Toulon

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Toulon
L'opéra de Toulon, le stade Mayol, Toulon vu du Baou des Quatre Oures, place de la liberté, les plages du Mourillon, le téléphérique du mont Faron et le fort Saint-Louis
L'opéra de Toulon, le stade Mayol, Toulon vu du Baou des Quatre Oures, place de la liberté, les plages du Mourillon, le téléphérique du mont Faron et le fort Saint-Louis
Blason de Toulon
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var (préfecture)
Arrondissement Toulon (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de neuf cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée
Maire
Mandat
Hubert Falco
2014-2020
Code postal 83000, 83100, 83200
Code commune 83137
Démographie
Gentilé Toulonnais
Population
municipale
163 974 hab. (2011)
Densité 3 828 hab./km2
Population
aire urbaine
607 681 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 20″ N 5° 55′ 48″ E / 43.1222, 5.93 ()43° 07′ 20″ Nord 5° 55′ 48″ Est / 43.1222, 5.93 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 584 m
Superficie 42,84 km2
Localisation

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Toulon
Liens
Site web toulon.fr

Toulon ([tulɔ̃], Tolon / Touloun [tu'luᵑ] en provençal) est une commune du Sud-Est de la France, chef-lieu du département du Var et siège de sa préfecture. Troisième ville de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur derrière Marseille et Nice, elle abrite en outre le siège de la Préfecture Maritime de la Méditerranée. La commune est établie sur les bords de la mer Méditerranée, le long de la rade de Toulon. Ses habitants sont appelés les Toulonnais.

Généralités[modifier | modifier le code]

La ville de Toulon est située dans le Midi de la France dans le sud-ouest du département du Var sur le littoral méditerranéen, à mi-chemin entre Marseille, à l'ouest, et Saint-Tropez, à l'Est. On la considère parfois comme la première ville à l'ouest de la Côte d'Azur.

163 974 habitants au dernier recensement de 2011, elle est la quinzième commune de France par sa population. Toulon est la ville centre d'une unité urbaine de 559 421 habitants[1], la neuvième de France par sa population. Elle est aussi située au cœur de l'aire urbaine de Toulon, qui regroupe 508 communes, la treizième plus grande aire urbaine de France avec 606 947 habitants en 2010. La ville est enfin le centre d'une communauté d'agglomération, Toulon Provence Méditerranée, la neuvième de France, qui rassemble douze communes et 424 390 habitants en 2008[2] soit 42,4 % de la population du département du Var. Le SCOT Toulon Provence Méditerranée, créé en 2002, regroupe 32 communes. Cuers a rejoint le périmètre du SCOT le 8 septembre 2010. Sa population est évaluée à 539 000 habitants au recensement de 2006.

Située entre mer et montagnes, capitale économique du Var, Toulon bénéficie de nombreux atouts naturels. La base navale (plus grand port militaire français), le commerce, les administrations (publiques ou privées), le tourisme et la recherche (pôle Mer PACA, IFREMER…) sont l'essentiel de l'activité économique de la ville, qui partage avec Hyères un aéroport par lequel transitent environ 500 000 passagers par an.

Le port de commerce de Toulon est le premier port français pour la desserte de la Corse. En 2009, 1 152 054 passagers ont embarqué depuis le Var, ce qui représente près de 40 % du trafic Continent-Corse. Ce développement est lié à la présence, depuis 2001, de la compagnie maritime Corsica Ferries. Depuis février 2012, cette compagnie est concurrencée sur Toulon-Bastia par une compagnie battant pavillon français, la SNCM (Société nationale maritime Corse Méditerranée). De plus, Toulon est la ville française en Méditerranée qui connaît une des plus fortes progressions en termes d'accueil des croisières. Toulon a ainsi accueilli 85 000 passagers en 2007, 250 000 en 2010, pour atteindre 320 000 croisiéristes en 2011[3].

La ville possède aussi une université (sciences, sciences humaines, lettres, droit, Staps et des pôles d’enseignement supérieur : les classes préparatoires aux grandes écoles du lycée Dumont-d'Urville, l’Institut supérieur de l'électronique et du numérique (ISEN Toulon) et l’Institut des sciences de l'ingénieur de Toulon et du Var ou encore Supméca Toulon.

Toulon est enfin dotée d'un Opéra, d'un Conservatoire national de région, de plusieurs musées, salles de concert (Palais Neptune[4] et Zénith-Omega) et d'un théâtre labellisé « scène nationale » : le Théâtre Liberté.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville de Toulon est distante de 65 km de Marseille dans le département des Bouches-du-Rhône, 139 km de Avignon, 149 km de Nice, 379 km de Lyon en région Rhône-Alpes, 839 km de la capitale française Paris, 190 km de la frontière italienne, 343 km de Gênes (Italie) et 430 km de Turin. Géographiquement, elle se localise à 122 km de la montagne de Lachens (1 714 mètres), point culminant du Var.

Rose des vents Évenos Le Revest-les-Eaux, Mont Faron La Valette-du-Var Rose des vents
Ollioules N La Garde
O    Toulon    E
S
La Seyne-sur-Mer Saint-Mandrier-sur-Mer - Rade de Toulon - Mer Méditerranée Le Pradet

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Var.

Toulon est la ville la plus chaude et ensoleillée de France métropolitaine[5] avec une température annuelle moyenne 16,45 °C pour la période 1981-2010.

Toulon et le mont Faron sous la pluie

Le climat de Toulon au sens de Köppen est subtropical a été sec Csa. D'après la classification de Gaussen, le climat est de type méso-méditerranéen car constitué de 3 mois secs (juin, juillet et août) où P < 2T. Le climat toulonnais est caractérisé par un très fort ensoleillement, une saison sèche nettement marquée en été, des précipitations rares mais parfois violentes, des températures chaudes en été et douces en hiver. De par sa proximité avec la mer, les températures restent relativement clémentes en toutes saisons[6].

Les précipitations sont de 665 mm par an. Le mois le plus sec est juillet avec 6,6 mm, le plus pluvieux est octobre avec 93,9 mm. Il pleut 59,7 jours par an en moyenne et les répartitions des précipitations sont très inégales. Février est le mois où il pleut le plus souvent avec 7,1 jours de précipitations avec 88,3 mm alors qu'octobre a 5,9 jours de pluie. Le mois où il pleut le moins souvent est juillet avec 1,3 jour. Les mois les plus secs et où il pleut moins vont de mai à septembre. L'automne est caractérisé par des pluies violentes mais brèves, l'hiver par des précipitations importantes mais plus réparties.

De par sa proximité avec la mer, le gel est rare 2,9 jours par an en moyenne et le gel permanent[7] totalement inexistant. La neige est rare également, à peine 1,5 jour par an en moyenne et il est exceptionnel qu'elle tienne au sol 0,3 jour par an en moyenne.

Cependant, la douceur du climat toulonnais ne doit pas faire oublier une caractéristique désagréable du climat : le vent. Il y a plus de 115 jours de vent fort (mistral, très sec ; vent d'est, en général accompagné de précipitations ou de temps nuageux). Le mois le plus venteux est janvier avec en moyenne 12,5 jours de vent fort. Le moins venteux est septembre avec 7 jours de vent fort. En hiver, le mistral peut considérablement accentuer la sensation de froid même lorsque les températures restent clémentes.

L'atmosphère toulonnaise est souvent sèche. Ainsi l'humidité relative y est en moyenne de 56 % avec peu de variations saisonnières : Les mois les plus secs sont juillet et août avec 50 %, les moins secs sont novembre et décembre avec 60 %.

Le record de chaleur fut de 40.1°C, enregistré le 7 Juillet 1982 pendant la grande vague de chaleur du sud-est de la France.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Toulon 2 899 665 2 24 5
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Toulon 1981-2010 pour les températures
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 6,2 6,3 8,2 10,1 13,6 17 19,7 19,8 16,9 14,1 9,8 7,2 12,4
Température moyenne (°C) 9,6 9,9 12,1 14,2 18 21,7 24,7 24,8 21,9 17,7 13,1 10,4 16,5
Température maximale moyenne (°C) 12,9 13,5 16 18,3 22,3 26,4 29,6 29,7 25,9 21,3 16,4 13,5 20,5
Record de chaleur (°C)
date du record
20,9
2007
22,5
1990
26,4
2008
28,1
2009
31,6
2006
35,1
2008
40,1
1982
37
1975
34,7
1987
29,3
1985
24
1977
21,1
2011
40,1
1982
Ensoleillement (h) 152 184 236 236 285 314 350 325 253 176 143 127 2 793
Précipitations (mm) 83 70 49 66 43 29 7 30 56 108 73 71 684,8
Source : Climat MétéoFrance.com[8] et « données climatiques », sur Info climat.fr (consulté en 25février 2013)


Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • L'Eygoutier est un petit fleuve côtier de 15 kilomètres[9] qui se jette en Méditerranée, dans la grande rade de Toulon. Dans sa traversée de Toulon, il est surnommé du joli nom de « rivière des Amoureux » ; en fait l'étymologie n'a rien à voir avec les amoureux, il s'agit d'une déformation de « riviero deis amourié (amourié = mûriers, la rivière étant jadis, sur une partie de son cours, bordée de mûriers). Elle sert d'égouttoir au niveau de sa source au lieu-dit l'Estagnol à La Moutonne (La Crau).
  • Le Las, petit fleuve côtier de 12 kilomètres[10] qui prend sa source dans la retenue de Dardennes et qui se jette dans le port militaire de l’arsenal de Toulon.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports à Toulon.

Toulon dispose d'un réseau de transports urbains constitué, conformément à la volonté du Maire, exclusivement de bus diesel : beaucoup sont récents (les bus de la ligne 9 sont hybrides à défaut du choix au gaz) et accessibles aux personnes à mobilité réduite. Toutes les lignes maritimes et terrestres sont équipées du système SAE (Système d'aide à l'exploitation). Le réseau de transports urbains (Réseau Mistral) transporte annuellement 29 millions de passagers, mais seules les lignes 1 à 9 ont une fréquence égale ou supérieure à 4 passages par heure et comme cette basse fréquence encourage la saturation automobile, la vitesse commerciale des bus est parmi les plus lentes de France. La saturation est également encouragée par la présence de nombreux parkings souterrains et de vastes parkings d'entreprise notamment dans l'arsenal. Le réseau routier est également saturé parce qu'il est essentiellement orienté sur un axe est-ouest et que la plupart des axes convergent vers le Centre-ville. Plus de cent mille véhicules entrent et sortent de la ville chaque jour, dont près de la moitié empruntent les tunnels sous Toulon. La plupart effectuent des déplacements de proximité. La sortie Est du tunnel étant prioritaire, les bretelles d'accès à l'autoroute dans Toulon-Est ont été dotées de feux tricolores et sont systématiquement très encombrées : pour prendre l'autoroute vers l'Est, mieux vaut aller à Toulon-Ouest (noeud routier de Lagoubran) et prendre ensuite le tunnel vers l'Est. En ville, la voirie est creusée et bourrelée de trous et dos d'âne dus aux nombreuses tranchées mal rebouchées, héritage d'une longue tradition que la ville tente de réparer par sections selon ses moyens. Les déplacements quotidiens à Toulon sont souvent difficiles de ce fait.

Routes et autoroutes[modifier | modifier le code]

Toulon est reliée à l'est par l'autoroute A57 en direction de Nice, et à l'Ouest par l'A50 en direction de Marseille comprenant le Tunnel de Toulon (souterrain autoroutier traversant la Ville entre les PR70 et 73). Un embranchement autoroutier A570 permet également de rejoindre Hyères à partir de l'A57. Outre les autoroutes, Toulon est reliée au réseau routier principal : à l'ouest par l'ex-Route Nationale 8 (actuelle RDN8) en provenance de Marseille via Aubagne, Cuges et les gorges d'Ollioules, par l'ex-RN559 (actuelle RD559) en provenance de Marseille via La Ciotat, Bandol, la Seyne-sur-mer; à l'Est par l'ex-RN97 (actuelle RD97) en direction de La Valette-du-Var, Cuers, Le Luc (RDN7) vers Nice et la RD559 en direction de Hyères, Le Lavandou, Saint-Tropez et Nice. Enfin, Toulon est également desservie par le réseau routier secondaire : RD62 (direction Evenos), RD92 (direction Ollioules), RD46 (direction Le Revest, La Valette-du-Var), RD642 et 42 (direction Le Pradet, Carqueiranne, Hyères) et par la voirie d'intérêt communautaire (agglomération TPM) ou encore la voirie communale.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réseau Mistral.

