Alençon

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Alençon
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Alençon
Blason
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Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Orne (préfecture)
Arrondissement Alençon (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de trois cantons : Alençon-1, Alençon-2, Alençon-3
Intercommunalité Communauté urbaine d'Alençon
Maire
Mandat
Joaquim Pueyo
2014-2020
Code postal 61000
Code commune 61001
Démographie
Gentilé Alençonnais
Population
municipale
26 300 hab. (2011)
Densité 2 463 hab./km2
Population
aire urbaine
67 392 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 47″ N 0° 05′ 31″ E / 48.429722, 0.09194448° 25′ 47″ Nord 0° 05′ 31″ Est / 48.429722, 0.091944  
Altitude Min. 127 m – Max. 152 m
Superficie 10,68 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-alencon.fr

Alençon est une commune française, préfecture du département de l’Orne, située dans la région Basse-Normandie.

La ville se situe au sud du département de l’Orne et de la région Basse-Normandie. C’est donc une préfecture excentrée par rapport au territoire départemental. La CUA, sa communauté urbaine inclut plusieurs communes dont certaines situées dans le département de la Sarthe limitrophe.

Plus grande ville du département avec 26 300 habitants[Note 1], troisième de sa région après Caen et Cherbourg-Octeville, Alençon a été au cours des siècles une importante place administrative (chef-lieu de la généralité d'Alençon) et économique (dentelle d'Alençon, imprimerie) et un carrefour entre communications est-ouest, sur l’axe Paris-Bretagne, et nord-sud, sur l’axe Rouen-Tours. Au début du XIXe siècle, Alençon était presque comparable en importance à ses rivales Le Mans et Laval.

La ville a subi un déclassement relatif à la suite de la mise en place des réseaux ferroviaires. Contrairement à une légende restée vivace localement (et rapportée par erreur dans certains ouvrages), ce ne sont pas les notables alençonnais qui ont refusé de voir la ligne Paris - Brest passer par leur ville, bien au contraire. Mais la décision du tracé via Le Mans et Laval fut prise le 21 octobre 1848 sur les instances d’une des personnalités les plus influentes de l’éphémère Deuxième République, Ariste Jacques Trouvé-Chauvel, qui était à la fois maire du Mans, préfet de la Seine et en passe d’entrer comme ministre des Finances au gouvernement du général Louis Eugène Cavaignac. Dès lors reléguée au rôle d’étape sur la transversale Caen-Le Mans, Alençon va connaître un siècle de stagnation tandis que les activités afflueront à Laval et surtout au Mans, qui vont respectivement doubler et quadrupler de population dans le même temps. Alençon est restée l'une des rares préfectures françaises dépourvues de liaison ferroviaire directe avec Paris, et la plus proche de la capitale à se trouver dans cette situation.

Avec le développement du transport routier dans les années 1950 et 1960, Alençon tire à nouveau parti de sa position sur l’axe Paris-Brest (la RN12) et entre dans une période de dynamisme, symbolisée par l’essor de Moulinex. La population s’accroît (on imagine alors que l'agglomération atteindra les 80 000 habitants à la fin du XXe siècle), des banlieues pavillonnaires apparaissent et englobent les communes voisines (Damigny, Saint-Germain-du-Corbéis, Valframbert), des immeubles modernes sortent de terre (Courteille, Champ-Perrier, quartier de Perseigne), le centre ville est remodelé, Alençon perd sa réputation jusqu’alors justifiée de petite ville très vieille France n’ayant guère changé depuis l’époque de Balzac.

Cette phase prend fin en même temps que les années 1970. Le tracé de l’autoroute A11 remet Le Mans en position stratégique sur l’axe Paris-Bretagne, ce que confirme à la fin des années 1980 l’ouverture de la LGV Atlantique. Alençon est de nouveau vouée à la fatalité de n’être que ville-relais sur une transversale nord-sud, en l’espèce l’autoroute Rouen-Le Mans A28, achevée en 2005. D’où un sentiment de déréliction et une certaine crise d’identité, en particulier vis-à-vis du Mans dont le poids est devenu sans commune mesure. On a pu dire qu’Alençon paraissait n’être plus qu’une « sous-préfecture de la Sarthe[1] ».

Toutefois, Alençon s’illustre de façon remarquable dans le tourisme, vert ou culturel, d’autant plus que la ville est située entre les deux parcs naturels régionaux de Normandie-Maine et du Perche. Elle maintient aussi son rôle de place administrative, économique et commerciale dans le cadre départemental.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation d’Alençon et de son département.
Alençon et ses environs.

Alençon, limitrophe du département de la Sarthe, se situe au sud du département de l’Orne et de la région Basse-Normandie, dans la campagne d'Alençon, région naturelle de Normandie aussi appelée « Marches ».

Alençon se trouve à 119 km de Caen, la capitale régionale, et à 161 de Rouen, alors que Le Mans n’est qu’à 54 km. La ville se situe à mi-chemin entre Paris et Rennes (à respectivement 192 km et 158 km)[2].

Alençon se trouve également à une dizaine de kilomètres de la forêt d'Écouves vers le nord, de la forêt de Perseigne vers l’est, et des Alpes Mancelles vers le sud, région où la rivière de la Sarthe, après avoir arrosé Alençon, coule à travers des monts et collines pittoresques, où se trouve l’un des plus beaux villages de France : Saint-Céneri-le-Gérei[3], ou encore une « petite cité de caractère » : Fresnay-sur-Sarthe[4].

Ainsi, la ville est devenue la jonction entre les deux parcs naturels régionaux de Normandie-Maine l’englobant (voir carte), et du Perche l’avoisinant à l’est.

Selon le classement établi par l’Insee, Alençon est une commune urbaine. Elle forme avec les huit communes de sa banlieue une unité urbaine, pôle urbain de l’aire urbaine d'Alençon ; cette aire urbaine fait partie de l’espace urbain d’Alençon-Argentan

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville d’Alençon est située à la confluence de la rivière Sarthe et de la rivière Briante qui descend de la forêt d'Écouves.

Elle appartient donc au bassin versant Loire-Bretagne, débouchant sur l’Atlantique[5].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Alençon se situe précisément sur la limite du Bassin parisien et du Massif armoricain. Une majeure partie de la ville a été construite sur des colluvions et des limons indifférenciés datant du début du Quaternaire. Les parties basses de la ville, situées à proximité des cours d'eau, sont bâties sur des dépôts alluvionnaires récents du Quaternaire. Les points les plus élevés de l'est et du nord de la ville sont composés de calcaires micritiques à nérinées datant du Bathonien (Jurassique moyen). La zone entourant le centre de l’agglomération repose sur des calcaires oolithiques du Bajocien supérieur (Jurassique moyen), tandis que le centre-ville est bâti sur une faible épaisseur de galets, graviers et sables datant de l'Aalénien. Le leucogranite alcalin d'Alençon (connu sous le nom de granite[6] d’Alençon) affleure à l’ouest immédiat de la ville à Saint-Germain-du-Corbéis, ainsi qu’à Condé-sur-Sarthe où a été exploitée jusque vers 1985 une carrière[7].

Une bonne part de la ville a été bâtie avec ce granite de bonne qualité, pauvre en fer. Les bâtiments traditionnels mêlent très souvent les blocs équarris de granite pour les arêtes et entours d’ouvertures avec les pierres calcaires pour le reste de la maçonnerie, ce qui confère une physionomie spécifique aux quartiers centraux de la ville. A longtemps été extrait des carrières de Condé le « diamant d’Alençon » (appellation aujourd’hui illicite), qui est en réalité un quartz fumé. Connu dès le XVIIe siècle, ce prétendu « diamant d’Alençon » est resté très populaire en joaillerie jusqu’à la Première Guerre mondiale. Au centre ville, la bijouterie Camus (autrefois à l’enseigne du « Diamant d’Alençon ») perpétue cette spécialité locale.

Bien que dominé par les plus hauts reliefs de la France du Nord-Ouest (forêt d'Écouves et forêt de Multonne), le territoire communal d'Alençon est peu accidenté, son point culminant se trouvant à 152 mètres à La Brebiette, au nord-ouest de la ville, et le point le plus bas (127 mètres) étant à la sortie de la Sarthe à la limite avec Saint-Germain-du-Corbéis et Condé-sur-Sarthe[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Alençon est sous climat océanique. Sa région marque la transition entre le climat océanique de Bretagne (climat océanique du littoral, humide) et le climat océanique du bassin parisien (davantage continental)[9]. En effet, le climat océanique du bassin parisien est moins net que celui de Bretagne, le contraste été/hiver est plus marqué. Ainsi, à Alençon, l’amplitude thermique est prononcée : les hivers sont un peu plus froids et les étés un peu plus chauds qu’à Cherbourg ou Saint-Malo par exemple, bien que le climat reste indubitablement océanique.

L’hygrométrie à Alençon s’élève à 82 %[10].

