Royaume de France

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Royaume de France

481, 843 ou 987 – 1792
1814 – 1848

Drapeau
Drapeau du royaume de France sous la restauration.
Blason
Armoiries du royaume de France à partir des années 1370.

Hymne : Hymne de la monarchie française

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Le royaume de France en 1789.

Informations générales
Statut Monarchie féodale
Monarchie absolue de droit divin
Capitale Paris, Versailles
Langue Latin[1]
Français[2]
Religion Catholicisme
Monnaie Livre Parisis, Livre tournois
Histoire et événements
987 Mort de Louis V, élection et sacre de Hugues Capet : fondation de la dynastie capétienne. Le principe de primogéniture masculine pour la succession au trône est instauré.
1159-1259 Conflit Capétiens-Plantagenêt. Cette « première Guerre de Cent Ans » prend fin avec le Traité de Paris : Louis IX rétrocède au roi d'Angleterre Henri III Plantagenêt des territoires dans le sud-ouest de la France. Ce dernier s'engage, pour ces possessions, à rendre au roi de France l'hommage féodal dû au suzerain.
1337-1453 Guerre de Cent Ans lors de la succession de Charles IV le Bel : victoire française : la maison de Valois conserve la couronne de France, l'armée anglaise se retire moyennant pension. Jeanne d'Arc entre dans la légende.
1515 Début du règne de François Ier, considéré comme le monarque emblématique de la période de la Renaissance française.
1539 Ordonnance de Villers-Cotterêts : François Ier fait du français la langue officielle du droit et de l'administration, en lieu et place du latin.
1562-1598 Guerres de religion, incarnées par le massacre de la Saint-Barthélemy en 1572. Prennent fin avec la signature par Henri IV de l'édit de Nantes en 1598.
1618-1648 Guerre de Trente Ans, impliquant principalement le Saint-Empire, l'Espagne ainsi que la Suède et la France. Aboutit aux traités de Westphalie, qui érigent l’État-nation souverain comme socle du droit international. Le pouvoir du Saint-Empire et de l'Église catholique est affaibli. Avec le traité de Münster, la France s'étend à l'est.
1635-1659 Guerre franco-espagnole : victoire française (traité des Pyrénées). Les Bourbons prennent définitivement le dessus sur les Habsbourg. La France devient la première puissance européenne.
1648-1653 Fronde : cette révolte durant la minorité de Louis XIV se caractérise par une superposition d'exigences de la guerre étrangère, de contestation parlementaire, de révoltes populaires, de soulèvement nobiliaires, principalement urbains, sur fond de crise économique.
1661 Début du règne personnel de Louis XIV, dont le prestige est incarné par le château de Versailles, et qui va faire de la royauté française le type accompli de la monarchie absolue.
1701-1714 Guerre de Succession d'Espagne : ce conflit européen fait suite à la mort sans descendance de Charles II de Habsbourg, roi d'Espagne. S'achève avec les traités d'Utrecht, rédigé en français, la langue devenue celle de la diplomatie.
1756-1763 Guerre de Sept Ans : Statu quo en Europe, mais naissance de l’Empire britannique (en Amérique du Nord et en Inde), puissance hégémonique dont l'affirmation fait presque entièrement disparaître le Premier espace colonial français.
1789 La prise de la Bastille marque le début de la Révolution française.
3 septembre 1791 La première constitution française est adoptée, mettant fin à la monarchie de droit divin, par le transfert de la souveraineté du roi à la Nation.
Roi
(1e) 987-996 Hugues Ier
(De) 1774-1791 Louis XVI

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le royaume de France est la dénomination officielle par laquelle on désigne la France sous la monarchie à partir de 843, date à laquelle le démantèlement du grand Empire carolingien redonne naissance au royaume franc de Clovis Ier. Elle trouve ses origines dans le baptême de Clovis de 496, mais c'est sous le règne d’Hugues Capet à partir de 987 que le royaume des Francs devient peu à peu un royaume de France.

Le royaume franc reprend forme par la division de l'Empire de Charlemagne en 843. Le royaume occidental issu de cette partition se séparera nettement des deux autres royaumes médian et oriental. À partir de 911, son roi Charles III revendique l'héritage des Francs dont il est le descendant et relève le titre de roi des Francs (Rex Francorum), abandonné depuis Charlemagne et qui deviendra vite le titre particulier du seul roi de l'Ouest, possesseur des terres originelles du royaume de Clovis, avec Tournai, Reims et Paris.

Royaume, roi, royal, sont la dénomination juridiques officielle du régime politique de la France, de son chef et de ses institutions jusqu'à la Révolution française, et non les termes monarchie, monarque et monarchique qui les ont remplacés chez la plupart des historiens, en particulier depuis le XVIIIe siècle chez les commentateurs et les détracteurs de l'Ancien Régime.

La première mention du mot France pour désigner le royaume occidental des Francs dans sa totalité (parfois appelé Francie occidentale par certains historiens) se trouve dans un diplôme du roi Louis IV datant de 946, évoquant le moment où « le roi récupéra la France »[3].

C'est en 1204, sous le règne de Philippe Auguste, que pour la première fois la titulature royale prend le titre de « roi de France » (Rex Franciae) au lieu de « roi des Francs » (Rex Francorum) ; cet usage se généralise progressivement par la suite. Puis, à partir du règne de Louis XI de France, les rois obtiennent de manière continue le titre de « roi très chrétien ».

Les rois capétiens ont fait reculer progressivement le système de monarchie féodale pour mettre en place graduellement une monarchie absolue qui atteignit son apogée aux XVIIe et XVIIIe siècle. La France connut certainement son apogée sur la scène internationale sous ce régime. Ainsi, dès Philippe Auguste, le royaume apparaissait comme la première puissance européenne, mais c'est surtout sous la Monarchie absolue et face aux nombreuses coalitions européennes, que la France s'affirmera comme la plus grande puissance européenne de la seconde moitié du XVIe siècle à la fin du XVIIIe siècle.

En 1791, le système de monarchie absolue prend fin et le royaume de France passe à un régime de monarchie constitutionnelle. Moins d’un an plus tard, par la proclamation de l'abolition de la royauté en France le 21 septembre 1792, le royaume de France laisse la place à la Première République française puis au Premier Empire avant d'être restauré en 1814 puis de nouveau en 1815 ayant été entrecoupé par les Cent-Jours. Le royaume de France disparaît avec la Révolution de 1848, une dernière tentative de restauration a échoué in extremis en octobre 1873 ; alors qu'une commission de la chambre avait voté le texte destiné à être soumis à l'Assemblée Nationale et appelant Henri d'Artois, comte de Chambord au trône de France, mais que ce dernier a - par principe - refusé de se rallier au drapeau tricolore.

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de France.

Royaume des Francs (481-843)[modifier | modifier le code]

Carte montrant l'évolution des frontières du royaume jusqu'au VIIIe siècle.
Evolution des frontières du royaume de Clovis Ier à Charlemagne.
Article connexe : Royaumes francs.

Des origines à Clovis[modifier | modifier le code]

Les Francs est un peuple installé aux confins de la Gaule du Nord. Ils servent l'Empire romain d'Occident comme mercenaire et se romanisent assez rapidement. Ils obtiennent le statu de peuple fédéré, mais ne parviennent pas à s'unir et éclatent en plusieurs petits royaumes[4]. Plusieurs rois probablement légendaires se succèdent dont Mérovée, fondateur de la dynastie des Mérovingiens. Le premier roi dont l'existence est certaine est Childéric Ier qui règne sur un petit royaume autour de Tournai[5].