Aujourd'hui le réseau est exploité par des autobus et des navettes maritimes dans le cadre du Réseau Mistral. Toulon a possédé un réseau de tramway entre 1886 et 1955, un autre a été prévu depuis 1972[11], mais le maire actuel, jugeant le tramway obsolète, a mis un terme au projet. Le réseau Mistral qui dessert les 12 communes de l'agglomération toulonnaise regroupe 3 sociétés (RMTT, Veolia « Lignes du Var » et Kéolis Sodetrav) exploitant 300 véhicules terrestres et 21 bateaux assurant 61 lignes terrestres (dont 8 lignes d'Appel-Bus), 6 lignes maritimes (dont celles desservant les "iles d'Or") et 12 lignes nocturnes de fin de semaine.

Tramway[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Tramway de Toulon.

À la fin des années 1990, la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée souhaite se doter d'une première ligne de tramway suivant ainsi, avec sept autres villes, les préconisations de la circulaire du secrétaire d'état aux transports Marcel Cavaillé (27 février 1975).

La déclaration d'utilité publique intervient le 22 décembre 2000. Elle est suivie d'une deuxième enquête publique en juillet 2004 pour réévaluer la pertinence du tracé et l'implantation des stations en fonction de nouveaux équipements publics dont la construction doit commencer entre temps (nouvel hôpital). Cependant, une fois le premier tube d'un tunnel routier sous la ville accessible, il est décidé que la finalisation du tramway ne pourra être envisagée qu'une fois le deuxième tube ouvert à la circulation, prévue pour 2013.

Dans un premier temps, la ligne doit relier l'université de La Garde à celle de Droit à l'entrée est de Toulon. La traversée du centre-ville et le prolongement vers l'ouest de l'agglomération jusqu'à La Seyne-sur-Mer n'est prévue que dans un deuxième temps. En effet, dans le quartier du Pont du Las, des immeubles vétustes et frappés d'alignement depuis plus de 50 ans restent à démolir. Au titre des travaux les plus lourds, il reste un pont à consolider dans le quartier de l'Escaillon, au-dessus de la voie ferrée Marseille-Nice et un autre à construire au-dessus de l'autoroute A8.

D'importants travaux d'aménagement préalables à la réalisation d'une plateforme ferrée commencent en 2004 et tout est prêt pour que ceux destinés à sa pose débutent en janvier 2007 par l'habituelle déviation des réseaux.

En octobre 2006, les travaux concernant non pas le tracé lui-même mais ceux à effectuer dans l'optique du tramway sont arrêtés par Hubert Falco, maire de Toulon, président de la communauté d'agglomération toulonnaise et, depuis, secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire. Il est nécessaire de préciser que le choix du tramway, alors approuvé par 72 % de la population, avait été décidé avant son mandat et qu'il n'avait jamais fait mystère de sa désapprobation quant à cette option. Par la suite, il confirme à plusieurs reprises son refus du tramway par des déclarations à la presse et à la radio (Var-Matin, France Bleu Provence et France 3).

En juin 2008, il semble que l'on s'oriente vers des maxi-bus à guidage optique après avoir un moment envisagé le Translohr, monorail sur pneu en circulation à Clermont-Ferrand depuis octobre 2006.

Dans le journal Var-Matin du 27 octobre 2008, le maire de Toulon, confirme son refus d'un mode de transport dont il qualifie la technologie de dépassée. Dans la liste de ses vœux publiée dans le même journal, en date du 12 janvier dernier[précision nécessaire], il confirme : « J'exclus le tramway parce qu'aujourd'hui d'autres technologies répondent mieux à la topographie de Toulon ». Dans le même temps, il précise que rien n'a encore été choisi ni aucune commande de matériel effectuée. Dans ses récentes déclarations dans Le Point, (20 novembre 2008) ou dans la revue municipale de décembre 2008-janvier 2009, son adjoint aux transports déclare : « Les temps semblent bien être révolus pour ce type de choix » (le tramway). Il évoque aussi des rames de BHNS de 24 mètres de longueur, à guidage optique et dotées d'une alimentation électrique (pile à combustible, hélium comme en cours d'essais en Corée avec recharge des accus en quelques secondes par « biberonnage » aux arrêts"[précision nécessaire]).

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Entrée de la gare de Toulon

La Gare de Toulon reçoit des trains Grandes Lignes (TGV, Intercités de jour ou Intercités de Nuit) et des trains régionaux (TER). Le bâtiment de la gare a fait l'objet de 2011 à 2014 d'importants travaux de restructuration et agrandissement des surfaces d'accueil pour un budget de 32 M €. Le chantier est maintenant terminé[12].

L'intermodalité est assurée avec les autocars interurbains au moyen de la gare routière adjacente, mais pas avec le port (malgré la présence d'une voie ferrée reliant la gare SNCF directement à la Gare Maritime) ni avec l'aéroport (sinon par car, pris dans la circulation) malgré la présence d'une voie ferrée électrifiée jusqu'à la Gare d'Hyères, et se prolongeant, inutilisée, jusque dans l'enceinte de l'aéroport, situé à une vingtaine de kilomètres à l'est de la ville-centre, mais géré, comme le port maritime, par la Chambre de commerce et d'industrie du Var qui n'a pas choisi de favoriser ces liaisons ferroviaires.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Article connexe : Aéroport de Toulon-Hyères.

L'aéroport de Toulon-Hyères dessert directement onze destinations : Bruxelles, Brest, Londres, Paris, Rotterdam, Nantes, Bordeaux, Oslo, Tunis, Strasbourg, Oujda la plupart des lignes n'étant pas assurées en basse saison. D’autres destinations en correspondances existent via Paris-Orly. Toutefois, l'aéroport de Toulon souffre également de la proximité des aéroports de Marseille (100 kilomètres) et de Nice (137 kilomètres). Des services de bus et cars effectuent la liaison avec les gares routières de Hyères, Saint-Tropez et Toulon. Avec 629 412 passagers en 2008, le trafic global de l'aéroport varois affiche une baisse de 2,58 % par rapport à l'année précédente et place cette plateforme à la 19e place des aéroports français.

Transports maritimes[modifier | modifier le code]

Article connexe : Port militaire de Toulon.

Le Port militaire de Toulon ou port de Toulon, est construit à partir de 1514. Aujourd'hui, il assure principalement des liaisons avec la Corse au moyen des transbordeurs des compagnies SNCM et Corsica Ferries. Le port de la ville est géré par la Chambre de commerce et d'industrie du Var. TL est le code de Toulon selon la liste des quartiers maritimes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le Mont Faron[modifier | modifier le code]

Téléphérique du mont Faron.
Article détaillé : Mont Faron.

Au nord de la ville, le mont Faron est une colline calcaire du Jurassique supérieur et du Crétacé, boisée en pinède. Il culmine à 584 mètres d'altitude et offre un panorama extraordinaire sur Toulon, sa rade et les villes environnantes. On y accède par une route en sens unique (montée par le côté ouest, descente par l'est) ou par un téléphérique inauguré le 12 juin 1959[13].

C'est également sur le Mont Faron que se trouve une importante réserve protégée de félins, le Zoo Fauverie du Mont Faron.

La rade[modifier | modifier le code]

Le port de Toulon et les grands voiliers de la Tall Ships' Races.
Article détaillé : Rade de Toulon.

La rade de Toulon est fermée à l'est par la presqu'île de Giens et au sud par celle de Saint-Mandrier qui la séparent de la pleine mer. Elle se divise en une « grande rade » (ou rade des Vignettes) à l'est et une « petite rade » à l'ouest, qui borde Toulon, La Seyne et Saint-Mandrier. Les deux rades sont séparées par une digue construite au XIXe siècle par les ingénieurs de la marine et les bagnards. Dans la « petite rade », on trouve l'arsenal et le port de Toulon, ainsi que la base des écoles de plongée de la marine de Saint-Mandrier, diverses fortifications, une base scientifique de l'IFREMER à La Seyne, des parcs de pisciculture et mytiliculture, ainsi que le site de Tamaris, qui fut une station balnéaire à la mode au XIXe siècle, lancée par Michel Pacha et fréquentée entre autres par George Sand et Frédéric Chopin. C'est dans cette rade que les trois pionniers français de la plongée : Philippe Tailliez, Jacques-Yves Cousteau et Frédéric Dumas surnommés depuis 1975 « les trois mousquemers », commencent leurs carrières et expérimentent leurs premiers engins.

Des lignes régulières relient la Corse (Bastia, Ajaccio et L'Île-Rousse) au port de commerce de Toulon.

La partie militaire[modifier | modifier le code]

La base navale de Toulon est le premier port militaire de France. C'est notamment à Toulon qu'est basé le porte-avions Charles de Gaulle ainsi que les trois bâtiments de projection et de commandement (porte-hélicoptères) Dixmude, Tonnerre et Mistral. La base navale abrite aussi de nombreux autres bâtiments de la Force d'action navale et les six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA). Elle s'étend des limites de la ville de la Seyne-sur-Mer jusqu'à la limite du port civil de Toulon. C'est un important centre de réparation et d'entretien des navires. Les onze bassins de radoub ont été construits pour cela. Les deux plus grands (422 mètres par 40) furent construits en gagnant sur la mer, les travaux durèrent de 1911 à 1927. C'est dans ces bassins que les IPER (Indisponibilité Périodiques pour Entretien et Réparation, c'est-à-dire les interventions programmées d'une durée supérieure à un an) se déroulent, pour entretenir le porte-avions Charles de Gaulle et les autres grands bâtiments de combat.

Depuis 1800, la ville abrite une Préfecture maritime compétente de la frontière espagnole jusqu'à la frontière italienne, incluant la Corse. Le préfet maritime étant également actuellement le commandant en chef pour la Méditerranée (CECMED). Le préfet maritime est le délégué du gouvernement. Il est le représentant direct du Premier ministre et de chacun des membres du Gouvernement. Son autorité s'exerce à partir de la laisse de basse mer, sauf dans les ports à l'intérieur de leurs limites administratives et dans les estuaires en deçà des limites transversales de la mer. Le préfet maritime veille à l'exécution des lois, des règlements et des décisions gouvernementales. Investi du pouvoir de police générale, il a autorité dans tous les domaines où s'exerce l'action de l'État en mer, notamment en ce qui concerne la défense des droits souverains et des intérêts de la Nation, le maintien de l'ordre public, la sauvegarde des personnes et des biens, la protection de l'environnement et la coordination de la lutte contre les activités illicites.

Le 4e régiment d'infanterie de marine du 31 août 1854 jusqu'au 31 décembre 1900, garnison de tradition Toulon. En 1914 il est toujours stationné à Toulon, il fait partie de la 4e brigade coloniale.
Il est recréé le 1er avril 1949 à Toulon à la caserne Grignan, il y sera présent jusqu’en 1979. L’ école des infirmiers de la marine qui se trouvait sur le site de l’hôpital d’instruction des armées Sainte-Anne depuis 1953 y est alors transférée. Destruction du site de Grignan à la mi-mars 2007, afin de permettre la construction des nouveaux parkings du futur hôpital. À signaler les bâtiments K1 (commandement) et K2 (bureaux ressources humaines et chancellerie) sont classés monuments historiques conserveront leurs actuels emplacements.

La caserne Grignan est construite de 1902 à 1908 sur les contreforts du Mont Faron à l’emplacement de l’ancien camp retranché de Sainte-Anne. Le 16 mai 1945, le centre d’administration des troupes coloniales numéro 6 s’y installe suivi en juillet 1948 par le 4e bataillon de tirailleurs sénégalais. Puis le 1er avril 1949 par le 4e R.I.C qui deviendra 4e R.I.Ma le 1er janvier 1958[14].

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Le quartier Lagoubran abrite depuis juillet 2011, un Organisme à Vocation Interarmées Terre, le « 519e Groupement de Transit Maritime », comprenant 3 escadrons (dont deux transférés de La Rochelle où le 519e Régiment du Train a été dissous) ainsi qu'un escadron de réserve.

Grands quartiers[modifier | modifier le code]

Agglomération toulonnaise vue depuis Notre Dame du Mai
Centre-Ville[modifier | modifier le code]
Fichier audio
Marché du Cours Lafayette (info)
Ambiance sonore du marché saisie en 2002.
The market soundscape recorded in 2002
Le Mourillon d'antan

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Immeuble près de l'opéra.

Le Centre-Ville est délimité au nord par le Boulevard Commandant Nicolas, au sud par la rue Robert Guillemard et l'avenue de la République, à l'ouest par l'avenue des Dardanelles et à l'est par l'avenue Franklin Roosevelt et l'avenue Commandant Marchand. Le centre est séparé en 2 principaux quartiers : la ville-basse, au sud du boulevard de Strasbourg et la ville-haute, au nord du même boulevard.

Le boulevard de Strasbourg est le principal axe de la ville, bâti dans un style haussmannien. Il concentre les grands magasins et les grands équipements de prestige (opéra, hôtel des arts, musée d'art et cinémas) et des banques. Il borde la place de la Liberté, épicentre de la vie toulonnaise.

