Union pour la démocratie française

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Union pour la démocratie française
Image illustrative de l'article Union pour la démocratie française
Logo officiel
Présentation
Dernier président François Bayrou
Fondation 1er février 1978
Idéologie Centrisme, social-libéralisme, démocratie chrétienne
Affiliation européenne Parti populaire européen
puis Parti démocrate européen
Couleurs orange
Site web www.udf.org

L’Union pour la démocratie française (UDF) est une fédération de partis politiques français du centre ou du centre droit, suivant les points de vue, d'inspiration démocrate-chrétienne et laïque. Fondée en 1978 en soutien au président Valéry Giscard d'Estaing, l'UDF est aujourd'hui membre fondateur du Mouvement démocrate (MoDem), auquel ses responsabilités ont été déléguées en 2007.

Historique de l'UDF[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

L'UDF est fondée le 1er février 1978 par Michel Poniatowski sur l'idée de Jean Lecanuet et de Jean-Jacques Servan-Schreiber pour aider le président Valéry Giscard d'Estaing à disposer d'un parti le soutenant en vue des élections législatives de 1978, qui s'annoncent difficiles pour la droite. Une liste de candidats pouvant se revendiquer de l'appartenance à l'Union pour la démocratie française est publiée le 1er février 1978, sans toutefois qu'un nouveau parti soit créé. Le nom de l'UDF provient du titre du livre de VGE, Démocratie française, vendu à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires.

Elle réunit six composantes, du centre et de la droite non-gaulliste, qui demeurent chacune des partis politiques indépendants :

Le 3 mars 1978, l'UDF se dote d'une structure provisoire : Michel Pinton (Parti républicain) en devient délégué général et un comité exécutif et un conseil national, composés de personnalités issues des différentes mouvances, sont créés.

Le centrisme[modifier | modifier le code]

L'UDF connaît le succès dès les législatives de mars 1978, avec 21,37 % des voix et 123 sièges. Elle permet au 3e gouvernement Raymond Barre d'avoir une majorité à l'Assemblée Nationale, le RPR étant le partenaire obligé de cette coalition. Les élections européennes de juin 1979 sont un nouveau succès pour l'UDF qui arrive en tête avec 27,61 % des voix devant le PS, le PC et le RPR.

L'UDF passe dans l'opposition en mai 1981, à la suite de la défaite de Valéry Giscard d'Estaing, battu par François Mitterrand, lors de l'élection présidentielle, et de la défaite aux législatives de juin 1981, où elle obtient 19,17 % des voix. Dirigée par Jean Lecanuet (jusqu'en 1988), elle apparaît surtout comme un «syndicat» d'élus locaux et de notables, dès les cantonales de mars 1982 où la coalition UDF-RPR-divers droite dépasse de nouveau la coalition PS-PC-MRG. L'engagement européen reste une valeur fédératrice forte. Simone Veil dirige ainsi aux européennes de juin 1984 une liste UDF-RPR qui obtient 43,01 % des voix et 41 sièges sur 81. Sur le plan national, et faute sans doute d'un dirigeant d'envergure malgré le retour progressif à la vie politique de Valéry Giscard d'Estaing qui en prend la présidence en 1986 (jusqu'en 1996), l'UDF laisse au RPR et à Jacques Chirac la direction de la coalition de droite et de centre-droit aux législatives de mars 1986, où le scrutin proportionnel départemental impose un certain nombre de listes d'union. Avec à l'Assemblée Nationale 114 sièges et 17 apparentés, l'UDF est alors le partenaire minoritaire du 2e gouvernement Chirac auquel participent notamment André Giraud, François Léotard, Alain Madelin, Pierre Méhaignerie ou René Monory.

