Charleville-Mézières

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Charleville-Mézières
La place Ducale.
La place Ducale.
Blason de Charleville-Mézières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes (préfecture)
Arrondissement Charleville-Mézières (chef-lieu)
Canton chef-lieu de quatre cantons
Canton de Villers-Semeuse
Intercommunalité Communauté d’agglomération de Charleville-Mézières / Sedan
Maire
Mandat
Boris Ravignon
2014-2020
Code postal 08000
Code commune 08105
Démographie
Gentilé Carolomacérienne, Carolomacérien
Population
municipale
49 433 hab. (2011)
Densité 1 572 hab./km2
Population
aire urbaine
106 747 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 46′ 19″ N 4° 42′ 58″ E / 49.771911, 4.716122 ()49° 46′ 19″ Nord 4° 42′ 58″ Est / 49.771911, 4.716122 ()  
Altitude Min. 133 m – Max. 197 m
Superficie 31,44 km2
Localisation

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Charleville-Mézières
Liens
Site web http://www.charleville-mezieres.fr/

Charleville-Mézières (prononcé [ʃaʁ.lə.ˈvil me.ˈzjɛʁ]) est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Champagne-Ardenne.

Avant la fusion des deux communes principales en 1966, les gentilés respectifs étaient Carolopolitains pour Charleville et Macériens pour Mézières. Ses habitants sont appelés les Carolomacériens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Superficie[modifier | modifier le code]

La commune de Charleville-Mézières s'étend sur une superficie de 3 144 hectares[1] depuis la fusion des communes qui a eu lieu en 1966[N 1].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Charleville-Mézières est traversée par la Meuse, qui forme une multitude de méandres séparant Charleville de Mézières. La vallée dans laquelle s'est développée l'agglomération est sujette aux inondations, comme en décembre 1993 et en janvier 1995.

Charleville-Mézières a aussi la particularité de se situer à la limite entre le Bassin parisien au sud et le massif ardennais au nord, avec le mont Olympe (196 m) dominant la ville. La superficie de Charleville-Mézières s'élève à 3 144 hectares et l'altitude de la ville est de 150 m à la préfecture.

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville est située au nord de la région Champagne-Ardenne dont elle est la troisième ville après Reims et Troyes, au nord du département des Ardennes dont elle est le chef-lieu, à 19 km à l'ouest de Sedan, à 87 km au nord-est de Reims, à 239 km au nord-est de Paris, à 10 km de la frontière belge, à 90 km au sud de Charleroi et à 150 km de Bruxelles, ainsi qu'à 130 km à l'ouest de Luxembourg.

Communes limitrophes de Charleville-Mézières
Damouzy Bogny-sur-Meuse, Nouzonville et Montcy-Notre-Dame Aiglemont et La Grandville
Warcq Charleville-Mézières Saint-Laurent
Prix-lès-Mézières La Francheville Villers-Semeuse

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type océanique à influence continentale, avec des hivers relativement froids, des étés relativement chauds, et des précipitations bien réparties toute l'année. Charleville-Mézières figure parmi les villes les moins ensoleillées de France[2].

Données de l'année 2006 :

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 5 7 11 14 19 22 27 28 19 14 8 5 14,25
Températures minimales moyennes (°C) 0 0 1 3 7 10 12 11 8 6 3 1 5,1
Températures moyennes (°C) 2.5 3.5 6 8,5 13 16 19.5 19.5 13.5 10 7,8 5.5 10.1
Source : [1]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau de communication[modifier | modifier le code]

Depuis Paris il faut prendre l'autoroute A4 direction Reims/Strasbourg puis, de Reims, prendre l'autoroute A34, ce dernier tronçon de 80 km étant gratuit ; il forme la partie sud du Y ardennais vers Bruxelles / Amsterdam (branche ouest) et Liège / Cologne (branche est). Lille, (puis Arras et Calais), est à 2 heures de voiture, ainsi que Metz (puis Strasbourg). Une nouvelle autoroute est en construction pour relier Charleville-Mézières à Charleroi en Belgique. Les travaux ont débuté en 2010 et termineront en 2014.

Le TGV Est, avec un raccord à Reims, met Charleville-Mézières à 1 heure 35 de Paris depuis juin 2007. Trois allers-retours sont proposés avec Paris. Une ligne existe vers Givet et la Belgique, mais elle n'est plus utilisée après la frontière : la ligne y est simplement entretenue (TER puis bus). Quant aux liaisons vers le Nord et la Lorraine, elles se font grâce aux TER.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Charleville-Mézières dispose d'un réseau de bus urbains TAC de onze lignes desservant l'ensemble de la ville et de l'agglomération Cœur d'Ardenne

Ligne Destinations Attente approximative[3]
(semaine, période scolaire)
1
La Houillère ↔ Centre Commercial Villers 20 minutes
2
La Culbute ↔ Centre Commercial La Croisette / La Francheville 20 minutes
3
Bellevue du Nord ↔ LEP Malaise 25 minutes
4
Etion Village ↔ Centre Commercial La Croisette 30 minutes
5
Grande Terre / La Houillère ↔ Léon Dehuz / Warcq / Les Granges Bertholet 20 minutes
6
Gare de Nouzonville ↔ Rogissart 8 Allers-Retours
7
La Grandville / Aiglemont / Montcy-Notre-Dame ↔ Prix-Lès-Mézières 70 minutes
9
Gare de Nouzonville ↔ Nevers Variable (Moyenne de 15 A/R)
10
Centre aquatique ↔ Bois Mottin / Romery 8 Allers-Retours (60 à 120 minutes)
L
La Francheville ↔ Etion Ligne lycée 1 aller matin scolaire
M
Ferroul ↔ Victor Hugo Ligne marché 2 A/R le dimanche matin

Liaisons ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare.

