Tours

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Tours
Tours et, au premier plan, le pont Wilson sur la Loire.
Tours et, au premier plan, le pont Wilson sur la Loire.
Blason de Tours
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire (préfecture)
Arrondissement Tours (Chef-lieu)
Canton chef-lieu de 7 cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération Tours Plus
Maire
Mandat
Serge Babary (UMP)
2014-2020
Code postal 37000, 37100, 37200
Code commune 37261
Démographie
Gentilé Tourangeaux/Tourangelles
Population
municipale
134 633 hab. (2011)
Densité 3 883 hab./km2
Population
aire urbaine
480 400 hab. (2011[1])
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 37″ N 0° 41′ 21″ E / 47.393611, 0.689167 ()47° 23′ 37″ Nord 0° 41′ 21″ Est / 47.393611, 0.689167 ()  
Altitude Min. 44 m – Max. 109 m
Superficie 34,67 km2
Localisation

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Liens
Site web tours.fr

Tours (prononcé [tuʁ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française du centre-ouest de la France, sur les rives de la Loire, préfecture du département d'Indre-et-Loire. La ville, comptant 134 633 habitants en 2011 (population municipale stricto sensu)[2], est au centre d'une unité urbaine de 347 600 habitants (2011)[1], elle-même noyau d'une aire urbaine de 480 400 habitants[1]. Elle est ainsi, selon ces chiffres, la plus grande commune, la plus grande unité urbaine et la plus grande aire urbaine de la région Centre, ainsi que la 18e aire urbaine de France[3].

Tours est classée Ville d'Art et d'Histoire et est au cœur du site de la Loire, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre de paysage culturel. Ses habitants sont appelés les Tourangeaux/Tourangelles[4].

Sommaire

Nom et attributs[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon les toponymistes, le nom de « Tours » proviendrait des communautés celtes Turones qui vivaient sur le site il y a plus de 2000 ans.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Les armes de Tours se blasonnent ainsi :

Blason de Tours

Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (« De sable, à trois tours couvertes d'argent ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or). . On en connaît une version alternative : « De sable à trois tours d'argent, 2 et 1, ouvertes et maçonnées de sable, pavillonnées et girouettées de gueules ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Blason de Tours pendant le Premier Empire

Pendant le Premier Empire, Tours fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir : D'or à trois tours crénelées de sable, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est le signe des bonnes villes de l'Empire[5].

Logo de la ville

Le logotype de la ville de Tours représente une tour grise à deux créneaux de laquelle s'élance un arc-en-ciel. Le nom en lui-même de Tours n'a aucun rapport avec une tour, mais le symbole est utilisé par homophonie. C'est de l'héraldique parlante.

Géographie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Site naturel[modifier | modifier le code]

Topographie de Tours

Jusqu'à très récemment (XXe siècle), Tours, dont le développement initial se fait sur une butte au bord de la Loire (actuel secteur autour de la cathédrale), était restée entre Loire et Cher, au cœur de leur plaine alluviale (dite aussi « varenne », dont l'altitude ne s'écarte jamais beaucoup de 50 mètres). Désormais, depuis l'annexion des communes de Saint Symphorien et Sainte Radegonde au nord de la Loire, et au sud du Cher, du parc de Grandmont qui appartenait à la commune de Joué-les-Tours, la ville s'étale au-delà des coteaux, sur les plateaux (entre 80 et 100 mètres d'altitude).

Au cœur de l'environnement urbain d'une des principales ville de France, la Loire et son lit mineur offrent de vastes espaces naturels, hôtes notamment avec leurs nombreuses îles d'une riche faune. Parfois surnommée « dernier fleuve sauvage de France »[6],[7],[8], elle reste malgré tout, comme la quasi intégralité du territoire français, un espace que les humains n'ont cessé d'essayer de contrôler afin de s'affranchir de contraintes (tout en créant parfois de nouvelles). On remarquera à ce titre l'endiguement de son lit mineur, visant à se prémunir d'effets néfastes des crues sur les installations humaines.

Géologie[modifier | modifier le code]

Relevés météorologiques[modifier | modifier le code]

Le climat à Tours est celui de la majeure partie ouest de la France: un climat tempéré océanique. Comme Tours est tout de même à quelques 300 km de la côte, celui-ci est dit "dégradé".

Relevés à Tours pour la période 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,6 2 3,3 5 8,4 11,4 13,1 12,9 10,8 7,9 3,8 2,3 6,9
Température moyenne (°C) 4,2 5,1 7,3 9,6 13,2 16,5 18,9 18,6 16,1 12,3 7,1 4,8 11,2
Température maximale moyenne (°C) 6,9 8,2 11,3 14,3 18,1 21,7 24,6 24,3 21,4 16,7 10,5 7,4 15,4
Précipitations (mm) 63,3 61,6 54,3 51,4 67,5 47,5 53 40,9 54,3 61 63 65,9 683,7
Source : Infoclimat : Tours[9]


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Tours[10] 1 799 684 11 20 58
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Relevé observé de 1971 à 2000, à la station météorologique de Tours (37)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,8 2 3,6 5,1 8,7 11,5 13,5 13,3 10,9 7,9 4 2,7 7,1
Température moyenne (°C) 4,4 5,3 7,8 9,8 13,7 16,7 19,3 19,3 16,2 12,1 7,3 5,3 11,4
Température maximale moyenne (°C) 7 8,5 11,9 14,5 18,6 21,9 25 25,2 21,5 16,3 10,6 7,8 15,7
Ensoleillement (h) 69 92 143 166 211 215 239 254 169 113 78 50 1 799
Précipitations (mm) 64 63 51 56 64 47 53 50 56 63 65 72 704
Source : Météo-Centre.fr
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
7
1.8
64.0
 
 
 
8.5
2
63.0
 
 
 
11.9
3.6
51.0
 
 
 
14.5
5.1
56.0
 
 
 
18.6
8.7
64.0
 
 
 
21.9
11.5
47.0
 
 
 
25
13.5
53.0
 
 
 
25.2
13.3
50.0
 
 
 
21.5
10.9
56.0
 
 
 
16.3
7.9
63.0
 
 
 
10.6
4
65.0
 
 
 
7.8
2.7
72.0
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Situation à l'échelle locale[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Cyr-sur-Loire
Fondettes
Luynes
Saint-Étienne-de-Chigny
La Membrolle-sur-Choisille
Mettray
Notre-Dame-d'Oé
Chanceaux-sur-Choisille
Monnaie
Parçay-Meslay
Rochecorbon
Vouvray
Rose des vents
La Riche
Saint-Genouph
Berthenay
N Saint-Pierre-des-Corps
La Ville-aux-Dames
Montlouis-sur-Loire
O    Tours    E
S
Ballan-Miré
Druye
Savonnières
Villandry
Chambray-lès-Tours
Joué-lès-Tours
Montbazon
Sorigny
Saint-Avertin
Larcay
Véretz
Veigné

Transport[modifier | modifier le code]

Connexions routières classiques et autoroutières[modifier | modifier le code]

Connexions autoroutières

À moitié encerclée par le périphérique tourangeau dont l'achèvement est prévu dans les 15 années à venir, Tours se situe au centre d'une étoile autoroutière à 5 branches. L'A10 reliant Paris240 km au Nord-Est) à Bordeaux (347 km au Sud-Sud Ouest) frôle la ville depuis 30 ans, l'A28 Rouen-Tours (ouverte en décembre 2005) et l'A85 Angers-Vierzon (achevée en décembre 2007) relient la ville à la façade ouest et à la vallée du Rhône.

De nombreuses liaisons transversales d'intérêt national complètent ce maillage N76, N138, etc.), permettant notamment de relier la ville aux capitales régionales voisines : Poitiers (RN10) et Limoges (RN 147). Le contournement de Tours par un tronçon autoroutier (A10 Bis ou A110) est également étudié.

Connexions ferroviaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Tours.

Tours a toujours été bien située sur le réseau ferroviaire français. Si aujourd'hui quelques lignes d'intérêt local ont été fermées, le réseau régional TER Centre est, depuis les années 1990 en constant développement. Des liaisons régionales sont assurées au départ de Tours vers Château-du-Loir et Le Mans, Caen et Alençon, Saumur et Angers, Azay-le-Rideau et Chinon, Loches, Vierzon, Bourges et Nevers, Amboise, Blois et Orléans, Vendôme, Châteaudun et Paris via Brétigny. Grâce à des aménagements en cours, des « trains de banlieue » seront prochainement mis en service entre Tours et Bléré et Tours et Cormery.[réf. nécessaire] Sous l'appellation Interloire circulent des TER rapides le long du Val de Loire entre Orléans, Blois, Tours, Angers et Nantes. Au total, une quinzaine de gares sont desservies dans l'agglomération tourangelle, malheureusement assez mal connectées aux réseaux de bus ou cars. Les liaisons Paris-Austerlitz - Blois - Tours, les liaisons interrégionales Nantes / Angers / Tours / Bourges / Lyon et Tours / Le Mans / Caen sont assurées par des trains Intercités. Mais la révolution a eu lieu avec la mise en service du TGV Atlantique qui a, depuis 1990, renforcé la position de la ville en la reliant en environ 1 heuresà la capitale. Toutes les régions de France sont accessibles directement depuis Tours par le train, la plupart par le TGV : Lille et Bruxelles au nord ; Reims, Nancy, Metz et Strasbourg à l'est ; Lyon, Grenoble et Marseille au sud-est, et toute la façade atlantique jusqu'à Toulouse au sud-ouest.

Tours est desservie par deux gares importantes : la gare Tours-Centre, principalement pour les relations TER, la gare de Saint-Pierre-des-Corps principalement pour les relations TGV, cette dernière étant par ailleurs un des principaux centre de triage et de maintenance ferroviaire de France. Ces deux gares, dont le trafic total place le complexe ferroviaire Tours / St Pierre parmi les 10 plus importants de la SNCF, sont reliées très fréquemment. Les travaux de la LGV Sud Europe Atlantique ont démarré en 2013. À sa mise en service prévue en 2017, Bordeaux sera située à 1 h 15 de Tours.[réf. nécessaire]

Connexions aériennes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Tours Val de Loire.

Siège d'une compagnie aérienne autrefois prospère (la TAT), Tours n'a jamais été une place aéroportuaire de première importance puisque de toute son histoire, les 20 000 passagers annuels n'avaient jamais été dépassés, mais en 2010, l'aéroport de Tours a accueilli 125 000 passagers.

La proximité des aéroports parisiens (Roissy CDG est aujourd'hui accessible directement par TGV depuis Tours en 1 h 35) est un atout pour faciliter l'accès aux réseau aérien international.

Depuis 2001 pourtant, plusieurs liaisons régulières vers Londres, Manchester, Dublin, Marseille, Porto, Marrakech à partir d'avril 2013, la Corse (Figari et Ajaccio) et de nombreux « vols vacances » ont relancé l'activité de la plateforme et propulsé l'aéroport Tours-Val de Loire parmi les aéroports régionaux importants avec un trafic avoisinant les 125 000 passagers annuels.

Les mouvements d'avions sont néanmoins très importants, car la base aérienne 705 est installée sur l'aéroport. Elle y fait vivre l'école de chasse de l'Armée de l'air qui s'entraîne sur Alpha Jet.

Raccordement au réseau cyclable de vaste échelle[modifier | modifier le code]

Tracé de l'EV6

L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d' « Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Tours en reliant Saint-Nazaire à Constanţa[11]. C'est la plus célèbre des véloroutes européennes, longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'Ouest en Est, de l'Océan Atlantique à la Mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube.

Article détaillé : EuroVelo 6.

