Palais du Louvre

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Palais du Louvre
Le pavillon de l'Horloge.
Le pavillon de l'Horloge.
Présentation
Période ou style Renaissance, classique, néo-classique
Architecte Raymond du Temple
Drouet de Dammartin
Pierre Lescot
Philibert Delorme
Louis Le Vau
Destination initiale Résidence royale
Destination actuelle Musée du Louvre
Protection Monument historique
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Commune Paris
Localisation
Coordonnées 48° 51′ 40″ N 2° 20′ 09″ E / 48.8611, 2.33583 ()48° 51′ 40″ Nord 2° 20′ 09″ Est / 48.8611, 2.33583 ()  

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Palais du Louvre

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Palais du Louvre

Le palais du Louvre est un ancien palais royal situé à Paris sur la rive droite de la Seine, entre le jardin des Tuileries et l'église Saint-Germain-l'Auxerrois. S'étendant sur une surface bâtie de plus de 135 000 m2, le palais du Louvre est le plus grand palais européen, et le second plus grand bâtiment du continent après le palais du Parlement roumain. Il abrite aujourd'hui l'un des plus riches musées d'art du monde : le musée du Louvre.

La construction du Louvre est indissociable de l'histoire de la ville de Paris. Elle s'étend sur plus de 800 ans[1], bien que le plan général du palais ait été imaginé dès la Renaissance. Charles V y établit sa résidence, donnant au palais un statut qu'il a conservé jusqu'au règne de Louis XIV[2].

Avec 8,9 millions de visiteurs annuels en 2011, c'est le site culturel le plus visité en France devant la tour Eiffel, la cathédrale Notre-Dame de Paris étant en tête des monuments à l'accès libre avec 13,6 millions de visiteurs estimés[3].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

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La première forteresse du Louvre, sous Philippe Auguste, a été bâtie sur un lieu-dit nommé en bas-latin Lupara[4], terme désignant une louverie, lieu abritant les équipages employés à chasser le loup[5] (en latin lupus signifie « loup »). Étymologie pouvant se rapprocher d'ailleurs de celle du village de Louvres dans le Val-d'Oise.
Selon Geneviève Bresc-Bautier (op. cit., voir les références en bas de page), Lupara pourrait être aussi un nom d'origine celtique portant le suffixe ara caractérisant les hydronymes.

Parmi les hypothèses émises par l'historien Henri Sauval au XVIIe siècle (dont celles énumérées plus haut), l'une d'elles (non confirmée par des linguistes par la suite), fait remonter l'origine du nom Louvre à l'ancien français lauer ou lower qui signifiait « tour de guet », conséquence directe de l'occupation des Francs saliens (ou Sicambres : Mérovée, Childéric, Clovis...), dont la langue est germanique et non latine. Dans cette langue, le mot leovar, lovar, lover, leower ou lower signifierait « château » ou « camp fortifié »[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le palais du Louvre : étapes de la construction

Le Louvre médiéval[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le Louvre médiéval, de Philippe Auguste à Henri IV, occupait le quart sud-ouest de l'actuelle « cour carrée ». Ainsi, lorsque l'on pénètre dans celle-ci par le pavillon de Sully (ou le pavillon de l'Horloge), le Louvre médiéval occupait la partie située immédiatement à droite.

La forteresse[modifier | modifier le code]

Le Louvre au XVe siècle dans les miniatures des Très Riches Heures du duc de Berry
Des restes des bases médiévales peuvent encore être vus dans le sous-sol du musée.

C'est en voulant renforcer la défense de la ville de Paris, afin d'en faire le centre politique et religieux du royaume, que Philippe Auguste fait construire une grande enceinte entourant la ville. Le Louvre, situé à l'ouest de la muraille, est alors une forteresse constituée d'un donjon de 15 mètres de diamètre avec une épaisseur de mur de 4,20 mètres à sa base, haut de 30 mètres, au centre d'une enceinte rectangulaire presque carrée de 72 et 78 mètres de côté, renforcée de dix tours de défense que l'on franchit par deux portes avec pont-levis situés respectivement au sud et à l'est. Deux bâtiments sont accolés au mur d'enceinte, à l'ouest et au sud de la cour centrale. Les travaux prennent fin en 1202.

La résidence royale[modifier | modifier le code]

Sous Louis IX, le château connaît un important agrandissement, de nouvelles salles étant construites sans réel but défensif, comme la salle Saint-Louis (1230-1240). On y transfère également le trésor royal, donnant un nouveau caractère à la forteresse.

Cependant, c'est sous Charles V, dans la deuxième moitié du XIVe siècle, que le palais devient résidence royale. Après avoir réprimé la révolte du prévôt des marchands Étienne Marcel, il achève un nouveau rempart pour protéger la ville qui s'est alors considérablement développée extra-muros. Le Louvre, auparavant situé à l'extérieur de la muraille de Philippe-Auguste, est inclus dans ce nouveau système défensif. Le château prend alors une double fonction : en plus de son rôle protecteur, il devient l'une des résidences du roi et de la cour, avec le château de Vincennes, l'hôtel Saint-Pol dans le Marais et le palais de l'île de la Cité dont la fonction est plus « administrative » et notamment judiciaire avec l'installation du Parlement de Paris.
Architecturalement, des nouveautés apparaissent, notamment un grand escalier hélicoïdal, dû à Raymond du Temple : engagé dans le mur du donjon, dit « la grande vis », il est décoré d'effigies de la famille royale. Drouet de Dammartin, plus tard responsable du chantier de la chartreuse de Champmol, fait ici ses premières armes de sculpteur et d'architecte.

