Montreuil (Seine-Saint-Denis)

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Montreuil
Image illustrative de l'article Montreuil (Seine-Saint-Denis)
Blason de Montreuil
Blason
Montreuil (Seine-Saint-Denis)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Bobigny
Canton Montreuil (chef-lieu des cantons de : Montreuil-Est, Montreuil-Nord, Montreuil-Ouest)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Est Ensemble[Note 1]
Maire
Mandat
Patrice Bessac (PCF)
2014-2020
Code postal 93100
Code commune 93048
Démographie
Gentilé Montreuillois
Population
municipale
103 068 hab. (2011)
Densité 11 555 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 40″ N 2° 26′ 37″ E / 48.8611111111, 2.4436111111148° 51′ 40″ Nord 2° 26′ 37″ Est / 48.8611111111, 2.44361111111  
Altitude Min. 52 m – Max. 117 m
Superficie 8,92 km2
Localisation

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Montreuil

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Montreuil
Liens
Site web montreuil.fr

Montreuil ([mɔ̃.tʁœj]), qui fut également appelée Montreuil-sous-Bois, est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Il s'agit de la deuxième ville la plus peuplée du département, et de la cinquième de la région.

Ses habitants sont appelés les Montreuillois[1].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Carte de la petite couronne parisienne, avec le territoire de Montreuil en rouge.
Localisation de Montreuil dans la petite couronne.

La ville est située dans la banlieue de Paris, au sud du département de la Seine-Saint-Denis. Elle est limitrophe des départements de Paris et du Val-de-Marne.

Les communes limitrophes sont : Bagnolet (93), Romainville (93), Nogent-sur-Marne (94), Noisy-le-Sec (93), Rosny-sous-Bois (93), Saint-Mandé (94), Vincennes (94), Fontenay-Sous-Bois (94) et Paris (75).

Située à 7,5 km de Notre-Dame de Paris, la commune couvre un territoire d'une superficie de 892 ha[2].

Topographie, géologie et risques naturels[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Le village du Moyen Âge s'est initialement implanté dans un talweg marquant le changement de direction du plateau de Montreuil (bifurcation vers le sud). C'est là que se situent actuellement le centre-ville et la mairie. Le Plateau de Malassise, du nom d'un ancien hameau vigneron situé au nord-ouest du Village de Montreuil (tel qu'il apparaît sur la Carte d'État-Major des Environs de Paris de 1818-1824), culmine sur la commune actuelle en trois petites buttes. Sa pente joue un rôle important dans la division de la ville en Haut-Montreuil et Bas-Montreuil.

Le relief de la ville s'accentue à mesure que l'on s'éloigne de Paris. Son point le plus bas est situé à 52 mètres (rue de Lagny) et son point le plus haut à 117 mètres (rue de Nanteuil)[3]. Cette topographie explique la présence à Montreuil d'un château d'eau (situé rue Lenain-de-Tillemont) et de réservoirs du Syndicat des Eaux d'Île-de-France, rue de la Montagne-Pierreuse.

Géologie[modifier | modifier le code]

Sous la couche calcaire qui constitue le Haut-Montreuil, une couche de marnes riches en gypse est accessible à ciel ouvert, ce qui a facilité le creusement de carrières pour l'exploitation du gypse.

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Montreuil est exposée à deux types de risques naturels :

  • les inondations pluviales[4], du fait de sa situation sur des bassins versants de grande taille et de l'existence de sols fortement imperméabilisés (argiles vertes et urbanisation dense). Ces inondations sont ponctuelles mais peuvent être impressionnantes.
  • les mouvements de terrain (glissement, tassement) liés à la nature argileuse de son sol (par retrait ou gonflement de ces couches géologiques) et à la présence d'anciennes carrières de gypse. Un projet de plan de prévention des risques liés aux mouvements de terrain est en cours d'élaboration pour la commune[5].

La sécheresse de 2003 a causé des dégâts sur un nombre important d'habitations de la ville et une parution dans le Journal officiel du 1er février 2005[6] reconnaissait à Montreuil l'état de catastrophe naturelle.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Trois voies à grande circulation permettent d'accéder à Montreuil : le périphérique à l'ouest, l'A3 au nord et l'A86 à l'est.

Environ 120 km[3] de voies routières desservent la ville.

Transports publics[modifier | modifier le code]

Avant la mise en service du métro, Montreuil était desservie par des transports publics plus lents, moins confortables et de capacité limitée.
On voit ici, porte de Montreuil, un omnibus pour la place du Châtelet.

