Arras

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Arras
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Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais (préfecture)
Arrondissement Arras (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de trois cantons : Nord, Ouest et Sud
Intercommunalité Communauté urbaine d'Arras
Maire
Mandat
Frédéric Leturque (UDI)
2014-2020
Code postal 62000
Code commune 62041
Démographie
Gentilé Arrageois(e)
Population
municipale
41 322 hab. (2011)
Densité 3 553 hab./km2
Population
aire urbaine
124 206 hab.
Géographie
Coordonnées 50° 17′ 23″ N 2° 46′ 51″ E / 50.2897222222, 2.78083333333 ()50° 17′ 23″ Nord 2° 46′ 51″ Est / 50.2897222222, 2.78083333333 ()  
Altitude Min. 52 m – Max. 99 m
Superficie 11,63 km2
Localisation

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Liens
Site web arras.fr

Arras [aʁɑːs][1] est une commune française, capitale historique, administrative et universitaire du département du Pas-de-Calais au cœur de la zone économique agroalimentaire la plus étendue au nord de Paris.

Chef-lieu du Pas-de-Calais, Arras est, avec ses 42 000 habitants, la troisième ville la plus peuplée du département après Calais et Boulogne-sur-Mer. Avec Lille et les villes de l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, elle participe aussi à un ensemble métropolitain de près de 3,8 millions d'habitants, appelé « aire métropolitaine de Lille ».

Arras est le siège de la communauté urbaine d'Arras et le second pôle administratif de la région Nord-Pas-de-Calais. Historiquement, Arras était sous l’Ancien Régime la capitale de la province d’Artois, un grand centre religieux et une cité prospère connue pour ses fabrications drapières. Ville universitaire, Arras se caractérise aujourd'hui par sa grande jeunesse; en effet, 33 % des habitants de l’agglomération ont moins de 25 ans.

Arras est réputée pour ses deux magnifiques places baroques qui forment un ensemble architectural unique au monde, son beffroi et sa Citadelle, tous deux classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. La ville bénéficie du label « ville fleurie » avec quatre fleurs attribuées depuis 2004 par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[2].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Arras-Position.png

Localisation[modifier | modifier le code]

Arras se situe en Artois, à environ 17 km de Lens[3], 45 km de Lille[4], 100 km de Calais[5] et 160 km de Paris[6]. La ville est à proximité de la vaste conurbation transfrontalière du nord de la France (eurométropole). Chef-lieu du Pas-de-Calais, elle en est pourtant excentrée dans la partie sud-est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Arras
Anzin-Saint-Aubin Sainte-Catherine-lès-Arras
Saint-Nicolas
Saint-Laurent-Blangy
Duisans Arras Tilloy-lès-Mofflaines
Dainville Achicourt Beaurains

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sol d'Arras est composé de craie, roche vieille de 90 millions d'années. Cette craie fut exploitée depuis les premiers siècles de notre ère ; elle servit à l'édification des bâtiments de pouvoir et de prestige, et donna son nom de « ville blanche » à Arras[7]. L'argile est également présent. Il a été utilisé pour la fabrication des briques, utilisées pour des bâtiments moins nobles ou en décoration des façades au XXe siècle. On le retrouve dans le nom du lieu-dit « la Terre Potier »[8] à l'ouest au-delà du territoire communal.

Le risque sismique est faible sur l'ensemble du territoire communal (zone 2 sur 5 du zonage mis en place en mai 2011)[9], comme dans la majorité du Pas-de-Calais.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est au confluent du Crinchon et de la Scarpe, affluent de l'Escaut. La Scarpe passe juste au nord de la limite communale ; elle est canalisée à partir de l'écluse Saint-Nicolas.

Le Crinchon, qui entre dans le territoire communal par le sud-ouest, est enterré dans sa traversée de la ville. On le retrouve au nord, à l'ouest du bassin Méaulens (appendice en amont du canal), avant qu'il ne se jette dans la rivière. Autrefois, il inondait les fossés de la citadelle[10] et séparait la ville en deux.

La commune est rattachée à l'agence de l'eau Artois-Picardie.

Relief[modifier | modifier le code]

L'altitude varie de 52 mètres au nord, où coule la Scarpe, à 99 mètres au sud. Les collines (de Baudimont, de La Madeleine) alternent en pentes douces avec les bas quartiers (de Méaulens, de la basse ville du XVIIIe siècle)[10]. La citadelle, la basse-ville et la gare (à l'ouest) se situent à environ 75 mètres d'altitude. En limite nord-ouest, l'altitude remonte au niveau du Mont Saint-Vaast (supérieur à 85 mètres)[11].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Le climat est de type océanique tempéré dans ce département ayant une façade maritime, située à un peu moins de 100 km d'Arras. Du fait de cette distance, le climat local est légèrement plus continental que celui de la côte. Les amplitudes thermiques sont modérées (un peu plus grandes que sur le littoral) et les hivers sont doux avec un temps instable. Il pleut en moyenne environ 600 à 650 mm de pluie par an[12]. Les précipitations sont de 637 mm à Cambrai, station météorologique la plus proche à 35 km[13].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Arras se situe au croisement de deux autoroutes françaises, l'A1 de Paris à Lille, mise en service en 1958 pour la section Fresnes-lès-Montauban - Carvin[14], et l'A26 de Calais à Troyes, ouverte en 1992. L'autoroute A26 se confond pour partie avec la route européenne E17 de Anvers à Beaune via Lille et Reims.

Arras et son agglomération sont desservies par trois échangeurs autoroutiers : sur l'A1 les sorties no 15 et 16, et sur l'A26 la sortie no 7.

Arras est également au centre d'un réseau de routes départementales et nationales, avec parmi les plus importantes : la route départementale 917 vers Bapaume, Péronne et Le Bourget au sud, Lens, Lille et Halluin au nord ; la route départementale 950 vers Douai ; la route départementale 939 vers Cambrai à l'est, et Le Touquet à l'ouest ; la RN 25 vers Doullens et Amiens au sud ; la route départementale 341 vers Bruay-la-Buissière[15].

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Photographie montrant la gare SNCF
La gare SNCF

Arras est également très bien desservie par sa gare SNCF qui propose 12 liaisons TGV par jour[16] vers la gare du Nord de Paris (le trajet dure environ 50 min), des liaisons directes vers Lyon, Marseille, Bordeaux, Rennes, Nantes, Toulouse (sens Toulouse-Arras), Quimper (sens Quimper-Arras) Brest (sens Brest-Arras), La Rochelle (uniquement les samedis estivaux), Strasbourg, Bruxelles, Hendaye, Irun en Espagne… et pendant la saison hivernale vers les Alpes à savoir la Tarentaise (Bourg-Saint-Maurice), la vallée de l’Arve (Saint-Gervais-les-Bains).

Arras est de plus reliée aux gares régionales de Lille, Lens, Dunkerque, Douai, Valenciennes, Calais et Boulogne-sur-Mer. Depuis 2003, Arras est reliée à Lille en 20 min par le TERGV (un aller-retour par jour).

La municipalité milite pour l'installation de la future deuxième gare ferroviaire européenne du Nord-Pas-de-Calais à Arras. Cette gare accueillerait, en plus des TGV qui s'arrêtent déjà à Arras, les Thalys et les Eurostar[17].

Le schéma de transports régionaux évoque la construction d'une ligne de chemin de fer nouvelle vers Marquion et Cambrai, en liaison avec le projet de canal à grand gabarit Seine-Nord Europe et afin d'assurer la desserte ferroviaire de la future plate-forme de Marquion[18].

