Auvergne

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Auvergne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Préfecture Clermont-Ferrand
Départements Allier (03)
Cantal (15)
Haute-Loire (43)
Puy-de-Dôme (63)
Chefs-lieux Moulins
Aurillac
Le Puy-en-Velay
Clermont-Ferrand
Arrondissements 14
Cantons

Communes
158

1 310
Conseil régional Conseil régional d'Auvergne
Président René Souchon (PS)
2010-2015
Préfet Michel Fuzeau
ISO 3166-2 FR-C
Démographie
Gentilé Auvergnat
Population 1 350 682 hab. (2011)
Densité 52 hab./km2
Langues
régionales
Occitan (auvergnat)
Géographie
Superficie 26 013 km2
Localisation
Localisation de Auvergne
Liens
Site web http://www.auvergne.fr

La Région d'Auvergne est l'une des 22 régions françaises de la France métropolitaine. Située au centre de la France et du Massif central, elle est composée des quatre départements de l'Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme. Sa préfecture et sa plus grande ville est Clermont-Ferrand.

Le territoire régional correspond en gros aux anciennes provinces de l'Auvergne, du Bourbonnais et du Velay.

Dénomination et blason[modifier | modifier le code]

Ancienne bannière de l'abbaye d'Aurillac utilisée pendant la première croisade
Blason des comtes d'Auvergne avant 1277

Auvergne est écrit en roman médiéval ou en auvergnat Auvernha, Auvernhe ou dans le nord de la Lozère Alvernhe (c'est la lettre "h" qui rend le son "i" mouillé ou "gn" dans la toponymie de l'Auvergne). Le mot reste féminin.

Le blason de l'Auvergne, d’or au gonfanon de gueules bordé de sinople, a été pris par Guillaume IX d'Auvergne. Avant lui, les comtes d'Auvergne portaient : "de gueules à la bande d'or" (qui était l’ancien blason des comtes de Châlon).

Il aurait pour origine la bannière qu’aurait portée l’aïeul de sa mère Adélaïde de Brabant, Eustache III, comte de Boulogne-sur-Mer, frère de Godefroy de Bouillon, lors de la conquête de Jérusalem, mais peut-être aussi celle de l’abbé d’Aurillac autour de laquelle se rallièrent les chevaliers de la nation d'Auvergne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Auvergne.

Le pays des Arvernes[modifier | modifier le code]

L'Auvergne doit son nom au peuple gaulois des Arvernes, puissante confédération regroupant les Gabales, les Vellaves, les Cadurques dont l'aire d'influence comprenait le Languedoc et l'Aquitaine. Vercingétorix prend le titre de roi en 52 av.n.è. Son père, Celtillos, avait été élu à cette fonction avant lui et il avait été exécuté par ses compagnons pour avoir voulu la rendre héréditaire. Vercingétorix réussit au cours de l'hiver -53/-52 av.n.è. l'alliance de toutes les tribus celtes autour de lui, en obtenant des "otages" (fils ou filles de rois) de chaque tribu, garants de leur fidélité et de leur alliance.

D'après les fouilles récentes des archéologues (émission radio d'Yves Calvi avec chercheurs, d'octobre 2007), la capitale des Arvernes aurait été située entre Gergovie, Corent, Aulnat et plusieurs autres sites significatifs dans un périmètre de 35 km, laissant extrapoler une population centrale de 150 000 habitants et de plus de 400 000 habitants pour l'ensemble du territoire.

Les Arvernes étaient l'une des plus puissantes et des plus riches tribus de Gaule antique du fait :

  • de son relief montagneux qui en faisait un véritable château fort, hors d'atteinte des différents envahisseurs (la Cebenna décrites par César) ;
  • de nombreuses mines d'or, d'argent et de métaux précieux (exploitées depuis 400 av. J.-C. au minimum) ;
  • de ses pâturages de Hautes-Terres dans lesquels les seigneurs confiaient de nombreux troupeaux;
  • de la maîtrise de la métallurgie et d'un artisanat complexe (Dans la Guerre des Gaules de César, Vercingétorix est décrit avec « une grande armure faite de nombreuses pièces d'argent assemblées et reflétant le soleil ») ; en particulier du travail du cuivre ;
  • de la frappe de monnaies propres et de forts échanges avec les tribus voisines ;
  • de la maîtrise de la céramique (ateliers de Lezoux etc.) ;
  • de leur influence sur des tribus voisines, et le ralliement des Eduens à la révolte de Vercingétorix.

Un des hauts lieux historiques d'Auvergne est celui de la bataille de Gergovie, qui serait situé à 12 km de Clermont-Ferrand selon l'interprétation faite des écrits de César mais sans preuve tangible, où Vercingétorix battit Jules César en 52 av. J.-C., avant de le poursuivre avec ses troupes.

La victoire romaine à Alésia (Alise-Sainte-Reine) en Bourgogne, à la suite de la construction de pièges et fortifications sur plusieurs centaines de mètres par les légionnaires romains, conduira à l'emprisonnement de Vercingétorix à Rome et à la création de la ville d'Augustonemetum (ancêtre de Clermont-Ferrand), probablement sur l'un des sites arvernes existants. On y a retrouvé récemment le pied de 60 cm d'une statue monumentale de 4,50 m, représentant probablement un dieu ou empereur romain[1].

Au Ve siècle, Sidoine Apollinaire, noble arverne et premier évêque de Clermont, fournit un témoignage sur l'Auvergne de la fin de l'Antiquité.

L'Auvergne féodale[modifier | modifier le code]

Au VIIe siècle, l'Auvergne est disputée entre Francs et Aquitains. Conquise par les Carolingiens, elle est intégrée un temps au royaume d'Aquitaine, sauf un alleu formant le comté d'Aurillac qui est donné au père de Géraud d'Aurillac et qui ne relèvera plus du comté d'Auvergne, mais directement du roi. Les comtes d'Auvergne, les Guilhemides vont lentement acquérir leur autonomie. Au Xe siècle, l'Auvergne fait l'objet de la rivalité entre les comtes de Poitiers et de Toulouse.

