Niort

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Niort
Carte de localisation de Niort
Pays France France
Région Poitou-Charentes Poitou-Charentes
Département Deux-Sèvres Deux-Sèvres
(chef-lieu)
Arrondissement Niort
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 3 cantons

Niort-Est
Niort-Nord
Niort-Ouest

Code Insee 79191
Code postal 79000
Maire
Mandat en cours
Geneviève Gaillard (PS)
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Niort
Latitude
Longitude
46° 19′ 33″ Nord
         0° 27′ 38″ Ouest
/ 46.3258333333, -0.460555556
Altitude 2 m (mini) – 77 m (maxi)
Superficie 68,20 km²
Population sans
doubles comptes
59 346 hab.
(2006)
Densité 870 hab./km²

Niort est une commune française, chef-lieu du département des Deux-Sèvres situé dans la région Poitou-Charentes. Ses habitants sont appelés les Niortais.

L'économie de Niort repose essentiellement sur le secteur tertiaire. La ville est célèbre pour accueillir notamment le siège des principales mutuelles d'assurance françaises, et est considérée comme la capitale de l'économie sociale française[1]. A ce titre, Niort occupe la 4ème place financière en France.

Sommaire

[modifier] Géographie

Topographie de Niort
Topographie de Niort

La ville est située au sud-ouest du département des Deux-Sèvres, sur les rives de la Sèvre niortaise, aujourd'hui aménagées en coulée verte. En bordure des marais mouillés (la « Venise verte »), Niort est la principale porte d'entrée du marais poitevin.

La ville est située dans une plaine riche et fertile, au sud de la Gâtine vendéenne. Localisée sur un point de passage important entre le sud-ouest, la Bretagne et le nord de la France, elle est au contact de plusieurs pays du Poitou, de la Vendée de l'Aunis, et de la Saintonge.

Niort est aujourd'hui un important nœud de communication routière et ferroviaire :

Distances entre Niort et quelques villes :

Située à 50 km de la côte de l'océan Atlantique, la ville jouit d'un ensoleillement annuel important (supérieur à 2 400 heures par an [réf. nécessaire]).

[modifier] Toponymie

L'origine du nom "Niort" proviendrait du latin Novioritum qui signifie « nouveau gué » (sur la Sèvre niortaise).

[modifier] Blason

Le premier sceau connu de la ville date de 1453[2] : à cette date, l’ancien sceau, qui datait de 1199, est envoyé à Paris où il est fondu et regravé, avec un donjon, et le maire à cheval sur le contre-sceau. Édouard Bouyé situe la première apparition des armes de la ville de Niort à la fin du XIVe siècle, sculptées sur la façade de l’hôtel de ville[3].

Il est d’azur semé de fleurs de lys d'or, à la tour d’argent sommée d'une autre tour du même brochant, sur le tout crénelée, maçonnée et ajourée de sable, posée sur une rivière aussi d’argent, mouvant de la pointe.

Ornements extérieurs.

L'écu est timbré d'un heaume d'argent rehaussé d'or, taré de face, grilleté de sept pièces, retenant par un bourrelet des lambrequins aux couleurs de France, cimé de 3 plumes d'autruche d'argent. Il est tenu par deux sauvages regardant d’argent, leurs cheveux et leur ceinture de feuillage d’or, tenant chacun une massue du même, celui de dextre en pal le long de son flanc dextre, le bras senestre reposant plié sur l'écu, celui de senestre la massue sur l'épaule senestre brochant sur les lambrequins, le bras dextre reposant plié sur l'écu. Le tout posé sur des rinceaux d'or et d'argent aux retroussis d'azur.

Sur l'origine du semé de fleurs de lis, les historiens donnent des avis différents. Ce semé de lis serait celui que portait en parti des ses armes, Jean duc de Berry, comte de Poitiers, frère de saint Louis. Plus tardivement en 1372, les bourgeois de Niort qui aidèrent du Guesclin à chasser l'étranger de ses murs, auraient reçu cette concession royale[4], et firent sculpter ce blason sur le beffroi de l'hôtel de ville en 1393. Aliénor d'Aquitaine, première épouse de Louis VII apporta Niort aux Anglais avec le reste du Poitou. Le 20 octobre 1813, les lis sont remplacés par des abeilles impériales, pour peu de temps[5].

