Toulon
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| Toulon | |||
|---|---|---|---|
|
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | ||
| Département | Var (préfecture) | ||
| Arrondissement | Toulon (chef-lieu) | ||
| Canton | Chef-lieu de neuf cantons | ||
| Code Insee abr. | 83137 | ||
| Code postal | 83000,83100,83200 | ||
| Maire Mandat en cours |
Hubert Falco 2008-2014 |
||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée | ||
| Site internet | http://www.toulon.com/ | ||
| Démographie | |||
| Population | 167 816 hab. (2006) | ||
| Densité | 3 917 hab./km² | ||
| Aire urbaine | 564 823 hab. | ||
| Gentilé | Toulonnaises, Toulonnais | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 584 m | ||
| Superficie | 42,84 km² | ||
Toulon (Tolon en occitan, prononcer Touloun) est une ville du sud-est de la France, préfecture du département du Var et la troisième ville de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Située à 190 kilomètres de la frontière italienne, elle est établie sur les bords de la mer Méditerranée, le long de la rade de Toulon.
Avec 167 816 habitants en 2006, elle est la quinzième commune de France par sa population. Son agglomération est la neuvième de France avec 500 000 habitants (2009). L'aire urbaine de Toulon est la dixième de France avec 564 823 habitants.
Toulon appartient à la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, qui rassemble onze communes et plus de 500 000 habitants soit 43 % de la population du département du Var. Le SCoT Provence Méditerranée (Schéma de cohérence territoriale), créé en 2002, regroupe trente et une communes. Sa population était estimée à 526 000 habitants en 2005.
Située entre mer et montagnes, capitale économique du Var, Toulon bénéficie de nombreux atouts naturels. Le tourisme, le commerce et les administrations (publiques ou privées) occupent une place importante dans l'activité économique de la ville. Elle accueille le plus grand port militaire français : la base navale de Toulon, encore appelée arsenal et dispose également d’un aéroport qui transporte plus de 620 000 passagers par an.
Le port de commerce de Toulon est le premier port français pour la desserte de la Corse. En 2008, 1.032.908 passagers ont embarqué depuis le Var, ce qui représente 65% du trafic vers la Corse. Ce boom est lié à la présence, depuis 2001, de la compagnie maritime Corsica Ferries. La ville possède aussi une université et des pôles d’enseignement supérieur importants tel que l’Institut supérieur de l'électronique et du numérique (ISEN Toulon) et l’Institut des sciences de l'ingénieur de Toulon et du Var ou encore Supméca Toulon. Toulon est enfin dotée de certains équipements culturels importants. Elle possède entre autres un opéra parmi les plus célèbres en France après les Opéra Garnier et Opéra Bastille, un conservatoire national de région, plusieurs musées, des salles de concert, et bientôt un grand théâtre. Ses habitants s'appellent les Toulonnais(es).
La devise de la ville est Concordia parva crescunt (« Par la concorde les petites choses grandissent »).
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
La ville de Toulon est située dans le Midi de la France au sud-ouest du département du Var sur le littoral méditerranée, à mi-chemin entre Marseille, à l'ouest, et Saint-Tropez, à l'est. On la considère parfois comme la première ville à l'ouest de la Côte d'Azur.
Elle est distante de 63,7 kilomètres (A50) de Marseille dans le département des Bouches-du-Rhône, 149 kilomètres (A57-A80) de Nice, 379 kilomètres (A62-E72) de Lyon en région Rhône-Alpes, 839 kilomètres (A7-E15) de la capitale française Paris, de 343 kilomètres (A10-E80) de Gênes (Italie) et 430 kilomètres (A80-E717) de Turin. Géographiquement, elle se localise à 122 kilomètres de la montagne de Lachens (1714 mètres) point culminant du Var.
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Hydrographie
- L'Eygoutier est une petite rivière de 15 kilomètres qui se jette en Méditerranée, dans la grande rade de Toulon. Dans sa traversée de Toulon, il est surnommé du joli nom de « rivière des Amoureux ».
- Le Las, petit fleuve côtier de 8 kilomètres qui prend sa source dans la retenue de Dardennes et qui se jette dans le port militaire de l’arsenal de Toulon.
[modifier] Le Mont Faron
Au nord de la ville, le mont Faron est un massif calcaire du jurassique supérieur et du crétacé, boisé en pinède. Il culmine à 584 mètres d'altitude et offre un panorama extraordinaire sur Toulon, sa rade et les villes environnantes. On y accède par une route en sens unique (montée par le côté ouest, descente par l'est) ou par un téléphérique inauguré le 12 juin 1959.
[modifier] La rade
La rade de Toulon est fermée à l'est par la presqu'île de Giens et au sud par celle de Saint-Mandrier qui la séparent de la pleine mer, elle se divise en grande rade (ou rade des Vignettes, à l'est) et petite rade à l'ouest, contigüe à Toulon, à La Seyne et à Saint-Mandrier. Les deux rades, grande et petite sont séparées par une digue construite au XIXe siècle par les ingénieurs de la marine et les bagnards. Dans la petite rade, on trouve l'arsenal et le port de Toulon, ainsi que la base des écoles de plongée de la marine de Saint-Mandrier, diverses fortifications, une base scientifique de l'IFREMER à La Seyne, des parcs de pisciculture, et le site de Tamaris qui fut une station balnéaire à la mode au XIXe siècle, lancée par Michel Pacha et fréquentée entre-autres par George Sand et Frédéric Chopin. C'est dans cette rade que les trois pionniers français de la plongée : Philippe Tailliez, Jacques-Yves Cousteau et Frédéric Dumas surnommés depuis 1975 « les trois mousquemers », ont commencé leurs carrières et expérimenté leurs premiers engins.
Des lignes régulières relient la Corse au port de commerce de Toulon.
[modifier] La partie militaire
L'arsenal de Toulon est le premier port militaire de France. C'est notamment le port d'attache du porte-avions Charles-de-Gaulle. Il abrite d'autres navires de guerre, et une partie des sous-marins nucléaires (sous-marins d'attaque SNA). Il s'étend des limites de la ville de la Seyne-sur-Mer jusqu'à la limite du port civil de Toulon. C'est un important centre de réparation et d'entretien des navires. Les onze bassins de radoub ont été construits pour cela. Les deux plus grands (422 mètres par 40) furent construits en gagnant sur la mer, les travaux durèrent de 1911 à 1927. C'est dans ces bassins que les IPER (Indisponibilité pour entretien et réparation, c'est-à-dire les interventions programmées d'une durée supérieure à un an) se déroulent, pour entretenir les porte-avions français (initialement le Clemenceau et le Foch, maintenant le Charles-de-Gaulle).
