Parti communiste français

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Parti communiste français
Image illustrative de l'article Parti communiste français
Logo officiel
Présentation
Secrétaire national Pierre Laurent
Fondation 1920 (SFIC)
1921 (PC)
1943 (PCF)
Siège 2, place du Colonel-Fabien, 75019 Paris
Porte-parole Olivier Dartigolles, Patrice Bessac
Positionnement Gauche
Adhérents 138 000 (2012)[1]
Journaux proches L'Humanité
L'Humanité Dimanche
La Terre
Organisations proches MJCF, UEC
Idéologie Communisme
Marxisme
Anticapitalisme
Internationalisme
Écologisme[2]
Féminisme
Altermondialisme[3]
Affiliation internationale Conférence internationale des partis communistes et ouvriers
Affiliation européenne Parti de la gauche européenne
GUE/NGL
Coalition Front de gauche
Couleurs Rouge
Site web www.pcf.fr
Présidents de groupe
Sénat Éliane Assassi
Assemblée André Chassaigne
Parlement européen Gabriele Zimmer (PGE)
Représentation
Députés
7 / 577
Sénateurs
20 / 348
Députés européens
2 / 74
Présidence de conseils généraux
2 / 101
Présidence de conseils régionaux
1 / 27
Maire des villes de plus de 100 000 habitants
2 / 41

Le Parti communiste français (PCF) est un parti politique français classé à gauche. Fondé en décembre 1920 au congrès de Tours de la SFIO, lors d'un congrès appelé à décider de l'adhésion à l'Internationale communiste ; la majorité du Congrès ayant décidé de cette adhésion, la minorité a alors décidé de faire scission pour créer la SFIO. L'organe officiel du Parti a longtemps été le journal L'Humanité, qui en est désormais structurellement indépendant tout en restant très proche. Plus important parti français dans l'immédiat après-guerre, le parti alors stalinien constitue la première force de gauche en France. Son influence et son assise électorale ont peu à peu diminué, le PCF étant notamment dépassé par son rival dans la gauche, le Parti socialiste, lors des élections législatives françaises de 1978, puis lors de l'élection présidentielle française de 1981. L'effondrement de la majorité des régimes communistes à la fin du XXe siècle est concomitant de sa marginalisation comme force politique française. Le PCF a récemment réagi en s'engageant dans une alliance électorale, le Front de Gauche, tout en maintenant des alliances locales avec le Parti socialiste lors des élections municipales 2014. Le PCF revendique, début 2012, 138 000 adhérents dont au moins 70 000 à jour de cotisation[1].

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Congrès de Tours[modifier | modifier le code]

Le 30 décembre 1920, une majorité des militants socialistes de la SFIO réunis en congrès à Tours décident de s'affilier à l’Internationale communiste (également connue sous l’appellation « Komintern »), fondée en 1919 par Lénine à la suite de la Révolution russe. Le Parti communiste français, qu'on appelle alors Section française de l'Internationale communiste (SFIC), qui est ainsi créé accepte par conséquent de se soumettre aux conditions explicitement formulées par l'IC. Il s'engage à construire un parti révolutionnaire, qui peut utiliser des moyens légaux, mais qui aussi doit se doter d'un appareil clandestin et ne doit pas exclure l'action illégale. Le parti constitué doit être discipliné, suivant les règles du centralisme démocratique : les minoritaires doivent suivre la ligne décidée majoritairement. Comme les communistes reprochent aux partis de la Deuxième Internationale, dont la SFIO, de laisser aux élus une trop grande marge d'autonomie vis-à-vis de la direction partisane, seule une minorité des élus socialistes rejoint le nouveau parti. Enfin, la SFIC, comme son nom l'indique (Section française de l'Internationale communiste) est un parti internationaliste ; un parti national, comme le Parti communiste français (PCF) est d'abord une section de la troisième internationale. Ces principes de base vont sous-tendre toute la vie du PCF jusqu'à la dissolution officielle de l'IC en 1943, et même bien au-delà.

Premières années (1921-1933)[modifier | modifier le code]

Les premières années du jeune parti sont marquées à la fois par de nombreuses exclusions de membres fondateurs du parti (comme Boris Souvarine, Alfred Rosmer, Pierre Monatte, Albert Treint…), par la stalinisation du parti, ainsi que par un activisme militant illustré, par exemple, par des manifestations contre la guerre du Rif, en 1925, et plus généralement par l'antimilitarisme. L'arrestation et l'incarcération de courte durée est très fréquente, tant pour les militants que pour les dirigeants. Dans ces années-là, une grande partie des rares élus à avoir fait le choix du PC en 1920 revient dans le giron de la SFIO. Dans le même temps, on constate l'ascension rapide d'un nouveau personnel dirigeant, plutôt jeune, formé pour l'essentiel dans les écoles de l'Internationale communiste. En 1924, aux élections législatives, le Parti obtient 9,82 % des suffrages et 26 députés.

Henri Barbé et Pierre Celor, qui accèdent au secrétariat du parti en 1927, sont emblématiques de ce nouveau personnel dirigeant. Suivant les directives du Komintern, ils mènent la politique dite de « Classe contre Classe », laquelle exclut toute entente avec les partis considérés comme « bourgeois », SFIO comprise. Le Parti qui avait obtenu 26 sièges aux élections de 1924 en perd la moitié aux élections de 1928. Jeune secrétaire à l'organisation, Maurice Thorez dénonce la formation d'une fraction à la tête du parti et prend les rênes de l'institution partisane à la faveur d'un nouveau changement de direction imposé par Moscou en 1930-1931.

Des organisations communistes dissidentes, d'extrême gauche, se créent pour défendre un communisme opposé au stalinisme : le Cercle communiste démocratique, la Ligue communiste, l'Union communiste, entre autres. La revue La Révolution prolétarienne regroupe les principaux fondateurs du PC exclus ou démissionnaires.

Antifascisme, Front populaire et guerre d'Espagne (1934-1939)[modifier | modifier le code]

Après la prise du pouvoir par Hitler et les événements de 1934 en France, l’Internationale communiste recommande une nouvelle ligne, moins sectaire. La lutte pour la direction du parti entre Jacques Doriot et Maurice Thorez aboutit en 1934 à l'éviction du premier qui crée son propre parti (le Parti populaire français). Maurice Thorez a alors les mains libres pour mettre en œuvre cette nouvelle ligne. Thorez est entouré d'une équipe constituée de Jacques Duclos, Benoît Frachon et du délégué du Komintern, Eugen Fried. L'équipe Thorez-Duclos-Frachon connaîtra une longévité exceptionnelle et dirigera pratiquement le parti français pendant une trentaine d'années.

La Chambre des députés élue en mai 1936.

Suite à la manifestation du 6 février 1934, interprété par la gauche française comme un coup d'État fasciste manqué, le PC change de stratégie. Une union antifasciste de la SFIO et du PC se réalise progressivement. Elle aboutit le 10 janvier 1936 par un programme commun aux socialistes, communistes et radicaux pour les élections législatives. Au printemps, le Front populaire gagne les élections et le PC remporte 72 sièges avec 15 % des voix. Le PC soutient le gouvernement Blum sans y participer. Début juin 1936, la direction du PC appelle à l’arrêt de la grève générale spontanée qui s’est déclenchée peu avant, et qui permet l’obtention des congés payés et d'autres mesures sociales qui ne figuraient pas dans le programme de Front populaire. Sur le plan syndical, la CGTU, communiste, et la CGT dont elle avait fait scission après le congrès de Tours, fusionnent à nouveau.

Les instances dirigeantes sont totalement subordonnées à l'IC, elle-même complètement dominée par Staline et les autres dirigeants de l’État soviétique, mais cette subordination pose peu de problèmes à l'intérieur du parti français, tant est grand le prestige de l'URSS, et du fait que le libre débat y est empêché. Toute opposition à cette orientation entraîne l’exclusion (c’est le cas d’André Ferrat, ancien rédacteur en chef de L'Humanité qui rejoint la SFIO).

De 1936 à 1939, le soutien aux républicains espagnols représente une composante majeure du Parti communiste français, tant par l'envoi de volontaires dans les Brigades internationales que par la mise sur pied de puissants moyens matériels. Le contingent français organisé par le PCF est le plus nombreux dans les rangs des Brigades internationales. De même pour l'aide logistique aux républicains espagnols, hormis le PCUS, c'est le PCF qui organise l'aide partidaire la plus importante.

Seconde Guerre mondiale (1939-1945)[modifier | modifier le code]

Après la signature en 1938 du pacte de cohabitation entre l'Allemagne nazie, la France et l'Angleterre qui isole l'URSS, Staline réagit. Le pacte germano-soviétique est signé en 1939. En septembre 1939, le Parti communiste français approuve la signature du pacte germano-soviétique : l'accord entre l'Allemagne nazie et l'URSS qui établit un pacte de non-agression entre les deux pays, organise le partage de la Pologne et sauvera l'URSS (dépassement de la production industrielle de l'Allemagne en 1941 et déplacement des principales usines derrière la ligne "Stalingrad-Moscou". Daladier impose la mise hors la loi du PC. Il s'ensuit une scission au sein des élus du parti et une période de clandestinité. Un cinquième des anciens élus du PC (16 parlementaires PCF de 1936 sur 76) refuse « le Pacte » et fonde le Groupe Ouvrier et paysan à la Chambre des députés. Durant la clandestinité, l'essentiel de la direction du parti est regroupée en Belgique et, sur un ordre de Dimitrov, Maurice Thorez déserte et rejoint Moscou. Suivant les consignes du Parti, « Une heure de moins pour la production, c'est une heure de plus pour la révolution », certains[évasif] militants commettent des sabotages dans les usines d'armements françaises pendant la Drôle de guerre[4]. À noter également que certains[évasif] appelés refusent de combattre les Allemands lors de la campagne de France.

Réunion clandestine de la direction du PCF à Longjumeau en 1943, réunissant, de gauche à droite, Benoît Frachon, Auguste Lecœur, Jacques Duclos et Charles Tillon.

La clandestinité est brièvement interrompue, par quelques militants seulement, durant l'été 1940, pour demander en vain, via l'avocat communiste Robert Foissin, membre de la défunte Association juridique internationale (AJI), l'autorisation de faire reparaître légalement L'Humanité aux autorités allemandes qu'il obtiendra en échange de la censure des Allemands mais Vichy y mit son veto. Ainsi l'interdiction se prolonge jusqu'à la Libération, en été 1944. L'ancien numéro trois du Parti Marcel Gitton regroupe quelques députés communistes du Groupe Ouvrier et paysan et fonde le Parti ouvrier et paysan français (POPF) partisan de la Collaboration. Ce nouveau Parti connaît peu de succès auprès des militants (environ 300 dans toute la France[5]). Plusieurs de ces meneurs, dont Marcel Gitton, furent par la suite abattus par la Résistance communiste.

Pour la quasi-totalité des militants du PCF, cette période de clandestinité est très cruelle. Il en est ainsi pour Prosper Perri et Ambroise Croizat, entre autres, députés arrêtés sur ordre du gouvernement socialo-radical, au sortir de l'Assemblée nationale, emprisonnés et persécutés jusqu'en 1944, à Alger, par les autorités successivement républicaines, puis vichystes. Plus tard Ambroise Croizat fait partie du gouvernement du général de Gaulle. Il met en place, entre autres, la Sécurité sociale et le modèle social français caractéristique des Trente Glorieuses.

Bien préparé à la Résistance par la pratique de la clandestinité décrétée par le gouvernement socialo-radical, le PC français engage la lutte contre l'occupant à partir de mai 1941 avant même que les troupes d'Hitler n'envahissent l'URSS en juin. Cependant, certains militants ou des groupes locaux communistes, qui n'avaient pas tous cessé en 1939 ou 1940 d'être antifascistes, s'étaient spontanément engagés dans la résistance, sans demander la permission du parti.