Sous les carolingiens, l'Auvergne comporte cinq comtés secondaires avec une viguerie particulière (Clermont, Turluron, Brioude, Tallende, Carlat (comitatus Cartladensis))[2].

Le comté d'Auvergne couvre au Moyen Âge les actuels départements du Puy-de-Dôme, la moitié nord du Cantal ainsi que le petit tiers nord-occidental de la Haute-Loire avec le canton de Brioude. L'autre partie du Cantal constitue le domaine direct de Abbaye d'Aurillac, dont une partie a été inféodée aux vicomtes de Millau et forme le Carladès.

L’Auvergne connaît un régime féodal très dur, synonyme d’émiettement du pouvoir politique. L’évêque de Clermont soustrait sa ville à l’autorité des comtes qui favorisent du coup le développement de Montferrand toute proche. Plus tard, une usurpation du pouvoir comtal aboutit à la création par le comte légitime dépossédé d’un Dauphiné d’Auvergne indépendant du comté.

Tôt cependant, le pouvoir royal intervient dans la région. Philippe Auguste rattache la plus grande partie du comté au domaine royal : la terre royale d’Auvergne prend alors pour centre administratif Riom. Restant dans le giron de la famille capétienne, l’Auvergne est donnée en apanage à Alphonse de Poitiers, puis en 1360 comme duché à Jean Ier de Berry, qui rachète aussi le Carladès et dont une fille épouse le duc de Bourbon qui devient duc d'Auvergne.
Les ducs de Bourbon acquièrent par mariage le Dauphiné d’Auvergne. Tous leurs domaines sont finalement confisqués par François Ier (1527).

Temps modernes[modifier | modifier le code]

L'Auvergne dans ses limites du XVIIIe siècle et les communes et départements actuels.

Un siècle après la guerre de Cent Ans, l'Auvergne plonge dans les guerres de religion. Des milices calvinistes font des incursions dans le Haut-Pays, et prennent par surprise des châteaux ou des bourgs catholiques qu'ils rendent ensuite en contrepartie d'une rançon. Le capitaine Merle en particulier, solidement implanté dans le Gévaudan voisin, rançonne Issoire mais échoue devant Saint-Flour. C'est ainsi que la ville d'Aurillac est prise, et son abbaye entièrement détruite.

En son temps, Philippe Auguste n’avait pu complètement soumettre la région : le comte s’était maintenu à Vic-le-Comte.
La reine de France Catherine de Médicis, hérite par sa mère du dernier réduit du comté, ce qui permet l’intégration au domaine royal de ce dernier fief féodal en plein cœur de l’Auvergne.

En 1665, Louis XIV instaure temporairement à Clermont et au Puy une cour criminelle d'exception, les Grands jours d'Auvergne, afin de faire droit à de nombreuses plaintes de personnes du peuple victimes des violences et des exactions de certains fonctionnaires ou membres de la noblesse d'Auvergne.

Au XVIIIe siècle la condition économique de la paysannerie s'améliore considérablement grâce à la politique avisée des intendants et des subdélégués d'Auvergne qui prennent le relais des abbayes et développent l'élevage, la fabrication du fromage, l'agriculture, les verreries, les forges, les routes.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Vichy fut le siège du gouvernement de l'État français.

La région administrative[modifier | modifier le code]

En 1790, la province historique disparaît, elle est partagée entre trois départements :

Quelques communes du Lyonnais furent aussi incluses dans le Puy-de-Dôme et la Haute-Loire.

L'Auvergne administrative au XIXe et XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 18 mars 1801 la loi du 27 ventôse an VIII crée le Tribunal d'appel correspondant à la juridiction des Cours d'appel [3]. Celle de Riom couvre un territoire composé des quatre départements de l'Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme qui préfigure la région administrative actuelle.

En 1874 le gouvernement de la 3e république créa les régions militaires. Structures administratives reliées au recrutement, elles étaient composées de deux à cinq départements et comptaient approximativement le même nombre de recrues. La 13e région militaire (Clermont-Ferrand) regroupaient les quatre départements actuels plus celui de la Loire[4].

Le 5 avril 1919, Étienne Clémentel institua des groupements économiques régionaux ou « régions économiques » qui regroupaient des chambres de commerce. Celle de Clermont-Ferrand regroupait l’Allier, le Puy-de-Dôme et l’arrondissement de Brioude dans la Haute-Loire. Le reste de ce département appartenait à la région de Lyon[5]. Le Cantal, quant à lui dépendait de la région de Toulouse.

En 1926 le gouvernement Poincaré met en place les conseils interdépartementaux de préfecture. Ces collectivités étaient des organismes administratifs qui jugeaient les conflits nés de l’exécution des marchés publics et d’autres contentieux. Pour l’Auvergne le conseil regroupait les quatre départements actuels plus celui de la Lozère[6].

En 1926 l’administration des postes et télécommunications crée 17 régions postales. Celle de Clermont-Ferrand comportait les mêmes départements : Allier, Cantal, Haute-Loire, Lozère et Puy-de-Dôme [7].

Le 13 avril 1941 l’État français crée les préfets régionaux auxquels sont transférés d’importantes attributions économiques et de police. La région de Clermont-Ferrand regroupe les quatre départements actuels.

En 1955, sous la Quatrième République, la France se dote de nouvelles structures intermédiaires entre l'échelon départemental et l'échelon national, ces entités deviennent officiellement à partir de 1972 des régions. La région administrative Auvergne regroupe alors les quatre départements de l'Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme.

Les différentes propositions de découpage régional[modifier | modifier le code]

Dès la fin du XIXe siècle, les géographes, Pierre Foncin ou Paul Vidal de La Blache étudient un regroupement des départements sur critères géographiques[8]. Ils proposent la création d’une « région Massif central» elle-même subdivisée en trois sous régions dont la composition était la suivante : Allier, Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, sud-ouest de la Saône-et-Loire et Loire (Moins la région de Saint-Étienne) - Corrèze, Creuse et Haute-Vienne, Aveyron et Lozère.