La bibliothèque[modifier | modifier le code]

Le Louvre s'ouvre sur la ville qui devient à cette période un important centre de luxe, et Charles V, grand amateur d'art, y transfère une partie de sa bibliothèque. Selon un inventaire de 1373, celle-ci ne comportait pas moins de neuf cents manuscrits[7] et se divisait en trois pièces : l'une consacrée aux traités de gouvernements, une autre aux romans, et la dernière aux livres religieux. Une autre partie de la bibliothèque de Charles V se trouvait à Vincennes.

Charles V est le premier monarque qui songea à constituer une bibliothèque royale. Il fit déposer à cet effet tous les livres qu'il put réunir dans la tour nord-ouest du Louvre, autrefois nommée tour de la Fauconnerie, et qui fut appelée tour de la Librairie[8]. Les livres y occupaient trois étages, et y étaient rangés avec autant de soin que de propreté. Pour les conserver précieusement, Charles V voulut qu'on fermât de barreaux de fer, de fil de laiton et de vitres peintes toutes les fenêtres de sa bibliothèque ; et, afin que l'on pût y travailler à toute heure, on pendit par son ordre à la voûte trente petits chandeliers et une lampe d'argent qui étaient allumés toutes les nuits. Les lambris des murs étaient de bois d'Irlande, la voûte était lambrissée de bois de cyprès, et tous ces lambris étaient embellis de sculptures en bas-relief. C'est Gilles Mallet, pour lors valet de chambre puis maître d'hôtel du roi qui fut chargé de la garde de cette bibliothèque ou librairie. On y trouvait des livres de toutes espèces. Les plus considérables étaient des bibles latines ou françaises. Il y avait aussi une grande quantité de livres d'église, comme des missels, des bréviaires, des psautiers, des livres d'heures et des Offices particuliers. La plupart de ces livres étaient recouverts de riches étoffes et enluminés avec grand soin. Parmi les livres profanes on trouvait des traités d'astrologie, de géomancie, de chiromancie[9].

Symbole de l'autorité royale[modifier | modifier le code]

Le château a également une importance capitale en tant que symbole de l’autorité royale. Jusqu’à la Révolution, tous les fiefs dépendant directement du roi sont dits relever de la grosse tour du Louvre, même après la destruction de celle-ci au XVIe siècle, sous François Ier. Le Louvre apparaît donc comme le siège de l’autorité féodale du roi, alors que le palais royal de la Cité, devenu le palais de justice, est le siège de l’aspect souverain de son autorité, dans sa fonction la plus éminente : la justice.

Le Louvre à la Renaissance[modifier | modifier le code]

En 1527, François Ier décide de faire du Louvre sa principale résidence parisienne. Il fait abattre le donjon et confie à l'architecte Pierre Lescot le projet de construction d'un palais moderne dans l'esprit de la Renaissance. Si, à la mort du roi, le chantier est à peine commencé, son fils Henri II décide de continuer les travaux et de maintenir sa confiance à Lescot qui fait édifier en quelques années la prestigieuse aile centrale abritant la salle de bal. Par l'agencement de son décor architectural et le succès qu'elle remporte, cette aile s'impose très vite comme un manifeste de l'architecture de la Renaissance française.

Le chantier se poursuit par l'édification du pavillon du roi abritant les appartements royaux et celle de l'aile sud donnant sur la Seine. Celle-ci est ralentie par les guerres de religion et une grande partie du château médiéval (aile nord et est) reste encore en place. À partir de 1564, la reine Catherine de Médicis privilégie la construction d'un nouveau palais et d'un grand jardin d'agrément à l'emplacement des tuileries qui lui donnent son nom, le palais des Tuileries. Résidence principale du roi à partir du règne d'Henri III, le Louvre devient un espace sacré où s'exerce le pouvoir monarchique, un lieu de divertissements et le théâtre d'évènements historiques.

Le Louvre de François Ier[modifier | modifier le code]

Portrait de François Ier

À son retour de captivité en Espagne, François Ier est prié par les États généraux de résider plus souvent à Paris. Le roi ordonne donc aux échevins du Louvre de restaurer le palais de Charles V ruiné pendant la guerre de Cent Ans. Cette demande ne sera cependant suivie d'actes concrets que sur un long terme. François Ier accède au désir des États sans cependant sacrifier son goût pour la chasse : à proximité de la capitale, mais disposant de domaines boisés, il privilégie le château de Madrid et celui de Fontainebleau. La rénovation du Louvre est un signe fort dans ce rapprochement vers Paris.

On commence tout d'abord par aménager les abords du Louvre en liaison avec le pont au Change, afin d'ouvrir la capitale vers l'ouest. En 1528 a lieu la destruction du donjon central. Le roi fait ensuite construire la cour de cuisines et lance des travaux de réaménagements intérieurs. En 1539, à l'occasion du passage de Charles Quint à Paris, celui-ci ne peut être logé au Louvre, ce qui donne à François Ier davantage de motivation pour construire réellement un palais moderne.