Exemple de ces cadres qui refusent de suivre la ligne du Parti, Georges Guingouin qui forme plusieurs petits groupes à partir de 1940, joue un rôle important dans la formation du maquis du Limousin, le plus grand de France, et devient son principal dirigeant. Le maquis du Limousin joua un grand rôle dans l'issue de la bataille de Normandie, comme le confirme Eisenhower, en retardant la division SS Das Reich. Dès cette époque néanmoins, Georges Guingouin a des relations conflictuelles avec le Parti qui l'exclue en 1952. Henri Rol-Tanguy, membre du Comité Central du PC après la guerre, entre dans la clandestinité dès octobre 1940 (qui tient jusqu'en mai 1941 davantage du militantisme politique clandestin que d'une « organisation armée de résistance »), puis participe à la mise sur pied de l'Organisation spéciale (OS), avant de devenir le commandant des FFI de l'Île-de-France et le chef de l'insurrection de Paris.

Auguste Havez et Marcel Paul sont également actifs dans l'ouest de la France, la grève des mines du Nord, en mai 1941 rassemble 100 000 mineurs et prive les nazis d'une partie du charbon produit. Plus de 200 mineurs sont déportés[réf. nécessaire], cf. Auguste Lecœur), et plusieurs exemples locaux. Le 17 juin 1940, c'est avec un jour d'avance sur celui du général de Gaulle que Charles Tillon, chargé de réorganiser le PC dans le sud-ouest, lance un appel[6] à la résistance contre « le fascisme hitlérien ».

De nombreux intellectuels communistes participent à la résistance, notamment autour de La Pensée libre clandestine, qui voit la publication de numéros en février 1941 et en février 1942 (ce dernier saisi avant d'avoir pu être distribué) et dont les contributeurs sont presque tous exécutés par les Allemands : Georges Politzer, Jacques Decour, Jacques Solomon, Valentin Feldman, Charles Hainchelin ou encore René Blech. D'autres intellectuels, au premier rang desquels Louis Aragon, Elsa Triolet ou Georges Dudach, prendront le relais, en particulier dans Les Lettres françaises, mais aussi dans d'autres revues littéraires publiées en zone non-occupée. Depuis Moscou, c'est l'écrivain Jean-Richard Bloch qui assure à partir de 1941 les émissions en français de Radio-Moscou[réf. nécessaire].

Le 15 mai 1941, le PCF prend l'initiative d'appeler à un vaste rassemblement de tous les Français « sauf les capitulards et les traîtres ». Ainsi naît le Front national de lutte pour l'indépendance de la France, qui devient membre du Conseil national de la Résistance et l'un des principaux mouvements de Résistance.

Les résistants communistes français sortent ensuite de leur isolement et se rapprochent des autres éléments de la résistance intérieure française comme de la France libre : à la mi-1943, le Front national participe au CNR. L'organisation clandestine du PCF, dirigée par Auguste Lecœur, gagne en puissance jusqu'à prendre une grande importance au sein du CNR et le commandement national des Forces françaises de l'intérieur.

Les communistes jouent alors un rôle important dans la résistance à l'occupant nazi de par leur capacité d'organisation. Selon les dirigeants de la France libre, en effet, les mouvements de Résistance, hormis les Francs-tireurs et partisans (FTP) et autres résistants d'obédience communiste, étaient alors le plus souvent inorganisés et insuffisamment coordonnés.

À partir de juin 1941, les différentes organisations rattachées de près ou de loin au PC sont alors à même d'attirer un nombre important d'hommes et de femmes désireux de participer à la lutte contre l'occupant (en particulier le Front national et les Francs-tireurs et partisans (FTP)). La mouvance du PC devient importante au sein du Conseil national de la Résistance (CNR).

Le Groupe Manouchian (section parisienne des FTP-MOI) était pendant un temps en 1942-1943 le mouvement de Résistance armée le plus actif de France, réalisant une opération armée tous les deux jours. Ses participants étaient très déterminés et actifs car directement visés par le régime de Vichy, étant des étrangers communistes dont une majorité de juifs. Le Groupe Manouchian totalise 230 attentats dans la seule ville de Paris dont l’exécution du général Julius Ritter, le responsable du STO en France. Le Groupe Manouchian devient un symbole de la Résistance française avec la publication de l'Affiche rouge et l'exécution de la plupart de ses membres.

Des communistes sont également présents dans des mouvements de résistance non communistes. Ce sont souvent des militants qui n'occupaient pas, avant-guerre, une place centrale dans l'appareil du parti et qui, privés de contact avec le parti clandestin, ont eu l'opportunité de rallier un autre mouvement. Le parti les a ensuite encouragés à rester dans ces organisations. Par exemple, Jean-Pierre Vernant, universitaire qui termine la guerre comme responsable FFI de 9 départements du Sud-Ouest a désavoué le pacte germano-soviétique et rejoint le mouvement Libération[réf. nécessaire].

Après-guerre : un parti stalinien au faîte de sa puissance[modifier | modifier le code]

À la mort de Staline, le Secrétaire Général du PCF Maurice Thorez déclare l'attachement des communistes français à son égard en ces termes : « Stalinien est un titre d'honneur et de gloire que nous nous efforçons de mériter[7]. »

Après la Seconde Guerre mondiale, le Parti Communiste Français est stalinien. Le culte de la personnalité du PCF le glorifie notamment comme « génial continuateur de Marx, Engels et Lénine », ou comme « grandiose bâtisseur du communisme[7]. »

L'annonce de sa maladie, dans la nuit du 3 au 4 mars 1953, puis de sa mort, le 5 mars, causent une émotion immense et sincère dans les rangs communistes. L'historien libéral français Michel Winock, estime que l'adoration dont Staline faisait alors l'objet, si elle était forte de son vivant, l'était bien plus encore juste après sa mort. Il écrit notamment que « le communisme se vi[vai]t comme un espérance religieuse dont les promesses ne sont pas renvoyées dans le monde surnaturel mais dans le monde sublunaire des hommes de chair et de sang [Staline][8]. »

À la Libération, le Parti se décrit comme le « Parti des 75 000 fusillés », chiffre exagéré puisque les historiens estiment à 25 000 le nombre de fusillés, déportés en France, toutes tendances politiques confondues[9]. Environ 4 520 personnes furent fusillées en France à l'issue d'une condamnation par un tribunal allemand ou une juridiction française, dont 80 % à 90 % de communistes[10][réf. insuffisante]. Néanmoins nombreux furent ceux exécutés sans procès, en particulier à partir de mai 1945 et qui moururent de la torture.

Le PCF s'implante très fortement dans le monde ouvrier, dans le monde rural et dans le monde intellectuel. Si la revendication du PCF d'être devenu le « parti de l'intelligence » est exagérée, il n'en exerce pas moins un magistère considérable dans les milieux intellectuels, s'implantant notamment dans les écoles normales supérieures. Les communistes acquièrent de nombreux « compagnons de route » parmi les intellectuels, par exemple l'existentialiste Jean-Paul Sartre. Le poids des communistes français dans la vie intellectuelle est particulièrement fort et lorsque le livre du transfuge soviétique Victor Kravtchenko, J'ai choisi la liberté, paraît en France, il fait l'objet d'une violente campagne de dénigrement : Kravtchenko finit par attaquer en diffamation le journal communiste Les Lettres françaises et gagne son procès en 1949[11].

Aux législatives de 1945, le PCF fait une percée en obtenant 26,2 % des suffrages et 159 députés, devenant le premier parti de France et de la gauche, au détriment de la SFIO (25 %) et du Parti radical (13,6 %). En juin 1946, le PCF obtient 26 % des suffrages mais perd 6 sièges à l'Assemblée nationale. En octobre, il obtient son score le plus important dans les élections législatives : 28,2 % des suffrages et 182 sièges, redevenant ainsi le premier parti de France, en ayant débordé ses bastions ouvriers pour être présent dans pratiquement tous les départements. Dans cet esprit est créée en 1945 l'Union de la jeunesse républicaine de France (250 000 adhérents). Aux municipales de 1947, le PCF obtient 29,9 % des voix derrière le RPF qui obtient 38 % des voix. De 1944 à 1947, des ministres PCF participent aux différents gouvernements.

C'est en 1947 que sur un fond de guerre froide entre les deux blocs et de guerres coloniales dans l'empire français, les communistes français sont exclus du gouvernement et sont contraints de retourner dans une opposition que certains qualifieront de ghetto, puisqu'au cours des dix années qui suivent, le PCF est le seul parti à rester à l'écart du pouvoir. Aux législatives de 1951, le PCF maintient un score élevé (25,5 % des suffrages) mais perd 79 sièges du fait de son isolement et de la nouvelle loi électorale. Maurice Thorez, atteint d'hémiplégie, passe, entre 1950 et 1953 de longs séjours en URSS pour se faire soigner. Pendant ce temps, l'enthousiasme d'après-guerre qui avait rassemblé des Français d'horizons différents au sein du PCF se dissipe, créant des désaccords idéologiques au sein des militants ; les exclusions sont alors nombreuses, menées principalement par Jacques Duclos (Tillon, Lecœur, Marty, etc.). Après la mort de Staline, en 1953, les dirigeants communistes français rechignent à dénoncer Staline comme l'a fait le PCUS mais il demeure attaché à l'URSS dont il soutient en 1956 l'action pour pacifier la Hongrie contre l'insurrection de Budapest.

Déstalinisation et éloignement de l'Union soviétique[modifier | modifier le code]

Timbre soviétique représentant Maurice Thorez.

En 1956, le PCF suit une orientation d'« unité nationale » et vote, avec d'autres partis, les pouvoirs spéciaux à Guy Mollet — ce dernier ayant (sans succès) tenté d'établir une majorité parlementaire pour obtenir, d'après ses dires, une ligne plus libérale en Algérie. Cependant, Guy Mollet applique par la suite une politique très dure de répression durant la guerre d'Algérie. Cette année aux législatives le PCF obtient 26 % des suffrages et 150 députés.

Aux législatives de 1958, avec le retour au pouvoir du général de Gaulle, le PCF n'obtient que 19,2 % des voix et 10 députés. Dans les années 1960, le maoïsme commence à séduire un certain nombre de Français ; le PCF est alors marqué par le départ ou l'exclusion d'une partie de ses militants. En 1963, les maoïstes français se regroupent dans l'Association des amitiés franco-chinoises (AAFC) puis l'année suivante dans la Fédération des cercles marxistes-léninistes de France (FCMLF). Aux législatives de 1962, le PCF obtient 22 % des suffrages et 40 députés. À l'élection présidentielle de 1965, le PCF soutient le candidat unique de la gauche François Mitterrand (44,80 % des voix au second tour). En 1966, des trotskystes comme Alain Krivine qui pratiquaient l'entrisme sont exclus de l'UEC, et créent la Jeunesse communiste révolutionnaire.

Maurice Thorez décède en 1964, trois ans auparavant, Georges Marchais est élu au bureau politique, il devait devenir un responsable important du Parti à partir de 1970. La période entre 1964 et 1970 peut être qualifiée de transition, avec un nouveau secrétaire Waldeck Rochet, affaibli par la maladie à partir de 1969. Durant les événements de Mai 68, le PCF est d'abord hostile au mouvement étudiant : Marchais écrit dans L'Humanité du 3 mai un article violent intitulé « De faux révolutionnaires à démasquer », où il s'en prend par exemple à « l'anarchiste allemand Cohn-Bendit ». En juin 1968, le PCF imprime une affiche en revendiquant d'avoir « été le seul, dès le début, à dénoncer publiquement les agissements, les provocations et les violences des groupes ultra-gauchistes, anarchistes, maoïstes, ou trotskystes, qui font le jeu de la réaction »[12].

Aux législatives de 1968, le PCF obtient 20 % des voix et 34 députés, mais son rival le Parti socialiste progresse avec 16,5 % des voix.

La répression par l'URSS du Printemps de Prague voit le PCF se démarquer de la politique soviétique. Le Parti désapprouve, en effet, l'intervention de l'armée sans pour autant la condamner fermement[13]. Cette ambiguïté l'éloigne d'un certain nombre de militants, en particulier des cercles intellectuels qui lui étaient restés favorables.