La basse-ville est le quartier médiéval, très commerçant, quasi entièrement piéton, densément bâti, sur un espace de 23 hectares. On y retrouve le marché provençal du cours Lafayette et ses spécialités locales comme la cade (socca) et le chichi frégi. Ce marché a inspiré une chanson de Gilbert Bécaud (Les marchés de Provence). Cette partie du centre est caractérisée par un enchevêtrement de ruelles étroites, traverses, passages, placettes ombragées remontant à l'époque médiévale. Il faut noter le quai de Cronstadt et le port qui présentent un intérêt touristique certain. Les immeubles de la frontale du port (issus de la reconstruction d'immédiate après-guerre), ainsi que ceux du quartier du Port-Marchand (et l'immeuble de la Caisse d'Epargne situé place de la Liberté) sont classés « patrimoine du XXe siècle » depuis 2007. La basse-ville a connu depuis les années 1970 une forte dégradation de ses immeubles et une forte paupérisation de ses résidents et de ses commerces. Depuis une dizaine d'années, la municipalité s'efforce de rénover cette partie du centre (ANRU, zone franche), avec un succès mitigé[15],[16], en particulier dans le centre ancien qui reste très dégradé.

La ville haute est la partie haussmanienne du centre. Préfet du département jusqu'en 1851, le baron Haussmann avait pour ambition de restructurer Toulon. Par manque de temps, Haussmann n’est pas intervenu directement et fit part de ses constatations à Napoléon III. Il faudra attendre 1852 pour que l’empereur se déplace à Toulon et ordonne le commencement des travaux. Mais Haussmann va tout de même suivre l’agrandissement de la ville. À Toulon, contrairement à Paris, on a très peu détruit (en dehors des remparts), on s’est surtout contenté d’agrandir le centre ancien en faisant reculer la campagne et en créant la Haute Ville. Ainsi, on dote Toulon d’importants boulevards et autres avenues. La première sera celle descendant de la nouvelle Gare (avenue Vauban) jusqu’à la place Royale (actuelle place d’Armes). On tracera également le boulevard de Strasbourg (anciennement Boulevard Napoléon III) et Léon Feuchère réalisera l’Opéra de la ville. Celui-ci compte 1750 places en 1862 et est le plus important opéra à l’italienne de France. Charles Garnier en fera son prototype pour l’Opéra qu’il élaborera à Paris la même année. La ville-haute a connu une dégradation depuis les années 1970 moins forte que la ville-basse. Elle reste, dans ses rues droites et ses élégantes avenues, le quartier des professions libérales, des grandes brasseries et des restaurants gastronomiques, offrant de vastes appartements bourgeois à ses résidents.

les Faubourgs[modifier | modifier le code]

Toulon compte 4 principaux faubourgs, qui constituent, avec le centre, le grand centre urbain de l'agglomération:

  • au sud-est Le Mourillon, ancien quartier de pêcheurs qui abrite également l'arsenal du Mourillon depuis le XVIIIe siècle, aujourd'hui résidentiel avec La Mitre habité par de nombreux officiers de marine et commerçant et plus populaire autour du boulevard de Bazeilles et de la rue Lamalgue. Il est aussi un important quartier de vie nocturne pour la jeunesse locale avec ses nombreux bars et restaurants, entre les rues César et Lamalgue, mais aussi du côté du boulevard Cunéo, de la corniche et des plages.
  • entre le Mourillon et l'autoroute A57 La Rode est un ancien bidonville où notamment Django Reinhardt passa sa jeunesse. C'est aujourd'hui un quartier agréable rempli de grands immeubles résidentiels, construits dans les années 1970. Le quartier de la Rode abrite également de nombreuses administrations comme La Poste ainsi que le lycée Dumont-d'Urville, un des plus grands de France.Le quartier a également pris la place des anciens abattoirs qui avaient été très endommagés par les bombardements de 1943. Une passerelle piétonne enjambe l'avenue Roosevelt et relie ce quartier au centre commercial Mayol qui se situe près du port.
  • En vue d'accueillir toujours plus de travailleurs, la mairie construit au début du XXe siècle deux nouveaux faubourgs : un à l'entrée est de la ville, Saint-Jean-du-Var, et un autre à l'entré ouest, sur le passage de la rivière du Las, c'est le Pont-du-Las.

Aujourd'hui, Saint-Jean-du-Var est un quartier populaire structuré par son principal axe commerçant (axe Cuzin - Joffre). De nombreux jeunes ménages y achètent des appartements à rénover en raison des coûts relativement bas, de la présence des écoles, commerces et services et de sa proximité avec le centre tandis que le Pont-du-Las s'est développé comme son voisin à l'est: résidentiel populaire et commerçant, organisé autour de l'Avenue du XVe Corps. Il propose un marché place Bidoure ainsi que la médiathèque de Toulon.

Sud-ouest[modifier | modifier le code]
  • la Beaucaire, un quartier populaire de Toulon se situant à l'extrémité Ouest de la ville. Il comprend une cité de taille importante construite dans les années 1960 pour accueillir des immigrés toujours plus nombreux sur des terrains agricoles achetés à la commune d'Ollioules.
  • les quartiers du Pont-Neuf, du Pont-de-bois, de la Rivière-Neuve sont des quartiers résidentiels construits le long de la rivière couverte.
  • L'Escaillon, les Arènes et Valbertand sont trois quartiers résidentiels tranquilles se situant entre le Pont Neuf et la Beaucaire tandis que la Florane est une cité de taille importante se situant entre Valbertrand et la Beaucaire.
  • Bon-Rencontre est un quartier commerçant et résidentiel populaire se situant dans le prolongement du faubourg du Pont du Las autour du boulevard Aristide Briand.
depuis le Baou des 4 oures
Nord-ouest[modifier | modifier le code]
Opéra de Toulon
  • En venant de Valbertrand, on passe devant la piscine des Pins d'Alep et le quartier du même nom, calme et résidentiel, qui et comme son nom l'indique est bordé de pins. Puis, en montant vers le « Baou des Quatre Oures » ou le « rocher des Quatre-Vents »(sa traduction), on arrive dans le quartier plus huppé des Quatre Chemins des Routes, au nord de la commerçante Place Bouzigues. En redescendant vers le boulevard Commandant Nicolas qui mène vers la Rivière Couverte, on traverse le quartier des Routes qui abrite notamment la poste de Toulon-Ouest.
  • Côté Faron, les hameaux des Moulins et de l'Ubac succèdent aux cités du Jonquet et du Guynemer.
Nord[modifier | modifier le code]
  • Au-dessus du Boulevard Tessé qui longe la gare, on retrouve les quartiers de Siblas et Val Fleury, très calmes, et ceux de Claret et des Lices (avec l'ancienne cité ouvrière Montéty), plus populaires. Ces quartiers agréables avec présence d'écoles et de commerces attirent de nombreuses familles.
  • les quartiers huppés du Super Toulon (proche du téléphérique de Toulon) et des Mas du Faron réunissent une superbe vue et de coquettes villas. Juste en dessous, les quartiers du Fort Blanc et de Fort Rouge sont familiaux et calmes.
  • À l'ouest de l'avenue des Dardanelles, se trouvent les quartiers commerçants de Saint-Roch et de Barbès, plus populaires que les précédents. Situés entre Barbès et le Pont du Las, le Temple et Rodeilhac sont d'autres quartiers plus résidentiels et tout aussi populaires.
  • la Loubière, les Trois Quartiers et les Darboussèdes sont d'autres quartiers attirant les familles situés à l'est de Toulon, sur les pentes du Faron.
Est[modifier | modifier le code]
Place Louis Blanc.
  • Brunet, situé dans le prolongement de Saint-Jean-du-Var, qui accueillait l'hôpital civil de Font-Pré.
  • Passé l'ancien hôpital civil se trouvent les quartiers résidentiels de la Pivotte, Krantz, Beaulieu. En continuant vers La Valette, au débouché de la corniche du Faron, rond-point JG Scarrone, l'avenue des Terres Rouges mène aux quartiers de la canaillette et aux Terres rouges. Ces quartiers font partie du Comité d'intérêt local (CIL) de Toulon Nord Est.
  • Sainte-Musse, un quartier industriel, commercial et résidentiel populaire. Ce quartier desservi par l'autoroute A57, abrite depuis novembre 2011, le Nouvel Hôpital Sainte-Musse, inauguré en présence du premier Ministre François Fillon et du Ministre de la Santé Xavier Bertrand[17].
  • le Cap Brun, quartier de grandes propriétés et de résidences haut de gamme.
  • Aguillon, le Petit Bois, la Serinette et les Ameniers sont des quartiers résidentiels situés entre l'autoroute A 57 et le Cap Brun.

Logement[modifier | modifier le code]

En 1999, Toulon totalise 86 447 logements dont la répartition est la suivante. Il y a 73 849 résidences principales soit 85,4 % de l'ensemble des logements. Les résidences secondaires et logements occasionnels sont au nombre de 2 831 soit un pourcentage de 3,3 %, le nombre de logements vacants s'élève à 9 767 soit 11,3 %. Pour ce qui est des résidences principales, qui représentent 85,4 % de l'ensemble des logements toulonnais, leur époque d'achèvement s'établit de la manière qui suit pour l'année 1999. Sur les 73 849 résidences, 25 211 datent d'avant 1949 soit une part de 31,9 % ; 36 093 datent d'une période comprise entre 1949 à 1974 soit 45,7 % ; 12 689 résidences principales datent de 1975 à 1989 soit 16,1 % et 4 923 datent de 1990 à nos jours soit 6,2 %. S'agissant du nombre de pièces de ces résidences en 2007, 5 007 en ont une soit 6,3 %, 14 344 en comptent deux soit 18,1 %, 26 537 en possèdent trois soit 33,4 % et 21 026 en ont quatre soit 26,5 %, et 12 516 en possèdent cinq et plus soit une part de 15,8 %.

Toponymie[modifier | modifier le code]

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Toulon s'écrit Touloun en provençal selon la norme mistralienne[18] et Tolon selon la norme classique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire de Toulon et chronologie de Toulon.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Vue satellite illustrant l'importance de la rade.

Avant la colonisation romaine, Telo Martius (de Telo : la déesse ligure des sources — ou du latin tolus : pied de colline — et Martius : dieu latin de la guerre, Arès chez les Grecs) était un abri des navires grecs croisant entre Massalia et Olbia, et une pêcherie de murex, gros escargot de mer servant à teindre les toges. Ligures, Celtes et Grecs y commercèrent puis s'y affrontèrent, jusqu'à ce que ces derniers fassent appel à Rome qui, après plusieurs campagnes contre les Celto-Ligures, annexe la région (appelée depuis lors Provincia: Provence) en l'an 120 avant notre ère.

Telo Martius devient alors l'une des deux teintureries impériales de pourpre, colorant naturel de couleur rouge, grâce à l'exploitation des Murex et des cochenilles du chênes kermès, alors dominants sur son territoire.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Point de relâche des bateaux de commerce, Telo, puis Tholon, Tolon, Touloun s'attache à protéger ce site exceptionnel fréquemment pillé par les pirates et les Sarrasins (mais aussi, en période de disette, base d'expéditions maritimes de rapine vers l'est ou le sud de la Méditerranée occidentale…).

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Toulon fait partie de l’Union d’Aix, avant de faire promesse de reddition le 13 septembre 1387 à Marie de Blois, régente de Louis II d'Anjou, avant de conclure une trêve avec L’Isle-Saint-Geniès et le seigneur de Gémenos (décembre), puis de prêter hommage le 17 mars 1388[19].

Après le rattachement de la Provence à la France, Toulon devient un lieu de construction navale (sous Charles VIII) et sa rade est utilisée pour abriter des flottes militaires.

Ancien Régime et Révolution[modifier | modifier le code]

L'escadre de Toulon à la manœuvre en 1777, peu de temps avant le déclenchement de la Guerre d'Indépendance américaine.

Vauban fortifie la ville de Toulon qui reçoit l'escadre méditerranéenne de Louis XIV. Toulon est avec Brest, le seul port capable d'accueillir des grands vaisseaux de guerre aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ces derniers, qui sont de plus en plus lourds à cause du poids de plus en plus élevé de leur artillerie, nécessitent des tirants d'eau de plus en plus importants, soit 7 m après 1680. Le site est même meilleur que celui de Brest sous dominante de vents d'ouest, ce qui rend difficile la sortie des escadres. Toulon n'a pas ce problème, mais la Méditerranée est une mer presque fermée, et en cas de guerre, l'escadre de Toulon doit contourner l'Espagne pour rejoindre celle de Brest, ce qui demande beaucoup de temps. Après 1704, s'ajoute le risque d'être repéré et attaqué par les forces anglaises de Gibraltar au moment du passage dans l'Atlantique, comme ce fut le cas en 1758 et 1759 lors de la guerre de Sept Ans.