C'est en 1546 que le projet de l'architecte Pierre Lescot, moins ambitieux, mais plus concret que ceux présentés par les autres candidats, est adopté. Le plan consiste en une cour quadrangulaire épousant les contours de l'enceinte médiévale (le quart sud-ouest de l'actuelle cour carrée), autour de laquelle est projeté un ensemble en forme U permettant d'obtenir un grand corps ouvert à l'est avec deux ailes en retour. L'aile principale située donc à l'ouest doit être séparée en deux par un escalier monumental au centre, alors que les deux ailes au nord et au sud ne doivent comporter qu'un seul étage. De décembre 1546 à mars 1549 a lieu la démolition de la partie ouest de l'enceinte de Philippe-Auguste. Cependant, la mort de François Ier (en 1547) interrompt les travaux.

Le Louvre d'Henri II[modifier | modifier le code]

Portrait d'Henri II

À l'avènement d'Henri II, Pierre Lescot est confirmé dans ses fonctions d'architecte et le chantier de l'aile occidentale reprend. Le nouveau roi joue un rôle déterminant dans l'élévation du palais, en faisant changer à plusieurs reprises les plans initialement prévus par Lescot. En 1549, alors que le rez-de-chaussée est en passe d'être terminé, il décide d'aménager une grande salle de réception ; l'escalier placé au milieu de l'aile est repoussé à l'extrémité nord, permettant la création d'une salle majestueuse de 600m²[10] ; c'est la salle des Caryatides qui doit son nom aux quatre statues monumentales sculptées par Jean Goujon pour servir de pilier à la tribune des musiciens.

Une fois terminée vers 1554-1556[11], l'aile occidentale se présente sur trois niveaux ; le rez-de-chaussée abrite la grande salle de réception[12], le premier étage comprend la salle haute, traditionnellement dévolue aux repas publics du souverain et - nouveauté pour l'époque[13]- des antichambres. Le troisième niveau prend la forme d'un attique dans lequel sont répartis les logements de fonction des serviteurs de la couronne, ainsi que des dames et demoiselles de compagnie de la reine[14].

Au Louvre, Lescot crée une architecture originale appelée à devenir un symbole de l'architecture de la Renaissance française. Pendant plusieurs siècles, son aile occidentale a servi de référence non seulement pour les extensions du palais, mais aussi pour l'architecture française en général[15]. La façade côté cour est ponctuée par trois avant-corps à travée rythmique, couronnés de frontons cintrés à base interrompue ; l'ensemble est richement décoré par les bas-reliefs de Jean Goujon, répartis selon un foisonnement qui s'accentue en montant les étages. Cette graduation décorative de la sculpture et la fusion qu'elle opère avec l'architecture contribuent à mettre en valeur l'articulation tripartite de la façade. Autre invention originale de Lescot, le bâtiment est surmonté d'une toiture brisée. Cette nouveauté pour l'époque devait se généraliser et devenir un trait caractéristique de l'architecture française : la mansarde.

À la demande d'Henri II, Lescot entame ensuite la construction du pavillon du roi destiné à abriter ses appartements[16]. La nouvelle construction remplace la tour d'angle sud-ouest qui assure la liaison entre la nouvelle aile Renaissance et l'aile méridionale. Elle s'élève sur quatre niveaux ; le premier niveau comprend la salle du Conseil, le second la chambre du roi, le quatrième un belvédère qui surplombe la Seine.

La reconstruction de l'aile méridionale, destinée aux appartements de la reine, est encore en chantier quand le roi décède ; en 1559, le château reste encore très médiéval, ne possédant qu'une seule aile de style Renaissance.

Louvre FranzI.JPG Cour carrée du Louvre.jpg
Aile occidentale construite par Pierre Lescot (1546-1556) Rez-de-chaussée
Caryatids in Paris-Louvre.jpg P1080714 Louvre escalier rwk.JPG Plafond du roi Louvre 1556.JPG Bas-lambris de la chambre du roi au Louvre.JPG
Tribune des caryatides sculptées par Goujon (1550) L'escalier d'honneur, l'un des plus monumentaux de la Renaissance française Plafond de la chambre du roi, dit chambre de parade (1556) Bas-lambris de la chambre du roi

Le Louvre pendant les guerres de religion[modifier | modifier le code]

Catherine de Médicis fait poursuivre les travaux de l'aile méridionale dans laquelle sont aménagés ses appartements. Lescot en garde la direction jusqu'à sa mort en 1578. La reine est également à l'origine de la création d'importants jardins, de grandes écuries, et du palais des Tuileries. Celui-ci est commencé en 1564, en dehors de l'enceinte de Charles V, un an à peine après le rachat du terrain aux tuiliers qui l'occupaient, d'où son nom. Le projet est confié à l'architecte Philibert Delorme ; il est remplacé après sa mort en 1570 par Jean Bullant, également concepteur du château d'Écouen, au nord de Paris.

Pendant les guerres de religion qui marquent le dernier tiers du XVIe siècle, le palais du Louvre sert de lieu de résidence à la famille royale quand elle vient à Paris, notamment lors des noces de Marguerite de Valois (qui débouchèrent sur le massacre de la Saint-Barthélemy) en 1572. À partir du règne d'Henri III, qui débute en 1574, il devient la demeure principale du roi de France et le restera jusqu'à l'installation de Louis XIV à Versailles en 1682.