Nuvola apps kweather.png  Relevés de températures et de précipitations à Alençon 1961-1990
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6,4 7,6 10,8 13,8 17,5 21 23,3 23,1 20,6 16 10,2 7,1 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 0,9 1,2 2,6 4,4 7,5 10,4 12,2 11,8 9,8 7 3,5 1,7 6,1
Températures moyennes (°C) 3,6 4,4 6,7 9,1 12,5 15,7 17,7 17,4 15,2 11,5 6,9 4,4 10,4
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 73,8 64,1 64,7 50,2 64,8 49,2 46,1 41,4 59,1 69,8 77 74,9 735,2
Moyennes mensuelles d’ensoleillement (h) 53,7 77,8 129,7 167,7 195,2 212,6 230,6 205,8 166,8 117,3 71,8 50,6 1679,6
Source : Infoclimat[10]
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Alençon[11] 1 680 735 15 14 67
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Quelques records à Alençon sur la période 1946-1999
Températures minimales Record absolu -18 °C (5 février 1963)
Année la plus froide 1963
Températures maximales Record absolu 39 °C (28 juillet 1947)
Année la plus chaude 1999
Pluviométrie Hauteur maximale de pluie en 24h 53,8 mm (22 juillet 1963)
Année la plus pluvieuse 1994
Année la plus sèche 1953
Vent Record absolu 166 km/h (26 décembre 1999)[12]
Source : Météo France[13]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lonrai, Damigny Damigny, Valframbert Cerisé Rose des vents
Condé-sur-Sarthe N Le Chevain (Sarthe)
O    Alençon    E
S
Saint-Germain-du-Corbéis Arçonnay (Sarthe) Saint-Paterne (Sarthe)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentionnée sous la forme Alencione à l’époque mérovingienne[14], Alercio 1060 (probable cacographie pour *Alencio) et Alencio 1070[15].

Pour Albert Dauzat et Charles Rostaing[16], il s’agit du nom de personne gaulois Alantius, suivi du suffixe -o / -onem marquant la localisation. Pour Ernest Nègre[15] et René Lepelley[17], il s’agit du nom de personne gaulois Allontius.

En l’absence de formes plus anciennes, il est difficile de trancher entre ces deux affirmations. Ces deux noms de personnes contiennent deux suffixes gaulois connus par ailleurs -(a)nti- comme dans Bregenz (jadis Brigantia) ou (o)nti- comme dans Besançon (jadis Vesontio). On peut y voir un appellatif toponymique suffixé en *-onti-o ou *-anti-o, plutôt qu'un nom de personne pris absolument. En effet, ces deux finales, notamment *-onti-o, se rencontrent dans de nombreux noms de lieux comme Lyons-la-Forêt qui remonterait à *Licontio / *Ligontio, Ressons-sur-Matz (Rosontio)[18], Sigonce (Segontia, variante *-onti-a), Besançon (voir ci-dessus), etc.

Le premier élément al- pourrait être le même que celui reconnu par Pierre-Yves Lambert[19] dans les toponymes gaulois du type Alauna (Allonne / Allonnes, etc.) et qui viendrait d'un thème indo-européen *al- 'nourrir' qu'on retrouve en vieil irlandais alim, en latin alō (cf. dérivé alumnus, nourrisson, nourrissier) et en vieux norrois ala 'nourrir'[20].

Son sens serait donc celui de « lieu nourrissier », « lieu fertile », ce qui correspond bien à la situation d'Alençon dans une plaine fertile qui tranche avec les terres plus rudes des collines environnantes.

Paronymie avec Notre-Dame-d'Allençon (Alintumno 658) et Lançon de Provence (de Alanzone, 980).

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines du peuplement à Alençon et dans ses environs[modifier | modifier le code]

Les recherches les plus récentes permettent de comprendre comment le site de la ville d’Alençon a été occupé. Les périodes anciennes : dans les environs de la ville, les archéologues ont étudié des sites remontant au Néolithique, comme à Saint-Germain-du-Corbéis où il s’agit d’une carrière d’extraction de schiste destiné à la fabrication de bijoux, ou à Cerisé où des vestiges d’habitats ont été fouillés. L’âge du bronze est aussi représenté à Cerisé avec l’existence de cercles funéraires. L’âge du fer est très présent dans la campagne alençonnaise, ne serait-ce qu’au travers de nombreux noms de communes et de lieux-dits. Il existe aussi de nombreuses fermes indigènes, terme désignant les exploitations agricoles gauloises avant la romanisation.
Toutes ces périodes, ne sont pas représentées sur le site même de la ville d’Alençon. La période gallo-romaine est aussi présente avec de nombreux sites. Lorsque les archéologues font le bilan des données, les sites se concentrent sous la forme de deux couronnes entourant Alençon. Ils en déduisent que ces sites, à vocation agricole, ont fait vivre un centre plus peuplé. S’agit-il d’une villa ou d’un vicus ? Le problème majeur est qu’aucune trace d’occupation gallo-romaine n’est connue dans les limites actuelles d’Alençon. En revanche, il existe des traces d’un passage. Plusieurs monnaies ont été retrouvées à travers la ville : rue des Grandes Poteries, Grande rue, vieux Pont de Sarthe, rue des Tisons.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Alençon s’est développée à l’origine dans un méandre de la rivière Sarthe, soit l’actuel quartier de Montsort. En effet, les gaulois préféraient s’installer dans des endroits sains, comme l’extrémité du plateau calcaire que constitue Montsort, plutôt que dans l’encaissement marécageux où Alençon s’est étendu à partir du Xe siècle.

La christianisation de la Normandie commence au milieu du IVe siècle. Tout d’abord des aristocrates gallo-romains, vivant à la fois dans des centres urbains et possédant de vastes domaines ruraux, importent cette nouvelle religion. À cette période, Alençon est dans la Seconde Lyonnaise mais, à partir des années 380, cette province est coupée en deux. Les capitales sont respectivement Tours et Rouen, sous l’autorité de deux évêques, anciens militaires : Martin et Victrice. En outre, l’ouest de la Gaule bénéficie d’une relative stabilité. Saint Victrice entretient des relations soutenues avec Ambroise de Milan. En 396, saint Ambroise offre des reliques à saint Victrice, notamment celles de saint Gervais et saint Protais. Des reliques des deux saints sont amenées à Sées cette même année, consacrant la cathédrale. De là, les aristocrates gallo-romains vont permettre au christianisme de pénétrer d’avantage les campagnes, de faire reculer le paganisme. La région qui correspond plus ou moins à l’actuelle Normandie (la Seconde Lyonnaise) fait partie d’un ensemble dénommé au IVe siècle Tractus Armoricanus et Nervicanus, division militaire et administrative. Il faut en effet empêcher les invasions des Saxons par la mer. Le Tractus armoricanus fonctionne durant tout le Ve siècle. L’autorité est détenue par les évêques. Les Pays, pagi, vont servir de cadre à la création des évêchés. Ainsi, le pagus oxismensis, le pays d’Exmes, correspond à l’évêché de Sées. Il est divisé en quatre centenae dont une à Alençon pour chef-lieu administratif : pagus novaciensis avec Neuvy-au-Houlme, pagus saginsis avec Sées, pagus corbonnensis avec Corbon, pagus alencionnensis avec Alençon. C’est la première mention d’Alençon, tardive car du VIIe siècle, mais ces divisions sont mises en place au Ve siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Durant l’Antiquité tardive et la période mérovingienne, Alençon est Montsort. « Montsort » est un nom tardif, quant au nom « Alençon », il est capté au Xe siècle à la suite d'un déplacement du centre des pouvoirs sur la rive nord de la Sarthe. Le village mérovingien d’Alençon correspond à la paroisse Saint-Pierre soit Montsort. Il est massé sur l’extrémité du plateau sur la rive sud de la Sarthe. Saint-Pierre indique une église funéraire du VIe ou du VIIe siècle. La paroisse est imposée en nature par l’évêque du Mans avec de l’huile et de la cire destiné à l’éclairage de la cathédrale et d’un tiers de sou mérovingien. La Sarthe est la limite entre les évêchés du Mans et de Sées. Alençon est le chef-lieu d’une centenie mérovingienne puis d’une vicarie carolingienne, qui est une division équivalente.

À la période carolingienne, Alençon se trouve dans le ducatus cenomannensis, le duché du Mans, qui est une partie de la Neustrie. La région subit les raids vikings. Les envahisseurs pénètrent la région en remontant le cours de l’Orne vers le sud, ou vers le nord en suivant la Loire, la Maine et la Sarthe. En 911, le traité de Saint-Clair-sur-Epte stipule que le roi carolingien cède un vaste territoire à Rollon, chef viking. Ce territoire est un royaume entre Seine et Loire, trop vaste pour que les hommes, qu’on appelle désormais les Normands, puissent l’investir. Une prise de possession progressive est mise en place, évêché après évêché. En 924, Sées est revendiquée par les Normands. Ils arrivent jusqu’à la limite méridionale, soit la Sarthe. Un nouveau centre est créé sur la rive nord, pour concurrencer le village de la rive sud (Montsort-Alençon), et affirmer le nouveau pouvoir. En attendant de revendiquer l’évêché du Mans, des pactes sont passés avec les nobles du secteur, élargissant l’orbite normande. La famille de Bellême est la plus importante autorité sur la marche méridionale de la Normandie, de Mortagne à Domfront. Cette seigneurie de Bellême est une vaste zone tampon entre le Perche, l’Anjou, la Bretagne et la Normandie. Alençon est dès lors dans une position avantageuse.

Un prieuré de l’abbaye de Lonlay est implanté dans la seconde moitié du XIIe siècle.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Carte de la généralité d’Alençon.

Érigée en duché, en 1414, Alençon est le lieu de résidence de Marguerite d’Angoulême, qui a épousé, en 1509, à l’âge de dix-sept ans, le duc d’Alençon Charles IV, en premières noces. Même après la mort de Charles, survenue en 1525 à la bataille de Pavie, Marguerite d’Angoulême, grand-mère maternelle du futur Henri IV, Marguerite d’Angoulême, sœur du roi François Ier, établit, après son veuvage, sa cour à Alençon, où elle est demeurée après son remariage avec le roi de Navarre. Amoureuse des belles-lettres, la duchesse Marguerite réunit à sa cour un grand nombre d’hommes de lettres, dont les poursuites dirigées contre les partisans de la Réforme ne fit qu’augmenter le nombre. C’est ainsi qu’Alençon devint l’asile de savants persécutés au nombre desquels on comptait les hommes de lettres Clément Marot, Charles de Sainte-Marthe, Bonaventure Des Périers, Claude Gruget, qui publiera son Heptaméron, Antoine Le Maçon, traducteur de Boccace, Guillaume Le Rouillé, Thomas Cormier, l’évêque de Séez Nicolas de Danguye, ou Sylvius de la Haye.