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Arras est à proximité immédiate de l'aérodrome de Roclincourt, ouvert à l'aviation de loisirs. L'aéroport commercial le plus proche est celui de Lille-Lesquin à environ 45 km au nord-est. L'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle est à 157 km au sud.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La communauté urbaine d'Arras est l'autorité organisatrice du réseau d'autobus, exploité sous le nom d'« Artis » par la société Keolis Arras, filiale de Keolis. En 2011, la société emploie une centaine de salariés et dispose de 50 véhicules[19].

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Afin de faciliter les modes de déplacements doux, la ville a mis en place des doubles-sens cyclables.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Tissu urbain, quartiers et espaces verts[modifier | modifier le code]

« Arras alterne la représentation la plus éclatante du fait urbain, de la vie en société, avec l'extrême intime toujours préservé. »

— Hervé Leroy, Arras, la mémoire envoûtée.

La cité historique était implantée dans les remparts. Les plus vieilles constructions encore debout se situent à proximité du beffroi, au niveau de la Grand'Place et du tribunal de grande instance. À l'issue du Moyen Âge, l'obligation de bâtir dans des matériaux résistants au feu (à la place du bois et du torchis) a marqué le tissu urbain : en 1583, l'édit de Philippe II d'Espagne stipule que toute nouvelle construction doit se faire en pierres ou en briques, sans aucune saillie sur l'espace public[20]. Malgré un renouvellement urbain récurrent (la ville est reconstruite à environ 90 % au XVIIe siècle[20] et à 95 % au XXe siècle), le centre a conservé son organisation historique, faite de larges places, aménagées pour le commerce, mais également de ruelles étroites, et ses façades de qualité. La richesse de la ville à l'époque moderne est également encore lisible dans l'espace urbain. De nombreux hôtels particuliers subsistent encore autour du tribunal, avec leurs cours privées, leurs murs d'enceinte parfois.

La citadelle se situe au sud-ouest ; son emplacement fut choisi au XVIIe siècle car il permettait d’inonder les fossés avec l'eau du Crinchon[10]. Au siècle suivant, le quartier de la Basse ville est dessiné[20] avec un réseau d'artères aérées débouchant sur une place octogonale, l'actuelle place Victor-Hugo.

Les remparts ont été ensuite enlevés à la fin du XIXe siècle[21] et ont laissé la place à des boulevards périphériques.

La ville a conservé des espaces de respiration (espaces verts, jardins publics) dans ce tissu urbain.

Grands espaces verts[modifier | modifier le code]

Au total, au sein du périmètre communal, 91 ha sont en surfaces naturelles, 111 ha en surfaces agricoles[22].

Les Grandes Prairies sont composées de 23 ha arborés, le long de la Scarpe[23]. Le jardin du gouverneur, de plus de 6 ha, est à proximité des anciens remparts ; une partie en est encore visible. L'espace vert des Hautes-Fontaines et les fossés de la Citadelle constituent 23 ha d'espaces aujourd'hui enherbés.

Jardins et squares[modifier | modifier le code]

Le jardin de la préfecture s'étend sur 4 ha[24]. Le jardin Minelle, de 2 ha, s'organise autour d'un plan d'eau[25]. Le Rietz Saint-Sauveur constitue une transition de 2 ha entre le centre-ville et la cité universitaire[25]. Les squares Saint-Nicolas et Jeanne d'Arc se situent de part et d'autre de la cathédrale[25]. Le jardin de la Légion-d'honneur occupe 1,2 ha, entre la cathédrale et l'abbaye Saint-Vaast[25].

Architecture[modifier | modifier le code]

Photographie montrant le soubassement de grès dans la citadelle d'Arras
Soubassement de grès à la citadelle d'Arras

Les matériaux traditionnels, à la suite de l'édit de Philippe II, sont la pierre et la brique. Comme la craie est perméable, on utilise du grès en soubassement, pour éviter les infiltrations humides.

Plusieurs styles architecturaux se côtoient dans la ville.

Avant la Première Guerre mondiale, l'architecture correspond à des tendances nationales voire internationales. Le beffroi, commencé en 1501, est gothique flamboyant. Arras n'a été française que tardivement, le rattachement à la France n’est définitif et ratifié qu’en 1659 par le traité des Pyrénées. L'architecture flamande a fortement influencé les constructions de la ville, par ses façades avec pignon à redents. Sur les places, on construisait pignon sur rue afin que plus de marchands puissent donner sur l'espace public. Le premier bâtiment d'architecture classique conservé dans la ville date de 1701. Arras rattachée à la France, l'influence française s'affirme. Ce style sobre se retrouve dans les hôtels particuliers, rassemblés à proximité des lieux de pouvoir.

Après guerre, de nouveaux matériaux et techniques apparaissent, les styles se diversifient. L'architecture Art déco est présente à Arras après guerre, comme dans d'autres villes de la région (piscines…). Il existe également quelques références d'architectures balnéaires. On trouve des exemples d'architecture industrielle (toiture en sheds). Dans la deuxième moitié du XXe siècle, des équipements publics d'architecture fonctionnaliste sont construits, dans un souci de salubrité et de confort : immeubles, lycée Gambetta… Enfin, le début du XXIe siècle voit le développement de rénovations urbaines, avec l'amélioration de l'isolation des bâtiments existants.

Logements[modifier | modifier le code]

La mairie d’Arras et la Communauté urbaine ont mis en place un vaste ensemble de projets immobiliers (400 projets de haute qualité environnementale sur la communauté urbaine) qui va provoquer une hausse de la démographie de plusieurs dizaines de milliers d’habitants d’ici à 2010[26][réf. insuffisante].

En 2008, on dénombre à Arras 21 880 logements dont 20 168 résidences principales soit 92,2 % de l'ensemble des logements. Les résidences secondaires et logements occasionnels sont au nombre de 145. Le nombre de logements vacants s'élève à 1 567 soit 7,2 %. Sur l'ensemble de ces logements, on dénombre 8 032 logements individuels soit 36,7 % et 13 576 logements dans un immeuble collectif soit 62,0 %[27].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

La ville d’Arras était candidate en novembre 2003 à l’implantation d’une antenne du musée du Louvre (Louvre II), mais le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a préféré Lens afin de « tenter d’apporter un attrait touristique à une agglomération en grave crise économique »[28]. En conséquence, les services de la ville préparent un projet de pôle culturel de grande envergure au sein du quartier des Arts. Situés dans les quelque 22 000 m2 de l'ancien palais épiscopal, plusieurs éléments culturels seront regroupés en un seul lieu pour plus de lisibilité culturelle : office de tourisme, office culturel, musée, médiathèque, conservatoire, musée d'histoire local, etc. Au prix de quelques modifications architecturales, les alentours de la Cathédrale Saint-Vaast seront alors un point culturel majeur de la préfecture du Pas-de-Calais[29].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Jules César mentionne la ville sous la forme Nemetocenna dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules. Le premier élément est le celtique nemeto-, enclos sacré, temple, suivi d'un second élément obscur[30].

À l'époque romaine, lors de la réorganisation du village en civitas, le nom est latinisé sous la forme de Nemetacum Atrebatum par suppression de l'ancien -cenna et adjonction du suffixe gallo-romain d'origine gauloise -acum et du nom du peuple, les Atrebates, dont elle est le chef-lieu, selon un processus bien connu. Comme souvent, seul le nom du peuple subsistera[Note 1].

Elle est connue sous ce nom dès le IVe siècle et est encore mentionnée au IXe siècle sous la forme Athrebate, enfin Arras au XIIe siècle[31].

Homophonie fortuite avec Arras (Ardèche) et Arras (Hautes-Pyrénées). En Allemagne, dans l'arrondissement de Saxe centrale, un hâmeau près de Leisnig et un village près de Geringswalde sont aussi nommés Arras, probablement par des colonisateurs flamands au Moyen Âge.

En néerlandais, Arras se nomme Atrecht[32].

