopartage baptisé Marguerite en partenariat de la ville de Nantes, des réseaux de transport en commun et de vélo partage.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Réseau de tramway prévu vers 2015.
Tramway à la station Moutonnerie.
Tramway de Nantes (3e génération), Ligne 1 (arrêt Duchesse Anne) devant le château des ducs de Bretagne.

L'agglomération nantaise possède un important réseau de transports en commun organisé et financé par la communauté urbaine Nantes Métropole, et dont l'exploitation est déléguée en grande partie à la Semitan. Celui-ci est constitué notamment par le réseau nantais de tramway (3 lignes) qui en 2010, avec ses 43,5 km, est le plus fréquenté de France (266 300 usagers en moyenne par jour sur l'année)[O 3].

Ce réseau est réputé pour avoir été le premier à réintroduire en France le tramway, avec la création de la Ligne 1 le 7 janvier 1985, au-delà des trois villes qui ne l'avaient jamais abandonné (Lille, Marseille et Saint-Étienne).

Au 26 août 2013, le réseau est constitué de[17] :

La Semitan a assuré en 2009 114,5 millions de voyages (dont 60 % en tramway)[17]. Son réseau de transports en commun a valu à Nantes Métropole de se voir décerner le prix Civitas award 2009[18].

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

À l'échelon national[modifier | modifier le code]
Article détaillé : gare de Nantes.

Nantes est reliée par le réseau de la SNCF au reste de la France. La gare de Nantes est une destination des TGV Atlantique en provenance de Paris, mais aussi de Lyon, Marseille, Lille ou Strasbourg. La gare dispose de deux accès. Le plus ancien est l'accès nord, l'accès sud a quant à lui été inauguré en 1989, lors de l'arrivée du TGV dans la cité des Ducs. Les deux sont reliés par deux tunnels souterrains, par lesquels on accède aux 15 voies qui composent la gare.

La gare de Nantes de nuit.

Le trajet Paris-Montparnasse-Nantes est l'une des lignes ferroviaires les plus fréquentées de France avec plus de trente millions de voyageurs depuis l'inauguration en 1989 du service du TGV sur cette ligne, qui dessert également les villes du Mans et d'Angers. Les deux autres lignes principales conduisent vers le sud (Vendée, Bordeaux, etc.) et vers l'ouest (La Baule et la région Bretagne). Cette dernière passe sous le centre-ville, en tranchée couverte. Par cette section de 3 094 mètres transitent 800 000 tonnes d'hydrocarbures par an, ce qui présente une dangerosité importante accentuée par les difficultés d'intervention éventuelle ; ce tunnel était classé en 1999 parmi les trente-et-un tunnels les plus dangereux de France[19].

Le trafic de fret ferroviaire est concentré essentiellement sur l'ancienne gare de l'État.

En zone urbaine et périurbaine[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : TER Pays de la Loire et tram-train de Nantes.

Les seize gares SNCF de l'agglomération nantaise[O 5] sont desservies par les TER Pays de la Loire et sont accessibles avec la tarification des transports urbains TAN.

Les dessertes tram-train concernent deux lignes :

L'atelier de maintenance des trams-trains est implanté à Doulon[22].

De nombreuses autres dessertes périurbaine (dont certaines en tram-train) sont à l'étude[23] dont notamment :

Déplacements doux[modifier | modifier le code]

Bicloo à la station de tram « Duchesse Anne - Château des Ducs de Bretagne».
Cyclistes[modifier | modifier le code]

L'agglomération nantaise possède un réseau cyclable de 376 km[O 5] dont l'expansion est l'un des objectifs du plan de déplacements urbains 2000-2010 de Nantes Métropole. La ville est reliée à l'itinéraire inter-régional de la Loire à vélo, qui constitue une portion de l'EuroVelo 6 (ou EV6). Cette dernière, également connue sous le nom d'« Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui relie Nantes à Bucarest et, par extension, Saint-Nazaire à Constanţa[25]. C'est la plus célèbre des véloroutes européennes, longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'ouest en est, de l'océan Atlantique à la mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube.

Article détaillé : EuroVelo 6.

Par ailleurs, Nantes a été dotée, en mai 2008, d'un système de vélopartage baptisé Bicloo et géré par JCDecaux pour le compte de la communauté urbaine Nantes Métropole, comprenant plus de 790 vélos répartis en 103 stations[O 7].

Nantes continue sur sa lignée du « Plan vélo » en étant choisie par la Fédération européenne des cyclistes pour l'organisation de « Velo-city 2015 »[26].

Piétons[modifier | modifier le code]

Le réaménagement de nombreux espaces publics du centre-ville, qu'il s'agisse des abords de l'île Feydeau, du cours des 50-Otages ou de la place Royale, accroît la taille des zones piétonnes.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Aéroport Nantes Atlantique[modifier | modifier le code]
Article détaillé : aéroport Nantes Atlantique.
Vue aérienne de l'Aéroport Nantes Atlantique au fond, avec au premier plan la zone industrielle voisine, abritant le site d'Airbus industrie.

L’aéroport Nantes Atlantique est situé au sud-ouest de l’agglomération, à cheval sur le territoire des communes de Bouguenais et Saint-Aignan-Grandlieu. En 2011, le trafic était de 3 246 226 passagers[27]. Pour comparaison en 2010, le trafic s'était établi à 3,032 millions de passagers, soit une augmentation de 7,1 % (2,651 millions en 2009)[27]. La capacité de traitement du site était estimée en 2010 à 3,5 millions de passagers par an[28].

Le projet d'aéroport international de Notre-Dame-des-Landes[modifier | modifier le code]
Article détaillé : projet d'aéroport du Grand Ouest.

Le 10 février 2008, un décret d'utilité publique a été signé pour l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, sous réserve que cet aéroport soit de haute qualité environnementale. Selon le Syndicat Mixte d'Études de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les travaux pourraient débuter en 2014, pour une ouverture prévue en 2017[29]. Ce projet soulève de nombreuses protestations[30]. L’appel d’offres a été lancé et la concession accordée au groupe Vinci[31].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : urbanisme à Nantes.

Nantes a été présentée en 2004 comme « la ville la plus agréable d'Europe » par le magazine Time, pour ses espaces verts et les nombreux cours d’eau traversant la ville[32]. Selon le magazine, elle a su attirer de nouveaux habitants par son dynamisme, sa culture et sa créativité. Nantes a également obtenu le Prix de la Capitale verte de l’Europe pour 2013 [33].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Un arc formé par de grands boulevards a longtemps défini les limites des zones les plus urbanisées de la ville, avant que certaines communes alentour (comme Chantenay et Doulon en 1903) y soient rattachées. Sur le plan des strates historiques, on distingue quelques ensembles typiques[34].

La partie médiévale[modifier | modifier le code]

Les premiers aménagements urbains encore visibles de nos jours remontent à l'époque médiévale, les constructions datant du Haut Empire romain ayant été recouvertes par des aménagements postérieurs[35]. La ville médiévale fortifiée d'autrefois correspond au quartier du Bouffay. Il subsiste également la porte Saint-Pierre, le château des ducs de Bretagne, ainsi que quelques maisons à colombage et hôtels particuliers datant pour l'essentiel du XVe siècle.

Cette partie a souffert des bouleversements du XVIIIe siècle à nos jours mais aussi des bombardements de 1943 qui ont particulièrement affecté la ville. Les rues de la Juiverie, Sainte-Croix, de la Bâclerie sont parmi les exemples les mieux conservés et on retrouve également quelques modèles d'architecture à colombages apparents rue de Verdun, rue Bossuet ou encore place du Change[36]. Le château des ducs de Bretagne ainsi que son périmètre immédiat forment l'ensemble le plus caractéristique de cette époque.

La ville classique du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La première grande expansion de la ville a eu lieu au XVIIIe siècle. C'est à cette époque qu'est lotie l'île Feydeau, puis que les architectes Jean-Baptiste Ceineray puis Mathurin Crucy tracent les quais (Brancas, Flesselles, Tremperie, Port-Maillard, les cours Saint-Pierre et Saint-André (ensemble résidentiel caractéristique de l'époque), les places Royale, Graslin et le cours Cambronne, que sont édifiés le théâtre et la Bourse. Le centre actuel s'articule autour d'une colonne vertébrale qui est l'axe est-ouest : partant de la cathédrale, traversant rues de Verdun, de la Marne, d'Orléans, Crébillon et finissant place Graslin[37]. Le XVIIIe siècle marque le triomphe du style néoclassique dans la ville.

Du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

De grands boulevards rectilignes et bordés d'immeubles apparaissent avec notamment la rue de Strasbourg : percée « haussmannienne ». Ce cas mis à part, le centre s'est étendu concentriquement, au XIXe siècle. Autour du Jardin des plantes et du musée des beaux-arts à l'est se forme l'ensemble Saint-Clément/Dalby/Saint-Donatien, autour de l'ancien palais de justice au nord se développent les quartiers Hauts-pavés/Viarme/Saint-Félix, pour le secteur du musée Dobrée et de l'église Notre-Dame-de-Bon-Port à l'ouest ce sont les quartiers Canclaux et Mellinet notamment, quant au quai de la Fosse, il s'étire vers la butte Saint-Anne et le village de Chantenay. Le quartier de la Madeleine, enclavé jusqu'aux comblements de la Loire dans les années 1930, a gardé son aspect de « faubourg ».

La ville de la reconstruction[modifier | modifier le code]

Le centre historique est parsemé d'immeubles modernes qui ont pris la place de constructions démolies par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. La rue du Calvaire a été élargie et reconstruite selon les canons modernes de l'après-guerre : avec la place des Volontaires-de-la-Défense-Passive, elle constitue un exemple intéressant d'urbanisme des années 1950 en centre-ville. Au nord de cette rue l'ancien faubourg du Marchix a été rasé pour laisser place au quartier Bretagne, œuvre de l'architecte Michel Roux-Spitz.

À Nantes il n'est donc pas rare de voir des bâtiments très anciens en côtoyer à l'architecture typique de l'époque de la reconstruction : par exemple l'Hôtel-Dieu, un imposant édifice en béton, fait face à l'île Feydeau.

La ville actuelle[modifier | modifier le code]

Les tours d'habitation dépassant les arbres plantés sur la rive de l'Erdre.
Port-Boyer sur les bords de l'Erdre un quartier type des années 1970 avec ses tours d'habitations

Au-delà des grands boulevards ceinturant le centre se trouvent les quartiers populaires et historiquement ouvriers comme Chantenay ou Doulon et d'autres plus huppés tels que les bords de l'Erdre, Canclaux ou Mellinet.

En se rapprochant du périphérique on retrouve entre autres les quartiers HLM des années 1960-70. Des zones urbaines sensibles ont été définies dans la commune de Nantes : le grand ensemble de collectifs de Bellevue (partagé avec Saint-Herblain) et des Dervallières à l'ouest ; la Boissière, le Chêne des Anglais au nord ; et enfin, Malakoff en bord de Loire.

Le Nantes bourgeois lui, s'étend en éventail à partir du centre-ville entre l'Erdre et la Chézine (mis à part la zone sensible nord) tandis que les quartiers populaires sont surtout au sud de la Loire et à l'ouest.

Le Tripode au moment de son dynamitage

L’étalement urbain de Nantes est assez important, et se caractérise comme ailleurs par le développement en périphérie de quartiers résidentiels avec des constructions relativement basses mais aussi beaucoup de centres commerciaux, de quartiers tertiaires et d'espaces verts. Malgré une faible densité, la ville est dominée par quelques immeubles de grande hauteur tels que la tour Bretagne, en centre-ville, haute de 144 m, qui est le troisième plus haut building de province.

L'un des plus grands projets d’urbanisme que la ville ait connu est la création du quartier Beaulieu dans les années 1970. Une partie seulement du projet initial a été réalisée, faisant du quartier une zone principalement résidentielle. Le Tripode, l'un des grands immeubles de bureaux du quartier, a été détruit le 27 février 2005, notamment à cause du fort taux d’amiante présent dans sa structure[38].

Projets urbains[modifier | modifier le code]

Dans les années 2000, les projets de grands ensembles et les promoteurs immobiliers se sont multipliés à Nantes, soutenus par les délocalisations de grandes entreprises parisiennes (Bouygues Telecom, SNCF DSIV, La Poste), l’épannelage décidé par Nantes Métropole sur les grands boulevards et les dispositifs fiscaux avantageux (Besson, puis Robien, Robien recentré, Borloo populaire et Scellier). De 2004 à 2009, 11 000 logements sont mis en chantier, avec à la clef un doublement du prix du mètre carré neuf de 1999 à 2007 et de gros stocks d’invendus en 2009. Malgré le taux de 25 % de logements sociaux exigés par les pouvoirs publics, les effets sur les locataires modestes et démunis comme sur l’étalement urbain sont imperceptibles[39].

L'île de Nantes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : île de Nantes.
Vue aérienne de l'île de Nantes.

L'île de Nantes fait actuellement l’objet d’une vaste opération de rénovation urbaine qui doit s'étaler jusqu’en 2023, avec un objectif de 3 100 logements construits en 2012 et 7 500 en 2023[39]. La maîtrise d'ouvrage est assurée par la Société d'aménagement de la métropole Ouest Atlantique (SAMOA), société publique locale, et la maîtrise d'œuvre est gérée par l’association de l'urbaniste belge Marcel Smets et du bureau Uaps[40]. La disparition progressive des friches industrielles (entrepôts, usines) permet de rendre ces quartiers attractifs et d’étendre le centre-ville[39].

Auprès des récents palais de justice et école d'architecture, sont aménagés des espaces de loisirs. Les Machines de l'île occupent les anciennes nefs des ex-chantiers navals et à la pointe ouest de l'île le Hangar à bananes, longé par les Anneaux de Buren, héberge des restaurants, bars de nuits et discothèques. Le projet inclut la création d'un pôle des arts graphiques[41] ainsi que La Fabrique, un espace consacré notamment aux musiques contemporaines[42]. Il est également envisagé le creusement d'un bassin à flot destiné à accueillir des bateaux de plaisance[43].

