Le Havre

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Le Havre
Le Havre : la plage, la ville.
Le Havre : la plage, la ville.
Blason de Le Havre
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime (sous-préfecture)
Arrondissement Arrondissement du Havre
Canton Chef-lieu de neuf cantons
Intercommunalité CODAH (siège)
Maire
Mandat
Édouard Philippe
2014-2020
Code postal 76600, 76610, 76620
Code commune 76351
Démographie
Gentilé Havrais, Havraise
Population
municipale
174 156 hab. (2011)
Densité 3 709 hab./km2
Population
aire urbaine
293 361 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 24″ N 0° 06′ 00″ E / 49.49, 0.149° 29′ 24″ Nord 0° 06′ 00″ Est / 49.49, 0.1  
Altitude Min. 0 m – Max. 105 m
Superficie 46,95 km2
Localisation

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Liens
Site web lehavre.fr

Le Havre ([ləˈɑːvʀ]) est une commune française du nord-ouest de la France située sur la rive droite de l'estuaire de la Seine. Son port est le deuxième de France après celui de Marseille pour le trafic total, et le premier port français pour les conteneurs.

Administrativement, cette commune, située dans la région de Haute-Normandie, est, avec Dieppe, l'une des deux sous-préfectures du département de la Seine-Maritime. Elle est également chef-lieu de canton et siège d'un évêché. Avec 177 259 habitants, Le Havre est la commune la plus peuplée de Normandie, la treizième au niveau national et la deuxième sous-préfecture française derrière Reims. Elle occupe le site de l'estuaire de la Seine et se trouve au bord de la Manche, à la pointe sud-ouest du Pays de Caux. Elle est reliée à la capitale, située à 200 km à l'est, par la voie ferrée et l'autoroute.

La ville et le port sont officiellement fondés par le roi François Ier en 1517. Le développement économique à l'époque moderne est entravé par les guerres de religion, les conflits avec les Anglais, les épidémies et les tempêtes. C'est à partir de la fin du XVIIIe siècle que Le Havre s'agrandit et que le port prend son essor grâce à la traite négrière puis au commerce international. Après les bombardements de 1944, l'atelier d'Auguste Perret entreprend de reconstruire la cité en béton. L'industrie du pétrole, de la chimie et de l'automobile sont dynamiques pendant les Trente Glorieuses mais les années 1970 marquent la fin de l'âge d'or des paquebots et le début de la crise économique : la population diminue, le chômage augmente et reste à un niveau élevé encore aujourd'hui. Les changements des années 1990-2000 sont nombreux. La droite remporte les élections municipales ; la ville s'engage sur le chemin de la reconversion en cherchant à développer le secteur tertiaire et de nouvelles industries (aéronautique, éoliennes). Port 2000 accroît la capacité d'accueil des conteneurs pour concurrencer les ports du nord de l'Europe, les quartiers sud se transforment, les paquebots font leur retour. En 2005, l'Unesco inscrit le centre-ville du Havre au patrimoine mondial de l'humanité. Le musée André-Malraux devient le deuxième de France pour le nombre de toiles impressionnistes.

De nos jours, Le Havre reste profondément marqué par sa tradition ouvrière et maritime. La ville est connue nationalement grâce à ses clubs sportifs d'envergure nationale (Le Havre Athletic Club en football, Saint-Thomas Basket et l'équipe féminine de handball du HAC).

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : CODAH et Baie de Seine.
Communes limitrophes du Havre
Octeville-sur-Mer Fontaine-la-Mallet Montivilliers
Sainte-Adresse
(Sur le front de mer)
Havre Harfleur
Gonfreville-l'Orcher
(la mer) Honfleur
(Rive gauche de l'estuaire de la Seine)
Honfleur
(Rive gauche de l'estuaire de la Seine)
Carte du Havre : au sud, l'estuaire de la Seine ; à l'ouest, la Manche.

Administrativement, Le Havre est une commune de la région Haute-Normandie qui se trouve à l'ouest du département de la Seine-Maritime. L'unité urbaine du Havre correspond à peu près au territoire de la Communauté d'Agglomération Havraise (CODAH)[1] qui regroupe 17 communes et 250 000 habitants[2]. Elle occupe la pointe sud-ouest de la région naturelle du Pays de Caux, dont elle est la plus grande ville. Le Havre est enserré entre le littoral de la Manche à l'ouest, l'estuaire de la Seine au sud et la côte au nord.

De nombreuses personnes des communes limitrophes de Sainte-Adresse, Octeville-sur-Mer, Fontaine-la-Mallet, Montivilliers, Harfleur et Gonfreville L'Orcher viennent travailler quotidiennement au Havre. Le week-end, les Havrais fréquentent les stations balnéaires de la Côte d'Albâtre ou empruntent le pont de Normandie pour passer quelques heures à Honfleur dans le Calvados. Les Honfleurais et les Cauchois viennent faire leurs courses dans les centres commerciaux du Havre.[réf. souhaitée]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pays de Caux.

Le Havre appartient à l'ensemble géologique du bassin parisien, formé à l'ère secondaire. Ce dernier se compose de roches sédimentaires. La commune du Havre se compose de deux ensembles naturels séparés par une falaise morte ou « côte » : d'une part la ville basse, au sud, comprend le port, le centre-ville et les quartiers périphériques. Elle a été construite sur d'anciens marais et vasières qui ont été drainés à partir du XVIe siècle[3]. Le sol est constitué de plusieurs mètres d'alluvions déposées par la Seine[3]. Le centre-ville, reconstruit après la Seconde Guerre mondiale, repose sur environ un mètre de gravats aplanis[4],[5].

La ville haute au nord, fait partie du plateau cauchois : le quartier de Dollemard est sa partie la plus élevée (entre 90 et 115 mètres d'altitude). Le plateau est recouvert d’une couche d’argile à silex et d'un limon fertile[6]. Le sous-sol est constitué d'une grande épaisseur de craie, pouvant mesurer jusqu’à 200 mètres de profondeur[7]. En raison de sa pente, la côte est affectée par le risque d'éboulements[8].

Climat[modifier | modifier le code]

En raison de sa situation sur le littoral de la Manche, le climat du Havre est tempéré océanique. Les jours sans le moindre vent sont rares. Ils apportent les influences maritimes toute l'année. D'après les relevés de la station météorologique du Cap de la Hève (1970-1999), la température descend en dessous de 0 °C 24 jours par an, et elle s'élève au-dessus de 25 °C 14 jours par an. La durée moyenne de l'ensoleillement annuel est de 1 878 heures par an[9].

Les précipitations se répartissent tout au long de l’année, avec un maximum en automne et en hiver. Les mois de juin et juillet sont marqués par quelques orages[10]. L’un des traits caractéristiques de la région est la grande variabilité du temps, même au cours d’une journée[11]. Les vents dominants sont de secteur sud-ouest pour les vents forts, et nord-nord-est pour les vents faibles[12] ; les tempêtes se produisent en hiver, surtout en janvier[10]. Le record absolu de vitesse du vent pour l'agglomération havraise a été enregistré le 16 octobre 1987 au Cap de la Hève : 180 kilomètres par heure[13].

Les principaux risques naturels sont les inondations, les tempêtes et les raz-de-marée. La ville basse peut être soumise à des remontées de la nappe phréatique[14]. L'absence de cours d'eau dans les limites de la commune empêche les crues par débordement. La plage du Havre peut, rarement, connaître des inondations appelées aussi « submersions de tempêtes ». Elles sont provoquées par la combinaison de vents violents, de fortes vagues et d'un important coefficient de marée. Dans la perspective du réchauffement climatique et de l'élévation du niveau de la mer, ces phénomènes pourraient s'amplifier dans l'avenir.[réf. souhaitée]

Mois Jan Fev Mar Avr Mai Jui Jui Aou Sep Oct Nov Dec Année
Températures moyennes (°C) 4,6 4,9 6,8 8,8 12,1 14,8 17 17,2 15,7 12,6 8,2 5,6 10,7
Précipitations moyennes (mm) 62,6 49 54,3 42,9 52,7 52,6 50,2 48,5 64,5 74,1 88,1 69,4 708,6
Insolation moyenne (h) 62,9 87,7 136,2 179,5 214,6 224,4 237,8 218,5 168,3 124,5 74,7 56,7 1 878 Source : Infoclimat[15]

Environnement[modifier | modifier le code]

Une étude réalisée par l'Aphekom et comparant dix grandes villes françaises montre que Le Havre est la commune la moins polluée de France[16]. Le Havre est également la troisième ville de France de plus de 100 000 habitants pour la qualité de l'air[17]. Un bilan carbone élaboré en 2009 a mis en évidence que la municipalité rejetait quelque 32 500 tonnes de CO2 par an[18]. En 2011, la moyenne annuelle des rejets de dioxyde de soufre par les industries était comprise entre trois microgrammes par mètre cube dans le centre du Havre à douze microgrammes par mètre cube dans le quartier de Caucriauville[19].

La municipalité s'est donné comme objectif de réduire de 3 % par an les émissions de CO2[18]. Pour cela, des panneaux solaires ont été installés sur plusieurs bâtiments municipaux (hôtel de ville, jardins suspendus)[20]. Depuis 2008, Le Havre fait partie du réseau Energy Cities et, dans ce cadre, elle applique les démarches de l'Agenda 21 et de l'Approche Environnementale sur l'Urbanisme. La ville a été récompensée à plusieurs reprises par des labels écologiques (label Énergies d'avenir en 2009-2011, label Terre durable en 2009). Depuis 1998, la plage du Havre reçoit chaque année le pavillon bleu notamment grâce à tous ses aménagements, qui s'étendent sur 30 000 m2[21].

Le Havre a su garder des espaces verts étendus (750 hectares, soit 41 m2 par habitant[20]) : les deux plus grands sont la forêt de Montgeon et le parc de Rouelles, tous deux situés en ville haute. Les jardins du prieuré de Graville et les jardins suspendus offrent des panoramas sur la ville basse. En centre-ville, le square Saint-Roch et les jardins de l'hôtel de ville donnent aux citadins des espaces de loisirs. Divers écosystèmes sont représentés grâce aux jardins de la plage et au parc Hauser (grottes). Enfin, le plateau de Dollemard a été classé « Espace Naturel Sensible départemental » en 2001 afin de protéger son paysage et son écosystème de falaise[20]. Les rues de la ville sont bordées par 13 000 arbres de 150 variétés différentes[22].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Liaisons régionales, nationales et internationales[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Ligne du Sud-Ouest et Gare du Havre.

Depuis longtemps, Le Havre a exploité les atouts de sa situation littorale, mais a aussi souffert de son relatif enclavement. C'est pourquoi les décideurs locaux (et parmi eux la Chambre de Commerce et d'Industrie) ont amélioré l'accessibilité de l'agglomération et du port : l'autoroute A131 (E05) relie Le Havre à l'A13 (autoroute de Normandie) par le pont de Tancarville. Ainsi la ville se trouve à une heure de Rouen et une heure trente de l'Île-de-France[23]. Plus récemment[Quand ?], l'autoroute A29 (E44, autoroute des estuaires) relie l'agglomération havraise au nord de la France et aboutit au Pont de Normandie, ce qui met Amiens (au nord-est) à deux heures de route et Caen (au sud-ouest) à une heure.[réf. souhaitée]

Le réseau de chemin de fer est lui aussi bien développé. Ainsi, les TER ont été modernisés avec la création de la ligne LER en 2001 et de relations directes avec Fécamp en 2005. Treize trains Corail de la ligne Paris - Le Havre desservent les gares de Bréauté-Beuzeville, Yvetot, Rouen, et la gare Saint-Lazare[23]. En outre, un TGV quotidien dessert Le Havre : il relie la ville à Marseille depuis décembre 2004 en desservant les gares de Rouen, Mantes-la-Jolie, Versailles, Massy, Lyon Part-Dieu, Avignon, Aix-en-Provence, et la gare Saint-Charles[23]. Vers 2020, une liaison TGV vers Paris pourrait voir le jour, dans le cadre du Grand Paris, et mettrait Le Havre à environ une heure quinze de la capitale avec un terminus dans une nouvelle gare à La Défense[24].

Aucune liaison ferroviaire directe ne relie cependant Le Havre et Caen, pourtant de nombreux projets — connus sous le nom de « ligne du Sud-Ouest » — consistant à relier Le Havre à la rive gauche de la Seine en aval de Rouen, près de l'estuaire du fleuve, ont été étudiés dans la deuxième moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle, mais aucun n'a été réalisé par manque de volonté politique et à la suite de la forte opposition des autorités portuaires rouennaises.[réf. nécessaire] Par les transports en commun, il faut donc passer en train par Rouen ou utiliser l'autocar par la ligne no 20 des Bus verts). Les Autocars gris vers Étretat et Fécamp et, VTNI pour les destinations vers la vallée de la Seine et Rouen assurent la desserte inter-urbaine pour le compte du Département de la Seine-Maritime. Enfin, la compagnie AirPlus assure des navettes vers les gares et les aéroports de Paris.

Ferry (LD Lines) dans le port du Havre.