Du temps de la batellerie[modifier | modifier le code]

  • La Loire : Bien que de nombreux noms de rues et quartiers fassent référence à une batellerie passée active, le "fleuve royal" n'est aujourd'hui plus adaptée pour une navigation commerciale. Comme dans le reste du pays, la batellerie, le transport fluvial des marchandises s'est vu supplanté au cours du XIXe siècle avec le développement du chemin de fer.
  • Le Cher : Affluent de la Loire, il était navigable entre la confluence (à une vingtaine de kilomètres à l'ouest) et le Canal du Berry jusqu'à ce que son cours soit modifié dans les années 1960 à l'occasion du chantier pharaonique qui verra sortir de terre les quartiers des rive du Cher et des Fontaines.
  • Le ruau Saint Anne : Ancêtre occidental du canal des Duc de Berry, il reliait le Cher à la Loire selon l'axe qui délimite aujourd'hui Tours de sa voisine La Riche. Un unique pont au niveau de l'actuelle place Saint Anne permettait la jonction entre Tours et la presqu'île de Berthenay. Après fermeture plusieurs dizaines d'années auparavant et de longues tentatives d'assainissement, son remblaiement est entrepris en 1837. Les terrains vierges laissent place à la création à son ancien emplacement par le pharmacien Margueron dès 1843, d'un jardin des plantes prélude, au jardin Botanique. Le manque de financement et surtout, l'avis d'ingénieurs jugeant préférable une liaison Cher/Loire en amont de Tours auront eu raison de lui.
  • Le canal du Duc de Berry : Inauguré en 1828 pour remplacer son cousin de l'ouest le ruau Saint Anne, le canal faisait la jonction entre la Loire et le Cher. L'ingénieur Cormier dirige le projet. Un pont, dit « Pont du Milieu » permettait le passage entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps, doublé au milieu du siècle d'un pont ferroviaire. Le chemin de fer à partir du milieu du XIX supplantant rapidement la batellerie, le canal est fermé et asséché. Dans les années 1950-60, s'y tient deux fois l'an la fête foraine. Puis le canal disparaît, en 1971, lors des aménagements liés au passage de l'A10 dans la ville : celle-ci en reprend le tracé et le recouvre de ses voies. Toutefois, quelques traces de ce passé subsistent aujourd'hui: par endroit, sous les travées autoroutières, on peut apercevoir des petites portions de l'ancienne berge pavée oblique du canal.

Réseau de transport en commun intraurbain[modifier | modifier le code]

L'agglomération tourangelle est desservie par le réseau de bus Fil bleu (géré par groupe Kéolis): 46 lignes sont parcourues par une flotte de 236 bus. Le service fonctionne 7 jours sur 7, de 5 h 30 à 2 h 00 du matin (service allégé le soir et le dimanche). Le 31 août 2013, une première ligne de tramway a été mise en service sur un parcours d'une quinzaine de kilomètres du nord au sud de l'agglomération. Son tracé a repris à peu de choses près celui de l'ancienne ligne 1 du réseau de bus.

Réseau de transport en commun interurbain[modifier | modifier le code]

La gare routière de Tours est desservie entre autres, par le réseau départemental Touraine Fil Vert (géré par Connex Ligeria, filiale d'Indre et Loire du Groupe Transdev): 12 lignes desservent la ville, dont une ligne de nuit.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Une rue du Vieux Tours.

L'habitat ancien est regroupé autour de deux noyaux, constituant le Vieux Tours :

  • le quartier actuel de la cathédrale Saint-Gatien, bâti sur les ruines de la cité gallo-romaine, elle-même érigée sur une butte insubmersible de la varenne (plaine alluviale) entre Loire et Cher[12].
  • le quartier de Châteauneuf, né des fortifications protégeant le prestigieux lieu de pèlerinage chrétien au Moyen Âge, probablement entre 1050 et 1150. L'ensemble religieux autrefois appelé martinopole avait été édifié autour du tombeau de saint Martin, initialement posé sur un tertre rivé au fleuve. Dénaturé après la Révolution, l'ensemble collégial correspond approximativement à la basilique Saint-Martin et l'actuelle place Plumereau.

Une partie du centre ville fut incendié en 1940 lors des bombardements allemands. Elle ne fut pas reconstruite à l'identique, mais selon l'architecture typique de l'après guerre. Les architectes Jean Dorian et Pierre Patout conçurent le nouveau plan en damier mis en chantier de 1950 à la fin de la décennie.

Un axe rectiligne nord-sud (ancienne RN10) traverse le centre ville de part en part. Il offre une perspective de 7 kilomètres depuis le haut de la Tranchée en direction du Sud: l'avenue de la Tranchée, le Pont Wilson, la rue Nationale et l'avenue de Grammont s'enchainent pour rejoindre l'autre coteau, jusqu'au pied du parc Grandmont.

Panorama de la Basilique Saint-Martin, la Tour Charlemagne, et de la Tour de l'Horloge

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Le tramway de Tours passe par le pont Wilson et l'avenue de la Tranchée qui prolongent la rue Nationale et les 2,5 km de l'Avenue de Grammont.

Plusieurs projets sont à l'étude ou en phase d'accomplissement. On peut notamment citer la réalisation d'une ligne de tramway (la première sera en service en septembre 2013), d'un projet tram-trains, l’accomplissement de la LGV entre Bordeaux et Tours, l'installation d'un Centre de Création Contemporaine Olivier Debré[13] en 2015 en centre-ville (à l'emplacement actuel de l'école des Beaux Arts, la construction d'un centre de musiques anciennes dans le quartier des Deux-Lions, l'installation d'un pôle « arts graphiques » (regroupant l'école Brassart, l'École supérieure des Beaux-Arts et le département d'histoire de l'art de l'université François Rabelais) sur le site Mame boulevard Preuilly, la restructuration du Stade de la Vallée du Cher, la poursuite du développement du nouveau quartier des Deux-Lions, l'achèvement de l'Ecoquartier de Monconseil, l'aménagement d'un quartier sur le site des casernes Beaumont-Chauveau, la rénovation des places de la Tranchée et Pilorget — à Tours-Nord, la réfection de l'entrée de ville place Anatole France avec la construction de deux hôtels de luxe[14], l'édification d'une tour sur le côté Ouest de la gare.

Projeter comme prioritaire et depuis de longues années, l’achèvement du périphérique et la construction de l'A10 bis contournant l'agglomération sont, pour l'instant au moins, abandonnés.

D'autres projets sont plus hypothétiques: la mise en place d'une École d'architecture (à la suite du moratoire du Ministère de la Culture en 1998), la construction de deux tours de respectivement 40 et 70 mètres de hauteur aux Deux-Lions[15], l'organisation du Final Four de la Ligue des Champions de volley-ball, la construction d’une troisième gare, des constructions dans la continuité des travaux actuellement réalisés le long des lignes de chemin de fer entre Saint-Pierre-des-Corps et Tours, la construction d'un pont pourvu d'habitations sur la Loire.

En septembre 2009, la ville ouvre un site[16] où est présenté son PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable), son projet urbain pour les prochaines années.

2013 : le retour du tramway[modifier | modifier le code]

Parmi tous ces projets, celui d'une première ligne longue de 15 km de tramway (mis en service le 31 août 2013), peut retenir l'attention. Après de longues années d'hésitation, le projet est finalement lancé en 2007 (Tours fait partie des dernières villes de sa taille à se doter à nouveau d'un tel équipement). La première ligne d'un coût avoisinant les 400 millions d'euros hors taxe, relie le nord de l'agglomération (lycée Vaucanson/ aéroport) à Joué-lès-Tours au sud (terminus au lycée Jean Monnet) et comporte une trentaine de stations. Grâce à un système d'alimentation par le sol (APS) entre la gare et le bas de la Tranchée, aucune ligne de contact n'est visible au sein du périmètre inscrit au Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur, ni sur le pont Wilson classé au patrimoine national qui enjambe la Loire elle-même classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Tours a été, au début du XXe siècle, une des premières villes à équiper son tramway d'une alimentation par le sol système Diatto [17]. Ce système s'était toutefois avéré dangereux.

La réalisation d'une deuxième ligne est probable[réf. nécessaire] (depuis l’hôpital Trousseau si le projet se concrétisait).

Environnement[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'environ 50 parcs et jardins. Les plus réputés sont le Jardin botanique de Tours (1843) face à l'hôpital Bretonneau et le Jardin des Prébendes d'Oé (1872). Le dernier en date est le Jardin de la Grenouillère, créé en 2009 et situé au cœur de l'Écoquartier de Monconseil : il fait à lui seul 1  ha.

La mairie tourangelle accorde un intérêt particulier aux espaces verts et apporte un grand soin à leur mise en valeur et entretien.[non neutre] Cela lui a valu une place régulière en tête du classement du concours des villes et villages fleuris (2000, 2003 et 2006). Tours est désignée ville fleurie avec quatre fleurs et la distinction Grand prix depuis 1997[18] et a reçu en 2008 une médaille d'or au concours européen « Entente florale » pour la qualité de ses espaces verts[19].

Enfin, après avoir tourné le dos à son fleuve pendant plus de cinquante ans, la ville le célèbre une fois par an avec « Les Jours de Loire », les habitants redécouvrant sa grande diversité de faune et de flore depuis son classement au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Limites et découpage communal[modifier | modifier le code]

Annexions territoriales[modifier | modifier le code]

Le territoire actuel de la ville de Tours résulte de nombreuses opérations depuis le XIIIe siècle.

Avant la Révolution il n’existait pas d’entité comparable à la commune. Le plus petit niveau d’administration était la paroisse. Ainsi entre le XIIIe et le XVIIIe siècles, 16 paroisses ont leur chef-lieu dans la ville de Tours. Parmi elles quatre s’étendent hors de la ville : La Riche-Extra, Saint-Étienne-Extra, Saint-Pierre-des-Corps et Saint-Symphorien-Extra. Au cours du XVIIIe siècle trois décrets successifs signés par l'archevêque de Tours suppriment cinq paroisses : d'abord le 14 avril 1773 Saint-Pierre du Chardonnet et Saint-Simple sont supprimées, puis le 5 mai 1773 Notre-Dame de l’Écrignole, Sainte-Croix disparaissent, enfin le 22 janvier 1781 Saint-Denis n'est plus une paroisse[20].

Dix ans plus tard, le 9 avril 1791, un décret de l’Assemblée Nationale établit une nouvelle circonscription des paroisses de la ville de Tours. Il en reste alors quatre :

  • Saint-Gatien (la paroisse épiscopale) qui comprend la partie Est de la ville, limitée par la rue Nationale et l’avenue de Grammont, la commune de Saint-Pierre-des-Corps et la partie de la commune Saint-Étienne-Extra à l’Est de l’avenue de Grammont jusqu’au Cher ;
  • Saint-Martin dont le territoire s'étend de la rue Nationale à la paroisse Notre-Dame-la-Riche ;
  • Notre-Dame-la-Riche pour le reste de la partie Ouest de Tours jusqu’à la commune de La Riche, et
  • Saint-Symphorien au Nord de la Loire.

Après la Révolution française, les communes proches de ce qu'on connait aujourd'hui sont créées. Le découpage est alors communal. Un Décret Impérial du 29 mai 1808 change les frontières de la ville de Tours qui est délimitée d’avec Beaumont, La Riche, Saint-Cyr-sur-Loire, Saint-Étienne, Saint-Pierre-des-Corps et Saint-Symphorien. Tours cède ainsi à Saint-Symphorien la partie Ouest de l’Île-Aucard, qui sont à l'époque des terrains sans habitation. De son côté La Riche cède à Tours près de trois hectares[21].

Le 14 juin 1845 une loi fixe la fusion de Saint-Étienne-Extra d'avec la commune de Tours. Puis, le 5 mai 1855, une loi délimite désormais les communes de Saint-Avertin, Saint-Pierre-des-Corps et Tours. Tours cède alors à Saint-Avertin le Parc-de-Grandmont et son château. Cette même partie reviendra à Tours en 1961 (par décret) avec deux nouveaux territoires de Saint-Avertin : le Parc des Expositions et le Stade d’Honneur et ses annexes.

La dernière évolution date du 21 mai 1964, lorsque sous l'impulsion du Maire de Tours, les communes de Saint-Symphorien et de Sainte-Radegonde-en-Touraine sont rattachées à celle de Tours (Arrêté Préfectoral).

Quartiers[modifier | modifier le code]

Le plan de zonage 2010 de la ville de Tours définit trois grands secteurs de la ville[22] :

Les Conseils de la Vie Locale de Tours (les CVL sont des instances infra-communales qui sont une expression de démocratie participative) sont séparés en quatre territoires[23] :

  • Tours-Nord est délimité au sud par la Loire ;
  • Tours-Ouest comprend les parties situées entre
    • la Loire ;
    • la rue Nationale et l’avenue de Grammont ;
    • les boulevards Winston Churchill et Louis XI ;
  • Tours-Est est délimité :
    • au nord par la Loire ;
    • à l’ouest par la rue Nationale et l’avenue de Grammont ;
    • au sud par le boulevard Richard Wagner ;
  • Tours-Sud s’étend au sud des boulevards Richard Wagner, Winston Churchill et Louis XI.