Lors de l'élection présidentielle de 1988, Raymond Barre, candidat officiel de l'UDF obtient un score de 16,54 % des voix, derrière François Mitterrand et Jacques Chirac. Réélu au second tour, François Mitterrand, privé d'une majorité socialiste absolue lors des législatives de juin 1988, mène une politique d'« ouverture » qui permet au gouvernement Rocard, puis aux gouvernements Édith Cresson et Pierre Bérégovoy d'obtenir le soutien ponctuel d'un groupe centriste spécifique à l'Assemblée nationale (Union du centre) et la participation de plusieurs membres historiques de l'UDF, notamment Jean-Pierre Soisson. PS et centristes de la « majorité présidentielle » sont également alliés lors des élections cantonales et régionales de mars 1992, le plus souvent face à des listes d'union RPR-UDF qui globalement remportent le scrutin[1].

L'UDF est l'alliée du RPR aux élections législatives de 1993, au sein de l'Union pour la France, et participe aux gouvernements Édouard Balladur puis Alain Juppé. En 1995, l'ancien Premier ministre Raymond Barre devient maire et président de la communauté urbaine de la deuxième agglomération de France, Lyon.

L'UDF commence à se désagréger avec la perte d'influence de son fondateur qui ne réussit plus à surmonter les divergences des courants de pensée au sein du mouvement. Il n'y eut d'ailleurs pas d'UDF candidat aux présidentielles de 1988 et 1995 : Raymond Barre, candidat en 1988, n'est qu'apparenté, et l'UDF -comme d'ailleurs le RPR- se déchire en 1995 entre partisans d'Édouard Balladur (CDS et une partie du PR) et de Jacques Chirac (comme Alain Madelin, Charles Millon, et l'ensemble du PPDF derrière Hervé de Charette).

Les élections régionales de 1998 entraînent une scission. Alors que plusieurs présidents de région avaient été élus avec les voix de l'extrême droite, François Bayrou, alors président de Force Démocrate et Alain Madelin, président de Démocratie libérale, se divisent sur la condamnation de ces accords. La position de François Bayrou, qui s'oppose aux alliances avec le Front national (FN), l'emporte finalement, et Démocratie libérale choisit de quitter l'UDF quelques semaines plus tard. Quelques dissidents de DL comme Gilles de Robien et François Léotard décident de rester à l'UDF, au sein d'un Pôle républicain indépendant et libéral (PRIL).

La « Nouvelle UDF »[modifier | modifier le code]

Élu président de l'UDF la même année, François Bayrou décida d'unifier les différentes composantes de l'UDF pour créer un nouveau parti, marqué au centre. En novembre 1998, au Congrès fondateur de Lille, les adhérents approuvèrent le principe de la fusion entre FD, le PRIL et l'UDF-AD, tandis que le Parti radical (PR) et le PPDF conservaient leur autonomie : la Nouvelle UDF était née.

Rapidement, François Bayrou affirma sa volonté de prendre ses distances vis-à-vis du RPR, menant lui-même une liste UDF aux élections européennes, face à la liste RPR-DL. Mais cette stratégie suscita des oppositions au sein des élus UDF qui furent nombreux à choisir, lors de l'élection présidentielle de 2002, de soutenir Jacques Chirac plutôt que François Bayrou. Malgré son relatif succès, François Bayrou, arrivé en quatrième position avec 7 % des voix, ne put s'opposer à la création de l'UMP, lancée par Jacques Chirac et Alain Juppé dès le lendemain du dimanche 21 avril 2002 pour unifier les partis de la droite et du centre.

Une grande partie des élus UDF quittèrent le mouvement pour rejoindre l'UMP. Toutefois, aux élections législatives de 2002, l'UDF parvint, avec 29 députés, à conserver un groupe politique à l'Assemblée Nationale. Cette tribune lui permit d'affirmer sa différence en s'opposant à plusieurs reprises au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

En 2003, après une campagne électorale dirigée par Benjamin Ferniot, directeur de cabinet de François Bayrou, Christian Blanc, apparenté radical de gauche, ancien PDG d'Air France puis de la RATP, étant présenté par Anne-Marie Idrac, députée UDF sortante, remporta au premier tour le siège de député de la troisième circonscription des Yvelines.