Histoire[modifier | modifier le code]

Premières occupations humaines[modifier | modifier le code]

L'homme de Néandertal occupe la région, à proximité d'Arras[Note 2], il y a 200 000 ans[33]. À l'époque gauloise, les Atrébates sont installés en Artois. La région est conquise par les Romains en 56 av. J.-C., lors de la guerre des Gaules. Vers 15 av. J.-C. naît le village de Nemetacum sur la colline de Baudimont, dont les Romains font la capitale des Atrébates. Il devient une ville d'importance moyenne, couvrant environ 30 ha[34], qui fut fortifiée lors des premières incursions de peuples germaniques au IIIe siècle[35].

Au IVe siècle, Nemetecacum était un centre d'artisanat et de commerce réputé pour ses textiles exportés vers tout l'empire[36].

En 406-407, les Germains détruisent la ville[37].

En 428, les Francs saliens menés par Clodion le Chevelu conquirent toute la région jusqu'à la Somme. Le général romain Aetius préféra négocier la paix et conclut avec Clodion un traité (fœdus) qui fit des Francs, des « fédérés » combattant pour Rome. Après la conversion de Clovis, un évêché fut créé à Arras en 499, et confié à Saint Vaast ; mais il fut rapidement rattaché à celui de Cambrai.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Développement au Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Saint Aubert, évêque de Cambrai, transfère le corps de saint Vaast sur les bords du Crinchon et fonde l'Abbaye Saint-Vaast en 667.

Au IXe siècle, Arras devient la résidence privilégiée des comtes de Flandre qui y établissent une châtellenie héréditaire. En 1105, une épidémie provoquée par un champignon sur le blé touche la ville, puis cesse. Certains parlent du « miracle de la Saint Chandelle »[38].

En 1025, l'évêque d'Arras, Gérard de Cambrai, réunit en l'église Sainte‑Marie un synode pour lutter contre une hérésie[39], qui sera réprimée.

Une ville rayonnante de 1150 à 1250 environ[modifier | modifier le code]

Des activités liées à l'eau sont possibles grâce à l'emplacement de la ville : les bateaux peuvent accoster place de l'ancien rivage, et l'eau du Crinchon est utilisée dans la fabrication des tissus[10]. Au XIIe siècle, le développement important des institutions et de l’économie grâce à l’abbaye Saint-Vaast permet à la ville de compter onze églises. La prospérité de la ville se traduit dans la reconstruction de la cathédrale en 1161. En 1163, la ville se dote d'une charte pour les affaires de la cité, qui sert d'exemple aux villes de Flandres.

Arras compte environ 35 000 habitants[40] qui développent un commerce jusqu’à l’Orient grâce à l’industrie drapière : les tapisseries d’Arras sont connues jusqu’en Italie sous le nom d'arazzi et en Angleterre tout simplement sous le nom d’arras[41]. En Pologne, à Cracovie, le château royal du Wawel abrite plus de cent pièces, la plus importante et la plus précieuse collection de tapisseries d’Arras de l’époque de la Renaissance.

En 1191, le Traité d’Arras est signé : le territoire actuel du département entre dans le giron du domaine royal.

Une ville bourguignonne tourmentée à la fin du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville est ensuite bourguignonne du XIVe siècle au XVe siècle. En 1430, Jeanne d'Arc, prisonnière, est enfermée dans la région d'Arras, peut-être au château de Bellemotte à Saint-Laurent-Blangy[42]. La paix d’Arras de 1435 réconcilie les Valois de France et de Bourgogne, et met fin aux guerres commencées en 1345.

En 1460, commença à Arras un des plus célèbres procès en sorcellerie de l'Inquisition, la grande vauderie d'Arras[43].

Dans la seconde moitie du XVe siècle, la ville d'Arras subit d'énormes bouleversements. Après avoir, en août 1463, racheté les villes de la Somme dont Arras, de son oncle Philippe III de Bourgogne, Louis XI y séjourna paisiblement en janvier 1464. Par ses lettres patentes expédiées en février 1464, le roi autorisa une foire de trois jours par an à cette ville, afin que la fuite de devises soit diminuée, en raison des foires puissantes d'Anvers et de Bruges[44]. Selon le Traité de Conflans (1465) puis celui de Péronne (1468), le roi dut les rendre à Charles le Téméraire. À la suite de la mort de ce dernier, l'armée royale occupa Arras en mai 1477, après plusieurs mois de batailles. Posée 43 000 écus d'indemnité, la ville se vida rapidement. Le 4 juillet 1479, Arras devint Franchise[45]. Le traité d'Arras (1482), la paix entre la France et l'Autriche, conclut que l'Artois entrait dans la dot de Marguerite d'Autriche, fiancée du futur Charles VIII. Les anciens habitants refuges jusqu'à Lille et à Roubaix commencèrent à revenir, notamment les bourgeois. Enfin, en 1491, le mariage obligé de Charles VIII et d'Anne de Bretagne, selon une situation politique délicate, fit rendre la ville d'Arras au Habsbourg, avec Marguerite d'Autriche qui avait grandi à Amboise, fille de feue Marie de Bourgogne[46].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle, l'Artois est disputé lors des guerres opposant François Ier et Charles Quint. En 1525, il n'y a plus qu'une centaine de marchands à Arras[47]. L'activité textile ne s'améliore guère par la suite ; les conflits font fuir les artisans à Lille et Roubaix[48]. Le Traité de Madrid de 1526 rattacha Arras aux Pays-Bas espagnols, mais il ne fut pas respecté par François Ier ; les conflits continuèrent jusqu'à la fin de son règne.

Lors de la Réforme qui enflamma la région, la ville d'Arras demeura fidèle au camp catholique, et signifia sa loyauté au roi d'Espagne lors de l'Union d'Arras en 1579.

Elle est conquise par Louis XIII en 1640 après un siège puis assiégée par les Espagnols en 1654 (épisode du secours d'Arras) ; Vauban participe à sa défense sans commander[49] et la ville est reprise par Turenne. Cependant, le rattachement à la France n’est définitif et ratifié qu’en 1659 par le traité des Pyrénées.

En 1668[10], la ville intègre le projet régional défensif de Pré carré de Vauban avec la construction de la citadelle.

En 1750, le secteur du textile n'a plus beaucoup de fabricants. L'activité est orientée vers l'alimentation (épiceries, boulangeries, boucheries, marchands de vin, etc.) et l'artisanat (à la suite de l'essor du bâtiment durant tout le siècle)[50].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Maison de Maximilien de Robespierre, construite en 1730, située rue Maximilien de Robespierre (ex. rue de la Gouvernance). Il y logeait de 1787 à 1789 avec sa sœur Charlotte et son frère Augustin et c'est là qu'il rédigea les textes prérévolutionnaires. Longtemps abandonnée cette maison vient d'être restaurée, devenue aujourd'hui un musée retraçant pour partie la vie de Robespierre et pour l'autre partie l'histoire du compagnonnage.
Arras occupée, pendant la Guerre franco-allemande de 1870
Carte postale montrant les destructions de la Première Guerre mondiale
Destructions de la Première Guerre mondiale
Photographie montrant les bois et forêts où les armées tentaient de se cacher ont été ravagées par les pilonnages, ici entre Arras et Bapaume
Les bois et forêts où les armées tentaient de se cacher ont été ravagées par les pilonnages, ici entre Arras et Bapaume
Photographie montrant le roi George V inspecte le H.M. Gun « Boche Buster », canon naval de 14 pouces monté sur chemin de fer, à Marœuil, à 10 km au nord-ouest d’Arras, en France, le 8 août 1918
Le roi George V inspecte le H.M. Gun « Boche Buster », canon naval de 14 pouces monté sur chemin de fer, à Marœuil, à 10 km au nord-ouest d’Arras, en France, le 8 août 1918