[modifier] Grands quartiers
[modifier] Sud-ouest
• la Beaucaire, un quartier à la fois rural et citadin (comprend une cité de taille importante) à la limite de la commune d'Ollioules.
• les quartiers du Pont-Neuf, du Pont-de-bois, de la Rivière-Neuve et de Bon-Rencontre, quartiers résidentiels et commerçants.
• Le Pont du Las ancien quartier populaire et commerçant.
[modifier] Nord-ouest
• Des quartiers plutôt résidentiels, comme le quartier des Routes, ainsi que plusieurs cités (le Jonquet, le Guynemer) en montant vers le baou des Quatre Oures (« le rocher des Quatre-Vents », en provençal).
[modifier] Nord
• Sur le versant nord (ubac) du mont Faron subsistent des hameaux : ceux des Moulins, des Pomets et de l'Ubac.
• Côté rade, on peut considérer une multitude de quartiers : Barbès, Claret, La Loubière, Siblas (accueillant l'hôpital militaire de Sainte-Anne), les Lices (nom dû aux imposants restes de remparts encore intacts de l'époque Vauban et Napoléon ; ce quartier est le siège de la préfecture du Var et du conseil général).
[modifier] Est
• La Rode, quartier de grands immeubles résidentiels, construit dans les années 70 à la place de jardins ouvriers où Django Reinhardt passa une partie de sa jeunesse (un collège y porte son nom).Le quartier a également pris la place des anciens abattoirs qui avaient été très endommagés par les bombardements de 1943.
• Saint-Jean-du-Var, un quartier populaire symétrique du Pont du Las, côté est, qui a plutôt l'allure d'une ville-rue.
• Brunet, situé dans le prolongement de Saint-Jean-du-Var, qui accueille l'hôpital civil de Font-Pré.
• Passé l'hôpital civil il y a les quartiers résidentiels de la Pivotte, Krantz, Beaulieu. En continuant vers La Valette, au débouché de la corniche du Faron, rond-point JG Scarrone, l'avenue des Terres Rouges mène aux quartiers de la canaillette et aux Terres rouges. Ces quartiers font partis du CIL ("comité d'intérêt local") de Toulon Nord Est.
• Le Mourillon, ancien quartier de pêcheurs qui abrite également l'arsenal du Mourillon depuis le XVIIIème siècle, aujourd'hui résidentiel avec La Mitre habité par de nombreux officiers de marine et commerçant et plus populaire autour du boulevard Bazeilles et de la rue Lamalgue.
• Sainte-Musse, un quartier industriel et résidentiel populaire.
• le Cap Brun, quartier de grandes propriétés et de résidences haut de gamme.
• Aguillon, la Serinette et les Ameniers sont des quartiers résidentiels situés entre l'autoroute A 57 et le Cap Brun.
[modifier] Centre sud
On y retrouve le célèbre marché provençal du cours Lafayette et ses spécialités locales comme la cade (socca) et le chichi frégi. Ce marché a inspiré une chanson de Gilbert Bécaud (Les marchés de Provence).
La haute-ville, est la partie « haussmannienne » du centre. Le baron Haussmann qui a complètement modernisé la ville de Paris au XIXe siècle (les fameuses façades haussmaniennes qui arpentent toute la capitale) fut préfet du Var, et c'est lors de l'agrandissement de Toulon ordonné par Napoléon III qu'il exécuta ses premiers "prototypes d'architecture" dans la haute-ville[réf. nécessaire] qui n'était alors que des champs. Il y construit aussi la place de la Liberté, le Grand Hôtel, le jardin Alexandre-Ier, l'hôpital Chalucet, le palais de Justice, la gare ainsi que l'ancien bâtiment des Dames de France et l'ancienne caisse d'épargne. Il demanda de l'aide à son ami Garnier pour construire un opéra. Ce fut aussi le premier opéra de France construit par Garnier, il s'en servit, comme Haussmann, d'« essais » pour le futur opéra qu'il allait construire à Paris, l'opéra Garnier.[réf. nécessaire]
[modifier] Transports
[modifier] Climat
Le climat toulonnais est de type méditerranéen, caractérisé par un très fort ensoleillement, une saison sèche nettement marquée en été, des précipitations rares mais parfois violentes, des températures chaudes en été et douces en hiver. De par sa proximité avec la mer, les températures restent relativement clémentes en toutes saisons[1].
Ainsi la température moyenne de janvier (mois le plus froid) est 9,3°C (la plus chaude de France métropolitaine) avec des températures maximales moyennes de 12,7°C et des températures minimales moyennes de 5,8°C.
La température moyenne de juillet (mois le plus chaud) est de 23,9°C avec des températures maximales moyennes de 29,1°C et des températures minimales moyennes de 18,8°C.
Les précipitations sont de 665 mm par an. Le mois le plus sec est juillet avec 6,6 mm, le plus pluvieux est octobre avec 93,9 mm. Il pleut moins de 60 jours par an (59,7 en moyenne) et les répartitions des précipitations sont très inégales. Ainsi février est le mois où il pleut le plus souvent avec 7,1 jours de précipitations mais pour seulement 88,3 mm alors qu'octobre n'a que 5,9 jours de pluie. Le mois où il pleut le moins souvent est juillet avec 1,3 jour. Les mois les plus secs et où il pleut le moins souvent vont de mai à septembre. L'automne est caractérisé par des pluies violentes mais brèves, l'hiver par des précipitations importantes mais plus réparties.
De par sa proximité avec la mer, le gel est rare (2,9 jours par an en moyenne) et le gel permanent (c'est-à-dire où la température maximale reste inférieure ou égale à zéro) totalement inexistant. La neige est rare également (à peine 1,5 jours par an en moyenne) et il est exceptionnel qu'elle tienne au sol (0,3 jours par an en moyenne).
Cependant, la douceur du climat toulonnais ne doit pas faire oublier une caractéristique désagréable du climat : le vent. Il y a plus de 115 jours de vent fort (mistral, très sec ; vent d'est, en général accompagné de précipitations ou de temps nuageux). Le mois le plus venteux est janvier avec en moyenne 12,5 jours de vent fort. Le moins venteux est septembre avec 7 jours de vent fort. En hiver, le mistral peut considérablement accentuer la sensation de froid même lorsque les températures restent clémentes.
