Royaume de France

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Royaume de France

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Drapeau
Drapeau.
Blason
Armoiries.

Hymne : Hymne de la monarchie française

Informations générales
Statut Monarchie féodale
Monarchie absolue de droit divin
Capitale Paris, Versailles
Langue Français[1]
Religion Catholicisme
Monnaie Livre Parisis, Livre tournois
Histoire et événements
987 Mort de Louis V, élection accession d'Hugues Capet : fondation de la dynastie capétienne. Le principe de primogéniture masculine pour la succession au trône est instauré.
1159-1259 Conflit Capétiens-Plantagenêt. Cette « première Guerre de Cent Ans » prend fin avec le Traité de Paris : Louis IX rétrocède au roi d'Angleterre Henri III Plantagenêt des territoires dans le sud-ouest de la France. Ce dernier s'engage, pour ces possessions, à rendre au roi de France l'hommage féodal dû au suzerain.
1337-1453 Guerre de Cent Ans lors de la succession de Charles IV le Bel : victoire française : la maison de Valois conserve la couronne de France, l'armée anglaise se retire moyennant pension. Jeanne d'Arc entre dans la légende.
1515 Début du règne de François Ier, considéré comme le monarque emblématique de la période de la Renaissance française.
1539 Ordonnance de Villers-Cotterêts : François Ier fait du français la langue officielle du droit et de l'administration, en lieu et place du latin.
1562-1598 Guerres de religion, incarnées par le massacre de la Saint-Barthélemy en 1572. Prennent fin avec la signature par Henri IV de l'édit de Nantes en 1598.
1618-1648 Guerre de Trente Ans, impliquant principalement le Saint-Empire, l'Espagne ainsi que la Suède et la France. Aboutit aux traités de Westphalie, qui érigent l’État-nation souverain comme socle du droit international. Le pouvoir du Saint-Empire et de l'Église catholique est affaibli. Avec le traité de Münster, la France s'étend à l'est.
1635-1659 Guerre franco-espagnole : victoire française (traité des Pyrénées). Les Bourbons prennent définitivement le dessus sur les Habsbourg. La France devient la première puissance européenne.
1648-1653 Fronde : cette révolte durant la minorité de Louis XIV se caractérise par une superposition d'exigences de la guerre étrangère, de contestation parlementaire, de révoltes populaires, de soulèvement nobiliaires, principalement urbains, sur fond de crise économique.
1661 Début du règne personnel de Louis XIV, dont le prestige est incarné par le château de Versailles, et qui va faire de la royauté française le type accompli de la monarchie absolue.
1701-1714 Guerre de Succession d'Espagne : ce conflit européen fait suite à la mort sans descendance de Charles II de Habsbourg, roi d'Espagne. S'achève avec les traités d'Utrecht, rédigé en français, la langue devenue celle de la diplomatie.
1756-1763 Guerre de Sept Ans : Statu quo en Europe, mais naissance de l’Empire britannique (en Amérique du Nord et en Inde), puissance hégémonique dont l'affirmation fait presque entièrement disparaître le Premier espace colonial français.
1789 La prise de la Bastille marque le début de la Révolution française.
3 septembre 1791 La première constitution française est adoptée, mettant fin à la monarchie de droit divin et transférant la souveraineté du Roi à la Nation.
Roi
(1e) 987-996 Hugues Ier
(De) 1774-1791 Louis XVI

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le royaume de France est le nom du régime politique de la France sous les Capétiens, qui ont régné pendant une partie du Moyen Âge et au début de l'Époque moderne - cette dernière époque correspondant à la période dite de l’Ancien Régime. Ce régime s'instaure par l'accession au trône d'Hugues Capet en 987 et se termine par l'avènement de la monarchie constitutionnelle française en 1791.

Le royaume de France est issu directement de la division du royaume des Francs en 843. Le royaume occidental issu de cette partition se séparera nettement des deux autres royaumes médian et oriental. À partir de 911, son roi Charles III revendique l'héritage des Francs et relève le titre de roi des Francs, abandonné depuis Charlemagne et qui deviendra vite le titre particulier du seul roi de l'Ouest, possesseur des terres originelles du royaume de Clovis, avec Tournai, Reims, Paris.

La première mention du mot France pour désigner le royaume occidental des Francs dans sa totalité (parfois appelé Francie occidentale par certains historiens) se trouve dans un diplôme du roi Louis IV datant de 946, évoquant le moment où "le roi récupéra la France"[2].

Mais c'est en 1204, sous le règne de Philippe Auguste que pour la première fois la titulature royale parle de roi de France au lieu de roi des Francs ; cet usage se généralise progressivement par la suite.