En 1947, dans son ouvrage Paris et le désert français, Jean-François Gravier décrit le gonflement disproportionné de Paris et apporte des solutions concrètes basées sur une décentralisation poussée. Il propose la création de régions. L'Auvergne selon lui serait composée De l'Allier, du sud de la Nièvre, du Puy-de-Dôme, du Cantal agrandi du Barrez, de l'arrondissement de Brioude dans la Haute-Loire plus les trois départements du Limousin (Creuse, Corrèze, Haute-Vienne). En 1958 il publie une carte de 18 régions. Dans celle-ci l'Auvergne et le Limousin sont réunis car pour lui les régions trop faiblement peuplées ou sans grande métropole régionale sont trop faibles[8].

En 1960 Jean Labasse fait une proposition qui accorde le nombre de régions avec le nombre de métropoles régionales. La région construite autour de Clermont-Ferrand associe les quatre département de la région d'Auvergne avec les trois du Limousin ainsi que la Lozère, le Cher, la Nièvre et l'Indre.

Le 5 mars 2009 dans le Rapport au président de la République du Comité pour la réforme des collectivités locales[9], Édouard Balladur fait une proposition de loi[10] qui propose de fusionner les régions Auvergne et Limousin.

Vers une disparition de la région administrative[modifier | modifier le code]

Le 2 juin 2014, à l'occasion de la réforme territoriale, le Président de la République François Hollande propose la fusion de la région d'Auvergne avec la région Rhône-Alpes.

Administration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conseil régional d'Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte actuelle des pays traditionnels d'Auvergne
Article détaillé : Géographie de l'Auvergne.

Une large partie sud de la région appartient au Massif central, massif hercynien datant de la fin de l'ère primaire, redessiné à l'ère tertiaire par contrecoup du soulèvement alpin : formation de plateaux entaillés de vallées profondes, de bassins d'effondrement et édifices volcaniques (dont les plus récents, datant de l'ère quaternaire, ont seulement quelques milliers d'années).
La morphologie d'ensemble de la région se présente comme un entonnoir ouvert au nord (plaines des Limagnes et du Bourbonnais) et resserré au sud (gorges de l'Allier), s'encastrant dans les formations collinéennes et de moyenne montagne : Monts de la Madeleine, du Livradois, du Forez et du Velay à l'Est ; Collines des Combrailles, de l'Artense et de Châtaigneraie, Monts d'Auvergne et d'Aubrac à l'Ouest. L'Auvergne culmine à 1 886 mètres au Puy de Sancy.

La région a longtemps été à l'écart des grands axes de transport de la France, tels que le couloir rhodanien ou le littoral Atlantique. Cet enclavement s'est atténué aujourd'hui notamment avec l'autoroute A75 qui relie le bassin parisien à la Méditerranée, mais il a sensiblement freiné le développement économique de la région. C'est pourquoi elle est identifiée dès l'après-guerre comme étant la partie centrale de ce qui est nommé « la diagonale du vide ».

La région administrative Auvergne couvre quatre départements: L'Allier au Nord, le Puy-de-Dôme au centre, le Cantal au Sud-ouest et la Haute-Loire au Sud-est.

L'Auvergne historique telle qu'elle se présentait au XVIIIe siècle correspond à peu près à une zone couvrant les départements du Cantal, du Puy-de-Dôme, une petite partie du département de Haute-Loire ainsi que le sud de l'Allier. La région actuelle correspond malgré tout à des réalités historiques anciennes : le territoire de la cité des Arvernes allait jusqu'aux portes des villes actuelles de Montluçon et Moulins et la cité des Vellaves (actuel Velay), fut cliente des Arvernes[11].

La ville principale d'Auvergne est Clermont-Ferrand, dont l'aire urbaine, avec plus de 460 000 habitants, rassemble presque un tiers de la population régionale. Clermont-Ferrand se voudrait désormais comme la capitale de l'ensemble du Massif central. L'idée d'une fusion des régions Auvergne et Limousin a d'ailleurs été émise par Valéry Giscard d'Estaing avant les élections régionales de 2004 puis par Jean-Pierre Raffarin. Cette proposition est cependant loin de faire l'unanimité en Limousin, Limoges et Brive-la-Gaillarde étant plus tournées vers le sud-ouest et la façade atlantique. D'autre part, l'influence de Clermont-Ferrand est moins perceptible dans le centre[12] et l'est[13] de la Haute-Loire, situés dans la zone économique de Saint-Étienne et, dans une moindre mesure, de Lyon. Le sud du Massif-Central se trouve également dans la zone d'attraction d'autres métropoles telles que Nîmes, Montpellier ou Toulouse.

Climat[modifier | modifier le code]

Adossée aux versants septentrional et méridional du Massif central, la région présente d'importants contrastes climatiques générés par le relief, avec une continentalisation rapide d'ouest en est. Trois influences interagissent sur cette région:

  • Au sud-ouest l'influence océanique est très sensible, le relief réactivant les perturbations d'origine atlantique (flux de sud-ouest à nord-ouest). Les précipitations sont régulières, partout supérieures à 110 cm/an, abondantes en montagne - optimum estimé à 250 cm dans les Monts du Cantal - occasionnant un enneigement conséquent bien qu'irrégulier en raison de redoux marqués. Cette région porte bien son surnom de « pays vert » ; on la compare aussi à l'Irlande ou aux highlands d'Écosse (l'ensoleillement y est néanmoins supérieur). Le versant méridional de l'alignement montagneux allant des Monts Dore aux Monts d'Aubrac constitue une franche limite climatique, caractérisée par un effet de foehn et une altération de l'influence océanique.
  • À l'est et au nord de cette ligne - soit sur l'essentiel du territoire régional - la tendance continentale se renforce, avec un accroissement de l'amplitude thermique été-hiver et de la part des orages dans le total des précipitations. À altitude égale, les hivers sont plus froids et beaucoup plus secs, et les étés plus chauds (la température peut dépasser 40° en plaine). Les précipitations sont de l'ordre de 50 à 80 cm/an en plaine (on relève localement des records d'aridité pour la France continentale), 100 à 140 cm en montagne (où l'enneigement est généralement moins abondant mais plus régulier que sur les montagnes du sud-ouest).
  • Une timide influence méditerranéenne, qui lors de cycles perturbés, se manifeste notamment dans les parties méridionales de la Haute-Loire et du Cantal.