L'atmosphère toulonnaise est souvent sèche. Ainsi l'humidité relative y est en moyenne de 56% avec peu de variations saisonnières : Les mois les plus secs sont juillet et août avec 50%, les moins secs sont novembre et décembre avec 60%.
| Ville | Ensoleillement | Pluie | Neige | Orage | Brouillard |
|---|---|---|---|---|---|
| Toulon[2] | 2899 h / an | 665 mm / an | 2 j / an | 24 j / an | 5 j / an |
| Toulouse | 2 047 h/an | 655 mm/an | 7 j/an | 26 j/an | 44 j/an |
| Paris | 1 797 h/an | 642 mm/an | 15 j/an | 19 j/an | 13 j/an |
| Strasbourg | 1 637 h/an | 610 mm/an | 30 j/an | 29 j/an | 65 j/an |
| Moyenne nationale | 1 973 h/an | 770 mm/an | 14 j/an | 22 j/an | 40 j/an |
[modifier] Toponymie
Toulon s'écrit Touloun en provençal selon la norme mistralienne et Tolon selon la norme classique.
[modifier] Histoire
[modifier] Préhistoire et Antiquité
Avant la colonisation romaine, Telo Martius (de Telo : la déesse ligure des sources — ou du latin tolus : pied de colline — et Martius : dieu latin de la guerre, Arès chez les Grecs) était un abri des navires grecs croisant entre Massalia et Olbia, et une pêcherie de murex, gros escargot de mer servant à teindre les toges. Ligures, Celtes et Grecs y commercèrent puis s'y affrontèrent, jusqu'à ce que ces derniers fassent appel à Rome qui, après plusieurs campagnes contre les Celto-Ligures, annexe la région (appelée depuis lors Provincia: Provence) en l'an 120 avant notre ère.
Telo Martius devient alors l'une des deux teintureries impériales de pourpre, colorant naturel de couleur rouge, grâce à l'exploitation des Murex et des cochenilles du chênes kermès, alors dominants sur son territoire.
[modifier] Moyen Âge
Point de relâche des bateaux de commerce, Telo, puis Tholon, Tolon, Touloun s'attache à protéger ce site exceptionnel fréquemment pillé par les pirates et les Sarrasins (mais aussi, en période de disette, base d'expéditions maritimes de rapine vers l'est ou le sud de la Méditerranée occidentale...). Après le rattachement de la Provence à la France, Toulon devient un lieu de construction navale (sous Charles VIII) et sa rade est utilisée pour abriter des flottes militaires.
[modifier] Ancien Régime et Révolution
Vauban fortifie la ville de Toulon. Un bagne s'y installa, les condamnés dormant sur de vieux bateaux démâtés, et travaillant à terre dans la journée (tous n'étaient pas enchaînés); d'autres (soumis aux peines les plus sévères) étaient affectés aux chiourmes des galères royales, à la mortalité très élevée. En fin de peine, beaucoup restèrent dans la région. En 1707 Victor Amédée II attaque la ville,bloquée par les navires de C.Showell, au mois de Juillet et la flotte se saborde.La nuit entre le 22 et le 23 aout les Savoyards réplient vers Nice. Toulon était le lieu de départ et d'arrivée de la plupart des grandes expéditions militaires et coloniales françaises vers l'Afrique au cours de l'Ancien Régime et au XIXe siècle: par exemple, l'expédition d'Égypte, dirigée par Napoléon Bonaparte, partit de Toulon le 19 mai 1798. Bonaparte avait d'ailleurs gagné ses galons de général de brigade, le 22 décembre 1793, après le Siège de Toulon et sa reconquête par les armées révolutionnaires. La ville avait été ouverte aux Anglais par la fraction royaliste de ses habitants. Elle allait être débaptisée par la Convention Nationale qui, par décret du 4 nivose An II (24 décembre 1793), stipulait : "Le nom infâme de Toulon est supprimé. Cette commune portera désormais le nom de Port-la-Montagne".
[modifier] Époque contemporaine (XIXe-XXe siècles)
Durant le XIXe siècle, Toulon accueille une importante immigration italienne liée au développement industriel et naval, ainsi que de nombreux Corses.
Les permutations de la Marine nationale avec l'arsenal de Brest créent aussi une communauté bretonne.
[modifier] Seconde Guerre mondiale
Sévèrement éprouvé lors de la Seconde Guerre mondiale (sabordage de la flotte le 27 novembre 1942 veille de l'occupation allemande, bombardements américains du 24 novembre 1943), Toulon est libéré le 23 août 1944 par la 7e armée américaine du général Alex Patch, composée du 6e corps US et de l'armée B commandée par le général de Lattre de Tassigny (dont la plupart des hommes de troupe étaient des européens d'Afrique du nord et des maghrébins).
[modifier] De 1945 à nos jours
Après la guerre, le port ravagé est à reconstruire, ainsi que beaucoup de logements détruits ; de plus, à la fin de la Guerre d'Algérie, l'afflux des Pieds-Noirs chassés de chez eux nécessite la construction rapide de nouveaux logements : autour de la vieille ville, qui se dégrade, s'élèvent alors de nouveaux quartiers de logements collectifs. "Petit Chicago" fut après la Seconde Guerre mondiale le surnom d'un quartier mal famé situé au bas de la vieille ville, juste à la sortie de la porte principale de l’arsenal. Ce surnom fut donné par les pêcheurs, ce qui contribua largement à asseoir la mauvaise réputation de la ville dans les années 1950.
A partir des années 1970 Toulon connait une forte déprise économique et sociale, et doit faire face à divers problèmes. Un taux de chômage élevé, un développement de la délinquance notamment dans le centre-ville en plein délabrement, une saturation du trafic routier lié à la mauvaise desserte autoroutière de l'agglomération, une gestion affairiste de la ville, notamment sous le mandat du maire Maurice Arreckx, contribuent à la victoire du Front national aux élections municipales de 1995, gouvernant la ville jusque 2001.
En ce début de XXIe siècle, Toulon cherche à améliorer son image et à s'affirmer comme une véritable métropole régionale, à travers une revalorisation de son centre ancien, une amélioration des infrastructures de communication, et un développement économique.