Un bagne s'y installa, les condamnés dormant sur de vieux bateaux démâtés, et travaillant à terre dans la journée (tous n'étaient pas enchaînés); d'autres (soumis aux peines les plus sévères) étaient affectés aux chiourmes des galères royales, à la mortalité très élevée. En fin de peine, beaucoup restèrent dans la région.

En 1707 Victor Amédée II de Savoie attaque la ville, bloquée par les navires de C.Showell, au mois de juillet et la flotte se saborde. La nuit entre le 22 et le 23 août les Savoyards se replient vers Nice.

Toulon était le lieu de départ et d'arrivée de la plupart des grandes expéditions militaires et coloniales françaises vers l'Afrique au cours de l'Ancien Régime et au XIXe siècle: par exemple, l'expédition d'Égypte, organisée par Najac et Vence, dirigée par Napoléon Bonaparte, partit de Toulon le 19 mai 1798. Bonaparte avait d'ailleurs gagné ses galons de général de brigade, le 22 décembre 1793, après le Siège de Toulon et sa reconquête par les armées révolutionnaires. La ville avait été ouverte aux Anglais par la fraction royaliste de ses habitants. Elle allait être débaptisée par la Convention nationale qui, par décret du 4 nivôse An II (24 décembre 1793), stipulait : « Le nom infâme de Toulon est supprimé. Cette commune portera désormais le nom de Port-la-Montagne ».

La question s'est posée de savoir si Toulon avait été « punie de sa trahison » par le fait que le siège de la préfecture ne lui soit pas attribué en 1800, lors de la création du corps préfectoral. L'argument d'une rancune personnelle de Bonaparte envers les Toulonnais justifiant ce transfert n'est pas recevable : non seulement Toulon devait d'abord redevenir un grand port de guerre, mais encore il convient de noter que les deux autres grands ports militaires français n'avaient pas reçu non plus, à cette même époque, le statut de préfecture. Ainsi Cherbourg n'était que sous-préfecture (la préfecture de la Manche étant attribuée à Saint Lô), de même que Brest (la préfecture du Finistère revenant à Quimper). Que Toulon ne soit qu'une sous-préfecture n'était donc pas, en tant que tel, une aberration historique et administrative.

Époque contemporaine (XIXe-XXe siècles)[modifier | modifier le code]

Une rame du tramway de Toulon, au bas du cours Lafayette, devant l'église Saint-Jean, au début du XXe siècle.
La gare de Toulon en 1859, photographiée par Édouard Baldus

Durant le XIXe siècle, Toulon accueille une importante immigration italienne liée au développement industriel et naval, ainsi que de nombreux Corses.

Les permutations de la Marine nationale avec l'arsenal de Brest créent aussi une communauté bretonne.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Sabordage de la flotte française à Toulon en 1942.

La ville est bombardée le 13 juin 1940 par la Regia Aeronautica italienne. En raison des conditions météorologiques défavorables, peu de dégâts seront toutefois infligés au port aux infrastructures.

Sévèrement éprouvée lors de la Seconde Guerre mondiale (sabordage de la flotte le 27 novembre 1942 veille de l'occupation allemande, bombardements américains du 24 novembre 1943), Toulon est libérée le 27 août 1944 par des unités de la 1re division de marche d’infanterie (1re DMI), de la 9e division d'infanterie coloniale (9e DIC), de la 3e division d'infanterie algérienne (3e DIA) et de la 1re division blindée (1re DB) de l'armée B[20]. Les forces était composées d'Européens d'Afrique du nord et de métropole, de Maghrébins (principalement 3e RTA) et de tirailleurs sénégalais. L'ensemble des forces militaires françaises est commandé par le général de Lattre de Tassigny[21],[22].

De 1945 à 2000[modifier | modifier le code]

Après la guerre, le port ravagé est à reconstruire, ainsi que beaucoup de logements détruits ; de plus, à la fin de la Guerre d'Algérie, l'afflux des Pieds-Noirs revenus d'Algérie nécessite la construction rapide de nouveaux logements : autour de la vieille ville, qui se dégrade, s'élèvent alors de nouveaux quartiers de logements collectifs. « Petit Chicago » fut après la Seconde Guerre mondiale le surnom d'un quartier mal famé situé au bas de la vieille ville, juste à la sortie de la porte principale de l’arsenal. Ce surnom fut donné par les pêcheurs, ce qui contribua largement à asseoir la mauvaise réputation de la ville dans les années 1950.

La ville retrouve son statut de préfecture en novembre 1974.

À partir des années 1970 Toulon connait une forte déprise économique et sociale, et doit faire face à divers problèmes. Un taux de chômage élevé, un développement de la délinquance notamment dans le centre-ville en plein délabrement, une saturation du trafic routier lié à la mauvaise desserte autoroutière de l'agglomération, une gestion affairiste de la ville, notamment sous le mandat du maire Maurice Arreckx, contribuent à la victoire du Front national aux élections municipales de 1995, gouvernant la ville jusque 2001.

XXIe siècle : une mutation inévitable[modifier | modifier le code]

En ce début de XXIe siècle, Toulon cherche à améliorer son image et à s'affirmer comme une véritable métropole régionale, à travers une revalorisation de son centre ancien, une amélioration des infrastructures de communication, et un développement économique.

En 2001, le maire sortant et ex-frontiste Jean-Marie Le Chevallier est battu par Hubert Falco. Ce dernier poursuit la réduction des charges de la ville, endettée à hauteur de 214 millions d'euros, et la réhabilitation de Toulon, et en particulier du centre ancien. Il met également en place avec onze communes voisines la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée le 31 décembre 2001 pour porter les grands projets de la métropole toulonnaise.

En décembre 2009, Toulon reçoit la Marianne d'Or du développement durable pour son engagement dans des actions innovantes et modernes qui participent au développement local de la commune[23].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Politiquement, Toulon est une ville de Droite. Après l'élection en 1959 de Maurice Arreckx membre de l'UDF, les maires qui lui ont succédé se sont pour la plupart réclamés d'une sensibilité de droite.

À l’élection présidentielle française de 2007, le premier tour[24] a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 38,24 %, soit 32 769 voix, suivi de Ségolène Royal avec 20,88 %, soit 17 892 voix, suivi de François Bayrou avec 15,63 %, soit 13 396 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 13,53 %, soit 11 598 voix, aucun autre candidat ne dépasse le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 62,77 %, soit 53 162 voix, pour Nicolas Sarkozy contre 37,23 %, soit 31 536 voix, pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte alors 107 452 inscrits sur les listes électorales toulonnaises. 81,86 %, soit 87 961 électeurs, ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 18,14 %, soit 19 491 électeurs, 3,71 %, soit 3 263 électeurs, ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 84 698 suffrages, soit 96,29 %, ont été exprimés.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Toulon.

Les pouvoirs réglementaire, exécutif et judiciaire dans la cité sont exercés pour la première fois par Guillaume Martin nommé consul jusqu'en 1284. Les consuls furent élus jusqu'en 1313 remplacé par le conseil exécutif en 1315 et par son premier représentant Guillem de Saint-Pierre. Ces derniers perdurèrent jusqu'en 1381 avec l'élection de syndics annuels établis jusqu'en 1523. L'année suivante des consuls annuels sont nommés au sein de la ville jusqu'en 1691, apparièrent par la suite les maires consuls jusqu'en 1790. Au début de la Révolution, la commune est administrée par un maire élu, jusqu'à la reprise de la ville par les troupes républicaines, après un intermède exercé par les généraux, commandants de la place, la ville est gérée pendant six ans, par une commission municipale, ayant à sa tête un président désigné pour une période d'un mois, jusqu'à la reprise en main de l'administration française, par Bonaparte. En 1800, le premier maire de Toulon, Joseph Jacques François Martelly-Chautard (1734-1810), brigadier des armées navales, est nommé sous le régime de la loi municipale du 28 pluviôse an VIII (16 février 1800), par le Premier Consul et installé le 26 messidor an VIII (15 juillet 1800), après avoir prêté le serment de fidélité à la Constitution. Hubert Falco est depuis 2001 (réélu en 2008) l'actuel maire de Toulon.

Nom Dates du mandat Parti
16 Maurice Arreckx Maurice Arreckx 1959 1985
UDF
17 François Trucy 1985 1995
UDF
18 Jean-Marie Le Chevallier 1995 2001
FN
19 Hubert Falco Hubert Falco 2001
UMP

Les cantons[modifier | modifier le code]

Le découpage des cantons de Toulon

La ville de Toulon est divisée en neuf cantons. À la suite des dernières élections cantonales de mars 2011, l'ensemble des neuf cantons sont tenus par la droite[25]. :

Conseiller général Parti Canton Code cantonal Population (2006) Autre mandat
Jean-François Fogacci DVD 1er canton 83 27 11 660 hab.
Michel Bonnus UMP 2e canton 83 28 25 071 hab. Adjoint au maire de Toulon
Philippe Vitel UMP 3e canton 83 29 27 864 hab. Député du Var
Philippe Sans UMP 4e canton 83 30 10 448 hab. Adjoint au maire de Toulon
Robert Cavanna UMP 5e canton 83 31 12 750 hab. Adjoint au maire de Toulon
Caroline Depallens UMP 6e canton 83 32 29 423 hab. Adjointe au maire de Toulon
Hélène Audibert UMP 7e canton 83 33 9 634 hab. Adjointe au maire de Toulon
Jean Bombin UMP 8e canton 83 34 25 411 hab.
Jean-Guy Di Giorgio UMP 9e canton 83 35 15 555 hab. Adjoint au maire de Toulon

Les circonscriptions[modifier | modifier le code]

Toulon est divisé en deux circonscriptions législatives :

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Les principaux lieux de l'agglomération toulonnaise.

Toulon appartient à la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, qui rassemble douze communes et 428 403 habitants en 2009[26] soit 41 % de la population du département du Var. Le SCoT Provence Méditerranée (Schéma de cohérence territoriale), créé en 2002, regroupe 32 communes. Sa population est évaluée à 539 000 habitants au recensement de 2006[réf. nécessaire].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Blank map of world no country borders.PNG
La Spezia
Mannheim
Norfolk
Kronstadt
Khémisset

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 163 974 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
19 000 22 000 28 170 30 798 33 885 35 322 45 449 62 941 69 474
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
83 705 84 601 77 126 74 800 70 509 70 103 70 122 77 747 95 276
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
101 602 103 549 104 582 106 331 115 120 133 263 150 310 125 742 141 117
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
161 786 174 746 181 801 179 423 167 619 160 639 167 816 163 974 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2004[28].)
Histogramme de l'évolution démographique


Comme dans l’ensemble de la région, les personnes âgées du Var sont peu nombreuses à vivre en maisons de retraite : seuls 8 % des aînés de 75 ans et plus sont hébergés dans des établissements. Sur les 24 000 bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) du département, seuls 28 % reçoivent l’APA en établissement. Notons cependant que 15,5 % des allocataires de l’APA à domicile sont fortement dépendants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Toulon en 2007 en pourcentage[29].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,8 
8,0 
75 à 89 ans
12,8 
14,7 
60 à 74 ans
16,4 
18,8 
45 à 59 ans
19,0 
20,5 
30 à 44 ans
18,1 
19,8 
15 à 29 ans
17,5 
17,5 
0 à 14 ans
14,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements d'enseignement de la ville de Toulon relèvent de l'académie de Nice, qui regroupe les départements du Var et des Alpes-Maritimes.

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

Toulon possède 45 écoles élémentaires publiques, 41 écoles maternelles publiques, 10 écoles spécialisées. La ville compte également 10 collèges, 8 lycées d'enseignement général ou technologique (3 publics et 5 privés) et 5 lycées professionnels (4 publics et 1 privé). En 2009, selon le magazine L'Express, le cours Fénelon a été classé parmi l'un des vingt meilleurs lycées de France[30].

Collèges publics

  • Collège Django-Reinhardt
  • Collège George-Sand
  • Collège Marcel-Pagnol
  • Collège La Marquisanne
  • Collège Maurice-Genevoix
  • Collège Maurice-Ravel
  • Collège Peiresc
  • Collège Pierre-Puget
  • Collège Les Pins-d'Alep
  • Collège Voltaire

Lycées publics d'enseignement général ou technologique

Lycées privés d'enseignement général ou technologique

  • Cours Fénelon
  • Lycée Marie-France
  • Cours privé Mirabeau (hors contrat)
  • Institution Notre-Dame
  • Cours Renaissance (hors contrat)

Lycées professionnels publics

  • Lycée Claret
  • Lycée Georges-Cisson
  • Lycée des Métiers de l'Hôtellerie et du Tourisme
  • Lycée du Parc-Saint-Jean

Lycées privés d'enseignement professionnel

  • Lycée professionnel privé La Colette

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Un bâtiment de l'Université
Article détaillé : Université de Toulon.