La Réforme protestante fut prêchée dans le duché d’Alençon, dès 1524, et l’esprit de tolérance de Marguerite de Valois, qui permit également aux prédicateurs Michel d'Arande et Pierre Caroli de faire pénétrer les idées nouvelles à Alençon, y fit de nombreux prosélytes parmi ses habitants, durant la première moitié du XVIe siècle. Première ville de Normandie acquise aux idées calvinistes, celle-ci devient rapidement un foyer de la Réforme, au point que, en 1530, un réformé allemand qualifiait Alençon de « petite Allemagne ». Dès 1529, Simon Du Bois y imprime le Petit Catéchisme de Luther. « La reine de Navarre, écrit un historien de cette ville, bonne, sensible, pleine de commisération, déroba au supplice autant de protestants qu’il lui fut possible. Elle sauva l’humaniste réformateur Gérard Roussel du cénacle de Meaux, rigoureusement poursuivi par le Parlement, et en fit son aumônier ; Caroli, également poursuivi par le Parlement, à qui elle donna la cure de Notre-Dame d’Alençon, qu’il quitta pour passer en Suisse, où il se maria… Un protestant d’Alençon s’étant avisé de briser, pendant la nuit, un crucifix qui était au portail de l’église de Saint-Louis, Marguerite apaisa l’affaire, en faisant mettre à la place un autre crucifix un peu mieux décoré que le premier. Mais la bonne duchesse ne put jamais sauver des flammes Étienne Le Court, curé de Condé, près d’Alençon, attaché aux nouvelles opinions, qui fut brûlé le 21 décembre 1533 ». Les Protestants s’emparent alors de la ville, saccagent les églises et interdisent le culte catholique.

À la mort de la reine de Navarre, en 1549, le duché d’Alençon, malgré les contestations des héritiers collatéraux du duc Charles IV, fut définitivement rattaché au domaine royal. Après la mort de François II, Charles IX céda le duché à sa mère Catherine de Médicis, qui en jouit jusqu’en 1566, date à laquelle elle le remit au roi, qui le donna à son plus jeune frère François, alors âgé de douze ans. Dès le commencement du règne de Charles IX, les protestants alençonnais se mirent à piller les églises Notre-Dame, Saint-Biaise et du couvent de l’Ave-Maria. Les catholiques furent obligés de s’armer pour se protéger leur vie ; la procession le jour de la Fête-Dieu, fut escortée par le chef de la corporation des bouchers accompagné de ses collègues armés de leurs assommoirs, de leurs coutelas et suivis de leurs chiens[21]. Aidé des protestants du Mans, les protestants s’emparèrent de la ville et pillèrent de nouveau les églises. L’ordre se rétablit enfin dans la cité, où catholiques et les protestants se partagèrent les fonctions municipales, à part égale.

L’hôtel Fromont de la Besnardière.

Pendant les guerres de Religion, Montgomery, qui propageait avec ferveur la foi nouvelle dans toute sa province, s’empara d’Alençon, qu’il fut bientôt obligé de quitter, pour aller rejoindre l’armée du prince de Condé à la Rochelle. En 1572, à l’époque de la Saint-Barthélemy, Matignon empêcha les catholiques de prendre leur revanche, sauvant les très nombreux protestants du pays d’Alençon, qui reprirent une seconde fois Alençon en 1574. Lorsque, en 1575, le duc François, qui avait pris la tête du parti des Malcontents, parvint à s’échapper de la cour, où le retenait presque prisonnier son frère Henri III, il se réfugia dans sa ville ducale d’Alençon, où ne tarda pas à venir le rejoindre le futur Henri IV, pour mettre à exécution les plans qu’ils avaient combinés ensemble. C’est d’ailleurs à Alençon qu’Henri fit sa rentrée triomphale dans l’Église protestante, en reniant publiquement le catholicisme qu’il avait été forcé d’embrasser, le poignard sous la gorge, le jour de la Saint-Barthélemy.

Le duché d’Alençon, qui avait été de nouveau réuni à la couronne à la mort du duc François, en 1584, devint, pendant la Ligue, le théâtre de la guerre. Bien que la ville soit restée fidèle à Henri III, elle fut néanmoins prise et rançonnée par le duc de Mayenne, chef de la Ligue. Sous le règne d’Henri IV, le maréchal de Biron l’assiégea à la tête de l’armée royale ; son artillerie y fit un dégât considérable, et les ligueurs furent contraints à capituler. Comme le roi avait le plus pressant besoin d’argent, il se fit payer par la ville 17 000 écus qu’elle devait au duc de Mayenne, sur le prix de sa capitulation. En 1605, Henri IV engagea la ville et le duché au duc Frédéric Ier de Wurtemberg, à qui Marie de Médicis le racheta en 1613. Compris par la suite dans l’apanage du frère de Louis XIII, Gaston d’Orléans, le duché d’Alençon passa, en 1660, à sa seconde fille, Élisabeth d’Orléans, épouse du duc de Guise.

En 1636, lors de la refonte de l’administration territoriale du royaume par Richelieu, le duché d’Alençon est supprimé et remplacé par la généralité d'Alençon faisant partie, avec celles de Rouen et de Caen, du gouvernement de Normandie. Dans les années 1660, la protestante Marthe La Perrière invente le point de France ou point d’Alençon et fonde, en 1665, la manufacture à laquelle Colbert accordera un privilège de manufacture royale. Alençon emploiera, à l’apogée de son art, jusqu’à huit mille dentellières.

Lors des premières persécutions des protestants, qui préluderont à la révocation de l'Édit de Nantes, les Alençonnais réformés préféreront fuir les dragonnades, plutôt que d’attendre passivement l’arrivée des dragons et laissent une ville vide aux troupes. Élisabeth de Guise commença la persécution contre les protestants de son duché, allant jusqu’à faire exhumer leurs restes et les faire jeter à la voirie, pour réunir leur cimetière à ses jardins d’Alençon. Lors de la proclamation définitive de l’édit de Fontainebleau, le pasteur d’Alençon adresse à ses ouailles sa Lettre d’un pasteur banni de son pays à une église qui n’a pas fait son devoir dans la dernière persécution, suite à laquelle pas un seul protestant ne restera à Alençon. Cette forte émigration des forces vives de l’économie alençonnaise, occupée dans la dentelle — dont certains catholiques ne voulant pas perdre leur emploi — et l’imprimerie, fuiront vers l’Angleterre, les Pays-Bas ou les îles Anglo-Normandes, laissant la ville exsangue.

De 1766 à 1789, Antoine Jean-Baptiste Alexandre Jullien est l'intendant de la généralité d'Alençon. Il remplit son rôle avec efficacité. Grand administrateur, grand travailleur, clairvoyant et énergique, il décide d'importants travaux d'urbanisme mais ne réussit pas à freiner la décadence de la cité et à stimuler l'activité économique. Il fait construire, en 1767, le pavillon en retour d'équerre vers le nord de l'hôtel Fromont de La Besnardière ; fait dresser, en 1769, le plan d'une nouvelle route vers la Bretagne ; fait démolir les portes de Lancrel, de la Barre et de Sarthe en 1776. Il fait commencer, en 1779, les travaux du Pont-Neuf contre l'avis de l'administration municipale ; cherche à donner du travail aux ouvriers en leur procurant, durant l'hiver surtout, des travaux de charité ; s'intéresse aux enfants abandonnés, se chargeant de les faire accueillir dans les hôpitaux de province, puis de les confier à des nourrices de campagne ; tente de développer l'agriculture. Il s'inquiète, en 1787, du régime des impôts, de son fardeau trop lourd pour le peuple et de « l'inégalité du partage ».

La Révolution occasionna moins d’épreuves que dans beaucoup d’autres endroits. Un capucin y fut seule victime des violences. Après le renversement des Girondins par les Montagnards, le 31 mai 1793, après avoir d’abord semblé se prononcer pour le parti girondin, auquel elle avait donné Dufriche-Valazé, l’un de ses plus énergiques représentants, Alençon se soumit bientôt à l’autorité de la Convention. La même année, après la défaite des Vendéens au Mans, un grand nombre d’insurgés furent pris et conduits à Alençon, où ils furent fusillés. Plus tard, les environs furent ravagés et ensanglantés par les chouans, sous la conduite de Cadoudal et de Frotté, leur dernier chef, qui fut arrêté alors qu’il négociait avec le général Guidal à l’hôtel du Cygne à Alençon avant d’être fusillé, après quoi la ville retrouva le calme.

Le 12 août 1944, venant de Champfleur, la 2e division blindée du général Leclerc rentre dans Alençon et libère cette ville du joug allemand avant de partir après quelques jours vers Argentan puis vers Paris. Une maison en pierre situé au no 33 rue du Pont-Neuf porte une plaque rappelant ce moment historique : « Ici le Général Leclerc libérateur de la ville établit son poste de commandement au matin du 12/08/1944 ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Alençon

Les armes de la ville d’Alençon se blasonnent ainsi :
D’azur à l’aigle bicéphale d’or.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis le 14 mars 2008, le maire d’Alençon est Joaquim Pueyo, membre du PS.

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Pierre Mauger PS  
1989 2002 Alain Lambert UDF Président du conseil général de l'Orne (2012)
2002 2008 Christine Roimier Divers droite  
mars 2008 en cours Joaquim Pueyo[22] PS Député de la première circonscription de l'Orne (2012)
Les données manquantes sont à compléter.