Lors de l'élection présidentielle de 1969, Jacques Duclos, récolte 21,23 % des voix, à deux points du candidat centriste Alain Poher, qualifié pour le second tour. Ce score, considéré comme excellent, confirme la suprématie du PCF au sein de la gauche, qui devance largement les autres candidats, de la SFIO (Gaston Defferre), du PSU (Michel Rocard), des Radicaux-socialistes indépendants (Louis Ducatel), et de la LC (Alain Krivine).

Le programme commun, l'abandon du modèle soviétique, et l'amorce du déclin (1970-1981)[modifier | modifier le code]

En 1970, Waldeck Rochet se met en retrait de la direction du parti pour cause de maladie, il sera remplacé deux ans plus tard, par Georges Marchais. Ce dernier veut redresser le parti qui stagne autour de 20 % depuis 1958. Il signe donc en 1972, le Programme commun d'Union de la gauche avec le nouveau Parti socialiste tout juste créé. L'idée étant de plumer la volaille socialiste comme en 1936 avec le Front populaire. Aux législatives de 1973, le PCF obtient 21,34 % des voix, un score insuffisant pour Georges Marchais alors que le PS progresse à 19,18 %.

En 1974, la parution en France de L'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljenitsyne, participe au débat sur la situation des pays communistes et en particulier durant la période stalinienne. À l'élection présidentielle, François Mitterrand, s'impose comme le candidat de l'Union de la gauche. Celui-ci échoue de peu (49,19 % des voix), face à Valéry Giscard d'Estaing.

Aux cantonales de 1976, pour la première fois depuis 1945, le Parti socialiste devance le Parti communiste (22,83 % contre 26,28 % pour le PS). Aux municipales de l'année suivante, la Gauche obtient le meilleur résultat de toute son histoire, le PCF devient le parti qui dirige le plus grand nombre de mairies à travers la France.

En 1976, le PCF abandonne toute référence au stalinisme pour s'orienter vers une ligne de type eurocommuniste à l'image du Parti communiste italien. Cet évènement survient vingt ans après la publication en URSS du rapport Khrouchtchev, ce qui fait dire au secrétaire national du PCF Robert Hue, en 1997 : « Le PCF a trop tardé. Ça nous a coûté cher [...]. C'est vingt ans trop tard »[14]. Le parti abandonne alors la référence à la doctrine de la « dictature du prolétariat » (XXIIe congrès), affirme son indépendance vis-à-vis de Moscou et son attachement aux libertés publiques : « C’est la voie démocratique et révolutionnaire que nous proposons à notre peuple pour aller au socialisme tenant compte des conditions de notre époque en faveur des forces de progrès, de liberté, de paix ». Le but du PCF, « parti de la nation et internationaliste », est « la transformation de la société capitaliste en une société socialiste, société fraternelle sans exploiteurs ni exploités » (L'Humanité, 20 janvier 1976). Aux élections de 1978, le PCF enregistre un revers, obtenant 20,61 % des voix et 86 députés, au profit du PS qui obtient 22,79 % des voix et 104 députés. Aux européennes de 1979, la liste de Georges Marchais marque un léger recul du PCF, avec 20,6 % des voix et 19 députés, le PS avec François Mitterrand obtient 23,5 % des voix et 22 députés.

Mais en 1979, malgré la phrase de Georges Marchais sur le bilan jugé « globalement positif » des pays communistes au XXIIIe congrès, le PCF abandonne la référence au marxisme-léninisme, ce qui se traduit notamment par la disparition du Centre d'études et de recherches marxistes (CERM) et son remplacement par l'Institut de recherches marxistes, qui sera lui-même remplacé en 1995 par l'association Espaces Marx, ainsi que par une condamnation du stalinisme.

Incompatibilité avec la participation gouvernementale (1981-1989), le déclin[modifier | modifier le code]

La campagne de 1981 est marquée par une hausse du nombre d'adhésion. Les sondages sont de plus en plus favorables à Georges Marchais qui passe de 17 % en janvier 1981 à 20 % à la veille du premier tour, tandis que François Mitterrand passe de 24,5 % en février 1981 à 21,5 % à la veille du premier tour. Pour les communistes, cette élection est un moyen de retrouver le leadership à gauche. Georges Marchais propose notamment le rétablissement de la planification économique, la nationalisation de toute les grandes entreprises et la hausse du SMIC. Enfin, il devient un personnage extrêmement populaire parmi les médias[réf. nécessaire]. Mais le 26 avril 1981, le choc est de taille, Georges Marchais n'obtient que 15,35 % des voix, se retrouvant dix points derrière François Mitterrand. Il rallie Mitterrand au second tour. Aux élections législatives de 1981, le PCF confirme son déclin : avec 16,13 %, il tombe à 44 députés, perdant des sièges notamment pour la première fois en Seine-Saint-Denis au profit du PS alors qu'il y avait réalisé le grand chelem en 1978. Il obtient alors, comme il l'avait toujours réclamé, le droit de participer à un gouvernement de gauche de la Ve République avec le PS, le MRG, et plus tard à partir de mars 1983 le PSU. Mais cette participation est modeste : quatre ministres sur quarante-deux.

Après les élections législatives, le PCF participe donc au gouvernement de Pierre Mauroy avec les ministres Charles Fiterman (Transports), Anicet Le Pors (Fonction publique), Jack Ralite (Santé) et Marcel Rigout (Formation professionnelle). Mais la politique économique keynésienne du gouvernement s'avère être un échec, le chômage augmente, la désindustrialisation se poursuit. De juin 1982 à mars 1983, Jacques Delors, alors ministre de l'Économie, pilote une transition vers une politique de « rigueur économique ». Aux cantonales de 1982, le PCF n'obtient que 15,87 % des voix et perd 45 conseillers généraux, principalement dans ses fiefs ouvriers ainsi que la présidence du conseil général de Meurthe-et-Moselle.

Après trois dévaluations successives, des milliards de francs de fuite de capitaux et une augmentation du chômage, les socialistes choisissent de renoncer à leur projet économique et social, de peur d'isoler l'économie française. Aux élections européennes de 1984, le PCF s'effondre à 11,24 %, se retrouvant talonné par le Front national qui perce à 10,95 %. Les électeurs ouvriers semblent ainsi se tourner vers l'extrême-droite. En juillet 1984, les communistes décident ainsi de quitter le gouvernement pour protester contre la nouvelle orientation dite « libérale » du Parti socialiste et dans l'idée de trouver un nouveau souffle. En septembre, le PCF redevient officiellement un parti d'opposition.[réf. nécessaire]

Aux élections régionales de 1986, le PCF obtient 10,34 % des suffrages. Aux élections législatives qui ont lieu le même jour, le PCF passe sous la barre des 10 %, n'obtenant 9,78 % des voix et 35 députés (contre 9,65 % des voix et 35 députés au Front national, qui arrive quasiment à égalité avec lui).

Mais Georges Marchais refuse de remettre la ligne du parti en question. Il continue ainsi de soutenir le régime soviétique. Il impose André Lajoinie comme candidat à l’élection présidentielle de 1988. Le courant rénovateur de Pierre Juquin qui propose notamment une refonte du PCF sur une ligne eurocommuniste et écologiste s'oppose à ce choix. En 1987, Pierre Juquin, alors porte-parole du parti, se présente contre le candidat officiel du parti à la présidentielle. Il obtiendra 2,13 % des voix, tandis qu'André Lajoinie enregistrera le plus mauvais score jusque-là obtenu par le PC à une élection, 6,75 %. Le PCF semble avoir définitivement perdu ses électeurs ouvriers au profit du FN qui obtient cette année-là, 14,38 % des voix.

En 1989, aux élections européennes, la liste de Philippe Herzog, professeur agrégé d'économie à l'université de Paris-X à Nanterre, obtient 7,72 %.

Financement et aide logistique par l'URSS[modifier | modifier le code]

L'URSS a, depuis les années 1920, aidé financièrement et matériellement les divers partis communistes à travers le monde.

Durant la guerre froide, par année fiscale, environ 2 millions de dollars US étaient transférés à la demande du Politburo du Parti communiste de l'Union soviétique de la Gosbank (banque d'État soviétique) au PCF ; ce sont des agents du KGB qui livraient les sommes demandées aux dirigeants des partis concernés. Les PC martiniquais, guadeloupéen et réunionnais encaisseront environ 2 millions de dollars entre 1961 et 1990 reversés par le PCF.

Le 13 novembre 1979, alors que la guerre d'Afghanistan va s'engager, le Politburo, à la demande de Boris Ponomarev, dégage, « étant donné la situation extrêmement difficile du Parti », six millions de dollars pour le PCF pour lui permettre de payer ses dettes.

Ainsi cette note des archives du PCUS du 13 octobre 1983, sous l'en-tête « Très secret. Du KGB au Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique » :

« Au camarade Ponomarev, directeur du Département international,
Compte-rendu de la rencontre avec le camarade Gaston Plissonnier (PCF) : conformément à vos instructions du 23 septembre dernier, la rencontre a eu lieu à Berlin avec le camarade Plissonnier et son homme de confiance, lors de laquelle nous avons remis aux amis français la somme d'un million de dollars qui leur a été assignée. Pour des raisons de sécurité, le camarade Plissonnier a refusé de signer sur place le reçu avec l'argent livré, se référant à un accord avec Moscou. Néanmoins, il a ordonné à son homme de confiance de signer le reçu de livraison sans indiquer le montant de la somme. »

L'aide apportée par le PCUS était aussi matérielle et concernent également les journaux affiliés au PCF. De 1982, année de la première livraison, jusqu'en 1989, la dernière, ceux-ci ont reçu gratuitement 4 058 tonnes de papier[15]. Le 10 juillet 1987, le Politburo approuve, « suivant la demande du PCF », la livraison de 1 300 tonnes de papier par an pour les années 1987 et 1988.

Pour la seule période de 1971 à 1990, le PCF encaissera cinquante millions de dollars (Parti communiste italien : 47 millions, Parti communiste des États-Unis d'Amérique : 42 millions)[16].

Le secrétaire général de la CGT Henri Krasucki, membre du bureau politique du PCF, a demandé en mars 1985 au conseil central des syndicats de l'URSS d'accorder à son syndicat une aide urgente de 10 millions de francs (1 million de roubles convertibles). Cette demande a un caractère strictement confidentiel et seuls les dirigeants de la CGT membres du comité central du PCF ont été informés de cette demande. Cette aide sera accordée en 2 versements en 1985 et 1986 de 500 000 roubles provenant du comité du tourisme et d'excursion[17].

De la rénovation à l'effondrement (1989-2002)[modifier | modifier le code]

Le local du PCF à La Courneuve. La faucille et le marteau demeurent en 2009.

Aux Municipales de 1983 et aux Municipales de 1989, le PCF encaisse de lourdes pertes, les communistes perdent Nîmes, Amiens, Vierzon, Saint-Quentin, Saint-Étienne et Reims. Le parti se referme sur lui-même condamnant aussi bien l'action du PS au gouvernement que la chute du bloc de l'Est. Certains communistes, tels Charles Fiterman quittent le PCF pour le PS considérant que l'idéal communiste est mort.

D'années en années, le PCF poursuit son déclin (Victoire du « Oui » au référendum sur Maastricht, 8,09 % aux régionales de 1992, 9,30 % aux législatives de 1993). Fin 1993, Georges Marchais se résout à passer la main. En janvier 1994, au XXIIIe Congrès, le PCF abandonne le Centralisme démocratique et le mode d'organisation marxiste-léniniste. Les militants votent désormais directement pour choisir la motion. Le marteau et la faucille sont supprimés sur le logo du PCF. Enfin, les différentes tendances du partis peuvent s'organiser en courant, ainsi les marxistes-léninistes (Maxime Gremetz, André Gerin) se regroupent au sein du courant orthodoxe et les eurocommunistes (Marcelin Berthelot, Patrick Braouezec) s'organisent au sein du courant Communistes unitaires dit refondateur. À l'issue du congrès, Robert Hue prend le titre de Secrétaire National et devient donc numéro 1 du parti.

La campagne présidentielle de 1995 s'avère être difficile, Robert Hue est le candidat du PCF mais ne décolle pas dans les sondages (3 à 4 % d'intentions de vote durant la campagne). Le PCF doit faire face à la concurrence d'Arlette Laguiller en pleine ascension. Au soir du premier tour, Robert Hue obtient 8,64 % des voix, un score jugé positif par le parti qui fait mieux qu'en 1988.

Robert Hue (qui créera plus tard une organisation proche du PS) engage le parti sur la voie de la rénovation, il sort le PC de l'isolement en appelant à voter Lionel Jospin au second tour, puis en négociant avec le PS une nouvelle union des gauches, notamment à travers Jean-Christophe Cambadélis. Lors de la publication du Livre noir du communisme, Robert Hue reconnait les crimes du marxisme-léninisme et rompt avec l'ancienne formule de Georges Marchais en déclarant que « le bilan n’était pas globalement positif, contrairement à ce qu’a dit le PCF à cette époque. Il est négatif, monstrueux même à bien des égards. ». Enfin en 1996, il propose de changer le nom du Parti communiste, mais abandonne face à la pression du courant orthodoxe qui menaçait de faire scission si cela arrivait.

Gauche plurielle[modifier | modifier le code]

En 1997, aux législatives, le PCF participe donc à la Gauche plurielle, une coalition de toute la gauche parlementaire destinée à faire vivre et entendre toute les tendances de la gauche au sein d'un même gouvernement. Profitant de candidature communes dans certaines circonscriptions, le PCF remonte à 35 sièges (contre 22 en 1993) obtenant 9,94 % des voix. Malgré de fortes dissensions internes, dues aux remises en cause du passé, cette stratégie voulue par Robert Hue a d'abord semblé positive, puisqu'il maintient son électorat et que plusieurs ministres entrent au gouvernement en 1997 : Jean-Claude Gayssot au ministère de l'Équipement, des Transports et du Logement, Marie-George Buffet au ministère des Sports, Michelle Demessine (puis Jacques Brunhes à partir de septembre 2001) au secrétariat d'État au Tourisme et en 2000, Michel Duffour au secrétariat d'État au Patrimoine et à la Décentralisation culturelle.

La politique de ce gouvernement est d'abord très populaire (croissance économique, diminution du nombre de chômeurs de 3,2 à 2,2 millions, emplois-jeunes, réduction du temps de travail, etc.) avant de décevoir de nombreux électeurs communistes et certains militants. Jean-Claude Gayssot fait voter la loi solidarité et renouvellement urbains (SRU) fixant notamment l'objectif de 20 % de logements sociaux dans les villes qui en manquaient et généralisant la régionalisation des services TER de la SNCF. Tout en permettant l'ouverture du capital d'Air France aux capitaux privés et à ses salariés pour relancer l'entreprise mal en point, il préserve la SNCF de la privatisation sans toutefois revenir sur l'existence de Réseau ferré de France créé en février 1997 par Bernard Pons ministre des Transports du gouvernement d'Alain Juppé. Il relançe le projet de TGV-Est et de nombreux investissements ferroviaires et routiers comme le viaduc de Millau. Au plan européen, il fait avancer la réglementation du transport maritime et la législation sociale dans le transport routier de marchandises. Il donne un élan décisif à la réalisation du projet d'avion Airbus A 380 et autorise l'accroissement des capacités de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle tout en limitant les nuisances sonores aéroportuaires par une nouvelle définition des couloirs aériens en Île-de-France. Son ministère est également le principal créateur d'emplois-jeunes.

Marie-George Buffet fait progresser la lutte contre le dopage dans le sport. Michelle Demessine généralise le chèque vacances aux PME et est très active pour que la France reste la première destination touristique mondiale.

Malgré le bilan de ses ministres, le PCF ne peut échapper au sort de la gauche plurielle mise en échec sur la question de la sécurité.

Dans le même temps, le parti continue à se réformer. En 1999, la liste communiste pour les élections européennes est ouverte à la société civile. En 2000, le conseil national met en place une direction collective entre Marie-George Buffet (Secrétaire Nationale) et Robert Hue (Président). Enfin le candidat à la Présidentielle est désigné directement par les militants.

Chute électorale[modifier | modifier le code]

Aux régionales et cantonales de 1998, le PCF obtient un score de 10,15 % qui lui permet d'augmenter son nombre total de conseillers généraux et régionaux pour la première fois depuis 1979. Un an plus tard aux élections européennes de juin 1999, Robert Hue, secrétaire national, est le seul candidat à présenter une liste à parité homme-femme. Il ouvre sa liste sur la société civile. Il tente aussi une alliance avec l'extrême-gauche, mais la Ligue communiste révolutionnaire et Lutte ouvrière refusent, considérant le PCF comme social-démocrate[réf. nécessaire]. La liste communiste obtient 6,78 % des voix et six élus sur 87, se retrouvant devancée par Les Verts et talonnée par l'extrême-gauche.

Aux municipales de mars 2001, un nombre record de communes communistes basculent à droite, comme Argenteuil, Colombes, Montluçon, Sète, Nîmes et La Seyne-sur-Mer. Les Verts s'imposent comme la seconde force de gauche dans une majorité de ville devant le PCF.

Militants communistes lors d'une manifestation parisienne.

À l'automne 2001, les militants communistes désignent Robert Hue comme candidat à 77,41 % face à Maxime Gremetz notamment. La percée impressionnante d'Arlette Laguiller, met Robert Hue en difficulté. Les sondages ne lui donnent que 5 à 6 % des voix et le nombre record de candidat, ne lui laisse que peu de place dans les médias. Le 21 avril 2002, alors que l'Extrême-Droite crée la surprise, Robert Hue n'obtient que 3,37 % des voix, le pire score d'un communiste à une présidentielle.

À l'extrême gauche du spectre politique, le Parti communiste est concurrencé par des partis trotskistes comme Lutte ouvrière ou la Ligue communiste révolutionnaire, sans qu'il semble en mesure de prendre dans la gauche gouvernementale la place du Parti socialiste.

Sur le plan interne, le parti s'enrichit d'une diversité d'opinions et comprend plusieurs courants, même si les tendances ne sont pas reconnues par les statuts. Un courant conservateur (les orthodoxes), surtout implanté dans le Nord de la France (Pas-de-Calais), revendiquant le marxisme-léninisme comme doctrine, un courant refondateur (avec notamment Patrick Braouezec ou Lucien Sève) qui prône une réorganisation totale du parti et le courant majoritaire, derrière Marie-George Buffet qui prône l'ouverture aux mouvements sociaux et aux autres organisations de gauche, tout en n'excluant pas une participation gouvernementale.

Le PCF doit enfin faire face à un nouvel adversaire inattendu, à l'autre bout de l'échiquier politique : le Front national qui trouve une partie de ses électeurs dans la classe ouvrière.

Ouverture sur la Gauche antilibérale (2002-2007)[modifier | modifier le code]

Après 2002[modifier | modifier le code]

À l'élection présidentielle de 2002, Robert Hue, président du PCF, obtient 3,37 %, le score le plus bas du parti depuis sa création. Il passe de 35 députés à 21 aux législatives, totalisant 4,82 % des voix (son pire score jusque là était de 9,1 % en 1993). Ces résultats s'accompagnent d'une chute conséquente du nombre de militants (de 182 000 en 1999 à 125 600 en 2002, d'après Roger Martelli[18]).

Cet échec entraîne la démission de Robert Hue de sa fonction de président du PCF[19] ainsi que de ses partisans (Jean-Claude Gayssot notamment). Lors du 32e congrès, une majorité se reconstruit autour de Marie-George Buffet qui reste seule à la tête du parti. La stratégie d'alliances, et l'avenir du parti même, fait débat : les orthodoxes prônent l'autonomie, les refondateurs la constitution d'un « pôle de radicalité » à la gauche du PS, les « huistes » un « parti communiste nouveau » qui contribue à rééquilibrer la gauche[20].

Les élections régionales, cantonales et européennes de 2004
Fête populaire organisée par le PCF (2007, Paris).

Aux élections régionales de 2004, le PCF adopte une stratégie « à la carte » : listes ouvertes au mouvement social et à d'autres forces en Île-de-France (Marie-George Buffet et Claire Villiers) ou en Auvergne (André Chassaigne) ; autonomie dans le Nord-Pas-de-Calais (Alain Bocquet) et en Picardie (Maxime Gremetz) ; union avec le PS dès le premier tour dans 14 régions. Les résultats marquent un redressement du PCF[21] qu'il faut tout de même relativiser, car malgré les très bons résultats des Régionales, le PC perd un nombre important de sièges aux cantonales.

La stratégie d'ouverture au mouvement social est adoptée aux élections européennes de 2004, mais elle se heurte aux résistances des fédérations locales : 2 listes sur 6 sont conduites par des syndicalistes. Les listes du PCF obtiennent 5,88 % des voix, en baisse de 1 point par rapport il y a 5 ans.

En 2004, le PCF participe à la fondation du Parti de la gauche européenne (PGE), parti politique européen regroupant les partis de la gauche de la gauche (communistes ou non)[22].

Du référendum de 2005 à la présidentielle de 2007[modifier | modifier le code]

Marie-George Buffet est réélue lors du 33e congrès le 26 mars 2006.
Le référendum de 2005

Lors de la campagne du référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005, le PCF joue un rôle de coordination du « non de gauche ». Il aide à la création de collectifs unitaires locaux et organise des réunions nationales allant de la LCR aux « socialistes du non ».

La victoire du non renforce la stratégie du PCF (qui gagne alors, selon lui, 7 000 adhérents) : il décide de travailler à un rassemblement de la gauche antilibérale, avec des socialistes, la LCR et des personnalités et forces issues du mouvement social (altermondialistes, syndicalistes, associatifs…). Cette stratégie est confirmée au 33e congrès en mars 2006.

Un « Collectif national d'initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes » est créé, à la suite des « collectifs du non ». La LCR ne s'y engage que prudemment, désignant Olivier Besancenot comme candidat en juin 2006. Les collectifs adoptent un programme commun, mais butent sur la candidature commune : le PCF propose la candidature de Marie-George Buffet, entourée d'un collectif unitaire de porte-paroles, candidature majoritaire dans les votes des collectifs ; mais la majorité des autres composants s'y oppose.

L'élection présidentielle de 2007

En décembre 2006, les communistes désignent à 81 % Marie-George Buffet comme « candidate commune pour porter le rassemblement antilibéral »[23]. Elle se met en congé de la direction du PCF le 4 janvier 2007, afin de « se mettre au service du rassemblement ».

Réunion organisé à Paris Bercy le 1er avril 2007.

La candidature de Marie-George Buffet, bien que plébiscitée, suscite des divisions dans le parti. Les refondateurs y sont défavorables, privilégiant une autre candidature de rassemblement. Certains (Patrick Braouezec, Jacques Perreux…) soutiendront la candidature de José Bové.

Elle obtient 1,93 % des suffrages (707 327 voix), en 7e position[24], le pire score de l'histoire du PCF.

Aux législatives qui suivent, le PCF n'obtient que 4,29 % des suffrages et perd 6 députés. Dans l'impossibilité de former un groupe parlementaire, le PCF décide de former un groupe commun avec Les Verts, la Gauche démocrate et républicaine (GDR) [25].

Front de Gauche (depuis 2007)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Front de gauche (France).

Le faible résultat de Marie-George Buffet à l'élection présidentielle provoque un séisme au sein du PCF. Dès le 24 avril 2007, une assemblée extraordinaire est convoquée pour décembre 2007[26].

Les élections municipales et cantonales de 2008[modifier | modifier le code]

Les résultats des municipales et cantonales de 2008 marquent un ralentissement de l'érosion de l'influence du PCF, avec des scores très supérieurs à ceux des présidentielles et des législatives. Il maintient un niveau similaire à celui de 2001.

