Dijon

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Dijon
Panorama du nord de Dijon vu depuis la Tour Philippe le Bon, avec en premier plan l'église Notre-Dame de Dijon.
Panorama du nord de Dijon vu depuis la Tour Philippe le Bon, avec en premier plan l'église Notre-Dame de Dijon.
Blason de Dijon
Blason
Dijon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne (préfecture)
Département Côte-d'Or
(préfecture)
Arrondissement Dijon
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 8 cantons : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8
Intercommunalité Grand Dijon
Maire
Mandat
Alain Millot (PS)
2014-2020
Code postal 21000 (comportait aussi le code 21100 quand la ville possédait deux bureaux distributeurs)
Code commune 21231
Démographie
Gentilé Dijonnais, Dijonnaise
Population
municipale
151 672 hab. (2011)
Densité 3 753 hab./km2
Population
aire urbaine
367 097 hab. (2014)
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 18″ N 5° 02′ 29″ E / 47.32167, 5.0413947° 19′ 18″ Nord 5° 02′ 29″ Est / 47.32167, 5.04139  
Altitude Min. 210 m – Max. 410 m
Superficie 40,41 km2
Localisation

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Site web dijon.fr

Dijon (prononcer [di.ʒɔ̃]) est une commune française située entre le bassin parisien et le bassin rhodanien, à 310 kilomètres au sud-est de Paris et 190 kilomètres au nord de Lyon. C'est la préfecture du département de la Côte-d'Or et le chef-lieu de la région Bourgogne. Elle est également l'ancienne capitale des ducs de Bourgogne. Ses habitants sont appelés les Dijonnais.

Dijon est actuellement la commune la plus peuplée du département de la Côte-d'Or et de la région Bourgogne. En 2009, la population de Dijon intra-muros est de 156 133 habitants. La ville est, en 2008, la 17e commune la plus peuplée de France. La communauté d'agglomération dijonnaise, fondée en 2000 et nommée le « Grand Dijon », compte 251 179 habitants. L'aire urbaine dijonnaise, 25e de France entre Metz et Valenciennes, comptait quant à elle 373 574 habitants en 2009.

Capitale du duché de Bourgogne aux XIVe et XVe siècles, ville aux cent clochers[1] sous l'Ancien Régime, héritière d'un riche patrimoine historique et architectural, Dijon est une cité touristique dont l'attrait est renforcé par la réputation gastronomique de la région. C'est aussi une ville verte au secteur tertiaire important, capitale de région dans les domaines scolaire, universitaire, judiciaire, hospitalier et administratif, qui assurent une tradition intellectuelle. Dijon est également un centre économique régional au tissu diversifié mais plutôt en crise avec un pôle agro-alimentaire traditionnel (moutarde de Dijon, crème de cassis de Dijon et kir, pain d'épices, chocolat Lanvin…) et un secteur pharmaceutique réputé.

Ville de congrès, la capitale de la Région Bourgogne est située sur l'axe Paris-Lyon-Méditerranée et sur la ligne ferroviaire à grande vitesse Rhin-Rhône. Elle est d'ailleurs, en termes démographiques, le principal pôle français de la Métropole Rhin-Rhône qui s'étend de Bâle au Creusot.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

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Dijon
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Dijon
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Géolocalisation de Dijon en Bourgogne

Dijon est la préfecture de la région de Bourgogne et du département de Côte-d'Or. La commune se situe à l'extrémité nord de la Côte des vins de Bourgogne aussi nommée « Route des Grands Crus » et qui s'étend de Dijon à Beaune pour sa partie côte-d'orienne.

La capitale bourguignonne se situe au cœur d'une campagne composée de deux rivières convergentes : le Suzon, qui la traverse du nord au sud, et l'Ouche, au sud de la ville ; à l'ouest s'étend la « côte » de vignobles qui a donné son nom au département. Elle se situe à 310 kilomètres au sud-est de Paris, 190 au nord-ouest de Genève et 190 au nord de Lyon.

Située sur un carrefour ferroviaire de l'est de la France (ligne Paris-Lyon-Marseille, bifurcations vers Besançon, Belfort, Nancy, la Suisse, l'Italie (par le tunnel ferroviaire du Fréjus et le Simplon), la ville est desservie par un des principaux nœuds autoroutiers français aux croisements des autoroutes A6, A31, A36 et A39[Note 1].

« Dijon prend naissance dans la plaine alluviale du Suzon, creusée dans les argiles tertiaires de la « Plaine » qui s'étend largement à l'est »[g 1], suivant le cours de la Saône. La plaine est en effet un fossé tectonique situé à une vingtaine de kilomètres de Dijon, remblayé par les marnes et les argiles oligocènes atteignant une hauteur géologique de 100 mètres à Dijon[Note 2],[g 1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ahuy Asnières-lès-Dijon, Bellefond Ruffey-lès-Echirey Rose des vents
Fontaine-lès-Dijon
Talant
Plombières-lès-Dijon
Corcelles-les-Monts
N Saint-Apollinaire
Quetigny
Chevigny-Saint-Sauveur
O    Dijon    E
S
Chenôve Longvic, Neuilly-lès-Dijon Sennecey-lès-Dijon

Topographie[modifier | modifier le code]

Panorama de l'ouest de Dijon vu depuis la tour Philippe le Bon.

Dijon et sa périphérie, formant le Grand Dijon, doit son originalité à une dissymétrie typique, entre les vallonnements diversifiés de l'ouest d'une part (la « côte » de vignobles) et les étendues plates de l'est (plaines de Saône)[2]. Au nord, le plateau de Langres, dernier rebord du bassin parisien, domine la plaine de 100 à 150 mètres d'altitude. Dijon est donc au centre d'une ligne géographique orientée nord-nord-est/sud-sud-ouest. L'altitude varie de 250 à 500 mètres NGF. Dijon se caractérise par de nombreuses vallées encaissées et le plus souvent étroites (les « combes » aménagées souvent en parcs municipaux comme la Combe aux Fées et la Combe à la Serpent) dont la principale est la vallée de l'Ouche au nord-est du plateau. Des buttes résiduelles, ou « tasselots » dans le patois dijonnais, forment le site des bourgs de Talant et de Fontaine-lès-Dijon qui surplombent la ville[3].

Dijon est donc à la conjonction de trois reliefs principaux[4] :

  • Au sud, la « côte » qui s'étend de Dijon à Beaune sur 80 km, couverte de vignobles dont les feuilles prennent une couleur dorée en automne, ce qui a inspiré le nom poétique du département de la Côte-d'Or en 1790. C'est le long de cette côte, de Dijon jusqu'au sud de Beaune, que passe la célèbre route des Grands Crus ;
  • À l'ouest s'étend le plateau, premier contrefort des plateaux calcaires bourguignons. L'altitude varie de 350 à 500 m. Le plateau est parsemé de nombreuses vallées étroites et profondes appelées combes ; la plus importante est la vallée de l'Ouche au nord-est du plateau. Des buttes résiduelles s'en détachent : les bourgs de Talant et de Fontaine-lès-Dijon s'y sont édifiés ;
  • À l'est, se dessine l'amorce de la plaine de la Saône. L'altitude varie de 170 à 240 m. La topographie est douce, malgré quelques collines qui altèrent le paysage avec notamment une avancée issue des plateaux langrois qui souligne le débouché du Suzon dans la plaine au nord, et à l'est les collines de Saint-Apollinaire et de Montmuzard.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Dijon est traversée essentiellement par le canal de Bourgogne et deux cours d'eau naturels : l'Ouche et le Suzon. Le premier court à l'air libre alors que le second emprunte une série de canaux souterrains durant sa traversée de Dijon. Le Raine qui passe par le jardin de l'Arquebuse se jette dans l'Ouche. L'agglomération dijonnaise reçoit environ 732 mm de pluie par an, et ce pendant 164 jours en moyenne[5],[GD 1].

  • L'Ouche venant du nord a un débit moyen de 10 à 20 m3⋅s-1 pouvant dépasser les 100 m3⋅s-1 en période de crue. Il peut alors se produire des inondations, mais elles sont rares et localisées. Un lac artificiel, le lac Kir, a été aménagé en 1964 sur son cours à l'entrée de la ville. Deux autres plans d'eau, bien moins conséquents, existent dans l'agglomération : l'étang royal, situé sur la commune de Longvic, et l'étang de la Leue, à Neuilly-les-Dijon, tous deux à proximité immédiate du cours de l'Ouche.
  • Le Suzon, seconde rivière importante, s'écoule du nord-ouest au sud-est de l'agglomération. Son cours est totalement canalisé dans sa partie urbaine. Son débit à l'entrée de Dijon atteint au maximum 20 à 30 m3⋅s-1.

La seule voie navigable de Dijon est le canal de Bourgogne qui relie la Saône et l'Yonne et n'est plus guère utilisé que pour la plaisance.

L'hydrographie générale s'écoule en direction de la plaine alluviale de la Saône à l'est. Elle comprend 527 kilomètres de canalisations. Les nappes phréatiques sont au nombre de trois : la nappe alluviale de l'Ouche, la nappe alluviale de la Tille et la nappe de Dijon sud. Ce sont les principales réserves d'alimentation en eau du Grand Dijon[GD 2]. Elles sont relayées par quatre réservoirs principaux d'une capacité totale de près de 95 000 m3.

Les inondations constituent le seul risque naturel majeur (avec les tremblements de terre, très rares). Huit des vingt-deux communes du Grand Dijon (notamment le centre-ville de Plombières-lès-Dijon ainsi qu'Ahuy, Chenôve, Marsannay-la-Côte et Longvic) sont concernées par les débordements du bassin de l'Ouche. Des plans de prévision des risques naturels ont été mis au point pour maîtriser ces aléas[GD 3]. Une politique d'amélioration de la qualité des eaux est également déployée. Elle repose sur deux stations d'épuration, l'une, récente, située à Chevigny-Saint-Sauveur, l'autre, plus ancienne, à Longvic, et vise une mise en conformité aux normes écologiques en vigueur. Un programme, nommé « Eauvitale », a été lancé en 2005. Outre la suppression des canalisations en plomb, il vise la réduction des fuites et la modération des prix de l'eau aux consommateurs[GD 4]. La consommation globale de l'agglomération s'élève annuellement à 24 millions de m3.

Géologie[modifier | modifier le code]

L'agglomération dijonnaise fait partie du Seuil morvano-vosgien, entre Bassin parisien et Bassin rhodanien ; à l'ère secondaire (de -265 à -65 millions d'années), l'ensemble de la région était alors submergé alors qu'à l'ère tertiaire (de -65 à -1,8 million d'années) la surrection des Alpes et du Jura a plissé le relief et a formé une poussée vers le nord-ouest. Les masses sédimentaires se sont alors compartimentées, faillées, formant des vallons et des buttes locales. Une ligne de fracture a aussi été constituée, s'étendant selon une direction nord-est/sud-ouest, accompagnée de plateaux calcaires adjacents typiques du paysage bourguignon, accolés à l'effondrement accueillant la plaine de la Saône[3]. À l'ère quaternaire (environ -1,8 million d'années), l'érosion a constitué des sables et graviers formant les plaines alluviales traversées par les rivières du Suzon, de l'Ouche et du Raine.

Pédologie[modifier | modifier le code]

Dijon et son agglomération abritent trois grandes classes principales de sols[3] :

  • les sols calcimagnésiques et argilo-graveleux formés de marnes, de calcaires argileux et de cailloutis calcaires constitutifs du pied de côte, base pédologique de la production viticole ;
  • les sols brunifiés argilo-limoneux caillouteux sur calcaires ou limons formant les plateaux au nord ;
  • les sols peu évolués marqués par les alluvions limoneuses et qui sont typiques des zones d'inondation du lit majeur des rivières locales (le Suzon et l'Ouche).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Dijon est de type océanique à tendance semi-continentale. L'influence océanique se traduit par des pluies fréquentes en toutes saisons (avec néanmoins un maximum en automne et un minimum en été) et un temps changeant. L'influence semi-continentale se traduit par une amplitude thermique mensuelle parmi les plus élevées de France (18 °C contre 15 °C à Paris), des hivers froids, avec des chutes de neige relativement fréquentes, et des étés plus chauds que sur les côtes, avec à l'occasion de violents orages. C'est cette influence semi-continentale qui rend possible la culture de la vigne en Côte-d'Or. La façade ouest de Dijon, donnant sur la côte, est ainsi la zone la plus exposée à l'ensoleillement. Enfin, le brouillard est particulièrement présent à Dijon, l'humidité provenant du lac Kir en accentuant la formation.

La station Météo-France est à environ 7 km par la route au sud est du centre de Dijon, à l'aéroport de Longvic[6],[7].

Données climatiques et comparaison avec plusieurs grandes villes
Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Dijon 1 831 h/an 732 mm/an 25 j/an 26 j/an 68 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Source : L'Internaute[5]

La température moyenne la plus basse est en janvier, la plus élevée en juillet. Janvier 1985 est très en dessous des normales avec une température moyenne de − 4,2 °C et une température moyenne minimal de − 7,7 °C[8]. Le 9 janvier 1985, la température descend à − 21,3 °C[Note 3].
En juillet 1989 a été mesuré un record avec 38,1 °C[Note 4] [9].

Relevé météorologique à Dijon[10]
Mois janv fév mars avr mai juin juil août Sept Oct Nov Déc Année
Températures moyennes (°C) 1,6 3,6 6,5 9,8 13,7 17,2 19,7 19,1 16,1 11,3 5,6 2,3 10,5
Comparaison avec Paris (°C) 4,2 5,3 7,8 10,6 14,3 17,4 19,6 19,2 16,7 12,7 7,7 5,0 11,7
Températures maximales record (°C) 15.1 19.9 23.5 29 30 35.6 38.1 37.4 33 28.1 21.6 17.5 38.1
Températures maximales moyennes (°C) 4,2 7 10,8 14,7 18,7 22,4 25,3 24,5 21,3 15,5 8,6 4,8 14,8
Températures minimales moyennes (°C) -1 0,1 2,2 5 8,7 12 14,1 13,7 10,9 7,2 2,5 -0,2 6,3
Températures minimales record(°C) -21.3 -19.6 -11.2 -4 -1 2.9 5.2 5 0.6 -4.7 -10.6 -16 -21.3
Précipitations moyennes (mm) 59 50 49 51 88 64 60 59 69 65 70 64 62

La rose des vents de Dijon montre une prédominance des vents assez forts de nord à nord-est caractéristiques de la bise d'hiver et aussi du sud. Les vitesses maximales moyennes de vent de plus de 80 km/h sont en moyenne de 4 jours par an.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Plus que le canal de Bourgogne, au modeste gabarit, c'est le chemin de fer qui a provoqué le développement industriel de Dijon. « La deuxième moitié du XIXe siècle va imposer Dijon comme un carrefour ferroviaire de premier ordre », selon André Gamblin[11]. Pendant la première moitié du XXe siècle, le rôle de la route a grandi, en particulier celui de la RN 6 qui s'affirme comme un itinéraire international dès les années 1930, mais donne davantage d'importance à la ville de Chalon-sur-Saône. Après la guerre, l'autoroute (l'A6) puis le TGV Paris-Lyon court-circuitent Dijon et, selon les mots d'André Gamblin, « Dijon devient la ville des bretelles »[11]. Depuis les années 1990, Dijon s'affirme à nouveau comme carrefour de communication. L'A31 passe désormais par Dijon et l'A39 relie depuis 1994 la ville à Dole. Enfin, le tronçon est du TGV Rhin-Rhône, connectant Dijon à l'Europe, est en service depuis le 11 décembre 2011[GD 5].

Trois lignes de TGV : le TGV Sud-Est et le TGV Méditerranée mettent Dijon à portée de Paris (1 h 30), de Roissy (1 h 51), de Marseille (3 h 22), de Lille (2 h 45), de Montpellier (3 h 33) et de Mulhouse (1 h 02).

Trois sorties d'autoroute permettent d'accéder à la commune : la sortie de l'A31 (Beaune - Dijon - Nancy - Luxembourg), la sortie de l'A38 (Dijon - A6 à Pouilly-en-Auxois) et la sortie de l'A39 (Dijon - Dole - Bourg-en-Bresse).