En novembre 2008, ont été créés des conseils de quartier, nommés « conseils de démocratie locale », pour les quartiers suivants :

  • Croix Mercier, Châtelet, Nord Lancrel
  • Boulevard Duchamp, Villeneuve, Brebiette, Chapeau Rouge, Guéramé
  • Montsort, Saint-Léonard, Haut-Éclair, Martelet
  • Courteille
  • Centre ville
  • Perseigne

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Alençon est chef-lieu de trois cantons :

  • Le canton d'Alençon-1 est formé d’une partie d’Alençon et de seize autres communes à l’ouest de la ville (19 129 hab., dont 3 433 sur la seule commune d’Alençon[23]),
  • Le canton d'Alençon-2 est formé d’une partie d’Alençon (14 095 hab.[23]),
  • Le canton d'Alençon-3 est formé d’une partie d’Alençon et de sept autres communes à l’est et au nord de la ville (14 015 hab., dont 9 176 sur la seule commune d’Alençon[23]).

Les conseillers généraux de ces cantons sont respectivement Léone Besnard (PS), Emmanuel Darcissac (PS) et Jean-Claude Pavis (PS).

Ces trois cantons appartiennent à l’arrondissement d'Alençon dont Alençon est le chef-lieu. Cet arrondissement comporte 11 cantons, 133 communes et 100 601 habitants[23]. Alençon étant chef-lieu de département, c’est donc le secrétaire général de la préfecture de l’Orne qui est le sous-préfet de l’arrondissement d’Alençon.

Alençon est le siège de la préfecture de l’Orne.

Alençon fait partie de la 1re circonscription de l’Orne, fréquemment appelée « circonscription d’Alençon ». Le territoire de la 1re circonscription de l’Orne est identique à celui de l’arrondissement d'Alençon, il couvre donc 11 cantons, 133 communes et 100 601 habitants. Son député est Joaquim Pueyo (PS), l'actuel maire d'Alençon.

Enfin, la ville est depuis 1996 le siège de la communauté urbaine d'Alençon, qui regroupe depuis le 1er janvier 2014 trente-six communes et 54 297 habitants[23] autour d’Alençon y compris dans le département de la Sarthe. La communauté urbaine d’Alençon est présidée depuis 2008 par Joaquim Pueyo, l’actuel maire d’Alençon, faisant suite à Alain Lambert.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 26 300 habitants. Depuis 2004, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu au moyen d'enquêtes annuelles par sondage[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
12 954 12 407 13 222 13 955 13 934 13 917 14 388 14 760 16 473
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
16 110 16 115 16 037 16 615 17 237 17 550 18 319 17 841 17 270
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
17 843 17 378 16 249 16 044 16 688 17 731 19 691 21 893 25 584
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
31 656 33 680 31 608 29 988 28 935 28 458 26 300 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2004[25].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges d’Alençon au 1er janvier 2009[26] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
Avant 1919
1,4 
6,9 
1919-1933
11,8 
11,7 
1934–1948
14,0 
19,2 
1949-1963
19,2 
18,9 
1964-1978
16,7 
23,8 
1979-1993
21,3 
18,9 
1994-2008
15,6 

Économie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La halle aux blés.

Au XVe siècle, la dentelle qui connaîtra son apogée deux siècles plus tard, débute en concurrence avec le « point de Venise ».

Article détaillé : Dentelle d'Alençon.

Apparue dès le XVIe siècle avec le protestant Simon Du Bois, l’imprimerie est vite florissante. La famille Malassis fondera une grande lignée d’imprimeurs.

Le tissage de la toile et du canevas de chanvre au XVIIe siècle amène la prospérité. Alençon fabrique à cette époque, une sorte de toile appelée « fleuret » ou « blancard ». la ville connaît un début de révolution industrielle auquel la révocation de l’Édit de Nantes portera un coup fatal en provoquant la fuite des industriels huguenots vers l’Angleterre et la Hollande.

Le XVIIe siècle voit également fleurir la culture d'un brassicacée aujourd'hui internationalement connu sous le nom de chou chinois Brassica rapa. Élisabeth d'Orléans, éprise d'un jeune chinois de la province de Guangdong, fit importer et développa la culture de celui-ci au sein du duché d'Alençon[réf. nécessaire]. Ce nouveau met exalta les palais et fut adopté au-delà du duché et devint une spécialité locale[réf. nécessaire]. La culture du chou chinois fut remise en question lors de la Révolution française, car celui-ci représentait, aux yeux des révolutionnaires, la puissance et la richesse de la noblesse du duché d'Alençon. Il persiste encore aujourd'hui des traces dans la culture culinaire normande de l'influence de ce légume, notamment au travers de la recette du Chou chinois au Calvados[27][réf. insuffisante].

Au XIXe siècle, Alençon connaît un renouveau industriel grâce à l’ouverture de plusieurs fabriques. Des réseaux de transports routiers et ferroviaires se développent, mais la décision de faire passer la ligne ferroviaire Paris-Brest par Le Mans au lieu d’Alençon la condamne, en dépit d’une industrie typographique florissante, au déclin jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Au XXe siècle, Alençon devient un des bastions de Moulinex (entreprise industrielle de petits électroménager). L’usine Moulinex d’Alençon, créée en 1937 par Jean Mantelet, d’où sort notamment le fameux « moulin-légumes », devient le cœur industriel de la ville. La fermeture définitive de l’usine, en 2002, comptant encore à l’époque près de 1 000 employés et assurant du travail à de nombreux sous-traitants locaux, est un énorme choc pour la ville et le département. Aujourd’hui, le groupe Seb qui a racheté la marque, sous-traite la fabrication du moulin-légumes à la société Adiamix (40 salariés), ouvert sur ce qui reste de l’ancien site de Moulinex.

Au lendemain de la fermeture de Moulinex, la municipalité a lancé le plan Phénix, dont le slogan est 1000 emplois en 1000 jours.

Créé en 1983, l’Institut supérieur de plasturgie d’Alençon (ISPA) a contribué, en formant aux métiers de la plasturgie, à l’implantation de nouvelles entreprises, spécialisées notamment dans le moulage des plastiques.

Alençon est le deuxième pôle de plasturgie en France[28]. Le Syndicat de la plasturgie et des composites plastalliance a son siège historique à Alençon[réf. souhaitée].

L’ouverture de l’A28, entre Alençon et Le Mans en juin 2001, et entre Alençon et Rouen en octobre 2005, a permis, en outre, de désenclaver la ville.

Alençon est le siège de la chambre de commerce et d'industrie d'Alençon.

Industries[modifier | modifier le code]

  • Fromageries Riches Monts : 200 salariés, à Pacé, dans l'agglomération.
  • MPO Fenêtres (Menuiserie plastique de l’Ouest) : 200 salariés et 100 sous-traitants ;
  • Maisons France confort (construction de maisons individuelles) : 1 100 salariés ;
  • Groupe Ac2 inc (annexe administrative) : 120 salariés ;
  • Goavec Engineering (métallurgie) : 200 salariés ;

Médias[modifier | modifier le code]

Historique des journaux localisés ou ayant été localisés à Alençon[29] :

  • Affiches, annonces et avis divers de la province du Perche (1788-1789)
  • Journal pour le département de l'Orne (1790-1791)
  • Journal du département de l'Orne (1803-1817)
  • Journal d'Alençon et du département de l'Orne (1803-1923)
  • Feuille hebdomadaire de l'Orne (1818-1828)
  • L'Abeille de l'Orne (1832)
  • Le Nouvelliste alençonnais (1843-1867)
  • Le Républicain de l'Orne (1848)
  • Le Courrier de l'Ouest (1867-1889)
  • Le Bonhomme normand (1868-1913)
  • Le Progrès de l'Orne (1871-1876)
  • Le Messager de l'Orne (1873-1884)
  • L'Avenir de l'Orne et de la Mayenne (1876-1943)
  • Le Causeur normand (1879-1884)
  • Le Progrès libéral de Basse-Normandie, du Maine et du Perche (1884-1885)
  • Le Petit normand (1884-1890)
  • L'Orne illustré (1885-1886)
  • Le Foyer républicain (1885-1897)
  • Bulletin du syndicat des agriculteurs de l'Orne (1889-1935)
  • Le Courrier normand (1889-1936)
  • L'Avenir d'Alençon. Journal des intérêts du travail (1894-1895)
  • Les Affiches alençonnaises (1895-1920)
  • L'Indépendant de l'Orne (1895-1920)
  • Le Républicain de l'Orne (1903)
  • L'Annonce, organe des notaires, avoués… (1903-1904)
  • Bulletin de l'Agence centrale d'indication (1905)
  • Les Dépêches de l'avenir (1905)
  • L'Écho d'Alençon (1907-1944)
  • Petites affiches d'Alençon, de Normandie et de l'Ouest (1908-1909)
  • Le Petit patriote de Normandie et du Maine (1908-1916)
  • Le Radical de l'Orne (1910)
  • L'Echo du dimanche (1921)
  • L'Informateur de l'Orne (1923-1934)
  • La Tribune de l'Orne (1924-1930)
  • La Tribune d'Alençon et des environs (1930)
  • Journal de l'Orne (1931-1935)
  • L'Orne (1932-1939)
  • Alençon-Gazette (1937)
  • L'Orne combattante (1944-1981), rédaction actuellement située à Flers
  • L'Orne Hebdo (depuis 1981)