Clovis Ier devient roi en 481, d'un royaume plus petit que les autres royaumes barbares[6]. En 486, il bat à Soissons Syagrius et étant ses territoires[7]. En 496, il bat les Alamans à Tolbiac et se fait baptiser à Reims[8]. Il peut désormais se présenter comme le libérateur des peuples chrétiens de Gaule, alors sous domination de barbares qui pratique l'arianisme[9]. En 507, il défait les Wisigoths lors de la bataille de Vouillé ce qui lui permet de s'étendre dans le sud de la Gaule[10]. En 509, il est élu roi de tous les Francs[9].

Un royaume pour plusieurs rois[modifier | modifier le code]

Clovis Ier meurt en 511, son royaume est partagé entre ses quatre fils. Chacun hérite d'un bout du royaume et prend le titre de « roi des francs ». Néanmoins, ce partage ne fait pas disparaitre l'idée d'un ensemble uni, le « Royaume des Francs »[11]. Ce dernier est divisé en trois grandes régions : l'Austrasie, la Burgondie et la Neustrie, dont les frontière évoluent au gré des guerres et des héritages. Plusieurs rois parviennent à réunir l'ensemble, mais dès la mort du souverain il est divisé entre ses descendants[12]. Les Francs s'étendent à l'est au dépens notamment du Royaume alaman ou encore de la Bavière[13].

Les Pépinides[modifier | modifier le code]

Article connexe : Pépinides.

En 639, une crise éclate, permettant à l'aristocratie de renforcer sa puissance. En particulier ceux qui occupent le poste de maire du palais qui récupère le pouvoir réel[14]. La famille qui occupe cette charge, les Pépinides, s'impose. L'un de ses membres, Charles Martel se constitue une clientèle en distribuant des bénéfices à ses fidèles[15] et remporte plusieurs succès militaire dont la bataille de Poitiers qui met un terme à l'extension musulmane en Europe de l'ouest[16]. En 737, le dernier roi mérovingien meurt dans l'indifférence générale[17]. Après une période de vacance du pouvoir, Pépin le Bref est élu roi des francs en 751 grâce au soutien de l'Église qui souhaite un souverain fort. Il est aussi le premier roi des francs sacré, pour montrer que son pouvoir vient de Dieu. Il sacre aussi ses fils pour établir un caractère héréditaire[18]. En 755, il triomphe des Lombards et permet la fondation des États pontificaux[19] et la décennie suivante il chasse les musulmans de Septimanie[20]. Il impose plusieurs réformes religieuses comme la dîme et politique comme le monopole de la création monétaire pour la monarchie[21]. A sa mort, le royaume est partagé entre ses deux fils[22], puis le futur Charlemagne règne seul après la mort de son frère[23]. Ce dernier agrandit son royaume en annexant notamment la Bavière et mène une guerre sainte contre les Saxons païens[24] . Il organiser l'administration de ses territoires et installe sa capitale à Aix-la-Chapelle[25].

Sous l'Empire Carolingien[modifier | modifier le code]

Article connexe : Empire Carolingien.

Lors du Noël de l'an 800, Charlemagne est couronné Empereur d'Occident par le Pape. Devenu le plus grand souverain chrétien d'Occident, le Pape a besoin du soutien de Charlemagne. Alors que l'Empire byzantin est en crise interne et n'existe plus aux yeux des chrétiens de l'ouest[25]. Pour affirmer son pouvoir centralisateur, il divise l'Empire, et donc le royaume, en plusieurs centaines de comtés ou il nomme un fidèle avec les pouvoirs judiciaires, militaire et de percepteur[26]. Charlemagne meurt en 814, son fils Louis le Pieux lui succède à la tête de l'Empire. La question de sa succussion pose problème, puisque le titre Impérial ne peut pas être divisé[27]. La guerre civile entre les trois fils éclate en 830 et Louis le Pieux abdique avant d'être remis sur le trône par les évêques. Il n'est plus qu'un souverain fantôme jusqu'à sa mort en 840 où Lothaire lui succède. Le 25 juin 841 à la bataille de Fontenoy-en-Puisaye, Charles et Louis battent leur frère Lothaire et l'oblige à diviser l'Empire en trois royaume avec le traité de Verdun[28].

Période féodale (843-1515)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Féodalité en France.

La fin des Carolingiens[modifier | modifier le code]

Article connexe : Francie occidentale.
Les conséquences du traité de Verdun[modifier | modifier le code]

En 843, Charles le Chauve hérite de la Francie occidentale. En plus de la Francie médiane, Lothaire Ier hérite du titre impérial, mais théoriquement, une fraternité doit être maintenue entre les royaumes[29]. La mort de Lothaire en 855, fait imploser cette idée et son domaine est partagé entre ses trois fils[30]. En 869, Charles le Chauve s'empare du domaine de Lothaire II[31], puis de la couronne impériale en 875, mais il n'est pas reconnu par l'ensemble de chrétienté[32]. En 877, il rédige le capitulaire de Quierzy qui réorganise le royaume en permettant aux comtes de transmettre héréditairement leurs charges[33]. Il meurt la même année, ses successeurs sont confrontés à des crises politiques et à des invasions extérieures[34].

L'alternance dynastique à la tête du royaume[modifier | modifier le code]

Face aux envahisseurs normands et hongrois, les grands seigneurs du royaume appellent l'Empereur à l'aide. Mais celui-ci ne parvient pas à contenir la menace et ils élisent comme roi, le comte de Paris Eudes, de la dynastie des Robertiens[35]. La monarchie étant élective, les Carolingiens et les Robertiens se succèdent comme roi pendant plusieurs années. En 936, Louis IV d'Outremer devient roi, son fils et son petit-fils lui succèdent laissant penser à une restauration Carolingienne. Mais en 987, les grands du royaume élisent le Robertiens Hugues Capet, qui règne sur une principauté autour de Paris[36].

Durant cette période, les principautés territoriales émergent. Le roi n'a plus le pouvoir réel et il ne gouverne plus que par l'intermédiaire des princes. Pour organiser la résistance contre les envahisseurs, Charles le Chauve a créé de grands commandements militaires qui regroupent plusieurs comtés confiés à un prince qui possède les pouvoirs administratifs et militaires. Au cours du Xe siècle, le roi perd le contrôle sur ce système et les princes deviennent presque totalement indépendantes, et donne leur charge à leurs descendants[37].

Le début des Capétiens[modifier | modifier le code]

Le 3 juillet 987, Hugues Capet est élu roi des francs. Il règne sur les princes qui le reconnaissent comme leur suzerain, mais il ne possède aucun pouvoir sur les territoires hormis sur le domaine royal français[38]. Au XIe siècle, les vassaux des princes territoriaux acquièrent aussi une indépendance de fait (sauf dans le duché de Normandie, comté de Flandres et Comté de Barcelone) et c'est le châtelain qui possède le pouvoir judiciaire et économique réel[39]. Les rois profitent de cette désorganisation pour imposer une transmission héréditaire de la couronne et prennent consciences que leur pouvoir ne dépasse pas les frontières du domaine royal. Le fils ainé est alors associé au pouvoir en étant sacré du vivant de leur père[40]. En 1066, le duc de Normandie Guillaume conquiert la couronne d'Angleterre. Il est vassal du roi de France pour les terres continentales, mais indépendant dans son royaume d'Angleterre. S'ouvre alors une rivalité entre l'Empire anglo-normand et le roi[41].