Charleville-Mézières est un carrefour ferroviaire dans le nord du département des Ardennes. Deux voies ferrées au transit important la desservent.

Elle est reliée à Reims et à Paris par la ligne de chemin de fer Soissons - Givet.

La relation transversale entre Lille et Metz passe également par la ville (ligne Lille - Thionville).

Enfin, Charleville-Mézières est desservie par quelques TGV empruntant la LGV Est européenne qui passe par Reims.

Liaisons routières[modifier | modifier le code]

  • Autoroutes

Charleville-Mézières est reliée à Reims, Rethel et Sedan par l'autoroute A34. Charleville-Mézières sera reliée à la Belgique (Charleroi puis Bruxelles), par Rocroi, d'ici 2015, par l'autoroute A304[4].

Une desserte fluviale tournée vers la plaisance[modifier | modifier le code]

Si la Meuse est un fleuve navigable permettant une liaison avec la Belgique et les Pays-Bas, le trafic fluvial de marchandises débute réellement à Givet, en limite de la France et de la Belgique, où d'ambitieux projets de modernisation de son port sont envisagés.

À Charleville-Mézières, le trafic fluvial est maintenant à vocation touristique et des bateaux de plaisance dont des péniches aménagées sont accostés sur les quais de la ville.

Histoire[modifier | modifier le code]

La nouvelle église d'Étion.

Étion[modifier | modifier le code]

Aussi appelé Estionum, Eltio, apparait dans une charte de 1136 dépendait au Moye -Âge de la paroisse de Tournes, puis de Warcq. Le village est brûlé par les troupes du comte de Nassau qui se retiraient devant Bayard . Les communautés religieuses de Laval-Dieu, du Mont-Calvaire de Bélair, des Sépulcrines de Charleville, des chanoines de Braux ou Mézières ont des biens en la ville . Le travail à domicile des cloutiers sous la houlette de cinq ou six patrons prospère au XIXe siècle, le village prospère et la population augmente . Le poète Jean Baptiste Clément vient soutenir les habitants. Le 15 mai 1940, les troupes coloniales en la ville subissent un intense bombardement qui détruit l'église et force les forces françaises à reculer, les habitants vont longtemps rester à vivre dans des baraques de bois. Le village est intégré à Charleville-Mézières en 1966.

Castrice et Mézières[modifier | modifier le code]

Originellement, les Romains avaient construit, sur la voie romaine reliant Reims (Durocortorum) à Cologne (Colonia Agrippinensium), sur une colline dans une boucle de la Meuse, la cité de Castrice (Castricum).

Le traité de Verdun de 843, qui consacre la partition de l'Empire de Charlemagne, a fixé la Meuse comme frontière entre la Francie occidentale (qui deviendra la France) et la Francie médiane. La Francie médiane est rapidement divisée en plusieurs parties, notamment la Lotharingie au nord. Le comté de Castrice est en Lotharingie.

Mézières quant à elle aurait été fondée en 899[5]. L'étymologie du nom Mézières vient du latin Maceriae dont la signification peut être ruines ou fortifications[6].

Castrice fut détruite par le feu au Xe siècle ; Erlebade, comte de Castrice, fit reconstruire à proximité une citadelle, sur le site de Maceria. Les remparts construits alors puis modernisés sont conservés sur presque un tiers de leur longueur d'origine. Il en reste la porte de Bourgogne, la tour du Roy et la tour Millard. La citadelle de « Mézières » et sa ville se trouvent sur la rive droite de la Meuse, ils dépendent cependant des rois de France en raison des méandres parcourus par le fleuve autour du site.

Blason ville fr Mézières (Ardennes).svg

Mézières

  • Mézières blasonnait comme le duché de Rethel, mais avait remplacé un râteau par son initiale : "De gueules, à deux râteaux d'or en chef, et à la lettre capitale M du même en pointe."

Une église dédiée à Notre-Dame est construite de 1499 à 1611 et, en novembre 1571, y est célébré le mariage de Charles IX et d'Élisabeth d'Autriche. L'édifice deviendra basilique en 1946. Des restaurations furent entreprises ensuite avec notamment des vitraux de René Dürrbach, collaborateur de Pablo Picasso.
En 1521, Bayard défend la ville de Mézières contre les troupes impériales de Charles Quint.

Le siège de 1521 a eu une conséquence importante sur le développement de la ville. Il a, en effet, démontré l'importance de la place de Mézières pour la défense du royaume. La ville va devenir une citadelle enfermée dans un système de défense important entravant son développement. Lorsque Charles de Gonzague crée en 1606 la ville nouvelle de Charleville sur les terres de sa principauté souveraine d'Arches, la ville de Mézières a vu sa population passer rapidement de 1 600 chefs de famille à 200.

