Dijon

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47°19′18″N 5°02′29″E / 47.32167, 5.04139

Dijon

Rue du vieux-centre de Dijon.
Rue du vieux-centre de Dijon.

Dijon#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
(préfecture)
Arrondissement Dijon
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 8 cantons : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8
Code Insee abr. 21231
Code postal 21000
Maire
Mandat en cours
François Rebsamen (PS)
2008-2014
Intercommunalité Grand Dijon
Site internet www.dijon.fr
Démographie
Population 151 504 hab. (2006)
Densité 3 749 hab./km²
Aire urbaine 262 598 hab.
Gentilé Dijonnais, Dijonnaises
Géographie
Coordonnées
géographiques
47° 19′ 18″ Nord
         5° 02′ 29″ Est
/ 47.32167, 5.04139
Altitudes mini. 220 m — maxi. 410 m
Superficie 40,41 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Dijon (prononcé [di.ʒɔ̃]) est une ville de France, préfecture du département de la Côte-d'Or et chef-lieu de la région Bourgogne. Ses habitants sont appelés les Dijonnais.
En 2006, la population de Dijon intra-muros était de 151 504 habitants[1], ce qui en fait la 18e ville la plus peuplée de France. L'agglomération dijonnaise, qui a pris en 2000 la forme d'une structure intercommunale nommée le « Grand Dijon », compte quant à elle environ 260 000 habitants.

Héritière d'un riche patrimoine historique et architectural, ancienne « capitale du Duché de Bourgogne » aux XIVe et XVe siècles, Dijon est une ville touristique dont l'attrait est renforcé par la réputation gastronomique de la région. C'est aussi une ville verte au secteur tertiaire important, vraie capitale de région dans les domaines scolaire, universitaire, judiciaire, hospitalier et administratif qui assurent une tradition de vie culturelle forte. Dijon est également un centre économique régional au tissu diversifié mais plutôt en crise avec un pôle agro-alimentaire traditionnel (moutarde de Dijon, crème de cassis de Dijon et Kir, chocolat Lanvin...) et un secteur pharmaceutique réputé.

Lieu de passage et de rencontre – Dijon est une ville de congrès –, la capitale de la Région Bourgogne veut profiter de sa situation géographique sur l'axe Paris-Lyon-Méditerranée et au cœur du réseau de communication de l'Europe de l'ouest comme la LGV Rhin-Rhône pour s'adapter aux évolutions économiques et poursuivre son développement commencé à l'époque moderne avec l'arrivée du chemin de fer au XIXe siècle ; Dijon comptait en effet moins de 35 000 habitants en 1850[2].

Sommaire

[modifier] Géographie physique

Dijon (Bourgogne)
<< Géolocalisation >>
Dijon
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Dijon


[modifier] Dijon en Bourgogne

Dijon est la préfecture de la région de Bourgogne et du département de Côte-d'Or. La commune se situe sur la Côte des Vins de Bourgogne aussi nommée Route des Grands Crus (qui s'étend de Dijon à Beaune pour sa partie côte-d'orienne). La capitale bourguignonne se situe au cœur d'une campagne composée de deux rivières convergentes : le Suzon qui la traverse du Nord au Sud et l'Ouche au Sud de la ville ; à l'ouest s'étend la « côte » de vignobles qui donne son nom au département. Elle se situe à 310 kilomètres au sud-est de Paris, 190 au nord-ouest de Genève et 190 au nord de Lyon. Devenue depuis la fin du XIXe siècle l’un des plus grands centres ferroviaires du pays (ligne Paris-Lyon-Marseille, bifurcations vers Besançon, Belfort, Nancy, la Suisse, l'Italie (par le Mont-Cenis et le Simplon), elle est aujourd'hui desservie par un des principaux nœuds autoroutiers français aux croisements des autoroutes A6, A31, A39 et A36.

« Dijon prend naissance dans la plaine alluviale du Suzon, creusée dans les argiles tertiaires de la « Plaine » qui s'étend largement à l'est »[3], suivant le cours de la Saône. La plaine est en effet un fossé tectonique situé à une vingtaine de kilomètres de Dijon, remblayé par les marnes et les argiles oligocènes atteignant une hauteur géologique de 100 mètres à Dijon[4].

Rose des vents Talant et Plombières-lès-Dijon Fontaine-lès-Dijon Saint-Apollinaire Rose des vents
N Quetigny
O    Dijon    E
S
Chenôve et Marsannay-la-Côte Longvic Chevigny-Saint-Sauveur
Enclave:

[modifier] Topographie

Dijon vu du satellite Landsat

Dijon et sa périphérie, formant le Grand Dijon, doit son originalité à une dissymétrie typique, entre les vallonnements diversifiés de l'ouest d'une part (la « côte » de vignobles) et les étendues plates de l'est (plaines de Saône)[5]. Au nord, le plateau de Langres, dernier rebord du bassin parisien, domine la plaine de 100 à 150 mètres d'altitude. Dijon est donc au centre d'une ligne géographique orientée nord-nord-est/sud-sud-ouest.

L'altitude varie de 350 à 500 mètres NGF. Dijon se caractérise par de nombreuses vallées encaissées et le plus souvent étroites (les « combes » constituant souvent en parcs municipaux comme la Combe aux Fées et la Combe à la Serpent) dont la principale est la vallée de l'Ouche au nord-est du plateau. Des buttes résiduelles, ou « tasselots » dans le patois dijonnais, forment le site des bourgs de Talant et de Fontaine d'Ouche qui surplombent la ville[6].

Dijon est donc à la confluence de trois reliefs principaux[7]

  • Au sud, la Côte-d'Or qui s'étend de Dijon à Beaune sur 80 km, couverte de vignobles dont les feuilles prennent une couleur dorée en automne, ce qui a inspiré le nom poétique du département de la Côte-d'Or en 1790. C'est le long de cette côte, de Dijon jusqu'au sud de Beaune, que passe la célèbre route des Grands Crus.
  • À l'ouest s'étend le plateau, premier contrefort des plateaux calcaires bourguignons. L'altitude varie de 350 à 500 m. Le plateau est parsemé de nombreuses vallées étroites et profondes appelées combes ; la plus importante est la vallée de l'Ouche au nord-est du plateau. Des buttes résiduelles, ou tasselots, s'en détachent : les bourgs de Talant et de Fontaine-lès-Dijon s'y sont édifiés.
  • À l'est, se dessine l'amorce de la plaine de la Saône. L'altitude varie de 170 à 240 m. La topographie est douce, malgré quelques collines qui altèrent le paysage avec notamment une avancée issue des plateaux langrois qui souligne le débouché du Suzon dans la plaine au nord, et à l'est les collines de Saint-Apollinaire et de Montmuzard.

[modifier] Hydrographie

Dijon est traversée essentiellement par le canal de Bourgogne et deux cours d'eau naturels : l'Ouche et le Suzon, ce dernier étant aujourd'hui souterrain en zone urbaine. Le Raine qui passe par le jardin de l'Arquebuse se jette également dans l'Ouche. L'agglomération dijonnaise reçoit environ 732 mm de pluie par an, et ce pendant 164 jours en moyenne.

  • La rivière Ouche venant du nord a un débit moyen de 10 à 20 m³/s peut dépasser les 100 m³/s en crue, générant ainsi des débordements locaux mais rares. Aménagé sur son cours à l'entrée de la ville, le lac Kir, ouvrage artificiel, est le seul plan d'eau de l'agglomération depuis 1968.
  • Le Suzon, second cours d'eau important, s’étend du nord-ouest au sud-est de l’agglomération est une rivière totalement canalisée au sein de sa traversée. Son débit est cependant assez faible, étant d'un maximum à l’entrée de Dijon de 20 à 30 m³/s.

L'hydrographie générale s'écoule en direction de la plaine alluviale de la Saône à l'est et s'étend sur 527 kilomètres de canalisations. Les nappes phréatiques sont au nombre de 3 : la nappe alluviale de l’Ouche, la nappe alluviale de la Tille et la nappe de Dijon Sud. Elles sont exploitées depuis l'Antiquité et constituent les principales réserves d’alimentation en eau du Grand Dijon, au moyen de quatre réservoirs principaux (d'une capacité de près de 95 000 m³). La seule voie navigable de Dijon est le canal de Bourgogne, reliant la Saône et l’Yonne, qui est essentiellement utilisé pour la navigation de plaisance.

Les inondations constituent le seul risque naturel majeur, avec les tremblements de terre, très rares cependant. 8 (notamment le centre ville de Plombières-lès-Dijon et principalement Ahuy, Chenôve et Marsannay-la-Côte) des 22 communes du Grand Dijon sont concernées par les débordements du bassin de l'Ouche qui bénéficie de Plans de prévisions des Risques Naturels. La ville a mis en place une politique d’amélioration de l’environnement se fondant sur deux stations d’épuration, celle de Chevigny-Saint-Sauveur (récente) et celle Dijon-Longvic afin de se conformer aux normes écologiques relatives à la qualité de l'eau. cette politique, nommée « Eauvitale », initiée en 2005, a pour but de proposer aux consommateurs des prix modiques en matière d'usage de l'eau en plus de faire de la lutte des fuites et des canalisations en plomb sa prérogative[8]. La consommation globale de l'agglomération s'élève annuellement à 24 millions de m3.

[modifier] Géologie

L'agglomération dijonnaise fait partie du Bassin parisien ; à l'ère secondaire (de -265 à -65 millions d'années), l'ensemble de la région était alors submergé alors qu'à l'ère tertiaire (de -65 à -1,8 millions d'années) la surrection des Alpes et du Jura a plissé le relief et à formée une poussée vers le nord-ouest. Les masses sédimentaires se sont alors compartimentées, faillées formant des vallons et des buttes locales. Une ligne de fracture] a aussi été constituée, s'étendant selon une direction Nord-Est/Sud-Ouest accompagnée de plateaux calcaires adjacents typiques du paysage bourguignon, accolés à l'effondrement accueillant la plaine de la Saône[9].

A l'ère quaternaire (environ -1,8 millions d'années) l'érosion a constituée des sables et graviers formant les plaines alluviales traversées par les rivières du Suzon, de l'Ouche et du Raine.

[modifier] Pédologie

Dijon et son agglomération abrite trois grandes classes principales de sols :

  • Les sols calcimagnésiques et argilo-graveleux formés de marnes, de calcaires argileux et de cailloutis calcaires constitutifs du pied de côte, base pédologique de la production viticole.
  • Les sols brunifiés argilo-limoneux caillouteux sur calcaires ou limons formant les plateaux au nord.
  • Les sols peu évolués marqués par les alluvions limoneuses et qui sont typiques des zones d'inondation du lit majeur des rivières locales (le Suzon et l'Ouche)[9].

[modifier] Climat

Le climat de Dijon est de type océanique à tendance semi-continentale mais également de type méditerranéen. L'influence océanique se traduit par des pluies fréquentes en toutes saisons (avec néanmoins un maximum en automne et un minimum en été) et un temps changeant. L'influence semi-continentale se traduit par une amplitude thermique mensuelle parmi les plus élevées de France (18°C contre 15°C à Paris), des hivers froids avec des chutes de neige relativement fréquentes et des étés plus chauds que sur les côtes, avec à l'occasion de violents orages. C'est cette influence semi-continentale qui rend possible la culture de la vigne en Côte-d'Or. La façade ouest de Dijon, donnant sur la côte, est ainsi la zone la plus exposée à l'ensoleillement. Enfin, le brouillard est particulièrement présent à Dijon d'autant plus que l'humidité du lac Kir en accentue la formation.

Données climatiques[10] Dijon Moyenne nationale
Ensoleillement 1831 h/an 1973 h/an
Pluie 732 mm/an 770 mm/an
Neige 25 j/an 14 j/an
Orage 26 j/an 22 j/an
Brouillard 68 j/an 40 j/an

Les températures se situent dans les normales saisonnières pour la plupart. Pour la période de mesure allant de 1961 à 1991, les données montrent une variabilité très faible d'une année sur l'autre. La température moyenne la plus basse est ainsi mesurée en janvier (- 16° C en 1962)[11] alors que celle la plus élevée est mesurée en juillet avec 19,7° C en 1990[12]. Néanmoins les dernières années ont confirmé une hausse constante des températures, en moyenne de + 2,05° C à Dijon[13]. Enfin, l'insolation moyenne annuelle est de 1.831 heures.

Mois Janv Fev Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures moyennes Dijon (°C) 1,6 3,3 6,7 10,3 14,5 17,6 19,6 19,0 16,1 10,9 5,8 3,1 10,7
Températures moyennes Paris (°C) 4,2 5,3 7,8 10,6 14,3 17,4 19,6 19,2 16,7 12,7 7,7 5,0 11,7
Températures moyennes Trappes (°C) 3,0 4,0 6,3 9,1 12,7 15,8 18,0 17,7 15,3 11,4 6,5 3,8 10,3

La rose des vents de Dijon montre une prédominance des vents assez fort de Nord à Nord-Est caractéristiques de la bise d'hiver. Les vents sont pourtant relativement faibles : les vitesses maximales ne concernant en moyenne que 4 jours par an, pour des vitesses de 80 km/h, en moyenne toujours.

[modifier] Dijon, ses quartiers et sa banlieue

La ville de Dijon est l'une des premières en France à avoir fait de son centre-ville médiéval un secteur sauvegardé. La politique décidée se traduisit par une série de mesures telles que le renoncement aux percées planifiées dans les années 1960, qui auraient sacrifié une partie du patrimoine urbain, le développement des voies piétonnes, la protection des immeubles anciens, le ravalement des façades, la restauration des monuments historiques et des bâtiments publics.

[modifier] Morphologie urbaine

On distingue à Dijon le centre (ou hypercentre) historique, délimité par les cinq places principales de la ville (place Darcy, place de la République, place du 1er mai, place du 30 octobre et place Wilson), et les autres quartiers de la municipalité. Seul le centre est déclaré secteur sauvegardé.