Les appartements du Louvre sous Henri III.jpg Francois Dubois 001.jpg Valois Tapestry 2.jpg Ball Henri III.jpg
Élévation et plans du Louvre Renaissance
répartition des appartements
Le massacre de la Saint-Barthélemy (1572),
La forteresse du Louvre est représentée au fond du tableau ; l'entrée médiévale est dominée par le pavillon du Roi construit par Lescot
Festivités lors de la réception des ambassadeurs polonais dans le jardin des Tuileries (1573) Bal à la cour sous Henri III

Le Louvre pendant le Grand siècle[modifier | modifier le code]

Le Louvre d'Henri IV : la continuité du Grand Dessein[modifier | modifier le code]

Les palais du Louvre et des Tuileries sur le plan de Mérian (1615)

Arrivé à la tête d'un pays ruiné en 1589, Henri IV, aidé de son ministre Sully, prend des mesures immédiates pour apaiser le conflit religieux qui ensanglante la France. En reprenant en main les affaires politiques, le nouveau souverain donne du même coup un nouvel élan au chantier du Louvre, dans sa volonté de relance économique par de grands travaux édilitaires. Cette volonté d'agrandir le Louvre, qui prend le nom de Grand Dessein s'accompagne d'ailleurs d'un assainissement du quartier environnant.

Le Grand Dessein poursuit plusieurs objectifs :

  • la suppression des vestiges du Louvre médiéval
  • la construction d'une cour carrée sur la base de l'aile Lescot déjà édifiée (surface multipliée par quatre par rapport à celle de la cour médiévale)
  • la réunion du Louvre aux Tuileries
  • l'expropriation des quartiers entre les deux palais.

Un ambitieux chantier se met alors en place entre 1594 et 1610 ; cette dernière année voyant l'achèvement de la grande galerie ou galerie du bord de l'eau qui réalise la jonction entre Louvre et Tuileries. Longue de 450 mètres et large de 13, cette réalisation s'élève sur deux niveaux, et est l'œuvre de plusieurs architectes, comme Jacques II Androuet du Cerceau. Si le gros œuvre est achevé dès 1600, ce n'est pas le cas du décor, qui se conjugue autour des effigies des rois de France depuis Pharamond jusqu'à Henri IV, selon un programme d'Antoine de Laval. Au rez-de-chaussée, des boutiques ouvrent au nord, tandis que les logements sont situés à l'entresol, un passage au premier étage. C'est également sous le règne d'Henri IV qu'est terminée la petite galerie. Cependant, la mort de celui-ci porte un coup d'arrêt aux travaux, alors que le quartier s'est encore densifié. Les parties Nord et Est du Louvre médiéval restent en place.

Le Louvre de Louis XIII (1610-1643)[modifier | modifier le code]

La cour carrée du Louvre à la fin du règne de Louis XIII - 1642

L'absence de travaux sous la régence de Marie de Médicis de 1610 à 1617 permet l'installation dans le quartier des hôtels particuliers des grands du royaume, alignés sur des rues structurées, comprenant chacun une entrée sur rue et un jardin. Aussi, lorsque Louis XIII reprend l'idée du Grand Dessein, il semble difficile de poursuivre exactement l'idée d'Henri IV. Il fait néanmoins démolir la partie nord de l'enceinte médiévale afin de prolonger l'aile Lescot dans cette direction en symétrie parfaite avec les mêmes détails de décor.

Pavillon de l'Horloge

C'est l'architecte Jacques Lemercier qui est alors chargé de la modernisation du vieux Louvre. Il fait tout d'abord poursuivre la cour carrée, tout en respectant le style initial de Lescot, et en donnant un rôle important aux pavillons. Ainsi, au nord de l'aile Lescot, Lemercier fait construire le pavillon de l'Horloge, qu'il prolonge d'une autre aile identique à celle de Lescot afin de garder une symétrie harmonieuse. Les sculpteurs Jacques Sarazin, Gilles Guérin, Philippe de Brister exécutent la décoration des nouveaux corps de bâtiment. Quant au décor de la galerie du bord de l'eau, c'est à Poussin qu'il est fait appel, afin d'exécuter un programme assez traditionnel imaginé par Lemercier, autour des villes de France. Toutefois, le peintre regagne Rome en 1642, une année après avoir entamé son travail, qu'il laisse largement inachevé. Louis XIII décède un an plus tard sans qu'aucune nouvelle décision n'ait été prise.

Aile Ouest de la cour carrée : l'aile Lescot est renforcée par le pavillon de l'Horloge et une aile qui l'imite

Le Louvre de Louis XIV[modifier | modifier le code]

Colonnade du Louvre
Aile Nord, côté rue de Rivoli.

Avec Anne d'Autriche et Mazarin, de nombreux artistes arrivent d'Italie, et donnent à la capitale française un nouveau style d'influence italienne. Deux nouveaux architectes commencent à émerger : Louis Le Vau et Guérin, mais aucune grande construction n'est entreprise dans le palais du Louvre. Il faut simplement signaler au rez-de-chaussée de la petite galerie l'installation des appartements d'été d'Anne d'Autriche, qui sont redécorés entre 1655 et 1658.

