Tours
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| Tours | |||
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Centre | ||
| Département | Indre-et-Loire (préfecture) | ||
| Arrondissement | Tours (Chef-lieu) | ||
| Canton | chef-lieu de 7 cantons | ||
| Code Insee abr. | 37261 | ||
| Code postal | 37000, 37100, 37200 | ||
| Maire Mandat en cours |
Jean Germain (PS) 2008-2014 |
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| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Tours Plus | ||
| Site internet | http://www.tours.fr/ | ||
| Démographie | |||
| Population | 136 942 hab. (2006) | ||
| Densité | 3 986 hab./km² | ||
| Aire urbaine | 397 700 hab. | ||
| Gentilé | Tourangeaux, Tourangelles | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 44 m — maxi. 109 m | ||
| Superficie | 34,36 km² | ||
Tours est une ville du centre-ouest de la France, préfecture du département d'Indre-et-Loire et la plus grande ville de la région Centre. Ses habitants sont appelés les « Tourangeaux » et les « Tourangelles ».
Tours compte 136 942 habitants[1] si l'on tient compte uniquement de la commune, et 306 974 habitants[2] si l'on compte toute son unité urbaine.
Tours est classée Ville d'Art et d'Histoire, elle est traversée par la Loire classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, et a souvent reçu le grand prix du fleurissement national (2000, 2003 et 2006).
[modifier] Toponymie
Tours tient son nom des celtes Turones ou Turoni, devenu peuple gallo-romain de l'Empire dont la cité administrait la Touraine, province également surnommée en souvenir de son prestigieux siècle entre 1450 et 1550, « Le jardin de la France ».
[modifier] Géographie
[modifier] Généralités
La ville est située sur le bras de terre séparant la Loire et le Cher, en amont du confluent de ces deux cours d'eau, à un endroit où leur passage semble aujourd'hui aisé. Elle s'étale au nord sur le plateau de Saint-Symphorien où se trouve le point le plus haut de la ville et au sud sur le plateau de Grandmont. La ville en 2006 comptait 136 942 habitants au centre d'une agglomération de 320 000 habitants.
La couronne urbaine n'est plus comme l'antique cité des Turones limitée aux opulentes Varennes d'autrefois, à la dense population protégée par les eaux. Elle rejoint les plateaux, au nord les petites champagnes puis la Gâtine, au sud la Champeigne.
La ville au fort développement économique tertiaire est située à un important carrefour moderne entre les voies de communication vers le sud-ouest aquitain par le suil du Poitou sur l'axe de Paris, Poitiers, Bordeaux qui peut dériver vers l'Espagne et des voies desservant depuis l'ouest de la France ou Armorique, à commencer par Angers ou le Mans, Nantes, ou Rennes et au loin la péninsule bretonne vers la région lyonnaise.
L'habitat ancien est regroupé autour de deux noyaux, constituant le Vieux Tours :
- le quartier actuel de la cathédrale Saint-Gatien, bâti sur les ruines de la cité gallo-romaine, elle-même érigée sur une butte insubmersible de la Varenne entre Loire et Cher[3].
- le quartier de Châteauneuf, né des fortifications protégeant le prestigieux lieu de pèlerinage chrétien au Moyen Âge, probablement entre 1050 et 1150. L'ensemble religieux autrefois appelé martinopole avait été édifié autour du tombeau saint Martin, initialement posé sur un tertre rivé au fleuve. Dénaturé après la Révolution, l'ensemble collégiale correspond approximativement à la basilique Saint-Martin et l'actuelle place Plumereau.
Le centre ville, Vieux Tours incendié en 1940, ne fut pas reconstruit à l'identique, et les architectes Jean Dorian et Pierre Patout conçurent un nouveau plan en damier mis en chantier de 1950 à la fin de la décennie.
Tours est également une des deux villes-portes du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine avec Angers en Maine-et-Loire.
[modifier] Détail
Tours s'étendant au nord de la Loire et au sud du Cher, la ville est séparée en trois entités plus ou moins distinctes les unes des autres mais n'ayant aucune existence officielle : Tours Nord (au nord de la Loire), Tours Sud (autour du Cher) et Tours Centre (qui correspond à la ville entre Loire et Cher).
La ville de Tours comporte 34 quartiers :
- Beaujardin (Tours-Centre) ;
- Bergeonnerie (Tours-Sud) ;
- Bordiers (Tours-Nord) ;
- Cathédrale (Tours-Centre) ;
- Colbert (Tours-Centre) ;
- Douets (Tours-Nord) ;
- Europe (Tours-Nord) ;
- Febvotte (Tours-Centre) ;
- Fontaines (Tours-Sud) ;
- Giraudeau (Tours-Centre) ;
- Gloriette-Deux-Lions (Tours-Sud) ;
- Grandmont (Tours-Sud) ;
- Halles (Tours-Centre) ;
- Île-Aucard (Tours-Nord) ;
- La Fuye-Velpeau (Tours-Centre) ;
- Lakanal-Strasbourg (Tours-Centre) ;
- Lamartine-Courteline (Tours-Centre) ;
- Maginot (Tours-Nord) ;
- Maine (Tours-Nord) ;
- Milletière (Tours-Nord) ;
- Monsoudun (Tours-Nord) ;
- Montjoyeux (Tours-Sud) ;
- Paul-Bert (Tours-Nord) ;
- Pilorget (Tours-Nord) ;
- Prébendes (Tours-Centre) ;
- Rabelais-Tonnellé (Tours-Centre) ;
- Rives du Cher (Tours-Centre) ;
- Rochepinard (Tours-Centre) ;
- Saint-Éloi (Tours-Centre) ;
- Saint-Symphorien (Tours-Nord) ;
- Sainte-Radegonde (Tours-Nord) ;
- Sanitas (Tours-Centre) ;
- Sapaillé (Tours-Nord) ;
- Vieux-Tours (Tours-Centre) ;
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Histoire de la cité tourangelle
Dès l'époque gauloise, les Varennes entre Loire et Cher, riches terres des Turones, sont fortement peuplées et deservies par la Loire qui la relie aux îles de Touraine en aval. Sous l'autorité romaine, au Ie siècle, une cité est fondée : elle est nommée « Caesarodunum » (« colline de César »). Ce nom évolue au Bas-Empire après le IVe siècle en s'associant celui du peuple des Gaulois , elle prend le nom de « Civitas Turonorum » puis par altération de « Tours ». C'est aussi au Bas Empire qu'est construit l'amphithéâtre de Tours, l'un des cinq plus grands de l'Empire. La ville devient la métropole de la province romaine de Lyonnaise troisième vers 380-388, dominant la vallée de la Loire, le Maine et la Bretagne.
[modifier] Un lieu de pèlerinage et de culture
Une des figures marquantes de l'histoire de la ville est saint Martin, deuxième évêque après le mythique Gatien. Martin est un ancien militaire devenu officier romain. Épris du message chrétien, il partage son manteau avec un démuni à Amiens, puis se fait moine. Inlassable prédicateur d'une foi modèle dans les assemblées chrétiennes, il y épouse la condition des plus modestes et acquiert une renommée légendaire en Occident, faisant des émules et créant le monastère de Marmoutier.
Cette histoire et l'importance post-mortem de Martin encore plus grande dans l'Occident chrétien médiéval firent de Tours une ville de pèlerinage majeure au Moyen Âge et notamment une possible étape détournée sur le chemin vers Saint-Jacques de Compostelle, qui file par Amboise.
Le monastère Saint-Martin a bénéficié très tôt, dès le début du VIe siècle, de libéralités et de soutien des rois francs, Clovis le premier a attribué la victoire des Francs sur les Wisigoths à l'intercession du vénérable saint ancien soldat, et accru considérablement l'influence du monastère et de la ville en Gaule. Au VIe siècle, Grégoire de Tours, jeune lettré vient s'y faire soigner d'un mal présumé incurable. Guéri, il y reste et parvient à s'y faire nommer évêque. Cet écrivain mérovingien, auteur des Dix Livres d'Histoire, marque la ville de son empreinte notamment en restaurant la cathédrale détruite par un incendie en 561. Au IXe siècle, Tours est l'un des foyers privilégié de la Renaissance carolingienne, notamment du fait de l'élévation l'abbatiat à saint Martin d'Alcuin, ancien prieur anglo-saxon du monastère de Cormery.
[modifier] Deux villes fortifiées
En 845, Tours repousse une première attaque du chef viking Hasting[4]. En 850, les Vikings s’installent aux embouchures de la Seine et de la Loire qu'ils empruntent et contrôlent. Toujours menés par Hasting, ils remontent à nouveau la Loire en 852 et mettent à sac Angers et le Maine. Tours et l’abbaye de Marmoutier tombent dans les mains des pillards en 853[5].
Durant le Moyen Âge, Tours est constituée de deux noyaux juxtaposés, parfois concurrents. La « Cité » à l'est, héritière du premier castrum, remodelée après 265, est composée de l'ensemble archiépiscopal (cathédrale et résidence des archevêques) et du château de Tours, siège de l'autorité comtale (tourangelle puis angevine) et royale. À l'ouest, la « ville nouvelle » ou Martinopole structurée autour de l'abbaye Saint-Martin qui contrôle le prestigieux pèlerinage s'émancipe de la cité au cours du Xe siècle érigeant une première enceinte vers 918 et devient le « Châteauneuf » ; cet espace, organisé entre Saint-Martin et la Loire, devient le centre économique de Tours. Entre ces deux entités subsistaient des espaces de varenne, de vignes et de champs peu densément occupés, à l'exception de l'abbaye Saint-Julien installée en bord de Loire. Les deux noyaux sont unis par une enceinte de réunion au cours du XIVe siècle. Tours est un modèle de la ville double médiévale.