La tour donjonnée rappelle les deux tours carrées du château que fit reconstruire en 1158 Henri II de Plantagenêt roi d’Angleterre ; selon Édouard Bouyé, il ne cherche pas à représenter fidèlement un monument existant réellement, mais est un symbole de la puissance de la ville, militaire au premier chef (fortifications et milice communale), mais aussi puissance économique qui finance cette puissance militaire[6]. La verticalité et la hauteur de la tour distinguent la ville de la campagne environnante et sont l’objet de la fierté des habitants[7]. Dans ces tours ce prince fit enfermer sa femme Aliénor d'Aquitaine après la révolte de son fils Jean sans Terre et Richard Cœur de Lion.

En pointe les ondes évoquent la Sèvre niortaise coulant au pied du château. L'écu est timbré d'un heaume de chevalerie pour rappeler que le maire de Niort et les échevins recevaient la noblesse héréditaire. Les deux sauvages seraient en souvenir de l'intérêt que le duc de Berry les utilisaient fréquemment[8]avait pour ce déguisement dans les bals parés, qui furent en renom au début du Moyen Âge et dont l'un fut en 1393 le bal des ardents. À l'époque de la découverte du Canada, ces sauvages furent remplacés par des Indiens Iroquois, mais les municipalités abandonnèrent cette évocation peu courtoise pour les Canadiens et reprirent comme tenant les deux sauvages.

[modifier] Histoire

[modifier] Origines

Niort fut d'abord une agglomération gallo-romaine épousant une boucle de la Sèvre niortaise, située près de l'ancien golfe des Pictons, cuvette baignée par l'océan Atlantique et par les eaux douces des fleuves. Le village était alors localisé dans le quartier de l'actuelle rue Gambetta.

Au Ier siècle, Niort a été un relais commercial important voire politique et religieux mais vers 80 après J-C. l'agglomération s'est affaiblie, le premier stade de la romanisation ayant été amorcé. Elle est déjà un centre de tissage et de tannage du cuir.

Les Francs occupèrent ensuite la ville comme en témoigne l'existence d'un cimetière mérovingien trouvé à la Recouvrance. Du fait des invasions, la ville gallo-romaine dut être désertée et la vie s'implanta sur les collines de Notre-Dame et Saint-André.
Leurs hauteurs offraient la possibilité d'une surveillance et une sécurité plus grandes car la Sèvre navigable servit de voie de pénétration aux envahisseurs normands (IXe siècle).

Les premières fortifications sortent de terre avec les premières menaces d'invasions barbares. En 940, les Normands ravagent le bourg.

[modifier] Moyen Âge

Ensuite, la ville est anglaise ou française au gré de l'histoire du Poitou.

La ville comme le reste du Poitou, passe sous domination anglaise lors du second mariage d'Aliénor d'Aquitaine. Cette situation ne fut pas sans quelques avantages. En 1203, Aliénor accorde aux Niortais une charte de franchise. Son royal époux, Henri II puis son fils Richard Cœur de Lion, fortifient la citadelle avec un château et une enceinte qui avait une longueur de 2 800 m, soit presque le double de celle de Carcassonne. Seul subsiste aujourd'hui l'imposant donjon double.

Revenue dans le giron français, en 1244, Niort résiste à un assaut du comte de Derby en septembre 1346[9] (guerre de Cent Ans). Elle repasse néanmoins sous bannière anglaise à la signature du traité de Brétigny, en 1360. La ville est devenue "port franc" en 1285, permettant la poursuite de son développement économique et commercial.

Bertrand du Guesclin reprit Niort aux mains des Anglais le 23 mars 1372. Pour cela il usa d'un stratagème, celui de revêtir d'uniformes anglais deux cents de ses plus braves soldats. À leur vue, les sentinelles ennemies abaissèrent le pont-levis. Les Français entrèrent dans la ville et désarmèrent les Anglais. Ainsi Niort réintégra le royaume de France.
Pendant la Praguerie (1440), soulèvement contre les réformes de Charles VII, le dauphin futur Louis XI, fit de Niort son quartier général et lui accorda de nombreux privilèges.

