Autoroute A1 (France)

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Autoroute française A1
A1
Image illustrative de l'article Autoroute A1 (France)
L'autoroute au niveau de Chennevières-lès-Louvres (Val d'Oise)
Carte de l’autoroute A 1
Autres dénominations Autoroute du Nord
Historique
Ouverture De 1954 à 1967
Caractéristiques
Longueur 211 km
Direction sud / nord
Extrémité sud Porte de la Chapelle à Paris
Intersections A86 à La Courneuve
A3 à Aulnay-sous-Bois
A104 à Gonesse
A29 à Ablaincourt-Pressoir
A2 à Combles
A26 à Rœux
A21 à Dourges
A22 à Ronchin
Extrémité nord Lille
Villes principales Saint-Denis
Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle
Parc Astérix
Chantilly
Senlis
Compiègne
Péronne
Arras
Douai
Hénin-Beaumont
Carvin
Aéroport de Lesquin
Lille
Réseau Autoroute française, également E15 E17 E19 E42
Territoire traversé
Régions Île-de-France
Picardie
Nord-Pas-de-Calais
Départements Seine-Saint-Denis
Val-d'Oise
Oise
Somme
Pas-de-Calais
Nord

En France, l’autoroute A1 (appelée également Autoroute du Nord) relie Paris à Lille. Elle est concédée à la SANEF sur la partie payante. Entre l'échangeur de l'A 21 et la route nationale 356, elle fait partie du ressort de la Direction interdépartementale des Routes Nord[1].

C'est l’autoroute française la plus fréquentée[2].

L'autoroute dessert la banlieue nord de Paris, avec le Stade de France, Le Bourget, l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle le parc Astérix. Ensuite, elle traverse la Picardie sans rencontrer directement les grandes villes de cette région, en parallèle avec la LGV Nord.

À mi-chemin entre Amiens et Saint-Quentin, à environ 120 km de Paris au niveau de l'aire d'Assevillers, elle croise l'A29. Quelques dizaines de kilomètres plus loin l'autoroute se scinde et donne naissance à l'A2 (appelée Paris-Bruxelles). Elle poursuit sa route jusqu'à Lille croisée par l'A26 vers Calais puis l'A21 vers Douai et Lens et ensuite elle mène vers Villeneuve-d'Ascq grâce à l'A22. Enfin, elle croise, arrivée à Lille, l’A25 vers Dunkerque.

Depuis le , une voie expérimentale dédiée aux taxis et aux bus a été mise en place entre l'aéroport de Roissy et Paris.

Historique[modifier | modifier le code]

Le début de la construction d'une « autoroute sud de Lille » a lieu en septembre 1950 entre Lille, via la rue de Douai, et Carvin[3]. À cette date, seule une portion de l'A13 avait été réalisée en France. Ce chantier est terminé le  ; l'autoroute est inaugurée neuf jours plus tard par Jacques Chaban-Delmas, ministre des Transports, et est ouverte à la circulation le 15 novembre[3]. Quatre ans plus tard, le tronçon entre Carvin et Gavrelle est réalisé[réf. souhaitée]. Le , Marc Jacquet, ministre des Transports, inaugure 35 kilomètres de voies construites entre Senlis et Le Bourget, les premières à péage en France, qui doivent desservir le nouvel aéroport de Roissy[3]. L'achèvement du tracé vers Paris est réalisé en 1965 et 1966 via les tronçons Saint-DenisParis (porte de la Chapelle) puis Le Bourget – Saint-Denis. Plus au nord, le tronçon entre Senlis et Roye est inauguré le par Marc Jacquet et c'est à cette occasion que l'autoroute prend le nom d'A1[3]. Le tracé s'achève par l'ouverture des tronçons reliant Roye à Bapaume le puis Bapaume à Fresnes-lès-Montauban le [3]. René Chopin, le président de la SANEF, la société qui gère la concession de l'autoroute, déclare alors que le chantier de l'autoroute du Nord a coûté au total 1 172 millions de francs[3]. Dès son achèvement, l'autoroute A1 est la voie routière française qui concentre le plus important trafic de marchandises, et un trafic de 10 000 véhicules par jour est observé au niveau du péage de Fresnes-lès-Montauban[3].