Au premier tour des municipales, le PCF gagne plusieurs villes (Dieppe, Vierzon, Saint-Claude…), remporte la plupart des primaires imposées par le PS à des maires communistes sortants (sauf à Pierrefitte et Denain) et peut se maintenir au second tour au Havre, à Sète ou à Nîmes. Le second tour est plus contrasté, avec la perte de Calais face à l'UMP (à la suite d'un retrait du FN), de Montreuil face aux Verts et d'Aubervilliers face au PS. Il gagne en revanche Villeneuve-Saint-Georges, Villepinte, Firminy (sept villes de plus de 9 000 habitants).

Aux élections cantonales, le PCF perd la Seine-Saint-Denis au profit du PS, mais gagne l'Allier face à la droite et conserve le Val-de-Marne.

La stratégie du « Front de Gauche »[modifier | modifier le code]

Lors d'un Conseil national en octobre 2008[27], puis lors de son 34e congrès en décembre, le PCF décide de lancer un appel à un « front progressiste et citoyen »[28]. Avec le Parti de gauche (issu du PS) et la Gauche unitaire (issue du NPA), nouvellement créés, et d'autres (République et socialisme, Alternative démocratie socialisme…), ils constituent aux élections européennes de 2009 le « Front de gauche pour changer d'Europe ».

Il rassemble 6,47 % des suffrages (1 114 872 voix), en légère progression par rapport à 2004, et quatre élus, dont deux PCF (Jacky Hénin et Patrick Le Hyaric). Jugeant ce score « satisfaisant », Marie-George Buffet appelle à poursuivre et à approfondir la stratégie du Front de gauche en s'attelant à son élargissement, déclarant qu'il « n’y a pas de frontières au Front de gauche, qui doit être encore plus populaire et citoyen »[29].

Le PCF se présente donc aux élections régionales de 2010 dans un Front de gauche « élargi »[30] dans 17 régions sur 22, les militants de cinq autres régions ayant opté pour l'union avec le PS dès le 1er tour[31]. Son score est de 6,95 % (sur 17 régions), en progression par rapport à 2004 et à 2009. En Auvergne, conduit par André Chassaigne, le Front de gauche obtient 14,26 % au premier tour; en Limousin, sous la bannière de Christian Audouin, la coalition élargie au NPA obtient 13,13 % au premier tour et 19,10 au second avec une pointe à 20,37 % à Limoges. Néanmoins, le PCF perd près de la moitié de ses élus régionaux (95 contre 185), du fait du mode de scrutin.

Le premier semestre 2010 est marqué, d'une part, par le départ de dirigeants et élus refondateurs (Patrick Braouezec, Jacqueline Fraysse, François Asensi, Roger Martelli, Lucien Sève…), qui se consacrent à la Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase)[32] ; d'autre part, par les tensions au sein du Front de gauche, d'abord sur la participation aux exécutifs régionaux[33], puis sur l'éventualité de soutenir Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle de 2012.

Lors de son 35e congrès, en juin 2010, le PCF décide d'engager une « nouvelle phase pour le Front de gauche » en construisant un « pacte d'union populaire » en vue des échéances de 2012. Marie-George Buffet quitte le poste de secrétaire nationale, remplacée par Pierre Laurent.

Le Parti communiste est très présent dans les manifestations contre la réforme des retraites de 2010 menée par le ministre du travail Éric Woerth, un thème qui a dominé en septembre 2010 la fête de l'Humanité. Afin d'assurer le financement de la retraite en France, pour le droit à une retraite à taux plein, il prône une réforme de l’assiette des cotisations patronales, une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises et des banques aux mêmes taux de cotisations que les salaires et la « suppression des exonérations de cotisations patronales qui ne créent pas d’emploi »[34].

Aux élections cantonales de 2011, le PCF espère conserver ses deux derniers bastions, l'Allier et le Val-de-Marne ainsi que reconquérir la Seine-Saint-Denis. En Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne, le Front de gauche se voit confronté à des candidats communs d'EELV et du PS dès le premier tour. Le Front de gauche progresse en obtenant 10,38 % des voix sur les cantons où il était présent[35]. Il devance l'alliance socialistes-écologistes dans le Val-de-Marne, réalise 20 % en moyenne en Haute-Vienne et dans le Puy-de-Dôme, et s'affirme face au PS et à la droite dans l'Allier.

L'élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

L'élection présidentielle de 2012, Paris

Les militants du PCF se prononcent en faveur de Jean-Luc Mélenchon à 59 % pour les représenter au sein du Front de Gauche à l'élection présidentielle, avec des conditions comme 80 % des sièges pour les communistes aux législatives[36], ainsi qu'une personnalisation du candidat moins forte, passer du « je » à « nous »[37]. Le Front de gauche entre en campagne le mercredi 29 juin, place Stalingrad à Paris, devant 6 000 personnes. Meeting unitaire avec intervention de la FASE ou du PCF notamment et enfin du candidat Jean-Luc Mélenchon qui évoqua entre autres la sortie de l'OTAN, le retrait des guerres d'Afghanistan et de Libye, l'abolition de la précarité et du démantèlement des services publics, une disposition à prendre les moyens financiers où ils se trouvent, à rétablir davantage de justice en limitant les rémunérations du patronat et non les salaires des travailleurs qui se verraient eux augmentés. Le programme du Front de Gauche, finalisé a été présenté à la Fête de l'Humanité en septembre[38].

La campagne est inédite depuis 1981 pour le PCF qui gagne profit du Front de Gauche, tant au niveau de la dynamique militante que des nouvelles adhésions[39]. La campagne du Front de gauche se caractérise par des rassemblements et meetings impressionnants (120 000 personnes à la Bastille à Paris, au Prado à Marseille , 70 000 à Toulouse, 23 000 à Lille, selon les organisateurs)[40]. Son programme s'est vendu à plus de 400 000 exemplaires. Le candidat Jean-Luc Mélenchon termine avec un score historiquement haut pour la gauche de la gauche et jamais atteint depuis 30 ans, à 11,1 %, soit 6 fois plus que la candidate communiste de 2007, Marie-George Buffet, mais qui reste en dessous des attentes suscitées tout au long de la campagne.

Les législatives de 2012 sont en revanche un mauvais résultat pour le Front de Gauche qui progresse par rapport au précédent scrutin, avec 6,91 % des voix, mais enregistre un net recul par rapport à la Présidentielle. Alors qu'auparavant, le groupe du Front de Gauche comportait 19 députés, seuls 10 ont été élus à l'issue du second tour. Le Front de Gauche accuse aussi un échec symbolique : à Hénin-Beaumont, Jean-Luc Mélenchon est devancé dès premier tour par le candidat socialiste, ce qui le prive d'un duel avec Marine Le Pen.

Le dimanche 10 février 2013, Pierre Laurent est réélu avec 100 % des voix au poste de secrétaire national du Parti communiste français (PCF). Pour la première fois depuis longtemps, aucune autre liste ne s'était présentée contre celle du secrétaire national sortant[41]. À l'occasion du 36e congrès, le parti retire la faucille et le marteau de la carte des adhérents du parti. Ce symbole est remplacé par le logo du Parti de la gauche européenne.

Élections municipales de 2014[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2014, le Parti de gauche souhaiterait présenter des listes Front de gauche, contre le PS, dans le maximum de villes, tandis que le PCF fait le choix dans la majorité des villes, surtout petites et moyennes, d'accords avec le PS afin de conserver et d'accroître le nombre d'élus communistes. Dans les villes à majorité communiste en revanche, la plupart des formations du Front de gauche privilégient plutôt des accords « larges », incluant si possible toute la gauche[42]. Ces divergences donnent lieu à un affrontement entre Jean-Luc Mélenchon, coprésident du PG et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, le premier préférant se démarquer du PS, qu'il juge « social-libéral », alors que le second souhaite maintenir à travers la « tradition historique » d'union locale avec le PS son réseau de 759 maires, 2 397 maires adjoints et 6 596 conseillers municipaux, qui en fait la troisième force politique en termes d'élus au niveau national.

Au final, le PCF perd 57 villes de plus de 3 500 habitants et en regagne 5, soit une perte nette de 52 villes, soit plus de 30 % de l’effectif de départ estimé à 185 villes dans cette catégorie[43].

Congrès du Parti communiste français[modifier | modifier le code]

Scrutins internes[modifier | modifier le code]

Classification[modifier | modifier le code]

Un parti révolutionnaire ou réformiste ?[modifier | modifier le code]

Le positionnement d'un parti sur l'échiquier politique est toujours un exercice délicat, ces positions pouvant varier au cours du temps, et notamment ses actes au gouvernement ne pas être conformes à ses discours dans l'opposition. Comme l'indique son nom, le Parti communiste français se revendique originellement comme communiste c'est-à-dire comme proposant l'abolition du capitalisme selon une voie révolutionnaire, sur le modèle de la Révolution d'Octobre. Toutefois, il semble aujourd'hui avoir abandonné la voie révolutionnaire au profit du réformisme[44].

À chaque fois que l'occasion a pu se présenter, le parti communiste français a refusé de profiter de l'agitation politique et de soutenir la grève générale pour renverser le régime en place (en 1936, 1945, et 1968 notamment). En outre, il a même été plusieurs fois membre de gouvernements d'union nationale (gouvernements Charles de Gaulle entre 1944 et 1946) et de gouvernements d'union de la gauche (gouvernement Pierre Mauroy entre 1981 et 1984 et gouvernement Lionel Jospin entre 1997 et 2002), gouvernements que certains marxistes révolutionnaires qualifièrent de « gouvernement de collaboration des classes ». Le parti communiste est ainsi « un parti de gouvernement » ce qui le distingue d'après Philippe Raynaud de « l'extrême gauche française » qui refuse de participer à de tels gouvernements de coalition et croit en la possibilité d'une révolution[45],[46].

À l'époque où il était premier secrétaire du parti, Robert Hue avait proposé d'assumer ce réformisme et de retirer la référence au communisme du nom du parti[47]. À rebours de cette tendance réformiste, au cours des années 2000 un rapprochement s'est opéré entre le PCF et certaines organisations trotskystes (LCR puis NPA) au sein des collectifs antilibéraux puis avec la création du Front de Gauche incorporant plusieurs scissions du NPA. Ce rapprochement entre les deux familles politiques a été facilité par la disparition des raisons historiques de leurs divisions (stalinisme et soutien du PCF à l'URSS) et l'héritage marxiste en commun. Selon Philippe Raynaud, « il ne faut pas oublier que les trotskistes sont des communistes. Il n'y a plus, d'une part, d'exclusive des communistes contre les trotskistes et, d'autre part, les trotskistes, du moins ceux de la LCR ont toujours voulu être reconnus comme communistes par le parti[45]. » La position à adopter vis-à-vis du parti socialiste reste néanmoins un sujet de vive controverse à l'intérieur du parti communiste, ce qui justifie pour les organisations trotskistes une méfiance à son égard.

En outre, Philippe Raynaud indique qu'il existe une autre fracture, également d'ordre stratégique, entre le parti communiste et certaines organisations politiques non-trotskistes ayant fait partie des collectifs antilibéraux. Elle se résume d'après Raynaud dans la phrase de l'économiste marxiste John Holloway : « Il faut changer le monde sans prendre le pouvoir » à laquelle adhère une partie de la gauche radicale (altermondialiste notamment).

Un parti d'extrême-gauche ?[modifier | modifier le code]

Le quotidien de droite Le Figaro classe les articles concernant le Front de gauche, le Parti de gauche et le Parti communiste français sous un encart « extrême gauche »[48]. Des personnalités politiques de droite, notamment de l'UMP[49], assimilent également ces partis à l'extrême gauche, et dénoncent les alliances électorales qu'opère le Parti socialiste avec ceux-ci.

Pour sa part, le journaliste politique Laurent de Boissieu récuse l'idée que le Parti communiste puisse être qualifié de mouvement d'extrême gauche. Il attribue ce qu'il considère comme une « contre-vérité », à une volonté de l'UMP de condamner moralement le PS qui a fait alliance avec le PCF[50].