L'UDF retrouva un niveau de 12 % des suffrages exprimés au premier tour des élections régionales de 2004 et aux élections européennes de juin 2004. Ce succès est en partie dû à l'alternative qu'elle propose aux électeurs de droite et du centre mécontents de la politique du gouvernement, notamment sur les questions sociales ; en partie à son engagement européen, qui lui permet de séduire au-delà de sa sphère d'influence traditionnelle. Lors des élections régionales 2004 le président de l'UDF François Bayrou, tête de liste UDF dans la région Aquitaine, a décidé, au second tour des élections régionales de 2004, de se désister, en faveur du candidat UMP Xavier Darcos. Au cours de ce scrutin, aucun candidat de l'UDF ne s'est désisté au second tour au profit d'un candidat du Parti socialiste.

Après les élections européennes, l'UDF a quitté le Parti populaire européen (historiquement le parti des Démocrates-chrétiens, mais désormais élargi à toutes les formations de droite), prenant pour prétexte l'euroscepticisme croissant du parti, pour fonder avec le centre-gauche italien de la Margherita un nouveau parti pro-européen, le Parti démocrate européen qui forme avec les libéraux le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE-ALDE) au Parlement européen.

Le 8 juin 2005, pour la première fois depuis 2002, l'UDF a refusé de voter la confiance au premier gouvernement Dominique de Villepin, à la suite du discours de politique générale que ce dernier a prononcé devant l'Assemblée nationale. La moitié du groupe des députés UDF a ensuite voté contre le projet de budget 2006 présenté par ce gouvernement ; les sénateurs Union centriste se sont abstenus.

L'« UDF libre et indépendante »[modifier | modifier le code]

Les 28 et 29 janvier 2006, lors du Congrès extraordinaire de Lyon, les adhérents de l'UDF (91,1 % des votants) ont apporté leur soutien à la motion unique de François Bayrou définissant l'UDF comme un « parti libre et indépendant », au centre, séparé des majorités et opposition de droite comme de gauche et garant d'une démocratie pluraliste. Les partisans d'une alliance pré-électorale avec l'UMP, menés par le ministre Gilles de Robien sont marginalisés au sein du parti. Gilles de Robien avait été suspendu de ses fonctions exécutives au sein du parti à la suite de son entrée au gouvernement Villepin, contraire à la décision de non-participation de l'UDF.

Tout en soutenant la ligne défendue par François Bayrou, un certain nombre d'élus locaux de l'UDF et de parlementaires avaient exprimé leurs réserves quant à son application trop radicale. Ils mettaient en avant que l'UDF participait à de nombreux exécutifs de collectivités territoriales (communes, départements, région) aux côtés de l'UMP, ce qui la place toujours comme un allié naturel de la droite. Il est d'ailleurs à noter qu'il existe une collectivité territoriale de taille importante qui est cogérée par l'UDF et un parti de gauche, le grand Lyon, géré par une coalition PS-Verts-PCF-UDF. Mais il en existe d'autres, à des échelons plus locaux, à Nice notamment.

Les députés UDF n'ont voté ni la confiance au gouvernement Villepin, ni la motion de censure déposée contre ce Gouvernement Villepin le 21 février 2006 par les députés socialistes.

Le 16 mai 2006, dans le cadre de l'affaire Clearstream 2, François Bayrou et dix autres députés UDF votent la motion de censure déposée par l'opposition (Parti socialiste) contre le gouvernement Villepin. C'est la première fois depuis la création du parti en 1978 qu'un dirigeant centriste se rallie à un texte de cette nature. Toutefois, la position de François Bayrou est restée relativement minoritaire au sein du groupe parlementaire de l'UDF qui comptait alors 29 membres (dont les apparentés).

En réaction, Gilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement Villepin, a lancé, le 21 mai, le cercle Société en mouvement, favorable à l'appartenance de l'UDF à la majorité, et qui est restée sans lendemain, à défaut d'être soutenue par la dominante sarkoziste de l'UMP.