Arches et Charleville[modifier | modifier le code]

L'existence de la petite cité d'Arches est bien antérieure à celle de la ville de Charleville, et même celle de Mézières: la localité est peuplée à partir de l'époque gallo-romaine, mais surtout au début de la dynastie carolingienne (avant 800). Les historiens se divisent quant à l'origine du nom Arches: l'existence d'un pont muni de plusieurs arches qui rejoignait la rive de l'actuel Mont-Olympe pourrait l'expliquer[7]. Arches se situait au nord-ouest de l'actuelle place Ducale, à l'emplacement des rues Jean Baptiste Clément, Noël, Condé, Baron-Quinart, Daga, de l'Orme, d'Euskirchen (construite sur l'ancienne cour de Neuville) et la place de Condé.

Fontaine de Charles de Gonzague

Le , le jour même de ses 26 ans, Charles de Gonzague (1580-1637), duc de Nevers et de Rethel (Charles III), décide la création de Charleville pour en faire la capitale de sa nouvelle principauté souveraine d'Arches, appuyée sur son duché de Rethel et sur l'antique comté de Castrice.

Les plans de Charleville en 1625

Le lieu choisi est situé à environ 45 km au nord de l'ancienne capitale Rethel, dans un double méandre de la Meuse. La citadelle de Mézières occupe déjà l'accès à la boucle la plus au sud, en rive gauche. La cité de Charleville va se trouver un peu plus au nord dans le méandre suivant, à côté du hameau d'Arches ; une forteresse située au nord et en regard de Charleville, à l'emplacement même de l'ancienne Castrice, dans la deuxième boucle, en assurera la défense.

L'intérêt de l'emplacement de la nouvelle cité est qu'elle se trouve sur le territoire de l'ancien comté de Castrice, dépendant du Saint-Empire romain germanique, et donc libéré des règles économiques du royaume de France. Or, l'activité de Mézières est asphyxiée par le statut de ville de garnison et par la contrainte de commercer avec le royaume. Les négociants de Mézières qui s'installeront à Charleville auront toute latitude pour commercer avec les villes au nord telles que Dinant, Charleroi, Namur et Liège, et surtout ne seront pas soumis à la gabelle. Comme la petite localité d'Arches ne compte que quelque 300 habitants, la création de la nouvelle ville ne rencontre pas de réelles contraintes urbanistiques.

Outre son désir d'afficher son rang de prince souverain, Charles de Gonzague, fervent catholique, entend faire de sa nouvelle capitale un bastion de la Contre-Réforme : la nouvelle cité ducale est ainsi destinée à rivaliser avec Sedan, autre capitale princière mais devenue fief protestant. Charles fait appel à l'architecte Clément II Métezeau, frère du célèbre Louis Métezeau, architecte de la place Royale (place des Vosges) à Paris. Les travaux commencent d'ailleurs par la place Ducale, très apparentée à la place des Vosges. Près de 35 ans seront nécessaires pour en faire une ville digne de ce nom.
La cité neuve, élevée selon un plan en damier dit plan hippodamien, construite en ardoises bleues, pierres de taille ocres, briques rouges, devient très vite le nouveau centre économique de l'Ardenne. Ces trois couleurs se retrouvent sur l'étendard de la ville (bleu, jaune, rouge).

Blason ville fr Charleville (Ardennes).svg

Charleville

  • Charleville blasonnait : "D'azur au dextrochère de carnation mouvant du flanc senestre d'une nuée d'argent, armé d'une épée haute d'argent à la garde d'or, entre deux rameaux, l'un à dextre de palmier, l'autre à senestre d'olivier, de sinople, la pointe de l'épée surmontée d'un soleil d'or." Ce blason était celui de la Principauté d'Arches.
Article détaillé : Principauté d'Arches.

Charleville et Mézières[modifier | modifier le code]

Passerelle du Mont-Olympe

Le développement de Charleville[modifier | modifier le code]

En 1608, Charles III déclare Charles-ville capitale de sa principauté souveraine d'Arches, et cité monacale, ce qui va lui permettre d'étendre son influence dans le nord de l'Europe, à deux pas de deux régions riches, le comté de Flandre et la Hollande.
En 1611, Charles III acquiert, des princes de Conti, le mont Castelet c'est-à-dire la colline qui fait face à Charleville et où se situait la cité gallo-romaine de Castrice. Il la renomme Mont Olympe et elle sera, dans un premier temps, le symbole de la cité et de la principauté. Elle deviendra ultérieurement, après la destruction de la citadelle en 1686 en même temps que les fortifications de la cité, le village de Montcy-Saint-Pierre, aujourd'hui intégré à la ville.

Un nombre important d'édifices consacrés et de constructions civiles vont voir le jour :

  • en 1612, la citadelle du mont Olympe dont les travaux dureront jusqu'en 1635,
Charleville vue du Mont-Olympe

En 1627, à la suite de l'extinction de la branche aînée des Gonzague à Mantoue, Charles part pour l'Italie. Il ne reviendra jamais à Charleville. À la suite de ce départ, les travaux du palais ducal sont interrompus. Il ne sera jamais achevé.

L'existence d'une petite principauté souveraine à sa frontière nord est une épine dans le pied de la monarchie française, qui n'aura de cesse d'en réduire l'importance. Louis XIII achète le Mont-Olympe en 1629. L'atelier monétaire est fermé en 1656 et les fortifications bastionnées sont détruites en 1686.

