Hénin-Beaumont

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Hénin-Beaumont
L'hôtel de ville d'Hénin-Beaumont
L'hôtel de ville d'Hénin-Beaumont
Blason de Hénin-Beaumont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Canton Hénin-Beaumont (chef-lieu) et Montigny en Gohelle
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin
Maire
Mandat
Steeve Briois
2014-2020
Code postal 62110
Code commune 62427
Démographie
Gentilé Héninoises
Beaumontois
Population
municipale
26 868 hab. (2011)
Densité 1 297 hab./km2
Population
aire urbaine
552 694 hab.
Géographie
Coordonnées 50° 25′ 18″ N 2° 57′ 03″ E / 50.4216666667, 2.9508333333350° 25′ 18″ Nord 2° 57′ 03″ Est / 50.4216666667, 2.95083333333  
Altitude Min. 23 m – Max. 65 m
Superficie 20,72 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-heninbeaumont.fr

Hénin-Beaumont est une commune française du département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais. Elle est la plus grande ville de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin qui regroupe 14 communes, soit 125 000 habitants[Quand ?]. La ville abrite aussi le siège social de cette communauté d'agglomération. La commune résulte de la fusion d'Hénin-Liétard et de Beaumont-en-Artois en 1971. Ses habitants sont appelés les Héninois et Beaumontois.

Avec sept charbonnages sur son territoire, Hénin-Beaumont était un grand centre de l'exploitation minière. La Compagnie des mines de Dourges y a ouvert ses fosses nos 2 - 2 bis, 3 - 3 bis, 6 et 6 bis, la Compagnie des mines de Drocourt les fosses nos 1, 3 et 6 - 7. Il existe également quelques terrils et plusieurs centaines de maisons des mines.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Secteur est (Béthune, Lens, Hénin-Beaumont).

Hénin-Beaumont se situe dans la région Nord-Pas-de-Calais dans la Gohelle et comme toutes les villes de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin, elle fait partie du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. La ville fait partie du SCOT de Lens-Liévin et d'Hénin-Carvin. Lille est à 30 kilomètres, Arras à 20 et Douai à 10[1].

Les villes limitrophes sont Dourges, Noyelles-Godault, Courrières, Montigny-en-Gohelle, Rouvroy, Drocourt, Billy-Montigny et Oignies mais il est impossible de relier celle-ci à Hénin-Beaumont en voiture.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Hénin-Beaumont
Montigny-en-Gohelle Courrières Oignies

Dourges

Billy-Montigny Hénin-Beaumont Noyelles-Godault
Rouvroy

Drocourt

Izel-lès-Équerchin Quiéry-la-Motte Esquerchin

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude naturelle varie de 23 mètres au nord à 65 mètres au sud. Les terrils culminent cependant à 115 mètres et 77 mètres, et le Haut-Bois du Bois à 74 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La partie nord de la commune, basse, est traversée par le canal de la Deûle à son extrémité, ainsi que par un bras de ce canal. La station d'épuration se situe au croisement de ces deux cours d'eau. Cette zone touche plusieurs anciens marais : le grand marais (Courrières), le marais de Labiette, le marais de Dourges, le marais de Bourcheuil (Dourges).

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par l'A1, sortie sortie 16.1, sortie construite en 2003 pour l'accès aux zones logistiques et commerciales proches.

Pour les transports en commun, Tadao assure la desserte vers Lens/Liévin par la ligne spéciale buLLe1.

La gare est à une demi-heure de Lille, 1 h 35 de Paris, 2 h de Bruxelles et par l'Eurostar à 2 h 18 de Londres[2]. On peut arriver par avion à l'aéroport de Lesquin qui est à 22 km[3]. La Ligne grande vitesse Nord traverse la ville mais il n'y a pas de gare et il faut aller à Lens, Arras, Douai ou Lille pour prendre un TGV.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville comporte quatre quartiers :

  • le quartier Nord-Ouest délimité par la rocade minière au Nord-Ouest, le boulevard Salvador-Allende et la rue du Maréchal-Juin au Sud et la rue La Bruyère et le Chemin de Dourges à l'Est[4] ;
  • le quartier Est délimité par le Chemin de Dourges, la rue La Bruyère, la rue de l'Industrie et la rue Paul-Bert à l'Ouest, la ville de Drocourt au Sud et le quartier de la Peupleraie et le Bord-des-Eaux à l'Est[5] ;
  • le quartier Sud délimité par le Boulevard du Maréchal-Juin au Nord, la rue Paul-Bert à l’Est et la RN 43 soit les boulevards Salvador-Allende et Gabriel-Péri à l’Ouest[6] ;
  • Beaumont, qui, comme son nom l'indique, correspond à l'ancien village de Beaumont-en-Artois.