Le 10 juin, depuis Issy-les-Moulineaux, fief de l'UDF historique André Santini, Bayrou lance son appel à une « révolution civique », en présence de Gilles de Robien, venu reconnaître « la légitimité de François Bayrou en tant que président de l'UDF candidat à l'élection présidentielle ». Celui-ci est néanmoins chahuté par une très grande partie des conseillers nationaux UDF présents et quittera l'assemblée au motif d'un agenda chargé.

Le 22 avril 2007, François Bayrou arrive en troisième position à l'élection présidentielle avec un score de 18,57 % , derrière Nicolas Sarkozy (UMP avec 31,18 % des voix) et Ségolène Royal (PS avec 25,87 % des voix).

Sévèrement attaqué par l'UMP pour avoir accepté de participer à un débat télévisuel proposé par la candidate au second tour Ségolène Royal et relevant que de son côté le candidat Nicolas Sarkozy refuse comme « non légitime » tout débat officiel et démocratique avec lui, François Bayrou ne donne pas de consigne et indique à titre personnel « ne pas vouloir voter pour Nicolas Sarkozy ». En décembre 2010, il confiera avoir voté blanc[2].

En opposition à cette position, 24 députés UDF ayant pour la plupart appelé à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour – et également soucieux d'être réélus aux législatives de juin 2007 sans désorienter leur électorat habituel de centre-droit et avec le soutien de l'UMP – publient le 8 mai 2007 dans Le Figaro une tribune intitulée « Pour un centre libre dans la majorité présidentielle »[3]. Ils y déclarent entrer en dissidence avec les positions de François Bayrou et appellent pour la plupart (MM. Albertini et de Courson reviendront sur cet appel) à la constitution d'un nouveau parti politique de centre-droit, partenaire de l'UMP, ce qui sera fait avec la fondation du Nouveau Centre.

En réponse, lors du conseil national UDF du 10 mai suivant, les 1 500 conseillers nationaux UDF présents décident à l'unanimité moins 4 voix d'appeler la constitution d'un nouveau parti politique dénommé Mouvement démocrate et que l'UDF présentera des candidats aux législatives sous la bannière UDF - MOUVEMENT DÉMOCRATE.

La liste des candidats du MoDem, arrêtée le 20 mai 2007, comporte 535 candidats à la députation sur 577 circonscriptions, plus que le Parti socialiste et le record dans l'histoire de l'UDF.

L'UDF sur le plan international[modifier | modifier le code]

Le Parti démocrate européen, de tendance réformiste et centriste, est un parti politique européen créé le 16 avril 2004 par le Français François Bayrou et l'Italien Francesco Rutelli qui sont ses deux premiers coprésidents, Romano Prodi en étant le président d'honneur. Le chef de l'UDF a créé dans la foulée, fin février 2006 avec la New Democrat Coalition américaine, composante parlementaire du Parti démocrate, une « internationale », ou plutôt une Alliance mondiale des Démocrates. En Italie, un important Parti démocrate, réunissant la gauche ex-communiste et le centre-gauche chrétien, a vu le jour dans un congrès convoqué en octobre 2006.

La marque UDF[modifier | modifier le code]

Selon le journaliste Laurent de Boissieu[4], la marque UDF aurait été déposée plusieurs fois auprès de Institut national de la propriété industrielle (INPI). En effet, lors du dépôt d'une marque, l'INPI rappelle les exigences de droit antérieur[5] mais ne les contrôle pas lui-même. Hervé de Charette, ancien membre de l'UDF ayant rejoint l'UMP en 2002, aurait déposé le 8 mars 2004 la marque « Union pour la démocratie française UDF » au nom de la Fédération nationale des Clubs Perspectives et Réalités, elle-même ayant été renommée le 1er juillet 1995 Parti populaire pour la démocratie française, puis en 2002 « Convention démocrate » lors de son adhésion à l'UMP. La personne morale UDF aurait ensuite déposé, entre 2006 et 2008, les marques suivantes : « Nouvelle UDF », « UDF », « Union pour la Démocratie française », « Parti démocrate - UDF », « UDF LE PARTI LIBRE ».