Les rois capétiens ont fait reculer progressivement le système de monarchie féodale pour mettre en place graduellement une monarchie absolue qui atteignit son apogée aux XVIIe et XVIIIe siècle. La France connut certainement son apogée sur la scène internationale sous ce régime. Ainsi, dès Philippe Auguste, le royaume apparaissait comme la première puissance européenne, mais c'est surtout sous la Monarchie absolue et face aux nombreuses coalitions européennes, que la France s'affirmera comme la plus grande puissance européenne de la seconde moitié du XVIe siècle à la fin du XVIIIe siècle.

En 1791, le système de monarchie absolue prend fin et le royaume de France passe à un régime de monarchie constitutionnelle. Moins d’un an plus tard, par la proclamation de l'abolition de la royauté en France le , le royaume de France laisse la place à la Première République française puis au Premier Empire avant d'être restauré en 1814 puis de nouveau en 1815 ayant été entrecoupé par les Cent-Jours. Le royaume de France disparaît avec la Révolution de 1848, une dernière tentative de restauration a échoué in extremis en octobre 1873 ; alors qu'une commission de la chambre avait voté le texte destiné à être soumis à l'Assemblée Nationale et appelant Henri d'Artois, comte de Chambord au trône de France, mais que ce dernier a - par principe - refusé de se rallier au drapeau tricolore.

Du royaume des Francs au royaume de France[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : France, Histoire de France et Maison de France.

La date de naissance du Royaume de France fait l’objet de diverses interprétations ; après la conquête des Gaules par l’Empire romain, le territoire de la France actuelle connaît la période dite de la Gaule romaine. Le déclin de l’Empire romain et les invasions barbares sont accompagnés de la période de l’Empire des Gaules.

Les débats du XVIIe et XVIIIe siècles sur les origines du royaume de France sont marqués par l'opposition entre l'abbé Dubos, tenant des origines romaines de la nation française[3] et le comte de Boulainvilliers, tenant de ses origines franques[4]. Ces débats sont incessamment répétés tout le long du XIXe siècle, les deux théories étant reprises sous le concept de romanisme et de germanisme à la fin du Second Empire et de la guerre de 1870[5].

Le royaume des Francs et la Francie sous les Mérovingiens[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Mérovingiens, Royaumes francs et Royaumes burgondes.

Après la disparition de l’Empire romain d'Occident en 476, des royaumes dits barbares se constituent en états indépendants, où les souverains germaniques gouvernent aussi bien les Gallo-romains que leurs propres guerriers. Après la victoire des Francs sur les Gallo-romains de Syagrius puis sur les autres peuples germaniques (Wisigoths, Alamans, Thuringes, Burgondes), les royaumes francs contrôlent la plus grande partie des anciennes provinces romaines de Gaule, ainsi que de vastes territoires germaniques : certaines traditions font remonter la naissance de la monarchie française au baptême de Clovis Ier. À partir de la fin du Moyen Âge, les rois de France sont traditionnellement numérotés depuis les Mérovingiens.

De fait, dès l’époque mérovingienne, on avait pris l’habitude de parler de « Francia » pour désigner le royaume des Francs, usage maintenu jusqu’aux premiers carolingiens[6]. Certains historiens utilisent le terme de Francie pour rendre « Francia » mais il s'agit d'une invention récente, les auteurs ayant rendu Francia par France du Moyen Âge au XXe siècle, le mot Francia étant aussi la traduction latine du mot France.

Le royaume des Francs fondé par Clovis Ier est par la suite souvent divisé en sous-royaumes, appelés « parts de royaume[7] » ou « Teilreiche[8] », suivant la coutume franque de partage équitable du royaume entre les fils du souverain. Cependant, l'unité de ces différents sous-royaumes est en permanence reconnue, malgré des affrontements parfois violents. Le sentiment d'appartenance à une entité commune et supérieure, le royaume des Francs, couvrant l'essentiel de la Gaule et uni par l'allégeance à une même dynastie royale, reste fort chez les Francs. Ces royaumes savent par ailleurs faire taire leurs conflits internes pour s'unir contre d'autres royaumes, comme lors des assauts des rois francs contre les Burgondes. Cette conscience de l'unité du royaume des Francs se traduit, malgré les partages du royaume unifié par Clovis Ier, par le fait que tous ses descendants régnant sur des portions du territoire franc porteront le titre de roi des Francs[9].

La conscience de l'unité de la Francie se manifeste aussi par le caractère indivis de Paris, siège du royaume[10] par la volonté de Clovis Ier, puis la proximité des différentes capitales dans le bassin parisien[9].

Le royaume des Francs et la Francie sous les Carolingiens[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Carolingiens et Empire carolingien.
Charles II le Chauve, Bible de Vivien, IXe siècle.

Aux Mérovingiens succèdent les Carolingiens avec Pépin le Bref qui assoit sa légitimité en étant le premier roi sacré. Son fils Charlemagne, est couronné en 800 Empereur d’Occident, donnant naissance à l’Empire carolingien. Dès le début du neuvième siècle se précisent les traits fondamentaux de la féodalité, avec la constitution de puissantes seigneuries rurales et l’hérédité des bénéfices.