Transports[modifier | modifier le code]

La plate-forme de correspondance de l'aéroport Clermont-Ferrand Auvergne

Les axes autoroutiers nord-sud A71 et A75 Paris-Montpellier-Espagne et est-ouest A89 Bordeaux-Lyon-Genève, se croisent à Clermont-Ferrand. Ils permettent désormais de relier toutes les grandes métropoles nationales. La Méditerranée n'est plus qu'à 3h48 de la capitale régionale[14] depuis l'ouverture du viaduc de Millau en 2004. L'autoroute A72 venant de Saint-Étienne permet de relier Thiers à Clermont-Ferrand. La A77, dite "Autoroute de l'Arbre" , en partant de Paris par la A6, permet d'aller à Moulins.

La qualité des routes est excellente sur tout le réseau des nationales et départementales et permet de relier Paris à Moulins (N7) et Clermont-Ferrand en 4h30, et Moulins à Monluçon (N75)[15].

De même l'électrification (1990), l'amélioration de la ligne SNCF Paris-Clermont-Ferrand, et la mise en service du matériel « Téoz » à partir de septembre 2003 permettent de mettre Clermont-Ferrand au mieux à 2h59 de Paris (train sans arrêt et 3h25 avec arrêts intermédiaires), 2h25 pour Moulins, 2h55 pour Vichy, 3h20 pour Riom et 3h30 pour Montluçon. Aurillac et Le Puy-en-Velay ne disposent quant à elles pas de relation directe avec l'Île-de-France.

L'Aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne accueille le hub régional d'Air France et a dépassé en 2003 le cap d'un million de passagers annuels. Les aéroports d'Aurillac et du Puy-en-Velay sont reliés à Paris, respectivement par Airlinair et Hexair.

Toutefois, le désenclavement se limite essentiellement à la vallée de l'Allier au nord et aucune LGV n'est prévue à l'horizon 2012.

L'amélioration de la ligne Clermont-Lyon devrait permettre à l'Auvergne de bénéficier des avantages de la gare de la Part-Dieu pour l'accès à la LGV Méditerranée et aux futures lignes Rhin-Rhône porté par l'association ALTRO.
Depuis le 1er janvier 2002, la région gère le service TER régional dans le cadre d'une convention avec la SNCF. Le périurbain allant de Moulins à Brioude concentre la plus importante part des services avec un cadencement lentement mis en place depuis décembre 2011.

Article détaillé : TER Auvergne.

Économie[modifier | modifier le code]

Malgré son faible marché local, la région d'Auvergne a développé de nombreux champions nationaux et internationaux, tels que Michelin, Limagrain (semences), Aubert et Duval, le groupe Centre-France-La Montagne (presse quotidienne régionale), l'eau minérale Volvic (groupe Danone) et de nombreuses PME dynamiques autour des deux universités et des grandes écoles (ingénieurs, médecins et école de commerce) de sa capitale, Clermont-Ferrand.

La plupart de ces champions exportent plus de 75 % de leur production dans le monde entier.

Industrie[modifier | modifier le code]

Affiche Michelin de 1898

L'Auvergne est une région relativement industrielle, puisque la part de l'industrie dans la population active y représente 22 % (110 000 emplois) contre 18 % pour la moyenne nationale.

La principale industrie auvergnate est le secteur des pneumatiques, représenté par Michelin, leader mondial du secteur, dont le siège social et historique est situé à Clermont-Ferrand, et par Dunlop, implanté à Montluçon.

Le tissu industriel est diversifié : technologie des élastomères (Trelleborg Industrie), métallurgiques (Aubert et Duval, Alcan), mécaniques (Valeo), pharmaceutiques (MSD-Chibret). Il s'appuie aussi sur des traditions industrielles anciennes (coutellerie à Thiers, la métallurgie à Issoire, la dentellerie au Puy, les parapluies à Aurillac).

L'agroalimentaire, avec ses branches eaux minérales, produits laitiers, produits carnés, sylviculture, miels, confitures et fruits confits… compte plus de 12 000 salariés. Limagrain, socopa et Société Laitière des Volcans d'Auvergne sont trois des sociétés les plus connues. Le secteur des eaux minérales est particulièrement bien représenté avec Volvic mais aussi le Groupe Alma (Saint-Yorre, Vichy Célestins,Chateldon et Rozana), Sainte-Marguerite, Châteauneuf, Saint-Diéry, Saint-Géron, Arvie, SMDA (Mont-Dore), Aquamark (Laqueuille) etc.

L'Auvergne est également l'un des premiers pôles de recherche en France avec plus de 8 500 chercheurs, dans les domaines de la chimie, des pneumatiques, de l'acier, des sciences médicales et pharmaceutiques, dans la recherche agronomique, dans les biotechnologies, sismologie, météorologie, psychologie sociale…

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme vert se développe dans la région et notamment au sein du Parc naturel régional des volcans d'Auvergne, avec des sites exceptionnels comme le Puy Mary et le Plomb du Cantal qui sont accessibles par de nombreux sentiers de randonnée, par la route ou pour ce dernier par un téléphérique.

Les routes historiques et touristiques ont été créées :

  • la route historique des châteaux d'Auvergne,
  • la route des jardins du Massif Central,
  • la route des métiers en Livradois-Forez,
  • la route des villes d'eaux,
  • la route des fromages,
  • les chemins de Saint-Jacques.