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Cour de la Gare.
Lino Dijon, secteur nord achevé, 9 février 2014.
  • Étoile ferroviaire : La densité des réseaux autoroutiers et ferroviaires de Dijon donne des accès faciles et rapides aux principales métropoles européennes. En complément de la gare principale actuelle de Dijon-Ville, la future gare TGV Porte-Neuve devrait permettre aux environs de 2025 de desservir la ville sans engorger le centre-ville, l'actuelle gare de Dijon-ville étant située à proximité de la place Darcy, porte ouest du centre-ville[GD 6].

Ce projet permettrait à la ville de devenir une étoile ferroviaire ainsi qu'une porte d'entrée de l'Europe de l'Est en France.

  • Boulevard périphérique : La ville et son agglomération disposent du boulevard périphérique de Dijon, ou rocade-est, long de 12 km en 2x2 voies, qui a été prolongé de 6,5 km par la (LINO) ouverte en février 2014[12]. Ainsi la rocade contourne les trois quarts de Dijon. Elle relie la zone de la Toison d'or au nord, jusqu'à Chenôve au sud, permettant de se connecter à l'A31. À l'ouest, l'A38 débouche à Plombières-lès-Dijon, au niveau du lac Kir.

La construction de la « Lino » (Liaison Intercommunale Nord-Ouest) assure une circulation plus rapide en provenance de Paris et de l'ouest, pour lier l'autoroute A38 à la zone de la Toison d'or. La Lino devrait permettre de décongestionner les boulevards intérieurs de la ville et d'assurer également la continuité du réseau national en reliant les autoroutes A38 et A31. Longue de 6,5 km, elle sera dans sa première phase en 2x1 voie, puis dans un second temps en 2x2 voies. La longueur totale du périphérique de Dijon devrait être de 18,5 km[GD 7].

  • Aéroport : Dijon possède l'aéroport de Dijon Bourgogne - Longvic, une infrastructure civile qui accueille une trentaine de milliers de passagers[11]. La ville souffre, en matière d'infrastructure aérienne civile, d'une position géographique trop proche des grandes villes de Paris, Lyon, Bâle-Mulhouse. De plus, la ligne de TGV Paris-Méditerranée ne permet pas à Dijon de disposer d'un aéroport de taille suffisante.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : transports en commun de Dijon.
Un bus du réseau Divia (Citaro G II GNV caréné sur la ligne 6).

À partir de 1888, la ville de Dijon est desservie par une ligne unique d'omnibus tractés par des chevaux. Dijon est, en 1895, une des premières municipalités à s'équiper de tramways électriques[13]. Leur gestion est confiée à la Compagnie des Tramways Électriques de Dijon. Le réseau compte en 1911 cinq lignes dont une liaison interurbaine entre Dijon et Gevrey-Chambertin. En 1950, le tramway disparait progressivement, remplacé par un réseau de trolleybus. On compte alors trois lignes de tramways et trois lignes de trolleybus. Le service des tramways prend fin le 1er décembre 1961, avec l'arrivée des autobus. Le service des trolleybus prend également fin peu après, le 30 mars 1966. Dijon est à cette date entièrement desservie par des autobus[14].

Au début des années 1970, la « STRD » est créée ; elle est baptisée « Divia » en 2004. Le réseau de bus « Divia » comporte 28 lignes intercommunales en service de h 30 à 20 h 30 et 6 lignes de soirée de 20 h 30 à h 30 ainsi que 15 lignes scolaires « Bus Class' » et d'une ligne de nuit « Pleine Lune » h 0 à h 30 du jeudi au samedi. La fréquentation était de 37,3 millions de voyages en 2008 (+ 6,6 % par rapport à 2007) soit 148 voyages par habitant et par an contre une moyenne de 115 pour des villes similaires[15].

En outre, il existe un service de navette gratuite en centre-ville, « Diviaciti », avec une fréquentation supérieure à 100 000 voyages par mois ; un service de navette Divia proxi ou encore Divia accès qui fonctionnent sur le même principe qu'un taxi avec une réservation et un paiement, ainsi qu'un service de vélos en libre accès, baptisé « Velodi », dont l'opérateur est Clear Channel Communications, sur le modèle des services similaires parisiens et lyonnais. Lancé le 29 février 2008, il compte 400 vélos répartis dans 40 stations. Des extensions pourraient voir le jour sur Longvic et Chenôve au sud de Dijon[16].

Enfin, la ville de Dijon a signé avec Heuliez Bus et Barclays le 31 mai 2012 l'achat de 102 bus hybrides. La commande au partenariat public privé correspond à 61 bus articulés et 41 bus simples, pour 88 millions d'euros. Deux têtes de série ont été livrées au mois d'octobre 2012 et les cent autres seront mis en service au premier semestre 2013. Ainsi, presque la moitié du parc du réseau de bus dijonnais a été renouvelée.

Développement des transports[modifier | modifier le code]

Le tramway à la station université.

En 2012 le Grand Dijon s'est doté d'un réseau de tramway en site propre. Le réseau est constitué de deux lignes de tramway avec un tronc commun entre la gare et la place de la République (tracé de 20 km).

Ce moyen de transport a été défini et financé par la Communauté d'agglomération du Grand Dijon ; son exploitation est déléguée à Keolis Dijon. La première ligne est en service depuis le 1er septembre 2012 et la seconde depuis le 8 décembre 2012. Les deux lignes de tramway seront peut-être étendues à l'avenir : la ligne T1 pourrait à terme être prolongée vers la Fontaine-d'Ouche ou Talant et vers le futur Parc d'activités de l'est-dijonnais à Quetigny et Saint-Apollinaire ou Chevigny[17].

La CCI de Dijon est chargée du déploiement du projet « Renaissance » qui consiste à implanter durablement un aéroport civil digne d'une ville d'importance sur l'actuel site Dijon-Longvic. Financé par le Grand Dijon à hauteur d'un tiers, ce projet comprend l'ouverture de plusieurs lignes « low cost » pour le trajet Dijon-Southampton, le développement de l'activité charters, le développement de l'aviation d'affaires et privée, l'ouverture de lignes sous obligation de service public vers Toulouse, Bordeaux et Nantes[18].

Ce projet rencontre cependant une opposition des riverains, à cause notamment de l'absence de consultation citoyenne sur le sujet[19] et des nuisances sonores[20]. L'association de défense et de protection de la nature et de l'environnement « Quétigny Environnement », milite depuis les années 1990[21] contre ces nuisances.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

On distingue à Dijon un centre (ou « hypercentre ») historique, délimité par les boulevards de style « haussmannien » reliant les six places principales (place Darcy, place Saint-Bernard, place de la République, place du Trente-Octobre, place Wilson et place du Premier-Mai), et les autres quartiers de la ville. Seul le centre est secteur sauvegardé.

Une deuxième ceinture de boulevards entoure la ville en reliant les quartiers périphériques, et les deux ceintures de boulevards sont reliées par de grandes avenues, dont les allées du Parc ou l'avenue Victor-Hugo.

La ville de Dijon est l'une des premières en France à avoir fait de son centre-ville un secteur sauvegardé[22]. La politique décidée se traduit par une réhabilitation et une mise en valeur du centre-ville, avec le développement des voies piétonnes, la protection des immeubles anciens, la restauration des monuments historiques et bâtiments publics[GD 8].

À partir du XIXe siècle, l'extension de la ville a été assez anarchique[g 2], se faisant par adjonction de lotissements privés, sans coordination. La mairie se contente en 1884 de fixer à 12 mètres la largeur des rues nouvelles.

En définitive, les quartiers bien tracés sont rares, hormis celui des boulevards de la Fontaine des Suisses et de la Défense, aménagé en 1882-1883 et celui du Parc des Sports bâti en 1932-1933. Un plan d'aménagement est esquissé en 1890 mais il faut attendre les lois de 1929 et de 1924, relatives aux villes de plus de 10 000 habitants, pour que celui-ci débouche sur la création d'un Office public d'HBM devenu HLM en 1926. La cité-jardin des Bourroches édifiée en 1935 en est une des réalisations.

Quartiers de la ville[modifier | modifier le code]

La ville de Dijon est composée de quartiers résidentiels anciens, situés au centre-ville et à proximité du centre, de quartiers plus commerçants et de quartiers périphériques constitués de lotissements de maisons individuelles et de grands ensembles collectifs (barres d'immeubles en cours de rénovation). Les ZUP des Grésilles et de Fontaine-d'Ouche, ainsi que celles des communes avoisinantes Chenôve, Quetigny et Longvic, sont actuellement redessinées. L'éco-quartier Junot, ancienne base militaire, accueille aujourd'hui six cents nouveaux logements après une longue phase de remodelage. Une dizaines d'autres écoquartiers, en cours de réalisation, sortiront de terre d'ici 2016.

Les Zones à Urbaniser en Priorité[modifier | modifier le code]

Montée de Guise, rue de la Manutention.

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, Dijon a dû mettre en place, conformément aux directives de l'État, des Zones à Urbaniser en Priorité ou ZUP, au nombre de deux[g 3]. La première, le quartier des Grésilles, a été entreprise en 1949. Ce quartier réunit de manière confuse des immeubles et « barres » de types variés. Délaissé par les services publics, le quartier est réhabilité et, à partir de 2003, les anciennes « barres » dont la célèbre « Billardon » sont détruites et 660 nouveaux logements sont construits, dont 105 en accession à la propriété, sur un modèle de maisons pavillonnaires[23]. La ZUP de la Fontaine d'Ouche a été construite en 1967 sur les coteaux plantés des dernières vignes dijonnaises, sur un plan plus rigoureux, incluant les services publics et de proximité (écoles maternelles, crèches, bibliothèque de quartier, centre commercial), aux abords du lac Kir artificiel, creusé en 1963-1964.

Localement, au centre-ville, des quartiers ont été réaménagés dans les années 1970 et 1980, dans des styles architecturaux différents. C'est le cas des résidences de la montée de Guise, au bout de la rue Berbisey, et de celles du boulevard Voltaire.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

En vue du projet de la LGV Rhin-Rhône, la ville projette d'étendre et de moderniser la gare de Dijon-Porte-Neuve située à la périphérie de l'hypercentre et notamment proche des facultés[GD 6]. La gare ferroviaire et routière du centre-ville a connu un réaménagement en 2008. Les zones anciennes doivent également être réaménagées, notamment celle dite du parc d'activité de l'Est dijonnais (« PAED »).

Le quartier des Tanneries situé entre l'Ouche, le pont des Tanneries et la voie ferrée, doit faire l'objet, dans le cadre du concours européen d'architecture « Europan » d'un réaménagement total[GD 9].

Le quartier des affaires[modifier | modifier le code]

Le quartier d'affaire Clemenceau place Jean-Bouhey.

La Cité des affaires Clemenceau, située sur le pourtour est de l'hypercentre de Dijon, a été mise en valeur par l'édification de l'Auditorium de Dijon et par la restauration du parc des Expositions et du palais des Congrès, et est exclusivement dédiée au tertiaire. La tour Elithis, à énergie positive, se veut la première réalisation totalement écologique de la ville. D'autres tours ont également été construites comme celle du siège de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI), plus récemment le nouveau rectorat de Dijon ou encore la tour Plaza Marbotte et prochainement la tour Clemenceau.

Les zones d'activité[modifier | modifier le code]

La plupart des zones économiques datent des années 1960. Depuis quelques années, le Grand Dijon a décidé de programmer la création de nouvelles « zones d'activité » comme celles du Parc Valmy qui regroupera 3 des 5 cliniques du Grand Dijon d'ici 2013 et qui doit accueillir de nouvelles entreprises, l'agrandissement de la ZAE Cap Nord, du Parc d'activités Cap Nord (qui a notamment accueilli en 2005 l'entreprise Ikea, permettant de redynamiser le quartier), ainsi que le parc d'activités Mazen-Sully destiné à un pôle technologique[GD 10].

Ecoquartiers[modifier | modifier le code]

La ville a mis en place depuis 2005 un programme local de l'habitat (« PLH »), renforcé par une charte, et planifiant la restructuration ou extension urbaine de la ville. De nouveaux quartiers sont actuellement en cours d'aménagement au sein de l'agglomération comme le quartier Junot, ancienne enclave militaire, réhabilité en une zone d'habitations et de commerces. Le parc des logements à loyer modéré s'élève ainsi à 23 200 en 2008, soit 18,6 % des résidences principales[24]. La ville a ainsi mobilisé 17,8 millions d'euros sur ses fonds propres pour le PLH.

Enfin, la ville a lancé la destruction d'anciennes emprises militaires, qui seront remplacées par des écoquartiers. Le quartier Hyacinthe Vincent à la place de l'ancien hôpital militaire, celui d'Épirey sur le site de l'ancien collège et les quartiers sud, avenue Jean-Jaurès vers le port du Canal sont en cours d'aménagement et le premier écoquartier dit « Heudelet 26 » devrait sortir de terre début 2013. L'objectif est de proposer aux Dijonnais des logements économes, voire positifs en énergie et à moindre empreinte écologique. La « SEMAAD » (1re société d'économie mixte de France certifiée EMAS, et dont toutes les opérations sont certifiées ISO 14001), peut s'appuyer sur un nouveau Plan Local d'Urbanisme, dit « Eco-PLU », devant faciliter la création d'écoquartiers (permettant une densité urbaine compensée par des aménagements plus verts, un moindre nombre de voitures, des véhicules et parkings partagés, moins de limitations de hauteur sur les friches requalifiées, etc.)[25].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine et le sens du nom[modifier | modifier le code]

L'origine et le sens du nom de Dijon ont été très débattus. Le castrum antique (castrum de Dijon) est, selon les spécialistes, « un marché sacré » que désignerait le nom de *Divio[26]. En effet, ce nom est attesté sous les formes locus Divionensis au VIe siècle et chez Grégoire de Tours qui mentionne le Divionense castrum[27], puis Divione, Digum au XIIIe siècle. En latin médiéval, la ville est appelée généralement Divio (génitif : Divionis)[g 4].

Pierre Gras, ancien conservateur en chef de la Bibliothèque municipale de Dijon, propose de manière conjecturelle un *Devomagus ou *Diviomagus composé du gaulois magos (en vieil irlandais : mag, « plaine »), latinisé en magus signifiant « champ » ou « marché » et de divio, signifiant « sacré ». La terminaison « -on » est parfois issue d'une évolution de -magus (par exemple : Noyon provient de Noviomagus, Chassenon de Cassinomagus). Cependant, Albert Dauzat et Charles Rostaing, se basant sur les formes anciennes, y voient le suffixe -onem[28] et citent comme homonyme Divion (commune du Pas-de-Calais). Le nom de Dijon est donc issu d'une latinisation du suffixe indigène -o.

Ce nom celtique daterait seulement de l'époque romaine, de la même manière qu'Autun prit à l'époque de la conquête romaine, le nom d' Augustodunum[g 5]. Pour Gérard Taverdet, professeur de linguistique à l'université de Bourgogne, le nom Divio (ou Dibio parfois) se serait d'abord appliqué au Suzon, rivière locale, c'est-à-dire « la rivière claire » ou « la rivière sacrée » et serait ensuite devenu celui de la ville selon un processus fréquent en toponymie[29].

En fin de compte, seule la racine gauloise divo- (« divin ») est assurée. Ce mot est un proche parent du mot latin deus (« dieu »), et de divinus (« divin »). Le mot gaulois devait être devos (lire dēuos), bien attesté dans l'anthroponymie indigène : Devorix, Devonia, Deviatis, etc., ainsi que dans des hydronymes caractéristiques Deva, Diva (la Dives) ; Devona, Divona (la Divonne, la Dionne). Le terme gaulois divona est d'ailleurs expliqué par Ausone : « Divona Celtarum lingua fons addite divis »[Note 5]. La variante divo- de devo- est sans doute due à l'influence latine sans qu'on puisse exclure un thème indigène *diuo-. *Dēuo- se perpétue en vieil irlandais (dia), en vieux gallois (duiu), en vieux cornique (duy), et en breton (doue : « dieu »)[30].