Plusieurs lignes de métro desservent Montreuil ou ses environs immédiats :

La commune de Montreuil est desservie par ces lignes de bus du groupe RATP :

Plusieurs projets d'extensions pourraient amener de nouveaux transports en commun à Montreuil :

  • un projet de prolongement de la ligne (11) prévoit deux arrêts dans le Haut-Montreuil : Boissière et Hôpital intercommunal et une mise en service en 2019.
  • le projet de prolongement de la ligne 1 du tramway d'Île-de-France (dite T1) entre Bobigny et Fontenay sous Bois amènera 5 arrêts à Montreuil, entre les quartiers de la Boissière et Montreau-Ruffins : route de Romainville, Aristide Briand, rue de Rosny, Théophile Sueur et Côte du nord. À la suite de l'enquête publique qui s'est tenue à l'été 2013, le commissaire-enquêteur a rendu un avis favorable sans réserve et le projet est déclaré d'utilité publique. Ce projet est donc en bonne voie malgré l'opposition du maire de Noisy le Sec. Sa mise en service est prévue pour 2017.
  • le projet encore à l'étude de prolongement de la ligne 1 du métro, avec un arrêt à Bel-Air qui désenclaverait ce quartier populaire.

Ces extensions s'accompagneraient de la mise en place de navettes entre ces différentes stations.

La ville dispose par ailleurs d'un système original de taxis à la demande : les « Taco ». Ceux-ci peuvent être réservés par téléphone ou courriel, hélés dans la rue tels des taxis ou attendus à l'une des dix bornes que compte la ville.

Enfin, les Vélib sont arrivés à Montreuil en juin 2009, dans un périmètre de 1 500 m autour de Paris. Dix-neuf stations ont été installées, permettant aux Montreuillois de rejoindre la capitale à vélo. Sur le reste du territoire de la ville, un service de location de vélos longue durée est prévu ; ces vélos disposeront d'un mécanisme électrique permettant de stocker de l’énergie pour remonter les côtes de la ville plus facilement.

Voies cyclables[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un réseau de pistes cyclables, comprenant notamment un certain nombre de contre-sens cyclables. Ses voies de bus sont accessibles aux vélos.

Plans de déplacement[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un Plan local de déplacements (PLD) et d'un Plan de déplacement des employés (PDE) (outil conçu pour rationaliser et améliorer les déplacements de son personnel, du domicile au travail et lors des déplacements professionnels).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Haut-Montreuil et Bas-Montreuil[modifier | modifier le code]

On divise habituellement la ville en deux zones : le Bas-Montreuil au sud-ouest et le Haut-Montreuil au nord et à l'est. Cette distinction correspond à la topographie de la ville, en partie située sur une butte qui se prolonge sur le territoire de Romainville.

Secteurs et quartiers[modifier | modifier le code]

Le quartier de la Boissière sous la neige le 8 décembre 2010.

Un certain nombre de secteurs de la ville sont identifiés comme ayant une identité propre :

  • le Bas-Montreuil (limitrophe de Bagnolet, Paris, Saint-Mandé et Vincennes), qui réunit les anciens ateliers, le marché aux puces (sur Paris), la cité Beaumarchais, la cité République, Robespierre, le centre commercial La Grande Porte, l'église Saint-André, la Croix de Chavaux) et la Chapelle Saint Antoine de la Croix de Chavaux.
  • le quartier de la Mairie (la mairie, le centre commercial Grand Angle, le Nouveau Théâtre de Montreuil, l'église Saint-Pierre-Saint-Paul, le Lycée Jean Jaurès de Montreuil, les cités Jean Moulin-Concordet et la cité de l'Espoir)
  • La Noue - Clos français (le parc des Guilands, les cités de La Noue et du Clos Français et la Chapelle Saint Marie de la Noue), limitrophe de Bagnolet qui fait actuellement l'objet d'une concertation autour de sa prochaine rénovation urbaine
  • le Bel Air (le parc des Beaumonts, la cité du Bel Air, la cité des Grands Pêchers, CES Lenain de Tillemont)
  • la Boissière (le nord-est de Montreuil), limitrophe de Noisy-le-Sec, Rosny-sous-Bois, Romainville
  • le quartier Montreau-Ruffins (l'est de Montreuil, le parc Montreau et le Musée de l'Histoire Vivante, la Cité Morillon), limitrophe de Rosny-sous-Bois et Fontenay-sous-Bois

Ces divisions subjectives ne recoupent que partiellement le découpage territorial proposé par la municipalité : cinq secteurs (ayant chacun leur antenne de secteur), eux-mêmes divisés en plusieurs quartiers, quatorze au total.

  • Bas-Montreuil République / Étienne Marcel Chanzy / Bobillot
    • Bas-Montreuil République
    • Bas-Montreuil Étienne Marcel Chanzy
    • Bas-Montreuil Bobillot
  • La Noue Clos Français / Villiers Barbusse / Signac Murs à Pêches
    • La Noue Clos Français
    • Villiers Barbusse
    • Signac Murs à Pêches
  • Solidarité Carnot / Centre-ville / Jean Moulin Beaumont
  • Ramenas Léo Lagrange / Branly Boissière
    • Ramenas Léo Lagrange
    • Branly Boissière
  • Bel-Air Grands-Pêchers Renan / Ruffins Théophile Sueur / Montreau le Morillon
    • Bel-Air Grands-Pêchers Renan
    • Ruffins Théophile Sueur
    • Montreau Morillon

Il existe à Montreuil trois grands parcs, le parc Montreau, le parc des Beaumonts et le parc des Guilands. Les deux derniers, plus récents, sont classés Natura 2000[7].