Robespierre, natif d'Arras, est élu le 26 avril 1789 avec sept autres députés du Tiers état de l’Artois. Lors de la Révolution française, la municipalité est d’abord dirigée par Dubois de Fosseux, hobereau érudit, secrétaire de l’Académie d’Arras et futur président du Pas-de-Calais. En compétition avec Aire-sur-la-Lys, Calais et Saint-Omer, Arras obtient finalement la préfecture du Pas-de-Calais. De novembre 1793 à août 1794, ce sont dix mois de terreur, la ville est alors sous la dictature de Joseph Lebon qui instaure des restrictions alimentaires, ordonne 400 exécutions et détruit beaucoup d’édifices religieux (la cathédrale notamment, l’abbatiale Saint-Vaast en tient lieu depuis lors). Arras voit stagner sa démographie et son activité économique alors que Lille sous le coup de la révolution industrielle explose. Sous l’impulsion d’Émile Legrelle, maire dynamique, Arras démantèle une partie de ses remparts pour établir de vastes boulevards périphériques, réaliser un nouveau réseau d’égouts, et se dote d’une nouvelle gare ferroviaire en 1898 (la précédente, ouverte pour l’ouverture de la ligne Paris - Lille, datait de 1846).

Première Guerre mondiale : une ville détruite et une base secrète souterraine[modifier | modifier le code]

La Grande Guerre inflige des destructions considérables au patrimoine arrageois car la ville était située à moins de 10 km du front, et elle était l’enjeu des coûteuses batailles d’Artois. Dès le 31 août 1914, les cavaliers uhlans sont à Tilloy-lès-Mofflaines, et une patrouille de soldats fait une première incursion dans Arras, suivie le 6 septembre, de 3 000 hommes et d'un état major (commandés par le général Hans-Jürgen von Arnim) qui s'installe dans les casernes, la citadelle et en ville. Un régiment de goumiers arabes tente de défendre les environs de la ville. En septembre, les soldats de Louis Ernest de Maud'huy repoussent une partie des troupes allemandes ; on creuse des tranchées dans les faubourgs d'Arras. L'hôtel de ville brûle le 7 octobre et le beffroi est détruit le 21 puis la cathédrale le 6 juillet 1915.

En secret, les Britanniques rassemblent une formidable armée dans la carrière Wellington : cette armée surgit de terre en avril 1917 et enfonce le front allemand.

Après la guerre, la ville, ravagée aux trois quarts, est reconstruite presque à l’identique, et en profite pour s’étendre. Dans les arrondissements d'Arras et Béthune, 150 000 ha de terres sont stérilisés[51].

La ville contemporaine : transition puis réveil de la « belle endormie »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille d'Arras (1940).

Après la Seconde Guerre mondiale et sous les mandats du maire socialiste Guy Mollet, Arras perd une partie de ses activités économiques et commerciales. Le réveil sonnera à la fin du XXe siècle avec l’arrivée de l’Université d’Artois, la mise en service de l’autoroute A26 qui la relie à Calais, et l’arrivée de la gare TGV.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

De nombreuses unités militaires ont tenu garnison à Arras : en 1906 (33e régiment d’infanterie, 1er bataillon du génie, 2e bataillon du génie, 3e bataillon du génie, 5e régiment d'infanterie territoriale) puis le 16e bataillon de chasseurs à pied, le 7e régiment de chasseurs d’Arras (1964-1993), le 233e régiment d'infanterie, le 525e régiment du train, le 601e régiment de circulation routière de janvier 1994 à 2009 et le 625e régiment de circulation routière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Depuis la Libération et jusqu'en 1995, Arras a été gérée par des maires socialistes : de 1945 à 1975 par Guy Mollet, secrétaire général du Parti socialiste pendant la plus grande partie de ses mandats municipaux, puis par Léon Fatous de 1975 à 1995. Depuis 1995, c'est Jean-Marie Vanlerenberghe, vice-président du MoDem, qui est maire d'Arras. Il a été en effet réélu dès le premier tour des élections municipales de 2008 avec 51,24 % des voix contre 33,93 % pour Alain Fauquet (PS), 62,88 % de participation[52].

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2002 Lionel Jospin et Jacques Chirac, obtenaient quasiment le même score avec respectivement 18,89 % et 18,69 % des suffrages. Au second tour, le résultat a été de 82,56 % pour Jacques Chirac (RPR), 17,44 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), 81,15 % de participation[53].

Une majorité socialiste se retrouve à l'élection présidentielle de 2007 où 52,68 % des suffrages vont à Ségolène Royal et 47,32 % à Nicolas Sarkozy, contre respectivement 46,94 % et 53,06 % au niveau national. Au premier tour Jean-Marie Le Pen obtenait à Arras un résultat proche du reste de la France (10,68 % contre 10,44 %), ainsi que François Bayrou (19,87 % contre 18,57 %). Olivier Besancenot, avec 5,13 % des voix, était le seul autre candidat à dépasser 5 %[54].

Les élections régionales françaises de 2010 montrent la même tendance, la liste conduite par Daniel Percheron (Union de la Gauche) arrivant en tête au second tour avec 55,07 % des suffrages, contre 27,77 % à la liste de la majorité présidentielle conduite par Valérie Létard, et 17,16 % à Marine Le Pen (Front National)[55].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Arras.

Quatre maires se sont succédé depuis 1945 :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1975 Guy Mollet PS député
1975 1995 Léon Fatous PS sénateur
1995 14 novembre 2011[Note 3] Jean-Marie Vanlerenberghe MoDem sénateur
15 novembre 2011 en cours Frédéric Leturque[56] UDI ancien adjoint au maire

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Arras est dans le ressort de la cour d'appel de Douai. Elle est le siège d'un tribunal de grande instance dont le ressort se confond avec les limites de l'arrondissement, d'un tribunal d'instance, d'un conseil de prud'hommes et d'un tribunal de commerce[57]. Arras est également le siège de la Chambre régionale des comptes (CRC) du Nord-Pas de Calais / Picardie.

Rôle administratif et territorial[modifier | modifier le code]

Cantons[modifier | modifier le code]

Plan montrant Arras dans l'arrondissement d'Arras et dans ses différents cantons
Arras dans l'arrondissement d'Arras et dans ses différents cantons :
canton d'Arras-Sud
canton d'Arras-Nord
canton d'Arras-Ouest (à l'intérieur de la ville)

Arras est le chef-lieu de trois cantons :

Conseiller général Canton Code cantonal Population (2008)
Nicolas Desfachelle Arras-Nord 62 03 19 522 hab.
Jean-Louis Cottigny Arras-Sud 62 04 30 191 hab.
Denise Bocquillet Arras-Ouest 62 58 22 440 hab.

Communauté de communes, arrondissement, département[modifier | modifier le code]

Arras est le siège de la communauté urbaine d’Arras qui s'est élargie le 1er janvier 2013 à la suite de la réforme des collectivités territoriales. Elle regroupe désormais 39 communes soit environ 101 879 habitants.

L’arrondissement d'Arras compte 300 785 habitants et 17 cantons.

Photographie montrant la préfecture d'Arras en 2011
Préfecture d'Arras en 2011.

Préfecture et chef-lieu du Pas-de-Calais depuis 1789, Arras possède la quasi-totalité des sièges administratifs départementaux, et plusieurs sièges administratifs régionaux (la Chambre régionale des comptes du Nord-Pas-de-Calais/Picardie par exemple). Cela a contribué au développement en réseau du département (universités multipolaires…)[33]. C'est également à Arras que se trouve le siège français du Commonwealth War Graves Commission.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dès 1995, la communauté urbaine d'Arras s'est engagée en faveur de la protection de l'environnement, par une « charte d’écologie urbaine et rurale », une première régionale[58]. Un plan climat territorial a été lancé en 2010 à l'échelle du Pays. Un espace info énergie a été ouvert à cette date à Arras[59].

