Charleville-Mézières
| Charleville-Mézières | |
|---|---|
La place Ducale |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Champagne-Ardenne |
| Département | Ardennes (préfecture) |
| Arrondissement | Charleville-Mézières (chef-lieu) |
| Canton | chef-lieu de quatre cantons Canton de Villers-Semeuse |
| Code commune | 08105 |
| Code postal | 08000 |
| Maire Mandat en cours |
Claudine Ledoux 2008-2014 |
| Intercommunalité | Cœur d'Ardennes |
| Site web | http://www.mairie-charlevillemezieres.fr/ |
| Démographie | |
| Population | 49 975 hab. (2009) |
| Densité | 1 590 hab./km2 |
| Aire urbaine | 106 747 hab. () |
| Gentilé | Carolomacérienne, Carolomacérien |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 133 m — maxi. 197 m |
| Superficie | 31,44 km2 |
Charleville-Mézières est une commune française située dans le département des Ardennes et la région Champagne-Ardenne.
Avant la fusion des deux communes principales en 1966, les gentilés respectifs étaient Carolopolitains pour Charleville et Macériens pour Mézières. Ses habitants sont appelés les Carolomacériens.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Superficie
La commune de Charleville-Mézières s'étend sur une superficie de 3 144 hectares[1] depuis la fusion des communes qui a eu lieu en 1966[N 1].
[modifier] Géologie et relief
Charleville-Mézières est traversée par la Meuse, qui forme une multitude de méandres séparant Charleville de Mézières. La vallée dans laquelle s'est développée l'agglomération est sujette aux inondations, comme en décembre 1993 et en janvier 1995.
Charleville-Mézières a aussi la particularité de se situer à la limite entre le bassin parisien au sud et le massif ardennais au nord, avec le mont Olympe (196 m) dominant la ville. La superficie de Charleville-Mézières s'élève à 3 144 hectares et l'altitude de la ville est de 150 m à la préfecture.
[modifier] Localisation
La ville est située au nord du département des Ardennes, à 87 km au nord-est de Reims ou 239 km de Paris, à 130 km à l'ouest de Luxembourg, et à 90 km au sud de Charleroi ou 150 km de Bruxelles en Belgique.
[modifier] Climat
Le climat y est de type océanique à influence continentale, avec des hivers relativement froids, des étés relativement chauds, et des précipitations bien réparties toute l'année. Charleville-Mézières figure parmi les villes les moins ensoleillées de France[2].
Nota bene : Le tableau ci-dessous ne présente pas des données sur une période de trente ans (1961-1990 est la référence prise pour le réchauffement climatique) mais sur celles de l'année 2006.
| Mois | Janv | Fév | Mars | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales moyennes (°C) | 5 | 7 | 11 | 14 | 19 | 22 | 27 | 28 | 19 | 14 | 8 | 5 | 14,25 |
| Températures minimales moyennes (°C) | 0 | 0 | 1 | 3 | 7 | 10 | 12 | 11 | 8 | 6 | 3 | 1 | 5,1 |
| Températures moyennes (°C) | 2.5 | 3.5 | 6 | 8,5 | 13 | 16 | 28 | 29 | 13.5 | 10 | 7,8 | 5.5 | 10.1 |
| Source : [1] | |||||||||||||
[modifier] Voies de communication et transports
[modifier] Réseau de communication
Depuis Paris il faut prendre l'autoroute A4 direction Reims/Strasbourg puis, de Reims, prendre l'autoroute A34, ce dernier tronçon de 80 km étant gratuit ; il forme la partie sud du Y ardennais vers Bruxelles / Amsterdam (branche ouest) et Liège / Cologne (branche est). Lille, (puis Arras et Calais), est à 2 heures de voiture, ainsi que Metz (puis Strasbourg). Une nouvelle autoroute est en construction pour relier Charleville-Mézières à Charleroi en Belgique. Les travaux ont débuté en 2010 et termineront en 2014.
Le TGV Est, avec un raccord à Reims, met Charleville-Mézières à 1 heure 35’ de Paris depuis juin 2007. Trois allers-retours avec la capitale sont proposés. Une ligne existe vers Givet et la Belgique, mais elle n'est plus utilisée après la frontière : la ligne y est simplement entretenue (TER puis bus). Quant aux liaisons vers le Nord et la Lorraine, elles se font grâce aux TER.
[modifier] Transports en commun
Charleville-Mézières dispose d'un réseau de bus urbains TAC de sept lignes desservant l'ensemble de la ville et une grande partie des communes limitrophes.
| Ligne | Destinations | Attente approx.[3] (semaine, période scolaire) |
|---|---|---|
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1
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Centre Commercial de Villers <-> Nevers | 20 minutes |
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3
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Centre Commercial La Croisette / Muguet / La Francheville <-> La Havetière / Grande Terre / La Houillère | 13 minutes |
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5
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Warcq / Léon Dehuz <-> Bellevue du Nord | 20 minutes |
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7
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Prix-lès-Mézières <-> Montcy-Notre-Dame / Aiglemont | 50 minutes |
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8
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Étion Village <-> La Culbute | 30 minutes |
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9
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Desserte de Nouzonville | Variable |
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10
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Centre aquatique <-> Bois Mottin / Romery | 60 à 90 minutes |
[modifier] Liaisons ferroviaires
Charleville-Mézières est un carrefour ferroviaire dans le nord du département des Ardennes. Deux voies ferrées au transit important la dessevent.