L’emplacement de l'ancien Tripode connaît des transformations notables. Sur ce secteur naît un quartier mixte comprenant logements, commerces et hôtels de luxe avec des immeubles de bureaux, le tout érigé autour d'une succession de bassins[O 8].

Malakoff - Pré Gauchet[modifier | modifier le code]

Chantier du quartier Euronantes.

Le quartier de la gare est également en rénovation : c’est le Grand projet de ville (GPV) appelé Malakoff-Pré Gauchet (pour le côté logements) ou Euronantes (pour le côté quartier d’affaires), conduit Nantes métropole en convention avec l’ANRU. Les zones construite s'étendent sur 400 000 m2 en incluant l'emplacement du Tripode sur l'île de Nantes[44].

La partie logements du programme se répartit entre le Vieux Malakoff et le Pré Gauchet (300 et 1 300 logements), classés en zone urbaine sensible. Sont intégrés au quartier un centre socio-culturel, un collège, gymnase et piscine, l'ensemble devant respecter le label Qualitel. Dans l'opération 140 logements sociaux sont supprimés[44].

Le quartier Euronantes, quartier d'affaires européen, s’implante dans les quartiers de la gare et l’île de Nantes (emplacement du Tripode). Huit mille nouveaux emplois sont attendus[44]. Y sont prévus un hôtel de grand luxe, des bureaux, des équipements sportifs et de loisirs. Ils s’ajoutent à la future gare TGV, au siège social de la banque CIO, à la Cité des congrès et au siège de la Communauté urbaine de Nantes Métropole déjà existants[45].

Logement[modifier | modifier le code]

En 1999 l'Insee dénombrait 142 445 logements sur Nantes dont 964 résidences secondaires, 1 843 logements occasionnels et 9 056 logements vacants. Le nombre de résidences principales s'élevait donc à 130 582 logements[46].

Les logements individuels représentaient 22,9 % du parc immobilier tandis que la proportion de logements collectifs évoluait à la hausse entre 1990 et 1999 (de 76 500 à 96 658 soit une progression de 20,9 %) avec une part de 74,9 %. Par ailleurs, conformément à la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU) qui fixe un objectif de 20 % dans les villes des agglomérations de plus de 50 000 habitants[47], on dénombrait environ 22,7 % de logements sociaux[46].

En 1999 les Nantais étaient majoritairement locataires de leur logement, la répartition du statut d'occupation des résidences principales étant la suivante : propriétaires 36,5 % ; locataires 61,1 % ; logés gratuitement 2,4 %. Nantes était alors parmi les cinq villes françaises ayant entre 200 000 et 300 000 habitants celle qui présentait la plus forte proportion de propriétaires. La part de logements HLM était au-dessus de la moyenne, de même que la part des maisons individuelles[46].

Nantes comptabilisait, en 1999, 2 personnes par logement, 3,21 pièces par logement et 0,62 personne par pièce. Il y avait 23,38 % d'immeubles comptant 1 logement, 5,57 % de 2 à 4 logements, 18,62 % de 5 à 9 logements, 29,16 % de 10 à 19 logements et 23,26 % plus de 20 logements[46].

La métropole[modifier | modifier le code]

Nantes est désignée comme une métropole d’équilibre (1963-1982). Son rôle de métropole est de plus en plus pensé en lui ajoutant Saint-Nazaire : les politiques d’aménagement sont ainsi souvent pensées non à l’échelle communale ou de l’agglomération, mais à l’échelle de cet espace urbain par l’État, le département et les divers aménageurs. Le SDAAM est ainsi doublé par un Schéma de cohérence territoriale (SCOT) plus réduit. Les orientations définies sont la maîtrise de l’étalement urbain et la requalification de friches urbaines (voir plus haut)[48]. La coopération se développe également au-delà de la métropole, avec les agglomérations voisines d’Angers, Rennes et Brest (aéroport Notre-Dame-des-Landes, Angers Nantes Opéra, barreau sud-Essonne du TGV)[48].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Condevincum[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, le peuple gaulois des Namnètes s'installe sur la rive nord de la Loire, au confluent avec la rivière Erdre et crée une agglomération dont le nom initial n'est connu que par la Géographie de Claude Ptolémée : Κονδηούινϰον / Kondēoúinkon, variante Κονδιούινϰον / Kondioúinkon[49], qu'il faut peut-être lire Κονδηούιϰον / Kondēoúikon[50]. À l'époque gallo-romaine, ce nom fut adapté et latinisé sous différentes formes : Condevincum (la forme la plus courante), Condevicnum[51],[52], Condivicnum[53], Condivincum[54], etc. Plusieurs auteurs tardifs citent également les formes apparemment évoluées (et partiellement altérées ?) Cantigvine, Cantivic, Cantwic, Cantguicetc.[55].

Ce nom semble en rapport (un dérivé ou un composé)[56] avec le mot gaulois condate, désignant un confluent. Cet appellatif est à l'origine du fréquent toponyme français Condé, variantes Condat, Candé, etc. ; on sait par ailleurs qu'il a existé de nombreux autres lieux appelés Condate en gaulois, qui ont changé d'appellation par la suite : ainsi, Rennes est un ancien Condate[56].

Le nom de Nantes[modifier | modifier le code]

À la fin de l’Empire romain, la ville est couramment appelée Portus Namnetum « le port des Namnètes », d'après le nom du peuple dont sont issus ses premiers habitants[M 4], ou encore civitas Namnetum « cité des Namnètes » au IVe siècle[56]. Ce phénomène (l'abandon de l'ancien nom gaulois et l'adoption d'une nouvelle appellation évoquant le nom des habitants) affecte vers le IVe siècle la plupart des anciennes cités gauloises de la moitié nord de la France : ainsi, Paris, ancien Lutetia, vient du nom des Parisii ; Vannes, ancien Darioritum, de celui des Veneti[57], etc. Le nom actuel, qui semble bien reposer sur *Namnetas[Note 1], la forme latinisée (à l'accusatif) d'une variante de l'ethnonyme gaulois[56], est transcrit Nametis en latin médiéval à l'époque mérovingienne[58],[59]. À la Renaissance, à l'époque de l'Ordonnance de Villers-Cotterêts, Nantes prend son nom définitif.

En gallo, la forme de ce toponyme est Naunnt ou Nantt[60], et son nom breton est Naoned ou An Naoned (La Nantes). L'orthographe Nantes est conservée dans la majorité des langues utilisant les caractères latins, mais les langues celtiques comme le gallois ou le gaélique privilégient la forme bretonne Naoned, tandis que l’espéranto la nomme Nanto.

Contrairement aux apparences, Nantes ne se rattache pas directement à l'élément gaulois *nant- (« vallée » et « rivière », « ruisseau », « torrent » ou « cours d’eau ») que François Falc'hun étudie dans un chapitre de son livre Les Noms de lieux celtiques[61]. L'emploi du radical *nant- est très fréquent en toponymie française[Note 2], parfois de façon peu évidente : Château-Landon, par exemple. Mais Nantes n'est pas cité par François Falc'hun parmi les mots dérivant de *nant-. Un lien serait envisageable si le nom des Namnetes reposait sur *nant-, comme le propose dubitativement Xavier Delamarre[62], mais c'est une hypothèse sur laquelle tous les linguistes et / ou toponymistes ne s'accordent pas. Un autre linguiste, Éric Vial, estime probable que la racine *nanto « vallée » soit antérieure aux Celtes[63]. Enfin, selon Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, le nom même des « Namnètes » viendrait de celui des « Amnites », tribu habitant la rive droite de la Loire (connus également sous le nom d'« Apinites ») dont l'étymologie signifierait approximativement « les hommes du fleuve » [64].

Le terme nautes, qui présente une ressemblance avec Nantes ou Naunnt, désignait dans l’Antiquité et au Moyen Âge les membres des riches confréries de transporteurs naviguant sur les fleuves et rivières de la Gaule. Mais cette ressemblance est fortuite : naute représente un emprunt savant au latin nauta « marin, matelot », formé sur le même radical que navis[Note 3] « nef, navire ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : histoire de Nantes.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

L'époque préhistorique a laissé peu de traces dans le Pays nantais : quelques bifaces et des haches polies ont été découverts (à Grillaud et la Trémissinière), mais on ne trouve pas ici de monuments du néolithique (mégalithes), alors qu'ils sont nombreux sur la côte sud de la Bretagne.

Le peuplement est sans doute lié à l'activité métallurgique et à la présence de métaux (cassitérite, fer) sur le site de la ville actuelle et plus au nord (Abbaretz, Nozay) ; on note l'installation d'hommes venus de la péninsule Ibérique vers 2000 avant J.-C. Plusieurs ateliers métallurgiques datant des VIIIe et VIIe siècles av. J.-C. ont été découverts sur les sites des actuels Chantenay, Jardin des plantes et de la Prairie de Mauves[P 1].

À l'époque gauloise, le site appartient au territoire des Namnètes, vaincus par César en 56 av. J.-C. Les Romains latinisent son nom gaulois en Condevincum ou Condevicnum et en font le chef-lieu de la cité des Namnètes. Elle est alors moins importante que la cité implantée sur l'autre rive de la Loire, Ratiatum (actuelle Rezé), qui appartient aux Pictons. Ce n'est qu'au IIe siècle que Nantes supplante sa voisine[P 2].

Au IIIe siècle, l’agglomération prend le nom de Portus Namnetum. Aux IIIe et IVe siècles, confrontée aux troubles des invasions, la ville, limitée par l'actuel quartier Bouffay, se fortifie par une enceinte gallo-romaine ; c'est aussi l'époque où elle se christianise (c'est le temps du martyr de saint Donatien et saint Rogatien). Les premiers évêques de Nantes apparaissent après la conversion de l'empereur Constantin Ier[P 3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Domination franque[modifier | modifier le code]

Après la chute de l'Empire romain d'Occident en 476, la cité de Nantes passe rapidement sous le contrôle du royaume franc de Clovis malgré la résistance des Armoricains et des soldats bretons installés par l'Empire romain depuis 280 environ. Durant la période franque, la ville joue un rôle essentiel dans la défense contre l'expansion bretonne dans la péninsule armoricaine. Elle devient la capitale de la marche de Bretagne à l'époque de Charlemagne, au départ dirigée par le comte Roland avec le titre de préfet de la marche de Bretagne[65].

Nantes bretonne[modifier | modifier le code]

Le duché de Bretagne et ses 9 pays vers le XIVe siècle.

Après la mort de Charlemagne, l'expansion bretonne reprend. En 850, la région est conquise par le breton Nominoë. Celui-ci envahit notamment les villes de Nantes et de Rennes[66]. L'année suivante, après la bataille de Jengland, la marche de Bretagne dont Nantes est la capitale est intégrée à la Bretagne par le traité d'Angers. Cependant, les quatre-vingt années suivantes sont extrêmement pénibles en raison des luttes incessantes entre chefs bretons[P 4], qui favorisèrent les incursions des Vikings, la plus spectaculaire ayant lieu avant le 24 juin 843, jour où l'évêque Gohard trouve la mort[67]. À partir de 919, la ville est administrée par les Vikings. Ils en sont chassés en 937 par Alain Barbetorte[68],[Note 4].

Les guerres de succession[modifier | modifier le code]

Dans la période suivante les ducs de Bretagne doivent lutter contre les comtes de Nantes. Ces querelles de succession font passer par moments la ville sous le giron de la maison d'Anjou. La plus longue de ces période s'ouvre en 1156, et dure 45 années qui sont une période de stabilité. En 1203 la Bretagne se place sous domination des Capétiens (époque de la Maison capétienne de Dreux, XIIIe ‑ XIVe siècle). Pierre Mauclerc provoque l'essor de Nantes lorsque celle-ci devient sa résidence principale[P 5].

La deuxième guerre de Succession de Bretagne met aux prises les partisans du demi-frère du défunt duc Jean III, Jean de Montfort qui s'appuie sur les États de Bretagne convoqués à Nantes, et ceux de Charles de Blois, soutenu par le roi de France Philippe VI et reconnu duc de Bretagne par les pairs du royaume. La dynastie de Montfort (XIVe ‑ XVIe siècle) sort victorieuse du conflit. Elle fait de Nantes une véritable capitale ducale. Par ailleurs, au XVe siècle, la ville se développe, notamment grâce au commerce maritime et fluvial[P 6].

À la fin du XVe siècle, Nantes est un enjeu essentiel dans la guerre entre le roi de France et le duc de Bretagne, François II. Nantes est conquise en 1488 et la Bretagne est dès lors administrée par les rois de France. L'héritière, la duchesse Anne épouse Charles VIII en 1491, puis Louis XII en 1498, devenant reine de France. À sa mort, en 1514, elle lègue son cœur à la ville de Nantes (donc le reliquaire qui le contenait est actuellement au musée Dobrée). Claude de France, fille aînée d'Anne de Bretagne, fait donation du duché à son mari François Ier, tandis que les États de Bretagne demandent eux-mêmes l'union de la Bretagne à la France en échange du maintien de leurs privilèges, ouvrant la période suivante[P 6].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Union de la Bretagne à la France[modifier | modifier le code]

En 1532, le duché de Bretagne est uni aux possessions de la couronne de France par l'acte d'union de la Bretagne à la France, édit d'« union perpétuelle et indissoluble », promulgué le 13 août à Nantes[69]. Une réorganisation administrative en résulte un peu plus tard, qui accroît le rôle de Rennes, siège du Parlement de Bretagne (1560), Nantes conserve cependant la chambre des comptes de Bretagne.

Le port connait un essor relatif après l'union avec le royaume de France. La ville passe de 15 000 habitants à la fin du XVe siècle à 25 000 à la fin du XVIe siècle. Les 2 000 bateaux qui fréquentent le port exportent du vin, importent du sel et de la morue.

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Pendant les guerres de religion, Nantes est une ville ligueuse qui soutient le gouverneur, le duc de Mercœur, dans sa lutte contre les protestants (présents à Blain, et dans d'autres villes plus petites). Elle est une des dernières grandes villes à reconnaître l'autorité d'Henri IV. La promulgation de l'édit de Nantes en 1598 ne correspond pas à l'opinion des habitants[70].

