Hénin-Beaumont
| Hénin-Beaumont | ||||||
L'hôtel de ville d'Hénin-Beaumont |
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Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | |||||
| Département | Pas-de-Calais | |||||
| Arrondissement | Lens | |||||
| Canton | Hénin-Beaumont (chef-lieu) et Montigny en Gohelle | |||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin | |||||
| Maire Mandat |
Eugène Binaisse (DVG) 2010-2014 |
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| Code postal | 62110 | |||||
| Code commune | 62427 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Héninoises Beaumontois |
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| Population municipale |
26 278 hab. (2010) | |||||
| Densité | 1 268 hab./km2 | |||||
| Population aire urbaine |
552 694 hab. | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 23 m — Max. 65 m | |||||
| Superficie | 20,72 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | mairie-heninbeaumont.fr | |||||
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Hénin-Beaumont est une commune française du département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais. Elle est la plus grande ville de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin qui regroupe 14 communes, soit 125 000 habitants. La ville abrite aussi le siège social de cette communauté d'agglomération. La commune résulte de la fusion d'Hénin-Liétard et de Beaumont-en-Artois en 1971. Ses habitants sont appelés les Héninois et Beaumontois.
Avec sept charbonnages sur son territoire, Hénin-Beaumont était un grand centre de l'exploitation minière. La Compagnie des mines de Dourges y a ouvert ses fosses nos 2 - 2 bis, 3 - 3 bis, 6 et 6 bis, la Compagnie des mines de Drocourt les fosses nos 1, 3 et 6 - 7. Il existe également quelques terrils et plusieurs centaines de maisons des mines.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Hénin-Beaumont se situe dans la région Nord-Pas-de-Calais dans la Gohelle et comme toutes les villes de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin, elle fait partie du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. La ville fait partie du SCOT de Lens-Liévin et d'Hénin-Carvin. Lille est à 30 kilomètres, Arras à 20 et Douai à 10[1].
Les villes limitrophes sont Dourges, Noyelles-Godault, Courrières, Montigny-en-Gohelle, Rouvroy, Drocourt, Billy-Montigny et Oignies mais il est impossible de relier celle-ci à Hénin-Beaumont en voiture.
Voies de communication [modifier]
La ville est desservie par l'A1, sortie
16.1, sortie construite en 2003 pour l'accès aux zones logistiques et commerciales proches.
Pour les transports en commun, Tadao assure la desserte vers Lens/Liévin par la ligne spéciale buLLe1. Pour les autres lignes, il existe la 13, la 11, qui vont toutes les deux du centre commercial Auchan Noyelles à la gare routière de Lens, respectivement par Harnes, par Méricourt, la 15 reliant Hénin et Carvin les deux plus grosses villes de la communauté d'agglomération mais aussi Leforest, la 29 allant direction Oignies/Libercourt, la 25 vers Rouvroy, la 120 vers Douai — Édition juin 2012.
La gare est à une demi-heure de Lille, 1 h 35 de Paris, 2 h de Bruxelles et par l'Eurostar à 2 h 18 de Londres[2]. On peut arriver par avion à l'aéroport de Lesquin qui est à 22 km[3]. La Ligne grande vitesse Nord traverse la ville mais il n'y a pas de gare et il faut aller à Lens, Arras, Douai ou Lille pour prendre un TGV.
Divisions de la commune [modifier]
La ville comporte quatre quartiers :
- le quartier Nord-Ouest délimité par la rocade minière au Nord-Ouest, le boulevard Salvador-Allende et la rue du Maréchal-Juin au Sud et la rue La Bruyère et le Chemin de Dourges à l'Est[4] ;
- le quartier Est délimité par le Chemin de Dourges, la rue La Bruyère, la rue de l'Industrie et la rue Paul-Bert à l'Ouest, la ville de Drocourt au Sud et le quartier de la Peupleraie et le Bord-des-Eaux à l'Est[5] ;
- le quartier Sud délimité par le Boulevard du Maréchal-Juin au Nord, la rue Paul-Bert à l’Est et la N43 soit les boulevards Salvador-Allende et Gabriel-Péri à l’Ouest[6] ;
- Beaumont, qui, comme son nom l'indique, correspond à l'ancien village de Beaumont-en-Artois.