Logement[modifier | modifier le code]

Maisons minières d'Hénin-Beaumont, typiques du bassin minier

Le nombre de ménages en 1999 dans la ville était de 9 697 et est passé à 10 442 en 2005, ce qui représente 745 ménages de plus soit 7,7 % d'augmentation[7]. Sur cette masse de population, on compte 28 % de foyers d'une seule personne, 30 % de foyers de 2 personnes ; 12 % des ménages ont cinq personnes ou plus[8].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En flamand, la ville se nomme Henen-Schoonberg[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site d'Hénin-Beaumont a été très tôt occupé : l'existence d'un village gaulois prospère est attestée par les fouilles. Au XIXe siècle furent retrouvées de nombreuses monnaies sur les bords du marais, attestant la venue de populations celte et germano-belge.

En 360, une première église est construite à l'emplacement actuel de l'église Saint-Martin. Hénin est définitivement christianisée au VIIe siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au VIIe siècle, l'abbaye augustinienne d'Hénin, renommée plus tard Notre-Dame d'Hénin-Liétard, fut fondée par saint Aubert.

Le 28 décembre 880, les Vikings incendièrent Hennium.

La ville, qui dépendait de la seigneurie des comtes de Liétard (qui dominent la ville de 950 jusqu'à 1244), est pillée et incendiée par les troupes impériales en 1053. Isaac Liétard, le 4e seigneur d'Hénin fait établir de nouvelles fortifications qui vont tenir trois siècles. En 1169, l'abbaye fut reconstruite et, en 1187, sa nouvelle église fut édifiée. En 1244, Baudouin IV, le 12e seigneur d'Hénin vend la ville à Robert Ier, comte d’Artois

La ville prend son nom d'Hénin-Liétard au XIVe siècle. Mais le nom à beaucoup évolué : dès 950/960 environ, on trouve diverses écritures telles que Hennium, Henninium ou Heninium. Le nom a diverses variantes, souvent très proches, sauf St Martinus de Henain (XIIe siècle). En 1274 apparaît pour la première fois le nom Hanin-le-Liétard. On ajouta Liétard en souvenir du seigneur, soit en reconnaissance des services rendus à la ville pour ses fortifications, soit tout simplement pour la distinguer d'Hénin-sur-Cojeul, à 30 kilomètres de là.

L'origine de Liétard est donc certaine, mais celle d'Hénin l'est moins. Il est généralement admis que Hénin viendrait du latin hinniens (hénissant), ce qui expliquerait les armoiries de la ville (un cheval passant) et que la plupart des pièces gauloises retrouvées portent un cheval (d'aucun proposent la thèse d'un centre d'élevage de chevaux renommé en ces temps anciens). D'autres vont chercher l'origine d'Hénin dans les origines des populations (celtes et germano-belges). Ainsi, Hénin proviendrait de Hen-yn ou Hen-oen, mots celtiques signifiant vieux frêne. Il y a d'autres théories assez farfelues.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La fosse no 2 - 2 bis reconstruite après guerre.

En 1852, la découverte de la houille dans le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais fait entrer Hénin-Liétard dans la modernité. À partir de 1856, de nombreux étrangers viennent à Henin-Liétard travailler dans les mines. La compagnie des chemins de fer du Nord fait construire une gare à Hénin-Liétard en 1859.