Sorties[modifier | modifier le code]

Échangeur A1-A25/RN 356 à 1300 mètres.

Lieux sensibles[modifier | modifier le code]

Les entrées et sorties de Lille en heures de pointe s'avèrent souvent délicates :

  • au mieux depuis/jusqu'à la sortie Carvin/Libercourt ;
  • au pire depuis/jusqu'à l'échangeur A1/A21.

L'autoroute n'y est « qu'à » 2x3 voies, sauf l'entrée de Lille qui est à 2x5 voies entre la bifurcation A1/A27 et A1/A25/périphérique.

Les entrées et sorties de Paris sont de même « chargées » depuis/jusqu'au boulevard périphérique depuis/jusqu'au Bourget (sortie du même nom), voire Villepinte (nœud A1/A3/A104) en week-end.

Travaux[modifier | modifier le code]

Les péages de Chamant et de Fresnes-lès-Montauban ont été rénovés en 2013[5],[6].

Routes européennes[modifier | modifier le code]

Autoroute A1 à hauteur de Roissy-en-France

L’autoroute A1 est aussi :

  • la E19 de sortie 01 Échangeur Porte de la Chapelle jusqu’à l’échangeur A2
  • la E15 de l’échangeur A1 / A3 / A104 jusqu’à l’échangeur A1 / A26
  • la E17 de l’échangeur A1 / A26 jusqu’à sortie 21 Lille
  • la E42 de l’échangeur A1 / A27 jusqu’à l’échangeur A1 / A25

Lieux visitables situés à proximité[modifier | modifier le code]

Départements, régions traversées[modifier | modifier le code]

Péages[modifier | modifier le code]

Éclairage[modifier | modifier le code]

Depuis le début de 2008, dans la partie parisienne, l'autoroute A 1 (ainsi que l'A 15, l'A 115 et une partie de la RN 184), n'est plus éclairée à la suite de vols de câbles[7]. La seule partie qui reste éclairée sur l'autoroute A 1 à la suite de ces vols est le viaduc au-dessus du canal Saint-Denis.[réf. nécessaire]

À noter[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Arrêté du 29 mai 2006 portant constitution des directions interdépartementales des routes », equipement.gouv.fr (consulté le 15 juillet 2011)
  2. Jamila Aridj, « Ces pilleurs d'autoroute qui cisaillent les câbles électriques », Le Point,‎ 2008 (consulté le 28 mai 2009)
  3. a, b, c, d, e, f et g Jean-François Gintzburger, « ...Et l'autoroute du sud de Lille devient l'autoroute A1 », Cent ans de de vie dans la région - Tome 3 - 1939-1958 : De la bataille du rail à la bataille du charbon, La Voix du Nord,‎ 17 juin 1999, p. 82-84
  4. Géoportail.fr, consulté le 11 novembre 2009
  5. « La Sanef construit un péage plus écolo à Chamant », leparisien.fr,‎ 7 juillet 2012 (lire en ligne)
  6. « A1 : le péage de Fresnes accueille quatre voies supplémentaires », lavoixdunord.fr,‎ 20 août 2012 (lire en ligne)
  7. L’Écho du Val d'Oise du 5 juin 2009. Les voleurs coupaient les câbles des candélabres dont la tension atteint 5 000 volts ; ils ont été pris en flagrant délit sur l'A 1. La seule autoroute A 15 a été délestée de 25 000 mètres de câble. Le coût de remise en état, évalué à plusieurs centaines de milliers d'euros ajouté à la consommation électrique d'environ 5 millions d'euros par an, laisse présager que pour des questions d'économie, l'éclairage ne soit jamais remis sur ces axes.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]