Sous le règne de Louis VI, la vision du royaume commence à changer. Ils mènent plusieurs expéditions dans le domaine royal, pour soumettre les châtelains qui ne reconnaissent pas son pouvoir[42] et des expéditions en dehors, signe que les capétiens commencent à imaginer le royaume comme une unité. Louis VII continue cette politique en épousant Aliénor d'Aquitaine[43]. En dehors des rois, une famille s'impose celle des Plantagenêt qui règnent sur un territoire énorme dont beaucoup dépendent du royaume de France. Ils sont alors plus puissants que le roi[44].

Construction de l'idée de royaume[modifier | modifier le code]

L'extension du domaine royal[modifier | modifier le code]

En 1180, Philippe II Auguste devient roi. Son idée est d'étendre le domaine royal au détriment des princes[45], il commence par obtenir une partie de l'Artois en dot[46]. En 1185, une guerre contre plusieurs de ses vassaux, lui permet d'obtenir le comté d'Amiens et une partie du Vermandois[47], ainsi que le comté d'Auvergne[48]. En 1204, il s'empare militairement d'une partie des terres continentales du roi d'Angleterre après avoir utilisé le droit féodal pour prononcer une confiscation, dont le duché de Normandie[49]. Pour reprendre ses terres, Jean d'Angleterre constitue une grande coalition que Philippe Auguste bat lors de la bataille de Bouvines[50]. Il renforce son pouvoir dans le midi, en soutenant la croisade des Albigeois qui combat l'hérésie cathare[51].

Louis VIII ne règne que trois ans, mais parvient à conquérir des fiefs dans le midi[52]. Saint Louis hérite d'une situation compliqué avec des provinces en révolte[53]. Après plusieurs grandes victoires, la situation est rétablie dans les années 1240. Il se croise de 1248 à 1254[54]. A son retour, il profite de son prestige pour devenir l'arbitre des conflits diplomatiques français et européens, à l'intérieur du Royaume cette politique, permet de placer la royauté au bien au-dessus des autres princes[55]. Il met en place aussi les bases d'une justice royale ou le roi se place dans le rôle d'un juge et arbitre, notamment contre les abus de l'administration[56].

Les derniers capétiens[modifier | modifier le code]

Philippe III le Hardi devient roi en 1270, il réunit notamment le comté de Toulouse au domaine royal[57]. Il règne désormais sur l'ensemble du royaume où il peut légiférer et appliquer la justice, mais il ne touche des revenus que de son domaine[58]. Philippe IV le Bel fait tout pour augmenter le trésor royal, en réorganisant l'administration[59] et en procédant à des dévaluations monétaires[60]. Il convoque aussi pour la première fois les états généraux pour lever de nouveaux impôts[61]. En 1312, il dissout l'Ordre du Temple auprès de qui il a contracté beaucoup de dettes[62].

A la mort de Philippe le Bel en 1314, la petite noblesse se révolte contre le pouvoir central, qui s'impose en matière fiscale et judiciaire[63]. Une crise dynastique éclate avec la mort prématurée de Louis X le Hutin en 1316. Un roi sans descendance est une première depuis l'avènement d'Hugues Capet et il est décidé d'exclure de la couronne la fille de Louis X. Les deux autres fils de Philippe le Bel, règnent successivement jusqu'en 1328, mais s'éteignent sans héritier. Le plus proche héritier mâle est le roi d'Angleterre par sa mère, mais elle est repoussée par une assemblée qui lui préfère Philippe de Valois plutôt que de voir le royaume tomber sous la tutelle anglaise[64].

Le temps des crises[modifier | modifier le code]

Article connexe : Guerre de Cent Ans.
Le début de la Guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

Avec Philippe VI, une nouvelle dynastie arrive sur le trône, les Valois. En 1337, Philippe IV confisque les terres continentales du roi d'Angleterre pour manque d'obéissance. En réponse, celui-ci revendique la couronne de France[65]. Le conflit débute par plusieurs victoires anglaises, mais la peste noire, qui fait baisser la population, empêche l'exploitation de ses victoires[66]. En 1350, Jean II le Bon est fait prisonnier lors du désastre de Poitiers. Pour être libéré, il est obligé de signer le traité de Brétigny qui l'oblige notamment à donner l'indépendance aux terres continentales anglaises[67]. Plusieurs révoltes aristocratiques, bourgeoises et paysannes éclatent contre le pouvoir royal[68]. En 1360, est créé une monnaie stable, le franc[69].

La première reconquête et la guerre civile[modifier | modifier le code]

Le nouveau roi Charles V le Sage lutte contre les compagnies qui ravagent le pays et reconquière les territoires perdus avec des chefs comme Bertrand Du Guesclin. A sa mort en 1380, les anglais ne contrôlent plus beaucoup de territoires[70]. Charles VI s'entoure de conseillés pour réformer l'État, les Marmouset[71]. En 1392, le roi est atteint de crise de folie. Une rivalité commence pour contrôler le gouvernement et après plusieurs assassinats, la lutte devient une guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Les anglais s'allie au parti bourguignon et relance les hostilités en 1413[72] et deux ans plus tard la bataille d'Azincourt mène à la signature du traité de Troyes où le dauphin est déshérité au profit du roi d'Angleterre[73].

La reconquête définitive[modifier | modifier le code]

En 1422, Charles VI meurt, Henri VI âgé de neuf mois est proclamé roi de France et d'Angleterre. Charles VII n'accepte pas et se proclame aussi roi de France. Le royaume est divisé en trois, les provinces occupées par les anglais, celles fidèles à Charles VII et les États de Bourgogne[74]. En 1429, une jeune paysanne connue sous le nom de Jeanne d'Arc débloque la situation. Elle convainc notamment Charles VII d'aller se faire sacrer à Reims, ce qui lui permet d'être légitime pour une grande partie de l'opinion. Elle est finalement brulée par les anglais en 1431[75]. En 1435, le traité d'Arras réconcilie les armagnacs et les bourguignons et met fin à la guerre civile[76]. Charles VII réorganise l'État, en mettant en place la première armée et le premier impôt permanent[77]. En 1449, le duché de Bretagne rejoint le camp français et la Normandie est reconquise. Puis en 1453, les anglais perdent définitivement l'Aquitaine[78].

De la fin du féodalisme à l'idée d'absolutisme[modifier | modifier le code]

La guerre de Cent Ans s’achève dans le faits en 1453 par la victoire des Français, au bénéfice de Charles VII « le victorieux », ou « le bien servi ». Le conflit contribue également à la naissance d’un sentiment d’unité nationale[79],[80] et renforce en définitive le pouvoir royal. La Pragmatique Sanction de Bourges, en 1438, limite par ailleurs les pouvoirs de la papauté dans le royaume en faisant du roi le seul gardien de l’Église de France. En 1475, le traité de Picquigny, entre Louis XI et Édouard IV d'Angleterre, met officiellement et définitivement fin à la guerre, contrant également les visées du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, qui cherchait à rallumer le conflit en s'alliant avec Édouard IV.

Ancien Régime (1515-1789)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Ancien Régime.

Louis XI, fils et successeur de Charles VII, s’emploie à briser la coalition des grands féodaux en remportant la victoire en 1465 contre la révolte de la Ligue du Bien public, vient à bout de Charles le Téméraire en 1477, brise les prétentions de la Maison d'Armagnac, et accroît encore le domaine royal avec notamment le rattachement de la Provence au royaume le 14 décembre 1481[81]. Tandis que le pays, après la guerre, connaît un fort accroissement démographique durant le XVe siècle[82], la monarchie française poursuit son évolution vers l’absolutisme à l'époque du passage à l'Époque moderne. Les Guerres d'Italie contre les Habsbourgs, initiées sous le règne de Charles VIII, et poursuivies sous Louis XII, François Ier et Henri II, illustrent le redressement militaire et politique de la France après la guerre de Cent Ans. Charles VIII et Louis XII renforcent l'image du roi justicier par la publication de grandes ordonnances sur la justice, en 1493, 1499 et 1510[83].