Les successeurs de Charles ne s'intéressent que peu à leur principauté. Charles III n'y fait que de brefs séjours et Ferdinand-Charles n'y vient qu'une seule fois, pour en obtenir un soutien financier. À sa mort, en 1708, la principauté échoit à un prince français, Henri-Jules de Bourbon, prince de Condé.

Tout ceci n'empêche pas Charleville de prospérer. La manufacture d'armes est fondée en 1667.

Le tsar Pierre le Grand, lors de son tour d'Europe, est passé par Charleville.

En 1748 sur proposition de Nicolas de Chastillon, commandant de la citadelle de Charleville, au comte d'Argenson, secrétaire d’État à la Guerre, l’École royale du génie de Mézières est créée : cet établissement, essentiellement destiné aux jeunes aristocrates, formera l'essentiel des ingénieurs militaires jusqu'au Premier Empire.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Les massacres de Septembre font une victime à Charleville : le commandant de la place est tué le 4 septembre 1792 par les volontaires du 3e bataillon de Seine-et-Oise, sur l’accusation de trahison[8].

XIXe-XXe siècles[modifier | modifier le code]

La ville s'est surtout développée aux XIXe siècle et XXe siècle grâce à l'industrie métallurgique (nombreuses petites usines et ateliers) ; les noms les plus connus étant certainement Clément-Bayard, les établissements Deville (Charleville) et plus récemment Citroën.

La ville fut desservie par le tramway de Charleville-Mézières de 1899 à 1914, puis, sous administration militaire allemande, jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale. On voit ici l'un de ces tramways place de Nevers à Charleville.

La ville a souffert lors de chaque conflit. En 1870, elle a été le théâtre proche de la chute du Second Empire à Sedan. En 1914-1918, elle a abrité le quartier général du Kronprinz (prince héritier allemand) et a dû subir des bombardements notamment place de l'Hôtel-de-Ville à Mézières où la mairie et l'hôpital ont été détruits. Le nouvel hôtel de ville a été inauguré en 1933 par le président de la République Albert Lebrun, dont l'épouse était originaire de Mézières, en style Art déco, et le nouvel hôpital s'est appelé Manchester en hommage à la ville britannique qui participa à sa construction, le lord maire de la ville avait d'ailleurs aussi participé à son inauguration la même année. Enfin, en 1939-1945, la ville étant presque vidée de ses habitants dès le début du conflit (ordre d'évacuation oblige), le quartier de la place de Nevers a brûlé pendant plusieurs jours sans que les pompiers interviennent (il en est de même de la synagogue du XVIIIe siècle « bombardée »).

À chaque conflit mondial, la ville et sa région étaient déclarées « zone de peuplement » (1er conflit), littéralement colonie, ou « zone interdite » (2e conflit), ce qui ne facilita pas le ravitaillement et la circulation des biens et des personnes. Les Ardennes ont été, avec le Bas-Rhin, le seul département de France à appliquer l'ordre d'évacuation (chaque commune du département avait un « jumelage » avec une commune des Deux-Sèvres), durant laquelle le train transportant la plupart des archives départementales a été bombardé.

Le drapeau des villes réunies après 1966.
  • Fusion des deux villes

En 1965, Mézières et Le Theux fusionnent, suivies en 1966 de Charleville, Etion, Montcy-Saint-Pierre et Mohon, pour former Charleville-Mézières. On peut noter que malgré l'intégration de Mohon à la ville réunie, la commune a conservé sa gare.

Blason ville fr Charleville-Mézières (Ardennes).svg

Charleville-Mézières

  • « D'azur au dextrochère de carnation mouvant du flanc senestre d'une nuée d'argent, armé d'une épée haute d'argent à la garde d'or, entre deux rameaux, l'un en bande à dextre de palmier, l'autre en barre à senestre d'olivier, de sinople, la pointe de l'épée surmontée d'un soleil d'or, au chef cousu de gueules à deux râteaux d'or. »
Les inondations de 1995.
  • Inondations

En décembre 1993, la ville de Charleville-Mézières a subi de plein fouet des inondations « du siècle », où l'eau de la Meuse est montée à plus de 5 mètres par rapport à sa cote normale. C'était sans compter de nouvelles inondations encore plus fortes un peu plus d'un an après, en janvier 1995, où les eaux ont atteint une cote de 6,50 mètres. Depuis, les communes de Charleville-Mézières et de Warcq, très touchée elle aussi, se sont unies en mettant en œuvre de grands travaux.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Depuis 2008, des travaux de ré-urbanisation sont déployés dans tous les quartiers de la ville. De nombreux changements sont prévus pour rendre la ville plus attrayante et pour augmenter le confort des habitants. À noter que de nombreuses maisons seront construites pour créer de nouvelles rues.

En 2009, le festival des marionnettes est devenu un festival biennal.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Charleville-Mézières a été créée en 1966 par regroupement de cinq communes qui formaient une même agglomération : Charleville, Étion, Mézières (chef-lieu du département), Mohon et Montcy-Saint-Pierre. Une autre commune, Le Theux, avait déjà été rattachée à Mézières en 1965.