Elle est reliée à Reims et à Paris par la ligne de chemin de fer Soissons - Givet.
La relation transversale entre Lille et Metz passe également par la ville (ligne Lille - Thionville).
Enfin, Charleville-Mézières est desservie par quelques TGV empruntant la LGV Est européenne qui passe par Reims.
[modifier] Liaisons routières
- Autoroutes
Charleville-Mézières est reliée à Reims, Rethel et Sedan par l'autoroute A34. Charleville-Mézières sera reliée à la Belgique (Charleroi puis Bruxelles), par Rocroi, d'ici 2015, par l'autoroute A304[4].
- Routes nationales
- RN 43 :
- Vers Hirson, La Capelle, Cambrai, Douai, Lens, Béthune, Saint-Omer, Calais. La route nationale a été déclassée partiellement aux départements.
- Vers Sedan, Carignan, Montmédy, Longuyon, Briey, Moulins-lès-Metz.
- RN 43 :
- Routes départementales
- RD 1 : vers Revin et Rocroi.
- RD 3 : vers Château-Porcien, par Launois-sur-Vence et Novion-Porcien.
- RD 5 : vers Sedan, par la rive droite de la Meuse.
- RD 9 : vers Girondelle.
- RD 16 : vers Thin-le-Moutier.
- RD 979 : vers Sugny, en Belgique.
- RD 989 : vers Givet par Monthermé, Hargnies (Ardennes) et Vireux-Wallerand
[modifier] Une desserte fluviale tournée vers la plaisance
Si la Meuse est un fleuve navigable permettant une liaison avec la Belgique et les Pays-Bas, le trafic fluvial de marchandises débute réellement à Givet, en limite de la France et de la Belgique, où d'ambitieux projets de modernisation de son port sont envisagés.
A Charleville-Mézières, le trafic fluvial est maintenant à vocation touristique et des bateaux de plaisance dont des péniches aménagées sont accostés sur les quais de la ville.
[modifier] Histoire
[modifier] Castrice et Mézières
Originellement, les Romains avaient construit, sur la voie romaine reliant Reims (Durocortorum) à Cologne (Colonia Agrippinensium), sur une colline dans une boucle de la Meuse, la cité de Castrice (Castricum).
Le traité de Verdun de 843, qui consacre la partition de l'Empire de Charlemagne, a fixé la Meuse comme frontière entre la Francie occidentale (qui deviendra la France) et la Francie médiane. La Francie médiane est rapidement divisée en plusieurs parties, notamment la Lotharingie au nord. Le comté de Castrice est en Lotharingie.
Mézières quant à elle aurait été fondée en 899[5]. L'étymologie du nom Mézières vient du latin Maceriae dont la signification peut être ruines ou fortifications[6].
Castrice fut détruite par le feu au Xe siècle ; Erlebade, comte de Castrice, fit reconstruire à proximité une citadelle, sur le site de Maceria. Les remparts construits alors puis modernisés sont conservés sur presque un tiers de leur longueur d'origine. Il en reste la porte de Bourgogne, la tour du Roy et la tour Millard. La citadelle de « Mézières » et sa ville se trouvent sur la rive droite de la Meuse, ils dépendent cependant des rois de France en raison des méandres parcourus par le fleuve autour du site.
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Mézières
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Une église dédiée à Notre-Dame est construite de 1499 à 1611 et, en novembre 1571, y est célébré le mariage de Charles IX et d'Élisabeth d'Autriche. L'édifice deviendra basilique en 1946. Des restaurations furent entreprises ensuite avec notamment des vitraux de René Dürrbach, collaborateur de Pablo Picasso.
En 1521, Bayard défend la ville de Mézières contre les troupes impériales de Charles Quint.
Le siège de 1521 a eu une conséquence importante sur le développement de la ville. Il a, en effet, démontré l'importance de la place de Mézières pour la défense du royaume. La ville va devenir une citadelle enfermée dans un système de défense important entravant son développement. Lorsque Charles de Gonzague crée en 1606 la ville nouvelle de Charleville sur les terres de sa principauté souveraine d'Arches, la ville de Mézières a vu sa population passer rapidement de 1 600 chefs de famille à 200.
[modifier] Arches et Charleville
L'existence de la petite cité d'Arches est bien antérieure à celle de la ville de Charleville, et même celle de Mézières: la localité est peuplée à partir de l'époque gallo-romaine, mais surtout au début de la dynastie carolingienne (avant 800). Les historiens se divisent quant à l'origine du nom Arches: l'existence d'un pont muni de plusieurs arches qui rejoignait la rive de l'actuel Mont-Olympe pourrait l'expliquer[7]. Arches se situait au nord-ouest de l'actuelle place Ducale, à l'emplacement des rues Jean Baptiste Clément, Noël, Condé, Baron-Quinart, Daga, de l'Orme, d'Euskirchen (construite sur l'ancienne cour de Neuville) et la place de Condé.
Le 6 mai 1606, le jour même de ses 26 ans, Charles de Gonzague (1580-1637), duc de Nevers et de Rethel (Charles III)), décide la création de Charleville pour en faire la capitale de sa nouvelle principauté souveraine d'Arches, appuyée sur son duché de Rethel et sur l'antique comté de Castrice.