Par l’union avec la Bretagne et la confiscation des terres du connétable de Bourbon, le domaine royal correspond, sous François Ier, à peu près au territoire français actuel. La France connaît une embellie économique et culturelle, où les villes constituent les pôles du développement de l'économie et du savoir[84]. François Ier tente de se faire élire au trône du Saint-Empire romain germanique, qui échoit finalement en 1519 à Charles Quint : son règne sera ensuite marqué par la rivalité contre la Maison d'Autriche, dont il tentera de contester la suprématie européenne[85]. Le concordat de Bologne passé avec la papauté en 1516 met fin à la Pragmatique sanction de Bourges tout en permettant au pouvoir royal de contrôler le marché des bénéfices ecclésiastiques majeurs. Par ce biais, le roi peut fidéliser les grandes familles aristocratiques car toutes les nominations aux fonctions d'évêques ou d'abbés impliquent une proposition royale[86]. François Ier s’emploie à moderniser l’administration du royaume, créant des ministres et surveillant les provinces par l’intermédiaire de commissaires. La vie fastueuse de la cour aide par ailleurs le roi à se concilier la haute noblesse. En 1539, l’ordonnance de Villers-Cotterêts fait du français la langue officielle du royaume. Pour combler le déficit financier, les souverains ont recours au développement de la vénalité des offices, ce qui favorise la bourgeoisie.

Après la mort prématurée d’Henri II, les trois fils de ce dernier, François II, Charles IX et Henri III se succèdent. Le développement de l'administration étatique entamé sous François Ier se poursuit, avec notamment la création en 1563 d'un conseil des finances destiné à régler les problèmes économiques nés de l'endettement des guerres d'Italie[87].La reine-mère Catherine de Médicis exerce la régence, de droit ou de fait, durant l'essentiel du règne de ses deux premiers fils. À partir de 1562, le royaume est ravagé par des guerres de religion d’une extrême violence, dont le massacre de la Saint-Barthélemy en 1572 constitue l'épisode le plus connu. Henri III meurt en 1589 sans héritier : Henri, roi de Navarre, fils d'Antoine de Bourbon et de Jeanne d'Albret lui succède, sous le nom de Henri IV.

Les Bourbons[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison capétienne de Bourbon.
Pavillon royal, arboré en présence du roi.
Étendard à fleurs de lys, arboré en présence de membres de la famille royale.

Le règne d’Henri IV, qui abjure le protestantisme et soumet la Ligue catholique, marque le début de la dynastie des Bourbons et la fin des guerres de religion, auxquelles l’édit de Nantes, signé le 30 avril 1598, vient mettre un terme. Le 2 mai 1598, Henri IV signe la paix de Vervins, mettant fin au conflit avec l'Espagne. S’appuyant sur les élites urbaines dont l’importance s’accroît avec l’hérédité de la vénalité des offices, Henri IV rétablit l’autorité royale et remet en ordre le royaume durablement éprouvé par des années de guerre, grâce notamment à son ministre des finances Sully. En 1610, la France a retrouvé son niveau de production agricole de 1560. Henri IV favorise par ailleurs les implantations aux Amériques et le développement de la Nouvelle-France. Ainsi la ville de Québec est fondée en 1608 par Samuel de Champlain.

Lorsque Henri IV meurt assassiné le 14 mai 1610, son fils Louis XIII n’a que neuf ans : le trésor royal est en partie dissipé par le maréchal de France Concino Concini, favori de la reine-mère et régente Marie de Médicis. Le 24 avril 1617, le roi réalise un coup de force, faisant assassiner Concini et conduisant à l'exil de sa mère. La reprise en main du royaume par Louis XIII est suivie d’un redressement des affaires de l’État par le cardinal de Richelieu, entré au Conseil du roi en 1624. Richelieu s’emploie à soumettre la noblesse turbulente et à désarmer les protestants, qu'il achève de réduire lors du siège de La Rochelle. Sous son ministère, la France s’engage dans la guerre de Trente Ans, longue et coûteuse, mais qui permet au pays de réaliser plusieurs gains territoriaux sur ses frontières et de renforcer sa position politique en Europe. Ce conflit est prolongé par la guerre franco-espagnole, qui aboutira à affaiblir considérablement l’Espagne et fera de la France la première puissance européenne.

L’apogée de la monarchie absolue[modifier | modifier le code]
Pavillon royal de Louis XIV

À la mort de Louis XIII, son fils Louis XIV n'a que quatre ans : la régence est exercée par la reine-mère Anne d'Autriche, et le gouvernement assuré par le cardinal Mazarin. Durant la minorité du roi, les factions se réveillent : la Fronde vient durement menacer le pouvoir monarchique, mais le camp royal remporte finalement la victoire. Avec le traité des Pyrénées de 1659, la France met un terme à son conflit avec l'Espagne et s'affirme comme une puissance dominante en Europe : le XVIIe siècle marque l'apogée de la suprématie politique française, ce qui lui vaudra d'être désigné du nom de Grand Siècle. En 1661, après la mort de Mazarin, Louis XIV commence son règne personnel et fait de la royauté française le type accompli de la monarchie absolue. Jean-Baptiste Colbert contribue à redresser les finances du royaume. Le roi tient la haute noblesse sous un contrôle étroit et est absolument maître dans son royaume, concentrant entre ses mains tous les pouvoirs. Le gouvernement central est réparti entre le Conseil du roi, le chancelier de France, et quatre secrétaires d’État. Les États généraux ne sont plus réunis. À partir de 1673, les parlements se bornent à enregistrer les ordonnances royales. En 1667, la police est réorganisée sous l’autorité d’un lieutenant général de police. L’absolutisme concerne également l’Église, et la déclaration des Quatre articles constitue une charte officielle du gallicanisme. La construction du château de Versailles, résidence permanente du roi et de la cour à partir de 1682, marque un apogée symbolique du prestige personnel de Louis XIV.

La politique étrangère demeure le domaine réservé du roi et entraîne la France dans une série de guerres coûteuses, mais d'abord victorieuses et permettant d'agrandir le territoire du royaume. La Guerre de Hollande (1672-1678) amène à la France la Franche-Comté par le traité de Nimègue. La révocation de l’édit de Nantes en 1685 aggrave encore, entretemps, les relations de la France avec les États allemands, tout en entraînant l'exil de nombreux huguenots. La Guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697) permet à la France, par le traité de Ryswick, d'annexer la Sarre et les quatre cinquièmes de l'Alsace.

La guerre de Succession d’Espagne (1701-1714), ruineuse, met finalement un terme à la politique d’hégémonie française en Europe : si l'un des petits-fils de Louis XIV est finalement reconnu comme roi d'Espagne sous le nom de Philippe V, le traité d'Utrecht lui impose par contre de renoncer à ses droits sur la couronne de France. Par ailleurs, en quelques années, la famille royale, au sein de laquelle la succession paraissait assurée, est décimée : le Grand Dauphin, fils de Louis XIV, meurt en 1711, suivi en 1712 et 1714 de ses fils le duc de Bourgogne et le duc de Berry.