Montreuil a obtenu en 2004 sa seconde fleur par le Conseil national des villes et villages fleuris de France[8].

Le 28 juin 2012, le tribunal administratif de Montreuil annule[9] le PLU « vert » de la mandature Dominique Voynet pour motif que la zone naturelle (zone N) définie par la municipalité n’est pas conforme au code de l’urbanisme ; en effet, il aurait permis la détérioration du site naturel et du paysage des Murs à Pêches.

Sociologie[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début des années 2000, la population de Montreuil se caractérisait par une présence importante des catégories populaires (ouvriers, employés, artisans...) ainsi que par une forte diversité ethnique. 90 nationalités y étaient alors recensées, dont une proportion élevée de Maliens, ce qui est toujours actuellement vrai : le surnom de « deuxième ville du Mali » lui a été souvent attribué[10].

Toutefois, une enquête réalisée par Anaïs Collet, chercheur en sociologie de l'Université Lyon II, a mis en valeur le fait que le Bas-Montreuil s'est peuplé, dès le début des années 1980, d'intermittents des arts vivants, peintres ou sculpteurs. Sont ensuite venus des techniciens, producteurs, scénaristes ou réalisateurs (arrivés de façon continue durant la même période) suivis d'autres catégories socio-professionnelles intellectuelles qui ont progressivement imprimé leur marque dans le tissu social local[11].

L'arrivée de Clémentine Autain à Montreuil en octobre 2007[12] puis l'élection de Dominique Voynet le 22 mars 2008 ont été perçues par la presse comme des illustrations de la gentrification de la ville. Montreuil est aujourd'hui une ville de jeunes adultes actifs d'après les chiffres révélés par les dernières enquêtes Insee : une majorité des habitants est en effet née entre 1968 et 1987[13].

Environ 25 000 Montreuillois travaillent à l'extérieur de la ville. Ils sont remplacés dans la journée par 25 000 actifs venus d'Île-de-France[réf. souhaitée].

Logement[modifier | modifier le code]

À Montreuil, 80 % des logements sont des appartements et 20 % des maisons ; un tiers environ ont le statut d'HLM[14]. Environ 30 000 personnes vivent dans des logements gérés par l'OPHM [15]. Le parc immobilier HLM renaît aujourd'hui, avec la construction de quelques bâtiments dotés d'une architecture plus humaine et moins systématique. De nombreuses cités ont par ailleurs été rénovées depuis les années 1980 dans le cadre des opérations PALULOS (réhabilition). La cité du Bel Air a été partiellement reconstruite après un sinistre. Actuellement, la cité de l'Espoir est en cours de rénovation.

Le tissu pavillonnaire local est d'une grande diversité : anciennes fermes et maisons maraîchères des XVIIe et XVIIIe siècles, maisons de villes ouvrières en briquettes, pavillons standardisés de type « Phœnix » mais également hôtels particuliers du XIXe siècle, ou encore demeures cossues en meulière se rencontrent dans les différents quartiers de la ville.

5 % du territoire de la ville est enfin occupé par des complexes sportifs et des parcs et 5 % par des usines désaffectées et ateliers vides[réf. nécessaire].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Montreuil viendrait de Monasteriolum (« petit monastère » en latin). L'existence d'un tel lieu-dit est attestée dans une ordonnance du roi mérovingien Thierry IV du 6 mars 722, confirmant une donation faite par un comte des biens qu'il possède à Monasteriola. Ce document est probablement un faux, mais il témoigne de l'existence d'un village à Montreuil à cette époque.[réf. nécessaire]

La ville de Montreuil est mentionnée historiquement sous les formes suivantes[16] :

  • Mousterolium 1103-1104
  • Monasteriolum 1141-1142
  • Mustoriolum 1172-1173
  • Monterel 1203
  • Musteroli XIIIe siècle
  • Monstrueil 1360
  • Monstereul soubz le bois 1431
  • Monsterellez lez Peches (XVIe siècle)

La commune, dont le nom serait Montreuil selon certaines sources [17], reste cependant encore appelée « Montreuil-sous-Bois » par les administrations. Si l'appellation « Montreuil » avait certes été envisagée dans une délibération du conseil municipal du 12 juillet 1951, ce projet de changement de nom ne semble toutefois pas avoir jamais abouti à la publication du décret nécessaire au changement de dénomination.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge et Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Dès 1260, les sources de la ville de Montreuil alimentent en eau le château de Vincennes. En échange, en 1360, les Montreuillois, qui de plus ont beaucoup souffert dans les guerres sous le roi Jean Le Bon, sont exemptés d'une quantité d'impôts, de taille et de corvées, à condition qu'ils entretiennent à leurs frais les fontaines de Montreuil, qui alimentent le vivier du château de Vincennes. Ces exemptions sont confirmées, en 1363, par Charles V et, en 1380, par Charles VI. Ces privilèges favorisent le développement de la ville, mais entraîneront son déclin au XVIe siècle, lorsque les rois de France délaissent Vincennes pour d'autres résidences.