Pour le transport aérien, l'agglomération dispose de l'aéroport du Havre-Octeville. Situé à 5 km au nord-ouest du Havre sur la commune d'Octeville-sur-Mer, il est géré par la CODAH. En 2007, le nombre de passagers commerciaux, les mouvements d'avions commerciaux et non commerciaux, ont augmenté[25]. La principale destination est la plate-forme de correspondance de Lyon. De nombreuses destinations de vacances sont proposées chaque année (Tunisie, Baléares, Portugal, Grèce, Bulgarie, etc.) grâce aux agences de voyages locales qui affrètent les avions. À Octeville se trouve également l'aéroclub Jean Maridor. Un rapprochement avec l'aéroport de Deauville est à l'étude afin de créer une plateforme aéroportuaire régionale forte. Cet aéroport pourrait porter le nom de « Le Havre/Deauville ». Celui du Havre-Octeville serait plutôt axé vers le fret.[réf. souhaitée]

Les liaisons maritimes transmanche avec Portsmouth dans le sud de l'Angleterre grâce à P&O Ferries se sont arrêtées le 30 septembre 2005 pour être reprises par LD Lines qui en a changé la configuration. Deux liaisons vers Portsmouth sont ainsi assurées quotidiennement[23]. La liaison vers l'Irlande a été déplacée au départ du port de Cherbourg.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville et l'agglomération ont un réseau de transports assez dense. Ce dernier répond à une problématique de rupture entre la ville basse et la ville haute, les deux parties de la ville étant reliées par de longs boulevards, de petites routes sinueuses, de nombreux escaliers, un funiculaire et enfin le tunnel Jenner.

Le réseau de transports en commun de la CODAH est nommé « Lia »[26] ; il est exploité par la Compagnie des transports de la porte océane (CTPO), une filiale de Veolia Transport. Le remaniement du réseau de bus en 2008 a permis d'assurer un meilleur service pour toutes les villes de l'agglomération. La CTPO exploite un réseau de bus constitué de 19 lignes urbaines régulières et de six lignes de soirée appelée « Midnight Bus »[26]. L'agglomération havraise est desservie par 165 véhicules et 41 lignes régulières de bus pour une moyenne de 100 000 voyageurs par jour[26]. À partir de janvier 2011, elle propose un service de navettes régulières spécifiques vers la Zone Industrielle et Portuaire du Havre, s'ajoutant ainsi au service TransEstuaire de VTNI[23]. Le funiculaire permet, depuis 1890, une liaison entre la ville haute à la ville basse en quatre minutes par le biais de cabines tractées[27].

Pendant plus de 75 ans, le Havre a disposé d'un réseau de tramways parmi les plus étendus et les plus modernes de France. Aujourd'hui, la communauté d'agglomération cherche à développer l'offre de transport urbain. La solution du tramway sur rails a été retenue. Elle est entrée en service le 12 décembre 2012 et compte 23 stations sur 13 kilomètres de longueur cumulée[28]. Une première ligne relie la plage à la gare, montant à la ville haute par un nouveau tunnel, proche du tunnel Jenner, pour se scinder en deux : une direction vers Mont-Gaillard, une autre vers Caucriauville. Une seconde ligne est à l'étude pour résoudre le problème de saturation de la ligne de bus 2 et pour une desserte des quartiers sud en plein développement.

Enfin, l'agglomération havraise dispose depuis 2001 de la LER, une ligne de TER reliant la gare du Havre à Rolleville en passant cinq autres gares SNCF de l'agglomération.

Transports individuels[modifier | modifier le code]

À partir de 2005, les travaux d'aménagement de pistes cyclables se sont multipliés, avec notamment un raccordement à la Voie Verte, promettant un réseau important et de qualité. Entre 2007 et 2011, la longueur totale des pistes cyclables a doublé pour atteindre les 46 kilomètres de longueur cumulée[20]. Il est possible de louer des vélos par l'intermédiaire des agences de bus Océane ou de la mairie (Vél-H)[27] qui consent également à des prêts. Afin de promouvoir l'usage de la bicyclette dans la ville, l'association SABINE vend des vélos d'occasion[27]. Un collectif nommé LH-Vélorution[29] tente depuis début 2012 de sensibiliser le public à l'utilisation du vélo pour ses déplacements dans l'agglomération et de mettre en lumière et d'alerter la mairie sur certains manques (positionnement, signalisation) et de mauvaises implantations des équipements cyclables. Enfin, 140 taxis travaillent au Havre et desservent 25 stations[30].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Ville basse[modifier | modifier le code]

Ville reconstruite après 1945[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Centre-ville reconstruit du Havre.
Plan du Havre et de son centre-ville reconstruit après la Seconde Guerre mondiale

En grande partie détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, le centre-ville a été reconstruit d'après les plans de l'atelier d'Auguste Perret entre 1945 et 1964. Seuls l'hôtel de ville et l'église Saint-Joseph (107 m de hauteur) ont été conçus personnellement par l'architecte Auguste Perret. Venant féliciter ce travail de reconstruction, l'UNESCO a inscrit le centre-ville du Havre le 15 juillet 2005 au patrimoine mondial de l'humanité[31]. Cet espace de 133 hectares est l'un des rares sites contemporains inscrits en Europe[31]. L'architecture du quartier se caractérise par l'usage du béton, du préfabriqué, l'utilisation systématique d'une trame modulaire de 6,24 mètres et des lignes droites[31],[32].

Une autre œuvre architecturale notable du centre-ville est celle de la Maison de la Culture du Havre, réalisée en 1982 par l'architecte brésilien Oscar Niemeyer et surnommée « le Volcan », en raison de la forme du bâtiment[33]. En 2012, ce lieu est en cours de réfection de l'espace extérieur et intérieur avec des modifications assez importantes approuvées par l'architecte notamment une plus grand ouverture vers l'extérieur de l'esplanade.

Les quartiers Notre-Dame et du Perrey sont essentiellement résidentiels. Le quartier des Halles est l'un des pôles commerciaux de la ville. Quant au quartier Saint-François, il a été également reconstruit après 1945 mais dans un style architectural radicalement différent : les immeubles sont en briques et possèdent un toit à double pente en ardoise.[réf. souhaitée] C'est le quartier des restaurants et du marché aux poissons.

Quartiers du centre ancien[modifier | modifier le code]

Au premier plan : le quartier Saint-Vincent autour de son église. À l'arrière-plan : la côte.

À l'est et au nord du centre-ville reconstruit s'étendent des quartiers anciens (quartiers de Danton, Saint-Vincent, Graville, Massillon, etc.) épargnés par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. L'habitat, généralement en briques, date du XIXe siècle et de la première moitié du XXe. Les commerces se concentrent le long de quelques grandes rues et au niveau du quartier du Rond-Point. Au cours des années 1990 et 2000, ces quartiers ont fait l'objet d'une importante requalification, notamment dans le cadre d'une OPAH : amélioration de l'habitat par réhabilitation ou reconstruction, création d’équipements publics et redynamisation des commerces[34].

À la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle, le quartier des gares a connu d'importantes transformations. En effet, l'endroit constitue la porte d'entrée de la ville avec les principales avenues qui s'y croisent et la présence de la gare ferroviaire. De nouveaux bâtiments sont sortis de terre (université du Havre, conservatoire, sièges sociaux de la SPB (Société de Prévoyance Bancaire) et de la CGM, Novotel, Matmut, nouvelle CCI) dont certains ont été dessinés par des architectes de renom. La gare routière, certifiée NF depuis 2005, a été réaménagée. Au nord de la gare, un autre projet immobilier en lieu et place du vétuste ilôt Turgot-Magellan verra le jour en 2013 [35], comprenant 12 500 m2 de bureaux et un hôtel de huit étages, complété par des commerces en rez-de-chaussée.[réf. nécessaire]

Les quartiers sud[modifier | modifier le code]

Zone commerciale des Docks Vauban, 2009, côté sud.

Les quartiers sud du Havre ont été marqués par les activités industrielles et portuaires. On y trouve des ensembles en brique du XIXe siècle, des grands ensembles (Chicago, Les Neiges), des cités ouvrières, des PME, des entrepôts, des bassins et des installations portuaires, ou encore des infrastructures de transport.

Les quartiers sud connaissent depuis quelques années une mutation profonde, grâce aux aides européennes. Il s'agit de redynamiser des endroits délaissés par les activités industrielles et portuaires en développant les activités tertiaires. Ainsi, les docks ont été complètement transformés en salle de sport et de spectacles (Dock Océane), en centre commercial (Docks Vauban) et en parc des expositions (Docks Café). Les Bains des Docks ont été dessinés par l'architecte Jean Nouvel. Fin 2012, les étudiants de Sciences-Po Europe Asie et de l'INSA intégreront de nouveaux bâtiments situés à côté de l'ISEL (Institut supérieur d’études logistiques) et de la future ENSM (École Nationale Supérieure Maritime)[36]. Le nouveau pôle médical autour de la nouvelle clinique des Ormeaux a été construit dans ces quartiers où de nombreux logements sont également programmés, avec pour objectif de favoriser la mixité sociale. La Cité de la Mer et du Développement Durable (Odyssey 21) s'organisera autour d'une tour métallique d'une centaine de mètres de haut conçue par Jean Nouvel : le projet a été suspendu en 2007, mais les travaux devraient finalement commencer en 2013[37]. La municipalité compte y attirer quelque 300 000 visiteurs par an[38].

Ville haute[modifier | modifier le code]

La ville haute est composée de trois parties : la « côte », les quartiers pavillonnaires du plateau et les grands ensembles périphériques

Les quartiers situés sur la « côte » (la falaise morte) sont résidentiels, plutôt aisés dans la partie ouest (Les Ormeaux, Rue Félix Faure) et plutôt modestes à l'est (Sainte-Cécile, Aplemont). Le tunnel Jenner passe sous la côte et permet de relier la ville haute et la ville basse. C'est aussi sur la côte que l'on trouve les deux forts de la ville (forts de Sainte-Adresse et de Tourneville) et le principal cimetière (cimetière Sainte-Marie). Avec la disparition des fonctions militaires de la ville, les forts sont progressivement reconvertis : le fort de Sainte-Adresse abrite les Jardins suspendus, le fort de Tourneville accueillera en 2013 le projet Tetris, un pôle de musiques actuelles doté de salles de concerts et des studios de répétition[39].

Au nord de la « côte » se sont développés, durant la première moitié du XIXe siècle, des quartiers pavillonnaires tels que Rouelles, Sainte-Cécile, la Mare-au-Clerc, Sanvic, Bléville et Dollemard[40]. Dans leur prolongement Nord-Ouest, entre Bléville et l’aéroport d’Octeville, un nouveau secteur est actuellement en cours de construction : « Les Hauts de Bléville ». Cet éco-quartier, composé d'habitations aux normes HQE, d'une ZAC et d'une école, devrait compter 1 000 logements au total[41].

Les quartiers périphériques de la commune se sont développés dans l'après-guerre. Ce sont des grands ensembles de Caucriauville, du Bois de Bléville, du Mont-Gaillard et de la Mare-rouge où se concentre une population défavorisée. En octobre 2004, l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) a signé avec la municipalité du Havre la première convention afin de financer la réhabilitation de ces quartiers. Cette convention finance plus de 340 millions d'euros pour les grands ensembles des quartiers nord, où résident environ 41 000 habitants. Cette enveloppe prolonge le budget du Grand Projet de Ville (GPV). Elle permet de démolir puis de reconstruire plus de 1 700 logements.[réf. nécessaire]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville est attesté en 1489, avant même sa fondation par François Ier, sous la forme le Hable de Grace, puis ville de Grace en 1516, deux ans avant sa fondation officielle[42]. L'appellation savante et transitoire de Franciscopolis en hommage à ce même roi, rencontrée dans certains documents, puis celle du Havre-Marat, en référence à Jean-Paul Marat au moment de la Révolution française, ne se sont pas imposées. Cependant, cette dernière explique pourquoi le déterminant complémentaire -de-Grâce n'a pas été rétabli[42]. Ce qualificatif se référait sans doute à la chapelle Notre-Dame, située à l'emplacement de la cathédrale du même nom. On remarque qu'elle faisait face à la chapelle Notre-Dame de Grâce de Honfleur de l'autre côté de l'estuaire[42]. Le nom commun « havre », synonyme de « port », sorti de l'usage à la fin du XVIIIe ou au XIXe siècle, est conservé dans l'expression « havre de paix ». Il est généralement considéré comme un emprunt au moyen néerlandais au XIIe siècle[43]. Son origine germanique explique l'« aspiration » du h initial. Cependant, de nouvelles recherches mettent l'accent sur le fait que le terme qui est attesté très tôt (dès le XIIe siècle) et dans des textes normands sous les formes hable, hafne, havene, havne et haule, rend peu probable une origine néerlandaise. Par contre, une étymologie scandinave est pertinente étant donné l'ancien scandinave höfn (génitif hafnar) ou hafn « port de mer naturel, havre » et l'évolution phonétique du terme étrave d'origine scandinave assurée, attesté lui aussi sous des formes analogues comme estable et qui remonte probablement à l'ancien scandinave stafn[44].

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire du Havre et chronologie du Havre.

Fondée le 8 octobre 1517 par François Ier, la ville du Havre est une création relativement récente. Elle connait un fort essor démographique grâce au dynamisme de son port aux XVIIIe et XIXe siècles. Les bombardements de 1944 marquent une césure importante dans l'histoire de la ville et dans l'esprit de ses habitants. Aujourd'hui, les projets urbains et portuaires se multiplient pour faire face aux défis économiques et sociaux du XXIe siècle.

Avant François Ier[modifier | modifier le code]

De nos jours, l'abbaye de Graville est le plus ancien bâtiment du Havre.

La présence humaine sur le territoire havrais remonte à la Préhistoire, vers 400 000 Av JC[45]. Plusieurs vestiges datant du Néolithique ont été exhumés en ville basse et dans la forêt de Montgeon[46] : c'est à cette époque que la population augmente et se sédentarise dans les premiers hameaux[45]. Au cours de l'âge du fer, le peuple celte des Calètes s'installe dans la région. Dès l'Antiquité, le trafic fluvial sur la Seine fait vivre les cités gallo-romaines de l'estuaire. Une voie romaine relie sans doute Lillebonne (Juliobona) à l'embouchure de la Seine et passe par le territoire actuel de la commune du Havre.[réf. nécessaire]

Les premières mentions de l'abbaye de Graville remontent au IXe siècle[47], celles de Sanvic sur le plateau, du village de Leure et de son port de commerce apparaissent au XIe siècle[3]. Ce dernier sert d'abri aux navires qui attendaient la marée permettant d'entrer dans le port d'Harfleur situé en amont. C'est à cette époque que Guillaume Mallet, compagnon de Guillaume le Conquérant se fait construire un château à Graville et une motte féodale à Aplemont[47]. Plusieurs hameaux de pêcheurs et d'agriculteurs, les premières paroisses, se créent au Moyen âge classique. Pendant la guerre de Cent Ans, les ports fortifiés de Leurre et d'Harfleur subissent des destructions. Au début du XVIe siècle, la croissance des échanges commerciaux, l'ensablement du port d'Harfleur et la crainte d'un débarquement anglais poussent le roi François Ier à fonder le port du Havre et la ville.[réf. souhaitée]

La fondation du Havre[modifier | modifier le code]

Le roi François Ier, fondateur du port du Havre.

Le 8 octobre 1517, François Ier signe la charte de fondation du port dont les plans sont confiés d'abord au vice-amiral Guyon le Roy. La « grosse tour » en défend l'entrée. Malgré les difficultés liées au terrain marécageux et aux tempêtes, le port du Havre accueille ses premiers navires en octobre 1518. Le roi se déplace lui-même en 1520, rend perpétuels les privilèges des Havrais et leur donne ses propres armoiries constituées d'une salamandre[48]. La fonction militaire est aussi encouragée : Le Havre est un des points de rassemblement de la flotte française pendant les guerres. Des navires partent également pêcher la morue à Terre-Neuve.

Le Nouveau Monde attire les aventuriers et quelques-uns partent du Havre, comme Villegagnon qui fonde une colonie au Brésil (Fort-Coligny) en 1555. Aujourd'hui encore, une place des cannibales rappelle ces liens anciens avec l'Amérique. À la fin du XVIe siècle, la contrebande prend son essor et Le Havre voit arriver des produits américains comme des cuirs, du sucre et du tabac. Un des principaux acteurs de ce trafic interlope est un explorateur et cartographe, Guillaume Le Testu (1509-1573) : un quai au Havre porte toujours son nom.[réf. nécessaire]

En 1525, une tempête provoque la mort d'une centaine de personnes, la destruction de 28 bateaux de pêche et de la chapelle Notre-Dame[48]. En 1536, cette dernière est reconstruite en bois avec des piliers en pierres sous la direction de Guillaume de Marceilles. Une tour gothique coiffée d'une grande flèche octogonale est ajoutée en 1540. La même année François Ier confie le projet d'urbanisme et de fortification à l'architecte italien Girolamo Bellarmato[48]. Celui-ci a les pleins pouvoirs et organise le quartier Saint-François selon des normes précises (plan orthogonal, limitation de la hauteur des maisons, etc.). La première école et la halle aux grains sont érigées. Les années 1550 voient la création de plusieurs institutions municipales : l'hôtel de ville, l'amirauté, l'hôpital, le siège de la vicomté et du bailliage[48].

Les guerres de religion[modifier | modifier le code]

Détail de la façade de la cathédrale du Havre.

La Réforme connaît un relatif succès en Normandie. Dès 1557, Jean Venable, libraire colporteur de Dieppe, diffuse en Pays de Caux et en Basse-Normandie les écrits de Martin Luther et de Jean Calvin. Un premier temple protestant est construit au Havre en 1600 dans le quartier de Sanvic, à l'emplacement du 85 rue Romain Rolland[48]. Il est détruit en 1685, à la révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV. Il faut attendre 1787 et l'Édit de tolérance du roi Louis XVI, pour que les protestants havrais ouvrent à nouveau un lieu de culte dans le quartier Saint-François[49].

Le Havre est touché par les Guerres de religion : le 8 mai 1562, les réformés prennent la ville, pillent les églises et expulsent les catholiques[48]. Redoutant une contre-attaque des armées royales, ils se tournent vers les Anglais qui leur envoient des troupes. Les occupants construisent des fortifications en vertu du traité d'Hampton Court. Les troupes de Charles IX, commandées par le connétable de Montmorency, attaquent Le Havre et les Anglais sont finalement chassés le 29 juillet 1563[48]. Le fort bâti par les Anglais est détruit et la tour de Notre-Dame est abaissée sur les ordres du roi de France. Celui-ci ordonne la construction d'une nouvelle citadelle qui est achevée en 1574. De nouvelles fortifications sont mises en place entre 1594 et 1610[48]. En 1581 débute l'aménagement d'un canal entre Harfleur et l'estuaire de la Seine.

Les XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

La maison de l'Armateur (XVIIIe siècle).

La fonction de défense du Havre est réaffirmée et la modernisation du port débute au XVIe siècle, sur ordre du cardinal de Richelieu, gouverneur de la ville : l'arsenal et le bassin du Roy sont aménagés, les remparts sont renforcés et une forteresse est construite[50]. C'est dans cette dernière que Mazarin fait emprisonner les princes frondeurs, Longueville, Conti et Condé. Au début du règne de Louis XIV, Colbert décide de rénover les infrastructures portuaires et militaires : les travaux durent 14 ans[50]. En 1669, le ministre inaugure le canal du Havre à Harfleur, appelé aussi « canal Vauban ».

Le Havre affirme sa vocation maritime et internationale au cours du XVIIe siècle : la Compagnie de l'Orient s'y installe dès 1643[50]. On importe d'Amérique des produits exotiques (sucre, coton, tabac, café et diverses épices). La traite des Noirs enrichit les négociants locaux, surtout au XVIIIe siècle. Avec 399 expéditions négrières aux XVIIe et XVIIIe siècles, Le Havre figure au troisième rang des ports français ayant pratiqué la traite atlantique, derrière Nantes et La Rochelle[51]. Cependant, le commerce maritime est soumis aux relations internationales et au contexte européen : les guerres de Louis XIV et de Louis XV interrompent momentanément l'essor du Havre. Les Anglo-Hollandais bombardent la ville à plusieurs reprises, notamment en 1694 et en 1696[52],[50].

En 1707, le capitaine havrais Michel Dubocage explore l'océan Pacifique à bord de la Découverte et atteint l'île de Clipperton. À son retour au Havre, fortune faite, il monte une maison de négoce et achète un hôtel particulier au cœur du quartier Saint-François ainsi que la seigneurie de Bléville. Un autre capitaine havrais Jean-Baptiste d'Après de Mannevillette (1707-1780) travaille pour la Compagnie des Indes et cartographie les côtes de l'Inde et de la Chine. À partir du milieu du XVIIIe siècle, les riches négociants se font construire des résidences sur la côte[53]. En 1749, Madame de Pompadour veut voir la mer : Louis XV choisit Le Havre pour satisfaire le désir de sa maîtresse. C'est une visite ruineuse pour les finances de la ville. L'essor économique du Havre se traduit par un accroissement de sa population (18 000 habitants en 1787[53]) mais aussi par des transformations dans le port et la ville : installation d'une manufacture de tabac dans le quartier Saint-François, expansion des chantiers navals, nouvel arsenal, bourse de commerce. Lors d'une visite en 1786, Louis XVI approuve le projet d'extension de la ville et c'est François Laurent Lamandé qu'il choisit pour se charger de multiplier par quatre la surface de la ville.

La période révolutionnaire (1789-1815)[modifier | modifier le code]

Le Museum d'histoire naturelle du Havre était autrefois un palais de justice. Il date du XVIIIe siècle.

Entre 1789 et 1793, le port du Havre est le deuxième en France, après celui de Nantes. Le commerce triangulaire se poursuit jusqu'à la guerre et l'abolition de la traite. Le port reste toujours un enjeu stratégique à cause du commerce des céréales (ravitaillement de Paris) et de sa proximité avec l'ennemi britannique.

Les événements nationaux de la Révolution française trouvent un écho au Havre : les délégués pour les Cahiers de Doléances sont élus en mars 1789[54]. Des émeutes populaires surviennent en juillet, la garde nationale est formée quelque temps plus tard. L'élection d'un maire a lieu en 1790, année de célébration de la Fête de la Fédération. L'année 1793 est difficile pour la France comme pour Le Havre à cause de la guerre, des insurrections fédéralistes et du marasme économique. La Terreur religieuse transforme la cathédrale Notre-Dame en temple de la Raison. La ville acquiert le statut de sous-préfecture par la réforme administrative de l'An VIII[55]. Sous l'Empire, Napoléon Ier vient au Havre et ordonne la construction de forts[56]. Une chambre de commerce est fondée en 1800 mais, à cause de la guerre contre la Grande-Bretagne et du blocus continental, l'activité du port se réduit et celle des corsaires s'accroît. La population du Havre diminue jusqu'à compter 16 231 habitants en 1815[54].

La prospérité du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'hôtel-de-ville en 1897.
Le quai de Southampton dans les années 1920.
La villa maritime (1890).

L'arrêt des guerres révolutionnaires et napoléoniennes permet au commerce de reprendre normalement à mesure que s'éloigne la menace britannique. Le contexte de paix retrouvée et d'essor économique entraîne un afflux important de population. Les Havrais sont vite à l'étroit dans les murailles et de nouveaux quartiers apparaissent. Mais beaucoup d'indigents s'entassent dans le quartier insalubre de Saint-François. Les épidémies de choléra, de typhoïde et de « fièvres » font plusieurs centaines de morts dans les années 1830-1850. L'alcoolisme et la mortalité infantile font des ravages dans les classes les plus pauvres. Tout au long du XIXe siècle, l'aspect cosmopolite de la cité portuaire ne fait que se renforcer : dans les temps de prospérité maritime, la main d'œuvre du Pays de Caux est poussée vers Le Havre à cause de la crise du tissage. L'implantation d'une large communauté bretonne (10 % de la population havraise à la fin du XIXe siècle) modifie la vie culturelle du Havre. Sur les quais et dans les usines, on rencontre des Italiens, des Polonais puis des Maghrébins. La réussite économique de la ville attire des entrepreneurs anglo-saxons, nordiques et alsaciens[57].

La ville et son port se transforment grâce à de grands travaux d'aménagement, en partie financés par l'État, qui s'étalent tout au long du XIXe siècle, parfois interrompus par les crises politiques ou économiques. Ainsi plusieurs projets sont menés à bien comme la construction d'une nouvelle bourse et du bassin du commerce dès la première moitié du siècle. L'installation progressive de l'éclairage au gaz à partir de 1835[58], de l'enlèvement des ordures (1844) et des égouts dénote un souci de modernisation urbaine. Au milieu du siècle, les vieux remparts sont rasés et les communes limitrophes sont annexées : par conséquent, la population de la ville du Havre augmente brusquement. La période 1850-1914 constitue l'âge d'or du Havre ; en effet, hormis quelques années de dépression (guerre de Sécession[59], guerre franco-prussienne), le commerce explose et la ville s'embellit de constructions édilitaires (grands boulevards, hôtel de ville, palais de justice, nouvelle bourse).

Les effets de la révolution industrielle sont de plus en plus visibles au Havre : la première drague à vapeur est utilisée en 1831. Les chantiers de construction navale se développent avec Augustin Normand[58]. Frédéric Sauvage met au point ses premières hélices au Havre en 1833. Le chemin de fer arrive en 1848[60] et permet de désenclaver Le Havre. Les docks sont construits à la même époque, de même que des magasins généraux. Le secteur industriel reste cependant minoritaire au XIXe siècle : les usines sont en relation avec le trafic portuaire (chantiers navals, raffineries de sucre, fabriques de cordes, etc.). Le secteur bancaire se développe, même s'il demeure largement tributaire de l'extérieur. La ville compte peu de professions libérales et de fonctionnaires. Le nombre d'écoles reste insuffisant jusque dans les années 1870.[réf. nécessaire]

À la veille de la Première Guerre mondiale, Le Havre est le premier port européen pour le café[61] ; il importe quelque 250 000 tonnes de coton et 100 000 tonnes de pétrole. Le cabotage européen apporte du bois, de la houille et du blé d'Europe du Nord, du vin et de l'huile de Méditerranée. L'abolition de la traite des Noirs entraîne peu à peu une modification des trafics. Le Havre reste une porte d'entrée pour les marchandises américaines mais aussi un point de passage pour les candidats à l'émigration vers les États-Unis.

L'hôtel et les bains Frascati en 1901.

Les voyages transatlantiques en paquebot se développent dès les années 1830[58].