Arras bénéficie du label « ville fleurie » avec quatre fleurs attribuées depuis 2004 par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[2] ; elle compte plus de 5 000 arbres[60]. Ses serres municipales (tunnel et pépinière) produisent annuellement 200 000 plantes à massif divers[61]. La ville s'est engagée dans la gestion différenciée de ses espaces : ses techniciens pratiquent moins de fauches, l'eau de pluie de ses serres est récupérée[60]

Des jardins biologiques destinés aux publics scolaires ont été mis en place depuis 1998, afin de sensibiliser les enfants au jardinage[61]. La ville compte également quatre sites consacrés aux jardins familiaux, sur une surface totale de 5 ha[62].

La gestion des déchets est faite par la communauté urbaine. Plusieurs déchèterie existent sur son territoire. Une plate-forme de compostage a été mise en place pour le traitement des déchets verts de la ville[60].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 20 septembre 2011, Arras est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 41 322 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
21 019 19 958 19 286 19 798 23 419 23 485 24 439 26 956 25 271
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
26 216 25 905 25 749 27 329 26 764 27 041 26 914 25 701 26 144
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
25 813 24 921 26 080 24 835 29 718 29 490 31 488 33 345 36 242
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
41 761 49 144 46 483 41 736 38 983 40 590 42 015 41 322 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[64] puis Insee à partir de 2004[65].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (20,2 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 47,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 27,6 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 18,2 %, plus de 60 ans = 14,2 %) ;
  • 52,7 % de femmes (0 à 14 ans = 15,9 %, 15 à 29 ans = 26,9 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 21,9 %).
Pyramide des âges à Arras en 2008 en pourcentage[66]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,1 
5,3 
75 à 89 ans
9,6 
8,4 
60 à 74 ans
11,2 
18,2 
45 à 59 ans
17,8 
21,7 
30 à 44 ans
17,6 
27,6 
15 à 29 ans
26,9 
18,4 
0 à 14 ans
15,9 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2008 en pourcentage[67].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
5,3 
75 à 89 ans
9,4 
11,4 
60 à 74 ans
13,1 
21,0 
45 à 59 ans
20,2 
20,6 
30 à 44 ans
19,4 
20,2 
15 à 29 ans
18,3 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Arras est située dans l'académie de Lille.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre onze écoles maternelles et onze écoles élémentaires communales[68].

Le département gère six[69] collèges et la région sept[70] lycées.

Les Arrageois disposent également d'établissements privés : six écoles[71] et deux collèges[72].

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

Arras est le siège de l’université d'Artois, université multipolaire qui comprend les pôles de Lens, Liévin, Béthune, Douai et Arras. Créée en 1992, elle compte en avril 2011 4 600 étudiants à Arras[73]. Le pôle d’Arras « littéraire » est destiné aux lettres, langues, sciences humaines (histoire-géographie notamment) et depuis la rentrée 2006, aux sciences économiques.

Arras accueille aussi un IUFM, une école supérieure des métiers d'art (Esmaa), l'École privée des sciences informatiques (EPSI) et le Centre des études supérieures industrielles (CESI).

Arras est réellement devenue une cité universitaire comme en témoignent les nouvelles résidences universitaires, notamment la première résidence étudiante réhabilitée dans une ancienne caserne d'Arras, inaugurée en août 2009[74]. Elle comporte aussi un service de formation, le Sépia, qui permet d’obtenir un diplôme d’accès aux études universitaires ainsi qu’une validation d’acquis par expérience[75].

La communauté urbaine d’Arras gère l'École supérieure des métiers d'art d'Arras dont l’excellence est reconnue pour l’enseignement du vitrail[75].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Main Square Festival[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Main Square Festival.

Arras est depuis quelques années essentiellement connue pour le Main Square Festival. La société France Leduc Productions, en collaboration avec Herman Schueremans, le père fondateur du festival de Wechter, en Belgique, organise un festival estival musical, le Main Square Festival, qui a une scène originale et particulièrement impressionnante : la Grand’place. Depuis 2010, le Main Square Festival a déménagé et s'invite désormais au sein de la citadelle d'Arras. Ce festival a attiré des groupes prestigieux : Muse, Linkin Park, Depeche Mode, Tryo, Indochine, Black Eyed Peas, Radiohead, Rammstein, Prince, Coldplay, Green Day.

Événements annuels[modifier | modifier le code]

Depuis 2001, de janvier à mars[76], le festival de musiques actuelles de l'université d'Artois MusiKampus accueille ses soirées d'ouverture et de clôture à Arras. MusiKampus se déroule au cœur des universités de l'Artois. Le festival offre une scène à des jeunes groupes du Nord-Pas-de-Calais (Degadezoo en 2003, Shiko Shiko en 2009) et programme des artistes de renommée nationale et européenne (Sharko, Gonzales, Les Fatals Picards, Ministère des affaires populaires, Jim Murple Memorial).

En mars, pendant une semaine, l'Université d'Artois et son service culturel proposent un festival international et universitaire des arts de la scène, en partenariat avec le théâtre d'Arras, et l'option théâtre du lycée Gambetta d'Arras. Des jeunes artistes étudiants du monde entier viennent proposer leurs créations, créant un foisonnement culturel et artistique au sein de l'université et de la ville d'Arras[77].

Chaque 1er mai, se tient le salon du livre d'expression populaire et de critique sociale d'Arras[78]. Le dernier dimanche de juin a lieu la grande braderie des commerçants d'Arras dans toutes les rues du centre ville.[réf. nécessaire] Depuis 1996, chaque été de la mi-juillet à la mi-août, « Arras on the beach » prend place sur la Grand-Place qui se transforme en plage géante sur le modèle de Paris Plages.[réf. nécessaire] En décembre, la Grand-Place se transforme en village de Noël qui s'inscrit dans la pure tradition des marchés de Noël du nord de l'Europe. Bordé de nombreux sapins, le village compte plus de 80 chalets en bois ainsi qu'une patinoire de 600 m2 en glace naturelle, un carrousel et des animations pour les enfants.

Chaque année en novembre, depuis 2000[79], pendant dix jours, Arras organise le Festival international du film d'Arras (nommé « L'Autre Cinéma » jusqu'en 2008). À la fois évènement populaire de promotion du septième art, le Festival international du film d'Arras a aussi pour vocation d'être un point de rencontre indispensable et nécessaire pour l'industrie du cinéma. L'édition 2012 a amené 30 000 spectateurs et l'Atlas d'or a été décerné à Teddy Bear du danois Mads Matthiesen. De nombreux réalisateurs et comédiens prestigieux participent à ce festival : Costa-Gavras, Tonie Marshall et Laurent Cantet en 2012, John Boorman en 2008, Bernadette Lafont, Andrzej Żuławski et Dario Argento en 2007, Arthur Penn en 2006, Sidney Lumet en 2005, Claude Chabrol et Enki Bilal en 2004, Rosanna Arquette et Jerry Schatzberg en 2003, Volker Schlöndorff en 2002, Bertrand Tavernier en 2001, Francesco Rosi en 2000.

Santé[modifier | modifier le code]

Arras dispose d'un centre hospitalier important (2 000 salariés, 1 200 lits et places) dans les domaines de la chirurgie, de la médecine, de la gynécologie obstétrique, de la psychiatrie et de la gériatrie[80]. Le centre a été restructuré et réhabilité de 2003 à 2007, sur 75 000 m2, pour un montant total de près de 100 millions d'euros[81]. Il existe également plusieurs cliniques privées dont une clinique spécialisée en soins de réadaptation en psychiatrie, administrée par l'association régionale « Espoir et Vie »[82] et deux cliniques administrées par la Générale de santé : la clinique Bon-Secours[83] et la clinique Sainte-Catherine[84].