[modifier] Quartiers

La place Wilson, dans le canton Est

La ville de Dijon est composée de quartiers résidentiels anciens, situés au centre ville et à proximité du centre, de quartiers plus commerçants et de quartiers périphériques constitués de lotissements de maisons individuelles et de grands ensembles collectifs (barres d'immmeubles en cours de rénovation). Les ZUP des Grésilles et de Fontaine d’Ouche, ainsi que celles des communes avoisinantes Chenôve, Quetigny et Longvic sont actuellement redessinées. Le quartier Junot, ancienne base militaire, accueille aujourd'hui 600 nouveaux logements après une longue phase de remodelage.

  • Les Bourroches
  • Carnot
  • La Colombière
  • Bellevue
  • La Combe à la Serpent
  • Fontaine-d'Ouche
  • Fort de la Motte Giron
  • Les Gènois
  • Maladière
  • Les Marcs-d'Or
  • Mirande
  • La Montagne Sainte-Anne
  • Montchapet
  • Montmuzard
  • Les Marmuzots
  • Les Péjoces
  • Le Port du Canal
  • Porte-Neuve
  • Les Poussots
  • Saint-Exupéry
  • La Toison-d'Or
  • Les Valendons
  • Les Lentillières

[modifier] Architecture

La diversité architecturale de Dijon est le fruit d'une longue histoire. La ville compte ainsi en son centre des rues bordées d'édifices médiévaux ayant évolué au sein des anciennes limites du castrum d'héritage romain. La ville a ensuite manqué d'espaces et, après la destruction des remparts, de nouveaux quartiers sont apparus.

L’architecture religieuse est également très représentée. Le monument le plus représentatif du Moyen-Âge à Dijon était l’abbatiale de Saint-Bénigne, reconstruite à partir de 1001 par Guillaume de Volpiano. De cet ensemble roman, il ne subsiste plus que l’étage inférieur de sa rotonde ainsi que les souterrains de la crypte. L'unique édifice roman, demeuré intact depuis, conservé dans son intégralité à Dijon est l’église Saint-Philibert. L’église Notre-Dame du XIIIe siècle est un représentative du gothique bourguignon. Sa nef et sa façade à arcatures sont caractéristiques de ce style qui, en sculpture, définit les ouvrages de Claus Sluter ornant le portail de l’église et le puits de Moïse. L’architecture civile du Moyen-Âge est représentée par le logis de Philippe le Bon, dans le palais des États, dominé par la tour Philippe le Bon et par les nombreuses maisons médiévales à colombages[14]. et par les hôtels particuliers des riches bourgeois.

L'architecture flamande et italienne inspire ensuite les artistes dijonnais. L'italianisme est ainsi représenté par Hugues Sambin. L’église Saint-Michel est reconstruite à partir de 1499 et sa façade est typique du style Renaissance. Deux grands architectes de cour, Jules Hardouin-Mansart, créateur de la place Royale, et Jacques V Gabriel redessinent l'urbanisme de la ville. Les hôtels privés témoignent de l'architecture du XVIIe siècle tels : l’hôtel de Vogüé (1610), l’hôtel Chartraire de Montigny ou l’hôtel Bouhier de Lantenay (actuellement la préfecture).

Dijon a été profondément marqué par l'architecture du XIXe siècle. Le marché couvert et sa charpente métallique datent de 1873, crées par Ballard. Le magasin Le Pauvre Diable date également de cette époque. Le théâtre est un édifice néo-classique de 1810, ouvrage de Cellerier. D'autres quartiers présentent une architecture « hausmannienne », comme ceux existant autour de la place Darcy et longés par les grands boulevards comme le boulevard de Brosses, la rue Devosge, le boulevard Carnot formant le périmètre de l'hypercentre, la place Wilson. La synagogue date de 1879 alors que le temple protestant de 1898. Enfin, Dijon possède des édifices notables récents, comme l’église Sainte-Bernadette, bâtie en béton, plastique et aluminium de 1959 à 1964, l’église du Sacré-Coeur, de style gréco-byzantin qui date de 1933, le palais des congrès et le palais des sports.

En 2005, le label « Patrimoine du XXe siècle » a été attribué à 10 édifices bourguignons dont 2 à Dijon : l’église Sainte-Bernadette datant de 1960 - 1964 dont l'architecte est Joseph Belmont[15]) et la villa Messner datant de 1912 - 1913 réalisée par R. J. Jardel[16]. Enfin, Dijon possède des bâtiments modernes réalisés par des architectes de renom. Le Palais des Congrès et des Expositions en 1955, l'Auditorium en 1998 réalisé par l'Arquitectonica Miami et, actuellement, la tour Elithis par Arte-Charpentier. Des projets futurs, concernant surtout le quartier Clemenceau, sont également marqués par l'architecture moderne. Le siège du nouveau rectorat (Marbotte Plaza) est signé Rudy Ricciotti[17]. Ces réalisations sont avant tout écologiques et utilisent des matériaux durables.

[modifier] Urbanisme

À partir du XIXe siècle l'extension de la ville sut assez anarchique[18], se faisant par adjonction de lotissements privés, sans coordination entre eux. La mairie se contenta en 1884 de fixer à 12 mètres la largeur des rues nouvelles. En définitive, les quartiers bien tracés sont rares, hormis celui des boulevards de la Fontaine des Suisses et de la Défense édifié en 1882-1883 et celui du Parc des Sports bâti en 1932-1933. Un plan d'aménagement fut esquissé en 1890 mais il fallut attendre les lois de 1929 et de 1924, relatives aux villes de plus de 10 000 habitants pour que celui ne débouche sur la création d'un Office public d'HBM devenu HLM en 1926. La cité-jardin des Bourroches édifiée en 1935 en est une des réalisations.

[modifier] Logement

Les résidences de la montée de Guise près de la gare ferroviaire.

Dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Dijon a du mettre en place, conformément aux directives de l'État, des Zones à Urbaniser en Priorité ou ZUP au nombre de deux[19] : le quartier des Grésilles a été entrepris en 1949. Il réunit de manière confuse des immeubles et « barres » de types variés. Délaissé par les services publics, le quartier est réhabilité sous le mandat de François Rebsamen, dès 2005. Les anciennes « barres » dont la célèbre « Billardon »[20] sont détruites et 660 nouveaux logements sont construits, dont 105 en accession à la propriété, sur un modèle de maisons pavillonnaires. La ZUP de la Fontaine d'Ouche a elle été construite en 1967 sur les coteaux abritant les dernières vignes dijonnaises, sur un plan davantage rigoureux incluant les services publics et de proximité (écoles maternelles, crèches, bibliothèque de quartier, centre commercial), aux abords du lac Kir artificiel, creusé en 1963-1964.

Localement, au centre ville, des quartiers ont été réaménagés dans les années 70 et 80, dans des styles architecturaux différents. C'est le cas des résidences de la montée de Guise, de celles boulevard Voltaire et des quartiers autour de l'université.

La ville a mis en place depuis 2005 un programme local de l'habitat (« PHL »), renforcé par une charte, et planifiant la restructuration ou extension urbaines de la ville. Des nouveaux quartiers sont actuellement en cours d’aménagement au sein de l’agglomération comme le quartier Junot, anciennement enclave militaire, réhabilité en une zone d'habitations et de commerces. Le parc des logements à loyer modéré s'élève ainsi à 23.200 en 2008[21]. La ville a ainsi mobilisé 17,8 millions d'euros sur ses fonds propres pour le PHL.

[modifier] Projets d'aménagement

Les projets d'aménagements dijonnais concernent essentiellement le transport et la rénovation de quartiers anciens. Un réseau de tramway va être mis en place en 2013, celui-ci comptera 2 lignes principales à son lancement. Le tramway puis le trolleys existaient pourtant au début du siècle, jusqu'en 1966[22]. Pour connecter la ligne du TGV est Paris-Rhin-Rhône, la ville projette d'étendre et de moderniser la gare SNCF Porte Neuve située à la périphérie de l'hypercentre et notamment proche des facultés. La gare ferroviaire et routière du centre ville a fait l'objet d'un réaménagement en 2008.

Les zones anciennes seront également réaménagées, notamment celle dite du Parc d'activité de l'est dijonnais (« PAED »). La Cité des Affaires Clémenceau, située sur le pourtour est de l'hypercentre de Dijon a été mis en valeur par l'édification de l'Auditorium et par la restauration du parc des Expositions et du palais des Congrès, exclusivement dédié au tertiaire. La tour Elithis, à énergie positive, se veut la première réalisation totalement écologique de la ville. Le quartier des Tanneries situé entre l’Ouche, le pont des tanneries et la voie ferrée, fera l'objet, dans le cadre du concours européen d'architecture « Europan » d'un réaménagement total.

La plupart des zones économiques datent des années 60, mais, depuis quelques années, le Grand Dijon a décidé de programmer la création de nouvelles « zones d'activité » comme celles du Parc Valmy, qui accueillera de nouvelles entreprises dont les futurs bâtiments de l'ESC Dijon, celle de la ZAE Cap Nord, du parc d'activités Cap Nord (qui a accueilli, en 2005, l'entreprise Ikea, en en redynamisant le quartier), ainsi que le Parc d'activités Mazen-Sully qui abritera le nouvel hôpital de Dijon.

Enfin, la ville a lancé la destruction de bâtiments anciens, qui seront remplacés par des écoquartiers. Le quartier Hyacinthe Vincent à l’emplacement de l’ancien hôpital militaire, celui d'Épirey sur le site de l’ancien collège et les quartiers sud, avenue Jean Jaurès vers le port du Canal sont en cours d'aménagements. L'objectif est de proposer aux dijonnais des logements économes en énergie.

[modifier] L'écologie à Dijon

La ville de Dijon mène depuis 2002 une politique d'intégration de l'écologie au sein de l'urbanisme. La ville a ainsi remporté en 2007 la « Marianne d'Or de l’environnement » avec pour titre « la ville anti CO2 », délivrée par le Sénat pour « La politique des transports comprenant, par exemple, les navettes en centre ville, les bus au gaz naturel, les pistes cyclables, la politique énergétique, avec l'incinération des déchets entre autres, notamment ceux qui proviennent du CHU, la géothermie, la politique de l'eau avec le traitement des boues par la station d'épuration qui sera inaugurée mi-décembre, sans oublier la sensibilisation des citoyens » selon les mots du maire François Rebsamen[23]. Néanmoins, des associations locales en faveur de l'écologie relativisent ce constat, pointant la volonté de la ville de développer l'aéroport commercial, générateur de pollution au dioxyde de carbone. Le plan d'urbanisme dénommé « Écoplus » est ainsi destiné à faire de Dijon une ville à la pointe de l'intégration écologique et évolutive, dans le cadre du développement durable[24].

Depuis 2002, le Grand Dijon a en effet consacré 100 millions d’euros au développement durable, sans augmenter pour autant la taxe sur les ordures ménagères, tout en abaissant le prix de l’eau au niveau du consommateur.

[modifier] Transports et réseaux de communications

[modifier] Un carrefour de communication

Plus que le canal de Bourgogne, au modeste gabarit, c'est le chemin de fer qui a impulsé le développement industriel de Dijon. « La deuxième moitié du XIXe siècle va imposer Dijon comme un carrefour ferroviaire de premier ordre »[25]. La première moitié du XXe siècle a vu grandir le rôle de la route et en particulier de la RN 6 qui s'affirme comme un itinéraire international dès les années 30, mais donne davantage d'importance à la ville de Chalon-sur-Saône. Après la guerre, l'autoroute (l'A6) puis le TGV Paris-Lyon court-circuitent Dijon et selon les mots d'André Gamblin, « Dijon devient la ville des bretelles »[25]. Ce n'est que depuis les années 90 que Dijon s'affirme à nouveau comme carrefour de communication. L'A31 passe désormais par Dijon et l'A39 relie depuis 1994 la ville à Dole. Enfin, la ligne du TGV Est Rhin-Rhône, connectant Dijon à l'Europe, est en cours de construction depuis 2006 et s'achèvera en 2011[26].

Dijon au centre du réseau ferroviaire français

sortie  L'A31 est liée : Dijon-Beaune A36 (Mulhouse-Allemagne) Dijon-Beaune A6 (Lyon-Marseille-Italie-Espagne) Dijon-Metz-Belgique-Luxembourg-Allemagne

sortie  A26 Dijon-Calais

sortie  A8 Dijon- A6 (Paris)

sortie  A39 Dijon-Dole-Bourg-en-Bresse

Deux lignes de TGV : le TGV Sud-Est et le TGV Méditerranée mettent Dijon à portée de Paris (1 heure 37), de Roissy (1 heure 51), de Marseille (3 heures 22), de Lille (2 heures 45) et de Montpellier (3 heures 33).

[modifier] Infrastructure

La ville et son agglomération dispose d'une rocade dite rocade-est qui en fait le quasiment le tour, de la zone de la Toison d'or, au nord-est, jusqu'à Chenôve au sud, permettant de se connecter à l'A6 et à Beaune. Au nord, l'A38 arrive à Plombières, au niveau du lac Kir, desservant donc parfaitement la ville.

Dijon souffre, en matière d'infrastructure aérienne civile, d'une position géographique trop proche des grandes villes de Paris, Lyon, Bâle-Mulhouse. De plus, la ligne de TGV Paris-Méditerranée ne permet pas à la ville de disposer d'un aérodrome de taille suffisante. L'infrastructure civile actuelle accueille en effet une trentaine de milliers de passagers[25].

La densité des réseaux autoroutiers et ferroviaires de Dijon donne des accès faciles et rapides aux principales métropoles européennes. En complément de la gare principale actuelle de Dijon-Ville, la future gare TGV Porte Neuve devrait permettre à terme de desservir la ville sans engorger le centre-ville, l'actuelle gare de Dijon-ville étant située à proximité de la place Darcy, porte ouest du centre ville. La construction de la Lino (rocade ouest) assurera une circulation plus rapide en provenance de Paris et de l'Ouest, pour lier l'autoroute A38 au reste du nœud autoroutier, sans engorger les grands boulevards.