À la mort de Louis XIV, son arrière-petit-fils Louis XV, âgé de cinq ans, lui succède. Durant la période dite de la Régence, sous l’autorité du duc Philippe d’Orléans, la France connaît une détente politique, mais également une grave crise économique avec la faillite du système de Law. La crise sous la régence est également diplomatique : la France est isolée en Europe face aux puissances maritimes, et à la division des Bourbons et des Habsbourgs, tandis que la misère d'une partie de la paysannerie et l'agitation des huguenots contribuent au volet social et spirituel des difficultés du pays[88].

Après la mort du cardinal de Fleury, Louis XV souhaite gouverner lui-même, mais se lasse vite et abandonne dans les faits le pouvoir aux factions rivales. Le prestige royal en est atteint, mais le règne de Louis XV est également marqué par un renforcement de l’administration royale et régionale, et un embellissement des villes par une politique de grands travaux. Les institutions du royaume demeurent néanmoins en retard par rapport aux réalités économiques, et la société est parcourue de tensions dues aux rivalités entre classes sociales. Les idées des Lumières tendent au discrédit des institutions traditionnelles et de l’autorité royale. Avec la guerre de Sept Ans, la France perd en outre, par le traité de Paris, le bénéfice d'une grande partie du premier espace colonial français : la Nouvelle-France doit notamment être cédée pour l'essentiel au Royaume de Grande-Bretagne et au Royaume d'Espagne.

La fin de la monarchie[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Révolution française.

Lorsque Louis XVI succède en 1774 à son grand-père Louis XV, il trouve un pays politiquement fort mais nécessitant de profondes réformes économiques et sociales. La participation de la France à la guerre d'indépendance américaine, particulièrement coûteuse, ruine les efforts initiés par Turgot sous le règne de Louis XV. L’État, qui apparaît paralysé par la sclérose de ses institutions, ne parvient pas à résoudre la crise politique, administrative et financière[89],[90] : Louis XVI rappelle les parlements, qui se joignent cependant au camp des conservateurs.

À la fin des années 1780, l’État est au bord de la banqueroute : Louis XVI convoque alors les États généraux, qui s’ouvrent le 5 mai 1789 à Versailles. Mais le contrôle de la situation échappe bientôt au roi : le 17 juin, le tiers état se proclame « Assemblée nationale ». La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, est considérée comme le véritable point de départ de la Révolution française. Bientôt dépassé par les mesures de l’Assemblée nationale, le roi songe à quitter le pays mais il est reconnu et ramené à Paris : l’épisode de la fuite à Varennes lui coûte ce qui lui restait de popularité. Le 3 septembre 1791, la première Constitution de la France est adoptée, mettant fin à la monarchie de droit divin. Le régime de monarchie constitutionnelle dure moins d’un an et la prise des Tuileries, le 10 août 1792, met fin dans les faits à la royauté, officiellement abolie le 21 septembre. Jugé pour trahison envers la Nation, Louis XVI est exécuté le 21 janvier 1793.

Après la fin de la période révolutionnaire et la fin du Premier Empire, la France prendra à nouveau en 1814 le nom officiel de « Royaume de France » lors du retour de la Maison de Bourbon sous la Restauration, mais sous un régime de Monarchie constitutionnelle. Après les Trois Glorieuses de 1830, la France connaît à nouveau un régime monarchique, la monarchie de Juillet. Il s’agit cette fois du règne de la Maison d’Orléans et de Louis-Philippe Ier qui est proclamé « roi des Français » (1830-1848).

Pour l'anecdote, depuis le 27 mars 1901, 110 très officiels vice-rois français de l'île des Faisans se sont succédé jusqu'en 2011, le président de la République française n'étant que par alternance coprince de la principauté d'Andorre.

Monarchies constitutionnelles (1789-1848)[modifier | modifier le code]

Société[modifier | modifier le code]

Article connexe : Société d'Ancien Régime.

Ordres[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Le royaume de France est une société d'ordre. Les hommes sont répartis entre eux en catégories sociales hiérarchisés. Traditionnellement, le roi distingue trois ordres avec lesquelles il communique pour les besoins de sa politique. Il existe pourtant à l'intérieur de ses ordres, des ordres secondaires tout aussi hiérarchisés[91].

Noblesse[modifier | modifier le code]

Article connexe : Noblesse française.

La Noblesse est l'ordre le plus prestigieux[92]. L'origine de la noblesse repose sur la transmission héréditaire de l'honneur acquis sur le champ de bataille. Ils jouissent de certains privilèges, qui sont différents selon les rangs. L'ordre est lui-même divisé en deux grands « états » : les gentilshommes et les nobles. Le premier titre est réservé aux nobles dont la noblesse remonte très loin (enfaite il est admis que la gentilhommerie commence à la quatrième génération)[93]. Parmi les privilèges de la noblesse, le droit de porter des armes, exempt d'impôts et de corvée, ils sont les seuls à pouvoir posséder des biens nobles (les roturiers sont tolérés par dispense), certains bénéfices ecclésiastiques leurs sont réservés[94]. Ils jouissent de privilèges judiciaires, comme par exemple être exempt de certains tribunaux. La noblesse peut s'acquérir et dépend de la seule grâce du roi. Il faut néanmoins réunir plusieurs conditions comme celle d'avoir rendu des services ou de n'exercer aucun métier manuel[95]. L'une des caractéristiques qui distinguait le plus les nobles est l'honneur et sa sanction le duel[96].

Clergé[modifier | modifier le code]

Le clergé catholique rassemblent tous les hommes qui servent Dieu. L'ordre est lui-même divisé en des ordres majeurs (êcheque, prêtre, diacre et sous-diacre) et mineurs (acolyte, lecteur, exorciste et portier)[97]. Pour être reçu dans l'ordre, le clercs doit avoir manifesté sa volonté de servir Dieu, de savoir lire et écrire et ne pas avoir des défauts comme par exemple être serf ou être endetté[98]. Ils disposent de privilège comme ne pas être poursuivi par un juge séculier, être dispensé de service militaire et exemptés de certains impôts[99]. Le peuple devait leurs payer la dîme en échange de la nourriture spirituelle qu'il recevait de l'ordre[100]. Ils reçoivent le revenu attaché à un office ecclésiastique[101]. Avec l'édit de Nantes, les protestants deviennent un ordre du royaume avec ses assemblées et sa justice[102]. Par contre, les juifs ne sont pas considéré comme un ordre, mais ont le statut d'étrangers privilégiés[103].

Tiers état[modifier | modifier le code]

Article connexe : Tiers état.
Bourgeois[modifier | modifier le code]

Les définitions d'un bourgeois changent selon les territoires. Dans certains, il qualifie juridiquement les habitants d'une ville, dans d'autres, il faut en plus remplir des conditions de fortune, alors qu'il peut arriver aussi que dans certains il ne qualifie que les marchands et maître de métier[104]. Mais communément, le bourgeois qualifie le non-noble qui ne travail pas avec ses mains[105]. Parmi les bourgeois, on trouve ceux qui vivent noblement, c'est-à-dire de leurs rentes et prépare leur anoblissement[106]. En dessous, le reste de la bourgeoisie est hiérarchisé selon leur profession et leur charge[107].