[modifier] Héraldique
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Blasonnement : D'azur à la croix d'or. Les grandes armes de Toulon (à droite) : D'azur à la croix d'or ; ornements extérieurs : l'écu timbré d'une couronne murale d'or crénelée à cinq tours, soutenu par deux branches de chêne à dextre, de laurier à senestre, au naturel, croisées en pointe en sautoir retenant une banderole d'azur chargée de la devise en lettres d'or « Concordia parva crescunt » ("Par la Concorde les petites choses deviennent grandes"), la Croix de Guerre française 1939-1945 avec palme, appendue en pointe à la croisure de branches. |
[modifier] Démographie
(Élaboration graphique par Wikipédia)

[modifier] Logement
En 2008, Toulon est resté après Nice, mais avant Marseille ou encore Strasbourg, une des villes de province de plus de 150.000 habitants les plus chères pour l'achat d'un logement ancien [5].
[modifier] Administration
[modifier] Maires de Toulon
| Nom | Dates du mandat | Parti | |||
|---|---|---|---|---|---|
| 16 | Maurice Arreckx | 1959 | 1985 |
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| 17 | François Trucy | 1985 | 1995 |
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| 18 | Jean-Marie Le Chevallier | 1995 | 2001 |
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| 19 | Hubert Falco | 2001 | - | Union pour un mouvement populaire | |
[modifier] Les cantons
Toulon est chef-lieu de 9 cantons :
| Les 9 cantons de Toulon | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Toulon-1 | Toulon-2 | Toulon-3 | Toulon-4 | Toulon-5 | |
| Toulon-6 | Toulon-7 | Toulon-8 | Toulon-9 | ||
| Autres cantons du Var | |||||
[modifier] Jumelages
La Spezia (Italie) depuis le 25 octobre 1958
Mannheim (Allemagne) depuis le 25 octobre 1958
Norfolk (États-Unis) depuis le 21 décembre 1988
Kronstadt (Russie) depuis le 26 septembre 1996
Khémisset (Maroc) depuis 2005
[modifier] Économie
Comme d'autres villes du sud de la France, Toulon a été peu touchée par la révolution industrielle. L'essentiel de son développement économique a été provoqué par le tourisme, le commerce et les activités liées au bâtiment. Après la Seconde Guerre mondiale, les activités administratives se sont beaucoup développées. Elles jouent aujourd'hui un rôle important dans l'économie de la ville. Cependant, la ville reste malgré une baisse des effectifs, dépendante de la forte activité militaire qui existe depuis les débuts du XVIe siècle. L’armée regroupe en 2008 plus de 23 000 emplois liés à l’armement et fait de Toulon la première base navale d’Europe.
[modifier] Secteur primaire
Aujourd'hui le territoire toulonnais, qui est situé entre la mer Méditerranée et la colline du Mont Faron, dispose de peu de territoire pour s'adonner à la pratique de la culture de ces sols. Cependant, il subsiste encore une petite parcelle de terre de 3 hectares dans le quartier du Cap Brun, permettant à l'activité viticole de subsister en milieu urbain tel que celui de Montmartre à Paris. Au large de Toulon et plus précisément dans la rade de Toulon, face à la commune de Saint-Mandrier continue de se développer l'activité aquacole.
[modifier] Secteur secondaire
Toulon dispose d'une usine d'incinération des ordures ménagères "l'usine d'incinération de Lagoubran", situé à l'entrée oust de la ville. Le site est géré depuis 1979 par le Syndicat intercommunal chargé du transport et du traitement des ordures ménagères de l'aire toulonnaise qui regroupe Toulon mais aussi 25 autres villes de l'aire urbaine toulonnaise.
[modifier] Secteur des services
La ville de Toulon connaît une tertiarisation croissante de son économie avec prolifération des sociétés de services. Toulon est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Var. Celle-ci gère l’aéroport de Toulon-Hyères, le port de commerce de Toulon, le port de plaisance de Toulon et les ports de Giens-Porquerolles. Le 24 avril 1990, le Député Maire Maurice Arreckx inaugura celui qui est aujourd'hui l’un des acteurs importants du commerce du centre ville de Toulon, le Centre commercial Mayol accueillant un ensemble d’enseignes nationales et européennes [1]. La ville compte 3 zones d’activités économique (Z.A.E) sur une vingtaine d'hectares de terrains: Sainte Musse, Malbousquet et Général Pruneau.
- Constructions navales
- Ports de commerce et de plaisance
- Port militaire (arsenal de la marine nationale)
- Toulon Var Technologies
- Var Accueil Investisseurs
- L'Union patronale du Var
- Conseil général du Var
- Le Comité départemental de tourisme
- Var Aménagement Développement
- Soleil Productions
- ECA (Groupe)
- AGPM
[modifier] Institutions publiques
[modifier] Toulon Provence Méditérranée
Depuis 2003, l'hotel d'agglomération de Toulon Provence Méditérranée se situe dans le centre de la ville de Toulon, dans l'ancien bâtiment de la Caisse d'Epargne
[modifier] Conseil Général du Var
L'hotel du département du Conseil Général du Var se situe au nord du centre ville de Toulon.
[modifier] Préfecture du Var
[modifier] Le Tourisme
Le premier port militaire de France n'a pas été considéré jusque très récemment comme une destination touristique, mais plutôt comme une ville de passage pour les touristes provenant de Marseille et d'Aix qui se rendaient en Italie. En effet, la majeure partie de la rade de Toulon était occupée et l'est encore par le port militaire. Cependant, coincée entre une magnifique rade et les collines des alentours où l'on peut jouir d'un panorama exceptionnel, Toulon va réussir tant bien que mal à attirer de nombreux visiteurs. Dès 1834, la ville va accueillir de nombreux artistes tel que Joseph Méry qui tomba sous le charme de la cité. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Toulon change de visage et son activité touristique aussi. En effet, l'agrandissement de Toulon, signé par le décret de 1852, l'arrivée du chemin de fer avec l'achèvement de la construction de la gare de Toulon en 1859 et la création d'une nouvelle ville appelée la "Haute Ville" donnent une autre dimension à Toulon.
Aujourd'hui et depuis près d'un siècle, la capitale du Var évolue bien loin de Cannes et Marseille, malgré une image qui s’est sensiblement améliorée. La ville n’est toujours pas identifiée comme une ville de tourisme, mais mise sur la rénovation des bâtiments de la "Basse ville", la rénovation du parc hôtelier existant, l'accueil de croisiéristes tout au long de l'année (la ville a accueilli 70 000 croisiéristes pour 63 escales en 2008, contre 51 en 2007).