Le lieu choisi est situé à environ 45 km au nord de l'ancienne capitale Rethel, dans un double méandre de la Meuse. La citadelle de Mézières occupe déjà l'accès à la boucle la plus au sud, en rive gauche. La cité de Charleville va se trouver un peu plus au nord dans le méandre suivant, à côté du hameau d'Arches ; une forteresse située au nord et en regard de Charleville, à l'emplacement même de l'ancienne Castrice, dans la deuxième boucle, en assurera la défense.
L'intérêt de l'emplacement de la nouvelle cité est qu'elle se trouve sur le territoire de l'ancien comté de Castrice, dépendant du Saint-Empire romain germanique, et donc libéré des règles économiques du royaume de France. Or, l'activité de Mézières est asphyxiée par le statut de ville de garnison et par la contrainte de commercer avec le royaume. Les négociants de Mézières qui s'installeront à Charleville auront toute latitude pour commercer avec les villes au nord telles que Dinant, Charleroi, Namur et Liège, et surtout ne seront pas soumis à la gabelle. La nouvelle cité ducale est ainsi destinée à rivaliser avec Sedan, autre capitale princière mais devenue fief protestant. Charles de Gonzague fait appel à l'architecte Clément II Métezeau, frère du célèbre Louis Métezeau, architecte de la place Royale (place des Vosges) à Paris. Les travaux commencent d'ailleurs par la place Ducale, très apparentée à la place des Vosges. Près de 35 ans seront nécessaires pour en faire une ville digne de ce nom.
La cité neuve, élevée selon un plan en damier dit plan hippodamien, construite en ardoises bleues, pierres de taille ocres, briques rouges, devient très vite le nouveau centre économique de l'Ardenne. Ces trois couleurs se retrouvent sur l'étendard de la ville (bleu, jaune, rouge).
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Charleville
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[modifier] Charleville et Mézières
[modifier] Le développement de Charleville
En 1608, Charles III déclare Charles-ville capitale de sa principauté souveraine d'Arches, et cité monacale, ce qui va lui permettre d'étendre son influence dans le nord de l'Europe, à deux pas de deux régions riches, la Flandre et la Hollande.
En 1611, Charles III acquiert, des princes de Conti, le mont Castelet c'est-à-dire la colline qui fait face à Charleville et où se situait la cité gallo-romaine de Castrice. Il la renomme Mont Olympe et elle sera, dans un premier temps, le symbole de la cité et de la principauté. Elle deviendra ultérieurement, après la destruction de la citadelle en 1686 en même temps que les fortifications de la cité, le village de Montcy-Saint-Pierre, aujourd'hui intégré à la ville.
Un nombre important d'édifices consacrés et de constructions civiles vont voir le jour :
- en 1616, un collège de Jésuites,
- en 1620, un couvent de Carmélites,
- en 1620 également, l'église des Capucins,
- en 1622, un couvent du Sépulcre,
- en 1623, le grand prieuré de la Milice chrétienne qui sert d'hôpital,
- en 1624, un pont qui relie la ville et le mont Olympe,
- en 1626, un moulin banal,
- en 1627, la chapelle du collège des Jésuites.
La manufacture d'armes est fondée en 1667.
Le tsar Pierre le Grand, lors de son tour d'Europe, est passé par Charleville.
En 1748 sur proposition de Nicolas de Chastillon, commandant de la citadelle de Charleville, au comte d'Argenson, secrétaire d’État à la Guerre, l’École royale du génie de Mézières est créée : cet établissement, essentiellement destiné aux jeunes aristocrates, formera l'essentiel des ingénieurs militaires jusqu'au Premier Empire.
[modifier] Révolution française
Les massacres de Septembre font une victime à Charleville : le commandant de la place est tué le 4 septembre 1792 par les volontaires du 3e bataillon de Seine-et-Oise, sur l’accusation de trahison[8].
[modifier] XIXe-XXe siècles
La ville s'est surtout développée aux XIXe siècle et XXe siècle grâce à l'industrie métallurgique (nombreuses petites usines et ateliers) ; les noms les plus connus étant certainement Clément-Bayard (charpente des Ateliers Eiffel, à Mézières), Établissements Deville (Charleville) et plus récemment Citroën.
La ville a souffert lors de chaque conflit. En 1870, elle a été le théâtre proche de la chute du Second Empire à Sedan. En 1914-1918 elle a abrité le quartier général du Kronprinz (prince héritier allemand) et a dû subir des bombardements notamment place de l'Hôtel-de-Ville à Mézières où la mairie et l'hôpital ont été détruits (le nouvel hôtel de ville a été inauguré en 1933 par le président de la République Albert Lebrun, dont l'épouse était originaire de Mézières, en style Art déco, et le nouvel hôpital s'est appelé Manchester en hommage à la ville britannique qui participa à sa construction, le lord maire de la ville avait d'ailleurs aussi participé à son inauguration la même année. Enfin, en 1939-1945 la ville étant presque vidée de ses habitants dès le début du conflit (ordre d'évacuation oblige), le quartier de la place de Nevers a brûlé pendant plusieurs jours sans que les pompiers interviennent (il en est de même de la synagogue du XVIIIe siècle « bombardée »).