Il faut attendre une ordonnance royale du 31 octobre 1660 pour qu'une nouvelle fois, le grand dessein soit repris, avec pour architecte principal Louis le Vau. Non seulement le projet intérieur est repris pour la cour carrée, mais une extension vers le sud est prévue (pont et collège des Quatre-Nations), qui donne une nouvelle dimension politique à l'affaire, le Collège des Quatre-Nations servant au recrutement de l'administration royale. Cependant, entre 1660 et 1664, seul le début du pont de la paix est réellement réalisé.

En 1664, Colbert prend en main la surintendance des bâtiments du roi : le Louvre et les arts doivent désormais jouer un rôle déterminant dans la tentative d'instituer un gouvernement centralisé autour de la personne du roi. Le projet de Le Vau est arrêté, et dès 1664, celui-ci doit engager le prolongement des Tuileries, tandis que des jardins à la française sont aménagés par André Le Nôtre. Colbert cherche aussi à donner un accès témoignant de l'importance du projet urbain, avec à l'est un grand accès à partir de la place royale.

La galerie d'Apollon, reconstruite par Le Vau en 1661-1663

Plusieurs projets prévoyant la réunion du Louvre et des Tuileries, d'architectes français et italiens, sont proposés par notamment Pierre de Cortone et trois plans par Gian Lorenzo Bernini lui-même venu exprès d'Italie. Il pose la première pierre le 17 juin 1665, en présence de Louis XIV, mais s'enfuit rapidement, victime de cabales. Le plan est finalement rejeté deux ans plus tard. Colbert écrira au sujet de ses projets : « [...] M. le cavalier Bernin n'a bien pensé qu'à la façade de ce magnifique palais [sous-entendu pas du tout à sa fonctionnalité], laquelle est assurément superbe et magnifique, à l'exception de l'ovale qui s'élève en couronne [...] » Un nouveau projet, monumental et tout à fait classique, avec sa colonnade de 28 colonnes jumelées et son large fronton, proposé par un petit conseil composé de Le Vau, Charles Le Brun et Claude Perrault, est alors entamé, sous la direction de Louis Le Vau et de François d'Orbay. Cependant, l'abandon du Louvre pour Versailles en 1682 le laissera inachevé.

La réalisation de la colonnade n'est toutefois pas la seule modification qui aura lieu au Louvre durant le règne personnel de Louis XIV. L'incendie de la petite galerie en 1661 induit sa reconstruction par Le Vau (fin 1664), puis son doublement en hauteur (galerie d'Apollon, initiatrice du classicisme français) en 1665. La cour carrée est réaménagée, tout comme les Tuileries, qui subissent le déménagement de la cour, entre 1664 et 1668.

Le Louvre de Louis XIV à la Révolution[modifier | modifier le code]

Abandonné par Louis XIV au profit de Versailles, le Louvre est rapidement déserté, occupé seulement occasionnellement lors de visites royales ou de conseils. Le Grand Dessein et les travaux de Colbert sont abandonnés alors que la cour carrée n'est pas achevée, que la colonnade est dépourvue de toiture et qu'un quartier dense est installé entre le Louvre et Tuileries. L'aristocratie désertant le lieu, une nouvelle population plus pauvre s'y installe.

Dès 1672, le Louvre est investi par des Académies : d'abord l'Académie française, puis celle de peinture et de sculpture emménage en 1692 dans le grand salon et les salles voisines, et celle d'architecture, toujours cette même année, envahit les appartements de la reine. L'année 1697 marque l'arrivée de l'Académie de politique, qui déploie ses cartes en relief dans la grande galerie, et 1699 celle de l'académie des sciences. L'Imprimerie royale prend également ses quartiers dans le palais. En 1778, La Société royale de médecine s'y établit.

Outre les Académies qui y siégeaient, le Louvre était le logement d'artistes qui y emménageaient en toute liberté, et s'y décrétaient des droits entraînant la dégradation progressive des locaux. Le Louvre se détériore donc peu à peu, provoquant bientôt des réactions de la part des penseurs contemporains. La plus célèbre est sans doute celle de Voltaire, à travers ce quatrain fameux :

Louvre, palais pompeux dont la France s'honore,
Sois digne de Louis, ton maître et ton appui
Sors de l'état honteux où l'univers t'abhorre
Et dans tout ton éclat montre-toi : comme lui
Palais du Louvre sur le plan de Vaugondy (1760)

Toutefois, d'autres intellectuels n'hésitent pas à publier des pamphlets mettant en cause l'état du palais, et par delà la politique de Louis XV en termes de construction. Ainsi, en 1752, Lafont de Saint-Yenne publie un petit ouvrage intitulé L'Ombre du grand Colbert, dialogue entre le Louvre et Paris qui fera grand bruit.

Il ne faut pas croire cependant que le surintendant des bâtiments du roi, le marquis de Marigny, frère de la marquise de Pompadour, reste inactif. Malgré un budget des plus limités, il parvient à faire achever la cour carrée, par Jacques-Germain Soufflot et Gabriel, bien qu'il ne soit plus question du Grand Dessein.

En 1779, avec l'accession à la surintendance de D'Angivillers, le Louvre retrouve une certaine fortune. L'idée d'y constituer un musée à partir de collections royales, déjà avancée par Marigny, fut reprise par le nouveau surintendant qui voulait procéder à des aménagements appropriés à l'intérieur du palais. Se posa alors le problème de la Grande Galerie, à propos de laquelle une réflexion fut commandée à Soufflot. Elle aboutit à plusieurs idées :

– la suppression du décor inachevé de Poussin ;
– la construction d'une voûte en brique pour améliorer la protection contre les incendies ;
– le renforcement des planchers ;
– l'amélioration de l'éclairage par le creusement de fenêtres et d'oculi à la naissance des voûtes.