Les comités de quartiers sont :

L'Insee partage la commune de Tours en 22 zones dans le cadre de son découpage du territoire le plus fin en IRIS[28] :

  1. Centre
  2. Quartier Grammont
  3. Cathédrale
  4. Lamartine
  5. Rabelais-Tonnellé
  6. Giraudeau
  7. Lakanal-Strasbourg
  8. Febvotte-Marat
  9. Rives du Cher
  10. La Fuye-Velpeau
  11. Sanitas-Rotonde
  12. Beaujardin
  13. Rochepinard
  14. Saint-Symphorien
  15. Sainte Radegonde
  16. Paul Bert
  17. Europe
  18. Douets Milletière
  19. Montjoyeux
  20. La Bergeonnerie
  21. Les Fontaines
  22. Deux Lions Gloriette

Histoire[modifier | modifier le code]

Partie des remparts gallo-romains formant le castrum : vestige de la tour dite du Petit Cupidon dans l'angle sud-est
Castrum gallo-romain et amphithéâtre de Tours

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des fouilles modernes entreprises à différents endroits de Tours, dans une vaste zone allant jusqu'à la Loire et le long de celle-ci, ont révélé la préexistence d'un habitat ancien et dispersé[29]. Dès l'époque gauloise, les varennes entre Loire et Cher, riches terres des Turones, sont fortement peuplées et desservies par la Loire qui la relie aux îles de Touraine en aval. Sous l'autorité romaine, au Ier siècle, une cité est fondée : elle est nommée « Caesarodunum » (« colline de César »). Ce nom évolue au Bas-Empire après le IVe siècle en s'associant celui du peuple des Gaulois, elle prend le nom de « Civitas Turonorum » puis par altération de « Tours ». La ville devient la métropole de la province romaine de Lyonnaise troisième vers 380-388, dominant la vallée de la Loire, le Maine et la Bretagne. La cité possède des thermes, des temples et un amphithéâtre. Un réseau de voies romaines met la cité en relation avec ses voisines. À cause de troubles, elle est entourée d'une enceinte pourvue de tours et de poternes vers le IVe siècle délimitant le castrum. Le château médiéval de Tours, situé dans l'angle nord-ouest de l'ancienne cité, réutilisa cette fortification du Bas Empire qui fut mise au jour lors de fouilles dans les années 1970[30]. Sous les vestiges du château on découvrit également des thermes antiques[30]. Une partie de cette fortification gallo-romaine (le long des rues du Petit Cupidon et du Port Feu Hugon) et deux tours nous sont parvenues : celle attenante à l'Évêché (actuel Musée des beaux-Arts) et les vestiges de la tour dite « du Petit Cupidon », qui constituaient respectivement l'angle Sud-Ouest et Sud-Est du castrum. On retrouve le remploi de cette fortification lors du dégagement de la chapelle Saint-Libert en 2011. C'est aussi au Bas Empire qu'est construit l'amphithéâtre de Tours, l'un des cinq plus grands de l'Empire, aujourd'hui disparu.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un lieu de pèlerinage et de culture[modifier | modifier le code]

Une des figures marquantes de l'histoire de la ville est saint Martin, troisième évêque après le mythique Gatien et Lidoire. Martin est un ancien militaire devenu officier romain. Épris du message chrétien, il partage son manteau avec un démuni à Amiens, puis se fait moine. Inlassable prédicateur d'une foi modèle dans les assemblées chrétiennes, il y épouse la condition des plus modestes et acquiert une renommée légendaire en Occident, faisant des émules et créant le monastère de Marmoutier.

Cette histoire et l'importance post-mortem de Martin encore plus grande dans l'Occident chrétien médiéval firent de Tours une ville de pèlerinage majeure au Haut Moyen Âge à tel point que la ville sainte était surnommé (la seconde Rome)[réf. nécessaire] et notamment une possible étape détournée sur le chemin vers Saint-Jacques de Compostelle, qui file par Amboise.

Le monastère Saint-Martin a bénéficié très tôt, dès le début du VIe siècle, de libéralités et de soutien des rois francs, Clovis le premier a attribué la victoire des Francs sur les Wisigoths à l'intercession du vénérable saint ancien soldat, et accru considérablement l'influence du monastère et de la ville en Gaule. Au VIe siècle, Grégoire de Tours, jeune lettré vient s'y faire soigner d'un mal présumé incurable. Guéri, il y reste et parvient à s'y faire nommer évêque. Cet écrivain mérovingien, auteur des Dix Livres d'Histoire, marque la ville de son empreinte notamment en restaurant la cathédrale détruite par un incendie en 561. Au IXe siècle, Tours est l'un des foyers privilégié de la Renaissance carolingienne, notamment du fait de l'élévation l'abbatiat à saint Martin d'Alcuin, ancien prieur anglo-saxon du monastère de Cormery.

Deux villes fortifiées[modifier | modifier le code]

En 845, Tours repousse une première attaque du chef viking Hasting[31]. En 850, les Vikings s’installent aux embouchures de la Seine et de la Loire qu'ils empruntent et contrôlent. Toujours menés par Hasting, ils remontent à nouveau la Loire en 852 et mettent à sac Angers et le Maine. Tours et l’abbaye de Marmoutier tombent dans les mains des pillards en 853[32].

Durant le Moyen Âge, Tours est constituée de deux noyaux juxtaposés, parfois concurrents. La « Cité » à l'est, héritière du premier castrum, remodelée après 265, est composée de l'ensemble archiépiscopal (cathédrale et résidence des archevêques) et du château de Tours, siège de l'autorité comtale (tourangelle puis angevine) et royale. À l'ouest, la « ville nouvelle » ou Martinopole structurée autour de l'abbaye Saint-Martin qui contrôle le prestigieux pèlerinage s'émancipe de la cité au cours du Xe siècle érigeant une première enceinte vers 918 et devient le « Châteauneuf » ; cet espace, organisé entre Saint-Martin et la Loire, devient le centre économique de Tours. Entre ces deux entités subsistaient des espaces de varenne, de vignes et de champs peu densément occupés, à l'exception de l'abbaye Saint-Julien installée en bord de Loire. Les deux noyaux sont unis par une enceinte de réunion au cours du XIVe siècle. Tours est un modèle de la ville double médiévale.

Tours est la capitale de la Touraine, ce territoire sous le nom de comté de Tours est âprement disputé entre la maison féodale blèsoise et la maison d'Anjou, qui emporte la mise en 1044 sous forme d'un fief.

Prenant acte de la déchéance continentale des Plantagenêts, Philippe II de France, dit Philippe Auguste, roi suzerain, récupère par la force la Touraine après 1204. Avec ce rattachement à la couronne, la livre tournois, qui tire son nom de l'abbaye Saint-Martin de Tours où l'on frappait des deniers dits « tournois » remplace la livre parisis comme monnaie de compte du domaine royal.

Ville royale du Jardin de France[modifier | modifier le code]

L'Hôtel Goüin, hôtel particulier du XVe siècle appartenant à une riche famille de banquier

La Touraine devient une véritable capitale de la France entre 1450 et 1550, séjour continuel des rois et lieu des fastes de la cour. En particulier, Charles VII et Louis XI s'installent au château des Montilz-lèz-Tours nommé encore Plessis-du-Parc-lèz-Tours après sa reconstruction en mars 1472, à La Riche, dans l'actuelle banlieue ouest de Tours. Louis XI épris de Tours et de sa contrée, la développe[33] et introduit maintes activités, parmi lesquelles en 1470 l'industrie de la soie, du mûrier au défilage des cocons. Les décisions du pouvoir royal en faveur de la Touraine continuent une longue tradition d'implantation d'activités, favorisées par le passage des compagnons du tour de France, ateliers d'art et imprimerie sous Charles VII, qui se perpétuent avec la passementerie sous François Ier[34].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La Renaissance a offert à Tours et à la Touraine maints hôtels particuliers et châteaux, réunis pour partie sous l'appellation générique de « châteaux de la Loire ». Mais l'intolérance religieuse et de subites guerres marquées de spectaculaires massacres, closent cette période heureuse. Le pouvoir royal est impuissant à rétablir l'ordre. Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[35]. À ce moment, les catholiques ont repris les choses en main à Angers : l’intendant s’est arrogé le droit de nommer les échevins.

Le massacre de la Saint-Barthélemy qui prend une ampleur démesurée à Paris fin août 1572 n'a pas cours en Touraine. Le responsable royal a préféré s'éloigner de la ville, plutôt que de compromettre les paix longuement négociées avec les réformés. Quelques bourgeois protestants sont emprisonnés par les échevins de Tours, par précaution pour leur éviter l’extermination[36].

Tours, qui possède un présidial depuis 1551, devient en 1577 le siège d'une généralité, qui contrôle seize élections sur la Touraine, l'Anjou et le Maine. L'archevêché de Tours couvre sous son égide un territoire similaire.

Ville administrative et marchande[modifier | modifier le code]

Avec la reprise en main autoritaire du pouvoir, la cour royale des Bourbon revient de façon permanente à Paris ou dans ses environs, en attendant de fuir à nouveau Paris pour la proche Versailles. Ce retour marque le début d'un déclin lent mais permanent. Pourtant, les intendants du Roi favorisent à nouveau Tours, en la dotant d'une route moderne, de magnifiques ponts alignés sur la nouvelle voie de passage. Tours, capitale de la subdégation de Touraine, peut plus que jamais conserver sa prééminence de marché d'approvisionnement, redistribuant les grains, les vins, les fruits et légumes, les produits laitiers et de basse-cour.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Bien avant le Consulat, la bourgeoisie tourangelle accapare le pouvoir économique. Tout au long du siècle de l'industrie, elle se montre timorée à investir dans autre chose que des biens fonciers, agricoles et viticoles, rentables. Plus que la matière première ou la voie d'eau à aménager, l'investissement, l'émulation des hommes et la concurrence des entreprises manquent. En ce sens, Tours en phase avec la Touraine du sud de la Loire, n'appartient pas tout à fait à la France septentrionale, innovante dans le respect de la qualité, audacieuse ou copiant les recettes éculées de l'Angleterre en ses productions industrielles. L'écrivain Honoré de Balzac, endetté par son aventureuse entreprise parisienne, nourrit avec un brin d'amertume ses tableaux provinciaux de ce solide comportement rentier.

Aussi la fin de la batellerie aurait pu entraver la réussite économique de Tours, d'autant que la vallée de la Loire subit les inondations de 1836, 1846 et 1856. Des levées en zones basses ont été établies et des quartiers bourgeois et ouvriers, vulnérables à une montée des eaux, s'établissent entre La Riche à l'ouest et Saint-Pierre-des-Corps à l'est. L'arrivée du chemin de fer en novembre 1845[37] assure définitivement l'hégémonie de la ville chef-lieu sur son département. Tours est un carrefour ferroviaire crucial, nœud de triage pour le Grand Ouest et ses inévitables ateliers sont placés à la gare de Tours-Saint-Pierre-des-Corps. L'essor économique favorise ses imprimeries de livres comme de presse quotidienne, ses négoces variés.

Désormais, Tours n'a plus aucune ville concurrente sur le département. Chinon et Loches sont irrémédiablement provinciales et distancées. À cette époque, Tours s'agrandit démesurément vers le sud, en particulier par le quartier des Prébendes. Cette position dès lors privilégiée marque le renouveau de la cité qui devient durant tout le XXe siècle une agglomération démographiquement dynamique et économiquement tournée vers le tertiaire. Tours, lieu de rencontre, affirme les valeurs de son grand centre compagnonnique[38].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale marque profondément la ville. Tours était avant la guerre de 14 le centre de commandement de la 9e région militaire, et donc une ville de garnison de première ordre avec un état-major important. Elle accueillait de nombreuses casernes, des régiments d'artilleries, d'infanteries comme le 66e régiment d'infanterie de ligne exclusivement composé de Tourangeaux, mais aussi le 5e régiment de cuirassier et le 9e régiment du génie. Tous ces régiments partis en guerre verront de nombreux Tourangeaux mourir pour la France.

La grande guerre vit à Tours une activité très importante, étant à la fois un nœud ferroviaire primordial et le centre de la 9e région militaire, c'est le long de ses voies de chemins de fer que seront stockées de nombreuses denrées pour les armées françaises en campagne ; uniformes, équipement, armement, munitions. La longue lutte intense favorise son négoce civil comme les vivriers et l'agriculture régionale, elle reçoit des industries privées repliées des zones de guerre, comme de la câblerie et du conditionnement métallique par exemple. Ces flux ferroviaires donnèrent aussi à la ville une activité militaire employant des civils de première importance, des ateliers de confection de vêtements, des ateliers de réparations d'engins militaires, canons, munitions, centre de tri postal et évacuation des blessés. La ville fut, par exemple, le centre de tous les approvisionnements en uniformes de l'armée française d'Afrique.