Communes limitrophes [modifier]
Topographie [modifier]
L'altitude naturelle varie de 23 mètres au nord à 65 mètres au sud. Les terrils culminent cependant à 115 mètres et 77 mètres, et le Haut-Bois du Bois à 74 mètres.
Hydrographie [modifier]
La partie nord de la commune, basse, est traversée par le canal de la Deûle à son extrémité, ainsi que par un bras de ce canal. La station d'épuration se situe au croisement de ces deux cours d'eau. Cette zone touche plusieurs anciens marais : le grand marais (Courrières), le marais de Labiette, le marais de Dourges, le marais de Bourcheuil (Dourges).
Géologie [modifier]
Climat [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 26 278 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 47,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,1 %, 15 à 29 ans = 21,5 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 15,9 %) ;
- 52,6 % de femmes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 23,4 %).
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
Le site d'Hénin-Beaumont a été très tôt occupé : l'existence d'un village gaulois prospère est attestée par les fouilles. Au XIXe siècle furent retrouvées de nombreuses monnaies sur les bords du marais, attestant la venue de populations celte et germano-belge.
En 360, une première église est construite à l'emplacement actuel de l'église Saint-Martin. Hénin est définitivement christianisée au VIIe siècle.
Moyen Âge [modifier]
Au VIIe siècle, l'abbaye augustinienne d'Hénin, renommée plus tard Notre-Dame d'Hénin-Liétard, fut fondée par saint Aubert.
Le 28 décembre 880, les Vikings incendièrent Hennium.
La ville, qui dépendait de la seigneurie des comtes de Liétard (qui dominent la ville de 950 jusqu'à 1244), est pillée et incendiée par les troupes impériales en 1053. Isaac Liétard, le 4e seigneur d'Hénin fait établir de nouvelles fortifications qui vont tenir trois siècles. En 1169, l'abbaye fut reconstruite et, en 1187, sa nouvelle église fut édifiée. En 1244, Baudouin IV, le 12e seigneur d'Hénin vend la ville à Robert Ier, comte d’Artois
La ville prend son nom d'Hénin-Liétard au XIVe siècle. Mais le nom à beaucoup évolué : dès 950/960 environ, on trouve diverses écritures telles que Hennium, Henninium ou Heninium. Le nom a diverses variantes, souvent très proches, sauf St Martinus de Henain (XIIe siècle). En 1274 apparaît pour la première fois le nom Hanin-le-Liétard. On ajouta Liétard en souvenir du seigneur, soit en reconnaissance des services rendus à la ville pour ses fortifications, soit tout simplement pour la distinguer d'Hénin-sur-Cojeul, à 30 kilomètres de là.
L'origine de Liétard est donc certaine, mais celle d'Hénin l'est moins. Il est généralement admis que Hénin viendrait du latin hinniens (hénissant), ce qui expliquerait les armoiries de la ville (un cheval passant) et que la plupart des pièces gauloises retrouvées portent un cheval (d'aucun proposent la thèse d'un centre d'élevage de chevaux renommé en ces temps anciens). D'autres vont chercher l'origine d'Hénin dans les origines des populations (celtes et germano-belges). Ainsi, Hénin proviendrait de Hen-yn ou Hen-oen, mots celtiques signifiant vieux frêne. Il y a d'autres théories assez farfelues.
Époque moderne [modifier]
Époque contemporaine [modifier]
En 1852, la découverte de la houille dans le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais fait entrer Hénin-Liétard dans la modernité. À partir de 1856, de nombreux étrangers viennent à Henin-Liétard travailler dans les mines. La compagnie des chemins de fer du Nord fait construire une gare à Hénin-Liétard en 1859.