Au XIVe siècle les drapiers, les tanneurs faisaient la réputation de Niort. La fin du Moyen Âge voit le creusement du port qui assurera l'essor commercial de la ville en la reliant à l'océan Atlantique. Creusé par ordre de Jean de Berry, comte du Poitou, le port expédiait en Flandre et en Espagne du sel, du poisson, du blé, de la laine et bien sûr des draps et des peaux… Dans le même temps, les Niortais tiraient orgueil et profit de leurs foires et marchés, pourvus de halles qui compteront parmi les plus belles du royaume.

[modifier] Guerres de religion

Gagnée par la réforme en 1557, la ville devient protestante, mais est reprise par les catholiques en 1569. Du 20 juin au 3 juillet, les troupes royales du comte de Lude font le siège de la ville, sans succès. En octobre, après la défaite protestante à Moncontour, La Brosse abandonne la ville aux catholiques[10].

Un des épisodes sanglants de Niort pendant les guerres de Religion, se déroule dans la nuit du 27 au 28 décembre 1588, durant laquelle se produisirent des affrontements entre catholiques et protestants avec des meurtres, des pillages et des incendies. Saint-Gelais et Agrippa d’Aubigné s’emparent de la ville [11]. En 1627, Niort redevient catholique mais demeure un foyer actif du protestantisme. Les dragonnades touchent la ville dès 1668. Elles durent jusqu'en 1685 et contraignent de nombreux protestants à fuir notamment vers le Canada. Le port de Niort continue cependant à accueillir le commerce des peaux et des fourrures en provenance du Canada où de nombreux poitevins se sont installés. Toutefois, la révocation de l'édit de Nantes (1685) puis la perte du Canada entraînent la chute de cette industrie globalement aux mains des protestants.

Avant la Révolution, il y avait cependant encore une trentaine de moulins à fouler et plus de 30 régiments de cavalerie se fournissaient ici en culottes de peau.

[modifier] Histoire contemporaine

En 1807, Napoléon Ier, prend un décret d'aménagement de la Sèvre niortaise afin de conforter son rôle de voie navigable. Ce décret est le premier acte ayant abouti à l'assèchement total du marais poitevin.

Napoléon Ier passe par Niort sur le chemin de l'exil vers l'île de Sainte-Hélène et y passe l'une de ses dernières nuits en terre française (nuit du 2 au 3 juillet 1815) à l'auberge de la Boule d'Or. Il aura assuré la prospérité de la ville pendant son règne en faisant travailler ses industries de chamoiserie, notamment en y faisant fabriquer les culottes de peau utilisées par la cavalerie.

Cette industrie de la chamoiserie et de la ganterie perdure en déclinant régulièrement jusqu'à s'éteindre à la fin du XXe siècle.

La ville développe alors l'économie sociale et solidaire à partir de la seconde moitié du XXe siècle au travers de mutuelles d'assurances.

[modifier] Administration



Liste des maires de Niort depuis 1945
Période Identité Parti Qualité
1947 1957 Félix Lelant SE
1957 1971 Émile Bèche SFIO
1971 1985 René Gaillard PS député
décembre 1985 janvier 2003 Bernard Bellec PS
janvier 2003 mars 2008 Alain Baudin PS conseiller régional
mars 2008 en cours Geneviève Gaillard[13] PS députée

La liste « Niort solidarité capitale » conduite par Geneviève Gaillard fille de René Gaillard a gagné l'élection municipale du 16 mars 2008 avec 50,91 % des voix aux dépens de la liste « Vivons Niort ensemble » conduite par le maire sortant Alain Baudin.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[14])
1896 1911 1952 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
23 674 23 775 31 584 48 516 55 984 62 267 58 203 57 012 56 663 59 346
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Niort a fusionné avec plusieurs communes environnantes : Souché en 1964, Sainte-Pezenne en 1965, Saint-Florent en 1969 et Saint-Liguaire en 1972. Elle est la 83e commune la plus peuplée de France [5].

[modifier] Agglomération

[modifier] Économie

Longtemps important centre de chamoiserie (en témoigne le nom du club de football "Les chamois niortais"), de tissage et d'échanges commerciaux (marchés et foires d'importance régionales), Niort est de nos jours un important centre commercial et de services, principalement financiers.

Le secteur des services y emploie 20 000 salariés.

Selon la Banque de France, ces différentes activités font de Niort la quatrième place financière française, en terme d'échanges de flux financiers [6], derrière Paris, Lyon et Lille. Niort se situe au 7ème rang sur 50 (aires urbaines équivalentes) en ce qui concerne les emplois supérieurs.