Au cours de l'année 1915, l'aviation française prit possession du champ de tir du 66e régiment d'infanterie à Parçay-meslay pour en faire un terrain d'aviation, ce qui augmenta encore l'activité militaire dans la ville. Les Américains y installèrent en plus trois escadrilles, dont la 492e (492nd Squadron), en fin de guerre.

D'ailleurs, outre ces escadrilles, les troupes américaines débarquèrent dans la ville au nombre de 25 000 hommes à la fin 1917, ils créèrent au passage l'hôpital militaire américain des Augustins. Le Pont de Pierre sur la Loire fut baptisé en juillet 1918 du nom de Woodrow Wilson, président des États-Unis d'Amérique de 1912 à 1920. Leurs effectifs participèrent aussi à la vie tourangelle, aux manifestations comme les cérémonies (enterrements, remise de Croix de Guerre), les fêtes populaires, les spectacles YMCA et quelques soldats américains épousèrent des Tourangelles.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1920, la ville accueille le congrès de Tours dans la salle des Manèges aujourd'hui disparue, près de l'Église Saint-Julien. Ce congrès voit la dislocation du Parti socialiste et la constitution indépendante du Parti communiste français. Dès les années folles, Tours est une ville d'équipement et de services. C'est une petite capitale de la presse et de l'édition, un centre de marché d'assurance. Une école militaire du train signale la présence de l'armée. Bâtiment, confection, laiteries-fromageries répondent aux nouveaux besoins consuméristes. Le matériel de chemin de fer, les pompes hydrauliques, la petite mécanique, toutes ces activités florissantes pérennisent les secteurs industriels dominants qui s'affirmeront encore après les années cinquante, la fonderie, le travail des métaux, la construction mécanique et électrique, les pneumatiques, le textile et habillement.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La préfecture de Tours où se déroula la Réunion du Conseil suprême interallié de Tours

Tours est également marquée par la Seconde Guerre mondiale. Avant 1940, elle reçoit de nouvelles industries réfugiées, roulement à billes, matériels téléphoniques, meubles. Mais la ville n'est plus mise à l'abri de la guerre par l'artillerie et de vaillants poilus tenant de lointaines lignes françaises, l'aviation de bombardement rend également l'arrière front vulnérable.

Tours est en partie détruite précocement en 1940 et une partie de sa population connaît ensuite durant quatre années les affres de la vie en baraquements ou en casemates. Entre le 10 et le 13 juin 1940, pendant la débâcle, elle accueille le gouvernement français avant son installation à Bordeaux (le ministère de l'Intérieur s'est installé dans la préfecture, Albert Lebrun a installé la présidence de la République au château de Cangé à Saint-Avertin et Paul Reynaud la présidence du Conseil au château de Chissay-en-Touraine). La dernière réunion du Comité suprême interallié avec Churchill et Raynaud se tient dans la préfecture le . Une partie du centre de la ville est totalement détruite lors du gigantesque incendie du 20 au 22 juin, incendie causé par des obus incendiaires allemands. Les chefs-d'œuvre architecturaux des XVIe et XVIIIe siècles sont en partie perdus, de même que l'entrée monumentale de la ville. Le pont Wilson (« pont de pierre »), qui approvisionne la ville en eau, a été dynamité pour freiner l'avancée de la Wehrmacht. Ne pouvant éteindre le brasier, les habitants ne purent que fuir.

En mai 1944, des bombardements alliés frappent durement le complexe ferroviaire et les quartiers de Velpeau et Beaujardin[39], et font 137 morts[40]. La cité tourangelle est finalement libérée le .

Un plan de reconstruction et d'aménagement du centre-ville, dessiné par l'architecte tourangeau Camille Lefèvre, est adopté avant même la fin de la guerre. Le plan de vingt îlots quadrangulaires est ordonné autour de la rue nationale qui est élargie. Cette ordonnance régulière s'efforce de reprendre les thèmes de l'architecture du XVIIIe siècle en les simplifiant[41]. Pierre Patout lui succède en tant qu'architecte en chef de la reconstruction en 1945. On envisage un temps de détruire la partie sud de la rue Nationale pour la mettre en conformité avec la nouvelle.

Les années Royer[modifier | modifier le code]

Rives du Cher

L'histoire récente de Tours est marquée par la personnalité de Jean Royer, son maire durant trente-six ans qui contribue à sauver le Vieux-Tours de la démolition totale et en fait l'un des premiers « secteurs sauvegardés », exemple de restauration qui inspire la loi Malraux de préservation des centres anciens. Ce vieux Tours concentre ainsi les commerces, les instances administratives, fréquenté si ce n'est habité par une forte bourgeoisie d'affaire et des multiples professions libérales.

L'administration de Jean Royer étend également la ville vers le sud dans les années 1960, les édiles favorisent une dense emprise par un habitat collectif de masse entre Saint-Avertin et Joué-les-Tours. La municipalité se soucie de rectifier le cours du Cher et d'y bâtir les quartiers des Rives du Cher et des Fontaines, alors un des plus grands chantiers urbains d'Europe. Au nord, Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde rejoignent Tours en 1964. Avec son appui, une régulation systématique de la Loire encore fantasque est entreprise de l'amont à l'aval. En 1970 est fondée l'université François-Rabelais, dont le centre de gravité est installé en bord de Loire en plein centre-ville, et non comme c'était alors la tendance dans un campus en banlieue.

Son long mandat est surtout marqué par l'interventionnisme de l'État, inaugurant la décentralisation qui apporte à la ville des industries qu'elle ne possédait pas encore, condensateur électrique, électronique, mobilier métal et plastiques. Ce mandat connait cependant des réalisations controversées. Notons le passage pratique mais peu esthétique, en lieu et place d'un ancien canal, à 1 500 m de la cathédrale, de l'autoroute A10 et la construction de l'original centre de congrès Vinci par Jean Nouvel qui endette durablement la ville. Tours, déjà centre touristique et hôtelier réputé, est devenue une des principales destinations « congrès » de France. Ville moderne caractérisée par de beaux équipements sportifs (palais des sports de Tours) et des lieux d'expositions (comme le parc des expositions de Tours), elle bénéficie au nord d'un aéroport à côté d'une base aérienne de pilotage. En 1978, le plus vieux pont de Tours, le pont Wilson, s'effondre.

Cependant, une rivalité entre Jean Royer et Michel Debré, maire de la ville voisine d'Amboise, écartera Tours du statut de capitale régionale au profit d'Orléans en 1964. On prête également à Michel Debré d'avoir influé sur le choix de cette dernière ville, à la suite de son échec personnel lors des élections législatives de 1962 en Indre-et-Loire[42].

1995, Germain : la ville passe à gauche[modifier | modifier le code]

Au printemps 1995, Jean Royer se présente en tête d'une liste divers droite. Il espère sa réélection à son poste de maire qu'il occupe depuis 1959, mais cette fois la partie s'annonce difficile. La droite n'est pas comme un seul homme derrière le sortant. Michel Trochu se présente en effet à la te d'une liste RPR dissidente. Grâce à un score de plus de 20 %, il accèdera sans soucis au second tour, aboutissant à une situation de triangulaire. À eux deux, les candidats de droite totaliseront la majorité absolue, mais Jean Germain (liste PS) l'emportera malgré tout avec ses quelques 42 %. Royer, qui aurait certainement été réélu sans soucis sans cette concurrence interne, quitte la mairie après plus de 40 ans et 6 mandats à sa tête.

Jean Germain et son équipe socialiste entre à la mairie avec un projet fondé sur la réduction de la dette. Dix ans après, sa gestion économique est considérée comme beaucoup plus sage que celle de son prédécesseur, et la situation financière de la ville est revenue à un niveau stable. Revers de la médaille, l'opposition jugera l'action de Jean Germain peu ambitieuse: aucun grand chantier comparable à ceux de Jean Royer n'a été lancé au cours de ses deux premiers mandats (on peut toutefois remarquer que les immenses chantiers de Royer que furent la construction du Sanitas, des Rives du Cher, des Fontaines ou encore du quartier de l'Europe s'inscrivaient dans les années 1960 et 1970 dans un contexte national de construction massive de logements au travers de grands ensembles). Des projets antérieurs (navette fluviale sur le Cher, aménagement du pont Napoléon, etc.) resteront inabouties ou abandonnées. L'équipe municipale rétorque en disant se concentrer sur la qualité de vie (rénovation urbaine, requalifications des espaces publics, de la voirie, action culturelle et sociale). Côté culture et animation, l'investissement du printemps à l'automne des bords de Loire par une guinguette (opération Tours sur Loire depuis 2004) est un succès populaire.

Ces dernières années, les chantiers de grandes ampleurs sont peut-être de retour, puisqu'avec la densification du tissu urbain fixée comme priorité, l'aménagement du quartier des Deux Lions est poursuivi, celui de Monconseil à Tours Nord entrepris (2006), et celui des anciennes casernes désaffectées Beaumont et Chauveau dans le centre ville, planifié. Par ailleurs, Jean Germain et son équipe lance en 2010 comme projet phare de son troisième mandat débuté en 2008, l'aménagement d'une première ligne de tramway, déjà envisagée depuis plusieurs années.

Économie[modifier | modifier le code]

Centre d'affaires rue Édouard Vaillant

Le premier employeur de la ville, de l'agglomération, et de la Région Centre est le Centre hospitalier universitaire de Tours (CHRU) qui emploie près de 7 000 salariés[43]. La SNCF arrive derrière : outre ses gares, l'opérateur ferroviaire dispose à Tours et St Pierre des Corps de nombreux établissements administratifs (Direction Régionale), industriels et de maintenance. De plus, l'implantation de la base aérienne BA 705 induit environ 8 000 emplois directs et indirects dans tout le département. Plus exactement, elle emploie directement 1 930 personnes sur son site tourangeau, 519 à Cinq-Mars la Pile[44]. En 2010, la ville de Tours a été choisie pour accueillir la Direction Nationale des ressources humaines des armées de Terre, de l'Air et de la Marine.

Au début des années 1990 l'entreprise Citya immobilier nait à Tours avant de se développer en France. En 2002, s'est installée la première banque française entièrement virtuelle sans aucun guichet, Zebank, créant ainsi environ 400 emplois. Elle est rapidement devenue la filiale de « Egg », une banque britannique, mais a été revendue car déficitaire. Cependant le groupe Auchan nouveau propriétaire a maintenu l'activité en changeant le nom « Oney ». Tours est aussi le siège du 2e site de production français de Michelin, avec pour principale activité tout le secteur poids-lourd (1 300 emplois). Outre Michelin, d'autres entreprises liées au caoutchouc sont implantées au sud de Tours : on y trouve Tupperware, Hutchinson et Zodiac. De plus, STMicroelectronics dispose d'un site de plus de 10 hectares à Tours-Nord avec 1 700 employés. La ville de Tours a accueilli en octobre 2008 un magasin IKEA (créateur de 300 emplois) sur le site central de Rochepinard, à côté du Parc des Expositions, du Stade de la Vallée du Cher, et du centre commercial régional « Les Atlantes ». L'implantation de l'enseigne suédoise a relancé le débat du grand contournement autoroutier A110 puisque le trafic induit dans la traversée de Tours risque de croître de manière importante.

À noter aussi que Tours est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Touraine. Elle gère l’Aéroport de Tours Val de Loire. Le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest a son siège à Tours et est diffusé sur 7 départements et est tiré à 290 000 exemplaires quotidiens. France Telecom s'est aussi implanté dans cette ville et demeure le premier opérateur mobile de Touraine.

Autour de la Gare de Tours se développe un pôle économique et administratif. Avec d'une part le centre d'affaires rue Édouard Vaillant, et d'autre part le quartier Champ Girault.

Enfin, le nouveau quartier des Deux-Lions, est un centre économique en développement, entièrement équipé en fibre optique. Il concentre les nouvelles implantations comme le centre d'appel de Bouygues Telecom, le siège régional de la MAIF, le Groupe Open, Véolia, Dalkia un multiplex avec 12 salles, l'université de droit, d'économie et de sciences sociales, la section polytechnique (spécialités en aménagement, informatique et productique). Mais aussi le centre commercial « L'Heure tranquille » ouvert le 20 mai 2009, et de nombreuses PME. Le quartier est entièrement construit autour d'un mail, qui verra passer le tramway. De plus, EDF va y installer son siège régional d'ici à 2012, générant le regroupement et la création de nombreux emplois.