Sous les premiers Carolingiens, le mot Francie continue de désigner le royaume des Francs dans son ensemble. Quelques actes de Charlemagne opposent ainsi Francie et Italie, de même qu’à partir de 801 la formule de date de certains capitulaires. Le mot « Francia » se retrouve dans cette acception chez divers auteurs et annales : Eginhard, Nithard, Ermold le Noir, les Annales royales et celles de Saint-Bertin[6].

En 843, le traité de Verdun partage l’Empire carolingien entre les petits-fils de Charlemagne : Louis le Germanique obtient la Francie orientale (Germanie) tandis que Charles II le Chauve et Lothaire obtiennent respectivement la Francie occidentale et la Francie médiane. Dans ces trois royaumes, Francie est utilisé par les auteurs pour désigner celui dans lequel ils vivent mais cet usage ne continue que dans le royaume de Francie occidentale. La chancellerie de Charles II le Chauve, à partir de son avénement à l’empire (25 décembre 875), désigne le royaume occidental par le terme Francie. En 877, Louis II le Bègue reprend un temps l’équivalence entre « regnum Franciae » et le royaume de l’Ouest[11]. Dans les années 911-912, Charles III remet à l’honneur le tire de rex Francorum qui sera prédominant dans les actes du Xe siècle[12], ce qui renforce l'identification entre France, royaume des Francs, Francie occidentale. France ou Francie est également utilisée comme identifiant le seul royaume occidental des Francs dans un diplôme du roi Louis IV datant de 946, évoquant le moment où « le roi récupéra la France[13] ».

Chez les Carolingiens occidentaux (ou « Français ») la dislocation féodale est rapide, et Charles II le Chauve perd bientôt toute autorité au-delà de la Loire. L’empire carolingien est réunifié une dernière fois sous Charles III le Gros (885-887) et à l'issue de sa déposition le royaume de Francie occidentale, sera toujours indépendant de l'Empire et revendiquera seul de façon continue l'héritage du royaume des Francs.

Le déclin des Carolingiens est marqué par la lutte contre les Vikings, auxquels Charles le Simple cède, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte, un territoire qui deviendra le duché de Normandie. Les Robertiens supplantent progressivement les Carolingiens et, en 987, Hugues Capet succède au dernier Carolingien Louis V.

Le royaume de France[modifier | modifier le code]

Les Capétiens directs[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Capétiens et Capétiens directs.
Portrait contemporain d'Hugues Capet.

Avec l’accession au trône d’Hugues Capet puis de son fils Robert, la dynastie carolingienne disparaît, et avec elle les éventuelles prétentions à l'unité impériale. La Francie occidentale est ainsi définitivement séparée de l’Empire des Ottoniens. Cela a parfois amené à considérer son règne, concurremment au baptême de Clovis, comme l’un des actes de naissance de la France : une dynastie « nationale » remplaçant une dynastie austrasienne. Ce point de vue a particulièrement été développé au XIXe siècle dans la construction des histoires nationales. Hugues Capet inaugure la coutume de faire sacrer son fils aîné de son vivant, dotant la monarchie française d’une légitimité et d’une continuité nouvelles. Le domaine royal s’agrandit, mais les successeurs d’Hugues Capet sont souvent impuissants devant l’indiscipline de leurs féodaux et jouent peu de rôle dans les grands évènements de leur temps comme la conquête normande de l'Angleterre ou la première croisade. C’est avec Louis VI le Gros que la monarchie française connaît un « réveil » qui consolide et accroît le pouvoir royal. Louis VII, en se mariant avec Aliénor d’Aquitaine, crée des liens nouveaux entre la monarchie et le midi de la France ; mais la dissolution de ce mariage entraîne une nouvelle union d’Aliénor avec le comte d'Anjou Henri Plantagenêt, qui devient ensuite roi d’Angleterre sous le nom de Henri II. Le roi d'Angleterre se trouve donc être aussi un vassal extrêmement puissant, tenant un conglomérat de toutes les principautés de la Normandie à l'Aquitaine. Il n'en fait pas moins hommage au roi.

Philippe II Auguste, fils de Louis VII est le premier souverain à porter le titre de roi de France. Son mariage avec la fille du comte de Flandre lui permet d'accroître fortement le domaine royal. Il affronte ensuite « l’empire » angevin des Plantagenêts. Servi par les erreurs de Jean sans Terre, il prend aux Anglais la Normandie, le Maine, l’Anjou, le Poitou et la Touraine. La bataille de Bouvines est un succès décisif pour la France. Les conquêtes et l’administration efficace de Philippe Auguste développent l’État monarchique, par une politique de centralisation appuyée sur la bourgeoisie et la petite noblesse, à l’encontre des grands vassaux. Les fonctionnaires royaux, baillis (ou sénéchaux) administrent les extensions du domaine royal.
La monarchie médiévale française atteint un fort rayonnement international : Louis IX (Saint Louis) liquide le conflit franco-anglais par le traité de Paris en 1259 et se voit confier un rôle d’arbitre dans les conflits internationaux.

