Province de Hainaut
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
| Province de Hainaut | |
Héraldique |
Drapeau |
Localisation de la province en Belgique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Communauté | |
| Chef-lieu | |
| Arrondissements | Ath Charleroi Mons Mouscron Soignies Thuin Tournai |
| Gouverneur | Tommy Leclercq |
| ISO 3166-2 | BE-WHT |
| Code INS | 50000 |
| Démographie | |
| Population | 1 317 284 hab. (01/01/2011) |
| Densité | 348 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Superficie | 378 600 ha = 3 786 km2 |
| Localisation | |
Les 69 communes de la province |
|
| Liens | |
| Site web | hainaut.be |
| modifier |
|
La province de Hainaut, couramment appelée le Hainaut, est une province de Belgique située en Région wallonne.
Elle est située à l'ouest de la Belgique et est placée sous la tutelle de la Région wallonne.
Sommaire |
Histoire [modifier]
L'origine de la province de Hainaut remonte à 1795, lors de la réunion des Pays-Bas autrichiens à la France révolutionnaire, le département de Jemmapes (parfois orthographié Jemappes, Jemmappes, Jemmape ou Jemappe) fut principalement fondé sur la réunion de la partie nord-est de l'ancien comté de Hainaut, du Tournaisis et d'une partie du comté de Namur (Charleroi), où sont concentrées la plus grande part des mines de charbon de Belgique.
Le département de Jemmapes doit son nom à la victoire des révolutionnaires contre les troupes impériales autrichiennes à la Bataille de Jemappes en 1792.
Après la chute du Premier Empire, par le traité de Paris du 30 mai 1814, la France conserve les cantons de Dour, Merbes-le-Château, Beaumont et Chimay[1]. Par une ordonnance du 18 août 1814[2], Louis XVIII réunit les cantons de Dour, Merbes-le-Château et Beaumont au département du Nord (le premier, à l'arrondissement de Douai[3] ; les deux autres, à l'arrondissement d'Avesnes[4]) et celui de Chimay au département des Ardennes (arrondissement de Rocroi[5]).
Ce département fut dissous en 1814 et remplacé par la province de Hainaut sous le régime hollandais.
Après Révolution belge de 1830, la Province de Hainaut devint belge.
Ses limites ne furent définitivement établies qu'avec le rattachement de l'arrondissement de Mouscron lors de la fixation de la frontière linguistique en 1963. Les communes de Mouscron, Luingne, Herseaux et Dottignies, ainsi que le hameau du Risquons-Tout, qui dépendait de la commune de Rekkem, ont été transférés de l'arrondissement de Courtrai au nouvel arrondissement de Mouscron. Les anciennes communes de Houtain, Comines, Bas-Warneton, Ploegsteert (ainsi que le hameau Clef d'Hollande de la commune de Neuve-Église) et Warneton furent transférées de l'arrondissement administratif d'Ypres.
Gouverneurs [modifier]
- 1815 - 1822 : Bonaventure de Bousies
- 1823 - 1825 : Hyacinthe van der Fosse
- 1826 - 1828 : Maximilien de Beeckman Libersart
- 1828 - 1830 : Ferdinand de Macar
- 1830 - 1834 : Ambroise De Puydt
- 1834 - 1841 : Jean-Baptiste Thorn (libéral)
- 1841 - 1845 : Charles Liedts (libéral)
- 1845 - 1847 : Édouard Mercier (libéral)
- 1847 - 1848 : Augustin Dumon-Dumortier (libéral)
- 1848 - 1849 : Adolphe de Vrière (libéral)
- 1849 - 1870 : Louis Troye (libéral)
- 1870 - 1878 : Joseph de Riquet de Caraman-Chimay (Parti catholique)
- 1878 : Auguste Wanderpepen
- 1878 - 1884 : Oswald de Kerchove de Denterghem (libéral)
- 1884 - 1885 : Auguste Vergote
- 1885 - 1889 : Joseph d'Ursel (Parti catholique)
- 1889 - 1893 : Charles d'Ursel (Parti catholique)
- 1893 - 1908 : Raoul du Sart de Bouland
- 1908 - 1937 : Maurice Damoiseaux
- 1937 - 1940 : Henri Van Mol
- 1944 - 1967 : Émile Cornez
- 1967 - 1983 : Émilien Vaes
- 1983 - 2004 : Michel Tromont (Parti réformateur libéral)
- 2004 - 2012 : Claude Durieux (Parti socialiste)
- Depuis 2013 : Guy Bracaval, commissaire d'arrondissement, intérim
Commandants militaire [modifier]
- 1841 - 1843 : Général baron Édouard Duval de Beaulieu de Blaregnies