Sous la Monarchie de Juillet, Le Havre devient une station balnéaire fréquentée par les Parisiens. La création des bains maritimes remonte à cette époque. C'est en 1889 que le boulevard maritime est construit, dominé par la villa maritime[58]. Le casino Marie-Christine (1910) et le palais des Régates (1906) rassemblent la bourgeoisie, alors que les premières cabanes sont installées sur la plage[58]. La fin du XIXe siècle et la Belle Époque annoncent cependant des tensions sociales exacerbées par l'inflation et le chômage. À partir de 1886, l'agitation ouvrière, que soutiennent les socialistes de plus en plus influents, secoue la ville. L'affaire Jules Durand est symptomatique de ce contexte[62].

Le temps des guerres (1914-1945)[modifier | modifier le code]

Le paquebot Normandie.
L'un des blockhaus du mur de l'Atlantique.

Le bilan humain de la Première Guerre mondiale est lourd pour la cité : environ 6 000 morts havrais, pour la plupart des soldats partis au combat. La ville est épargnée par les destructions massives car le front se situe beaucoup plus au nord. Plusieurs navires sont néanmoins torpillés par les sous-marins allemands dans la rade. Un des faits notables de la guerre est l'installation du gouvernement belge à Sainte-Adresse, dans la banlieue du Havre, celui-ci ayant été contraint de fuir l'occupation allemande[63]. La ville sert de base arrière pour l'Entente, notamment pour les navires de guerre britanniques : 1,9 million de soldats britanniques passent par le port du Havre[64].

L'entre-deux-guerres est marqué par l'arrêt de la croissance démographique, l'agitation sociale et la crise économique. Au sortir du conflit ; l'inflation ruine de nombreux rentiers. La ville est devenue largement ouvrière. Les pénuries et la vie chère provoquent la grande grève de 1922 au cours de laquelle l'état de siège est proclamé. En 1936, l'usine Bréguet du Havre est occupée par les grévistes[64] : c'est le début du mouvement ouvrier sous le Front Populaire. Sur le plan économique, la forte croissance de la deuxième moitié du XIXe siècle semble révolue. Les ports du nord de l'Europe concurrencent sérieusement Le Havre et les grands travaux d'aménagement portuaire sont ralentis. Cependant, les importations de pétrole continuent d'augmenter et des raffineries voient le jour à l'est du Havre. La crise mondiale de 1929 et les mesures protectionnistes entravent le développement du commerce. Seul le secteur du voyage se porte relativement bien, avec 500 000 voyageurs transportés en 1930. Le paquebot Le Normandie rallie New York en 1935[64].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands occupent Le Havre à partir du printemps 1940, provoquant l'exode d'une partie de sa population[65]. Ils implantent une base navale dans le cadre de la préparation de l'invasion du Royaume-Uni (Opération Seelöwe) et aménagent la Festung Le Havre[66], ligne de casemates, blockhaus et batteries d'artillerie intégrée au mur de l'Atlantique. Pour les Havrais, la vie quotidienne est difficile à cause des pénuries, de la censure, des bombardements et de la politique antisémite : ainsi, le maire Léon Meyer est contraint de quitter son poste à cause de ses origines juives. La résistance havraise se constitue autour de plusieurs noyaux comme le groupe du lycée du Havre ou encore celui du Vagabond Bien-Aimé. Ces groupes participent au renseignement des Britanniques et à des actions de sabotage en vue du débarquement du 6 juin.[réf. nécessaire]

Le Havre subit 132 bombardements planifiés par les Alliés au cours de la guerre ; les nazis détruisent également les infrastructures portuaires et coulent des navires avant de quitter la ville. Mais les destructions les plus importantes surviennent les 5 et 6 septembre 1944 lorsque les avions anglais[67] bombardent le centre-ville et le port pour affaiblir l'occupant dans le cadre de l'Opération Astonia. Le bilan des bombardements est lourd : 5 000 morts (dont 1 770 en 1944[68]),[67], 75 000[67] à 80 000 sinistrés, 150 hectares rasés, 12 500 immeubles détruits[64]. Le port est également dévasté et quelque 350 épaves gisent au fond de l'eau[67]. Le Havre est libéré par les troupes alliées le 12 septembre 1944.

Le Havre hiver 1944-1945

Le Havre après 1945[modifier | modifier le code]

Le général De Gaulle fait une visite au Havre le 7 octobre 1944[69]. La ville reçoit la Légion d'honneur le 18 juillet 1949 pour « l'héroïsme avec lequel elle a supporté ses destructions »[69].

Au printemps 1945, le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme confie le projet de reconstruction du centre-ville du Havre à l'atelier Perret. Il souhaite faire table rase des anciennes structures et appliquer les théories du classicisme structurel. Le matériau retenu pour l'édification des bâtiments est le béton et le plan général est une trame orthogonale. Officiellement, la reconstruction s'achève au milieu des années 1960[70],[64]. Le musée d'art moderne et la première maison de la culture du pays sont inaugurées en 1961 par André Malraux[64]. La commune s'agrandit par annexion de Bléville, Sanvic et Rouelles. À partir des années 1970, les difficultés économiques sont dues à la désindustrialisation marquée par la fermeture des ACH en 1999 par exemple et aux transformations du commerce portuaire (1974 voit aussi se terminer le service de ligne pour New York du paquebot France). La crise pétrolière participe au marasme industriel. Depuis, la ville s'est engagée dans un processus de reconversion essentiellement tournée vers le secteur tertiaire : ouverture de l'université dans les années 1980, développement du tourisme, modernisation du port (Port 2000).[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

La sous-préfecture.

La ville est un chef-lieu de canton qui comprend la commune de Sainte-Adresse mais aussi un chef-lieu d'arrondissement. L'arrondissement du Havre compte 20 cantons de la pointe du pays de Caux. Le Havre est l'une des deux sous-préfectures de la Seine-Maritime et la deuxième sous-préfecture la plus peuplée de France derrière Reims. Elle est également le principal membre de la Communauté d'agglomération havraise (CODAH).[réf. nécessaire]

La ville du Havre est divisée en neuf cantons. Les neuf conseillers généraux sont depuis 2011[71] :

Conseiller général Canton Code cantonal Population (1999)
Annie Guillemet Canton du Havre-1 76 27 14 739 hab.
Jean-Louis Jégaden Canton du Havre-2 76 29 24 245 hab.
Gérard Heuzé Canton du Havre-3 76 30 23 320 hab.
Agnès Firmin-Le Bodo Canton du Havre-4 76 31 15 376 hab.
Anita Giletta Canton du Havre-5 76 32 28 712 hab.
Brigitte Dufour Canton du Havre-6 76 56 24 966 hab.
Nathalie Nail Canton du Havre-7 76 57 27 642 hab.
Mireille Garcia Canton du Havre-8 76 58 15 186 hab.
Michel Barrier Canton du Havre-9 76 59 24 602 hab.

Pour les élections législatives, Le Havre s'étend sur deux circonscriptions : la septième (cantons I, V, VI et VII) et la huitième (cantons II, III, IV, VIII, IX)[72].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Logo de la CODAH.

Plusieurs personnalités politiques ont passé une partie de leur existence dans la ville : Jules Lecesne (1818-1878), Jules Siegfried (1837-1922), Félix Faure (1841-1899) qui a été élu municipal et député. Un bassin, un centre commercial et une rue portent le nom du Havrais René Coty qui a exercé la fonction de Président de la République française de 1954 à 1959. Christine Lagarde (1956) a fait une partie de ses études au Havre : elle est devenue ministre française de l'Économie puis directrice générale du Fonds monétaire international en 2011.[réf. nécessaire]

Depuis le 23 octobre 2010, le maire est Édouard Philippe (UMP). Ce dernier assure également la présidence de la CODAH et siège à l'Assemblée nationale comme député de la 7e circonscription de la Seine-Maritime depuis 2012[73]. Il succède à la tête de la municipalité à Antoine Rufenacht (UMP) qui a été maire du Havre pendant quinze ans avant de démissionner. La ville du Havre a été pendant longtemps le plus grand bastion communiste de France, qui l'a dirigée de 1956 à 1995[57]. Globalement, les Havrais de la 7e circonscription (centre-ville et quartiers ouest) votent à droite alors que ceux de la 8e circonscription (quartiers est) choisissent majoritairement le candidat de gauche. Ainsi, à l'élection présidentielle de 2007, la 7e a élu l'UMP Nicolas Sarkozy à 55,05 % contre 44,95 % pour la PS Ségolène Royal alors que la 8e a préféré la candidate socialiste à 55,02 %[74],[75]. En revanche, les résultats de la présidentielle 2012 donne le PS gagnant dans les deux circonscriptions, avec un écart plus faible dans la 7e (Hollande : 51,71 % / Sarkozy : 48,29 %) que dans la 8e (Hollande : 64,21 % / Sarkozy : 35,79 %)[74],[75].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires du Havre.

Le nombre d'habitants au Havre étant supérieur à 150 000 et inférieur à 199 999, le nombre de conseillers municipaux est composé de 59 membres. Le maire, 41 conseillers municipaux et 17 adjoints forment le conseil municipal du Havre élu en 2008[76]. Il se réunit en moyenne une fois par mois à l'hôtel de ville. Les débats sont en général publics sauf pour certaines délibérations[76].

Le Havre a connu de nombreuses extensions territoriales en annexant des communes voisines :

Ces localités gardent aujourd'hui des mairies annexes. Depuis 1971, quatre maires se sont succédé au Havre :

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 octobre 1994 André Duroméa PCF Député, Sénateur
octobre 1994 juin 1995 Daniel Colliard PCF Député
juin 1995 octobre 2010 Antoine Rufenacht RPR puis UMP Député
octobre 2010 en cours Édouard Philippe UMP Conseiller général, Député

Lors du vote du budget primitif principal 2012, la section de fonctionnement se montait à 243 millions d'euros et la section investissement s'élevait à 70 millions d'euros (les deux équilibrés en dépenses et recettes)[77]. Les deux investissements prioritaires sont le développement et le renouvellement urbain d'une part (20 millions d'euros, 28 % du total) d'une part, et la culture (14,6 millions d'euros) d'autre part[77]. Les deux principaux postes de dépense de fonctionnement sont la qualité et la sécurité de l'espace public d'une part, l'éducation et l'enfance de l'autre[77]. La dette de la ville en 2012 s'élève à 262 millions d'euros[78]. Parmi les recettes du budget municipal figurent la taxe d'habitation (taux de 19,84 % en 2011), la taxe foncière sur les propriétés bâties (29 %) et la taxe foncière sur les propriétés non bâties (27,5 %)[79].

Institutions et services publics[modifier | modifier le code]

Le palais de justice.

Le palais de justice du Havre, situé sur le boulevard de Strasbourg. Avec son annexe, il comprend un tribunal de grande instance, un tribunal pour enfants, un tribunal de commerce. La ville compte également un conseil des prud'hommes et un tribunal d'instance. Parmi les services judiciaires proposés figurent l'aide juridictionnelle et le service de l'application des peines. Le Havre dépend de la cour d'appel de Rouen. La prison, qui datait du Second Empire, a été entièrement détruite en 2012. Le nouveau centre pénitentiaire du Havre a été terminé en 2010 à Saint-Aubin-Routot, à l'est de l'agglomération havraise. Il a une superficie de 32 000 m2 sur un site de 15 hectares et peut accueillir 690 personnes[80].

Le groupe hospitalier du Havre est un établissement public de santé, administré par un Conseil de Surveillance présidé par le maire du Havre. Ses principales structures sont l'hôpital Flaubert (le plus ancien, situé en centre ville), l'hôpital Monod (à Montivilliers), l'hôpital Pierre Janet (psychiatrie), la maison de l'adolescent, des hôpitaux de jour et des résidences de personnes âgées. Il est le principal employeur de la CODAH. Construit en 1987, l'hôpital Jacques Monod regroupe une offre complète de soins en médecine, chirurgie, gynécologie, obstétrique, pédiatrie, gériatrie, santé mentale, soins de suite, réadaptation, réinsertion et santé publique. Enfin, il existe plusieurs cliniques privées qui complètent l'offre de soins : la clinique privée de l'Estuaire regroupe les anciennes cliniques du Petit Colmoulins et François 1er. La clinique privée des Ormeaux se trouve dans le quartier de l'Eure.[réf. nécessaire]

Pendant la première moitié du XXe siècle, le 129e régiment d'infanterie de ligne a été en garnison au Havre ; il a laissé une empreinte importante sur la ville, si bien qu'une rue porte son nom. Le 74e régiment d'infanterie commandos a été présent de 1963 à 1976. Enfin, Le Havre est la ville marraine du BPC Mistral. La cérémonie officielle s'est tenue à la mairie le 15 novembre 2009, au cours d'une escale du bâtiment[81].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le Havre est jumelée avec les villes de Drapeau des États-Unis Tampa (États-Unis) depuis 1992, de Drapeau de la Russie Saint-Pétersbourg (Russie), de Drapeau de la Grande-Bretagne Southampton (Grande-Bretagne) et Drapeau de la République du Congo Pointe-Noire (Congo) depuis 2010[82].