Périphrases désignant la ville[modifier | modifier le code]

  • "La belle endormie" (expression utilisée à la fin du XXe siècle).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de véritables travaux de fouilles archéologiques concernant la ville de Dijon. Aucun document relatif à la période néolithique n'existe alors que la période protohistorique a surtout été l'objet d'investigation à la périphérie de la ville[g 6]. Un silo dans l'actuel quartier des Grésilles, du mobilier de l'âge du Bronze près du quartier des Bourroches ont cependant été retrouvés. Quelques menus objets domestiques, un fragment d'assiette décoré d'ornements géométriques incisés de l'époque hallstatienne et une pince à épiler de l'époque de La Tène III, ont été mis au jour en plein centre-ville (rue du Tillot et rue du Château). Deux ouvrages compilent les découvertes antérieures au début du XXe siècle : le Recueil d'Esperandieu (1911) et les Inscriptions antiques de la Côte-d'Or de Pierre Lejay (1889).

Les premières traces d'habitat remonteraient au néolithique (site des Lentillières)[32]. La vallée aurait en effet été investie bien avant l'époque gallo-romaine. La confluence des routes dans une vallée fertile, irriguée par le Suzon et l'Ouche, permet le développement d'un petit village.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Article connexe : Lingons.

La Dijon celtique Divio, est la métropole méridionale des Lingons. Une route romaine passe de l'axe sud-ouest au nord-est, venant de Bibracte puis d'Autun vers Gray et l'Alsace alors qu'une autre va du sud-est au nord-ouest, de l'Italie vers le bassin parisien. Dijon est fortifié au Bas-Empire, par une enceinte protégeant une petite superficie, de 10 hectares[33].

Le tracé reconstitué du castrum de Dijon, disparu depuis sauf quelques rares vestiges encore visibles[g 6].

Les seuls édifices romains qui subsistent sont une tour du castrum, dite « tour du petit Saint-Bénigne »[g 7], et quelques pans de l'enceinte du Bas-Empire. La voie romaine Chalon-sur-Saône-Langres a été retrouvée par endroits (au parc de la Colombière où elle est visible). Elle passe à l'écart du castrum[g 8]. Cette voie est souvent considérée par le public et quelques vulgarisateurs (comme l'abbé Claude Courtépée, auteur de Description générale et particulière du duché de Bourgogne[34]), à tort, comme étant l'une des quatre grandes voies romaines (celle de la Voie Agrippa) citée par l'historien romain Strabon[g 8].

Deux autres voies, celle venant de la plaine de la Saône et celle menant vers l'Alsace ont été retrouvées[Note 6]. Les fondations du castrum, mur de dix mètres de haut, sont en partie constituées de stèles, de statues et autres pierres de remploi provenant d'une nécropole[g 9]. Certaines stèles, en forme d'obélisque, livrent de précieux renseignements sur les patronymes et professions des habitants de l'époque.

Le Dijon romain possède deux nécropoles, l'une s'étendant le long de la voie Chalon-Langres, sur les quartiers actuels des Cours du Parc jusqu'à la rue de Gray, la seconde à l'ouest sur les positions des édifices de Saint-Bénigne, Saint-Philibert et Saint-Jean. Cette dernière nécropole, en usage dès le IIe siècle, continue d'être utilisée comme cimetière jusqu'à Louis XVI[Note 7]. Des cultes indigènes étaient mêlés à ceux des Romains[g 10] : des stèles votives dédiées à Epona et Sucellos furent retrouvées, aux côtés des figures officielles : Mercure, Junon, Hercule et Apollon. La découverte en 1598 d'une inscription grecque disparue depuis, semble attester qu'un culte était rendu à Mithra.

La muraille romaine devient inutile lors de l'édification d'une nouvelle enceinte au XIIe siècle, mais son tracé a toujours été conservé et connu.

Grégoire de Tours donne la première description écrite de Divio et du castrum [35],[l 1] :

« C'est une place forte munie de murs très puissants, au milieu d'une plaine très agréable ; les terres y sont fertiles et fécondes si bien qu'après avoir passé la charrue dans les champs une seule fois, on jette les semences et qu'une grande et opulente récolte vient ensuite. Au midi, il y a la rivière de l'Ouche, qui est très riche en poissons ; du côté de l'aquilon pénètre une autre petite rivière [le Suzon] qui, entrant par une porte et coulant sous un pont, ressort par une autre porte ; après avoir arrosé le tour et l'enceinte de son onde placide, elle fait tourner, devant la porte, des moulins avec une prodigieuse vélocité. Quatre portes ont été placées aux quatre coins du monde et trente-trois tours ornent toute l'enceinte ; le mur de celle-ci a été édifié avec des pierres de taille jusqu'à une hauteur de vingt pieds et au-dessus en pierraille ; il a trente pieds de hauteur et quinze pieds de largeur. J'ignore pourquoi cette localité n'a pas été qualifiée de cité. Elle a autour d'elle des sources précieuses. Du côté de l'occident, il y a des collines très fertiles et remplies de vignes qui fournissent un si noble falerne aux habitants qu'ils dédaignent l'ascalon. Les Anciens racontent que la localité a été édifiée par l'empereur Aurélien »

.

Grégoire de Tours indique donc que l'enceinte possède trente-trois tours dont une, en partie conservée, reste visible au 15 de la rue Charrue, dans une petite cour. Les quatre portes sont : la Porte aux lions, la Porte du côté de Saint-Médard, la Porte du vieux château et la Porte au-dessus du Bourg. L'épaisseur de la muraille, loin d'atteindre 15 pieds (4,50 m) comme l'affirme Grégoire de Tours, ne semble pas avoir dépassé 2 mètres[36],[37].

Cette enceinte est reproduite dans les plans du XVIIe siècle, or, deux portes seulement ont été retrouvées : la Porte Vacange rue Chabot-Charny et celle de la rue Porte-aux-Lions. La tour du petit Saint-Bénigne, située entre la rue Amiral-Roussin et la rue Charrue, devint au XVe siècle un lieu de culte dédié au saint, qui est supposé y avoir été emprisonné. On a retrouvé les traces d'un moulin au niveau de la rue des Bons-Enfants. Un temple (le seul de la ville) est mis au jour lors de la destruction, au début du XIXe siècle, de la Sainte-Chapelle qui jouxtait le palais des ducs de Bourgogne (actuelle place de la Sainte-Chapelle).

Le Dijon médiéval[modifier | modifier le code]

Le royaume burgonde dans la deuxième moitié du Ve siècle.
L'article « Histoire de la Bourgogne » est un complément encyclopédique à cette section

Les évêques de Langres établissent temporairement leur résidence à Dijon après le sac de Langres par les Vandales entre 407 et 411. Leur influence permet l'édification d'édifices religieux et notamment d'un groupe cathédral composé de trois bâtiments : Saint-Étienne, Sainte-Marie et Saint-Vincent. Selon la tradition, deux basiliques sont ensuite élevées par saint Urbain (actuelle église Saint-Jean)[38].

Dijon est ensuite occupé par les Burgondes qui sont défaits par Clovis en 500 ou 501. Les Arabes l'envahissent en 725 alors que les Normands n'y parviennent pas en 887. C'est à cette époque qu'apparaissent les premiers comtes de Dijon, Aimar, Eliran, Raoul issus de la maison robertienne. En 1002, l'abbé Guillaume de Volpiano entreprend de reconstruire l'abbatiale Saint-Bénigne et son abbaye (actuel Musée archéologique de Dijon). Il fait élever dans l'abbaye une rotonde abritant le tombeau de l'évangélisateur de la Bourgogne, saint Bénigne. De ce monument, détruit en 1793, subsiste l'étage inférieur, dit la crypte.

Au début du XIe siècle, Dijon est composé d'une ville forte enclose de murs gallo-romains, restes de l'ancien castrum de Dijon, et d'un bourg s'étendant jusqu'à l'abbaye Saint-Bénigne. Autour, des petits hameaux, Dompierre, Trimolois, Charencey, Bussy et Prouhaut, disparus depuis, ceinturent la ville[g 11]. Les ducs de Dijon règnent alors sur la région. En 1015, le roi Robert II essaye de conquérir le Dijonnais : il s'attaque d'abord au village de Mirebeau-sur-Bèze et sa région puis vient mettre le siège devant le castrum de Dijon[39]. Mais, devant la vigoureuse résistance de l'évêque de Langres, Brunon de Roucy, soutenu par l'abbé de Cluny et le comte de la ville, il renonce à donner l'assaut. Dès l'année suivante, la mort de l'évêque lui permet de négocier avec son successeur, Lambert de Vignory, la cession du comté de Dijon au roi de France, en 1016. La ville rejoint le duché de Bourgogne et en devient la capitale[40]. À la mort du roi de France en 1031, son fils Henri Ier renonce à la Bourgogne et cède en apanage Dijon et le duché de Bourgogne à son frère Robert Ier. Cela marque le début de trois siècles de règne capétien à Dijon.

Le 28 juin 1137, un grand incendie réduit Dijon en cendres. Les ducs reconstruisent alors une enceinte, beaucoup plus large que la précédente, qui abrite la cité jusqu'au XVIIIe siècle. À la fin du XIIe siècle et au XIIIe siècle, Dijon s'orne de monuments de valeur : la Sainte-Chapelle, l'Hôpital général de Dijon, l'église Notre-Dame, etc. Auprès de chaque porte se développent de petits bourgs même si la ville ne grossit jamais plus que les limites de son enceinte[g 12]. Les ducs possèdent un château, à l'emplacement de l'actuelle mairie de Dijon, et y exercent avant tout un pouvoir de justice. En 1183 le duc Hugues III permet la rédaction d'une charte de commune, conservée aux Archives municipales. Grâce à cette charte, qui fut beaucoup copiée dans d'autres villes de Bourgogne, les ducs s'enrichissent[41].

La Sainte-Chapelle doit son édification à un vœu fait par le duc Hugues III. Pris dans une tempête alors qu'il se rend en Terre sainte, il promet de construire près de son palais une église dédiée à la Vierge et à saint Jean l'Évangéliste. La construction commence en 1172. La dédicace n'a toutefois lieu qu'en 1500[42].

Dijon et le duché de Bourgogne[modifier | modifier le code]

Dijon connaît une période brillante sous les quatre ducs Valois de Bourgogne, qui règnent de 1363 à 1477. Elle est la capitale du duché de Bourgogne, ensemble d'États qui s'étendent jusqu'aux Pays-Bas. Centré sur ce duché, l'État bourguignon s'étend alors, pendant plus d'un siècle (1363-1477), par héritages et mariages jusqu'en Picardie, Champagne, Pays-Bas bourguignons, Belgique, Germanie, duché de Luxembourg, Alsace, comté de Flandre et Suisse.

Le duc Philippe le Hardi (1364-1404) est le premier duc de la dynastie des Valois et prend possession de Dijon, sur ordre du roi, en 1363. Il fonde à Dijon sa nécropole dynastique, la chartreuse de Champmol, dont il fait un foyer d'art. Jean sans Peur (1404-1419) lui succède. Le duc Philippe III le Bon (1419-1467) reconstruit l'hôtel ducal et institue en 1432 la chapelle de son palais comme siège de l'ordre de la Toison d'or. Pourtant, Dijon n'est pas une ville populeuse ; encore rurale et en raison des épidémies, elle ne compte que 13 000 habitants en 1474[43]. Le duc Charles le Téméraire (1467-1477), qui ne vit pas à Dijon, échoue dans sa lutte contre le roi de France et meurt à la bataille de Nancy contre le duc de Lorraine René II, allié à Louis XI. Le puissant État bourguignon s'effondre alors, permettant à Louis XI d'annexer le duché le 19 janvier 1477[c 1].

Dijon dans le royaume de France[modifier | modifier le code]

En dépit de quelques révoltes contre le roi, Dijon s'est soumis à son autorité[c 2]. Louis XI ordonne le transfert à Dijon du parlement de Bourgogne, qui se trouvait à Beaune. Il fait aussi construire à Dijon un château[c 3], à l'emplacement de l'actuelle place Grangier, pour surveiller les habitants[c 4]. Lors d'une visite à Dijon le 31 juillet 1479, le roi confirme solennellement les privilèges de la ville, dans l'église Saint-Bénigne de Dijon[c 5]. La duchesse Marie de Bourgogne (1457-1482), alors âgée de vingt ans et fille unique du duc Charles le Téméraire, épouse Maximilien Ier du Saint-Empire, auquel elle apporte le comté de Bourgogne et les possessions des Flandres. Le traité de Senlis de 1493 divise les deux Bourgognes et Dijon devient une ville-frontière. En 1513, l'empereur Maximilien espère récupérer le duché de Bourgogne en envoyant une troupe formée de 14 000 hommes des corps francs suisses, 5 000 Allemands et 2 000 Francs-Comtois assiéger Dijon[44]. Le gouverneur Louis II de La Trémoille, qui a été envoyé pour défendre la ville, ne peut faire partir les assiégeants qu'en jouant habilement des dissensions entre Suisses et Allemands et en promettant 400 000 écus dont seulement une partie sera payée. Les Suisses lèvent le siège le 13 septembre. Les Dijonnais ayant prié avec ferveur pour leur délivrance, le départ des assiégeants est attribué par beaucoup à l'intercession de la Vierge, dont une statue, Notre-Dame de Bon-Espoir, conservée à l'église Notre-Dame, a été portée en procession. Ces événements ont prouvé la fermeté du sentiment des Dijonnais d'appartenir à la France[g 13]. Après cet événement, l'enceinte est renforcée par l'édification des bastions Saint-Pierre (1515), Guise (1547) et Saint-Nicolas (1558). La bourgeoisie se développe par ailleurs, comme en témoignent les nombreux hôtels et maison encore visibles. Au XVIe siècle, la ville s'embellit avec le style de la Renaissance italienne importée par Hugues Sambin.

Dijon sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Lallemand, La place Royale en 1781.
Jean-Baptiste Lallemand, Le château de Montmusard (en partie détruit pendant la Révolution).

Le parlement de Bourgogne, transféré de l'Hôtel des ducs de Bourgogne de Beaune à Dijon, fait de la cité une ville parlementaire, où la noblesse de robe édifie des hôtels particuliers. Dijon subit des troubles religieux, de 1530 à 1595. Après la Contre-Réforme, de nouvelles églises et chapelles de monastères sont construites. Un roi de France, François Ier ou Henri IV[45], aurait qualifié Dijon de « ville aux cent clochers »[GD 8],[GD 11], en raison de la multiplication des institutions religieuses (Jésuites, Minimes, Carmélites, Jacobines, Ursulines principalement). Après le rattachement de la Franche-Comté au royaume en 1678, Dijon, perdant son statut de ville frontière, peut à nouveau s'agrandir. Sous l'administration des princes de Condé et gouverneurs de Bourgogne, la ville se transforme. Une place Royale, actuelle place de la Libération, est aménagée devant l'ancien Palais des ducs de Bourgogne ; elle est conçue comme un écrin pour une statue équestre de Louis XIV, fondue en 1690, mais qui ne fut mise en place qu'en 1725, tant son transport fut difficile. Le palais des ducs, devenu logis du Roi, est lui-même agrandi et transformé en palais des ducs et des États de Bourgogne [46]. La rue Condé, actuelle rue de la Liberté, est percée. Les princes de Condé créent le vaste parc de la Colombière et le castel de la Colombière reliés à la ville par une avenue plantée d'arbres, le cours du Parc. Cette prospérité se poursuit au XVIIIe siècle. Dijon accueille en 1722 une faculté de droit, puis l'Académie en 1725, qui remet à Jean-Jacques Rousseau le premier prix du concours pour son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes en 1750[47]. Les Collèges de Médecine sont particulièrement réputés dès 1755[g 14]. Avec une population de 22-23 000 habitants, Dijon est une ville moyenne dans le royaume. L'administration municipale repose sur des Municipaux élus et mandatés par l'arrêt du Conseil d'État du 20 avril 1668 qui fixe la constitution de la Chambre ; pour Pierre Gras, Dijon est l'exemple de municipalité parlementaire de province. En 1731, le pape Clément XII répond positivement aux requêtes séculaires des Dijonnais qui désiraient avoir leur propre évêque. La ville devient le siège d'un petit évêché entre ceux de Langres, Autun et Besançon. Le premier jardin botanique est créé en 1760. En 1766 est instituée une École de dessin ; en 1787 est fondé l'établissement qui deviendra musée des Beaux-Arts. L'industrie de l'époque (draperie, soierie, filatures diverses) ne s'implante néanmoins que difficilement[g 15].

Dijon sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution française, Dijon est une ville où réside le gouverneur de Bourgogne, le prince de Condé, et où se tiennent régulièrement les sessions des états de Bourgogne. Le parlement de Bourgogne suscite la présence d'une noblesse de robe influente et fortunée. Des institutions, comme les facultés, l'académie, l'école de dessin, contribuent aussi à l'activité intellectuelle.

Aussi, en 1789, Dijon passe du rang de capitale provinciale à celui de chef-lieu de département. Le 15 juillet 1789, des émeutiers prennent le château ainsi que la tour Saint-Nicolas, sans lien direct avec les évènements de Paris[48].

Plusieurs monuments remarquables sont détruits : la chartreuse de Champmol, la rotonde de Saint-Bénigne, une partie du château de Montmusard ; d'autres sont endommagés, comme les églises Saint-Bénigne et Notre-Dame, dont les portails sont martelés. Les monastères et couvents sont vendus ou démolis. La Sainte-Chapelle disparaît en 1802. La statue en bronze de Louis XIV qui ornait la place Royale est brisée en 1792 ; son métal sert à fabriquer de la monnaie ou des canons. La guillotine fonctionne un moment place du Morimont, actuelle place Émile-Zola.

Dijon au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Article connexe : Bataille de Dijon (1870).
Rue Rameau à la fin du XIXe siècle.
Boulevard de Sévigné et avenue de la Gare à la fin du XIXe siècle.
Le pont de l'Ouche et l'hôpital général, à la même époque.

En 1804, le lycée et l'École de droit sont créés, puis en 1808 les facultés de Lettres, Sciences, Droit et Médecine. En 1814, les Alliés, qui combattent Napoléon, entrent à Dijon et occupent la ville.

L'exploitation du charbon et du fer au Creusot, l'achèvement du canal de Bourgogne et du Port du canal de Dijon en 1833 rendent à Dijon une certaine importance économique. Le quartier Saint-Bernard est créé en dehors des remparts. En 1840, le réseau d'alimentation en eau dessiné et mis en œuvre par l'ingénieur Henry Darcy pour lutter contre l'insalubrité est achevé ; l'hygiène permet alors à Dijon de prospérer davantage (voir Jardin Darcy).

Dans les années 1840, le maire Victor Dumay, son conseil municipal et l'ingénieur Henry Darcy soutiennent avec succès le tracé par Dijon de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Marseille. La section de Tonnerre à Dijon est inaugurée le 1er juin 1851 par le prince Louis-Napoléon Bonaparte. Dès lors, Dijon se développe rapidement : le quartier de la gare se peuple et les faubourgs voisins se construisent. Napoléon III fait une visite à Dijon, avec l'impératrice Eugénie, les 23 et 24 août 1860[49].

En 1867, sur concours, un projet de plan d'urbanisme, inspiré de ce que réalise Haussman à Paris, est proposé par Degré et Jetot puis adopté malgré des réticences. Dijon compte 42 000 habitants en 1872, l'accroissement moyen étant estimé à 1,5 % entre 1801 et 1872. Il passe ensuite à 3,6 % entre 1872 et 1975[g 16].

Durant la guerre franco-allemande de 1870, trois batailles se déroulent à Dijon[50]. Le 30 octobre 1870, soldats et mobilisés tentent de défendre la ville contre les Prussiens. Sans artillerie, ils doivent se rendre à la fin de la journée. Le 26 novembre 1870, Garibaldi, à la tête de « l'armée des Vosges », ne peut reprendre Dijon et doit faire retraite. Mais, le 23 janvier 1871, les Français remportent une victoire contre les Allemands, et un drapeau poméranien est même conquis. La place du Trente-Octobre et l'avenue du Drapeau rappellent ces faits d'armes. Malgré tout, Dijon est occupée par l'armée allemande, pendant environ huit mois. En 1899, la ville reçoit la Légion d'honneur pour sa résistance.

Après la guerre, la place de Dijon retrouve un rôle stratégique : des casernes et un arsenal sont édifiés. De 1850 à 1900, grâce à l'exode rural, Dijon passe de 30 000 à 70 000 habitants[51]. La ville se développe en rasant ses remparts, remplacés par de grands boulevards. Après de nombreuses polémiques, le château construit par Louis XI est détruit de 1891 à 1897. De multiples équipements publics et privés sont réalisés : lycée Carnot, École normale, groupe scolaire, cimetière, grands magasins comme la « Ménagère » rue de la Liberté, qui ouvre en 1897, grands hôtels, lieux de culte. Dans les faubourgs s'élèvent des usines : Pernot, Lachèze… La ville est desservie par des lignes de chemin de fer secondaire, celui des chemins de fer départementaux de la Côte-d'Or, dès 1888, et un réseau de tramway urbain.

Dijon dans la première moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'ancien tramway de Dijon devant le théâtre.
La première gare de Dijon-Ville, détruite en 1944

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L'arrivée en 1904 d'une majorité radicale, socialiste et anticléricale menée par Henri Barabant est marquée par une campagne de « laïcisation des rues ». Par exemple, la place Saint-Pierre (aujourd'hui place Wilson), la rue Sainte-Anne, la place Saint-Bernard, sont nommées respectivement place du Peuple, rue du Chevalier de La Barre, rue Étienne Dolet. Ces rues reprendront leur ancien nom quelques dizaines d'années plus tard[52].

La Première Guerre mondiale ne cause pas de dommage architectural à Dijon qui participe par son industrie alimentaire et métallurgique à l'effort de guerre. Sous Gaston Gérard, maire de 1919 à 1935, la ville reprend son essor. L'entre-deux-guerres est marqué par l'urbanisation de quartiers résidentiels, comme celui du Val d'Or, ou de la Maladière, dans lequel s'élève la vaste église du Sacré-Cœur. La municipalité aménage un parc des sports à Montmuzard. Occupée le 17 juin 1940 par l'armée allemande du Troisième Reich, Dijon est libérée par les troupes françaises le 11 septembre 1944 et sort de l'épreuve sans destruction autre que celle de la gare.

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

La gare actuelle de Dijon, construite en 1962.

Après la guerre, la population est restée stable, aux alentours de 100 000 habitants[g 17]. Dijon est globalement une ville tertiaire et le milieu social est dominé par les cadres moyens et les employés. La classe moyenne se développe rapidement, passant de 34,3 % des actifs en 1954 à 40,2 % en 1975[g 18]. Le chanoine Kir, maire de Dijon de 1945 à 1968, dote la ville d'un lac artificiel inauguré en 1964. La municipalité multiplie les bâtiments de service public comme, en 1962, l'hôpital du Bocage. À partir de 1957 se crée également, à l'initiative du recteur Marcel Bouchard, un vaste campus à Montmuzard, sur près de cent hectares. Avec l'essor économique des Trente Glorieuses, la surface urbanisée de l'agglomération double afin de répondre à la pénurie de logements. Le quartier des Grésilles, la ZUP de la Fontaine-d'Ouche sont aménagés et les municipalités satellites comme Quetigny ou Chevigny-Saint-Sauveur s'accroissent. Après la mort de Félix Kir en 1968, le docteur Veillet assure quelques années sa succession, jusqu'en 1971. À cette date est élu le gaulliste Robert Poujade, qui devait assumer le plus long mandat de maire dans l'histoire de Dijon : trente ans, de 1971 à 2001. Robert Poujade s'attache à la protection et à la mise en valeur du secteur sauvegardé de Dijon, où les monuments sont restaurés. Renonçant à la construction de grandes barres, il aménage de nouveaux quartiers -Petit-Cîteaux, Port du canal, Hauts de Montchapet, Mansart- avec des immeubles à taille plus humaine. De nombreuses bibliothèques sont créées dans les quartiers, ainsi que des jardins publics. En 1977, le quotidien Les Échos récompense Dijon du titre de première ville écologique avec l'aménagement en 1975 notamment du parc de la Combe à la serpent, le plus étendu de la ville[53]. La construction de l'auditorium est une des dernières grandes réalisations de la période Robert Poujade.

Le 18 mars 2001, le candidat de gauche François Rebsamen est élu maire de Dijon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Cantons[modifier | modifier le code]

Les communes composant l'agglomération du Grand Dijon depuis 2007.

Le territoire de la commune de Dijon est divisé en huit cantons, qui incluent pour la moitié d'entre-eux d'autres communes limitrophes de l'agglomération.

Canton Habitants Communes associées
Dijon-1 29 512 Bretigny, Brognon, Clénay, Orgeux, Ruffey-lès-Echirey, Saint-Apollinaire, Saint-Julien, Varois-et-Chaignot
Dijon-2 37 848 Arc-sur-Tille, Bressey-sur-Tille, Chevigny-Saint-Sauveur, Couternon, Crimolois, Quetigny, Remilly-sur-Tille, Sennecey-lès-Dijon
Dijon-3 21 440
Dijon-4 18 956 Chenôve
Dijon-5 28 960 Corcelles-les-Monts, Flavignerot, Fleurey-sur-Ouche, Lantenay, Pasques, Prenois, Velars-sur-Ouche
Dijon-6 22 925
Dijon-7 23 163
Dijon-8 19 532

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La communauté de l'agglomération dijonnaise (COMADI), devenue en 2005 le « Grand Dijon », couvre 22 communes. Dijon est ainsi le centre d'une communauté d'agglomération qui n'a cessé de s'étendre, formée théoriquement de 116 municipalités appartenant au périmètre du Schéma de cohérence territoriale (SCOT). Le nombre d'habitants était ainsi de 251 802 habitants en 2009 (soit 49 % de la Côte-d'Or)[Note 8] dont 155 340 à Dijon même, en en faisant la 18e communauté d'agglomération de France[GD 12].

Vue panoramique du siège du Grand Dijon, avenue du Drapeau.

Région et département[modifier | modifier le code]

La préfecture de la région Bourgogne vue de la rue de la Préfecture.

Dijon est la préfecture à la fois du département de Côte-d'Or et de la région Bourgogne. L'hôtel Bouhier de Lantenay en est le siège[54]. Il est situé à quelques centaines de mètres seulement des bâtiments du conseil général de la Côte-d'Or et du conseil régional de Bourgogne, également localisés à Dijon[55],[56].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

À la Libération, la collusion de la droite avec le régime de Vichy rend ses représentants inéligibles. C'est donc, selon Pierre Lévêque, les conservateurs, avec le chanoine Kir, qui remportent les scrutins en 1945-1946. Aidé par d'autres personnalités comme le baron Thénard, propriétaire du journal Le Bien public, Félix Kir devait occuper la scène politique jusqu'à sa mort en 1968. Il est réélu en 1953, alors qu'il n'est pas gaulliste, et qu'il s'oppose même au général de Gaulle. Sous la Quatrième République, la gauche est en déclin[l 2]. Depuis 1948 la droite classique détient en effet trois sièges de députés sur cinq, les deux sièges de sénateurs, la présidence du Conseil général et les mairies des plus grandes villes du département, y compris Dijon. L'influence du Parti Communiste est modérée, autour de 15 %. En mars 1959, la liste du chanoine Kir est entièrement réélue à Dijon ainsi qu'en 1965 de justesse, contre la droite gaulliste représentée par Robert Poujade. Ce dernier bat finalement le chanoine en mars 1967 aux législatives. Félix Kir meurt le 25 avril 1968 et son premier adjoint le docteur Veillet assure la transition[l 3].

En mai 1968, comme dans le reste de la France, des grèves et des manifestations se produisent à Dijon. L'un des principaux leaders nationaux, Jacques Sauvageot, est issu de la Faculté de Droit de Dijon. La ville connait alors la plus grande grève de son histoire avec plusieurs dizaines de milliers d'ouvriers, cadres et fonctionnaires revendiquant un nouveau mode de fonctionnement des entreprises et des administrations. Mais à la différence des principales villes de France, Dijon ne connait pas de heurts violents. Les étudiants et les enseignants s'entendent rapidement pour la réforme de l'université. Le mouvement s'essouffle vite et le mois de mai se termine sur une grande manifestation de soutien au général de Gaulle organisée par l'opinion conservatrice, majoritaire à Dijon[l 4].

En 1971, le gaulliste Robert Poujade est élu maire de Dijon et devait le rester trente ans. En 1973, la gauche atteint 42,2 % des votes alors que les « indépendants » (les conservateurs, en droite file du chanoine Kir) sont balayés. La gauche devient le Parti Socialiste à Dijon et surtout dans son agglomération où, en l'espace de quelques années, jusqu'en 1978, sa progression est rapide[l 5]. En mai 1981, trois candidats socialistes sont élus en Côte-d'Or, dont deux issus de l'agglomération dijonnaise (Roland Carraz à Dijon I et Hervé Vouillot à Quétigny). Si François Mitterrand remporte les élections présidentielles, il n'obtient à Dijon qu'une très courte avance, et la grande majorité des communes rurales de Côte-d'Or sont dominées par la droite[l 6].

Dès 1982, elle contrôle à nouveau le Conseil général, présidé jusqu'en 1988 par Robert Poujade puis par Henri Berger, puis, dès 1994 par Louis de Broissia, directeur du Bien public. En 1986, le Front National réalise une percée significative avec 13,9 % des voix. Néanmoins la droite remporte de nouveau tous les sièges de députés en mars 1993[l 7]. Le Parti Socialiste réalise une importante avancée en mars 1998, alors que François Rebsamen est élu conseiller général de Dijon-V, avec 51,5 % des suffrages exprimés face au conseiller sortant. Après la décision de Robert Poujade de ne pas se représenter, François Rebsamen est élu maire de Dijon, pourtant de tradition conservatrice, le 18 mars 2001, avec 52,14 % des suffrages contre 47,86 % à son adversaire (RPR) Jean-François Bazin[57].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Dijon.

Dès le début du Moyen Âge, la ville de Dijon possède un maire et une assemblée de magistrats municipaux, appelés « jurés » . Ces magistrats sont confirmés en 1187, lorsqu'une charte de commune est accordée par le duc Hugues III. Celle-ci permet dès 1192 aux Dijonnais d'élire leur maire. Ce dernier, assisté d'un conseil de vingt jurés, administre directement la justice et lève une partie de l'impôt. En contrepartie, la ville verse 500 marcs d'argent par an au duc[l 8],[Note 9].

Sous Charles VIII, à la fin du XVe siècle, la fonction est réformée. Le maire prend le titre de « vicomte maïeur ». Il est désormais dispensé de contributions le temps de sa charge et cette dernière est anoblissante[g 20]. Les jurés qui l'assistent prennent le titre d'« échevins », officialisant une dénomination usitée dès le XIIIe siècle, et leur nombre est réduit à six. Le vicomte maïeur est élu par le peuple trois jours avant la Saint-Jean, et investi le jour de la Saint-Jean sur le parvis de l'église Saint-Philibert[g 21]. À partir de 1669, il est permis au vicomte maïeur de porter « une robe longue de satin plein, de couleur violet, doublée de satin rouge cramoisi, comme le prévôt des marchands de Lyon, avec chaperon de même étoffe et couleur bordée d'hermine » afin de se distinguer des habitants, le plus souvent lors de cérémonies. En 1692, la fonction de vicomte maïeur est transformée en office tandis que l'élection n'est plus alors qu'une confirmation du choix royal fait par le gouverneur au nom du roi[g 22].

Parmi les maires ayant marqué l'histoire de la ville, certaines personnalités sont à remarquer :

François Rebsamen, ancien maire de Dijon.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La ville de Dijon mène depuis 2002 une politique d'intégration de l'écologie au sein de l'urbanisme. La ville a ainsi remporté en 2007 la « Marianne d'Or de l'environnement » avec pour titre « la ville anti CO2 », délivrée par le Sénat pour « La politique des transports comprenant, par exemple, les navettes en centre-ville, les bus au gaz naturel, les pistes cyclables, la politique énergétique, avec l'incinération des déchets entre autres, notamment ceux qui proviennent du CHU, la géothermie, la politique de l'eau avec le traitement des boues par la station d'épuration qui sera inaugurée mi-décembre, sans oublier la sensibilisation des citoyens » selon les mots du maire François Rebsamen[58]. Néanmoins, des associations locales en faveur de l'écologie relativisent ce constat, pointant la volonté de la ville de développer l'aéroport commercial, générateur de pollution au dioxyde de carbone. Le plan d'urbanisme dénommé « Écoplus » est destiné à faire de Dijon une ville à la pointe de l'intégration écologique et évolutive, dans le cadre du développement durable[GD 13].