Au fil des siècles, ce village prend de l'importance et devient au XIIe siècle un lieu de prédilection pour le haut clergé et les puissants seigneurs. Ce développement s'organise autour de la construction de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul, qui devient le lieu de culte du roi et de la cour en résidence à Vincennes. Le roi Charles V et sa première femme, Jeanne de Bourbon, y sont baptisés. À cette époque, Montreuil englobe les futurs emplacements de Bagnolet et de Vincennes.

Comme dans la plupart des alentours de Paris, les cultures maraîchères y sont particulièrement importantes. Sur les coteaux, les Montreuillois produisent du raisin et surtout des pêches : aux alentours du XVIIe siècle, l'invention des murs à pêches permet d'augmenter la production en protégeant les arbres du froid. Les pêches de Montreuil sont devenues fameuses et ont approvisionné les tables des souverains de l'Europe jusqu'au début du XXe siècle.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Plusieurs conflits au cours du XVIIIe siècle poussent les habitants à constituer leur paroisse en municipalité. Mais la famine, la peste et la destruction des récoltes augmentent la misère déjà existante. Le baron de Buzenval profite de la détresse des paysans pour racheter leurs terres à un prix dérisoire.

La ville subit plutôt qu'elle ne participe à la Révolution, puis traverse la Terreur et les troubles de la fin du XVIIIe siècle.

De 1790 à 1795, Montreuil est un canton du district de Bourg-de-l'Égalité.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle voit s'établir des industries à Montreuil, des usines de transformation du bois et des peaux, de fabrication de jouets et des briqueteries et plâtreries qui exploitent le gypse du sous-sol montreuillois.

En 1871, nombreux sont les Montreuillois qui se battent aux côtés des Communards.

En 1876, le Montreuillois Émile Reynaud invente le praxinoscope. En 1896, un autre Montreuillois, Georges Méliès, construit à Montreuil les premiers studios de cinéma au monde (Star film). Les frères Lumière et Charles Pathé (L'Albatros), en 1904, y ont également eu des ateliers cinématographiques.

On y tournera quelques-uns des grands succès du début du siècle : Christophe Colomb, Incendie du théâtre de Chicago, À la conquête du pôle de Méliès, Gribiche de Jacques Feyder, Un chapeau de paille d'Italie de René Clair et le site verra les débuts de grands acteurs comme Charles Vanel. Le cinéma prospérera dans la ville jusqu'à la fin du muet et l'arrivée du parlant.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'ancienne mairie et le boulevard de l'hôtel-de-ville, vers 1908.
Noter les deux lignes de tramways qui y passaient à l'époque, avec le terminus de l'une d'elles en traction hippomobile, l'autre étant à traction électrique.
La Place Carnot, dans l'Entre-deux-guerres.

Montreuil est la première ville de la région parisienne à être libérée le 19 août 1944 par plusieurs centaines de militants guidés par le commandant Henry. De violents combats ont alors lieu contre l'armée d'occupation allemande.

Entre les années 1950 et 1970, des logements sociaux sont construits en masse sous la forme d'immeubles collectifs pour faire face à la demande. Ces grands ensembles seront par la suite confrontés aux problèmes sociaux que l'on rencontre dans la plupart des départements de banlieue de la région parisienne et, plus particulièrement, dans les zones urbaines sensibles (ZUS).

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Au tournant des XXe et XXIe siècle, Montreuil connaît un relatif embourgeoisement : attirés par des prix immobiliers plus faibles qu'à Paris et par son atmosphère sous certains aspects « villageoise », de nouvelles catégories de jeunes citadins investissent le sud de la ville et rénovent notamment d'anciens bâtiments industriels. L'arrivée de ces « bobos » amorce une modification sensible mais durable de la sociologie locale, d'abord dans le Bas-Montreuil situé en lisière de Vincennes et de Saint-Mandé, puis, de façon progressive, sur l'ensemble du territoire communal. Le chanteur Alain Chamfort parle aujourd'hui de Montreuil comme étant « le XXIe arrondissement de Paris »[18].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La mairie.

Résultats du premier tour des élections municipales de mars 2008 :

  • Jean-Pierre Brard : 39,42 % (PC + PS)
  • Dominique Voynet : 32,47 % (Verts + dissidents PS + société civile)
  • UMP : 9,62 %
  • Contre la régression sociale et pour les solidarités (LCR + militants associatifs et syndicaux) : 6,29 %
  • MoDem : 4,98 %
  • Monique Clastres (divers droite) : 4 %
  • Lutte Ouvrière : 1,88 %
  • Parti Ouvrier Indépendant : 1,33 %

Résultats du second tour :

  • Dominique Voynet : 54,19 %
  • Jean-Pierre Brard : 45,81 %

Début 2010, à l'occasion du vote du budget, 9 conseillers ex-PS sur les 13 qui avaient soutenu Dominique Voynet et 1 membre de la société civile quittent la majorité et perdent leurs délégations d'adjoints pour ceux qui en possédaient une[19].

