Colmar

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la préfecture du Haut-Rhin. Pour la commune des Alpes-de-Haute-Provence, voir Colmars.
Colmar
La rue des Têtes, dans la vieille ville.
La rue des Têtes, dans la vieille ville.
Blason de Colmar
Blason
Colmar
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin (préfecture)
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Canton chef-lieu des cantons de Colmar-Sud et Colmar-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Colmar (siège)
Maire
Mandat
Gilbert Meyer
2014-2020
Code postal 68000 à 68033
Code commune 68066
Démographie
Gentilé Colmariens
Population
municipale
67 257 hab. (2012)
Densité 1 010 hab./km2
Population
aire urbaine
126 300 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 54″ N 7° 21′ 20″ E / 48.08166667, 7.3555555648° 04′ 54″ Nord 7° 21′ 20″ Est / 48.08166667, 7.35555556  
Altitude Min. 175 m – Max. 214 m
Superficie 66,57 km2
Localisation

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Liens
Site web colmar.fr

Colmar ([kɔlmaʁ ]) (alsacien: Kulmer [ku:lmër]) est une commune française située au centre de l'Alsace, dans le département du Haut-Rhin. Chef-lieu de département, d'arrondissement et de canton, siège de la communauté d'agglomération de Colmar, elle comptait 67 257 habitants au dernier recensement en 2012 (population légale en vigueur au 1er janvier 2015), ce qui en fait la deuxième commune haut-rhinoise et la troisième commune alsacienne en nombre d'habitants. Ses habitants sont appelés les Colmariens. Bien que n'étant pas chef-lieu de région, Colmar abrite une cour d'appel. Cette particularité est due à l'élévation de la ville au rang de capitale judiciaire par l'ancien Conseil souverain d'Alsace en 1698. La commune est située dans la plaine d'Alsace, au pied des Vosges. Elle est traversée par l'Ill et la Lauch.

Colmar est mentionnée pour la première fois au IXe siècle. Ville libre du Saint-Empire, elle est membre de la Décapole. Elle connaît un développement rapide à la fin du Moyen Âge et au cours de la Renaissance. Dotée d'une ceinture de remparts, elle souffre néanmoins des troubles liés à la Réforme, de la guerre des Paysans puis de la guerre de Trente Ans, à la suite de laquelle elle devient française. Colmar est annexée par l'Allemagne en 1871 puis rendue à la France suite à l'armistice de 1918.

Colmar est la deuxième ville d'Alsace pour la richesse patrimoniale, derrière Strasbourg et devant Sélestat. La ville possède par exemple une ancienne collégiale, plusieurs couvents et maisons du Moyen Âge. La situation de la ville, au centre du vignoble alsacien et proche du piémont vosgien, et son climat particulier propice à la culture de la vigne, lui vaut le surnom de « capitale des vins d'Alsace ». C'est également une ville de culture, siège du musée Unterlinden abritant le retable d'Issenheim. Colmar est par ailleurs la ville natale du créateur de la statue de la Liberté à New York, Auguste Bartholdi et de Jean-Jacques Waltz, plus connu sous le nom de Hansi.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte du Haut-Rhin où la commune de Colmar est mise en évidence.
Situation du territoire de la commune dans le Haut-Rhin.
Carte de l'Europe occidentale montrant les villes importantes situées à moins de 500 kilomètres de Colmar.
Les villes situées à moins de 500 km de Colmar.

La commune est contenue dans le centre dynamique et majeur de l'Europe rhénane, comptant près de dix millions de personnes et s'étendant des Pays-Bas à la Suisse en passant par la Belgique, le Luxembourg, l'Alsace et l'ouest de l'Allemagne.

Le massif des Vosges est aux portes de la ville et les Alpes du nord à environ 2 h 30 de route.

À vol d'oiseau, Colmar est située à 63,6 km au sud-sud-ouest de Strasbourg[1]. Elle est à mi-distance entre Strasbourg au nord (64 km), Bâle au sud (60 km) et Freiburg (38 km). Plus loin, on trouve Zurich à 119 km, Luxembourg à 193 km, Genève à 229 km, Munich à 314 km, Innsbruck à 317 km, Lyon à 322 km, Milan à 323 km, Bruxelles à 378 km ou Paris à 380 km[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ingersheim, Turckheim Houssen Holtzwihr Rose des vents
Wintzenheim N Horbourg-Wihr
O    Colmar    E
S
Wettolsheim, Eguisheim Sainte-Croix-en-Plaine Andolsheim[3]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se situe au sein de la plaine d'Alsace. Ce fossé rhénan d'effondrement, séparant le massif des Vosges à l'ouest de celui de la Forêt-Noire à l'est, est né il y a 65 Ma à l'occasion de la surrection des Alpes. Des fissures orientées nord-sud se formèrent alors ; la partie médiane s'effondra et fut envahie par la mer à l'Éocène supérieur (vers -35 Ma) et à l'Oligocène inférieur (Rupélien, vers -30 Ma)[4]. D'abord comblée par des dépôts marins qui recouvrirent le socle hercynien, la plaine accueillit le cours du Rhin qui y déposa ses alluvions fluviatiles[5], il y a un million d'années seulement[4]. Colmar, située vers la bordure ouest du fossé, voit l'épaisseur des dépôts sédimentaires augmentée par les produits éocènes et oligocènes issus de l'érosion des Vosges[5]. Elle est située au nord du bassin potassique[6] et au sud du bassin houiller de la vallée de Villé[7].

La superficie de la commune est de 6 657 hectares ; son altitude varie entre 175 et 214 mètres[8].

Le territoire de la commune est, au pied du massif des Vosges, le troisième plus grand d'Alsace après Haguenau (18 259 hectares) et Strasbourg (7 826 hectares), et le premier de son département devant Orbey (4 602 hectares), Sainte-Marie-aux-Mines (4 523 hectares), Rouffach (4 005 hectares), Ensisheim (3 659 hectares)[8].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Maisons à colombages au bord d'une rivière. À droite, un quai ; à gauche des arbres ; en arrière plan, on aperçoit un clocher.
La Lauch traversant le quartier de la petite Venise.

La Lauch et ses affluents (le Brennbaechlein, le Muhlbach, le Sinnbach, le Gerberbach et la Thur) irriguent de nombreux quartiers de Colmar. Le canal du Logelbach, en partie couvert, longe la cité et l'Ill y coule à proximité, à l'est.

Climat[modifier | modifier le code]

Toits de maisons et sapin recouverts d'une neige épaisse.
Les toits de la ville en mars 2006.

Colmar, bien que située dans une zone de climat semi-continental comme le reste de l'Alsace, est une des communes les plus sèches de France[M 1] avec 530 mm de pluie par an[9]. Les chiffres fournis par Météo-France sont en général plus élevés, les mesures étant effectuées à la base aérienne de Colmar-Meyenheim, distante d'une vingtaine de kilomètres[10].

Cette faible pluviosité s'explique par la position géographique de la ville, située au piémont des Vosges. Les nuages, bloqués par les crêtes, déversent une grande partie de leur eau sur le versant lorrain. Ce phénomène météorologique s'appelle l'effet de foehn. Pour comparaison, il tombe en un an plus d'un mètre d'eau à Épinal, 1,60 m au col de la Schlucht et seulement 53 cm à Colmar[11].

Relevés météorologiques de la station météo de Colmar Meyenheim (1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,4 −1,2 2 4,8 9,3 12,3 14,2 13,7 10,2 6,8 2,2 −0,2 6,7
Température moyenne (°C) 1,7 2,8 7 10,4 14,9 18 20,2 19,8 15,8 11,3 5,7 2,7 10,9
Température maximale moyenne (°C) 4,8 6,8 11,9 16 20,4 23,7 26,1 25,8 21,4 15,8 9,2 5,5 15,7
Record de froid (°C) −22 −24,8 −16 −7,3 −3,1 −2,1 4 3,2 −1 −7,6 −13,1 −19 −24,8
Record de chaleur (°C) 18,5 21,8 25,5 29,4 34,7 37,5 38,7 40,9 33,6 30,7 21,8 20,3 40,9
dont pluie (mm) 31,7 28,8 37,4 44,7 74,2 64,2 66,8 57 57,8 56,9 40,1 47,7 607,3
Source : Météo-France, « Climat France », sur climat.meteofrance.com (consulté le 18 janvier 2015)


Conditions climatiques
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Colmar[12] 1 723 530 26 24 59
Strasbourg 1 637 610 30 29 65
Paris 1 797 642 15 19 13
Nice 2 694 767 1 31 1
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40

Ces dernières années, des phénomènes météorologiques extrêmes ont été relevés. À grande échelle on peut citer la tempête de décembre 1999 qui balaya toute l'Europe de l'Ouest et qui a fait souffler des vents de 165 km/h à Colmar[13] ou encore la canicule européenne au début du mois d'août 2003 où la ville a enregistré une température de 40,9 °C[14]. Plus localement, le 4 mars 2006, en l'espace d'une journée, il est tombé plus de 40 cm de neige, ce qui n'était pas arrivé depuis près de vingt ans[15].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

L'entrée d'un parking souterrain.
Le parking silo place Lacarre.
Les deux voies de l'autoroute, en arrière-plan les Vosges.
L'autoroute A35 à l'est de la ville.

L'autoroute A35, appelée également rocade est à hauteur de la ville, dispose de quatre échangeurs (no 26 à no 23) dans le sens sud-nord (Colmar Centre, Colmar Semm, Ladhof et Rozenkranz) et de deux échangeurs (no 23 et no 25) dans le sens nord-sud (Rosenkranz et Colmar sud). Elle relie Strasbourg (40 minutes) au nord, Mulhouse (30 minutes) et Bâle (40 minutes) au sud[16].

La rocade ouest permet quant à elle de contourner Colmar par le nord et l'ouest[17], évitant ainsi tout le transit des poids-lourds. Ce boulevard urbain est à 2×2 voies entre le Ladhof et Ingersheim.

Depuis la mise en œuvre du nouveau plan de circulation au centre-ville à l'automne 2002, deux rocades limitent dorénavant le transit par l'hypercentre. Chacune circule en sens opposé.

Stationnement[modifier | modifier le code]

La ville met à disposition plus de 7 000 places de stationnement automobile (hors stationnement gratuit sur chaussée ou à cheval sur trottoirs) réparties sur une cinquantaine de parkings. Les trois plus importants sont le parking souterrain de la place Rapp avec 900 places[18], le parking silo et souterrain de la place Lacarre avec 700 places (partiellement gratuit)[M 2] et le parking souterrain de la place de la Mairie avec 400 places[M 2].

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La place de la gare avec en arrière-plan le bâtiment voyageur.
La gare de Colmar.
Voies ferrées avec en arrière-plan le bâtiment voyageur de la gare.
La gare de Colmar, vue de la partie sud.