Depuis 2002, le Grand Dijon a en effet consacré 100 millions d'euros au développement durable, sans augmenter pour autant la taxe sur les ordures ménagères, tout en abaissant le prix de l'eau.

Jumelages[modifier | modifier le code]

En raison de sa situation de point de passage en France, Dijon bénéficie d'une tradition d'échanges, qui s'est concrétisée par des jumelages avec les villes suivantes[59] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2008, le Grand Dijon cumule 244 577 habitants[INSEE 1] dont 151 576[INSEE 2] habitants pour Dijon seul, qui s'étend sur 42 km2. La ville exerce son influence sur un vaste espace rural qui s'étend sur la Côte-d'Or, la Haute-Marne, la Haute-Saône et la Saône-et-Loire. Elle évolue et se développe au cœur d'une agglomération de 238 056 habitants[INSEE 3], d'une aire urbaine de 371 798 habitants[INSEE 4] et d'une zone d'emploi de 420 222 personnes[INSEE 5].


En 2011, la commune comptait 151 672 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 10],[Note 11].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
20 760 18 888 22 026 22 397 25 352 24 817 26 184 27 543 32 253
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
33 493 37 074 39 193 42 573 47 939 55 453 60 855 65 428 67 736
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
71 326 74 113 76 847 78 578 83 815 90 869 96 257 100 664 112 844
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
135 694 145 357 151 705 140 942 146 703 149 867 151 504 151 672 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2004[60].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (23,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2010, la suivante :

  • 47 % d'hommes (0 à 14 ans = 14,2 %, 15 à 29 ans = 31,1 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 17,4 %, plus de 60 ans = 17,7 %) ;
  • 53 % de femmes (0 à 14 ans = 11,7 %, 15 à 29 ans = 30,3 %, 30 à 44 ans = 16,7 %, 45 à 59 ans = 17,2 %, plus de 60 ans = 24 %).
Pyramide des âges à Dijon en 2010 en pourcentage
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,5 
6,1 
75 à 89 ans
10,1 
11,0 
60 à 74 ans
12,4 
17,4 
45 à 59 ans
17,2 
19,6 
30 à 44 ans
16,7 
31,1 
15 à 29 ans
30,3 
14,2 
0 à 14 ans
11,7 
Pyramide des âges du département de la Côte-d'Or en 2010 en pourcentage
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,3 
6,6 
75 à 89 ans
9,9 
13,8 
60 à 74 ans
14,4 
20,6 
45 à 59 ans
20,1 
19,8 
30 à 44 ans
18,7 
20,6 
15 à 29 ans
19,5 
18,1 
0 à 14 ans
16,0 

Sociologie et bassin d'emploi[modifier | modifier le code]

Le bassin d'emploi dijonnais est de 350 000 personnes[61]. Dijon est une ville principalement tertiaire, avec près de trois quarts des actifs occupés dans ce secteur en 1994, soit sensiblement plus que dans les agglomérations équivalentes. Dijon est aussi une ville administrative, où la fonction publique occupe à elle seule le quart des actifs en 1994. Les plus gros employeurs sont en effet les centres hospitaliers, la SNCF et la ville de Dijon, l'université aussi. Le tertiaire supérieur est quant à lui insuffisant pour rivaliser avec Paris ou Lyon.

L'agglomération souffre de sa position excentrée et d'une concurrence des grands centres urbains proches comme Lyon, le nord de l'Yonne et le sud de la Saône-et-Loire[11]. Néanmoins, le Grand Dijon est le premier centre industriel de Bourgogne, regroupant une trentaine de milliers d'emplois. L'agglomération a en effet beaucoup profité dans les années 1950 et 1960 de la décentralisation d'entreprises parisiennes et étrangères (Thomson, Philips, Hoover) qui ont pratiquement toutes fermé. Comme toutes les grandes villes de province, Dijon est particulièrement concernée par les plans sociaux et les fermetures économiques.

En termes de données quantitatives, Dijon présente un taux d'activité de 68,5 %[INSEE 1] (moyenne nationale : 69,7 %[INSEE 6]) pour un taux de chômage de 7 % (moyenne nationale : 8 %[INSEE 7]) en 2007. Par ailleurs, Dijon est classé 19e ville étudiante de France[62].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville de Dijon compte 12 lycées (8 publics et 4 privés), dont un lycée international (lycée international Charles-de-Gaulle) ; 17 collèges (12 publics et 5 privés) ; 41 écoles maternelles publiques, 39 écoles élémentaires publiques et 10 écoles privées sous contrat d'association. Avec celles proposées par l'agglomération et l'université, la ville possède toutes les structures d'enseignements, de tous niveaux, d'une grande municipalité.


Établissements d'enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

15 établissements de tous domaines forment avec l'université de Bourgogne le réseau d'enseignement supérieur comme Sciences Po Dijon, l'École supérieure de commerce de Dijon, l'école Agrosup Dijon, l'École nationale des Greffes, l'École inter-régionale d'avocats, l'Institut de formation des cadres de la santé, l'École nationale des beaux-arts, l'école d'ingénieurs ESIREM entre autres.

L'université de Bourgogne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Université de Bourgogne.

L'université compte en 2011-2012 plus de 27 000 étudiants[74] et est de ce fait la plus grande université de province en terme quantitatif[réf. nécessaire]. La grande majorité de ses bâtiments et effectifs concernent Dijon, aux côtés des antennes de Chalon-sur-Saône, Auxerre, Le Creusot et Nevers. En plus des UFR traditionnels[75], certaines composantes sont uniques dans la région comme Agrosup Dijon ou l'Institut universitaire de la vigne et du vin Jules Guyot d'œnologie. Le campus, d'inspiration nord-américaine, a été créé en 1957 et s'étend sur 150 hectares dans le quartier Montmuzard.

Il est également composé de plusieurs Instituts Universitaires de Technologie (IUT). Depuis septembre 2012, le campus est non seulement desservi par des lignes de bus mais également par le tramway T1. Il ne cesse de s'étendre vers Quetigny, avec comme derniers aménagements la Maison Régionale de l'Innovation.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tout au long de l'année, Dijon est le siège de nombreuses manifestations culturelles, folkloriques ou économiques.

Événements annuels
Mois Événement Sujet Nombre d'éditions
(En 2012)
Janvier Loisiroscope Tourisme et Loisirs 13
Février Cérémonia Mariage 12
Salon de l'habitat Ameublement et Habitat 27
Studyrama Formation et Insertion professionnelle 7
Mars Apprentissimo Formation et Insertion professionnelle 3
Immo d'Or Immobilier 9
Avril Prise de CirQ' Festival du cirque 4
Mai Théâtre en Mai Théâtre 40
Salon des Antiquaires et de la Brocante Antiquités 40
D'Jazz dans la ville Jazz 23
Juin Fête du vélo Cyclotourisme 16
Estivade Danse et musique associative 38
Juillet Journées de Rhénanie-Palatinat Traditions franco-allemandes 16
D'Jazz au jardin Jazz 2
Août Fêtes de la vigne Festival de danses folkloriques 65
D'Jazz à la plage Jazz 6
Septembre Animalia Animaux de compagnie 8
Velotour Cyclotourisme 7
Rising Fest Festival de Heavy Metal 3
Octobre Les puces dijonnaises, Brocante 34
.dijon//SAITEN Festival du manga et de l'animation 8
Les Écrans de l'Aventure Festival du film d'aventure 21
Novembre Foire internationale et gastronomique de Dijon Foire gastronomique 92
Décembre Cité 21 Foire pour décideurs territoriaux 9
Événements pluriannuels
Mois Événement Sujet Périodicité Prochaine édition (Nombre)
Février Creativa Loisirs Créatifs Bisannuelle 2013 (7e)
Mars Florissimo Exposition florale Quinquennale 2015 (10e)
Septembre Festival de Musique Mécanique Festival d'orgue de Barbarie Triennal 2012 (8e)
Novembre Entreprissimo Entrepreneuriat Bisannuelle 2013 (6e)

Santé[modifier | modifier le code]

Dijon accueille un SAMU, un centre hospitalier universitaire et plusieurs cliniques : clinique Sainte-Marthe, clinique Drevon, et d'autres dans la proche agglomération. On trouve aussi dans les nouveaux quartiers un pôle médical comme le Point médical, en attendant le futur centre de Valmy.

Le CHU de Dijon, première entreprise du département avec 6300 employés, est éclaté en trois pôles : l'hôpital du Bocage, situé dans des bâtiments récents à l'est de la ville, l'hôpital général en bordure du centre-ville près de la place du Premier-Mai et le Centre gériatrique de Champmaillot à proximité du creux d'Enfer. L'hôpital général a été créé en 1204 par Eudes III, septième duc de Bourgogne. Il est doté de bâtiments inscrits au titre des monuments historiques[76].

En 2002, Dijon a adhéré au réseau des villes santé de l'OMS[D 1], grâce à la mise en place de divers programmes, notamment dans la prévention des addictions et des IST.

Dijon possède de plus un pôle de recherche médicale composé de 15 chercheurs et 96 médecins, ainsi qu'un centre de lutte contre le cancer, le centre Georges-François Leclerc en collaboration avec l'université de médecine[77].

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs principaux[modifier | modifier le code]

Équipe Sport Ligue Stade/Lieu
DFCO Football Ligue 2 Stade Gaston-Gérard
JDA Basket-ball Pro A Palais des Sports Jean-Michel-Geoffroy
Stade dijonnais Rugby à XV Fédérale 1 Stade Marcel-Bourillot
DBHB et CDBH Handball D1 masculine et D2 féminine Palais des Sports Jean-Michel-Geoffroy
DHC Hockey sur glace Elite Patinoire Trimolet
AS Fenris Football américain Casque d'argent (D3) Stade Marcel-Bourillot

Divers[modifier | modifier le code]

Dijon plage, au lac Kir.

Les sportifs disposent de nombreuses infrastructures, stades, gymnases, courts de tennis, piscines, patinoire, bowlings, parcours de santé dans les parcs péri-urbains, centres hippiques, le golf Dijon-Bourgogne installé à Norges-la-Ville ou encore le circuit automobile de Dijon-Prenois.

L'ouverture en 2010 de la Piscine Olympique de Dijon permet d'accueillir des compétitions de haut niveau. Une fosse de plongée permet d'entraîner les champions locaux de plongée sous-marine.
Depuis 2007, la ville a entamé des travaux de rénovation du Stade Gaston-Gérard. Finalement, sa capacité sera de 22 000 places assises. Enfin, la ville de Dijon a inauguré sa salle d'escalade Cime Altitude 245 le 1er avril 2010.

Sur le modèle de Paris Plage, la mairie de Dijon a aménagé une plage et des équipements de loisirs balnéaires autour du lac Kir. « Dijon plage » a accueilli 100 000 visiteurs en 2008[78]. Ce dispositif complète les 4 piscines publiques, celles du Carrousel, des Grésilles, de Fontaine-d'Ouche et la piscine Olympique.

Médias[modifier | modifier le code]

Médias écrits et télévisuels[modifier | modifier le code]

Siège de France 3 Bourgogne situé à la Toison d'or à Dijon.

La ville de Dijon accueille les sièges de deux principaux médias écrits départementaux que sont Le Bien public Les Dépêches et La Gazette de Côte-d'Or. Le Bien public Les Dépêches, quotidien départemental historique de la Côte-d'Or, existe depuis 1868. Il est tiré à 50 000 exemplaires en 2007. La Gazette de Côte-d'Or est un hebdomadaire gratuit d'information générale faisant une large place aux préoccupations sociales, politiques et locales. Plus fort tirage du département, il était initialement un mensuel dijonnais nommé La Gazette de Dijon, dont la couverture a été étendue au département en 2006 et s'est accompagnée de son changement de nom et de périodicité[79].

Dijon possède une chaîne de télévision locale généraliste, Voo TV, lancée en 2009. France 3 Bourgogne, antenne locale de la rédaction nationale de France 3 affiliée à France Télévision possède également ses studios à Dijon[80].

Divers autres médias écrits et gratuits sont publiés à Dijon, traitant surtout de l'actualité culturelle. Parmi eux, on peut citer notamment le Journal de Libertés-Culture, mensuel consacré à l'actualité des droits humains ; Magma Magazine, magazine culturel[81] et Tv Net Bourgogne, Web TV culturelle lancée en 2003, le magazine trimestriel "Sparse" depuis octobre 2012.

Radios locales[modifier | modifier le code]

Six radios locales indépendantes sont diffusées à Dijon. Cinq d'entre elles sont de catégorie A. La plus ancienne est Radio Campus Dijon, une radio associative étudiante et culturelle créée en 1982. Radio VTI voit ensuite le jour en 1989, en tant que radio associative et multi-culturelle. La radio associative à thématique juive Radio Shalom Dijon est créée en 1993. Les dernières créations de radios datent de 2008 avec Radio Cultures Dijon, radio associative culturelle et RCF Parabole, l'une des radios locales de proximité du groupe des radios chrétiennes. La seule radio locale de catégorie B, K6FM, date également de 2008.

Deux radios régionales couvrent la ville : Fréquence Plus, qui émet en Bourgogne et Franche-Comté, et France Bleu Bourgogne, station du réseau France Bleu de Radio France. Cette dernière est la première radio de la Côte-d'Or[82]. Les radios Chérie FM, Virgin Radio, Fun Radio et Nostalgie diffusent des décrochages locaux ou régionaux.

Médias numériques[modifier | modifier le code]

Outre les plates-formes numériques des médias traditionnels, Dijon bénéficie également de deux médias d'information exclusivement en ligne. Le plus ancien, gazetteINFO.fr, est une filiale de l'hebdomadaire papier La Gazette de Côte-d'Or mais bénéficie d'une rédaction dédiée et séparée de sa maison mère. Le second, Dijonscope, était jusqu'au 14 mai 2013, date de sa liquidation judiciaire, le premier quotidien régional d'information à disposer du statut d'éditeur de presse en ligne. Il a été créé le 1er août 2009 et est basé à Dijon.

Cultes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des lieux de culte à Dijon.
Église Saint-Michel de Dijon vue de la rue Rameau.

Les Dijonnais disposent de lieux de culte des principales religions : christianisme, judaïsme, islam.

Christianisme[modifier | modifier le code]

Le nombre important d'églises catholiques à Dijon traduit la longue histoire du catholicisme dans la ville. Elle remonte, selon la tradition, à saint Bénigne, qui aurait évangélisé Dijon au IIe siècle. Sous l'Ancien Régime, les nombreuses églises et chapelles ont valu à Dijon son surnom de ville aux cent clochers[1].

Catholicisme[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne le catholicisme, l'archidiocèse de Dijon fait partie de la province ecclésiastique de Dijon. Le territoire de la commune de Dijon est divisé en onze paroisses[83]. La création du diocèse de Dijon date de 1731. Depuis le rétablissement du diocèse de Langres en 1823, les limites territoriales du diocèse de Dijon sont celles du département de la Côte-d'Or[84]. Outre la cathédrale Saint-Bénigne, Dijon possède une vingtaine d'églises et de chapelles, construites entre le XIIIe et le XXe siècle.

Principaux lieux de culte de la ville :

Anciens lieux de culte dans la ville :

Principaux lieux de culte dans l'agglomération :

Protestantisme[modifier | modifier le code]

Le culte protestant est célébré à Dijon au Temple protestant de Dijon, rue du Temple, dédicacé en 1898[85].

Orthodoxie[modifier | modifier le code]

Le Christianisme orthodoxe est célébré à Dijon dans trois lieux de cultes [86]. Deux églises orthodoxes de tradition byzantine sont accueillies dans des lieux prêtés par le diocèse :

  • Chapelle saint François d'Assise rattachée au patriarcat serbe
  • Chapelle Saint-Jacques rattachée au patriarcat roumain

Une communauté copte-orthodoxe (patriarcat d'Alexandrie) célèbre la liturgie dans la Chapelle Saint-Jean le Théologien de Dijon.