En 1685, deux événements sont à retenir. Par l'édit de Fontainebleau signé par Louis XIV, l'édit de Nantes est révoqué, tandis que le Code noir est promulgué par ce même roi[71]. Grâce à cette dernière loi, le port de Nantes prospère en devenant une plaque tournante du commerce de sucre, tabac, et des esclaves, avec les colonies[M 5].

Le commerce triangulaire, la traite des Noirs[modifier | modifier le code]

Nantes se développe grâce à ses circuits commerciaux hérités du Moyen Âge ; puis, vient l'époque des colons et des « engagés blancs » qui vont développer l'économie coloniale aux Antilles[P 7]. Mais l'enrichissement de Nantes va venir avec le développement du commerce d'esclaves entre l'Europe, l'Afrique et l'Amérique, dit commerce triangulaire. Si Nantes n'est pas le seul port français à avoir pratiqué la traite négrière (des expéditions sont parties de Bordeaux, Rouen, La Rochelle, mais aussi de Brest, Lorient, Vannes, etc.), elle en est la pionnière : entre 1707 et 1711, 75 % des navires négriers en partent. Les principaux armateurs nantais sont Michel, René et Jean Montaudoin, Luc O'Shiell, Mathurin Joubert, Jean Terrien et Sarrebouse d'Audeville. Dans la période de 1722 à 1744, la part nantaise du trafic est de 50 %, puis cette part croît de nouveau jusqu'en 1762, avant de décliner pour atteindre 32 % entre 1782 et 1792. Au total, au cours du XVIIIe siècle le port de Nantes a affrété des navires qui ont embarqué 450 000 Noirs, soit 42 % de la traite française. Enrichissant considérablement certains armateurs, ce commerce est à l'origine de constructions qui ornent aujourd'hui encore la ville (théâtre, bourse, places, hôtels particuliers, « folies »)[P 8]. Nantes sera la dernière place forte de la traite, celle-ci n'y prenant fin qu'en 1831 : entre 1814 et 1831, au moins 50 000 Noirs sont transportés par des bateaux nantais ou commandités depuis Nantes, malgré les interdictions successives[P 9].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Gravure d'époque, un groupe d'hommes armés devant les remparts de la ville.
Siège de Nantes en 1793.

Pendant la Révolution française, la ville tenue par les Républicains est en première ligne face à la révolte vendéenne et sa résistance est une des clefs du succès républicain : elle fournit une base arrière aux armées « bleues », et prive les Vendéens d'un port où recevoir de l'aide de l'Angleterre. En effet, le 29 juin 1793, a lieu la bataille de Nantes ; la ville est attaquée par l'Armée catholique et royale forte de 30 000 hommes. Devant la résistance des 12 000 soldats républicains et volontaires nantais menés par le maire René Gaston Baco de La Chapelle, les insurgés doivent battre en retraite. Le général des armées vendéennes, Jacques Cathelineau est mortellement touché, place Viarme[M 5]. En 1796, un autre chef vendéen est exécuté sur cette même place : le lieutenant général de Charette[M 5].

D'octobre 1793 à février 1794, Jean-Baptiste Carrier, missionné par la Convention, instaure une politique de terreur impitoyable : 12 000 à 13 000 personnes, hommes, femmes et enfants, sont enfermées dans les prisons de Nantes[72], parmi celles-ci 8 000 à 11 000 meurent[73] par la guillotine, les fusillades dans les carrières de Gigant, les épidémies de typhus et les noyades en Loire[74],[M 5].

Le 20 octobre 1799, 2 000 Chouans commandés par Pierre Louis Godet de Châtillon et Louis d'Andigné réussissent un raid sur Nantes qui est occupée pendant quelques heures.

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

La révolution industrielle[modifier | modifier le code]

Préfecture de la Loire-Inférieure, Nantes continue son développement au XIXe siècle, s’industrialise. Grâce à l'activité de son port, la production agricole régionale et sa forte réactivité commerciale, Nantes se positionne notamment dans l'industrie alimentaire : les biscuiteries avec Lefèvre-Utile (LU) et les conserveries avec Saupiquet. Mais aussi le textile, le raffinage du sucre (Beghin Say), les engrais phosphatés (AZF) et l'armement[75].

Dans les années 1860, la ville voit se développer le journal L'Union bretonne, principal organe bonapartiste de province, qui tire à une moyenne de 339 000 exemplaires[76] et s'est heurté au clergé qui a prêché le désabonnement[77]. À la même époque, deux autres quotidiens sortent des imprimeries à Nantes : Le Phare de la Loire (républicain) et L'Espérance du peuple (monarchiste).

Une image symbolique reste de cette époque, avec le pont transbordeur (à nacelle) qui fut ouvert en 1903[78], et opérationnel jusqu'en 1958, pour faciliter la traversée du bras nord de la Loire, « la Madeleine », par le public et les entreprises du secteur, notamment les chantiers Dubigeon et la Fonderie Voruz. Puis ce fut un déclin dans un contexte de crise.
En 1879, autre signe de symbole de la vitalité de Nantes à cette époque : elle est première ville française à se dote du premier réseau de tramway qui fonctionnait à air comprimé grâce à l'invention de l'ingénieur Louis Mékarski. Tardivement électrifié dès 1911, ce premier réseau sera en fonctionnement jusqu'en 1958 pour être remplacé par service d'autobus.

En 1908, annexe les communes voisines de Chantenay-sur-Loire et Doulon.

Inondations et comblements[modifier | modifier le code]

Nantes dans les années 1890. Confluence de l'Erdre et de la Loire, avant le détournement de cette section du cours de l'Erdre remplacée par le cours des 50 Otages, et du comblement de ce bras de la Loire.

La première moitié du XXe siècle est ponctuée par de nombreuses crues. La plus marquante est sans doute celle de 1904. Outre les dégâts matériels, ces inondations ont des conséquences économiques avec la fermeture d'usines (Lefèvre-Utile, Manufacture des Tabacs, etc.) De 1911 à 1931, elles sont quasi-annuelles[A 1]. Dans les années 1930 des comblements sont entrepris, notamment ceux des bras dits « de la Bourse » et « de l'Hôpital » autour de l'île Feydeau, ainsi que celui de la portion de l'Erdre entre son embouchure sur la Loire et la Préfecture (cette partie est dénommée depuis 1944 « cours des 50-Otages »)[79]. Ces travaux sont réalisés d'une part pour désenclaver les usines telles Lefèvre-Utile et d'autre part pour maîtriser les inondations[A 1].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Nantes est occupée par l'armée allemande à partir de 1940.

Le 20 octobre 1941, le Feldkommandant Karl Hotz est abattu, rue du Roi-Albert, à proximité de la cathédrale, par un jeune Résistant parisien, Gilbert Brustlein, accompagné de Spartaco Guisco et Marcel Bourdarias. Les représailles sont immédiates. Le 21 octobre, les nazis annoncent l'exécution de cinquante otages. Vingt-sept sont exécutés le 22 octobre au camp de Choisel de Châteaubriant, à 70 km de Nantes. Parmi eux, il y a Guy Môquet[80]. Seize autre seront fusillés le même jour à Nantes au champ de tir du Bèle, dans le quartier de la Beaujoire. Le monument des cinquante otages de Nantes, à proximité de la préfecture, évoque la mémoire des quarante-huit victimes, tandis qu'une stèle devant le no 1 de la rue du Roi-Albert rend hommage aux résistants ayant abattu l'officier allemand.

L'année 1943 est marquée par deux bombardements par les forces Alliées particulièrement destructeurs et meurtriers. Les 16 et 23 septembre, les bombardiers lâchent entre 1 000 et 1 500 bombes sur la ville avec pour principal objectif la destruction des infrastructures portuaires et industrielles[81]. Cependant les civils sont fortement touchés avec 1 463 morts et 2 500 blessés (tous les ans, le 16 septembre, la municipalité organise une célébration commémorative au cimetière de la Chauvinière où sont enterrées la plupart des victimes). De plus, 700 habitations sont détruites et près de 3 000 sont inhabitables[M 6]. Les Allemands quittent la ville le 12 août 1944, avant l'arrivée d'un détachement de la 3e armée américaine du général George Patton, commandé par général John Shirley Wood[M 5].

Le rôle de Nantes dans la Résistance est honoré par la croix de la Libération[A 2], décernée depuis Londres par Charles de Gaulle à l'annonce de l'action contre Karl Hotz en 1941. Il s'agit de l'une des cinq villes françaises avoir obtenu cette distinction.

Période d'après-guerre[modifier | modifier le code]

La reconstruction de la ville est confiée à partir de 1945 à l'architecte Michel Roux-Spitz[A 3]. Détruite partiellement, l'industrie nantaise souffrait également de vétusté pour les parties intactes. Ce n'est qu'en 1962 que l'activité maritime de la région nantaise a retrouvé son niveau de 1937. Le moteur de la reconstruction économique dans les années 1950 est la construction navale. Depuis 1881 ce secteur d'activité bénéficiait d'aides étatiques, sous une forme ou une autre. Entre 1953 et 1959, un tiers des rentrées d'argent des chantiers venaient de l'État[P 10]. En 1955, en période de plein-emploi, les chantiers navals nantais connaissent de violentes et importantes grèves[M 5]. Les ouvriers de la métallurgie et du bâtiment revendiquent des augmentations de salaire. Le 19 août, cours des 50 otages, un ouvrier maçon de vingt-quatre ans, Jean Rigollet, est tué d'une balle par un CRS[Note 5].

En 1958, le Pont transbordeur est démonté, alors que l'époque est marquée par une forme de rejet du passé breton par les acteurs économiques et politiques. Par exemple Abel Durand, porte-parole des milieux économiques nantais, appréciait en 1922 cette « race […] endurante […]. Elle sait se contenter de salaires modestes ». Mais en 1956, le même rejette cette « région pauvre et sous-développée ». Principalement en raison d'intérêts économiques, Nantes devient capitale de la région nouvellement constituée des Pays de la Loire[P 11].

En 1960, la part des chantiers navals nantais est de 8 % contre 50 % (pour la basse-Loire) vingt ans plus tôt. L’État modifiant sa politique de subvention et face à la concurrence internationale, les chantiers commencent leur déclin[P 12]. En 1968, Sud-Aviation à Bouguenais est le point de départ de la grève générale qui paralyse la France, sans doute un symptôme du malaise social qui frappe Nantes[P 13]. Après la crise des années 1970, au milieu de restructurations qui voient les principales industries locales rachetées par de grands groupes internationaux, la ville subit ce que personne ne pouvait imaginer vingt ans auparavant, la fin de la construction navale à Nantes, en 1987[P 14].

Le renouveau nantais[modifier | modifier le code]

En 1985, Nantes est la première ville française à se doter d'un réseau de tramway moderne. Le TGV arrive lui en 1989. Le pont de Cheviré franchit la Loire en 1991. Entre 1990 et 1999, Nantes est la métropole française qui a connu la plus forte croissance. Elle est devenue la troisième place financière de France, après Paris et Lyon. Le MIN de Nantes est le second après Rungis, tandis que le port Nantes-Saint-Nazaire est le cinquième port autonome français après ceux de Marseille, Le Havre, Dunkerque et Calais[P 15]. Parallèlement, renouvelé depuis la fin des années 1960, le mouvement revendiquant la « bretonnité » de Nantes s'installe : en 1994 l'Agence culturelle bretonne est créée par la mairie, en 2001 le conseil municipal reconnaît l'appartenance historique et culturelle de Nantes à la Bretagne, sans remettre en cause l'administration régionale existante[P 15]. Cette acceptation du passé a permis également de faire reculer le refoulement existant sur la mémoire de la traite négrière[P 16]. L'image de Nantes est véhiculée par son dynamisme culturel, avec la Mi-Carême , désormais baptisée « carnaval de Nantes » (incluant deux grands défilés en centre-ville), le Royal de luxe, le festival des Allumées, La Folle Journée, le Festival des 3 Continents, ainsi qu'une politique d'urbanisme alliant la rénovation et la mise en valeur du patrimoine à la création de quartiers modernes[P 17].

Politique et aministration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de Derval constitue l'un des bâtiments historiques de l'hôtel de ville de Nantes.

Administration territoriale[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : liste des quartiers de Nantes.

Depuis 1995, la municipalité nantaise a divisé la ville en onze quartiers, partagés à leur tour en « micro-quartiers », possédant chacun un « comité consultatif » et des élus référents, ainsi qu'une équipe de techniciens municipaux[M 7]. Ces quartiers sont :

Quartier Numéro de quartier Population Carte
Centre-ville Nantes 1
25 621
Quartiers de Nantes.png
Bellevue-Chantenay- Sainte Anne Nantes 2
24 163
Dervallières-Zola Nantes 3
33 567
Hauts-Pavés-Saint-Félix Nantes 4
32 216
Malakoff-Saint-Donatien Nantes 5
31 635
Île de Nantes Nantes 6
13 110
Breil-Barberie Nantes 7
22 292
Nantes Nord Nantes 8
23 696
Nantes Erdre Nantes 9
24 146
Doulon-Bottière Nantes 10
29 475
Nantes-Sud Nantes 11
10 422
Sources des données : Insee[82] 2003, pour une population totale de 270 343 habitants

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

Nantes forme, avec 23 communes voisines, la communauté urbaine Nantes Métropole.

Le pôle métropolitain Nantes Saint-Nazaire, dont le siège est à Nantes, remplace le depuis le 9 juillet 2012 le syndicat mixte du SCOT[83]. Il est constitué de six intercommunalités : Nantes Métropole, la communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire (CARENE), la communauté de communes Loire et Sillon, la communauté de communes Cœur d'Estuaire, la communauté de communes d'Erdre et Gesvres et la communauté de communes de la région de Blain, totalisant 61 communes et 809 407 habitants en 2010. Il est présidé par Gilles Retière, également président de Nantes Métropole[84]. La communauté urbaine de Nantes désigne 49 des 113 représentants administrant cette institution[O 9]. Ces élus ont élaboré un schéma de cohérence territoriale (SCOT), document d'urbanisme qui orientera le développement de la métropole à l'horizon 2020[85].