Lors de la guerre de 1870, le maire de l'époque s'enfuit. Paul Galland devint maire par la force des choses et organisa la défense de la ville face aux Prussiens qui arrivaient. Il fit d'Hénin-Liétard la seule ville défendue par ses habitants que les Prussiens ne prirent pas. Après la guerre, il démissionna, bien que tout le monde lui demandait de rester maire. En 1888, à sa mort, il y eut une foule importante et un long discours pour saluer ce grand personnage de la ville. Il fut enterré dans le caveau de la famille de son épouse « Bruneau Maréchal ». Cette tombe existe toujours derrière le calvaire du cimetière d'Henin Beaumont, section B N°163.
Au début du XXe siècle, la ville devient un bastion du Jeune syndicat de Benoît Broutchoux.
En 1914-1918, l'occupation allemande est dure et destructrice. Dans la nuit du 3 au 4 octobre 1914, les occupants procèdent au pillage et au saccage de la maison communale. En avril 1917, cette dernière subit l'acharnement des alliés à vouloir déloger l'occupant, il n'en restera bientôt plus que les murs. L'évacuation totale de la commune est effective le 26 avril 1917. Vers le 18 octobre 1918 (non certifié par l'absence de témoins), les Allemands font exploser l'église Saint-Martin avant de quitter la ville. Après la signature de l'armistice, les premiers habitants seront notés de retour le 2 décembre 1918.[1]
Durant l'entre-deux-guerres, Hénin-Liétard se reconstruit peu à peu sous l'impulsion du maire Adolphe Charlon (SFIO), qui sera constamment réélu jusqu'à sa démission en 1940. L'hôtel de ville est reconstruit en 1925. La Compagnie des mines de Dourges fait édifier l'église Sainte-Marie en 1928 pour les mineurs de la cité Foch. L'église Saint-Martin est reconstruite en style gréco-byzantin par l'architecte Boutterin en 1932, la nouvelle gare est inaugurée en 1933.
Libérée par les Alliés en septembre 1944, la ville est d'abord dirigée par le communiste Nestor Calonne de mai 1945 à octobre 1947. Le socialiste Fernand Darchicourt est élu maire d'Hénin-Liétard en 1953. C'est un autre socialiste, Jacques Piette, qui lui succède. Après la fermeture du dernier puits de mine en octobre 1970, Jacques Piette doit négocier la difficile transition d'Hénin-Liétard d'une ville minière à une ville tournée vers le commerce et les services. Il mène à bien la fusion d'Hénin-Liétard et de Beaumont-en-Artois, qui permet à la ville de se doter d'une vaste zone commerciale dans le secteur du Bord des Eaux.
Culture et patrimoine [modifier]
Patrimoine environnemental [modifier]
Pour une ville de l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, les terrils y sont implantés. On peut voir le terril no 84 appelé aussi le terril Saint-Henriette qui appartient au patrimoine historique et paysager du bassin minier. Tandis que le no 89 est seulement recensé par le schéma régional de protection des milieux et des paysages naturels[11].
Plus au sud, à côté du centre commercial Noyelles de Noyelles-Godault, le lac des Bords-des-Eaux est le seul plan d'eau de la ville.
Patrimoine culturel [modifier]
La ville d'Hénin-Beaumont ne comporte pas de musée mais une salle de théâtre et de concert nommée l'Escapade, où sont également organisées des activités diverses (cours de guitare, de danse etc.) [2] et aussi deux cinémas. Le premier qui s'appelle Espace Lumière dans le centre de la ville, est composé de trois salles[12] et le second construit au côté du centre commercial Auchan de Noyelles-Godault est d'abord un cinéma Gaumont avant de devenir un Cinéville et a douze salles d'exploitation[13].
Monuments historiques [modifier]
Église Saint-Martin [3], construite dans le style gréco-byzantin sur les plans de Maurice Boutterin (1882-1970) entre 1929 et 1932, afin de remplacer celle détruite par les allemands en 1917, elle est classée en totalité, y compris l'ensemble des décors et aménagements intérieurs (cad. BL 835) : classement par arrêté du 21 mai 2003[14].