Lors de la guerre de 1870, le maire de l'époque s'enfuit. Paul Galland devint maire par la force des choses et organisa la défense de la ville face aux Prussiens qui arrivaient. Il fit d'Hénin-Liétard la seule ville défendue par ses habitants que les Prussiens ne prirent pas. Après la guerre, il démissionna, bien que tout le monde lui demandait de rester maire. En 1888, à sa mort, il y eut une foule importante et un long discours pour saluer ce grand personnage de la ville. Il fut enterré dans le caveau de la famille de son épouse « Bruneau Maréchal ». Cette tombe existe toujours derrière le calvaire du cimetière d'Henin Beaumont, section B N°163.

Au début du XXe siècle, la ville devient un bastion du Jeune syndicat de Benoît Broutchoux.

En 1914-1918, l'occupation allemande est dure et destructrice. Dans la nuit du 3 au 4 octobre 1914, les occupants procèdent au pillage et au saccage de la maison communale. En avril 1917, cette dernière subit l'acharnement des alliés à vouloir déloger l'occupant, il n'en restera bientôt plus que les murs. L'évacuation totale de la commune est effective le 26 avril 1917. Vers le 18 octobre 1918 (non certifié par l'absence de témoins), les Allemands font exploser l'église Saint-Martin avant de quitter la ville. Après la signature de l'armistice, les premiers habitants seront notés de retour le 2 décembre 1918.[1]

La cité Foch de la fosse no 2 - 2 bis.

Durant l'entre-deux-guerres, Hénin-Liétard se reconstruit peu à peu sous l'impulsion du maire Adolphe Charlon (SFIO), qui sera constamment réélu jusqu'à sa démission en 1940. L'hôtel de ville est reconstruit en 1925. La Compagnie des mines de Dourges fait édifier l'église Sainte-Marie en 1928 pour les mineurs de la cité Foch. L'église Saint-Martin est reconstruite en style gréco-byzantin par l'architecte Boutterin en 1932, la nouvelle gare est inaugurée en 1933.

Libérée par les Alliés en septembre 1944, la ville est d'abord dirigée par le communiste Nestor Calonne de mai 1945 à octobre 1947. Le socialiste Fernand Darchicourt est élu maire d'Hénin-Liétard en 1953. C'est un autre socialiste, Jacques Piette, qui lui succède. Après la fermeture du dernier puits de mine en octobre 1970, Jacques Piette doit négocier la difficile transition d'Hénin-Liétard d'une ville minière à une ville tournée vers le commerce et les services. Il mène à bien la fusion d'Hénin-Liétard et de Beaumont-en-Artois, qui permet à la ville de se doter d'une vaste zone commerciale dans le secteur du Bord des Eaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal de Hénin-Beaumont (mandature 2014-2020)[10].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Hénin-Beaumont, c'est vous ! » FN Steeve Briois 28 Majorité
« Agissons unis pour Hénin-Beaumont » PS Eugène Binaisse 6 Opposition
« A vos côtés pour Hénin-Beaumont » DVG Gérard Dalongeville 1 Opposition

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

HENIN.jpg
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1790 Chevalier    
1790 1790 Delval    
1790 1791 Lamand    
1791 1793 Willox    
1793 1795 Delbarre    
1795 1796 Martin Caron    
1796 1800 Bernard Dujardin    
1800 1817 Pierre-Louis Marechal    
1817 1820 Platel    
1820 1825 Eugène Caullet    
1825 1846 François Senechal    
1846 1848 Caullet & Gruyelle    
1848 1852 Napoléon Demarquette    
1852 1867 Alexis Caullet    
1867 1870 Louis Dancoisne    
1870 1871 Paul Galland    
1871 1875 Napoléon Demarquette    
1875 1895 Elie Gruyelle    
1895 1896 Jules Hurez    
1896 1898 Amédée Thelliez    
1898 1900 Athanase Vilain    
1900 1904 Americ Wagon    
1904 1919 Léon Pruvot    
1919 1940 Adolphe Charlon SFIO  
1940  ? Père Brunner   Bénédictin
1941 1943 J. Bridoux    
1943 1944 Calmet    
2 septembre 1944 mai 1945 Julien Splingart    
mai 1945 octobre 1947 Nestor Calonne PCF Député puis sénateur
1953 1968 Fernand Darchicourt SFIO Député
1969 1989 Jacques Piette PS Conseiller général
1989 2001 Pierre Darchicourt PS Conseiller régional
mars 2001 avril 2009 Gérard Dalongeville DVG / MRC puis PS et DVG  
juillet 2009 mai 2010 Daniel Duquenne DVG  
mai 2010 mars 2014 Eugène Binaisse DVG  
30 mars 2014 en cours Steeve Briois FN Conseiller régional et député européen