- 1843 - 1844 : Général D. Loix
- 1844 - 1846 : Général baron Pierre Emmanuel Félix Chazal
- 1846 - 1849 : Général Dominique Nypels
- 1849 - 1850 : Colonel C. Dens
- 1850 - 1851 : Général baron Léon Greinol
- 1851 - 1855 : Général E. Crossée
- 1855 - 1858 : Général L. Ducorron
- 1858 - 1860 : Général Jules-Gustave Ablaÿ
- 1860 - 1867 : Général H. Servaes
- 1867 - 1871 : Général C. Lahure
- 1871 - 1872 : Général Augustin Orban de Xivry
- 1872 - 1879 : Général L. de Moor
- 1879 - 1880 : Général F. Daufresne de La Chevalerie
- 1880 - 1882 : Général L. Daudenart
- 1882 - 1883 : Général O. Daywaille
- 1883 - 1888 : Général O. Le Maire
- 1888 - 1890 : Colonel L. Bougart
- 1890 - 1892 : Colonel C. Liagre
- 1892 - 1898 : Général L. Lemercier
- 1898 - 1902 : Général L. Boel
- 1902 - 1903 : Général L. Delee
- 1903 - 1907 : Général H. Courtin
- 1907 - 1909 : Général L. Partoes
- 1909 - 1913 : Général L. Canon
- 1913 - 1924 : Général G. Baix
- 1924 - 1930 : Général J. Piette
- 1930 - 1932 : Général E. Crouquet
- 1932 - 1934 : Général HG. Williame
- 1934 - 1936 : Général AF. Dehaene
- 1936 - 1938 : Général baron Raoul de Hennin de Boussu-Walcourt
- 1938 - 1940 : Colonel Breveté d'État-Major Joseph Leroy
- 1940 - 1944 : Général baron MG. Donnay de Casteau
- 1944 - 1945 : Général AL. Desclée
- 1945 - 1946 : Colonel HP. Lecomte
- 1946 - 1947 : Général Léon Bievez
- 1947 - 1950 : Colonel PM. Houyoux
- 1950 - 1953 : Colonel Breveté d'État-Major GJ. Xhaet
- 1953 - 1954 : Colonel JJL. Gonze
- 1954 - 1956 : Colonel ER. Quintin
- 1956 - 1958 : Colonel EJ. Collet
- 1958 - 1963 : Colonel P. Racot
- 1963 - 1964 : Colonel baron Thierry de La Kethulle de Ryhove
- 1964 - 1965 : Colonel Breveté d'État-Major J. Linard de Guertechin
- 1965 - 1966 : Colonel chevalier J. d'Oreye de Lantremange
- 1966 - 1969 : Colonel M. Minette
- 1969 - 1970 : Colonel Breveté d'État-Major P. Legrand
- 1970 - 1972 : Colonel Breveté d'État-Major G. Schtickzelle
- 1972 - 1973 : Colonel R. Leemans
- 1973 - 1978 : Colonel Breveté d'État-Major baron C. de Viron
- 1978 - 1979 : Colonel Ir F. Salle
- 1979 - 1980 : Colonel F. Leblanc
- 1980 - 1982 : Colonel Breveté d'État-Major chevalier E. de Neve de Roden
- 1982 - 1986 : Colonel G. Bauters
- 1986 - 1990 : Colonel J. Jacquet
- 1990 - 1991 : Colonel Breveté d'État-Major J. Dassy Ir. Aide de camp du Roi
- 1991 - 1994 : Colonel Breveté d'État-Major B. Neirynck Ir.
- 1994 - 1997 : Colonel Breveté d'État-Major P. Dubar
- 1997 - 2000 : Colonel Breveté d'État-Major P. Vergauwen
- 2000 - 2008 : Général F. Massaux Ir.
- 2008 - : Pha colonel Philippe Misson
Armoiries [modifier]
| Blasonnement : Écartelé aux 1. et 4. d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules, aux 2. et 3. d'or au lion de gueules armé et lampassé d'azur. Sous les princes de la maison de Bourgogne, le Hainaut porta des armes semblables à celles de la Flandre, puis, peut-être pour éviter toutes confusions, reprit, sous Philippe le Beau, la combinaison écartelée Hainaut-Hollande. |
Extrait de " Armorial des Provinces et des Communes de Belgique " de Max Servais, édité par le Crédit Communal (1955).
Géographie [modifier]
La province a pour chef-lieu Mons. Sa superficie est de 3 786 km², pour 1 309 880 habitants (Hennuyers ou Hainuyers) ce qui fait d'elle la province la plus peuplée de la Région Wallonne. Outre Mons, ses principales villes sont Charleroi, La Louvière, Mouscron et Tournai. Le Hainaut compte 69 communes réparties dans sept arrondissements administratifs.
Le Hainaut est constitué de différentes sous-régions, dont le Tournaisis, la Thudinie, la Botte du Hainaut, le Borinage, le Centre et le Pays de Charleroi,etc. Ces trois dernières sont connues pour leur passé charbonnier.
L'altitude de la province est comprise entre 10 mètres (Celles) et 365 mètres (L'Escaillère).
Arrondissements [modifier]
La province est divisée en sept arrondissements : Ath, Charleroi, Mons, Mouscron, Soignies, Thuin et Tournai.