L'agglomération projette principalement, en terme de développement des infrastructures routières, la création d'une rocade ceinturant le nord de la ville et connectée à la rocade actuelle. La « liaison Nord » ou « LINO », prévoit de prolonger cet axe, partant de la Toison d'or pour atteindre les autoroutes A38 et A31.

[modifier] Transports en commun

Un bus du réseau Divia (Citaro G II GNV caréné sur la liane 6).

La ville se dotera d'ici 2013, d'un réseau de transport en commun en site propre, vraisemblablement un tramway. Il s'agit d'un retour à un mode de déplacement collectif pour lequel Dijon était à la pointe. En effet les premiers projets de tramways à Dijon remontent à 1876, gérés par la Compagnie des tramways de Dijon. Le réseau compte en 1911 cinq lignes et en 1950, il est couplé par des trolleybus. Les bus apparaissent en 1966 qui se confirme avec la création de la STRD au début des années 1970 devenue Divia en 2004. Le réseau de bus « Divia » comporte 28 lignes intercommunales en service de 5h30 à 20h30 et 7 lignes de soirées de 20h30 à 0h30 ainsi que 15 lignes scolaires « Bus Class' ». La fréquentation était de 37,3 millions de voyages en 2008 (+6,6% par rapport à 2007) soit 148 voyages par habitant et par an contre une moyenne de 115 pour des villes similaires[27].

En outre, il existe un service de navettes gratuites en centre-ville (« Diviaciti ») avec une fréquentation supérieure à 1.000 voyages par jour, ainsi qu'un service de vélos en libre accès, baptisé « Velodi », dont l'opérateur est Clear Channel Communications, sur le modèle des services similaires parisiens et lyonnais. Lancé le 29 février 2008, il comptera à terme 400 vélos répartis dans 40 stations.

[modifier] Projets de développement des transports

La CCI de Dijon est en charge du déploiement du projet « Renaissance » qui consiste à implanter durablement un aéroport civile digne d'une ville d'importance, sur l'actuel site Dijon-Longvic. Financé par le Grand Dijon à hauteur d'un tiers, ce projet comprend l’ouverture de plusieurs lignes « low cost » pour le trajet Dijon-Londres, le développement de l’activité charters, le développement de l’aviation d’affaires et privée, l’ouverture d’une ou deux lignes sous obligation de service public, en priorité vers Toulouse, Bordeaux, Nantes et/ou Rennes[28].

[modifier] Démographie

[modifier] Évolution de la démographie

Le Grand Dijon cumule 250 516 habitants[29] dont environ 155 340 habitants pour Dijon seul, qui s’étend sur 42 km². La ville exerce son influence sur un vaste espace rural qui s'étend sur la Côte-d'Or et la Saône et Loire. Elle évolue et se développe au cœur d'une agglomération de 262 598 habitants et d'un bassin de vie et d'emploi de 320 000 personnes.

Évolution de la population de Dijon de 1793 à 2006
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
20760 18888 22026 22397 25352 24817 26184 27543 32253 33493
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
37074 39193 42573 47939 55453 60855 65428 67736 71326 74113
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
76847 78578 83815 90869 96257 100664 112844 135694 145357 151705
1982 1990 1999 2006 - - - - - -
140942 146703 149867 151504 - - - - - -
1962 à 1999 : population sans double compte ; 2006 : population municipale légale.
Sources : INSEE[30] et Cassini[2]


Histogramme de l'évolution démographique depuis 1793 :

La croissance démographique dijonnaise n'a cessé d'augmenter, néanmoins, sur les dix dernières années elle est de 0,24% alors que la moyenne nationale est de 0,41%. Le nombre d'actifs par sexe est de 58 000 hommes pour 55 100 femmes, soit un total, en 1999, de 113 100 actifs[31].

[modifier] Sociologie et bassin d'emploi

Le bassin d'emploi dijonnais est de 350 000 personnes[32]. Dijon est une ville principalement tertiaire, avec près de 3/4 des actifs occupés dans ce secteur en 1994, soit sensiblement plus que dans les agglomérations équivalentes. Dijon est aussi une ville administrative, où la fonction publique occupe à elle seule le quart des actifs en 1994. Les plus gros employeurs sont en effet les centres hospitaliers, la SNCF et la ville de Dijon, l'université aussi. Le tertiaire supérieur est lui insuffisant pour rivaliser avec Paris ou Lyon.

L'agglomération souffre de son excentration et d'une concurrence des grands centres urbains proches comme Lyon, le nord de l'Yonne et le sud de la Saône-et-Loire[25]. Néanmoins, le Grand Dijon est le premier centre industriel de Bourgogne, regroupant une trentaine de milliers d'emplois, avec quelques industries anciennes en phase de déclin, maintenues par les aides publiques comme l'industrie alimentaire et la pharmacie (laboratoires Fournier et Monot). L'agglomération a en effet beaucoup profité dans les années 50 et 60 des décentralisations parisiennes et étrangères (Thomson, Philips, Hoover) qui ont pourtant aujourd'hui pratiquement toutes fermées. Comme toutes les grandes villes de province, Dijon est particulièrement concerné par les plans sociaux et les fermetures économiques.

En terme de données quantitatives, Dijon possède un taux d'activité de 73,4% en 2006[33] pour un taux de chômage de 11,98%[34]. Par ailleurs, Dijon est classé 19ème ville étudiante de France[35].

[modifier] Histoire

[modifier] Héraldique

Armes de la ville de Dijon

Les armes de la ville étaient de gueules plain jusqu'en 1391, date à laquelle fut ajouté le chef aux couleurs du duc de Bourgogne Philippe II le Hardi.

Lorsque la ville reçut la Légion d'honneur en 1899, la croix, sans ruban, fut placée dans le champ de gueules. Depuis 1962, la décoration est placée sous le blason.
Les armes de la ville de Dijon se blasonnent ainsi :
De gueules, au chef parti : au premier d'azur semé de fleurs de lis d'or et à une bordure componée d'argent et de gueules, au deuxième bandé d'or et d'azur de six pièces et à une bordure de gueules.


Armes de la ville de Dijon

[modifier] Préhistoire et Antiquité

Il n'y eut jamais de véritables travaux de fouilles archéologiques. Aucun document néolithique n'existe alors que la période protohistorique a surtout été l'objet d'investigation à la périphérie de la ville. Un silo dans l'actuel quartier des Grésilles, du mobilier de l'âge du Bronze près du quartier des Bourroches enfin ont été retrouvés. Quelques menus objets domestiques (fragment d'assiette décorée d'ornements géométriques incisés de l'époque hallstatienne et une pince à épiler de l'époque de La Tène III ont été mis au jours en plein centre ville (rue du Tillot et rue du Château). Deux recueils compilent les découvertes : le Recueil d'Esperandieu (1911) et les Inscriptions antiques de la Côte-d'Or de Pierre Lejay (1889).

Les premières traces d'habitat remonteraient au Néolithique (site des Lentillières). La vallée aurait en effet été investie bien avant l'époque gallo-romaine. La confluence des routes, conjuguée à une vallée fertile, irriguée par la Suzon et l'Ouche permet le développement d'un petit village.

De toutes les localités antiques sur l'axe Nord-Sud français, posées sur le revers du plateau bourguignon, seules Beaune et Dijon ont pris de l'importance. Une route romaine passait de l'axe sud-ouest-nord-est, venant de Bibracte puis d'Autun vers Gray et l'Alsace alors qu'une autre allait du sud-est-nord-ouest, de l'Italie vers le Bassin parisien. Dijon fut fortifié au Bas-Empire, le castrum étant selon les spécialistes un marché sacré que signifierait le nom de « Divio ». Ce nom apparaît en effet pour la première fois sur des monnaies mérovingienne et carolingienne, sous la forme « Divione », « Digum » au XIIIe siècle, puis chez Grégoire de Tours qui parle du « divionense castrum »[36]. C'est au Moyen Âge que le nom latin sera Divio (génitif Divionis)[37]. Selon Pierre Gras[38], Dijon pourrait venir de la forme « Devomagus » ou « Diviomagus » composée du celte « magos », latinisé en « magus » signifiant « champ de foire » et de « divio », signifiant « sacré ». Ce nom d'allure celtique daterait seulement de l'époque romaine, de la même manière qu'Autun pris sous l'invasion latine, le nom d'« Augustodunum »[39]. D'autres explications existent : le nom « Divio » (ou « Dibio » parfois) renverrait, selon Gérard Traverdet, professeur de linguistique à l'Université de Bourgogne, à l'expression « la ville du Suzon », rivière locale qui signifie « la rivière claire » ou « la rivière sacrée » et qui serait en effet à la base étymologique du nom de la capitale bourguignonne[40]. Deux autres hypothèses expliquent ce nom : « Divio » pourrait ainsi renvoyer à « divin » car Dijon était une ville abritant de nombreux cultes. L'autre conjecture est que le nom est en fait l'amalgame de deux mots latins: « Di » et « Vio » signifiant « deux voies », allusion à la voie romaine et à l'Ouche qui traversaient la ville.

Le tracé reconstitué du castrum romain, qui exista avec l'emplacement des vestiges encore visibles[41].

Le seul édifice romain qui subsiste est quelques pans du mur du castrum ainsi qu'une tour, datant tous les deux du Bas-Empire. La voie romaine Chalon-Langres a été retrouvée par endroits (au Parc de la Colombière où elle est visitable) à l'écart de laquelle le castrum sera construit. Cette voie fut souvent considérée par le public et quelques vulgarisateurs (comme l'Abbé Claude Courtépée, auteur de Description générale et particulière du duché de Bourgogne[42]), à tort, comme étant l'une des quatre grandes voies romaines (celle de la Voie Agrippa) citée par l'historien romain Strabon)[43]. Un camp romain, celui de la 8e légion Augusta envoyée en Gaule en -70 pour mater la révolte des Civilis et des Sabinus fut également mis au jour au lieu-dit La Noue, près de Chenôve[44], ce qui confirma la place stratégique de Dijon à l'époque du Bas-Empire. La reconquête des provinces rhénanes employait donc la voie Chalon-Langres. Deux autres voies, celle venant de la plaine de la Saône et celle menant vers l'Alsace ont été retrouvées[45]. La présence de ce castrum demeure inexplicable puisque la Pax Romana assurait la sécurité des villes d'alors. Les fondations de ce mur de dix mètres de haut sont en partie constituées de stèles, de statues et autres objet témoignant de la présence d'une nécropole. Certaines stèles, en forme d'obélisque livrent de précieux renseignements sur les patronymes et professions des habitants de l'époque. Quelques voies traversaient ce castrum, dont l'une au niveau de l'actuelle rue Berbisey. Ce castrum possédait trente-trois tours dont une, à l'état de ruines, reste visible au 15 de la rue Charrue, dans une petite cour. Un pan de la muraille est encore visible, rue de Tivoli. Ce nouveau castrum gallo-romain de onze hectares protégeait sans doute certains édifices publics. On retrouva également les traces d'une fortification sur l'actuel Mont Afrique.

Un reste du castrum de Dijon, rue Berlier.

Le Dijon romain possédait deux nécropoles, l'une s'étendant le long de la voie Chalon-Langres, sur les quartiers actuels des Cours du Parc jusqu'à la rue de Gray, la seconde à l'ouest sur les positions des édifices de Saint-Bénigne, Saint-Philibert et Saint-Jean. Cette dernière nécropole fut réutilisée comme cimetière dès le IIe siècle et ce jusqu'à Louis XVI[46]. Des cultes indigènes étaient mêlés à ceux des romaines : des stèles votives des dieux Epona et de Mars Cicolluis furent retrouvées, au côtés des figures officielles : Mercure, Junon, Hercule et Apollon. Après la découverte d'une inscription grecque disparue depuis, en 1598, il semble qu'un culte à Mithra était pratiqué.

Le castrum abritait ainsi des thermes, des commerces (commerce du vin, des objets religieux, de la farine notamment) et un temple. Le négoce du vin est déjà très vivace : les échoppes des détaillants sont alors bâties de manière uniques. Perché au premier étage, le vendeur présente des amphores de tailles différentes, puis le client amène sa jarre sous un entonnoir, et le détaillant l'approvisionne en quantité demandée. Les habitants de Divio n'étaient pas seulement commerçants mais aussi agriculteurs, bûcherons et, dès 50 de notre ère, viticulteurs puisque Divio n'importe plus de vin mais le fabrique elle-même. En atteste la découverte d'amphores fabriquées sur place et la découverte non loin de Dijon, à Selongey d'une salle de pressurage. Des pépins de raisins calcinés y ont été mis au jour.