Celles-ci n'eurent toutefois pas le temps d'être mises en pratique.

Le Louvre sous la Révolution : naissance du musée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée du Louvre.

Le Louvre avait perdu peu à peu sa dimension symbolique. Il est épargné par la haine des foules révolutionnaires. S'il n'appartenait plus au fonctionnement du rite monarchique, il n'appartenait pas encore au peuple. Ce sera bientôt le cas, par l'intermédiaire du musée qu'il va devenir.

En 1789, D'Angivillers émet déjà un projet de musée situé dans le Louvre. Contraint à démissionner, il le confie aux États Généraux, qui, le 21 juin, adoptent l'idée, d'autant que les collections nationales s'enrichissent bientôt brusquement grâce à la confiscation des biens du clergé (2 novembre 1789) et des biens des émigrés (8 août 1792) et à la suppression des académies (8 août 1792). Dès 1790, l'Assemblée nationale prend réellement conscience de la nécessité de conserver les œuvres, et de stopper les destructions massives, aussi crée-t-elle le une commission chargée d'inventorier les monuments et les œuvres d'art nationalisés.

Des dépôts sont rassemblés dans d'anciens couvents, regroupant des statues de bronze pour la fonte, et d'autres pièces pour la vente. Le , Alexandre Lenoir, peintre et archéologue, est nommé directeur de celui des Petits-Augustins. Il est l'un des personnages qui contribueront à la naissance de la notion de patrimoine, il est d'ailleurs considéré comme le premier conservateur de musée. On lui doit le musée des monuments français à Paris. Son fils, Albert Lenoir, a continué son œuvre en créant musée du Moyen Âge dans les anciennes thermes de Cluny.

En 1794, l'abbé Grégoire publie un mémoire sur le vandalisme, condamnant les destructions, et encourageant la mise en place d'une « mémoire collective ». D'autres groupes de pression, à l'instigation d'artistes, se réunissent, poussant les instances dirigeantes à la décision de créer un musée. Mais lequel, et où ?

Des réponses avaient été apportées durant ces dernières années : ainsi avait-on vu publier à quelques mois d'intervalle les Considérations sur les arts du dessin (26 janvier 1791) et les Deuxièmes considérations sur l'art du dessin (18 mai 1791). Leur auteur, Quatremère de Quincy, y demandait le regroupement d'antiques, la possibilité que tous accèdent aux œuvres (alors que le peintre Jacques-Louis David militait pour un lieu réservé aux artistes), préconisait l'utilisation du Louvre comme lieu de regroupement et d'exposition et développait une vision encyclopédique de l'art, héritée du XVIIIe siècle. Ces ouvrages menèrent l'Assemblée constituante à voter l'installation d'un muséum au Louvre dans la lignée du projet proposé deux ans plus tôt par D'Angivillers, le 26 mai 1791. Le 19 septembre 1792, un décret officiel plaçait les collections nationales sous la protection du Louvre et le premier octobre de cette même année, une « commission du muséum » réunissant six personnalités était mise en place.

La conception révolutionnaire de l'idée de musée comprenait une vue pédagogique et l'idée d'un lieu ouvert à tous, mais la commission devait concrétiser ces idéaux tout en respectant les artistes comme l'influent David qui insistaient pour avoir un accès réservé aux collections, afin de pouvoir les étudier à loisir. De nouveaux personnages, comme le marchand Jean-Baptiste Pierre Lebrun, entrèrent dans la réflexion. Ainsi, dans ses Réflexions sur le muséum national, celui-ci réclamait un spécialiste historien de l'art à la tête du muséum, et demandait un classement par école, initiant une réflexion des plus importantes sur la professionnalisation du musée. Après une première ouverture, pour quelques semaines, le 19 novembre 1793, de nombreux critiques s'engagèrent contre les responsables du muséum, jugés incapables. Un catalogue, Objets contenus dans les galeries du muséum français avait été rédigé.

La réouverture eut lieu en février 1794, alors qu'un afflux d'œuvres provenant des saisies révolutionnaires encombrait le musée. Un conservatoire, dirigé par Jacques-Louis David, fut mis sur pied, avec pour mission la protection, la sélection, l'exposition, la rédaction d'un catalogue raisonné et le marquage des œuvres. Cependant, David fut entraîné dans la chute de Robespierre, et le conservatoire dut se poursuivre à cinq membres.

Le travail du conservatoire ne cessa d'être critiqué, notamment par Lebrun, qui débuta l'ancêtre d'un travail muséographique, préconisant la division en neuf sections, la nécessité d'un catalogue plus scientifique et des travaux dans la grande galerie.

Le Louvre, palais des rois, grand lieu du passé de la France, devenait, par la volonté de la Révolution, une leçon ouverte de civisme par l'image, et l'instigateur d'une nouvelle réflexion sur les notions d'histoire de l'art et de muséographie.