La gare de Colmar est la principale gare de l'agglomération, située en plein cœur de l'axe ferroviaire Strasbourg - Mulhouse - Bâle (TER 200), elle est desservie par des trains régionaux toutes les 30 minutes aux heures de pointe.

Colmar possède deux autres haltes ferroviaires, Colmar-Saint-Joseph et Colmar-Mésanges, dédiées au trafic TER et une gare aux marchandises. L'ancienne gare de Colmar-Sud est aujourd'hui fermée.

Depuis le 10 juin 2007, la ville est reliée à la grande vitesse grâce à la mise en service du TGV Est[19]. Quatre allers-retours quotidiens vers Paris sont programmés, ce qui met la capitale à 2 h 50 contre plus de 4 h 30 auparavant.

Le 11 décembre 2011, la branche Est de la nouvelle ligne à grande vitesse Rhin-Rhône a été mise en service entre Dijon et Mulhouse. Cela permet de relier Colmar et Lyon en 3 h 15, avec deux prolongement à Marseille en 5 h environ.

La ligne Colmar - Munster - Metzeral d'une longueur de 24,2 km permet de relier Colmar à la vallée de Munster et les Vosges en un minimum de temps.

Une étude est menée en 2007 pour la réouverture aux voyageurs de la ligne Colmar - Volgelsheim (près de Neuf-Brisach)[20].

Réseau fluvial[modifier | modifier le code]

Étendue d'eau avec des bateaux.
Le port de plaisance.

Le port de plaisance de Colmar permet l'accostage de 60 bateaux sur huit pontons, desservis en eau et en électricité. Il dispose d'une capitainerie avec sanitaires, douches, lingerie, boutique avec accastillage et parking clôturé pour bateaux et voitures[M 3].

Il dispose depuis 2006 du pavillon Bleu d'Europe, qui récompense et valorise les communes et les ports de plaisance français qui répondent à des critères d'excellence pour la gestion globale de leur environnement[21].

Le port collectionne également de nombreux trophées et récompenses en matière de fleurissement[21].

Le port Rhénan Colmar/Volgelsheim avec 500 000 tonnes de fret ferroviaire par an est la plate-forme logistique « Eau-Fer-Route » du Centre-Alsace.

Trafic aérien[modifier | modifier le code]

Un avion sur une piste d'envol avec une tour de contrôle.
L’aérodrome et son parking pour avions.
Article détaillé : Aéroport de Colmar - Houssen.

L'aéroport de Colmar-Houssen a vu le jour en 1953, il est utilisé essentiellement pour l'aviation d'affaires et sportive[22]. Depuis 1960, il permet également l'aviation d'affaire. Utilisé pour le transport médical d'urgence, il est de ce fait ouvert 24h/24. La gestion de la plate-forme aéroportuaire de Colmar, un temps menacée de fermeture, a été confiée depuis 2007 à l'entreprise Liebherr[23].

Deux aéroports internationaux sont situés à moins de 45 minutes, l'aéroport de Strasbourg-Entzheim et l'aéroport de Bâle-Mulhouse-Fribourg, tous deux en accès direct par l'autoroute A35.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Réseau urbain[modifier | modifier le code]
Un bus urbain de voyageurs.
Autobus sur l'ancienne ligne 2 fonctionnant au GNV.

Le premier réseau de transports publics est inauguré en février 1879, quand la ville lance une première ligne d'omnibus entre l'ancienne gare et la place du Saumon[24]. Une seconde ligne est ouverte en avril 1893. Le réseau est exploité successivement par trois sociétés privées[24].

En 1902, Colmar mettait en service sa première ligne de tramway[24]. En 1935, elle en comptait trois dont une ligne périurbaine Colmar-Wintzenheim. Dans les années 1960, à la suite de la hausse du prix du pétrole et l'usage de plus en plus courant de l'automobile, l'exploitation du tramway est arrêtée, comme ce fut le cas également à Mulhouse et Strasbourg.

Le réseau de bus de la TRACE (TRAnsports de Colmar et Environs), créé en 1990, desservait à l'origine trois communes : Colmar, Horbourg-Wihr et Wintzenheim[réf. nécessaire]. Actuellement, le réseau en compte vingt-deux pour environ 111 655 habitants.

En 2015, la TRACE exploite seize lignes du lundi au samedi (neuf lignes urbaines 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9 et sept lignes interurbaines (lignes 20, 21, 22, 23, 24, 25 et 26), trois lignes les dimanches et jours fériés (lignes A, B et C), une ligne événementielle (ligne E) ainsi qu'un minibus sur demande pour les personnes a mobilité réduite.

En 2007, 6 319 054 voyageurs ont emprunté les transports publics colmariens[25].

C'est l'un des premiers réseaux de France à avoir mis en service des bus fonctionnant au gaz naturel (GNV) à partir de 1998[24]. Le réseau Trace est actuellement l'un des réseaux de transport urbain les plus propres de France avec plus de 90 % des bus (37 sur un total de 41 exploités) circulant avec la motorisation au gaz naturel[26].

Concernant l'aménagement des arrêts de bus, 73 sont équipés d'un système d'information des voyageurs leur permettant de connaître l'heure d'arrivée du prochain bus en temps réel et 54 % permettent l'accessibilité à des personnes à mobilité réduite[26]. Il est important de savoir que l'essentiel des aménagements pour personnes à mobilité réduite ont été faits avec l'arrivée des bus Mercedes Citaro équipés de rampes d’accès aux portes centrales.

Réseau interurbain[modifier | modifier le code]

Une quinzaine de lignes de bus départementales[27] ont leur origine et destination à Colmar. Le point de correspondance de toutes les lignes interurbaines se situe à la gare de Colmar. Les lignes de bus circulant à Colmar sont la ligne 106 (Colmar - Route des vins - Ribeauvillé), la ligne 109 (Colmar - Ribeauvillé - Saint-Hippolyte), la ligne 145 (Colmar - Orbey - Le Bonhomme), la ligne 157 (Colmar - Trois-Épis - Labaroche), la ligne 208 (Colmar - Husseren - Obermorschwihr), la ligne 248 (Colmar - Munster - Soultzeren), la ligne 301 (Colmar - Neuf-Brisach - Balgau), la ligne 303 (Colmar - Neuf-Brisach - Biesheim), la ligne 316 (Colmar - Neuf-Brisach - Baltzenheim), la ligne 318 (Colmar - Neuf-Brisach - Ohnenheim), la ligne 326 (Colmar - Dessenheim - Weckolsheim), la ligne 346 (Colmar - Marckolsheim - Artzenheim), la ligne 437 (Colmar - Ensisheim - Mulhouse), la ligne 439 (Colmar - Ensisheim - Fessenheim) et la ligne 440 (Colmar - Ensisheim - Guebwiller).

La ligne 1076 permet un accès à l'Allemagne et la desserte des villes de Breisach et de Fribourg-en-Brisgau[28]. Depuis décembre 2009, cette liaison a été renforcée par l'augmentation des fréquences et le prolongement jusqu'à Breisach de la ligne départementale 301 (Colmar - Neuf-Brisach - Balgau) qui permet une meilleure interconnexion avec la gare de Breisach et le réseau ferroviaire allemand de la Deutsche Bahn.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Il y a plusieurs siècles, Colmar regroupait, dans son centre actuel, de nombreux quartiers pittoresques. On peut citer le quartier des tanneurs ou le quartier de la poissonnerie.

Actuellement, la ville est composée de neuf quartiers[M 4] : Le centre est entouré des quartiers de Sainte-Marie, Europe / Schweitzer, Bel Air - Florimont et Saint-Joseph / Mittelharth à l'ouest, Saint-Léon et Saint-Antoine / Ladhof au nord, Maraîchers au sud-est et le quartier sud.

Logements[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal crée en 1922, sous les efforts de son futur maire Édouard Richard, l'office municipal d'habitation à bon marché, dont il sera président de 1935 à 1964, et qui a pour but la création de logements sociaux et de cités-jardins. Entre 1925 et 1932, sont livrés plus de 700 logements dont la cité des Vosges, la cité de la Fecht ou encore la cité-jardin de Wintzenheim[29]. Cette organisation sera transformée en 1950 en société d'HLM.

Sous l'impulsion du futur maire Joseph Rey[30], entre 1945 et 1963, la ville fait construire dans des lotissements communaux, 5 000 nouveaux logements en particulier dans les quartiers ouest. Tout cela constitue actuellement le tiers du patrimoine immobilier de la commune. L'éclatement géographique de Colmar incite alors le conseil municipal à restaurer le cœur historique de la cité et à le transformer en secteur sauvegardé sur 35 ha (approuvé en 2002). De même, des plans de rénovation urbaine, essentiellement dans les quartiers ouest, visent à remplacer des immeubles devenus trop vétustes.

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 33 573, alors qu'il était de 30 338 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 90,0 % étaient des résidences principales, 1,4 % des résidences secondaires et 8,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 17,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 82,1 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 36,1 %, en hausse par rapport à 1999 (32,4 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 30,7 % contre 31,1 % en 1999[I 3].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

De nombreuses édifices ont vu le jour depuis 1995 comme l'hôtel de police[31], la caserne des pompiers, le complexe sportif du Colmar Stadium, la piscine Aqualia ainsi que des parkings (place Rapp, place Lacarre[32], rue Saint-Josse).

D'autres sites ont été réaménagés, c'est le cas de la salle de musiques du Grillen, du marché couvert ou de l'ancien hôpital en centre média-culture Edmond Gerrer sur 7 888 m2[33] (avec réaménagement de la place du 2-Février).

Des grands chantiers sont en cours comme l'extension du musée Unterlinden (inauguration prévue fin 2015), la rénovation urbaine des quartiers ouest ou un nouvel hôpital dédié à la mère et à l'enfant.

D'autres projets de construction sont à l'étude : un parking souterrain place de la Montagne-Verte, un gymnase universitaire ou une rocade sud.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

De nombreux parcs et jardins publics sont disséminés à travers la ville. Au total, ce sont 108 ha de verdures et 33 ha de jardins familiaux. Cela vaut à la ville d'être récompensée par quatre fleurs et par le Grand prix national du fleurissement depuis 1984 au palmarès du concours des villes et villages fleuris[34].

Le parc du Champ-de-Mars est situé entre la place Rapp au nord et la Préfecture du Haut-Rhin au sud. Il dispose de vastes espaces verts. Au centre, se trouve une fontaine surmontée de la statue de l'amiral Bruat édifiée en 1864 et construite par Bartholdi. Dans sa partie sud-ouest est installé un carrousel avec sa galerie fermée, modèle unique en Europe par son envergure. L'agencement de ce parc rappelle la croix de la légion d'honneur[OT 1].