À chaque conflit mondial, la ville et sa région étaient déclarées « zone de peuplement » (1er conflit), littéralement colonie, ou « zone interdite » (2e conflit), ce qui ne facilita pas le ravitaillement et la circulation des biens et des personnes. Les Ardennes ont été, avec le Bas-Rhin, le seul département de France à appliquer l'ordre d'évacuation (chaque commune du département avait un « jumelage » avec une commune des Deux-Sèvres), durant laquelle le train transportant la plupart des archives départementales a été bombardé.
- Fusion des deux villes
En 1965, Mézières et Le Theux fusionnent, suivies en 1966 de Charleville, Etion, Montcy-Saint-Pierre et Mohon, pour former Charleville-Mézières. On peut noter que malgré l'intégration de Mohon à la ville réunie, la commune a conservé sa gare.
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Charleville-Mézières
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- Inondations
En décembre 1993, la ville de Charleville-Mézières a subi de plein fouet des inondations "du siècle", où l'eau de la Meuse est montée à plus de 5 mètres par rapport à sa cote normale. C'était sans compter de nouvelles inondations encore plus fortes en janvier 1995, un peu plus d'un an après, où les eaux ont atteint une cote de 6,50 mètres. Depuis, les communes de Charleville-Mézières et de Warcq, très touchée elle-aussi, se sont unies en mettant en œuvre de grands travaux.
[modifier] XXIe siècle
Depuis 2008, des travaux de ré-urbanisation sont déployés dans tous les quartiers de la ville. De nombreux changements sont prévus pour rendre la ville plus attrayante et pour augmenter le confort des habitants. À noter que de nombreuses maisons seront construites pour créer de nouvelles rues.
En 2009, le festival des marionnettes est devenu un festival biennal.
[modifier] Politique et administration
[modifier] Intercommunalité
La commune de Charleville-Mézières a été créée en 1966 par regroupement de cinq communes qui formaient une même agglomération : Charleville, Étion, Mézières (chef-lieu du département), Mohon et Montcy-Saint-Pierre. Une autre commune, Le Theux, avait déjà été rattachée à Mézières en 1965.
Depuis le 1er janvier 2005, la communauté d’agglomération de Charleville-Mézières est lancée. Elle regroupe le chef-lieu et sept communes voisines pour un ensemble de plus de 75 000 habitants. Disposant de compétences propres et d’une autonomie budgétaire, la communauté d'agglomération a pour but le développement économique du bassin de vie et une plus grande cohérence dans l’aménagement du territoire. Le président de la communauté d’agglomération a été élu le 8 janvier de la même année par le conseil communautaire de cette nouvelle collectivité territoriale.
Charleville-Mézières est divisée en cinq cantons, mais n'est le chef-lieu que de quatre d'entre eux :
- Le canton de Charleville-Centre est formé d'une partie de Charleville-Mézières et des communes d'Aiglemont et Montcy-Notre-Dame (12 746 habitants) ;
- Le canton de Charleville-La Houillère est formé d'une partie de Charleville-Mézières et des communes de Damouzy et Houldizy (14 925 habitants) ;
- Le canton de Mézières-Centre-Ouest est formé d'une partie de Charleville-Mézières et des communes de Belval, Évigny, Fagnon, Neuville-lès-This, Prix-lès-Mézières, Sury, This, Warcq et Warnécourt (15 690 habitants) ;
- Le canton de Mézières-Est est formé d'une partie de Charleville-Mézières et de la commune de La Francheville (19 311 habitants).
La cinquième partie de Charleville-Mézières appartient au canton de Villers-Semeuse.
[modifier] Les maires
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| M. Mialaret | ||||
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| Jacques Bozzi | ||||
| 15/01/1871 | Jules Millart | |||
| 26/08/1870 | 15/01/1871 | Gustave Gailly | Industriel | |
| Guillaume Adolphe Lechanteur (1800-1877) | ||||
| M. Stévenin | ||||
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 2001 | En cours | Claudine Ledoux[9] | PS | Député (1997-2002); Conseillère régionale |
| 1998 | 2001 | Louis Auboin | DVG | |
| 1980 | 1998 | Roger Mas | PS puis DVG | Député (1981-1993) |
| 1977 | 1980 | Jean Delautre | PS | |
| René Miquel | ||||
| André Lebon[10] | ||||
[modifier] Jumelages
Charleville est jumelée avec de nombreuses villes comme par exemple Nevers dans la Nièvre et Mantoue en Italie, deux villes dont Charles Gonzague était duc.
Nevers (France)
Mantoue (Italie)
Dülmen (Allemagne)
Euskirchen (Allemagne)
Nordhausen (Allemagne)
Iida (en) (Japon)
Dans le cadre des activités culturelles sur le thème de Rimbaud, des liens forts ont été tissés avec Harar en Éthiopie.
[modifier] Population et société
[modifier] Classement démographique
| Zones | Population | Surface (km²) |
Densité (/km²) |
croissance 1999-2008 |
| Agglomération de Charleville-Mézières | ||||
| Charleville-Mézières | 50 876 | 31 | 1 618 | - 8,30 % |
| Unité urbaine | 61 899 | 75 | 821 | - 7,09 % |
| Aire urbaine | 106 747 | 962 | 111 | - 2,87 % |
| Ardennes | ||||
| Ardennes | 284 197 | 5 229 | 54 | - 2,04 % |
Selon les données de l’Insee, la population de la ville de Charleville-Mézières s'établit à 50 876 habitants au recensement de la population du 1er janvier 2008 (population municipale).