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Le château des Ducs.
La Luciole.
La Maison d'Ozé.
La Halle aux Blés.
  • Le château des Ducs : construit sous Pierre II, duc d’Alençon entre 1361 et 1404, démantelé en partie sous Henri IV, servant de dépôt de mendicité de 1768 à 1824, les bâtiments existants ne représentent que 10 % de l’ensemble. Il subsiste le châtelet, une courtine, la tour couronnée et une poterne ; le palais de justice datant du Premier Empire se trouve à côté. Le château des Ducs est devenu une maison d'arrêt où durant la Seconde Guerre mondiale de nombreuses personnes furent torturées par la Gestapo. Le château des Ducs est classé monument historique depuis 1962. La maison d’arrêt d’Alençon a été transférée vers Coulaines le 9 janvier 2010 en même temps que celle du Mans. La question qui se pose est de savoir ce qui va advenir de la prison actuelle qui est la propriété du Ministère de la Justice. Le château des Ducs serait cédé par le Ministère de la Justice pour un euro à la ville d'Alençon qui songerait à en faire un « lieu vivant » avec — peut-être — la visite de certaines parties du château où vécurent les ducs d'Alençon.
  • L’hôtel de ville (place Foch) : bâti en forme d’arc de cercle de 1783 à 1788 par l’architecte Delarue. À l’origine, la Mairie n’occupait que la partie centrale. Ce n’est qu’au XIXe siècle que la Ville d’Alençon se porta acquéreur des parties droite et gauche qui étaient la propriété de particuliers. Avant la fin du XXe siècle, la mairie n’occupait que 60 % de la surface totale. En 1966, lors de la rénovation du bureau du maire, on trouva dans le plafond 297 affiches de Charles Éléonor Dufriche-Valazé de 1793, député de l’Orne en 1792 et qui se suicida en 1793. On pouvait lire sur ces affiches « Je suis arrêté sans savoir pourquoi, sans même avoir de dénonciateur ».
  • La Maison d’Ozé (XIVe siècle) : l’échevin Jean de Mesnil la fit modifier en 1450. Charles de Valois, duc d’Alençon et son épouse, Marguerite de Navarre y vécurent et y auraient même invité le futur Henri IV en 1576. Menacée de destruction en 1899, elle fut classée monument historique en 1903 et restaurée. Elle abrite aujourd’hui l’office du tourisme. À ses pieds se trouve le verger conservatoire de la Maison d’Ozé qui n’est pas à proprement parler un jardin public car s'il peut être un lieu de promenade, il est plutôt un lieu d’apprentissage et d’expérimentation sur les plantes et autres végétaux. Ce verger de 585 m2 est géré pour l’entretien par la Ville d’Alençon et par la Société d’horticulture de l’Orne.
  • La Halle aux Blés : ce bâtiment circulaire, construit de 1811 à 1819), a été complété en 1865 d'une coupole vitrée conçue par l'architecte Charles Arnoul et l'ingénieur Charles Croquefer. Originellement consacré au commerce des grains, ce lieu est utilisé aujourd’hui pour des expositions et événements divers.
  • La Bibliothèque : ancienne église Saint-Joseph du collège des Jésuites, construite au XVIIe siècle. Sa toiture à l’impériale est dotée d’un campanile au XVIIIe siècle pour les cours d’astronomie. Ses armoires en chêne sculpté du XVIIIe siècle provenant de l’abbaye du Val Dieu renferment, entre autres, des éditions rares remontant jusqu’au XVIe siècle et des manuscrits médiévaux.
  • Le musée des Beaux-Arts et de la Dentelle : situé dans les locaux réhabilités de l’ancien collège des Jésuites.
  • Le tribunal de commerce : avec sa tourelle polygonale, cette élégante construction du milieu du XVIe siècle décrite par Balzac dans Le Cabinet des Antiques fut le siège du bureau des finances à partir de 1640.
  • L'hôtel de préfecture de l’Orne est à l’origine un hôtel particulier bâti vers 1630 par un receveur des tailles en l’élection d’Alençon, Charles de Fromont de Bouaille, seigneur de la Besnardière. En 1676, Élisabeth d’Orléans, demi-sœur de la « Grande Demoiselle », et cousine de Louis XIV, duchesse de Guise et apanagiste du duché d’Alençon, en prit possession. Depuis 1815, ce bâtiment est devenu la préfecture de l’Orne. Situés derrière, ont été érigés des jardins sur plus de trois hectares contribuant à l’embellissement de l’ensemble. Lors des Journées du patrimoine, les jardins sont ouverts au public.
  • Le quartier Saint-Léonard ou quartier des Marais : quartier du vieil Alençon aux noms évocateurs (rue du Château, rue Bonette, rue des Lombards, rue de la Juiverie) dont l’origine remonte au Moyen Âge. La rue de la Juiverie, où se trouvait autrefois une synagogue, était notamment habitée par des prostituées. Ce quartier, au début du XXe siècle, d’après Albert Lemaître, Président du Syndicat intercommunal, passait pour être « sale, humide, malsain et nauséabond ».
  • La place à l’Avoine était autrefois un marché au chevaux et à l’avoine. À cet endroit se trouvait la porte de Lancrel, une des entrées de la ville au XVIIIe siècle.
  • Le Centre psychothérapique de l’Orne était avant 1789 un lieu ou était accueillis des mendiants, des aliénés, des vagabonds, des « filles sans mœurs »… ; il était géré par des religieuses jusqu’en 1971. Ce lieu devint petit à petit un hôpital psychiatrique.
  • La Maison à l’Étal, située rue porte de la Barre (une des cinq entrées de la ville au XVe siècle) est une des plus vieilles demeures d’Alençon. Elle fut en partie abattue en 1776 mais a conservé sa façade à encorbellement surmonté d'un auvent, et le long étal d'un seul bloc de granit auquel elle doit son nom.
  • La carrefour des Étaux — avec la place de la Magdeleine, le carrefour de la rue aux Sieurs, la Grande rue et la rue de la Poterne — est un des principaux carrefours d’Alençon, situé dans le quartier Saint-Léonard, sans doute le plus ancien d’Alençon. Dans ce quartier se trouve le café des Sept Colonnes", une des plus vieilles maisons d’Alençon, et se trouvait autrefois le cimetière Saint-Léonard jusqu’en 1760.
  • La Grande Rue est une artère principale d’Alençon qui part de ce quartier pour se terminer au carrefour des rues Saint-Blaise, où se trouve la préfecture, de la rue Cazault et du cours Clemenceau. Elle passe par la place de la Magdeleine dont le nom provient de Marie de Magdala, sainte qui assista à l’ensevelissement et à la résurrection du Christ. Jusqu’en 1789 s'y trouvait un cimetière. Aujourd’hui, cette place sert de correspondance aux lignes des bus Alto et un marché s’y tient les jeudis et samedis. Cette place est devenue au fil du temps l’une des principales d’Alençon. Ce quartier est entièrement piétonnier sauf pour les bus.
  • La rue aux Sieurs est avec la Grande Rue la principale rue commerçante d'Alençon et est totalement piétonnière.
  • Le quartier de Montsort, autrefois simple faubourg, doit son nom aux marécages de la rivière la Sarthe proche du quartier (étymologiquement « Mont au sec »). Il a vu arriver au matin du 12 août 1944 les chars de la 2e DB rentrer dans Alençon, par l’actuelle rue du Mans. C’est dans ce quartier que le maréchal Leclerc installa son quartier général. Devenu en 1957, Commune libre de Montsort, filleule du quartier Montmartre de Paris, dont la solidarité est le fil conducteur ; en effet, depuis 1668, était servi dans ce quartier de la soupe, de la viande et du pain aux pauvres, mendiants et à ceux qui ne pouvaient accéder à l’hôpital. À l’entrée de ce quartier se trouvait, autrefois, un couvent de bénédictines, pour devenir manufacture d’étoffe et de dentelle (le fameux point d’Alençon) avant d’être à la fin du XIXe siècle jusqu’en 1968, un collège pour jeunes filles. C’est devenu aujourd’hui des logements sociaux portant le nom de Louise Hervieu qui est à l’origine du carnet de santé pour les nouveau-nés.
  • L’îlot Aveline (entre la rue du Collège et la rue Julien) date de 1679, qui avant de devenir un pôle culturel (atelier de dentelle, archives municipales, auditorium, conservatoire, musée, médiathèque et bibliothèque) était l’église des Jésuites. Elle abrita aussi en 1846 l’atelier de la Dentelle puis eut une vocation scolaire (collège des Jésuites, école Centrale, lycée, collège Aveline).
  • La Luciole : grand lieu des musiques actuelles d’Alençon.
  • Café de la Renaissance : racheté par Hippolyte Lecourt en 1855, ses deux grandes salles du rez-de-chaussée et le mur de refend séparant de l’arrière-salle ont été inscrites à l'inventaire des monuments historiques par arrêté du 31 janvier 2009, pour leur décor et notamment leurs plafonds à caissons d'époque romantique inspirés du style Renaissance. Ce café est désormais fermé, au grand dam des Alençonnais et différents projets sont à l'étude.

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

La basilique Notre-Dame.

Alençon, contrairement à beaucoup de préfectures, n’est pas le siège de l’évêché, puisque celui-ci est à Sées.