Le parc du château d'eau est situé à l'angle de l'avenue Joffre et de l'avenue Poincaré. Il est également appelé parc de la Cour d'appel[35]. Sa superficie est de 13 990 m2[M 5]. Il héberge, comme son nom l'indique, l'ancien château d'eau de la ville érigé en 1884 et classé Monument historique. Une statue représentant Auguste Bartholdi est érigée à l'entrée sud-est du parc. La partie ouest est une magnifique roseraie s'étendant sur 450 m2 et composée de 990 plants répartis en 38 variétés.

De nombreux autres parcs et jardins sont disséminés dans la ville, parmi lesquels le parc Saint François-Xavier (9 980 m2), le parc Méquillet (5 753 m2), le square Hirn (jardin à la française) ou le square de la Montagne-Verte (3 273 m2).

À l'est de la ville se trouve le massif du Neuland/Fronholz qui s'étale sur 614 ha et dispose d'un parcours de santé et d'une maison de la nature, association qui a pour thème l'éducation à l'environnement et au développement durable[36]. Le massif du Niederwald/Rothleible quant à lui couvre 778 ha.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville est attestée sous la forme Columbarium Fiscum dans un texte du moine Notker Babulus de Saint-Gall daté de 823[37]. Il est possible de rapprocher ce toponyme de la présence sur ce territoire, à l'époque carolingienne[38], d'un grand colombier[39]. Cette étymologie est commune à de nombreuses localité telles que Colombes ou Coulommiers[GB 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

À la Préhistoire, entre 5000 et 4000 avant notre ère, des groupes humains venant du bassin du Danube ont peuplé les bords du Rhin, comme en témoignent les silex exposés au musée Unterlinden. Ces peuplements s'identifient à la culture rubanée et sont attestés dans les environs de Colmar[40]. La présence de l'Ill et de ses confluents (la Lauch, la Thur et la Fecht) a fortement contribué à l'implantation humaine sur le site[37].

Une présence celte est attestée entre 1200 et 800 avant J.-C. grâce à la découverte de plusieurs urnes funéraires[37]. Dans les derniers siècles avant notre ère et toujours aux environs de la ville, près du Hohlandsbourg, une agglomération de hauteur remontant au Bronze final et se rattachant à la civilisation des champs d'urnes a été découverte et fouillée vers 1968.

Les Raurarques ou Rauraques, dont la capitale est Argentovaria (le futur Horbourg), défendent la Villa Columbaria au moment de l'invasion alamane[41].

En 378, l'empereur romain Gratien soumet ces envahisseurs germaniques, dont des contingents entiers vont intégrer l'armée romaine et qui dès lors vont commencer à coloniser la région. Ces auxiliaires alamans ne parviendront pas à s'opposer, malgré une résistance acharnée, au passage du Rhin par d'autres tribus germaniques et orientales, comme les Huns, en 406[42]. Cependant, les colons alémaniques vont devenir peu à peu majoritaires au sein d'une population gallo-romaine, ce qui entraîne la disparition du bas-latin, alors parlé dans la région par ces derniers qui vont adopter le germanique.

C'est aux Ve et VIe siècles, lors de la conquête de la Gaulle que les souverains francs occupent de grands territoires sur le futur domaine de la ville. Il s'agit là d'un peuple nomades qui construit de grands bâtiments de bois et de pisé (terre argileuse) : granges, écuries, pressoir, cuisine, basse-cour, colombier... et muni au centre d'une construction soignée pour son souverain[GB 2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'aristocratie alémanique va finalement être défaite et massacrée par les Francs, mettant un terme au conflit multiséculaire qui oppose ces deux fédérations de peuples germaniques. La région de Colmar va alors être dominée par les clans mérovingiens et christianisée.

L'acte de donation de Louis le Pieux, rédigé à Francfort le 12 juin 823, mentionne pour la première fois la ville sous le terme « Notre fisc nommé colombier ». L'empereur carolingien cède à l'abbaye de Munster une partie de forêt du fisc de Columbarium[GB 1], alors habité par quelques domaines fermiers[43].

À deux reprises, en 883 et 884, Charles III le Gros tient une assemblée où sont présents tous les dignitaires de l'Empire, entre la Meuse et l'Elbe, et au-delà des Alpes et de l'Italie du nord[GB 2].

Moyen Âge central[modifier | modifier le code]

Vers 965, le domaine royal carolingien est scindé entre l'Oberhof (domaine d'en-haut), qui revient au monastère clunisien de Payerne (canton de Vaud en Suisse) ; et le Niederhof (domaine d'en-bas), qui devient propriété de l'évêque Conrad de Constance[GB 2]. Vers l'an mil, on y construit une église en lieu et place de l'actuelle Collégiale Saint-Martin. Elle se composait d'une abside carrée, d'un transept de 19 par 8 mètres ainsi que d'une nef de 15 mètres de long[GB 2]. La ville est détruite par un incendie en 1106[GB 3].

L'empereur Frédéric Barberousse fait étape à Colmar, sans doute pour signer le traité de Constance (il y repassera en 1156, 1179 et 1186) ainsi que le roi Philippe de Souabe en 1212[GB 3].

La commune se développe progressivement et accède au statut de ville impériale en 1226[OT 2], sous la suzeraineté de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen (qui se rendra dans la ville en 1235)[OT 3]. C'est à cette époque que commencent à s'installer diverses communautés religieuses, telles que les Franciscains, les Dominicains et les Augustins[37].

Le prévôt Jean Roesselmann, après avoir libéré les Colmariens de la domination de l'évêque de Strasbourg en 1261, repousse une nouvelle attaque en 1262 au prix de sa vie[44].

En 1278, Rodolphe de Habsbourg donne à la ville libre du Saint-Empire romain germanique[OT 2] ses Libertés communales. Dans ce document daté du 29 décembre et rédigé en allemand, le comte affiche quarante-quatre prescriptions relevant du droit pénal, du droit privé et des procédures. Par exemple, pour un meurtre sur le ban de la commune, la punition était la décapitation et la démolition de la maison[GB 4].

En 1293, la ville tente en vain de se soulever contre le roi Adolphe de Nassau. Deux ans plus tard, Colmar construit son premier hôtel de ville[OT 3].

Moyen Âge tardif[modifier | modifier le code]

Le premier port de Colmar, le Ladhof (étymologiquement « l'endroit où l'on charge les marchandises »), voit le jour en 1337, au confluent de la Thur et la Lauch. Les marchandises y étaient embarquées jusqu'à Strasbourg, puis vers les pays rhénans.

La Décapole d'Alsace nait en 1342 grâce à l'agrément de Charles IV. Elle compte alors sept villes. Colmar la rejoint le 28 août 1354, pour donner naissance à la confédération des dix villes impériales. Il s'agit du premier syndicat intercommunal de la région[GB 5]. Elles se promettent secours mutuel en cas d'agression extérieure mais n'écartent pas l'idée d'un conflit interne qui serait résolu à l'amiable[45]. Haguenau, ville du Landvogt qui gère depuis le XIIIe siècle le domaine impérial peut être considéré comme chef-lieu administratif. Ce regroupement envoie des députés aux diètes de l'Empire et aux assemblés des villes impériales.

La ville se dote en 1360 d'une constitution stable. Le gouvernement est confié aux bourgeois et membres de la corporation[GB 6]. En 1376, elle obtient le droit de fabriquer de la monnaie et entre, en 1403, dans l'alliance monétaire du Rappenmünzbund.

Une grande épidémie de peste bubonique frappe la ville en 1418.

En 1469, l'archiduc Sigismond, qui représente l'empereur d'Allemagne en Alsace, a d'impérieux besoins d'argent. Charles le Téméraire lui consent un prêt mais réclame en gage une partie de la province. Dans la région concédée, il délègue un bailli, Pierre de Hagenbach. Sa cruauté est telle que les villes d'Alsace se hâtent de rembourser le Téméraire. Mais Hagenbach refuse de céder la place. Battu et fait prisonnier, il est condamné à avoir la tête tranchée. L'honneur de l'exécution revient au bourreau de Colmar, en 1474[46]. La tête de Hagenbach, momifiée, est conservée au musée Unterlinden, ainsi que le glaive du bourreau.

Le Koïfhus est achevé en 1480. Il sert à la fois de magasin pour les marchandises, de bureau de douane et de lieu de réunion des députés de la Décapole[GB 6].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Vue générale de Colmar vers 1550. Cosmographie de Sébastien Munster
Coll. Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.

Le XVIe siècle siècle et la réforme protestante[modifier | modifier le code]

En 1512, la communauté juive est exclue de la ville. Elle y était présente depuis le XIIIe siècle et ne trouvera plus droit de cité jusqu'à la Révolution[GB 7].

Le statut communal est modifié en 1521, le nombre de corporations est rapporté à vingt.

La ville devient un foyer de propagande luthérienne entre 1522 et 1525 grâce aux ouvrages de l'imprimeur Farckall. À la suite de la guerre des paysans, les premiers groupes de sympathisants de la Réforme se rassemblent[OT 2] (affaire du prédicateur Hans, tentative de sédition de l'aubergiste Bader). La ville échappe de peu aux violences de la guerre des paysans[GB 7] en 1525.

En 1528, le médecin-alchimiste Paracelse se réfugie à Colmar avant de reprendre sa vie errante[47].

Malgré la ralliement de nombreuses villes alentour, la Réforme ne parvient pas à s'introduire à Colmar. L'échéance est retardée notamment par le prédicateur dominicain Jean Fabbri et le prieur des Augustins Jean Hoffmeister.

Le gouvernement de Colmar réglemente, en 1538, la vie des clercs à l'intérieur des couvents à la suite d'abus constatés[GB 7].

La peste de 1541 fait 1 560 victimes dans la ville[48], les franciscains sont décimés.

Georges Wickram, considéré comme le créateur du roman populaire en langue allemande, crée en 1548 une école de chanteurs (Meistersingerschule).

En 1555, la paix d'Augsbourg rétablit officiellement la coexistence du catholicisme et du luthéranisme dans l'Empire[GB 7].

Le magistrat est renouvelé en 1564 et voit arriver des hommes neufs favorables à un changement de situation.

La réforme luthérienne est introduite en 1575[OT 2], un demi-siècle après Strasbourg ou Bâle. Le 14 mai, le conseil de la ville, sous la direction de l'Obristmeister Michel Buob, autorise le culte protestant à côté du culte catholique. Le lendemain a lieu le premier culte protestant en l'église des Franciscains, officié par le pasteur de Jebsheim Jean Cellarius[GB 7].

L'architecte strasbourgeois Daniel Specklin dote la ville de nouvelles fortifications en 1580.

Guerre de Trente Ans (1618-1648)[modifier | modifier le code]

La guerre de Trente Ans touche particulièrement l'Alsace[49] et prend fin à la signature des traités de Westphalie, qui consacre la victoire de la France et de la Suède sur le Saint-Empire romain germanique.