Malgré la renommée de ville balnéaire touristique de Toulon qui n'est pas encore très répandue, cette dernière possède pourtant des plages agréables et ombragées à peu de distance du centre-ville, accessibles facilement en bus, comme les quatre anses artificielles aménagées par apport de sable et digues au quartier du Mourillon, possédant restaurants, transats à louer, ou jeux pour les enfants. Plus à l'est, une école de voile. D'autres plages, comme celles des Sablettes ou de Saint-Mandrier, sont accessibles directement par le service de bateaux de la rade au tarif urbain. En 2009, la ville se voit récompensée pour la première fois pour la qualité de ses eaux de baignade, en décrochant le Pavillon Bleu d'Europe [6].
[modifier] Urbanisme
[modifier] Architecture et monuments
- Cathédrale Notre-Dame-de-la-Seds de Toulon (fin XIIe siècle).
- L'église Saint-François-de-Paule (1744)
- L'église Saint-Louis
- L'église et l'ancien couvent Sainte-Philomène au Mourillon
- Opéra de Toulon, le plus grand opéra de province.
- La Tour royale (1514), une ancienne forteresse de défense de la rade puis prison jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
- Fort Lamalgue
- Fort Saint-Antoine
- Fort Saint-Louis
- Ancien Fort des Pomets
- Tour Beaumont
- Fort de Croix Faron
- Fort Faron
- Tour de l'horloge ou « tour carrée », dans l'enceinte de l'arsenal, anciennement sur pilotis.
- Corderie (XVIIe siècle) formant la partie nord de l'enceinte de l'Arsenal
- La porte de l'Arsenal
- La porte du séminaire Jésuite aujourd'hui sur le pavillon est de la Corderie
- Statue en l'honneur de Raoh, empereur du Hokuto
- Statue du Génie de la Navigation, carré du Port (statue en bronze, dénommée dans le langage populaire « Cul-vers-Ville », du fait qu'elle tourne le dos aux Toulonnais).
- Monument de la Fédération, une fontaine de la Place de la Liberté, mettant en scène de façon très idéalisée le départ de la statue de la liberté de Toulon vers New York sur la frégate Isère.
- Le Bathyscaphe FNRS 3, esplanade de la Tour Royale
- La statue de la fraise de l'Est, représentant un ananas
- Halles Raspail
[modifier] Parcs, jardins et squares
Honorée de Trois Fleurs au concours des villes et villages fleuris, Toulon dispose d'une vingtaine de parcs représentatifs d'une ville résolument verte située entre la mer et la montagne. Le jardin Alexandre 1er situé en cœur de ville, est le jardin de Toulon le plus ancien à avoir été aménagé et cela depuis 1852. La ville possède un exemplaire unique d'arbre, un figuier étrangleur, bouture provenant de la place Georges Tainturier, à Compiègne. Le jardin de la Tour Royale, inaugurée en 2008, est le plus important parc créé à Toulon dans les années 2000.
| Antérieurs au Second Empire | Aménagés sous le Second Empire | Créés dans le dernier quart du XXe siècle | Créés au XXIe siècle |
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Lors de l’assemblée générale du 25 avril 2009, la FUBicy a attribué son Clou rouillé à la ville de Toulon pour l’absence de toute politique cyclable.
[modifier] Lieux de cultes
- Catholique
- Cathédrale Notre-Dame-de-la-Seds de Toulon, traverse de la cathédrale (Basse-Ville),
- Différentes églises, chapelles et paroisses disséminées à travers la commune,
- Siège de l'évêché de Toulon-Fréjus, avenue de l'Elisa (Brunet),
- Paroisse de rite latin à Ste-Philomène, Bd. Grignan au Mourillon.
- Protestant/Évangéliste
- Temple protestant en centre-ville, nombreuses salles de prières et temples à travers la commune.
- Orthodoxe
- Église orthodoxe grecque, à Bon-Rencontre,
- Église orthodoxe russe, à Siblas,
- Église orthodoxe française, à Aguillon,
- Toulon est le siège du patriarcat orthodoxe copte de France (Siège administratif au sein de l'église copte du Revest-les-Eaux).
- Musulman
- Mosquée En-Nour, rue Vincent-Courdouan,
- Salle de prière, bd Ferdinand de Lesseps, et quelques autres dans la ville.
- Israélite
- Synagogue à Saint-Roch, et quelques lieux de prière dans la ville.
- Bouddhiste
- Lieu de prière en centre-ville.
[modifier] La Culture
[modifier] Espaces Culturels
L’offre culturelle de la ville reste insuffisante et incomplète. En effet, Toulon manque encore cruellement de lieux en comparaison avec des villes comme Hyères, Marseille ou Aix-en-Provence. Cependant, la commune essaie depuis le XXIe siècle de développer cette activité. Le Musée des Arts asiatiques, ouvert en 2001 dans la Villa Jules Verne abrite des collections d'arts asiatiques datant pour les plus anciennes du XVIIe siècle.
[modifier] Musées
- Espace Peiresc
- Galerie Contemporaine
- Galerie de la Porte d'Italie
- Hall d'exposition Mairie d'honneur
- Maison de la photographie
- Musée national de la Marine de Toulon (une des cinq annexes du musée national de la Marine qui se trouve au palais de Chaillot).
- Musée d'Art. Une grande salle expose des tableaux des écoles flamandes, hollandaise, italienne et française (XVIe-XVIIIe siècles) et un fonds du XIXe siècle où figurent des oeuvres de peintres provençaux comme le paysagiste toulonnais Vincent Courdouan.
- Musée des arts asiatiques.
- Muséum d'Histoire naturelle. Belles collections de minéralogie et d'animaux naturalisés, des oiseaux principalement.
- Musée du Vieux Toulon. Impressionnante collection de plaques de cheminées (ce qui restait des maisons bombardées en 1943-1944) et d'autres souvenirs de l'ancien Toulon, de sa vie quotidienne et des grandes occasions.
- Musée Jean Aicard - Paulin Bertrand.
- Hôtel des Arts.
- Mémorial du débarquement en Provence au mont Faron.
[modifier] Sites touristiques
- Atlantes de Pierre Puget
- Bateau sculpture (la véritable tête de proue est au musée de la marine).
- Église Saint-François-de-Paule (XVIIe siècle).
- Église Saint-Louis (néoclassique).
- Fort Saint-Louis.
- Mont Faron.
- Place de la Liberté et sa « Fontaine de la Fédération » (1889).
- Place Puget et sa « Fontaine aux Dauphins » (1780).
- Place Raimu et la façade de l'opéra.
- Plages du Mourillon.
- Porte d'Italie.
- Porte monumentale de l'Arsenal.
- Porte monumentale de l'ancien séminaire des jésuites (façade est de la Corderie).