Par ailleurs, Le Havre a signé des contrats de partenariat avec différentes villes étrangères[82] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Havre.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Le Havre a connu un essor démographique dans la seconde moitié du XIXe siècle. La saignée démographique de la Première Guerre mondiale a été compensée par l'annexion de la commune de Graville (la ville gagne 27 215 habitants entre 1911 et 1921). Pendant la Seconde Guerre mondiale, la population diminue fortement (perte de 57 149 habitants entre 1936 et 1946) en raison de l'exode et des bombardements. Puis la commune voit sa population augmenter dans l'après-guerre, jusqu'en 1975. Depuis cette date, elle connaît à nouveau une baisse, particulièrement importante entre 1975 et 1982 : pendant ces années de crise industrielle, la population a en effet diminué de 18 494 personnes. La tendance s'est poursuivie dans les années 1980, quoiqu'à un rythme moins soutenu. La politique actuelle de la municipalité, qui consiste à construire de nouveaux logements, vise à attirer de nouveaux résidents avec pour objectif de dépasser les 200 000 habitants, niveau qui avait été atteint dans les années 1960. La population de la commune du Havre était de habitants[Combien ?] en 1999, ce qui plaçait la ville au 12e rang des villes les plus peuplées de France et à la première place en Normandie. En 2009, l'Insee recensait 177 259 habitants pour la commune du Havre[83], alors que l'unité urbaine du Havre rassemblait 242 474 habitants[84] (25e rang national) et l'aire urbaine du Havre, 293 361 habitants[85].

Structure de la population havraise[modifier | modifier le code]

En 2009, le taux de natalité était de 14,2 pour mille, le taux de mortalité de 9,4 pour mille : même si le solde naturel est positif, celui-ci ne compense pas le solde migratoire très nettement négatif[40]. 27,7 % des Havrais ont moins de 20 ans, 23,5 % des Havraises ont moins de 20 ans, des statistiques plus élevées que pour la France métropolitaine[86]. Les plus de 65 ans représentent 13,2 % des hommes et 20,2 % des femmes[86]. Ils se concentrent surtout dans le centre-ville et la Côte-Ormeaux[40]. La population étrangère est estimée à 8 525 personnes soit 4,8 % de la population[87]. 12 148 immigrés vivent au Havre, soit 6,8 % de la population urbaine[88]. La plupart ont des origines maghrébines (5 060) ou africaines (3 114)[89].

Avec les mutations économiques qui ont affecté la ville, les PCS ont fortement évolué depuis les années 1980 : entre 1982 et 1999, le nombre d'ouvriers a diminué d'environ un tiers (-10 593) ; leur part dans la population active était de 16 % en 1982, et de 12,5 % en 1999[90]. C'est dans les quartiers sud, proches du port et de la zone industrielle, que se concentre la population ouvrière[40]. Dans le même temps, le nombre de cadres et de professions intellectuelles a augmenté de 24,5 %, ce qui s'explique en partie par la création et le développement de l'université du Havre. En 2009, la ville compte une proportion plus faible de cadres et de professions intellectuelles supérieures que la moyenne nationale (4,2 % contre 6,7 %)[86]. La part des ouvriers (15,9 %) est supérieure d'un point à la moyenne nationale[86]. En passant de 13,5 % à 11,7 % de la population active, le taux de chômage a diminué entre 1999 et 2009. Il reste cependant plus élevé que dans le reste du pays[91]. La part des Havrais en situation d'emplois précaires (CDD et intérim) y est plus élevée que la moyenne nationale[92]. Enfin, seuls 18,1 % des Havrais ont un diplôme de l'enseignement supérieur contre 24,5 % pour l'ensemble des Français de métropole[93]. Cette proportion a cependant augmenté depuis 2009.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Le Havre est situé dans l'académie de Rouen. La ville administre 55 écoles maternelles (254 classes) et 49 écoles élémentaires communales (402 classes)[94]. Le département gère seize collèges et la région Haute-Normandie neuf lycées[95]. Le collège Jules Valles de Caucriauville est classé établissement sensible, et onze collèges sont en ZEP. Un internat d'excellence a ouvert ses portes au collège Claude Bernard en 2011. Le premier collège date du XVIe siècle, quant au lycée François Ier fondé sous le Second Empire, il est le plus ancien du Havre. Les philosophes Jean-Paul Sartre (1905-1980) et Raymond Aron (1905-1983) y ont enseigné. L'écrivain Armand Salacrou (1899-1989) étudia dans cet établissement.

Collèges publics

  • Collège Claude Bernard
  • Collège des Acacias
  • Collège Descartes
  • Collège Eugène Varlin
  • Collège Gérard Philipe
  • Collège Guy Moquet
  • Collège Henri Wallon
  • Collège Irène Joliot-Curie
  • Collège Jacques Monod
  • Collège Jean Moulin
  • Collège Jules Vallès
  • Collège Léo Lagrange
  • Collège Raoul Dufy
  • Collège Romain Rolland
  • Collège Théophile Gautier
  • Collège Marcel Pagnol

Collèges privés

  • Collège du Sacré Cœur
  • Collège Saint-Joseph
  • Collège Les Ormeaux
  • Collège Montesquieu

Lycées publics d'enseignement général

Lycées privés d'enseignement général

  • Lycée Saint-Joseph

Lycées professionnels publics

  • Lycée technique et professionnel Françoise de Grâce[101]
  • Lycée professionnel Jules Lecesne (métiers de l'hôtellerie et des services)[102]
  • Lycée professionnel Jules Siegfried (métiers de l’électronique et de la mécanique)[100]
  • Lycée professionnel Antoine Laurent de Lavoisier (transport et logistique - structure métallique - automobiles)[103]
  • Lycée professionnel Auguste Perret (métiers de l'habitat)[104]
  • Lycée professionnel Claude Monet (comptabilité - secrétariat)[105]
  • Lycée professionnel Porte Océane (comptabilité - secrétariat)[98]
  • Lycée professionnel Robert Schuman (Industrie)[99]

Lycées professionnels privés

  • Lycée professionnel Germaine Coty
  • Lycée professionnel Saint Vincent de Paul
  • Lycée professionnel Jeanne d'Arc

Enseignement supérieur et écoles spéciales[modifier | modifier le code]

L'intérieur de la bibliothèque universitaire du Havre
Le bassin Vauban et le bâtiment de l'ISEL (à droite)

En 2011, on compte quelque 12 000 étudiants toutes filières confondues au Havre[106]. Ouverte en 1986, l'université du Havre est récente, de taille moyenne et bien située : le plus grand campus se trouve en effet en centre-ville, près des gares et du tramway[107]. Ce campus regroupe la bibliothèque universitaire (2006), un gymnase, plusieurs restaurants universitaires et la maison de l'étudiant, une structure intégrant une salle de spectacle, un service d'orientation et les associations étudiantes. En 2010-2011, 6 914 étudiants sont inscrits dont 5 071 en premier cycle, 1 651 en deuxième cycle et 192 en troisième cycle[108]. L'université forme également 317 ingénieurs[108], notamment à l'Institut supérieur d'études logistiques (ISEL). Elle propose environ 120 diplômes d'État préparés par l'UFR des Sciences et Techniques, la Faculté des Affaires Internationales, ainsi que l'UFR des Lettres et Sciences Humaines. Beaucoup de formations proposées sont en relation avec les activités portuaires, logistiques, industrielles et de développement durable. Douze langues étrangères sont enseignées et 17 % des étudiants sont étrangers[109]. L'université du Havre est aussi un pôle de recherche avec ses neuf laboratoires. Elle travaille en partenariat avec d’autres établissements d’enseignement supérieur (INSA Rouen, IEP, IUFM et Normandie Université). L'institut universitaire de technologie du Havre occupe deux principaux sites : l'un en ville haute dans le quartier Caucriauville-Rouelles, inauguré en 1967, un autre dans le quartier de l'Eure depuis 2011. L'IUT totalise 1 881 étudiants répartis en dix départements préparant au DUT[108]. Il existe en outre une antenne de l'IUFM de Rouen pour deux concours de l'enseignement (capet de technologie, CRPE professeur des écoles).

Par ailleurs, il existe un grand nombre établissements supérieurs spécialisés dans divers domaines. Fondée en 1871[110], l'École Supérieure de Commerce du Havre, l'une des plus anciennes de France, a fusionné avec Sup Europe et l'Iper, pour donner naissance à l'École de Management de Normandie en 2006. Cet établissement compte plus de 2 000 étudiants sur ses trois campus (Le Havre, Caen et Deauville) en 2011. Depuis la rentrée 2007, l'Institut d'études politiques de Paris a ouvert un cycle Euro-Asie[111] au Havre. L'École nationale supérieure maritime forme des Officiers de Première Classe de la Marine Marchande : actuellement située à Sainte-Adresse, elle déménagera au bord du bassin Vauban en 2015 dans un bâtiment qui accueillera 1 000 étudiants[112]. L'École nationale supérieure du pétrole et des moteurs (ENSPM) est une école d'ingénieurs spécialistes pétroliers, pétrochimistes et motoristes. L'ITIP (Institut National des Transports Internationaux et des Ports) prépare aux métiers du transport multimodal et aux métiers portuaires. L'INSA (Institut National des Sciences Appliquées de Rouen) a ouvert une antenne au Havre en 2008 avec un département Génie civil et construction durable. Il devrait rejoindre à la rentrée 2012 le SPI (pôle des Sciences Pour l'Ingénieur) dans un nouveau bâtiment du quartier de l'Eure[113].

Dans le domaine artistique, le Conservatoire à Rayonnement Départemental Arthur Honegger est fréquenté par 1 680 élèves (musique, danse et art dramatique)[114]. L'École supérieure d'Art et Design le Havre Rouen (ESADHaR) propose plusieurs diplômes et prépare aux concours. Enfin 800 personnes étudient dans les écoles paramédicales et sociales principalement à l'IFSI (Institut de Formations en Soins Infirmiers) qui compte quelque 600 étudiants[115],[108].

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport au Havre.

Clubs et équipes[modifier | modifier le code]

Port Vauban.

La ville du Havre compte des clubs de sport parmi les plus anciens de France : la Société Havraise de l'Aviron (1838)[116], la Société des Régates du Havre (1838) et le Havre Athletic Club (1872), doyen des clubs français de football et de rugby[117],[118],[119].

La vie sportive du Havre est dominée par trois équipes de sport professionnel : la première est l'équipe de football du HAC qui évolua en Ligue 1 pour la dernière fois en 2008-2009 ; elle est actuellement en Ligue 2. Son centre de formation, qui est réputé pour avoir formé les internationaux français Vikash Dhorasoo, Julien Faubert, Jean-Alain Boumsong, Lassana Diarra ou encore Steve Mandanda, est régulièrement classé dans les dix meilleurs de France. La deuxième grande équipe est Saint-Thomas Basket) qui représente la ville en Pro A. Enfin, l'équipe féminine du HAC, qui joue en première division, compte de nombreuses internationales dans ses rangs. Elle a remporté son premier grand titre national, la Coupe de France en 2006. Le Havre athletic club rugby évolue en Fédérale 3 (équivalent de la 5e division). le Hockey Club du Havre évolue au quatrième niveau national (division 3) pour la saison 2008-2009. L'équipe porte le surnom des « Dock's du Havre »[120].

L'ouverture maritime de la ville se retrouve dans de nombreux sports : ainsi, la tradition du nautisme est ancienne. Le 29 juillet 1840 ont été organisées les premières régates françaises de bateaux de plaisance à voile. De nos jours, Le Havre est reconnu comme station nautique et station balnéaire. Le port de plaisance en eaux profondes accueille les bateaux 24 heures sur 24 par tous les temps. Construit dans l'entre-deux-guerres, c'est aujourd'hui le plus grand de la Seine-Maritime, avec environ 1 300anneaux[9]. 200 anneaux supplémentaires ont été installés dans le bassin Vauban en 2011-2012[121]. La Société Havraise de l'Aviron a formé quelques rameurs de haut niveau, comme Thierry Renault. Le Club Nautique Havrais (CNH) est le centre de la natation mixte, de la natation synchronisée et du water-polo masculin. Le Centre Nautique Paul Vatine est le cinquième club du pays en nombre de licences sportives ; il se classe deuxième en Division 1 du Championnat de France des Clubs Catamarans[122].

Plusieurs grands sportifs havrais ont commencé leur carrière au Havre : le nageur Hugues Duboscq a été plusieurs fois médaillé olympique. En judo, l'équipe de France compte deux Havrais  : Dimitri Dragin et Baptiste Leroy. Jérôme Le Banner est un kick-boxeur professionnel de niveau mondial qui participe notamment au championnat du K-1. Enfin le navigateur Paul Vatine, disparu en mer en 1999, a remporté plusieurs fois la Transat Jacques-Vabre.[réf. souhaitée]

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

Le skatepark.

La ville compte 99 équipements sportifs dont 46 gymnases, 23 stades et 5 piscines[123]. Le stade Océane, inauguré en juillet 2012, remplace le stade Jules-Deschaseaux. Avec ses 25 000 places, il accueille les matchs de football mais aussi d'autres manifestations sportives ou culturelles[124]. Les matchs de basket et de handball se disputent dans la salle Docks Océane (3 600 places), ceux de hockey à la patinoire (900 places assises). Sur les cinq piscines de la ville, deux ne sont pas gérées par la municipalité : celle du CNH (qui possède un bassin olympique pour les compétitions) et celle des Bains des Docks (qui a été dessinée par l'architecte Jean Nouvel). Le Havre abrite le plus grand skatepark français gratuit de plein air avec environ 7 000 m2 affectés à la glisse urbaine[125]. Les infrastructures du port permettent de pratiquer de nombreuses activités nautiques comme la voile, la pêche, le canoë-kayak, l’aviron. Enfin, la plage est un spot de kite-surf, de planche à voile et de surf.