Le traité d'Osnabrück permet à chaque confession de récupérer les biens et droits qu'elle possédait au 1er janvier 1624. Quant au traité de Münster, il permet à la France de récupérer les possessions des Habsbourg, notamment le grand bailliage qui incluait les dix villes impériales de la Décapole, dont faisait partie Colmar[GB 8].

Guerre de Hollande (1672-1678)[modifier | modifier le code]

Lors de la guerre de Hollande, Colmar tente de renouveler ses privilèges impériaux. Elle participe notamment à l'effort de guerre de l'Empire contre les Turcs. Cet effort est connu comme la Türkenhilfe, littéralement « aide turque »[GB 9].

Au printemps 1673, décision est prise de s'emparer de Colmar. Louvois et le marquis de Coulanges, accompagnés de 500 cavaliers, se présentent aux portes de la ville le 28 août. Il y pénètrent conjointement par les portes de Deinheim et de Rouffach. Les Colmariens sont désarmés le lendemain. 4 000 hommes sont mis à l'œuvre pour démanteler les fortifications qui avaient fait l'orgueil de la ville[GB 9]. Avec leurs restes sera construit un hôpital.

Le 30 août, le roi Louis XIV et son cortège de 200 carrosses se rendent dans la ville pour constater l'avancé des démolitions et prononce ces mots : « Messieurs les Colmariens ne sont plus si glorieux comme ils étaient ! »[GB 10].

Toutefois, à l'automne 1674, les armées du Saint-Empire envahissent l'Alsace et le grand Électeur de Brandebourg Frédéric-Guillaume s'installe à Colmar avec 1 200 hommes.

Le 5 janvier 1675, le vicomte de Turenne bat les hommes de l'Empire à Turckheim. La peur de subir les mêmes atrocités pousse Colmar à se soumettre aux Français. Le traité de Nimègue, signé le 5 février 1679, met fin à la guerre. Le lys remplace désormais l'aigle, Colmar est devenue ville royale française[OT 2].

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Colmar, vue générale vers 1750.

Le traité de Rueil est signé le 1er août 1635 entre Louis XIII et Colmar[OT 2], la ville est placée sous la protection du roi, sans pour autant abandonner son statut de ville de l'Empire[50]. La parité confessionnelle des postes de gouvernement entre catholiques et protestants est instaurée, bien que ces derniers représentent les deux tiers de la population[GB 11].

En 1683, Colmar accueille la commanderie militaire de la Haute-Alsace (commissaires des guerres, commissaire régional d'artillerie, contrôleur de l'hôpital royal militaire, commissaire provincial des poudres et salpêtres)[GB 11]. Une nouvelle division territoriale relevant de l'Intendant d'Alsace voit le jour en 1695 : Colmar devient chef-lieu de subdélégation[GB 11]. La ville obtient en 1698[OT 2] le siège du Conseil souverain d'Alsace[51] (anciennement à Ensisheim), devenant ainsi la capitale judiciaire de la province d'Alsace. La première séance date du 22 mai et a lieu dans la maison dite du Wagkeller[GB 12].

En 1714, la ville fait l'acquisition de la seigneurie du Hohlandsbourg et cède le prieuré de Saint-Pierre aux jésuites qui sont installés dans la ville depuis 1698[GB 13]. L'architecte strasbourgeois Jean-Jaques Sarger édifie l'église des Jésuites entre 1735 et 1750, actuellement sur le terrain du lycée Bartholdi[GB 13].

C'est en 1751 que l'historien Jean-Daniel Schoepflin publie le premier tome de l'Alsatia Illustrata[52]

Voltaire séjourne à Colmar pendant l'hiver 1753-1754[53], à la suite de son renvoi de la cour du roi de Prusse Frédéric II. Il y effectue des recherches sur l'histoire de l'Empire, avec l'aide appréciable des conseillers et avocats du Conseil souverain dont il dira : « J'ai trouvé à Colmar des avocats qui sont plus instruits de l'histoire de l'Empire qu'on ne l'est à Vienne. Gens d'un mérite solide, communicatifs qui ont de belles bibliothèques et sont entièrement à notre service. Je suis dans le seul pays de France où l'on puisse trouver des secours sur cette matière qu'on ignore parfaitement à Paris. » Les jésuites contestent ses talents d'historiens et dès lors il gardera un souvenir mitigé de son séjour à Colmar. Il parlera de la ville comme d'une « petite ville dévote, remplie de tracasseries, où tout le monde se confesse, tout le monde se déteste ».

Théophile Conrad Pfeffel fonde l'Académie militaire[OT 2] en 1773. Il s'agit en fait d'un lieu ne s'adressant qu'à des enfants protestants, nobles le plus souvent, et qui leur permettaient de se destiner à une carrière militaire. Il en dira : « Notre établissement n'est pas une école d'élite pour des soldats ou des commerçants, mais une pépinière pour tous ceux qui veulent émerger du vulgaire. » L'école a accueilli 288 élèves en vingt ans[GB 14].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Révolution et le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La ville, promue chef-lieu du Haut-Rhin en 1790, compte alors plus de 13 000 habitants. Étienne Ignace Salomon en devient le premier maire[GB 14]. En 1791, la ville devient siège de l'évêché constitutionnel du département et la collégiale Saint-Martin est érigée en cathédrale, et ce jusqu'au concordat de 1802[GB 14]. Hérault de Séchelles convertit le tribunal criminel du Haut-Rhin en tribunal révolutionnaire en 1793. Treize exécutions seront prononcées en quelques mois[GB 15]. En 1800, la ville devient chef-lieu du département et accueille son premier préfet, Jean-Baptiste Harmand[GB 15]. Son siège se trouve initialement dans l'abbaye cistercienne de Pairis (actuel hôtel de ville), avant de déménager en 1866. La ville redevient capitale judiciaire et reçoit un tribunal d'appel qui deviendra une cour d'appel en 1804. À la suite du plébiscite pour l'Empire, elle devient une cour impériale et la ville retrouve un maire, François Antoine Richter.

Colmar accueille le roi Charles X en 1828, ainsi que le duc d'Orléans et de Nemours en 1831[GB 16].

Au XIXe siècle, Colmar est marquée par de nombreuses émeutes. La première se tient en 1833. Surnommée « émeute de la piquette ». Elle fait suite à la volonté de l'administration fiscale de taxer un petit vin local, le Bubberi, comme les vins des grandes tables. La révolte gronda fin octobre : les ouvriers rejoignent les maraîchers et les vignerons. Des barricades sont dressées. La garde nationale fut requise mais le texte fut retiré sous la menace du déversement de la piquette dans le ruisseau de la Sinn. Le vicomte de Croismare fut destitué[GB 17].

L'inauguration de la ligne de chemin de fer Bâle-Colmar-Strasbourg a lieu en 1841[GB 16]. L'année suivante se tient l'émeute dite « des fagots » : en 1842, la municipalité, conduite par le maire Chappuis, décida de taxer le bois de chauffage. Des manifestant occupent la mairie en juin et, devant leur détermination à en découdre avec le maire, il fait intervenir un escadron de lanciers venu de Sélestat[GB 18].

La ville atteint les 20 000 habitants en 1845[GB 16]. En 1854, une épidémie de choléra sévit sur la ville[OT 2] : 505 personnes sont touchées, et 349 décèdent des suites de la maladie. La cause principale en est la propreté des rues et des maisons[GB 19]. Au plus fort de l'épidémie et effrayée par l'hygiène déplorable, l'administration décide d'interdire les aliments à risques, dont le concombre. S'en suite une troisième émeute, dite « des concombres ». Les maraîchers, et notamment trois sœurs, s'en prirent au marché à un sergent et à son escouade. Ils furent bombardés de légumes. La police et l'armée durent intervenir pour rétablir le calme. Le maire Chappuis se serait bien passé de cette nouvelle émeute[GB 20].

En 1855, Colmar est encore marquée par une émeute, dite cette fois « des corbillards ». Les Colmariens avaient la tradition de leur dernière demeure au Rappendantz (l'endroit où dansent les corbeaux), accompagnés par des charpentiers, serruriers, sculpteurs et porteurs. Cette année-là, la ville voulut confier les enterrements à une société de pompes funèbres. Les premiers corbillards durent travailler entourés de gendarmes et de policiers. L'affaire déplut au préfet qui fini par destituer le maire Chappuis[GB 20].

Guerre franco-allemande de 1870 et annexion[modifier | modifier le code]

Débutant le 19 juillet 1870, la guerre oppose la France du Second Empire et le royaume de Prusse. Le 14 septembre, Colmar s'illustre par la résistance de ses habitants au pont de Horbourg, épisode auquel participe Bartholdi.

L'Alsace est particulièrement meurtrie, de nombreux combats ont lieu. Le bombardement de Strasbourg a notamment entraîné la destruction d'un manuscrit du XIIe siècle, le Hortus deliciarum[GB 21].

Le français est banni des textes officiel en 1883[GB 22].

Le conflit prend fin le 29 janvier 1871 et la France, défaite, signe le traité de Francfort le 10 mai suivant[54] et donne l'Alsace et la Moselle. Colmar devient chef-lieu du district de la Haute-Alsace dans le Reichsland d'Alsace-Lorraine. Le Conseil municipal reste en place et les élections à l'Assemblée Constituante française sont tolérée par l'occupant. Une disposition libérale du traité permet à plus de 3 000 habitants de prendre la nationalité française[GB 21].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Début du siècle[modifier | modifier le code]

En 1902, une ligne de tramway en 1902 est ouverte entre la gare et le canal. Une seconde ligne verra le jour en 1914 entre les routes de Bâle et de Strasbourg[GB 23].

L'année 1908 est marquée par une visite officielle de l'empereur allemand Guillaume II[GB 24].

En 1910, la ville compte 43 800 habitants, dont 4 000 militaires[GB 24].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La première Guerre mondiale début le 4 août 1914. Le 23 août, des patrouilles de chasseurs à cheval français pénètrent dans la ville et laissent espérer une libération rapide. L'armée se repliera sur les Vosges[GB 25].

Quatre personnes meurent dans des bombardements le 8 août 1917. D'importants dégâts sont occasionnés aux bains municipaux et à l'école d'Unterlinden[GB 25]. Le 16 août, un combat aérien oppose 14 appareils allemands à des avions français.

La guerre prend fin le 11 novembre 1918. Le 22, la ville acclame l'arrivée du commandant en chef des groupes armées de l'est, le général Castelnau[GB 26]. Les représentants du gouvernement Clemenceau et Poincaré arrivent en ville le 10 décembre[GB 26]. D'autres personnalités suivront comme Joffre et Foch.

Le traité de Versailles signé le 28 juin 1919 met fin à la guerre et rend à la France ces territoires perdus[55], Colmar en fait partie.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1928, a lieu le « procès de Colmar » contre les chef autonomistes alsaciens. Cela fait suite au malaise suscité entre autres par les déclarations d'Édouard Herriot (le 17 juin 1924) qui voulait introduire l'ensemble de la législation républicaine dans la région[GB 27].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La France entre en guerre le 1er septembre et les Allemands entrent à Colmar le 17 juin, l'Alsace est annexée de fait. Il s'ensuit une brutale germanisation et nazification. Des monuments sont saccagés comme la statue de l'amiral Bruat et la statue du général Rapp[GB 27]. La région reste cependant juridiquement sous souveraineté française.