Démographie [modifier]
Population par arrondissement [modifier]
Population de droit au premier juillet de chaque année (source : INS[6]) :
| Arrondissement | 01-07-2003 | 01-07-2004 | 01-07-2005 | 01-07-2006 | 01-01-2010 |
|---|---|---|---|---|---|
| Ath | 80 188 | 80 376 | 80 702 | 81 351 | 83 752 |
| Charleroi | 420 414 | 420 863 | 421 586 | 422 121 | 425 110 |
| Mons | 248 431 | 248 776 | 248 828 | 249 323 | 251 901 |
| Mouscron | 69 658 | 69 822 | 70 111 | 70 619 | 72 380 |
| Soignies | 175 949 | 176 872 | 177 812 | 179 441 | 183 169 |
| Thuin | 146 127 | 146 343 | 146 621 | 147 205 | 149 082 |
| Tournai | 140 960 | 141 081 | 141 512 | 141 790 | 144 486 |
| Province de Hainaut | 1 281 727 | 1 284 133 | 1 287 172 | 1 291 850 | 1 309 880 |
Évolution démographique [modifier]
Nombre d'habitants x 1000

- Source : INS - Remarque : 1806 - 1970 = recensements ; à partir de 1980 = population au 1er janvier
Tourisme [modifier]
Sept maisons du tourisme couvrent le territoire de la province du Hainaut.
- La maison du tourisme de Picardie (belge)[7] : Comines-Warneton, Estaimpuis et Mouscron
- La maison du tourisme du Tournaisis[7]: Antoing, Ath, Belœil, Brugelette, Brunehaut, Celles, Chièvres, Ellezelles, Enghien, Flobecq, Frasnes-lez-Anvaing, Lessines, Leuze-en-Hainaut, Mont-de-l'Enclus, Pecq, Péruwelz, Rumes, Silly et Tournai
- La maison du tourisme de la région de Mons[8] : Boussu, Colfontaine, Dour, Frameries, Hensies, Honnelles, Jurbise, Lens, Mons, Quaregnon, Quévy, Quiévrain et Saint-Ghislain
- La maison du tourisme du Parc des Canaux et Châteaux[9] : Braine-le-Comte, Chapelle-lez-Herlaimont, Écaussinnes, Estinnes, La Louvière, Le Rœulx, Manage, Morlanwelz, Seneffe et Soignies
- La maison du tourisme du Pays de Charleroi[10] : Aiseau-Presles, Charleroi, Châtelet, Courcelles, Farciennes, Fleurus, Fontaine-l'Évêque, Gerpinnes, Les Bons Villers et Pont-à-Celles.
- La maison du tourisme du Val de Sambre et Thudinie[11] : Anderlues, Binche, Erquelinnes, Ham-sur-Heure-Nalinnes, Lobbes, Merbes-le-Château et Thuin.
- La maison du tourisme de la Botte du Hainaut[12] : Beaumont, Chimay, Froidchapelle, Momignies et Sivry-Rance
-
La Grand-Place, le beffroi et la cathédrale Notre-Dame de Tournai.
-
Le château de Chimay.
-
Binche, l'enceinte médiévale.
-
Église Saint-Julien d'Ath.
-
L'hôtel de ville de Fontaine-l'Évêque.
Références [modifier]
- Traité de paix signé à Paris, le 30 mai 1814, article 3 : « Du côté de la Belgique, […] l'ancienne frontière, ainsi qu'elle existait le 1er janvier 1792, sera rétablie, […] avec les rectifications suivantes : […] 1° Dans le département de Jemmapes, les cantons de Dour, Merbes-le-Château, Beaumont et Chimay, resteront à la France ; la ligne de démarcation passera, là où elle touche le canton de Dour, entre ce canton et ceux de Boussu et Pâturage, ainsi que, plus loin, entre celui de Merbes-le-Château et ceux de Binch et de Thuin ; […] ».
- Ordonnance du 18 août 1814, qui réunit aux départements du Nord et des Ardennes divers cantons conservés à la France par le traité de paix conclu entre sa majesté et ses alliés, publié au Bulletin des loi du 6 septembre 1814.
- Ordonnance du 18 août 1814, article 1er : « Le canton de Dour est réuni au département du Nord et à l'arrondissement de Douai ».
- Ordonnance du 18 août 1814, article 2 : « Les cantons de Merbes-le-Château et de Beaumont sont réunis au département du Nord et à l'arrondissement d'Avesnes ».
- Ordonnance du 18 août 1814, article 3 : « Les cantons de Chimay, de Valcour, de Florenne, de Beauraing et de Gédinne, seront réunis au département des Ardennes et à l'arrondissement de Rocroy ».
- Institut National de Statistique - Direction générale Statistique et Information économique
- http://www.visitwapi.be/
- http://www.monsregion.be/
- http://www.parcdescanauxetchateaux.be/
- http://www.paysdecharleroi.be/
- http://www.visitthudinie.be/
- http://www.botteduhainaut.eu/
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Comté de Hainaut
- Département de Jemmapes
- Liste du patrimoine immobilier classé de la province de Hainaut
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- 5 vidéos sur le Hainaut (pour connexion ADSL)
- Publications gratuites sur le Hainaut