Le tourisme thermal est moins développé qu'aux deux siècles derniers, mais arrive à tirer son épingle du jeu avec les stations de La Bourboule, du Mont-Dore, de Châtel-Guyon, de Royat, de Vichy, de Bourbon-l'Archambault, de Néris-les-Bains, de Châteauneuf-les-Bains et de Chaudes-Aigues.

Le cône de Vulcania.

Le PAL, situé vers Dompierre-sur-Besbre dans l'Allier, attire plus de 500 000 visiteurs par an en combinant les équipements d'un parc de loisirs et d'un grand parc animalier. Vulcania, parc de loisirs centré sur le volcanisme situé dans le Puy-de-Dôme, est une attraction touristique ouverte en février 2002 qui reçoit chaque année plus de 300 000 visiteurs.

La région compte plusieurs stations de ski alpin, dont les principales sont Super Lioran sur le massif cantalien, Super-Besse et Le Mont-Dore dans le massif du Sancy. L'Auvergne dispose également de plusieurs domaines consacrés au ski de fond comme le Guéry ou Pailherols dans le Carladès, sans oublier le massif du Mézenc, aux confins de la Haute-Loire, à quelques pas des sources de la Loire. Et aussi d'autres domaines nordiques dans le Puy-de-Dôme (Forez), dans le Cantal (Cézallier, Monts du Cantal) et dans l'Allier (montagne bourbonnaise).

Station de ski du Super Lioran

« L'Aventure Michelin », nouvel espace patrimonial de la marque, a été inauguré le 23 janvier 2009 par Michel Rollier, cogérant de Michelin. Situé sur le site historique de Cataroux à Clermont-Ferrand, les visiteurs peuvent découvrir les 2 000 m² consacrés à l'histoire du groupe, de ses hommes et de ses innovations.

La région possède sept villes et pays d'art et d'histoire: Clermont-Ferrand, Riom, Pays d'Issoire-Val d'Allier Sud, le Haut-Allier, Le Puy-en-Velay, Moulins et Montluçon.


Au total, la région dénombre plus de 170 000 lits touristiques marchands, principalement en campings, hôtels et meublés de tourisme, et 410 000 lits en résidences secondaires.

Chaque année, la région enregistre environ 10 à 11 millions de nuitées dans les hébergements marchands, 5 à 6 millions de nuitées en résidences secondaires, et 10 à 12 millions de nuitées réalisées chez des parents ou amis.

Selon les travaux conduits par SPOT Auvergne (Observatoire régional du tourisme), cette clientèle touristique en séjour apporte annuellement entre 1,2 et 1,4 milliard d'euros dans l'économie régionale. La consommation touristique totale se situe entre 2,5 et 2,8 milliards d'euros, représentant plus de 7 % du PIB régional.

L'Auvergne représente globalement entre 2,5 et 3 % de part de marché dans l'activité touristique nationale et totalise entre 12 000 et 25 000 emplois salariés liés au tourisme selon les mois, en raison de la forte saisonnalité.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Avec 41 000 emplois, l'agriculture représente 8,5 % des emplois régionaux, le double de la moyenne nationale.

Dans sa partie montagneuse, l'Auvergne est surtout une région d'élevage orientée vers la production de lait et de viande, berceau par le Cantal et le Puy-de-Dôme de la race bovine salers et dans une moindre mesure de la race aubrac par sa partie cantalienne. Elle est une région importante pour la production de fromages avec cinq appellations agricoles fromagères bénéficiant de la protection AOP :


Avec 50 000 tonnes, elle produit le quart de la production française de fromages AOP.
À signaler aussi d'autres fromages comme le gaperon, le chèvreton du Forez, le murol, le pavin, le crottin d'Ambert, la fourme de Saint-Anthème.

Il faut également citer la production de Lentille Verte du Puy (premier légume à avoir obtenu une Appellation d'Origine Contrôlée (AOC)) sur les plateaux du Velay en Haute-Loire.

La production de viande bovine est bien représentée dans l'Allier. Dans l'est de la Haute-Loire le Fin gras du Mézenc est une AOC de viande bouchère produite avec des animaux engraissés avec le foin des prairies d'altitude. L'Auvergne organise chaque année en octobre le « Sommet de l'Élevage » à Cournon-d'Auvergne, première manifestation de ce type en Europe.

Les parties basses, le département de l'Allier, la Limagne, pratiquent les grandes cultures : céréales (blé, orge, maïs), oléagineux (colza, tournesol) et betteraves sucrières. C'est d'ailleurs à Clermont Ferrand, que se situe l'usine française de transformation de betteraves la plus méridionale.

Dans le nord de l'Allier, la forêt de Tronçais (10 400 ha) est aussi une curiosité touristique. Haute futaie de chênes, créée à l'époque de Colbert pour les besoins de la marine, qui fournit aujourd'hui, notamment, le bois utilisé pour la fabrication des tonneaux des grands crus. Elle est une des plus grandes d'Europe.

Enfin, la commune de Chappes, près de Clermont-Ferrand, accueille le siège social du quatrième plus grand semencier mondial : Limagrain. Cette société dispose d'un réseau de recherche composé de 50 stations de sélection, sept laboratoires de biotechnologie et trois laboratoires de recherche sur les ingrédients, ce qui en fait, avec l'INRA et Michelin, l'un des principaux pôles de recherche de la région, avec des dépenses de Recherche et développement de 60 millions d'euros par an.

Eaux minérales et thermalisme[modifier | modifier le code]

Stations thermales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Thermalisme de l'Auvergne.

L'Auvergne bénéficie de sources abondantes et riches en sels minéraux, dont plusieurs sont commercialisées. La plus connue d'entre elles est à Volvic, dont la marque éponyme appuie notamment sa stratégie publicitaire sur le patrimoine géologique de la région.

Vichy, sous l'impulsion de Napoléon III est devenue à partir du milieu du XIXe siècle « la Reine des villes d'eaux ».