- Statue du Génie de la Navigation (appelée aussi « Cuverville » – Cul-vers-ville – car il fait dos à la ville).
- Rivière Neuve délimitant les quartiers de Bon-Rencontre et du pont Neuf (canal de détournement du Las entrepris par Vauban).
- Zoo du Mont Faron
[modifier] Bibliothèques
Toulon accueille 4 bibliothèques et médiathèques qui sont gérées publiquement par la ville. À l'ouest de la ville dans le quartier du Le Pont du Las sur l'avenue principale, avenue du XV Corps, on y trouve la Médiathèque du Pont du Las, au centre ville de Toulon se situe la Bibliothèque du Centre Ville, dans le quartier du Mourillon la bibliothèque du Stade Nautique et la médiathèque de la Roseraie à l'est de la ville.
[modifier] Opéras, théâtres, cinémas et salles de spectacle
Toulon se dota en 1765 de son premier théâtre les « Fantaisies toulonnaises », nom qui sera repris plus tard en 2007, lors de la création de la première édition du festival de music-hall. La ville renoue enfin avec son passé artistique.
L'Opéra de Toulon, inauguré treize ans avant l’Opéra Garnier
(Paris disposait déjà de salles destinées à l'opéra), est le seul opéra de la ville et constitue le plus important opéra de province[7]. Il propose un répertoire varié de classique et de moderne.
Inauguré en 1992, le Zénith Oméga de Toulon, l'une des plus grandes salles de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, accueille principalement des concerts d'artistes français tels que Johnny Hallyday, Pascal Obispo, Michel Sardou, Charles Aznavour, Zazie, mais aussi internationaux comme George Michael, Nirvana, Iron Maiden, Marilyn Manson pour ne citer qu'eux.
Dans les années 1950 à 1970, la ville de Toulon comptait un grand nombre de cinémas qui pour la plupart ont malheureusement disparu. Aujourd'hui ne subsistent plus que trois cinémas, le Pathé Liberté, l'Ariel et le Royal, le plus connu d'entre eux car il est possible d'y voir des films en version originale.
Depuis 1954, le palais des congrès de Toulon reçoit chaque année le Festival international du film maritime, d'exploration et d'environnement.
Enfin, en 2009, un nouvel équipement culturel, le Théâtre de Toulon, ouvrira ses portes au cœur de la ville, afin de compléter son pôle culturel.
[modifier] Cafés, restaurants et hôtels
Malgré le fait que Toulon n'est toujours pas une destination touristique reconnue, la capacité hôtelière de la capitale du Var est bien inférieure à celles d'autres villes de la même taille. En 2007, la commune comptait 26 hôtels pour 840 chambres, totalisant 263 970 nuitées [8]. En ce qui concerne les cafés et restaurants toulonnais, la majorité d'entre eux se situe sur le port de Toulon, tout au long du Quai Cronstadt très fréquenté durant la période estivale, ainsi que dans le quartier du Mourillon, notamment sur l'avenue Frédéric Mistral et la rue Murion tout au long de l'année.
[modifier] Les Arts
[modifier] Littérature
Toulon a inspiré quelques auteurs célèbres ou connus. Victor Hugo passa quelque temps à Toulon, visita le bagne et résumant ainsi dans son oeuvre 'Choses vues',les strictes lois qui étaient appliquées :
« Rébellion, meurtre sur un camarade ou tout autre, coups à un supérieur (depuis l'argousin jusqu'à l'amiral, depuis le mendiant jusqu'au pair de France) : la mort - Évasion ou la tentative, coups à un camarde, injures à un supérieur, vol au-dessus de cinq francs etc. : 3 ans de prolongation de peine ou trois ans de double chaîne - Jurer, chanter, refus d'obéir, refus de travail, ne pas se découvrir devant un supérieur (c'est-à-dire devant quiconque passe) etc. : Cachot ou la bastonnade ».
Au XIXe siècle, Victor Hugo a consacré une partie du roman Les Misérables au bagne de Toulon où il voit le personnage de Jean Valjean purger une peine de dix-neuf ans d'emprisonnement. A la même époque il eut aussi, Vautrin personnage dans Le Père Goriot d'Honoré de Balzac qui fui le bagne de Toulon ainsi que Gaspard Caderousse et Benedetto/Andrea Cavalcanti, tous deux issus du roman Le Comte de Monte-Cristo, d’Alexandre Dumas, père.
Près de Toulon, à Ollioules, réside l'écrivain Jacques Séréna, auteur de romans publiés chez Minuit et dont le drame se déroule parfois dans l'aire toulonnaise.
Toulon et son quartier du Mourillon sont également décrits dans le roman de Claude Farrère, Les petites alliées.
À Toulon sont établis Les Presses Du Midi qui publie de nombreux auteurs varois.
[modifier] Peintures et la sculpture
- Ecoles de peinture et de sculpture de l'Arsenal active dans la décoration de la ville aux XVIIème et XVIIIème siècles Pierre Puget, Carravaque, Jacques Volaire, Louis-Michel Van Loo
- Peinture du XIXème siècle: Vincent Courdouan, Paulin Guérin
- Peinture du xxème siècle: Eugène Baboulène
[modifier] Toulon à l'écran
Toulon ne dispose pas d'une image cinématographique importante, mais a su jusqu'à présent attirer quelques producteurs. En 1966, La Malédiction de Belphégor a été entièrement tourné à Toulon et dans sa région, à la fois devant et à l'intérieur de l'Opéra. Lors du début de l'année 2008, la ville a été le théâtre du tournage de scènes pour la deuxième saison 2 de la série produite par Canal + Mafiosa, le Clan. Depuis le 7 novembre 2008, la série humoristique Noob créée par Fabien Fournier est tournée à Toulon et ses environs et est diffusée sur la chaîne de télévision Nolife.
[modifier] Gastronomie
La cuisine toulonnaise est typiquement méditerranéenne. Elle est fortement influencée par la Provence et du Piémont. Les principaux plats qui la caractérisent sont les beignets de fleurs de courgettes, la bagna cauda, la daube provençale, les farcis niçois, les olives de Nice (AOC), la pissaladière, le pan bagnat, les panisses, le pissalat, la polenta, la poutine (alevins de sardines), la ratatouille, la salade niçoise, la cade toulonnaise, la soupe au pistou, la tapenade, ainsi que bouillabaisse.
Le vin du Clos Lamalgue est produit sur le territoire de la commune, ainsi que le Pastis de Toulon savoureux mélange d’anis, de réglisse et d’aromes divers, cousins du pastis de Marseille.