Depuis le 1er janvier 2005, la communauté d’agglomération de Charleville-Mézières est lancée. Elle regroupe le chef-lieu et sept communes voisines pour un ensemble de plus de 75 000 habitants. Disposant de compétences propres et d’une autonomie budgétaire, la communauté d'agglomération a pour but le développement économique du bassin de vie et une plus grande cohérence dans l’aménagement du territoire. Le président de la communauté d’agglomération a été élu le 8 janvier de la même année par le conseil communautaire de cette nouvelle collectivité territoriale.

Cœur d'Ardennes a fusionné avec d'autres structures intercommunales des Ardennes pour former, le 1er janvier 2014, la Communauté d’agglomération de Charleville-Mézières / Sedan.

Charleville-Mézières est divisée en cinq cantons, mais n'est le chef-lieu que de quatre d'entre eux :

La cinquième partie de Charleville-Mézières appartient au canton de Villers-Semeuse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maire de Mézières (avant 1966)
Période Identité Étiquette Qualité
    Jean-Baptiste Migeon    
    M. Mialaret    
Liste des maires successifs de Charleville (avant 1966)
Période Identité Étiquette Qualité
15/01/1871   Jules Millart    
26/08/1870 15/01/1871 Gustave Gailly   Industriel
    Guillaume Adolphe Lechanteur (1800-1877)    
    M. Stévenin    
         
1944 1959 Jacques Bozzi    
1959 1966 André Lebon SFIO  
Liste des maires successifs de Charleville-Mézières
Période Identité Étiquette Qualité
1966 1977 André Lebon PS  
1977 1980 Jean Delautre PS  
1980 1998 Roger Mas PS puis DVG Député (1981-1993)
1998 2001 Louis Auboin DVG  
2001 30 septembre 2013 Claudine Ledoux[9] PS Député (1997-2002) ; conseillère régionale
Démissionnaire
7 octobre 2013 avril 2014 Philippe Pailla PS  
4 avril 2014[10] en cours
(au 10 avril 2014)
Boris Ravignon UMP Inspecteur des finances
Conseiller général du canton de Charleville-La Houillère

Jumelages[modifier | modifier le code]

Charleville est jumelée avec de nombreuses villes comme Nevers dans la Nièvre et Mantoue en Italie, deux villes dont Charles Gonzague était duc.

Dans le cadre des activités culturelles sur le thème de Rimbaud, des liens forts ont été tissés avec Harar en Éthiopie.

Population et société[modifier | modifier le code]

Classement démographique[modifier | modifier le code]

Population de l’agglomération de Charleville-Mézières
(Recensements Insee de 1999 et 2008)
Zones Population Surface
(km²)
Densité
(/km²)
croissance
1999-2008
Agglomération de Charleville-Mézières
Charleville-Mézières 50 876 31 1 618 - 8,30 %
Unité urbaine 61 899 75 821 - 7,09 %
Aire urbaine 106 747 962 111 - 2,87 %
Ardennes
Ardennes 284 197 5 229 54 - 2,04 %

Selon les données de l’Insee, la population de la ville de Charleville-Mézières s'établit à 49 975 habitants au recensement de la population du (population municipale).

Avec une superficie communale de 3 144 hectares, la densité de population s'élève à 1 618 habitants par km², ce qui en fait la ville la plus densément peuplée du département des Ardennes.

En 2008, l’unité urbaine de Charleville-Mézières, qui s'étend sur huit communes[N 2], regroupe 61 899 habitants et se classe au 1er rang départemental[11], et son aire urbaine, incluant les communes périurbaines situées dans la zone d’influence forte de la ville, rassemble 106 747 habitants[12].

Ces différentes données font de Charleville-Mézières non seulement la ville la plus peuplée du département des Ardennes, où elle devance largement Sedan, la deuxième ville du département, mais également la première agglomération urbaine où celle-ci est deux fois plus importante que l'unité urbaine de Sedan. Il en est de même pour son aire urbaine où elle occupe de loin ce premier rang, regroupant plus du tiers de la population départementale avec une proportion de 37,6 % en 2008.

Au niveau régional, elle occupe invariablement la troisième place en Champagne-Ardenne aussi bien au niveau de la ville intra-muros où elle se classe après Reims et Troyes mais avant Châlons-en-Champagne, la capitale régionale, qu'au plan de son unité urbaine et de son aire urbaine.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 49 433 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 240 7 724 8 430 8 320 7 773 8 878 9 875 9 353 9 162
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
11 244 12 676 13 759 16 185 16 906 17 390 17 805 18 772 20 702
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
22 654 21 689 22 634 22 708 22 557 20 193 22 536 24 668 55 543
1975 1982 1990 1999 2006 2011 - - -
60 176 58 667 57 008 55 490 51 997 49 433 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 22,4 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 17,7 %) ;
  • 51,8 % de femmes (0 à 14 ans = 15,9 %, 15 à 29 ans = 19,5 %, 30 à 44 ans = 19,2 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 24,9 %).
Pyramide des âges à Charleville-Mézières en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
5,6 
75 à 89 ans
10,2 
11,8 
60 à 74 ans
13,5 
20,5 
45 à 59 ans
20,5 
20,2 
30 à 44 ans
19,2 
22,4 
15 à 29 ans
19,5 
19,2 
0 à 14 ans
15,9 
Pyramide des âges du département des Ardennes en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
6,0 
75 à 89 ans
9,7 
12,7 
60 à 74 ans
13,8 
21,7 
45 à 59 ans
20,7 
20,9 
30 à 44 ans
20,1 
18,4 
15 à 29 ans
16,7 
20,0 
0 à 14 ans
18,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville dispose de 23 écoles primaires, 12 groupes scolaires (maternelle et primaire confondues), ainsi que de 3 écoles privées (maternelles et primaire confondues).