Judaïsme[modifier | modifier le code]

La communauté juive célèbre le culte israélite selon le rite séfarade, à la synagogue de Dijon, construite de 1873 à 1879[87].

Islam[modifier | modifier le code]

La communauté islamique de Dijon possède trois mosquées : En-Nour, El-Imân et Al-Kheyr[88].

Économie[modifier | modifier le code]

La croissance de Dijon au XXe siècle est liée à sa situation de nœud ferroviaire sur l'axe Paris-Lyon-Marseille, au départ des lignes menant vers Besançon, Belfort, Nancy, l'Italie et la Suisse. L'essor des échanges a favorisé une industrie qui, rétrospectivement, paraît étonnamment variée au milieu du siècle : métallurgie (tréfileries et laminoirs, matériel de chemins de fer, cycles et motocycles, machines outils, mécanique de précision, matériel de laiterie et de boucherie), industrie alimentaire (moutarde, biscuits, chocolat, pain d'épices, cassis), travail du cuir (chaussures, sacoches), confection, matériel électrique, optique de précision, manufacture de tabacs, savonneries, industrie pharmaceutique, matériaux de construction, instruments de musique[89]. Comme ailleurs, la route a depuis détrôné le chemin de fer, l'industrie est en régression et c'est plutôt le secteur tertiaire qui se développe, passant de 62 % de la population active en 1954 à 67,5 % en 1975[g 23]. Dans la plaine dijonnaise, on trouve de grandes cultures : blé, orge, colza et betterave à sucre.

Emploi par secteur d'activité en 2009[INSEE 8]
Secteur Nombre Pourcentage Variation secteur
depuis 1999
Agriculture 196 0,22 % -82,12 %
Industrie 6 810 7,54 % -11,21 %
Construction 4 407 4,88 % +28,22 %
Commerce et services 41 584 46,03 % +15,66 %
Secteur social 37 339 41,33 % +11,91 %
Total 90 336

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, le revenu fiscal médian par ménage est de 19 716 €, ce qui place alors Dijon au 7 434e rang parmi les 31 827 communes de plus de 50 ménages en métropole[INSEE 9].

L'imposition des ménages et des entreprises à Dijon en 2010[90]
Taxe Taux communal Taux intercommunal Taux départemental Taux régional
Taxe d'habitation (TH) 21,53 % - 7,49 % -
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 26,37 % - 12,26 % 3,65 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 83,59 % - 26,57 % 9,17 %
Cotisation foncière des entreprises (CFE) - 24,09 % - -

Un bassin économique dynamique[modifier | modifier le code]

En 2004, 2005 et 2007, Dijon est trois années durant « cité la plus attractive de France », selon le magazine L'Entreprise, dans la catégorie des agglomérations de 200 000 à 500 000 habitants. 40 % des flux autoroutiers européens et 65 % des flux français passent par le corridor dijonnais, passage obligé vers le reste de l'Europe du Sud et du centre. La main-d'œuvre dijonnaise est en moyenne plus qualifiée que celle de la plupart des autres régions. Les zones économiques dijonnaises sont principalement la ZI de Longvic et la ZAE Cap-Nord Toison d'or/Saint-Apollinaire[91]. Dijon seul compte 11 ZA toutes en voie de développement immobilier.

Quatre secteurs sont particulièrement bien représentés à Dijon, l'électrique-électronique, la mécanique, l'agro-alimentaire, et la chimie-pharmacie. La création du pôle de compétitivité Vitagora autour du goût, de la nutrition, de l'innovation alimentaire et de la santé, souligne la propension de Dijon à mettre en place des projets aux débouchés réels par une démarche dynamique et stratégique, issue d'un partenariat fort entre tous les acteurs économiques, la ville, le Grand Dijon et l'université.

L'université de Bourgogne est le premier employeur en recherche de la région, qui, avec ses 1 900 enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs et techniciens, est capable d'intervenir dans les secteurs les plus divers. D'autres écoles implantées au cœur de la ville disposent d'une bonne réputation nationale, Sciences Po Dijon (antenne de l'Institut d'études politiques de Paris), l'Institut national supérieur des sciences agronomiques, de l'alimentation et de l'environnement (Agrosup), l'École supérieure de commerce de Dijon (ESC) et l'École supérieure d'ingénieurs de recherche en matériaux (ESIREM), toutes membres de la Conférence des grandes écoles, l'École nationale des greffes, l'école de notariat, l'école nationale des Beaux-Arts ou encore le conservatoire national de musique, de danse et d'art dramatique. Ces atouts font de la métropole dijonnaise le premier bassin de vie et d'emploi en Bourgogne.

Les pôles de développement[modifier | modifier le code]

L'usine Essilor de Dijon.
L'ancienne biscuiterie Pernot de Dijon.
L'usine Art déco de Jtekt boulevard Voltaire, désormais localisée à Chevigny dans le Grand-Dijon.

Le premier secteur industriel dijonnais en termes d'emplois est celui de la construction électrique et de l'électronique, qui compte en 2003 quelque 3200 salariés[92]. Vient ensuite l'industrie mécanique, qui occupe environ 3000 salariés, auxquels on peut ajouter de l'ordre de 1200 personnes travaillant dans la métallurgie (dont SEB[93]) et 1200 autres dans les industries du plastique et du caoutchouc. Autrefois riche et diversifiée (cycles Terrot, Lapierre[94], dérailleurs Simplex…), la mécanique dijonnaise est surtout axée sur la sous-traitance automobile, touchée par les délocalisations[95],[96], mais pas exclusivement, comme en témoignent les activités du Centre technique des industries mécaniques de Dijon. L'agglomération bénéficie également de la présence de laboratoires et unités de production de la pharmacie industrielle, en premier lieu Sanofi, Urgo[97],[98],[99] et Fournier, qui emploient un total de 2100 personnes[92], avec une activité de recherche et développement impliquant des laboratoires de l'Université de Bourgogne et des acteurs plus petits, tels qu'Oncodesign (recherche de traitements contre le cancer)[100]. Le secteur de l'optique, historiquement important (avec notamment Hermagis-SOM-Berthiot), est encore représenté par Essilor (verres correcteurs)[101], Nachet (microscopes) et la Sagem (viseurs, périscopes)[102],[103].

Le secteur de l'alimentation et du goût s'est récemment organisé autour du « pôle de compétitivité » Vitagora, profitant de l'image gastronomique internationale de la Bourgogne et de Dijon, historiquement à la pointe de l'industrie agro-alimentaire. Le pôle regroupe des « plates-formes de compétences » centrées sur l'agronomie, la pédologie et les plantes, l'emballage, la chimie et la logistique. Deux entreprises emblématiques de ce secteur à Dijon sont le chocolatier Lanvin, absorbé par Nestlé, et le moutardier Amora, absorbé en 2000 par Unilever, dont l'usine historique a été liquidée en juillet 2009[104].

Dijon est le siège des maisons mères de plusieurs grands groupes comme Lejay-Lagoute ou Boudier, producteurs de crème de cassis. Tetra Pak y possède une unité de conditionnement depuis 1971, l'une des plus importantes et innovantes du groupe en Europe.

Le siège d'Autoroutes Paris Rhin Rhône est situé à Saint-Apollinaire, dans la banlieue de Dijon.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme occupe une place non négligeable dans l'économie de Dijon. L'intérêt touristique de la ville repose principalement sur la richesse de son patrimoine historique et sur la proximité de la côte viticole. Ainsi, la vieille ville possède trois des dix monuments les plus visités en Côte-d'Or en 2004[105], année au cours de laquelle le musée des Beaux-Arts de Dijon a été fréquenté par plus de 210 000 visiteurs. L'agglomération compte près de 500 restaurants et plusieurs zones hôtelières (Toison d'Or, quartier de la gare centrale…)[Note 12]. On peut distinguer à Dijon trois grands secteurs : le tourisme culturel (musées, monuments, fêtes et manifestations culturelles), le tourisme gastronomique et vini-viticole (quoique moins développé qu'à Beaune), et le tourisme d'affaires (palais des congrès et hôtels-restaurants adaptés)[105].

Néanmoins, les chiffres de 2008 relevés par l'Insee montrent un recul de 0,5 % de l'activité touristique, avec un taux d'occupation des lits d'hôtel inférieur de 7 points au taux moyen national. La clientèle étrangère ferait particulièrement défaut (-1,6 %)[INSEE 10].

Viticulture[modifier | modifier le code]

Située au cœur de la Bourgogne, la ville de Dijon est répertoriée dans la liste des communes viticoles de France. En effet, sur son aire géographique, peuvent être produits les vins AOC : Bourgogne aligoté, Bourgogne, Bourgogne passe-tout-grains, Coteaux-bourguignons (anciennement Bourgogne grand-ordinaire), Crémant de Bourgogne et Bourgogne mousseux[106].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Dijon dispose de l'un des premiers secteurs sauvegardés de France, d'une superficie de 97 hectares, comportant des monuments classés et remarquablement conservés. Reconnu internationalement, son patrimoine s'est bâti au fil des siècles, et continue de se construire de nos jours, avec des édifices publics comme le Zénith ou l'Auditorium ou des bâtiments de haute technologie comme la tour Elithis. Le « vieux Dijon » ou centre historique comporte d'innombrables maisons anciennes, hôtels parlementaires, maisons bourgeoises mais aussi demeures plus modestes, qui donnent leur charme aux rues du centre-ville. Pour la plupart, ces monuments datent du Moyen Âge. Des réalisations du XIXe siècle, de type « hausmannien », complètent ce patrimoine dijonnais.

La création d'un secteur sauvegardé, la réfection progressive de la plupart des demeures historiques et le développement d'une zone piétonne en constante extension depuis les années 1970, permettent aux Dijonnais comme aux visiteurs d'un jour de profiter de ce riche patrimoine qui s'intègre dans un tourisme départemental et régional, autour du vin et de l'héritage médiéval.

Les symboles de Dijon[modifier | modifier le code]

Plusieurs symboles caractérisent la ville de Dijon, le plus connu étant la chouette.

Architecture[modifier | modifier le code]

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Ancien grand magasin Art déco "Au Pauvre Diable", rue de la Liberté.

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La diversité architecturale de Dijon est le fruit d'une longue histoire. La ville compte ainsi en son centre des rues bordées d'édifices médiévaux ayant évolué au sein des anciennes limites du castrum de Dijon d'héritage romain. La ville a ensuite manqué d'espace et, après la destruction des remparts, de nouveaux quartiers sont apparus.

L'architecture religieuse est également très représentée. Dijon aurait été surnommée la « ville aux cent clochers » par un roi de France, François Ier ou Henri IV ; cette expression est encore utilisée occasionnellement[GD 11]. En effet, les édifices religieux ponctuent le centre-ville. Le monument le plus représentatif du Moyen Âge à Dijon était l'abbatiale de Saint-Bénigne, reconstruite à partir de 1001 par Guillaume de Volpiano. De la rotonde romane à trois étages, détruite en 1793, il subsiste le niveau inférieur restauré dans les années 1860 et appelé crypte de Saint-Bénigne. L'unique édifice religieux d'époque romane, demeuré presque intact à Dijon, est l'église Saint-Philibert. L'église Notre-Dame, du XIIIe siècle, est représentative du gothique bourguignon. Une œuvre plus tardive du gothique est celle réalisée par Claus Sluter au portail de l'église de la chartreuse de Champmol et au puits de Moïse. L'architecture civile du Moyen Âge est représentée par l'ancien palais des ducs, reconstruit par Philippe le Bon, dominé par la tour Philippe le Bon, et par les nombreuses maisons médiévales à colombages[Note 13] et les hôtels particuliers de riches bourgeois.

Université de Bourgogne, rue Chabot-Charny.

L'architecture flamande et italienne inspire ensuite les artistes dijonnais. Hugues Sambin interprète à Dijon le style de la Renaissance italienne. L'église Saint-Michel est reconstruite à partir de 1499 et sa façade est typique du style Renaissance. Au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle, deux grands architectes de cour, Jules Hardouin-Mansart, puis Jacques V Gabriel, redessinent une partie du centre de la ville. Le premier crée la place Royale, devant l'ancien palais des ducs, qu'il remodèle. Gabriel poursuit cette œuvre. Les hôtels privés témoignent de l'architecture des XVIIe et XVIIIe siècles, comme l'hôtel de Vogüé (1610), l'hôtel Chartraire de Montigny ou l'hôtel Bouhier de Lantenay (actuellement la préfecture).

Dijon a été profondément marqué par l'architecture du XIXe siècle. Le néoclassicisme est représenté par le théâtre, commencé sous l'Empire et achevé en 1828, d'après les plans de Jacques Cellerier. Le marché couvert, datant de 1873-1875, est un exemple d'architecture métallique. Des quartiers présentent une architecture « hausmannienne », comme la place Darcy et les rues adjacentes, ou ceux longés par les grands boulevards comme le boulevard de Brosses, la rue Devosge, le boulevard Carnot, la place Wilson. La synagogue a été bâtie de 1873 à 1879 ; le temple protestant de 1896 à 1898. Enfin, Dijon possède des édifices notables récents, comme l'église du Sacré-Cœur, de style romano-byzantin, élevée de 1933 à 1938, l'église Sainte-Bernadette, bâtie en béton, plastique et aluminium de 1959 à 1964, le palais des congrès et le palais des sports.

Caisse d'épargne, place du Théâtre.
Immeuble néorenaissance, place François-Rude.

En 2005, le label « Patrimoine du XXe siècle » a été attribué à dix édifices bourguignons dont deux à Dijon : la villa Messner datant de 1912 - 1913 réalisée rue Parmentier par Joseph Jardel[107], et l'église Sainte-Bernadette datant de 1960 - 1964 dont l'architecte est Joseph Belmont. L'église, située dans le quartier des Grésilles, constitue l'un des premiers exemples d'architecture religieuse après le concile de Vatican II. Enfin, Dijon possède des bâtiments modernes construits par des architectes de renom. Le Palais des Congrès et des Expositions de 1955, l'Auditorium réalisé en 1998 par l'Arquitectonica Miami, et la tour Elithis élevée en 2009 par Arte-Charpentier. Des projets futurs, concernant surtout le quartier Clemenceau, sont également marqués par l'architecture contemporaine. Le siège du nouveau rectorat (Marbotte Plaza) est signé Rudy Ricciotti[108]. Ces réalisations sont avant tout écologiques et utilisent des matériaux durables.

Le palais des ducs et des États de Bourgogne abrite depuis 1787 le musée des Beaux-Arts. Au XIXe siècle, l'hôtel de ville s'y est également installé. Face au palais s'étend la place de la Libération en forme d'hémicycle, conçue par Jules Hardouin-Mansart en 1680. Elle a été rénovée en 2006 : les pavés ont été remplacés par des dalles de pierre et trois fontaines, constituées de jets d'eau et de lumière, ont été mises en place. Le palais témoigne du passé de Dijon sous les ducs. Il comprend : la tour de Bar, ancienne tour de Brancion construite par Philippe le Hardi en 1365 ; les cuisines ducales, construites par Philippe le Bon en 1433 ; la tour Philippe le Bon, initialement tour de la Terrasse, qui date de 1455, qui servait de tour de guet et d'habitation, et dont l'escalier compte 316 marches.

La cathédrale Saint-Bénigne, construite aux XIIIe et XIVe siècle, abrite dans sa crypte, seul vestige d'une rotonde romane détruite en 1792, les vestiges du tombeau du martyr éponyme, évangélisateur de la Bourgogne. L'édifice, autrefois abbatiale, était entouré de bâtiments dont subsiste l'ancien dortoir des Bénédictins, où se trouve maintenant le musée archéologique.

L'église Saint-Philibert de Dijon est située à quelques pas au sud-est de la cathédrale Saint-Bénigne. Elle est reconnaissable par son clocher en pierre. Elle a servi au XIXe siècle d'entrepôt à sel [109], qui ronge depuis la pierre de l'édifice. En très mauvais état structurel, elle a été fermée de 1979 à 2011[D 3].