Les règnes de Philippe III le Hardi et de Philippe IV le Bel consolident encore le Royaume de France. Philippe le Bel s’emploie à développer l’État en s’appuyant sur des légistes inspirés du droit romain et, désireux de manifester l’unité du royaume autour de lui, convoque pour la première fois les États généraux en 1302. Le roi agrandit encore le domaine royal par la réunion de la Champagne, devient roi de Navarre, et obtient l’élection d’un pape français, Clément V, qui vient s’installer en Avignon.

Après la mort de Philippe le Bel en 1314, ses trois fils Louis X le Hutin (dont le fils Jean Ier le Posthume ne vit que quelques jours), Philippe V le Long et Charles IV le Bel lui succèdent. Avec la mort, sans enfant mâle, de Charles IV s’éteint la lignée dite des "Capétiens directs".

Les Valois[modifier | modifier le code]

Blason du royaume de France sous Charles VI
Drapeau à fleurs de lys.

À la mort de Charles IV, la crise de succession s'achève lorsque Philippe de Valois, cousin du souverain défunt, devient roi de France sous le nom de Philippe VI. Le cousin de ce dernier Édouard III d'Angleterre revendique le trône de France, mais son droit de succession est contesté, en tant qu’héritier par les femmes et en vertu d'un article de la loi salique opportunément redécouvert pour l'occasion. La guerre de Cent Ans, née des revendications anglaises sur le trône de France, est particulièrement éprouvante pour le royaume de France, qui connaît une série de désastres. En 1346, les Anglais remportent une victoire écrasante à la bataille de Crécy. En 1356, au cours de la bataille de Poitiers, Jean le Bon est fait prisonnier. Son fils, le dauphin Charles, régent du royaume et futur Charles V, doit faire face à un grave défi : Étienne Marcel tente, avec la grande ordonnance de 1357, de réduire l'autorité royale. Sa tentative échoue finalement. En 1358, les régions situées au nord de la Seine sont parcourues par la grande Jacquerie. Néanmoins, la France connaît ensuite, sous le règne de Charles V, un redressement militaire. Mais les désastres recommencent ensuite, avec la folie de Charles VI, tandis que la France est ravagée par la peste noire depuis 1347. En 1415, la France est écrasée militairement par Henri V d'Angleterre à la bataille d’Azincourt. En 1420, ce dernier parachève sa suprématie militaire et politique en se faisant, grâce à une alliance avec le duc Philippe de Bourgogne, reconnaître par le traité de Troyes comme successeur de Charles VI, au détriment du dauphin Charles. Mais la mort d’Henri V, survenue peu avant celle de Charles VI, vient compromettre le succès anglais : en 1429, après le succès français à la bataille de Patay, le dauphin est convaincu par Jeanne d'Arc de se faire sacrer à Reims. La guerre de Cent Ans s’achève dans le faits en 1453 par la victoire des Français, au bénéfice de Charles VII « le victorieux », ou « le bien servi ». Le conflit contribue également à la naissance d’un sentiment d’unité nationale[14],[15] et renforce en définitive le pouvoir royal. La Pragmatique Sanction de Bourges, en 1438, limite par ailleurs les pouvoirs de la papauté dans le royaume en faisant du roi le seul gardien de l’Église de France. En 1475, le traité de Picquigny, entre Louis XI et Édouard IV d'Angleterre, met officiellement et définitivement fin à la guerre, contrant également les visées du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, qui cherchait à rallumer le conflit en s'alliant avec Édouard IV.