Courants du PCF[modifier | modifier le code]

L'organisation en tendances n'existe pas au sein du PCF. À l'origine, ceci était lié à la conception dite « centraliste démocratique » du Parti. Cependant, cette interdiction est demeurée après le 28e congrès qui, en 1994, a officiellement rompu avec le centralisme démocratique. Les nouveaux statuts du PCF[51], issus du 31e congrès, disposent : « Ainsi, nous faisons le choix de faire du pluralisme de droit un principe de notre mode de fonctionnement. Pour autant, les communistes ne veulent pas que cela se traduise par un fonctionnement en tendances. » Cependant, on peut identifier au sein du PCF des courants ainsi que des groupes politiques, qui s'affirment notamment lors des votes internes (textes d'orientation, élection des directions, consultations internes…).

  • La majorité du PCF, autour de Marie-George Buffet et Pierre Laurent, défend à la fois l'existence du PCF et la nécessité de profondes transformations. Ils font le choix d'une autonomie par rapport au Parti socialiste, tout en en faisant un allié potentiel, notamment aux élections locales, au même titre que les autres forces de gauche (Parti de gauche, Les Verts), d'extrême gauche (NPA…) ainsi que toutes les composantes du mouvement social (syndicalistes, militants associatifs…). Cette ligne politique, exprimée dans la base commune de discussion du 34e congrès, a obtenu 60,91 % des suffrages[52], puis 68,7 % après amendements du congrès[53].
  • Les « orthodoxes » s'opposent à ce qu'ils appellent la « mutation réformiste » du PCF et proposent de remettre le parti à l'avant-garde en revenant aux fondamentaux marxistes et en rompant avec le PS. Ils prônent également une rupture avec l'Union européenne. Parmi eux, on compte notamment André Gerin, Jean-Claude Danglot et plusieurs groupes politiques comme la section du PCF Paris XVe, la Gauche communiste de Jean-Jacques Karman, la coordination communiste avec Georges Gastaud et la Confédération d'action communiste de Georges Hage. Ils ont déposé, lors du 34e congrès, un texte intitulé « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » qui a récolté 24,03 % des suffrages[52]. "Faire vivre et renforcer le PCF" s'est ensuite décliné en un courant plus idéologique nommé "Vive le PCF[54]". Ce courant se retrouve dans quelques sections, comme à Meaux, Saint Quentin, Saint Martin d'Hères, Vénissieux ou Paris XVe. En 2001 un rassemblement de plusieurs de ces groupes communistes donne lieu à la convergence communistes, puis la FNARC en 2002 qui en 2004, à l'initiative de la Coordination Communiste de Georges Gastaud débouche sur la création d'un Pôle de rassemblement, le Pôle de Renaissance Communiste en France.
  • Des « anciens partisans de Robert Hue », tels que Marie-Pierre Vieu ou Dominique Grador, qui considèrent que le PCF doit se « métamorphoser », sans toutefois préconiser nécessairement la création d'une nouvelle force politique pour le remplacer. Ils ont, au 34e congrès, déposé une liste alternative avec les refondateurs, soutenus par des figures du PCF telles que Jack Ralite, Lucien Sève ou Georges Séguy. Pour sa part, Robert Hue a quitté le conseil national du parti en décembre 2008 pour fonder une association politique, intitulée « Nouvel espace progressiste » (NEP) et soutenue par le sénateur Ivan Renar.
  • Les « novateurs », généralement anciens partisans de la ligne politique de Georges Marchais comme Nicolas Marchand et Yves Dimicoli ont formé le réseau Action Novation Révolution. Ils défendent l'autonomie d'action et de proposition du PCF, notamment en s'appuyant sur la pensée de Paul Boccara et les « novations marxistes ». Ils ne s'opposent cependant pas aux alliances avec le PS.
  • Les « animateurs de l'association La Riposte », liée au niveau international à la Tendance marxiste internationale, mouvement trotskiste, ont déposé un texte alternatif pour le 34e congrès intitulé « Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme » qui a recueilli 15,04 % des suffrages[52]. Les membres de ce courant sont partisans d'un retour aux fondamentaux marxistes du PCF et à une stratégie révolutionnaire tout en condamnant sévèrement le stalinisme et la bureaucratisation de l'URSS. La Riposte maintient une activité politique propre, indépendamment du PCF, notamment par la diffusion de son journal, de documents et de brochures mais aussi par la tenue de formations et de réunions pour ses adhérents et sympathisants.

Il faut dans tous les cas rappeler qu'il n'existe pas de statistique « officielle » concernant le nombre de militants communistes se retrouvant dans ces courants plus ou moins structurés, les adhérents du PCF ne sont très majoritairement pas organisés au sein de courants internes.

À l'occasion de la constitution du Front de gauche (2009), puis des listes « Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes » (2010) construites autour du Front de Gauche, une confrontation de points de vues différents selon les régions et les réalités locales est apparue. Ainsi un débat profond s'est enclenché en interne sur l'opportunité soit de revenir à une alliance « classique » PCF-PS et divers gauche, soit de poursuivre la stratégie du Front de Gauche en l'élargissant à d'autres formations politiques, soit de proposer des listes PCF indépendantes.

Dans les régions où les fédérations du PCF ont majoritairement opté pour des listes d'union PS-PCF (notamment en Basse-Normandie, Bourgogne, Bretagne et Lorraine), des adhérents du PCF sont rentrés en dissidence afin de soutenir la construction de listes unitaires à la gauche du PS.

Ces questions de choix stratégiques apparaissent ainsi aujourd'hui au cœur des débats internes du Parti communiste français.

Personnalités du Parti communiste français[modifier | modifier le code]

Secrétaires généraux puis nationaux (et présidents)[modifier | modifier le code]

Le secrétaire national est le plus haut dirigeant du PCF, depuis 1994 (28e congrès). Auparavant, il s'agissait du secrétaire général (fonction créée en 1924, supprimée en 1928 et rétablie en 1935).

Statut Nom Dates du mandat Divers
Secrétaire général Ludovic-Oscar Frossard Frossard-1929.jpg 4 janvier 1921 1er janvier 1923
Secrétaires généraux par intérim
Louis Sellier et Albert Treint : 21 janvier 1923 - 23 janvier 1924
Secrétaire général Louis Sellier Louis Sellier 1933.jpg 23 janvier 1924 1er juillet 1924
Pierre Semard Importez le logo individu-fr.svg 8 juillet 1924 8 avril 1929
Secrétariat collectif
Henri Barbé, Pierre Celor, Benoît Frachon, Maurice Thorez : 8 avril 1929 - 18 juillet 1930
Secrétaire général Maurice Thorez Thorez.jpg 18 juillet 1930 17 mai 1964 Président du parti du 17 mai au 11 juillet 1964, date de sa mort
Intérim dû à l'état de santé de Maurice Thorez et à son départ en URSS
Jacques Duclos : 17 juin 1950 - 10 avril 1953
Secrétaire général Waldeck Rochet Waldeck Rochet.jpg 17 mai 1964 17 décembre 1972 Secrétaire général adjoint du 14 mai 1961 au 17 mai 1964
Intérim dû à l'état de santé de Waldeck Rochet, il prend le titre de secrétaire général adjoint le 8 février 1970
Georges Marchais : juin 1969 - 17 décembre 1972
Secrétaire général Georges Marchais Georges Marchais.JPG 17 décembre 1972 29 janvier 1994 Secrétaire général adjoint du 14 mai 1961 au 17 mai 1964
Robert Hue Robert Hue.jpg 29 janvier 1994 28 octobre 2001 Secrétaire national (modification des statuts du 28e congrès) jusqu'au 28 octobre 2001, puis président du PCF du 28 octobre 2001 au 8 avril 2003
Secrétaire national Marie-George Buffet Marie-George Buffet Front de Gauche 2009-03-08.jpg 28 octobre 2001 20 juin 2010
Pierre Laurent Pierre-Laurent.jpg 20 juin 2010 en cours

Candidats aux élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Marie-George Buffet à Paris 2005.

Le président de la République est élu au suffrage universel direct depuis 1965. En 1958, il a été élu par un collège de 80 000 grands électeurs et auparavant il l'était par les députés et les sénateurs réunis en congrès.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Cartographie de l'évolution électorale du PCF puis du Front de gauche, de la présidentielle de 1995 à celle de 2012[55]

Cette carte montre, département par département, la force électorale du PCF et de ses alliés (au sein du Front de gauche depuis 2007), depuis 1995. Ne sont prises en considération que les élections où un calcul départemental a pu être accompli. Les élections législatives ayant pour base la circonscription, elles ne sont pas prises en compte[56]. Notons également que les élections cantonales (niveau départemental) consistent en des renouvellements partiels des conseils généraux, et qu'elles n'ont de ce fait, pas pu être pris en compte.

Le barème « étalon » est fondé sur les résultats de l'élection présidentielle de 2012.

Pour les régionales de 2010, on a pris en compte le résultat cumulé, en métropole des listes du Front de gauche, du Front de gauche élargi (allié au NPA), ainsi que des listes mené par le PG (allié qui au NPA, qui à des dissidents du PCF, voire les deux). Ainsi le résultat métropolitain ne tient pas compte, et ne peut prendre en compte, les voix communistes qui se sont portées sur les listes d’Union PS-PCF dès le premier tour. Pour ce qui est de l’outre-mer, les résultats pris en compte sont ceux des listes proches idéologiquement du Front de gauche, i.e. situées à la gauche du mouvement socialiste : MDES en Guyane, PCR en Réunion.

Pour les élections régionales de 2004, on a pris en compte les résultats, en métropole, des listes menées par le PCF, ainsi que la liste menée par Alfred Wahl en Alsace, unissant le MRC, le PCFet le PRG (alliance qui fut mise en place en Franche-Comté, où une telle liste était menée par la communiste Evelyne Ternant). En outre-mer, sont prises en compte la liste menée par Ary Broussillon en Guadeloupe, soutenue par le PCG, celle du MDES en Guyane, celle du PCR en Guyane. Si l’on ne prend compte que les régions où ces listes étant présentes, on obtient 7,77 % des voix exprimées.

Pour les élections régionales de 1998, les communistes ont fait alliance, dans toutes les régions, avec le PS.

De ces cartes, on peut tirer quelques éléments, concernant l'évolution de l'implantation électorale du PCF depuis 1995 :

Résultats du PCF lors des élections
Date Type de scrutin Voix 1er tour % Élus Date Type de scrutin Voix 1er tour % Élus Date Type de scrutin Voix 1er tour % Élus Date Type de scrutin Voix 1er tour % Élus
1924 Législatives 885 993 9,82 26 1973 Législatives 5 085 108 21,39 73 1994 Cantonales  ???? 11,39 139 2012 Législatives 1 793 192 6,91 7
1928 Législatives 1 066 099 11,26 11 1973 Cantonales 1 877 371 22,67 205 1994 Européennes 1 342 222 6,89 7 2014 Européennes 1 252 730 6,61 4
1932 Législatives 796 630 8,32 10 1976 Cantonales 2 409 040 22,83 249 1995 Présidentielle 2 638 936 8,66 0
1936 Législatives 1 502 404 15,26 72 1978 Législatives 5 870 402 20,55 86 1997 Législatives 2 523 405 9,92 35
1945 Législatives 5 024 174 26,23 159 1979 Européennes 4 153 710 20,52 19 1998 Cantonales ???? 10,15 143
1946 Législatives 5 145 325 25,98 153 1979 Cantonales 2 405 655 22,46 228 1998 Régionales[57] 819 216 3,76 ????
1946 Législatives 5 430 593 28,26 182 1981 Présidentielle 4 456 922 15,35 0 1999 Européennes 1 196 491 6,78 6
1951 Législatives 4 939 380 26,27 103 1981 Législatives 4 065 540 16,17 44 2001 Cantonales 1 196 341 9,80 126
1956 Législatives 5 514 403 25,36 150 1982 Cantonales 1 968 505 15,88 198 2002 Présidentielle 960 480 3,37 0
1958 Législatives 3 882 204 19,08 10 1984 Européennes 2 261 312 11,21 10 2002 Législatives 1 216 178 4,82 21
1961 Cantonales 1 206 712 18,60 52 1985 Cantonales 1 479 227 12,63 149 2004 Cantonales 957 223 7,80 108
1962 Législatives 4 003 553 21,84 41 1986 Législatives 2 739 225 9,78 35 2004 Régionales 789 002 3,106 ????
1964 Cantonales 1 464 750 21,67 99 1986 Régionales 2 873 234 10,34 ??? 2007 Présidentielle 707 268 1,93 0
1965 Présidentielle[58] 7 694 003 31,72 0 1988 Présidentielle 2 056 261 6,76 0 2007 Législatives 1 115 663 4,29 15
1967 Législatives 5 039 032 22,51 73 1988 Législatives 2 765 761 11,32 27 2008 Cantonales 1 172 378 8,77 117
1967 Cantonales 2 166 966 26,36 97 1989 Européennes 1 401 171 7,72 7 2009 Européennes 1 115 021 6,48 5
1968 Législatives 4 434 832 20,02 34 1992 Régionales[59] 1 999 321 8,09 ???? 2010 Régionales[60] 1 137 250 5,84 101
1969 Présidentielle 4 808 285 21,27 0 1992 Cantonales ???? 9,48 101 2011 Cantonales 821 945 10,38 121
1970 Cantonales 2 014 975 23,80 144 1993 Législatives 2 231 339 9,30 24 2012 Présidentielle 3 984 822 11,10 0
Évolution des résultats électoraux.