Héraldique [modifier]
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De sinople au cheval d’argent bridé et sellé de sable passant sur une terrasse de gueules. |
Économie [modifier]
Une importante usine agroalimentaire de produits cuisinés à base de volaille et de porc se situe sur la commune (MoyPark).
Données statistiques [modifier]
En 1999, on pouvait compter dans la ville 25 204 personnes comprenant 47 % d'hommes et 53 % de femmes. La ville compte aussi 40 % d'actifs dont 32 % d'actifs avec un emploi et 8 % d'actifs sans emploi, mais aussi 10 % d'élèves et d'étudiants[15]. Au recensement de 2005, les pourcentages d'hommes et de femmes restent inchangés mais la population gagne 1 020 personnes, ce qui élève la population à 25 918 habitants, soit une progression de 4,1 %[16].
Vie commerçante [modifier]
Les commerces du centre-ville d'Hénin-Beaumont restent présents malgré le centre commercial de Noyelles-Godault (à 5 minutes) qui ne cesse de s'étendre. On peut compter dans toute la ville près de 400 commercants[17].
Logement [modifier]
Le nombre de ménages en 1999 dans la ville était de 9 697 et est passé à 10 442 en 2005, ce qui représente 745 ménages de plus soit 7,7 % d'augmentation[16]. Sur cette masse de population, on compte 28 % de foyers d'une seule personne, 30 % de foyers de 2 personnes ; 12 % des ménages ont cinq personnes ou plus[15].
Administration [modifier]
Situation financière de la commune [modifier]
La dégradation de la situation financière de la commune entre 2002 et 2009 (25 M€ de déficit cumulé et 40 M€ de dettes) évoque d'autres villes célèbres pour leurs difficultés, comme la commune d'Angoulême (Charente) (25 M€ de déficit et 182 M€ de dettes) ou celle de Pont-Saint-Esprit (Gard) (14 M€ de déficit et 23 M€ d'endettement). Les éléments qui suivent sont issus des documents publics de la Cour des comptes cités plus loin (avis budgétaires, rapport d'observation).
La ville de Hénin-Beaumont est confrontée à une situation financière difficile diagnostiquée depuis 2003 : endettement élevé, accumulation de déficits, manque de recettes de fonctionnement[18],[19]. Après une amélioration surtout due à des ventes de terrains et bâtiments communaux, la situation s'est aggravée depuis 2007 avec des augmentations de dépenses de fonctionnement nouvelles[20]. De ce fait, les impôts locaux ont augmenté de 85 % en 2004 puis de 10 % en 2008.
En 2008, (après un déficit de 12 M€ en 2002) le déficit de fonctionnement dépasse les 13 millions d'euros, pour un budget (adopté le 31 mars 2009) de 38 millions d'euros. Vu la situation financière[21], sur proposition du préfet du Pas-de-Calais, le maire, Gérard Dalongeville a été suspendu de ses fonctions par arrêté du 27 avril 2009 du Ministère de l'intérieur publié le 2 mai 2009 au journal officiel[22] puis finalement révoqué par un décret pris en conseil des ministres[23]. C'est seulement la seconde fois depuis 1982 qu'un maire est démis de ses fonctions (CE, 27/02/1987). La préfecture du Pas-de-Calais a indiqué que le Préfet avait demandé la révocation "après la sortie du dernier rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la ville"[24], sans qu'il soit question des poursuites judiciaires.
Contrôle des budgets de 2002 à 2006 [modifier]
La chambre a été saisie par le préfet du Pas-de-Calais d’un déficit excessif pour 2002, en application de l’article L.1612-14 du code général des collectivités territoriales (CGCT). Dans un avis du 7 novembre 2003, la chambre a proposé à la commune d’Hénin-Beaumont un plan de rétablissement de son équilibre budgétaire par la résorption sur trois exercices (2004 à 2006) du déficit constaté fin 2002, établi à 12 390 703 €. Ce plan incluait une augmentation de 85 % de la fiscalité.