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Le Havre a été et est encore le lieu de grandes manifestations sportives : le Tour de France cycliste est passé une vingtaine de fois par la Porte Océane, la dernière étape ayant eu lieu en 1995. La voile est souvent à l'honneur : ainsi, la Transat Jacques-Vabre est une course transatlantique qui se déroule tous les deux ans depuis 1993 et qui relie Le Havre à l'Amérique latine. La course du Solitaire du Figaro est partie du Havre en 2010. Le week-end de la glisse rassemble depuis 2006 les sportifs freestyle (skateboard, roller, funboard, kitesurf, parachutisme...). Tous les étés sont organisées des rondes rollers dans la ville le vendredi soir toutes les quinzaines et ont beaucoup de succès[réf. nécessaire]. Le premier triathlon international a été organisé en 2012[126]. Enfin, plusieurs rendez-vous sont donnés aux coureurs avec les dix bornes du Havre ou les foulées de Montgeon.

Médias[modifier | modifier le code]

Cinq journaux couvrent l'agglomération havraise : les quotidiens Le Havre libre, Le Havre Presse, Paris Normandie dans son édition havraise, en collaboration avec Le Havre Presse, et Liberté-Dimanche (édition dominicale commune des trois précédents) font partie du groupe Hersant, actuellement en grande difficulté financière et en quête d'un repreneur. Un hebdomadaire d'informations gratuit, Le Havre Infos (groupe PubliHebdo[127]), paraît depuis 2010 tous les mercredis et est disponible dans de nombreux lieux de la ville. Tous sont présents sur Internet avec des articles pas toujours disponibles entièrement dans leur version gratuite[128],[129].

Plusieurs magazines donnent des informations locales : LH Océanes (magazine municipal) et Terres d'Agglo (magazine de l'agglomération), auxquels il faut ajouter plusieurs magazines gratuits : Aux Arts (informations culturelles plus centré sur la Basse-Normandie), Bazart (actualités culturelles créé au Havre mais avec maintenant un rayonnement sur toute la Normandie), HAC Magazine (actualités du HAC). Plusieurs journaux sont également disponibles sur Internet : Infocéane, Le Havre sur Internet.[réf. nécessaire]

Une édition télévisée locale de France 3, France 3 Baie de Seine, est diffusée chaque soir, reprise ensuite sur France 3 Haute Normandie. Radio Albatros est une station locale installée dans le quartier Sanvic du Havre, émettant en FM sur la fréquence 94.3[130]. Radio Vallée de la Lézarde, basée à Épouville, RESONANCE sur 98.9 et RCF Le Havre sont les autres radios. C'est dans des radios du Havre que le journaliste et animateur de télévision Laurent Ruquier, né au Havre en 1963, a commencé sa carrière. Plusieurs radios nationales ou régionales font des décrochages pour Le Havre : informations locales sur France Bleu Haute Normandie, décrochage local de 12 à 16 heures sur Virgin radio Normandie 101,8 FM, décrochage local pour les infos de 6 à 9 heures et de 16 à 20 heures sur NRJ Le Havre 92.5 FM. Des associations comme LHnouslanuit ont tenté développer des radios locales alternatives et culturelles en s'entourant de structures associatives locales (Papa's Production, Ben Salad Prod, Asso6Sons, Agend'Havre, Pied Nu, I Love LH)[131].

Depuis janvier 2011, l'association Only-Hit Concept édite une web-radio havraise, Only-hit. L'association est à l'initiative d'un record du monde de l'émission de radio la plus longue, réalisé en août 2013 au Art Sport Café, au Havre[réf. nécessaire].

Cultes[modifier | modifier le code]

La nef de la cathédrale du Havre.

À la demande de Mgr André Pailler, alors archevêque de Rouen, le pape Paul VI a décidé, le 6 juillet 1974 par la bulle Quae Sacrosanctum, la création du diocèse du Havre (Portus Gratiae en latin : diocèse du « Port de Grâce ») à partir des paroisses de l'Archidiocèse de Rouen situées à l'ouest d'une ligne reliant Norville à Sassetot-le-Mauconduit. Mgr Michel Saudreau, son premier évêque, est ordonné le 22 septembre 1974.[réf. nécessaire] L'église Notre-Dame est promue cathédrale. Aujourd'hui, la commune du Havre est découpée en huit paroisses[132] et 24 lieux de culte (églises et chapelles). La plus ancienne chapelle est celle de Saint-Michel d'Ingouville et remonte au XIe siècle. L'église Saint-Joseph du Havre, construite par Auguste Perret, domine toute la ville avec sa flèche de 107 m. Il existe plusieurs établissements monastiques (Carmel de la Transfiguration, Couvent des Franciscains, Petites sœurs des pauvres, etc.).

Le temple protestant du Havre est bâti dans le centre ville en 1862. Bombardé en 1941, il perd son fronton, son clocher et sa toiture. Reconstruit en 1953 par les architectes Jacques Lamy et Gérard Dupasquier[133], travaillant dans le cabinet Auguste Perret, c'est le seul édifice du Havre réunissant en un même bâtiment l'architecture XIXe siècle et l'architecture de l'école Perret. Le Havre compte par ailleurs sept églises protestantes évangéliques : l'Armée du salut, l'Église Adventiste, l'Église Apostolique, l'Église des Assemblée de Dieu, l'Église Baptiste, l'Église de la Bonne Nouvelle et l'Église du Havre ainsi que plusieurs Églises protestantes d'origine africaine[134].

La ville compte également sept lieux de culte musulman : l'association socio-culturelle des musulmans de Haute-Normandie, la mosquée En-Nour rue Paul-Claudel, mosquée El Fath rue Victor-Hugo, mosquée de Bellevue rue Gustave-Brindeau ainsi que trois autres salles de prières situées rue Audran, boulevard Jules-Durant et rue Lodi.[réf. nécessaire] La synagogue, située dans le centre reconstruit, avait reçu la visite du Président de la République Jacques Chirac en avril 2002[135]. Elle est le siège de l'association consistoriale israélite du Havre dont le président est Victor Elgressy.

Économie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 14 667 euro, ce qui plaçait Le Havre au 22 251e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[136]. Bien que développée et diversifiée, l'économie locale repose en grande partie sur des sites industriels, des groupes internationaux et des PME sous-traitantes de ceux-ci. L'économie havraise est donc éloignée des centres de décisions qui sont localisés pour l'essentiel en région parisienne et dans les grandes métropoles économiques européennes. Cela implique une faible représentation des sièges sociaux dans la ville à l'exception de quelque réussites économiques locales comme le groupe Sidel (devenue filiale de Tetra Pak), du distributeur de Meuble Interior's et de l'armateur Delmas (racheté récemment par le groupe CMA-CGM).

Principaux employeurs de la zone havraise
Nom Commune Secteur
Renault Sandouville Sandouville Automobile
Centre Hospitalier Général Le Havre Santé
Commune du Havre Le Havre Administration publique
Total Gonfreville Raffinage
Port autonome du Havre Le Havre Services portuaires
Aircelle Gonfreville Construction aéronautique
Total Petrochemicals Gonfreville Pétrochimie
SNCF Le Havre transports
Dresser-Rand Le Havre équipement mécanique
Chevron Gonfreville Pétrochimie

Port[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port du Havre.
Terminal à conteneurs, près de l'écluse François Ier.
Port de pêche.

Avec 68,6 millions de tonnes de marchandises en 2011, le port du Havre est le deuxième port maritime français de commerce derrière celui de Marseille et le 50e port mondial[137]. Mais il représente 60 % du trafic conteneurisé français avec près de 2,2 millions d'EVP en 2011[138],[139]. Au niveau européen, il est le huitième pour le trafic de conteneurs, le sixième pour le trafic total. Le port reçoit un grand nombre de pétroliers qui ont transporté 27,5 millions de tonnes de pétrole brut et 11,7 de produits raffinés en 2011[138]. Enfin, 340 500 véhicules ont transité par les terminaux rouliers en 2010[139]. 75 lignes maritimes régulières desservent 500 ports dans le monde[139]. Le premier partenaire commercial du port du Havre est l'Asie : ce continent représente à lui seul 58 % des importations par conteneur et 39,6 % des exportations[138]. Le reste du trafic se répartit essentiellement avec l'Europe et l'Amérique.

Le port du Havre occupe la rive nord de l'estuaire de la Seine sur la Manche. Sa situation est favorable pour plusieurs raisons : il se trouve sur la mer les plus fréquentée du globe. Il est le premier et le dernier port du Range nord-européen, la façade la plus importante d'Europe qui concentre un quart de tous les échanges maritimes mondiaux[140]. Port en eau profonde, il est accessible à tous les types de navires et quelle que soit leur taille, 24 heures sur 24[140]. À l'échelon national, Le Havre se trouve à 200 km à l'ouest de la région la plus peuplée et la plus riche, l'Île-de-France. Depuis sa fondation en 1517 sur l'ordre de François Ier, le port du Havre n'a cessé de se développer : aujourd'hui, il mesure 27 km d'est en ouest, sur 5 km maximum du nord au sud pour une superficie de 10 000 hectares[140]. Le dernier grand projet baptisé Port 2000 a permis d'augmenter les capacités d'accueil des conteneurs.

Le port fournit 16 000 emplois directs[139] à la région havraise, auxquels il faut ajouter les emplois indirects dans l'industrie et le transport. Avec environ 3 000 salariés en 2006, les activités de distribution et d'entreposage fournissent le plus d'emplois[141]. Viennent ensuite le transport routier (2 420 emplois) et la manutention (2 319 emplois)[141].

En 2011, 715 279 passagers ont transité par le port du Havre[138] et il y a eu 95 escales de paquebots pour 185 000 croisiéristes[142]. Le port devrait enregistrer 110 escales de paquebots en 2012. Créé en 1934, le port de plaisance du Havre, installé à l'ouest, est le plus grand de la Manche française avec une capacité de 1 160 places[143]. Enfin, il existe un petit port de pêche dans le quartier Saint-François et une criée.

Industrie[modifier | modifier le code]

La plupart des industries se situent dans la zone industrialo-portuaire, au nord de l'estuaire et à l'est de la ville du Havre. Le premier employeur industriel (2 400 salariés[144]) de la région havraise est la régie Renault sur la commune de Sandouville. Le deuxième secteur important de la zone industrielle est la pétrochimie. En effet, la région havraise concentre plus du tiers de la capacité française de raffinage. Elle assure environ 50 % de la production de plastiques de base et 80 % des additifs et des huiles[145] ; plus de 3 500 chercheurs y travaillent en laboratoires privés et publiques. Les grandes firmes de l'industrie chimique se situent essentiellement sur les communes du Havre (Millenium Chemicals Le Havre), de Gonfreville-l'Orcher (Total, Yara, Chevron Oronite SA, Lanxess, etc.) et de Sandouville (Goodyear Chemicals Europe). Au total, 28 établissements industriels fabriquent des plastiques dans la zone d'emploi du Havre, dont plusieurs sont classés SEVESO.

Plusieurs firmes travaillent également pour l'aéronautique : Aircelle-Groupe Safran, un sous-traitant d'Airbus qui s'occupe des inverseurs de poussée, est installé à Harfleur et emploie 1 200 personnes dans le bassin d'emploi du Havre[146]. Enfin, Dresser-Rand SA fabrique des équipements pour les industriels des hydrocarbures et emploie environ 700 personnes[147]. Dans le domaine de l'énergie, la centrale thermique EDF du Havre possède une puissance installée de 1 450 MW et fonctionne au charbon avec 357 salariés[148]. Le groupe AREVA a annoncé l'ouverture d'une usine de construction d'éoliennes : installée sur le port du Havre, elle devrait créer quelque 1 800 emplois[149]. Les machines seront destinées à rejoindre les champs d'éoliennes offshore de Bretagne, d'Angleterre et de Normandie.

D'autres industries sont dispersées dans l'agglomération havraise : on peut citer la brûlerie du Havre, qui appartient à Legal-Legoût, située dans le quartier de Dollemard, qui torréfie du café. Sidel, implanté à la fois dans la zone industrielle du port du Havre et à Octeville-sur-Mer conçoit et fabrique des machines de soufflage et ligne complète de remplissage de bouteilles plastiques.[réf. souhaitée]

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Les deux plus grands employeurs dans le secteur tertiaire sont le Groupe Hospitalier du Havre avec 4 384 personnels[150] et la ville du Havre avec 3 467 agents municipaux permanents[151]. La ville abrite depuis longtemps de nombreuses entreprises tertiaires dont l'activité est en relation avec les activités portuaires : en premier lieu les sociétés d'armateur mais aussi les sociétés d'assurance maritime. Les sièges sociaux de Delmas (entreprise de transports et de communication, 1 200 employés) et de SPB (Société de Prévoyance Bancaire, assurance, 500 collaborateurs) sont venus s'installer récemment à l'entrée de la ville. Le siège de Groupama Transport (300 collaborateurs) y est également présent.[réf. souhaitée]

Le secteur du transport constitue le premier secteur économique du Havre avec 15,5 % des emplois. L'activité logistique concerne une grande part de la population et l'ISEL forme des ingénieurs dans ce domaine. Depuis septembre 2007, la CCI accueille dans ces locaux les étudiants en première année du campus délocalisé Europe-Asie de l'Institut d'études politiques de Paris. Le tertiaire supérieur est représenté par l'université du Havre emploie 399 professeurs permanents et 850 chargés d'enseignement[152], ainsi que des entreprises d'ingénierie comme Auxitec et la SERO.

