Germaine Dulac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dulac, Saisset et Schneider.

Germaine Dulac

Description de cette image, également commentée ci-après

Germaine Dulac vers 1920

Nom de naissance Germaine Saisset-Schneider
Naissance 17 novembre 1882
Amiens (Somme)
Nationalité française
Décès 20 juillet 1942
Paris
Profession Réalisatrice
Films notables La Fête espagnole
La Souriante Madame Beudet
La Coquille et le Clergyman

Germaine Dulac, Germaine Saisset-Schneider de son nom de jeune fille, est une cinéaste française, née le 17 novembre 1882 à Amiens, morte le 20 juillet 1942 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Considérée comme sensible, généreuse, indépendante, possédée par la passion de la recherche et du neuf, Germaine Dulac est parmi les premières en France à considérer le cinéma comme un grand art, et dès 1916, elle s'y consacre toute entière.

Elle épouse en 1905 le romancier Albert Dulac. « De 1906 à 1913, elle débute sa vie professionnelle au journal féministe La Française, où elle rédige principalement des portraits de femmes et des critiques de théâtre. »[1]

En 1916, elle monte avec son mari une maison de production, « Delia film ». Après avoir manifesté ses dons émotionnels et plastiques, dans Les Sœurs ennemies (1915) et Venus Victrix (1917), elle réalise, d'après un scénario de son ami Louis Delluc, La Fête espagnole, et devient une des fortes personnalités de la première avant-garde. Dès 1920, elle publie de nombreux écrits historiques, injustement oubliés, malgré leurs vues nouvelles et pénétrantes.

Après La Mort du Soleil (1921), elle accomplit son chef-d’œuvre avec La Souriante Madame Beudet (1923), critique de la vie conjugale petite-bourgeoise ou, en termes modernes, de « l'incommunicabilité du couple ». Après 1924, elle milite aussi avec ardeur pour répandre l'amour du cinéma et contribue à développer les ciné-clubs. Plus tard, elle rejoint la « seconde avant-garde », avec La Coquille et le Clergyman (1928) (d'après Antonin Artaud), puis elle réalise des symphonies d'images, alliées à la musique, avec Disque 927 (1927) (d'après Chopin) ou Thèmes et Variations (1928).

Quand le cinéma parlant empêche dorénavant une production totalement indépendante, elle préfère se consacrer aux actualités. De 1933 à sa mort en 1942, elle est directrice adjointe des Actualités Gaumont.

Filmographie[modifier | modifier le code]

La Coquille et le Clergyman (1928)
Réalisatrice
Scénariste

Publication[modifier | modifier le code]

  • Germaine Dulac, Écrits sur le Cinéma (1917-1939), textes réunis par Prosper Hillairet, Éditions Paris Expérimental, 1994

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Ford, Germaine Dulac, Anthologie du cinéma tome IV, L'Avant-scène, Paris, 1968
  • Alain Virmaux et Odette Virmaux, Artaud-Dulac : La Coquille et le Clergyman : essai d'élucidation d'une querelle mythique, Éditions Paris Expérimental, 1999
  • L. B. Danou, Le Cinéma de ma mémoire. En hommage personnel à Germaine Dulac telle que je l’ai connue, 1932-1939, Danou Édition, Paris, 2005
  • Germaine Dulac, au-delà des impressions, numéro spécial de la revue 1895, sous la direction de Tami Williams, Paris, 2006

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :