Philippe Leclerc de Hauteclocque

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Officier général francais 5 etoiles.svg Philippe Leclerc de Hauteclocque
Image illustrative de l'article Philippe Leclerc de Hauteclocque

Naissance
Belloy-Saint-Léonard, Somme
Décès (à 45 ans)
Colomb-Béchar, territoire d'Ain Sefra, Algérie française
Origine Drapeau de la France France
Grade Général d'armée
Années de service 19241947
Conflits Seconde Guerre mondiale
Commandement 2e division blindée
Faits d'armes Bataille et serment de Koufra
Bataille de Normandie
Libération de Paris
Libération de Strasbourg
Distinctions Maréchal de France à titre posthume
Grand-croix de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
Distinguished Service Order

Philippe François Marie de Hauteclocque, dit Leclerc, est un militaire français, né le à Belloy-Saint-Léonard (Somme) et mort le près de Colomb-Béchar (territoire d'Ain Sefra, Algérie française). Il fut l'un des principaux chefs militaires de la France libre durant la Seconde Guerre mondiale ; ses fonctions au sein des Forces françaises libres l'amenèrent notamment à commander la 2e division blindée. Leclerc fut tout d'abord son nom de guerre au sein des Forces françaises libres, avant d'être ajouté à son patronyme légal : il a été autorisé à se nommer Leclerc de Hauteclocque par décret du 17 novembre 1945 publié aux JO des 19 et 26 novembre 1945[1]. Il a été élevé après sa mort à la dignité de maréchal de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les jeunes années[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Armes des comtes de Hauteclocque.

Philippe de Hauteclocque, puis Leclerc de Hauteclocque est issu d'une famille enracinée en terre d'Artois, noble depuis 1163[2], dont la devise est : On entend loing haulte clocque.

Petit-fils du comte Gustave de Hauteclocque (Arras, 1829 - Naples, 30 avril 1914), historien et archéologue, maire de Bermicourt et de Marie-Henriette de Morgan-Frondeville (+ Paris, 1908). Le couple a trois fils : Henry (1862-1914, mort pour la France), Adrien et Wallerand (1866-1914, mort pour la France).

Fils du comte Adrien de Hauteclocque (1864-1945) et de Marie-Thérèse van der Cruisse de Waziers (1870-1956), Philippe grandit au sein d'une famille catholique qui compte six enfants, outre lui : Guy (1892-1965), Françoise (1895-1919), Madeleine (1897-1935), Yvonne (1900-1967) et Colette (1906-1990).

Il passe la plupart de ses vacances en famille dans le village de pêcheurs d'Audresselles.

  • Gustave de Hauteclocque (1829-30/04/1914) & Marie-Henriette de Morgan-Frondeville (??-1908)
    • Henry de Hauteclocque (1862-1914)
    • Adrien de Hauteclocque (1864-1945) & Marie-Thérèse van der Cruisse de Waziers (1870-1956)
      • Guy de Hautecloque (1892-1965)
      • Françoise de Hautecloque (1895-1919)
      • Madeleine de Hautecloque (1897-1935)
      • Yvonne de Hautecloque (1900-1967)
      • Philippe Marie Leclerc de Hautecloque (1902-1947)
      • Colette de Hautecloque (1906-1990).
    • Wallerand de Hauteclocque (1866-1914)

Études supérieures et militaires[modifier | modifier le code]

En 1922, après avoir préparé le concours à Sainte-Geneviève, il entre à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (promotion Metz et Strasbourg), dont il sort deux ans plus tard en tant que major. Il entre alors à l'École d'application de la cavalerie de Saumur, dont il sort en 1925, là encore, en étant major.

Famille[modifier | modifier le code]

Il épouse la même année, le , Thérèse de Gargan (1903-1996) qui a pour arrières-grands-parents le baron Théodore de Gargan et son épouse Marguerite de Wendel. Ils auront six enfants :

Débuts militaires[modifier | modifier le code]

Depuis 1918 (et jusqu'en 1930), la Sarre est sous occupation française en conséquence du traité de Versailles (1919) faisant suite à la Première Guerre mondiale. Le jeune Philippe de Hauteclocque a pour première affectation le 5e régiment de cuirassiers à Trèves ; après y avoir passé un an, il obtient une affectation au 8e spahis, au Maroc. Il participe à la pacification du territoire au cours de la guerre du Rif, durant laquelle il se distingue. En 1929, le commandement du 38e goum lui est confié.

Il devient instructeur à l'École de Saint-Cyr en 1931. Lors d'un exercice à cheval, sa jambe se casse sous sa monture ce qui lui vaudra d'utiliser une canne tout le reste de sa vie. Au cours d'un second séjour au Maroc, il est promu capitaine en 1934, et obtient la Légion d'honneur. En 1938, il réussit le concours d'entrée à l'École de Guerre, dont il sort major en 1939.

Il est « issu d'une famille Action française jusqu'en 1940 »[4],[5]. Lui-même lit l'Action française, sans adhérer à l'ensemble de la doctrine, appréciant surtout l'exaltation des valeurs de la France monarchique contenues dans ce journal et le fait qu'il fonde sa politique sur cette notion : « Le présent vient du passé »[6]. Chevauchant à la tête de son escadron lors de la revue du , et passant devant la tribune officielle où se tiennent Léon Blum et Édouard Daladier, il aurait brocardé ce dernier d'un « Pour le fusilleur, tête droite ! »[7],[8].

Ruptures idéologiques[modifier | modifier le code]

Il rompt avec l'Action française en 1940, jugeant que le mouvement trahit ses idées et fourvoie les élites qui le suivent. Il se défait également, à cette même époque, des préjugés antisémites des milieux maurrassiens[9]. Après la guerre, il n'évoquera plus Charles Maurras que pour juger sa philosophie critiquable et fera détruire les exemplaires du journal conservés à Tailly[6].

De tradition catholique[10], fervent pratiquant, il a manifesté toute sa vie son attachement à sa foi.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

1939-1940 : la campagne de France[modifier | modifier le code]

En mai 1940, Philippe de Hautecloque est capitaine d'état-major à la 4e Division d'Infanterie, en poste sur le front belge et dans la Poche de Lille. Lors de l'attaque allemande, il sent la captivité proche et demande au général Musse l'autorisation de quitter un front où il est devenu inutile. Il part vers la porte de Douai et récupère une bicyclette abandonnée. Il va mettre le cap au sud. Il échappe plusieurs fois à la capture, abandonne casque et ceinturon, guidé par la rage de s'échapper pour reprendre le combat.

Le 29 mai 1940, il est capturé en vêtements pseudo-civils et en bicyclette[11]. Fouillé, il est trahi par un certificat de paiement de l'école militaire. Il est emprisonné et réussit à récupérer son porte-feuille, dans le sac où était stocké le résultat de la fouille allemande, laissé imprudemment à sa portée. Il détruit la pièce compromettante et réussit à remettre le porte-feuille sans être vu. Lors de son interrogatoire à la mairie de Bohain-en-Vermandois par un officier allemand, il affirme être réformé comme père de famille de 6 enfants. Il subit la raillerie de l'officier qui s'étonne qu'à 37 ans il ne soit pas en train de défendre son « vaterland ». Certainement fatigué de ramasser des prisonniers, l'officier l'invite à décamper de façon dédaigneuse, non sans avoir affirmé que :

« Nation en décadence...(Il ajoute, l'air méprisant:) Jamais le Grand Reich allemand ne permettra à la France de se relever »

— op. cit. R. Dronne (1970) pp. 14-16.

.

Leclerc n'oubliera jamais cette insulte à laquelle il s'abstint de répondre. Il rejoindra les lignes françaises en traversant le canal du Nord. Il réintègre alors une unité combattante.


Le 15 juin, il participe à une contre-offensive dans la plaine de Champagne, au cours de laquelle il est blessé à la tête. Les blindés allemands ont ouvert le feu sur la maison dans laquelle il se trouvait, et une partie du plafond s'est effondrée sur lui. La blessure ne semble pas l'affecter, à tel point qu'il continue le combat, jusqu'à ce qu'il soit à nouveau fait prisonnier.

1940-1942 : poursuite de la lutte en Afrique[modifier | modifier le code]

Évasion vers l'Angleterre[modifier | modifier le code]

Le , il parvient à s'évader de l'hôpital des Sœurs de la Charité et prend le parti de continuer sa route pour poursuivre la lutte. Il traverse la France[12] à bicyclette, malgré l'occupation allemande, rejoint sa femme et leurs six enfants sur les routes de l'exode près de Libourne en Gironde. Après les avoir mis au courant de sa volonté de se battre, il se rend à Bayonne, où il obtient le 8 juillet un visa pour le Portugal, mais pas pour l'Espagne. Repassant la ligne de démarcation le 10, il est le lendemain[13] à Perpignan, où il obtient son visa pour l'Espagne. Arrivé le 12 à Cerbère par le train, il est brièvement arrêté le 13 à Port-Bou par les douaniers espagnols, qui le font conduire à Figueras pour interrogatoire et jugement, à cause d'un excédent de devises étrangères[14]. Mais il s'échappe, prend le train de Madrid, et de là celui de Lisbonne où il arrive le 17 juillet. Embarqué le 20 juillet sur le SS Hilary, il arrive à Londres[15].

Rencontre avec de Gaulle[modifier | modifier le code]

Il se présente au général de Gaulle le 25 juillet. Afin d'éviter que des représailles ne soient dirigées contre sa famille, il a pris le pseudonyme de « François Leclerc », le patronyme étant très fréquent en Picardie et à Belloy même[16],[17],[18],[19]. Cette discussion a probablement changé sa vie. Le général de Gaulle, reconnaissant en lui un chef exceptionnel, le promeut de capitaine à chef d’escadrons dès leur première rencontre et lui donne pour mission de rallier l'AEF à la France libre.

Départ pour l'Afrique[modifier | modifier le code]

Le , il quitte l'Angleterre pour le Cameroun avec René Pleven, André Parant et Claude Hettier de Boislambert. Le voyage se fait à bord d'un hydravion Sunderland, le Clyde[1]. Il atterrit à Lagos le . Dix jours plus tard, il débarque de nuit en pirogue à Douala avec 22 hommes. Il fait la connaissance du commandant Louis Dio, qui arrive de Fort-Lamy à la tête d'un détachement du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad. Il parvient à convaincre les autorités fidèles à Vichy de s'effacer et rallie le Cameroun, le Tchad et le Congo à la cause de la France libre sous l’égide de Félix Éboué et de Larminat.

Jugeant son grade de commandant insuffisant, face au gouverneur général et au lieutenant-colonel Bureau, commandant les troupes à Douala, il arrache les quatre galons de sa manche gauche pour en recoudre un sur celle de droite : le voici colonel, lui qui n'était qu'un simple capitaine un mois plus tôt.

Leclerc est nommé Commissaire général du Cameroun et le 28 août, c'est toute l'AEF, à l'exception du Gabon qui s'est ralliée au Général de Gaulle. Celui-ci, au cours d'une visite à Douala le 8 octobre, donne son accord à Leclerc pour tenter de rallier le pays à sa cause. Avec l'aide des Forces françaises libres, repliées après l’échec de l’expédition de Dakar (23-25 septembre), Leclerc débarque près de Libreville le 8 et le 10 novembre, le Gabon se joint à la France libre.

Promotion au grade de colonel[modifier | modifier le code]

Leclerc est alors officiellement confirmé au grade de colonel par le général de Gaulle, grade qu'il s'était attribué « comme par enchantement », selon l'expression de De Gaulle, en arrivant au Cameroun pour ne pas être en infériorité hiérarchique par rapport au lieutenant-colonel Bureau[20],[21] en poste à Douala, et il est désigné comme commandant militaire du Tchad.

La France libre a pour la première fois une assise territoriale et stratégique significative.

À partir de ces bases, sa colonne, qui compte notamment le capitaine Massu, effectue des raids de plusieurs milliers de kilomètres au milieu du désert, avec un équipement peu adapté aux conditions climatiques et au sol sableux et se dirige vers des postes italiens. Ayant pris l'oasis de Koufra () avec un canon et 300 hommes seulement, il fait le serment avec ses soldats de ne pas déposer les armes avant d'avoir vu le drapeau français flotter sur la cathédrale de Strasbourg.

Le , il est déchu de la nationalité française par un décret du gouvernement de Vichy[22]. Le 11 octobre suivant, la cour martiale de Gannat le condamne à mort par contumace et à la confiscation de ses biens pour « crimes et manœuvres contre l'unité et la sauvegarde de la patrie »[23].

Campagne du Fezzan[modifier | modifier le code]

En février-mars 1942, il mène une campagne dans le Fezzan. Nommé le 25 mars commandant supérieur des troupes de l'Afrique française libre, il part pour Brazzaville, laissant le colonel François Ingold à la tête des troupes du Tchad. Le 22 septembre, de Gaulle lui donne l'ordre de conquérir le Fezzan et d'avancer jusqu'à Tripoli, de même qu'il prescrit l'envoi de troupes au Niger, afin de rallier à la France libre l'Afrique-Occidentale française (objectif qu'il abandonne finalement à la mi-novembre).

Le Leclerc est à Zouar en inspection[24]. Il lance le 22 décembre l'offensive sur le Fezzan et conduit sa colonne, forte de 4 000 Africains et 600 Européens appuyés par le groupe aérien Bretagne, à Sebha le 12 janvier, Mourzouk le 13 et Tripoli le 25. Le , il rencontre à Ghadamès le général Delay, commandant le front est du Sud algérien. Puis, rejoint par la colonne volante détachée des Forces françaises libres du Western Desert, il participe avec la 8e armée britannique à la campagne de Tunisie. Après la bataille de Ksar Ghilane, où la Force L (L pour Leclerc) résiste à une attaque allemande et sort vainqueur, il s'empare de Gabès, puis entre à Kairouan le 12 avril. Huit jours plus tard, il participe, à Tunis, au défilé de la victoire à la tête de ses troupes.

« Tirailleurs africains ou coloniaux et soldats de France métropolitaine venus du cœur de l'Afrique à travers le Sahara, fraternellement unis, debout dans leurs étonnantes voitures bardées de filets de camouflage, de tôles de désensablement, de guerbas avaient un halo de légende. Ils furent frénétiquement applaudis. »

— Raymond Dronne (1970) p. 291

Leclerc va se consacrer à forger l'outil du renouveau de l'Armée française.

1943-1945 : Libération de la France et fin de la guerre[modifier | modifier le code]

Maroc : l'outil se forge[modifier | modifier le code]

Leclerc est nommé général de division le 25 mai 1943, la Force L devenant 2e division française libre (2e DFL) le 30. Renvoyée par le général Giraud en Libye le 10 juin, sa division reçoit le renfort d'évadés de France par l'Espagne et d'unités issues des troupes vichystes ralliées de l'Armée d'Afrique. Rebaptisée 2e division blindée (2e DB) le 24 août, elle est réorganisée sur le modèle américain, et rejoint, en septembre, le camp de Temara, au Maroc, où elle demeure jusqu'en avril 1944 pour y parfaire son entraînement et compléter ses effectifs. Il reçoit enfin l'affectation d'un régiment de chasseurs de chars, le RBFM, qui lui avait été promis.

Le 10 avril 1944, la 2e DB au complet entame son embarquement pour l'Angleterre, où elle est affectée à la 3e armée américaine du général Patton. Une grande unité française va combattre sous commandement américain, armée, équipée et structurée à l'américaine.

Débarquement en Normandie[modifier | modifier le code]
Leclerc avec ses hommes du 501e régiment.

Envoyée en Normandie, la 2e DB débarque le dans la Manche, sur la plage de Saint-Martin-de-Varreville, et va établir son premier camp à Vesly, dans un champ dénommé « champ Robert », où elle séjourne dix jours, le temps de s'organiser avant de faire route sur Argentan et Alençon, tout en ayant au passage prêté main forte, lors de la fermeture de la poche de Falaise, à Chambois-Mont-Ormel. Faisant partie de la 3e armée du général Patton, la division de Leclerc, ou « division Croix de Lorraine », devient parfois même le fer de lance des attaques américaines. Sa division libère, le 12 août, Alençon, s'illustre dans la forêt d'Écouves, mais bute, le 13 août, sur Argentan, qu'elle ne peut investir, gênant, en fait, les mouvements américains. Leclerc demande alors l'autorisation de quitter le théâtre des opérations en Normandie, pour : « Ne plus perdre un seul homme ici et libérer Paris, la capitale de la France. ».

Il a à sa disposition un char PC de commandement armé d'un simulacre de canon en bois, le Tailly.

Il peut, au passage, le 2 août 1944, s'arrêter chez ses cousins à Sainte-Suzanne-Prétôt, chez Françoise de Hautecloque. Il en repart accompagné des deux premiers engagés sur le sol de France (un neveu et son ami).

Marche sur Paris[modifier | modifier le code]

Sans l'accord de ses supérieurs, la 2e DB fonce sur Paris, si bien que, le , le général Leclerc reçoit la reddition du général von Choltitz, gouverneur militaire allemand de Paris, à la gare de Paris-Montparnasse. La capitale a été libérée en deux jours, dans un mélange de liesse et de coups de feu. Les généraux de Gaulle et Leclerc descendent côte à côte l'avenue des Champs-Élysées alors qu'éclatent encore des accrochages sporadiques.

Autorisé à prendre une courte permission chez lui à Tailly où il se rend en avion, il retrouve sa famille qu'il n'avait pas vue depuis quatre années. Il rentre après deux jours de séjour accompagné de ses deux fils ainés, Henri (18 ans) et Hubert (17 ans) qui s'engagent dans les unités de la 2e DB. Le combat reprend, en famille.

Marche sur Strasbourg[modifier | modifier le code]
Leclerc signant l'acte de capitulation du Japon à bord de l'USS Missouri.

Partie de Paris le 8 septembre 1944, le 2e DB se dirige vers l'est pour des combats contre le général von Manteuffel durant lesquels la 112e Panzer Brigade est écrasée à Dompaire le 13 septembre perdant 59 chars[25]. Après une pause imposée par le commandement américain, l'axe de marche est dirigé sur Strasbourg.

Avant la fin de l'année 1944, le 23 novembre, ses troupes libèrent Strasbourg, à l'issue d'une charge partie de Baccarat, ville libérée le 31 octobre, et traversant des cols des Vosges difficilement praticables et barrés. C'est l'occasion d'une prise d'armes à Strasbourg pour rappeler que le serment de Koufra a été tenu.

Cependant, Leclerc est cloué en Alsace et doit se battre contre sa hiérarchie. Sa division est bloquée dans la plaine d'Alsace inondée, en position défensive. Il travaille à la réduction de la poche de Colmar puis à celle de Royan. Ses relations sont difficiles avec le général de Monsabert. Leurs conceptions militaires s'affrontent.

En Allemagne[modifier | modifier le code]

Dans les premiers jours de mai, passés en Allemagne, les soldats de la 2e DB découvrent les horreurs des camps de concentration et portent secours à des Français rescapés de Dachau[26].

Pendant la pause face à la Vor Vogensen Stellung (1re ligne de défense), Leclerc a connaissance d'exactions allemandes. Il adresse une lettre de mise en garde au Kampfkommandant de Baccarat :

« L'armée allemande n'obéit plus, vis-à-vis des populations civiles, aux lois de la guerre. Des villages sont systématiquement brûlés, les habitants fusillés ou déportés... L'ordre de déportation de la population de Baccarat et de celle de Raon-l'Étape vient d'être donné... J'avertis officiellement le commandement allemand que je vais faire, au fur et à mesure, des constats et que je relève, chaque fois, les noms des officiers responsables. Quel que soit le nombre de semaines, de mois pendant lesquels l'Allemagne réussira encore à prolonger la guerre, elle devra bientôt s'incliner. J'emploierai tout mon poids à ce que justice soit faite. »

— Général Leclerc au Général Feuchtinger[27][réf. insuffisante]

Le général Feuchtinger n'exécute pas la déportation prévue, et part devant l'attaque du 29 octobre.

Ce sont les soldats français de Leclerc qui s'emparent le du Kehlsteinhaus, le « nid d'aigle » d'Adolf Hitler, à Berchtesgaden, en Bavière, quelques jours avant l'armistice du 8 mai.

Affaire des Waffen-SS français[modifier | modifier le code]

Le 6 mai au matin, Leclerc prend ses quartiers dans le village de Bad Reichenhall (Haute-Bavière), non loin de Berchtesgaden. Le même jour, douze Waffen-SS français, issus pour la plupart de la division Charlemagne, ont été capturés par les Américains. Ils sont remis à la 2e DB. Quelques clichés photographiques ont été pris lors de cette rencontre entre Français[28]. Leclerc a un bref échange avec les prisonniers, demandant à l'un d'eux : « N'avez-vous pas honte de servir sous cet uniforme ? ». Le SS français aurait alors répondu que Leclerc portait lui-même un uniforme américain (Leclerc porte alors effectivement une tenue de combat d'origine américaine et des guêtres anglaises, mais des insignes français ; il sert toutefois sous les couleurs françaises, en obéissant à une autorité politique française, et est donc « sous uniforme français »).

Selon les témoignages existants, Leclerc aurait ensuite quitté les lieux, déclarant sur le ton de l'agacement : « Débarrassez-moi de ces gens-là ! ». Le GPRF, informé de l'existence des prisonniers, ne reçoit plus ensuite aucune nouvelle et s'en inquiète par télégramme le 18 mai. Les autorités de Paris ignorent alors que les douze SS français ont été fusillés, le 7 ou le 8 mai, dans une clairière, au lieu-dit Kugelbach, par des soldats du régiment de marche du Tchad (des républicains espagnols de la Nueve). Exécutés par groupe de quatre, ils ont été assistés religieusement par le père Gaume, aumônier d'un groupe d'artillerie de la division. L'exécution des prisonniers ne s'est accompagnée d'aucun jugement, le tribunal militaire de la 2e DB ne s'étant pas réuni pour l'occasion. Plusieurs décennies après les faits, la responsabilité de cet acte, qui s'inscrit dans le cadre plus large de la répression de la collaboration avec l'Allemagne nazie[29], n'a pas pu être déterminée. Le père Gaume, désigné pour assister les fusillés, aurait déclaré que la décision d'exécuter les prisonniers avait été prise « à l'état-major » de la division[30]. Le 2 août 1948, le même père Gaume déclare aux gendarmes du Dahomey que l'ordre de fusiller les prisonniers avait été donné par « le commandant français », sans plus de précisions[31].

Au moment de l'exécution, le lieutenant Morvan, qui commandait l'un des pelotons, aurait évoqué « le haut État-major de la division ». Jean-Christophe Notin, biographe de Leclerc, estime impossible de déterminer ce que recouvre exactement le terme « le haut État-major de la division » ; il s'abstient dès lors de conclure si l'ordre d'exécution a été donné par Leclerc lui-même, « travaillé par les horreurs de Dachau, révolté par l'arrogance des prisonniers » et qui aurait alors cédé à un accès de colère, ou par un de ses officiers supérieurs, qui aurait interprété le « Débarrassez-moi de ces gens-là ! » de Leclerc comme un ordre de les fusiller. Jean-Christophe Notin estime que « l'affaire est grave, puisqu'elle mêle l'icône de la Libération à l'exécution de douze prisonniers » ; en l'absence de toute conclusion définitive, il replace cependant cet événement dans le contexte « des horribles visages de la guerre, qui n'en a que très peu de beaux »[32].

Extrême-Orient[modifier | modifier le code]

Le 21 juin 1945, Leclerc fait ses adieux avec solennité à sa division. Il la quitte pour rejoindre le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient, mis sur pied pour intervenir en Indochine française, que l'Empire du Japon occupe depuis 1940 et contrôle totalement depuis le coup de force du 9 mars 1945. Leclerc prend en charge l'entraînement du Corps expéditionnaire, mais le Japon annonce finalement sa capitulation en août. Leclerc arrive le 22 août à la base alliée de Kandy (Ceylan) pour préparer l'entrée de ses troupes en Indochine, où différents groupes indépendantistes prennent le pouvoir tandis qu'une partie des Français demeurent prisonniers des Japonais ; mais il apprend de la bouche du commandant britannique Louis Mountbatten que Britanniques et Chinois, en vertu des accords de Potsdam négociés sans la France, vont pénétrer les premiers en Indochine française, et que les troupes françaises n'ont pas encore l'autorisation d'y débarquer. Leclerc, bloqué à Ceylan et empêché de secourir les populations françaises, alerte de Gaulle pour qu'il fasse pression sur le président Truman, mais les États-Unis s'abstiennent d'intervenir pour ne pas mécontenter le président chinois Tchang Kaï-chek[33].

Le , c'est Leclerc qui signe, au nom de la France, l'acte de capitulation du Japon, à bord du cuirassé USS Missouri, en rade de Tokyo[34].

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Ce n'est que le 5 octobre que Leclerc, après avoir enfin reçu l'autorisation des Alliés, peut débarquer en Indochine pour en entamer la reconquête et participer au désarmement des troupes japonaises : la destruction de l'administration coloniale par les Japonais en mars 1945, puis la reddition des Japonais en août, ont laissé le territoire indochinois en plein chaos, les indépendantistes vietnamiens, cambodgiens et laotiens ayant les mains libres. Hô Chi Minh, chef du du Việt Minh communiste, a notamment proclamé le l'indépendance du Viêt Nam. La reprise en main du Cambodge est aisée : le roi Norodom Sihanouk ayant invité les Français à rétablir leur protectorat, Leclerc peut arrêter sans difficultés le premier ministre indépendantiste Son Ngoc Thanh. La situation est nettement plus complexe en territoire vietnamien, où les troupes de Leclerc parviennent progressivement, entre octobre 1945 et janvier 1946, à rétablir la souveraineté française dans toute la Cochinchine, puis dans le Sud-Annam, tandis que le nord de l'Annam et tout le Tonkin demeurent sous le contrôle du Việt Minh. Les accords Hô-Sainteny permettent finalement de débloquer la situation en lançant un processus de négociations avec les indépendantistes communistes vietnamiens : le , les troupes de Leclerc peuvent enfin faire leur entrée dans Hanoï. Le 26 mars, Leclerc rencontre Hô Chi Minh ; leur prise de contact se passe bien, Leclerc étant favorable à une résolution par la voie politique de la crise qui secoue la colonie française. En mai 1946, les troupes de Leclerc achèvent de reprendre le contrôle de l'Indochine en s'assurant celui du Laos[35].

Le , Leclerc est nommé inspecteur des forces terrestres en Afrique du Nord ; il est promu général d'armée deux jours plus tard.

Décès et controverse sur ses circonstances[modifier | modifier le code]

Le , au cours d'une tournée d'inspection en Afrique du Nord, son avion, un B-25 Mitchell est pris dans une tempête de sable. On suppose que le pilote est descendu à basse altitude pour trouver des repères géographiques, mais l'avion a percuté le remblai de la voie ferrée, à côté du Djebel Aïssa, non loin de Colomb-Béchar. Les douze occupants de l'appareil[note 1] sont tués sur le coup. Un treizième cadavre a été retrouvé dans la carcasse de l'avion. Ce treizième corps, jamais identifié, a alimenté l'idée d'un complot.

Conrad Kilian, mort le dans des circonstances controversées, est le premier à lancer l'idée : l'Angleterre aurait fait assassiner Leclerc à cause de la guerre secrète du pétrole dans le Fezzan, dans la partie ouest de la Libye. Cette théorie est reprise par la suite par d'autres sources[36]. Aucune preuve ne permet toutefois d'étayer cette thèse, et Killian avait été qualifié de mythomane par Leclerc lui-même[réf. nécessaire].

Au contraire, Jean-Christophe Notin démontre que l'avion, modifié pour accueillir des passagers et déséquilibré par l'ajout d'une couchette à l'arrière, aurait simplement décroché alors qu'il volait à basse altitude, ainsi qu'il avait tendance à le faire à la suite de ces modifications[37]. Selon la même source, qui cite plusieurs exemples, Leclerc avait à de nombreuses reprises durant la Seconde Guerre mondiale forcé des équipages à voler dans des conditions plus que défavorables, ce qui provoqua plusieurs accidents.

Les légionnaires bâtiront en 1957 le « monument Leclerc », qui n'existe plus, sur le lieu de l'accident. Quelques vestiges ont été ramenés et déposés au Fonds historique maréchal Leclerc à Saint-Germain-en-Laye[38],[39],[40],[41]. Le monument est toujours bien visible sur Google Earth : 32° 07′ 53.77″ N 2° 19′ 19.13″ O / 32.1316028, -2.3219806 ().

Obsèques nationales[modifier | modifier le code]

La nouvelle de ce décès est un choc pour une France qui se relève difficilement d'une terrible guerre, et qui voyait en cet homme le libérateur de Paris et de Strasbourg, celui qui avait lavé l'affront de la défaite de 1940.

Le 29 novembre 1947, l'Assemblée nationale vote à l'unanimité les obsèques nationales, sur une résolution déposée par le député René Pleven. Après un hommage national à Notre-Dame, la 2e DB escorte son chef vers l'Arc de Triomphe, où une foule de Français viennent s'incliner devant le cercueil du général. Il est inhumé dans la crypte des Invalides, dans le caveau des gouverneurs[42].

Le , pour le cinquantenaire de l'anniversaire de son décès, une homélie ainsi qu'une messe sont célébrées en la cathédrale d'Amiens par l'évêque d'Amiens et par le père Maurice Cordier, ancien combattant de la 2e DB et aumônier général des anciens de la 2e DB.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

États de service[modifier | modifier le code]

  • 11 juin 1938 : breveté observateur en avion no 3993
  • 1er novembre 1938 : élève à l'École supérieure de guerre
  • 1939 : brevet d'état-major (60e promotion)
  • 13 février 1940 : chef du 3e bureau à la division cuirassée de l'état-major
  • 1 juin 1940 : fait prisonnier mais libéré.
  • 15 juin 1940 : blessé, fait prisonnier
  • 17 juin 1940 : évadé
  • 25 juillet 1940 : rejoint la France libre à Londres
  •  : auto-promu colonel, sans avoir jamais été lieutenant-colonel, sera confirmé ensuite dans son grade par le général de Gaulle
  • juin 1943 : commandant de la 2e DFL
Général de corps d'armée Philippe Leclerc de Hauteclocque, commandant de la 2e DB en opérations entouré de son état-major.
  • 25 décembre 1946 : chargé de mission par le président de gouvernement en Indochine
  • 12 avril 1947 : nommé inspecteur des Forces terrestres, maritimes et aérienne d'Afrique du Nord
  • 1er juillet 1947 : nommé membre du Conseil supérieur de la Défense nationale
  • 28 novembre 1947 : décès en service commandé, à Colomb-Béchar, au cours d'une mission d'inspection (accident d'avion)

Décorations principales[modifier | modifier le code]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Décorations étrangères[modifier | modifier le code]

Hommages posthumes[modifier | modifier le code]

Maréchal de France[modifier | modifier le code]

Il est élevé à la dignité de maréchal de France à titre posthume par décret du [43](Avant lui, deux autres généraux d'armée s'étant illustrés au cours de la Seconde Guerre mondiale avaient été élevés à la dignité de maréchal de France : Jean de Lattre de Tassigny (1889-1952), à titre posthume, par décret du 15 janvier 1952[44] et Alphonse Juin (1888-1967), de son vivant, par décret du 7 mai 1952[45]. Après lui, un autre général d'armée est fait maréchal : Pierre Koenig (1898-1970), à titre posthume, par décret du 6 juin 1984[46]).

Mémoriaux et musées[modifier | modifier le code]

  • Paris
  • Alençon : monument à la mémoire de Leclerc est inauguré le 15 mars 1970
  • Amiens : monument au maréchal Leclerc de Jean et Joël Martel, inauguré le 24 juin 1950.
  • Antony : monument au maréchal Leclerc de Jean et Joël Martel, inauguré le 15 octobre 1950.
  • Aulnay-sous-Bois : monument au maréchal Leclerc sous forme d'une haute borne.
  • Grugé-l'Hôpital : plaque commémorative au-dessus de la porte d'entrée de la mairie.
  • Poissy : borne en hommage du maréchal Leclerc.
  • Strasbourg : monument au maréchal Leclerc, sculpteur Georges Saupique, inauguré le 23 novembre 1951.
  • Tailly-l'Arbre-à-Mouches : dans les communs du château de la famille Leclerc de Hautecloque, exposition consacrée à l'épopée du maréchal Leclerc de Hauteclocque et à la Libération de la France en 1944.
  • Wasselonne : plaque commémorative en hommage du général Leclerc.

Auxquels s'ajoutent des stèles et plaques commémoratives sur les lieux de son passage au cours de la Libération de la France.

Institution, voies publiques et matériel militaire[modifier | modifier le code]

  • Son nom est aujourd'hui l'un des odonymes les plus courants en France.
  • Le char Leclerc, char d'assaut de l'armée française porte son nom.
  • La « Fondation Maréchal Leclerc », sous l'égide de la Fondation de France, créée et dirigée pendant 32 ans par le lieutenant-colonel Philippe Peschaud (1915-2006), un proche de Leclerc, n'a eu de cesse de raviver, dans la mémoire collective des Français, le souvenir de cet acteur capital de l'histoire de France.

Postérité[modifier | modifier le code]