La cuisine toulonnaise est une cuisine qui utilise les ressources locales (huile d'olive, alevins, fruits et légumes, etc.) mais aussi de contrées plus lointaines, notamment d'Europe du Nord car les navires qui venaient chercher de l'huile d'olive arrivaient les cales pleines de denrées.
La viande provient des vallées avoisinantes tels que les moutons de Sisteron ou du haut et moyen-pays. Les poissons de roches telles les rougets et les alevins d'anchois sont souvent issus de la pêche locale. Les fruits de mers tels que les bogues, les oursins, les huitres et les nonats sont également très prisés.
- Le Chichi Frégi, beignet provençal
- Le galet du Mourillon
- Le caillou du Faron
[modifier] Événements Culturels
- Festival du Jazz
- Festival international du film maritime, d'exploration et d'environnement [9]
- Fête du livre du Var
- Foire aux Plants
- Salon idées week-end (tourisme) [10]
- Festival Mang'Azur.
- Fête de la châtaigne
- Fête des coquillages et de la mer
- Festival Bacchus (Fête des Vins et de la Gastronomie)
- Les Fantaisies Toulonnaises
- Festival Couleurs du Monde
- Championnat de France de rugby TOP 14
- Championnat de France de football National
- Championnat de France de basket Pro A
- Championnat de France de handball féminin de division 1
- Championnat de France de hockey sur glace D3
- Festival International Espoirs de Toulon et du Var
- Dark Dog Tour
- Le Tour Méditerranéen
[modifier] Vie Locale
[modifier] Éducation et Jeunesse
[modifier] Enseignement primaire et secondaire
En 2009, selon le magazine L'Express, le Lycée Fénelon a été classé parmi l'un des vingt meilleurs lycées de France [11]
[modifier] Population étudiante
[modifier] Classes préparatoires
- Lycée Bonaparte : accueille les élèves en classe préparatoire aux grandes écoles (filière économique et commerciale)
- Lycée Dumont-D'Urville : accueille les élèves en classe préparatoire aux grandes écoles (filière scientifique — une MPSI et deux PCSI en mathématiques supérieures et une MP, une PSI*, une PC et une PC* en mathématiques spéciales —, littéraire et économique et commerciale).
- Lycée des Métiers de l'Hôtellerie et du Tourisme : BTS Animation et gestion touristiques locales.
- Lycée polyvalent Rouvière : accueille les élèves en classe préparatoire aux grandes écoles (filière scientifique : PTSI en mathématiques supérieures et PT en mathématiques spéciales ainsi que TSI)
- Lycée professionnel du Parc Saint-Jean : métiers du tertiaire et du soin a la personne
- Lycée professionnel Georges-Cisson : métiers de l'automobile,de la mécanique et de l'électricité
- Lycée professionnel Claret : métiers du tertiaire
[modifier] Enseignement supérieur
L'université de Toulon existe depuis 1968. Son site principal est constitué par le Campus de La Garde, situé à environ 15 km à l'est de Toulon. Elle comporte près de 10 300 étudiants. Toulon possède aussi 3 écoles d'ingénieur: l'Institut supérieur de l'électronique et du numérique (ISEN Toulon), l'Institut des sciences de l'ingénieur de Toulon et du Var (ISITV) et Supméca Toulon. Dans l'ensemble, l'enseignement supérieur est relativement peu développé à Toulon. La ville ne compte qu'environ 15 000 étudiants, alors que Bordeaux, Montpellier ou Rennes en comptabilisent 60 000. Elle n'a pas non plus d'Institut d'études politiques, contrairement à d'autres grandes villes de France (Toulouse, Grenoble, Lille, Strasbourg, Aix-en-Provence...) ni de faculté de médecine et de pharmacie ou encore d'école d'architecture. Cependant elle dispose d'une école de Beaux-arts et d'une École Internationale de Design. Cette offre insuffisante certes nuit à la compétitivité et à l'attractivité de la ville et du département mais elle n'est que le reflet logique, d'une part, des choix politiques qui ont été faits dans le passé, et d'autre part, de la configuration géographique exiguë de Toulon, qui ont débouché sur une université en dehors de Toulon. La proximité d'universités importantes en taille à Marseille, Aix et Nice ne fait qu'amplifier cet état de fait en drainant les étudiants potentiels hors de Toulon.
[modifier] Santé
Quelques hôpitaux sont implantés dans Toulon, dont le premier d'entre eux situé sur la place du Théâtre, daté du XIIe siècle. Il a fallu attendre le XXe siècle pour voir éclore le second hôpital, l'hôpital Font-Pré (1963). Aujourd'hui l'Hôpital Font-Pré et l'Hôpital Chalucet font partie du Centre Hospitalier Intercommunal Toulon la Seyne sur Mer qui regroupe deux autres hôpitaux de l'agglomération toulonnaise: le Groupe hospitalier de La Seyne-sur-Mer et le Centre de gérontologie Georges-Clemenceau à La Garde. Depuis 1910, Toulon dispose du côté nord de la ville de l'Hôpital d'instruction des armées Sainte-Anne. La ville dispose aussi de cliniques, dans le quartier Saint Jean du Var à l'ouest de Toulon avec la Clinique Saint-Jean qui fait partie des Établissements Sainte-Marguerite qui comprennent la clinique Sainte-Marguerite à Hyères, la clinique Vert Coteau à Marseille et la clinique de la Ciotat. Dans la même zone géographique, il y a aussi la clinique Saint-Michel. En 2011, un nouvel équipement hospitalier, l'hôpital Sainte-Musse verra le jour dans le quartier de Saint-Musse, permettant de regrouper l'hôpital Font-Pré et l'hôpital Chalucet... permettant de répondre à l'attente d'un territoire de plus de 500 000 habitants.
[modifier] Sport
Le sport toulonnais est avant tout dominé par le club de rugby de la ville : le Rugby club toulonnais, également appelé le « RCT», dont les couleurs sont le rouge et le noir. Fondé en 1908, le RCT a remporté trois titres de Champion de France (en 1931, 1987 et 1992). Le stade Mayol est utilisé toute l'année pour les matchs à domicile du Rugby club toulonnais durant le Championnat de rugby du Top 14. Il accueille également, depuis 1967, le Festival International Espoirs de Toulon et du Var, souvent appelé Tournoi de Toulon. Edifié en 1919 et reconstruit en 1983, le stade Mayol est situé au centre de la ville de Toulon, tout près du port, et compte 13 700 places. La ville doit dans les années à venir rénover l'enceinte, pour qu'elle soit plus conforme au standing de la capitale varoise, afin de permettre le développement futur du RCT et de faire de Mayol le plus grand stade de France exclusivement consacré au rugby de club.