Cantons[modifier | modifier le code]

Nantes est divisée en onze cantons[86]. Tous sont constitués exclusivement d'une partie de Nantes, sauf le 10e canton qui inclut également la commune de Saint-Sébastien-sur-Loire. Les onze quartiers de la ville de Nantes ne correspondent pas à ce découpage cantonal[M 7]. Les cantons sont indiqués sur les plaques de rues par leur numéro d'arrondissement cantonal.

Anciens arrondissements municipaux[modifier | modifier le code]

De 1790 à 1958, tout comme Paris, Marseille et Lyon, Nantes était découpée en arrondissements municipaux. D'abord de 6, le nombre est porté à 8 en 1908 lorsque les communes de Chantenay et Doulon furent annexées[87],[88].

Région et département[modifier | modifier le code]

Nantes est la préfecture à la fois du département de la Loire-Atlantique et de la région Pays de la Loire. L'hôtel de préfecture occupe notamment l'ancien édifice de la chambre des comptes de Bretagne, situé place Roger-Salengro.
La ville abrite le siège du conseil général de la Loire-Atlantique (contigu à l'hôtel de préfecture) et celui du conseil régional des Pays de la Loire (l'hôtel de région est situé sur l'île de Nantes).

Nantes et la Bretagne[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de la Bretagne.

La question de l'appartenance administrative de Nantes — et plus généralement de la Loire-Atlantique — à la région Bretagne est régulièrement l'objet de débats, correspondant avec un renouveau marqué de la « bretonnité[89] » depuis la fin des années 1960[90].

Nantes est la plus grande ville de ce qui fut jadis le royaume, le duché, puis la province de Bretagne, appartenance qui est toujours un élément constitutif de son identité. Historiquement, les liens du pays nantais (Paeï de Nàntt en gallo, Bro Naoned en breton) et de la Bretagne sont nombreux : les ducs de Bretagne ont souvent fait de Nantes leur lieu de résidence principale (jusqu'au XVe siècle, comme en témoigne aujourd'hui encore la présence du château des ducs de Bretagne au cœur de la ville et le souvenir du château du Bouffay).

En 1790, la suppression des anciennes provinces et la création des départements découpe la Bretagne en cinq départements ; la Loire-Inférieure (aujourd'hui Loire-Atlantique) est l'un de ces derniers. En 1848, la Bretagne est brièvement recomposée par le mandat de commissaire général de la Bretagne qu'obtient le Nantais Michel Rocher, avec autorité sur les commissaires généraux (appellation qui venait de remplacer celle de préfet) des quatre autres départements bretons[91].

Au XXe siècle, les regroupements départementaux successifs (régions économiques « Clémentel » et régions touristiques créées en 1919, régions économiques créées en 1941 par le régime de Vichy, régions de programme de 1955 transformées ultérieurement en régions administratives) séparèrent à chaque fois la Loire-Atlantique des autres départements bretons. Nantes est à l'heure actuelle administrativement en région Pays de la Loire mais le débat persiste.

Certains découpages correspondent à la Bretagne historique et culturelle à cinq départements comme celui judiciaire, Nantes dépendant de la cour d'appel de Rennes, et religieux, le diocèse de Nantes suffragant de l'archevêché de Rennes ; et bien d'autres, administratifs ou commerciaux.

La question linguistique est également complexe. Didier Guyvarc'h[90] affirme que la ville « n'a jamais été bretonnante. » Dans l'Est de la Bretagne, appelé Bretagne Gallèse ou Haute-Bretagne, les langues d'oïl, le gallo et le français, furent largement majoritaires. Le gallo était surtout utilisé dans les campagnes, le français dans les grandes villes.

Dans celles-ci, et particulièrement à Nantes et à Rennes, la langue bretonne était très peu présente et essentiellement parlée par les immigrants venus de Basse-Bretagne comme l'attestent des voyageurs du Moyen Âge ou bien Jules Verne (de père parisien et de mère bretonne comme il l'écrivit dans un descriptif du département de la Loire-Atlantique). Dans le quartier de Chantenay, où l'immigration bretonnante fut importante, il y avait une procession où l'on chantait des cantiques en breton jusque dans les années 1950.

Aujourd'hui, la langue bretonne reste implantée à Nantes via, notamment, l'école Diwan qui propose depuis 1978 un enseignement entièrement en breton, une école publique (les Marsauderies) et une école privée (Sainte-Madeleine) accueillent depuis 1998 les enfants dans un cadre bilingue. Le gallo est menacé de disparition.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Les premières traces liées à l'administration de Nantes se trouvent dans des archives remontant à l'an 1333 avec l'organisation de réunions du conseil des bourgeois de la ville. Le conseil comprend cinq ou six bourgeois, il a pour but d'arrêter, avec le capitaine de ville, plusieurs mesures relatives à la cité. En 1411, le duc de Bretagne Jean V donne aux Nantais le pouvoir d'élire un procureur des bourgeois et, en 1420, étend les libertés communales[A 4]. En 1559, le roi de France François II crée par lettres patentes la mairie de Nantes[P 18]. Mais les Nantais n'auront une véritable mairie, avec maire et échevins, qu'en 1564[A 4], le nombre initial d'échevins passe de dix en 1559 à six en 1582[P 18]. L'hôtel de ville central existe depuis 1574. Il se situe entre les rues de l'Hôtel-de-ville, Saint-Léonard, Garde-Dieu et de Strasbourg[A 4].

Au 4 avril 2014, le conseil municipal est composé de 65 membres (y compris le maire), 25 adjoints et 39 conseillers municipaux[M 8].

Élus municipaux[modifier | modifier le code]

Maires de Nantes[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Ayrault est à ce jour celui qui détient le record de longévité à la tête de la municipalité nantaise : 23 ans, de 1989 à 2012.
L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Article détaillé : liste des maires de Nantes.

Le 135e et actuel maire de Nantes est la socialiste Johanna Rolland, première femme à diriger la municipalité.

Depuis 1945, huit maires se sont succédé à Nantes :

Liste des maires successifs depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1947 Jean Philippot Front national (Résistance) professeur d'histoire
proche du PCF, il n'en est pas membre durant cette période
1947 1965 Henry Orrion CNI droguiste
député de Loire-Atlantique
1965 1977 André Morice CR entrepreneur de travaux publics
sénateur de Loire-Atlantique
1977 1983 Alain Chénard PS député de Loire-Atlantique
1983 1989 Michel Chauty RPR représentant de commerce
sénateur de Loire-Atlantique
1989 2012 Jean-Marc Ayrault[Note 6] PS professeur d'allemand
député de la 3e circonscription de la Loire-Atlantique (depuis 1986)
président du groupe Socialiste à l'Assemblée nationale française (1997-2007)
président de Nantes Métropole (2001-2012)
président du groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche à l'Assemblée nationale française (2007-2012)
Premier ministre (2012-2014)
2012 2014 Patrick Rimbert PS professeur d'économie
par intérim du 21 au 29 juin 2012, date de son élection par le conseil municipal
2014 en cours Johanna Rolland PS cadre territorial
conseillère générale du canton de Nantes-11 (2011-2014)
présidente de Nantes Métropole (depuis 2014)

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Composition du conseil municipal de Nantes au 4 avril 2014[92] :

Groupe Président Effectif Statut
Gauche Johanna Rolland 51 majorité
Droite Laurence Garnier 14 opposition
Groupe Président Effectif Statut
PS Pascal Bolo 27 majorité
EELV Pascale Chiron 15 majorité
PCF Marie-Annick Benâtre 6 majorité
UDB Pierre-Emmanuel Marais 2 majorité
PRG Jeanne Sotter 1 majorité
UMP-UDI Laurence Garnier 14 opposition

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Depuis 1989, la municipalité se situe politiquement à gauche.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l'Europe du 29 mai 2005, les Nantais ont majoritairement voté pour la Constitution européenne, avec 59,02 % de « Oui » contre 40,98 % de « Non » avec un taux d'abstention de 32,48 %[93] (France entière : « Non » à 54,67 % - « Oui » à 45,33 %[94]).

En 2009, selon le décompte des voix obtenues lors des élections européennes sur la commune de Nantes, c'est Christophe Béchu, représentant ce qui était alors la majorité de droite au niveau national, qui arrive en tête avec 25,78 % des voix, juste devant Yannick Jadot d'Europe Écologie Les Verts 25,54 %, tous deux devançant la liste du Parti socialiste conduite par Bernadette Vergnaud avec 17,95 %, et celle du MoDem rassemblée derrière Sylvie Goulard avec 8,18 %, acune autre liste ne dépassant 5 %[95].

Lors des élections cantonales de 2008 et 2011, parmi les 11 sièges de conseiller général attribués sur le territoire de la commune de Nantes, le Parti socialiste en a obtenu 9 (respectivement 4 en 2008 et 5 en 2011), l'UMP 1 (en 2008) et les Divers droite 1 (en 2008)[96].

Lors de l'élection présidentielle française de 2012[97], le premier tour a vu arriver en tête François Hollande avec 36,16 % soit 52 105 voix, suivi de Nicolas Sarkozy avec 25,33 % soit 36 497 voix, puis de Jean-Luc Mélanchon avec 12.38 % soit 17 838 voix, François Bayrou avec 10,92 % soit 15 733 voix et enfin de Marine Le Pen avec 7,78 % soit 11 213 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 61,53 % soit 86 280 voix pour François Hollande contre 38,47 % soit 62 566 voix pour Nicolas Sarkozy, résultat très marqué à gauche par rapport à celui de la France entière[98] qui fut, au second tour, de 51,63 % pour François Hollande et 48,37 % pour Nicolas Sarkozy.

Lors des élections législatives qui suivent, la gauche obtient les cinq sièges de député concernant la commune (quatre pour le Parti socialiste, dont celui de Jean-Marc Ayrault fraîchement nommé Premier ministre, et un pour Europe Écologie Les Verts)[99].

Les élections municipales de 2014 à Nantes ont vu la victoire au second tour de la liste d'Union de la gauche conduite par Johanna Rolland avec 56,21 %, devant la liste UMP de Laurence Garnier avec 43,78 %[100]. C'est la première fois depuis 1977 qu'il y a un second tour pour les municipales dans la commune.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Sécurité[modifier | modifier le code]

Nantes dispose d'un commissariat central de la police nationale, place Waldeck-Rousseau et d'un commissariat subdivisionnaire situé cours Olivier-de-Clisson. Cinq bureaux de police complètent le dispositif (Beaujoire Nantes Erdre, Bellamy, Bellevue, Chantenay, Nantes Nord). La ville dispose également d'une police municipale[M 9].

Les dernières unités de la gendarmerie nationale ont, elles, quitté Nantes en 2011[101],[102].

Concernant les chiffres de la délinquance en 2008, selon l'Insee, la circonscription de sécurité publique de Nantes affiche un taux de criminalité de 90,16 actes pour 1 000 habitants[103]. Ce taux largement supérieur à la moyenne nationale (57,51 ‰) positionne Nantes au sixième rang des circonscriptions de plus de 250 000 habitants derrière Lyon (93,13 ‰) et devant Bordeaux (89,02 ‰).

Justice[modifier | modifier le code]

Dépendant judiciairement de la cour d'appel de Rennes pour l'ordre judiciaire, le ressort des tribunaux d'instance et de grande instance nantais correspond à l'est de la Loire-Atlantique. Ceux-ci siègent dans un nouveau palais de justice construit en 2000 par Jean Nouvel, édifice qui abrite également le tribunal de commerce. Tandis que le Conseil de prud'hommes se trouve boulevard Vincent-Gâche sur l'île de Nantes[104],[M 10].

La ville est aussi le siège d'une cour administrative d'appel se trouvant place de l'Édit-de-Nantes, dont dépend un tribunal administratif siégeant sur l'île Gloriette.

Le centre pénitentiaire de Nantes est organisé en quatre établissements répartis sur trois sites :

Depuis 1966, la gestion du Casier judiciaire national (direction des affaires criminelles et des grâces) est centralisée à Nantes, rue du Landreau[110]. On trouve également au même endroit le centre d'exploitation statistique du ministère de la Justice (CES)[111].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2006, un sixième de la surface de Nantes est géré par le service espaces verts et environnement (SEVE) de la commune. La ville dispose de cent parcs et jardins qui couvrent au total 215 hectares. Les jardins familiaux s'ajoutent au patrimoine végétal nantais : 850 parcelles sont actives, réparties sur 15 sites. Au total, en 2006, en ajoutant les jardins privés, 5 % du territoire est constitué d'espaces verts. En 1993 le plan d'occupation des sols avait initié une action de préservation des arbres. En 2006, 100 000 arbres ont été recensés sur le territoire de la commune, dont 20 000 d'alignement sur les voies publiques et 422 labellisés arbres remarquables[M 11].

Un des axes de la politique environnementale de la municipalité est la préservation des cours d'eau. Trois plans successifs baptisés Neptune 1, 2 et 3 ont visé à restaurer les berges, entretenir les fonds et améliorer le traitement des eaux usées[M 12].

En 2008 la Ville a édité un cahier de recommandations environnementales à destination des services de la ville et des acteurs de l'aménagement urbain[M 12].

Prise en compte des handicaps[modifier | modifier le code]

En la classant numéro un en matière d'accessibilité, l’Association des paralysés de France a considéré en 2010 que Nantes est la ville française qui présente la meilleure prise en compte du handicap. Prenant la succession d’une commission extra-municipale, le Conseil nantais des personnes handicapées (CNPH) œuvre depuis 2009. Il rassemble élus, techniciens, citoyens et responsables d'association. Réalisation emblématique, le château des ducs de Bretagne, datant dans sa forme actuelle du XVe siècle, a été doté de trois ascenseurs, l'un d'eux menant jusqu'aux remparts. De plus le musée interactif que le château héberge est doté d'équipements sensoriels. Ces avancées ne peuvent masquer les difficultés qui subsistent : les salles de concerts restant inaccessibles, le commerce de proximité n'est pas adapté, les stations ne sont pas annoncées pour les mal-voyants dans les bus, etc. Un des chantiers en développement en 2010 est l'accueil des enfants handicapés dans les crèches[112].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 24 janvier 2014, Nantes est jumelée ou entretien des liens de partenariat avec une dizaine de villes[113],[114] :

Elle entretient également des relations thématiques régulières avec plusieurs autres villes et régions comme : Turin, Liverpool, Hambourg, les Asturies ou le Québec[116],[114].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : démographie de Nantes.