Avec une superficie communale de 3 144 hectares, la densité de population s'élève à 1 618 habitants par km², ce qui en fait la ville la plus densément peuplée du département des Ardennes.
En 2008, l’unité urbaine de Charleville-Mézières, qui s'étend sur huit communes[N 2], regroupe 61 899 habitants et se classe au 1e rang départemental[11], et son aire urbaine, incluant les communes périurbaines situées dans la zone d’influence forte de la ville, rassemble 106 747 habitants[12].
Ces différentes données font de Charleville-Mézières non seulement la ville la plus peuplée du département des Ardennes, où elle devance largement Sedan, la deuxième ville du département, mais également la première agglomération urbaine où celle-ci est deux fois plus importante que l'unité urbaine de Sedan. Il en est de même pour son aire urbaine où elle occupe de loin ce premier rang, regroupant plus du tiers de la population départementale avec une proportion de 37,6 % en 2008.
Au niveau régional, elle occupe invariablement la troisième place en Champagne-Ardenne aussi bien au niveau de la ville intra-muros où elle se classe après Reims et Troyes mais avant Châlons-en-Champagne, la capitale régionale, qu'au plan de son unité urbaine et de son aire urbaine.
[modifier] Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Charleville-Mézières depuis 1793. L'augmentation constatée en 1962 correspond aux fusions de communes. Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 60 176 habitants. La population diminue depuis.

[modifier] Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 48,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 22,4 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 17,7 %) ;
- 51,8 % de femmes (0 à 14 ans = 15,9 %, 15 à 29 ans = 19,5 %, 30 à 44 ans = 19,2 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 24,9 %).
[modifier] Enseignement
La ville dispose de 23 écoles primaires, 12 groupes scolaires (maternelle et primaire confondues), ainsi que de 3 écoles privées (maternelles et primaire confondues).
En ce qui concerne les collèges, ils sont au nombre de 8 pour les collèges publics et de 2 pour les collèges privés.
Charleville-Mézières compte plusieurs lycées :
- Le lycée Chanzy. Le lycée Chanzy de Charleville-Mézières a été aménagé en 1876 dans les anciens Haras impériaux suite à l’incendie du collège de la place du St Sépulcre. En 1893, un agrandissement a été nécessaire pour accueillir le premier lycée d’État du département des Ardennes baptisé « lycée Chanzy ». Pendant la Première Guerre mondiale, les bâtiments ont été utilisés à des fins d’infirmerie et de prison par les troupes d’occupation. Pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale le lycée a été occupé par les soldats allemands, puis par les prisonniers français[19]. La moyenne de réussite au bac en 2006 toutes sections confondues s'élève à 91,6%[20].
- Le lycée Sévigné. Il a été créé en 1882 comme lycée de jeunes filles.
- Le lycée François-Bazin. Il forme de nombreux élèves à différents BTS, de nombreuses séries de génie, les spécialités restent la plasturgie et la fonderie, etc.
- Autres lycées : lycée professionnel Armand-Malaise, lycée d’enseignement professionnel d’Étion, lycée polyvalent Monge, lycée privé Saint-Paul (issu de la fusion des lycées privés Notre-Dame et Saint-Remi).
L'Institut international de la marionnette[21] est également très important. Il est situé derrière le musée de l'Ardenne, place Winston Churchill. C'est dans la capitale mondiale de la marionnette qu'est Charleville-Mézières, que cet institut créé en 1981 accueille chaque année à travers l'école supérieure nationale des arts de la marionnette des élèves venus du monde entier afin de les former au diplôme des Métiers des Arts de la Marionnette. Festival en 2009.
Charleville-Mézières dispose également d'une antenne IUFM, d'un Centre régional pour l'innovation et le transfert de technologie (CRITT), d'un IUT et d'un institut de formation technique supérieure[22].
[modifier] Sport
Charleville-Mézières dispose d'une équipe de basket dynamique : les Flammes Carolo Basket, équipe de Ligue féminine. Il y a également une équipe masculine : l'Étoile de Charleville-Mézières, qui évolue en NM1 (3e division).
En football le Olympique football club de Charleville eut aussi son heure de gloire: elle atteint en 1936 la finale de la Coupe de France alors qu'elle évoluait en division 2. Elle fut battue par le RC Paris sur le score de 1-0. L'Olympique était encore en division 2 dans les années 1990, avant d'être rétrogradé en National. Après sa liquidation judiciaire, un nouveau club fut fondé, portant le même nom; il évolue en Division d'honneur lors de la saison 2010-2011.
La ville compte plusieurs piscines dont le centre aquatique du Mont-Olympe. Charleville fut élue ville la plus sportive de France par le journal L'Équipe en 2004.
Entre 2001 et 2009, la ville a accueilli le critérium international.
[modifier] Économie
Charleville-Mézières est le siège de l'Agence nationale des titres sécurisés.
La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Ardennes qui gère l'aérodrome de la ville (à Belval).
[modifier] Patrimoine
[modifier] Patrimoine civil et religieux
- La place Ducale, située au centre de la ville de Charleville, a été créée en 1606 par Clément II Métezeau sur ordre du duc Charles Ier de Mantoue. Tous les bâtiments de cette place sont symétriques, les toits détruits pendant la guerre par des bombardements ont été reconstruits ou sont en reconstruction pour retrouver une symétrie quasi parfaite.