Dans l'ensemble, l'enseignement supérieur est relativement peu développé à Toulon. La ville ne compte qu'environ 15 000 étudiants, alors que Bordeaux, Montpellier ou Rennes en comptabilisent 60 000.

L'université de Toulon existe depuis 1968. Son site principal est constitué par le Campus de La Garde, situé à environ 15 km à l'est de Toulon. Elle comporte près de 10 300 étudiants. Toulon possède aussi 3 écoles d'ingénieur : l'Institut supérieur de l'électronique et du numérique (ISEN Toulon), l'Institut des Sciences de l'Ingénieur de Toulon et du Var (ISITV) et Supméca Toulon. Des classes préparatoires aux grandes écoles de filières scientifiques, économiques et littéraires sont aussi présentes au lycée Dumont-d'Urville, dans les lycées Bonaparte et Rouvière. Il n'y a pas d'Institut d'études politiques, contrairement à d'autres grandes villes de France (Toulouse, Grenoble, Lille, Strasbourg, Aix-en-Provence…) ni de faculté de médecine et de pharmacie ou encore d'école d'architecture. Cependant elle dispose d'une école des beaux-arts et d'une école internationale de design.

Cette offre insuffisante certes nuit à la compétitivité et à l'attractivité de la ville et du département[réf. nécessaire] mais elle n'est que le reflet logique, d'une part, des choix politiques qui ont été faits dans le passé, [réf. nécessaire] et d'autre part, de la configuration géographique exiguë de Toulon, qui ont débouché sur une université en dehors de Toulon. La proximité d'universités importantes en taille à Marseille, Aix-en-Provence et Nice ne fait qu'amplifier cet état de fait en drainant les étudiants potentiels hors de Toulon[réf. nécessaire].

Santé[modifier | modifier le code]

Quelques hôpitaux sont implantés dans Toulon, dont le premier d'entre eux situé sur la place du Théâtre, daté du XIIe siècle.

Il faut attendre le XXe siècle pour voir éclore le second hôpital, l'hôpital Font-Pré (1963). Aujourd'hui l'Hôpital Font-Pré et l'Hôpital Chalucet, remplacés par l'Hôpital Sainte-Musse depuis le 12 mars 2012, font partie du Centre Hospitalier Intercommunal Toulon la Seyne sur Mer qui regroupe deux autres hôpitaux de l'agglomération toulonnaise : le Groupe hospitalier de La Seyne-sur-Mer et le Centre de gérontologie Georges-Clemenceau à La Garde.

Depuis 1910, Toulon dispose du côté nord de la ville de l'Hôpital d'instruction des armées Sainte-Anne[31].

La ville dispose aussi de cliniques, dans le quartier Saint-Jean-du-Var à l'est de Toulon avec la clinique Saint-Jean qui fait partie des Établissements Sainte-Marguerite comprenant aussi la clinique Sainte-Marguerite à Hyères, la clinique Vert Coteau à Marseille et la clinique de La Ciotat. Dans la même zone géographique, il y a aussi la clinique Saint-Michel.

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Toulon.
Équipe Sport Fondé en Ligue Structure sportive
Entente Toulon Six-Fours La Seyne Volley-ball Nationale 1 Gymnase des Lices
Hyères Toulon Var Basket Basket-ball 1990 Pro B Palais des sports Jauréguiberry et Espace 3000
Les Boucaniers Hockey sur glace 1985 Division 3 Patinoire de La Garde
Les Canonniers Football américain 1988 Casque d'or Stade Léo Lagrange
Les Comanches de Toulon Baseball / Softball 1988 Championnat de France de softball féminin Stade Estublier
Rugby club toulonnais Rugby à XV 1908 Top 14 Stade Mayol
Sporting Club Toulon-Le Las Football 1965 CFA 2 Stade de Bon Rencontre
Sporting Toulon Var Football 1944 CFA 2 Stade de Bon Rencontre
Sporting treiziste toulonnais Rugby à XIII 2011 Nationale 1 Stade Léo Lagrange
Toulon St-Cyr Var Handball Handball 2005 Division 1 Gymnase de Vert-Coteau et Palais des sports Jauréguiberry
Toulon Tous Ensemble Futsal Football en salle 2008 Championnat de France Futsal Palais des sports Jauréguiberry

Le sport toulonnais est avant tout dominé par le club de rugby de la ville : le Rugby club toulonnais, également appelé le « RCT », dont les couleurs sont le rouge et le noir. Fondé en 1908, le RCT a remporté quatre titres de Champion de France (en 1931, 1987,1992 et 2014 ) et également deux titres de Champion d'Europe en 2013 et 2014. Le Stade Félix Mayol est utilisé toute l'année pour les matchs à domicile du Rugby club toulonnais durant le Championnat de rugby du Top 14. Il accueille également, depuis 1967, le Festival International Espoirs de Toulon et du Var, souvent appelé Tournoi de Toulon. Édifié en 1919 et reconstruit en 1983, le stade Mayol est situé au centre de la ville de Toulon, tout près du port, et compte 14 700 places. La ville a entrepris en 2010 de rénover l'enceinte, sur plusieurs années, afin de la rendre plus conforme au standing de la capitale varoise, avec notamment un agrandissement de la tribune Finale, la création de nouvelles loges VIP (tribune Delangre), la création d'un local presse, l'installation d'écrans géants.

Toulon est aussi une terre traditionnelle de football. Le club « historique » de la ville est le « Sporting Club Toulonnais » exclu du championnat en 1998-99 en raison de problèmes financiers, mais qui a très longtemps fait partie de la D1 et a même participé à deux demi-finales de la Coupe de France en 1963 et 1984 ainsi qu'à une finale de la Coupe Gambardella en 1966. Aujourd'hui le Sporting Club Toulonnais redémarre en amateur sous le nom de « Sporting Toulon Var » et conserve glorieusement les couleurs azur et or. À ses côtés existe le Sporting Club Toulon-Le Las, club de football amateur accédant en 2011 en CFA 2.

Le football américain compte également son équipe avec Les Canonniers, pensionnaires de D2. La patinoire de La Garde accueille Les Boucaniers qui évoluent en D2. Le Toulon St-Cyr Var Handball, champion de France 2010 et vainqueur de la Coupe de France en 2011 et 2012, représente la ville en matière de handball en Division 1 féminine. L'Entente Toulon Six-Fours La Seyne est le club de volley-ball féminin de l'agglomération, qui dispute le championnat de Nationale 1.

C'est tout naturellement que Toulon est représentée au Tour de France à la voile avec son voilier Toulon Provence Méditerranée COYCHyères, skippé par le Toulonnais Fabien Henry, qui a remporté l'épreuve en 2005, 2007 et 2012.

Enfin, la commune est devenue au fil du temps la ville d'étape finale de grande compétition sportive tel que le Dark Dog Tour ou encore le Tour méditerranéen.

À la suite du cruel manque d'infrastructures sportives dont souffrait Toulon depuis trop longtemps, la ville inaugura en 2006 le palais des sports Jauréguiberry, un vaste espace sportif situé à l'ouest de la ville qui accueille depuis de nombreuses compétitions sportives, notamment les matchs de Pro B avec l'équipe professionnelle du Hyères Toulon Var Basket qui y joue la plupart de ses matchs (certains étant disputés dans l'enceinte de l'Espace 3000 à Hyères). La ville a accueilli pour la première fois de son histoire du 5 au 7 mars 2010 la Coupe Davis pour le premier tour de la compétition de tennis entre la France et l'Allemagne. Le stade Léo Lagrange, qui est réputé pour être le temple du sport amateur à Toulon, renait de ses cendres après une nouvelle rénovation pour rouvrir le 6 février 2013.

L’office des sports de la ville de Toulon regroupe en 2010 plus de 80 clubs et plus de 18741 licenciés.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

La presse toulonnaise est représentée par deux journaux, Var-Matin qui a fusionné en 1998 avec son concurrent niçois Nice Matin. Var Matin est le quotidien emblématique de la capitale varoise, décliné aujourd'hui en huit versions départementales. Un autre journal tente modestement de contrer l'hégémonie de Var Matin : le journal La Marseillaise, anciennement Le Petit Varois, le plus vieux journal sur Toulon (1944). Un journal d'opinion de gauche à l'opposé de son concurrent.

En 1995, le journal satirique d’information varoise Cuverville, voit le jour. L’actualité de Toulon et de son agglomération, les affaires de justice, les médias, la vie politique et culturelle y sont vus sous un angle différent de celui proposé par la presse locale que représente Var Matin.

D'autre part, la municipalité toulonnaise possède un média écrit, Toulon Méditerranée magazine, revue d'informations municipales de la commune qui est diffusée gratuitement sur l'ensemble du territoire et disponible dans les mairies et lieux publics alentours.

Radio[modifier | modifier le code]

  • La chaîne radiophonique toulonnaise, Radio Vitamine émet aujourd'hui ses émissions au-delà de son territoire entre Antibes et Marseille.
  • Nostalgie Toulon (93.7 FM) diffuse des programmes locaux et nationaux
  • Chérie FM Toulon (95.3 FM) diffuse des programmes locaux et nationaux
  • Radio Sud Toulon, fondée en 1983, elle diffuse aujourd'hui sur le web des chansons et des informations locales et nationales[32]
  • Radio ACTIVE diffusée sur le canal 100,00 MHz est appréciée pour son éclectisme[33]

Virgin Radio Provence (95.8 fm)

Télévision[modifier | modifier le code]

Toulon devait avoir au 1er semestre 2011 sa chaîne de TV locale. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) avait sélectionné le 23 novembre 2010 « Direct Azur Toulon-Hyères », un projet présenté par la société Direct Azur du groupe Bolloré[34]. À l'automne 2011, le groupe Bolloré a jeté l'éponge à la suite de la revente au groupe Canal + de sa division Télévision (avec notamment Direct Star et Direct 8). Le CSA devra donc désigner un nouveau diffuseur pour la fréquence allouée (LCM, la Chaîne Marseille, pourrait être candidate).

La chaîne France 3 conçoit depuis ses locaux toulonnais de Saint-Jean-du-Var une édition locale « Var » de huit minutes, diffusée à 19h17 du lundi au vendredi.

Internet[modifier | modifier le code]

En 2014 Toulon est récompensée par le label « Ville Internet @@@@".

  • Le site d'information sur la culture Frequence-sud.fr dispose d'une édition locale Toulon-Hyères depuis 2007.
  • CToulon Magazine (ctoulon.com), premier Web'zine citoyen, donne la parole aux Toulonnais depuis 1999 sur le Web.
  • La rade Toulonnaise (radetoulonnaise.com), est un web'zine proposant toutes sortes d'informations sur Toulon son agglomération. Elle a vu le jour le 20 octobre 2013.

Économie[modifier | modifier le code]

Le porte-avions Charles de Gaulle dans la rade de Toulon

Comme d'autres villes du sud de la France, Toulon a été peu touchée par la révolution industrielle. L'essentiel de son développement économique a été provoqué par le tourisme, le commerce et les activités liées au bâtiment. Après la Seconde Guerre mondiale, les activités administratives se sont beaucoup développées. Elles jouent aujourd'hui un rôle important dans l'économie de la ville. Cependant, la ville reste malgré une baisse des effectifs, dépendante de la forte activité militaire qui existe depuis les débuts du XVIe siècle. L’armée regroupe en 2008 plus de 23 000 emplois liés à l’armement et fait de Toulon la première base navale d’Europe.

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui le territoire toulonnais, qui est situé entre la mer Méditerranée et la colline du Mont Faron, dispose de peu de terrain pour s'adonner à la pratique de la culture de ces sols. Cependant, il subsiste encore une petite parcelle de terre de 3 hectares dans le quartier du Cap Brun, permettant à l'activité viticole de subsister en milieu urbain tel que celui de Montmartre à Paris. Au large de Toulon et plus précisément dans la rade, face à la commune de Saint-Mandrier-sur-Mer, continue de se développer l'activité aquacole.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Toulon n'est pas une ville industrielle, cependant elle a connu auparavant une activité manufacturière importante. La première fabrique de savons est née à Toulon vers 1430, un certain Palmier, industriel de Grasse installe sa manufacture au nord de la place du Portalet (aujourd'hui la place Gambetta). Les fabriques de savons se multiplient passant de huit savonneries en 1600, à vingt en 1650, ce qui en fait une activité prospère. La ville connaît ainsi son âge d'or avant de succomber à la concurrence de Marseille dès 1669[35].

Bien plus tard, les Cafés Maurice créés par Marc Maurice, à Port-au-Prince en 1875, dans les Antilles, s'installe à Toulon. Son fondateur ouvre une petite unité de torréfaction et un magasin de vente de cafés torréfiés, sucre, chocolat. L'activité prend une rapide extension et l'établissement industriel devenant trop petit, une usine voit le jour en 1935 dans le centre ancien de Toulon. La marque réussit à traverser l'après-guerre, pour évoluer dans les années 1970, mais doit se résigner à se voir reprendre par les grandes enseignes durant les années 1980[36].