Louis XI, fils et successeur de Charles VII, s’emploie à briser la coalition des grands féodaux en remportant la victoire en 1465 contre la révolte de la Ligue du Bien public, vient à bout de Charles le Téméraire en 1477, brise les prétentions de la Maison d'Armagnac, et accroît encore le domaine royal. Tandis que le pays, après la guerre, connaît un fort accroissement démographique durant le XVe siècle[16], la monarchie française poursuit son évolution vers l’absolutisme à l'époque du passage à l'Époque moderne. Les Guerres d'Italie contre les Habsbourgs, initiées sous le règne de Charles VIII, et poursuivies sous Louis XII, François Ier et Henri II, illustrent le redressement militaire et politique de la France après la guerre de Cent Ans. Charles VIII et Louis XII renforcent l'image du roi justicier par la publication de grandes ordonnances sur la justice, en 1493, 1499 et 1510[17]. Par l’union avec la Bretagne et la confiscation des terres du connétable de Bourbon, le domaine royal correspond, sous François Ier, à peu près au territoire français actuel. La France connaît une embellie économique et culturelle, où les villes constituent les pôles du développement de l'économie et du savoir[18]. François Ier tente de se faire élire au trône du Saint-Empire romain germanique, qui échoit finalement en 1519 à Charles Quint : son règne sera ensuite marqué par la rivalité contre la Maison d'Autriche, dont il tentera de contester la suprématique européenne[19]. Le concordat de Bologne passé avec la papauté en 1516 met fin à la Pragmatique sanction de Bourges tout en permettant au pouvoir royal de contrôler le marché des bénéfices ecclésiastiques majeurs. Par ce biais, le roi peut fidéliser les grandes familles aristocratiques car toutes les nominations aux fonctions d'évêques ou d'abbés impliquent une proposition royale[20]. François Ier s’emploie à moderniser l’administration du royaume, créant des ministres et surveillant les provinces par l’intermédiaire de commissaires. La vie fastueuse de la cour aide par ailleurs le roi à se concilier la haute noblesse. En 1539, l’ordonnance de Villers-Cotterêts fait du français la langue officielle du royaume. Pour combler le déficit financier, les souverains ont recours au développement de la vénalité des offices, ce qui favorise la bourgeoisie.

Après la mort prématurée d’Henri II, les trois fils de ce dernier, François II, Charles IX et Henri III se succèdent. Le développement de l'administration étatique entamé sous François Ier se poursuit, avec notamment la création en 1563 d'un conseil des finances destiné à régler les problèmes économiques nés de l'endettement des guerres d'Italie[21].La reine-mère Catherine de Médicis exerce la régence, de droit ou de fait, durant l'essentiel du règne de ses deux premiers fils. À partir de 1562, le royaume est ravagé par des guerres de religion d’une extrême violence, dont le massacre de la Saint-Barthélemy en 1572 constitue l'épisode le plus connu. Henri III meurt en 1589 sans héritier : Henri, roi de Navarre, fils d'Antoine de Bourbon et de Jeanne d'Albret lui succède, sous le nom de Henri IV.

Les Bourbons[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison capétienne de Bourbon.
Pavillon royal, arboré en présence du roi.
Étendard à fleurs de lys, arboré en présence de membres de la famille royale.

Le règne d’Henri IV, qui abjure le protestantisme et soumet la Ligue catholique, marque le début de la dynastie des Bourbons et la fin des guerres de religion, auxquelles l’édit de Nantes, signé le 30 avril 1598, vient mettre un terme. Le 2 mai 1598, Henri IV signe la paix de Vervins, mettant fin au conflit avec l'Espagne. S’appuyant sur les élites urbaines dont l’importance s’accroît avec l’hérédité de la vénalité des offices, Henri IV rétablit l’autorité royale et remet en ordre le royaume durablement éprouvé par des années de guerre, grâce notamment à son ministre des finances Sully. En 1610, la France a retrouvé son niveau de production agricole de 1560. Henri IV favorise par ailleurs les implantations aux Amériques et le développement de la Nouvelle-France. Ainsi la ville de Québec est fondée en 1608 par Samuel de Champlain.

Lorsque Henri IV meurt assassiné le 14 mai 1610, son fils Louis XIII n’a que neuf ans : le trésor royal est en partie dissipé par le maréchal de France Concino Concini, favori de la reine-mère et régente Marie de Médicis. Le 24 avril 1617, le roi réalise un coup de force, faisant assassiner Concini et conduisant à l'exil de sa mère. La reprise en main du royaume par Louis XIII est suivie d’un redressement des affaires de l’État par le cardinal de Richelieu, entré au Conseil du roi en 1624. Richelieu s’emploie à soumettre la noblesse turbulente et à désarmer les protestants, qu'il achève de réduire lors du siège de La Rochelle. Sous son ministère, la France s’engage dans la guerre de Trente Ans, longue et coûteuse, mais qui permet au pays de réaliser plusieurs gains territoriaux sur ses frontières et de renforcer sa position politique en Europe. Ce conflit est prolongé par la guerre franco-espagnole, qui aboutira à affaiblir considérablement l’Espagne et fera de la France la première puissance européenne.