Tours est la capitale de la Touraine, ce territoire sous le nom de comté de Tours est âprement disputé entre la maison féodale blèsoise et la maison d'Anjou, qui emporte la mise en 1044 sous forme d'un fief.
Prenant acte de la déchéance continentale des Plantagenêts, Philippe Auguste, roi suzerain, récupère par la force la Touraine après 1204.
[modifier] Ville royale du Jardin de France
La Touraine devient une véritable capitale de la France entre 1450 et 1550, séjour continuel des rois et lieu des fastes de la cour. En particulier, Louis XI s'installe au château des Montils nommé encore château du Plessis à La Riche, dans l'actuelle banlieue ouest de Tours. Louis XI épris de Tours et de sa contrée, la développe et introduit maintes activités, parmi lesquelles en 1470 l'industrie de la soie, du mûrier au défilage des cocons. Les décisions du pouvoir royal en faveur de la Touraine continuent une longue tradition d'implantation d'activités, favorisées par le passage des compagnons du tour de France, ateliers d'art et imprimerie sous Charles VII, qui se perpétuent avec la passementerie sous François Ier[6].
La Renaissance a offert à Tours et à la Touraine maints hôtels particuliers et châteaux, réunis pour partie sous l'appellation générique de « châteaux de la Loire ». Mais l'intolérance religieuse et de subites guerres marquées de spectaculaires massacres, multipliant les horreurs mutilantes sur les corps hérétiques, closent cette période heureuse. Le pouvoir royal est impuissant à rétablir l'ordre. Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[7]. À ce moment, les catholiques ont repris les choses en main à Angers : l’intendant s’est arrogé le droit de nommer les échevins.
Le massacre de la Saint-Barthélemy qui prend une ampleur démesurée à Paris fin août 1572 n'a pas cours en Touraine. Le responsable royal a préféré s'éloigner de la ville, plutôt que de compromettre les paix longuement négociées avec les réformés. Quelques bourgeois protestants sont emprisonnés par les échevins de Tours, par précaution pour leur éviter l’extermination[8].
Tours, qui possède un présidial depuis 1551, devient en 1577 le siège d'une généralité, qui contrôle seize élections sur la Touraine, l'Anjou et le Maine. L'archevêché de Tours couvre sous son égide un territoire similaire.
[modifier] Ville administrative et marchande
Avec la reprise en main autoritaire du pouvoir, la cour royale des Bourbon revient de façon permanente à Paris ou dans ses environs, en attendant de fuire à nouveau Paris pour la proche Versailles. Ce retour marque le début d'un déclin lent mais permanent. Pourtant, les intendants du Roi favorisent à nouveau Tours, en la dotant d'une route moderne, de magnifiques ponts alignés sur la nouvelle voie de passage. Tours, capitale de la subdégation de Touraine, peut plus que jamais conserver sa proéminence de marché d'approvisionnement, redistribuant les grains, les vins, les fruits et légumes, les produits laitiers et de basse-cour.
Tours, promue préfecture, est une ville en ébullition révolutionnaire après 1791. Guillaume Le Métayer dit Rochambeau (1763-1798), célèbre chef chouan de la Mayenne est fusillé à Tours le 8 thermidor an VI. Bien avant le Consulat, la bourgeoisie tourangelle accapare le pouvoir économique. Tout au long du siècle de l'industrie, elle se montre timorée à investir dans autre chose que des biens fonciers, agricoles et viticoles, rentables. Plus que la matière première ou la voie d'eau à aménager, l'investissement, l'émulation des hommes et la concurrence des entreprises manquent. En ce sens, Tours en phase avec la Touraine du sud de la Loire, n'appartient pas tout à fait à la France septentrionale, innovante dans le respect de la qualité, audacieuse ou copiant les recettes éculées de l'Angleterre en ses productions industrielles. L'écrivain Balzac, endetté par son aventureuse entreprise parisienne, nourrit avec un brin d'amertume ses tableaux provinciaux de ce solide comportement rentier.
Aussi la fin de la batellerie aurait pu entraver la réussite économique de Tours, d'autant que la vallée de la Loire subit les inondations de 1836, 1846 et 1856. Des levées en zones basses ont été établies et des quartiers bourgeois et ouvriers, vulnérables à une montée des eaux, s'établissent entre La Richie à l'ouest et Saint-Pierre-des-Corps à l'est. L'arrivée du chemin de fer en 1854 assure définitivement l'hégémonie de la ville chef-lieu sur son département. Tours est un carrefour ferroviaire crucial, nœud de triage pour le Grand Ouest et ses inévitables ateliers sont placés à la gare de Tours-Saint-Pierre-des-Corps. L'essor économique favorise ses imprimeries de livres comme de presse quotidienne, ses négoces variés.
Désormais, Tours n'a plus aucune ville concurrente sur le département. Chinon et Loches sont irrémédiablement pronvinciales et distancées. À cette époque, Tours s'agrandit démesurément vers le sud, en particulier par le quartier des Prébendes. Cette position dès lors privilégiée marque le renouveau de la cité qui devient durant tout le XXe siècle une agglomération démographiquement dynamique et économiquement tournée vers le tertiaire. Tours, lieu de rencontre, affirme les valeurs de son grand centre compagnonnique[9].
[modifier] Temps de guerres
La Première Guerre mondiale marque profondément la ville. Elle reçoit des industries repliées des zones de guerre, surtout de la câblerie et du conditionnement métallique. La longue lutte intense favorise son négoce vivrier et agricole. Avec les soldats américains, au nombre de 25 000, arrivés fin 1917, des ateliers de confection de vêtements, des ateliers de réparations d'engins militaires et autres canons, les munitions, la Poste et l'hôpital militaire américain aux Augustins, Tours devient une ville de garnison avec son état-major. Le Pont de pierre sur la Loire est baptisé en juillet 1918 au nom de Woodrow Wilson, président des États-Unis d'Amérique de 1912 à 1920.
Trois escadrilles américaines, dont la 492e (492nd Squadron), étaient présentes sur le terrain d'aviation de Parçay-Meslay et leurs effectifs participèrent aussi à la vie tourangelle, aux manifestations comme les cérémonies (enterrements, remise de Croix de Guerre), les fêtes populaires et les spectacles YMCA. Quelques soldats épousèrent de jolies tourangelles. C'est le cas notamment de Joseph Harrison Nezat, sergent-chef, originaire de Port Barre, en Louisiane et descendant de Pierre Nezat, né à Layrac (Lot-et-Garonne) qui émigre en 1755 aux États-Unis d'Amérique. L'un de ses petits-enfants, Jack Claude Nezat est l'auteur de livres consacrés à l'histoire et à la sociologie.
En 1920, la ville accueille le congrès de Tours qui voit la dislocation du parti socialiste et la constitution indépendante du parti communiste français. Dès les années folles, Tours est une ville d'équipement et de services. C'est une petite capitale de la presse et de l'édition, un centre de marché d'assurance. Une école militaire du train signale la présence de l'armée. Bâtiment, confection, laiteries-fromageries répondent aux nouveaux besoins consuméristes. Le matériel de chemin de fer, les pompes hydrauliques, la petite mécanique, toutes ces activités florissantes pérennisent les secteurs industriels dominants qui s'affirmeront encore après les années cinquante, la fonderie, le travail des métaux, la construction mécanique et électrique, les pneumatiques, le textile et habillement.
Tours est également marquée par la Seconde Guerre mondiale. Avant 1940, elle reçoit de nouvelles industries réfugiées, roulement à billes, matériels téléphoniques, meubles. Mais la ville n'est plus mise à l'abri de la guerre par l'artillerie et de vaillants poilus tenant de lointaines lignes françaises, l'aviation de bombardement rend également l'arrière front vulnérable.
Tours est détruite précocement en 1940 et une partie de sa population connaît ensuite durant quatre années les affres de la vie en baraquements ou en casemates. Entre le 10 et le 13 juin 1940 elle accueille le gouvernement français avant son installation à Bordeaux. Une partie du centre de la ville est totalement détruite lors du gigantesque incendie du 20 au 22 juin, incendie causé par des obus incendiaires allemands. Les chefs-d'œuvre architecturaux des XVIe et XVIIIe siècles sont en partie perdus, de même que l'entrée monumentale de la ville. Le pont Wilson (« pont de pierre »), qui approvisionne la ville en eau, a été dynamité pour freiner l'avancée de la Wehrmacht. Ne pouvant éteindre le brasier, les habitants ne peuvent que fuir. D'autres bombardements alliés frappent durement le quartier de la gare en 1944, et font plusieurs centaines de morts.