Toulon dispose d'une usine d'incinération des ordures ménagères l'usine d'incinération de Lagoubran, situé à l'entrée oust de la ville. Le site est géré depuis 1979 par le Syndicat intercommunal chargé du transport et du traitement des ordures ménagères de l'aire toulonnaise qui regroupe Toulon mais aussi 25 autres villes de l'aire urbaine toulonnaise. Pour la réalisation de ses missions et l'atteinte des objectifs du Grenelle Environnement, le syndicat a mis en place un système de traitement multi-filières sur sa zone de compétence. Le Sittomat aire toulonnaise s'attache également à sensibiliser la population de l'aire toulonnaise sur les gestes que chacun peut faire pour protéger l'environnement.

Economie militaire

Si Toulon ne dispose pas d'une industrie importante, elle bénéficie de la présence de l'Arsenal, premier employeur du Var, ouvert directement sur le centre-ville. On estime à 25.000 le nombre de travailleurs quotidiens sur le port militaire de Toulon. Considérant les activités pyrotechniques, les secteurs dédiés à la maintenance et à la réparation des navires militaires, et les nombreuses emprises liées comme les zones de stockage d'hydrocarbures, Toulon peut être considérée comme une ville concentrant un nombre important d'emplois industriels à l'échelle des grandes villes françaises.

Secteur des services[modifier | modifier le code]

La ville de Toulon connaît une tertiarisation croissante de son économie avec prolifération des sociétés de services. Toulon est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Var fondée le 13 juin 1833. Celle-ci gère l’aéroport de Toulon-Hyères, le port de commerce de Toulon, le port de plaisance de Toulon et les ports de Giens-Porquerolles. Le 24 avril 1990, le député maire Maurice Arreckx inaugura celui qui est aujourd'hui l’un des acteurs importants du commerce du centre-ville de Toulon, le Centre commercial Mayol accueillant un ensemble d’enseignes nationales et européennes[37].

En 1982, Toulon voit se créer la maison d'édition Soleil Productions avec l'ouverture par son fondateur Mourad Boudjellal, de la librairie Bédulle, place Puget. Fort du succès des rééditions des aventures à succès telles que Rahan, Mandrake le magicien, Tarzan ou Le Fantôme, l'éditeur toulonnais est aujourd'hui l'une des références françaises en matière de bande dessinée. Racheté le 22 juin 2011 par les éditions Delcourt ces deux grandes maisons d'édition devient le premier groupe indépendant en matière de bande dessinée francophone[38].

En 1988, l'association Toulon Var Technologies est créée. La structure rassemblant les entrepreneurs varois, chercheurs, universitaires et élus de collectivités à pour objectif d’organiser un environnement privilégié pour l’accompagnement des entreprises et la valorisation technologique dans le département du var mais aussi sur l’ensemble de la région Provence Alpes Côte d’Azur.

En matière d'assurance, le groupe AGPM créé le 17 octobre 1951 inaugure les nouveaux locaux du siège social dans le quartier Sainte-Musse à Toulon les 23 et 24 novembre 2001.

La ville compte trois zones d’activités économique (ZAE) sur une vingtaine d'hectares de terrains: Sainte Musse, Malbousquet et Général Pruneau.

Cafés, restaurants et hôtels[modifier | modifier le code]

Même si la commune est désormais classée Commune touristique[39], la capacité hôtelière de la capitale du Var est bien inférieure à celles d'autres villes de la même taille. En 2007, la commune comptait 26 hôtels pour 840 chambres, totalisant 263 970 nuitées[40]. En ce qui concerne les cafés et restaurants toulonnais, la majorité d'entre eux se situe sur le port de Toulon, tout au long du Quai Cronstadt très fréquenté durant la période estivale, ainsi que dans le quartier du Mourillon, notamment sur l'avenue Frédéric Mistral et la rue Muiron tout au long de l'année.

Institutions publiques[modifier | modifier le code]

Toulon Provence Méditerranée[modifier | modifier le code]
Mairie de Toulon

Initialement installé de 2003 à 2014 dans l'ancien bâtiment de la Caisse d'épargne (Rue Nicolas Peiresc), l'hôtel d'agglomération de Toulon Provence Méditerranée se situe désormais à La Rode, dans l'ancien bâtiement de France Télécom "Le Vecteur" (107 boulevard Henri Fabre).

Toulon Provence Méditerranée est présidée par Hubert Falco, maire de Toulon et ancien Ministre. Créée le 1er janvier 2002, la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée associe 12 communes - Carqueiranne, La Crau, La Garde, Hyères, Ollioules, Le Pradet, Le Revest-les-Eaux, Saint-Mandrier-sur-Mer, Six-Fours-les-Plages, La Seyne-sur-Mer, Toulon et La Valette-du-Var - autour d'un seul et même objectif : améliorer la vie quotidienne de 427 974 habitants.

Toulon Provence Méditerranée s'inscrit dans une aire urbaine de 607 050 habitants, la 9e agglomération de France, d'un poids démographique comparable à ceux de Nantes et Grenoble. Elle représente plus de 420 000 habitants, soit 43 % de la population du Var sur 6 % de sa superficie. Sur un bassin de vie de près de 36 654 hectares, Toulon Provence Méditerranée fédère les énergies de ses communes membres pour animer, investir, construire, aménager et mener à bien de grands projets.

Toulon Provence Méditerranée intervient dans de nombreux domaines de compétence :

  • l'aménagement de l'espace ;
  • la culture et les grands équipements culturels ;
  • le développement économique ;
  • l'environnement ;
  • la Formation et le développement de l'enseignement supérieur ;
  • la politique de la ville et l'équilibre social de l'habitat ;
  • le sport et les grands équipements sportifs ;
  • le tourisme ;
  • les transports en commun ;
  • la voirie et le stationnement ;
  • l'assainissement.
Conseil général du Var[modifier | modifier le code]

L'hôtel du département du Conseil général du Var se situe au nord du centre-ville de Toulon.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Une des plages du Mourillon

Le premier port militaire de France n'a pas été considéré jusque très récemment comme une destination touristique, mais plutôt comme une ville de passage pour les touristes provenant de Marseille et d'Aix qui se rendent en Italie. En effet, la majeure partie de la rade de Toulon était occupée et l'est encore par le port militaire. Cependant, coincée entre une magnifique rade et les collines des alentours où l'on peut jouir d'un panorama exceptionnel, Toulon réussit tant bien que mal à attirer de nombreux visiteurs. Dès 1834, la ville accueille de nombreux artistes tel que Joseph Méry qui tomba sous le charme de la cité. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Toulon change de visage et son activité touristique aussi. En effet, l'agrandissement de Toulon, signé par le décret de 1852, l'arrivée du chemin de fer avec l'achèvement de la construction de la gare de Toulon en 1859 et la création d'une nouvelle ville appelée la « Haute Ville » donnent une autre dimension à Toulon.

Le Belem rentre en rade de Toulon

Aujourd'hui et depuis près d'un siècle, la capitale du Var a vu son image s'améliorer sensiblement. La ville n’est toujours pas identifiée comme une ville de tourisme, mais mise sur la rénovation des bâtiments de la « Basse ville », la rénovation du parc hôtelier existant. Tournée vers la Méditerranée, Toulon s’inscrit aussi pleinement dans sa vocation maritime avec l'accueil de croisiéristes tout au long de l'année (la ville a accueilli 225.000 croisiéristes pour 112 escales en 2011 contre 70 000 croisiéristes pour 63 escales en 2008). De plus, en juillet 2007, la ville organise pour la première fois en Méditerranée une étape de la Tall Ships’ Races (course des grands voiliers). Près de 970 000 visiteurs ont pu découvrir une quarantaine de bateaux de 15 nationalités différentes, animations gratuites et populaires sur tout le territoire. Après l'immense succès rencontré, une seconde édition a lieu en 2013, attirant davantage de participants que l'édition précédente[41],[42]. La ville possède des plages agréables et ombragées à peu de distance du centre-ville, accessibles facilement en bus, comme les quatre anses artificielles aménagées par apport de sable et digues au quartier du Mourillon, possédant restaurants, transats à louer, ou jeux pour les enfants. Plus à l'est, une école de voile. D'autres plages, comme celles des Sablettes ou de Saint-Mandrier, sont accessibles directement par le service de bateaux de la rade au tarif urbain. Depuis 2009, la ville se voit récompensée chaque année pour la qualité de ses eaux de baignade, en décrochant le Pavillon Bleu d'Europe[43].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fort Saint-Louis au Mourillon.
  • Cathédrale Notre-Dame-de-la-Seds de Toulon (fin XIIe siècle), co-cathédrâle du diocèse de Fréjus-Toulon (l'Evêché est situé à Toulon, quartier de Beaulieu).
  • L'église Saint-François-de-Paule (1744).
  • L'église Saint-Louis.
  • L'église et l'ancien couvent Sainte-Philomène au Mourillon.
  • Opéra de Toulon, le plus grand opéra-théâtre de province.
  • La Tour royale (1514), une ancienne forteresse de défense de la rade puis prison jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
  • Fort Lamalgue.
  • Fort Saint-Antoine.
  • Fort Saint-Louis.
  • Ancien Fort des Pomets.
  • Tour Beaumont (Musée Mémorial du débarquement en Provence, inauguré en 1964 par le général De Gaulle).
  • Fort de la Croix-Faron.
  • Fort Faron.
  • Tour de l'horloge ou « tour carrée », dans l'enceinte de l'arsenal (seconde moitié XVIIIe siècle, ) anciennement sur pilotis. Très endommagée lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, son gracieux campanile a été refait au début des années 1950.
  • Corderie (XVIIe siècle) formant la partie nord de l'enceinte de l'Arsenal.
  • La porte de l'Arsenal[44],[45].
  • La porte du séminaire Jésuite aujourd'hui sur le pavillon est de la Corderie.
  • Statue en l'honneur de Raimu, acteur provençal du début du XXe siècle.
  • Statue du Génie de la Navigation, carré du Port (statue en bronze, dénommée dans le langage populaire « Cul-vers-Ville », du fait qu'elle tourne le dos aux Toulonnais).
  • Monument de la Fédération, une fontaine de la Place de la Liberté, mettant en scène de façon très idéalisée le départ de la statue de la liberté de Toulon vers New York sur la frégate Isère.
  • Le Bathyscaphe FNRS 3, esplanade de la Tour Royale.
  • Le Monument National à la mémoire des Sous-Mariniers[46].
  • Halles Raspail.
  • Le monument aux morts de la guerre de 1914-1918[47];

Parcs, jardins et squares[modifier | modifier le code]

Fontaine du 18e, place Puget.

Honorée de Trois Fleurs au concours des villes et villages fleuris, Toulon dispose d'une vingtaine de jardins et petits parcs. Le jardin Alexandre-Ier situé en cœur de ville, est le jardin de Toulon le plus ancien à avoir été aménagé et cela depuis 1852. La ville possède un exemplaire unique d'arbre, un figuier étrangleur, bouture provenant de la place Georges Tainturier, à Compiègne. Le jardin de la Tour Royale, inauguré en 2008, est le plus important parc créé à Toulon dans les années 2000.

Principaux espaces verts toulonnais (entre parenthèses : superficie en hectares)[48]
Antérieurs au Second Empire Aménagés sous le Second Empire Créés dans le dernier quart du XXe siècle Créés au XXIe siècle
  • Le jardin Renouf (0,5)
  • Le jardin de Claret (0,4)
  • Le jardin Amiral-Orosco (0,337)
  • Le parc des Lices (9)
  • Le parc Raoulx (1,1)
  • Le parc de la Florane (1)
  • Le parc du Pré Sandin (2)
  • Le parc des Oiseaux (1)
  • Le square Abbé-Dhamar (0,4)
  • Le square Champ de Mars
  • Le square Girolami (0,35)
  • Le square Kennedy (0,4)
  • Le jardin de la Tour Royale (0,35)
  • Le parc paysager de Sainte-Musse (0,25)

Cultes[modifier | modifier le code]

Différents cultes sont présents à Toulon ; les principaux sont : l'église catholique, dirigée par Dominique Rey évêque de Fréjus-Toulon siégeant avenue de l'Elisa, et comprenant une puissante « Fraternité Saint-Pie-X » disposant de ses propres lieux de culte (au Mourillon), le culte réformé (dont le principal temple se trouve rue Victor Clappier en centre-ville), plusieurs cultes évangéliques, le culte orthodoxe grec (rue Marius Andrieu à Bon Rencontre), russe (à Siblas) et français (à Aguillon), le culte judaïque (synagogue avenue Lazare Carnot à Saint-Roch), le culte musulman (mosquée En-Nour, rue Vincent-Courdouan, et salle de prière, bd. Ferdinand de Lesseps), le culte bouddhiste et le culte confucéen (lieux privés).