L’apogée de la monarchie absolue[modifier | modifier le code]
Pavillon royal de Louis XIV

À la mort de Louis XIII, son fils Louis XIV n'a que quatre ans : la régence est exercée par la reine-mère Anne d'Autriche, et le gouvernement assuré par le cardinal Mazarin. Durant la minorité du roi, les factions se réveillent : la Fronde vient durement menacer le pouvoir monarchique, mais le camp royal remporte finalement la victoire. Avec le traité des Pyrénées de 1659, la France met un terme à son conflit avec l'Espagne et s'affirme comme une puissance dominante en Europe : le XVIIe siècle marque l'apogée de la suprématie politique française, ce qui lui vaudra d'être désigné du nom de Grand Siècle. En 1661, après la mort de Mazarin, Louis XIV commence son règne personnel et fait de la royauté française le type accompli de la monarchie absolue. Jean-Baptiste Colbert contribue à redresser les finances du royaume. Le roi tient la haute noblesse sous un contrôle étroit et est absolument maître dans son royaume, concentrant entre ses mains tous les pouvoirs. Le gouvernement central est réparti entre le Conseil du roi, le chancelier de France, et quatre secrétaires d’État. Les États généraux ne sont plus réunis. À partir de 1673, les parlements se bornent à enregistrer les ordonnances royales. En 1667, la police est réorganisée sous l’autorité d’un lieutenant général de police. L’absolutisme concerne également l’Église, et la déclaration des Quatre articles constitue une charte officielle du gallicanisme. La construction du château de Versailles, résidence permanente du roi et de la cour à partir de 1682, marque un apogée symbolique du prestige personnel de Louis XIV.

La politique étrangère demeure le domaine réservé du roi et entraîne la France dans une série de guerres coûteuses, mais d'abord victorieuses et permettant d'agrandir le territoire du royaume. La Guerre de Hollande (1672-1678) amène à la France la Franche-Comté par le traité de Nimègue. La révocation de l’édit de Nantes en 1685 aggrave encore, entretemps, les relations de la France avec les États allemands, tout en entraînant l'exil de nombreux huguenots. La Guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697) permet à la France, par le traité de Ryswick, d'annexer la Sarre et les quatre cinquièmes de l'Alsace.

La guerre de Succession d’Espagne (1701-1714), ruineuse, met finalement un terme à la politique d’hégémonie française en Europe : si l'un des petits-fils de Louis XIV est finalement reconnu comme roi d'Espagne sous le nom de Philippe V, le traité d'Utrecht lui impose par contre de renoncer à ses droits sur la couronne de France. Par ailleurs, en quelques années, la famille royale, au sein de laquelle la succession paraissait assurée, est décimée : le Grand Dauphin, fils de Louis XIV, meurt en 1711, suivi en 1712 et 1714 de ses fils le duc de Bourgogne et le duc de Berry.

À la mort de Louis XIV, son arrière-petit-fils Louis XV, âgé de cinq ans, lui succède. Durant la période dite de la Régence, sous l’autorité du duc Philippe d’Orléans, la France connaît une détente politique, mais également une grave crise économique avec la faillite du système de Law. La crise sous la régence est également diplomatique : la France est isolée en Europe face aux puissances maritimes, et à la division des Bourbons et des Habsbourgs, tandis que la misère d'une partie de la paysannerie et l'agitation des huguenots contribuent au volet social et spirituel des difficultés du pays[22].

Après la mort du cardinal de Fleury, Louis XV souhaite gouverner lui-même, mais se lasse vite et abandonne dans les faits le pouvoir aux factions rivales. Le prestige royal en est atteint, mais le règne de Louis XV est également marqué par un renforcement de l’administration royale et régionale, et un embellissement des villes par une politique de grands travaux. Les institutions du royaume demeurent néanmoins en retard par rapport aux réalités économiques, et la société est parcourue de tensions dues aux rivalités entre classes sociales. Les idées des Lumières tendent au discrédit des institutions traditionnelles et de l’autorité royale. Avec la guerre de Sept Ans, la France perd en outre, par le traité de Paris, le bénéfice d'une grande partie du premier espace colonial français : la Nouvelle-France doit notamment être cédée pour l'essentiel au Royaume de Grande-Bretagne et au Royaume d'Espagne.

La fin de la monarchie[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Révolution française.

Lorsque Louis XVI succède en 1774 à son grand-père Louis XV, il trouve un pays politiquement fort mais nécessitant de profondes réformes économiques et sociales. La participation de la France à la guerre d'indépendance américaine, particulièrement coûteuse, ruine les efforts initiés par Turgot sous le règne de Louis XV. L’État, qui apparaît paralysé par la sclérose de ses institutions, ne parvient pas à résoudre la crise politique, administrative et financière[23],[24] : Louis XVI rappelle les parlements, qui se joignent cependant au camp des conservateurs.

À la fin des années 1780, l’État est au bord de la banqueroute : Louis XVI convoque alors les États généraux, qui s’ouvrent le 5 mai 1789 à Versailles. Mais le contrôle de la situation échappe bientôt au roi : le 17 juin, le tiers état se proclame « Assemblée nationale ». La prise de la Bastille, le , est considérée comme le véritable point de départ de la Révolution française. Bientôt dépassé par les mesures de l’Assemblée nationale, le roi songe à quitter le pays mais il est reconnu et ramené à Paris : l’épisode de la fuite à Varennes lui coûte ce qui lui restait de popularité. Le , la première Constitution de la France est adoptée, mettant fin à la monarchie de droit divin. Le régime de monarchie constitutionnelle dure moins d’un an et la prise des Tuileries, le , met fin dans les faits à la royauté, officiellement abolie le 21 septembre. Jugé pour trahison envers la Nation, Louis XVI est exécuté le .