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Budget et finances[modifier | modifier le code]

Situation financière de la commune[modifier | modifier le code]

La dégradation de la situation financière de la commune entre 2002 et 2009 (25 M€ de déficit cumulé et 40 M€ de dettes) évoque d'autres villes célèbres pour leurs difficultés, comme la commune d'Angoulême (Charente) (25 M€ de déficit et 182 M€ de dettes) ou celle de Pont-Saint-Esprit (Gard) (14 M€ de déficit et 23 M€ d'endettement). Les éléments qui suivent sont issus des documents publics de la Cour des comptes cités plus loin (avis budgétaires, rapport d'observation).

La ville de Hénin-Beaumont est confrontée à une situation financière difficile diagnostiquée depuis 2003 : endettement élevé, accumulation de déficits, manque de recettes de fonctionnement[11],[12]. Après une amélioration surtout due à des ventes de terrains et bâtiments communaux, la situation s'est aggravée depuis 2007 avec des augmentations de dépenses de fonctionnement nouvelles[13]. De ce fait, les impôts locaux ont augmenté de 85 % en 2004 puis de 10 % en 2008.

En 2008, après un déficit de 12 M€ en 2002, le déficit de fonctionnement dépasse les 13 millions d'euros, pour un budget de 38 millions d'euros. Vu la situation financière[14], sur proposition du préfet du Pas-de-Calais, le maire, Gérard Dalongeville est suspendu de ses fonctions par arrêté du 27 avril 2009 du Ministère de l'intérieur[15] puis finalement révoqué par un décret pris en conseil des ministres[16]. C'est seulement la seconde fois depuis 1982 qu'un maire est démis de ses fonctions (CE, 27/02/1987). La préfecture du Pas-de-Calais a indiqué que le Préfet avait demandé la révocation « après la sortie du dernier rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la ville »[17], sans qu'il soit question de poursuites judiciaires.

Contrôle des budgets de 2002 à 2006[modifier | modifier le code]

La CRC a été saisie par le préfet du Pas-de-Calais du fait d'un déficit excessif pour 2002, en application de l’article L.1612-14 du code général des collectivités territoriales (CGCT). Dans un avis du 7 novembre 2003, la chambre propose à la commune d'Hénin-Beaumont un plan de rétablissement de son équilibre budgétaire par la résorption sur trois exercices (2004 à 2006) du déficit constaté fin 2002, établi à 12 390 703 €. Ce plan inclut une augmentation de 85 % de la fiscalité.

Conformément à l’article L. 1612-14 du CGCT, le préfet du Pas-de-Calais transmet à la chambre les budgets primitifs de la ville, chaque année entre 2004 et 2006. Par ses avis successifs (2004-392, 2005-282, 2006-333) des 5 mai 2004, 11 juin 2005 et 23 juin 2006, la chambre constate la mise en œuvre par la commune de mesures pour atteindre le rétablissement de l’équilibre budgétaire puis le retour à l'équilibre.

Soulignant la part importante prise par des circonstances exceptionnelles (régularisation d’écritures comptables, cessions d’immobilisations) dans le rétablissement, la CRC a relevé des insincérités dans le budget 2006 et invité la commune dans son dernier avis à des efforts d'économie, notamment s’agissant des dépenses de personnel et de la politique d'investissement.

Les avis budgétaires sont publics :

Contrôle des budgets depuis 2008[modifier | modifier le code]

Saisie par le préfet du Pas-de-Calais en raison de l'insincérité du budget 2008 en application de l'article L.1612-5 du CGCT, la chambre a rendu deux avis budgétaires en juin et juillet 2008 (2008-149 et 2008-235), constatant « un déficit de 12,7 M€ » et proposant des mesures de redressement sur 4 ans. Le budget de la commune a été réglé par arrêté préfectoral du 1er août 2008, imposant une augmentation de la fiscalité de 10,8 %. Fin 2008, le conseil municipal prend une délibération augmentant ses dépenses de 2,2 M€, sans recettes en face. La CRC, saisie par le préfet, constate dans son avis du 12 décembre 2008 que l'augmentation de 10,8 % des impôts avait été absorbée intégralement par des dépenses nouvelles.