Un plan de reconstruction et d'aménagement du centre-ville, dessiné par l'architecte tourangeau Camille Lefèvre, est adopté avant même la fin de la guerre. Le plan de vingt îlots quadrangulaires est ordonné autour de la rue nationale qui est élargie. Cette ordonnance régulière s'efforce de reprendre les thèmes de l'architecture du XVIIIe siècle en les simplifiant[10]. Pierre Patout lui succède en tant qu'architecte en chef de la reconstruction en 1945. On envisage un temps de détruire la partie sud de la rue Nationale pour la mettre en conformité avec la nouvelle.
[modifier] De l'art politique communal
L'histoire récente de Tours est marquée par la personnalité de Jean Royer, son maire durant trente-six ans qui contribue à sauver le Vieux-Tours de la démolition totale et en fait l'un des premiers « secteurs sauvegardés », exemple de restauration qui inspire la loi Malraux de préservation des centres anciens. Ce vieux Tours concentre ainsi les commerces, les instances administratives, fréquenté si ce n'est habité par une forte bourgeoisie d'affaire et des multiples professions libérales.
L'administration de Jean Royer étend également la ville vers le sud dans les années 1960, les édiles favorisent une dense emprise par un habitat collectif de masse entre Saint-Avertin et Joué-les-Tours. La municipalité se soucie de rectifier le cours du Cher et d'y bâtir les quartiers des Rives du Cher et des Fontaines, alors un des plus grands chantiers urbains d'Europe. Au nord, Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde rejoignent Tours en 1964. Avec son appui, une régulation systématique de la Loire encore fantasque est entrepreprise de l'amont à l'aval. En 1970 est fondée l'université François-Rabelais, dont le centre de gravité est installé en bord de Loire en plein centre-ville, et non comme c'était alors la tendance dans un campus en banlieue[11].
Son long mandat est surtout marqué par l'interventionnisme de l'état, inaugurant la décentralisation qui apporte à la ville des industries qu'elle ne possédait pas encore, condensateur électrique, électronique, mobilier métal et plastiques. Ce mandat connait cependant des réalisations controversées. Notons le passage pratique mais peu esthétique, en lieu et place d'un ancien canal, à 1 500 mètres de la cathédrale, de l'autoroute A10 et la construction de l'original centre de congrès Vinci par Jean Nouvel qui endette durablement la ville. Tours, déjà centre touristique et hôtelier réputé, est devenue une des principales destinations "congrès" de France. Ville moderne caractérisée par de beaux équipements sportifs et des lieux d'expostions, elle bénéficie au nord d'un aéroport à côté d'une base aérienne de pilotage.
Jean Germain fait de la réduction de la dette lors de son accession à la mairie en 1995 une priorité. Dix ans après, sa gestion économique est considérée comme beaucoup plus sage que celle de son prédécesseur, la situation financière de la ville est revenue à un niveau stable. L'action de Jean Germain reste cependant critiquée par l'opposition municipale pour la faible ambition des projets municipaux : aucun grand chantier comparable à ceux de Jean Royer n'a véritablement été lancé sous son double mandat. De nombreux projets antérieurs (navette fluviale sur le Cher, aménagement du pont Napoléon…) restent de même inaboutis ou sont abandonnés[12]. Cette position est en effet contestée par l'équipe municipale qui affirme se concentrer davantage sur la qualité de vie (rénovation urbaine, développement des transports en commun, action culturelle). L'université de Tours compte après trente ans d'existence officielle plus de 22800 étudiants au début du millénaire.
[modifier] Héraldique
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Les armes de Tours se blasonnent ainsi : De sable, à trois tours couvertes d'argent ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. On en connaît une version alternative : « De sable à trois tours d'argent, 2 et 1, ouvertes et maçonnées de sable, pavillonnées et girouettées de gueules ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or ». |
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Les armes de Tours sous le 1er Empire se blasonnent ainsi : Pendant le 1er empire, Tours fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir : elles devenaient : D'or à trois tours crénelées de sable, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est le signe des bonnes villes de l'Empire.[13] |
[modifier] Édifices et sites importants
La ville de Tours est classée ville d'art et d'histoire.
- La cathédrale Saint-Gatien (XIIe au XVIe siècles) dont le premier état remonte au IVe siècle, siège de l'archevêque de Tours et cœur de la province ecclésiastique de Tours ;
- L'église Saint-Julien, ancienne abbaye bénédictine dont l'origine remonte au VIe siècle, et dont l'abbatiale date majoritairement du XIIIe siècle ;
- La basilique Saint-Martin, édifiée au XXe siècle par Victor Laloux dans un style néo-byzantin en remplacement de l'ancienne collégiale Saint-Martin démolie durant la Révolution ;
- La Tour Charlemagne et la Tour de l'Horloge, restes du XIIIe siècle de la collégiale Saint-Martin médiévale ;
- L'ancienne abbaye de Marmoutier, fondée au IVe siècle par saint Martin, évêque de Tours, aujourd'hui un collège-lycée privé ;
- L'ancien prieuré Saint-Éloi ou « prioratus S. Jacobi de Ulmo Roberti », mentionné dès le Xe siècle, et dont la chapelle (fin du XIIe siècle) est actuellement le siège des archives municipales de Tours ;
- Le Palais des Archevêques, actuel musée des Beaux-Arts de Tours ;
- Le château de Tours, ancienne résidence des comtes d'Anjou ;
- L'hôtel Goüin, hôtel particulier du XVe siècle ;
- Plusieurs ensembles architecturaux comprenant des maisons dans le Vieux-Tours (fin Moyen Âge) ;
- Un ensemble architectural comprenant, outre la basilique moderne, l'hôtel de ville et la gare de Tours-Centre, bâtis par Victor Laloux, architecte tourangeau ;
- Le palais de Justice ;
- La synagogue de Tours ;
- L'amphithéâtre de Tours, disparu.
- Le Vieux-Tours le long d'un axe est-ouest (rue Colbert puis rue du commerce) et centré autour de la place Plumereau ainsi que des rues du Grand Marché, du Change et de la Rôtisserie ; ensemble architectural de maisons et d'hôtels particuliers médiévaux et Renaissance.
[modifier] Tourangeaux célèbres
Tours a été la terre d'accueil ou de naissance de nombreuses personnalités célèbres, telles que François Rabelais, Honoré de Balzac, saint Martin, Pierre Bretonneau, Alfred Velpeau, Francis Poulenc ou dans un registre plus récent le journaliste Harry Roselmack, les comédiens et acteurs Jacques Villeret, Jean Carmet, Jean-Hugues Anglade.
[modifier] Administration
[modifier] Logotype
Le logotype de la ville de Tours représente une tour grise à trois créneaux de laquelle s'élance un arc-en-ciel. Le nom en lui-même de Tours n'a aucun rapport avec une tour, mais le symbole est utilisé par homophonie. C'est de l'héraldique parlante.
[modifier] Maires
| Liste des maires de Tours depuis le début du XXe siècle | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1995 | en cours | Jean Germain | PS | |
| 1959 | 1995 | Jean Royer | DVD | |
| 1947 | 1959 | Marcel Tribut | UDSR | |
| 1944 | 1947 | Jean Meunier | SFIO | |
| 1942 | 1944 | René Guerrier | ||
| 1925 | 1942 | Ferdinand Morin | SFIO | |
| 1919 | 1925 | Camille Chautemps | Radical-socialiste | |
| 1912 | 1919 | Albert Letellier | Radical-socialiste | |
| 1899 | 1912 | Eugène Pic-Paris | Radical-socialiste | |
[modifier] Évolution topographique
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Du XIIIe au XVIIIe s., 16 paroisses eurent leur chef-lieu dans la ville de Tours ; 4 d’entre elles s’étendent extra-muros, dans les faubourgs et leurs territoires extra-muros constituent 4 collectes : La Riche-Extra, Saint-Étienne-Extra, Saint-Pierre-des-Corps et Saint-Symphorien-Extra ; leur partie intra-muros comprend l’église, c’est-à-dire le chef-lieu, ce qui justifie leur appartenance à la ville de Tours et leur exonération d’impôt. 5 paroisses furent supprimées : Saint-Pierre du Chardonnet et Saint-Simple par décrets de l’archevêque de Tours du 14 avril 1773 et du 5 mai 1773 (Archives Départementales d'Indre-et-Loire - G 16) ; Notre-Dame de l’Écrignole, Sainte-Croix et Saint-Denis par Décret de l’archevêque de Tours du 22 janvier 1781 (Archives Départementales d'Indre-et-Loire - G 16 et 1015).
Le décret de l’Assemblée Nationale du 9 avril 1791, sanctionné par la loi du 17 avril 1791, établit une nouvelle circonscription des paroisses de la ville de Tours et en réduisit le nombre à 4 : Saint-Gatien, paroisse épiscopale, comprenant intra-muros la partie Est de la ville, limitée à la rue Nationale et l’avenue de Grammont, extra-muros la commune de Saint-Pierre-des-Corps et la partie de la commune Saint-Étienne-Extra à l’Est de l’avenue de Grammont jusqu’à la rivière du Cher ; Saint-Martin, comprenant intra-muros le territoire qui s’étendait de la rue Nationale à la paroisse Notre-Dame-la-Riche ; Notre-Dame-la-Riche pour le reste de la partie Ouest de la ville de Tours jusqu’à la commune de La Riche, et cette commune et Saint-Jean-de-Beaumont pour la partie extra-muros ; Saint-Symphorien pour la partie intra-muros de la ville de Tours au Nord de la Loire, et la commune de Saint-Symphorien pour la partie extra-muros.
Délimitation réalisée de Tours d’avec Beaumont, La Riche, Saint-Cyr-sur-Loire, Saint-Étienne, Saint-Pierre-des-Corps et Saint-Symphorien par Décret impérial du 29 mai 1808 : Tours cède à Saint-Symphorien la partie Ouest de l’Île-Aucard, soit 2 ha 73 a sans habitation ; La Riche cède à Tours 2 ha 36 a du Ruau Sainte-Anne au niveau de la Barrière Sainte-Anne ; la Barrière de Saint-Pierre-des-Corps, reconnue placée à 15 m au-delà de la maison du receveur de l’octroi, coupait une maison que le Décret impérial attribua en entier à Saint-Pierre-des-Corps (Archives Nationales-F 2 II Indre-et-Loire 3, plan annexé à la minute).
Par la loi du 14 juin 1845, la commune de Saint-Étienne-Extra fut réunie à celle de Tours.
Délimitation réalisée de Saint-Avertin d’avec Tours et Saint-Pierre-des-Corps, par la loi du 5 mai 1855 : les limites furent fixées au canal du Berry à l’Est et au Cher au Sud ; Saint-Avertin cède à Tours les Arênes, Beaujardin, la Bondonnière, les Carreaux, Champ Joli, les Écluses, la Maison-d’Ardoise, Pont-Long, la Rabaterie et la Verrerie ; Tours cède à Saint-Avertin le Parc-de-Grandmont et son château, la partie Est de la Prairie-de-la-Grande-Rivière, sans habitation, dont la limite correspond à celle de la RN 10.
Par décret du 26 décembre 1961, Saint-Avertin cède à Tours toute la partie reçue par la loi du 5 mai 1855, le Bois-Lopin et l’Ouest de la Prairie-de-Grammont, soit 197 ha 30 a et 231 habitants. Par Arrêté Préfectoral du 1er juin 1965, Saint-Avertin cède à Tours 2 parties de son territoire : au Nord du Cher, le Parc des Expositions et le Stade d’Honneur, avec leurs annexes ; au Sud du Cher, l’Ouest de la Prairie-de-Grammont, la partie se limitant à l’autoroute A 10 ; soit 137 ha et 136 habitants ; Saint-Avertin reçoit de Tours 3 ha au Sud de la Sagerie et du Parc de Grandmont, sans habitation.
Saint-Symphorien. Paroisse, puis commune formée en 1790 à partir de la collecte de Saint-Symphorien, hors les murs de Tours. Par Procès-verbal de délimitation et Arrêté Préfectoral du 21 germinal an 9, Saint-Symphorien céda à Sainte-Radegonde-en-Touraine 19 ha et reçut 86 ha en échange, sans habitation. Délimitation réalisée de Saint-Symphorien d’avec Sainte-Radegonde-en-Touraine, 1808 (A.N.-F 2 II Indre-et-Loire 3). Commune réunie à celle de Tours par Arrêté Préfectoral du 21 mai 1964.
Sainte-Radegonde-en-Touraine. Procès-verbal de délimitation et arrêté préfectoral du 21 germinal an 9, Saint-Symphorien céda à Sainte-Radegonde-en-Touraine 19 ha et reçut 86 ha en échange, sans habitation. Délimitation réalisée de Saint-Symphorien d’avec Sainte-Radegonde-en-Touraine, 1808 (A.N.-F 2 II Indre-et-Loire 3). L’arrêté Préfectoral du 21 mai 1964 réunit la commune de Sainte-Radegonde-en-Touraine à celle de Tours.
[modifier] Organisation locale
Tours est le centre de la Communauté d'agglomération Tours Plus qui regroupe 14 communes et plus de 265 000 habitants.
Selon l'INSEE, la banlieue de Tours (espace dont la ville est le « pôle urbain ») compte 23 communes pour 301 386 habitants, et Tours est de fait le pôle principal d'une aire urbaine comprenant 80 communes et regroupant 376 374 habitants, soit 68 % de la population de l'Indre-et-Loire. Néanmoins, la plupart des communes de la seconde couronne tourangelle ont préféré se fédérer autour de 4 communautés de communes distinctes.
[modifier] Organisation interne
Tours est divisée en sept cantons, qui ne sont constitués que de fractions de la commune :
- Le canton de Tours-Centre compte 20 005 habitants ;
- Le canton de Tours-Est compte 19 234 habitants ;
- Le canton de Tours-Nord-Est compte 18 214 habitants ;
- Le canton de Tours-Nord-Ouest compte 17 694 habitants ;
- Le canton de Tours-Ouest compte 19 350 habitants ;
- Le canton de Tours-Sud compte 18 435 habitants ;
- Le canton de Tours-Val-du-Cher compte 19 888 habitants.
[modifier] Voies de communication
Tours dispose d'une situation géographique privilégiée.
[modifier] Voies navigables
Bien que les noms de rues et quartiers fassent référence à une batellerie active, la Loire n'est plus aujourd'hui navigable.
- Le canal du Duc de Berry : Construit dans la première moitié du XIXe siècle sur des plans de l'ingénieur Cormier, le canal faisait la jonction entre la Loire et le Cher. Un pont, dit "Pont du Milieu" permettait le passage entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps, doublé au milieu du siècle d'un pont ferroviaire. La Loire perdant sa batellerie, le canal est fermé et asséché. Dans les années 1950-60, s'y tient deux fois l'an la fête foraine. Puis le canal disparaît, en 1971, lors des aménagements liés au passage de l'A10 dans la ville : celle-ci en reprend le tracé et le recouvre de ses voies.
- Le Cher : affluent de la Loire, il était navigable entre la confluence et le Canal du Berry jusqu'à ce que le lac du Cher et ses barrages soient créés au sud de Tours dans les années 1960.
[modifier] Voies autoroutières
A moitié encerclée par le périphérique tourangeau qui sera achevé dans les 15 années à venir, Tours se situe au centre d'une étoile autoroutière à 5 branches. L'A10 reliant Paris à Bordeaux frôle la ville depuis 30 ans, l'A28 Rouen-Tours (ouverte en décembre 2005) et l'A85 Angers-Vierzon (achevée en décembre 2007) relient la ville à la façade ouest et à la vallée du Rhône.
[modifier] Voies urbaines
De nombreuses liaisons transversales d'intérêt national complètent ce maillage (N10, N76, N138, etc.). Le contournement de Tours par un tronçon autoroutier (A10 Bis ou A110) est également étudié.
La métropole Tourangelle est desservie par le réseau de bus Fil Bleu (30 lignes, 230 bus) qui fonctionne 7 jours sur 7 de 6 h 00 à 2 h 00 du matin (service allégé le soir et le dimanche).
Un projet de tramway est en cours d'étude et connaît en 2007 un vrai lancement après de nombreuses années d'hésitation. Une première ligne d'un coût avoisinant les 290 millions d'euros, reliera le lycée Vaucanson (Tours-Nord) à Joué-lès-Tours, via quartier de l'Europe puis le pont Wilson, la place de la Gare et le quartier des Deux-Lions (l'ancien pont ferroviaire de Vendée sera reconstruit) sur 12,5 km émaillé d'une trentaine de stations.
Une seconde ligne est envisagée à plus long terme entre la place Jean-Jaurès et la gare TGV de Saint-Pierre-des-Corps. La municipalité étant déterminé à ce qu'aucun fil n'obstrue le centre-ville, le système d'APS (Alimentation par le Sol) de Bordeaux, est retenu sur une petite partie du parcours. En effet l'un des principaux problèmes du tracé est le pont Wilson classé au patrimoine national qui enjambe la Loire classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, ce qui rend esthétiquement difficile toute alimentation par ligne aérienne de contact. Selon toute vraisemblance, le premier tronçon de la ligne ne sera pas mis en service avant 2013. Notons que Tours a été, au début du XXe siècle, une des premières villes à équiper son tramway d'une alimentation par le sol via un troisième rail, mais le système était rudimentaire et dangereux.
Tours est reliée au reste du département grâce au réseau d'autocars Touraine Fil Vert.
[modifier] Voies ferroviaires
Tours a toujours été bien située sur le réseau ferroviaire français. Si aujourd'hui quelques lignes d'intérêt local ont été fermées, le réseau régional TER Centre est, depuis les années 1990 en constant développement. Des liaisons régionales sont assurées au départ de Tours vers Château-du-Loir et Le Mans, Saumur et Angers, Azay-le-Rideau et Chinon, Loches, Vierzon, Bourges et Nevers, Amboise, Blois et Orléans, Vendôme, Châteaudun et Paris via Brétigny. Grâce à des aménagements en cours, des "trains de banlieue" seront prochainement mis en service entre Tours et Bléré et Tours et Cormery. Sous l'appellation Interloire circulent des TER rapides le long du Val de Loire entre Orléans, Tours et Nantes. Au total, une quinzaine de gares sont desservies dans l'agglomération tourangelle, malheureusement assez mal connectées aux réseaux de bus ou cars. Les liaisons Paris-Austerlitz - Orléans - Tours sont assurées en Corail sous la marque Aqualys et les liaisons interrégionales Nantes / Tours / Bourges / Lyon et Tours / Le Mans / Caen ont rejoint la famille des Corail Intercités. Mais la révolution a eu lieu avec la mise en service du TGV Atlantique qui a, depuis 1990, renforcé la position de la ville en la reliant en 55 minutes à la capitale. Toutes les régions de France sont accessibles directement depuis Tours par le train, la plupart par le TGV : Lille, Bruxelles et Londres au nord, Reims, Nancy, Metz et Strasbourg à l'Est, Lyon et Marseille au sud-est, et toute la façade atlantique jusqu'à Toulouse au sud-ouest.