La station thermale de La Bourboule dans le Puy-de-Dôme, crée en 1875 à la suite de la découverte des eaux thermales, fut un centre touristique d'importance, notamment autour de 1900, lorsque 10 000 curistes y venaient chaque année. La fréquentation est aujourd'hui bien plus faible.

À signaler les autres stations du Mont-Dore, de Bourbon-l'Archambault, de Néris-les-Bains, de Châteauneuf-les-Bains, de Châtel-Guyon, de Chaudes-Aigues et de Royat.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de l'Auvergne.

L'Auvergne compte 1 440 000 habitants[16].

Elle se partage entre un département en forte croissance (Puy-de-Dôme, 626 639 habitants) et trois départements à la moyenne d'âge plus élevée et moins peuplés (Allier, Cantal, Haute-Loire).

La région d'Auvergne est habitée depuis plus de 15 000 ans. Ses habitants ont donc pu voir les éruptions volcaniques à l'origine des volcans les plus jeunes de la chaîne des Puys (4 000 à 12 000 ans av. J.-C.). On estime que vers 200 à 50 av. J.-C., la population des Arvernes, les Gaulois les plus riches de la Gaule Antique, était de l'ordre de 450 000 personnes pour un territoire comparable au département du Puy-de-Dôme actuel.[réf. nécessaire]

Les principaux foyers de peuplement se trouvent près des cours d'eau (Allier, Tiretaine), les places de marché (Brioude) et les bassins industriels (Clermont-Ferrand, Montluçon, Cournon, coutellerie à Thiers, Moulins, Vichy, Aurillac, Le Puy). Les villes représentent plus de 70 % de la population, tandis que les campagnes, après un fort exode rural au début du XXe siècle ont perdu l'essentiel de leur population.

Aujourd'hui Clermont-Ferrand, sa capitale historique, représente plus du quart de la population de la région.

Culture[modifier | modifier le code]

Trois régions culturelles[modifier | modifier le code]

Costume traditionnel auvergnat

La région administrative couvre trois régions historiques et culturelles :

  • L'Auvergne proprement dite qui correspond aux départements du Cantal et du Puy-de-Dôme, ainsi qu'au tiers ouest de la Haute-Loire.
  • Le Velay, qui constitue les deux tiers est du département de la Haute-Loire, a connu une histoire distincte. Autrefois rattaché au vaste Languedoc, l'éloignement de Toulouse et Montpellier lui donnait une relative autonomie, marquée notamment par l'existence des États du Velay. L'historien Gérard Sabatier l'a situé dans un vaste « Languedoc des montagnes » regroupant le Velay, le Vivarais et le comté du Gévaudan[17].
  • Le Bourbonnais, qui coïncide approximativement avec le département de l'Allier, est partagé entre l'occitan (langue d'oc) au Sud (Vichy, Montluçon) et le français (langue d'oïl) au Nord (Moulins). Son territoire historique était légèrement plus étendu que le département actuel.

Langues[modifier | modifier le code]

Il y a deux langues autochtones dans la région d'Auvergne:

Si les deux tiers nord du Bourbonnais (Allier), autour de Moulins et au nord d'une ligne Lapalisse - St Pourçain sur Sioule - Montluçon, (auxquels il faudrait adjoindre la partie bourbonnaise du département du Cher, vers Saint Amand Montrond) sont de langue d'oïl, il faut préciser que le tiers sud du Bourbonnais, vers Montluçon était de langue d'Oc il y a encore cinquante ans. Il subsiste aujourd'hui une bande de l'Auvergne, rattachée à l'Allier lors de la départementalisation qui parle auvergnat. C'est le cas du célèbre village de Glozel. 'Le sud-est du département (surtout la Forterre et la Montagne Bourbonnaise) subit également de nombreuses influences du francoprovençal (arpitan) en provenance du Forez voisin ; l'Allier est ainsi le point de rencontre des trois grands ensembles linguistiques romans de France. Le terme de bourbonnais est ambigu: il peut désigner aussi bien les parlers occitans (le bourbonnais d'oc) que les parlers français du Bourbonnais (le bourbonnais d'oïl).

D'après un sondage de 2006[18], la dénomination la plus répandue pour l'une ou l'autre des deux langues est le terme patois (78 % de la population) au côté de termes plus régionalisés (auvergnat, bourbonnais, vellave). Néanmoins, une certaine conscience des identités culturelles émerge au travers de dénominations telles que bourbonnais (5 %), auvergnat (10 %), et langue d’oc (12 %).

La langue régionale, qu’elle soit d'oïl ou d'oc représente une forte réalité de la région :

  • 61 % déclarent comprendre plus ou moins bien leur langue régionale dont 22 % facilement ou parfaitement
  • 42 % déclarent savoir la parler plus ou moins bien dont 12 % facilement
  • 29 % déclarent la lire plus ou moins bien dont 10 % assez facilement
  • 17 % déclarent l’écrire plus ou moins bien dont 4 % facilement.

La transmission de la langue se fait pour l'essentiel dans le cadre familial (grands-parents à 61 %, ou encore l’entourage à 50 %) avec une part très faible par le réseau institutionnalisé qu'est l'école (10 %). Ici se pose le problème du rôle de l'État dans celle-ci puisque 40 % des gens qui n’ont pas appris la langue à leurs enfants regrettent maintenant de ne l'avoir pas fait. Ce regret est encore plus fort chez les générations montantes (58 % chez les moins de 35 ans). De plus le souhait d'apprendre est très présent. Il est le plus fort chez les moins de 35 ans (23 %). Le désir de voir la langue être proposée à l'école est le plus fort dans les départements suivants: Haute-Loire (53 %), Puy-de-Dôme (51 %) et Cantal (74 %). Le souhait que ses propres enfants apprennent la langue est très fort (41 %) et se renforce chez les jeunes générations (58 % chez les moins de 35 ans). 71 % des habitants de la région se déclarent favorables au maintien et au développement de la langue et de la culture régionales, encore davantage chez les moins de 35 ans (76 %). Pour ce faire, ils souhaitent voir différentes institutions jouer leur rôle :