Après la fin de la période révolutionnaire et la fin du Premier Empire, la France prendra à nouveau en 1814 le nom officiel de « Royaume de France » lors du retour de la Maison de Bourbon sous la Restauration, mais sous un régime de Monarchie constitutionnelle. Après les Trois Glorieuses de 1830, la France connaît à nouveau un régime monarchique, la monarchie de Juillet. Il s’agit cette fois du règne de la Maison d’Orléans et de Louis-Philippe Ier qui est proclamé « roi des Français » (1830-1848).

Pour l'anecdote, depuis le 27 mars 1901, 110 très officiels vice-rois français de l'île des Faisans se sont succédé jusqu'en 2011, le président de la République française n'étant que par alternance coprince de la principauté d'Andorre.

Prestige du royaume des Francs puis de France[modifier | modifier le code]

Dès la fondation du royaume des Francs, celui-ci bénéficia d'un grand prestige en particulier, auprès de la papauté. Les Francs puis les Français furent très sensibles à la reconnaissance par les papes du prestige de leur roi et de leur royaume.

  • Le pape saint Grégoire Ier le Grand écrivit à Childebert II, roi des Francs en Austrasie[25] : "Autant la dignité royale élève au-dessus des autres hommes, autant votre dignité royale franque vous élève au-dessus des royautés des autres nations".
  • Le pape Paul Ier mentionna dans une lettre aux chefs clercs et laïcs du royaume des Francs, le prologue de la Loi salique, rédigé entre 757 et 766, qui exalte[26] longument "l'illustre nation des Francs, qui a Dieu pour fondateur".
  • Les papes attribuèrent le qualificatif de "très chrétien" à Charles Martel, puis régulièrement à ses descendants rois des Francs carolingiens puis capétiens[27], jusqu'à ce que ce titre désigne à partir de Charles V le seul roi de France.
  • Le prestige du royaume des Francs puis du royaume de France provient du fait que ses rois sont les successeurs directs de Clovis Ier, premier roi barbare baptisé catholique et furent reconnus par les papes[2],[28],[29] fils aînés de l'Église.
  • Le Pape Grégoire IX écrivit à Louis IX de France dans la bulle Dei Filius Cujus : "Le fils de Dieu aux ordres de qui tout l'univers obéit, au bon plaisir de qui servent les rangs de l'armée céleste, constitua en signe de puissance divine, les divers royaumes selon des distinctions de langue et de race, ordonna les divers régimes des peuples au service des ordres célestes ; parmi ceux-ci, de même que la tribu de Juda est élevée d'entre les fils du Patriarche [Jacob] au don d'une bénédiction spéciale, de même le royaume de France est distingué par le Seigneur avant tout autre peuple de la terre par une prérogative d'honneur et de grâce."

Le prestige du royaume des Francs était même reconnu par l'Empire romain d'Orient. Ainsi, Constantin VII Porphyrogénète mentionne[30],[31] qu'un édit gravé sur la cathédrale Sainte-Sophie de Constantinople attribué à Constantin Ier stipulait "qu'un empereur romain ne devait jamais s'unir à une femme étrangère à l'ordre romain, à la seule exception des Francs…" Ce prestige des Francs viendrait des grandes carrières que plusieurs chefs francs firent dans le monde romain et des liens de parentée qui s'établirent entre Francs et Romains, en particulier du mariage en 395 de l'empereur Arcadius avec Eudoxia Aellia, fille du prince franc Bauto.

Emblèmes du royaume de France[modifier | modifier le code]

Le royaume de France disposait de certains emblèmes propres :