Bâtiments religieux[modifier | modifier le code]

La ville conserve un nombre important de bâtiments religieux. La Cathédrale Notre-Dame-de-la-Seds de Toulon qui a été construite au XIe siècle sous l'impulsion du comte de Provence Gilbert de Boson qui désirait faire bâtir une église consacrée à la Vierge Marie. Inscrite au Monument historique par arrêté du 16 novembre 1949 puis classée par arrêté du 14 novembre 1997, elle est depuis 1957, la cathédrale du diocèse de Fréjus-Toulon, regroupant les diocèses de Toulon et de Fréjus.

Espaces culturels[modifier | modifier le code]

L’offre culturelle de la ville s'étoffe depuis les années 2000 et la commune essaie depuis lors de développer cette activité. À titre d'exemple, le label National du Conservatoire de région, ou encore le Centre national de création et de danse Contemporaine de Chateauvallon[49].

Musées[modifier | modifier le code]

Mémorial du débarquement en Provence.
Entrée du musée des Arts asiatiques.

Créé à la fin du Premier Empire et ouvert au public en 1814, le musée de la Marine de Toulon (une des cinq annexes du Musée national de la Marine qui se trouve au palais de Chaillot) est installé depuis 1981 place Monsenergue, à côté de la tour de l’horloge de l’arsenal et présente notamment une très importante collection de maquettes de bateaux et galères.

Inauguré en 1888, le Musée d'Art expose des tableaux des écoles flamandes, hollandaise, italienne et française (XVIe-XVIIIe siècles) et un fonds du XIXe siècle où figurent des œuvres de peintres provençaux comme le paysagiste toulonnais Vincent Courdouan.

Le nouveau Muséum d'Histoire naturelle[50] où le visiteur peut admirer de belles collections de minéralogie, de fossiles et d'animaux naturalisés, ainsi que de reconstitutions de dinosaures et d'hommes préhistoriques, se trouve dans le quartier du Jonquet, au jardin du Las, un « espace naturel sensible » et « jardin remarquable ». Il est classé Musée de France, tout comme le Musée de la Marine[51] et le Musée d'art (boulevard Leclerc). La Tour Beaumont érigée en 1845 au mont Faron héberge le Mémorial du débarquement en Provence. Celui-ci est inauguré le 15 août 1964 par le général de Gaulle pour commémorer le vingtième anniversaire du débarquement de Provence. Le musée consacre une exposition détaillée sur le déroulement des opérations militaires en Provence, avec de nombreuses cartes, photos d'époque, maquettes, mannequins et engins militaires.

Fondée en 1912, la société des Amis du vieux Toulon et de sa région est une association qui gère le musée du Vieux Toulon. Ce dernier retrace l'histoire de la ville et de son port. Il abrite également des objets ayant traits à l'histoire sociale, économique, religieuse, artistique ou militaire de Toulon. Il dispose notamment d'une impressionnante collection de plaques de cheminées (ce qui restait des maisons bombardées en 1943-1944). Le bâtiment qui abrite le Musée du Vieux-Toulon devant être transformé en hôtel, l'institution prévoit de déménager en 2015.

Toulon dispose d'une structure unique en son genre dans la région : le « Relais socio-culturel Peiresc »[52]. Créé en 1987 par l'inspection académique du Var, au sein du collège Peiresc, ce centre subventionné par les collectivités territoriales, et géré par l'Éducation nationale, dispose de 300 m2 d'expositions et ceux, dans tous domaines : rencontres d'artistes, conférences, ateliers artistiques, visites guidées, diffusion de vidéos d'art, expositions itinérantes et concerts.

Installée depuis son ouverture en 1989 dans une casemate, des remparts du XVIIe siècle, porte d'Italie, la galerie contemporaine des musées est consacrée à l’art contemporain. Ce site est l'un des équipements les plus importants de la ville en matière de création contemporaine, accueillant des expositions temporaires d’artistes nationaux et internationaux tout en restant à la fois un équipement servant à la promotion de la jeune création régionale.

Ancien siège de la sous-préfecture (jusqu'en 1974 date à laquelle Toulon redevint préfecture) puis hôtel de la présidence du Conseil général du Var, l'hôtel des Arts est depuis 1999 un centre culturel d'exposition de 600 m2, présentant l'art de la seconde moitié du XXe siècle à nos jours.

Inauguré en 2001, le Musée des Arts asiatiques se trouve encore dans la Villa Jules-Verne (maison bourgeoise du début du XIXe siècle, dans le quartier du Mourillon) et abrite des collections d'arts asiatiques datant pour les plus anciennes du XVIIe siècle, présentées par origine géographique : Chine, Japon, Inde, Tibet, Thaïlande, Mongolie, Cambodge, Java, Ceylan, Birmanie et Viêt Nam-Tonkin. Cette bâtisse devant être transformée en hôtel, l'établissement se cherche une nouvelle demeure pour 2015.

Installé dans une ancienne caserne du XIXe siècle, Boulevard Bazeilles, le musée archéologique du Centre Archéologique du Var[53]l’art contemporain présente des objets usuels, oeuvres d’Art, poteries et maquettes retraçant l'Antiquité, la navigation, l’activité économique de la vielle par le passé. Ce musée aussi doit déménager dès 2014 et se cherche un nouvel emplacement.

Située au cœur de la vieille ville, la maison de la photographie, inaugurée en 2002 constitue un tremplin pour les artistes de la région et s’inscrit dans le prolongement direct de la collection photographique constituée par Marie-Claude Beaud conservatrice du Musée d’Art de Toulon entre 1978 et 1982. Celle-ci compte plus de 400 œuvres des principaux représentants de la photographie française tels que Édouard Boubat, Bernard Plossu ou encore Willy Ronis.

La mairie d’honneur situé en face de la mairie principale sur le quai de Cronstadt compte un hall d’exposition qui est exclusivement réservé aux associations de l’agglomération toulonnaise.

Sites touristiques[modifier | modifier le code]

Place Ledeau
Les Atlantes de Pierre Puget (1656-1658) sur la façade de la mairie d'honneur
  • Atlantes de Pierre Puget
  • Bateau sculpture (la véritable tête de proue est au musée de la marine).
  • Église Saint-François-de-Paule (XVIIe siècle).
  • Église Saint-Louis (néoclassique).
  • Fort Saint-Louis.
  • Mont Faron.
  • Place de la Liberté et sa « Fontaine de la Fédération » (1889).
  • Place Puget et sa « Fontaine aux Dauphins » (1780).
  • Place Raimu et la façade de l'opéra.
  • Plages du Mourillon.
  • Porte d'Italie.
  • Porte monumentale de l'Arsenal.
  • Porte monumentale de l'ancien séminaire des jésuites (façade est de la Corderie).
  • Statue du Génie de la Navigation (appelée aussi « Cuverville » – Cul-vers-ville – car il fait dos à la ville).
  • Rivière Neuve délimitant les quartiers de Bon-Rencontre et du pont Neuf (canal de détournement du Las entrepris par Vauban).
  • Tour Royale (avec parc et plage)
  • Zoo du Mont Faron
La porte d'Italie que traversa Napoléon en partant pour la campagne d'Italie

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

Toulon accueille 2 bibliothèques et 3 médiathèques qui sont gérées publiquement par la ville. À l'ouest de la ville dans le quartier du Le Pont du Las sur l'avenue principale, avenue du XVe Corps, on y trouve la médiathèque du Pont-du-Las, au centre-ville de Toulon, boulevard du Maréchal-Leclerc se situe la Bibliothèque du centre ville, dans le quartier du Mourillon se trouve la bibliothèque du stade nautique, il suit à Saint-Jean du Var la médiathèque de la Roseraie et la médiathèque de Sainte-Musse dans le quartier de Sainte-Musse.

Opéras, théâtres, cinémas et salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Le Théâtre Liberté de nuit

Toulon se dota en 1765 de son premier théâtre les « Fantaisies toulonnaises », nom qui sera repris plus tard en 2007, lors de la création de la première édition du festival de music-hall. La ville renoue enfin avec son passé artistique.

L'Opéra de Toulon, inauguré treize ans avant l’Opéra Garnier, est le plus important opéra de province[54]. Il propose un répertoire varié de classique et de moderne.

Inauguré en 1992, le Zénith Oméga de Toulon, l'une des plus grandes salles de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, accueille principalement des concerts d'artistes français tels que Johnny Hallyday, Pascal Obispo, Michel Sardou, Charles Aznavour, Zazie, mais aussi internationaux comme George Michael, Nirvana, Iron Maiden, Marilyn Manson pour ne citer qu'eux.

Dans les années 1950 à 1970, la ville de Toulon comptait un grand nombre de cinémas qui pour la plupart ont malheureusement disparu. Aujourd'hui ne subsistent plus que deux cinémas, le Pathé Liberté et le Royal, le plus connu d'entre eux car il est possible d'y voir des films en version originale. Ce dernier, lancé en mai 1993 par un passionné, Christian Braschi, propose tout au long de l'année des films d’art et d’essai[55] .

Depuis 1954, le palais des congrès de Toulon reçoit chaque année le Festival international du film maritime, d'exploration et d'environnement.

Enfin, depuis 2011 la Ville dispose d'un théâtre public ayant le statut de scène nationale, le Théâtre Liberté, dont la direction a été confiée à Charles et Philippe Berling, inauguré en présence de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication.

Toulon et les arts[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Châtiments.

Toulon a inspiré quelques auteurs célèbres ou connus. Victor Hugo passa quelque temps à Toulon, visita le bagne et résuma ainsi dans son œuvre Choses vues les strictes lois qui étaient appliquées :

La tour Royale

« Rébellion, meurtre sur un camarade ou tout autre, coups à un supérieur (depuis l'argousin jusqu'à l'amiral, depuis le mendiant jusqu'au pair de France) : la mort - Évasion ou la tentative, coups à un camarde, injures à un supérieur, vol au-dessus de cinq francs etc. : trois ans de prolongation de peine ou trois ans de double chaîne - Jurer, chanter, refus d’obéir, refus de travail, ne pas se découvrir devant un supérieur (c'est-à-dire devant quiconque passe) etc. : Cachot ou la bastonnade ».

Au XIXe siècle, Victor Hugo consacre une partie du roman Les Misérables au bagne de Toulon où il voit le personnage de Jean Valjean purger une peine de dix-neuf ans d'emprisonnement. À la même époque il y a aussi Vautrin personnage dans Le Père Goriot d’Honoré de Balzac qui fuit le bagne de Toulon, ainsi que Gaspard Caderousse et Benedetto/Andrea Cavalcanti, tous deux issus du roman Le Comte de Monte-Cristo, d’Alexandre Dumas, père.

Près de Toulon, à Ollioules, réside l'écrivain Jacques Séréna, auteur de romans publiés chez Minuit et dont le drame se déroule parfois dans l'aire toulonnaise.

Toulon et son quartier du Mourillon sont également décrits dans le roman de Claude Farrère, Les Petites alliées.

À Toulon sont établies Les Presses Du Midi qui publient de nombreux auteurs varois telle que Jehanne de Champvallon, connue pour le roman X[1].

Peintures et la sculpture[modifier | modifier le code]

Toulon à l'écran[modifier | modifier le code]

Toulon ne dispose pas d'une image cinématographique importante, mais a su jusqu'à présent attirer quelques producteurs. En 1966, Pierrot le fou a été tourné partiellement aux environs des plages du Mourillon. En 1966, La Malédiction de Belphégor a été entièrement tourné à Toulon et dans sa région, à la fois devant et à l'intérieur de l'Opéra. Lors du début de l'année 2008, la ville a été le théâtre du tournage de scènes pour la deuxième saison 2 de la série produite par Canal+ Mafiosa, le Clan. Depuis le 7 novembre 2008, la web-série humoristique Noob créée par Fabien Fournier est tournée à Toulon et ses environs et est diffusée sur la chaîne de télévision Nolife. Le film « Les Vacances de Ducobu » (avec Élie Semoun) a été tourné en 2011 autour de la rade de Toulon.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La cade.
Le Chanteclair, gâteau typiquement toulonnais.

La cuisine toulonnaise est typiquement méditerranéenne. Elle est fortement influencée par la Provence, la Ligurie et le Piémont. Les principaux plats qui la caractérisent sont la bourride, les pieds et paquets, l'esquinado à la toulonnaise, les quenelles de merlan à la toulonnaise, les beignets de fleurs de courgette, la daube provençale, les farcis, les olives noires (AOC), la cade toulonnaise, la soupe au pistou, la tapenade, ainsi que bouillabaisse.

Le vin du Domaine du Clos Lamalgue est produit sur le territoire de la commune, ainsi que le Pastis de Toulon savoureux mélange d’anis, de réglisse et d’aromes divers, cousin du pastis de Marseille.