La muraille romaine devint inutile lors de l'édification d'une enceinte au XIIe siècle, mais le tracé du castrum a toujours été conservé et connu. Il fut vraisemblablement construit par Aurélien en 270-275 , contemporain du martyr de saint-Bénigne, selon Grégoire de Tours qui décrit Divio et le castrum ainsi[47] :

« À cette époque, le bienheureux Grégoire[48] résidait dans la ville de Langres ; c'était un grand évêque de Dieu, célèbre par ses miracles et ses vertus. Mais puisque nous faisons allusion à ce pontife, j'ai pensé qu'on me saura gré d'insérer dans ce chapitre une description de la localité de Dijon où il résidait le plus souvent[49]. C'est une place forte munie de murs très puissants, au milieu d'une plaine très agréable ; les terres y sont fertiles et fécondes si bien qu'avoir passé la charrue dans les champs une seule fois, on jette les semences et qu'une grande et opulente récolte vient ensuite. Au midi, il y a la rivière de l'Ouche, qui est très riche en poissons ; du côté de l'aquilon pénètre une autre petite rivière[50] qui, entrant par une porte et coulant sous un pont, ressort par une autre porte ; après avoir arrosé le tour et l'enceinte de son onde placide, elle fait tourner, devant la porte, des moulins avec une prodigieuse vélocité. Quatre portes ont été placées aux quatre coins du monde et trente trois tours ornent toute l'enceinte ; le mur de celle-ci a été édifié avec des pierres de taille jusqu'à une hauteur de vingt pieds et au-dessus en pierraille ; il a trente pieds de hauteur et quinze pieds de largeur[51]. J'ignore pourquoi cette localité n'a pas été qualifiée de cité[52]. Elle a autour d'elle des sources précieuses. Du côté de l'occident, il y a des collines très fertiles et remplies de vignes qui fournssent un si noble falerne[53] aux habitants qu'ils dédaignent l'ascalon[54]. Les anciens racontent que la localité a été édifiée par l'empereur Aurélien[55],[56] »

Cette enceinte composée de trente-trois tours et quatre portes est reproduite dans les plans du XVIIe siècle, or, deux portes seulement ont été retrouvées : la Porte Vacange rue Chabot-Charny et celle de la Porte aux Lions. La tour Saint-Bénigne est située aujourd'hui rue Amiral-Roussin est devint au XVe siècle un lieu de culte au saint, censé y être emprisonné. Contrairement à Autun, Dijon ne possède pas de théâtre. Divio est à cette époque juridiquement inféodée à la ville de Langres. Un meunier produit de la farine grâce à une meule mue par des hommes l'eau étant utilisée pour remplir les fossés bordant les murailles. On a retrouvé les traces de ce moulin au niveau de la rue des Bons-Enfants. Un temple (le seul de la ville) fut mis au jour lors de la destruction, au début du XIXe siècle, de la Sainte-Chapelle[57] qui jouxtait le Palais des ducs de Bourgogne (actuelle place Jean-Philippe Rameau). Les fondations ont été sauvegardées ; il semble qu'une église romane fut bâtie ainsi dessus dès l'époque chrétienne.

[modifier] Le Dijon médiéval

Article détaillé : Histoire de la Bourgogne.

Au Ve siècle, Dijon devient le séjour des évêques de Langres, après la mise à sac de la cité en 407, et ce durant quatre siècles. Leur influence permit l'édification d'édifices religieux et notamment d'un groupe cathédrale composé de trois bâtiments : Saint-Étienne, Sainte-Marie et Saint-Vincent. Deux basiliques furent ensuite élevées dès le XIe siècle par saint Urbain (actuel Saint-Jean) notamment.

Le royaume burgonde dans la deuxième moitié du Ve siècle

Dijon fut ensuite occupé par les Burgondes qui furent défaits par Clovis en 500 ou 501. Les Arabes l'envahissent en 725 alors que les Normands n'y parvinnent pas en 887. C'est à cette époque qu'apparaissent les premiers comtes de Dijon, Aimar, Eliran, Raoul issus de la maison robertienne. En 889 l'abbé de Cluny, Mayeul, envoie douze moines pour s'occuper de l'abbaye Saint-Bénigne, dont Guillaume de Volpiano, chargé de réformé nombre de monastères.Lothaire s'assure la possession de Dijon en 960. En 1002, il entreprend de reconstruire l'abbatiale et les bâtiments monastiques annexes (actuel Musée archéologique de Dijon et la crypte, en réalité le rez-de-chaussée d'une rotonde). L'abbé Guillaume de Volpiano fait élever dans l'abbaye de Saint-Bénigne, une rotonde abritant le tombeau de l'évangélisateur de la Bourgogne, Saint-Bénigne, qui suscite un pèlerinage important.

Au début du XIe siècle Dijon est composé d'une ville forte enclose de murs gallo-romains, restes de l'ancien castrum, et d'un bourg s'étendant jusqu'à l'abbaye Saint-Bénigne. Autour, des petits hameaux, Dompierre, Trimolois, Charencey, Bussy et Prouhaut, disparus depuis, ceinturent la ville. Les ducs de Dijon règnent alors sur la région. En 1015, le roi Robert Ier essaye de conquérir le Dijonnais : il s'attaque d'abord au village de Mirebeau-sur-Bèze et sa région puis vient mettre le siège devant le castrum de Dijon. Mais devant la vigoureuse résistance de l'évêque de Langres, Brunon de Roucy, soutenu par l'abbé de Cluny et le comte de la ville, il renonce à donner l'assaut. Dès l'année suivante, la mort de l'évêque lui permet de négocier avec son successeur, Lambert de Vignory, la cession du comté de Dijon au roi de France, en 1016. La ville rejoint le duché de Bourgogne et en devient la capitale. Dès 1017 le roi Robert vint à Dijon y affirmer ses droits et annonce la nomination de son fils cadet Henri, âgé de 9 ans, à la dignité de duc de Bourgogne. En 1026, le fils aîné du roi meurt et Henri devient l'héritier de la couronne royale. Roi à la mort de son père en 1031 il entre en lutte contre son frère Robert qu'il finit par vaincre. Il lui pardonne alors son insoumission et lui donne en apanage Dijon et le duché de Bourgogne en 1034. L'arrivée du duc Robert Ier, dit le « Vieux », installe durablement la famille des Capétiens à Dijon où elle va régner sans discontinuité pendant trois siècles.

Le 28 juin 1137, un grand incendie réduit Dijon en cendres. Les ducs reconstruisent alors une enceinte beaucoup plus large que la précédente, qui abritera la cité jusqu'au XVIIIe siècle. À la fin du XIIe siècle et au XIIIe siècle, Dijon s'orne de monuments de valeur : la Sainte-Chapelle, l'hôpital du Saint-Esprit, l'église Notre-Dame, etc. Auprès de chaque porte se développent de petits bourgs même si la ville ne grossit jamais plus que les limites de son enceinte[58]. Les ducs de Dijon sont ainsi réputés pour leur château (actuelle mairie de Dijon, constitué précisément par la tour de la Terrasse et la tour de Bar). Ils y exercent avant tout un pouvoir de justice. En 1183 le duc Hugues III permet la rédaction d'une charte de commune[59] qui permet l'entraide entre le duc et les habitants. Par cette charte, qui fut beaucoup copiée dans d'autres villes de Bourgogne, les ducs s'enrichirent.

[modifier] Dijon et le Duché de Bourgogne

Article détaillé : Liste des ducs de Bourgogne.

Dijon connaît une période brillante sous les quatre ducs Valois de Bourgogne, qui règnent de 1363 à 1477. Elle est la capitale du duché de Bourgogne, ensemble d'États qui s'étendent jusqu'aux Pays-Bas. Le duc Philippe le Hardi (1364-1404) est le premier duc de la dynastie des Valois et prend possession de Dijon, sur ordre du roi, en 1363. Il fonde à Dijon sa nécropole dynastique, la chartreuse de Champmol, dont il fait un foyer d'art. Jean Ier sans Peur (1404-1419) lui succède. Le duc Philippe III le Bon (1419-1467) reconstruit l'hôtel ducal et institue en 1432 la chapelle de son palais comme siège de l'ordre de la Toison d'or. Pourtant, Dijon n'est pas une ville populeuse ; encore rurale et en raison des épidémies elle ne compte que 13 000 habitants en 1474. La coopération des Bourguignons avec les Anglais lors de la guerre de Cent Ans qui oppose Charles VI de France et Henri V d'Angleterre. C'est une période d'insécurité pour la ville qui craint l'attaque du « dauphin », du roi de France et ce, même après le traité d'Arras qui réconcilie Bourgogne et France en 1435. Sous les Ducs de Bourgogne, l'État bourguignon, centré sur le duché de Bourgogne, s'étend alors sur une durée de plus d'un siècle (1363-1477) par héritage et mariage jusqu'en Picardie, Champagne, Pays-Bas bourguignons, Belgique, Germanie, duché de Luxembourg, Alsace, Comté de Flandre et Suisse.

Le duc Charles le Téméraire (1467-1477) qui ne vit pas à Dijon échoue dans sa lutte contre le roi de France et meurt en 1477 à la Bataille de Nancy contre le duc René II de Lorraine, allié à Louis XI. Le puissant État bourguignon s'effondre alors totalement laissant Louis XI annexer le duché le 1er février 1477. Il ordonne la création d'un Parlement de Bourgogne et d'une chancellerie. En dépit de quelques révoltes contre l'autorité du roi, Dijon fut soumis et sa fonderie travaille pour l'artillerie royale. Louis XI en fait en effet une ville-frontière, de manière à s'assurer contre les attaques éventuelles de Maximilien Ier du Saint-Empire qui s'empare par ailleurs de la partie germanique du duché et notamment du comté de Bourgogne (qu'il rebaptise Cercle de Bourgogne) par son mariage avec la duchesse Marie de Bourgogne 1457-1482), alors âgée de 20 ans et unique héritière du duc Charles le Téméraire. Le roi fait alors construire à Dijon un château, à l'emplacement de l'actuelle place Grangier, pour surveiller les habitants. En 1513, une ligue regroupant le pape, l'Angleterre, l'Autriche, l'Aragon, Florence et les confédérés suisses s'oppose à la France de Charles XII qui est sévèrement battu à la bataille de Navarre. Maximilien, empereur d'Autriche, allié aux Suisses profite de cette défaite pour essayer de récupérer le duché de Bourgogne. En septembre , une troupe formée de 14 000 hommes des corps francs suisses, 5 000 Allemands et 2 000 Francs-Comtois vient assiéger Dijon[60] et le gouverneur Louis II de La Trémoille ne peut les faire partir qu'en jouant habilement des dissenssions entre Suisses et Allemands et en promettant aux assiégeants 400000 écus dont seulement une partie sera payée. Les Suisses lèvent le siège le 15 septembre. Cette délivrance est attribuée par certains à l'intercession de Notre-Dame de Bon-Espoir, statue conservée à l'église Notre-Dame. Dès lors le sentiment d'appartenance définitive à la France est assuré[61]. La bourgeoisie se développe par ailleurs, en témoignent les nombreux hôtels et maison encore visibles. Au XVIe siècle le style de la Renaissance italienne importée par Hugues Sambin embellit la ville.

[modifier] De Louis XIV à la Révolution

Le traité de Senlis de 1493 divise les deux Bourgognes et Dijon devient une ville-frontière. Le roi fait construire des bastions aux alentours mais, en raison de la clause de neutralité entre les deux Bourgognes, Dijon ne connaît pas la guerre au XVIe siècle. Le gouverneur Louis II de La Trémoille commande le renforcement de l’enceinte et l'édification des bastions Saint-Pierre (1515), Guise (1547) et Saint Nicolas (1558). Le parlement de Bourgogne, transféré de Beaune à Dijon, fait de la cité une ville parlementaire, où la noblesse de robe édifie des hôtels particuliers. Dijon subit des troubles religieux, de 1530 à 1590. Après la Contre-Réforme, de nouvelles églises et chapelles de monastères sont construites. Un roi de France, peut-être Henri IV, aurait qualifié Dijon de « ville aux cent clochers », en raison de la multiplication des institutions religieuses (Jésuites, Minimes, Carmélites, Jacobines, Ursulines principalement). La cité connaît une activité commerciale non négligeable liée notamment à l'exploitation viticole. En 1658, Louis XIX organise à Dijon son Lit de justice (séance particulière du parlement, en présence du roi), la ville réaffirme par là son obédience royale et ce en dépit des lourdes taxes que le roi lui impose.

Le XVIIIe siècle est une nouvelle période de prospérité pour Dijon, qui accueille en 1722 une faculté de droit puis l'Académie en 1725 (qui remettra à Jean-Jacques Rousseau le premier prix du concours pour son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes en 1750)[62]. Les Collèges de Médecine sont particulièrement réputés dès 1755[63]. La ville compte 22-23 000 habitants et a le statut d'une grande ville de province, derrière Lyon et Strasbourg néanmoins. L'administration municipale repose sur des Municipaux élus et mandatés par l'arrêt du Conseil d'État du 20 avril 1668 qui fixe la constitution de la Chambre; pour Pierre Gras, Dijon est l'exemple de municipalité parlementaire de province. En 1731, le pape Clément XII répondit positivement aux requêtes séculaires des Dijonnais qui désiraient avoir leur propre évêque. La ville devient le siège d'un petit évêché tentant de s'affirmer entre ceux de Langres, Autun et Besançon. La ville gagne en urbanisme (1754 à 1757 de nombreux aménagement la modernisent) et le premier jardin botanique est crée en 1760. L'industrie de l'époque (draperie, soierie, filatures diverses) ne s'implante néanmoins que difficilement[64].

[modifier] Époque contemporaine

La Révolution fait passer Dijon du rang de capitale provinciale à celui de chef-lieu de département. Les troubles de la Révolution française conduisent, le 15 juillet 1789 à la prise du château de Dijon par les patriotes. En 1790 la nouvelle municipalité élit à sa tête Marc-Antoine Chartraire de Montigny. Dijon traverse néanmoins la période révolutionnaire puis la Terreur. En 1804 le Lycée et l'École de droit sont crées, puis en 1808 les Facultés de Lettres, Sciences, Droit et Médecine. En 1814 les Alliés contre le régime de Napoléon Bonaparte entrent à Dijon. Plusieurs monuments remarquables sont détruits : la chartreuse de Champmol, la rotonde de Saint-Bénigne ; d'autres sont endommagés, comme Saint-Bénigne et Notre-Dame, dont les portails sont martelés. La Sainte-Chapelle disparaît en 1802. La statue en bronze de Louis XIV qui ornait la place Royale, actuelle place de la Libération, est détruite en 1792[65]. Le bronze sert alors à fabriquer de la monnaie ou des canons.

L'exploitation du charbon et du fer au Creusot, l'achèvement du canal de Bourgogne en 1833 rendent à Dijon une certaine importance économique. En 1840, le réseau d’alimentation en eau dessiné et mis en œuvre par l’ingénieur Henry Darcy pour lutter contre l’insalubrité est achevé ; l'hygiène permet alors à Dijon de prospérer davantage[66]. En 1851 est inaugurée par le prince Louis Napoléon Bonaparte la ligne de chemin de fer reliant Dijon à Paris, Lyon et Marseille, projet du maire Victor Dumay et de l’ingénieur Henri Darcy. En 1867, sur concours, un projet de plan d’urbanisme inspiré d’Haussman pour Paris est proposé par Degré et Jetot puis adopté malgré de sévères réticences. Dès lors, Dijon se développe rapidement : le quartier de la gare se peuple et les divers faubourgs alentours se construisent donnant naissance aux actuels communes de la banlieue.