- L'actuelle préfecture des Ardennes (ancien palais des Tournelles, érigé par la famille Gonzague) occupe les bâtiments de l'École royale du génie de Mézières qui forma presque tous les ingénieurs militaires sous l'Ancien Régime.
- Le Vieux moulin dont la construction a été décidée en 1626 par le duc Charles de Gonzague. Il a été édifié par le maçon Claude Briau sur les plans de l'architecte Claude II Métezeau. Il a été mis en service en 1627. L'élévation monumentale, exceptionnelle pour un moulin, était due à la volonté de faire de sa façade le pendant de la porte de France. Son élévation importante a été nécessitée par la différence de niveaux entre la place Ducale et la Meuse. En effet l'architecte a voulu que les deux bâtiments se répondent pour un visiteur depuis la place Ducale. À l'origine deux roues hydrauliques étaient placées dans le coursier pour entraîner les meules. Le moulin a brûlé en 1754. Il est vendu comme bien national à la Révolution. Le reprofilage de la Meuse en 1876 a entraîné l'arrêt du moulin en 1887. Il a été transformé en un musée municipal consacré à Arthur Rimbaud par l'architecte Petitfils, en 1969[23].
- Hôtel de Ville - Mézières est violemment bombardée le 10 et 11 novembre 1918. La ville est rasée à 50%. Après la Grande guerre, la municipalité décide de dégager un îlot pour aménager une place sur laquelle serait construit le nouvel hôtel de ville. La place de l'hôtel de ville (quartier de Mézières) de style Art déco (1933) composé de deux corps de bâtiment se faisant face et séparés par une large place, l'un constituant l'hôtel de ville proprement dit et l'autre constituant des habitations pour l'harmonie de l'ensemble. La construction du nouvel hôtel de ville est décidée le 28 décembre 1923. Le projet retenu le 25 février 1925 est celui des architectes Marie-Eugène Chifflot (1872-1956), second Grand prix de Rome d'architecture en 1902, et R. Colle qui avaient auparavant réalisé le nouvel Immeuble communal. Le projet adopte un style néo-gothique avec beffroi, tourelles et pinacles. Le 9 octobre 1927, André Tardieu, ministre des Travaux publics, est à Mézières pour inaugurer le monument aux morts, le pont de la Victoire et poser la première pierre de l'hôtel de ville. La construction est achevée en 1930. Le 16 juillet 1933, le président de la République, Albert Lebrun, est à Mézières où il inaugure l'Hôtel de ville, l'Hôpital et le groupe scolaire Manchester. Il y est reçu par le préfet Scamaroni, le maire et président des anciens combattants et le lord-maire de Manchester, cité marraine de guerre de Mézières.
- Monument historique depuis 1910, la basilique Notre-Dame d'Espérance est de style gothique flamboyant et Renaissance. Commencée en 1499, Charles IX, roi de France, y épousa Élisabeth d'Autriche en 1570. La basilique abrite de nombreux objets intéressants : la statue de la Vierge noire, les orgues, les vitraux de René Dürrbach et les inscriptions de toutes les époques laissées sur le mur à droite du grand porche[24]. Dégradée par le temps, elle fait l'objet depuis peu d'une campagne de restauration.
- L' église Saint-Lié de Mohon, remarquable pour ses boiseries du Moyen Âge et par son style architectural.
- L'église Saint-Rémi est de style néo-roman. Elle constitue en volume la deuxième église de la ville. Construite en 1860, elle est située à deux pas de la place Ducale et de la place Jacques Felix ancienne place de l'agriculture construite sous la direction de l'architecte Jean François Racine, architecte diocésain, qui mourut avant son achèvement.
- L'église Sainte-Jeanne-d'Arc due à l'architecte Pierre Chirol.
- La place Jacques-Felix ancienne place de l'agriculture. C'est en ce lieu qu'Arthur Rimbaud étudia dans le collège du Saint-Sépulcre où se trouve aujourd'hui la bibliothèque municipale transformée en 2008 en médiathèque. Une statue honore cet élève un peu particulier devant l'entrée du collège portant son nom à deux pas de là. À son époque, un dôme dominait l'ensemble du collège, mais victime d'un effondrement au début du XXe siècle, il ne fut jamais reconstruit.
[modifier] Patrimoine culturel
- Le Musée Rimbaud est situé dans le Vieux Moulin, sur la Meuse. On y voit de nombreux originaux tels que le sonnet « Voyelles ».
- Le musée de l'Ardenne est situé entre la place Ducale et la place Winston-Churchill. Il réunit des collections historiques et de nombreuses œuvres archéologiques, des pièces d'artisanat local. Il accueille également des expositions temporaires, comme celle qui fut consacrée en 2005 à Madeleine Rebérioux, organisée par le Ligue des droits de l'homme. Un jeu de société imaginé et conçu par des élèves du lycée Monge et retraçant un parcours à travers la ville, est présenté à l'accueil.
- Le Grand Marionnettiste n'est pas à proprement parler un musée mais représente une attraction incontournable de Charleville-Mézières. Situé aux abords de la place Winston Churchill, cet automate de 10 mètres de haut réalisé par Jacques Monestier [25] présente chaque jour de 10h à 21h la vie des Quatre fils Aymon. Tous les samedis à 21h15, les douze tableaux que composent la légende sont présentés au public. Une visite au musée de l'Ardenne fait entrevoir les coulisses de cet automate et les noms des donateurs sont gravés sur de grandes plaques apposées sur l'automate.