[modifier] Les mutuelles d'assurances

Niort est l'une des villes à l'origine et reste l'une des places fortes de l'économie sociale française. Elle est la 4ème place financière en France.

La ville est en particulier considérée depuis les années 1970 comme la capitale des mutuelles d'assurances.

Premiers employeurs de la ville (environ 6 000 salariés), les mutuelles étaient à l'origine destinées à assurer les biens de certaines catégories professionnelles précises telles que les artisans, enseignants, commerçants, industriels...

Dans les années 1980-90, le modèle mutualiste s'essouffle. Mais depuis la fin des années 1990, le modèle a évolué notamment par la mise en place de synergies (MACIF-MAIF) et de partenariats commerciaux (MAAF-MMA-GMF, Caisse d'épargne-MACIF-MAIF, MAAF-Banque populaire…). Elles se sont également ouvertes au-delà des corporations d'origine et sont devenues accessibles dans un premier temps à la famille des assurés, puis au grand public. Elles ont enfin fait évoluer leur activité en se diversifiant dans l'assurance des particuliers, l'assurance santé, l'assurance vie, la prévoyance, la gestion d'actifs.

Niort abrite de nombreux sièges sociaux.

  • La MAIF fondée en 1934, Mutuelle d'Assurance des Instituteurs de France et ses filiales, FILIA MAIF, PARNASE MAIF (assurance vie), SERENA MAIF (2,6 Md€ de CA en 2006, plus de 2,6 millions de sociétaires, 6ème assureur auto français).
  • Groupe MAAF fondée en 1950, Mutuelle d'assurance des artisans de France et ses filiales MAAF VIE, MAAF SANTE, NEXX ASSURANCES dont les sièges nationaux sont à Niort (3,4 Md€ de CA en 2006, plus de 3,7 millions de clients, 6 800 salariés, 5e assureur auto français). Groupe MAAF est membre fondateur de COVEA (SGAM : Société de Groupe d'Assurance Mutuelle), structure permettant de renforcer les synergies entre les mutuelles la composant (MAAF-MMA en 2003, rejoints par GMF-Azur en 2005, Azur ayant depuis fusionné avec MMA). COVEA est devenu le premier assureur dommages de France avec 16% de parts de marché.
  • La MACIF fondée en 1960, Mutuelle d'Assurance des Commerçants et Industriels de France et ses filiales MUTAVIE, MACIF GESTION, MACIFILIA (4,7 Md€ de CA en 2006, plus de 4,7 millions de sociétaires et plus de 15 millions de contrats d'assurance, 2ème assureur auto français).
  • La SMACL fondée en 1972, Société Mutuelle d'Assurance des Collectivités Locales, premier assureur des collectivités locales et des élus en France, elle est également l'assureur des associations (200 M€ de CA en 2006).
  • Inter Mutuelles Assistance (IMA) fondée en 1983, N°1 Européen de l'assistance (aux personnes, aux véhicules…) avec quelques 50 millions de bénéficiaires.
  • Groupama Centre Atlantique (GCA) : Caisse régionale de Groupama rayonnant sur 11 départements (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Dordogne, Gironde, Haute-Vienne, Indre, Landes, Lot-et-Garonne, Vendée et Vienne). Avec 1 615 salariés, 415 000 clients, Groupama Centre Atlantique réalise 700 M€ de CA.
  • La SMIP, Services mutualistes des individuels et des professionnels, importante mutuelle régionale de santé (214 000 assurés, 64 M€ de CA).

[modifier] La banque

Niort est également le siège de :

  • la Banque populaire Centre Atlantique, banque régionale membre du groupe Banque populaire, issue de la fusion en 2003 de la Banque populaire du Centre (dont le siège était à Limoges et de la Banque populaire Centre Atlantique. Cette banque rayonne sur 8 départements sur 3 régions,
  • la Socram, société de crédit à la consommation diffusant ses produits au travers des réseaux de 10 mutuelles partenaires.

[modifier] Les services

Autour de ces activités d'assurance et de banque, la ville abrite également de nombreuses sociétés de services, locales ou antennes de groupes internationaux, liées à ces activités :

  • courtage d'assurances (François Bernard Assurances, etc.),
  • audit et expertise comptable (Groupe Y, KPMG, Fiducial, etc.),
  • services informatiques (Proservia, Logica, Thales, Darva, GFI Informatique, Sopra, T-Systems, etc),
  • activités de gestion des risques (le CEPR (Centre Européen de Prévention des Risques) basé à Niort est un observatoire et un centre d'études pour les mutuelles).