On peut considérer quatre périodes :

  • La première est celle de l'avant-guerre : parti protestataire et isolé, puis moteur de la constitution du Front populaire, le PCF ne cesse de gagner du terrain.
  • Les années 1980 consacre la perte d'influence du mouvement communiste français : semi-échec de la candidature de Georges Marchais en 1981, scores décevants aux législatives, où le PCF n'attire plus que 10 % environ des voix, soit entre 2 et 3 millions d'électeurs, selon les scrutins. Le déclin se poursuit dans les années 1990, où le parti ne rassemble plus que 2 à 2,5 millions de voix. Robert Hue, en 1995, parvient tout de même à rassembler 8,66 % des voix exprimées, soit plus que André Lajoinie, mais bien loin derrière Georges Marchais.
  • Le déclin s'accélère à la fin des années 1990 et au début des années 2000, époque de la Gauche plurielle, alliance regroupant radicaux de gauche, chevènementistes, socialistes de toutes obédiences, écologistes et communistes. Le PCF semble s’effacer définitivement derrière le PS, notamment lors des régionales, où des listes autonomes ne sont constituées que dans les régions où le PCF disposent encore d’un réseau de militants et d’élus suffisants pour espérer obtenir un score capable de les y faire entrer, en s’alliant au deuxième tour avec le PS.
Au niveau local, le déclin est très prononcé : en 2001, après la perte du Havre aux élections municipales précédentes, le Parti communiste perd les villes qu'il était parvenu à reconquérir en 1995 (La Ciotat, Sète, Nîmes) ainsi que certains de ses bastions (Drancy, Argenteuil, Dieppe, Montluçon). Les gains de Sevran ou d'Arles (aux dépens du Parti socialiste) ne suffisent pas pour renverser l'effondrement progressif du « communisme municipal », une tendance déjà commencée depuis le scrutin de 1983 (perte de Nîmes, de Sète, de Reims, de Levallois-Perret, d'Antony, de Sèvres, etc.) et confirmée en 1989 avec la perte d'Amiens. En moyenne, le PCF n'attire guère plus qu'un million d'électeurs, et le nombre de ses conseillers généraux ne cessent de baisser (passés de 52 à 249, entre 1961 et 1979, ils sont aujourd'hui à 121, étant descendus jusqu'à 108 en 2004).
Le PCF n'obtient que de fort mauvais résultats lors des présidentielles 2002 et 2007, et parvient tout juste à limiter la casse lors des législatives, où il n’attire plus que 4 % environ du corps électoral votant. Il est concurrencé fortement par l’extrême-gauche, LCR et LO principalement.
Outre ce déclin constant, qui le menace, sinon de disparition, au moins de marginalisation, deux évènements vont amener le PCF à changer de stratégie, entre inféodation au PS et velléité d’autonomie : le score catastrophique de Marie-George Buffet en 2007 (jamais le PCF n’avait glané aussi peu de voix, même lors de l’élection législative de 1932, celle où il recueillit le moins de voix de son histoire, mais qui se déroulait au scrutin universel masculin, soit 796 630), l’impossibilité, la même année, pour la première fois depuis 1958, de constituer un groupe communiste, ainsi que la perte du conseil général de la Seine-Saint-Denis, bastion communiste (et ce en dépit de la conquête du département de l’Allier, et, symboliquement, de la présidence du conseil territorial de Corse).
  • Ces défaites, lourdes, poussent les communistes à tenter l’ouverture, à l’instar du NPA, mais d’une autre manière que ce dernier : plutôt que de saborder leur parti, il forme une alliance avec le nouvellement créé Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, le 18 novembre 2008. La dynamique du Front de gauche permet au PCF, sa principale composante, de retrouver un certain souffle, et de s’offrir le luxe de se détacher du PS, qui avait eu tendance à le phagocyter : le Front de gauche améliore de quelques milliers de voix le score du PCF aux européennes de 2009 et gagne un siège, obtient un score honorable (à deux chiffres, 10,15 %, une première depuis les cantonales de 1998), lors des élections cantonales de 2011 (score cumulé du PCF, du PDG et des candidats divers gauche ou de partis mineurs membres du Front), en dépit de la forte abstention, et surtout, Jean-Luc Mélenchon, grâce au réseau militant du PCF, obtient près de 4 millions de voix, soit 11,1 % des suffrages exprimés, lors de la présidentielle de 2012 : c’est la première fois qu’un candidat soutenu par le PCF obtient un score à deux chiffre, au cours d’une élection nationale (non partielle) ; ce score, après les résultats de 2009, 2010 et 2011, qui montraient une stabilisation, un enraiement du déclin communiste, laisse entrevoir la possibilité d’un renouveau du courant communiste, au sein de la famille plus vaste de la gauche se situant à la gauche du PS.

Parlementaires communistes[modifier | modifier le code]

Députés[modifier | modifier le code]

Le PCF comptait treize députés sous la XIIIe législature : Marie-Hélène Amiable, Alain Bocquet, Marie-George Buffet, Jean-Jacques Candelier, André Chassaigne, André Gerin, Pierre Gosnat, Maxime Gremetz (diss.), Jean-Paul Lecoq, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean-Claude Sandrier et Michel Vaxès.

Quatre députés l'ont quitté en cours de législature : François Asensi, Patrick Braouezec et Jacqueline Fraysse pour rejoindre la FASE, Jean-Pierre Brard pour rejoindre la CAP.

Ces dix-huit députés formaient, avec les trois députés du PG et des députés ultramarins le groupe « Gauche démocrate et républicaine » (GDR).

À la suite des élections législatives de 2012, le PCF perd six députés en n'en conservant que sept sous la XIVe législature : Alain Bocquet (réélu), Marie-George Buffet (réélue avec 100% des suffrages exprimés), Jean-Jacques Candelier (réélu avec 100% des suffrages exprimés), Patrice Carvalho (élu), Gaby Charroux (élu), André Chassaigne (réélu), Nicolas Sansu (élu avec 100% des suffrages exprimés).

Concernant les trois députés PCF ayant rejoint la FASE au cours de la XIIIe législature, deux sont réélus : François Asensi (avec 100% des suffrages exprimés) et Jacqueline Fraysse.

Huguette Bello, députée sortante du Parti communiste réunionnais est également réélue.

En l'état du règlement intérieur de l'Assemblée Nationale, ces dix députés, auquel s'ajoute Marc Dolez, député du Parti de gauche (ayant quitté le PS fin 2008 pour cofonder le PG avec Jean-Luc Mélenchon, élu avec 100% des suffrages exprimés), ne peuvent prétendre former un groupe parlementaire (le seuil minimal étant de quinze députés). Le Front de Gauche a d'abord envisagé de proposer l’abaissement de ce seuil, mais dès le 19 juin, André Chassaigne annonce la constitution d'un groupe, formé grâce à l'appui de députés ultra-marins[61].

Sénateurs[modifier | modifier le code]

Le PCF compte également dix-neuf sénateurs à la suite des sénatoriales de 2011 : Éliane Assassi, Marie-France Beaufils, Michel Billout, Nicole Borvo Cohen-Seat, Annie David, Michelle Demessine, Évelyne Didier, Guy Fischer, Thierry Foucaud, Brigitte Gonthier-Maurin, Gérard Le Cam, Éric Bocquet, Isabelle Pasquet, Laurence Cohen, Cécile Cukierman, Mireille Schurch, Christian Favier, Michel Le Scouarnec, Dominique Watrin.

Ils forment, conjointement avec Paul Vergès (Parti communiste réunionnais), le « groupe communiste, républicain et citoyen » (CRC).

À la suite du renouvellement sénatorial de 2011, qui a vu le PG perdre ses deux sièges de sénateurs, le groupe sénatorial reprend son nom d'origine de CRC (communiste, républicain et citoyen).

Robert Hue (MUP) a quitté ce groupe en septembre 2012. En ce même mois, Nicole Borvo Cohen-Seat démissionne et est remplacée par Pierre Laurent.

En mai 2014, à la suite du remaniement gouvernemental, Laurence Rossignol rejoint le gouvernement de Manuel Valls, ce qui conduit Jean-Pierre Bosino à devenir sénateur et porte ainsi le nombre de parlementaires CRC à 21 membres.

Implantation locale en 2008[modifier | modifier le code]

Le PCF revendique près de 10 000 élus locaux et 800 municipalités[62] de toutes tailles, dont 89 maires de villes de plus de 9 000 habitants[63]. Parmi les principales, on trouve : Algrange, Arles, Aubagne, Auray, Dieppe, Martigues, Vierzon, Vaulx-en-Velin, Saint-Martin-d'Hères, Bagnolet, La Courneuve, Le Blanc-Mesnil, Villeneuve-Saint-Georges, Portes-lès-Valence, Firminy, Aubière, Villerupt, Damelevières, Quéven, Cusset, Port-de-Bouc, Septèmes-les-Vallons, Roquevaire, Noves, La Bouilladisse, Le Rove, Cuges-les-Pins, La Penne-sur-Huveaune, Dives-sur-Mer, Giberville, Ploufragan, Boulazac, Trélissac, Gisors, Brionne, La Grand-Combe, Saint-Orens-de-Gameville, Saint-Pierre-des-Corps, Échirolles, Fontaine, Saint-Claude, Talange, Tarnos, La Ricamarie, Trignac, Châlette-sur-Loing, Saran, Jœuf, Hennebont, Varennes-Vauzelles, Seclin, Escaudain, Trith-Saint-Léger, Saint-Amand-les-Eaux, Douchy-les-Mines, Raismes, Somain, Petite-Forêt, Aniche, Fourmies, Vieux-Condé, Louvroil, Feignies, Marly, Thourotte, Montataire, Lillers, Avion, Rouvroy, Billy-Montigny, Sallaumines, Boucau, Elne, Cabestany, Vénissieux, Pierre-Bénite, Grigny, Givors, Saint-Vallier, Allonnes, Le Tréport, Oissel, Grand-Couronne, Harfleur, Gonfreville-l'Orcher, Le Houlme, Saint-Étienne-du-Rouvray, Mitry-Mory, Champs-sur-Marne, Acheres, Limay, Longueau, Brignoles, La Cadière-d'Azur, Entraigues-sur-la-Sorgue, Migennes, Saulx-les-Chartreux, Grigny, Morsang-sur-Orge, Bagneux, Gennevilliers, Malakoff, Bobigny, Stains, Tremblay-en-France, Saint-Ouen, Villetaneuse, Fontenay-sous-Bois, Ivry-sur-Seine, Gentilly, Bonneuil-sur-Marne, Vitry-sur-Seine, Valenton, Champigny-sur-Marne, La Queue-en-Brie, Chevilly-Larue, Choisy-le-Roi, Villejuif, Fosses, Pierrelaye, Bezons, Salaise-sur-Sanne, Château-Renault, Bégard, Compans, Marly-la-Ville, Cruas, Bourbon-l'Archambault, Plouaret, Callac, Buis-les-Baronnies, Scrignac, Fargues, Florac, Guémené-sur-Scorff, Hennebont, Mornas, Rantigny, Monchy-Saint-Éloi, Saint-Maximin, Contes, Drap, Roissy-en-Brie...