En 2011, la commune comptait 287 845 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 9],[Note 10].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
80 000 77 162 77 226 68 427 77 992 83 389 94 310 96 362 108 530
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
113 625 111 956 118 517 122 247 124 319 127 482 122 750 123 902 132 990
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
133 247 170 535 183 704 184 509 187 343 195 185 200 265 222 790 240 028
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
260 244 256 693 240 539 244 995 270 343 282 853 287 845 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[117] puis Insee à partir de 2004[118].)
Histogramme de l'évolution démographique


Selon le recensement de 2009, la population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,9 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %)[119]

Étendue de la communauté urbaine de Nantes.

Nantes est la principale commune de la communauté urbaine Nantes Métropole, peuplée de 587 522 habitants en 2010 selon le recensement effectué par Insee[120], et qui, selon l'« Agence d'urbanisme de la région nantaise » (AURAN), devrait atteindre les 600 000 habitants en 2012[121]. Elle est également le centre d'une aire urbaine de 873 133 habitants[122], la huitième de France. Cette aire urbaine compte 114 communes en 2010[123], alors qu'elle était constituée de 44 communes en 1982. Elle est centrée sur un pôle urbain (ou unité urbaine, c'est-à-dire l'agglomération au sens de l'Insee) de 591 461 habitants en 2010[124]. Désignée en 1964 comme métropole d'équilibre, l'aire métropolitaine Nantes-Saint-Nazaire, dont le périmètre est défini depuis 1970 par le schéma directeur d'aménagement de l'aire métropolitaine (SDAAM), est estimée en 2008 à 925 000 habitants et sa population a progressé de 8,9 % entre 1990 et 1999 soit un gain de 69 360 habitants[125],[126].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements d'enseignement de la commune relèvent de l'académie de Nantes, dont elle abrite le rectorat. La ville compte plus de 200 établissements d'enseignement, dont 141 écoles primaires, 32 collèges, 26 lycées d'enseignement général, 16 lycées d'enseignement professionnel, une université, ainsi que des établissements publics d'enseignements supérieurs et des organismes de recherche. Le nombre d'écoles publiques est nettement supérieur dans le primaire, tandis que les établissements privés sont quantitativement majoritaires dans l'enseignement secondaire et supérieur (ceci ne prend pas en compte le nombre d'élèves).

Parmi les lycées les plus célèbres de Nantes, on compte le lycée Georges-Clemenceau, ouvert en 1808, où furent créées les premières classes préparatoires en 1824[127]. De nombreuses personnalités ont effectué une partie de leur scolarité dans cet établissement : Jules Verne, Julien Gracq, René Guy Cadou, Georges Clemenceau, Aristide Briand, Édouard Herriot ou encore Robert Badinter[128].

Santé[modifier | modifier le code]

Le Centre hospitalier universitaire de Nantes est le principal établissement médical de la ville, il est réparti sur plusieurs sites, cinq d'entre eux se trouvent sur le territoire de la commune[129] :

Deux sites se trouvent dans d'autres communes :

Un projet d'implantation sur l'île de Nantes est actuellement à l'étude, pour un transfert prévu en 2025[130].

Dans le domaine privé on recense les cliniques dont la clinique Jules-Verne à l’est de Nantes ainsi que les Nouvelles cliniques nantaises, une polyclinique située sur les communes de Nantes et Rezé au sud.

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : sport à Nantes.
Le stade, tribunes emplies de spectateurs, lors d'un match de football.
Le FC Nantes utilise depuis 1984 le stade de la Beaujoire.

Le sport à Nantes est représenté par 370 associations sportives (dont 30 clubs de haut niveau) couvrant 80 disciplines pratiquées par 60 000 licenciés (dont 16 000 scolaires et universitaires)[M 13].
Par ailleurs, Nantes, avec six équipes professionnelles en sports collectifs évoluant dans l'élite de leurs discipline respectives, est considérée comme étant la ville de France la mieux dotée en la matière devant Montpellier[131].

Ainsi, le football est le sport collectif qui a eu le plus de succès à Nantes, avec le club du Football Club de Nantes (FCN), qui compte huit titres de championnat de France et trois coupes de France, l'un des plus beaux palmarès du football français[132]. Ont évolué dans ce club Philippe Gondet, Henri Michel, Maxime Bossis, Didier Deschamps, Marcel Desailly, Claude Makélélé, Mickaël Landreau ou encore Fabien Barthez et Christian Karembeu.

Le hockey sur glace est principalement représenté par l'équipe des Corsaires de Nantes, qui évolue en Division 1, qui équivaut au 2e échelon national. Les entrainements et les matchs à domicile ont lieu à la patinoire du Petit-Port. De grands joueurs ont évolué au sein des Corsaires tels qu'Antoine Roussel en catégorie jeune ou encore Florian Hardy, désormais tous les deux internationaux français.

Le basket-ball est présent dans le sport professionnel avec l'équipe féminine du Nantes-Rezé Basket 44, qui évolue en Ligue féminine de basket ; l'équipe masculine de l'Hermine de Nantes Atlantique dispute la Pro B.

Depuis 2008, le handball nantais est également dans l'élite avec le Handball Club de Nantes en Division 1. À partir de la saison 2013-2014, le NLAH, club féminin de Nantes, évolue également en Division 1 de la LFH.

Le volley-ball est représenté dans les deux divisions professionnelles masculines et féminines à la suite des montées conjointes après la saison 2009-2010 de l'UGS Nantes Rezé (hommes) et de l'UGSE Nantes (femmes).

Dans d'autres disciplines, des sportifs nantais brillent, d'origine ou d'adoption. Le cyclisme nantais est représenté par Jean-Cyril Robin, Patrice Halgand et Jérôme Pineau. La voile possède quelques skippers de renom avec notamment Éric Tabarly et Loïck Peyron.

La ville accueille régulièrement des manifestations internationales : des matchs du Championnat d'Europe de football 1984, de la Coupe du monde de football de 1998, du Championnat du monde de handball masculin 2001, du Championnat du monde de handball féminin 2007 ou de la Coupe du monde de rugby à XV 2007, et à accueilli le Championnat d'Europe de Cécifoot en 2009. Nantes a été plusieurs fois ville-étape du Tour de France[M 13].

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite locale[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est principalement dominée par le groupe Ouest-France et ses éditions Ouest-France et Presse-Océan. Des journaux locaux dont la diffusion est plus modeste sont également publiés. On peut citer le magazine bimestriel idîle, l'hebdomadaire gratuit Wik, Pulsomatic (agenda des sorties), La Lettre à Lulu (satirique nantais) et le magazine mensuel Terra Eco diffusé dans toute la France, qui est édité à Nantes. Il existe aussi un hebdomadaire gratuit de cinéma, Kinorama, qui propose chaque semaine des critiques de films diffusés dans les cinémas nantais. Metro et 20 minutes diffusent également leurs éditions locales. En décembre 2011 un nouveau magazine à base de QR code, le Qweekr est distribué à 3 000 exemplaires.

Télévisions locales[modifier | modifier le code]

Nantes possède une chaîne TV locale : Télénantes qui à l'origine partageaient un même canal de diffusion avec Nantes 7. À la suite de la faillite de cette dernière en 2009, leur fusion en septembre 2011 a créé une chaîne unique.

Pour les informations locales, la chaîne France 3 émet un décrochage local avec France 3 Ouest, qui propose des émissions régionales France 3 Pays de la Loire (journaux télévisés 12/13 et 19/20, émissions telles La Voix est libre, etc.) et une édition Estuaire.

Radios locales[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs radios locales basées à Nantes et dans sa région[133] :

Cultes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : liste des lieux de culte à Nantes.

Les Nantais disposent de lieux de culte des principales religions : christianisme, islam, judaïsme, bouddhisme.

Christianisme[modifier | modifier le code]

L'ancien évêché de Nantes.
  • Catholique
En ce qui concerne le catholicisme, le diocèse de Nantes fait partie de la province ecclésiastique de Rennes. Le territoire de la commune de Nantes est divisé en dix-neuf paroisses réparties au sein de cinq zones pastorales[134]. Cette religion est présente dans la ville depuis très longtemps, son premier évêque, Saint Clair ayant officié dès les années 290[135]. Les églises érigées avant la séparation de l’Église et de l’État (1905), appartiennent à la ville de Nantes. Celles postérieures à cette date appartiennent au diocèse, à l’exception de Saint-Médard de Doulon et de l’église de la Madeleine, reconstruites à la suite de sinistres ayant détruit les édifices datant d’avant 1905[M 14].
Pour les catholiques traditionalistes, la fraternité sacerdotale Saint Pie X et la fraternité sacerdotale Saint Pierre sont établies à Nantes, cette dernière notamment dans le cadre de la paroisse Saint Clément. Une communauté sédévacantiste est installée rue d'Allonville depuis 1980.
  • Mormon
L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est présente à Nantes avec une paroisse.
  • Orthodoxe
Le culte orthodoxe se pratique à l'église Saint-Basile-et-Saint-Alexis construite en bois dans le style des édifices religieux que l’on trouve en Russie[136].
  • Protestant
Le culte protestant se pratique à Nantes dans plusieurs lieux où se retrouvent les communautés liées à l'Église réformée de France (temple de Nantes[137]), à de nombreuses autres églises protestantes[138] telles que l'Église adventiste du septième jour, l'Église chrétienne évangélique, l'Église baptiste, l'Église luthérienne malgacheetc.

Islam[modifier | modifier le code]

La ville de Nantes et les différentes communautés musulmanes ont engagé en 2009 une politique de construction de mosquées. La mairie facilite cette construction par des baux emphytéotiques aux loyers modérés[M 15]. Deux grandes mosquées ont ainsi été construites : la mosquée Arrahma[139] et la mosquée dite « des Turcs », à l'architecture traditionnelle avec un minaret haut de 18 mètres. Fin 2010, une troisième, la mosquée Assalam[140] est en cours de construction. D'une surface d'environ 3 100 m2, elle adopte un style moderne, avec un minaret éclairé.

Autres religions[modifier | modifier le code]

Garnison[modifier | modifier le code]

Jusqu'en juin 2010, les unités militaires stationnées à Nantes étaient la 9e brigade légère blindée de marine et le 22e bataillon d’infanterie de marine, depuis le 1er juillet 1999. À cette date a été créé l'État-major force 2 (EMF2) basé au quartier Richemont[143]. À la suite d'une réorganisation de l'armée française, le 22e bataillon d’infanterie de marine est dissous le 30 juin 2010[144], tandis que la 9e brigade légère blindée de marine est déplacée à Poitiers en juillet 2010[145]. Il reste une centaine de militaires basés à Nantes, logés dans la caserne Richemont (quartier Mitrie). Les bâtiments rendus libres à cette date sont mis en vente ou susceptibles de l'être, par exemple l'hôtel du 11e corps d'armée (place Maréchal-Foch). La mairie de Nantes projette l'acquisition de la caserne Lamoricière (rue du Général-Buat) pour la création d'un écoquartier[144]. L'ancien couvent de la visitation (rue Gambetta), qui abritait jusqu'ici le cercle de garnison, est destiné à devenir une résidence de standing pour personnes âgées.

La gendarmerie est répartie dans la légion départementale des Pays de la Loire, le groupement de gendarmerie départemental de la Loire-Atlantique (le commandement du groupement de gendarmerie est à Saint-Herblain, la compagnie de gendarmerie de Nantes était basée à la caserne Lafayette), et la légion de gendarmerie départementale des Pays de la Loire (qui relève de la région de gendarmerie ouest de Rennes) dénommée groupement III/3 de gendarmerie en Loire-Atlantique (avant la récente réorganisation de l'armée le commandement était basé caserne Lamoricière où se trouvait l'escadron de gendarmerie mobile 31/3, l'escadron 31/5 se trouvant quartier général Bourgeois)[143]. Après le départ de la compagnie de gendarmerie en 2011, la caserne Lafayette située place Aristide-Briand, sera réaménagée, afin d'héberger des commerces, des logements et un spa-balnéo[146].

La marine nationale est présente indirectement avec l'École Nationale de Sécurité et d'Administration de la Mer (ENSAM), qui est hébergée dans les locaux de l'école de Marine Marchande. Même s'il ne s'agit pas d'une unité militaire stricto sensu, puisqu'elle dépend des affaires maritimes, elle forme cependant chaque année une trentaine d'officiers de la marine, administrateurs et OCTAAM, et est elle-même dirigée par des militaires.

À ceci s'ajoutent la délégation militaire départementale de la Loire-Atlantique, et les services spécialisés : Centre de télécommunication et de l'informatique no 2, le Bureau postal des armées, le Service médical, le Centre du Service national, le Centre de ravitaillement des essences et la Direction générale pour l'armement[143].

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Ya d'ar brezhoneg[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 27 janvier 2012.

Enseignement[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 505 élèves étaient scolarisés à dans les écoles Diwan et dans les filières bilingues publiques et catholiques (soit 1,8% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [147].

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : économie de Nantes.
Siège du CIC.

L'économie nantaise a d'abord été liée à la Loire, puis à l'océan Atlantique. Après son essor économique lié au trafic maritime - principalement la traite des esclaves - au XVIIe siècle, Nantes a connu une forte industrialisation au XIXe siècle. L'expansion des zones d'habitation et la désindustrialisation générale sur le territoire de la France ont conduit à la prédominance du secteur tertiaire dans l'économie de la commune, même si le secteur industriel n'est pas pour autant délaissé puisque l'agglomération se situe au 1er rang français pour l’agroalimentaire[148], le 2e pôle aéronautique national[149], ainsi que la 2e place financière en région[150]. Par ailleurs elle constitue un lieu stratégique pour la filière bois et les matériaux[151].