Les facteurs de croissance de la filière touristique sont nombreux : pavillon bleu, classement au patrimoine mondial de l'UNESCO, label Villes et pays d'art et d'histoire, développement des croisières, politique de valorisation du patrimoine, projet de cité de la mer. Au début de l'année 2010, la ville comptait 22 hôtels soit un total de 1 064 chambres[153].

Le Havre est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Havre. Elle gère l'aéroport du Havre-Octeville.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le calendrier festif de la ville du Havre est rythmé par divers événements.

Fête des bretons au quartier Saint-François

Au printemps, un festival du livre jeunesse a été récemment créé. Au mois de mai a lieu la Fest Yves, une fête bretonne, dans le quartier Saint-François. Sur la plage du Havre et de Sainte-Adresse, se déroule un festival de jazz nommé Dixie Days en juin. En juillet, le roman policier est à l'honneur dans le salon Polar à la Plage organisé par Les Ancres noires. Ce dernier entre d'ailleurs dans le cadre des Z'Estivales, manifestation proposant de nombreux spectacles d'art de rue tout l'été, complété par le festival des musiques du monde MoZaïques au fort de Sainte-Adresse en août depuis 2010. Mi-août, c'est aussi un corso fleuri qui défile dans les rues du centre-ville.

Le premier week-end de septembre, c'est l'élément marin qui est mis en valeur lors de la Fête de la Mer. La course relie Le Havre à Bahia au Brésil. Toujours en novembre est organisée la foire du Havre qui se tient dans les Docks Café. Le festival Automne en Normandie, organisé par les départements de la Seine-Maritime et de l'Eure et par la Région Haute-Normandie, propose de septembre à novembre de nombreux concerts dans toute la région, en plus de ses représentations de théâtre et de danse. Fin octobre, depuis 2009 a lieu, un festival rock et musiques actuelles au fort de Tourneville depuis l'emménagement de l'association Papa's Production sur place ; le Ouest Park Festival après son inauguration en 2004 dans le parc de la mairie d'Harfleur.

Depuis le 1er juin 2006, Biennale d'art contemporain organisée par le groupe Partouche[154].

Patrimoine culturel et architecture[modifier | modifier le code]

Vue du centre-ville reconstruit : beffroi de l'hôtel de ville et clocher de l'église Saint-Joseph du Havre.

De nombreux bâtiments de la ville sont classés « monuments historiques ». Mais les années 2000 marquent la véritable reconnaissance du patrimoine architectural havrais. La ville obtient le label « Ville d'Art et d'Histoire » en 2001. Puis, en 2005, l'Unesco a inscrit le centre-ville du Havre au patrimoine mondial de l'humanité[155].

Le plus vieux bâtiment toujours debout du Havre est l'abbaye de Graville. L'autre édifice médiéval de la ville est la chapelle Saint-Michel d'Ingouville. En raison des bombardements de 1944, le patrimoine de l'époque moderne est rare : la cathédrale Notre-Dame du Havre, l'église Saint-François, l'hôtel Dubocage de Bléville, la maison de l'armateur et l'ancien palais de justice se concentrent dans les quartiers Notre-Dame et Saint-François. Les bâtiments du XIXe siècle témoignent de la vocation maritime et militaire de la cité : jardins suspendus, fort de Tourneville, docks Vauban, villa maritime. Le patrimoine des années 1950 et 1960, œuvre de l'atelier Auguste Perret, forme l'ensemble le plus cohérent : l'église Saint-Joseph et l'hôtel de ville en sont les pièces maîtresses. L'architecture toute en courbes du Volcan, imaginée par Oscar Niemeyer, tranche avec celle du centre reconstruit. Enfin, la reconversion de nombreux quartiers du Havre font de la ville une vitrine pour l'architecture du XXIe siècle. Parmi les réalisations d'architectes renommés, on peut citer la Chambre de Commerce et d'Industrie (René et Phine Weeke Dottelond), Les Bains des Docks (Jean Nouvel)[155].

Théâtres, salles de spectacle et de concert[modifier | modifier le code]

Il existe deux grands pôles culturels au Havre : le centre-ville et le quartier de l'Eure. L'Espace Oscar-Niemeyer se compose d'une part du Volcan, Scène nationale de 1 093 places[156] et qui abrite le Centre chorégraphique national du Havre Haute-Normandie dirigé depuis 2012 par Emmanuelle Vo-Dinh succédant à Hervé Robbe (1999-2011) ; d'autre part le Petit Volcan, qui était une salle polyvalente de 250 places[156] présentant des spectacles vivants. L'ensemble de l'Espace Oscar-Niemeyer est en travaux depuis 2011 : le petit Volcan sera transformé en médiathèque. Quant aux spectacles du Grand Volcan, ils ont actuellement lieu dans l'ancienne gare maritime, jusqu'à la fin du chantier. D'autres institutions culturelles du centre-ville sont en cours de transformation : le cinéma d'art et d'essai Le Sirius face à l'Université rouvrira ses portes en 2013. Le Tétris au fort de Tourneville sera en 2013 un lieu consacré aux musiques actuelles. D'autres lieux culturels sont dispersés en centre ville : le cinéma Le Studio, le théâtre de l'hôtel de ville (700 places)[157], le Petit Théâtre (450 places[158]), le Théâtre des Bains Douches (94 places), le Théâtre Akté (60 places) ou encore le Poulailler (salle de théâtre associative de 50 places) accueillent de nombreux spectacles chaque année. Le Centre Chorégraphique National du Havre Haute-Normandie est spécialisé dans la création et la production de spectacles de danse. D'autres spectacles et représentations sont donnés dans d'autres lieux et au Conservatoire Arthur Honegger.

Le deuxième pôle culturel de la ville se trouve dans le quartier de l'Eure, près du bassin Vauban : Docks Océane est une salle polyvalente (concerts, spectacles et compétitions sportives), qui peut accueillir jusqu’à 4 700 spectateurs sur 1 800 m2[159]. Le plus grand cinéma du Havre se trouve sur les Docks Vauban (2 430 places)[160]. Les Docks Café sont un parc des expositions de 17 500 m2 qui sert aux salons, aux foires et aux expositions. Le Magic Mirrors propose de nombreux concerts dans un lieu géré par la ville loué à des organisateurs privés.

À la suite de la fermeture du Cabaret Electric, situé dans l'Espace Oscar Niemeyer, en 2011, une nouvelle salle de spectacles, le Tetris, a ouvert ses portes au fort de Tourneville en septembre 2013, avec un grand festival gratuit. Elle est composée de deux salles (800 et 200 places) d'un espace d'exposition, de logements pour accueillir des artistes en résidences, d'un restaurant… Le Tetris est n lieu de diffusion de musiques actuelles mais aussi de théâtre, de danse, d'arts plastiques et visuels. En attendant des « hors les murs » ont été organisés sur le site du fort durant l'année 2012 et début 2013.

Musées et lieux d'exposition[modifier | modifier le code]

La Maison de l'armateur au Havre.
Vue intérieur du musée d'art moderne André Malraux - MuMa au Havre.

Cinq musées du Havre possèdent le label « Musée de France » : la Maison de l'armateur, le Musée de l'Ancien Havre, le MuMa - Musée d'art moderne André Malraux, le Musée du Prieuré de Graville et le Muséum d'histoire naturelle[161]. Le plus important est le Musée d'art moderne André Malraux - MuMa, construit à partir de 1955 par l'Atelier Lagneau-Weill-Dimitrijevic, il a été inauguré par André Malraux en 1961[162]. Le bâtiment abrite des collections d'œuvres allant de la fin du Moyen Âge jusqu'au XXe siècle. Il possède la plus importante collection d'impressionnistes, derrière celle du musée d'Orsay)[163], et il est renommé pour ses toiles de Raoul Dufy, de Claude Monet, d'Auguste Renoir, d'Eugène Boudin, etc.[164]. La maison de l'armateur et le Musée de l'Ancien Havre sont consacrés à l'histoire du Havre et présentent divers objets de l'Ancien Régime et du XIXe siècle : meubles, cartes anciennes, statues, peintures. Fondé en 1881, le Muséum d'histoire naturelle siège dans un bâtiment du XVIIIe siècle. Il abrite notamment près de 8 000 dessins et manuscrits naturalistes[165] qui forment la collection Lesueur, du nom du naturaliste havrais Charles-Alexandre Lesueur (1778-1846). Le musée de l'abbaye de Graville donne à voir des objets du Moyen Âge et des chapiteaux.

D'autres musées moins importants témoignent de l'histoire du Havre et de sa vocation maritime. L'appartement-témoin, caractéristique de l'architecture Perret (1947-1950), reconstitue un lieu de vie quotidienne des années 1950. Le musée maritime expose des objets relatifs à la marine et au port. Il existe enfin de nombreux lieux d'exposition dans la ville comme le SPOT, un centre d'art contemporain[166], des galeries d'art ou Le Portique, espace d'art contemporain ouvert en 2008 ; la bibliothèque municipale du Havre organise régulièrement des expositions.

Bibliothèques et archives[modifier | modifier le code]

La principale bibliothèque, située en centre-ville, porte le nom de l'écrivain Armand Salacrou. Elle possède des antennes de quartier. Une nouvelle médiathèque intégrera le Volcan en cours de réfection en 2014. Plusieurs milliers de références sont disponibles dans les bibliothèques spécialisées de l'École Supérieure d'Art, du Musée André Malraux et du Muséum d'histoire naturelle. Des manuscrits médiévaux et des incunables sont conservés à la bibliothèque municipale. Les archives de la ville, au fort de Tourneville, possèdent des documents allant du XVIe au XXe siècle[167].

Le Havre dans les arts plastiques[modifier | modifier le code]

Claude Monet, Impression, soleil levant, 1872, peint dans le port du Havre.

Le port du Havre et la lumière de l'estuaire de la Seine ont inspiré de nombreux peintres : Louis-Philippe Crépin (1772-1851), Jean-Baptiste Corot (1796-1875), Eugène Isabey (1803-1886), Théodore Gudin (1802–1880), Adolphe-Félix Cals (1810-1880), Jean-François Millet (1814-1875) en 1845[168], Gustave Courbet (1819-1877), etc. Mais c'est à Eugène Boudin (1824-1898) que l'on doit de nombreuses représentations du Havre au XIXe siècle. L'artiste a vécu quelque temps dans la ville. Par sa proximité avec Honfleur, Le Havre fut également représenté par des artistes étrangers tels que Camille PissarroWilliam TurnerJohan Barthold Jongkind, Alfred Stevens ou encore Richard Parkes Bonington.

Claude Monet (1840-1926), résidant au Havre à partir de l'âge de cinq ans, y peint, en 1872, Impression soleil levant, un tableau qui a donné son nom au mouvement impressionniste. En 1867-1868, il réalise de nombreuses marines dans la région havraise (Terrasse à Sainte-Adresse, 1867 ; Bateaux quittant le port, 1874). Le MuMa - Musée d'art moderne André Malraux expose plusieurs de ses œuvres dont les Nymphéas, le Parlement de Londres et Soleil d'hiver à Lavacourt. Deux autres impressionnistes, Camille Pissarro (1830-1903) et Maxime Maufra (1861-1918) ont également représenté le port du Havre qui a aussi inspiré Paul Signac (1863-1935), Albert Marquet (1875-1947) et Maurice de Vlaminck (1876-1958).

Puis vient l'école du fauvisme, dont plusieurs artistes ont fait leur formation au Havre : Othon Friesz (1879-1949), Henri de Saint-Delis (1876-1958), Raoul Dufy (1877-1953), Georges Braque (1882-1963), Raimond Lecourt (1882-1946), Albert Copieux (1885-1956), ont suivi les cours de l’École des Beaux-Arts du Havre du temps de Charles Lhuillier. Ils ont laissé de nombreuses toiles ayant pour thème la ville et le port. En 1899, Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) peint La serveuse anglaise du Star (Musée Toulouse-Lautrec, Albi), une jeune fille qu'il a rencontrée dans un bar de la ville.

Parmi les autres peintres qui ont peint Le Havre et/ou ses environs proches comme Sainte-Adresse, on peut plus particulièrement citer Frédéric Bazille, John Gendall, Thomas Couture, Ambroise Louis Garneray, Pablo Picasso (Souvenir du Havre). Jean Dubuffet étudia à l'école d'art du Havre.

Le Havre et le cinéma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des films tournés au Havre.