Toulon est aussi une terre traditionnelle de football. Le club « historique » de la ville est le «Sporting Club Toulonnais» exclu du championnat en 1998-99 en raison de problèmes financiers, mais qui a très longtemps fait partie de la D1 et a même participé à deux demi-finales de la Coupe de France en 1963 et 1984 ainsi qu'à une finale de la Coupe Gambardella en 1966. Aujourd'hui le Sporting Club Toulonnais redémarre en amateur sous le nom de «Sporting Toulon Var» et conserve glorieusement les couleurs "Azur et Or". À ses côtés existe le Sporting Club du Las, petit club de football amateur accédant en 2007 en Division d'Honneur.
Le football américain compte également son équipe avec Les Canonniers, pensionnaires de D2. La Patinoire de la Garde accueille Les Boucaniers qui évoluent depuis 2005 en D3 après six années passées en D2. Le Toulon St-Cyr Var Handball représente la ville en matière de handball. L'Entente Toulon Six-Fours La Seyne est le club de volley-ball féminin de l'agglomération, qui dispute le championnat de Nationale 1.
C'est enfin tout naturellement que Toulon est représentée au Tour de France à la voile avec son voilier "Toulon Provence Méditerranée COYCHyères", skippé par le Toulonnais Fabien Henry, qui a remporté l'épreuve en 2005 et 2007.
Suite au cruel manque d'infrastructures sportives dont souffrait Toulon depuis trop longtemps, la ville inaugura en 2006 le palais des sports Jauréguiberry, un vaste espace sportif situé à l'ouest de la ville qui accueille depuis de nombreuses compétitions sportives, notamment les matchs de Pro A avec l'équipe professionnelle du Hyères Toulon Var Basket. Le stade Léo Lagrange, qui est réputé pour être le temple du sport amateur à Toulon, est actuellement en phase de rénovation.
L’office des sports de la ville de Toulon regroupe en 2009 plus de 80 clubs et plus de 18741 licenciés.
| Équipe | Ligue | Stade | Création | Titres |
|---|---|---|---|---|
| Rugby club toulonnais | Top 14 | Stade Mayol | 1908 | 3 |
| Hyères Toulon Var Basket | Pro A | Palais des sports Jauréguiberry | 1990 | 0 |
| Sporting Toulon Var | CFA | Stade de Bon Rencontre | 1944 | 1 |
| Les Boucaniers | Division 3 | Patinoire de la Garde | ? | 0 |
| Les Canonniers | Casque d'or de football américain | Stade Léo Lagrange | 1988 | 0 |
| Toulon St-Cyr Var Handball | Division 1 | Palais des sports Jauréguiberry | 2007 | 0 |
| Les Comanches de Toulon | Baseball / Softball | ? | ? | 2 |
| Handi Club Toulonnais | Tennis handisport | ? | ? | 10 |
[modifier] Médias
[modifier] Presse écrite
La presse toulonnaise est représentée par un journal, Var-Matin qui a fusionné en 1998 avec son concurrent niçois Nice Matin est le quotidien emblématique de la capitale varoise, décliné aujourd'hui en huit versions départementales. En 1995, le journal satirique d’information varoise Cuverville, voit le jour. L’actualité de Toulon et de son agglomération, les affaires de justice, les médias, la vie politique et culturelle y sont vu sous un angle différent de celui proposé par la presse locale que représente Var Matin. D'autre part la municipalité toulonnaise possède un média écrit, Toulon méditerranée magazine, revue d'informations municipales de la commune qui est diffusé gratuitement sur l'ensemble de du territoire et disponible dans les mairies et lieux publics alentours.
[modifier] Radio
La chaîne radiophonique toulonnaise, Radio Vitamine émet aujourd'hui ses émissions au-delà de son territoire entre Antibes et Marseille.
[modifier] Télévision
Toulon ne possède pas à ce jour de chaîne locale. Cependant le Conseil supérieur de l'audiovisuel a sélectionné le 12 novembre 2008, Toulon-Hyères comme zone de télévision locale. La chaîne locale Cap Toulon-Hyères est un projet présenté par la société Cap Toulon-Hyères et porté par le Groupe Hersant Média.
[modifier] Personnalités nées à Toulon
[modifier] Annexes
[modifier] Sources et références bibliographiques
- (fr) Georges Blond, Rien n'a pu les abattre - 1967 Presses de la Cité (histoire de Toulon depuis l’Antiquité jusqu'à la fin des années 1960.
- (fr) Maurice Arreckx, Vivre sa ville, La Table ronde, 1982 ; Toulon, ma passion, 1985
- (fr) Jean-Jacques Antier, La Flotte Se Saborde - Toulon 1942, Presses De La Cité 1992
- (fr) Virginie Martin, Toulon la noire, le front national au pouvoir, Denoël 1996
- (fr) Jean-Pierre Thiollet, Le Chevallier à découvert, Laurens, 1998
- (fr) Virginie Martin, Toulon sous le Front national, Analyse d'entretiens non directifs, L'Harmattan 2002
- (fr) Denis Lochouarn, Le quartier Armand Barbès, histoire d'un coin de Toulon, Toulon, Les Amis de François (imp. du Sud-Est), 2003
- (fr) Valérie Mathieu, Danger mineur, collection Karactère(s), 2008
[modifier] Notes et références
- ↑ Relevés de la Météorologie nationale sur la période 1961-1990
- ↑ Données climatiques de la ville de Toulon, l'encyclopédie des villes de France, linternaute.com
- ↑ http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
- ↑ INSEE: Population depuis le recensement de 1962
- ↑ http://www.lematin.ch/flash-info/province-nice-chere-havre-saint-etienne-abordables
- ↑ Les plages du Mourillon décrochent le Pavillon bleu
- ↑ La belle épopée d'un monument
- ↑ Toulonmaville.com-Peu d'hôtels, mais pas plus d'hôtes que ça
- ↑ http://www.fifme.com
- ↑ http://www.ideesweekend.fr
- ↑ http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/les-vingt-meilleurs-lycees-de-france_752540.html
[modifier] Articles connexes
- Var (département) ; Var (fleuve)
- Liste de personnalités nées à Toulon
- Liste des évêques de Toulon
- Tramway de Toulon
- Bagne de Toulon
- Pierre André de Suffren
- Affaire Ullmo
- Quartier et arsenal du Mourillon