Monuments et autres lieux aujourd’hui disparus[modifier | modifier le code]

  • La caserne Jean-Pierre-François-Bonet qui avant de devenir une caserne en 1792 était un monastère de Capucins. Elle fut démolie en 1959, mais avant sa destruction, elle servit pendant la guerre de prison à la Gestapo. La caserne Bonet se trouvait sur l’actuelle place Bonet, autour de laquelle ont été bâtis le centre administratif d’Alençon (centre des impôts, Sécurité sociale, commissariat de police) ainsi que des logements sociaux.
  • Le site Moulinex situé boulevard Jean-Mantelet, nom du fondateur historique (route de Mamers), qui exista de 1935 jusqu’à la fermeture de Moulinex en 2001. L’usine fut presque entièrement détruite en 2005. Il n'en reste qu'un vestige appelé « la cathédrale ». Avant 1935, il y avait au même emplacement la filature du chanvre d’Ozé. Actuellement se trouvent des bureaux et une résidence pour personnes âgées.
  • L’imprimerie Poulet-Malassis se trouvait sur la place qui porte son nom actuellement. Cette imprimerie fut détruite et transférée dans la zone d’Écouves en 1969. De nos jours au même emplacement se trouve des logements « la résidence des Ducs ». Autour de cette place se trouvent les principaux médias alençonnais (France 3, L’Orne Hebdo et Ouest France).
  • L’espace de la Pyramide (à l’angle des avenues de Quakenbrück ou anciennement route de Paris et de Basingstoke ou anciennement route de Sées) était autrefois le cimetière Saint-Blaise, puis le champ de foire. Sur cette place, s’y tenait la foire aux chevaux qui dura de 1824 à 1960. Au centre du rond-point attenant se dresse un monument aux morts inauguré an 1954. Cet endroit est toujours appelé la place de la Pyramide du nom d’un obélisque érigé entre 1738 et 1821, alors que son nom officiel est « place de Gaulle ».
  • Un théâtre se trouvait sur la place de la Halle aux Blés, à l'emplacement où a été ouverte en 1972 la rue du Maréchal de Lattre de Tassigny. Cette salle a été en service de 1828 jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, et démolie en 1951. Aujourd’hui, seul le Café du Théâtre rappelle qu’il y a avait un théâtre sur la place, trois maisons plus loin.
  • La gare des tramways (boulevard de la République) se trouvait à l’emplacement de l’ancienne piscine municipale Marcel-Hébert, en service de 1960 à 1999, détruite depuis. Juste à côté se trouvent de nos jours les locaux de la police municipale.

Sports[modifier | modifier le code]

Football[modifier | modifier le code]

L’Union sportive alençonnaise 61 fait évoluer une équipe de football en Division d'Honneur (1re division régionale, équivalent à la 6e division nationale). Deux autres équipes participent aux championnats de la ligue de Basse-Normandie[31].

L’Association sportive Courteille-Alençon fait évoluer une équipe en ligue de Basse-Normandie et une seconde en district. Un autre club alençonnais joue en district de l’Orne : l’Olympique alençonnais (une équipe)[32].

Autres sports[modifier | modifier le code]

Union sportive du district d'Alençon[modifier | modifier le code]

Issu de l'ancien grand club omnisport de la ville, le CS Alençon, disparu en 1995, l'Union sportive du district d'Alençon regroupe huit associations[33] :

  • Badminton : le Club Alençon badminton (CAB), une équipe en nationale 3, une équipe en régionale 1, une équipe en régionale 2 et trois équipes en départementale (D1, D2, D4).
  • Volley-ball : le club Contres et Smatchs alençonnais (CSA), une équipe en prénationale féminine, une équipe masculine et une équipe cadette. Gymnase Louvrier.
  • Boxe anglaise olympique : le Ring alençonnais.
  • Escrime : les Ducs d'Alençon.
  • Handball : l'Entente Handball Alençon-Saint-Germain-du-Corbeis.
  • Athlétisme : Association athlétique alençonnaise.
  • Tennis : Tennis Club Saint-Germain-du-Corbeis.

Autres clubs[modifier | modifier le code]

  • Basket-ball : Union basket de la communauté urbaine d’Alençon (UBCUA) en Prénationale masculine et en Nationale 3 féminine.
  • Rugby : Rugby club d’Alençon (RCA) en championnat régional.
  • Tennis de table : Étoile d’Alençon, en nationale 3.
  • Cyclisme : Union cycliste Alençon-Damigny.
  • Triathlon, VTT : Alençon Triathlon.
  • Tir à l'arc : ASPTT, affilié Fédération française de tir à l'arc.
  • Judo Club alençonnais affilié à la Fédération française de judo.
  • ATCPA : Assocition de tir civil et de la police d'alençon.

Complexe sportif[modifier | modifier le code]

  • Alencéa, ouvert depuis 2000, proche du centre commercial Carrefour, propose une piscine avec un bassin de 225 m2 et un bassin extérieur de 480 m2, un bassin de 25 mètres et six lignes d’eau, un bassin d’apprentissage, une pataugeoire et d’autres activités ayant un lien avec l’eau. Alencéa propose aussi un hammam, un bain tourbillon, un bassin de relaxation ainsi que d’autres activités pour la remise en forme, la détente ainsi que des cours aquagym.
  • La patinoire, située non loin du centre commercial Carrefour, propose à tous de s’adonner aux plaisirs du patinage.
  • Le dojo Fabien-Canu, inauguré en 1997, en hommage à Fabien Canu, double champion du monde de Judo en 1987 et 1989 et ancien élève du judo club Alençon. Le complexe, utilisé dans toutes les disciplines d'art martial, comporte quatre surfaces de combats réglementaires avec une tribune de 450 places assises, un club house, une salle de musculation et un sauna.

Hippodrome[modifier | modifier le code]

L’hippodrome d'Alençon est situé dans le quartier Croix-Mercier non loin de la zone d’Écouves. Il est géré par la Société des courses d’Alençon.

En moyenne huit courses hippiques de trot attelé ou monté sont inscrites au programme des six réunions annuelles. La qualité exceptionnelle de la piste en herbe de l’hippodrome lui vaut d’accueillir des épreuves d’importance telles que courses à support PMU ou étapes du Trophée vert.

Transports[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Autobus Alto sur la ligne 1 dans le quartier de Courteille à Alençon.

Alençon dispose d'un réseau de bus géré par la Compagnie des bus alençonnais (COBAL) sous la marque commerciale Alto.

Ce réseau est composé de trois lignes de bus régulières qui se croisent au pôle d'échange de la Magdelaine dans le centre-ville d’Alençon ; ainsi que de sept lignes à la demande. Il permet de nombreux échanges entre le centre-ville d'Alençon et sa périphérie. Il dessert l'ensemble des communes de la communauté urbaine d'Alençon et a réalisé 1 600 000 voyages en 2011, soit une fréquentation moyenne de 4 380 voyageurs par jour[34].

Transports interurbains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réseau de bus Cap'Orne.

Alençon se situe au cœur du réseau Cap'Orne, le réseau de transport interurbain ornais. Cinq lignes régulières de car ont pour terminus la gare routière d’Alençon (lignes 20, 21, 40, 61, 70, 71) et qui partent relier la préfecture de l'Orne aux principales villes du département telles que Flers, L'Aigle, La Ferté-Macé, Bagnoles-de-l'Orne, Mortagne-au-Perche, Bellême ou encore Nogent-le-Rotrou[35],[36].

Alençon étant immédiatement frontalière de la Sarthe, et sa communauté urbaine incluant plusieurs communes sarthoises, Alençon est également le terminus de la ligne 4 des transports interurbains de la Sarthe (vers Fresnay-sur-Sarthe).

Liaisons routières et autoroutières[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : A 28, A 88 et N 12.

Alençon est le croisement de la route nationale 12 reliant Paris à la Bretagne avec les anciennes routes nationales RN 138 et RN 155. De plus, à quelques kilomètres d'Alençon bifurquent respectivement depuis l’ex-RN 138 et RN 12 les anciennes RN 158 et RN 176.

Ainsi Alençon se trouve à un carrefour routier duquel partent des routes vers Caen, Rouen, Dreux, Paris, Chartres, Orléans, Le Mans, Laval, Fougères, Rennes, Le Mont-Saint-Michel et Saint-Malo.

En ce qui concerne le réseau autoroutier, Alençon est desservie par l'A 28, une transversale nord-sud faisant partie du Grand contournement de Paris et permettant de partir de Calais et rejoindre Bayonne en n'utilisant que le réseau autoroutier et en évitant Paris. Cette autoroute double l'ancienne RN 138 (Rouen-Le Mans), ouverte en 2005 elle dessert Alençon par deux sorties. Elle permet pour la ville d'Alençon, outre un désenclavement logique, un accès rapide aux villes du Mans, de Tours, Angers, Rouen, Le Havre, Lisieux et Deauville[37].

À 20 km au nord d'Alençon, au niveau de la ville de Sées, l'A 28 donne naissance à l'A 88 partant relier les villes d'Argentan et de Caen.

Suivant les sections, la RN 12 d'Alençon à Paris est à 2×2 voies ou est en projet d'aménagement en 2×2 voies en Basse-Normandie et en Île-de-France. Ailleurs, son tracé, limitrophe à la Haute-Normandie et à la région Centre, pour lesquelles, elle n'a aucun intérêt économique, freine son élargissement en cohérence avec le reste. La RN 12 est déviée du centre-ville d'Alençon par le nord et croise l'A 28 par un échangeur. La partie ouest de la déviation d'Alençon est par ailleurs en cours d'élargissement à 2×2 voies, sa mise en service est prévue pour l'été 2013[38].

Le reste dans anciennes routes nationales (Alençon-Chartres/Orléans et Alençon-Rennes/Le Mont-Saint-Michel) est 2×1 voies, bien que des projets ont vu le jour, notamment en vue de doubler la RN 12 au-delà d’Alençon vers Rennes et Le Mont-Saint-Michel[39].

Liaisons ferroviaires[modifier | modifier le code]

Alençon dispose d'une gare SNCF, la gare d'Alençon, située sur la ligne Caen-Alençon-Le Mans-Tours.

Des liaisons quotidiennes vers les gares de Caen, du Mans, de Tours et de Saint-Pierre-des-Corps sont donc proposées. Des correspondances pour la gare de Paris-Montparnasse sont organisées via la gare de Surdon ou la gare du Mans, respectivement grâce à des trains Intercités et des trains express régionaux ou le TGV Atlantique.

La gare d'Alençon se situe sur les lignes 3 et 7 du réseau TER Basse-Normandie.