Il faut ajouter que Tours est le siège régional de plusieurs banques (Crédit lyonnais, Crédit agricole, Banque populaire, Caisse d'Epargne) et assurances (Allianz, MACIF, AXA Générali Assurances et MAIF ). Tours est également au cœur de la Cosmétic Valley, qui est une région où se concentre de nombreuses entreprises ainsi que de nombreux de laboratoires de recherche liés au domaine pharmaceutique et de la cosmétologie. On y recense des entreprises telles que Sanofi-Aventis, Indena, L'Oréal, Boiron, Nestlé,Médipréma, Pfizer, Gamain, Pierre Fabre ou encore Spin Control. Tours accueille également un des sièges administratifs de TATEX, entreprise spécialisée dans l'expédition de colis destinés avant tout aux industriels mais aussi aux particuliers.

Tours est le lieu de création de plusieurs grands groupes : Nabab, Estivin Groupe, Nemery & Calmejane, Gault et Frémont, Socofer, Eric Stipa, Citya Immobilier, Hervé Thermique, Brosset Immobilier.

Tours dispose de quatre pôles de compétitivité : sciences et systèmes de l’énergie électrique, sciences de la beauté et du bien-être, polymers technologies et céramiques Ces pôles ont pour vocation d'innover et de dynamiser la métropole Tourangelle. Ils rassemblent des entreprises, des centres de formation et des pôles de recherche. L'agglomération de Tours dispose de 73 unités de recherche et 1 500 chercheurs.

La ville fait partie de l'Espace Metropolitain Val de Loire-Maine.

Hôtel de la chambre de commerce et d'industrie

Le tableau suivant liste les employeurs majeurs de l'agglomération tourangelle en nombre de salariés en 2012[45].

Employeur Nombre de salariés Ville(s) Domaine
CHRU de Tours 8 007 Tours Hôpital
SNCF 3 641 Tours et Saint-Pierre-dès-Corps Transport en commun
Ville de Tours 2 897 Tours Commune
Conseil général d'Indre-et-Loire 2 832 Tours Armée de l'air
Université François Rabelais 2 455 Tours Enseignement supérieur
STMicroelectronics 1 443 Tours Fabricant de semi-conducteurs
Auchan 1 210 Tours / Chambray-lès-Tours / Saint-Cyr-sur-Loire Grande Distribution
SKF 1 208 Saint-Cyr-sur-Loire Fabricant de roulements, de systèmes de lubrification, de la mécatronique, de l'étanchéité
Mutualité 37 995 Tours Mutuelle de santé
Michelin 983 Joué-lès-Tours Manufacturier
Faiveley 811 Saint-Pierre-dès-Corps Systèmes et services pour l'industrie ferroviaire
France Telecom 778 Tours Télécommunications
Ville de Joué-lès-Tours 737 Joué-lès-Tours Commune
Hutchinson 700 Joué-lès-Tours Fabricant de caoutchouc et d'élastomère
Fil bleu 640 Tours et Saint-Pierre-dès-Corps Réseau de transport en commun
Clinique Léonard de Vinci 502 Chambray-lès-Tours Santé
La Nouvelle République 502 Tours Presse quotidienne régionale
Eiffage 492 Joué-lès-Tours Bâtiment et travaux publics
Ville de Saint-Pierre-des-Corps 433 Saint-Pierre-des-Corps Commune
Bouygues Télécom 429 Tours Opérateur téléphonique
Tour(s) Plus 421 Tours Communauté d'agglomération
Sanofi-Aventis 400 Tours Fabricant de produits pharmaceutiques
Tupperware 400 Joué-lès-Tours Fabricant de boites en plastique
Carrefour 400 Saint-Pierre-dès-Corps Grande Distribution
Banque populaire Val de France 400 Tours Banque et assurances
Fidelia Assistance 400 Tours Société d'Assistance
Géant 198 La Riche Grande distribution

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 134 633 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
21 000 20 240 21 703 21 928 23 235 26 669 30 072 30 766 33 530
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
38 055 41 061 42 450 43 368 48 325 52 209 59 585 60 335 63 267
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
64 695 67 601 73 398 75 096 77 192 78 585 83 753 80 044 83 618
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
92 944 128 120 140 686 132 209 129 509 132 820 136 942 134 633 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puis Insee à partir de 2004[47].)
Histogramme de l'évolution démographique


La ville de Tours a annexé la commune de Saint-Étienne-Extra en 1845. La population de la ville fait un bond de 14 000 habitants en 1964 avec l'absorption des communes de Sainte-Radegonde-en-Touraine et Saint-Symphorien et d'une petite partie de Joué-lès-Tours en bord de Cher. Depuis 1975 , la population de Tours reste globalement stable entre 130 000 et 140 000 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2007, le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (22,8 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,4 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,1 %, 15 à 29 ans = 30,6 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 16,3 %, plus de 60 ans = 16,8 %) ;
  • 54,4 % de femmes (0 à 14 ans = 12,5 %, 15 à 29 ans = 30 %, 30 à 44 ans = 16,8 %, 45 à 59 ans = 16,6 %, plus de 60 ans = 24 %).
Pyramide des âges à Tours en 2007 en pourcentage[48]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
6,1 
75 à 89 ans
10,4 
10,2 
60 à 74 ans
12,2 
16,3 
45 à 59 ans
16,6 
20,1 
30 à 44 ans
16,8 
30,6 
15 à 29 ans
30,0 
16,1 
0 à 14 ans
12,5 
Pyramide des âges du département de l'Indre-et-Loire en 2007 en pourcentage[49]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
6,8 
75 à 89 ans
9,8 
13,1 
60 à 74 ans
13,9 
20,7 
45 à 59 ans
20,1 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
19,6 
15 à 29 ans
19,1 
18,8 
0 à 14 ans
16,4 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2008, le conseil municipal de Tours compte 45 conseillers de gauche ou de centre (PS, PC, EELV, MoDem...) et 10 conseillers de droite (UMP). Jean Germain, en tant que maire, préside le conseil.

Chronologie des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Tours.
Liste des maires de Tours depuis le début du XXe siècle
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Serge Babary UMP  
1995 2014 Jean Germain PS  
1959 1995 Jean Royer DVD  
1947 1959 Marcel Tribut UDSR  
1944 1947 Jean Meunier SFIO  
1942 1944 René Guerrier    
1925 1942 Ferdinand Morin SFIO  
1919 1925 Camille Chautemps Radical-socialiste  
1912 1919 Albert Letellier Radical-socialiste  
1899 1912 Eugène Pic-Paris Radical-socialiste  
1879   Armand Rivière[50] Républicain  
1875 1879 Antoine-Dieudonné Belle    
1866 1875 Eugène Goüin    

Endettement[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[51] :

Évolution de l'endettement par habitant (en €)[51] :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Tours est jumelée avec neuf villes étrangères :

Elle a également un accord de coopération avec :

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Dôme de la basilique Saint Martin et Tour Charlemagne depuis l'ïle Simon

La ville de Tours est classée ville d'art et d'histoire, La ville historique est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. De manière anecdotique, Tours est parfois appelé « le petit Paris » par les étrangers. Peut être du fait de l'architecture de certains monuments, et de l'aménagement des boulevards de l'hypercentre.

Outre plusieurs ensembles architecturaux comprenant des maisons dans le Vieux-Tours, des hôtels particuliers médiévaux et Renaissance, des monuments historiques sont visibles dans ce quartier sur un axe est-ouest (rue Colbert puis rue du commerce et rue du grand marché ), comme la cathédrale Saint-Gatien (XIIe au XVIe siècles) dont le premier état remonte au IVe siècle, siège de l'archevêque de Tours et cœur de la province ecclésiastique de Tours, ainsi que le château de Tours (ancienne résidence des comtes d'Anjou), tout proche, érigé sur les vestiges des remparts du castrum gallo-Romains, tout comme la chapelle Saint-Libert plus à l'est ; l'église Saint-Julien, ancienne abbaye bénédictine dont l'origine remonte au VIe siècle, et dont l'abbatiale date majoritairement du XIIIe siècle ; L'église Saint-Saturnin, datant du XVe siècle, anciennement église rattachée au prieuré des Carmes ; la Tour Charlemagne et la Tour de l'Horloge, qui sont des vestiges du XIIIe siècle de la collégiale Saint-Martin médiévale, et tous prés la place plumereau, ; l'ancien prieuré Saint-Éloi ou « prioratus S. Jacobi de Ulmo Roberti », mentionné dès le Xe siècle, et dont la chapelle (fin du XIIe siècle) est actuellement le siège des archives municipales de Tours ; le Palais des Archevêques, actuel musée des Beaux-Arts de Tours ; l'hôtel Goüin, hôtel particulier du XVe siècle ; l'amphithéâtre de Tours : disparu, son emplacement, près de la cathédrale, reste visible dans le tracé des rues…

Un ensemble de monuments construits par l'architecte tourangeau Victor Laloux sont dans le cœur de ville : la basilique Saint-Martin, édifiée au XXe siècle dans un style néo-byzantin en remplacement de l'ancienne collégiale Saint-Martin démolie durant la Révolution ; l'hôtel de ville et la gare de Tours-Centre.

À noter aussi le palais de Justice ; l'hôtel de préfecture d'Indre-et-Loire ; l'hôtel de la CCI, l'ancienne abbaye de Marmoutier, fondée au IVe siècle par saint Martin, évêque de Tours, aujourd'hui un collège-lycée privé ; la synagogue de Tours, l'Étoile bleue (ancienne maison close)…

Des constructions plus récentes comme l'entreprise Mame (conçu par Bernard Zehrfuss et Jean Prouvé), les Halles de Tours, et le Palais des congrès Vinci (conçu par Jean Nouvel) sont aussi à remarquer.

Ponts[modifier | modifier le code]

Sise entre Loire et Cher, la cité tourangelle est reliée aux plateaux tourangeaux nord et sud par de nombreux ouvrages d'art d'époques diverses:

  • Sur la Loire, d'ouest en est (sur les communes de la Riche et Saint-Cyr-sur-Loire) :
    • Double pont de Saint-Cosme (pont du périphérique - 1991, (élargissement en 2008 à 2x2 voies à l'occasion de l'extension du périphérique vers le nord sur un nouveau tronçon La Riche-La Membrolle sur Choisille)
    • Viaduc de Saint-Cosme (pont ferroviaire - XIXe siècle )
    • Pont Napoléon (pont route - 1957)
    • Pont Wilson
      Le Fil d'Ariane
    • Passerelle de Saint-Symphorien (pont suspendu pour piéton et cyclistes - 1847) dit « Pont de fil », à l'emplacement de l'ancien pont médiéval, le pont d'Eudes
    • Pont Mirabeau (pont route - 1973)
    • Pont de la Loire A10 (Viaduc autoroutier - 1973)
  • Sur le Cher, d'ouest en est:
    • Pont de Saint-Sauveur reliant les quartiers ouest de Tours aux Deux-Lions
    • Passerelle le Fil d'Ariane (Pont suspendu pour piéton et cyclistes - 2001)
    • Pont du tramway sur le Cher, (tramway, bus et véhicules d'urgence, piétons et cyclistes - 2012)
    • Pont du Sanitas (avenue de Grammont reliant le centre de Tours au quartier des Fontaines, Joué-les-Tours)
    • Passerelle piétonne nord vers l'île Balzac
    • Passerelle piétonne sud ouest vers l'île Balzac
    • Passerelle piétonne sud est vers l'île Balzac
    • Viaduc autoroutier (A10) de Rochepinard
    • Pont d'Arcole, accolé au viaduc autoroutier, supportant le trafic urbain de l'est de Tours vers le sud de l'agglomération (Saint Avertin, quartier des Fontaines...)

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Le musée des beaux-arts de Tours, dans l'ancien archevêché.

L'Opéra a son siège au Grand Théâtre (dirigé par Jean-Yves Ossonce) tandis que le Centre dramatique régional (dirigé par Gilles Bouillon) a élu domicile au Nouvel Olympia. L'orchestre symphonique de la région Centre est basé à Tours ; ses principaux membres sont issus du lycée musical Francis-Poulenc et du conservatoire à rayonnement régional de Tours. Les Fêtes musicales de Touraine se déroulent dans le cadre de la grange de Meslay tandis que le Florilège vocal, festival international de chant choral, investit salles de concerts et rues piétonnes.

Le Centre chorégraphique national dirigé par Bernardo Montet est à l'initiative d'un festival de danse annuel.