Sports[modifier | modifier le code]

Arras dispose de nombreux clubs sportifs de haut niveau : l’ASPTT Arras (aussi nommée Arras Pays d’Artois Basket Féminine) est le club de l'équipe de basket féminin qui évolue en Ligue féminine de basket ;Le Racing Club d'athlétisme qui évoluera en 2015 en Elite (Première division) suite à une troisième place en N1A ; l’ASL Canoë Kayak basé à Saint-Laurent Blangy compte parmi ses membres plusieurs sélectionnés aux jeux Olympiques ; le Rugby Club d'Arras évolue à l’heure actuelle en Fédérale 2 (équivalent 4e division) et a été pendant longtemps le club porte-drapeau du rugby dans le Nord-Pas-de-Calais ; le Racing Club d’Arras Handball est un club de handball évoluant en national 3 poule 4 ; l’Arras Football a une équipe de football masculin évoluant en CFA 2 et une équipe féminine en D1.

On joute à Arras depuis 1812. La société des jouteurs d’Arras est membre de la FFSN (Fédération de joutes et sauvetages nautiques) depuis plus de 20 ans et a porté le titre de champion de France plusieurs années[85].

Depuis 1884, Arras possède un champ de course, l’Hippodrome des Hauts-Blancs-Monts.

Arras possède également un golf de 18 trous situé à Anzin-Saint-Aubin. L'Open de France féminin s'y est plusieurs fois déroulé dans les années 2000.[réf. nécessaire]

La course cycliste Paris-Arras Tour a lieu chaque année pendant deux jours en mai.

À côté de « Cité Nature », un centre de remise en forme et aquatique a vu le jour en attendant l’extension du stade d’eaux vives et d’un bassin d’eaux plates.

Média[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional La Voix du Nord publie une édition locale pour l'Artois. Il y a également le journal local à Arras : L'Avenir de l'Artois qui paraît chaque mercredi.

La ville est couverte par les programmes de France 3 Nord-Pas-de-Calais et les chaînes nationales de la TNT. Elle reçoit également la chaîne régionale Wéo.

Depuis 2002 le site indépendant http://www.arras-online.com propose lui aussi toute l'information sur Arras et sa région.

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Arrageois disposent de lieux de culte catholique, musulman et protestant.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Les lieux de culte catholique sont ceux des trois paroisses du doyenné d'Artois, au sein du diocèse d'Arras :

  • les cinq clochers de la paroisse Notre-Dame de Cité : la cathédrale Assomption et Saint-Vaast, les églises Notre-Dame-des-Ardents, Saint-Géry, Saint-Jean-Baptiste et Saint-Nicolas-en-Cité[86] ;
  • deux des trois clochers de la paroisse Notre-Dame des Blancs-Monts : les églises Saint-Paul et Sainte-Bernadette[87] ;
  • trois des huit clochers de la paroisse Notre-Dame de Pentecôte : les églises Notre-Dame de Bonnes Nouvelles, Saint-Curé-d'Ars et Saint-Sauveur[88].

Culte musulman[modifier | modifier le code]

La communauté musulmane d'Arras dispose de deux mosquées[89].

Culte protestant[modifier | modifier le code]

L'Église protestante unie de l'Artois, communauté rattachée à l'Église protestante unie de France dispose d'un lieu de culte au sein de sa paroisse à Arras[90].

Par ailleurs, il existe une église protestante évangélique à Arras, membre de la Fédération évangélique de France[91], disposant d'un lieu de culte.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 595 €, ce qui plaçait Arras au 24 088e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[92].

Emploi[modifier | modifier le code]

Emploi à Arras[modifier | modifier le code]

En 2008, le nombre d'emplois au lieu de travail de la commune s'élève à 34 482 personnes[93].

La répartition en fonction du secteur d'activité est assez différente de la répartition au niveau national, compte tenu d'une proportion très forte de la population travaillant dans les secteurs de l'administration publique et assimilés.

Répartition des emplois par secteur d'activité économique

  Agriculture Industrie Construction Commerces, transports et services Administration publique, enseignement, santé, action sociale
Arras 0,2 % 7,4 % 2,5 % 39,6 % 50,3 %
Moyenne nationale 3,0 % 14,2 % 6,9 % 45,2 % 30,7 %
Sources des données : Insee[94],[95]

Quant à la répartition par domaine d'activité, la différence essentielle par rapport au niveau national réside dans la proportion d'ouvriers.

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Arras 0,1 % 3,2 % 16,5 % 29,9 % 36,1 % 14,1 %
Moyenne nationale 2,0 % 6,1 % 15,9 % 24,9 % 28,6 % 22,5 %
Sources des données : Insee[96],[97]

Emploi des Arrageois[modifier | modifier le code]

En 2008, la population active parmi les Arrageois s'élève à 20 001 personnes[98] dont 3 280 chômeurs, soit un taux de chômage de 16,4 %, largement supérieur au taux national de 11,6 %[99].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Arras est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Artois. Celle-ci gère notamment le port fluvial de Saint-Laurent-Blangy et l’aéroport de Roclincourt[100].

Le renouveau de l’économie arrageoise est manifeste depuis une dizaine d'années avec l’arrivée d’Häagen-Dazs, la mise en place de la zone Actiparc, les créations de pépinières d’entreprises, si bien que le magazine L'Entreprise a élu à plusieurs reprises l’agglomération d’Arras, l’agglomération moyenne (moins de 100 000 habitants) la plus dynamique de France[101]. En effet, depuis 10 ans, les efforts conjoints de la communauté urbaine d'Arras (CUA) et de ses partenaires économiques ont permis de créer plus de 11 000 emplois sur le territoire[102].

Avec l’ouverture du canal Seine-Nord Europe, prévue en 2016, 8 000 emplois pourraient être créés entre Arras et Cambrai[103]. Le canal passera à environ 25 km de la ville. Arras se trouvera ainsi au centre de la scène économique de l’Europe du Nord : entre Paris, Bruxelles et Londres, à proximité de Lille et Amiens.

Outre l'agroalimentaire (produits laitiers Ingredia, Häagen-Dazs à Tilloy-lès-Mofflaines, coopérative agricole Unéal à Saint-Laurent-Blangy : résultat d'une fusion de 2002 qui emploie 400 personnes pour un effectif total de 1 500 salariés et une collecte de céréales et oléoprotéagineux de 1,5 million de tonnes par an et qui fédère 8 000 adhérents) et le transport-logistique (transports Lebas-Laridant et transports urbains de la communauté d'Arras), la vie économique du territoire est marquée par les secteurs de l'industrie électrique et de la chimie, avec comme principaux employeurs l'usine de batteries et de chargeurs Hawker (1 000 salariés), les emballages plastiques Alcan (220 salariés), les détecteurs de gaz Oldham (180 salariés)[104].

L'agglomération bénéficie également d'un important secteur tertiaire (80 % de l'activité totale)[102], avec de nombreux services administratifs (Conseil Général, Préfecture, Chambre Régionales des Comptes, Communauté Urbaine…) et financiers (assurances Prevea, Crédit du Nord, BNP, crédit-bail Actea, Banque de France, gestion immobilière Le Logement rural). EDF, la Générale des Eaux, les installations thermiques Logista comptent aussi parmi les employeurs importants[104]. Depuis l'arrivée du TGV Nord, ce secteur a encore vu son attractivité se renforcer[102].

Photographie montrant une vue aérienne de la place des Héros un jour de marché
Marché sur la place des Héros

Même si Arras ne possède plus de grand magasin en centre-ville depuis la fermeture définitive des Nouvelles Galeries à la fin du XXe siècle, la ville a su garder un tissu commercial de proximité dense et qualifié et des marchés de plein air animent chaque samedi matin les places du centre ville. Le commerce de moyenne et grande surface est représenté par un hypermarché Auchan, un centre Leclerc, et des magasins Leroy-Merlin et Monoprix[104] ainsi qu'onze supermarchés.

Le tourisme joue aussi un rôle dans l'économie de la ville, avec par exemple six cents créations d'emplois en dix ans[105] : ses célèbres places, ses ruelles médiévales, ses édifices flamboyants en font un lieu touristique important pour les Britanniques, les Néerlandais, les Belges, les Allemands, etc. qui viennent découvrir les charmes de la capitale atrébate.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Arras est classée ville d’Art et d’Histoire. Elle est membre du Réseau des sites majeurs de Vauban. Elle compte 225 monuments classés ou inscrits aux monuments historiques, ce qui fait d'elle la 7e ville française en nombre de monuments, équivalent à ceux de Rouen et Strasbourg. L'importance de ce nombre est due au classement de chaque façade de ses deux places principales.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les deux places, l’hôtel de ville et le beffroi[modifier | modifier le code]

La place des Héros, la rue de la Taillerie et la Grand'Place forment un ensemble monumental extraordinaire, unique en Europe. Dans leur tracé actuel, ces places existent depuis sept siècles. Mais au XVIIe siècle, les échevins décidèrent de reconstruire, en les harmonisant, les maisons des deux places. Ils prirent modèle sur une maison gothique du XVe siècle, que l'on peut encore voir, au fond de la Grand'Place au no 47, avec ses quatre piliers monolithes supportant trois arcades ogivales, ses deux pignons supérieurs à la flamande, en gradins dits pas de moineaux. Selon le style du XVIIe siècle, les arcades s'arrondirent, les « pas de moineaux » s'assouplirent en volutes renversées, surmontées d'un fronton percé d'une lucarne ronde, le pigeonnier. Ces places forment ainsi des décors d'une grande harmonie, chaque façade est ornée d'une gerbe de blé stylisée, porte un détail de sculpture, qui la différencie de ses voisines[106].

Le beffroi de l'hôtel de ville fut construit entre 1463 et 1554. Détruit par l'artillerie allemande pendant la Première Guerre mondiale, il fut reconstruit à l'identique après la guerre. Depuis le 15 juillet 2005 le beffroi d'Arras est classé au patrimoine de l'Humanité par l'Unesco avec 22 autres beffrois de France et de Belgique[107].

Le patrimoine religieux[modifier | modifier le code]
Photographie montrant l’abbaye Saint-Vaast et la cathédrale
L’abbaye Saint-Vaast et la cathédrale.

L’abbaye Saint-Vaast abrite aujourd'hui le musée des Beaux-Arts d'Arras et la médiathèque municipale. Elle fut fondée au VIIe siècle, lorsque l'évêque Aubert fit transporter le corps de saint Vaast dans une chapelle située au bord de la rivière Crinchon. Ainsi naquit le monastère, qui devint bénédictin au Xe siècle. Les bâtiments actuels datent du XVIIIe siècle, tandis que l'église abbatiale devenait cathédrale après la Révolution[108].

Le patrimoine civil et militaire[modifier | modifier le code]

La basse-ville constitue le quartier qui relie la ville à la citadelle. IL s'ordonne autour de la place Victor-Hugo, construite en 1756 sur un plan octogonal au centre de laquelle a été placé un obélisque.

La « maison Wetz d'Amain », sur la place principale, est un édifice des plus typiques de la ville d'Arras. On y retrouve le pignon à pas de moineaux, le portail en briques et pierres de facture classique, mais également une tourelle hexagonale.

La citadelle fut construite entre 1668 et 1672 comme élément de défense du « pré carré » voulu par Vauban, destiné à protéger le royaume contre les invasions des Pays-Bas espagnols. Toutefois, en raison de sa position en deuxième ligne de défense, elle ne fut jamais attaquée et fut donc surnommée « la belle inutile »[109]. La citadelle est classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis le 8 juillet 2008[110].

Photographie montrant l'intérieur des boves (souterrains)
Dans les boves (souterrains).

Les souterrains appelés les Boves ont été creusés depuis le Xe siècle, dans un premier temps pour exploiter la craie blanche, puis ces souterrains ont servi de liens entre les caves des maisons, puis de caches pendant les deux guerres mondiales.

Cité Nature et Aquarena[modifier | modifier le code]

À l'entrée nord de la ville s'est constitué depuis 2005 un pôle destiné aux loisirs.

Cet ensemble se compose de « Cité Nature », musée consacré aux sciences, notamment axé sur les secrets de l'alimentation, de la science et de la nature dans une ancienne friche industrielle réaménagée par Jean Nouvel en 2005 sur 2 500 m2 d'exposition permanente, 1 600 m2 d'exposition temporaire et de 15 000 m2 de jardins en bord de Scarpe.

Jouxtant le musée « Cité Nature », le centre balnéoludique « L'Aquarena » a vu le jour en 2012. Réalisé par l'architecte Alain Sarfati, cet imposant bâtiment à l'architecture futuriste surmonté d'une énorme « perle noire » est à la fois un espace de loisirs avec piscines ludiques, toboggan, rivières, et centre de remise en forme grâce à un espace consacré aux hammams, saunas, fitness et institut de beauté, le tout intégré dans un espace vert de 8 000 m2. Cette base de loisirs, qui accueille également le bowling depuis 2010, est amenée à être vivante avec son esplanade de 15 000 m2, et pourra accueillir différentes manifestations (fêtes foraines, cirques…)[111].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Arras possède un théâtre à l’italienne daté de 1785 et rénové en 2004-2007[112] qui comprend deux salles, ainsi que des compagnies de théâtre professionnelles et des espaces de diffusion culturelle (Le quai de la batterie).

Le Casino est une salle de spectacle d'une capacité de 1 111 places située en plein centre ville et qui accueille des concerts, des spectacles de variété grand public, des pièces de théâtre de boulevard, des orchestres de musique classique, des spectacles de danse ainsi que des conférences.

L'Hôtel de Guines est un ancien hôtel particulier datant du XVIIIe siècle, réhabilité en Maison Folie à l’occasion de Lille 2004. Il accueille spectacles lyriques et dramatiques, quatuors et musiques de chambre dans une petite salle d’une centaine de personnes. La cour intérieure de l’hôtel offre un espace propice aux évènements en plein air pendant la belle saison, lieu de découverte et de convivialité entre les résidents et les artistes, conformément à l'esprit des Maisons Folies.

Un complexe de six salles de cinéma appelé « Cinémovida » a vu le jour en plein centre ville en 2004[113] sur le site d'un ancien cinéma de la Grand’Place qui a été réhabilité, choix préféré par la municipalité à la création d’un complexe cinématographique en périphérie de ville. Ce cinéma propose les grandes sorties nationales ainsi qu'une programmation art et essai, et en partenariat avec Plan-Séquence il organise le Festival international du film d'Arras.

Les musées[modifier | modifier le code]

Le Musée des Beaux-Arts d'Arras est situé dans l'ancienne abbaye Saint-Vaast. Il rassemble des sculptures, des objets d'art et des collections de peinture : œuvres des écoles flamande et hollandaise, italienne et française. La ville d’Arras a signé le 5 juillet 2011 à Versailles un partenariat qui l'unit pour une décennie à l'Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles s’offrant ainsi une collaboration qui doit apporter au musée des Beaux arts une dimension royale. La convention prévoit en effet des expositions qui se dérouleront sur une période de 12 à 24 mois au musée arrageois où Versailles s’engage à décentraliser des ensembles cohérents et thématiques de biens culturels conservés dans les collections historiques des châteaux de Versailles et du Trianon.