En 1942, les Allemands démantèlement le réseau de résistance colmarien, actif depuis 1940, et emprisonne ses responsables[GB 27]. Le 25 août, une ordonnance rend obligatoire le service militaire, et 123 000 jeunes sont contraint d'endosser l'uniforme de la Wehrmacht ou de la Waffen-SS, 40 000 n'en reviendront pas[GB 27].

Le 18 septembre 1944, un train de munitions explose à la gare de marchandises provoquant des dégâts dans un rayon d'un kilomètre[GB 27].

Le 2 février 1945, Colmar est la dernière ville alsacienne à être libérée de l'occupation nazie[56], après une longue résistance de la poche de Colmar[57]. Le général de Gaulle se rend dans la ville libérée le 10 février et y reviendra en tant que président de la République le 20 novembre 1959[GB 28].

Colmar depuis 1945[modifier | modifier le code]

En 1946, la ville reçoit la croix de guerre 1939-1945 avec palme[GB 29]. La première foire régionale des vins d'Alsace, ancêtre de l'actuelle foire aux vins d'Alsace, a lieu en 1948[GB 29].

Colmar lance sa reconversion industrielle en créant une vaste zone industrielle au nord de la ville en 1958. La société américaine Timken s'y installe en 1959[GB 30]. La ZUP est créée la même-année afin d'accueillir 12 000 personnes[GB 31]. L'aéroport de Colmar - Houssen est ouvert en 1964[GB 31].

En 1966, à la suite d'un arrêté interministériel, une grande partie de la ville historique devient secteur sauvegardé[GB 32]. Il sera étendu en 1972. Le quartier des tanneurs est restauré entre 1968 et 1974[GB 33]. En 1975, Colmar compte 64 000 habitants et inaugure sa première zone piétonne[GB 34].

Le Musée Unterlinden dépasse les 350 000 visiteurs en 1978 et devient le musée de province le plus visité de France[GB 34], notamment grâce au retable d'Issenheim[58]. Toujours dans le domaine de la culture, Colmar lance son premier festival international de musique en 1979[GB 34].

La rocade de contournement est de Colmar voit le jour en 1995[GB 35]. En 2000, la ville retrouve un théâtre flambant neuf, une place Rapp redessinée et débarrassée de ses voitures ainsi qu'un théâtre de plein air agrandi et modernisé[GB 36].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Colmar est la préfecture du Haut-Rhin et abrite le siège du conseil général du Haut-Rhin, bien que sa population soit inférieure à celle de Mulhouse. Cette particularité, partagée avec quelques autres communes françaises, date de la Révolution, époque à laquelle Colmar était la plus grande ville du département, Mulhouse étant une cité-état alliée aux cantons suisses.

La ville héberge de multiples organismes départementaux et régionaux : l'Institut national de l'origine et de la qualité, Météo-France, le SDIS, les Comités régional et départemental du tourisme, le groupement départemental de gendarmerie, le centre interdépartemental de déminage, le CIVA et l'Inspection académique du Haut-Rhin entre autres. Colmar abrite aussi un centre de recherche de l'Institut national de la recherche agronomique sur le site du Biopôle Andrien Zeller.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Communauté d'agglomération de Colmar[modifier | modifier le code]

La CAC, créé en 2004, est composée de 14 communes. Elle est administrée par 46 conseillers communautaires élus par les conseils municipaux des communes membres et selon leur démographie. Cette communauté est actuellement présidée par Gilbert Meyer, maire de Colmar, et assisté de 10 vice-présidents.

Grand Pays de Colmar[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grand Pays de Colmar.

Le Grand Pays de Colmar se déploie sur 1 118 km2, de la Montagne Vosgienne au Rhin. Il intègre 97 communes (dont 7 structures intercommunales) et représente 203 985 habitants[59].

Environ la moitié de son territoire est couvert par le parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Eurodistrict[modifier | modifier le code]

L'Eurodistrict mis en évidence sur une carte regroupant la France, l'Allemagne et la Suisse.
L'Eurodistrict Mulhouse-Colmar-Fribourg-en-Brisgau et la RegioTriRhena.
Article détaillé : Eurodistrict.

L'Eurodistrict Mulhouse - Colmar - Fribourg-en-Brisgau est né en 2003 sous l'impulsion du maire de Colmar, Gilbert Meyer, et celui de Fribourg-en-Brisgau, le Dr Dieter Salomon. Il couvre une superficie de 5 197 km2 pour plus d'1.2 million d'habitants. La convention de coopération marquant la création de celui-ci a été signée le 5 juillet 2006[M 6].

RegioTriRhena[modifier | modifier le code]

Article détaillé : RegioTriRhena.

La TriRhena est un projet touristique trinational réalisé par les cantons suisses de Bâle-Ville et Bâle-Campagne, les villes de Colmar, Mulhouse et Fribourg-en-Brisgau (Allemagne) ainsi que l'EuroAirport Bâle-Mulhouse-Fribourg-en-Brisgau[60].

Son but est de promouvoir le tourisme dans l'ensemble de la zone frontalière concernée.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 60 000 et 79 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 49[61].

Durant la mandature 2014-2020, le conseil municipal a élu 14 adjoints au maire[62].

Composition du conseil municipal pour la période 2014-2020
Groupe Effectif Statut
Colmar j'aime avec Gilbert Meyer[63] 38 majorité
Colmar veut bouger[63] 7 opposition
Vivre colmar, ville verte, ouverte et solidaire[63] 2 opposition
Un nouvel élan pour Colmar[63]. 2 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Colmar.

Depuis 1945, quatre maires se sont succédé à la tête du conseil municipal, dont Joseph Rey, réélu durant trente ans.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 octobre 1947 Édouard Richard SFIO sénateur du Haut-Rhin de 1946 à 1948
octobre 1947 mars 1977 Joseph Rey MRP député du Haut-Rhin de 1956 à 1958
mars 1977 juin 1995 Edmond Gerrer UDF-CDS député du Haut-Rhin de 1988 à 1993
23 juin 1995 en cours
(au avril 2014)
Gilbert Meyer UMP président de la communauté d'agglomération

Élections récentes[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales françaises de 2008, à la suite d'irrégularités constatées par l'opposition, le tribunal administratif de Strasbourg a annulé le 30 septembre 2008 le second tour de cette élection[64]. La population a été appelée à élire un nouveau conseil municipal les et 7 décembre 2008. Gilbert Meyer a été réélu maire au premier tour avec 50,44 % des suffrages[M 7].

Les élections municipales de 2014 se déroulent le 23 et le 30 mars 2014, la liste UMP de Gilbert Meyer est élue dés le premier tour avec 51.31% des voix[63], fait suite a cette victoire la réélection de Gilbert Meyer au poste de maire de Colmar pour la période 2014 - 2020. Le premier adjoint est Yves Hemedinger (UMP)[62].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2012, le budget primitif s'établit à 173 millions d'euros dont 53 millions pour la section d'investissements. Les dépenses de fonctionnement s'élèvent quant à elle à 73.76 millions (en recul de 0.05 % par rapport à 2011).

La ville de Colmar s'est vu attribuer en 2012, la meilleure note possible pour sa gestion par l'agence internationale d'évaluation Fitch Ratings[M 8] :

  • « AA » (à long terme) : qualité de crédit très élevée et aptitude très forte à honorer les engagements financiers à leur échéance ;
  • « F1+ » (à court terme) : qualité de crédit la plus élevée.
Budget primitif et dette par habitant de 2006 et 2011
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Budget primitif 141.8 M€ 151.0 M€ 146.6 M€ 155.5 M€ 145.9 M€ 161.0 M€ 173.0 M€
Dette par habitant  ?  ? 631 € 497 € 540 € 576 € 553 €
Pression fiscale (taxes habitation / foncier bâti)
Ville de Colmar Villes moyennes Grandes villes
2007 139 € 175 € 177 € 244 € 231 € 251 €
2008 144 € 180 € 185 € 254 € 237 € 258 €
2009 152 € 197 € 199 € 271 € 237 € 261 €
2010 153 € 204 € 242 € 273 € 207 € 280 €
2011 159 € 221 € 221 € 289 € 255 € 284 €

Solidarité[modifier | modifier le code]

La ville de Colmar est membre du réseau de l'Unicef, ville amie des enfants, depuis 2002[65]. De la petite enfance aux jeunes adultes en passant par l'enfance et l'adolescence, Colmar favorise le développement des activités sportives, culturelles et sociales par le biais des structures de proximité et par un soutien permanent aux nombreuses associations locales[66]. Elle favorise également le développement des activités scolaires et périscolaires par un investissement permanent dans les structures d'animation de proximité et les écoles.

Division administrative[modifier | modifier le code]

La ville fait partie de l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé, qui comporte six cantons dont le canton de Colmar-Nord (environ 26 000 habitants) et le canton de Colmar-Sud (environ 44 000 habitants).

Ces deux cantons, ainsi que deux autres limitrophes, forment la première circonscription du Haut-Rhin[67].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 7 février 2015, Colmar est jumelée avec[68] :

La comune a par ailleurs signé des contrats de coopération avec Lucques (Italie) en 1962, Saint-Nicolas (Flandre-Orientale) (Belgique) en 1962, Abingdon-on-Thames (Royaume-Uni) en 1978, Eisenstadt (Autriche) en 1983 et Limbé (Cameroun) en 2007[68].

Un partenariat a été signé avec la commune de Togliatti (Russie) pour le festival international de musique de Colmar.

Instances judiciaires et adminsitratives[modifier | modifier le code]

En 1698, la ville est élevée au rang de capitale judiciaire par l'ancien Conseil souverain d'Alsace. Elle devient la capitale judiciaire de l'Alsace (bien que le chef-lieu en soit Strasbourg) et accueille alors un tribunal d'appel (futur cour d'appel à partir de 1804)[51].

Les structures judiciaires installées à Colmar sont : une maison de justice et du droit, un conseil de prud'hommes, un tribunal pour enfants, un tribunal d'instance, un tribunal de grande instance, une cour d'assises et une cour d'appel.

De grands procès se sont déroulés à Colmar. On peut citer celui en appel en 2008 de Pierre Bodein dit « Pierrot le Fou »[69] ou l'affaire du crash du Mont Sainte-Odile (procès en 2006, en appel en 2008)[70].

Le commissariat central de la Police nationale est situé au 2, rue Cavalerie, la Gendarmerie nationale est installée dans la même rue au no 56. Il existe aussi un commissariat de secteur à l'ouest de la ville.