Cette implantation locale du PCF, malgré un certain déclin, fait toujours de ce parti la troisième force politique en France et lui assure par exemple plusieurs sièges de députés. Ces élus reversent également une partie de leur traitement au parti, ce qui constitue une source de revenu non négligeable. On constate cependant, ces trois dernières années, une nouvelle dynamique du PCF[réf. nécessaire], avec le Front de Gauche mais aussi dans le renforcement des bastions communistes.

Au niveau départemental, le PCF a perdu la présidence de son bastion historique de Seine-Saint-Denis lors des élections cantonales de 2008 au profit du Parti socialiste, tout en conservant celle du département du Val-de-Marne dans la « Ceinture Rouge » francilienne, et en gagnant en province celle de l'Allier. Le PCF préside également l'Assemblée territoriale de Corse en la personne de Dominique Bucchini. Les élections cantonales de 2011 ont vu le PCF gagner près d'une dizaine de conseillers généraux (113 élus communistes sur les 118 du Front de gauche), tout en renforçant ses majorités dans le Val-de-Marne et l'Allier. Au total ce sont 250 conseillers généraux et régionaux communistes qui sont élus à travers tout le territoire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Les primaires à gauche au banc d'essai » sur lexpress.fr.]
  2. Voir sur pcf.fr.
  3. Voir sur pcf.fr.
  4. « Quand le PCF négociait avec les nazis », Michel Lefebvre, Le Monde, 10 décembre 2006.
  5. Rémy Handourtzel, Cyril Buffet, La Collaboration... à gauche aussi,  éd. Perrin, Paris, 1989
  6. Le texte de cet appel est exposé au musée de Bordeaux.
  7. a et b Michel Winock, La Gauche en France, Perrin, 2006, p. 356
  8. Michel Winock, La Gauche en France, Perrin, 2006, p. 363
  9. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France. Des débarquements aux villes libérées., Autrement,‎ 2004, p. 68.
  10. De Lénine à Castro, idées reçues sur un siècle de communisme, Romain Ducoulombier, p. 123
  11. Priestland 2009, p. 292
  12. Philippe Buton et Laurent Gervereau, Le Couteau entre les dents : 70 ans d'affiches communistes et anticommunistes, Éditions du Chêne, 1989, p. 41.
  13. « Le Bureau politique du Parti communiste français […] exprime sa surprise et sa réprobation à la suite de l'intervention militaire en Tchécoslovaquie. […] Le Parti communiste français n'a cessé de lutter dans ce sens en faisant connaître son opposition à toute intervention militaire venant de l'extérieur. », communiqué du PCF publié dans L'Humanité du 22 août 1968, dans Roland Leroy (dir.), Un siècle d'Humanité, 1904-2004, Le Cherche-Midi, 2004.
  14. « Jospin défenseur du communisme français. Le Premier ministre a défendu hier le PCF, que la droite mettait en cause après la sortie du Livre noir du communisme », in liberation.fr, 13 novembre 1997.
  15. Vincent Jauvert, « Comment le Kremlin finançait le PCF », Le Nouvel Observateur,‎ 7 octobre 1993 (lire en ligne)
  16. Genevofa Étienne et Claude Moniquet, Histoire de l'espionnage mondial, tome 2, Éditions du Félin, 2001, p. 268-269.
  17. Vincent Jauvert, « La CGT aussi », Le Nouvel Observateur,‎ 7 octobre 1993 (lire en ligne)
  18. Roger Martelli, « PCF : la vérité des prix », dans Regards, décembre 2008 [lire en ligne]
  19. Lettre de Robert Hue à Marie George Buffet
  20. Maurice Ulrich, « Plusieurs options en débat », dans L'Humanité, 18 juin 2002 [lire en ligne]
  21. Quand le Parti communiste reprend des couleurs : analyse électorale des résultats du PC au premier tour des régionales, étude IFOP
  22. Olivier Mayer, « Le PCF décide d'adhérer au PGE », dans L'Humanité, 25 octobre 2004 [lire en ligne]
  23. Résultats de la consultation des communistes du 20 décembre 2006, sur le site du PCF.
  24. Résultats officiels de l'élection présidentielle de 2007, sur le site du ministère de l'Intérieur
  25. Les Verts gagnent un quatrième député, M. Mamère veut former un groupe avec le PCF, LeMonde.fr, 18 juin 2007
  26. Le Monde, 25 avril 2007.
  27. Résolution du Conseil national pour les élections européennes, sur le site du PCF.
  28. CommunisteS no 332, sur le site du PCF.
  29. « Buffet appelle à élargir le Front de gauche », Libération, 10 juin 2009.
  30. « Aux régionales, le PCF opte pour des listes autonomes avec le Parti de gauche », Le Monde, 26 octobre 2009.
  31. « Régionales : le PCF reconduit le Front de gauche dans au moins 17 régions », dépêche de l'AFP, 23 novembre 2009.
  32. « Malheureux qui communistes… », Libération, 27 mars 2010.
  33. « Régionales : les élus PG ne participeront pas aux exécutifs régionaux », Le Parisien, 26 mars 2010.
  34. Garantir le financement des retraites et satisfaire les besoins sociaux, site du PCF
  35. « 10,38 % ! », site du Parti de gauche, 21 mars 2011.
  36. Agence France-Presse, « 2012 : les communistes se rangent derrière Mélenchon », Le Figaro,‎ 18 juin 2011 (lire en ligne).
  37. Chloé Demoulin, « Mélenchon : plus besoin de le calmer! », Marianne,‎ 30 juin 2011 (lire en ligne).
  38. « Le Front de gauche entre en campagne », Politis, 30 juin 2011.
  39. Le Figaro - Flash Présidentielle : Mélenchon : adhésions au PCF en hausse
  40. http://www.zeemaps.com/map?group=332966
  41. article du point sur la fin du 36ème congrès du PCF consulté le 10 février 2013
  42. Raphaëlle Besse Desmoulières, « Les maires PCF soucieux de leur lien avec le PS », in lemonde.fr, 2 janvier 2013.
  43. http://www.regards.fr/web/municipales-pc-l-autre-berezina,7615
  44. « Le PCF face à ses contradictions »
  45. a et b Philippe Raynaud, « La situation de l'extrême gauche pour la présidentielle », in lelab2012.com, interview de Sébastien Zriem.
  46. Nelly Haudegand et Pierre Lefébure, Dictionnaire des questions politiques : 60 enjeux de la France contemporaine, Éditions de l'Atelier,‎ 2000 (ISBN 9782708235090, lire en ligne), p. 102
  47. « Vers des lendemains qui bougent au PCF. Un changement de nom est envisagé à terme par Robert Hue », Pascal Virot, Libération.
  48. Depuis 2007, le PCF est la principale composante du Front de gauche ; de ce fait, sa présence médiatique se fait la plupart du temps à travers le prisme du FG.
  49. Alexandre Lemarié, « L'UMP justifie sa stratégie du “ni-ni” en liant Front de gauche et Front national », lemonde.fr, 12 juin 2012.
  50. Laurent de Boissieu, « Le Front de Gauche est-il d'extrême gauche ? », ipolitique, 13 juin 2012.
  51. Nouveaux statuts du PCF.
  52. a, b et c Résultat du vote des communistes sur la base commune du 34e congrès, sur le site du PCF.
  53. Guillaume Gaven, PCF : Marie-George Buffet confortée dans sa stratégie de relance, France Info, 13 décembre 2008.
  54. http://vivelepcf.fr/
  55. Ministère de l'Intérieur, Politiquemania.com, site de Laurent de Boissieu (www.ipolitique.fr), Les élections nationales sous la Ve République, par Alain Lancelot, PUF, Coll. « Que sais-je ? », Paris, 3e édition, 1998
  56. il serait possible de le faire, chaque circonscription étant une part d'un département
  57. Listes autonomes du PCF, ministère de l'Intérieur, archivé par Laurent de Boissieu, sur Élections régionales 1998.
  58. Liste/Candidat commun(e) avec le PS.
  59. Ministère de l'Intérieur, archivé par Laurent de Boissieu, sur Élections régionales 1992
  60. Listes autonomes du PG et du Front de gauche, alliés ou non au NPA ainsi qu'à d'autre partis de gauche, ministère de l'Intérieur, archivé par Laurent de Boissieu, sur Élections régionales 2010.
  61. « Le Front de gauche va constituer un groupe à l'Assemblée avec des députés d'outremer », Le Parisien, 19 juin 2012.
  62. « Municipales 2008 : les socialistes s'attaquent aux mairies communistes »
  63. Voir sur electionslocales2008.courrierdesmaires.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Collectif L'URSS et nous, Paris, Éditions sociales, 1978. Contributions de Francis Cohen, Claude Frioux, Alexandre Adler, Maurice Decaillot, Léon Robel.
  • Olivier Duhamel, Henri Weber, Changer le PC (parti communiste) ? Débats sur le gallo-communisme, Paris, PUF, 1979.
  • Jean Chesneaux, Le PCF, un art de vivre, Paris, Maurice Nadeaux, 1980.
  • Philippe Robrieux. Histoire intérieure du Parti communiste (4 tomes), Paris, Fayard, 1980-1984.
  • Collectif Le P.C.F, étapes et problèmes, 1920-1972, Paris, Éditions Sociales, collection problèmes -histoire, 1981. Contributions de Roger Bourderon, Jean Burles, Jacques Girault, Roger Martelli, Jean-Louis Robert, Jean-Paul Scot, Danielle Tartakowski, Germaine Willard, Serge Wolikow.
  • Collectif, « Le PCF 1938-1941 », in Cahiers d'histoire, 1983, no 14.
  • Annie Kriegel, Les Communistes français, 1920-1970, Paris, Seuil, coll. « L'Univers Historique »,‎ 1985
  • Roger Martelli, Communisme français ; histoire sincère du parti communiste français 1920-1984, Paris, Messidor, 1985
  • Léo Figuères, Histoire des communistes français, essai, Paris, Le Temps des Cerises, 1996
  • Collectif, « Révolution et tragédie : le siècle communiste ». L'Histoire, 1998, no 233 (hors-série).
  • Yves Santamaria, Histoire du Parti communiste français, Paris, La Découverte, coll. « Repères »,‎ 1999
  • Stéphane Courtois et Marc Lazar. Histoire du Parti communiste français. Paris, PUF, Coll. Thémis, 2000. 437 pages.
  • Alain Pelosato, L'appareil, Éditions Naturellement,‎ 2000 (lire en ligne)
  • Alain Pelosato, Communisme : je m'en suis sorti !, Édilivre,‎ 2012
  • Jacques Girault, Des communistes en France (années 1920 - années 1960), Paris, Publications de la Sorbonne,‎ 2002
  • Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, Liquider les traîtres. La face cachée du PCF 1941-1943, Robert Laffont,‎ 2007
  • Bernard Pudal, Un monde défait, les communistes français de 1956 à nos jours, Éditions du Croquant,‎ 2009
  • Jean Salem, Rideau de fer sur le boul'mich ; formatage et désinformation dans le monde libre, Paris, éditions Delga, 1985 et 2009.
  • (en) David Priestland, The Red Flag : Communism and the making of the modern world, Allen Lane/Penguin Books,‎ 2009 (ISBN 978-0802145123)
  • Valère Staraselski :
    • Il faut savoir désobéir, éditions de l'Harmattan, 2000, (ISBN 2738489079).
    • Garder son âme, éditions Bérénice, 2003, (ISBN 2-911232-48-8).
    • Face aux nouveaux maîtres, éditions de l'Harmattan, 2012, (ISBN 978-2-296-99291-7)[à vérifier : isbn invalide]).
  • Georges Vidal, La Grande Illusion ? : Le Parti communiste français et la Défense nationale à l'époque du Front populaire, PUL,‎ 2006

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Presse communiste[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles[modifier | modifier le code]