- La Maison des Ailleurs est située dans la maison où habita Arthur Rimbaud avec sa famille. On peut y suivre les voyages du poète à travers des textes et des images projetés sur les murs et le sol.
[modifier] Manifestations culturelles et festivités
- Le Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes : la ville accueille, tous les 2 ans, un festival mondialement célèbre, consacré aux marionnettes. La bi-anualisation du festival est décidée en 2009.
- Le Festival "Marionnettes en jardin" : festival annuel de marionnettes qui a lieu chaque été au mois de juillet. En 2008, "Marionnettes en jardin" inaugurait sa 7e édition.
- Les Ailleurs Poétiques : rencontres internationales de poésie dont l'objectif est de promouvoir une authentique transdisciplinarité, en croisant les différentes formes d’art avec la poésie contemporaine et celle d’Arthur Rimbaud comme points de convergence.
- Le Festival des enfants du cinéma : Tous les ans, en début d'année, a lieu un festival dédié au cinéma et plus particulièrement aux enfants et adolescents jouant au cinéma. Ouvert à tous, ce festival a pour but de faire découvrir un autre cinéma loin des super-productions hollywoodiennes. L'édition 2010 qui fêtait les 20 ans du festival s'est déroulée du 19 janvier au 5 février.
- Le Cabaret Vert : créé en 2005, il s'agit d'un festival rock ayant lieu tous les ans sur l'espace du stade Bayard. En 2006, s'y sont produit Dionysos, Babylon Circus, les Wampas, ETHS, HF Thiéfaine, parmi une vingtaine d'artistes. En 2007 plus de 20 000 festivaliers s'y étaient rendus. Durant l'année 2009, les Deftones ont été présent pour leur unique date en France. Dès 2010, le festival prend de l'ampleur et est considéré comme festival international faisant venir des artistes célèbres dont Olivia Ruiz et Massive Attack.
- La Fête de la Bière se déroule pendant 3 jours lors du week-end de la Pentecôte sur la place Ducale (elle se situe maintenant au parc des expositions) et regroupe une trentaine de stands se clôturant avec une course de garçon de café.
- Le marché de Noël sur la place Ducale pendant décembre attire une foule importante autour de ses divers stands de bibelots, vêtements et autres petits cadeaux ou encore de vins chauds et son incontournable patinoire éphémère.
[modifier] Manifestations sportives
- Le Critérium international de la route : La ville accueille depuis plusieurs années la célèbre course cycliste. La course se déroule sur un week-end, en trois étapes, dont une dans la vallée de la Meuse, l'étape de côtes. Le dimanche après-midi se déroule généralement le contre-la-montre dans Charleville. L'Allemand Jens Voigt a remporté les trois dernières éditions (2007, 2008 et 2009).
- Le Sedan-Charleville est une course pédestre dont l'arrivée est située au stade du Petit-Bois. La centième édition s'est déroulée en 2006, et la course est la plus ancienne épreuve de « ville à ville » en France.
[modifier] Personnages célèbres
- Charles Ier de Gonzague (1580-1637), duc de Nevers et de Rethel fondateur de la ville de Charleville; il deviendra duc de Mantoue et de Montferrat en 1627.
- Le chevalier Bayard a défendu la citadelle de Mézières en 1521 face aux troupes de Charles Quint. En 2005, le maire de la ville, a inauguré une reproduction à l'identique de la statue de Bayard, prise par l'armée allemande pendant la Première Guerre mondiale, reprise à l'armistice de 1918 et fondue par les troupes du troisième Reich. Cette statue est l'œuvre du sculpteur ardennais Aristide Croisy.
- Edmond Louis Alexis Dubois-Crancé, homme politique né le 14 octobre 1747.
- Jean Nicolas Pierre Hachette (1769- 1834), mathématicien français né à Mézières.
- Gaspard Monge, célèbre géomètre français, a enseigné la stéréotomie, la chimie et les mathématiques à l’École royale du génie de Mézières durant la fin du XVIIIe siècle. Son passage a marqué les esprits et il a laissé une part de lui-même dans le lycée.
- Arthur Rimbaud : le poète est né à Charleville, au 12, rue Napoléon, devenue par la suite « rue Thiers », puis enfin renommée « rue Bérégovoy ». La ville a ouvert, à l'occasion de l'année Rimbaud en 2004, « La Maison des ailleurs » dédiée au poète, quai Arthur-Rimbaud, dans la maison occupée par la famille Rimbaud à partir de 1869. Y sont retracés les nombreux voyages du poète.
- Étienne Riché, ministre
- Paul Place-Canton, peintre de la Marine
- Edmond Hannotin, magistrat et sénateur sous la Troisième République.
- Mario David (1927-1996) acteur français.
- Éric Sleziak, sculpteur français qui a réalisé Woinic, le plus grand sanglier en sculpture du monde.
[modifier] Autres personnalités
Parmi les autres personnalités liées à Charleville-Mézières, on peut citer :
- Le peintre Jean-Baptiste Couvelet né à Charleville en 1772, mort à Mézières en 1830, professeur de dessin à l'École centrale de dessin de Charleville.
- Le fils de ce dernier Adolphe-Hippolyte Couveley, peintre et premier conservateur du musée du Havre, né à Charleville.