Colmar dispose également d'une Police municipale[M 9].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Les zones urbaines alsaciennes mises en évidence sur une image satellite.
Image satellite de l'Alsace avec les principales aires urbaines dont celle de Colmar.

La commune a une superficie de 66,57 km2 (541e rang national). Au dernier recensement de 2012, elle comptait 67 257 habitants, , ce qui faisait de Colmar la 68e commune la plus peuplée de France.

Son aire urbaine comporte 36 communes pour une superficie de 346 km2. Elle compte 126 300 habitants (recensement de 2008)[71].

Au niveau régional, elle est classée 3e tant pour la superficie que pour la population et respectivement 1re et 2e dans le département.

En 2012, la commune comptait 67 257 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
13 000 11 933 14 465 14 300 15 442 15 958 19 908 20 050 21 348
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
21 284 22 629 23 669 23 311 23 990 26 106 26 537 30 399 33 146
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
36 844 41 791 43 808 42 255 43 167 46 518 49 448 46 124 47 305
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2012 -
52 355 59 550 64 771 62 483 63 498 65 136 65 713 67 257 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[72] puis Insee à partir de 2004[73].)
Histogramme de l'évolution démographique


Immigration[modifier | modifier le code]

En 2001, 10.6 % de la population municipale était issue de l'immigration[74]. Pour comparaison, ce chiffre est 12.9 % à Strasbourg et 15.1 % à Mulhouse.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Colmar est située dans l'académie de Strasbourg.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La commune administre 23 écoles maternelles et 13 écoles élémentaires (dont une école d'application) communales et dispose de deux école élémentaires privées[75].

Le département gère sept collèges (dont trois établissements privés)[76] et la région Île-de-France six lycées (dont deux établissements privés)[77].

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

L'Institut universitaire de technologie de Colmar est partagé avec Mulhouse. Composante de l'université de Haute-Alsace, il propose six formations[78].

En outre, la ville dispose également de quatre centre de formation d'apprentis (CFA).

En 2015, le biopôle abrite[79] un centre de l'Institut national de la recherche agronomique présent sur le site depuis 1965, des locaux de l'Université de Haute-Alsace, l'office national des forêts, le laboratoire vétérinaire départemental (LVD), le centre technique interprofessionnel de la vigne et du vin (IFV France), l'organisation professionnelle de l'agriculture biologique en alsace (OPABA), l'institut du végétal Arvalis, l'institut transfrontalier d'application et de développement agronomique (ITADA), le centre de recherche innovation et transfert de technologie pour les matières fertilisantes organiques (RITTMO).

Santé[modifier | modifier le code]

Hôpitaux civils[modifier | modifier le code]

Les Hôpitaux civils de Colmar[80] constituent l'un des cinq plus grands ensembles hospitaliers non CHR de France et l'un des vingt plus grands, CHR compris[réf. nécessaire].

D'une capacité totale de plus de 1 300 lits et places, l'établissement compte actuellement[Quand ?] environ 3 700 personnels soignants, médico-techniques, techniques et administratifs au service de la population. L'établissement emploie 234 médecins, 69 praticiens attachés et 97 internes.

Ils sont composés de trois sites géographiques.

L'hôpital Louis Pasteur est une structure semi pavillonnaire de près de 800 lits qui est consacrée essentiellement à la prise en charge de court séjour des adultes. Il a été inauguré le 21 novembre 1937 par le ministre de la Santé publique Marc Rucart, entouré du maire de Colmar Édouard Richard et du Dr Jacques Duhamel , respectivement président et vice-président de la commission administrative du nouvel hôpital[81]. Il est l'œuvre de l'architecte William Vetter (1902-1986). L'hôpital Pasteur met à disposition des patients la majorité des disciplines médicales et chirurgicales et est équipé d'un plateau technique ultra-moderne composé de d'une IRM, trois scanners dont un pour la simulation virtuelle, deux accélérateurs de particules, deux gamma-caméra ; trois salles d'angiographie numérisées dont une salle de cardiologie interventionnelle. Le SAU (Service d'Accueil des Urgences) prend en charge les urgences médicales de jour comme de nuit. Un héliport permet l'atterrissage des hélicoptères de secours.

Le centre de la mère et de l'enfant dit le Parc possède plus de 170 lits. Il dispose de quatre services (gynécologie-obstétrique, pédiatrie avec une unité de néonatalogie, chirurgie pédiatrique et pédo-psychatrie) et offre un plateau technique performant et des consultations spécialisées. Le regroupement sur un seul site de ces services rend possible la préservation de la relation mère-enfant, notamment dans l'environnement de l'accouchement.

Le centre pour personnes âgées comprend un secteur de médecine gériatrique dédié à la prise en charge en court séjour des patients âgés. Il est composé d'un hôpital de jour de 20 places de médecine, d'une unité d'hospitalisation complète de 25 lits de court séjour et d'un secteur de soins et de réadaptation de 70 lits assurant le prolongement temporaire des soins médicaux après une hospitalisation. Un EHPAD permet également une prise en charge globale d'une capacité de 259 lits assurant les soins, l'hébergement, la restauration, les services de la vie courante et l'animation.

Les Hôpitaux civils de Colmar disposent d'un institut de soins infirmiers (140 étudiants par promotion), d'une école d'aides-soignants (60 élèves par an) ainsi que d'une école régionale d'infirmiers de bloc opératoire.

D'après deux journalistes du magazine L'Express, ces Hôpitaux sont classés parmi les 50 meilleurs hôpitaux de France depuis de nombreuses années (variant de la 24e à la 37e place)[82].

Hôpital Albert Schweitzer[modifier | modifier le code]

Ouvert au printemps 2007, l'établissement privé regroupe deux cliniques (Saint-Joseph et Sainte-Thérèse) qui étaient auparavant réparties dans la ville. Il dispose de 233 lits. L'hôpital est spécialisé dans les domaines des maladies cardio-vasculaires et de la maternité. Les urgences sont assurées 24h/24[83].

Clinique du Diaconat[modifier | modifier le code]

La clinique, également maison d'accueil, est dédiée à la gériatrie et à la gérontologie[83] pour des séjours courts et les hospitalisations de jour. Elle assure des soins de suite et de réadaptation ainsi que des soins de longue durée polyvalents et psychogériatriques. Elle prend également en charge l'hébergement de personnes âgées dépendantes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

Sports[modifier | modifier le code]

Vue d'un bâtiment moderne gris par temps couvert. Sur la façade, on lit « Patinoire de Colmar »
La patinoire de Colmar.

On dénombre 125 associations sportives[84] pour environ 65 disciplines pratiquées. Le nombre de licenciés atteint 16 000 personnes. Pour les satisfaire, Colmar dispose de 46 installations couvertes (dont 23 gymnases, 6 courts de tennis, 5 salles de musculation, 3 piscines, 2 dojo et 1 patinoire) ainsi que 39 installations de plein-air (notamment 9 terrains de football, 2 de rugby, 19 courts de tennis, 1 base nautique, 1 vélodrome et 1 centre d'hippisme).

Principaux clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Vue d'un terrain de football bordé d'une tribune au-dessus de laquelle on lit « Colmar Stadium ».
Le Colmar Stadium.

Le club sportif le plus connu est le Sports réunis Colmar. Ce club omnisport, fondé en 1920[85], est basé au Colmar Stadium. Sa section football évolue notamment en championnat de France de football National (D3) depuis 2010.

D'autres sports sont représentés au niveau national comme le handball masculin (Colmar handball club)[86] et féminin (Colmar Centre Alsace Handball)[87] tous deux en nationale 3, le hockey (Les Titans) en division 3[88] et le water-polo (Sports Réunis Colmar - Natation) en nationale 2.

D'autres disciplines sont pratiquées à des niveaux inférieurs : le rugby (Colmar Rugby Club) en fédérale 3, le baseball (Les Hawks) en régional grand est, le football américain (Libérateurs Football Colmar) en régional, le patinage artistique (Club de Patinage Artistique de Colmar) ou l'escrime (Sports Réunis Colmar - Escrime).

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

En juin, Colmar accueille l'arrivée de la plus grande épreuve de marche du monde : le Paris-Colmar à la marche et dont la distance varie généralement de 450 à 500 km pour les hommes et de 300 à 350 km pour les femmes.

La ville organise également un triathlon[89] et marathon[90] en septembre et une course de 10 km en novembre.

Colmar fut à plusieurs reprises ville-étape du Tour de France lors du passage de la grande boucle en Alsace, en 1949, 1955, 1957, 1997 et 2001. En 2009, la ville a été l'arrivée d'une étape et départ le lendemain[91].

En décembre 2008 se sont déroulés à la patinoire de Colmar les championnats de France Élite de patinage artistique[92]. Cette épreuve qualificative pour les championnats européen et mondial a réuni 150 patineurs et 30 juges internationaux.

Quelques champions colmariens[modifier | modifier le code]

Des champions ont évolué à Colmar. Parmi eux la championne para-olympique de natation Béatrice Hess (1961), le champion du monde d'ultratriathlon Guy Rossi ou le champion d'Europe de lutte Didier Païs (1983).

Garnison[modifier | modifier le code]

La statue d'un diable rouge avec un bâtiment militaire en arrière-plan.
La statue d'un diable rouge, inaugurée en 2009 pour célébrer les 90 ans de présence du 152e RI à Colmar.

Colmar est une ville de garnison avec la présence du 152e régiment d'Infanterie, surnommé les « Diables rouges »[93]. Il est caserné aux quartiers Walter et Bruat. Son effectif comprend plus de 1 100 personnes. La garnison de Colmar est également composée d'un dépôt du service des essences des armées, d'une unité du Service d'infrastructure de la Défense et du groupement de soutien de la Base de défense de Colmar (GSBdD)[94].

La Base aérienne 132 Colmar-Meyenheim a fermé en 2010[95]. Le site a été renommé Quartier Dio et accueille aujourd'hui le Régiment de marche du Tchad[96].

De nombreuses unités ont tenu garnison à Colmar : de 1939 à 1940 l'état-major de la 14e division d'infanterie, le 42e Régiment d'Infanterie de Forteresse et le 4e Régiment d'Artillerie Divisionnaire. En 1961, suite à la guerre d'Algérie, le 8e régiment de hussards et ce jusqu'à son départ en 1965 pour Altkirch[97]. Le 7e groupe d'artillerie antiaérienne de marine au Quartier Walter de 1962 à 1970, dissout pour faire place au 57e régiment d'artillerie au même quartier jusqu'en 1976[98]. Le centre mobilisateur no 104 a également été présent.

Jusqu'en 1994, Colmar disposait également d'un hôpital militaire, l'hôpital des armées Victor Baur[99].