Travailleurs manuels[modifier | modifier le code]

Les travailleurs manuels concernent la plus grande part de la population. Ils sont hiérarchisés selon leur métier avec au dessus ceux ayant droit de corps et de communautés et en dessous les métiers libres[108] réglés et surveillés par les autorités. A l'intérieur des corps, les métiers étaient hiérarchisés selon le prestige du travail et à l'intérieur des métiers, les membres étaient classés selon leur statut[109]. Encore en dessous ce trouve ceux qui ne gagnent pas assez pour entretenir leur vie et les mendiants qui ont eux-mêmes des privilèges et une hiérarchie officiel selon la raison de la mendicité. Certains sortent de la société et deviennent de vagabonds ou des brigands vivant de larcins[110].

Corps[modifier | modifier le code]

Article connexe : Corporation (Ancien Régime).

Le royaume de France est une société de corps. Des groupes de personnes unies pour le bien commun et qui ont les mêmes intérêts. Chaque corps possèdent des armoiries et un sceau, ont des privilèges, un rang social. Ils ont des droits et des devoirs comme donner conseil au roi, payer des taxes collectives ou encore des aides diverses comme des services de guet, contrôle des poids et mesures ou encore le service incendie. Ils sont représentés dans les assemblées générales des villes, participent à l'élection des municipalités et rédigent des cahiers de doléances. Les corps se recrutent eux-mêmes, après une cérémonie et un serment. Ils ont des assemblées générales et élisent des dirigeants ou officiers. Ce qui est voté lors des assemblées fait force de loi et s'impose à tout les membres[111]. Les corps peuvent posséder de biens et passer en justice. Aucun corps n'existe sans la volonté du roi et il peut contrôler et imposer des mesures de tutelles[112].

Lignages[modifier | modifier le code]

La société du royaume de France est une société de lignage, c'est-à-dire une suite de parents descendant d'un père commun. La fonction sociale du lignage est de déterminer le groupe de parents avec lequel un individu est lié et doit assistance[113]. Le lignage est bilatérale et inclus les parents du père et de la mère. Chaque membre du lignage, peut trouver l'aide nécessaire auprès des autres membres du lignage. Ils peuvent coopérer pour une œuvre commune ou pour conquérir des avantages sociaux. Chaque lignage possède un chef[114]. Le mariage est très important pour un lignage, qui est moyen d'étendre son influence et ascension sociale avec le jeu des alliances[115]. Chaque lignage essaye d'intégrer à son propre lignage des personnes puissances afin de s'assurer des protections haut-placés et grimper dans la hiérarchie sociale[116].

A partir du XVIIe siècle, la famille (appelé aussi ménage ou maison pour les gens distingués) émerge du lignage[117]. Il s'agir d'un noyau plus compacte rassemblant les gens habitants le même toit et partageant les revenus[113], mais aussi les domestiques qui vivent dans la maison[117]. L'État va légiférer pour faire du père le chef de famille avec une forte puissance sous son toit afin que le roi puisse commander la volonté de l'État à l'intérieur du foyer. La famille remplit des fonctions sociales comme l'éducation des enfants, assistance ou coopération économique mutuelle des époux. Chaque époux peut fonder son foyer en quittant l'habitation et l'influence des parents[118].

Fidélités[modifier | modifier le code]

Institutions[modifier | modifier le code]

Royales[modifier | modifier le code]

Roi[modifier | modifier le code]

Article connexe : Roi de France.
Portrait peint de Louis XIV.
Louis XIV, roi de 1643 à 1715, son règne fut le plus long de France.
Le personnage[modifier | modifier le code]

Depuis les temps Carolingiens, le roi est un personnage sacré qui incarne la souveraineté de l'État[119]. Il dispose de l'ensemble de ses attributions dès la mort de son prédécesseur, mais il n'est légitime aux yeux du peuple, qu'après la cérémonie du sacre qui se déroule dans la cathédrale de Reims. Cette cérémonie montre l'intervention de Dieu dans l'attribution de la couronne, qui se manifeste sous deux formes : le roi justicier, qui doit faire régner la paix et la justice divine, ainsi que le fait de guérir les écrouelles en touchant les malades[120]. Au temps des Mérovingiens, le roi tient surtout son pouvoir de la conquête[121].

Transmission de la couronne[modifier | modifier le code]

La couronne n'est pas la propriété du roi. Il ne peut pas en disposer comme à sa guise, puisqu'il doit obéir aux lois fondamentales du royaume de France, dont la première est la loi salique[122]. La couronne se transmet de mâle en mâle en primogéniture, excluant les femmes et leurs descendants[123]. Mais aussi en écartant les bâtards et les protestants[124]. Les lois ne sont pas écrites et sont édictés au fur et à mesures des circonstances pour répondre à un problème posé[125]. Au temps des Carolingiens et aux débuts des Capétiens, la couronne est élective par acclamation des grands barons du royaume. Jusqu'à Philippe II Auguste, où la nouvelle dynastie est bien ancrée, les Capétiens ont pour tradition de faire acclamer leur fils ainé en même temps qu'eux[126]. Ils font ainsi progressivement de l'élection, une formalité symbolique[125].

Famille royale[modifier | modifier le code]

La reine partage les honneurs du trône, mais ne peut prétendre à l'exercice du pouvoir, sauf durant les périodes de régence. Jusqu'en 1610, elles sont sacrées en même temps que leur époux ou seule à la Basilique Saint-Denis. Les princes du sang sont théoriquement tous les descendants mâles d'Hugues Capet, mais ils ne concernent que les descendants de Saint-Louis. A partir du XVIIe, la famille royale se distingue des autres princes de sang et se classe en deux ordres. D'un côté les descendants directes et de l'autre les proches parents (frères et sœurs et leurs enfants)[127]. Les princes du sang en ligne masculine forment un troisième ordre. Le fils ainé du roi, où l'ainé de ses descendants directs, est appelé Dauphin depuis 1349. Sa naissance est publique et fêtée dans le royaume[128].

Représentants[modifier | modifier le code]

Gouvernements[modifier | modifier le code]

Judiciaires[modifier | modifier le code]

La justice est la prérogative principal du roi, mais avec l'extension du domaine royal et du nombre des contentieux, le roi ne peut plus juger lui-même et les tribunaux royaux se substitue à lui[129]. A partir de Philippe II Auguste, les baillis siègent tour à tour dans les localités de leur bailliage pour rendre la justice au non du roi. Le tribunal est composé en fonction de la qualité du justiciable, un chevalier par exemple ne peut être jugé que par ses pairs. Au XIVe siècle, les tribunaux ne se tiennent plus que dans le chef lieu du bailliage. Au XVe siècle (XIIIe siècle pour les sénéchaussées), les tribunaux deviennent permanent grâce à l'augmentation du nombre de lieutenants. A partir de 1318, les intérêts royaux sont défendus dans les tribunaux par les procureurs du roi[130].

Finances[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ordinaire[modifier | modifier le code]

L'ordinaire s'occupe de la gestion du domaine royal par les trésoriers de France et de la monnaie royale[131]. Les revenues du domaine sont divers, ils peuvent être fixe comme les péages ou irréguliers comme les taxes perçues sur les foires[132]. Avant Philippe II Auguste, la perception des revenus est gérée par le prévôt. Par la suite les baillis et sénéchaux ont la responsabilité de cette tâche, puis après 1320 les receveurs récupèrent le monopole des recettes. Le trésor royal est placé, depuis le règne de Louis VII le Jeune, sous la responsabilité de l'Ordre du Temple. Philippe Auguste leur adjoint un bureau des comptes où siège six bourgeois parisiens et le clerc du roi qui établisse un véritable budget de la royauté. Philippe IV le Bel retire la gestion du trésor aux chevaliers du Temple et le confie à des trésoriers royaux après 1295 qui ont pour mission un bilan prévisionnel des dépenses et recettes pour chaque receveur. Leur compétence grandit à partir du XIVe siècle puisqu'ils sont chargés de l'administration des ressources du domaine et mènent des contrôles à travers le royaume. A partir de 1379, l'un d'eux demeure continuellement à Paris aidé par le changeur du Trésor[133]. Les quatre autres se verront assigner chacun une circonscription à partir du milieu XVe siècle[134].