Tours est desservie par deux gares importantes : la gare Tours-Centre, principalement pour les relations TER, la gare Tours-Saint-Pierre-des-Corps principalement pour les relations TGV, cette dernière étant par ailleurs un des principaux centre de triages et de maintenance ferroviaire de France. Ces deux gares, dont le trafic total place le complexe ferroviaire Tours / St Pierre parmi les 10 plus importants de la SNCF, sont reliées très fréquemment par navettes. Les travaux de la LGV Sud Europe Atlantique devraient démarrer vers 2013. À sa mise en service, Bordeaux sera située à 1 h 15 de Tours.
[modifier] Voies aériennes
Siège d'une compagnie aérienne autrefois prospère (la TAT), Tours n'a jamais été une place aéroportuaire de première importance puisque de toute son histoire, les 20 000 passagers annuels n'avaient jamais été dépassés. La proximité des aéroports parisiens (Roissy CDG est aujourd'hui accessible directement par TGV depuis Tours en 1h35) est un sérieux handicap de même que la présence à proximité d'aéroports régionaux concurrents comme l'aéroport de Poitiers (100 km), l'Aéroport Angers Loire (110 km) et l'Aéroport Nantes Atlantique (200km).
Depuis 2001 pourtant, plusieurs liaisons régulières vers Londres (Stansted), Dublin (liaison estivale), Marseille, la Corse (Figari) et de nombreux « vols vacances » ont relancé l'activité de la plateforme et propulsé l'aéroport Tours-Val de Loire parmi les aéroports régionaux importants avec un trafic avoisinant les 100 000 passagers annuels.
Les mouvements d'avions sont néanmoins très importants, car la base aérienne 705 est installée sur l'aéroport. Elle y fait vivre l'école de chasse de l'Armée de l'air qui s'entraîne sur Alpha Jet.
[modifier] Économie
La ville dispose de 14 270 entreprises dans son agglomération (source Tour(s)plus).
Tours est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Touraine. Elle gère l’aéroport de Tours. Tours est aussi appelé « le petit Paris » par les étrangers. Le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest a son siège à Tours et est diffusé sur 7 départements et est tiré à 290 000 exemplaires quotidiens. France Telecom s'est aussi implanté dans cette ville et demeure le premier opérateur mobile de touraine.
Le premier employeur de l'agglomération, de la ville et de la Région Centre est Centre hospitalier universitaire de Tours (CHRU) qui emploie près de 7 000 salariés (source : CHRU Hôpitaux de Tours).
La SNCF arrive derrière : outre ses gares, l'opérateur ferroviaire dispose à Tours et St Pierre des Corps de nombreux établissements administratifs (Direction Régionale), industriels et de maintenance.
De plus, l'implantation de la base aérienne BA 705 induit environ 8 000 emplois directs et indirects dans tout le département. Plus exactement, elle emploie directement 1 930 personnes sur son site tourangeau, 519 à Cinq-Mars la Pile (sources : Basile, 2006).
Au début des années 1990 l'entreprise Citya immobilier nait à Tours avant de se développer en France. En 2002, s'est installée la première banque française entièrement virtuelle sans aucun guichet, Zebank, créant ainsi environ 400 emplois. Elle est rapidement devenue la filiale de "Egg", une banque britannique, mais a été revendue car déficitaire. Cependant le groupe Auchan nouveau propriétaire a maintenu l'activité en changeant le nom "Oney".
C'est aussi le siège du 2e site de production français de Michelin, avec pour principale activité tout le secteur poids-lourd (1 300 emplois). De plus, STMicroelectronics dispose d'un site de plus de 10 hectares à Tours-Nord avec 1 700 employés.
L'agglomération dispose de 73 unités de recherche et 1 500 chercheurs.
Le nouveau quartier des Deux-Lions, entièrement équipé en fibre optique, concentre les nouvelles implantations comme le centre d'appel de Bouygues Telecom, le siège régional de la MAIF, un multiplex avec 12 salles, l'université de droit, d'économie et de sciences sociales, la section polytechnique (spécialités en aménagement, informatique et productique). Mais aussi le prochain centre commercial "L'Heure tranquille" prévu pour mai 2009, et naturellement le quartier est entièrement construit autour du mail, qui devrait voir passer le tramway.
La ville de Tours a accueilli en octobre 2008 le magasin IKEA (créateur de 300 emplois) sur le site central de Rochepinard, à côté du Parc des Expositions, du Stade de la Vallée du Cher, et du centre commercial régional « Les Atlantes ». L'implantation de l'enseigne suédoise a relancé le débat du grand contournement autoroutier A110 puisque le trafic induit dans la traversée de Tours risque de croître de manière importante.
[modifier] Médias
- Écrits :
- La Nouvelle République du Centre-Ouest est le quotidien local, il parait du lundi au dimanche. Le siège est place de Verdun.
- Le Canard du coin (journal bimestriel d'enquêtes politiques et sociales)
- PROG! Agenda des sorties Tours et agglo (mensuel gratuit sur la culture et les sorties)
- Le ptit Zappeur (magazine TV gratuit bihebdomadaire)
- IP 37 (journal gratuit hebdomadaire)
- Tours Madame
- Ailleursmag (magazine gratuit mensuel)
- Tours.info (magazine municipal gratuit mensuel)
- Tour(s)plus le mag (magazine de l'agglo gratuit trimensuel)
- La Tribune de Tours (journal hebdomadaire gratuit)
- Télévisions :
- TV Tours est la télévision locale de Tours (sur le canal Hertzien 30), ses studios sont installés place Verdun.
- France 3 Tours implantée place des Halles, est le premier décrochage info de dimension locale créé par la chaîne en 1989. M6 lui emboîta le pas pour le premier décrochage info local de la chaîne dans le courant de la même année, mais l'expérience s'est terminée en 2001.
- Radios :
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[modifier] Pôles de compétitivité
Tours dispose de quatre pôle de compétitivité : sciences et systèmes de l’énergie électrique, sciences de la beauté et du bien-être, polymers technologies et céramiques Ces pôles ont pour vocation d'innover et de dynamiser la métropole Tourangelle. Ils rassemblent des entreprises, des centres de formation et des pôles de recherche.
Tours fait partie de l'Espace Metropolitain Val de Loire-Maine.
[modifier] Santé
- Centre hospitalier universitaire de Tours
- Hôpital Bretonneau (Tours Ouest)
- Hôpital Trousseau (Commune de Chambray-lès-Tours)
- Hôpital pédiatrique Clocheville (Tours Centre)
- Hôpital de l'Ermitage (Tours Nord)
- Centre Psychothérapique de Tours-Sud (Commune de Saint-Avertin)
- Clinique Psychiatrique Universitaire (Commune de Saint-Cyr-sur-Loire)
- Polyclinique Pôle Sud - Léonard de Vinci (Commune de Chambray-lès-Tours)
- Clinique de l'Alliance (Commune de Saint-Cyr-sur-Loire)
- Clinique Saint Gatien (Tours Centre)
[modifier] Éducation
[modifier] Écoles, collèges et lycées
La ville compte quatorze collèges publics, huit collèges privés, onze lycées publics (six généraux et cinq professionnels) et sept lycées privés.