En juin 2010 le conseil municipal est composé de :

  • 31 conseillers pour la majorité (Verts, ex PS, société civile)
  • 22 conseillers pour l'opposition : Communistes unitaires (4), Parti Socialiste (3), Gauche unie et citoyenne (4), Parti de gauche (1), Renouveau socialiste à Montreuil (10)

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La ville est divisée en trois cantons :

Montreuil appartient à l'unité urbaine et à l'aire urbaine de Paris (1999).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Montreuil[20]
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1904 Ariste Hemard    
1904 1908 Léon Loiseau    
1908 1913 Abel Claude de la Bussière    
1913 1919 Victor Ernest Savart    
1919 1926 Paul Poncet PRS Député
1926 1929 Joseph-Louis Anne    
1929 1935 Philibert Savreau Conservateur  
1935 1939 Hilaire Fernand Soupé PCF  
1939 1944 aucun maire[21] N/A  
1944 1958 Daniel Renoult PCF Conseiller général
1958 mars 1971 André Grégoire PCF  
mars 1971 mars 1984 Marcel Dufriche PCF Inspecteur des Douanes honoraire
mars 1984 mars 2008 Jean-Pierre Brard PCF puis CAP Député de Seine-Saint-Denis (1988-2012)
mars 2008 mars 2014 Dominique Voynet EELV Sénatrice de Seine-Saint-Denis (2004-2011)
mars 2014 en cours
(au 7 avril 2014)
Patrice Bessac[22] PCF Conseiller régional d'Île-de-France (2004- )

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

À la suite des élections municipales de 2008, les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, le Pré-Saint-Gervais, Pantin et Romainville ont entamé les réflexions nécessaires à la création d'une communauté d'agglomération.

Ces réflexions ont abouti à une conférence de presse commune aux neuf maires, à l'hôtel de ville de Romainville le 10 avril 2009, et à la création, au 1er juin suivant, de l'Association de préfiguration de l'Intercommunalité de l'Est parisien (APIEP 93)[23]. À la suite de la concertation et des délibérations positives des neuf conseils municipaux, Est Ensemble, la plus ample intercommunalité d'Île-de-France avec près de 400 000 habitants, a été créée le 1er janvier 2010 par arrêté du Préfet de Seine-Saint-Denis.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Montreuil est jumelée avec[24] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 103 068 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 763 3 879 3 950 3 006 3 314 3 546 3 718 3 620 3 810
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 311 6 871 9 235 12 295 13 607 18 693 21 541 23 986 27 087
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
31 773 35 904 43 217 51 026 58 521 70 450 71 803 69 838 76 252
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
92 207 95 698 96 587 93 368 94 754 90 674 101 587 103 068 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26].)
Histogramme de l'évolution démographique


Immigration malienne[modifier | modifier le code]

Ses habitants surnomment Montreuil la « seconde ville malienne au monde après Bamako », ce qui est une exagération ; elle est aussi parfois appelée avec humour « Mali-sous-Bois »[27], ou « Bamako-sur-Seine » même si cette dernière ne coule pas sur place. Montreuil compte en effet une population malienne très importante : un peu plus de 2 000 habitants selon l'Insee en 1999, de 6 000 à 10 000 personnes selon la mairie[28] qui estime d'ailleurs que la ville accueille la plus grosse communauté malienne de France[27]. 10 % de la population de la ville est malienne ou d'origine malienne[29].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Montreuil est située dans l'académie de Créteil.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre 25 écoles maternelles et 22 écoles élémentaires communales.

Le département gère 8 collèges et la région Île-de-France 5 lycées (dont 2 lycées techniques).

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Les Journées portes ouvertes des ateliers d'artistes sont organisées chaque année pendant 3 jours au mois d'octobre. En 2007, près de 200 lieux, ateliers individuels ou lieux collectifs, ont été exceptionnellement ouvert au public à cette occasion.
  • Le salon du livre et de la presse jeunesse se tient chaque année à Montreuil depuis 1984. Organisé par le Centre de promotion du livre de jeunesse, il a lieu en général au mois de novembre à la Halle Marcel Dufriche, rue de Paris.
  • À partir du 9 mai 2009, la ville célèbre la Journée de l'Europe, en organisant une grande fête d'échange.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville de Montreuil a plusieurs sections sportives. En Athlétisme, le CA Montreuil est un des clubs de français d'athlétisme les plus connus, détenant 15 titres de champions de France Interclubs. De nombreuses stars françaises appartiennent à ce club comme le champion du monde en salle du triple saut Teddy Tamgho ou encore la championne d'Europe d'Heptathlon Antoinette Nana Djimou.