Extraordinaire[modifier | modifier le code]

L'extraordinaire s'occupe de la gestion de l'impôt. Il est institué à partir du XIVe siècle, pour faire face aux dépenses de la royauté qui ne peuvent plus être couverte par l'ordinaire[131]. Avant cette date, les souverains prélèvent des taxes auprès de l'Église pour financer les croisades, puis à partir de Philippe IV le Bel différentes expériences sont menés pour diversifier les formes de contribution. Les défaites lors de la guerre de Cent Ans, font prendre conscience que des contributions sont nécessaires pour établir la défense du royaume[134]. D'abord exceptionnelle et avec l'accord des assemblées d'états, elles deviennent permanentes à partir de 1436 pour financer une armée permanentes[135].

Les premières levées d'impôts sont confiées à des commissaires. Les États généraux de 1355 mettent en place une véritable administration géré par neuf généraux superintendants (trois pour chaque ordres) qui eux-mêmes choisissent des représentants pour chaque circonscription qui ont comme mission de répartir la taille entre les paroisses. Un receveur général et particulier assure les tâches comptables. L'administration passe très rapidement sous contrôle royal qui nomme les superintendants généraux réduit à quatre qui s'occupe chacun d'une circonscription. Les agents du trésor et les superintendants généraux se retrouvent dans un conseil commun des finances[136].

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

C'est sous François Ier que l'administration financière du Moyen Âge connue d'importantes réformes. En 1523, il créé une caisse centrale appelée trésor de l'Épargne. Gérée par un comptable de haut rang, elle finance les dépenses de la cour et du gouvernement. Les pouvoirs des trésoriers et généraux des finances sont réduits et fusionnés quelques temps plus tard sous le titre de trésorier général. Le royaume est divisé en seize généralités dirigées par un trésorier général. Les finances ordinaires et extraordinaires sont réunies sous la même administration. Le nombre de trésorier général est ensuite augmenté pour chaque généralité[137]. L'administration centrale des finances est désormais dirigée par le roi assisté de son conseil où émergent par la suite quelques spécialistes choisis par le roi, qui supervise et coordonne l'administration financière. Ainsi les apparurent les titres de contrôleur généraux des finances, intendants et surintendant des finances[138].

Impôts[modifier | modifier le code]

Carte des gabelles en 1789.

Le premier impôt direct qui se généralise est le fouage, qui a l'inconvénient de ne pas être précis dans ses prévisions. La taille, la remplace progressivement dans le royaume et devient monopole royal en 1439 puisque les seigneurs ont interdiction de la lever[135]. Les nobles (qui versent l'impôt du sang) et les clercs en sont exempts, mais l'Église paye la décime[139]. Parmi les impôts indirect, la gabelle du sel tient une place à part. Elle est gérée par les grenetiers, des agents royaux qui vendent le sel. La gabelle est différentes selon les pays de « petite » et « grande » gabelle et exempt dans certains autres. Les marchandises sont taxées à l'exportation, car il est considéré que cela diminue la richesse du royaume[140].

Monnaie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Monnaie du royaume de France.

Jusqu'au XIIe siècle, il n'existe aucune monnaie pour l'ensemble du royaume. Chaque seigneur (petit ou grand), évêques ou villes bat sa propre monnaie. Philippe II Auguste tente d'imposer le denier parisis qui a cours à Paris, puis s'empare des ateliers qui frappe le denier tournois qui a cours dans le centre et l'ouest du royaume[131]. Saint Louis impose la monnaie royale à l'intérieur du domaine royal et en concurrence avec la monnaie des seigneurs en dehors du domaine. Au fil des ordonnances royales, les monnaies seigneuriales perdent de plus en plus d'influence et d'indépendance. C'est en 1347, que la frappe de monnaie devient un monopole royal[141].

Ecclésiastiques[modifier | modifier le code]

Armées[modifier | modifier le code]

Territoires[modifier | modifier le code]

Définition[modifier | modifier le code]

Les pays d'élections, d'États et d'impositions en 1789.

Le royaume de France est l'ensemble des territoires qui reconnaissent la domination du roi de France, où sous la période féodale, les territoires des seigneurs qui se reconnaissent vassal du roi. Jusqu'à la révolution, les frontières sont floues, le roi possèdent des enclaves extérieurs et des souverains étrangers des enclaves intérieur[142]. A l'intérieur, les circonscriptions formaient des enchevêtrements homogènes ou hétérogènes selon les natures[143]. La France est divisé en deux, d'une part les pays d'élections assez centralisés et avec des institutions relativement uniformisés et de l'autre les pays d'États et pays d'impositions disposant d'une large autonomie[144]. Les seules circonscriptions avec des limites claires sont celles formés à partir des paroisses, c'est-à-dire les diocèses, les élections et les généralités[145]. Les autres sont plus des listes de localités et de fiefs qu'un territoire linéaire cartographié[146].

Domaine royal[modifier | modifier le code]

Article connexe : Domaine royal français.

Le domaine royal est l'ensemble des fiefs dont le roi est le seigneur direct. Il apparait au XIe siècle avec le morcellement territoriale du royaume et va être élargit jusqu'à la fin du Moyen Âge pour se confondre avec les limites du royaume[147]. Les accroissement territoriaux commencent à partir de Philippe II Auguste[148] et se termine avec l'achat de la Corse en 1768[149]. A partir du XIIIe siècle, le domaine est inaliénable. Avant ça, les rois n'hésitaient pas à donner des fiefs de la couronne à leur fils puînés pour qu'ils puissent toucher un revenu[150]. Par la suite, est différencié le domaine fixe et le domaine casuel qui est composé des fiefs que le roi acquérait de son vivant et dont il pouvait disposer dans l'intérêt du royaume[151]. Il est aussi possible au roi de mettre en gage le domaine[152] où d'échanger des terres contre des biens de mêmes valeurs[153].

Principautés et apanages[modifier | modifier le code]

Une principauté territoriale est un État presque souverain, où le prince exerce les pouvoirs législatifs, diplomatiques judiciaires et fiscales, mais qui reconnaisse le roi comme leur vassal. Ils apparaissent au Xe siècle lorsque les comtes devenus indépendants, réunissent à leur domaine les comtés limitrophes et exerce l'autorité qu'exerçait le roi auparavant[154]. Les principautés déclinent avec la montée en puissance du pouvoir central et vont être progressivement intégrée au domaine royal. Au moment de l'Ancien Régime, elles ont fortement décliné, mais ils en restent plusieurs dizaines, le plus souvent de la taille d'une ville[155].

L'apanage consiste à donner un fief du domaine royal à l'un des fils puînés du roi pour qu'ils puissent tenir leur rang et donnent parfois naissance à de nouvelles principautés[150]. Il permet aussi d'associer les princes de sang à la défense du royaume. Avec le temps, la pratique se codifie et à partir du XIVe siècle, les pouvoirs du prince dans son apanage deviennent de plus en plus réduits. Si le prince n'a pas d'héritier mâle, l'apanage doit revenir à la couronne[156].

Circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

Elles sont nombreuses et ne se confondent ni avec les provinces, ni avec les limites des parlements, ni encore avec la géographie féodale[145].