Napoléon III et le Louvre : l'achèvement du Grand Dessein[modifier | modifier le code]

Sous la direction des architectes Lefuel et Visconti furent menés les grands travaux parachevant l'œuvre des siècles précédents et réalisant enfin la réunion du Louvre et des Tuileries ; l'aile de la rue de Rivoli, ébauchée sous Napoléon Ier, fut édifiée en symétrique de la galerie du bord de l'eau, elle-même modifiée et abritant désormais le grand escalier d'honneur, accès principal aux galeries du musée jusqu'aux transformations de la fin du XXe siècle. Furent édifiés également les pavillons enserrant l'actuelle cour de la pyramide et délimitant quatre cours intérieures.

La Troisième République et la destruction des Tuileries[modifier | modifier le code]

Après les évènements tragiques de la Commune, en 1871, qui aboutirent à l'incendie des Tuileries édifié sous Catherine de Médicis au XVIe siècle et de l'aile nord du Louvre, le nouveau gouvernement républicain chargea Lefuel de reconstruire le pavillon de Marsan sur le modèle de ce qu’il avait déjà réalisé au pavillon de Flore, ainsi qu’une partie de l'aile Rohan. Ces travaux s'étalèrent de 1874 à 1880, mais le manque d'argent empêcha Lefuel de construire le pendant du pavillon des Sessions, qui devait abriter un théâtre, ainsi que les grands guichets au nord, semblables à ceux déjà construits au sud.

Les Tuileries restèrent en ruine durant douze années. Mais dès 1874, en marge de la reconstruction du pavillon de Marsan, on avait déjà rasé les deux ailes latérales des Tuileries. La partie centrale entre le pavillon de la Chapelle (ancien pavillon du théâtre) et le pavillon Bullant resta en l’état. Malgré un excellent état de conservation des ruines, la Troisième République préféra annihiler, durant les années 1880, ce symbole du pouvoir des régimes déchus en occultant délibérément le rôle primordial des Tuileries dans l’histoire de la Première République.

Bien sûr, il était prévu de reconstruire un édifice qui rappellerait les proportions du palais disparu afin d’y installer un musée d’art moderne, mais l’instabilité politique perdura et ajourna toute décision. En effet sur ces douze années d’indécision, il ne fallut pas moins de trois présidences et dix-sept ministères pour détruire l’œuvre nationale.

Il n’est pas trop fort de parler de destruction de l'esprit du Grand Dessein : la raison même qui lui avait donné naissance était la réunion du vieux Louvre au palais des Tuileries.

Arc de triomphe du Carrousel avec vue sur le Louvre.

Un Comité national pour la reconstruction des Tuileries propose de reconstruire les Tuileries à l'identique, afin de rétablir l'harmonie d'ensemble tout en considérant l'avantage que serait un agrandissement du musée du Louvre qui manque de place.

Cela étant dit, les détracteurs de ce projet estiment que la reconstruction, extrêmement coûteuse premièrement, renfermerait le Louvre sur lui même et couperait de ce fait la ligne Est-Ouest Louvre-Etoile-Défense (les 3 arcs), symbole de l'évolution de Paris à travers les âges et de sa projection vers l'avenir, une sorte de nouveau Grand Dessein.

Le palais et ses alentours sont protégés au titre des monuments historiques[17] : L'arc de triomphe du Carrousel, commémorant la conquête de l'Empire germanique en 1806, fait l'objet d'un classement par arrêté du 10 septembre 1888, le palais du Louvre fait l'objet d'un classement en 1889 et le jardin des Tuileries fait l'objet d'un classement par article du journal officiel du 18 avril 1914.

Création des fossés de la colonnade[modifier | modifier le code]

La Colonnade du Palais du Louvre photographiée entre 1870 et 1913, avant la création des fossés.

En 1963, le ministre de la Culture, André Malraux décide la recréation des fossés orientaux du Louvre devant la colonnade de Perrault, de raser les jardins et de déposer les grilles. Ce projet ne correspond pas à un projet historique et contribue à détacher le palais de la ville, pour le mettre en valeur. L'architecte en chef des Monuments historiques Jean-Marie Trouvelot en est le maître d’œuvre, et les travaux commencent à partir de 1963 sans réel contrôle des archéologues, mais avec le soutien des militaires du génie[18]. On découvre les fondations de la façade projetée par Le Vau et la restauration invente un nouvel état en construisant un pont pour enjamber le fossé. On construit un grand mur de contrescarpe et les découvertes sont arasées, pour créer des douves qui n'ont jamais existé de l'aveu même de l'inspecteur général Chauvel, qui défend le principe selon lequel Mansart avait envisagé une telle solution[19].

Le palais aujourd'hui[modifier | modifier le code]

De 1981 à 1999, le palais fait l'objet d'importants travaux de modernisation désignés sous le nom de Grand Louvre et entrant dans le cadre des « Grands Travaux » définis par le président de la République François Mitterrand. Ces aménagements consistant à rendre la totalité du palais à sa fonction de musée (jusqu'en 1989, une partie de celui-ci abritait également le ministère des Finances), sont caractérisés par la construction de la pyramide de verre (inaugurée le ), située au milieu de la cour Napoléon, œuvre de l'architecte sino-américain Ieoh Ming Pei et qui mène à un grand hall d'accueil souterrain. Une copie en plomb de la Statue équestre de Louis XIV sous les traits de Marcus Curtius par Le Bernin et Girardon est alors ajoutée.