  • Les armes de France, d'azur à trois fleurs de lys d'or, sont les armes du roi et du royaume ; parfois étaient ajoutées les armes de Navarre mais dans ce cas, il s'agissait des armes du roi de France et de Navarre et non celle du royaume de France ;
  • Le drapeau blanc même si celui-ci n'avait pas sous l'Ancien régime les fonctions du drapeau tricolore et en particulier ne flottait pas sur les bâtiments publics ; avant la Révolution française, il était réservé à la Marine et ne sera étendu à terre que sous la Restauration (le drapeau français était intégralement blanc sans ornement héraldique, seul le pavillon royal était fleurdelisé et frappé des armes de France) ;
  • Le cri d'armes ou cri de guerre : Montjoie ! Saint-Denis ! Il s'agit d'un cri d'arme figurant au-dessus des armes de France et non d'une devise figurant en dessous des armes.
  • Il n'y avait pas d'hymne national avant la Révolution ; sous la Restauration, l'air Vive Henri IV ! est fréquemment joué dans les cérémonies se déroulant hors de la présence du roi et de la famille royale car à cause de son refrain « J'aimons les filles et j'aimons le bon vin », on évitait de le jouer devant les personnes royales ; pour accueillir le roi ou des membres de la famille royale, quand ils faisaient leur entrée dans une cérémonie publique, on utilisait plutôt « Où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille ? », air tiré de la comédie musicale Lucile (1769) d'André-Modeste Grétry (1741-1813) et dont les paroles sont de Jean-François Marmontel (1723-1799).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À partir de 1539
  2. a et b Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve - XVIIIe siècle, P.S.R. éditions, 2004, p. 85 et 127.
  3. Jean-Baptiste Dubos, Histoire critique de l'établissement de la monarchie française dans les Gaules, 3 vol. in-4°, (1734) Texte en ligne (CNRS) et Wikisource.
  4. Histoire de l’ancien gouvernement de la France avec XIV lettres historiques sur les Parlements ou États-Généraux, La Haye & Amsterdam, aux dépens de la compagnie, 1727, 3 tomes.
  5. Claude Nicolet, Histoire, Nation, République, Odile Jacob,‎ 2000 (lire en ligne), p. 317-318
  6. a et b Carlrichard Brühl, Naissance de deux peuples, Français et Allemands (IXe-XIe siècle), éd. Fayard, août 1996, p. 68.
  7. Stéphane Lebecq, Les origines franques, Ve-IXe siècles, éditions du Seuil, p. 63.
  8. Eugen Ewig, Die fränkischen Teilungen und Teilreiche (511-613), in Spätantikes und frankisches Gallien, Munich, 1976.
  9. a et b Gabriel Fournier, Les Mérovingiens, Presses universitaires de France, collection Que sais-je ?, juin 1987, p. 64.
  10. Christian Settipani, La Préhistoire des Capétiens, éd. Patrick Van Kerrebrouck, 1993, p. 55.
  11. Carlrichard Brühl, Naissance de deux peuples, Français et Allemands (IXe-XIe siècle), éd. Fayard, août 1996, p. 70.
  12. Carlrichard Brühl, Naissance de deux peuples, Français et Allemands (IXe-XIe siècle), éd. Fayard, août 1996, p. 89.
  13. Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve - XVIIIe siècles, PSR éditions, p. 115.
  14. Encyclopaedia universalis, Volume 16, 1990, page 7
  15. Guerre de Cent Ans (1337-1453) sur Larousse.fr
  16. Janine Garrisson, Royauté Renaissance et Réforme, Seuil, 1991, page 13
  17. Janine Garrisson, Royauté Renaissance et Réforme, Seuil, 1991, page 112
  18. Janine Garrisson, Royauté Renaissance et Réforme, Seuil, 1991, pages 28-19
  19. Janine Garrisson, Royauté Renaissance et Réforme, Seuil, 1991, page 134
  20. Guy Saupin, La France à l'époque moderne, Armand Colin, 2000, page 136
  21. Guy Saupin, La France à l'époque moderne, Armand Colin, 2000, page 86
  22. Daniel Roche, La France des Lumières, Fayard, 1993, pages 407-408
  23. Jacques Bainville, Histoire de France, édition de 1996, pages 264-268
  24. Daniel Roche, La France des Lumières, Fayard, 1993, pages 417-132
  25. Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve - XVIIIe siècle, P.S.R. éditions, 2004, p. 55.
  26. Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve - XVIIIe siècle, P.S.R. éditions, 2004, p. 83.
  27. Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve - XVIIIe siècle, P.S.R. éditions, 2004, p. 125.
  28. Joseph Leclerc, Le roi de France, "fils aîné de l'Église". Essai historique, in : Études, Paris, 1933, t. 214, p. 21-36.
  29. Cardinal Paul Poupard, La France fille aînée de l'Église, in : Revue des deux mondes, Paris, juillet 1986, p. 37-45 et août 1986, p. 273-280.
  30. Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve - XVIIIe siècle, P.S.R. éditions, 2004, p. 64.
  31. Constantin VII Porphyrogénète, De administrando imperio, Budapest, 1949, éd., tradi Gy Moravckik, R.J.H. Jenkins, p.70-71.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Bainville, Histoire de France, Éd. Arthème Fayard, 1924
  • Georges Duby, Histoire de la France des origines à nos jours, Larousse
  • Pierre Goubert et Daniel Roche, Les Français et l'Ancien Régime, Armand Colin, 1984
  • Marcel Marion, Dictionnaire des institutions de France XVIIeXVIIIe siècle, Picard, 1923
  • Hubert Méthivier, Le siècle de Louis XIV, PUF collection Que-sais-je, 1988

Articles connexes[modifier | modifier le code]