Le trajet Alençon – Le Mans dure entre 30 et 40 minutes, et Alençon–Caen en h 10 environ[40]. Les meilleurs temps de parcours permettent de faire Alençon – Paris-Montparnasse en h 40.

La modernisation de la ligne Caen - Tours, et notamment son électrification, est un sujet récurrent dans la vie politique locale[41].

La gare d'Alençon, reconstruite en 1952 après les bombardements de 1944, était à l'origine une gare standard origine Ouest[42].

Historiquement, Alençon se trouve au centre d'une étoile ferrée dont les branches forment les ligne Alençon - Domfront, ligne Alençon - Condé-sur-Huisne, ligne Alençon - Sillé-le-Guillaume, ligne Alençon - Mamers.

Liaisons aériennes[modifier | modifier le code]

Alençon dispose d’un aéro-club qui est situé sur l'aérodrome Alençon-Valframbert. Il propose des formations au brevet de pilote privé, au brevet d'initiation aéronautique et au brevet de base ; il propose aussi des baptêmes de l'air et des vols découvertes.

Culture[modifier | modifier le code]

La maison natale de sainte Thérèse.

Musées[modifier | modifier le code]

  • Le musée des beaux-arts et de la dentelle d’Alençon, contigu à la bibliothèque, se consacre, en plus de la dentelle, aux écoles de peinture française, italienne et nordique du XVe au début du XXe siècle et aux arts du Cambodge. Des expositions temporaires, notamment sur de célèbres couturiers, y sont organisées régulièrement.
  • La maison natale de sainte Thérèse, située 50 rue Saint-Blaise, a été rouverte le 9 mai 2009 après d’importants travaux d’accessibilité et de scénographie. Elle comporte un hall d’accueil, une galerie exposant des objets personnels de la famille Martin, un auditorium avec présentation de film, et les différentes pièces meublées de la maison : salon, chambres, cuisine.

Espace Internet[modifier | modifier le code]

  • La Rotonde, située rue des Filles-Saint-Clair, qui était autrefois l’hôtel de Bouville offre au rez-de-chaussée un espace Internet gratuit ouvert du lundi au samedi. Dans les étages, se trouvent des services de la mairie.
  • La médiathèque Aveline offre un espace Internet du mardi au samedi.

Parcs et Jardins[modifier | modifier le code]

  • Le parc des Promenades (plus de 4 ha) est le lieu de promenade préféré des Alençonnais. Construit en 1783, rénové en 1999, situé à proximité de la mairie et du palais de justice, il offre un kiosque à musique, un bassin, des aires de jeux pour les enfants et des enclos pour animaux. Il offre aussi un terrain de boules ainsi qu’une buvette. Il n’est pas rare de voir au printemps des lycéens et étudiants réviser leurs devoirs sur les larges pelouses qu’offre le parc des Promenades, qui est fermé la nuit. Différentes animations ont lieu régulièrement dans ce parc.
  • Le parc Gustave Courbet (2 ha), situé en face de l’hôpital d’Alençon, offre un vaste lieu de promenade le long de la Sarthe, ainsi que des aires de jeux avec une balançoire et un toboggan pour les enfants. Il permet, aussi, de rejoindre, en passant sous l’avenue de Koutiala, l’arboretum d’Alençon et la commune de Saint-Germain-du-Corbéis.
  • L’arboretum Koutiala (5 ha), situé à la limite de Saint-Germain-du-Corbéis, sur l’avenue de Koutiala propose sur 4 hectares un lieu de pique-nique, de promenades et on peut admirer plus de 70 variétés différentes d’arbres et plus de 40 chênes.
  • Le parc urbain de Perseigne (5 ha) ou petit bois offre un lieu de promenade et de détente pour les habitants de Perseigne. Ce parc est actuellement en rénovation. Un peu plus loin, à la limite du département de la Sarthe, se trouvent les jardins familiaux.
  • Le parc de la Pyramide appelé aussi champ de foire (place Charles-de-Gaulle), coincé entre l’avenue de Basingstoke (anciennement route de Sées) et l’avenue de Quakenbrück (anciennement route de Paris), offre un espace important pour jouer aux boules ainsi que des jeux pour les enfants.
  • Le parc de Cerisé, rue d’Argentan, dans le quartier de Lancrel, offre un lieu de repos.

Médiathèque et bibliothèques[modifier | modifier le code]

La bibliothèque d’Alençon.

La ville d’Alençon dispose d’une médiathèque et de trois bibliothèques.

  • La médiathèque Aveline[43] est la principale bibliothèque d’Alençon. Elle offre un espace de lecture (Journaux, livres…) ainsi qu’un espace pour étudier. Depuis peu, est ouvert un espace Internet.
  • La bibliothèque de Perseigne
  • La bibliothèque de Courteille
  • La bibliothèque des Quatre Saisons est situé dans un foyer logement portant le même nom pour personnes âgées.

Cinémas, théâtres, arts contemporains et spectacles[modifier | modifier le code]

La Luciole est la scène de musique actuelle structurante de production et de diffusion. Elle a été rénovée récemment et fait partie de la restructuration de la zone ouest d’Alençon.

Le cinéma Les 4 Normandy propose chaque semaine des films dès leur sortie dans ses quatre salles.

Les Bains-Douches, lieu d'art contemporain situé dans le quartier de Courteille, est un lieu de diffusion et de production implanté depuis 2011 dans les anciens bains-douches de la ville d'Alençon construits en 1931.

La Scène nationale 61 est une structure théâtrale française, implantée dans la département de l'Orne. Elle regroupe depuis 2004, le théâtre d'Alençon, celui de Flers, et celui de Mortagne-au-Perche.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignements supérieurs[modifier | modifier le code]

Alençon possède une antenne de l'université de Caen Basse-Normandie, une des cinq antennes que l'université dispose dans la région Basse-Normandie, comme à Cherbourg-Octeville, Saint-Lô, Lisieux ou Vire.

Le pôle universitaire d'Alençon se situe à Montfoulon, au nord-ouest du centre-ville, sur la commune de Damigny.

Le site universitaire de Montfoulon est une antenne de l'UFR de Droit et de Sciences politiques de Caen. Créée en 1991 et rénovée en 2003, elle dispense le même enseignement qu'à la Faculté de Caen, par les mêmes enseignants, mais en effectif réduit et en contact permanent avec des professionnels, dès le 1er semestre d'étude. Cette université à taille humaine permet donc une meilleure réussite aux examens ainsi qu'une meilleure adaptation à la vie étudiante[44].

De plus, le pôle universitaire de Montfoulon accueille :

  • un IUT, créé en 1988[45] ;
  • l'Institut supérieur de plasturgie d'Alençon (ISPA), créé en 1985 ;
  • un site de l'Institut supérieur de formation (ISF), créé en 1975. Deux autres sites se trouvent au Mans et à Argentan.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Alençon dispose de six collèges (quatre publics et deux privés)[46]. Alençon dispose de sept lycées (tous types confondus). En tant que chef-lieu de département, Alençon jouit de nombreux enseignements variés (enseignement du chinois, du grec ancien, etc.) offerts plus généralement à l'ensemble des jeunes Ornais[47],[48].

Collèges d'Alençon :
Collèges publics
  • Honoré-de-Balzac
  • Jean-Racine
  • Louise-Michel-de-Perseigne
  • Antoine-de-Saint-Exupéry
Collèges privés
Lycées d'Alençon :
Lycées publics d'enseignement général et technologique
  • Alain
  • Marguerite-de-Navarre
Lycées publics d'enseignement professionnel
  • Maréchal-Leclerc
  • Marcel-Mézen
  • Lycée agricole
Établissements de formation pour jeunes de 16 à 25 ans
  • CFA (Centre de formation des apprentis de l'Orne)
  • CFAI (Centre de formation des apprentis de l'Industrie de l'Orne)
Lycée privé d'enseignement général et technologique
Autre établissement
  • MFR (Maison familiale rurale)

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

Alençon dispose de onze écoles élémentaires publiques réparties dans tous les quartiers de la ville, auxquelles il faut rajouter cinq écoles élémentaires privées, portant ainsi le total à seize établissements élémentaires. Chaque établissement est à la fois une école maternelle et élémentaire[49].

Écoles primaires d'Alençon :
Écoles élémentaires publiques
  • Albert-Camus
  • Courteille
  • Robert-Desnos
  • Émile-Dupont
  • Application Jeanne-Géraud – Jules-Ferry
  • Masson
  • Molière
  • Montsort
  • Point du Jour
  • Jacques-Prévert
  • Jules-Verne
  • La Fontaine
Écoles élémentaires privées

Archives[modifier | modifier le code]

  • Registres paroissiaux et d’état civil.
  • Dépouillements généalogiques.
  • Délibérations municipales.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Sont organisés annuellement à Alençon[50] :

  • Orn'expo, en février-mars ;
  • Alencon-Médavy : course pédestre, en mars-avril ;
  • Fête d’ici et d’ailleurs, en juin ;
  • Festival des Folklores du monde, en juillet, depuis 1992[51] ;
  • Les Échappées belles : spectacles de rue de mi-juillet à mi-août ;
  • Les Galopades du patrimoine, course à pied intra-muros en septembre ;
  • Septembre musical de l’Orne : festival annuel de musique classique créé en 1982[52] ;
  • Rencontres nationales du blog citoyen et Forum régional sur la dématérialisation, en juin.

Natifs d’Alençon[modifier | modifier le code]

Anne d’Alençon.
Marie-Catherine de Villedieu.
Hébert, le père Duchesne.
Le gal Fromentin.
Le dr Dufriche Desgenettes.
L’imprimeur Poulet-Malassis.
Anne Consigny.