Le 30 octobre 1870, soldats et mobilisés tentent de défendre la ville contre les Prussiens. Sans artillerie, ils doivent se rendre à la fin de la journée. Le 26 novembre 1870, Garibaldi, à la tête de « l'armée des Vosges », ne peut reprendre Dijon et doit faire retraite. Dijon resta occupée par l’armée allemande, devenue impériale à partir du 18 janvier 1871, pendant environ huit mois. Trois batailles prennent donc place à Dijon durant la guerre de 1870[67].

Article détaillé : Bataille de Dijon (1870).

La place du 30 octobre et l'avenue du Drapeau rappellent ces faits d'armes. En 1899, la ville reçoit la Légion d'honneur pour sa résistance. En quelques cinquante ans (de 1850 à 1900), Dijon passe de 30 000 à 70 000 habitants. Par ailleurs, les anciens remparts sont quasiment tous réutilisés comme matériaux de construction et le château construit par Louis XI est détruit de 1891 à 1897. Après la guerre, la place de Dijon retrouve un rôle stratégique : des casernes et un arsenal sont édifiés. La ville se développe en rasant ses remparts, remplacés par de grands boulevards. De nombreux équipements publics et privés sont réalisés : écoles, grands magasins (la « Ménagère » actuellement rue de la Liberté qui ouvre en 1887), grands hôtels, lieux de culte apparaissent.

La Première Guerre mondiale ne cause pas de dommage architectural à Dijon qui participe par son industrie alimentaire et métallurgique à l'effort de guerre. Sous Gaston Gérard, maire de 1919 à 1935, la ville reprend son essor dans l'entre-deux-guerres, durant lequel des quartiers résidentiels se construisent. Occupée dès le 17 juin 1940 par l'armée allemande du IIIe Reich, Dijon est libérée par les troupes françaises le 11 septembre 1944 et sort de l'épreuve sans destruction autre que celle de la gare.

[modifier] Depuis 1945

Après la guerre, la population est restée stable, aux alentours de 100 000 habitants[68]. Dijon est globalement une ville tertiaire et le milieu social est doiné par la classe des cadres moyens et des employés[69]. Le chanoine Kir, maire de Dijon de 1945 à 1968, dote la ville d'un lac artificiel inauguré en 1964. Sous son mandat, en 1957 se crée également un vaste campus universitaire à Montmuzard, sur près de cent hectares. Avec l'essor économique des Trente glorieuses, la surface urbanisée de l'agglomération double afin de répondre à la pénurie de logements. Dijon accueille sa première ZUP à Fontaine-d'ouche en 1967 et les municipalités satellites comme Quétigny ou Chevigny-Saint-Sauveur s'accroissent. La municipalité multiplie les bâtiments de service public comme, en 1962, l'hôpital du Bocage. En 1977, Dijon emporte le titre envié de première ville écologique avec l'aménagement en 1975 notamment du parc de la Combe à la serpent, le plus étendu de la ville.

Après la mort de Félix Kir en 1968, et en dépit des succès de la gauche, le gaulliste Robert Poujade est élu en 1971. Mais, depuis 1974 la crise économique est venue restreindre l'industrialisation[70]. Depuis, le candidat de gauche François Rebsamen est élu maire de Dijon, pourtant de tradition conservatrice le 18 mars 2001. Sous son mandat, l'expansion culturelle et industrielle de la ville continue.

[modifier] Économie

La croissance de Dijon au XXe siècle s'explique par sa situation de nœud ferroviaire sur l'axe Paris-Lyon-Marseille, au départ des lignes menant vers Besançon, Belfort, Nancy, l'Italie et la Suisse. L'essor des échanges a favorisé une industrie qui, rétrospectivement, paraît étonnamment variée au milieu du siècle : métallurgie (tréfileries et laminoirs, matériel de chemins de fer, cycles et motocycles, machines outils, mécanique de précision, matériel de laiterie et de boucherie), industrie alimentaire (moutarde, biscuits, chocolat, pain d’épices, cassis), travail du cuir (chaussures, sacoches), confection, matériel électrique, optique de précision, manufacture de tabacs, savonneries, industrie pharmaceutique, matériaux de construction, instruments de musique[71]. Comme ailleurs, la route a depuis détrôné le chemin de fer, l'industrie est en régression et c'est plutôt le secteur tertiaire qui se développe aujourd'hui.

[modifier] Un bassin économique dynamique

Dijon a été classée trois années durant « cité la plus attractive de France » par le magazine L’Entreprise dans la catégorie des agglomérations de 200 000 à 500 000 habitants. 40 % des flux autoroutiers européens et 65 % des flux français passent par le corridor dijonnais, passage obligé vers le reste de l'Europe du Sud et du centre. La main-d’œuvre dijonnaise est en moyenne plus qualifiée que celle de la plupart des autres régions. Les zones économiques dijonnaises sont principalement la ZI de Longvic et la ZAE Cap-Nord Toison d'Or/Saint-Apollinaire[72]. Dijon seul compte 11 ZA toutes en voie de développement immobilier.

Quatre secteurs sont particulièrement bien représentés à Dijon, l’électrique-électronique, la mécanique, l’agro-alimentaire, et la chimie-pharmacie. La création du pôle de compétitivité Vitagora autour du goût, de la nutrition, de l’innovation alimentaire et de la santé, souligne la propension de Dijon à mettre en place des projets aux débouchés réels par une démarche dynamique et stratégique, issue d’un partenariat fort entre tous les acteurs économiques, la ville, le Grand Dijon et l’université.

L'université de Bourgogne regroupe près de 30 000 étudiants. C’est le premier employeur en recherche de la région, qui, avec ses 1 900 enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs et techniciens, est capable d'intervenir dans les secteurs les plus divers. D'autres écoles implantées au cœur de la ville disposent d'une bonne réputation nationale, Sciences Po Dijon (antenne de la prestigieuse école parisienne), l’Établissement national d'enseignement supérieur agronomique de Dijon (ENESAD), l’École nationale supérieure de biologie appliquée à la nutrition et à l’alimentation (ENSBANA), l'École supérieure de commerce de Dijon (ESC) et l'École supérieure d'ingénieurs de recherche en matériaux (ESIREM), toutes quatre membres de la Conférence des grandes écoles, l’École nationale supérieure des arts et métiers, l’École nationale des Greffes, l’école de notariat, l’école nationale des Beaux-Arts ou encore le conservatoire national de musique, de danse, et d'art dramatique.

Ces atouts font de la métropole dijonnaise le premier bassin de vie et d'emploi en Bourgogne. Le mensuel L'Entreprise a ainsi classé le Grand Dijon en troisième position des villes françaises les plus attractives pour entreprendre[73]. Dijon avait été lauréat de ce palmarès pendant deux années consécutives en 2004 et 2005.

[modifier] Les pôles de développements

Le premier secteur industriel dijonnais en termes d'emplois est celui de la construction électrique et de l'électronique, qui compte en 2003 quelque 3200 salariés[74]. Vient ensuite l'industrie mécanique, qui occupe environ 3000 salariés, auxquels on peut ajouter de l'ordre de 1200 personnes travaillant dans la métallurgie (dont SEB[75]) et 1200 autres dans les industries du plastique et du caoutchouc[76]. Autrefois riche et diversifiée (cycles Terrot, Lapierre[77]...), la mécanique dijonnaise est surtout axée aujourd'hui sur la sous-traitance automobile, menacée par les délocalisations[78], mais pas exclusivement, comme en témoignent les activités du Centre technique des industries mécaniques de Dijon. L'agglomération bénéficie également de la présence de laboratoires et unités de production de la pharmacie industrielle, en premier lieu Sanofi-Aventis, Urgo[79] et Fournier, qui emploient un total de 2100 personnes[80], avec une activité de recherche et développement impliquant des laboratoires de l'Université de Bourgogne et des acteurs plus petits, tels qu'Oncodesign (recherche de traitements contre le cancer)[81]. Le secteur de l'optique, historiquement important (avec notamment Hermargis/SOM-Berthiot), est encore représenté par Essilor (verres correcteurs)[82], Nachet (microscopes) et la Sagem (viseurs, périscopes)[83].

Le secteur de l’alimentation et du goût s'est organisé autour du « pôle de compétitivité » Vitagora, profitant de l'image gastronomique internationale de la Bourgogne et de Dijon, historiquement à la pointe de l'industrie agro-alimentaire. Le pôle regroupe des « plates-formes de compétences » centrées sur l’agronomie, la pédologie et les plantes, l’emballage, la chimie et la logistique. Deux entreprises emblématiques de ce secteur à Dijon sont le chocolatier Lanvin, absorbé par Nestlé, et le moutardier Amora, absorbé en 2000 par Unilever, dont l'usine historique est liquidée en juillet 2009[84].

Dijon est le siège des maisons mères de plusieurs grands groupes (lesquels ?). Tetra Pak y a une grosse unité de conditionnement depuis 1971, l’une des plus importantes et innovantes du groupe en Europe.

[modifier] Tourisme

Le tourisme occupe une place conséquente dans l'économie de Dijon. L'intérêt touristique de la ville repose en partie sur la richesse de son patrimoine, en partie sur la proximité de la côte vignoble. Ainsi, la vieille ville possède trois des dix monuments les plus visités en Côte-d'Or[85] et le musée des Beaux-Arts de Dijon a été fréquenté par plus de 210 000 visiteurs en 2004. L'agglomération compte près de 500 restaurants et plusieurs zones hôtelières (Toison d'Or, quartier de la gare centrale...). Comme dans beaucoup de villes de moyenne importance, on peut distinguer à Dijon trois grands secteurs : le tourisme culturel (musées, monuments, fêtes et manifestations culturelles), le tourisme gastronomique et vini-viticole (quoique moins poussé qu'à Beaune) et le tourisme d'affaires (palais des congrès et hôtels-restaurants adaptés).

Néanmoins, les chiffres de 2008 relevés par l'Insee montrent un recul de 0,5 % de l'activité touristique, avec un taux d'occupation des lits d'hôtel inférieur de 7 points au taux moyen national. La clientèle étrangère ferait particulièrement défaut (- 1,6 %)[86].

[modifier] Organisation administrative

[modifier] Statut et vie politique

Avant la Seconde Guerre mondiale, la gauche progressait, avec Claude Guyot ou Jean Bouhey. Par ailleurs la collusion de la droite avec le régime de Vichy fait que ses représentants ne peuvent être éligibles. C'est donc, selon Pierre Lévêque les conservateurs, avec le chanoine Kir, qui remportent les scrutins en 1945-1946. Aidé par d'autres personnalités comme le baron Thénard, propriétaire du journal Le Bien Public, Félix Kir va occuper la scène politique. Il est réélu en 1953, alors qu'il n'est pas gaulliste, et que, même il s'oppose au général de Gaulle. Il lui nie même son statut de premier résistant, le chanoine Kir s'étant opposé dès le 17 juin 1940 aux Allemands en personne. Sous la Quatrième République, la gauche est en déclin[87]. Depuis 1948 la droite classique détient en effet trois sièges de députés sur cinq, les deux sièges de sénateurs, ma présidence du conseil général et les mairies des plus grandes villes du département, y compris Dijon. L'influence du Parti Communiste est souvent faible, même dans le milieu rural.

En mars 1959, la liste du chanoine Kir est entièrement réélue à Dijon ainsi qu'en 1967 de justesse, contre la droite gaulliste représentée par Robert Poujade qui remporte néanmoins celles de mars 1971. Félix Kir meurt en effet en 1968. La gauche dès lors existe réellement, renforcée par les événements de mai 1968, qui sont sans violence à Dijon, en dépit d'une grève historique. En 1973, la gauche atteint ainsi 42,2% des votes alors que les « indépendants  » (les conservateurs, en droite file du chanoine Kir) sont balayés. La gauche devient le Parti Socialiste à Dijon et surtout dans son agglomération où, en l'espace de quelques années, jusqu'en 1978, sa progression est rapide[88]. En mai 1981, trois candidats socialistes sont élus en Côte d'or, dont deux issus de l'agglomération dijonnaise (Roland Carraz à Dijon I et Hervé Vouillot à Quétigny). Si François Mitterrand remporte les élections nationales, à Dijon comme en Côte-d'Or en majorité, la droite est toujours très implantée.

Dès 1982, elle contrôle à nouveau le Conseil Général, présidé jusqu'en 1988 par Robert Poujade puis par Henri Berger, puis, dès 1994 par Louis de Broissia, directeur du Bien Public. En 1986, le Front National réalise une percée significative avec 13,9% des voix. Néanmoins la droite remporte de nouveau tous les sièges de députés en mars 1993. Le Parti Socialiste réalise une importante avancée en mars 1998, alors que François Rebsamen est élu conseiller général de Dijon-V, avec 51,5 % des suffrages exprimés face au conseiller sortant. Après le renoncement de Robert Poujade, il est élu maire de cette ville de tradition conservatrice le 18 mars 2001, avec 52,14 % des suffrages contre 47,86 % à son adversaire (RPR) Jean-François Bazin.

[modifier] Découpage administratif

Le Grand Dijon est divisé en 8 cantons :

[modifier] Le Grand Dijon

Article détaillé : Grand Dijon.
Le logo du « Grand Dijon ».

La Communauté de l'agglomération dijonnaise (COMADI), devenu en 2005 le « Grand Dijon », couvre 22 communes. Dijon est ainsi le centre d'une communauté d'agglomération qui n'a cessé de s'étendre, formée théoriquement de 116 municipalités appartenant au périmètre du « Schéma de Cohérence Territoriale » (SCOT). En 2009, le Grand Dijon rassemble 22 communes. Le nombre d'habitants est ainsi de 251 802 habitants en 2009 (soit 49% de la Côte-d'Or)[89] dont 155 340 habitants à Dijon même, en en faisant la 18ème communauté d'agglomération de France[90].