Il existe aussi un meeting annuel, la première édition du meeting se tient en 2009 et fait déjà partie de l'Alma Athlé Tour. En 2010 sous les caméras de Canal+ Sport, Montreuil accueille de nombreux internationaux à l'instar de Dwain Chambers et de Renaud Lavillenie, on remarquera la présence de l'athlète du club, Teddy Tamgho. L'année suivante, le meeting est reconduit. La pluie tombe quelques heures avant le meeting, refroidissant les conditions et humidifiant la piste, mais malgré cela, l'édition est un véritable succès. La soirée commence avec la meilleure marque mondiale de l'année sur le Mile remporté par Hind Dehiba en 4 min 29 s 59. Un peu plus tard, le perchiste français Renaud Lavillenie, vainqueur de l'édition précédente, battait sa MPMA avec 5,83 m. Cependant, ces performances sont très vite oubliées pour laisser place au 100 mètres remporté par le futur champion du monde, le Jamaiquain Yohan Blake en 9 s 95 (record du meeting) devant le français Christophe Lemaitre qui réalise en 9 s 96 un nouveau record de France du 100 mètres ; Dwain Chambers vainqueur l'année précédente, termine 4e en 10 s 09 devancé également par Donovan Bailey, 3e en 10 s 00. La soirée se termine alors au triple saut, où Teddy Tamgho se réapproprie la MPMA avec 17,67 m et au 800 mètres où Mohamed Aman devance en 1 min 45 s 75 (soit un nouveau record national junior) l'enfant du pays Jeff Lastennet qui bat son record personnel en 1 min 46 s. L'édition 2012 est la première à faire partie de l'European Athletics Outdoor Premium Meetings et se déroule le 5 juin 2012, cette édition confirme l’impression générale à savoir que l’évènement s’est installée durablement dans le paysage et le calendrier local malgré l’absence de tête d’affiche ou de stars médiatico-sportives.

En Football, le RSC Montreuil évolue en DSR (Division Supérieur Régional) soit la 7e division nationale, son rival l'ESD Montreuil évolue en 1re division de district soit la 11e division nationale.

Deux tournois internationaux de jeunes sont organisés chaque année. Le premier est organisé par le RSC Montreuil à Pâques pour les U13 (moins de 13 ans), le second est organisé à la Pentecôte par l'ESD Montreuil pour les U15 (moins de 15 ans). Le tournoi du RSC Montreuil a fêté ses 37 ans en 2013, celui de l'ESDM ses 40 ans. Par le passé de grands clubs ont participé à ce tournoi. Le tournoi du RSC Montreuil a notamment accueilli le Paris Saint-Germain, le Spartak Moscou ou encore l'Energie Cottbus, celui de l'ESD Montreuil a déjà accueilli l'AS Saint-Étienne ou même l'OGC Nice.

Médias[modifier | modifier le code]

  • Remplaçant le journal d'information locale Montreuil Dépêche Hebdo, Tous Montreuil est depuis novembre 2008 diffusé par la municipalité toutes les deux semaines. Il tire son nom de sa ligne éditoriale : le journal de Montreuil et de ses habitants. Ce journal est disponible en ligne en version .pdf sur le site de la ville. En mars 2009, le journal a obtenu le prix spécial du jury de la presse municipale au Salon de l'AMIF. En novembre 2010, il obtient le premier prix des Trophées de la communication dans la catégorie des journaux de villes de plus de 10 000 habitants.
  • Le 11 juin 2010, une nouvelle version plus interactive du site internet de la ville est lancée. Elle comporte notamment une WebTV.
  • Les conseils municipaux sont diffusés en direct sur la chaîne câblée TVM Est Parisien et sur le site Internet de la ville. Les archives peuvent être consultées sur la WebTV de la ville. La WebTV propose de nombreux contenus vidéo dans tous les domaines (actualité avec la boucle quinzomadaire M'L'actu diffusée également sur TVM, images d'archive, grands projets, citoyenneté... ainsi que des films réalisés par les habitants).
  • La rue Kléber abrite le studio commun de l'association Radio pays, qui émet des programmes sur Paris en langues régionales et minoritaires de France (alsacien, basque, breton, catalan, corse, occitan), en partageant sa fréquence radiophonique avec Aligre FM suivant les heures de chaque journée.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique : église Saint-Pierre-Saint-Paul, et de nombreuses autres églises.

Culte musulman : la commune compte 11 lieux de cultes musulman, une mosquée et des salles de prière[30].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Environ 3 000 entreprises sont implantées sur la commune de Montreuil.

Elles comptent près de 30 000 salariés, dans près de 350 secteurs d'activité différents.

Leur répartition par secteur est de :