Quatre pôles de compétitivité impliquant directement la métropole Nantes Saint-Nazaire ont été labellisés par l'État, mettant en synergie industriels, laboratoires et écoles :

  • EMC2 Ensembles métalliques et composites complexes ;
  • Atlantic Biothérapies ;
  • Génie civil ;
  • Images et réseaux.

L'objectif est de développer leur compétitivité et leur visibilité internationale en valorisant leurs atouts respectifs, notamment en matière d'innovation et de recherche.

Le tourisme est une activité importante de Nantes, septième ville touristique française avec deux millions de visiteurs qui y passent au moins une journée chaque année[152].

Les terminaux nantais de Cheviré (produits forestiers, sucre, engrais, ferraille, sable) et de Roche-Maurice (céréales, engrais, fonte), représentent 10 % du total du trafic du Grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire[153].

Entreprises[modifier | modifier le code]

L'Insee dénombre 19 340 établissements actifs sur le territoire de la commune de Nantes au 1er janvier 2011[154].

Établissements actifs par secteur d'activité au 1er janvier 2011[154],[155].
Secteur d'activité Nantes France
Administration, enseignement, santé, social 15,2 % 12,9 %
Commerce, transports, services 74,4 % 66,6 %
Industrie 4,6 % 6,9 %
Construction 5,8 % 13,9 %

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 774 €, ce qui plaçait Nantes au 25 123e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[156].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Les cours Saint-Pierre et Saint-André.
Article détaillé : patrimoine architectural de Nantes.

Nantes appartient au réseau des Villes et pays d'art et d'histoire, animé par le ministère de la Culture et les collectivités territoriales, et qui rassemblent les villes soucieuses de préserver et de promouvoir leur patrimoine. Ainsi, en 1972, la ville a délimité un secteur sauvegardé compris entre le quai de la Fosse et les cours Saint-Pierre et Saint-André et incluant notamment le château, la cathédrale, le quartier du Bouffay, l'île Feydeau, la place Royale et le quartier Graslin[157]. Avec 126 hectares, il est l'un des secteurs sauvegardés les plus importants de France[M 16]. Par ailleurs, Nantes est riche d'un patrimoine statuaire important disséminé dans la ville ainsi que de quatre fontaines Wallace[158]. Le maire, Jean-Marc Ayrault, souhaite faire inscrire la ville et l'estuaire de la Loire au patrimoine mondial de l'UNESCO[159].

Château des ducs de Bretagne[modifier | modifier le code]

Entrée du Château entre les tours du Pied-de-Biche et de la Boulangerie.
Article détaillé : château des ducs de Bretagne.

Le château des ducs de Bretagne est situé sur la rive droite de la Loire dans le centre-ville de Nantes. Il était la résidence principale des ducs de Bretagne du XIIIe au XVe siècle. C'est une forteresse constituée de sept tours reliées par des courtines. La cour possède plusieurs bâtiments datant des XVe, XVIe et XVIIIe siècles dont la résidence ducale construite en pierre de tuffeau[160].

Quartiers historiques[modifier | modifier le code]

Le quartier médiéval du Bouffay, proche du château et de la cathédrale, à l'intérieur des limites de l'ancienne enceinte, date du XVe siècle. Il abrite un ensemble de maisons aux façades à pans de bois, à colombages et à encorbellements, ou reconstruites en pierre au XVIIIe siècle dans le parcellaire médiéval[A 5].

La fontaine, de nuit, éclairée en bleu sur fond d'immeubles éclairés en blanc.
La fontaine de la place Royale.

Les bâtiments datant du XVIIIe siècle, dont les architectes les plus notoires sont Jean-Baptiste Ceineray et Mathurin Crucy, se situent dans les quartiers du cœur de la ville. On y retrouve plusieurs places comme la place Graslin avec le théâtre ; la place Royale, dont la fontaine représentant la Loire et ses affluents, les sols, les façades et les éclairages ont été rénovés en 2007 ; la place du Commerce, la plus animée du centre-ville et la place Maréchal-Foch avec sa colonne servant de piédestal à l'une des rares statues de Louis XVI existant en France. Ces places sont reliées par de larges perspectives comme le cours Cambronne ou les cours Saint-Pierre et Saint-André. Ces quartiers regroupent aussi l'ancien palais de Justice, situé place Aristide-Briand et dessiné par Chenantais, l'hôtel de préfecture de la Loire-Atlantique (ancien siège de la chambre des comptes de Bretagne), le palais de la Bourse, et enfin l'île Feydeau (rue Kervégan, Temple du Goût, Cour ovale), urbanisée en un seul ensemble, comparable à l'île Saint-Louis à Paris. Le quai de la Fosse et les rues qui y descendent, où se trouvaient les maisons de filles à matelots, constituent l'ancien port de Nantes.

Inaugurée en 1976, la tour Bretagne domine la ville du haut de ses 144 mètres. La maison des Compagnons du Devoir au sud de la gare, est pourvue d'un clocher tors. L'immeuble CGA date des années 1930, et a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle », tandis que le Blockhaus DY10 témoigne de la période d'occupation allemande lors de la Seconde Guerre mondiale. Jean Nouvel est l'architecte du palais de justice de Nantes sur l'île de Nantes.

Le comblement à partir de 1929 des bras nord de la Loire et de l'Erdre canalisée (devenue le cours des 50-Otages) a grandement transformé le caractère de la ville ancienne. Le château des Ducs, la place du Commerce, les façades de l'île Feydeau et du quai de la Fosse se trouvaient à l'origine le long des quais, au bord de l'eau. Une figuration de quais a été reconstruite le long de la face sud de l'île Feydeau (conçu par l'urbaniste Bruno Fortier).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : liste des lieux de culte à Nantes.

La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, de style gothique, est située sur la place Saint-Pierre. L'édifice voit le jour sous l'impulsion du duc de Bretagne Jean V et de l'évêque Jean de Malestroit en 1434. Sa construction s'est déroulée jusqu'en 1891 (457 ans)[161]. Cette cathédrale fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1862[162].

La basilique Saint-Nicolas est l'un des premiers projets néogothiques de France datant du XIXe siècle. L'édifice se situe dans le centre-ville de Nantes. Cette église est construite par Jean-Baptiste-Antoine Lassus. Érigée en basilique le 28 octobre 1882, elle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1862[163].

L'église Notre-Dame-de-Bon-Port est construite en 1852 par les architectes Saint-Félix Seheult et Joseph-Fleury Chenantais. Elle est coiffée d'un dôme faisant référence à celui des Invalides de Paris. Elle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1975[164].

Deux grandes mosquées ont été construites en 2009. La mosquée Arrahma de Nantes[139] est située dans le nord de la ville. La mosquée dite mosquée des Turcs est située boulevard du Bâtonnier-Cholet[140].

Le temple de Nantes, lieu de culte protestant bâti place Édouard-Normand, inauguré en 1958, est conçu par l'architecte Victoire Durand-Gasselin. Il remplace un bâtiment plus ancien, construit en 1855 par Henri Driollet, et détruit par un bombardement lors de la Seconde Guerre mondiale[165].

L'église orthodoxe qui se situe boulevard de la Beaujoire porte le nom de Saint-Basile-et-Saint-Alexis.

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

Le passé industriel de la ville lui a légué un patrimoine important, notamment la biscuiterie LU devenue Le Lieu unique[166].

L'ancienne Manufacture des tabacs, dessinée par Chenantais en 1861 d'après un prototype strasbourgeois et composée de cinq bâtiments, avec deux cours intérieures[167], fut réhabilitée dans les années 1980 afin d'accueillir services municipaux et logements et ainsi donner forme à un petit quartier proche du centre-ville[167].

La raffinerie de sucre Béghin-Say sur l'île Sainte-Anne, construite en 1936, a bénéficié en 1993 d'une rénovation la laissant apparaître en bleu et blanc[167].

L'usine des Batignolles a été fondée en 1919 par une entreprise spécialisée dans la mécanique pour chemin de fer[168].

Les anciens bureaux des Ateliers et chantiers de Nantes sont des vestiges des établissements de la construction navale à Nantes. Non loin de là se dressent deux grues Titan. La première mesure 34 mètres de haut, et a été montée par les ateliers Joseph Paris en 1954[169]. La seconde grue monumentale, classée monument historique, est un modèle Titan 01. Cette grue a été mise en service en 1966-1967 et a fonctionné jusqu'en 2002[170].

Bâtiments commerciaux[modifier | modifier le code]

Le passage Pommeraye est une galerie marchande du centre ville. Construit de 1841 à 1843, ce passage mixte constitué de commerces et d'habitats est construit sur trois niveaux. Il s’organise autour d’un escalier central monumental et est orné de médaillons et statues, œuvres de Guillaume Grootaërs et Jean Debay[171]. Le passage a été classé monument historique en 1976[172].

Créé par Jules-César Decré vers la fin des années 1860, le bazar qui porte son nom est la première étape de ce qui deviendra plus tard l'empire Decré[173]. Touché par les bombardements de 1943, l'établissement est reconstruit[173].

La brasserie La Cigale a ouvert ses portes le 1er avril 1895. C'est une brasserie Belle Époque d'inspiration Art nouveau[174]. Elle a été classée monument historique en 1964[175].

Principaux parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Le Jardin des plantes.

Nantes a obtenu quatre fleurs avec distinction Grand Prix aux palmarès 2006 et 2007 du concours des villes et villages fleuris[176]. Le Service des espaces verts et de l'environnement de la ville de Nantes (SEVE) recense 95 parcs, jardins, cours, places et squares sous sa responsabilité[U 3].

Créé en 1807 et ouvert au public en 1865[177], le Jardin des plantes de Nantes est conçu selon les critères en vogue au XIXe siècle. La tradition de la mosaïculture y est maintenue, la décoration florale est agrémentée d'un grand nombre de cascades et pièces d'eau. On trouve dans ce parc de 73 280 m2, appelé officiellement jardin botanique, une collection d'épiphytes, une autre de cactées et succulentes, une présentation de la flore du Massif armoricain, une collection de camélias, et enfin le plus vieil arbre du jardin, le magnolia d'Hectot, planté en 1807 à l'âge de seize ans[M 17].

Aperçu du jardin japonais de l'Île de Versailles.

Le jardin japonais de l'île de Versailles offre un paysage de rocailles, de cascades, de plans d'eau, entourés de bambous, cerisiers du Japon, rhododendrons, camélias et cyprès chauves[M 18].

Plus classique, le parc de Procé était à l'origine le domaine entourant un manoir bâti en 1789. Le patrimoine végétal du parc s'est peu à peu enrichi avec des rhododendrons, magnolias, fuchsias, dahlias et bruyères. Le parc héberge un des plus vieux tulipiers de Virginie (Liriodendron tulipifera) de France[M 19].

Le parc floral de la Beaujoire, créé à l'occasion des Floralies de 1971, contient une des plus grandes fontaines monumentales d'Europe. La partie nord est consacrée à l'horticulture, principalement axée sur la rose, à laquelle trente-et-un sites sont consacrés et permettent l'exposition de 25 000 rosiers de 1 500 espèces différentes[M 20].

La Petite Amazonie, seul site classé Natura 2000 en milieu urbain, est un marécage sauvage situé au nord du quartier Malakoff et au sud de la gare. Le site est interdit au public mais des visites guidées sont organisées par la Ligue pour la protection des oiseaux[O 10].

Ports de plaisance et accueil des paquebots[modifier | modifier le code]

Le paquebot britannique Black Prince en escale à Nantes le 30 avril 2009.

Actuellement, la société d'économie mixte Nantes gestion équipements sous l'insigne Les 3 ports, gère trois zones principales d'accueil des bateaux de plaisance, dont une est à Nantes. Cette zone comprend deux sites en centre-ville : l'Erdre (bassin Ceineray et bassin Malakoff) et la Loire (ponton Belem et ponton des chantiers).

Le ponton Belem, installé en 2012 le long du quai de la Fosse (au pied du pont Anne-de-Bretagne), pour le trois-mâts barque Belem, est attenant au « ponton Anne-de-Bretagne » installé en 2009[178].

Le ponton des chantiers, installé en 2007 sur l'île de Nantes, au pied de la grue Titan jaune à l'extrémité ouest du parc des Chantiers[179].

Au sud-ouest de l'île de Nantes, le quai Président-Wilson est réservé en priorité aux navires à passagers. Il peut accueillir des paquebots ayant un tirant d'eau inférieur à 8 mètres et n'excédant pas 180 mètres. Toutefois, des « dérogations » sont obtenues jusqu'à 200 mètres. Cependant, ce quai n'est plus guère utilisé[180].

Dès avril 2015, la société CroisiEurope doit faire naviguer sur la Loire, un paquebot fluvial de croisière 90 mètres de long, le MS Loire Princesse, mue par une roue à aubes et comptant 48 cabines sur 3 ponts. Durant les 6 à 8 jours de navigation, il doit desservir successivement Nantes, Saint-Nazaire, Ancenis, Angers, Saumur, Bouchemaine, avant de revenir sur Nantes[181]. Le navire est actuellement en construction aux Chantiers de l'Atlantique STX de Saint-Nazaire[182].

Cimetières[modifier | modifier le code]

Plan donnant la position des cimetières dans la ville.
Article détaillé : cimetières de Nantes.

La ville dispose de quinze cimetières ouverts tous les jours, et ont pour noms : Bouteillerie, Chauvinière, Cimetière parc paysager, Miséricorde, Pont-du-Cens, Sainte-Anne ancien, Sainte-Anne nouveau, Saint-Clair, Saint-Donatien, Saint-Jacques, Saint-Joseph de Porterie, Saint-Martin nouveau, Saint-Martin ancien, Toutes-Aides et Vieux-Doulon[M 21].

Le plus ancien d'entre eux est le cimetière Saint-Donatien, qui jouxte la façade est de l'église du même nom. Il abrite la chapelle Saint-Étienne (anciennement chapelle Saint-Georges ou Saint-Agapit), le plus ancien édifice religieux du diocèse de Nantes[M 22].