Le Quartier Lacarre est occupé par la Gendarmerie nationale, l'ancien Quartier Macker est devenu une cité administrative, l'ancienne Caserne Franchessin est aujourd'hui une résidence de la société nationale immobilière et la Caserne Rapp, ancienne caserne d'infanterie, bel exemple de l'architecture militaire prussienne de la fin du XIXe siècle, a été réhabilitée et accueille désormais le "Pôle Européen d'Activités" (certains bâtiments appartiennent toujours à l'armée).

Médias[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'une chaîne de télévision locale, TV7[100] qui diffuse en boucle tout au long de la journée des informations pratiques (météo, agenda des sorties, horaires des services publics...), ainsi que des émissions et reportages. Elle est disponible sur le réseau câblé de l'opérateur local Vialis.

La vile n'accueille pas de station de radio. On peut cependant y capter ECN radio qui est implantée à Mulhouse.

Toute la commune est desservie par un réseau câblé qui a commencé à être déployé dès 1994 et qui permet l'accès à plus de 200 chaînes de télévision et de radios, à Internet à très haut débit (jusqu'à 100 M/bits[101]) et à la téléphonie. Les sept fournisseurs français à Internet sont présents et desservent l'ensemble de l'agglomération colmarienne.

Depuis la fin 2007, la télévision numérique terrestre (TNT) est disponible pour tous les foyers. Le signal analogique a disparu le 2 février 2010 au profit du tout numérique[102].

Cultes[modifier | modifier le code]

La synagogue, au centre d'une rue.
La synagogue de Colmar.
Un clocher d'église, avec des maisons sur les côtés.
La paroisse Saint-Matthieu.

Concordataires[modifier | modifier le code]

Les Colmariens disposent de lieux de culte catholique, israélite et protestant. Les dispositions juridiques de la loi du concordat de 1801 demeurent en application dans la région Alsace et le département de la Moselle, du fait de l'accord signé entre Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII[103].

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de l'archidiocèse de Strasbourg. Au sein de la « zone Colmar Plaine », le doyenné de Colmar regroupe huit paroisses regroupées en quatre communauté de paroisses[104] : Saint-Joseph ; Saint-Martin et Saint-François-d'Assise au sein de la communauté de paroisses « Saint Jean-Baptiste d'Unterlinden » ; Sainte-Marie, Saint-Paul et Saint-Vincent-de-Paul au sein de la communauté de paroisses « Terre de rencontre - Colmar »[105] ; Saint-Antoine et Saint-Léon-IX au sein de la communauté de paroisses « Les Rives de l'Ill - Colmar »[106]. Le culte est pratiqué dans les églises de ces huit paroisses, notamment la collégiale Saint-Martin et l'église des Dominicains.

Culte israélite[modifier | modifier le code]

La Synagogue de Colmar a été achevée en 1842[107],[OT 4]. Un rabbinat y est basé depuis 1823 et le déménagement de celui de Wintzenheim[OT 4].

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Le culte luthérien est célébré au sein des trois temples Saint-Matthieu, Saint-Jean et Saint-Marc de la paroisses protestante de Colmar[108].

Non concordataires[modifier | modifier le code]

Les Colmariens disposent également de lieux de culte relevant d'églises n'appliquant pas le concordat de 1801, et appliquant donc la loi de séparation des Églises et de l'État.

Culte bouddhique[modifier | modifier le code]

Le culte bouddhique est célébré au centre Reiki[109].

Cultes relevants d'églises chrétiennes[modifier | modifier le code]
Culte catholique traditionaliste[modifier | modifier le code]

Le culte catholique traditionaliste est célébré à l'oratoire Saint-Joseph.

Culte mormon[modifier | modifier le code]

L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours dispose d'un lieu de culte, avenue de Rome[110].

Culte néo-apostolique[modifier | modifier le code]

L'Église néo-apostolique dispose d'un lieu de culte, rue de la Soie[111].

Culte protestant[modifier | modifier le code]

L'Église adventiste du septième jour dispose d'un lieu de culte, rue Saint-Joseph[112].

Sept communautés évangéliques disposent de lieux de culte : l'Église de Dieu en France, l'Église Évangélique Baptiste la Bonne Nouvelle - membre de l'Association évangélique d'Églises baptistes de langue française (AEEBLF), l'Église Évangélique Chrischona (Vision-France), l'Église Évangélique de Pentecôte - membre des Assemblées de Dieu (ADD), l'Église Évangélique le Semeur (indépendante), l'Église Évangélique Méthodiste - membre de l'Union de l'Église Évangélique méthodiste de France (UEEMF) et la Mission Chrétienne Évangélique - membre de la Fédération des Églises du Plein Évangile de France (FEPEF)[113].

Témoins de Jéhovah[modifier | modifier le code]

Les Témoins de Jéhovah disposent d'un lieu de culte, route de Rouffach, au sein de l'« association locale pour le culte des témoins de Jéhovah de Colmar »[114].

Culte musulman[modifier | modifier le code]

La communauté musulmane dispose de quatre mosquées : deux mosquées turques, la mosquée En Nasaha et la mosquée El Amal[115].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 448 €, ce qui plaçait Colmar au 25 714e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[116].

En 2009, 48,1 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 44 624 personnes, parmi lesquelles on comptait 74,3 % d'actifs dont 62,9 % ayant un emploi et 11,5 % de chômeurs[I 5].

On comptait 44 360 emplois dans la zone d'emploi, contre 39 717 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 28 247, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 157,0 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un emploi et demi par habitant actif[I 6].

Colmar est un moteur économique et touristique du centre Alsace. Ses principaux domaines de l'économie sont l'électromécanique, l'industrie pharmaceutique, les centrales d'achat et les matériaux de construction.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Colmar comptait 6 103 établissements : 82 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 271 dans l'industrie, 374 dans la construction, 4 396 dans le commerce-transports-services divers et 980 étaient relatifs au secteur administratif[I 7].

En 2011, 522 entreprises ont été créées à Colmar[I 8], dont 268 par des autoentrepreneurs[I 9].

Industrie[modifier | modifier le code]

Les bureaux de l'unité « pelles de terrassement » Liebherr.
Les bureaux de l'unité « pelles de terrassement » Liebherr de Colmar.

Les zones industrielles de Colmar nord et Colmar est couvrent 382 ha (aéroport inclus).

Les sociétés Liebherr et Timken Europe avec respectivement 1 340 et 1 073 salariés sont les plus grands employeurs privés de la ville[117].

Le 1er octobre 2010, la société Liebherr a inauguré sa deuxième usine colmarienne dédiée aux pelles minières. L'investissement a été de 82 millions d'euros. Huit mois plus tard, la société a annoncé la construction d'un centre de recherche et de développement[118] qui entraînera la création d'une centaine d'emplois hautement qualifiés ainsi qu'une nouvelle unité de fabrication. Le budget prévu pour cet investissement est évalué à 80 millions d'euros.

Colmar est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar et du Centre-Alsace. Elle gère le port de plaisance de Colmar, le port rhénan de Colmar/Neuf-Brisach, l'aéroport de Colmar - Houssen et divers bâtiments industriels et tertiaires.

Commerce[modifier | modifier le code]

La rue des Clefs.
La rue des Clefs, une des artères les plus commerçantes du centre-ville.

La ville dispose d'un tissu commercial très dense, surtout au centre-ville, de nombreuses boutiques et restaurants y sont implantés. Un grand nombre se trouve dans la zone-piétonne de 5,1 km.

Des marchés de plein-air se tiennent dans différents quartiers de la ville du mercredi au samedi[M 10].

La ville dispose également depuis 2010 d'un marché alimentaire permanent[M 11].

En périphérie nord de la ville se trouve la zone commerciale de Colmar-Houssen qui regroupe plusieurs dizaines de commerces, restaurants et hôtels.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Maisons à colombages au bord d'une rivière.
Le quartier de la « Petite Venise ».

« On dit de Colmar que c'est un condensé de l'Alsace dans ce qu'elle a de plus typique.[…]. Colmar est aussi une ville de plaisirs et ville gourmande par excellence. Restos prestigieux et winstubs, sortes de tavernes gourmandes qui offrent des plats du terroirs, s'y côtoient »

— Lilian Lacroix , La Presse[119]

C'est pendant les Trente Glorieuses que la ville connait un formidable essor, notamment grâce à Joseph Rey. De nombreux aménagements ont été apportés tel que le port ou l'aérodrome mais surtout l'ambitieux programme de restauration du centre-ville qui est à l'origine de la vocation touristique de Colmar[30].

Colmar, ville d'art et d'histoire, très restaurée et entretenue, en grande partie piétonne ou « semi-piétonne » attire chaque année près de 3,5 millions de touristes du monde entier provenant principalement d'Europe, d'Amérique et du Japon.

Noël à Colmar[modifier | modifier le code]

Un marché de Noël illuminé de nuit.
Un des cinq marchés de Noël de Colmar.

En période de fêtes, les illuminations de Noël s'intègrent aux éclairages valorisant le patrimoine. Cinq marchés sont présents dans le centre historique dont l'un dédié exclusivement aux enfants[120].

La route verte[modifier | modifier le code]

La route verte croise la route des vins d'Alsace à Colmar et s'étend sur 205 km d'ouest en est, de Contrexéville en Lorraine au lac Titisee en Allemagne. Elle fut créée en 1960 grâce à l'effort de la France et de l'Allemagne, sur une initiative de Joseph Rey, maire de Colmar. Son nom provient des sapins qui se trouvent sur ses côtés[121].

Restauration[modifier | modifier le code]

La restauration est très développée dans le centre-ville. On y trouve de nombreux winstubs, trois restaurants étoilés[122] et de la gastronomie étrangère (marocaine, brésilienne, asiatique...)[123].

Colmar, capitale des vins d'Alsace[modifier | modifier le code]

La maison des vins d'Alsace dans un parc arboré.
La maison des vins d'Alsace.

Le vignoble d'Alsace, apprécié depuis le Moyen Âge[124] et omniprésent à l'ouest de la ville dans le piémont vosgien, bénéficie d'un climat particulièrement favorable. La ville, située à proximité de la route des vins d'Alsace, dispose de son propre domaine viticole qui s'étend sur 25 ha Il fut fondé en 1895 par Chrétien Oberlin et exploite des vignes sur les terroirs de grands crus tels que PfersigbergEguisheim), HengstWintzenheim), FlorimontIngersheim) et MambourgSigolsheim). Le domaine propose une large gamme de vins de sélection, de réserve, de grands crus, de vendanges tardives, de cuvées spéciales, de crémants, de liqueurs et d'eaux-de-vie. Rappelons que si des AOC Alsace Grand Cru sont vendus dans ce domaine, la commune viticole de Colmar ne se situe pas sur l'aire géographique des Grands Crus, cependant elle a l'autorisation de produire uniquement les AOC Alsace et Crémant d'Alsace[125].

Le Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace (CIVA), regroupant de multiples syndicats de vignerons-propriétaires, négociants et coopérateurs, siège à Colmar. Cet organisme facilite les relations entre producteurs et acheteurs et procède à des études sur la production et la commercialisation des vins d'Alsace. Il informe également les consommateurs[126].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des monuments de Colmar.