En avril 2007, Hervé de Charette revendique la propriété de la marque UDF au titre de l'antériorité. La direction de l'UDF - intégrée au MoDem - annonce de son côté vouloir « engager des poursuites judiciaires contre ceux qui avaient frauduleusement déposé le nom de l'UDF et sans en avoir ni droit ni qualité pour procéder à un tel dépôt », invoquant l'intention de nuire du déposant. En décembre 2009, Hervé Morin annonce pour le Nouveau Centre son intention de vouloir utiliser le sigle UDF. L'association UDF menace alors le Nouveau Centre de poursuites judiciaires[6]. En décembre 2010, Hervé Morin indique sa décision de « ne pas se lancer dans un combat inutile », « compte tenu de la complexité juridique du droit des marques »[7].

L'UDF, parti fondateur du Mouvement démocrate (MoDem)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mouvement démocrate (France).

Le 25 avril 2007, Le président de l'UDF François Bayrou annonce la création d'un nouveau parti, le Mouvement démocrate (MoDem) regroupant les formations politiques et les militants souhaitant la constitution d'une force politique centriste indépendante de la droite et de la gauche. Ce parti est créé le 7 mai 2007. Les membres fondateurs du Mouvement démocrate sont : François Bayrou, Marielle de Sarnez, Michel Mercier et Jacqueline Gourault. Le Mouvement démocrate est dans ses statuts un mouvement politique unitaire.

François Bayrou propose au vote, lors du conseil national le 10 mai 2007, le principe de la création du Mouvement démocrate. L'UDF est devenue, lors de son dernier congrès, le 30 novembre 2007 à Villepinte, membre fondateur du Mouvement démocrate, dont les statuts, déposés en préfecture le 9 mai 2007, sont très proches de ceux de l'UDF et ne permettent pas l'appartenance à deux partis politiques. Le siège de l'UDF (133bis, rue de l'Université, à Paris) est devenu le siège du MoDem.

Formellement et selon le droit des associations[8], l'existence juridique de l'UDF subsiste pour une période transitoire de trois ans. L'UDF délègue aux instances du Mouvement démocrate la « responsabilité de l'action et de l'expression communes », les autres instances nationales et locales de l'UDF devant « s'intégrer aux instances correspondantes du Mouvement démocrate ». Pendant cette période transitoire, « les intérêts juridiques, matériels et moraux » de l'UDF doivent être « garantis et administrés par un bureau de vingt à trente membres désignés par le Congrès, sur proposition du président dont le mandat est prorogé ».

Selon certains médias et observateurs situés plus à droite, ce montage juridique - dont l'un des objets est sans conteste de garantir provisoirement la continuité des financements publics - marque la « mort de l'UDF[9] ».

Afin de marquer immédiatement son existence politique, le Mouvement démocrate présente des candidats aux élections législatives de juin 2007 sous l'étiquette « UDF-Mouvement démocrate », le financement de ces candidats étant assuré par l'UDF[réf. nécessaire]. Cette dénomination « UDF-Mouvement démocrate » n'est pas reprise lors des élections suivantes: municipales de mars 2008 (sauf en de rares exceptions), européennes de juin 2009 (« Démocrates pour l'Europe »[10]) et régionales de mars 2010 (« Centre-MoDem »[11]).

Nouveau Centre, Alliance centriste et autres députés UDF opposés à la création du MoDem[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Nouveau Centre et Alliance centriste.

En mai 2007, une large majorité (23 sur 29 en prenant en compte les apparentés) des députés de l'UDF n'ont pas suivi François Bayrou dans son intention de création du Mouvement démocrate (MoDem), reprenant la ligne défendue par Gilles de Robien d'une alliance des centristes dans la majorité présidentielle, qui maintiendrait l'UDF au centre-droit. Cette position a été notamment défendue par des personnalités comme Hervé Morin, président sortant du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Maurice Leroy, vice-président de l'UDF. D'autre part, Jean-Louis Bourlanges, député européen exprimait des réserves sur la stratégie.