Les communes composant l'agglomération du Grand Dijon en 2009.

Les 22 communes signataires du contrat d'agglomération de 2002 sont :

[modifier] Maires de Dijon

Article détaillé : Liste des maires de Dijon.

La ville de Dijon possédait un maire et en général vingt magistrats municipaux, ou échevins, dès l’époque de la naissance de la féodalité. Ces magistrats sont confirmés en 1187, lorsqu’une charte de commune est accordée par le duc Hugues III. En 1192, pour la première fois, le maire dijonnais est élu. À la fin du XIIIe siècle, ce maire prend le titre de vicomte maïeur, confirmé en 1477-1479 par Louis XI ; ce titre demeurera jusqu’en 1789. Depuis la fin du XVe siècle (1491), la charge de vicomte maïeur est anoblissante ainsi que celle d’échevin à compter du XVIe siècle. Le vicomte maïeur avait le droit de haute, moyenne et basse justice, le droit de scel et de visite. Les clefs de la ville lui sont confiées et il dirige les archers ainsi que les compagnies des sept quartiers, cette fonction militaire étant importante jusqu’au XVIIe siècle. Le vicomte maïeur est élu par les habitants, ni mendiants, ni étrangers, qui payent la taille, en général la veille de la Saint-Jean. Cette élection a lieu sur le parvis de l'église Saint-Philibert. À partir de 1669, il est permis au maire de porter « une robe longue de satin plein, de couleur violet, doublée de satin rouge cramoisi, comme le prévôt des marchands de Lyon, avec chaperon de même étoffe et couleur bordée d’hermine » afin de se distinguer des habitants. En 1692, la fonction de vicomte maïeur est transformée en office héréditaire tandis que l’élection n’est plus alors qu’une confirmation du choix royal fait par le gouverneur au nom du roi.

François Rebsamen, actuel maire de Dijon.

Parmi les maires ayant marqué l'histoire de la ville quelques personnalités se sont remarquées :

[modifier] Budget et fiscalité

La Communauté de l’Agglomération dijonnaise applique un taux de Taxe professionnelle de 16,90% en 2009, soit légèrement inférieur à la moyenne de 18,40% des agglomérations françaises de même taille.

[modifier] Enseignement

Lors de la dernière étude sur les effectifs scolaires effectuée en 2002 et 2003, la ville de Dijon comptait 14 lycées publics et privés, dont un lycée européen (lycée Charles-de-Gaule) cumulant 16.423 élèves, 24 collèges publics et privés, de 13.581 élèves, ainsi que 173 écoles primaires et maternelles soit 21.429 élèves. Avec ceux proposés par l'agglomération et l'université, la ville possède toutes les structures d'enseignements, de tous niveaux, d'une grande municipalité.

[modifier] Collèges

  • Collège Gaston Bachelard
  • Collège Carnot
  • Collège Champollion
  • Collège Clos de Pouilly
  • Collège Roland Dorgelès
  • Collège Henry Dunant
  • Collège privé La maîtrise de la cathédrale
  • Collège des Lentillères
  • Collège André Malraux
  • Collège Montchapet
  • Collège Le Parc
  • Collège Marcelle Pardé
  • Collège Jean-Philippe Rameau
  • Collège Gaston Roupnel
  • Collège privé Saint-Francois de Sales
  • Collège privé Saint-Joseph Sainte-Ursule
  • Collège privé Saint-Michel

[modifier] Lycées

La cour du siècle et l'ancienne chapelle du lycée Carnot

[modifier] Établissements d'enseignement supérieur

15 établissements de tous domaines forment avec l'université de Bourgogne le réseau d'enseignement supérieur comme Sciences Po Dijon, l'École supérieure de commerce de Dijon, l'ENESAD, l'École nationale des Greffes, l'École inter-régionale d'avocats, l'Institut de formation des cadres de la santé, l'École nationale des Beaux-Arts entre autres.

[modifier] L'université de Bourgogne

Article détaillé : Université de Bourgogne.

L'université compte en 2006-2007 26 000 étudiants. La grand emajorité de ses bâtiments et effectifs concernent Dijon, aux côtés des antennes de Chalon-sur-Saône, Auxerre, Le Creusot et Nevers. En plus des UFRs traditionnels[97], elle a mis en place 36 Unités de Recherche labellisées dont certaines uniques à la région comme l'ENSBANA ou l'Institut universitaire de la vigne et du vin Jules Guyot d'œnologie. Le campus, d'inspiration nord-américaine a été crée en 1957 et s'étend sur 150 hectares dans le quartier Montmuzard. La ville prévoit d'inclure l'université et ses zones de résidences au projet 2025 de la future gade tramway. Dès 2013 le « Grand Campus » devrait multiplier les logements étudiants et les instituts de recherche et de coopération avec les universités étrangères.

[modifier] Santé

Dijon accueille un SAMU, un centre hospitalier universitaire et plusieurs cliniques : clinique Sainte-Marthe, clinique Drevon, et d'autres dans la proche agglomération. On trouve aussi dans les nouveaux quartiers un pôle médical comme le Point médical ou le futur centre de Valmy.

[modifier] Culture et patrimoine

Dijon dispose de l’un des premiers secteurs sauvegardés de France, avec 97 hectares de monuments classés et remarquablement conservés. Reconnu internationalement, son patrimoine s'est bâti au fil des siècles, et continue de se construire aujourd'hui à travers des édifices publiques comme le Zénith ou l'Auditorium ou à travers des bâtiments industriels de haute-technologie comme la tour Elithis. Le « vieux Dijon » ou centre historique comporte d'innombrables maisons anciennes, hôtels parlementaires, maisons bourgeoises mais aussi demeures plus modestes qui donnent un charme incomparable aux rues du centre ville. Pour la plupart, ces monuments datent du Moyen Âge. Des réalisations modernes, datant du XIXe siècle, de type « hausmannien », forment le patrimoine dijonnais.

La création d'un secteur sauvegardé, la réfection progressive de la plupart des demeures historiques et le développement d'une zone piétonne en constante extension depuis les années 1970, permettent aujourd'hui aux Dijonnais comme aux visiteurs d'un jour de profiter de ce riche patrimoine qui s'intègre dans un tourisme départemental et régional, autour du vin et de l'héritage médiéval.

[modifier] Monuments et lieux touristiques

Tombeau et gisant du duc de Bourgogne Philippe le Hardi au palais des ducs de Bourgogne.

Le palais des ducs et des États de Bourgogne, ancien donjon puis palais des Ducs accueille aujourd'hui le musée des Beaux-Arts et la mairie. Face au palais s'étend la place de la Libération en forme d'hémicycle, conçue par Jules Hardouin-Mansart en 1680. Les pavés ont été retirés en 2008 et la place accueille aujourd'hui des jets d'eau et des sculptures de lumière mettant en valeur son architecture. Le palais témoigne du passé de Dijon sous la régence des ducs. Ainsi, la tour de Bar, ancienne tour de Brancion constuite par Philippe le Hardi en 1365 et accolée à une tour du Castrum détruite au XVIIIe siècle) est la plus ancienne de la ville. Les cuisines ducales ont été construites par Philippe le Bon en 1433 et témoignent du savoir-faire bourguignon en matière d'architecture. La tour Philippe le Bon qui date de 1455, accolée à la tour de la Terrasse qui sert de tour de guet et d’habitation, et qui compte 316 marches.

Dijon est surnommée la « ville aux cent clochers » par Henri IV ou François Ier. En effet, les édifices religieux, témoins d'un passé religieux et architectural, ponctuent le centre ville. La cathédrale Saint-Bénigne, construite aux XIIIe et XIVe siècles, abrite dans sa crypte, seul vestige d'une rotonde romane détruite en 1792, les vestiges du tombeau du martyr éponyme, évangélisateur de la Bourgogne. L'édifice, autrefois abbatiale, était entouré de bâtiments dont subsiste l'ancien dortoir des Bénédictins, où se trouve le musée archéologique. Le musée archéologique lui est mitoyen. L'église Saint-Philibert de Dijon, aujourd'hui en très mauvais état structurel et interdite à la visite, est située à quelques pas au sud-est de la cathédrale Saint-Bénigne. Elle est reconnaissable par son clocher en pierre. L'église Notre-Dame, du XIIIe siècle, chef-d'œuvre du gothique bourguignon, est unique dans l'architecture gothique française. Elle abrite la statue de Notre-Dame de Bon-Espoir. Sa façade occidentale est ornée de nombreuses gargouilles décoratives restituées au XIXe siècle par sept sculpteurs parisiens. L'amorce de sa tour sud supporte le Jacquemart, horloge à quatre automates[98]. La chapelle de l'Assomption toute proche s'orne de l'Assomption de Jean Dubois, mais n'est pas ouverte au public. Les Dijonnais ont coutume de caresser la chouette sculptée sur le contrefort d'une chapelle de Notre-Dame. Selon la légende, une caresse de la main gauche, côté cœur, porterait bonheur à qui la touche. La maison Milière et l'hôtel de Vogüe, uniques à Dijon pour leur ancienneté, sont juste à ses côtés. L'église Saint-Étienne de Dijon est le plus ancien lieu de culte du castrum dijonnais. D'abord église romane (les fondations sont encore visibles), abbaye de chanoines réguliers au Moyen Âge, cathédrale en 1731, désaffectée à la Révolution, elle a abrité jusqu'en 2007 la chambre de commerce. Le musée Rude occupe toujours le chœur, mais pour encore peu de temps. En effet, le musée des Beaux Arts faisant l'objet de travaux importants et d'une restructuration, la conservation et les services administratifs de ce musée, après travaux, doivent s'installer dans cet édifice. La chapelle de l'hospice de la charité possède un autel à dais de présentation qui est une composition baroque en bois doré due au sculpteur Jehan Maitrier. L'église du Sacré-Cœur de Dijon date quant à elle des années 1930. Le couvent des Carmélites est le premier monastère de femmes à Dijon et date de 1608. L'église Saint-Jean date de IVe siècle mais elle est agrandie en 1448.

De l'ancienne Chartreuse de Champmol, sur le site de laquelle est aujourd'hui construit un hôpital psychiatrique, subsistent le puits de Moïse, sculpté par Claus Sluter à la fin du XIVe siècle, et le portail de la chapelle. La porte Guillaume, située place Darcy, s'élève à l'emplacement d'une porte fortifiée des remparts de la ville. Elle fut érigée en 1788 par Caristie en l'honneur du prince de Condé. Le rempart de Dijon a laissé malheureusement peu de traces : la voie ferrée passe sur l'ancien rempart dit « de la Miséricorde ». Rue de l'Hôpital, il reste des vestiges du bastion de Guise, qui constituait l'angle sud-ouest du rempart ; rue de Tivoli et rue Berlier, deux pans de murs sont également encore préservés.

Construit en 1477, le palais de justice héberge le parlement. Le charpentier Antoine Galley en bâti le plafond en 1522 alors que la grande porte est de l'artiste Hugues Sambin.

Les toits bourguignons sont également des éléments du patrimoine culturel de Dijon. Originaux, composés de tuiles vernissées multicolores, et affichant des motifs géométriques, ils se découvrent sur quelques bâtiments du centre ville comme l'hôtel de Vogüé et la maison Aubriot notamment.

Les méridiennes, indiquant le midi solaire vrai, sont mises en valeur. L'une se trouve rue de la Liberté, une autre sur la façade du palais des Ducs, une troisième à l'intérieur de la tour Philippe le Bon. On peut observer le midi solaire vrai sur ces méridiennes aux heures légales données par le tableau ci-dessous[99] :

Heure du midi vrai à Dijon Janv Fev Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
le 1er 12h43 12h54 12h52 13h44 13h37 13h38 13h44 13h46 13h40 13h30 12h24 12h29
le 10 12h47 12h54 12h50 13h41 13h36 13h39 13h45 13h45 13h37 13h27 12h24 12h33
le 20 12h51 12h54 12h48 13h39 13h36 13h41 13h46 13h43 13h33 13h25 12h26 12h38
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[modifier] Langue et accent dijonnais

La ville de Dijon fait partie de l'aire de locution des langues gallo-romanes. Cependant, le français a totalement remplacé la déclinaison locale qui se maintient néanmoins jusqu'au XIXe siècle dans les faubourgs et surtout en zone rurale à travers un patois se reconnaissant à ses deux spécificités. D'une part, ce parler lyonnais converse un vocabulaire caractéristique encore employé en Côte-d'Or et lié à la culture du vin comme « bareuzai » désignant le vigneron[100]. L'accent est également reconnaissable, notamment par le roulement de « r » et par l'allongement de certaines phonèmes comme le « eu » et le « a ». L'ellipse de certaines syllabes est aussi très employée comme dans « le chenil », prononcé « le chnil ».

[modifier] Culture

Rue Verrerie, centre-ville

Dijon œuvre à la valorisation et à l’enrichissement de son patrimoine. La ville a consacré en 2007 environ 54 millions d'euros à la culture, sur un budget total avoisinant 250 millions d'euros[101]. L’auditorium à l'acoustique exceptionnelle, les huit musées – entièrement gratuits – dont celui des Beaux-Arts, qui se classe dans les premiers de France par l'importance de ses collections[102], les théâtres et salles de spectacle, les structures comme La Vapeur, dénicheuse de nouveaux talents, les galeries d'art, les cinémas – bientôt un nouveau multiplexe –, les bibliothèques municipales, le conservatoire national de musique, les parcs et jardins – 745 ha de verdure soit 49 m² par habitant –, un planétarium et une nouvelle médiathèque interquartiers sont autant d’éléments qui participent à la mise en valeur et à la richesse de la cité.

[modifier] Musées

Dijon possède de nombreux musées disposant de collections régionales importantes, tous installés dans de prestigieux monuments historiques[103].