L'église Notre-Dame, du XIIIe siècle, chef-d'œuvre du gothique bourguignon, est unique dans l'architecture gothique française. Elle abrite la statue de Notre-Dame de Bon-Espoir. Sa façade occidentale est ornée de nombreuses gargouilles décoratives restituées au XIXe siècle par sept sculpteurs parisiens. L'amorce de sa tour sud supporte le Jacquemart, horloge à quatre automates[110]. La chapelle de l'Assomption toute proche s'orne de l'Assomption de Jean Dubois, mais n'est pas ouverte au public. Les Dijonnais ont coutume de caresser la chouette sculptée sur le contrefort d'une chapelle de Notre-Dame. Selon la légende, une caresse de la main gauche, côté cœur, porterait bonheur.

Palais et hôtels particuliers de Dijon[modifier | modifier le code]

Hormis le célèbre palais des ducs et des États de Bourgogne qui abrite de nos jours le musée des Beaux-Arts et l'hôtel de ville, il existe à Dijon un palais de Justice, ancien parlement de Bourgogne. Sa construction, commencée en 1518, s'est achevée en 1522. L'édifice abrite actuellement la cour d'appel. Les autres juridictions ont été transférées dans le bâtiment contemporain de la cité judiciaire, boulevard Clemenceau.

L'ancien palais abbatial de Saint-Bénigne est un palais inachevé dont seule l'aile gauche a été réalisée de 1767 à 1770 par Claude Saint-Père. De style néoclassique, cet édifice est ensuite devenu un palais épiscopal puis l'école nationale des Beaux-Arts de Dijon : ENSA Dijon Art & Design.

Les hôtels particuliers de Dijon représentent quatre siècles d'évolution de l'architecture et témoignent de la présence d'une aristocratie, d'une grande bourgeoisie et d'une noblesse parlementaire, du Moyen Âge à la Révolution. Plus d'une centaine d’hôtels particuliers remarquables ont été construits à Dijon du XVe siècle à la Révolution par de grandes familles parlementaires ou bourgeoises. La plupart de ces demeures qui s’élèvent toutes au centre-ville, sont concentrées principalement autour du palais des ducs et des états de Bourgogne et du palais de Justice. La Renaissance a marqué de son style deux types de bâtiments, des hôtels particuliers et de grandes maisons bourgeoises. Au XVIIe siècle, le modèle de l'hôtel entre cour et jardin, en vogue à Paris, s'impose peu à peu à Dijon. Enfin le classicisme met en scène une architecture de symétrie et de mesure. Les salons ouvrent sur des jardins en parterres à la française. Ce style s'impose à Dijon pendant deux siècles pendant lesquels beaucoup d'hôtels particuliers sont construits.

Parmi ces hôtels particuliers de Dijon les plus connus :

Monuments et lieux touristiques principaux[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques :

  • Du castrum de Dijon (IIIe siècle) ne subsiste que la tour dite du Petit Saint-Bénigne. Des panneaux signalent les limites de cet ancien castrum et une plaque, place de la Sainte-Chapelle, en indique le tracé.
  • L'église Saint-Étienne de Dijon est le plus ancien lieu de culte du castrum de Dijon. D'abord église romane (les fondations sont encore visibles), abbaye de chanoines réguliers au Moyen Âge, cathédrale en 1731, désaffectée à la Révolution, elle a abrité jusqu'en 2007 la chambre de commerce, et maintenant la bibliothèque « La Nef » et la bibliothèque du musée des Beaux-Arts. Le musée Rude occupe le chœur.
  • Les remparts médiévaux ont laissé malheureusement peu de traces : la voie ferrée passe sur l'ancien rempart dit « de la Miséricorde ». Rue de l'Hôpital, il subsiste des vestiges du bastion de Guise, qui constituait l'angle sud-ouest du rempart ; rue de Tivoli et rue Berlier, deux pans de murs sont également encore préservés.
  • De l'ancienne chartreuse de Champmol subsistent le puits de Moïse, sculpté par Claus Sluter à la fin du XIVe siècle, et le portail de la chapelle. Le puits de Moïse se trouve au centre d'une cour du centre hospitalier de la Chartreuse. C'est un chef-d'œuvre de Claus Sluter, initié en 1395. Il est haut de 7 m et baigne dans un bassin alimenté par une nappe phréatique. Il s'orne de statues des six prophètes du dernier testament. Il a été classé monument historique en 1840[111]. En 1833, le département a acheté le domaine de la chartreuse pour en faire un hôpital psychiatrique, ce qui pose de nombreux problèmes de mise en valeur touristique[112].
  • L'ancien parlement de Dijon a été construit à la fin du XVe et au début du XVIe siècle pour abriter le parlement de Bourgogne ; il est toujours le siège de tribunaux. Le charpentier Antoine Galley a bâti en 1522 le plafond de la grande chambre dite aussi "chambre dorée". La grande porte de la façade principale est une copie de celle sculptée au XVIe siècle par Hugues Sambin.
  • La chapelle de l'hospice de la charité possède un autel à dais de présentation qui est une composition baroque en bois doré due au sculpteur Jehan Maitrier.
  • La porte Guillaume, située place Darcy, s'élève à l'emplacement d'une porte fortifiée des remparts de la ville. Elle fut érigée en 1788 par Caristie, selon les plans de Jean-Philippe Maret, en l'honneur du prince de Condé.
  • Les toits bourguignons sont également des éléments du patrimoine culturel de Dijon. Composés de tuiles vernissées multicolores disposées selon des motifs géométriques, ils ornent quelques bâtiments du centre-ville comme l'hôtel de Vogüé, l'hôtel Aubriot, la cathédrale Saint-Bénigne…
  • Les méridiennes, indiquant le midi solaire vrai, sont mises en valeur. L'une se trouve rue de la Liberté, une autre sur la façade du palais des ducs, une troisième à l'intérieur de la tour Philippe le Bon. On peut observer le midi solaire vrai sur ces méridiennes aux heures légales données par le tableau ci-dessous[113] :
Heure du midi vrai à Dijon Janv Fev Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
le 1er 12h43 12h54 12h52 13h44 13h37 13h38 13h44 13h46 13h40 13h30 12h24 12h29
le 10 12h47 12h54 12h50 13h41 13h36 13h39 13h45 13h45 13h37 13h27 12h24 12h33
le 20 12h51 12h54 12h48 13h39 13h36 13h41 13h46 13h43 13h33 13h25 12h26 12h38

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : parcs et jardins publics à Dijon.

Dijon est une ville fleurie ayant obtenu quatre fleurs avec distinction Grand Prix en 2007 au concours des villes et villages fleuris[114]. La ville compte de nombreux parcs et jardins publics, tant au centre-ville qu'en périphérie, pour 745 hectares d'espaces verts, soit en moyenne environ 50 m2 par habitants[115].

Parmi ces espaces verts, le plus varié est le jardin botanique de l'arquebuse de Dijon. Il s'agit d'un jardin botanique riche d'environ 3 500 espèces de plantes botaniques de Bourgogne et du monde entier. Il se compose d'un jardin public, d'un arboretum, d'une roseraie, d'un musée d'histoire naturelle et d'ethnologie et planétarium[D 4].. Aux portes du centre historique se trouve le jardin Darcy, jardin public d'un hectare de style néorenaissance, situé place Darcy au centre-ville, dédié à l'hydraulicien dijonnais Henry Darcy (1803-1858)[D 5].

La ville de dijon compte ainsi une vingtaine de parcs dont les principaux sont :

Mais également le Parc de la Toison d'Or, le parc Clemenceau, le parc des Argentières, le parc du Drapeau, le parc de la Combe Saint-Joseph, la Combe Billenois, le parc du ruisseau de la Fontaine d'Ouche, le parc naturel de la Combe à la Serpent, le parc de la Combe Persil, le parc du château de Larrey, le parc des Grésilles, le parc de la Motte-Giron.

Patrimoine Culturel[modifier | modifier le code]

Rue Verrerie, au centre-ville.

La ville a consacré en 2007 environ 54 millions d'euros à la culture, sur un budget total avoisinant 250 millions d'euros[116]. L'auditorium à l'acoustique exceptionnelle, les huit musées – entièrement gratuits à l'exception du musée Magnin – dont celui des Beaux-Arts, qui se classe parmi les premiers de France par l'importance de ses collections[D 6], les théâtres et salles de spectacle, les structures comme La Vapeur, dénicheuse de nouveaux talents, les galeries d'art, les cinémas, les bibliothèques municipales, le conservatoire national de musique, d'art dramatique et de danse, les parcs et jardins, un planétarium et une nouvelle médiathèque inter-quartiers sont les atouts majeurs du patrimoine culturel de Dijon.

Musées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : liste des musées de Dijon.

Dijon possède de nombreux musées disposant de collections régionales importantes, installés dans de prestigieux monuments historiques.

Le musée des Beaux-Arts de Dijon, installé dans le Palais des ducs de Bourgogne, abrite les tombeaux des ducs Philippe le Hardi et Jean sans Peur ainsi que d'importantes collections aux thèmes extrêmement variés (histoire de la Bourgogne, Égypte antique, Renaissance, art moderne).

Le musée archéologique occupe une partie de l'ancienne abbaye Saint-Bénigne et détient des pièces provenant des fouilles régionales[D 6].

Le musée de la Vie Bourguignonne Perrin de Puycousin expose le patrimoine ethnographique de Bourgogne, avec des reconstitutions de scènes de la vie quotidienne, d'anciens magasins dijonnais du XIXe siècle et une galerie des enfants célèbres de Dijon.

Le musée d'art sacré, installé dans l'ancienne église des Bernardines, présente d'intéressantes collections liturgiques et un morceau de sculpture magistrale : la Visitation, provenant du couvent du même nom détruit lors de la Révolution[D 7].

Le Jardin botanique de l'arquebuse regroupe le Muséum d'histoire naturelle de Dijon, le Planétarium et les collections botaniques du jardin de l'Arquebuse.

Le Musée Rude, installé dans une partie de l'ancienne église Saint-Étienne, abrite quant à lui les moulages de diverses statues du sculpteur dijonnais François Rude.

Le Musée Magnin est un établissement appartenant à l'État, situé dans l'ancien hôtel particulier de la famille Magnin.

La ville de Dijon s'est dotée d'un nouveau centre d'art contemporain, le Consortium, situé dans un bâtiment contemporain inauguré le 9 juin 2011. Ce lieu de création de plus de 4 000 m2, installé dans une ancienne usine, a été conçu par l'architecte japonais Shigeru Ban, qui a également réalisé le centre Pompidou de Metz.

Enfin , Dijon sera dès 2016 doté d'une des quatre Cité de la gastronomie. Ce projet est une des quatre obligations que l'État doit mettre en place, inscrites au plan de gestion défini en 2011, à la suite de l'inscription du repas gastronomique des Français au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, par la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA). Le projet est officiellement lancé le 19 juin 2013 sous forme d'un réseau de Cités de la gastronomie [117], réunissant Dijon, Lyon, Paris-Rungis et Tours. Chaque ville aura sa spécificité : la Cité de la gastronomie de Dijon constituera le pôle de référence pour la culture de la vigne et du vin. Le projet, évalué 54 millions d'euros, sera réalisé dans l'ancien Hôpital général.

Salles de spectacles[modifier | modifier le code]

La principale salle de spectacle de Dijon est le Zénith, jaugeant 7 800 places au maximum lors de son ouverture en 2008. Une extension de 1 200 places a été réalisée depuis durant l'été 2012, permettant au Zénith d'avoir une capacité de 9 000 places et d'être par conséquent le troisième zénith de France. Depuis 1998, la ville de Dijon a à sa disposition l'Auditorium, œuvre collective des grands cabinets d'architecte Arquitectonica. Cet édifice moderne est réputé faire partie des meilleures salles européennes en termes d'acoustique. Il compte 1 600 places assises. De nombreuses salles de moins grande taille existent également. L'Opéra ou le Grand Théâtre de Dijon, construit au début du XIXe siècle sur l'emplacement de la Sainte-Chapelle, offre 692 places dans une magnifique salle à l'italienne.

La Vapeur est un édifice contemporain qui dispose d'environ 600 places. Le théâtre des Feuillants situé au centre historique de la ville peut accueillir 500 personnes. Le Théâtre Dijon-Bourgogne, qui occupe l'église Saint-Jean désaffectée, est un centre dramatique national de 280 places. Sur le campus se situent deux salles de spectacle : le théâtre Mansart d'une capacité de 204 places et l'Atheneum de 190 places.

La ville de Chenôve qui fait partie du grand Dijon a pour projet depuis l'arrivée du tramway de construire un centre culturel et de rencontres. Il est prévu que le conservatoire de Chenôve soit implanté dans cet édifice avec une salle de spectacle d'une capacité de 700 places à l'horizon 2013.

D'autres petites structures privées couvrent en outre de nombreux styles de théâtre et de musique comme la villa Messner située près de la place de la République et non loin du conservatoire de Dijon. Cet édifice se transforme occasionnellement en salle de concert.

Il existe également le théâtre ou la MJC des Grésilles d'une capacité de 144 places, le théâtre ou la MJC de la Fontaine d'Ouche de 290 places, ou encore la MJC Bourroches-Valendons. Le conservatoire de Dijon est également muni de trois salles de spectacle dont une dans son annexe.

Enfin, un projet d'une nouvelle salle de spectacle est prévu aux alentours 2014. L’arrivée du tram sur la place de la République pourrait contribuer à la transformation de l'ancien cinéma l'Alhambra qui a fermé ses portes en 1978. Cette salle de spectacle avec son balcon à l'italienne aurait un équipement culturel dans l’esprit du music-hall. Un concept assez proche de ce qu’est le Lieu Unique à Nantes. Un véritable endroit pluri culturel, de vie, où pourraient s’exprimer toutes les formes et types d’art, de concerts, de DJ, de spectacles, de one man show, d’ambiances, avec en prime une brasserie ou un restaurant. Le tout dans une démarche très complémentaire de ce qui existe déjà sur la place de la République.

Cinémas[modifier | modifier le code]

L’Alcazar ou Alcazar-Kursaal, qui était un music hall créé en 1870 rue des Godrans, est le lieu de la première projection cinématographique à Dijon en 1896.

L'agglomération dijonnaise compte en tout trois cinémas et deux multiplexes. Le plus ancien d'entre eux est le Cinéma Le Darcy, construit en 1914 et se nommant à l'époque le « Darcy Palace » ; il comprend 6 salles de projection.

Le plus gros multiplexe de l'agglomération, le Cap-Vert, comporte 12 salles. Il a vu le jour en 1999 sur la commune de Quetigny. C'est le seul complexe cinématographique de l'agglomération dijonnaise qui ne soit pas situé sur la commune de Dijon.

L'autre multiplexe, l'Olympia, de 10 salles, a été inauguré en 2007 en lieu et place de l'ancien Gaumont d'EuroPalaces fermé quelques mois auparavant[118].

Dijon dispose en outre de deux cinémas Art et Essai, le Devosge (5 salles) et le Cinéma Eldorado (3 salles)[119].

La ville de Dijon disposait également de deux autres cinémas :

l'ancien cinéma l'Alhambra construit en 1918, qui a fermé ses portes en 1978. Ce bâtiment situé place de la République est composé d'une salle de deux niveaux avec un balcon à l'italienne. Il existait également le cinéma l'ABC composé de 5 salles, situé rue du Chapeau-Rouge, créé le 5 mai 1937, fermé définitivement le 14 juin 2011.

Tous les ans, en octobre ou novembre, se tient le Festival international du film d'aventure de Dijon, organisé par les « Écrans de l'Aventure » qui présente une large sélection de films d'explorations et d'aventures[120].

Bibliothèque municipale[modifier | modifier le code]

Ancienne église Saint-Étienne devenue bibliothèque « La Nef » place du Théâtre.
Bibliothèque Champollion.

Le Grand Dijon comporte huit bibliothèques municipales principales mais aussi un bibliobus qui se déplace tous les jours de la semaine dans la ville. La médiathèque Champollion, située au sein du quartier réhabilité des Grésilles est la plus récente et la plus moderne. L'église Saint-Étienne est un ancien lieu de culte désaffecté qui abrite actuellement une bibliothèque municipale depuis le déménagement de la Chambre de commerce et d'industrie de Dijon dans la cité des affaires Clemenceau en 2007.