Écoles maternelles :
Maternelles de Tours Nord
- École élémentaire avec section maternelle Albert-Camus / André-Maurois
- École élémentaire avec section maternelle Ernest-Pérochon
- École élémentaire avec section maternelle Romain-Rolland
- École maternelle Alain
- École maternelle Charles-Péguy
- École maternelle Croix-Pasquier
- École maternelle Jean de La Fontaine
- École maternelle Jules-Verne
- École maternelle Paul-Bert
- École maternelle Paul-Fort
- Éole maternelle Victor-Hugo
- École privée maternelle élémentaire Marmoutier
- École privée maternelle élémentaire Saint-Grégoire
- École privée maternelle élémentaire Sainte-Marie
- École privée maternelle et élémentaire Christ-Roi / Notre Dame Des Ailes
Maternelles de Tours Ouest
- École maternelle Charles-Boutard
- École maternelle François-Rabelais
- École maternelle Giraudeau
- École maternelle Jean-Mermoz
- École maternelle Jules-Ferry
- École maternelle Paul-Racault
- École maternelle Paul-Louis Courier
- École privée maternelle élémentaire Saint-Martin
- École privée maternelle élémentaire Sainte-Jeanne-d’Arc
- École privée maternelle élémentaire Sainte-Agnès / Notre-Dame-La Riche
Maternelles de Tours Est
- École élémentaire avec section maternelle Gustave-Flaubert
- École maternelle Alfred-de-Vigny
- École maternelle Anatole-France
- École maternelle François-Raspail
- École maternelle Grécourt
- École maternelle Les Abeilles
- École maternelle Marie-Curie
- École maternelle Mirabeau
- École maternelle Pauline-Kergomard
- École maternelle Suzanne-Kleiber
- École privée maternelle élémentaire Maintenon
- École privée maternelle élémentaire Sainte-Marguerite
Maternelles de Tours Sud
- École maternelle Alphonse-Daudet
- École maternelle Arthur-Rimbaud
- École maternelle Ferdinand-Buisson
- École maternelle Georges-Duhamel
- École maternelle Marcel-Pagnol
- École privée maternelle élémentaire Sainte-Ursule
Écoles élémentaires
Elémentaire de Tours Nord
- École élémentaire Alain
- École élémentaire avec section maternelle Albert-Camus / André-Maurois
- École élémentaire avec section maternelle Ernest-Pérochon
- École élémentaire avec section maternelle Romain-Rolland
- École élémentaire Charles-Péguy
- École élémentaire Jean-de-La-Fontaine
- École élémentaire Jules-Verne
- École élémentaire Paul-Bert
- École élémentaire Paul-Fort
- École élémentaire Saint-Exupéry
- École élémentaire Victor-Hugo
Elémentaire de Tours Ouest
- École élémentaire Clocheville
- École élémentaire François-Rabelais
- École élémentaire George-Sand
- École élémentaire Maryse-Bastié
- École élémentaire Molière
- École élémentaire Paul-Racault
Elémentaire de Tours Est
- École Elémentaire Anatole France
- École Elémentaire Blaise Pascal / Diderot
- École Elémentaire Claude Bernard
- École Elémentaire Francis Poulenc
- École Elémentaire François Raspail
- École Elémentaire Michelet
- École élémentaire Mirabeau
- École élémentaire Velpeau
Elémentaire de Tours Sud
- École élémentaire Alfred-de-Musset
- École élémentaire André-Gide
- École élémentaire Arthur-Rimbaud
- École élémentaire avec section maternelle Gustave-Flaubert
- École élémentaire avec section maternelle Guy-de-Maupassant /Montjoyeux
- École élémentaire Frédéric-Mistral
- École élémentaire Jean-Giraudoux
- École élémentaire Stéphane-Pitard
- Collège Anatole-France
- Collège Corneille
- Collège Jean de La Bruyère
- Collège Jean-Philippe Rameau
- Collège Jules-Ferry
- Collège Lamartine
- Collège Léonard De Vinci
- Collège Louis Pasteur
- Collège Michelet
- Collège Montaigne
- Collège Paul Valéry
- Collège Philippe De Commynes
- Collège Pierre De Ronsard
- Collège Privé Christ-Roi / Notre Dame Des Ailes
- Collège privé Des Récollets Institution Notre-Dame La Riche (internat)
- Collège privé Maintenon
- Collège privé Marmoutier (internat)
- Collège privé Saint-Grégoire (internat)
- Collège privé Saint-Martin
- Collège privé Sainte-Jeanne-d’Arc
- Collège Rabelais
- Institution Sacré-Cœur La Providence
- École privée d'esthétique de Touraine
- Lycée professionnel Albert Bayet
- Lycée Balzac
- Lycée Choiseul
- Lycée Descartes (internat)
- Lycée Profesionnel François Clouet
- Lycée Grandmont (internat)[14]
- Lycée Jacques-de-Vaucanson (internat)
- Lycée Paul-Louis-Courier[15]
- Lycée privé Marmoutier (internat)
- Lycée privé polyvalent Sainte-Marguerite
- Lycée privé Saint-Médard Notre-Dame La Riche (internat)
- Lycée privé Sainte-Ursule
- Lycée privé Saint-Grégoire (internat)
- Maison familiale Rougemont
[modifier] Université
L'université François-Rabelais de Tours rassemble près de 25 000 étudiants et propose 35 licences (bac +3) et 90 masters (bac +4 et +5). Elle est divisée en six unités de formation et de recherche qui sont réparties sur la ville :
- 1- UFR Arts et Sciences humaines (site des Tanneurs)
- 2- UFR Droit, Économie et Sciences sociales (site Portalis / Deux-Lions)
- 3- UFR Lettres et Langues (site des Tanneurs)
- 4- UFR Médecine (site Tonnellé)
- 5- UFR Pharmacie (site de Grandmont)
- 6- UFR Sciences et Techniques (site de Grandmont)
Dépendent aussi de l'université :
- les IUT de Tours et Blois et leurs différentes formations (génie biologique, carrières sociales, mesures physiques, gestion des entreprises et des administrations, génie électrique et informatique industrielle, contrôle et développement des matériaux...) répartis sur trois sites : Campus de Grandmont, Blois et Pont-Volant ;
- l'école d'ingénieur Polytech'Tours et ses cinq spécialités : Génie de l'Aménagement, Électronique et Énergie , Informatique, Mécanique et Systèmes et Informatique Industrielle (Apprentissage) (Site Portalis / Deux-Lions) ;
- Le centre d'études supérieures de la Renaissance (CESR) ;
- L'Institut de journalisme de Tours (IUT) ;
- L'Institut d'administration des entreprises de Tours (IAE).
[modifier] Grandes écoles
- L'École supérieure de commerce et de management de Tours-Poitiers (ESCEM)
- L'École polytechnique de l'Université de Tours (reconnue par la CTI) ;
- L'École supérieure des Beaux-Arts de Tours ;
- L'École Brassart de Tours ;
- L'Institut universitaire de formation des maîtres de Tours (IUFM).
[modifier] Écoles privées
- Supinfo ;
- Efesup (Préparation aux concours de PCEM1 et PCEP1 ainsi que des diplômes paramédicaux...) ;
- Concours-sup (Préparation aux concours du PCEM1 (= Médecine) et PCEP1 (= Pharmacie)) ;
- Lycée polyvalent privé d'esthétique de Touraine ;
- L'Institut des Métiers et des Technologies (IMT) des industries pharmaceutique et cosmétique ;
- École internationale Tunon ;
- École Pigier ;
- Institut de Touraine.
[modifier] Espaces verts
La ville dispose de 50 parcs et jardins, cumulant 40 000 m2 d’espaces verts. Tours est désignée ville fleurie avec quatre fleurs et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[16]. Par ailleurs, Tours a reçu une médaille d'or (plus haute distinction) au concours européen "Entente florale" pour la qualité de ses espaces verts[17].
La ville est traversée du nord au sud et d'est en ouest par l'itinéraire de la Loire à vélo, il est ainsi possible de visiter l'agglomération de Tours et le fleuve depuis Angers ou même Nantes puisque à terme c'est 800 km de pistes cyclables qui seront mises à dispositions des touristes.
La Loire étant le dernier fleuve sauvage de France, ses berges en centre ville laissent une place au naturel. Les nombreuses îles sur son cours permettent à une faune de se développer. Tours est d'ailleurs une des deux villes-portes du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, avec Angers en Maine-et-Loire.
Enfin la ville après avoir tourné le dos à son fleuve pendant plus de cinquante ans, le célèbre une fois par an avec "Les Jours de Loire". Les habitants redécouvrant sa grande diversité de faune et de flore depuis son classement au patrimoine mondial de l'UNESCO.
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Art topiaire à Tours. |
La Loire sous le pont Wilson |
- Pont Wilson
- Pont Napoléon (Pont route - 1957)
- Passerelle de Saint-Symphorien (Pont suspendu pour piéton et cyclistes - 1847) dit "Pont de fil", à l'emplacement de l'ancien pont médiéval, le pont d'Eudes
- Passerelle le Fil d'Ariane (Pont suspendu pour piéton et cyclistes - 2001)
- Pont Mirabeau (Pont route - 1973)
- Pont de la Loire A10 (Viaduc autoroutier - 1973)
- Viaduc de Rochepinard
- Double pont de Saint-Cosme (Pont du périphérique - 1991 & 2008)
- Viaduc de Saint-Cosme (Pont ferroviaire - XIXe siècle)
- Pont Saint Sauveur
- Pont de Grammont
- Pont d'Arcole
[modifier] Vie culturelle
L'Opéra a son siège au Grand Théâtre (dirigé par Jean-Yves Ossonce) tandis que le Centre dramatique régional (dirigé par Gilles Bouillon) a élu domicile au Nouvel Olympia. L'orchestre symphonique de la région Centre est basé à Tours ; ses principaux membres sont issus du lycée musical Francis-Poulenc et du conservatoire national de région. Les Fêtes musicales de Touraine se déroulent dans le cadre de la grange de Meslay tandis que le Florilège vocal, festival international de chant choral, investit salles de concerts et rues piétonnes.
Le Centre chorégraphique national dirigé par Bernardo Montet est à l'initiative d'un festival de danse annuel.
Tours est un pôle important de la Musique ancienne en France. De nombreux ensembles reconnus au niveau international y résident : Diabolus in Musica (ensemble), Ensemble Doulce Mémoire, Ensemble Jacques Moderne dirigé par Joël Suhubiette, Ensemble Marini dirigé par James Jennings, Ensemble Philidor...Une saison de musique ancienne permet à ces ensembles de se produire régulièrement sur Tours et son agglomération en mai/juin et en septembre/octobre.