Le cimetière Miséricorde est surnommé « le Père-Lachaise nantais ». Le long d'une allée bordée de cyprès et de tilleuls sont alignés une soixantaine de mausolées de style néogothique, qui abritent les défunts des « grandes familles » nantaises. La partie la plus ancienne accueille les cimetières juif et protestant[M 23]. Jusque dans les années 1870, le carré juif était enclavé dans la partie réservée aux protestants[183].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : liste des musées de Nantes.
Aperçu du musée Dobrée.

Plusieurs musées consacrés à des domaines très variés sont implantés à Nantes. Parmi eux le Musée d'histoire, à l'intérieur du château des ducs de Bretagne, offre au public une rétrospective des activités nantaises au fil des siècles ainsi qu'une vaste ouverture au monde contemporain. Il abrite notamment le reliquaire du cœur d'Anne de Bretagne. Le musée des beaux-arts de Nantes dispose d'une importante réserve artistique composée essentiellement de peintures, ce qui lui permet de proposer un panorama complet de la peinture occidentale du XIIIe siècle à nos jours[M 24]. Le musée Dobrée abrite une riche collection d'œuvres du Moyen Âge jusqu'au XXe siècle. Il rassemble aussi un très large éventail d’objets archéologiques allant de l'ère glaciaire jusqu'à la période carolingienne[184].

Le musée Jules-Verne est entièrement consacré à la vie et l'œuvre de l'écrivain né à Nantes en 1828[M 25]. Dans un tout autre registre, le muséum d'histoire naturelle de Nantes présente des collections de sciences naturelles et abrite différentes collections de zoologie générale, de faune régionale, de minéralogie ainsi qu'un vivarium présentant reptiles et batraciens de toutes origines[185]. Dans le domaine de l’astronomie, le planétarium de Nantes propose sous un dôme de 8 mètres de diamètre, des projections représentant le système solaire et les différentes constellations. Il est également équipé d'un planétaire numérique[M 26].

Enfin, le premier Mémorial de l'abolition de l'esclavage d’Europe a ouvert ses portes le 25 mars 2012, le long du quai de la Fosse, entre le pont Anne-de-Bretagne et la passerelle Victor-Schœlcher[O 11].

Équipements et salles de spectacles[modifier | modifier le code]

Nantes dispose de plusieurs équipements consacrés à la culture et aux loisirs. La Cité, Nantes Events Center (baptisée jusqu'en 2010 Cité internationale des congrès), centre d'affaires, de conférences, de congrès et de spectacles, fut édifiée de 1986 à 1992 d'après les plans de l'architecte Yves Lion. Consacré aux foires-expositions et salons événementiels, le Parc des expositions de la Beaujoire est un complexe situé sur les bords de l'Erdre. Il accueille notamment les Floralies internationales de Nantes. Le théâtre Graslin est une salle d'opéra. Il a été conçu par l'architecte Mathurin Crucy en 1788 et est situé sur la place du même nom. Le Lieu unique est un ancien bâtiment de la biscuiterie LU situé quai Baco, dû à l'architecte Auguste Bluysen. Une partie fut transformée par l'architecte Patrick Bouchain en un centre culturel. Les autres lieux culturels importants sont le Pannonica, la salle Paul-Fort (animée par la Bouche d'air), Stereolux à La Fabrique pour la musique, la salle de L'Olympic étant fermée depuis le mois de juin 2011 ; le Grand T (anciennement Espace 44-Maison de la culture de la Loire-Atlantique), le TU (Théâtre universitaire), la compagnie du Café-Théâtre, le théâtre du Sphinx, le TNT (Terrain neutre théâtre), le théâtre Beaulieu-Sémaphore, le théâtre de Poche Graslin, le théâtre du Cyclope et la salle Vasse (dont la direction artistique a été confiée à la compagnie Science 89) pour la comédie et l'art dramatique[186].

Pour les équipements consacrés au cinéma, quatre salles sont classées cinéma d'art et essai à Nantes : le Bonne Garde (quartier Saint-Jacques), Le Cinématographe près du château des ducs de Bretagne, le Concorde dans le quartier Zola et le Katorza près du théâtre Graslin[187],[188]. Nantes dispose aussi de complexes cinématographiques. Un seul se trouve dans la ville même, le Gaumont de la place du Commerce.

Bibliothèque municipale[modifier | modifier le code]

La bibliothèque municipale de Nantes est constituée de huit médiathèques et bibliothèques réparties sur le territoire : les médiathèques Jacques-Demy (centre-ville), Luce-Courville (nord), Floresca-Guépin (est) et Lisa-Bresner (ouest), ainsi que les bibliothèques du Breil (nord-ouest), de La Halvêque (nord est), de la Manufacture (sud-est) et de Chantenay (sud-ouest). La médiathèque principale, Jacques-Demy, est le siège de plusieurs fonds : patrimonial et fonds particuliers (Jules Verne, Pierre-Antoine Labouchère, Paul Louis Rossi, Bermond-Boquié, René Guy Cadou…). Pour l'ensemble des sites, la bibliothèque revendique 1 500 000 documents empruntés par an, et 46 000 abonnés[189].

Le musée Jules-Verne est un établissement culturel également géré par le réseau de la Bibliothèque municipale. Riche d'un très important fonds de manuscrits et d'ouvrages originaux liés à l'écrivain[190], il présente au public une exposition permanente, des évènements temporaires, l'accueil de groupes et des classes patrimoine[191].

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rock à Nantes.
Le groupe nantais de musique bretonne Tri Yann.

À Nantes, la musique classique est représentée par différents orchestres. Il y a notamment l'Orchestre national des Pays de la Loire, dirigé par John Axelrod[192] qui propose une saison symphonique à Nantes et Angers (siège social et logistique depuis sa création en 1971). Les musiciens sont répartis équitablement entre les deux villes. Angers-Nantes Opéra officie à Nantes au Théâtre Graslin et à Angers au Grand Théâtre. La Philhar, orchestre d'harmonie de Nantes, est composée de musiciens amateurs (70 %) et professionnels (30 %) sous la direction musicale de Frédéric Oster[193]. Le Bagad de Nantes[194] représente la musique traditionnelle bretonne.

Le rock nantais tient aussi une place importante. Celui-ci connaît un essor dans les années 1980 avec notamment Elmer Food Beat puis c'est en 1990 qu'une seconde vague rock arrive avec tout d'abord Dominique A puis plusieurs groupes comme Dolly. Le groupe le plus emblématique de la ville reste cependant Tri Yann, toujours en activité plus de 40 ans après sa fondation.

Plusieurs chansons ont pour thème ou cadre la ville de Nantes. Dans les chansons traditionnelles se détache le célèbre Dans les prisons de Nantes remise au goût du jour par les Tri Yann dans les années 1970. La chanson de marins Jean-François de Nantes est également connue. La chanteuse Barbara écrit et interprète Nantes, l'une de ses plus grandes chansons[M 27].

Nantes et la littérature[modifier | modifier le code]

Nantes apparaît dans plusieurs œuvres littéraires. On cite souvent la phrase très favorable d'André Breton dans Nadja où il écrit :

« Nantes : peut-être avec Paris, la seule ville de France où j'ai l'impression que peut m'arriver quelque chose qui en vaut la peine, où certains regards brûlent par eux-mêmes de trop de feux [...], où pour moi la cadence de la vie n'est pas la même qu'ailleurs, où un esprit d'aventure au-delà de toutes les aventures habite encore certains êtres, Nantes, d'où peuvent encore me venir des amis[195]. »

En revanche, Jules Verne, qui a passé son enfance et son adolescence à Nantes, n'en a pas gardé un bon souvenir, comme le montre un poème qu'il a écrit par la suite, La Sixième ville de France. Il s'agit d'un sonnet qui débute ainsi :

Un quartier neuf et présentable
Entre bon nombre de hideux
Des sots bâtissant sur le sable
En affaires peu scrupuleux[196]...

Dans Antoine Bloyé (1933), Paul Nizan situe à Nantes les dernières années du personnage central : son installation après la retraite en 1924, sa mort en 1927 et ses funérailles au cimetière de Miséricorde. Il parle de Nantes dans une tonalité beaucoup plus terne qu'André Breton :

« Nantes est une ville où le commerce de mer, les banques, les usines, les faces blanches des femmes dévotes, la mort et l'inquiétude sont les éléments mystérieux d'une vie que nulle autre ville française n'impose à ses habitants. [...] Cette ville était peut-être celle où Antoine pouvait le moins facilement trouver le repos qu'il cherchait [...] Nantes ne pouvait être pour lui que la ville où l'on s'installe pour attendre la mort, la ville d'où l'on ne déménagera plus[197]. »

Nantes est aussi évoquée par Paul Nizan dans son roman La Conspiration (1938) à travers le personnage d'André Simon, chartiste, fils d'un commerçant en soieries de la rue Crébillon[198].

Paul Guimard situe une bonne partie de son roman L'Ironie du sort (1961) à Nantes :

« Il pleuvait lorsque le camion freina rue Mercœur, devant la porte d'Antoine, un de ces grains venus du golfe de Gascogne, qui remontent comme par erreur l'estuaire de la Loire mais qui, loin dans les terres, restent encore marins et crèvent sur la ville ainsi que sur un navire[199]. »

Julien Gracq quant à lui personnifie Nantes dans La Forme d'une ville (1985) :

« Ville du vin, et non du cidre, presque autant vendéenne que bretonne, mais solidement accrochée et retenue aux dernières pentes du sillon de Bretagne, n'aventurant qu'un pied peureux vers les grèves déjà méridionales de la rive gauche, elle semble regarder les rivages de Saint-Sébastien et de Trentemoult comme les lisières d'un pays de Cocagne, pays où elle puise sa sève populaire, pays qui la séduit et qui l'attire, mais dont un fleuve difficile lui a mesuré chichement les accès[200]. »

Nantes et le cinéma[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de films ont pour cadre la ville de Nantes. En 1926 Luitz-Morat tourne Jean Chouan au château des ducs[201]. En 1946, Maurice Gleize y tourne en partie Le Bateau à soupe dans lequel un trois-mâts, le Duchesse Anne, sert de toile de fond à l'intrigue[201]. En 1961, c'est Jacques Demy, nantais d'origine, qui réalise Lola, l'histoire d'une danseuse de cabaret qui retrouve un ami d'enfance dans le passage Pommeraye[202]. Un autre Nantais, Denys de La Patellière, prend la ville pour cadre en 1965 avec son film Le Tonnerre de Dieu[201].

Si Nantes est la ville dans laquelle les personnages des Mariés de l'an II de Jean-Paul Rappeneau évoluent au début du film sorti en 1971, aucune scène n'y est tournée. En revanche, un autre film, sorti en 1974, a pour cadre Nantes, et certaines scènes y sont tournées[201] : L'Ironie du sort, d'Édouard Molinaro, inspiré du roman éponyme, basé lui-même sur l'histoire de l'action de résistants français ayant conduit à la mort Karl Hotz en 1941.

Au début des années 1980, Michel Léviant tourne à Nantes La Gueule du loup, mettant en scène la ville portuaire[201]. C'est aussi le cas de Jacques Demy qui revient dans sa ville d'origine pour réaliser Une chambre en ville en 1982[203]. Il dépeint les grèves des chantiers navals de 1955. En 1991 et 1993, le réalisateur Jean-Loup Hubert sort les films La Reine blanche[204] et À cause d'elle[205], qui ont la ville en toile de fond. C'est en 1991 qu'Agnès Varda, compagne de Jacques Demy, réalise le film qui retrace l'enfance nantaise de Demy, Jacquot de Nantes[206].

En 2001, Pascal Thomas y tourne Mercredi, folle journée ![207]. Une partie de l'action d'Un baiser s'il vous plaît, film d'Emmanuel Mouret, se déroule et est tournée à Nantes en 2007. La Mer à l'aube est un téléfilm, réalisé par Volker Schlöndorff en 2011, qui traite des exécutions d'otages à Nantes et Châteaubriant en 1941.

Voir la catégorie : Film tourné à Nantes.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La Loire et son estuaire sont au cœur d'événements nautiques et culturels d'envergure.

En 2006 a été lancée la première édition des Rencontres du Fleuve. Cette manifestation a pour but de rassembler toutes sortes de navires fluviaux ou maritimes typiques d'hier ou d'aujourd'hui. « Ambulantes », ces Rencontres du Fleuve parcourent l'estuaire de la Loire d'Ancenis à Saint-Nazaire en faisant escale dans les diverses communes bordant le fleuve[M 28]. Proposée en juin, cette manifestation a lieu tous les deux ans durant deux semaines[208].

En 2007 est lancée la biennale d'art contemporain Estuaire. Conçue en trois opus, cet événement a pour but de présenter diverses œuvres artistiques prenant pour la plupart place dans la nature ou le tissu urbain le long de l'estuaire de la Loire de Nantes à Saint-Nazaire.

En 2009, le skipper Damien Grimont, fondateur du Record SNSM, crée une nouvelle course transatlantique en double baptisée Solidaire du Chocolat. Cette course est unique en son genre puisqu'elle est entièrement consacrée aux monocoques Class40 et a pour but de financer des associations soutenant une œuvre d'intérêt général grâce à des mécènes[O 12],[209].

Article détaillé : Royal de luxe.

Née en 1979, une compagnie de théâtre de rue, le Royal de luxe s'installe à Nantes dix ans plus tard. Le Royal y a notamment présenté La véritable histoire de France, Cargo 92, Les embouteillages, le Géant tombé du ciel, Le péplum, La maison dans les arbres, Retour d'Afrique, Petits contes nègres titre provisoire, La visite du sultan des Indes, La révolte des mannequins et, en 2010, La petite géante et le scaphandrier[M 29]. Par ailleurs, l'idée de l'éléphant de La visite du sultan des Indes est reprise et développée avec succès par Les Machines de l'île.

En mai 2011, la ville accueille le spectacle El Xolo de Royal De Luxe, contenant 3 géants : La petite géante, El campesino (son oncle), et El Xolo, le chien, qui dans la tradition aztèque accompagnait les morts dans l'au-delà (en référence à Xolotl). Mais la surprise était aussi dans le mystérieux mur qui est « tombé » du ciel, une fresque qui représente les évènements de l'histoire de Nantes.