Tours est un pôle important de la Musique ancienne en France. De nombreux ensembles reconnus au niveau international y résident : Diabolus in Musica, Ensemble Doulce Mémoire, Ensemble Jacques Moderne dirigé par Joël Suhubiette, Ensemble Marini dirigé par James Jennings, Ensemble PhilidOr, Ensemble Consonance… Une saison de musique ancienne permet à ces ensembles de se produire régulièrement sur Tours et son agglomération en mai/juin et en septembre/octobre.

De nombreux musées sont offerts aux visiteurs : Musée des Beaux-Arts de Tours (Palais des Archevêques), Musée du Compagnonnage (Dortoir des Moines de l'abbaye St Julien), Centre de Création Contemporaine (CCC), Muséum d'Histoire Naturelle, Musée du Train et des Équipages militaires, Musée Saint-Martin, etc.

Des expositions d'envergure nationale sont organisées régulièrement au Château de Tours sur les bords de Loire : Joan Miro (2001), le Franc-Maçon dans son Habit de Lumière (2002), Daniel Buren (2005) ou Calder en Touraine (2008).

Dans le quartier de la cathédrale, les salles associatives des « Studio Cinémas[52] » (7 salles) offrent une programmation variée, préférant la projection des films en version originale. Par le nombre des entrées, c'est l'un des premiers cinémas Art et Essai de France. L'association accueille également le CNP (cinéma national populaire) et la Cinémathèque de Tours. Il existe deux autres cinémas sur Tours (chaîne CGR) : un en centre-ville (8 salles) et le second au quartier des Deux-Lions (12 salles). De plus, un cinéma de 12 salles avec une capacité d'environ 3 000 places devrait voir le jour en 2015 via une implantation du groupe Davoine sur l'ancien site de Métro (délocalisé à Saint Cyr sur Loire), au nord de Tours.

Dans le quartier de la Fuye, rue du docteur Fournier, le plasticien Armand Langlois a réalisé une fresque en trompe-l'œil illustrant le travail de compagnons couvreurs.

Tours- "Le couvreur" d'Armand Langlois

De nombreux illustrateurs comme Nico Nu et auteurs-dessinateurs de Bande dessinée, à l'instar de l'atelier Cachalot fondé par Christopher ou de l'atelier POP sont installés à Tours, notamment dans le quartier artisan du Petit Saint-Martin (Ouest du Vieux Tours). Un festival de Bande dessinée « A Tours de Bulles » a lieu en outre chaque année.

Tous les ans à la fin mars, le carnaval de Tours accueille plus de 10 000 personnes au long de son défilé, et en été à l'occasion de Tours sur Loire s'installent des animations autour du fleuve royal.

La Société archéologique de Touraine, fondée en 1840 par Alexandre Giraudet, Henry Goüin, Noël Champoiseau et l’abbé Manceau, œuvre pour la promotion du patrimoine local et anime une bibliothèque et un musée dédiés à l'histoire de la Touraine.

L'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Touraine, créée en 1761 regroupe des personnalités intellectuelles ou artistiques de Touraine.

La ville de Tours fut aussi le cadre de tournages de films comme Douches froides, Nos vies heureuses, Les Revenants ou Le Grand amour de Pierre Étaix.

Depuis 1996, l'association Boutavant tente de faire vivre la mémoire de la batellerie tourangelle en préservant des bateaux de Loire traditionnels (chalands, gabares, toues cabanées, etc.) visibles aux alentours du pont Wilson et en contrebas du château de Tours où se trouve un embarcadère pour de courtes promenades permettant de découvrir la faune et la flore de la Loire sauvage[53].

Calendrier des principaux évènements annuels[modifier | modifier le code]

On peut citer parmi les manifestations :

  • Cinéma :
  • Spectacle vivant
    • Le festival Rayons Frais (« les arts et la ville ») depuis l'été 2003.
    • Le festival International du Cirque de Tours depuis septembre 2007.
  • Musique :
    • Le Festival de musique de chambre le Printemps musical de Saint-Cosme, en mars de chaque année.
    • Le Festival de musique de chambre des Fêtes musicales à la Grange de Meslay, en juin de chaque année.
    • Le festival Jazz en Touraine depuis septembre 1987.
    • Le festival de musiques libres Total Meeting, organisé par le Petit Faucheux en partenariat avec le Temps Machine.
    • Le festival Potager Electronique (gratuit), chaque année à la fin-juin et depuis 2007.
    • Le festival Aucard de Tours (musique actuelle), organisé chaque début juin par Radio Béton. L'île Aucard, lieu d'origine de la manifestation, ne permettant plus l'accueil du nombre grandissant de festivaliers, la manifestation occupe aujourd'hui le parc de la Gloriette.
  • Bande dessinée :
  • Autres :
    • Vitiloire, salon des vins de Loire, chaque année en mai sur le boulevard Heurteloup, depuis 2002
    • Tours sur Loire, guinguette et animations variées en bords de Loire tout le long de l'été.
    • « American Tours Festival », festival américain, concentration de Harley-Davidson, Country et Rock, courses Nascar, Parc des expositions (début juillet)[54].
    • La fête foraine et la foire, au parc des expositions de Rochepinard, courant mai.
    • Le « Free Market » de Tours, expo-vente collective de créateurs, ponctuée de concerts et performances artistiques. Chaque année, début décembre depuis 2004, au premier étage des Halles de Tours.

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

La ville de Tours possède sept bibliothèques, la plus grande est la bibliothèque municipale de Tours qui est classée. Elle est située place Anatole France. Ouverte au public en 1793, les fonds sont tout d'abord constitués des ouvrages provenant des abbayes de Saint-Martin et Marmoutier, et du chapitre de la cathédrale Saint-Gatien. La bibliothèque a occupé différents lieux, comme l'Hôtel de la Préfecture, l'Hôtel Papion du Château en janvier 1863 (à l'emplacement de l'actuelle mairie, aujourd'hui disparu), l'ancien Hôtel de Ville en 1907 (au niveau de l'actuelle place Anatole France, aujourd'hui disparu) avant d'occuper un nouveau bâtiment, sur les bords de Loire, après sa destruction en juin 1940. Les bombardements, en même temps que l'édifice, ont détruit une grande partie des fonds anciens : sur les 2042 manuscrits et 451 incunables, seulement 815 manuscrits, 56 incunables, ainsi que les archives municipales anciennes, sont sauvés, grâce au conservateur de l'époque, Georges Collon[55]. La nouvelle bibliothèque est reconstruite en 1957 sur les plans de l'architecte Patout. Une partie de la collection sauvée est maintenant conservée dans un coffre souterrain.

En plus de ces fonds de livres, la bibliothèque municipale de Tours dispose d'un fonds musical et d'un fonds vidéo. Elle ferme ses portes en avril 2012 pour la réalisation de travaux de mise aux normes[56].

Par ailleurs, depuis 2007, Tours dispose aussi d'une nouvelle médiathèque à Tours-Nord appelée médiathèque François Mitterrand. D'une architecture contemporaine, elle participe à la restructuration du quartier de l'Europe, et à la rénovation de la place du Beffroi désormais Esplanade François Mitterrand.

Au-delà de ces deux édifices, Tours dispose des bibliothèques suivantes :

  • la bibliothèque Paul Carlat (centre de vie du Sanitas)
  • la bibliothèque de la Rotonde
  • la bibliothèque de la Bergeonnerie
  • la bibliothèque des Rives du Cher
  • la médiathèque des Fontaines espace Jacques Villeret
  • La bibliothèque des cinémas Studio[57]

Salles de spectacles[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Tours est une terre d'art culinaire et d'auteurs culinaires. Terre viticole (Touraine (AOC), Touraine-noble-joué (AOC), Touraine-amboise (AOC), Montlouis (AOC), Vouvray (AOC), Chinon (AOC), Bourgueil (AOC), Saint-nicolas-de-bourgueil (AOC)…) on trouve dans les vignobles tourangeaux du Val de Loire des vins blancs (moelleux, secs ou pétillants : Vouvray, Montlouis), rosés (Noble-joué, Chinon rosé) et rouges (Chinon, Bourgueil, Saint-nicolas-de-bourgueil) très réputés.
Les Halles de Tours abritent de nombreux produits culinaires frais et gastronomiques.

On connait Tours aussi pour ses rillettes (Indication géographique protégée) qu'on distingue de celles du Mans par le fait qu'elles sont généralement moins grasses, mais également pour ses rillons, morceaux de poitrine de porc rissolés et confits dans la graisse. La crémerie et les pâtisseries tiennent une place importante dans la gastronomie locale, avec respectivement les chèvres de l'AOC Sainte-Maure-de-Touraine et les nougats de Tours.

De nombreux chefs se sont installés à Tours. Plusieurs établissements ont été étoilés Michelin.
L'Université François Rabelais et l'Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation qui sont à l'origine de l'inscription, par l'UNESCO, du "Repas gastronomique des Français", organisent chaque année le Forum Alimentation et Culture.

Le salon Euro Gusto est organisé tous les deux ans au parc des expositions.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourangeaux célèbres.

Tours a été la terre d'accueil, de passage ou de naissance de nombreuses personnalités, telles que Alcuin, François Rabelais, René Descartes, Marie de l'Incarnation, Honoré de Balzac, Honorat de Racan, Anatole France, Pierre de Ronsard, René Boylesve, Léopold Sédar Senghor, Yves Bonnefoy, Saint Martin, Pierre Bretonneau, Alfred Velpeau, Armand Trousseau, Francis Poulenc ou dans un registre plus récent le journaliste Harry Roselmack, les comédiens Jacques Villeret, Jean Carmet, Jean-Hugues Anglade, Bernard Campan, le dessinateur de BD Jean-Marc Lelong, le réalisateur Patrice Leconte, les chanteurs Zaz, Nâdiya et Ben l'Oncle Soul, le dramaturge Jérôme Touzalin, originaires de Tours également.

Représentations de Tours[modifier | modifier le code]

Philatélie[modifier | modifier le code]

Tours est représentée en arrière plan sur un timbre de 1962 célébrant le centenaire de la mort du Docteur Pierre Bretonneau, valeur faciale 0,50 F.

En 1967, l'hôtel Goüin est représenté à l'occasion du 40e congrès des sociétés philatéliques, valeur faciale 0,40 F

En 1985, la cathédrale est représentée à l'occasion du 58e congrès de la Fédération des Sociétés philatéliques françaises, valeur faciale 2,10 F

En 2001, la statuette de compagnon (œuvre de Jean Bourreau), avec en arrière plan le pont et la cathédrale sont représentés à l'occasion du 74e congrès de la Fédération Française des Associations Philatéliques, valeur faciale 3 F ou 0,46 euro[58].

Établissements de service public (apparentés quand privés)[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Primaire[modifier | modifier le code]

Secondaire[modifier | modifier le code]

Université[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Université de Tours.

L'université François-Rabelais de Tours est une université autonome qui rassemble près de 25 000 étudiants et propose 35 licences (bac +3) et 90 masters (bac +4 et +5). Elle est divisée en sept unités de formation et de recherche[59] qui sont réparties sur la ville :

Dépendent aussi de l'université :

Enfin, depuis 2009, le siège de l'université centre Val-de-Loire (Pôle de recherche et d'enseignement supérieur) est implanté à Tours sur le site Beaumont-Chauveau.

Autres établissements publics post-secondaire[modifier | modifier le code]

Établissements privés post-secondaire[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Tours compte six établissements publics qui forment le Centre hospitalier universitaire de Tours (le plus gros employeur de la région Centre) : l'hôpital Bretonneau, l'hôpital Trousseau, l'hôpital Clocheville, l'hôpital de l'Ermitage, le centre Psychothérapique de Tours-Sud, la Clinique Psychiatrique Universitaire. Le CHRU dispose de laboratoires de recherche en collaboration avec l'Université François Rabelais. Ils ont permis entre autres de découvrir le vaccin contre l'hépatite B et d'avancer dans les recherches sur l'autisme.

Parallèlement il existe trois cliniques privées importantes, issues des regroupements récents de nombreuses anciennes cliniques réparties dans toutes la ville:

Justice et autres administrations[modifier | modifier le code]

Tours et Orléans (comme Nancy et Metz ou Lille et Douai) ont été rivales pour accueillir les entités administratives régionales. Finalement, en 1972 bien qu'étant la ville la plus peuplée Tours n'obtint pas la préfecture de la Région Centre (dont le découpage et le nom ont fait et font toujours polémique). Une rivalité entre le maire de l'époque Jean Royer et Michel Debré serait un facteur majeur de cette rivalité[60]. Un partage s'est néanmoins effectué entre les deux villes pour les structures administratives et même pour la dénomination du rectorat.