  • France 3 Auvergne devrait proposer des émissions en langue régionale à 54 %
  • la région (54 %), l'Éducation nationale (43 %), le ministère de la culture (42 %) et les communes sont vus par les habitants de l'Auvergne comme étant les acteurs légitimement en devoir de transmettre et de développer leur langue et leur culture[19]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine auvergnate.
Pâté de pommes de terre
Truffade
Bol d'aligot
Pompe aux grattons

La cuisine auvergnate traditionnelle a gardé la réputation d’être simple et roborative. D’origine paysanne, on y trouve souvent des plats à base de choux. Avec les cochonnailles, ce légume est à l’origine de plats tels que la potée, le chou farci, la pintade fermière aux choux, ou la saucisse de choux. Dans l'Aubrac, la soupe au fromage revient à la mode[20].

Les salaisons auvergnates ont une réputation de grande qualité : jambons et saucisses d'Auvergne séchées en altitude, petit salé accompagné de lentille vertes du Puy (AOP). Parmi les charcuteries, les pieds de porc panés ou au vin blanc sont des mets réputés, ainsi que l'andouillette de Saint-Pourçain et le pâté thiersois. Le coq et le chapon fermiers au Chanturgue, le gigot brayaude, la truite au lard ou les rillettes de canard sont des grands classiques de la table auvergnate.

Les bourriols sont des petites galettes composées pour moitié de farine de sarrasin et de farine de blé alors que la pachade est une sorte de crêpe épaisse et croustillante cuite dans une poêle avec du beurre. Les rissoles de Saint-Flour quant à elles sont fourrées avec une préparation à base de cantal entre-deux et de fromage blanc.

La pomme de terre, à la culture adaptée au climat d'altitude, est à l'origine de plats tels que la truffade, un plat composé de pommes de terre sautées et de tome fraîche de cantal. L’aligot est une purée faite avec la tome du même fromage et de l’ail. Le pounti est un pâté sucré-salé du Carladès et de la Châtaigneraie. La patranque est un plat à base de cantal doux et de pain de campagne. Ces spécialités se retrouvent aussi en Margeride dans le sud de l'Aubrac et en Viadène.

Parmi les nombreux desserts, la pompe aux pommes, les cornets de Murat fourrés à la crème fraîche et les carrés de Salers, sont les plus connus[21]. La fouasse du Cantal est une grosse brioche au levain parfumée à la fleur d'oranger. La tarte à la tomme de Vic-sur-Cère est une spécialité locale mais les pâtisseries auvergnates les plus classiques sont le milliard aux cerises et les tartes aux myrtilles du pays. Les friandises les plus fameuses sont bien sûr les pâte de fruits, fruits confits et confitures de la Limagne et de Clermont mais aussi les croquets, les macarons de Massiac, les volcans du lac Pavin, les pralines et massepains d'Aigueperse, les tourtes macarons-myrtilles, les nougats et les pains d'épices locaux.

Les vins d'Auvergne bénéficient de l'AOC Côtes-d'auvergne, Madargue, Châteaugay, Chanturgue, Corent et Boudes sont les cinq dénominations locales. On produit aussi des bières, hydromels et cidres de façon artisanale. Les eaux minérales son nombreuses et variées. La Salers et l'Avèze sont des liqueurs de gentiane très connues, mais la verveine du Puy, le Birlou, le Pelou tonic ainsi que les liqueurs de châtaigne de myrtille ou de gentiane d'Aurillac méritent aussi d'être citées.

Le Bourbonnais a aussi ses spécialités : le pâté aux pommes de terre aussi appelé "pâté bourbonnais" est préparé avec de la crème fraîche, la pompe aux grattons, le piquenchâgne, la moutarde de Charroux, les dindes de Jaligny, le parfait de Charolais, le canard à la Duchambais , le fromage Chambérat, les sucreries (pastilles de Vichy, palais d'or de Moulins, vérités de Lapalisse, crottes de marquis de Lurcy-Lévis). Côté boissons, on trouve le vin de Saint-pourçain, qui détient l'AOC depuis 2009 et qui possède un cépage qui lui est propre, le tressalier. La production est actuellement d'environ 31 000 hl par an pour 640 ha cultivés. Deux des sources du bassin de Vichy sont commercialisées à grande échelle, Vichy Célestins et Vichy-Saint-Yorre (200 millions de bouteilles au total par an). De petits producteurs se sont également lancés dans la fabrication artisanale de bière, de whisky ou d'absinthe notamment.

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : musique auvergnate.
Jean RASCALOU, joueur de cabrette

George Onslow est incontestablement le plus éminents des compositeurs ayant vécu en Auvergne. Né à Clermont-Ferrand (1784), il y est également décédé (1853). En dépit d'une renommée internationale, il resta toujours fidèle à sa ville natale, ce qui ne l'empêcha pas de fréquenter les plus illustres musiciens de son temps et d'être publié et diffusé partout en Europe par les plus grandes maisons d'édition. Un festival, Les Soirées Onslow, lui est consacré chaque été pendant la première semaine du mois d'août à l'initiative du Quatuor Prima Vista qui en est le fondateur.