  • 15 % dans le secteur industriel : situées principalement dans le Bas-Montreuil, elles sont la continuation d'une histoire commencée au XIXe siècle (voir la section Histoire). Il faut notamment citer :
    • la présence d'une industrie textile non négligeable (près de 650 emplois) ;
    • un important secteur de l'édition et du livre (près de 900 salariés) – l'Institut national de formation de la librairie (INFL), forme aux CAP, BEP et à la licence professionnelle de libraire ;
    • près de 650 emplois dans le champ de la métallurgie et des constructions mécaniques.
  • 10 % dans l'artisanat, dont un secteur du bâtiment bien marqué, proposant en effet près de 3 500 emplois dans plus de 460 entreprises différentes.
  • 45 % de services : banques, assurances, communication, ingénierie. Les entreprises du multimédia sont une des spécialités de Montreuil. Le secteur s'appuie notamment sur un ensemble de plus de 1 000 salariés dans la gestion de prestations touristiques, de plus de 2 400 salariés dans le secteur bancaire, 900 dans le secteur de l'informatique et des services informatiques, et près de 1 900 salariés dans les activités de services à valeur ajoutée (conseil, assistance juridique et comptable, ingénierie, publicité, marketing). La ville compte également un fort potentiel d'emplois sur les services aux entreprises moins qualifiés avec plus de 1 900 salariés entre les entreprises d'intérim, de sécurité et de nettoyage. Enfin, le secteur de l'audiovisuel emploie directement plus de 400 personnes à Montreuil.
  • 30 % de commerces, proposant au total près de 6 300 emplois, dont 300 dans le commerce de gros de produits textiles, plus de 700 emplois dans les enseignes de grande distribution, plus de 600 dans le secteur de la restauration, la ville comptant plusieurs établissements de bonne qualité en la matière.

Montreuil accueille certaines activités liées à la « nouvelle consommation » : les boutiques bio Les Nouveaux Robinsons, ou encore le siège du label de commerce équitable Max Havelaar-France.

Depuis 2005, l'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique s'y est installée, suivie en juillet 2007 par les 2 000 salariés des offices agricoles, depuis regroupés au sein de FranceAgriMer.

Le groupe BNP-Paribas disposant de plusieurs immeubles dans le sud de la commune pour son administration informatique mondiale compte plus de 5 000 employés. Cependant, une majorité des occupants y sont consultants extérieurs.

La société Ubisoft a pour siège social Montreuil, ainsi que le Comité National de Liaison de Centres de Santé, la Cour nationale du droit d'asile (anciennement Commission des recours des réfugiés) et de nombreuses compagnies du secteur de la création.

L'AFPA y a installé son siège national en 1966, situé place du Général-de-Gaulle. Le siège et les directions exécutives emploient environ 500 salariés.

De même, la présence du siège de la CGT motive la présence de plus de 300 salariés du secteur syndical.

Administrations publiques[modifier | modifier le code]

La mairie de Montreuil emploie 2 500 fonctionnaires territoriaux.

Dans le cadre de l'équilibrage administratif francilien, Montreuil accueille divers services du ministère du Budget et Comptes Publics (services centraux et déconcentrés de la DGFIP et depuis 2008, la Direction générale des douanes et droits indirects), TRACFIN, ainsi que, depuis 2009, un tribunal administratif dont le ressort est le département de la Seine-Saint-Denis et l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

Par ailleurs, la présence de l'ancien siège pour la région parisienne de l'URSSAF (éclaté depuis dans chaque département) justifie que la ville compte plus de 1 300 salariés de la sécurité sociale.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Au temps d'harmonie (1895), de Paul Signac, offert à la ville en 1938 par sa compagne.
  • La Jardinière et l'Ouvrier (1944), deux statues allégoriques en pierre situées devant l'Hôtel de ville représentant le passé horticole et industriel de la ville, par le sculpteur Gilbert.
  • Fresque de la salle du conseil municipal (1947) retraçant les grands épisodes de l'histoire de la ville, par Charles Fouqueray. Elle est composée de 12 panneaux : le baptême de Charles V en 1337 ; Saint Louis et Blanche de Castille visitant les malades ; Lenain de Tillemont et ses amis jansénistes ; Jean-Jacques Rousseau herborisant aux environs de Montreuil et La Libération de Montreuil le 18 août 1944.
  • Décorations murales (céramiques et fresques) du groupe scolaire Voltaire (1954) par le peintre Maurice Boitel.
  • La Ville de Montreuil a participé à la construction de la tour Juche à Pyongyang (Corée du Nord).
  • Statue Le calligraphe Fu Mi, inaugurée le 27 août 2007 sur l'esplanade Jean Moulin par le maire de Changchun, M. Cui Jie. Cette statue du sculpteur Wang Keqing en bronze et étain est d'une hauteur de 3,06 m.
  • Monument pour la Resistance, Avenue de la Resistance, Place de la Croix-de-Chavaux.