De nombreux musées sont offerts aux visiteurs : Musée des Beaux-Arts de Tours (Palais des Archevêques), Musée du Compagnonnage (Dortoir des Moines de l'abbaye St Julien), Centre de Création Contemporaine (CCC), Muséum d'Histoire Naturelle, Musée du Train et des Équipages militaires, Musée Saint-Martin...
Des expositions d'envergure nationale sont organisées régulièrement au Château de Tours sur les bords de Loire : Joan Miro (2001), le Franc-Maçon dans son Habit de Lumière (2002), Daniel Buren (2005) ou Calder en Touraine (2008).
Dans le quartier de la cathédrale, les salles associatives des « Studio Cinémas » (7 salles) offrent une programmation variée, préférant la projection des films en version originale. Par le nombre des entrées, c'est l'un des premiers cinémas Art et Essai de France. L'association accueille également le CNP (cinéma national populaire) et la Cinémathèque de Tours. Il existe deux autres cinémas sur Tours (chaîne CGR) : un en centre-ville (8 salles) et le second au quartier des Deux-Lions (12 salles).
Radio Béton est présent localement et participe activement à l'organisation du festival Aucard de Tours chaque année au printemps.
De nombreux illustrateurs comme Nico Nu et auteurs-dessinateurs de Bande dessinée, à l'instar de l'atelier Cachalot fondé par Christopher ou de l'atelier POP sont installés à Tours, notamment dans le quartier artisan du Petit Saint-Martin (Ouest du Vieux Tours). Un festival de Bande dessinée "A Tours de Bulles" a lieu en outre chaque année.
Tous les ans à la fin mars, le carnaval de Tours accueille plus de 10 000 personnes au long de son défilé, et en été à l'occasion de Tours sur Loire s'installent des animations autour du fleuve royal.
La Société archéologique de Touraine, fondée en 1840, œuvre pour la promotion du patrimoine local et anime une bibliothèque et un musée dédiés à l'histoire de la Touraine.
L'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Touraine, créée en 1761 regroupe des personnalités intellectuelles ou artistiques de Touraine.
[modifier] Bibliothèques
La bibliothèque municipale de Tours, classée, est située place Anatole France. Pendant la guerre la bibliothèque et une partie de la collection furent détruites. Au sortir de la guerre, le bâtiment fut reconstruit plus proche de la Loire, et une partie de la collection sauvée est maintenant conservée dans un coffre souterrain. En plus de ces fonds de livres, la bibliothèque municipale de Tours dispose d'un fonds musical et d'un fonds de vhs et de dvd.
Depuis 2007, Tours dispose aussi d'une nouvelle médiathèque à Tours-Nord : la médiathèque François Mitterrand, d'une architecture contemporaine, elle participe à la restructuration du quartier de l'Europe, et à la rénovation de la place du Beffroi désormais Esplanade François Mitterrand.
Les autres annexes de la bibliothèque municipale sont la bibliothèque des Fontaines (espace Jacques Villeret), la bibliothèque des Rives du Cher, la bibliothèque Paul Carlat (centre de Vie du Sanitas), la bibliothèque de la Rotonde, et celle de la Bergeonnerie.
[modifier] Événements culturels
- Le festival Aucard de Tours ;
- Le festival "Terres du son", mi-juillet ;
- Le festival Rayons Frais ("les arts et la ville") depuis l'été 2003 ;
- Le festival Jazz en Touraine depuis septembre 1987 ;
- "American Loire Valley" festival américain, concentration Harley, musiques des USA ;
- Le festival International du Cirque de Tours depuis septembre 2007 ;
- Le festival de cinéma Désir... Désirs, 16e édition en avril 2009
- Tours-Métrages, festival du court métrage de Tours depuis 2006 ;
- Les Journées internationales du film de court-métrage de 1955 à 1972.
- Le festival Cinéma et politique de Tours (festival en préparation)
[modifier] Salles de spectacles
- Le Parc des Expositions de Tours ;
- Le Grand Hall de Tours ;
- Le Grand Théâtre de Tours ;
- Le Nouvel Olympia ;
- Le Centre international de congrès Vinci ;
- Le Petit Faucheux (la grande "scène de jazz" de la région) ;
- Le caveau des Trois-Orfèvres ;
- Le Bateau Ivre ;
- L'auditorium Jean-de-Ockeghem (ancien palais des Ducs de Touraine) ;
- La Salle Thélème ;
- La Salle polyvalente des Halles ;
- La salle Paul Bert;
- L'Escale à Saint-Cyr-sur-Loire.
[modifier] Lieux de cultes
- Catholique. La ville est le siège d'un archevêché, siège du diocèse de Tours. L'archevêque métropolitain de Tours est à la tête de la région apostolique du Centre, qui comprend cinq diocèses ;
- Protestant. Tours possède un temple affilié à l'Église Réformée de France. La ville est aussi le siège de la région Ouest de l'Église Réformée de France. Plusieurs églises évangéliques et pentecôtistes y sont présentes également ;
- Orthodoxe. La communauté orthodoxe dispose de deux paroisses : Saint-Grégoire-de-Tours rattachée au patriarcat d'Antioche et Saint-Martin-le-Miséricordieux rattachée au Patriarcat œcuménique ;
- Israélite. Tours possède une synagogue ainsi que d'une antenne régionale du CRIF ;
- Musulman. La ville compte trois lieux de cultes musulman qui sont des salles de prières[18]. Un projet de construction d'une grande mosquée à Tours est sur le point de débuter[19] ;
- Bouddhiste. Tours possède un centre Zen Josen affilié à l'Association Zen internationale et un centre KTT (Karma Teksoum Tcheuling), centre de méditation et d'étude du bouddhisme tibétain.
[modifier] Sport
À l'heure actuelle, les principaux club de sport de Tours sont le Tours Football Club et le Tours Volley-Ball.
Le Tours FC (ex FC Tours), après une période faste au tournant des années 1970-1980 avec quatre saisons dans l'élite et deux demi-finales de Coupe de France (1982 et 1983), le club a fait l'ascenseur et évolue en Ligue 2 à l'issue de la saison 2007-2008 de National. Le Tours FC est présidé par Frédéric Sebag, le vice président est Christophe Bouchet, l'équipe quant à elle est entraînée par Daniel Sanchez. Le club évolue au Stade de la Vallée du Cher.
Le Tours Volley-Ball évolue au Centre municipal des sports, salle Grenon, dans le cadre de la Pro A. Le TVB a notamment remporté la Ligue des Champions lors de la saison 2004-2005. Le dernier titre obtenu est la coupe de France 2009.
Le club de hockey sur glace de l'ASG Tours, champion de France en 1980 et triple vainqueur de la Coupe de France, a connu un renouveau en atteignant la finale de la Ligue Magnus lors de la saison 2004-2005, mais malheureusement des problèmes financiers l'ont fait rétrograder en D2 pour la saison 2005-2006. Toutefois, le club est remonté aussitôt d'une division en remportant son championnat en étant invaincu de la saison. Même chose en D1 où le titre de champion est acquis alors qu'il reste trois matchs de play-off à jouer. Le club a retrouvé la Ligue Magnus lors de la saison 2007-2008.
Le RS Saint-Cyr Touraine HB représente la ville de Saint-Cyr-sur-Loire dans l'agglomération de Tours dans le championnat de France de handball de Division 2 masculine pour la saison 2008-2009, où il joue dans un gymnase neuf. Le club a joué les quarts de finale de la Coupe de France lors de la saison 2006-2007 face au Chambéry Savoie Handball.
Le club de rugby de la ville, l'Union sportive Tours rugby (UST), âgé de plus de cent ans, est le premier club régional et accueille un Pôle Espoirs depuis 2006. Après une courte expérience en Pro D2, lors de la saison 2001-2002, il retourne directement à l'échelon inférieur. Mais lors de l'été 2006, le club est rétrogradé en Fédérale 2 pour raisons financières. L'US Tours évolue actuellement en Fédérale 1.
En basket-ball, le Tours Joué Basket, champion de France en 1976 et 1980, finaliste de la coupe des Coupes en 1976 sous la dénomination de l'ASPO Tours, évolue désormais en Nationale 2 et joue ses rencontres salle Marcel Cerdan.
Le roller in line hockey, nouvelle discipline très vite adoptée des Tourangeaux, est particulièrement développé grâce au club des Apaches de Tours qui fut très souvent située dans les hauteurs du classement de Division 1. Plusieurs de ses joueurs ont joué en équipe de France.
Le club de natation de Tours (Enfants Neptune de Tours) est l'un des meilleurs clubs de natation de France avec de nombreux internationaux. La ville a organisé les Championnats de France 2006 durant lesquels Laure Manaudou a battu le record du monde du 400 mètres nage libre dans la piscine Gilbert Bozon.
Le tennis est également représenté par le Tennis Club de Tours, connu pour avoir formé Thierry Tulasne et joué quelques saisons en première division nationale. Il figure parmi les meilleurs et les plus appréciés de la région du fait d'un cadre exceptionnel en bord de Loire.
[modifier] Événements
La « classique des lévriers » ou « classique des feuilles mortes » (ce deuxième surnom est partagé avec le tour de Lombardie), la course cycliste Paris-Tours se déroule depuis 1896, ancrant la ville dans la tradition du vélo. Elle propose le plus long sprint du Monde sur les 2,5 km de l'avenue de Grammont.