Plusieurs compositeurs ont résidé pendant des périodes plus ou moins longues en Auvergne, sans toutefois s’y installer : Jean-Philippe Rameau (originaire de Dijon), Isaac Strauss (originaire de Strasbourg), Joseph Canteloube[22], Pierre Angot (originaire de Neuville-lès-Dieppe), et Dominique Jayles (originaire de Toulouse). On notera une exception en ce qui concerne Daniel Meier (1934-2004), originaire de Pau, mais qui s'est établi définitivement en Auvergne en 1975. Viennent ensuite les compositeurs nés en Auvergne, mais bien vite partis s’établir à Paris : Antoine Lhoyer, Emmanuel Chabrier, François George Hainl, André Messager, Antoine François Marmontel, Roger Désormières, André Gannes, et François-Bernard Mâche. Seuls quelques-uns sont originaires d’Auvergne et y ont établi leur activité : c’est le cas d’Henri Thévenin (né à Vichy), Gilles Raynal (né à Saint-Flour), Baudime Jam (né à Clermont-Ferrand) et Bernard Boucheix (né à Chamalières).
Le Baryton Auvergnat Bernard Boucheix enregistra l'intégralité des chants d'Auvergne de Joseph Canteloube, une première mondiale pour une voix d'homme accompagné au piano par Olivier Besnard, diffusé ensuite par l'AMTA (Agence des Musique des Territoires Auvergne).

Dans le domaine des musiques traditionnelles, l'Auvergne est connue pour sa musique à danser notamment avec la célèbre bourrée. Depuis les années 1970, lors de la vague folk, la musique de tradition orale est collectée, enregistrée et mise à disposition du plus grand nombre pour que ce patrimoine soit le ferment de nouvelles créations. Aujourd'hui de nombreux groupes assurent des bals, concerts, spectacles : Bouffard en trio, l'Auvergne Imaginée, Le Comité, La Compagnie Léon Larchet, La Chavannée, La Pastourelle de Roannes Saint Mary, Les Brayauds, Le Duo Artense, Virginie Basset, Anne-Lise Foy, tRaucaterme, Alain Bruel…Vielle, accordéons diatonique ou chromatique, cabrette, violon, cornemuse…se mêlent aux trombones à coulisse, trompette, basse, batterie pour le plaisir de danser des polkas, mazurkas, valses, bourrées à 2 ou 3 temps…
Martin Cayla (1889-1951) est un musicien et éditeur de musique originaire de Sansac-de-Marmiesse dans le Cantal.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Jacques Girard, Femmes et hommes célèbres ou remarquables de l'Auvergne, du Bourbonnais et du Velay : dictionnaire biographique et historique, Olliergues, les Éditions de la Montmarie, réédition 2005. 988 p.-[40] p. de pl., 25 cm. ISBN 2-915841-03-9.

Littérature[modifier | modifier le code]

Histoire et culture[modifier | modifier le code]

  • Daniel Martin (dir.), L'identité de l'Auvergne (Auvergne, Bourbonnais, Velay). Mythe ou réalité historique, Nonette, Éditions Créer, 2002.
  • Alexandre Vialatte, L'Auvergne absolue,
  • L'Auvergne au XXIe siècle. Ouvrage collectif. 16 contributeurs d’horizons différents. Édition Page Centrale.

Sources d'eaux minérales[modifier | modifier le code]

  • Les sources minérales oubliées du Massif Central, Frédéric Surmely, Éditions de Montmarie
  • L'Auvergne qui guérit. Par ses saints, ses sources, ses guérisseurs, René Crozet, 1979

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article "Le pied colossal de bronze de Clermont-Ferrand et la question de l’atelier de Zénodore" de Benoît Mille et Maria-Pia Darblade, INHA, 2012
  2. Jean-Luc Bourdartchouk, 1998.
  3. Roger Perrot, Institutions judiciaires, 13e éd., Paris, Montchestien, 2008 (ISBN 978-2-7076-1593-0), no 14.
  4. http://combattant.14-18.pagesperso-orange.fr/Pasapas/E311.html Le parcours du combattant de la Guerre 1914-1918
  5. Cf. Auguste RIVET, "La Haute-Loire aux quatre vents des régions", 1900-2000. Un siècle en Haute-Loire, Archives départementales de la Haute-Loire, 2000.
  6. http://aaf.ica-atom.org/france-conseil-interdepartemental-de-prefecture-commune;isaar Association des Archivistes Français site de démonstration
  7. http://www.senat.fr/rap/l13-658/l13-6582.html Site du Sénat
  8. a et b J.M. Miossec, Géohistoire de la régionalisation en France : L’horizon régional, Quadrige/PUF, 2008 (ISBN 978-2-13-056665-6)
  9. Comité Balladur: vers une nouvelle organisation territoriale, sur le site vie-publique.fr
  10. Rapport du Comité pour la réforme des collectivités locales au Président de la République en date du 5 mars 2009, legifrance.gouv.fr
  11. Le Velay devint autonome durant le Haut Empire, selon le témoignage de Strabon. Il fut ensuite rattachée au Languedoc au haut Moyen Âge tout en restant fief des comtes d'Auvergne à certaines périodes.
  12. Cf. Contrat de pays du pays du Velay (www.auvergne.pref.gouv.fr) : « territoire […] proche du grand bassin de vie rhône-alpin » ; « les deux contrats d'agglomération du Puy et du Pays du Velay partagent l'objectif clairement affirmé de tirer le meilleur parti de la proximité du bassin rhône-alpin en jouant pour l'agglomération et pour le pays sur leurs atouts complémentaires ».
  13. Cf. SCOT du Pays de la Jeune Loire et de ses rivières (disponible en ligne).
  14. Via Michelin Estimation du temps de trajet Clermont-Ferrand - Le Cap-d'Agde
  15. « Paris-Clermont-Ferrand », sur http://www.viamichelin.fr, Michelin (consulté le 24 juillet 2013)]
  16. Populations légales 2007 des régions de France métropolitaine sur le site de l'INSEE
  17. Gérard Sabatier: Vicomte assailli "Languedoc des montagnes"
  18. Pratiques et représentations des langues régionales en Auvergne (site de l'IFOP)
  19. Enquête de l'IFOP pour le compte de la section auvergnate de l'Institut d'études occitanes, 2006.
  20. Keldelice soupe au fromage
  21. Carte gastronomique de l’Auvergne Prosper Montagné, Larousse Gastronomique, sur Carto-mondo.fr
  22. né à Annonay (Ardèche) d'une mère cévenole et d'un père auvergnat