Ancienne langue et accent bourguignon[modifier | modifier le code]

La ville de Dijon faisait partie de l'aire de locution des langues gallo-romanes. Cependant, le français a totalement remplacé la déclinaison locale qui se maintenait néanmoins jusqu'au XIXe siècle dans les faubourgs et surtout en zone rurale à travers un patois se reconnaissant à ses deux spécificités. D'une part, ce parler lyonnais conserve un vocabulaire caractéristique encore employé en Côte-d'Or et lié à la culture du vin comme « bareuzai » désignant le vigneron[121]. L'accent est également reconnaissable, chez des personnes plutôt âgées, par le roulement de « r » et par l'allongement de certaines phonèmes comme le « eu » et le « a ». L'ellipse de certaines syllabes est aussi très employée comme dans « le chenil », prononcé « le chnil ». On peut noter également la prononciation spécifique du « x » (s) préservée dans les noms de lieu comme Auxerre, Auxois ou Auxonne. Cet accent n'est plus employé par les Dijonnais mais persiste parfois dans la région.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Boutique Maille de Dijon, rue de la Liberté.
Intérieur de la boutique Maille de Dijon.
Boutique Mulot & Petitjean, place Bossuet.
Les halles de Dijon.

Dans la culture populaire, Dijon est en premier lieu connu comme la capitale de la moutarde. Le verjus de Bourgogne, qui entre dans la fabrication de la moutarde de Dijon, permet de développer l'essence et le piquant de la graine. L'Union européenne n'acceptant plus la protection des origines simplement géographiques, la moutarde de Dijon qui n'était ni une appellation d'origine contrôlée, ni une marque déposée, voit sa production se délocaliser en dehors de France. Le cassis de Dijon avec lequel est fabriquée la crème de cassis entre dans la recette du kir, apéritif qui tient son nom du chanoine Kir, ancien maire de Dijon. Nombre de spécialités gastronomiques sont également rattachées à Dijon, comme les escargots de Bourgogne, le jambon persillé, la truffe de Bourgogne, le bœuf bourguignon, les gougères, les œufs en meurettes ou le poulet Gaston Gérard, dont le nom provient d'un maire de Dijon. Le pain d'épices de Dijon est fait avec une farine majoritairement à base de froment. Les nonnettes sont un dessert dijonnais confectionné avec ce même pain d'épices. Contrairement à une idée reçue, la fondue bourguignonne est d'origine suisse. Ce nom fait référence d'une part à la fondue au fromage et d'autre part à l'origine de la viande charolaise, la Bourgogne.

La maison Mulot & Petitjean, fondée en 1796, est la plus ancienne fabrique et boutique de pain d'épices de Dijon. Son siège social historique est à l'hôtel Catin de Richemont, place Bossuet. Cette maison à colombages date du XVe siècle.

Les halles, en architecture métallique, construites de 1873 à 1875, accueillent plusieurs fois par semaine un marché de produits alimentaires.

Dijon se veut capitale de la gastronomie de notoriété nationale et internationale grâce à ses restaurants étoilés comme Le pré aux Clercs de Jean-Pierre Billoux (*), le restaurant Stéphane Derbord, le restaurant de l’hôtel du Chapeau-Rouge William Frachot (**) ou encore avec sa foire internationale et gastronomique (6e de France) qui rassemble chaque automne plusieurs centaines de milliers de personnes au parc des expositions. Initiée par le maire Gaston Gérard en 1921 et localement surnommée la « Foire », cette manifestation met chaque année un pays différent à l'honneur, et est destinée à promouvoir la culture et le savoir-vivre bourguignon à travers le monde[122]. Dijon héberge également toutes les années impaires la Biennale internationale des arts culinaires.

Dijon peut être aussi considérée comme une ville de la formation aux métiers de l'alimentation avec ses lycées hôteliers, l’une des plus grandes écoles d’ingénieurs : AgroSup, un établissement de formation agricole avec sa halle technologique, des formations d’excellence à l’ESC Dijon-Bourgogne, à l’institut universitaire de la vigne et du vin Jules-Guyot.

Dijon tend également à être reconnue comme une ville de la recherche agronomique avec l’université de Bourgogne qui détient la seule chaire Unesco au monde spécialisée dans l’étude de la culture et des traditions du vin ou encore avec l’Inra, au Centre des sciences du goût et de l’alimentation, au sein du pôle de compétitivité Vitagora et prochainement sur l’agropôle de Bretenière ou plus de 400 chercheurs travaillent sur le goût, la santé, la nutrition, l’agriculture et l’alimentation de demain.

Enfin, Dijon sera dotée en 2016 d'une des quatre Cité de la gastronomie. Dijon constituera le pôle de référence pour la culture de la vigne et du vin.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

La base aérienne 102 de Dijon-Longvic[modifier | modifier le code]

La Communauté d'agglomération du Grand Dijon accueille en périmétrie sud de Dijon la base aérienne 102 sur la commune de Longvic. Celle-ci a longtemps été celle de l'escadron de chasse des Cigognes popularisé par Les Aventures de Tanguy et Laverdure, dont plusieurs aventures ont pour cadre Dijon et sa région. L'escadron de chasse des Cigognes est aujourd'hui parti vers la base aérienne 116 de Luxeuil[123]. Les principales unités présentes sur la base sont l'état-major du Commandement des Forces Aériennes, l'Escadron 2/2 Côte d'Or volant sur Alpha Jet et le Commando CPA 20, pôle d’excellence de l'armée française pour les missions MASA (Mesures actives de sûreté aérienne) qui consiste à placer des tireurs d'élite dans des hélicoptères avec pour objectif d'intercepter un éventuel aéronef à basse vitesse (avion d'aéroclub, U.L.M., hélicoptères, etc.) et éventuellement de le détruire sur ordre du Premier ministre. Le CPA 20 est l'un des piliers de la sécurité des grands évènements : sommets des chefs d'État, coupe du monde, Jeux olympiques, défilés parisiens du 14 juillet, etc.

Les casernements et autres bâtiments militaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Place fortifiée de Dijon.
L'entrée du fort de la Motte-Giron.
A l'intérieur du fort de la Motte-Giron.

Au lendemain de la défaite de 1870-1871, la ville de Dijon est choisie pour constituer une place militaire de deuxième ligne dans le système défensif « Séré de Rivières », entre celles de Langres et de Lyon, en arrière de celle de Besançon. Un ensemble de six forts ceinture donc l'agglomération dijonnaise entre 1875 et 1883, auxquels s'ajoutent quelques redoutes et batteries mais aussi, à l'intérieur même des limites communales, un arsenal et des poudrières. Jamais véritablement étoffée, cette position n'a pas servi lors des deux derniers conflits mondiaux[124]. L'emprise militaire est par conséquent importante sur la commune de Dijon. Au cours des deux derniers siècles, Dijon a abrité plusieurs casernements, dénommés « quartiers » ou « casernes » selon les unités militaires occupantes. Souvent installée à l'origine dans d'anciens monastères du vieux Dijon, puis, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, dans des lieux édifiés spécifiquement, notamment avenue du Drapeau, la garnison dijonnaise a été touchée par la réorganisation contemporaine des armées. À la fin du XXe siècle, la plupart des bâtiments ont été réaffectés à un autre usage. Seule la caserne Vaillant conserve une activité conséquente. L'état-major, lui, a longtemps été logé dans un ancien hôtel particulier du centre-ville : l'hôtel d'Esterno, rue Monge. L'arsenal, les subsistances (Manutention) et des poudrières intégrées au système défensif de la ville étendaient l'emprise militaire au sud de la commune. La gendarmerie, autrefois hébergée au centre, occupe maintenant le quartier Joffre au nord-est de la commune. Enfin, Dijon possédait un hôpital militaire, nommé Hyacinthe-Vincent, dont l'activité a cessé en 1998[GD 14].

Depuis 2005, les différents sites de cet ensemble ont perdu leur usage militaire : ils sont pour la plupart en cours de réhabilitation. L'ancienne caserne Heudelet accueille depuis 2005 le siège du Grand Dijon. Le site de l'ancienne caserne Junot est reconverti en un quartier d'habitation depuis 2007. Sur le site de l'hôpital militaire, dont les bâtiments ont depuis été intégralement rasés, se construit depuis 2012 un nouveau quartier résidentiel entièrement piéton et constitué pour moitié de logement sociaux, pour une habitation prévue en 2015[GD 14]. Les sites militaires de Dijon-Sud entrent quant à eux « dans le cadre d'une étude d'aménagement plus vaste qui verra notamment dans les prochaines années la création d'un écoquartier »[GD 15].

Unités ayant tenu garnison à Dijon[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Dijon[modifier | modifier le code]

Gustave Eiffel (1832–1923).

Au Moyen Âge naît à Dijon Hugues Aubriot (1320-1382), ministre des finances du roi Charles V, prévôt de Paris, constructeur de la Bastille. Capitale du duché de Bourgogne qui atteint son apogée, Dijon est le lieu de naissance de Jean sans Peur (1371-1419), Philippe le Bon (1393-1467) et Charles le Téméraire (1433-1477).

À partir de la Renaissance, naissent à Dijon quantité d'éminents représentants des arts et lettres, comme les écrivains Étienne Tabourot (1547-1590) et Bossuet (1627-1704), Jacques Cazotte (1719-1792), Virginie Ancelot (1792-1875), sainte Jeanne de Chantal (1572-1641), les compositeurs Jean-Philippe Rameau (1683-1764) et Claude Balbastre (1724-1799), le philologue Charles de Brosses (1709-1777), le poète Alexis Piron, les sculpteurs Thibaud Maistrier (1629-1678), François Rude (1784-1855), François Jouffroy (1806-1882), Mathurin Moreau (1822-1912), le sculpteur Auguste Moreau (1834-1917), le préfet de Paris Nicolas Frochot (1761-1828), le socialiste utopique Étienne Cabet (1788-1856), un temps député de Côte-d'Or et auteur de Voyage en Icarie, l'inventeur des Guides bleus Adolphe Joanne (1813-1881), les philosophes Maurice Blondel (1861-1949) et André Lalande (1867-1963), auteur du Vocabulaire de la philosophie, des scientifiques : l'hydraulicien Henry Darcy, l'ingénieur Gustave Eiffel (1832-1923), Hippolyte Fontaine, développeur de la dynamo[GD 16], Jacques Théodore Saconney, général de division et scientifique (photographie aérienne et météorologie).

Pour la période contemporaine : le chanoine Kir (1876-1968), maire de Dijon, la comédienne Claude Jade (1948-2006), Anne Lauvergeon (née en 1959), ancienne présidente d'Areva.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De gueules, au chef parti : au premier d'azur semé de fleurs de lis d'or et à une bordure componée d'argent et de gueules, au deuxième bandé d'or et d'azur de six pièces et à une bordure de gueules. »

Les armoiries de Dijon ont évolué au fil du temps. Jusqu'en 1391, elles étaient « de gueules plain ». À cette date, le duc de Bourgogne Philippe II le Hardi y fait ajouter le chef aux couleurs du duc de Bourgogne. Les armoiries sont abolies sous la Révolution. Sous le Premier Empire est attribué à Dijon un nouveau blason : « parti, au 1er d'azur, au cep de vigne d'or, à la bordure componée d'argent et de gueules ; au 2, bandé d'or et d'azur, à la bordure de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est des bonnes villes de l'Empire »[126]. Sous la Restauration, la ville reprend ses armoiries d'avant 1789. Lorsque Dijon reçoit la Légion d'honneur le 21 mai 1899, des mains du Président de la République Émile Loubet[127], la croix, sans ruban, est ajoutée dans le champ de gueules. Depuis 1962, la décoration est placée sous le blason, réinstaurant à nouveau les armoiries de l'époque de Philippe le Hardi.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Henri Chabeuf, Dijon. Monuments et Souvenirs, Dijon, Damidot,‎ 1894, 442 p.
  • Eugène Fyot, Dijon, son passé évoqué par ses rues, Dijon, Damidot,‎ 1928, 529 p.
  • Jean Richard, Les Ducs de Bourgogne et la formation du duché du XIe au XIVe siècles, Paris, Société Les Belles Lettres,‎ 1954, 570 p. (ISBN 978-2-05100-754-2)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Académie de Dijon, La Bourgogne au Moyen Âge, Centre régional de recherche et de documentation pédagogiques,‎ 1972Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Gras (dir.), Histoire de Dijon, Toulouse, Privat,‎ 1987, 432 p. (ISBN 978-2708947238)Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Ouvrage collectif
  • Jean Richard (dir.), Dijon. Encyclopédies des Villes, Éditions du Bien Public-Bonneton,‎ 1989, 319 p. (ISBN 2-86253-091-3)
    Ouvrage collectif
  • André Gamblin, La France dans ses régions, t. 1, CDU et Sedes,‎ 1994 (ISBN 2-7181-45579)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Lévêque, La Côte-d'Or de la préhistoire à nos jours, Dijon, Bordessoules,‎ 1996, 476 p. (ISBN 978-2903504434)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éditions Errance,‎ 2003Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gérard Taverdet, Noms de lieux de Bourgogne, Paris, Éditions Christine Bonneton, coll. « Noms de lieux de France »,‎ 2007Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Alain Pigeard, Dijon. Tous ces Bourguignons qui ont changé le monde, CRDP de l'académie de Dijon,‎ 1989
  • Alain Pigeard, Flâneries dijonnaises,‎ 1994
  • Jean-François Bazin, Histoire du département de la Côte-d'Or, Éditions Jean-Paul Gisserot,‎ 2004

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cartes IGN consultées sur Géoportail.
  2. Un forage place Saint-Michel, réalisé au XIXe siècle, a mis en évidence que la strate du crétacé se situe à 155 mètres de profondeur
  3. Un record quotidien de – 21,3 °C a été mesuré en 1985.
  4. Un record quotidien de + 38,1 °C a été mesuré en 1989
  5. « Divonne est le nom celte d'une fontaine sacrée », in Ausone, Ordo XX, 169.
  6. Des tronçons furent mis au jour sous les rues Berbisey, de la Préfecture, Vauban, Chabot-Charny, sous le boulevard Carnot et aux Grésilles.
  7. Un sarcophage datant du IIe siècle fut découvert rue du Tillot en 1952.
  8. Il s'agit du décompte de la population légale effectué lors du recensement du 01/01/2006.
  9. Cette délégation a pour effet indirect de stimuler l'essor économique de la ville, afin d'alléger le poids que représente le prélèvement ducal[g 19].
  10. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  11. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  12. Le Grand Dijon recense « 580 cafés, restaurants et hôtels » dans l'agglomération en 2009[D 2].
  13. Les maisons à colombages ou à pans de bois se trouvent rue Stéphen-Liégeard, rue Verrerie, rue des Forges (cour intérieure de l'hôtel Chambellan), et rue de la Chouette.

Références[modifier | modifier le code]

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  1. p. 224-225, Ordonnance de Louis XI, Selommes, le 19 janvier 1477 (1476 v. st. (avant Pâques)), Lettres d'abolition en faveur du Cergé et des autres Sujets et Habitans des Duché et Comté de Bourgogne.
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  4. p. 276-278, Lettres patentes de Louis XI, Arras, le 6 juillet 1477, Pouvoirs extraordinaires donnés pour rétablir l'ordre dans le Duché de Bourgogne.
  5. p. 493-494, Lettres patentes de Louis XI, Dijon, le 31 juillet 1479, Confirmation des Privilèges des Majeur, Échevins et Habitans de Dijon.
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  2. « L'eau du Grand Dijon » (consulté le 13 juillet 2012).
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  5. « La LGV Rhin-Rhône / Branche Est 2ème phase prioritaire » (consulté le 13 juillet 2012)
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  15. « Les emprises militaires » (consulté le 28 décembre 2011)
  16. « Figures historiques nées à Dijon » (consulté le 28 décembre 2011)
  • Autres références :
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  2. Voir les images de Dijon et son agglomération au moyen du logiciel en ligne gratuit Vudavion.
  3. a, b et c Atlas climatique de la Côte-d'Or réalisé par Météo France et le conseil général de la Côte-d'Or, février 1994, (ISBN 2-11-085172-4).
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