Niort favorise les activités de services au travers d'une pépinière d'entreprises localisée dans la Technopole de Noron-La Venise Verte. Cette technopole se situe à côté du Parc des Expositions et des Congrès de Noron. La ville est également dotée d'un I.U.T. rattaché à l'Université de Poitiers qui accueille environ un millier d'étudiants sur deux sites : à Noron et à Duguesclin. Cet I.U.T. est spécialisé dans les formations aux métiers des assurances et de la gestion des risques.

[modifier] Pôle commercial

La ville est depuis longtemps un important pôle commercial au sein duquel l'offre dépasse largement la norme pour une agglomération de cette taille (centre-ville et centres commerciaux en périphérie : Niort-Est, les Trente-ormeaux, Mendès France, Mendès France II).

Cette activité commerciale importante est en partie imputable au niveau sensiblement plus élevé du salaire moyen des habitants de l'agglomération niortaise par rapport à la moyenne nationale (conséquence de la présence des sociétés d'assurance et de la forte activité salariale des femmes). Elle vient aussi confirmer l'attractivité commerciale ancienne de la ville.

Ainsi, la Foire Exposition annuelle (Foirexpo de Niort), qui se tient le premier week-end de mai, attire toujours plus de 100 000 visiteurs, ce qui en fait l'une des principales foires de l'Ouest de la France (20ème de France). Elle est une survivance des foires médiévales qui se tenaient à Niort.

L'agglomération abrite également le siège, et les entrepôts de la CAMIF (Coopérative d'Achat de la Mutuelle des Instituteurs de France), créée par la MAIF en 1947. Bien qu'en grande difficulté (nouveau plan de licenciement lancé en septembre 2008, prévoyant 509 départs), la CAMIF est la troisième société de vente à distance en France après La Redoute et 3 Suisses International. Initialement réservée au corps enseignant, elle est désormais ouverte à tous et a ouvert un réseau de magasins sur toute la France.

[modifier] Logistique

L'agglomération de Niort est devenue un centre logistique de premier ordre du fait de sa localisation, des infrastructures autoroutières (l'agglomération est desservie par 5 échangeurs autoroutiers sur l'A10, l'A83, sans oublier la future A810) et ferroviaires l'environnant (Gare TGV et gare de triage). La ville profite aussi de la proximité du port de La Rochelle. L'agglomération s'est spécialisée dans la logistique agroalimentaire et pharmaceutique.

À quelques kilomètres à l'est de la ville, à l'embranchement des autoroutes A10 et A83, sur la commune de La Crèche, se trouve un important centre routier et logistique sur le site d'Atlansèvre, zone d'activités de 450 hectares en cours de développement.

De nouveaux sites sont en cours de réalisation afin de compléter l'offre actuelle en la matière : - plateforme multimodale autour de la gare de frêt de Saint-Florent susceptible d'accueillir des trains de 750 mètres de long, - zones de 300 hectares reliées sous l'appellation "Niort Terminal", véritables bases arrière containers du port de La Rochelle (projet soutenu par la CCI des Deux-Sèvres). "Niort Terminal" est conçu comme un point de re-concentration destiné à assembler et redistribuer les containers qui y arriveraient et en repartiraient soit par le rail soit par la route.

[modifier] Industries

Enfin, Niort abrite également un tissu économique diversifié composé d'entreprises industrielles très spécialisées qui sont souvent sous traitantes de grands groupes. Ces entreprises sont liées à l'aéronautique (ECE- Groupe Zodiac, Leach International), la chimie (Arizona Chemical, Christol Grease - Groupe Shell, Quaron), la transformation du bois (Groupe Rougier, propriétaire d'exploitations forestières en Afrique), la mécanique, l'agro-alimentaire, les équipements électriques, et l'électronique.

[modifier] Autres

Le principal employeur de la ville et du département des Deux-Sèvres est le centre hospitalier (2 742 salariés en 2007). À noter que la plus importante clinique privée de la région Poitou-Charentes est située à Niort (polyclinique Inkermann).

Niort est également l'un des principaux centres de formation aux métiers de l'ass