Avec près de soixante-dix films, Le Havre est l'une des villes de province les plus représentées au cinéma[169]. Plusieurs réalisateurs ont choisi les installations portuaires pour cadre de leur film : L'Atalante de Jean Vigo (1934), Le Quai des brumes de Marcel Carné (1938), ou Un homme marche dans la ville (1950) de Marcello Pagliero qui se déroule dans le port et le quartier Saint-François de l'après Seconde Guerre mondiale. Plus récemment, trois films, soutenus financièrement par la région et la municipalité, ont particulièrement utilisé le centre-ville Perret et le port pour cadre : la première partie de Tournée (2010) de Mathieu Amalricprix de la mise en scène au Festival de Cannes 2010 — se déroule sur les bords du bassin du commerce et au Cabaret Electric ; Le Havre d'Aki Kaurismaki — deux prix au Festival de Cannes 2011 ainsi que le prix Louis-Delluc[170] — s'est attaché au cadre portuaire de la ville ; enfin c'est surtout 38 témoins (2012) de Lucas Belvaux qui déroule intégralement l'intrigue policière dans les rues et les bâtiments du centre-ville reconstruit par Perret.

La ville a également accueilli le tournage de certaines scènes de plusieurs autre films et comédies comme Le Cerveau de Gérard Oury (1968), La Beuze (2002), Ce qu'ils imaginent d'Anne Théron (2004), La Disparue de Deauville (2007) de Sophie Marceau, Disco (2008) ou encore La Fée (2011). Enfin depuis 2011, Le Havre accueille — et soutient financièrement avec l'aide de la région — le tournage de la série télévisée policière Deux flics sur les docks, réalisée par Edwin Baily et diffusée sur France 2, dont les six volets (deux films d'une heure trente par an) sont entièrement réalisés dans la ville et son port.

On parle de la ville du Havre dans les deux premiers épisodes de la saison 2 de la série TV "Grimm".

Le Havre et la littérature[modifier | modifier le code]

Statue de l'écrivain Bernardin de Saint-Pierre, devant le palais de justice du Havre.

Le Havre apparaît dans plusieurs œuvres littéraires comme un lieu de départ vers l'Amérique : au XVIIIe siècle, l'abbé Prévost fait s'embarquer Manon Lescaut et Des Grieux pour la Louisiane française. Fanny Loviot raconte son départ du Havre en 1852 comme émigrante en Californie de la Loterie des lingots d'or dans Les pirates chinois.

Au XIXe siècle, Le Havre sert de cadre à plusieurs romans français : Honoré de Balzac décrit la faillite d'une famille de négociants havrais dans Modeste Mignon. Plus tard, l'écrivain normand Guy de Maupassant situe plusieurs de ses œuvres au Havre comme Au muséum d'histoire naturelle, texte publié dans Le Gaulois du 23 mars 1881, ou encore dans Pierre et Jean. Alphonse Allais situe le cadre de ses intrigues également au Havre. La Bête humaine d'Émile Zola évoque le monde du chemin de fer et se déroule tout au long de la ligne Paris-Saint-Lazare - Le Havre. Des rues, des édifices et des lieux publics du Havre rendent hommage à d’autres Havrais célèbres de cette époque : l’écrivain Casimir Delavigne (1793-1843) possède une rue à son nom et une statue devant le palais du justice, aux côtés d’un autre homme de lettres, Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814).

Au XXe siècle, Henry Miller situe au Havre une partie de l'action de son chef-d'œuvre Tropique du cancer, publié en 1934. Bouville, commune où vit l'écrivain qui écrit son journal dans La Nausée (1938) de Jean-Paul Sartre s'inspire de la cité havraise où il a écrit ce premier roman. On peut lire aussi les témoignages de Raymond Queneau (1903-1976), né au Havre, ville servant par ailleurs de cadre à son roman Un rude hiver (1939). L'intrigue d'Une maison soufflée aux vents d'Émile Danoën, Prix du roman populiste en 1951, et de sa suite Idylle dans un quartier muré, se situe au Havre pendant la Seconde Guerre mondiale. Sous le nom de « Port de Brume » c'est aussi Le Havre qui sert de décor à trois autres romans de cet auteur : Cerfs-volants, L'Aventure de Noël et La Queue à la pègre. Michel Leiris écrit au Havre De la littérature considérée comme une tauromachie, en décembre 1945.

Deux romans policiers se déroulent au Havre : Le Bilan Maletras de Georges Simenon et Le Crime de Rouletabille de Gaston Leroux. Dans Rouge Brésil Prix Goncourt 2001, Jean-Christophe Rufin décrit Le Havre du XVIe siècle, port de départ des expéditions françaises vers le Nouveau Monde : le héros Villegagnon part du port normand pour conquérir de nouvelles terres pour la couronne française, dans ce qui deviendra le Brésil. Martine-Marie Muller raconte la saga d'un clan de dockers du Havre des années 1950 aux années 1970 dans Quai des Amériques.

Benoît Duteurtre, publie en 2001 Le Voyage en France, pour lequel il a reçu le prix Médicis : le personnage principal, un jeune Américain passionné par la France, débarque au Havre qu'il décrit dans la première partie du roman. En 2008, Benoît Duteurtre publie Les pieds dans l'eau, ouvrage fortement autobiographique dans lequel il détaille sa jeunesse entre Le Havre et Étretat. La ville a accueilli des écrivains comme Emile Danoën (1920-1999), qui a grandi dans le quartier Saint-François, Yoland Simon (1941) ou encore Philippe Huet (1955). Le poète canadien Octave Crémazie (1827-1879) est mort au Havre et enterré au cimetière Sainte-Marie. Le dramaturge Jacques-François Ancelot (1794-1854), est aussi natif du Havre. Deux historiens célèbres, Gabriel Monod (1844-1912) et André Siegfried (1875-1959), sont originaires de la ville.

Le Havre apparaît également dans la bande dessinée : ainsi, dans L'Oreille cassée (1937), Tintin embarque sur le Ville de Lyon, en direction de l'Amérique du Sud. La rencontre entre Tintin et le Général Alcazar dans Les Sept Boules de cristal (1948) se fait au Havre, selon les notes d'Hergé sur les marges du Soir, premier support de parution de cette aventure. La première aventure de Ric Hochet (1963), du dessinateur Tibet et André-Paul Duchâteau, Traquenard au Havre présente le bord de mer et le port. De même, en 1967, pour l'album Rapt sur le France, le héros passe par la Porte océane. Frank Le Gall, dans Novembre toute l'année (2000), fait embarquer Théodore Poussin au Havre, sur le Cap Padaran.

Le Havre et la musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique au Havre.

Le Havre est le lieu de naissance de nombreux musiciens et compositeurs tels que Henri Woollett (1864-1936), André Caplet (1878-1925) ou Arthur Honegger (1892-1955) ainsi que Victor Mustel (1815-1890) célèbre pour avoir perfectionné l'harmonium.

Le Havre a longtemps été considéré comme l'un des berceaux français du rock et du blues. En effet, dans les années 1980, de nombreux groupes se sont multipliés, après un premier développement dynamique dans les années 1960 et 1970. La personnalité la plus célèbre du rock havrais est Little Bob qui a commencé sa carrière dans les années 1970. La tradition portuaire faisait que beaucoup de ces formations répétaient dans des hangars inutilisés du port, par exemple le hall Bovis qui pouvait contenir 20 000 spectateurs. Un festival de blues, impulsé par Jean-François Skrobek, Blues à Gogo a existé durant huit ans, de 1995 à 2002. Plusieurs artistes s'y sont produits comme Youssou N'Dour, Popa Chubby, Amadou & Mariam, Patrick Verbeke… Il était organisé par l'association Coup d'Bleu, dont l'ancien président a été à la tête du Café-musiques L'Agora de l'Espace Niemeyer où se produisait la nouvelle scène havraise. Durant ces mêmes années, la Fête de l'Avenir, version locale de la Fête de l'Humanité, attirait un public nombreux, tandis que dans le même temps, la municipalité organisait « Juin dans la rue », qui attira des artistes comme Michel Fugain, Jimmy Cliff, Gilberto Gil, Johnny Clegg, Eddy Mitchell, etc.

Le Havre a une histoire musicale très liée au rock, on peut d'ailleurs citer Little Bob comme star locale du rock avec son groupe[réf. nécessaire]. Comme toutes les villes de cette importance, Le Havre voit tourner de nombreux groupes aux styles allant du punk au rock, en passant par le metal, comme un groupe appelé tout simplement « Les Havrais ». Constitués de jeunes musiciens, ils sont souvent éphémères. Ils ont toutefois la possibilité de s'exprimer sur scène dans de petits endroits de la ville comme la Cafet', le Music Bar ou le pub McDaid's. Toute une scène rock « dur » continue d'évoluer ainsi de formation en formation avec plus ou moins de succès et de durée, maintenant un noyau dur, et des liens avec des groupes nationaux et internationaux, invités à partager la scène au Havre.

Actuellement, la tradition musicale se perpétue dans l'Orchestre Symphonique de la ville du Havre (ensemble Les Découvertes), l'orchestre des Concerts André Caplet, au conservatoire et dans des écoles de musique telles que le Centre d'Expression Vocale Et Musicale (rock) ou le JUPO (dominante jazz), dans les associations ou les labels comme Papa's Production (la Folie Ordinaire, Mob's et Travaux, Dominique Comont, Souinq, Your Happy End…). L'organisation par l'association du Ouest Park Festival depuis les années 2000 à Harfleur puis depuis 2004 au Fort de Tourneville, Le Havre, en est une démonstration. Par ailleurs, depuis 2008, l'association « I Love LH » a vu le jour et vise à promouvoir la culture havraise et en particulier sa scène musicale par l'organisation d'évènements culturels originaux, ainsi que par la distribution gratuite d'une compilation musicale d'artistes locaux.

Le rap est aussi relativement développé par les artistes havrais. Après le succès de Ness&Cité, primé découverte du Printemps de Bourges 2000, d'autres formations se sont constituées : Bouchées Doubles, Médine ou encore La Boussole, collectif regroupant les membres de ces formations. La majorité de la scène rap havraise est regroupée au sein du label Din Records. Récemment, le groupe issu de la Mare Rouge « Section Originale », composé de Madsy et d'Alivor est en train de percer notamment avec une participation sur Black List une compilation du beatmaker Havrais Dicé. Leur premier album est sorti en janvier 2012. Dans un registre rap différent plus classe moyenne ouvrière, sur des productions agrémentées de soul, funk ou reggae des artistes comme Def et Acoosmik commencent à faire parler d'eux hors du territoire de l'agglomération[réf. nécessaire].

La langue normande[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Normand et Cauchois.

L'héritage de la langue normande est présent dans les expressions utilisées par les Havrais, dont une partie s'identifie comme parlant le cauchois. Parmi les mots normands les plus utilisés par les Havrais, nous retrouvons boujou (Bonjour, au revoir), clenche (poignée de porte), morveux(veuse) (enfant) et bezot(te) (dernier(e) né(e)).[réf. nécessaire]

Devise[modifier | modifier le code]

Devise de la Ville du Havre: Nutrisco et extinguo (« Je nourris et j'éteins »).

Devise de la ville et de François Ier, Roi de France, en référence à la salamandre de son blason.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes du Havre

Les armes de la commune du Havre se blasonnent ainsi :
« De gueules à la salamandre d'argent couronnée d'or sur un brasier du même, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or, au franc-canton cousu de sable chargé d'un lion d'or armé et lampassé de gueules »
Le lion, issu des armoiries de la Belgique, a été ajouté en 1926 en substitution d'une des fleurs de lys, en souvenir de l'accueil du gouvernement belge en exil pendant la Première Guerre mondiale.

Armes du Havre sous le 1er Empire.

Les armes de la commune du Havre sous le 1er Empire

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Abram, Le Havre : Ville moderne,‎ 2011
  • Michel de Boüard, Histoire de la Normandie, Toulouse,‎ 2001 (ISBN 2-7089-1707-2) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Nathalie Castetz, Le Havre, Seine estuaire, Paris, Héliopoles,‎ 2012 (ISBN 978-2-919006-10-6)
  • Franck Godard, Olivier Bouteiller, Le Havre, Déclics,‎ 2011 (ISBN 978-2847682311)
  • Renée Grimaud, Le Havre insolite, Les beaux jours,‎ 2012 (ISBN 978-2351791011)
  • Jean-François Massé, Le Havre, port d'attache, Acanthe,‎ 2003 (ISBN 2-84942-003-4)
  • Pierre Gras, Le temps des ports. Déclin et renaissance des villes portuaires (1940-2010), Tallandier,‎ 2010, 298 p. (ISBN 978-2-84734-675-6) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Tristan Gaston-Breton, Le Havre 1802-2002 : Deux siècles d'aventure économique, Le Cherche midi,‎ 2002 (ISBN 2-7491-0028-3)
  • E. Simon et A. Fiszlewicz, Le Havre : Ah quel estuaire !, Petit à Petit,‎ 2002 (ISBN 2-914401-26-4)
  • Madeleine Brocard, Atlas de l'estuaire de la Seine, Rouen, Presses de l'université de Rouen,‎ 1996
  • Emmanuelle Real, Le Paysage industriel de la Basse-Seine, Connaissance du patrimoine en Haute-Normandie,‎ 2009, broché, 264 p. (ISBN 2-910316-33-5)
  • Claire Étienne-Steiner, Le Havre. Ville, port et agglomération, Rouen, Connaissance du patrimoine de Haute-Normandie,‎ 1999 (ISBN 2-910316-19-X) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jacques Basile et Didier Guyot, Une Autre Ville Bleue, Editions Point de Vues,‎ 2011, 120 p. (ISBN 978-2-915548-63-1)
  • Joanne, Adolphe, Le Havre, Paris, Hachette et Cie,‎ [1889-1890], 133 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Politique et société[modifier | modifier le code]

Sport et culture[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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