Conformément à l’article L. 1612-14 du CGCT, le préfet du Pas-de-Calais a transmis à la chambre les budgets primitifs de la ville, chaque année entre 2004 et 2006. Par ses avis successifs (2004-392, 2005-282, 2006-333) des 5 mai 2004, 11 juin 2005 et 23 juin 2006, la chambre a constaté la mise en œuvre par la commune de mesures pour atteindre le rétablissement de l’équilibre budgétaire puis le retour à l'équilibre.
Soulignant la part importante prise par des circonstances exceptionnelles (régularisation d’écritures comptables, cessions d’immobilisations) dans le rétablissement, la CRC a relevé des insincérités dans son budget 2006 et invité la commune dans son dernier avis à des efforts d'économie, notamment s’agissant des dépenses de personnel et de la politique d’investissement.
Les avis budgétaires sont publics :
Contrôle des budgets depuis 2008 [modifier]
Saisie par le préfet du Pas-de-Calais en raison de l'insincérité du budget 2008 en application de l'article L.1612-5 du CGCT, la chambre a rendu deux avis budgétaires en juin et juillet 2008 (2008-149 et 2008-235), constatant un déficit de 12,7 M€ et proposant des mesures de redressement sur 4 ans. Le budget de la commune a été réglé par arrêté préfectoral du 1er août 2008, imposant une augmentation de la fiscalité de 10,8 %. Fin 2008, le conseil municipal a pris une délibération augmentant ses dépenses de 2,2 M€, sans recettes en face. La CRC, saisie par le préfet, a constaté dans son avis du 12 décembre 2008 que l'augmentation de 10,8 % des impôts avait été absorbée intégralement par des dépenses nouvelles.
Les avis budgétaires de 2008 sont publics :
- Avis n°2008-149 du 23/06/2008
- Avis n°2008-235 du 30/07/2008
- Avis n°2008-400 du 7/11/2008
- Avis n°2008-434 du 04/12/2008
- Avis n°2008-447 du 12/12/2008
En 2009, le Préfet du Pas-de-Calais a saisi la CRC pour examiner le compte administratif 2008, en déficit excessif (article L. 1612-14 du CGCT), et le budget 2009 (article L. 1612-5 du code CGCT). Suite à cela, dans l'avis (2009-163/164) du 8 juin 2009, le déficit de fonctionnement 2008 est chiffré à 13,4 M€ (et non 12,8) soit un déficit représentant 18 % des recettes de fonctionnement. Les augmentations d'impôts de 2008 ont été absorbées par des dépenses nouvelles. Le budget 2009 n'était pas sincère, avec des surévaluations de recettes et des sous-évaluations de dépenses, sans compter le déficit du centre communal d'action sociale de la ville : "le redressement de la situation financière du CCAS et l’apurement de ses déficits par ses seules ressources n’apparaît réalisable que dans le cadre d’un plan pluriannuel prolongé" car "la commune a maintenu ou diminué ces dernières années le niveau des subventions attribuées au CCAS alors que dans le même temps des personnels étaient transférés sans ressources nouvelles ni modification du périmètre d’intervention du CCAS". La CRC a aussi constaté[25] que le budget 2009 de la caisse des écoles d'Hénin-Beaumont, subventionnée par la ville, avait été faussement présenté en équilibre et qu'il présentait en réalité un déficit de 181 426 €.
La CRC a proposé pour 2009 des économies supplémentaires de 0,4 M€ (y compris en baissant les indemnités des élus), une augmentation des impôts de 8 % et d'augmenter d'un an la durée du plan de redressement (jusqu’en 2012), avec une réduction annuelle de 3,1 M€ du déficit. Le budget de la ville a été réglé par arrêté préfectoral du 29 juillet 2009.
Les avis budgétaires de 2009 sont publics :
- Avis n°2009-163/164 du 08/06/2009 (ville d'Hénin-Beaumont),
- Avis n°2009-162 du 08/06/2009 (Caisse des écoles d'Hénin Beaumont).
Examen de la gestion municipale [modifier]
La cour des comptes a examiné la gestion de la commune à plusieurs reprises ces dernières années, ce qui a donné lieu à plusieurs rapports d'observations définitives (ROD) très critiques, qui sont publics :
- ROD 344 du 29 septembre 2004 sur la gestion de la ville pour la période 1998-2003, rendu communicable le 14 janvier 2005. Le rapport était consacré notamment à la situation financière, l'information du conseil municipal sure les affaires budgétaires et financières et la gestion des ressources humaines.
- ROD 432 du 18 février 2009 sur la gestion 2004-2008, consacré à la situation financière et à l'endettement, rendu public à l'occasion du conseil municipal du 30 mars 2009[26], une semaine avant l'interpellation du Maire.
- ROD n° 445 du 23 juillet 2009, sur la gestion 2004-2008, rendu public à l'occasion du conseil municipal du 21 septembre 2009 et consacré à la gestion des ressources humaines, au contrôle interne, à la gestion du patrimoine, à la politique d'achat public ainsi qu'aux pompes funèbres municipales. Le rapport a aussi formulé 15 recommandations précises pour contribuer à rétablir la situation financière de manière structurelle[27].
Le ROD indiquait en particulier : "De manière générale, la ville a été marquée jusqu’à présent par un système de contrôle interne très lacunaire, une attention insuffisante portée au respect des formes juridiques, une information incomplète du conseil municipal, et des relations mal formalisées avec les associations. Ces caractéristiques expliquent en partie les errements constatés par ailleurs, s’agissant du fonctionnement institutionnel, de la gestion du patrimoine communal, des achats publics, ou des pompes funèbres municipales. "
Poursuites judiciaires [modifier]
Simultanément aux rapports de la CRC, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Béthune, conduisant à la mise en détention le 9 avril 2009 de plusieurs personnes dont le maire, Gérard Dalongeville lui-même, son ancien adjoint aux finances et l'éditeur d'un journal gratuit diffusé dans les communes du secteur Le Journal du pays, en liquidation judiciaire. Ils ont été mis en examen pour faux en écritures et usage de faux, détournement de fonds publics, favoritisme et recel de favoritisme. Par ailleurs, l'adjoint à l'urbanisme a été mis en examen en avril 2009 pour prise illégale d'intérêt portant sur des achats de terrain[28] ; en première instance, il a été relaxé du fait de la prescription des faits[29].
Un élu d'une commune voisine, chef d'entreprise fournisseur d'Hénin-Beaumont et vice-président de la CCI, a été mis en examen le 28 mai 2009 dans la même affaire pour recel de favoritisme et recel de détournement de fonds publics[30].
La ville s'est finalement portée partie civile en septembre 2009, d'une part concernant "l'information judiciaire en cours" et d'autre part les "présomptions de fraudes évoquées dans le dernier rapport définitif de la chambre régionale"[31].
Enseignement [modifier]
Écoles maternelles [modifier]
- École Léon-Blum
- École Bracke-Desrousseau
- École Breuval
- École Darcy-Michelet
- École Dubreucq
- École Fallières
- École Lacore-Carnot
- École Octave-Legrand
- École Pantigny
- École Jeanne-D'Arc
Écoles primaires [modifier]
- École Léon-Blum
- École Bracke-Desrousseau
- École Breuval
- École Fallières
- École Michelet Mixte
- École Guy-Mollet
- École Pantigny
- École Jean-Jacques-Rousseau
- École Saint-Louis
- École Jeanne-D'Arc
Collèges [modifier]
- Collège Jean Macé
- Collège Gérard Philippe
- Collège François Rabelais
Lycées [modifier]
- Lycée Fernand Darchicourt, établissement d'enseignement général et technologique, fréquenté par quelque 1 700 à 1 800 élèves chaque année.
- Lycée Louis Pasteur, établissement d'enseignement général, technologique et professionnel.
- Lycée Henri Senez, établissement d'enseignement professionnel.