Les 10 et 20 km de Tours (depuis 1981), deuxième plus grande course sur route de France après les 20 km de Paris, selon la Fédération Française d'Athlétisme.
Le bicross avec l'indoor de Tours au Grand Hall.
Tous les deux ans la ville de Tours organise le long du Cher une course de motonautisme comptant pour le championnat de France. En 2006, la course en était à sa 3e édition.
En 1980, Tours a été classée par le journal L'Équipe « ville la plus sportive de France ».
[modifier] Infrastructures majeures
- Complexe sportif de la Vallée du Cher
- Stade de Grandmont
- Stade Tonnellé
- Centre municipal des sports
- Centre de Voile de Touraine
- Centre aquatique du Lac
[modifier] Vie Militaire
Unités ayant tenu garnison à Tours:
- État-Major de la 9e Région Militaire, (avant) 1939 (jusqu'à ?)
- État-Major du 9e Corps d'Armée, (avant) 1906 - 1913 (jusqu'à ?)
- État-Major de la 17e Division d'Infanterie, 1913
- État-Major de la 18e Division d'Infanterie, 1913
- État-Major de la 23e Division d'Infanterie, 1939
- État-Major de la 3e Division d'Infanterie Nord Africaine, 1913
- État-Major de la 9e Division de Cavalerie, 1913
- État-Major de la 5e Brigade de Chars de Combat[20], 1939
- 32e Régiment d'Infanterie, (avant) 1906 (jusqu'à ?)
- 66e Régiment d'Infanterie, (avant) 1906 (jusqu'à ?)
- 5e Régiment de Cuirassiers, 1906
- 8e Régiment de Cuirassiers, 1906
- 501e Régiment de Chars de Combat, 1939
- 404e Régiment d'Artillerie Anti-Aérien, 1939
- 9e Légion de Gendarmerie, 1906
- Centre Mobilisateur 501, 1939
[modifier] Le Grand Tours du futur
Les projets d'envergure de la ville
L'objectif pour Tours est de devenir une métropole incontournable. Plusieurs projets sont à l'études ou en phase de construction. Parmi lesquels la réalisation de deux lignes de tramway, l’achèvement du périphérique et la construction d’une autoroute A10 bis, l’accomplissement de la ligne de trains à grande vitesse LGV entre Bordeaux et Tours, la poursuite du projet la Loire à vélo, l'installation d'une fondation Olivier Debré en centre ville, la construction d'un centre de musique ancienne dans le quartier des Deux-Lions, l'installation d'un pôle "arts graphiques" (regroupant l'école Brassart, l'école supérieure des Beaux-Arts et le département histoire de l'art de l'université) à l'emplacement de l'imprimerie Mame boulevard Preuilly, la restructuration du Stade de la Vallée du Cher et le développement du nouveau quartier des Deux-Lions, la rénovation des places de la Tranchée et Pilorget, la construction le long des voies de chemin de fer entre Saint Pierre des Corps et Tours, d'immeubles, notamment de bureaux. Enfin la rénovation totale d'ici à 2011 du quartier du Vieux Tours, lieu fortement touristique.
Il est aussi possible de citer des projets qui sont encore des hypothèses à plus ou moins long terme : la mise en place d'une École d'architecture (suite au moratoire du ministre de la culture en 1998), la construction d'une tour aux Deux-Lions[21], l'organisation du Final Four de la Ligue des Champions de volley-ball masculin, la construction d’une troisième gare; la construction place Anatole France d'un hotel de luxe, le réaménagement du quartier de la gare d'où sortirait potentiellement des tours de grandes envergure dans la continuité des travaux actuellement réalisés le long des lignes de chemin de fer entre Saint Pierre des Corps et Tours, la construction d'un pont pourvu d'habitations sur la Loire.
[modifier] Démographie

- La ville de Tours a annexé la commune de Saint-Étienne-Extra en 1845 ;
- La population de la ville fit un bond de 14 000 habitants en 1964 avec l'absorption des communes de Sainte-Radegonde-en-Touraine et Saint-Symphorien et d'une petite partie de Joué-lès-Tours en bord de Cher ;
- Graphique d'évolution de la population, 1794-1999.
[modifier] Jumelages
Tours est jumelée avec neuf villes étrangères :
Mülheim an der Ruhr (Allemagne) depuis 1962 (170 000 habitants)
Ségovie (Espagne) depuis 1972 (56 000 habitants)
Parme (Italie) depuis 1976 (176 000 habitants)
Luoyang (Chine) depuis 1982 (100 000 habitants)
Springfield (États-Unis) depuis 1984 (151 000 habitants)
Trois-Rivières (Canada) depuis 1987 (137 000 habitants)
Takamatsu (Japon) depuis 1988 (426 000 habitants)
Brasov (Roumanie) depuis 1990 (329 000 habitants)
Minneapolis (États-Unis) depuis 1991 (373 000 habitants)
Elle a également un accord de coopération :
Saratov (Russie) depuis 2003 (836 100 habitants)
Szombathely (Hongrie) depuis 2003 (80 000 habitants)
Settat (Maroc) depuis 2002 (116 570 habitants)
Marrakech (Maroc) depuis 2003 (1 600 000 habitants)
[modifier] Notes et références
- ↑ Recensement INSEE 2006.
- ↑ Chiffre officiel, de l'INSEE, recensement de 1999.
- ↑ La cité a longtemps gardé un caractère insulaire et isolée, les voies ou les passages routiers passant en aval à partir de Berthenay ou en amont par Amboise. La varenne ou illa uarinda en latin commun, sinda warinda en celtique désigne une terre basse de culture, en symbiose ou échange constant avec l'eau, c'est-à-dire un marais s'il n'est pas cultivé.
- ↑ Michel Dillange. Les Comtes de Poitou Ducs d'Aquitaine (778-1204). La Crèche : Geste éditions, 1995. ISBN 2-910919-09-9, p 55.
- ↑ Michel Dillange. op. cit., p 56.
- ↑ L'importance traditionnelle de Tours, ville étape du tour de France, s'est préservée avec vigueur au cours des siècle. Mais l'homonymie révélatrice des Temps anciens n'a plus plus force de loi. Les activités de luxe ainsi que les arts, peinture et sculpture en tête, ont plus sûrement décliné, une fois évanouies les nobles commandes. Les soieries de Tours survivent difficilement aujourd'hui.
- ↑ Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ), p 258.
- ↑ Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ), p 286.
- ↑ Il en reste le musée national du compagnonnage de Tours, installé en avril 1968 dans le cloître Saint-Julien, grâce au député-maire de la ville, Jean Royer, petit-fils d'un compagnon Dévoirant. Jean-Pierre Bayard, Le compagnonnage en France, Histoire Payot, Paris, 1990, 480 pages. ISBN 2-228-88313-1 Le courant socialiste et les courants radicaux modérés de la troisième République, à l'instar des forces politiques locales longtemps cryptées, se flattent de leurs bons liens avec la vénérable et frêle institution compagnonnique, longtemps cachée ou occulte après la Révolution, et surtout séparée en plusieurs associations, elles-mêmes ébranlées entre conservatisme des valeurs des maîtres de l'art et concrètes revendications ouvrières, érigeant Tours en lieu incontournable de rencontre sociale et politique.
- ↑ Gérard Monnier et Joseph Abram, L'architecture moderne en France de 1889 à nos jours, vol. 2 : Du chaos à la croissance, 1940-1966, éd. Picard, coll. « Librairie de l'architecture et de la ville », Paris, 1999, 237 p. (ISBN 2-7084-0556-X), p. 31.
- ↑ c'est la solution choisie notamment par l'université jumelle d'Orléans.
- ↑ Prenons garde d'oublier le désengagement progressif de l'Etat, heureusement prudent ou lucide sur les donnes économiques des années 1980 ou les mutations de la fin du millénaire. Il n'y a plus de décentralisation gagnante ou d'investissement massif sous l'égide d'un Etat dirigiste avec de grandes marges de régulation avant les crises pétrolières des années 1970
- ↑ http://www.euraldic.com/txt_vbh032_tours.html
- ↑ site du lycée Grandmont
- ↑ site du lycée Paul-Louis-Courier
- ↑ Source : Villes et Villages Fleuris
- ↑ Source : [1]
- ↑ www.annuaire-musulman.com
- ↑ www.mosquee-de-tours.fr
- ↑ 5° BCC composée des 501e et 502e Régiments de Chars de Combat
- ↑ [2]
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Michel-Georges Micberth, coll. « Monographies des villes et villages de France » nos 1361, 1512 et 1719
- Touraine meurtrie et libérée (La). Par Jean Chauvin, 1996, rééd. de 1947 enrichie, 20 X 30, br., 220 pp. env. ISBN 2-84435-019-4
- Sanitas (Le) - Histoire d'un quartier de Tours des origines à nos jours. Par Rolande Collas, 1994, 15 X 24, br., 186 pp. ISBN 2-84178-012
- Tours à l'époque de la municipalité provisoire. Par Boris Labidurie, 1994, 15 X 24, br., 205 pp. ISBN 2-87760-090
- Le Petit Montmartre tourangeau, par Gérard Lecha, L'Harmattan, 1988.