Ouvrages de référence[modifier | modifier le code]

Page de titre des Mémoires historiques sur la ville d’Alençon d’Odolant-Desnos.
  • Louis Duval, État de la généralité d’Alençon sous Louis XIV, Alençon, Loyer-Fontaine, 1890
  • Pierre-Joseph Odolant-Desnos, Mémoires historiques sur la ville d’Alençon et sur ses seigneurs. Précédés d’une dissertation sur les peuples qui ont habité anciennement le Duché d’Alençon & le Comté du Perche, & sur l’état ancien de ces pays, Alençon, J. Z. Malassis, 1787
  • Jean-Marie Foubert, Alençon, Corlet, 1995
  • Jean-Marie Foubert, Escapades à Alençon, Corlet, 2007
  • Alain Champion, Chronique alençonnaise : du IVe siècle à 2012, Books on Demand,‎ 2013, 316 p. (ISBN 978-2-322-03040-8)

Littérature[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

Alençon
Petite ville, grand renom,
Habit de velours et ventre de son

(Pierre Corneille de Blessebois)

Alençon
Petite ville, grand renom,
Autant de putains que de maisons
Et si elles étaient bien comptées
Autant que de cheminées

(Alfred Canel, Blason populaire de la Normandie, t. 1, p. 114)

« Alençon n’est pas une ville qui affriande l’étranger, elle n’est sur le chemin d’aucune capitale, elle n’a pas de hasards ; les marins qui vont de Brest à Paris ne s’y arrêtent même pas. »

— Honoré de Balzac, La Vieille Fille

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités ayant été stationnées à Alençon :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Alençon s’ouvre à l’international depuis plus de 40 ans, elle s’est notamment jumelée avec trois villes étrangères (deux européennes et une africaine). Grâce à ces jumelages, de nombreuses rencontres sont organisées, ces échanges permettent aux Alençonnais de s’ouvrir au monde et de découvrir des civilisations parfois très différentes de la leur[53].

Alençon est jumelée avec les villes suivantes :

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Confréries[modifier | modifier le code]

  • Commanderie des fins Goustiers du duché d’Alençon.

Spécialités[modifier | modifier le code]

  • Andouillette d'Alençon
  • Bouchons d’Alençon
  • Sanguette d’Alençon
  • Oie en daube d’Alençon
  • Poires Doyenné d’Alençon
  • Sieurs d’Alençon
  • Étrier normand
  • Pierres de Notre-Dame (ou « vieux pavés ») d’Alençon

Marchés[modifier | modifier le code]

  • Jours de marché : mardi (marché de Perseigne), jeudi (marché du centre ville), samedi (centre ville) et dimanche (marché de Courteille)

Guides touristiques[modifier | modifier le code]

  • Orne, Guides Gallimard
  • Normandie, Guides Bleus, Hachette

Minéralogie[modifier | modifier le code]

  • Diamant d’Alençon
  • Granite d’Alençon
  • Kaolin d’Alençon

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L’Express - Les 50 qui font bouger Alençon
  2. Les distances indiquées se font par autoroute ou bien par route s’il n’existe pas d’autoroute directe.
  3. Saint-Céneri-le-Gérei sur le site officiel de l’Assocation Les plus beaux villages de France (consulté le 30 juillet 2008)
  4. Fresnay-sur-Sarthe sur le site des Petites Cités de Caractère de la Sarthe (consulté le 30 juillet 2008)
  5. Bassin Loire-Bretagne - Présentation du bassin
  6. À ne pas confondre avec le mot granit qui désigne une pierre dure et à structure grenue utilisée en construction ou dans les arts et qui rassemble le granite, les gneiss, les calcaires…
  7. Carte géologique de la France au 1/50 000e consultée sur InfoTerre.
  8. Cartes IGN consultées sur Géoportail.
  9. Meteo France - Caractéristiques climatiques du département de l’Orne
  10. a et b Infoclimat - Alençon (1961-1990) (consulté le 3 août 2008)
  11. L’Internaute - Climat d’Alençon
  12. Meteo France - Tempêtes de fin décembre 1999 (consulté le 3 août 2008)
  13. [image] Meteo France - Le climat de l’Orne (consulté le 3 août 2008)
  14. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 9.
  15. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève,‎ 1998 (lire en ligne), p. 222
  16. Ibidem.
  17. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet,‎ 1996 (ISBN 2-90546-180-2), p. 46
  18. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. p. 137 - 138
  19. La Langue gauloise, édition errance 1994.
  20. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance. p. 37.
  21. Depuis ce temps, et en commémoration de cet événement, les bouchers d’Alençon, ainsi armés et escortés, firent tous les ans une procession solennelle qui ne cessa qu’en 1789.
  22. Réélection 2014 : « J. Pueyo s'entoure d'une équipe "renforcée" », sur orne-hebdo.fr, L'Orne Hebdo (consulté le 10 avril 2014)
  23. a, b, c, d et e [PDF] Population municipale 2010 (Populations légales en vigueur à compter du 1er janvier 2013 (Insee))
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  26. Site de l’Insee - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 - Alençon (consulté le 21 septembre 2012)
  27. Bébert Cuisine, « Recette Chou Chinois au Calvados »
  28. « Ouestfrance-entreprises.fr - Alençon s'affirme en capitale de la plasturgie » (consulté le 15 mars 2014)
  29. Jean Quellien et Christophe Mauboussin, Journaux de 1786 à 1944, l'aventure de la presse écrite en Basse-Normandie, Cahiers du Temps, 1998. ISBN 2911855132
  30. L'église Notre-Dame à Alençon devient basilique, ouest-france.fr, lundi 10 août 2009
  31. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie–US alençonnaise 61 » (consulté le 19 octobre 2013).
  32. Site officiel de la Ligue Basse-Normandie : Site officiel de la Ligue Basse-Normandie A.S. COURTEILLE ALENCON, Site officiel de la Ligue Basse-Normandie O. ALENCONNAIS.
  33. Site de l'USDA
  34. Présentation Alto, www.altobus.com.
  35. Nogent-le-Rotrou est située en Eure-et-Loir mais est un terminus de la ligne 71 du réseau de bus Cap'Orne.
  36. Il n'existe pas de ligne de car interurbaine vers Argentan étant donné que la ligne 7 du TER Basse-Normandie assure déjà cette fonction.
  37. Alis - Concessionnaire de l’A 28 entre Rouen et Alençon - Site officiel (consulté le 4 août 2008)
  38. « Déviation Nord : pas d'ouverture avant juin », ouest-france.fr, 4 avril 2013.
  39. Blog en faveur de la mise en 2×2 voies de la RN 12 au-delà d’Alençon
  40. Horaires SNCF
  41. [PDF]L'Orne-Hebdo, « Électrification de Caen–Tours »,‎ 2006 (consulté le 18 février 2009)
  42. Site de l’architecture ferroviaire - Gare d’Alençon (consulté le 4 août 2008)
  43. Bibliothèques / archives de la commune d'Alençon
  44. Antenne universitaire d’Alençon - Présentation (consulté le 16 août 2008)
  45. « IUT d’Alençon - Présentation » (consulté le 5 octobre 2012)
  46. Mairie d’Alençon, « Collèges » (consulté le 18 février 2009)
  47. Mairie d’Alençon, « Lycées » (consulté le 18 février 2009)
  48. Mairie d’Alençon, « Établissements professionnels » (consulté le 18 février 2009)
  49. Mairie d’Alençon, « Les écoles primaires » (consulté le 18 février 2009)
  50. [PDF] « Communauté urbaine d'Alençon - Proposition d'accueil en Alençon » (consulté le 1er juin 2010). Pages 20 et 21.
  51. « C’est parti pour les Folklores du monde à Alençon », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 20 mai 2014)
  52. « France festivals - Septembre musical de l'Orne, la vie du festival » (consulté le 1er juin 2010)
  53. Site de la ville d’Alençon - Alençon, ville jumelée (consulté le 5 août 2008)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Alençon.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Camille Bloch, L’Assistance & l’état en France à la veille de la révolution (généralités de Paris, Rouen, Alençon, Orléans, Chalons, Soissons, Amiens) (1764-1790), A. Picard, Paris, 1908.
  • Éléonore-Aglaé-Marie Despierres, Établissement d’imprimeries à Alençon de 1529 à 1575, E. Leroux, Paris, 1894
  • Éléonore-Aglaé-Marie Despierres, Histoire du point d’Alençon, depuis son origine jusqu’à nos jours, Paris, Renouard, H. Laurens, 1886
  • Éléonore-Aglaé-Marie Despierres, Le Théâtre et les comédiens à Alençon au seizième et au dix-septième siècle, Plon, Paris, 1892.
  • Éléonore-Aglaé-Marie Despierres, Portail et vitraux de l’Église Notre-Dame d’Alençon, Paris, Typo. E. Plon, Nourrit et cie, 1891
  • Gilles Bry, sieur de la Clergerie, Histoire des pays et comté du Perche et duché d’Alençon, Paris, Pierre Le-Mur, 1620.
  • Pierre-Antoine Cadeau, Histoire des gens de finances à Alençon aux XVe et XVIe siècles, l’activité financière, Bibliothèque Interuniversitaire Cujas, Paris, 1986.
  • Henri Chardon, Le Rôle de Matignon à la Saint-Barthélemy à Alençon, à Caen, et dans toute la Basse-Normandie, Champion, Paris, 1906
  • Marius Dargaud, Alençon en cartes postales anciennes, Bibliothèque européenne, Zaltbommel, 1974.
  • Marius Dargaud, Images du vieil Alençon, Dargaud, Alençon, 1973.
  • Marius Dargaud, Le Début de la Révolution bourgeoise à Alençon, 1787-1790, CLEF 89 Orne, [S.l.], 1991.
  • Stéphanie Dargaud, L’Hôtel de Guise, Alençon : Préfecture et conseil général de l’Orne, Itinéraires du patrimoine, no 232, 2000
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