En ce qui concerne les collèges, ils sont au nombre de 8 pour les collèges publics et de 2 pour les collèges privés.

Charleville-Mézières compte plusieurs lycées :

  • Le lycée Chanzy. Le lycée Chanzy de Charleville-Mézières a été aménagé en 1876 dans les anciens Haras impériaux à la suite de l’incendie du collège de la place du Saint-Sépulcre. En 1893, un agrandissement a été nécessaire pour accueillir le premier lycée d’État du département des Ardennes baptisé « lycée Chanzy ». Pendant la Première Guerre mondiale, les bâtiments ont été utilisés à des fins d’infirmerie et de prison par les troupes d’occupation. Pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale le lycée a été occupé par les soldats allemands, puis par les prisonniers français[17]. La moyenne de réussite au bac en 2006 toutes sections confondues s'élève à 91,6 %[18].
  • Le lycée Sévigné. Il a été créé en 1882 comme lycée de jeunes filles.
  • Le lycée François-Bazin. Il forme de nombreux élèves à différents BTS, de nombreuses séries de génie, les spécialités restent la plasturgie et la fonderie, etc.
  • Autres lycées : lycée professionnel Armand-Malaise, lycée d’enseignement professionnel d’Étion, lycée polyvalent Monge, lycée privé Saint-Paul (issu de la fusion des lycées privés Notre-Dame et Saint-Remi).

Charleville-Mézières, reconnue capitale mondiale de la marionnette avec son Festival mondial des théâtres de marionnettes, accueille également un centre international important de formation et de recherche dans le domaine de la marionnette : l'Institut international de la marionnette[19], situé place Winston Churchill juste à côté du Musée de l'Ardenne. Il a été créé en 1981. Partie intégrante de l’Institut, l'École nationale supérieure des arts de la marionnette (ESNAM), fondée en 1987, accueille des étudiants du monde entier pour les former au métier de comédien-marionnettiste (DMA, Diplôme des métiers des arts de la marionnette, et Licence arts du spectacle option Arts de la marionnette).

Charleville-Mézières dispose également d'une antenne IUFM de l'Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA), d'un Centre régional pour l'innovation et le transfert de technologie (CRITT), d'une antenne de l'IUT de Reims-Châlons-Charleville, dépendant de l'URCA et d'un institut de formation technique supérieure[20], lui aussi rattaché à l'URCA.

En 2009 un établissement d'enseignement supérieur privé, l'Institut supérieur international de leadership INSIL[21], vint établir son pôle administratif à Charleville-Mézières. L'institut est actif dans le domaine des formations diplômantes en leadership. Les cours sont dispensés principalement en enseignement à distance, à des élèves résidant dans le monde entier.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune de Charleville-Mézières dispose d'une équipe de basket dynamique : l'Étoile de Charleville-Mézières qui évolue en Pro B. Il y a également une équipe féminine : les Flammes Carolo Basket, équipe de Ligue féminine.

De même elle dispose d'un club de canoë-kayak : Charleville-Mézières Canoë-Kayak, qui depuis plusieurs années évoluent dans le haut niveau.

En football le Olympique football club de Charleville eut aussi son heure de gloire: elle atteint en 1936 la finale de la Coupe de France alors qu'elle évoluait en division 2. Elle fut battue par le RC Paris sur le score de 1-0. L'Olympique était encore en division 2 dans les années 1990, avant d'être rétrogradé en National. Après sa liquidation judiciaire, un nouveau club fut fondé, portant le même nom; il évolue en Division d'honneur Régionale lors de la saison 2012-2013.

En gymnastique, le club de la "Jeanne d'Arc" a été champion de France à St-Étienne en 2009, et a terminé en troisième place en 2010 à Limoges.

La ville compte plusieurs piscines dont le centre aquatique du Mont-Olympe. Charleville fut élue ville la plus sportive de France par le journal L'Équipe en 2004.

Entre 2001 et 2009, la ville a accueilli le critérium international.

Économie[modifier | modifier le code]

Charleville-Mézières est le siège de l’Agence nationale des titres sécurisés.

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Ardennes qui gère l’aérodrome de la ville situé sur la commune de Belval.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil et religieux[modifier | modifier le code]