La Carrière Wellington est un site touristique à Arras retraçant l'histoire de la Bataille d'Arras de 1917. Ce musée, ouvert au public le 1er mars 2008 permet aux visiteurs de découvrir le réseau de galeries souterraines qui a joué un rôle majeur dans la prise des lignes ennemies et a permis d'épargner la vie à de nombreux soldats en passant par le sous-sol.

Folklore[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses villes de la région Nord - Pas-de-Calais, Arras possède ses géants : Colas et Jacqueline (nés en 1891), et leur fils Dédé, né en 1995.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les spécialités gastronomiques d'Arras sont nombreuses : les cœurs en chocolat, l'andouillette, le coquelet à la bière, la flamiche, le gâteau artésien, les bonbons de l'ami Bidasse[114].

Les cœurs en chocolat : au XIIe siècle, Emma Crespin dont les armoiries de la famille ont comme pièces principales des cœurs, possède un moulin sur le Crinchon (aujourd'hui rivière souterraine) au centre d'Arras et fabrique des pâtisseries en forme de cœur. Au XVIIe siècle, les cœurs en pain d'épices deviennent les « cœurs d'Arras ». Depuis les années 1950, ils sont fabriqués en chocolat et leur succès est considérable[115].

Depuis le Moyen Âge, des artisans charcutiers perpétuent la recette traditionnelle de l’andouillette d’Arras, élaborée à partir de fraise de veau préparée à la main[116]. L'andouillette d'Arras possède sa confrérie et sa fête annuelle[117].

Arras et les arts[modifier | modifier le code]

Arras et le cinéma[modifier | modifier le code]

Arras et la littérature[modifier | modifier le code]

Arras et la chanson[modifier | modifier le code]

Arras est le lieu de naissance de l'ami Bidasse et du narrateur dans la chanson de comique troupier Avec Bidasse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Portrait de Maximilien de Robespierre
Maximilien de Robespierre

Parmi les nombreuses personnalités liées à Arras figurent en particulier :

  • Jean Bodel (ou Jehan Bodel) (1165-1210), trouvère, auteur de chansons de geste en ancien français, a vécu à Arras ;
  • Adam de la Halle (1240-1287), trouvère de langue picarde, né à Arras ;
  • Maximilien de Robespierre (1758-1794), célèbre révolutionnaire, né à Arras ;
  • Jean-Charles-Joseph Laumond, (1753-1825) consul, préfet, conseiller d'État et directeur général des mines.
  • Joseph Le Bon (1765-1795), maire d’Arras et député, envoyé en mission de la Convention nationale, né à Arras ;
  • Eugène-François Vidocq (1775-1857), aventurier et détective, né à Arras dans une maison voisine de celle où Robespierre était né ;
  • Édouard Hachin (né en 1808), poète, chansonnier, vaudevilliste, goguettier, né à Arras ;
  • Constant Dutilleux (1807-1865), peintre, dessinateur et graveur, habitait Arras ;
  • François Flameng (1856-1923), peintre, graveur, illustrateur, réalisa des croquis et dessins des événements sanglants d'Arras ;
  • Pierre Jean Jouve (1887-1976), écrivain, poète, romancier et critique, né à Arras ;
  • Louise Weiss (1893-1983), journaliste, écrivain, féministe et femme politique, née à Arras ;
  • Marietta Martin (1902-1944), écrivain et résistante ;
  • Guy Mollet, (1905-1975), homme politique, président du Conseil sous la IVe République, ancien maire d'Arras ;
  • René Huyghe (1906-1997), écrivain, conservateur du musée du Louvre, académicien, né à Arras ;
  • Violette Leduc (1907-1972), romancière, née à Arras.
  • Norman Thavaud (1987- ), web-humoriste, né à Arras.
  • Pascal Canfin (1974- ), homme politique, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement au sein du Gouvernement Ayrault, né à Arras.

Parmi les personnalités qui ont séjourné à Arras figurent :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au lion d'or armé et lampassé d'azur, à l'écusson brochant en abime sur le tout aussi d'azur semé de fleurs de lys d'or brisé d'un lambel de gueules de trois pendants chargés chacun de trois châtelets aussi d'or rangés en pal

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne Bernard, Arras : Une ballade en aquarelle, « La Voix du Nord » éd.,‎ 2006, 180 p. (ISBN 2843930987 et 9782843930980)
  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleC'artouche, Pas-de-Calais : Histoire d'un renouveau, Librairie Arthème Fayard,‎ 2000, 349 p. (ISBN 2-213-60733-8)
  • Jacqueline Desmulliez et L.J.R. Milis, Histoire des provinces françaises du Nord : De la Préhistoire à l'An Mil, t. 1, Arras, Artois presses université, coll. « Histoire »,‎ 2008, 285 p. (lire en ligne)
  • Alain Jacques, Pierre Bougard, Yves-Marie Hilaire et Alain Nolibos, Histoire d'Arras, Éditions Des Beffrois,‎ 1988, 415 p.
  • Henry ou Henri? Gruy, Histoire d'Arras, Éditions culture et civilisation,‎ Doullens, Dessaint, 1967 et/ou 1979?, 277 p.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Hervé Leroy, Arras : La mémoire envoûtée, Light Motiv,‎ 2006, 95 p. (ISBN 2-9524717-1-1)
  • Edmond Lecesne, Arras sous la révolution,‎ 1882 et 1977?
  • Edmond Lecesne, Histoire d'Arras : Depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789, Rohard-Courtin,‎ 1880, 1 220 p.
  • C. Le Gentil, Le vieil Arras,‎ 1980
  • Mgr Lestocquoy, Arras au temps jadis,‎ 1944
  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleAcadémie des Sciences, Lettres et Arts d'Arras, Arras : à la veille de la Révolution - Traditions et Lumières, vol. 1, Mémoires de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts d'Arras,‎ 1990, 208 p.
  • Alain Nolibos, De Nemecatum à la communauté urbaine,‎ 2003
  • Andrzej Szczypiorski, Messe pour la ville d’Arras, l’Âge d’Homme,‎ 1987, 159 p. ; traduit du polonais par F. Rosset
  • Commission départementale des Monuments historiques, Dictionnaire historique et archéologique du département du Pas-de-Calais, t. I et II,‎ 1979

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ainsi Luteciam Parisiorum deviendra Paris.
  2. En 1976, un fragment de crâne d'une femme de Néandertal est retrouvé sur un chantier à Biache-Saint-Vaast, entre Arras et Douai.
  3. Démission du maire en cours de mandat
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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  5. « Distance à vol d'oiseau entre Arras et Calais », sur www.lion1906.com (consulté le 27 novembre 2011)
  6. « Distance à vol d'oiseau entre Arras et Paris », sur www.lion1906.com (consulté le 27 novembre 2011)
  7. Hervé Leroy, Arras : La mémoire envoûtée, Light Motiv,‎ 2006, 95 p. (ISBN 2-9524717-1-1), p. 39
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  15. « Cartes », sur le site viamichelin.fr (consulté le 2 octobre 2011)
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  48. Académie des Sciences, Lettres et Arts d'Arras, Arras : à la veille de la Révolution - Traditions et Lumières, vol. 1, Mémoires de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts d'Arras,‎ 1990, 208 p., p. 21
  49. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p. 166
  50. Académie des Sciences, Lettres et Arts d'Arras, Arras : à la veille de la Révolution - Traditions et Lumières, vol. 1, Mémoires de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts d'Arras,‎ 1990, 208 p., p. 38 et 39
  51. C'artouche, Pas-de-Calais : Histoire d'un renouveau, Librairie Arthème Fayard,‎ 2000, 349 p. (ISBN 2-213-60733-8), p. 37
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