La plus grande partie du groupe des députés UDF sortants, en désaccord avec la ligne politique de Francois Bayrou, a pris l'initiative de fonder le Nouveau Centre, en présentant des candidats sous cette étiquette aux élections législatives de 2007.

Une autre partie des cadres et militants ont créé l'Alliance centriste ou encore Avenir démocrate, tandis que d'autres ont rejoint le Forum des républicains sociaux, parti associé à l'UMP, ou sont devenus « centristes sans étiquette ».

Représentation de l'UDF à l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Nombre de députés du groupe UDF-AN[modifier | modifier le code]

  • 1978-1981 : 108 membres et 15 apparentés (sur 491)
  • 1981-1986 : 51 membres et 11 apparentés (sur 491)
  • 1986-1988 : 114 membres et 17 apparentés (sur 577)
  • 1988-1993 : 81 membres et 9 apparentés (sur 577)

dont le groupe Union du centre : 34 et 7 respectivement.

  • 1993-1997 : 213 membres et 2 apparentés (sur 577).
  • 1997-2002 : 107 membres et 7 apparentés (sur 577)

30 membres ont fondé le groupe Démocratie libérale et indépendants en 1998.

  • 2002-2007 : 27 membres et 3 apparentés (sur 577) - 1 Pierre-Christophe Baguet radié le 09/10/06 pour avoir publiquement annoncé son soutien à Nicolas Sarkozy, pour l'élection présidentielle.

Députés de la XIIe législature[modifier | modifier le code]

Députés de la XIIIe législature[modifier | modifier le code]

Élus sous l'étiquette « UDF » et/ou « MoDem » en juin 2007 :

  • Thierry Benoit, investi par le MoDem aux élections législatives de juin 2007, a toujours revendiqué son unique appartenance à l'UDF. Il a rompu avec le MoDem lors de son congrès fondateur de décembre 2007 et a siégé à l'Assemblée nationale en tant que non-inscrit jusqu'en juillet 2008, date à laquelle il s'est apparenté au groupe du Nouveau Centre[13];
  • Abdoulatifou Aly (directement élu avec l'étiquette « Mouvement démocrate », il n'a pas appartenu à l'UDF).

Le groupe Union centriste[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Union centriste.

Les sénateurs membres du Mouvement démocrate, du Nouveau Centre, de l'Alliance centriste, ainsi que certains qui ne sont affiliés à aucune de ces formations siègent au groupe Union centriste. En juin 2009, ce groupe comporte 29 membres dont 28 anciens UDF.

Autres élus principaux[modifier | modifier le code]

La délégation UDF au Parlement européen, présidée par Marielle de Sarnez, comprenait 11 députés européens au sein de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe. 3 députés l'ont quittée en janvier 2008 pour former la délégation de l'Alliance citoyenne pour la démocratie en Europe de Jean-Marie Cavada (ELDR) depuis avril 2008).

Avant la création du MoDem, huit conseils généraux avaient des présidents UDF (entre parenthèses leur éventuelle nouvelle étiquette à la suite de la création du MoDem) : Calvados, Loir-et-Cher (Nouveau Centre), Mayenne (Union centriste-UDF), Morbihan (MoDem), Pyrénées-Atlantiques (MoDem), Haut-Rhin (UMP), Rhône (MoDem), Somme (Nouveau Centre).

Avant la création du MoDem, plusieurs maires étaient UDF (entre parenthèses leur éventuelle nouvelle étiquette à la suite de la création du MoDem) : Annecy (Nouveau Centre), Amiens (Nouveau Centre), Arras (MoDem), Biarritz (MoDem), Blois (Nouveau Centre), Deauville (centriste indépendant), Drancy (Nouveau Centre), Issy-les-Moulineaux (Nouveau Centre), Le Plessis-Trévise (MoDem), Meudon(Nouveau Centre), Montrouge (Nouveau Centre), Noisy-le-Sec (MoDem), Redon (divers droite), Reims (divers droite), Rouen (centriste indépendant), Saint-Brieuc (MoDem), Talence (MoDem), Ville-d'Avray (MoDem).