La place Ducale, avant les destructions des deux guerres mondiales.
Pont d'Arches.
  • La place Ducale, située au centre de la ville de Charleville, a été créée en 1606 par Clément II Métezeau sur ordre du duc Charles Ier de Mantoue. Tous les bâtiments de cette place sont symétriques, les toits détruits pendant la guerre par des bombardements ont été reconstruits ou sont en reconstruction pour retrouver une symétrie quasi parfaite.
  • Le Vieux moulin dont la construction a été décidée en 1626 par le duc Charles de Gonzague. Il a été édifié par le maçon Claude Briau sur les plans de l'architecte Claude II Métezeau. Il a été mis en service en 1627. L'élévation monumentale, exceptionnelle pour un moulin, était due à la volonté de faire de sa façade le pendant de la porte de France. Son élévation importante a été nécessitée par la différence de niveaux entre la place Ducale et la Meuse. En effet l'architecte a voulu que les deux bâtiments se répondent pour un visiteur depuis la place Ducale. À l'origine deux roues hydrauliques étaient placées dans le coursier pour entraîner les meules. Le moulin a brûlé en 1754. Il est vendu comme bien national à la Révolution. Le reprofilage de la Meuse en 1876 a entraîné l'arrêt du moulin en 1887. Il a été transformé en un musée municipal consacré à Arthur Rimbaud par l'architecte Petitfils, en 1969[22].
Hôtel de Ville de Mézières.
  • Hôtel de Ville - Mézières est violemment bombardée le 10 et 11 novembre 1918. La ville est rasée à 50 %. Après la Grande guerre, la municipalité décide de dégager un îlot pour aménager une place sur laquelle serait construit le nouvel hôtel de ville. La place de l'hôtel de ville (quartier de Mézières) de style Art déco (1933) composé de deux corps de bâtiment se faisant face et séparés par une large place, l'un constituant l'hôtel de ville proprement dit et l'autre constituant des habitations pour l'harmonie de l'ensemble. La construction du nouvel hôtel de ville est décidée le 28 décembre 1923. Le projet retenu le 25 février 1925 est celui des architectes Marie-Eugène Chifflot (1872-1956), second Grand prix de Rome d'architecture en 1902, et R. Colle qui avaient auparavant réalisé le nouvel Immeuble communal. Le projet adopte un style néo-gothique avec beffroi, tourelles et pinacles. Le 9 octobre 1927, André Tardieu, ministre des Travaux publics, est à Mézières pour inaugurer le monument aux morts, le pont de la Victoire et poser la première pierre de l'hôtel de ville. La construction est achevée en 1930. Le 16 juillet 1933, le président de la République, Albert Lebrun, est à Mézières où il inaugure l'Hôtel de ville, l'Hôpital et le groupe scolaire Manchester. Il y est reçu par le préfet Scamaroni, le maire et président des anciens combattants et le lord-maire de Manchester, cité marraine de guerre de Mézières.
  • Usine La Macérienne : une ancienne usine, au cœur de la ville, en bas des remparts de Mézières et à proximité de la Meuse. Inscrite aux monuments historiques.
  • L' église Saint-Lié de Mohon, remarquable pour ses boiseries du Moyen Âge et par son style architectural.
  • L'église Saint-Rémi est de style néo-roman. Elle constitue en volume la deuxième église de la ville. Construite en 1860, elle est située à deux pas de la place Ducale et de la place Jacques-Felix ancienne place de l'Agriculture construite sous la direction de l'architecte Jean François Racine, architecte diocésain, qui mourut avant son achèvement.
Église du Sacré-Cœur.
  • L'église Sainte-Jeanne-d'Arc due à l'architecte Pierre Chirol à La Houillère.
  • La chapelle Saint-Maxime Le Theux.
  • L'église du Sacré-Cœur.
  • L'église Saint-Martin à Étion.
  • L'église Saint-Paul.
  • L'église Saint-Rémi à Bel-Air.
  • L'église Saint-Pierre à Montcy Saint-Pierre.
  • Le temple protestant avenue Charles-de-Gaulle.
  • La place Jacques-Felix ancienne place de l'Agriculture. C'est en ce lieu qu'Arthur Rimbaud étudia dans le collège du Saint-Sépulcre où se trouve aujourd'hui la bibliothèque municipale transformée en 2008 en médiathèque. Une statue honore cet élève un peu particulier devant l'entrée du collège portant son nom à deux pas de là. À son époque, un dôme dominait l'ensemble du collège, mais victime d'un effondrement au début du XXe siècle, il ne fut jamais reconstruit.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le Grand Marionnettiste .
Musée Rimbaud .
  • Le Musée Rimbaud est situé dans le Vieux Moulin, sur la Meuse. On y voit de nombreux originaux tels que le sonnet « Voyelles ».
  • Le musée de l'Ardenne est situé entre la place Ducale et la place Winston-Churchill. Il réunit des collections historiques et de nombreuses œuvres archéologiques, des pièces d'artisanat local. Il accueille également des expositions temporaires, comme celle qui fut consacrée en 2005 à Madeleine Rebérioux, organisée par le Ligue des droits de l'homme. Un jeu de société imaginé et conçu par des élèves du lycée Monge et retraçant un parcours à travers la ville, est présenté à l'accueil.
  • Le Grand Marionnettiste n'est pas à proprement parler un musée mais représente une attraction incontournable de Charleville-Mézières. Situé aux abords de la place Winston Churchill, cet automate de 10 mètres de haut réalisé par Jacques Monestier [24] présente chaque jour de 10h à 21h la vie des Quatre fils Aymon. Tous les samedis à 21h15, les douze tableaux que composent la légende sont présentés au public. Une visite au musée de l'Ardenne fait entrevoir les coulisses de cet automate et les noms des donateurs sont gravés sur de grandes plaques apposées sur l'automate.
  • La Maison des Ailleurs est située dans la maison où habita Arthur Rimbaud avec sa famille. On peut y suivre les voyages du poète à travers des textes et des images projetés sur les murs et le sol.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le Festival mondial des théâtres de marionnettes : la ville accueille, tous les deux ans, un festival mondialement célèbre, consacré aux marionnettes. La bi-annualisation du festival est décidée en 2009.
  • Le Festival "Marionnettes en jardin" : festival annuel de marionnettes qui a lieu chaque été au mois de juillet. En 2008, "Marionnettes en jardin" inaugurait sa septième édition.
  • Les Ailleurs Poétiques : rencontres internationales de poésie dont l'objectif est de promouvoir une authentique transdisciplinarité, en croisant les différentes formes d’art avec la poésie contemporaine et celle d’Arthur Rimbaud comme points de convergence.
  • Le Festival des enfants du cinéma : tous les ans, en début d'année, a lieu un festival consacré au cinéma et plus particulièrement aux enfants et adolescents jouant au cinéma. Ouvert à tous, ce festival a pour but de faire découvrir un autre cinéma loin des super-productions hollywoodiennes. L'édition 2010 qui fêtait les 20 ans du festival s'est déroulée du 19 janvier au 5 février.
  • Le Cabaret Vert : créé en 2005, il s'agit d'un festival rock ayant lieu tous les ans sur l'espace du stade Bayard. En 2006, s'y sont produit Dionysos, Babylon Circus, les Wampas, ETHS, HF Thiéfaine, parmi une vingtaine d'artistes. En 2007 plus de 20 000 festivaliers s'y étaient rendus. Durant l'année 2009, les Deftones ont été présent pour leur unique date en France. Dès 2010, le festival prend de l'ampleur et est considéré comme festival international faisant venir des artistes célèbres dont Olivia Ruiz et Massive Attack. Le festival atteint même 75 000 participants lors de l'édition 2013.
  • La Fête de la Bière se déroule pendant 3 jours lors du week-end de la Pentecôte sur la place Ducale (elle se situe maintenant au parc des expositions) et regroupe une trentaine de stands se clôturant avec une course de garçons de cafés.
  • Le marché de Noël sur la place Ducale pendant décembre attire une foule importante autour de ses divers stands de bibelots, vêtements et autres petits cadeaux ou encore de vins chauds et son incontournable patinoire éphémère.