- Louis Joseph Demaison-Henriot, maire de Reims de 1837 à 1838, qui y est né et décédé
- Louis Du Four de Longuerue, abbé des Sept-Fontaines, né à Charleville
- Luc Étienne, écrivain, qui y effectua ses études
- Jean-François Gérard, artiste peintre, né à Mézières.
- Jean Hubert, historien qui, s'étant spécialisé dans l'histoire des Ardennes, y est mort après y avoir passé une grande partie de sa vie
- Louis Nicolas Matoux, peintre officier de la Légion d'honneur qui y est né
- Élisée de Montagnac, industriel ayant inventé le velours Montagnac qui y est mort
- Xavier Noiret-Thomé, artiste peintre, né à Charleville en 1971.
- François Joseph Noizet, général et écrivain, décédé à Charleville
- Léon Renier, historien spécialiste d'épigraphie latine qui y est né
- Jules François Riché, politicien sous Napoléon III qui y est né et inhumé
- Louis Eugène Regnault, évêque de Chartres ayant occupé de hautes fonctions laïques qui y est né
- Apollonie Sabatier, muse et artiste
- Marcelle Sauvageot, écrivain, née à Charleville en 1900
- Jean Augustin Sénemaud, archiviste qui y est mort
- Alexandre Teulet (1807-1866), paléographe y est né.
- Natalis de Wailly, conservateur de la Bibliothèque nationale de France officier de la Légion d'honneur qui y est né
- Frédéric Leclercq, bassiste du groupe de power metal Dragonforce.
- Jérémy Ferrari, showman, comédien et humoriste s'inscrivant dans le registre humour noir, né à Charleville-Mézières en 1985.
- Pierre Dubois, auteur, scénariste de bande dessinée, écrivain, conteur et conférencier français.
- Louis Tirman, président du Conseil général des Ardennes de 1893 à 1898, Sénateur de 1892 à 1898 et Gouverneur Général de l'Algérie de 1881 à 1891 est né à Mézières en 1837
- Henri Dunaime, président du Conseil général des Ardennes de 1912 à 1924 et député de 1893 à 1926, est né à Charleville en 1855
[modifier] Charleville-Mézières à l'écran
- 2006 : Praline (moyen-métrage documentaire) de Jean-Hugues Berrou
[modifier] Curiosités
- Mascarons et autres ornements de façade
[modifier] Annexes
[modifier] Voir aussi
- Principauté d'Arches
- Charleville (Ardennes)
- Liste des communes des Ardennes
- Tramway de Charleville-Mézières • Gare de Charleville-Mézières
[modifier] Liens externes
- Site de la mairie de Charleville-Mézières
- Office de tourisme de Charleville-Mézières
- Le portail de Charleville-Mézières et sa région
- Centre départemental de documentation pédagogique : Chronologie de Charleville
- Photos aériennes de Charleville-Mézières
[modifier] Sources
[modifier] Notes
- Selon l'information communiquée par la mairie de Charleville-Mézières, sa superficie serait de 3 159 hectares; cependant, le chiffre officiel retenu par les services de l'INSEE demeure 3 144 hectares ; voir Présentation générale de la ville (se reporter dans le document pdf au volet Chiffres)
- c'est-à-dire (par ordre alphabétique) Les Ayvelles, Charleville-Mézières, La Francheville, Montcy-Notre-Dame, Prix-lès-Mézières, Saint-Laurent, Villers-Semeuse et Warcq selon la nouvelle délimitation définie par l'INSEE en 2010
[modifier] Sources et références
- Consulter le chiffre dans le splaf des Ardennes dans le volet "Principales villes" Splaf des Ardennes ou encore dans celui de "Cartes France départements" Statistiques sur Charleville-Mézières
- linternaute.com
- Selon guide horaire 2009-2010
- http://www.lasemainedesardennes.fr/Autoroute-A-304--elle-sera-prete-en-2015,1.media?a=2937 Article sur La Semaine des Ardennes
- Aristide Guibert, Histoire des villes de France, avec une introduction générale pour chaque province, 1845, p. 179
- Hubert Collin, Les Églises anciennes des Ardennes, 1969, p. 45
- Gérald Dardart, Charleville Mézières; l'ouverture vers le Nord de l'Europe, 2000
- Frédéric Bluche, Septembre 1792. Logiques d'un massacre, Paris, Robert Laffont, 1986, ISBN 2-221-04523-8, p 103
- Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
- (en poste en 1972)
- Unité urbaine de Charleville-Mézières
- Composition de l'aire urbaine de Charleville-Mézières selon le nouveau zonage de 2010
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 2 janvier 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 2 janvier 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 2 janvier 2010
- Populations légales 2008 de la commune sur Insee. Consulté le 2 janvier 2011
- Évolution et structure de la population à Charleville-Mézières en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 2 janvier 2010
- Résultats du recensement de la population des Ardennes en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 2 janvier 2010
- Le quotidien L'Ardennais du 8 octobre 2008.
- Site internet du lycée
- http://www.marionnette.com/
- Site du IFTS
- Base Mérimée : Moulin à farine dit Vieux Moulin, actuellement musée municipal Arthur Rimbaud
- Fiche sur Structurae
- http://www.jacques-monestier.com
[modifier] Bibliographie
- sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos - Le Guide du patrimoine : Champagne-Ardenne - p. 143-150 - Hachette - Paris - 1995 - ISBN 978-2-01-020987-1