La commune compte 58 monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[127] et aucun lieu ni monument répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[128]. Par ailleurs, elle compte 51 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[129] et 87 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[130].

La ville possède un grand nombre de bâtiments en pan de bois (châtaignier pour la plupart) typiques de l'architecture alsacienne[M 12]. Leurs couleurs variées, caractéristique tout à fait singulière, sont dues à l'interdiction par les Bâtiments de France d'utiliser la couleur blanche, qui serait trop dominante. Sur bon nombre de façades, on remarque la présence de linteaux ou d'enseignes qui fournissent des informations sur le propriétaire du bâtiment.

On peut citer la maison Pfister avec ses colombages, oriel et peintures murales[131], le Koïfhus ou ancienne douane qui est un des plus vieux bâtiments publics de la ville (1480[132]), le corps de garde qui servait de maison de police et était construit à l'emplacement d'une ancienne chapelle[133] ou la maison Adolph, l'une des plus anciennes de la ville (citée dès 1371)[134].

Des édifices religieux remarquables sont présents, comme la collégiale Saint-Martin (style gothique)[135], l'église protestante Saint-Matthieu ou le couvent des Dominicains qui abrite conjointement le musée Unterlinden avec son retable d'Issenheim et la bibliothèque municipale qui dispose de plus de 1 200 manuscrits et 3 000 incunables rhénans.

Le style Renaissance allemande est également présent dans la ville avec la maison des Têtes qui doit son nom aux masques grotesques qui ornent sa façade[OT 5] ou la cour d'appel[OT 1] qui est la plus haute juridiction d'Alsace à la suite de l'élévation de la ville au rang de capitale judiciaire en 1698.

Ces monuments baignent dans des quartiers pittoresques : la petite Venise qui doit son nom à l'alignement original des maisons de part et d'autre de la rivière Lauch[OT 1], le quartier des tanneurs où les tanneurs faisaient autrefois sécher leurs peaux aux fenêtres, le quartier de la poissonnerie qui servait de lieu de vente de poissons frais[OT 1]...

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Théâtres et salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Le théâtre municipal, situé au centre-ville, date de 1849[GB 37]. La ville dispose également du centre dramatique national d'Alsace (comédie de l'Est) et du théâtre de l'École Buissonnière.

La ville dispose de salles de spectacles comme Le Grillen[M 13] ou le centre culturel (Europe). Un « théâtre de plein air » au parc des expositions lors de la foire aux vins d'Alsace.

Musique[modifier | modifier le code]

L'école de musique dans une cour.
L'école nationale de musique et de théâtre de Colmar.
Article détaillé : Liste des orgues de Colmar.

La ville possède une vingtaine d'orgues[136] conçus notamment par Jean-André Silbermann au XVIIIe siècle ou Jean-George Kœnig au XXe siècle.

La ville accueille deux orchestres d'harmonie l'harmonie colmarienne[137] et l'harmonie Saint-Martin[138]. Mais aussi le Chœur de clarinettes de Colmar depuis 2001, et la maîtrise de Garçons de Colmar depuis 1985.

Le conservatoire à rayonnement départemental[139] est ancré dans le paysage musical depuis de nombreuses années. Sa réputation dépasse largement les portes de la ville.

Événements culturels[modifier | modifier le code]

De nombreux festivals sont organisés tout au long de l'année. Les plus réputés sont le festival international en juillet ou encore le festival du film « 7 Jours pour le 7e Art » en octobre[OT 6].

Un hall plein de monde, avec des buvettes.
Ambiance à la foire aux vins d'Alsace.

De nombreux salons et foires sont proposés par la ville. La plupart ont lieu au parc des expositions de la ville. On peut citer le salon régional formation emploi en janvier (22 000 visiteurs en 2008), le salon mode, forme et beauté en mars (10 000 visiteurs en 2007), la foire éco-bio en mai (45 000 visiteurs en 2011), la foire aux vins d'Alsace en août qui accueille chaque année 370 exposants (254 000 visiteurs en 2010) ou encore le salon international du tourisme et des voyages en novembre avec ses 500 exposants de 40 pays (33 000 visiteurs en 2010)[OT 6].

Des stands sur une place.
Le marché de Pâques, place des Dominicains.

D'autres manifestations sont organisées dans la ville, parmi elles la foire aux vins d'Alsace en août avec sa dizaine de concerts, la fête du printemps en avril, la fête de la musique en juin, la nuit multicolore le 13 juillet ou encore la fête de la science en novembre[OT 6].

La statue de la Liberté[modifier | modifier le code]

En venant de Strasbourg, sur un rond point situé à l'entrée de la ville. La statue de la Liberté « colmarienne », d’une hauteur de 12 mètres au flambeau, a été réalisée en 2004 en matériau composite teinté dans la masse pour lui donner l’aspect du cuivre patiné[140]. Elle fut réalisée pour marquer l'année du centenaire de la mort d'Auguste Bartholdi né à Colmar. Avec ses trois tonnes pour douze mètres de haut, elle dépasse de cinquante centimètres son aînée parisienne du pont de Grenelle, jusque-là la plus grande des copies en France.

Vie nocturne[modifier | modifier le code]

Cinq discothèques sont également implantées à Colmar et dans son agglomération.

Musées[modifier | modifier le code]

On recense cinq musées[M 14] : les musées Unterlinden, Bartholdi, du jouet et du petit train, des usines municipales ainsi que le muséum d'histoire naturelle et d'ethnographie.

Il y a également deux galeries d'art : l'espace d'art contemporain André Malraux[M 15] et l'espace Lézard[141].

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'une médiathèque et de quatre bibliothèques qui lui sont liées : les bibliothèques patrimoniale des Dominicains, jeunesse Grillenbreit, Bel'Flore et la Europe[M 16].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le complexe de cinéma.
Le cinéma multiplexe CGR avec ses 12 salles.

Deux cinémas sont implantés dans la ville : le Colisée (6 salles) depuis 1986[117] et le Mega CGR (12 salles) depuis 2006[117].

Plusieurs scènes de films, téléfilms et séries télévisées ont été tournées dans la ville ou à ses abords, on peut citer la Grande Illusion (1937), dont une partie est tournée au quartier Walter[142], la Décade prodigieuse (1971)[143], les Alsaciens ou les Deux Mathilde (1995), un épisode de Quai n°1.

La gare de Colmar et son premier quai servent d'introduction au film La confiance règne d'Étienne Chatiliez (2004)[144].

Dans le film d'animation japonais le Château ambulant de Hayao Miyazaki sorti en 2004, certaines maisons typiques de Colmar[145] apparaissent mais également quelques bâtiments d'autres communes de la région. Les équipes du studio sont venus à Colmar, Riquewihr et Eguisheim pour prendre des photos et des croquis.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Buste d'un homme dans un parc.
La statue de l'oncle Hansi boulevard du Champ-de-Mars.

Parmi les personnalités qui ont marqué la ville on peut citer le peintre et graveur Martin Schongauer (1450-1491), le sculpteur Auguste Bartholdi (1834-1904) ou le dessinateur et illustrateur Jean-Jacques Waltz (1873-1951).

D'autres célébrités sont nées dans la ville, dont les trois citées plus ci-dessus : l'homme d'église et député aux États généraux Marin Pinelle (1743-1793), le général d'Empire Jean Rapp (1773-1821), l'amiral français Armand Joseph Bruat (1796-1855), l'entraîneur de football Guy Roux (1938-), le pâtissier Pierre Hermé (1961-) ou encore Miss France 2004 Lætitia Bléger (1981-).

Légendes[modifier | modifier le code]

Le fantôme de la laitière : on pourrait observer certaines nuits dans la rue des Augustins la silhouette d'une femme en chemise de pénitente blanche. La laitière, qui aurait ajouté de l'eau à son lait, a été condamnée à revenir sur les lieux de son forfait et à plonger sa jatte dans le puits se trouvant dans la rue[GB 38].

La bête de la ville : un veau terrifiant, le Nachtkalb, roderait les nuits dans la rue des Clés. Il chargerait les animaux égarés et les touristes avinés[GB 39].

La mystérieuse tête de cheval : certains jours de l'année à minuit, dans certains escaliers, on pourrait entendre hennir et voir courir la tête décharnée d'un cheval[GB 39].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Colmar

Les armes de Colmar se blasonnent ainsi :
« Parti de gueules et de sinople à la masse d'armes d'or posée en barre brochant sur le tout. »[146]

Le plus ancien sceau de la ville, utilisé en 1214, fait apparaître les armoiries sous la forme de trois manches munis de boules posées en pal au-dessus du lion de Hohenstaufen.

Depuis 1425, la masse d'armes figure sur le sceau du tribunal. Lors de la confection de « l'Armorial général » sous Louis XIV, on combina les anciennes armes avec le rouge et le vert, couleurs de la ville utilisées pour les habits de livrée du personnel municipal.

Une légende locale raconte qu'Hercule, revenant du jardin des Hespérides, se serait arrêté entre Vosges et Rhin afin de se désaltérer de vin du pays. Il tomba dans un sommeil profond et le lendemain il oublia sa massue. Cette dernière fut retrouvée par les Colmariens qui la rangèrent dans la blason de la ville. Dès lors, les habitants ont hérité du sobriquet Kolbnarren (les fous de la massue)[GB 38].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Joseph Bopp, Ma ville à l'heure nazie : Colmar, 1940-1945, édition établie par Nicolas Stoskopf et Marie-Claire Vitoux, avec avant-propos, notes et notices biographiques, La Nuée Bleue, Strasbourg, 2004, 494 p. (ISBN 978-2-7165-0629-8)
  • Gabriel Braeuner, Colmar, Mémoire d'une ville, Jérome Do Bentzinger Éditeur, 2000
  • Gabriel Braeuner (photogr. Christophe Hamm), Colmar : un itinéraire à travers l'histoire, ID L'Edition, coll. « Guide découverte »,‎ 2003, 128 p. (ISBN 2-913-30256-5 (édité erroné)) (notice BnF no FRBNF39023528h)
  • Gabriel Braeuner, Colmar, l'esprit d'une ville, Éditions du Belvédère, Pontarlier, Fleurier, 2011, 205 p.
  • Georges Livet (dir.), Histoire de Colmar, Privat, Toulouse, 1983, 331 p.
  • Jean-Georges Samacoïtz, Voltaire à Colmar de 1753 à 1754 : quand Voltaire était colmarien, Journal des ménagères, 2008

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Mairie[modifier | modifier le code]

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  15. « L'Espace d'Art Contemporain André Malraux » (consulté le 20 janvier 2015).
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Office de tourisme[modifier | modifier le code]

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Insee[modifier | modifier le code]

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  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Ouvrage Colmar de Gabriel Braeuner[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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