  • De nos jours, les descendants directs du maréchal, et uniquement eux, se nomment officiellement Leclerc de Hauteclocque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Parmi lesquels se trouvait Paul Fouchet, colonel des Spahis, frère aîné de Christian Fouchet.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b p. 343
  2. Genealogies.ternois.free.fr Généalogie de la famille de Hautclocque.
  3. « Livre d'or de la 2e DB – Leclerc de Hauteclocque Henri », sur fondation-leclerc.com (consulté le 17 mars 2014).
  4. Olivier Forcade, Éric Duhamel, Philippe Vial, Militaires en République, 1870-1962 : les officiers, le pouvoir et la vie publique en France, Publications de la Sorbonne,‎ 1999, 734 p. (ISBN 9782859443627, lire en ligne), p. 31.
  5. Christine Levisse-Touzé (2000), p. 38, signale que l'engagement dans l'Action française de la famille « commence avec l'affaire Dreyfus. Cette adhésion n'est pas, au demeurant, définitive. 1940 la suspend ».
  6. a et b Adolphe Vézinet (1974), p. 34.
  7. Général Jean Compagnon (1994), p. 94.
  8. Martel 1998, p. 79.
  9. Jean-Christophe Notin (2005), p. 134.
  10. Antony Beevor (2009).
  11. op. cit. M. Destrem (1984), PP. 61-66
  12. par Tailly (5/6/1940), Paris (7/6 et 21/6/1940), Bayonne (4/7/1940), Cerbère (11/7/1940), Madrid (14/7/1940) et Lisbonne (17/7/1940). Il arrive à Londres le .
  13. en train
  14. 10 000 F au lieu des 3 000 permis et on lui confisque tout sauf des dollars cachés dans ses chaussettes.
  15. Christine Levisse-Touzé (2002), p. 40.
  16. Jean-Christophe Notin (2005), p. 57 et 60.
  17. Un témoignage publié anonymement dans la Revue de la France Libre, n° 156 bis, juin 1965 et intitulé « La ténacité de Leclerc et l'épopée de son ralliement », évoque également le pseudonyme « François Leclerc ».
  18. Evelyn Mesquida, La Nueve 24 août 1944 : Ces républicains espagnols qui ont libéré Paris, Le Cherche Midi,‎ 2011, p. 93.
  19. Selon Charles Pichon, Leclerc, Paris, SEFI Éditeur,‎ 1948, p. 29 (tiré à 500 exemplaires), en revanche : « Il donne son nom de famille : Philippe de Hauteclocque, capitaine, breveté d'État-Major ; mais il ajoute aussitôt son nom de guerre, Jacques Leclerc... Jacques : le nom éternel du paysan français... Leclerc : le nom de sa province, aussi commun là-bas que le sont ailleurs Martin ou Durand. »
  20. Vital Ferry, Croix de Lorraine et Croix du sud, 1940-1942 : aviateurs belges et de la France libre en Afrique, Le gerfaut,‎ 2005, 286 p. (ISBN 9782914622929), p. 95.
  21. Pierre Kamé Bouopda, La Quête de libération politique au Cameroun: 1884-1984, L'Harmattan,‎ 2006, 253 p. (ISBN 9782296004450), p. 50.
  22. Martel 1998, p. 148
  23. Adolphe Vézinet (1974), p. 44.
  24. op. cit. R. Dronne (1970) p. 206
  25. Deux chars Panther capturés intacts orneront l'entrée de l'esplanade des Invalides. L'un d'eux est au Musée des blindés à Saumur.
  26. Jean-Christophe Notin (2005), p. 327.
  27. Destrem 1984, op. cit., p. 312.
  28. Dossier sur le site sur la 2e DB.
  29. Pierre Montagnon, La Grande histoire de la Seconde guerre mondiale : Du procès Laval au jugement de Nuremberg, septembre 1945-octobre 1946, Pygmalion,‎ 1996, 322 p., p. 33.
  30. X. R., « Fusillés sans jugement », Historia, no 32 : « L'internationale SS »,‎ 1973.
  31. Document conservé aux archives du Loir-et-Cher publié par Eric Lefèvre, Olivier Pigoreau, Bad Reichenhall. 8 mai 1945. Un épisode tragique, Éditions Granche,‎ 2010, p. 271.
  32. Jean-Christophe Notin (2005), p. 330-333.
  33. Jacques Dalloz, La Guerre d'Indochine, Seuil, 1987, p. 79.
  34. Cette signature est fidèlement reconstituée au sein d'un musée, sur l'île Sentosa, près de Singapour, et où figure le général Leclerc parmi les représentants des Forces Alliées face aux Japonais, en personnages de cire.
  35. Carine Hahn, Le Laos, Karthala, 1999, pages 93-96
  36. Pierre Fontaine, La mort étrange de Conrad Kilian, inventeur du pétrole saharien, Les Sept couleurs,‎ 1959, p. 32.
  37. Jean-Christophe Notin (2005), p. 512-533.
  38. Général Robert Dubois, « Le général Leclerc, maréchal de France, un homme de foi », Revue de la France libre, no 261,‎ 1er trimestre 1988 (rééd. André Casalis (éd.), La Mémoire des Français libres. Hommes et combats, vol. 5, Fondation de la France libre,‎ 2002, p. 2110, note 3).
  39. « Le général de Gaulle à Colomb-Béchar et monument Leclerc », Les Actualités Françaises, 20 mars 1957, 41 secondes.
  40. Le monument Leclerc. sur Google Maps.
  41. Vidéo de la commémoration du monument Leclerc par le général de Gaulle, le 20 mars 1957., sur le site internet de l'INA.
  42. cf. op. cit. Maja Destrem,, Prologue pp. 12-17
  43. Décret publié au JO du 24 août, page 8430.
  44. Publié au JO du 16 janvier, page 666.
  45. Paru au JO du 8 mai, page 4713.
  46. Publié au JO du 8 juin, page 1775.
  47. Musée du maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris - musée Jean Moulin de la ville de Paris Site officiel.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages
  • La Deuxième division blindée - Général Leclerc : combattants et combats en France, présentés par une groupe d'officiers et d'hommes de la division, Arts et Métiers Graphiques,‎ 1945, 316 p. (orientation bibliographique.).
  • Le Général Leclerc vue par ses compagnons de combat, Éditions Alsatia,‎ 1948, 365 p. (rééd. Alsatia, 1952, et Émile-Paul, 1967, 309 pages).
  • Antony Beevor, D-Day et la bataille de Normandie, Paris, Calmann-Lévy,‎ 2009 (ISBN 978-2-7021-4016-1).
  • Général Jean Compagnon, Leclerc, Maréchal de France, Flammarion,‎ 1994, 625 p. (rééd. French & European Pubns, 2004)
  • Didier Corbonnois, L’Odyssée de la colonne Leclerc, Les Français libres au combat sur le front du Tchad, 1940-43, Éditions Histoire & Collections,‎ 2003, 175 p. (ISBN 2-913903-85-1).
    Retrace toute la période africaine de la Colonne avant la mise sur pieds de la DB. Iconographies inédites, cartes…
  • Maja Destrem, L'Aventure de Leclerc, Librairie Arthème Fayard,‎ 1984, 443 p. (ISBN 2-213-01419-1) (rééd. 1997).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jacques Granier, Et Leclerc prit Strasbourg, Éditions des Dernières Nouvelles,‎ 1970, 312 p..
  • Christine Levisse-Touzé, Du capitaine de Hautecloque au général Leclerc, Éditions Complexe,‎ 2000, 477 p. (ISBN 9782870278185).
  • Philippe Leclerc De Hauteclocque, la légende d'un héros, Éditions Tallandier,‎ 2002 (ISBN 2847340335).
  • Jean-Christophe Notin, Leclerc, Perrin,‎ 2005, 620 p. (ISBN 978-2-262-03294-4) (rééd. 2010).
  • Général Adolphe Vézinet, Le Général Leclerc de Hauteclocque, maréchal de France, Presses de la Cité,‎ 1974, 315 p..
  • André Martel, Leclerc : le soldat et le politique, Albin Michel,‎ 1998, 571 p.
  • Raymond Dronne, Leclerc et le serment de Koufra, Paris, Éditions J’ai lu, coll. « J’ai lu leur aventure / A239 »,‎ 1970, poche, 321 p.
Bande dessinée
  • La Légende du général Leclerc, bande dessinée par Bertrand Guillou, éditions le Lombard, novembre 2007
Périodiques
  • Christophe Dutrône, « Philippe Leclerc », Batailles & Blindés, no 22, novembre-décembre 2007 (ISSN 1765-0828).
  • Christophe Dutrône, « Leclerc – Un personnage de légende », Batailles hors-série no 11, 2006.
  • Plaquette « Le général Leclerc, maréchal de France (1902-1947) », Revue française (sans lieu ni date).
  • « Leclerc, libérateur de Paris, maréchal de France, est à l'honneur cette semaine », Paris Match no 181, 30 août-6 septembre 1952.
Cinéma

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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Précédé par
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Philippe Leclerc de Hauteclocque
Gouverneur
29 août - 12 novembre 1940
Suivi par
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