Évocations artistiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • La bibliothèque centrale Robert Desnos (14 boulevard Rouget-de-Lisle) fait partie d'un réseau de 4 bibliothèques municipales, avec les bibliothèques de quartier : Paul Éluard (Bas Montreuil-République), Colonel Fabien (Ramenas-Léo Lagrange) et Daniel Renoult (quartier Montreau-Le Morillon). Située près de la mairie, elle abrite une section adulte, une section jeunesse et une discothèque, ainsi que des espaces d'exposition et des postes d'accès à Internet. Son catalogue est accessible en ligne.
  • L'École nationale de musique et de danse (13 avenue de la Résistance) propose des enseignements en musique (instruments et solfège), danse classique et contemporaine et en techniques vocales (chant et chorale). Elle forme des élèves à partir de 7 ans et jusqu'à la pratique professionnelle. Elle travaille avec les écoles de la ville et prend en charge conjointement avec le collège Colonel Fabien des classes à horaire aménagés « musique et danse ».
  • Le cinéma Georges Méliès (centre commercial de la Croix-de-Chavaux) est un des cinémas d'Art et Essai les plus fréquentés de l'Est parisien.
  • Le Nouveau Théâtre de Montreuil, centre dramatique national (place Jean-Jaurès et 65 rue Victor Hugo), dispose depuis 2007 d'un nouveau bâtiment en face de la mairie. Le dispositif est complété par 4 théâtres municipaux (Théâtre Berthelot, Théâtre de la Girandole, Théâtre des Roches, Théâtre de la Noue). La ville abrite également de nombreuses salles privées (Planète Andalucia, Studio Pathé-Albatros...).
  • Le musée de l'Histoire vivante (31 boulevard Théophile Sueur) possède depuis 1939 une collection en lien avec l'histoire des mouvements sociaux et du communisme. Il présente aujourd'hui une exposition permanente et des expositions temporaires en lien avec l'histoire politique de la France.
  • La galerie ABCD (12 rue Voltaire), fondée par Bruno Decharme, conserve et présente une prestigieuse collection d'art brut.
  • Le 116[31], centre d'art contemporain (116 rue de Paris), a ouvert ses portes le 16 octobre 2013.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Armes de Montreuil

Les armes de Montreuil se blasonnent ainsi :

D'azur au chevron d'or surmonté d'une fleur de lys du même et accompagné de trois branches de pêcher d'argent fruitées aussi d'or.

Elles font référence aux murs à pêches et à l'histoire de la ville, autrefois domaine royal.

Ce blason remplace celui traditionnel mentionnant l'appartenance à la couronne de Vincennes (94)

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

En juin 2010, la ville de Montreuil dévoile sa nouvelle identité graphique et lance un nouveau site web. Le nouveau logo représente un M stylisé qui symbolise à la fois le passé industriel de la ville (les toits d'usine) et son passé horticole (le tronc d'arbre avec une pêche qui se dessine en creux). L'ancien slogan est remplacé par l'adresse internet de la ville. Le logo se décline dans un grand nombre de couleurs différentes, en monogramme simple ou superposé.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Montreuil-sous-Bois, Philippe Hivert, Eden/Folies d'encre :
  • Arlette Auduc, Montreuil, patrimoine horticole, Lieux Dits Éditions,‎ 2003 (ISBN 2-911330-25-0)
  • Hélène Bocard, Montreuil, patrimoine de l'Entre-deux-guerres, Lieux Dits Éditions,‎ 2006 (ISBN 978-2905913470)
  • Jérôme Decoux, Usines en ville. Architecture et histoire des ateliers et usines de Montreuil,‎ 2004, 132 p.
  • Jérôme Decoux, Montreuil, patrimoine industriel, Lieux Dits Éditions,‎ 2008 (ISBN 978-2905913395)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 23/07/2008.
  2. [1]
  3. a et b http://www.montreuil.fr/files/CADRE-DE-VIE/environnement/obsenv/ficheS2.pdf
  4. http://www.montreuil.fr/files/CADRE-DE-VIE/environnement/obsenv/fiche62.pdf
  5. pprMT Montreuil
  6. Arrêté du 11 janvier 2005 relatif à la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, publié au JO le 1er février 2005, consultable en ligne.
  7. Les grands parcs (site de la ville).
  8. Villes et villages fleuris.
  9. Jugement du TA.
  10. « A Montreuil, la communauté malienne est inquiète », sur www.rtl.fr, RTL (consulté le 13 avril 2012)
  11. Voir sur resohab.univ-paris1.fr.
  12. Voir sur nouvelobs.com.
  13. Voir sur insee.fr.
  14. [2] Insee, statistiques locales du logement].
  15. Le logement social (site de la ville).
  16. Notice de site (048s032) - atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis.
  17. Source : Code officiel géographique de l'Insee.
  18. Voir sur lexpress.fr.
  19. « A Montreuil, le divorce malvenu entre socialistes et Verts », = Rue89,‎ 14 avril 2010 (consulté le 18 avril 2010)
  20. Liste des maires de Montreuil sur www.francegenweb.org
  21. Du fait de la suspension des mairies communistes en octobre 1939.
  22. Marjorie Corcier, « Pour la première fois, ils ont endossés l'habit de maire ce week-end : Ambiance survoltée pour l'élection de Bessac (PCF) à Montreuil », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 7 avril 2014
  23. http://apiep93.org/network/apiep
  24. Coopération décentralisée, échanges internationaux, consulté le 23/10/2009.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  27. a et b Julien Bordier, « Mali-sous-Bois », sur lexpress.fr,‎ 6 octobre 2005 (consulté le 8 septembre 2013)
  28. Le cercle de Yelimané sur le site de la mairie de Montreuil
  29. c dans l'air émission du 04/04/2012 http://www.france5.fr/c-dans-l-air/international/aqmi-main-basse-sur-le-mali-35834
  30. L'Annuaire musulman, édition 2008
  31. Voir sur le site de la ville de Montreuil.
  32. Site personnel.