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

  • Le Critérium international de la route : La ville accueille depuis plusieurs années la célèbre course cycliste. La course se déroule sur un week-end, en trois étapes, dont une dans la vallée de la Meuse, l'étape de côtes. Le dimanche après-midi se déroule généralement le contre-la-montre dans Charleville. L'Allemand Jens Voigt a remporté les trois dernières éditions (2007, 2008 et 2009).
  • Le Sedan-Charleville est une course pédestre dont l'arrivée est située au stade du Petit-Bois. La centième édition s'est déroulée en 2006, et la course est la plus ancienne épreuve de « ville à ville » en France.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Arthur Rimbaud
Statue du chevalier Bayard

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

Parmi les autres personnalités liées à Charleville-Mézières, on peut citer :

Charleville-Mézières à l'écran[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon l'information communiquée par la mairie de Charleville-Mézières, sa superficie serait de 3 159 hectares; cependant, le chiffre officiel retenu par les services de l'Insee demeure 3 144 hectares ; voir Présentation générale de la ville (se reporter dans le document pdf au volet Chiffres)
  2. c'est-à-dire (par ordre alphabétique) Les Ayvelles, Charleville-Mézières, La Francheville, Montcy-Notre-Dame, Prix-lès-Mézières, Saint-Laurent, Villers-Semeuse et Warcq selon la nouvelle délimitation définie par l'Insee en 2010
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Consulter le chiffre dans le splaf des Ardennes dans le volet "Principales villes" Splaf des Ardennes ou encore dans celui de "Cartes France départements" Statistiques sur Charleville-Mézières
  2. linternaute.com
  3. Selon guide horaire 2013-2014
  4. http://www.lasemainedesardennes.fr/Autoroute-A-304--elle-sera-prete-en-2015,1.media?a=2937 Article sur La Semaine des Ardennes
  5. Aristide Guibert, Histoire des villes de France, avec une introduction générale pour chaque province, 1845, p. 179
  6. Hubert Collin, Les Églises anciennes des Ardennes, 1969, p. 45
  7. Gérald Dardart, Charleville Mézières; l'ouverture vers le Nord de l'Europe, 2000
  8. Frédéric Bluche, Septembre 1792. Logiques d'un massacre, Paris, Robert Laffont, 1986, ISBN 2-221-04523-8, p. 103
  9. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  10. Orianne Roger, « Boris Ravignon a été élu maire par son conseil municipal, vendredi 4 avril, à l’hôtel de ville. », La Semaine des Ardennes, no 239,‎ 10 avril 2014, p. 7
  11. Unité urbaine de Charleville-Mézières
  12. Composition de l'aire urbaine de Charleville-Mézières selon le nouveau zonage de 2010
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. « Évolution et structure de la population à Charleville-Mézières en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 janvier 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population des Ardennes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 janvier 2010)
  17. Le quotidien L'Ardennais du 8 octobre 2008.
  18. Site internet du lycée
  19. http://www.marionnette.com/
  20. Site du IFTS
  21. Site de l'INSIL
  22. Base Mérimée : Moulin à farine dit Vieux Moulin, actuellement musée municipal Arthur Rimbaud
  23. Fiche sur Structurae
  24. http://www.jacques-monestier.com

Bibliographie[modifier | modifier le code]