Baillage et sénéchaussée[modifier | modifier le code]

Article connexe : Bailliage et sénéchaussée.

Ce sont des circonscriptions anciennes avec des compétences différentes selon leur nature. A l'origine, il s'agit d'un représentant du roi qui a comme mission de rendre la justice, contrôler les prévôts, gérer le domaine, protéger les églises royales, surveiller et transmettre les ordres royales aux vassaux. Avec le temps, la compétence du bailli va se restreindre au domaine judiciaire, mais des anciennes compétences vont subsister comme la levée du ban[146].

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Une circonscription contrôlée par un gouverneur qui représente le roi[157].

Généralité[modifier | modifier le code]

Article connexe : Généralité (France).

Une circonscription financière administrée par un bureau des finances et par un intendant dans les pays d'élections[157]. Elle est homogène et formé à partir des paroisses avec des contours linéaires[146].

Intendance[modifier | modifier le code]

Une circonscription administrée par un intendant. Elle se confond avec la généralité dans les pays d'élections et avec la province dans les pays d'États[157].

Communautés territoriales[modifier | modifier le code]

Seigneuries[modifier | modifier le code]

Villes et villages[modifier | modifier le code]

Provinces[modifier | modifier le code]

Article connexe : Provinces du royaume de France.

Les provinces sont des territoires avec des coutumes, traditions et privilèges communs. Ainsi que des organes politiques qui permet de former une volonté commune. Chaque circonscription administrative est qualifié province, mais le sens le plus commun sont des communautés reposant sur la tradition des ancêtres[158]. Au XVIIIe siècle, on recense 60 provinces, elles-mêmes subdivisés en pays naturelles au nombre d'environ 300. Pour chaque province, le roi doit respecter les coutumes et chartes de droit[159]. Les provinces ont des organe représentatif comme les parlements, la cour souveraine, la Chambre des comptes, ou encore le Conseil souverain, mais surtout les États provinciaux qui sont un contre-pouvoir au roi pour protéger les sujets[160].

Colonies[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-France, perle de l'empire colonial du royaume.

Emblèmes du royaume de France[modifier | modifier le code]

Article connexe : Emblèmes du royaume de France.

Le royaume de France disposait de certains emblèmes propres :

  • Les armes de France, d'azur à trois fleurs de lys d'or, sont les armes du roi et du royaume ; parfois étaient ajoutées les armes de Navarre mais dans ce cas, il s'agissait des armes du roi de France et de Navarre et non celle du royaume de France ;
  • Le drapeau blanc même si celui-ci n'avait pas sous l'Ancien régime les fonctions du drapeau tricolore et en particulier ne flottait pas sur les bâtiments publics ; avant la Révolution française, il était réservé à la Marine et ne sera étendu à terre que sous la Restauration (le drapeau français était intégralement blanc sans ornement héraldique, seul le pavillon royal était fleurdelisé et frappé des armes de France) ;
  • Le cri d'armes ou cri de guerre : « Montjoie ! Saint-Denis ! » Il s'agit d'un cri d'arme figurant au-dessus des armes de France et non d'une devise figurant en dessous des armes.
  • Il n'y avait pas d'hymne national avant la Révolution ; sous la Restauration, l'air Vive Henri IV ! est fréquemment joué dans les cérémonies se déroulant hors de la présence du roi et de la famille royale car à cause de son refrain « J'aimons les filles et j'aimons le bon vin », on évitait de le jouer devant les personnes royales ; pour accueillir le roi ou des membres de la famille royale, quand ils faisaient leur entrée dans une cérémonie publique, on utilisait plutôt « Où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille ? », air tiré de la comédie musicale Lucile (1769) d'André-Modeste Grétry (1741-1813) et dont les paroles sont de Jean-François Marmontel (1723-1799).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'en 1539.
  2. À partir de 1539.
  3. Pinoteau 2004, p. 85 et 127.
  4. La France au Moyen Âge, p. 32.
  5. La France au Moyen Âge, p. 33.
  6. Clovis, p. 201.
  7. Clovis, p. 206.
  8. Clovis, p. 253.
  9. a et b La France au Moyen Âge, p. 32.
  10. Clovis, p. 309.
  11. La France au Moyen Âge, p. 47.
  12. La France au Moyen Âge, p. 49.
  13. La France au Moyen Âge, p. 48.
  14. Charlemagne et l'Empire carolingien, p. 18.
  15. La France au Moyen Âge, p. 77.
  16. Charlemagne et l'Empire carolingien, p. 21.
  17. Charlemagne et l'Empire carolingien, p. 22.
  18. La France au Moyen Âge, p. 82.
  19. La France au Moyen Âge, p. 83.
  20. Charlemagne et l'Empire carolingien, p. 51.
  21. La France au Moyen Âge, p. 84.
  22. Charlemagne et l'Empire carolingien, p. 57.
  23. Charlemagne et l'Empire carolingien, p. 59.
  24. La France au Moyen Âge, p. 88.
  25. a et b La France au Moyen Âge, p. 90.
  26. Charlemagne et l'Empire carolingien, p. 135.
  27. La France au Moyen Âge, p. 102.
  28. La France au Moyen Âge, p. 104.
  29. Charlemagne et l'Empire carolingien, p. 287.
  30. Charlemagne et l'Empire carolingien, p. 307.
  31. Charlemagne et l'Empire carolingien, p. 352.
  32. Charlemagne et l'Empire carolingien, p. 366.
  33. Charlemagne et l'Empire carolingien, p. 373.
  34. La France au Moyen Âge, p. 107.
  35. La France au Moyen Âge, p. 112.
  36. La France au Moyen Âge, p. 113.
  37. La France au Moyen Âge, p. 115.
  38. Les Capétiens, p. 27.
  39. La France médiévale, p. 117.
  40. La France au Moyen Âge, p. 191.
  41. Les Capétiens, p. 50.
  42. Les Capétiens, p. 166.
  43. La France au Moyen Âge, p. 223.
  44. Les Capétiens, p. 184.
  45. Les Capétiens, p. 222.
  46. Les Capétiens, p. 223.
  47. Les Capétiens, p. 225.
  48. Les Capétiens, p. 238.
  49. Les Capétiens, p. 234.
  50. Les Capétiens, p. 240.
  51. Les Capétiens, p. 242.
  52. Les Capétiens, p. 322.
  53. Les Capétiens, p. 329.
  54. La France au Moyen Âge, p. 288.
  55. La France au Moyen Âge, p. 289.
  56. La France au Moyen Âge, p. 289.
  57. Les Capétiens, p. 381.
  58. La France au Moyen Âge, p. 293.
  59. Les Capétiens, p. 408.
  60. Les Capétiens, p. 410.
  61. Les Capétiens, p. 412.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve siècles, PSR éditions,‎ 2004
  • Roland Mousnier, Les Institutions de la France sous la monarchie absolue, Puf,‎ 2005, 1253 p. (ISBN 2-13-054836-9).
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  • Claude Gauvard, La France au Moyen Âge : du Ve au XVe siècle, Puf,‎ 2012, 567 p. (ISBN 978-2-13-058230-4).
  • Bernard Barbiche, Les Institutions de la Monarchie française à l'époque moderne, Puf,‎ 2012, 430 p. (ISBN 978-2-13-060678-9).
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  • Louis Halphen, Charlemagne et l'Empire carolingien, Albin Michel,‎ 1995, 550 p. (ISBN 2-226-07763-4).
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Articles connexes[modifier | modifier le code]