Les avis budgétaires de 2008 sont publics :

En 2009, le Préfet du Pas-de-Calais saisit la CRC pour examiner le compte administratif 2008, en déficit excessif (article L. 1612-14 du CGCT), et le budget 2009 (article L. 1612-5 du code CGCT). Suite à cela, dans l'avis (2009-163/164) du 8 juin 2009, le déficit de fonctionnement 2008 est chiffré à « 13,4 M€ (et non 12,8) » soit un déficit représentant 18 % des recettes de fonctionnement. Les augmentations d'impôts de 2008 ont été absorbées par des dépenses nouvelles. Le budget 2009 n'était pas sincère, avec des surévaluations de recettes et des sous-évaluations de dépenses, sans compter le déficit du centre communal d'action sociale de la ville : « le redressement de la situation financière du CCAS et l’apurement de ses déficits par ses seules ressources n’apparaît réalisable que dans le cadre d’un plan pluriannuel prolongé » car « la commune a maintenu ou diminué ces dernières années le niveau des subventions attribuées au CCAS alors que dans le même temps des personnels étaient transférés sans ressources nouvelles ni modification du périmètre d’intervention du CCAS ». La Chambre régionale des comptes a aussi constaté[18] que le budget 2009 de la caisse des écoles d'Hénin-Beaumont, subventionnée par la ville, avait été faussement présenté en équilibre et qu'il présentait en réalité un déficit de 181 426 €.

La CRC a proposé pour 2009 des économies supplémentaires de 0,4 M€ (y compris en baissant les indemnités des élus), une augmentation des impôts de 8 % et la prolongation d'un an de la durée du plan de redressement (jusqu’en 2012), avec une réduction annuelle de 3,1 M€ du déficit. Le budget de la ville a été réglé par arrêté préfectoral du 29 juillet 2009.

Les avis budgétaires de 2009 sont publics :

Examen de la gestion municipale[modifier | modifier le code]

La cour des comptes a examiné la gestion de la commune à plusieurs reprises ces dernières années, ce qui a donné lieu à plusieurs rapports d'observations définitives (ROD) très critiques, qui sont publics :

  • ROD 344 du 29 septembre 2004 sur la gestion de la ville pour la période 1998-2003, rendu communicable le 14 janvier 2005. Le rapport était consacré notamment à la situation financière, l'information du conseil municipal sur les affaires budgétaires et financières et la gestion des ressources humaines.
  • ROD 432 du 18 février 2009 sur la gestion 2004-2008, consacré à la situation financière et à l'endettement, rendu public à l'occasion du conseil municipal du 30 mars 2009[19], une semaine avant l'interpellation du Maire.
  • ROD n° 445 du 23 juillet 2009, sur la gestion 2004-2008, rendu public à l'occasion du conseil municipal du 21 septembre 2009 et consacré à la gestion des ressources humaines, au contrôle interne, à la gestion du patrimoine, à la politique d'achat public ainsi qu'aux pompes funèbres municipales. Le rapport a aussi formulé 15 recommandations précises pour contribuer à rétablir la situation financière de manière structurelle[20].

Le ROD indiquait en particulier : « De manière générale, la ville a été marquée jusqu’à présent par un système de contrôle interne très lacunaire, une attention insuffisante portée au respect des formes juridiques, une information incomplète du conseil municipal, et des relations mal formalisées avec les associations. Ces caractéristiques expliquent en partie les errements constatés par ailleurs, s’agissant du fonctionnement institutionnel, de la gestion du patrimoine communal, des achats publics, ou des pompes funèbres municipales. »

Poursuites judiciaires[modifier | modifier le code]

Simultanément aux rapports de la CRC, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Béthune, conduisant à la mise en détention le 9 avril 2009 de plusieurs personnes dont le maire, Gérard Dalongeville lui-même, son ancien adjoint aux finances et l'éditeur d'un journal gratuit diffusé dans les communes du secteur Le Journal du pays, en liquidation judiciaire. Ils ont été mis en examen pour faux en écritures et usage de faux, détournement de fonds publics, favoritisme et recel de favoritisme. Par ailleurs, l'adjoint à l'urbanisme a été mis en examen en avril 2009 pour prise illégale d'intérêts portant sur des achats de terrain[21] ; en première instance, il a été relaxé du fait de la prescription des faits[22].