Liste des maires [modifier]
Jumelages [modifier]
Konin (Pologne)
Herne (Allemagne)
Wakefield (Royaume-Uni)
Rufisque (Sénégal)
Rolling Meadows (Illinois) (États-Unis)
Personnalités liées à la commune [modifier]
Personnalités politiques [modifier]
- Jacques Piette est un homme politique et un résistant français, né le 13 mai 1916 à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) et mort le 2 avril 1990 à Boulogne-Billancourt (même département), maire d'Hénin-Beaumont de 1969 à 1989
- Marie-Noëlle Lienemann, femme politique, élue sur la liste de rassemblement de la gauche aux élections municipales de 2008 à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), dont elle devient la première adjointe au maire.
- Marine Le Pen, présidente du Front national, conseillère municipale de la commune de 2008 à 2010.
- Steeve Briois, secrétaire général du Front national, conseiller municipal de la commune depuis 1995 et conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais.
Personnalités artistiques et culturelles [modifier]
- Marie Alloy (1951-), peintre, graveur et éditeur, est née à Hénin-Beaumont.
- Bernard Minet, de son vrai nom Bernard Wantier, est un musicien et comédien français du Club Dorothée né le 28 décembre 1953[32] à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais)
- Yvette Sauvage, née le 24 novembre 1947 à Hénin-Liétard, metteur en scène française, dramaturge, actrice et auteur de nouvelles[33]
Autres personnalités [modifier]
- Étienne Célestin Enoch (22 novembre 1739 - Hénin-Liétard † 19 mai 1825 - Saint-Denis), évêque concordataire de Rennes de 1805 à 1819
- Ludovic Breton, né le 28 janvier 1844 à Hénin-Liétard, ingénieur chargé des travaux d'étude de percement des premiers kilomètres du tunnel ferroviaire sous la Manche de 1879 à 1883
- Jean-Baptiste Douvrin
- Jean-Paul Bailly, né le 29 novembre 1946 à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), dirigeant d'entreprise publique français, président du groupe La Poste depuis 2002
- Maison de Hénin-Liétard
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Louis Dancoine [4]- Recherches historiques sur Hénin-Liétard - 1856 en accès libre et complet sur Google Books[5]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Découvrir Hénin-Beaumont Site officiel
- Venir à Hénin-Beaumont / Par train Site officiel
- Venir à Hénin-Beaumont / Par avion Site officiel
- Présentation du Quartier Nord Ouest, sur le site de la mairie d'Hénin-Beaumont.
- Présentation du Quartier Est, sur le site de la mairie d'Hénin-Beaumont.
- Présentation du Quartier Sud, sur le site de la mairie d'Hénin-Beaumont.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Hénin-Beaumont en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 18 août 2010
- Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 18 août 2010
- Charte d’écologie urbaine et rurale de la communauté d’agglomération d’Hénin-Carvin : Diagnostic environnement — Page 6
- Espace Lumière AlloCiné
- Cinéville Hénin Beaumont AlloCiné
- Renseignements issus de : Bases de données Ministère de la culture
- Hénin-Beaumont — Données statistique La Voix du Nord — Statistique Insee.
- Hénin-Beaumont sur le site de l'Insee en 2005
- Liste des commerçants Site officiel
- avis du 7 novembre 2003 sur les comptes 2002
- rapport d'observations n°2005-01 de la Cour sur la période 1999-2003
- Avis n°2008-149 de la Cour des comptes
- "Hénin-Beaumont frise la cessation de paiement" - Les échos du 2 avril 2009
- Arrêté concerné au Journal Officiel
- Décret du 28 mai 2009 portant révocation de M. Gérard DALONGEVILLE, maire de la commune de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), JORF 29 mai 2009
- Le Prefet veut révoquer le Maire Libelille.fr
- Avis 2009-162 de la CRC en date du 8 juin 2009
- A Henin Beaumont, la Maison brûle
- La preuve par 15
- Hénin-Beaumont : L'adjoint au maire devant le tribunal, Nord-Eclair 2 avril 2009
- Hénin-Beaumont, l'adjoint à l'urbanisme évite le procès, Nord-Eclair, 24 juin 2009
- Article de la Voix du Nord, 29 mai 2009
- La ville est partie civile, La Voix du Nord, 22 septembre 2009
- Biographie du site officiel
- La Comédienne humaine sur le site officiel Version Femina