Dortoir des moines, ancienne abbaye bénédictine Saint-Bénigne, transformé en salle d'exposition du musée archéologique

Le musée des Beaux-Arts de Dijon est installé dans le Palais des ducs de Bourgogne[104]. Dans la « salle des gardes » sont exposés les tombeaux des ducs Philippe le Hardi et de Jean sans Peur, provenant de la chartreuse de Champmol. Les autres salles renferment des collections de peinture et de sculpture allant du Moyen Âge à l'époque contemporaine. Le musée est gratuit depuis 2004.

Le musée archéologique occupe une partie des anciens bâtiments de l'abbaye Saint-Bénigne et détient des pièces provenant des fouilles régionales. La collection lapidaire gallo-romaine et les bois provenant du sanctuaire des sources de la Seine sont de tout premier ordre.

Le musée de la vie bourguignonne Perrin de Puycousin renferme des reconstitutions de scènes quotidiennes et d'anciens magasins dijonnais. Une partie est réservée aux enfants célèbres de Dijon.

Le musée d'art sacré de Dijon, installé dans l'ancienne église des Bernardines, présente d'intéressantes collections liturgiques et un morceau de sculpture magistrale : la Visitation, provenant du couvent du même nom, aujourd'hui détruit.

Le musée Magnin occupe l'ancien hôtel Lantin, rue des Bons-Enfants. Il renferme une magnifique collection de tableaux et de meubles réunie par les Magnin, une famille d'amateurs.

Le musée François Rude, situé dans le transept de l'ancienne église Saint-Étienne, abrite les moulages de diverses statues de François Rude, et donne accès à l'abside de l'église ; on peut y observer des restes de l'ancien castrum, enceinte gallo-romaine de Dijon. Le muséum - jardin des Sciences, dont les bâtiments se trouvent parmi les collections botaniques du jardin de l'Arquebuse.

Le musée de la moutarde de Dijon, situé sous l'usine Amora, appartient au groupe Unilever.

[modifier] Salles de spectacles

Les principales salles de spectacle de Dijon sont un Zénith jaugeant 7 800 places au maximum, l'auditorium, qui compte 1 600 places assises et le grand théâtre, construit au début du XIXe siècle sur l'emplacement de la Sainte-Chapelle. De nombreuses salles de moindre taille existent, comme la Vapeur (600 places environ), le Parvis Saint-Jean qui occupe l'église Saint-Jean désaffectée, le théâtre Mansart près du campus universitaire, l'Atheneum au cœur du campus ou encore le théâtre des Feuillants. De petites structures privées couvrent en outre de nombreux styles de théâtre et de musique. L'Espace Autogéré des Tanneries, un centre social, culturel et politique, occupe une friche industrielle depuis octobre 1998 [105].

[modifier] Cinémas

Le cinéma Le Darcy place Henry Darcy

La ville de Dijon compte cinq cinémas, plus un multiplexe dans l'agglomération, à Quetigny (12 salles).

  • Le Darcy ( 6 salles) est le plus ancien cinéma de Dijon, installé dans un bâtiment Art déco.
  • L'ABC (5 salles) est un cinéma qui a pour spécificité de diffuser des programmes pour enfants.
  • L'Olympia, anciennement le cinéma Gaumont (6 salles), racheté par le groupe qui possède déjà Le Darcy et l'ABC. Il est ouvert depuis le 5 décembre 2007 en multiplex de 10 salles. Cette extension a été possible grâce à la proximité que l'Olympia présente avec la Grande Taverne, qui était fermée depuis plusieurs années.
  • L'Eldorado est un cinéma qui a pour spécificité de diffuser des films d'art et d'essai (diffusés en VO). Menacé de fermer pour des raisons économiques, l'Eldorado a fédéré des cinéphiles luttant pour la survie de ce genre d'établissements.
  • Le Devosge (5 salles) est un cinéma moins grand public, diffusant comme l'Eldorado, des films d'art et d'essai, diffusés en VO

À signaler tous les ans, chaque octobre, le festival du film les « Écrans de l'Aventure » qui présente une large sélection de films d'explorateurs à l'Auditorium[106].

[modifier] Radios locales

[modifier] Médias

La ville de Dijon accueille les sièges de deux principaux médias écrits et d'un média télévisuel :

  • Le Bien public « Les Dépêches » est le quotidien départemental historique, existant depuis 1868, ayant figure de monument dijonnais quasi-institutionnel et tirant à 49 829 exemplaires en 2007[107].
  • La Gazette de Dijon est un hebdomadaire gratuit faisant une large place aux préoccupations sociales et locales. Il a été renommé depuis peu La Gazette de Côte-d'Or[108].
  • France 3 Bourgogne Franche-Comté est le seul média audiovisuel, antenne locale de la rédaction nationale affiliée à France Télévision[109].

Divers autres médias écrits et gratuits sont publiés à Dijon, traitant surtout de l'actualité culturelle :

  • Le Journal de Libertés-Culture est un mensuel gratuit consacré à l'actualité des droits humains: libertes-culture.rsfblog.org
  • Magma Dijon présente des chroniques et un agenda musical et culturel[110].

[modifier] Bibliothèque municipale

Le Grand Dijon comporte 8 bibliothèques principales[111] :

  • La bibliothèque d'Étude situé dans l'ancienne faculté de droit, rue Chabot-Charny.
  • La bibliothèque adultes Centre-ville
  • La bibliothèque enfants Centre-ville
  • La médiathèque Champollion
  • La bibliothèque de Fontaine-d'Ouche
  • La bibliothèque de la Maladière
  • La bibliothèque Mansart
  • La bibliothèque du Port du Canal

Dijon possède aussi un bibliobus qui se déplace tous les jours de la semaine dans la ville. La médiathèque Champollion, située au sein du quartier réhabilité des Grésilles est la plus récente et la plus moderne.

[modifier] Dijonnais célèbres

Politique
Religion
Littérature et philosophie
Art
  • Musiciens :
    • Basile Leroux
    • Jean-Philippe Rameau (1683-1764), compositeur, organiste, théoricien et claveciniste, né rue Vaillant ;
    • Yves Jamait (né en 1961), chanteur, auteur, compositeur de variété française. Rend hommage à Dijon dans la chanson du même nom ;
    • Damien Saez, chanteur, compositeur de rock et chanson française. Il a passé une grande partie de sa jeunesse à Dijon. Le titre J'veux m'en aller serait inspiré par le Lycée Carnot[réf. nécessaire] ;
    • Vitalic (alias Pascal Arbez), artiste de musique électronique ;
    • Hubert-Félix Thiéfaine, auteur-compositeur-interprète de rock et chanson française, gravite depuis les années 1980 entre le Jura et la capitale bourguignonne et les bureaux de ses sociétés de production et management sont basés à Dijon.
Sciences
Gustave Eiffel (1832-1923).
Militaire
Sport
Médias
  • Denis Brogniart : journaliste sportif sur TF1. Présentateur de Koh-Lanta et de Formule 1 ;
  • Simon Astier : acteur et scénariste ;
  • Alban Lenoir : acteur et scénariste ;
  • Laurent Grivel : auteur, parolier, scénariste. Instigateur du projet de chaîne bourguignonne touristique par satellite TR7. Ancien membre du groupe Les Abonnés, il a été dans le courant des années 1980 (85 et 86) le boyfriend d'une célèbre chanteuse française.
  • Gérard Courant (1951 - ), cinéaste né à Lyon. A vécu à Dijon de 1960 à 1975, est l'inventeur du Cinématon et auteur de plusieurs films sur la ville.

[modifier] Gastronomie

Boutique de moutarde rue de la Liberté
  • Dijon se veut une capitale de la gastronomie, avec sa foire internationale et gastronomique qui se tient chaque année à l'automne, et dont un pays est hôte d'honneur et la Biennale internationale des arts culinaire (BIAC). Initiée par le maire Gaston Gérard en 1921, la Foire internationale et gastronomique de Dijon, surnommée la « Foire », est destinée à promouvoir la culture et le bon vivre bourguignon à travers le monde[112].
  • Dijon est la capitale administrative d'une des régions vinicoles les plus connues au monde, la Bourgogne. C'est toutefois Beaune qui est la capitale du vin de Bourgogne.
  • Dijon est la capitale de la moutarde. Le verjus de Bourgogne, qui entre dans la fabrication de la moutarde de Dijon, permet de développer l'essence et le piquant de la graine.

Spécialités gastronomiques :

[modifier] Jumelages

Place de la Libération : palais des ducs de Bourgogne et hôtel de ville.

En raison de sa situation de point de passage en France, Dijon bénéficie d’une tradition d’échanges, qui s'est concrétisée par des jumelages avec les villes suivantes :

[modifier] Lieux de culte

Catholiques
  • Cathédrale Saint-Bénigne, place Saint-Bénigne
  • Église Notre-Dame, place Notre-Dame
  • Église Saint-Michel, place Saint-Michel
  • Église Saint-Bernard, 12, boulevard Alexandre de Yougoslavie
  • Église du Sacré-Cœur, rue Racine
  • Église Sainte-Bernadette, boulevard des Martyrs de la Résistance, quartier Grésilles
  • Église Saint-Pierre, place du Président-Wilson
  • Église Saint-Joseph, rue du Havre, quartier Jouvence
Musulmans
  • Mosquée En-Nour, impasse Clément d'Esormes.
  • Mosquée El-Imane, rue de la Loire.
  • Mosquée El-Khir, rue Charles Dumont.
  • Mosquée El-Iman, allée du Doubs.
Protestants
  • Temple, rue du Temple
Juifs
  • Synagogue de Dijon
Saints des derniers jours
  • Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, paroisse de Dijon, rue Père de Foucauld

[modifier] Sports et loisirs

Les sportifs disposent de nombreuses infrastructures, stades, gymnases, courts de tennis, piscines , patinoire, bowlings, parcours de santé dans les parcs péri-urbains, circuit automobile de Dijon-Prenois, le golf Dijon-Bourgogne installé à Norges-la-Ville ou encore centres hippiques. La ville de Dijon se démarque dans de multiples sports : en football avec le DFCO, en basket avec la JDA, en rugby avec le Stade dijonnais (SDCO), en handball avec le CDB mais également en gymmnastique artistique, en hockey avec le CPHD, en athlétisme avec le DUC, en badminton avec le BCD, en judo avec l'ADJ principalement. La ville entend aménager les équipements existant afin de devenir une référence régionale et même nationale. Le projet de piscine olympique, initié en 2009, permettra d'accueillir des compétitions de haut niveau. Une fosse de plongée permettra d'entraîner les champions locaux.

La ville a obtenu la troisième place au classement des villes les plus sportives de France, établi par L'Équipe magazine, dans son supplément du 6 octobre 2007, après Toulouse et Montpellier. Les cinq thèmes qui ont prévalu au classement étaient le haut niveau, le sport accessible à tous, les équipements, la volonté et le budget.

Sur le modèle de Paris Plage, la mairie de Dijon a aménagé une plage et des équipements de loisirs balnéaires autour du lac Kir. « Dijon plage » a accueilli 100 000 visiteurs en 2008[113]. Ce dispositif complète les 3 piscines publiques, celles du Carrousel, des Grésilles et de Fontaine-d'Ouche.

[modifier] Vie militaire

La place de Dijon

Au lendemain de la défaite de 1870-1871, Dijon est choisie pour constituer une place militaire de deuxième ligne dans le système défensif "Séré de Rivières", entre celles de Langres et de Lyon, en arrière de celle de Besançon. Un ensemble de 6 forts ceinture donc l'agglomération dijonnaise entre 1875 à 1883, auxquels s’ajoutent quelques redoutes et batteries mais aussi, à l’intérieur même des limites communales, un arsenal et des poudrières. Jamais véritablement étoffée, cette position n'a pas servie comme elle le devait lors des deux derniers conflits mondiaux. Aujourd’hui, les différents sites de cet ensemble ont perdu leur usage militaire : ils sont pour la plupart en cours de réhabilitation.

Article détaillé : Place fortifiée de Dijon.

Les casernements et autres bâtiments militaires

Au cours des deux derniers siècles, Dijon a abrité plusieurs casernements, dénommés "quartiers" ou "casernes" selon les unités militaires occupantes. Souvent installée à l'origine dans d'anciens monastères du vieux Dijon, puis, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, dans des lieux édifiés spécifiquement ("Avenue du Drapeau"), la garnison dijonnaise a été touchée par la réorganisation contemporaine des armées. Aujourd'hui, la plupart des bâtiments ont été réaffectés à un autre usage. Seule la caserne Vaillant conserve une activité conséquente. L'état-major, lui, a longtemps été logé dans un ancien hôtel particulier du centre-ville : l'hôtel d'Esterno, rue Monge. L'arsenal, les subsistances (Manutention) et des poudrières intégrées au système défensif de la ville (cf. "Place de Dijon") étendaient l'emprise militaire au sud de la commune. La gendarmerie, autrefois hébergée au centre, occupe maintenant le quartier Joffre au nord-est de la commune. Enfin, on signalera l'ancienne présence de l'hôpital militaire Hyacinthe-Vincent.

  • Hôtel d'Esterno
  • Caserne Vaillant
  • Quartier Heudelet
  • Quartier Junot
  • La Manutention
  • ...

Unités ayant tenu garnison à Dijon :

[modifier] Festivals et manifestations

[modifier] Folkloriques

  • Les Fêtes de la Vigne en septembre[114]
  • Les journées de Rhénanie-Palatinat organisées à la maison de Rhénanie-Palatinat, rue Buffon. Les journées permettent de découvrir les spécialités et traditions franco-allemandes.