Un élu d'une commune voisine, chef d'entreprise fournisseur d'Hénin-Beaumont et vice-président de la CCI, a été mis en examen le 28 mai 2009 dans la même affaire pour recel de favoritisme et recel de détournement de fonds publics[23].

La ville s'est finalement portée partie civile en septembre 2009, d'une part concernant « l'information judiciaire en cours » et d'autre part les « présomptions de fraudes évoquées dans le dernier rapport définitif de la chambre régionale »[24].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 26 868 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
998 2 248 2 462 2 807 3 006 2 839 2 993 3 091 3 142
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 280 3 850 4 561 5 029 5 491 6 546 7 848 9 467 11 984
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
14 327 16 016 17 827 14 035 21 454 22 631 21 946 22 552 23 673
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
25 527 25 067 26 405 26 037 26 257 25 178 25 915 26 868 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois égale au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,1 %, 15 à 29 ans = 21,5 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 15,9 %) ;
  • 52,6 % de femmes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 23,4 %).
Pyramide des âges à Hénin-Beaumont en 2007 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
1,0 
5,0 
75 à 89 ans
9,6 
10,7 
60 à 74 ans
12,8 
20,9 
45 à 59 ans
19,7 
19,6 
30 à 44 ans
19,0 
21,5 
15 à 29 ans
18,9 
22,1 
0 à 14 ans
19,0 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[28]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles maternelles[modifier | modifier le code]

  • École Léon-Blum
  • École Bracke-Desrousseau
  • École Breuval
  • École Darcy-Michelet
  • École Dubreucq
  • École Fallières
  • École Suzanne Lacore
  • École Octave-Legrand
  • École Pantigny
  • École Jeanne-D'Arc

Écoles primaires[modifier | modifier le code]

  • École Léon-Blum
  • École Bracke-Desrousseau
  • École Breuval
  • École Fallières
  • École Michelet Mixte
  • École Guy-Mollet
  • École Pantigny
  • École Jean-Jacques-Rousseau
  • École Saint-Louis
  • École Jeanne-D'Arc

Collèges[modifier | modifier le code]

  • Collège Jean Macé
  • Collège Gérard Philipe
  • Collège François Rabelais

Lycées[modifier | modifier le code]

  • Lycée Fernand Darchicourt, établissement d'enseignement général et technologique, fréquenté par quelque 1 700 à 1 800 élèves chaque année.
  • Lycée Louis Pasteur, établissement d'enseignement général, technologique et professionnel.
  • Lycée Henri Senez, établissement d'enseignement professionnel.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Une importante usine agroalimentaire de produits cuisinés à base de volaille et de porc se situe sur la commune (MoyPark).

Données statistiques[modifier | modifier le code]

En 1999, on pouvait compter dans la ville 25 204 personnes comprenant 47 % d'hommes et 53 % de femmes. La ville compte aussi 40 % d'actifs dont 32 % d'actifs avec un emploi et 8 % d'actifs sans emploi, mais aussi 10 % d'élèves et d'étudiants[8]. Au recensement de 2005, les pourcentages d'hommes et de femmes restent inchangés mais la population gagne 1 020 personnes, ce qui élève la population à 25 918 habitants, soit une progression de 4,1 %[7].

Vie commerçante[modifier | modifier le code]

Les commerces du centre-ville d'Hénin-Beaumont restent présents malgré le centre commercial de Noyelles-Godault (à 5 minutes) qui ne cesse de s'étendre. On peut compter dans toute la ville près de 400 commerçants[29].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin [2], construite dans le style gréco-byzantin sur les plans de Maurice Boutterin (1882-1970) entre 1929 et 1932, afin de remplacer celle détruite par les Allemands en 1917, elle est classée en totalité, y compris l'ensemble des décors et aménagements intérieurs (cad. BL 835) : classement par arrêté du 21 mai 2003[30].