Les travaux de construction et d'aménagement ont permis la découverte d'importants vestiges de la forteresse médiévale qui ont été intégrés à l'offre de visite du musée.

Le palais accueille aujourd'hui :

  • le musée du Louvre,
  • l'Union centrale des arts décoratifs (UCAD) et ses collections (arts décoratifs, mode et textile et, dans un musée (Musée de la Publicité) situé juste à côté, leurs collections de publicités) ainsi que sa bibliothèque et les « ateliers du Carrousel »,
  • l'École du Louvre (sites Rohan et Flore),
  • le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) : laboratoire du Carrousel et ateliers de Flore,
  • les galeries commerciales du Carrousel du Louvre : 16 000 mètres carrés, plus de 50 boutiques,
  • les espaces d'exposition « Carrousel du Louvre » de Paris Expo : 7 100 mètres carrés, 4 salles destinées à accueillir des manifestations de prestige.
La pyramide du Louvre au centre de la cour Napoléon

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. de Philippe Auguste à nos jours
  2. Geneviève Bresc-Bautier, Mémoires du Louvre, Paris, Gallimard, « Découvertes », 1998, p. 21 et s.
  3. « Notre-Dame, le Sacré-Cœur et le Louvre, les sites les plus visités à Paris », sur lexpress.fr,‎ 2 juillet 2012
  4. J. Bourciez, Phonétique française, Éditions Klincksieck, Poitiers, 1982, p. 89, remarque I.
  5. Article sur le nom « Louvre(s) » dans le Magazine litteraire
  6. Henri Sauval : « Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris » - publié en 1724 - Tome II, Page 9, livre 7 - sur 'Les bibliothèques virtuelles humanistes
  7. « Connaître la BNF », sur BNF (consulté le 12 février 2010)
  8. Pierre-Yves Le Pogam, "Le Louvre de Charles V - Un palais pour un roi sage", Grande Galerie - Le Journal du Louvre, juin/juillet/août 2012, n° 20, page 102.
  9. Histoire du livre en France depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789 par E. Werdet - à Paris, chez Dentu, MDCCLXI
  10. Monique Chatenet, La Cour de France au XVIe siècle. Vie sociale et architecture, Picard, 2002, p. 238. La salle autrefois couverte par une charpente de poutres apparentes a été modifiée, depuis, à plusieurs reprises. La plus importante des modifications concerne la façade côté fossé (côté ouest) ; elle donne aujourd'hui sur la pyramide de Pei, mais au XVIe siècle, elle donnait sur la cour des cuisines et n'était pas autant décorée que la façade côté cour ; la façade actuelle a été refaite sous Napoléon III (les fenêtres ont été alignées) ; voir également Henri Zerner, "Lescot, Goujon et le Louvre" dans L'Art de la Renaissance en France : l'invention du classicisme, Paris, Flammarion, 2002, p. 184.
  11. Les marchés de charpente et de couverture sont passés en 1553. Julie Degageux, « Le palais du Louvre au XVIe siècle : les projets de Pierre Lescot pour François Ier et Henri II », in Documents d'histoire parisienne, n°7, 2007, p. 31.
  12. Également appelée salle basse, grande salle, grande salle de bal et aujourd'hui salle des cariatides.
  13. Apparu dans les châteaux à la fin du règne de François Ier. Monique Chatenet, La Cour de France au XVIe siècle. Vie sociale et architecture, Picard, 2002, p. 172.
  14. Monique Chatenet, La Cour de France au XVIe siècle. Vie sociale et architecture, Picard, 2002, p. 74.
  15. Henri Zerner, "Lescot, Goujon et le Louvre" dans L'art de la Renaissance en France : l'invention du classicisme, Paris, Flammarion, 2002, p. 155.
  16. La décision de la construction de ce pavillon intervient entre 1553 et 1556. Julie Degageux, « Le palais du Louvre au XVIe siècle : les projets de Pierre Lescot pour François Ier et Henri II », in Documents d'histoire parisienne, n°7, 2007, p. 32-33.
  17. « Notice no PA00085992 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/lha_1627-4970_2002_num_3_1_902
  19. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rvart_0035-1326_1987_num_78_1_347665

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julie Degageux, « Le palais du Louvre au XVIe siècle : les projets de Pierre Lescot pour François Ier et Henri II », in Documents d'histoire parisienne, n°7, 2007.
  • Gabrielle Bartz et Eberhard König, Le Musée du Louvre, éditions Place des Victoires, Paris, 2005.
  • Michel Carmona, Le Louvre et les Tuileries : huit siècles d'histoire, La Martinière, 2004.
  • Henri Zerner, "Lescot, Goujon et le Louvre" dans L'Art de la Renaissance en France : l'invention du classicisme, Paris, Flammarion, 2002.
  • Alexandre Cojannot, « Mazarin et le « grand dessein » du Louvre. Projets et réalisations de 1652 à 1664 », in Bibliothèque de l'école des chartes, no 161-1, 2003, p. 133-219, [lire en ligne].
  • Collectif, Conseiller-coordinateur : Geneviève Bresc-Bautier, conservateur en chef du département des Sculptures, Le Louvre, Trésors du plus grand musée du monde, Paris, Sélection de Reader’s Digest,‎ 1991, 384 p. (ISBN 2-7098-0632-3)
    Préface de Michel Laclotte, directeur du musée du Louvre

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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