[modifier] Culturels et économiques

Mois Événement(s)
janvier Loisiroscope
Février Salon du mariage et de la cérémonie, Salon de l'habitat, Salon Studyrama et des études supérieures
Mars Vivattitude, Florissimo (tous les 5 ans), Animalia
Mai Salon des Antiquaires et de la Brocante
Octobre Les puces Dijonnaises, Salon de l'immobilier, .dijon//SAITEN (festival du manga et de l'animation)
Novembre Foire International et Gastronomique de Dijon, Salon des Collectionneurs, Bourse aux disques et BD, Entreprissimo l'événement, Salon européen du Livre
Décembre Cité 21
Mai D'Jazz dans la ville
Juin/Juillet D'Jazz au jardin, Estivade
Août D'Jazz à la plage
Septembre Festival de Musique Mécanique (tous les 3 ans)

[modifier] Films tournés à Dijon

Plusieurs films ont été tourné en partie à Dijon[115]. Les bidasses s’en vont en guerre (1974) de Claude Zidi et avec les Charlots est tourné en partie au Lycée Saint-Joseph à Dijon. Une séquence du film La carapate (1978) de Gérard Oury avec Pierre Richard et Victor Lanoux est tournée place de la Libération et fait référence aux événements de mai 1968. Produit en 1988 le film L’étudiante de Claude Pinoteau avec Sophie Marceau et Vincent Lindon a été réalisé en partie à la gare de Dijon et place François-Rude. Mais c'est surtout le film de Jean-Paul Rappeneau, Cyrano de Bergerac (1990) avec Gérard Depardieu et Vincent Perez, qui reçut un César du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Jean-Paul Rappeneau, et celui du meilleur acteur pour Gérard Depardieu, qui représente le mieux Dijon au cinéma. Tourné rue de La Chouette et à l’hôtel de Vogüé il met en valeur les maisons à pans de bois de la ville. Enfin, La cuisine américaine (1998) de Jean-Yves Pitoun avec Eddy Mitchell prend place au marché des Halles.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Dijon.

Wikinews propose des actualités concernant « Dijon  ».

Éducation

Religion

Sport

Transport

Militaire

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

[modifier] Ouvrages utilisés

  • Pierre Gras (ouvrage collectif), Histoire de Dijon, Privat, Toulouse, 1987, 432 p. (ISBN 978-2708947230) 
  • André Gamblin, La France dans ses régions (tome 1), CDU et Sedes, 1994 (ISBN 2-7181-45579) 

[modifier] Pour aller plus loin

  • Henri Chabeuf, Dijon. Monuments et Souvenirs, Dijon, Damidot, 1894.
  • Eugène Fyot, Dijon, son passé évoqué par ses rues, Dijon, Damidot, 1928, 529 p.
  • Jean-François Bazin, Le Tout Dijon, [Dijon], Éditions Cléa, 2003, 966 p. (ISBN 978-2877475952).

[modifier] Notes

  1. Population légale établie lors du recensement rénové au 01/01/2006. Source : site du Grand Dijon.
  2. ab Dijon sur le site de Cassini
  3. Pierre Gras, p. 5.
  4. Un forage place Saint-Michel, réalisé au XIXe siècle a permis de mettre en évidence que la strate du crétacé se situe à 155 mètres de profondeur, cité par Pierre Gras, p. 5.
  5. Voir les images de Dijon et son agglomération au moyen du logiciel en ligne gratuit Vudavion.
  6. Source: Atlas climatique de la Côte-d'Or réalisé par Météo France et conseil général de la Côte d’Or, février 1994.
  7. André Gamblin, La France dans ses régions, tome 1, CDU et Sedes, 1994, (ISBN 2-7181-45579), pp. 314-315.
  8. Le programme « eauvitale » sur le site du Grand Dijon.
  9. ab Source : Atlas climatique de la Côte-d'Or réalisé par Météo France et le conseil général de la Côte-d’Or, février 1994.
  10. Dijon (Côte-d'Or - 21000) : climat
  11. Un record quotidien de – 21,3° C a été mesuré en 1985.
  12. Un record quotidien de + 38,1° C a été mesuré en 1989.
  13. Récapitulatif en ligne des températures à Dijon et en Bourgogne.
  14. Les maisons à colombages ou à pans de bois se trouvent rue Stephen-Liégeard, rue Verrerie, à l’hôtel Chambellan, et rue des Forges.
  15. L'église, située dans le quartier des Grésilles, constitue l'un des premiers exemples d’architecture religieuse d'après le concile de Vatican II.
  16. Voir le dossier sur le site France 3 Bourgogne Franche-Comté.
  17. Source : journal d'information du Grand Dijon, 17 mai 2009, p. 16.
  18. Pierre Gras, p. 401.
  19. Pierre Gras.
  20. Destruction de la barre de Billardon sur le site de France3 Bourgogne.
  21. Soit 18,6% des résidences principales. Source : journal d'information du Grand Dijon du 17 mai 2009, p. 12.
  22. Dossier sur le tramway sur le site du Grand Dijon.
  23. Extrait du Bien-Public du 29 novembre 2007.
  24. Pour plus de détail sur « Écoplus », voir le dossier sur le site du Grand Dijon.
  25. abcd André Gamblin, p. 310.
  26. Voir le dossier sur le site du Grand Dijon en ligne.
  27. Source : site Divia.
  28. Source : CCI de Dijon, dossier Projet Renaissance.
  29. Population légale établie par le recensement rénové. Situation au 01/01/2006, source : Ville de Dijon.
  30. Dijon sur le site de l'Insee
  31. Le taux d'activité est de 46,5%. Source: Insee, 1999.
  32. Source : CCI de Côte-d'Or.
  33. Moyenne nationale : 10,49%. Source : Insee.
  34. Moyenne nationale : 9,4% en 2006. Source :opcit.
  35. Source : classement des villes étudiantes françaises.
  36. Dans son ouvrage : Histoire ecclésiastique des Francs, III, 19.
  37. Pierre Gras, p. 16.
  38. Pierre Gras est le conservateur et chef honoraire de Bibliothèque de la Ville de Dijon.
  39. Pierre Gras, p. 17.
  40. Entrée « Dijon », in Gérard Taverdet, Noms de lieux de Bourgogne, éditions Christine Bonneton, collection Noms de lieux de France, Paris, 2007.
  41. Pierre Gras
  42. Description générale et particulière du duché de Bourgogne disponible en ligne.
  43. Pierre Gras, p. 19.
  44. Le camp militaire est, selon Pierre Gras, à l'origine du nom de « Chenôve », qui pourrait signifier canabae du nom des cabanes et échoppes commerçantes qui fleurissaient auprès des camps romains.
  45. Des tronçons furent mis au jour sous les rues Berbisey, de la Préfecture, Vauban, Chabot-Charny, boulevard Carnot et aux Grésilles.
  46. Un sarcophage datant du IIe siècle fut découvert rue du Tillot en 1952.
  47. Grégoire de Tours, Historia Francorum, Livre III, paragraphe XIX, Traduction Robert Latouche, Les classiques de l’histoire de France au Moyen Age, volume 27 P. 165 – 166.
  48. saint Grégoire, comte d’Autun, puis évêque après la mort de sa femme, occupa le siège épiscopal de Langres pendant trente trois ans (vers 506-539). Il était l'arrière-grand-père de Grégoire de Tours.
  49. La ville de Dijon fit partie du diocèse de Langres jusqu'à son érection en évéché le 9 avril 1731 mais du Ve siècle au IXe siècle, les évêques de Langres, fuyant leur cité dévastée par les barbares, résidèrent souvent à Dijon où certains d'entre eux furent inhumés
  50. Le Suzon
  51. Les quatre portes étaient : la Porte aux lions, la Porte du côté de St Médard, la Porte du vieux château, la Porte au-dessus du Bourg. L'épaisseur de la muraille, loin d'atteindre 15 pieds (4,50 m) comme l'affirmait Grégoire de Tours, ne semble pas avoir dépassé 2 mètres. J.R. de BELLOGUET, Les origines Dijonnaises, Dijon 1851 et Cl. DRIOTON, Le Castrum divionense, Dijon et la Côte d'Or, 1911, t. II, p. 275 - 281
  52. La ville de Dijon, fondée sans doute au 1er siècle de notre ère, était moins ancienne et moins importante que la ville de Langres dont l'origine remontait à l'époque gauloise Andematunnum et qui, dès 400 formait avec son territoire, la civitas Lingonum
  53. Le falerne était un vin renommé produit en Campanie.
  54. Ascalon : port de la côte palestinienne exportait des vins réputés
  55. La création ou le développement de Dijon remontait au séjour de la VIIIème légion Augusta en 69, mais la ville a très bien pu n'être fortifiée que sous Aurélien (270-275).
  56. Les textes des renvois sont tirés directement de La Bourgogne au Moyen Âge, Académie de Dijon, Centre régional de recherche et de documentation pédagogiques, 1972 et cité également par Pierre Gras, p. 28.
  57. La Sainte-Chapelle dut son édification à un vœu fait par le duc Hugues III. Prit dans une tempête alors qu’il se rendait en Terre Sainte, il fit la promesse de construire près de son palais une église dédiée à la Vierge et à saint Jean l’Évangéliste. La construction commença dès 1172. Elle possédait un chœur à déambulatoire, achevé dès 1196. La triple nef fut élevée au XIIIe siècle dans le style gothique bourguignon. Les tours de la façade furent élevées de 1495 à 1515. Sa flèche s’élevait à plus de cinquante mètres. La dédicace n’eut lieu qu’en 1500. À la Révolution, les statues furent transférées, mutilées ou détruites. Jugée trop insignifiante par son architecture et d’un entretien trop couteux elle fut détruite en 1802.
  58. Pierre Gras, p. 43.
  59. Actuellement pièce maîtresse des Archives municipales de la ville.
  60. Hans Stadler, « Activités des corps francs », Dictionnaire historique de la Suisse [texte intégral (page consultée le 26 mai 2009)]
  61. Pierre Gras, p. 107.
  62. Pour une histoire de l'Académie de Dijon, voir en ligne.
  63. Pierre Gras.
  64. Pierre Gras, p. 191.
  65. Cette statue de huit mètres de haut et de 26 tonnes avait été fondue en 1690 ; il fallut 35 ans pour lui faire effectuer le voyage de Paris à Dijon, tant elle était monumentale.
  66. Selon Pierre Gras, p. 288 en 1872 la ville compte 42 000 habitants, l'accroissement moyen étant de 1,5% entre 1801 et 1872, puis de 3,6% entre 1872 et 1975.
  67. Voir notamment les précisions sur Dijon lors de la guerre de 1870 en ligne.
  68. Pierre Gras, p. 377.
  69. Selon Pierre Gras, p. 379 la classe moyenne se développe rapidement, passant de 34,3% des actifs en 1954 à 40,2% en 1975.
  70. Pierre Gras, p. 390.
  71. Encyclopédie Larousse, 1960.
  72. Source: dossier relatif aux pôles économiques de la CCI de Côte-d'Or, p. 7.
  73. Magazine L'Entreprise, octobre 2008, dossier sur le site du Grand Dijon.
  74. Gazette de la Côte d'Or
  75. Usine Nouvelle : SEB
  76. Ibidem
  77. Usine Nouvelle : Lapierre
  78. Voir Dijon Développement, Usine Nouvelle, Valeo
  79. Voir Usine Nouvelle : URGO réintègre des productions, Usine Nouvelle : URGO repense sa stratégie, Usine Nouvelle : Fournier cède URGO
  80. Gazette de la Côte d'Or
  81. Voir Usine Nouvelle : Oncodesign
  82. Voir Usine Nouvelle : Essilor
  83. Voir articles Forum Eco et Usine Nouvelle
  84. Sont également abandonnés les centres logistique et de R&D dijonnais ainsi que l'usine d'Appoigny dans l'Yonne au profit de l'usine de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d'Or), avec 245 licenciements prévus sur un effectif de 453, voir Usine Nouvelle 20 novembre 2008 : Quatre sites mettent la clé sous la porte, Usine Nouvelle 27 novembre 2008 : Fermeture de deux usines Amora-Maille, Usine Nouvelle 2 juillet 2009 : Confirmation de la fermeture de l'usine historique de Dijon
  85. Source : Site du conseil général de Côte-d'Or.
  86. Source: Insee-DGCIS-Bourgogne Tourisme, dossier de 2008.
  87. Pierre Lévêque, La Côte-d'Or. De la préhistoire à nos jours., éd. Bordessoules, 1996, (ISBN 2-903504-43-1), p. 449.
  88. Pierre Lévêque, La Côte-d'Or. De la préhistoire à nos jours., éd. Bordessoules, 1996, (ISBN 2-903504-43-1), p. 453.
  89. Il s'agit du décompte de la population légale effectué lors du recensement du 01/01/2006.
  90. Statistiques concernant le Grand Dijon disponibles en ligne.
  91. Site du lycée privé Les Arcades.
  92. Site du lycée Carnot.
  93. Site du Lycée Le Castel.
  94. Site du lycée Gustave-Eiffel.
  95. Site du lycée Hippolyte-Fontaine.
  96. Site du lycée Charles-de-Gaulle.
  97. Liste des UFR sur le site de l'université de Bourgogne.
  98. Détails sur le Jacquemart
  99. Claude Garino, Cadrans solaires de Bourgogne, Éditions de l'Armançon, 2004, (ISBN 2844790666)
  100. Exemple de mots typiquement dijonnais.
  101. Cf. le budget de la ville présenté par la section locale du PS
  102. Voir la fiche consacrée au musée sur le site de la ville.
  103. Dossier relatif aux musées de la Ville de Dijon en ligne.
  104. Site du Musée des Beaux-Arts de Dijon.
  105. Cf. le site de l'Espace Autogéré des Tanneries
  106. Site de les « Écrans de l'Aventure ».
  107. Site du Bien Public
  108. Site de La Gazette de Côte-d'Or.
  109. Site de France 3 Bourgogne Franche-Comté.
  110. Site de Magma Dijon.
  111. Liste des bibliothèques de la ville de Dijon.
  112. Site officiel de la Foire internationale et gastronomique.
  113. Journal d'information municipal Dijon, notre ville n°214, juin 2009.
  114. [fetesdelavigne.com Site des Fêtes de la Vigne].
  115. Voir notamment le dossier réalisé par le magazine La Gazette de Côte d'Or en 2007.
  116. Site de l'université de Bourgogne.
  117. Site de l'Établissement national d'enseignement supérieur agronomique de Dijon.
  118. Site du groupe ESC Dijon.
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