Les autres événements majeurs concernent tous les domaines artistiques[M 30]. En musique, La Folle Journée[210] s'adresse aux amateurs de musique classique, tout comme le Printemps des arts, tandis que Tissé Métisse, HIP OPsession, Soy, Scopitone, Aux heures d'été et les Rendez-vous de l'Erdre[211] sont consacrés aux musiques actuelles et au jazz. Le cinéma est à l'honneur avec le festival des 3 Continents, les festivals des cinémas allemand, espagnol, britannique et italien, le festival La Semaine tout courts. Les évènements festifs traditionnels sont la fête foraine de Nantes[212] et le carnaval de Nantes. D’autres domaines ont leur manifestation spécifique, la science-fiction avec les Utopiales, le festival Handiclap visant à favoriser l'accès à la culture et l'insertion des personnes handicapées dans la cité, l'art floral avec les Floralies internationales, enfin, les arts numériques durant le festival Scopitone. Pluridisciplinaire, le festival Voisinages rassemble des artistes de l'ensemble des Pays de la Loire. Le festival Juste pour rire a quitté Nantes en 2010.

Produits typiques[modifier | modifier le code]

Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

La Mâche, légume-feuille typique de la région nantaise.

La gastronomie nantaise se compose de plusieurs produits typiques. La position de la région nantaise le long de la vallée de la Loire a favorisé le maraîchage. La région assure près de 85 % de la production nationale de mâche[213], salade cultivée depuis la Renaissance dans des sols sablonneux. Les maraîchers nantais du bassin de l’estuaire de la Loire la récoltent surtout en hiver.

Une des spécialités proposées au menu de quelques restaurants locaux est le lard nantais ; une préparation composée de couenne, de foie, de poumon et de côtelettes de porc dégustée de préférence avec du Muscadet, se consomme aussi aux alentours de Nozay et Savenay[214].

Le beurre blanc également appelé « beurre Nantais » est une sauce typique de la région inventée par Clémence Lefeuvre[215], cuisinière du marquis de Goulaine, au début du XXe siècle. Il s'agit d'une réduction d'échalotes grises ciselées dans du vinaigre et du muscadet ensuite montée au beurre[216], qui accompagne les poissons de rivière (la sandre ou le brochet), comme les poissons marins (le lieu noir ou l'alose).

La région nantaise a son fromage traditionnel, le curé nantais, qui peut être affiné au muscadet. À base de lait de vache cru et entier, à pâte molle à croûte lavée, il est de forme carrée avec les bords arrondis. Créé en 1880 à Saint-Julien-de-Concelles, il est désormais produit à Pornic[217].

Du côté des desserts et confiseries, le berlingot nantais a été créé par des confiseurs locaux au XIXe siècle[218], profitant des arrivages de sucre des Antilles dans le port de commerce. Plus tendre que le berlingot, la rigolette, inventée en 1902, est une coque de sucre cuit renfermant de la pulpe de fruit[161]. Le « gâteau nantais » est un quatre-quarts fabriqué à base de poudre d'amandes et relevé de rhum[216]. Une autre pâtisserie du cru est la fouace nantaise[219] à l'origine fabriquée à La Haie-Fouassière ; elle accompagnait la dégustation de muscadet à l'automne. Il s'agit d'un pain enrichi en sucre et en beurre, aplati et façonné en forme d'étoile à six branches. On compte également des biscuiteries de renom ; LU et BN produisent respectivement le Petit beurre[220] et les biscuits fourrés[216].

Le vignoble nantais produit notamment deux vins blancs secs réputés. Le premier, le muscadet, est issu d'un cépage unique, le melon, dont l'aire de production se situe sur les coteaux de l'Est du département entre le lac de Grand-Lieu et la vallée de la Loire. Il est divisé en quatre sous-appellations labellisées AOC. Le second, le gros plant nantais, issu du cépage folle-blanche, est labellisé VDQS. Ce sont des vins très appréciés en accompagnement de fruits de mers et de coquillages.

Le Nantillais, autre boisson typiquement nantaise, est un sirop créé au XVIe siècle, composé de gingembre, de zestes d'orange douce, de citron jaune, de cassis ou de fleur d'hibiscus. Il est souvent servi avec du muscadet lors de l'apéritif.

Le muguet[modifier | modifier le code]

En 2010, la région nantaise, leader européen du marché, concentre 90 % de la production nationale de muguet de mai. 60 millions de brins sont produits dans le pays nantais, pour un chiffre d'affaires de 12 millions d'euros. 7 000 contrats saisonniers sont générés au moment de la récolte qui se déroule principalement fin avril afin de fournir la demande massive du 1er mai[221].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason actuel[modifier | modifier le code]

Blason de Nantes

De gueules au vaisseau équipé d'or, habillé d'hermine, voguant sur une mer de sinople mouvant de la pointe et ondée d'argent, au chef aussi d'hermine.

La nef d'or, symbole du commerce portuaire, vogue sur une mer de sinople, couleur symbolisant le fleuve qui se jette dans l'Océan Atlantique. L'hermine et sa moucheture typique évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne, dont Nantes a été l'une des capitales.

Blason stylé avec ornements extérieurs[modifier | modifier le code]

Blason de Nantes avec ornements extérieurs

De gueules au vaisseau équipé d'or, habillé d'hermine, voguant sur une mer de sinople mouvant de la pointe et ondée d'argent, au chef aussi d'hermine ; l'écu timbré d'une couronne murale et entouré d'une cordelière.

La couronne murale est un symbole de l'autonomie de la cité (sous l'Ancien Régime). Ce symbole ne remplace la couronne comtale (des comtes de Nantes) qu'en 1754[A 2]. La cordelière est la représentation de l'ordre de la Cordelière fondé par la duchesse Anne de Bretagne en l'honneur de son père, le duc François II de Bretagne, dont le saint patron était François d'Assise, fondateur des franciscains, appelés Cordeliers en France. Nantes est faite Compagnon de la Libération le 11 novembre 1941[222] et reçoit la Croix de Guerre le 11 novembre 1948. Les deux décorations sont alors rajoutées et positionnées à la base du blason[A 2].

À l'origine, ces armoiries sont le sceau du conseil des bourgeois de Nantes en 1350. Confirmé par le roi de France Henri II en 1564, le blason conserva son chef d'hermine et la devise : Oculi Omnium In Te Sperant Domine (« Les yeux de tous se tournent vers toi et espèrent, Seigneur »). La mer était alors d'azur (bleue). En 1808, Napoléon Ier chargea le chef de Bretagne d'un comble de gueules à trois abeilles d'or et la mer devint de sinople. En 1815, le chef redevint d’hermine plain et la devise changea en : Favet Neptunus Eunti.

Logotype[modifier | modifier le code]

En 1986, la municipalité se dote d'un logo officiel pour représenter la ville. Des barres grises verticales formant un hexagone sur lequel est superposée une vague bleue rappelant « les tradition et position fluviales et maritimes de la ville et de l'estuaire ». Depuis 2005, Nantes dispose d'un nouveau logo[A 2].

Devise[modifier | modifier le code]

Écu sur fond de ciel bleu, sur un support de fer forgé aux formes courbes.
L'écu de la cité avec la devise latine Favet Neptunus Eunti au sommet du portail principal de l'hôtel de ville.

Depuis le XIVe siècle, la devise de la ville était Oculi Omnium In Te Sperant Domine (« Les yeux de tous se tournent vers toi et espèrent, Seigneur »)[223]. En 1814, Prosper de Barante, préfet de Loire-Inférieure, proposa une nouvelle devise[224] : Favet Neptunus Eunti, ce qui se traduit par « Neptune favorise ceux qui osent », « Neptune favorise sa marche », ou encore par « Que Neptune favorise le voyageur[223] ». Cette devise, positionnée au-dessus de l'écu, contrairement à l'usage, fut approuvée par lettres patentes du roi de France Louis XVIII, le 3 février 1816. Celle-ci est toujours la devise en vigueur[A 2].

Compléments[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article..

Architecture, patrimoine et urbanisme[modifier | modifier le code]

  • Eric Cabanas, Nantes, photographie originales de 1867 à nos jours, Victor Stanne,‎ 1997 (ISBN 2911330013).
  • Ouvrage Collectif Flohic, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, vol. 2, Charenton-le-pont, Flohic éditions,‎ 1999, 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Isabelle Garat, Thierry Guineberteau, Valérie Jousseaume, François Madoré, Patrick Pottier et Denise Pumain (dir.), Nantes : de la belle endormie au nouvel Eden de l'Ouest, Paris, Economica - Anthropos, coll. « Villes »,‎ 2005, 179 p. (ISBN 2-7178-5045-7). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Yannick Le Marec et Philippe Caharel, Nantes, Mille ans d'histoire et d'architecture, Laval, Édition Siloë,‎ novembre 2003, 128 p. (ISBN 2-84231-267-8). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Stéphane Pajot, Nantes Fascinante, Éditions d'Orbestier,‎ 2006 (ISBN 978-2842380960). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Stéphane Pajot, Nantes Retrouvée, Éditions d'Orbestier,‎ 2009 (ISBN 978-2-84238-117-2).
  • Stéphane Pajot, Nantes. Histoires de rues, Éditions d'Orbestier,‎ novembre 2010.
  • Daniel Quesney, Retour à Nantes, Les Beaux Jours,‎ 2008 (ISBN 2351790197). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gildas Salaün, L'atelier monétaire de Nantes sous l'Ancien Régime, Association Numismatique Armoricaine,‎ 2003.
  • Gildas Salaün, La nouvelle Monnaie de Nantes, lorsqu'on battait monnaie au Muséum, Association Numismatique Armoricaine,‎ 2006.
  • Gildas Salaün, Pièces d'histoire, les transports Nantais, Association Numismatique Armoricaine,‎ 2005.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Louis Deroy, Marianne Mulon, Dictionnaire des noms de lieux, Les usuels Robert,‎ 1992 (ISBN 978-2-85036195-1). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • François Falc'hun, Bernard Tanguy, Les Noms de lieux celtiques, Première série, Vallées et plaines, Éditions Jean-Paul Gisserot,‎ 1966. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Éric Vial, Les noms de villes et de villages, Paris, Belin,‎ 1983 (ISBN 978-2701104768). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Jean-Chistophe Cassard, Le siècle des Vikings en Bretagne, Paris, J.-P. Gisserot, coll. « Les universels Gisserot »,‎ 1996, 120 p. (ISBN 2-87747-214-0). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », La Roche-sur-Yon, Éditions du Centre vendéen de recherches historiques,‎ 2007, 634 p. (ISBN 978-2-911253-34-8). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Alfred Lescadieu et Auguste Laurant, Histoire de la ville de Nantes, vol. 1, Péronnas, Les Éditions de la Tour Gile,‎ 1996 (1re éd. 1836), 407 p. (ISBN 2-87802-251-3). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Alfred Lescadieu et Auguste Laurant, Histoire de la ville de Nantes : suivi de Guerres de la Vendée, vol. 2, Péronnas, Les Éditions de la Tour Gile,‎ 1996 (1re éd. 1836), 415 p. (ISBN 2-87802-251-3).
  • Olivier Pétré-Grenouilleau, Nantes, histoire et géographie contemporaine, Plomelin, Éditions Palantines,‎ 2008, 2e éd., 299 p. (ISBN 978-2-35678-000-3). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Cécile Souchon, L'Édit de Nantes, Éditions Jean-Paul Gisserot,‎ 1998 (ISBN 978-2-87747379-8).
  • Jean-Jacques Treuttel, Nantes, un destin contrasté, Nantes, Hartmann Éditions,‎ mai 1997, 120 p. (ISBN 2-91234-400-X). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Culture[modifier | modifier le code]

  • (br)(fr) Pierre-Emmanuel Marais, Nantes Naoned Guide historique et culturel, Yoran Embanner,‎ 2006 (ISBN 2-9521446-9-9).
  • Cécile Compère, Jules Verne de Nantes, Revue Jules Verne 4, 1997, p. 11-23.

Tourisme, gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Nantes: La Grande Brière - Presqu'île de Guérande - Le Puy-du-Fou - Ile de Noirmoutier, Michelin, coll. « Guide de tourisme - Le guide vert »,‎ 2008 (ISBN 9782067134935). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Articles détaillés sur Nantes

Histoire

Patrimoine

Infrastructures de transport

Géographie

Divers

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Nantes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les Namnetes sont en effet parfois désignés sous le nom de Namnetæ par certains auteurs tardifs. En outre, il est nécessaire de supposer l'existence d'un [a] atone en dernière syllabe pour expliquer le -e(s) final.
  2. Nancy (Meurthe-et-Moselle), Nantiat (Haute-Vienne), Nanthiat (Dordogne), Nandy (Seine-et-Marne), Nançay (homonyme de Nancy, Nanciacum 1239) (Cher), Nangy (Haute-Savoie), Nance (Jura), Nances (Savoie), Nangis (Seine-et-Marne) ou Nançois (Meuse).
  3. Il n'existe pas en latin de différence graphique entre le u et le v, mais une seule lettre V prononcée, selon le contexte phonétique, comme la voyelle [u] ou la semi-consonne [w].
  4. Chronique de Flodoard AD 937 : « Les Bretons revinrent après de longs voyages dans leur pays dévasté […] ils eurent de fréquents combats avec les Normands […] il restèrent vainqueurs et reprirent le pays dévasté »
  5. Une plaque commémorative est érigée sur le mur de l'école Léon-Blum (délibération du conseil Municipal du 13 octobre 2006).
  6. Réélu en 1995, 2001 et 2008.
  7. La mairie de Cardiff se situe d'ailleurs sur le « boulevard de Nantes »
  8. Une place de Sarrebruck a été baptisée « place de Nantes »
  9. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  10. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « Relief général de Nantes » (consulté le 22 avril 2010).
  3. « Climat » (consulté le 22 avril 2010).
  4. « historique de la ville de Nantes » (consulté le 22 avril 2010).
  5. a, b, c, d, e et f « Historique de Corbillo à Nantes » (consulté le 22 avril 2009).
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