Présidents du Parlement européen[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

  • Législatif de 1978 : l'UDF obtient 21,5 % des voix et 123 députés.
  • Européenne de 1979 : l'UDF obtient 27,61 % des voix pour Simone Veil et 25 députés.
  • Présidentielle de 1981 : au 1er tour 28,32 % des voix et 48,24 % au second tour pour Valéry Giscard d'Estaing.
  • Législatif de 1981 : l'UDF obtient 20 % des voix et 65 députés.
  • Européenne de 1984 : liste UDF/RPR 43,3 % des voix pour Simone Veil et 41 députés.
  • Législatif de 1986 : union UDF/RPR 22 % des voix et 147 députés.
  • Présidentielle de 1988 : 16,5 % des voix au 1er tour pour Raymond Barre.
  • Législatif de 1988 : l'UDF obtient 19 % des voix et 129 députés.
  • Européenne de 1989 : liste RPR/UDF 28,8 % des voix et 26 députés pour Valéry Giscard d'Estaing.
  • Législatif de 1993 : l'UDF obtient 18,8 % des voix et 215 députés.
  • Européennes de 1994 : liste RPR/UDF 25,5 % des voix et 28 députés pour Dominique Baudis.
  • Présidentielle de 1995 : l'UDF soutient Édouard Balladur.
  • Législatif de 1997 : l'UDF obtient 14,24 % des voix et 114 députés.
  • Européennes de 1999 : liste UDF de François Bayrou 9,78 % des voix et 9 députés.
  • Présidentielle de 2002 : 6,84 % des voix au 1er tour pour François Bayrou.
  • Législatif de 2002 : l'UDF obtient 4,88 % des voix et 29 députés.
  • Européenne de 2004 : liste UDF 12 % des voix et 11 députés pour François Bayrou.
  • Présidentielle de 2007 : 18,57 % des voix pour François Bayrou au 1er tour.
  • Législatif de 2007 : 7,66 % des voix pour l'union UDF/MoDem et 3 députés.

Organigramme national[modifier | modifier le code]

Président[modifier | modifier le code]

  • François Bayrou : conseiller général du canton de Pau-Sud (réélu le 26 janvier 2011 pour une durée statutaire de 3 ans)

Membres du bureau[modifier | modifier le code]

Vingt-six membres désignés par le congrès du 30 novembre 2007, sur proposition du président[14] :

Anciens vice-présidents exécutifs[modifier | modifier le code]

Anciens vice-présidents[modifier | modifier le code]

Ancien porte-parole[modifier | modifier le code]

Campagne présidentielle 2007[modifier | modifier le code]

Parmi les conseillers de François Bayrou

Liste des présidents[modifier | modifier le code]

Jeunes UDF[modifier | modifier le code]

Fondés en 1998, lors de l'unification de l'UDF, les Jeunes UDF regroupent les adhérents de l'UDF de 16 à 34 ans inclus. Présents dans toutes les instances de l'UDF, ils prennent activement part au débat interne au parti et font valoir leurs positions. Chaque année, ils organisent l'Université d'été de l'UDF, moment fort de la vie du mouvement. Contrairement à de nombreux mouvements politiques jeunes, les Jeunes UDF disposent de leurs propres structures et choisissent eux-mêmes leurs responsables :

  • un président national : Jean-Yves de Chaisemartin, élu pour deux ans au suffrage universel des adhérents ;
  • un bureau national élu en même temps que le président et chargé de l'animation quotidienne du mouvement ;
  • un conseil national formé de membres élus au sein de chaque fédération, qui tient régulièrement des réunions thématiques.

Au niveau de chaque département existe une fédération des Jeunes UDF organisée de manière similaire :

  • le président fédéral est élu pour deux ans par l'ensemble des adhérents de la fédération ;
  • le bureau fédéral est élu en même temps que le président et chargé de l'animation de la fédération.

Si la fédération départementale compte moins de 10 adhérents, un délégué fédéral nommé par le président national tient le rôle du président et du bureau.

Les congrès[modifier | modifier le code]


Anciens logos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]