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Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Pour une ville de l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, les terrils y sont implantés. On peut voir le terril no 84 appelé aussi le terril Saint-Henriette qui appartient au patrimoine historique et paysager du bassin minier. Tandis que le no 89 est seulement recensé par le schéma régional de protection des milieux et des paysages naturels[31].

Plus au sud, à côté du centre commercial Noyelles de Noyelles-Godault, le lac des Bords-des-Eaux est le seul plan d'eau de la ville.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La ville d'Hénin-Beaumont ne comporte pas de musée mais une salle de théâtre et de concert nommée l'Escapade, où sont également organisées des activités diverses (cours de guitare, de danse etc.) [3] et aussi deux cinémas. Le premier qui s'appelle Espace Lumière dans le centre de la ville, est composé de trois salles[32] et le second construit au côté du centre commercial Auchan de Noyelles-Godault est d'abord un cinéma Gaumont avant de devenir un Cinéville et a douze salles d'exploitation[33].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Personnalités artistiques et culturelles[modifier | modifier le code]

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Arme d'Hénin-Beaumont

De sinople au cheval d’argent bridé et sellé de sable passant sur une terrasse de gueules.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Dancoine [4]- Recherches historiques sur Hénin-Liétard - 1856 en accès libre et complet sur Google Books[5]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Découvrir Hénin-Beaumont Site officiel
  2. Venir à Hénin-Beaumont / Par train Site officiel
  3. Venir à Hénin-Beaumont / Par avion Site officiel
  4. Présentation du Quartier Nord Ouest, sur le site de la mairie d'Hénin-Beaumont.
  5. Présentation du Quartier Est, sur le site de la mairie d'Hénin-Beaumont.
  6. Présentation du Quartier Sud, sur le site de la mairie d'Hénin-Beaumont.
  7. a et b Hénin-Beaumont sur le site de l'Insee en 2005
  8. a et b Hénin-Beaumont — Données statistique La Voix du Nord — Statistique Insee.
  9. flandreetartois.over-blog.com
  10. Ministère de l'Intérieur, « Elections municipales 2014 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 7 avril 2014).
  11. avis du 7 novembre 2003 sur les comptes 2002
  12. rapport d'observations n°2005-01 de la Cour sur la période 1999-2003
  13. Avis n°2008-149 de la Cour des comptes
  14. "Hénin-Beaumont frise la cessation de paiement" - Les échos du 2 avril 2009
  15. publié le 2 mai 2009 au journal officiel Arrêté concerné au Journal Officiel
  16. Décret du 28 mai 2009 portant révocation de M. Gérard DALONGEVILLE, maire de la commune de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), JORF 29 mai 2009
  17. Le Prefet veut révoquer le maire Libelille.fr
  18. Avis 2009-162 de la CRC en date du 8 juin 2009
  19. A Henin Beaumont, la Maison brûle, lavoixdunord.fr, 31 mars 2009
  20. La preuve par 15, lavoixdunord.fr, 23 septembre 2009
  21. Hénin-Beaumont : L'adjoint au maire devant le tribunal, Nord-Éclair, 2 avril 2009
  22. Hénin-Beaumont, l'adjoint à l'urbanisme évite le procès, Nord-Éclair, 24 juin 2009
  23. Jean-Marc Bouche a été incarcéré, La Voix du Nord, 29 mai 2009
  24. La ville est partie civile, La Voix du Nord, 22 septembre 2009
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  27. « Évolution et structure de la population à Hénin-Beaumont en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 18 août 2010)
  28. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 18 août 2010)
  29. Liste des commerçants Site officiel
  30. Renseignements issus de : Bases de données Ministère de la culture
  31. Charte d’écologie urbaine et rurale de la communauté d’agglomération d’Hénin-Carvin : Diagnostic environnement — Page 6
  32. Espace Lumière AlloCiné
  33. Cinéville Hénin Beaumont AlloCiné
  34. Biographie du site officiel
  35. La Comédienne humaine sur le site officiel Version Femina