Tours est donc le siège de plusieurs administrations publiques d'échelles départementale, régionales et nationale (voir plus bas la section "Ministère de la défense"). Non exhaustivement:

Armée[modifier | modifier le code]

Tours Nord accueille un site majeur de la base aérienne 705, avec comme équipement phare la piste utilisé notamment par l'école des pilotes de chasses. La direction de cette base aérienne, comprenant des sites répartis dans tout l'ouest du pays - entre autres : Brest (29) et Saint-Mars-La-Pile (37) - est présente à Tours. La BA 705 était aussi hôte à Tours depuis 2009 de l'intégralité des services de ressources humaines de l'armée de l'air avant qu'ils rejoignent Tours sud (infra). Au total ce sont près de 1600 militaires qui y exercent. Le devenir de la base, notamment le transfert de l'école de chasse, est cependant régulièrement soulevé dans les dernières restructurations annoncées, notamment le livre blanc de la Défense pour 2014-2019[61].

La caserne Baraguey du temps du 66e régiment d'infanterie dans les années 1920
Quartier Beaumont-Chauveau en projet de réaménagement

Tours a par ailleurs un long passé de casernement militaire. Deux sites majeurs seulement restent aujourd'hui en activité boulevard Jean Royer, assurant néanmoins une présence très importante en effectifs, mais la ville compta jusqu'à huit casernes au XIX° siècle, jusqu'au milieu du XX° siècle[62],[63].

La caserne de passage, fermée - créée dans le voisinage de l'église Saint-Julien - et la caserne d'infanterie Marescot - rue Georges Delperier - devenue aujourd'hui collège des Recollets. Le quartier Lasalle (caserne Morier) - implanté au Champ-de-Mars - où s'installa un régiment de cavalerie en 1845 (8e RC), a notamment laissé place au lycée Albert-Bayet. La caserne Meusnier (anc. de Guise), cédée à la ville en 1968 - sur le site du château de Tours - connu successivement la cavalerie (inauguré par le 3e Régiment des gardes d'honneur) et l'infanterie (32e RI par exemple). L'École du train dans la ville depuis 1945 - installée au quartier Beaumont (anc. caserne d'artillerie), rue du Plat d'Etain, face au quarter Chauveau - déménage pour Bourges en 2009 à l'occasion d'un rapprochement de plusieurs écoles militaires (Écoles Militaires de Bourges). Le Musée des équipages militaires et du Train - situé rue Walvein - est également transféré à Bourges[64]. Le site Beaumont-Chauveau, rendu à la vie civile, fait l'objet d'un vaste plan de réaménagement à l'horizon des années 2016-2018[65].

En activité, sur l'actuel boulevard Jean Royer (anc. Thiers) : le quartier Rannes a été notamment la garnison du 5e RC. Il abrite désormais le tout récent cercle-mess depuis 2012[66] ; la caserne Baraguey d'Hilliers, réaffectée, a été notamment la garnison du 66e RI dans les années 1920 (auquel succèdera le 32e RI) et le siège de l'État-Major de la 13° Division militaire territoriale dans les années 1970-1980. Désormais les locaux abritent plusieurs services de la direction des ressources humaines de l'armée de l'air (450 personnes). En 2012, c'est au tour d'une partie du service des ressources humaines de l'armée de terre de prendre place à Tours depuis l'Île-de-France (800 personnes)[67]. En 2014, la marine installera également ses services de ressources humaines (400 personnes). Enfin, la même année, ce sont les services informatiques de l'armée qui emménageront à Tours (100 personnes).

Sports dans la ville[modifier | modifier le code]

Dans le domaine des sports, Tours se distingue en volley, son club le Tours Volley-Ball faisant partie des meilleurs européens. On peut citer qu'en 1980, Tours a été classée par le journal L'Équipe « ville la plus sportive de France ». Plus récemment, la saison 2010-2011, fut particulièrement difficile, voyant le dépôt de bilan de l’ASGT, le dépôt de bilan du Tours Val De Loire Basket (Championnat de France de basket-ball de Nationale féminine 1), et la relégation de l’Union sportive Tours rugby en Fédérale 3 pour raisons financières.

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

Depuis 1986, la course cycliste Paris-Tours est une manifestation sportive majeure pour la ville. Parfois appelée « classique des lévriers » ou « classique des feuilles mortes » (ce deuxième surnom est partagé avec le tour de Lombardie), elle a ancré Tours dans la tradition du vélo. Jusqu'en 2010 elle proposait le plus long sprint du Monde sur les 2,5 km de l'avenue de Grammont. Avec le retour du tramway et ses rails menaçantes pour les roues des vélos, la portion finale sur l'avenue de Grammont est réduite à 800 m. Les cyclistes y entrent au niveau de la place de la Liberté pour franchir la ligne d'arrivée un peu avant la Place Jean Jaurès.

Par ailleurs, les 10 et 20 km de Tours se déroulent chaque année en septembre depuis 1981. Il s'agit de la deuxième plus grande course sur route de France de cette distance après les 20 km de Paris, selon la Fédération Française d'Athlétisme. Elle fait également partie des 10 plus grandes courses sur route de France en termes de participants. La course emprunte les rues de la partie entre Loire et Cher de la ville.

On peut aussi noter, la tenue tous les deux ans sur le Cher (au niveau du parc des expositions) d'une course de motonautisme comptant pour le championnat de France.

Clubs[modifier | modifier le code]

Volley-ball[modifier | modifier le code]

Match du TVB au palais des sports

Le Tours Volley-Ball est le club majeur de la ville, présent dans l'élite depuis 1994 et fort de douze titres : Ligue des Champions 2005, championnats de France 2004, 2010, 2012 et 2013 et coupes de France 2003, 2005, 2006, 2009, 2010, 2011 et 2013, et dispute régulièrement des finales nationales et internationales. Il évolue au Centre municipal des sports, salle Grenon, dans le cadre de la Ligue A. Il est présidé par Jacques Bouhier et entraîné par Mauricio Paes et a compté dans ses rangs de nombreux internationaux, français comme étrangers.

Football[modifier | modifier le code]

Le Tours FC (ex FC Tours), après une période faste au tournant des années 1970-1980 avec quatre saisons dans l'élite et deux demi-finales de Coupe de France (1982 et 1983), le club a fait l'ascenseur et évolue en Ligue 2 à l'issue de la saison 2007-2008 de National. Le Tours FC est présidé par Jean-Marc Ettori, l'équipe quant à elle est entraînée par Olivier Pantaloni. Le club évolue au Stade de la Vallée du Cher.

Hockey-sur-glace[modifier | modifier le code]

Le club de hockey sur glace de l'ASG Tours, champion de France en 1980 et double vainqueur de la Coupe de France (1975 et 1978), a connu un renouveau en atteignant la finale de la Ligue Magnus lors de la saison 2004-2005, mais malheureusement des problèmes financiers l'ont fait rétrograder en D2 pour la saison 2005-2006. Toutefois, le club est remonté aussitôt d'une division en remportant son championnat en étant invaincu de la saison. Même chose en D1 où le titre de champion est acquis alors qu'il reste trois matchs de play-off à jouer. Le club a retrouvé la Ligue Magnus lors de la saison 2007-2008. À la suite de la liquidation judiciaire du club durant l'été 2010, un nouveau club est créé répondant au nom des Remparts de Tours.

Rugby[modifier | modifier le code]

Le club de rugby de la ville, l'Union sportive Tours rugby (UST), âgé de plus de cent ans, est le premier club régional et accueille un Pôle Espoirs depuis 2006. Après une courte expérience en Pro D2, lors de la saison 2001-2002, il retourne directement à l'échelon inférieur. Mais lors de l'été 2006, le club est rétrogradé en Fédérale 2 pour raisons financières. L'US Tours évolue actuellement en Fédérale 1.

Basket-ball[modifier | modifier le code]

En basket-ball, le Tours Joué Basket, champion de France en 1976 et 1980, finaliste de la coupe des Coupes en 1976 sous la dénomination de l'ASPO Tours, évolue désormais en Nationale 2 et joue ses rencontres salle Marcel Cerdan.

Ce club a depuis déposé le bilan.

Roller in line hockey[modifier | modifier le code]

Le roller in line hockey, nouvelle discipline très vite adoptée des Tourangeaux, est particulièrement développé grâce au club des Apaches de Tours qui fut très souvent située dans les hauteurs du classement de Division 1. Plusieurs de ses joueurs ont joué en équipe de France.

Natation[modifier | modifier le code]

Le club de natation de Tours (Enfants Neptune de Tours) est l'un des meilleurs clubs de natation de France avec de nombreux internationaux. La ville a organisé les Championnats de France 2006 durant lesquels Laure Manaudou a battu le record du monde du 400 mètres nage libre dans la piscine Gilbert Bozon.

Tennis[modifier | modifier le code]

Le tennis est également représenté par le Tennis Club de Tours, connu pour avoir formé Thierry Tulasne et joué quelques saisons en première division nationale. Il figure parmi les meilleurs et les plus appréciés de la région du fait d'un cadre exceptionnel en bord de Loire.

Médias locaux[modifier | modifier le code]

  • Presse écrite :
    • La Nouvelle République du Centre-Ouest est le quotidien local, il parait du lundi au dimanche. Le siège est place de Verdun.
    • La Tribune de Tours (journal hebdomadaire gratuit)
    • Tours Madame
    • PROG! Agenda des sorties Tours et agglo (mensuel gratuit sur la culture et les sorties)
    • Le ptit Zappeur (magazine TV gratuit bihebdomadaire)
    • IP 37 (journal gratuit hebdomadaire)
    • TMV (journal hebdomadaire gratuit Groupe NRCO)
    • Ailleursmag (magazine gratuit mensuel)
    • Tours.info (magazine municipal gratuit mensuel)
    • Tour(s)plus le mag (magazine de l'agglo gratuit trimensuel)
    • Le Canard du coin (journal bimestriel d'enquêtes politiques et sociales)
    • Les Bons Plans de Tours (magazine bihebdomadaire gratuit)
    • Tourang'elle (magazine féminin de la Touraine)
  • Télévisions :
    • TV Tours est la télévision locale de Tours (sur le canal Hertzien 30), ses studios sont installés place Verdun.
    • France 3 Tours implantée place des Halles de Tours, est le premier décrochage info de dimension locale créé par la chaîne en 1989. M6 lui emboîta le pas pour le premier décrochage info local de la chaîne dans le courant de la même année, mais l'expérience s'est terminée en 2001.
  • Radios :
    • France Bleu Touraine basée place des Halles de Tours.
    • Radio Campus Tours, radio associative réalisée par des étudiants mais pas seulement, basée sur les découvertes musicales hors « main stream », l'actualité culturelle et universitaire. Ecoutable sur le 99.5 FM sur Tours et agglomération. Deux émissions sur l'actualité : « Sortez! » à 13 et 18 heures.
    • NRJ avec « Planète Tours »
    • Virgin Radio Tours
    • Alouette Tours
    • Radio Béton est une radio associative locale créée en 1984, diffusant sur Tours et une grande partie du département d’Indre-et-Loire sur la fréquence 93.6 FM.
    • Chérie FM avec « Good Morning Tours »
    • RTL2 Tours
    • Vibration
    • R.A.P. (Radio Antenne Portugaise)

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Bouddhisme[modifier | modifier le code]

Tours possède un centre Zen Josen affilié à l'Association Zen internationale et un centre KTT (Karma Teksoum Tcheuling), centre de méditation et d'étude du bouddhisme tibétain.

Christianisme[modifier | modifier le code]

Catholicisme[modifier | modifier le code]

L'archevêque métropolitain de la ville est à la tête de la province ecclésiastique de Tours, qui comprend cinq diocèses dont celui de Tours même.
Les deux édifices majeurs sont :

La cathédrale et les églises Saint-Pierre et du Sacré-Cœur forment la paroisse Saint-Maurice.