La cuisine toulonnaise est une cuisine qui utilise les ressources locales (huile d'olive, alevins, fruits et légumes, etc.) mais aussi de contrées plus lointaines, notamment d'Europe du Nord car les navires qui venaient chercher de l'huile d'olive arrivaient les cales pleines de denrées.

La viande provient des vallées avoisinantes tels que les moutons de Sisteron ou du haut et moyen-pays. Les poissons de roches telles les rougets et les alevins d'anchois sont souvent issus de la pêche locale. Les fruits de mers tels que les bogues, les oursins, les huitres et les nonats sont également très prisés.

En matière de pâtisseries, Toulon dispose du chichi frégi sorte de beignet provençal, le chanteclair (gâteau à base de meringue, de crème chantilly glacée, parfumée de praline et de moka) le galet du Mourillon (amandes-chocolat blanc), le caillou du Faron (un fondant praliné aux brisures de crêpes) et le beret du mousse (coque de chocolat noir fourré d'un praliné noisette au sucre cuit recouvert de chocolat blanc).

Langue d'oc[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Occitan.
Lou Souleu, Réseau Mistral

Toulon est historiquement une ville de langue provençale[56] comme l'ateste la toponymie médiévale de ses quartiers périphériques (les borcs en occitan)[57]. C'est donc en provençal que l'autorité monarchique (en la personne de Jean-Baptiste de Coincy) placarda la ville d'affiches exhaurtant la population au calme et à la retenue un peu avant la Révolution et, à la même époque, la pièce provençale Maniclo d'Étienne Pélabon obtint un immense succès dans toute la région. Toulon possède une antenne du Félibrige fondée en 1898 : l'Escolo de la Targo. Parmi les grands auteurs toulonnais de langue d'oc on peut citer également : Victor Quintius Thouron, Charles Poncy, Pierre Fontan et Henri Espieux. La Coupo Santo est régulièrement entonnée lors des rencontres du RCT[58] et que les bateaux du Réseau Mistral portent chacun un nom en provençal. Enfin, au dela des nombreux exemples toponymiques, de voirie, plaques commemoratives ou simple noms de pavillons et villas c'est également en provençal qu'est gravé l'hommage du monument aux morts du quartier du Mourillon.

Événements culturels[modifier | modifier le code]

Plusieurs stands amateurs à l'édition 2009 du festival Mang'Azur

Toulon accueille tout au long de l'année plusieurs événements culturels. Le début d'année commence par le salon idées week-end, cet évènement touristique et culturel qui se déroule au Zénith Oméga de Toulon permet de découvrir depuis 1997 une offre touristique diversifiée en France et à l'étranger.

Dès le mois de mars, la fête des coquillages et de la mer jette l'ancre sur le petit port Saint-Louis du Mourillon depuis 2002, permettant aux dizaine de milliers de personnes de pouvoir à la fois déguster les produits de la mer et se laisser tenter par les autres produits d'une trentaine d'exposants sur le thème de la mer. Un mois plus tard s'organise la « Fête de Bacchus », fête des vins et de la gastronomie qui réunit pendant 3 jours depuis 1992 sur la place de d'Armes les amateurs de bons vins et des spécialités du terroir autour des producteurs et domaines viticoles locaux et non locaux. Pour fêter le printemps, la ville de Toulon organise depuis 1977, la foire aux plants et salon du jardin. Situé dans le jardin du centre-ville, le jardin Alexandre-Ier, cet évènement est attendu par tous les amateurs ou professionnels du jardinage où parmi les exposants on trouve des pépiniéristes, des horticulteurs, des spécialistes du matériel de jardinage, et bien d'autres produits qui ont trait aux plantations nouvelles et au jardin. À la même date on retrouve le festival Mang'Azur, qui réunit depuis 1993 (sauf entre 2003 et 2006 cause de problèmes financiers) une dizaine de milliers de personnes au Palais des Congrès de Toulon autour des thèmes du manga, de l'anime et de la culture japonaise.

Pendant la période estivale, la ville est propice à de nombreux événements culturels. Le « festival de musique de Toulon et sa région » créé en 1951, est, avec la ville d'Aix-en-Provence, l’un des plus anciens festivals de France. D'une part, de la mi-juin à la mi-juillet, cette manifestation propose un festival estival à la Tour royale lieu particulièrement adapté pour les scénographies légères, la musique de chambre et des musiques du monde. D'autre part, d'octobre à mai, le festival de musique est consacré aux grandes symphonies et aux concertos, aux récitals et à la musique de chambre avec la venue de grandes formations musicales, d'ensembles de musique de chambre renommés et de solistes internationaux.

La ville renoue enfin depuis 2007, avec son passé artistique grâce à l'événement music-hall les « Fantaisies Toulonnaises ». Pendant près d'une semaine au début du mois de juin, la ville revit avec sa soirée de gala, des créations jeune public, des spectacles musicaux, des évènements théâtraux, des tours de magie et autres performances artistiques… À la mi-juillet la ville accueille depuis 2007 le festival « Couleurs du Monde », où chaque soirée est consacrée à une ou plusieurs cultures, de la Pologne à l’Arménie, en passant par l’Algérie ou encore l’Irlande. S'ensuit fin juillet, « Jazz à Toulon », festival gratuit, accessible à tous les publics, ne cessant de cultiver son originalité depuis 1990, avec plus de mille artistes et plus de quatre cents concerts qui ont été joués sur Toulon.

Pendant près d'une semaine au mois d'octobre, au Palais des Congrès de Toulon, a lieu chaque année depuis 1954, le Festival international du film maritime, d'exploration et d'environnement ayant pour thème l'exploration, l'environnement, la connaissance du monde marin et sous-marin, etc. Un concours de photographies et de films y a lieu à cette occasion.

Au début du mois de novembre, la ville organise depuis 2001 la fête de la châtaigne au jardin de la Ville Alexandre 1er, où de nombreux exposants venus de tout le département et de la région accueillent pendant ces deux jours les amateurs de saveurs authentiques. Quinze jours après a lieu depuis 1980 sur la place d'Armes, la Fête du livre du Var qui s'impose aujourd'hui parmi les cinq plus grands évènements littéraires français. Plus de 350 auteurs se réunissent pour cette manifestation organisée par le Conseil général du Var. Trois jours de débats, de rencontres, de découvertes, de tables rondes, de cafés littéraires auxquels le grand public peut participer.

Personnalités liées à Toulon[modifier | modifier le code]

Nées à Toulon[modifier | modifier le code]

Jean Aicard
Camélia Jordana

Autres[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Blason de Toulon.
Blason de Toulon

Blasonnement : D'azur à la croix d'or.

Les grandes armes de Toulon (à droite) : D'azur à la croix d'or ; ornements extérieurs : l'écu timbré d'une couronne murale d'or crénelée à cinq tours, soutenu par deux branches de chêne à dextre, de laurier à senestre, au naturel, croisées en pointe en sautoir retenant une banderole d'azur chargée de la devise en lettres d'or « Concordia parva crescunt » (« Par la Concorde les petites choses deviennent grandes »), la Croix de Guerre française 1939-1945 avec palme, appendue en pointe à la croisure de branches.

Grandes armes de Toulon

La devise de la ville est Concordia parva crescunt (« Par la concorde les petites choses grandissent »).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • sous la direction de Maurice Agulhon, Histoire de Toulon, Toulouse, Privat éditeur, 1980.
  • (fr) Georges Blond, Rien n'a pu les abattre - 1967 Presses de la Cité (histoire de Toulon depuis l’Antiquité jusqu'à la fin des années 1960).
  • (fr) Maurice Arreckx, Vivre sa ville, La Table ronde, 1982 ; Toulon, ma passion, 1985
  • (fr) Jean-Jacques Antier, La Flotte Se Saborde - Toulon 1942, Presses De La Cité 1992
  • (fr) Virginie Martin, Toulon la noire, le front national au pouvoir, Denoël 1996
  • (fr) Jean-Pierre Thiollet, Le Chevallier à découvert, Laurens, 1998
  • (fr) Virginie Martin, Toulon sous le Front national, Analyse d'entretiens non directifs, L'Harmattan 2002
  • (fr) Denis Lochouarn, Le quartier Armand Barbès, histoire d'un coin de Toulon, Toulon, Les Amis de François (imp. du Sud-Est), 2003

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Insee - Résultats du recensement de la population de 2008 - Unité urbaine de Toulon, consulté le 22 octobre 2011
  2. Toulon, Résultats du recensement de la population de 2008 - Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée
  3. Le port de Toulon mise sur la croisière
  4. Site du Palais Neptune.
  5. Selon la climatologie des stations de Météo-France
  6. Relevés de la Météorologie nationale sur la période 1961-1990
  7. c'est-à-dire où la température maximale reste inférieure ou égale à zéro
  8. Données climatiques Climat MétéoFrance.com consulté en février 2013
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Eygoutier (Y4530500) » (consulté le 24 janvier 2014)
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Las (Y4520580) » (consulté le 24 janvier 2014)
  11. lire sur le site du mensuel régional le Ravi un article de 2007
  12. gares-en-mouvement.com - Travaux en gare de Toulon
  13. Site officiel du téléphérique du Mont Faron.
  14. Sources : - Les Troupes de Marine - Quatre siècles d'histoire - Édition Lavauzelle.
  15. Voir l'étude de "Toulon @ Venir" Étude de "Toulon @ Venir" sur la rénovation du centre ancien de Toulon
  16. Voir l'étude du cabinet indépendant "Espacité" Étude du cabinet indépendant "Espacité" sur la rénovation du centre ancien de Toulon
  17. http://www.ch-toulon.fr/hopital-sainte-musse-81.html
  18. Le provençal pour les nuls, 2011, pages 18 et 84
  19. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 408.
  20. rattachée à la 7e armée américaine du général Alex Patch
  21. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 32
  22. Paul Gaujac, La Bataille et la libération de Toulon : 18 au 24 août 1944, Nouv.eds Latines, 1994
  23. La Marianne d'or du développement durable pour Toulon
  24. Résultats électoraux indexés sur le site du journal Le Figaro
  25. « Cantons de Toulon », Insee (consulté le 01/07/2007)
  26. Toulon, Résultats du recensement de la population - 2006
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  29. « Evolution et structure de la population à Toulon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 juillet 2010)
  30. Le Lycée Fénelon classé parmi l'un des vingt meilleurs lycées de France
  31. sainteanne.org
  32. radiosudtoulon
  33. radio-active
  34. Direct Azur déploie ses antennes dans le Var
  35. La première fabrique de savons est née à Toulon.
  36. Souvenir : l'âme des Cafés Maurice demeure à Toulon.
  37. centre-mayol.com
  38. L'éditeur de BD Delcourt devient majoritaire chez Soleil.
  39. Toulon classée commune touristique
  40. Toulonmaville.com Peu d'hôtels, mais pas plus d'hôtes que ça
  41. Voile: à Toulon, les vieux gréements s'offrent un bain de foule
  42. Un million de visiteurs annoncés pour Toulon Voiles de Légende
  43. Les plages du Mourillon décrochent le Pavillon bleu
  44. collectif, Coordination Association Culture et Patrimoine - Conservation régionale des monuments historiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Travaux de restauration Ville de Toulon, Porte de l’arsenal. Ministère de la culture et de la communication, Ministère de la Défense - Marine nationale, Lignes,‎ septembre 1988, 6 p.
    Histoire ; Architecture ; Sculpture
  45. « Notice no PA00081748 », base Mérimée, ministère français de la CultureL'ancienne porte de l'Arsenal, remontée au musée : classement par arrêté du 4 mai 1910
  46. Inauguration du monument national à la mémoire des sous-mariniers
  47. Var / Toulon. ― Le monument aux morts de la guerre de 1914-1918, place Gabriel-Péri, en totalité, y compris les grilles qui l'entourent (cad. CP 210) : inscription par arrêté du 22 février 2010
  48. « Parcs et jardins, Toulon », sur Frequence-Sud (consulté le 27 octobre 2011)
  49. Châteauvallon, Centre de création et de diffusion culturelles
  50. Muséum d’histoire naturelle de Toulon et du var
  51. Musée national de la marine
  52. [1]
  53. [2]
  54. La belle épopée d'un monument.
  55. Le Royal transforme l’essai .
  56. René Merle.Inventaire du texte provençal de la région toulonnaise. GRAICHS : Six-Fours, 1986.
  57. Toulon comptait donc ainsi un Borc del Portalet, un Borc del Predicados, un Borc de Dona Borgna à l'oest et un Borc de la Lauze ou de la Roca Blava, un Borc de Santa Catharina et un Borc de Sanct Michael à l'est. In Masse Danièle.Toulon pas à pas. Horvath : Barcelone, 1993. Page 8.
  58. Exemple filmé lors d'une rencontre avec Montpellier, consulté sur youtube.com le 6/9/2011