Il existe quatre couvents tourangeaux. Tout d'abord le couvent des clarisses, situé rue Pas Notre Dame ; le couvent dominicain, fondé en 1222, il est situé rue Palissy. Il y a aussi le couvent des sœurs dominicaines de la Présentation, fondé au début XVIIIe siècle par Marie Poussepin, il est situé quai Portillon dans La Grande Bretèche (c'est la "maison-mère" de la congrégation depuis 1813). Là bas, les sœurs œuvrent socialement pour les plus défavorisés et participent à l'édification humaine et spirituelle de ceux qui viennent à elles. Un couvent est situé rue de la Source, il s'agit du couvent des franciscaines servantes de Marie. Enfin le couvent des Petites Sœurs des Pauvres se tient boulevard Preuilly. Il y eut également un couvent d'Ursulines où entra, en 1631, Marie Guyart, dite la Bienheureuse Marie de l'Incarnation.

Outre l'ancienne abbaye Saint-Martin, deux grandes abbayes ont existé à Tours; des lieux de cultes y sont liés. Le premier est l'église Saint-Julien qui est donc une ancienne abbatiale bénédictine dont l'origine remonte au VIe siècle mais dont la plus grande partie date du XIIIe siècle. Bien que très peu utilisée, elle est parfois exceptionnellement ouverte pour l'eucharistie. Le second lieu est la chapelle de l'ancienne abbaye de Marmoutier près de laquelle est installée l'Institution Marmoutier, un établissement catholique et privé, sous la tutelle de la Congrégation du Sacré-Cœur.

Un foyer de la Mission Étudiante est situé rue Delpérier. Il dispose de facilités destinées à permettre à des étudiants souhaitant s'investir davantage dans la communauté catholique locale. C'est aussi un lieu d'échanges, avec des prêtres et des laïcs, placé sous la responsabilité d'un aumônier. L'oratoire de la Sainte Face a été érigé en 1876 dans la maison de Léon Papin Dupont, un homme pieu de l'époque. Relançant alors l'intérêt pour les pèlerinages relatifs à saint Martin, il a ainsi contribué au renouveau spirituel de la Touraine au milieu du XIXe siècle. Actuellement, ce sont les dominicains qui en ont la charge.

Enfin de nombreuses églises sont réparties sur le territoire de Tours comme :

Christianisme orthodoxe[modifier | modifier le code]

La communauté orthodoxe dispose de trois paroisses : Saint-Grégoire-de-Tours rattachée au patriarcat d'Antioche, Saint-Martin-le-Miséricordieux[69] rattachée au Patriarcat œcuménique et Saint-Nectaire-d'Égine rattachée au Patriarcat de Roumanie.

Protestantisme[modifier | modifier le code]

Tours possède un temple affilié à l'Église Réformée de France. La ville est aussi le siège de la région Ouest de l'Église Réformée de France. Plusieurs églises évangéliques y sont présentes également. Parmi ces églises évangéliques, on dénombre deux églises du courant baptiste et deux églises du courant pentecôtiste[70].

Judaïsme[modifier | modifier le code]

Tours possède sa synagogue ainsi qu'une antenne régionale du CRIF.

Islam[modifier | modifier le code]

La ville compte trois lieux de culte musulman qui sont des salles de prières[71]. Une grande mosquée à Tours est actuellement en construction dans le quartier du Menneton, au sud de la ville[72].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Chiffre officiel de l’Observatoire de l'Économie et des Territoires de Touraine, relayant les statistiques de l’Insee.
  2. Voir à ce sujet les chiffres officiels les plus récents dans les Statistiques de la municipalité de Tours.
  3. Selon le classement 2010 officiel de l’Insee.
  4. . « Nom des habitants des communes françaises, Tours », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 24 juillet 2011).
  5. « Histoire des armoiries de la ville de Tours », sur Euraldic.com (consulté le 16 avril 2010)
  6. « Le combat du fleuve sauvage », sur pays-de-la-loire.france3.fr,‎ 23 janvier 2013
  7. L. Poirot-Delpech et Laurence Raineau, Pour une socio-anthropologie de l'environnement : Tome 2, Regards sur la crise économique, Éditions L'Harmattan, 2012, p. 154
  8. Dominique Desforges, La Touraine, La Renaissance du livre, 2003, p. 74
  9. Relevés infoclimat de Tours
  10. Sources des données : Insee, Lameteo.org, sources : Site de l'Internaute, Encyclopédie des villes
  11. EV6 c'est quoi ? - Eurovelo6.org Site édité par le Conseil Régional du Centre. L’EuroVelo 6 Atlantique-Mer Noire est l’un des 12 itinéraires du réseau EuroVelo 6 né à l’initiative de la Fédération européenne des cyclistes (ECF) (…). Son objectif est de suivre trois des plus grands fleuves européens, creusets de la civilisation européenne : la Loire, le Rhin et le Danube. Elle traverse donc la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Croatie, la Bulgarie et la Roumanie.
  12. La cité a longtemps gardé un caractère insulaire et isolée, les voies ou les passages routiers passant en aval à partir de Berthenay ou en amont par Amboise. La varenne ou illa uarinda en latin commun, sinda warinda en celtique désigne une terre basse de culture, en symbiose ou échange constant avec l'eau, c'est-à-dire un marais s'il n'est pas cultivé.
  13. Cf. « Projet de Centre de Création Contemporaine - Olivier Debré à Tours (37) », sur DRAC Région Centre,‎ 11 janvier 2013 (consulté le 26 février 2013).
  14. Tribune de Tours 16/12/10 p6
  15. « Site officiel du Quartiers des 2 lions. », sur 2lions.fr (consulté le 16 avril 2010)
  16. « Penser Tours »
  17. Système comprenant des godets entre les rails, où trempait une tige de fer doux qui était attirée au passage du tram par un électro-aimant, établissant le contact au fur et à mesure.
  18. Source
  19. Site de la Ville de Tours, consulté le 14 janvier 2014
  20. Archives départementales
  21. Archives Nationales-F 2 II Indre-et-Loire 3, plan annexé à la minute
  22. Ville de Tours, « Le Plan de zonage 2010 »,‎ 2010 (consulté le 16 février 2012)
  23. [PDF] Ville de Tours, « Guide des conseils de la vie locale »,‎ 2001 (consulté le 16 février 2012)
  24. Ville de Tours, « Le CVL Nord » (consulté le 16 février 2012)
  25. Ville de Tours, « Le CVL Ouest » (consulté le 16 février 2012)
  26. Ville de Tours, « Le CVL Est » (consulté le 16 février 2012)
  27. Ville de Tours, « Le CVL Sud » (consulté le 16 février 2012)
  28. [PDF] Insee, « Plan d'assemblage Grands Quartiers - IRIS 2000 pour TOURS »,‎ 2001 (consulté le 16 février 2012)
  29. Henri Galinié (dir.), Tours antique et médiéval. Lieux de vie, temps de la ville. 40 ans d’archéologie urbaine, Supplément à la Revue archéologique du Centre de la France (RACF) n° 30, n° spécial de la collection “ Recherches sur Tours ”, Tours, FERACF, 2007, 440 p
  30. a et b Henri Galinié, Fouilles archéologique sur le site du Château de Tours, 1974-1978 : rapport préliminaire 1re partie - Tours, Bulletin de la Société archéologique de Touraine, 1978. - 20 p. : ill. ; 25 cm. - Tiré-à-part du Bulletin de la Société archéologique de Touraine, 1978 ou BSAT, XXXVIII, 1978, p. 639-662
  31. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire »,‎ 1995, ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm, 303 p. (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152x), p. 55 .
  32. Michel Dillange. op. cit., p. 56.
  33. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA162 Lettres patentes de Louis XI, Tours, octobre 1461
  34. L'importance traditionnelle de Tours, ville étape du tour de France, s'est préservée avec vigueur au cours des siècle. Mais l'homonymie révélatrice des Temps anciens n'a plus force de loi. Les activités de luxe ainsi que les arts, peinture et sculpture en tête, ont plus sûrement décliné, une fois évanouies les nobles commandes. Les soieries de Tours survivent difficilement aujourd'hui.
  35. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 258.
  36. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 286.
  37. Voir Pierre Leveel, Histoire de Touraine, Tours, CLD,‎ 1988, 1008 p. (ISBN 2-85443-157-X), p. 718.
  38. Il en reste le musée national du compagnonnage de Tours, installé en avril 1968 dans le cloître Saint-Julien, grâce au député-maire de la ville, Jean Royer, petit-fils d'un compagnon Dévoirant. Jean-Pierre Bayard, Le compagnonnage en France, Histoire Payot, Paris, 1990, 480 pages (ISBN 978-2-228-88313-9). Le courant socialiste et les courants radicaux modérés de la troisième République, à l'instar des forces politiques locales longtemps cryptées, se flattent de leurs bons liens avec la vénérable et frêle institution compagnonnique, longtemps cachée ou occulte après la Révolution, et surtout séparée en plusieurs associations, elles-mêmes ébranlées entre conservatisme des valeurs des maîtres de l'art et concrètes revendications ouvrières, érigeant Tours en lieu incontournable de rencontre sociale et politique.
  39. Dictionnaire des communes de Touraine, page 850, éditions CLD, 1987
  40. Sanitas – Quartier de mémoire Quartier d'avenir. Ville et pays d'Art et d'Histoire. Archives municipales de Tours.
  41. Joseph Gérard Monnier (dir.), L'architecture moderne en France de 1889 à nos jours, vol. 2 : Du chaos à la croissance, 1940-1966, Paris, éd. Picard, coll. « Librairie de l'architecture et de la ville »,‎ 1999, 237 p. (ISBN 978-2-7084-0556-1), p. 31.
  42. Deux villes, deux stratégies - article de L'Express du 6 mars 2003.
  43. source : CHRU Hôpitaux de Tours
  44. sources : Basile, 2006
  45. Top des entreprises, La Nouvelle République, 18 décembre 2012
  46. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  47. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  48. « Évolution et structure de la population à Tours en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 octobre 2010)
  49. « Résultats du recensement de la population de l'Indre-et-Loire en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 octobre 2010)
  50. Site de l'Assemblée nationale : Assemblée nationale - Base de données historique des anciens députés. Né en 1822 et mort en 1891 à Chênehutte-les-Tuffeaux (Maine-et-Loire). Lié à George Schwob et à Alexis Boutrot, avec lesquels il crée le Républicain d'Indre-et-Loire en 1870 ; tous trois sont élus conseillers municipaux en 1874. En 1876, George Schwob rachète le journal nantais Le Phare de la Loire et quitte Tours avec Alexis Boutrot, qui devient administrateur du Phare. Armand Riviète, qui avait déjà écrit pour ce journal à l'époque des Mangin, est un chroniqueur régulier du Phare de George Schwob, sous le nom de "Jacques Deschamps".
  51. a et b finances.gouv.fr [1]
  52. Site des cinémas Studio : http://www.studiocine.com/
  53. Tours – Balades en Loire : une toue de la Ville de Tours remontera la Loire jusqu’à l’abbaye de Marmoutier. sur le site resistanceinventerre.wordpress.com - Vidéo : En bateau sur la Loire avec Boutavant sur le site /videos.lanouvellerepublique.fr (consultés le 13 juillet 2012)
  54. American Tours Festival et Nascar
  55. Cf. H. Chirault, A. Lévrier, Tours de A à Z, Grande-Bretagne, 2006.
  56. http://www.tours.fr/Actualite/25/33-en-bref.htm
  57. Blog de la bibliothèque des Studio
  58. catalogue tome 1 Yvert et Tellier
  59. « Statuts de l'université François-Rabelais au 3 mars 2008 »
  60. la constitution de la région Centre
  61. Article de la Nouvelle République du 30 avril 2013 : Livre blanc de la Défense : la Touraine dans le viseur ? - Article de la Nouvelle République du 16 juin 2013 : La base aérienne, ce n'est pas seulement l'école de chasse
  62. Quand le clairon rythmait la vie tourangelle sur le site lanouvellerepublique.fr (consulté le 18 mai 2013)
  63. Le Champ de Mars et le quartier Lasalle sur matfanus.blogspot.fr (consulté le 18 mai 2013)
  64. Historique du musée du train sur http://www.emb.terre.defense.gouv.fr (consulté le 18 mai 2013)
  65. Les casernes Beaumont-Chauveau sur www.tours.fr (consulté le 18 mai 2013)
  66. Un nouveau vaisseau-amiral au cœur du quartier Rannes sur le site lanouvellerepublique.fr (consulté le 18 mai 2013)
  67. Tours entend bien profiter de l'arrivée des militaires sur www.tribune-tours.fr (consulté le 18 mai 2013)
  68. 5° BCC composée des 501e et 502e Régiments de Chars de Combat
  69. site de la paroisse Saint-Martin
  70. Annuaire des églises évangéliques
  71. www.annuaire-musulman.com
  72. www.mosquee-de-tours.fr

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]