Jack Lang

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Jack Lang
Jack Lang, en 2008.
Jack Lang, en 2008.
Fonctions
Député de la 6e circonscription du Pas-de-Calais
Prédécesseur Dominique Dupilet
Successeur Brigitte Bourguignon
Ministre de l'Éducation nationale
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Claude Allègre
Successeur Luc Ferry
Député européen
Ministre d'État, ministre de l'Éducation nationale et de la Culture
Président François Mitterrand
Gouvernement Édith Cresson
Pierre Bérégovoy
Prédécesseur Lionel Jospin (Éducation nationale)
Lui-même (Culture)
Successeur François Bayrou (Éducation nationale)
Jacques Toubon (Culture)
Porte-parole du gouvernement
Président François Mitterrand
Gouvernement Édith Cresson
Prédécesseur Louis Le Pensec
Successeur Martin Malvy
Maire de Blois
Prédécesseur Pierre Sudreau
Successeur Bernard Valette
Ministre de la Culture et de la Communication
Chargé du Bicentenaire et des Grands travaux de 1988 à 1991
Président François Mitterrand
Gouvernement Michel Rocard I
Michel Rocard II
Édith Cresson
Prédécesseur François Léotard
Successeur Lui-même
Député de la 1re circonscription du Loir-et-Cher
Prédécesseur Michel Fromet
Successeur Michel Fromet
Prédécesseur Michel Fromet
Successeur Michel Fromet
Prédécesseur élection à la proportionnelle par département
Successeur Michel Fromet
Ministre de la Culture
Ministre délégué à la Culture de 1983 à 1984
Président François Mitterrand
Gouvernement Pierre Mauroy I
Pierre Mauroy II
Pierre Mauroy III
Laurent Fabius
Prédécesseur Michel d'Ornano
Successeur François Léotard
Biographie
Nom de naissance Jack Mathieu Émile Lang[1]
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Mirecourt (France)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de Faculté de droit et Centre universitaire d'études politiques de l'Université de Nancy
Institut d'études politiques
faculté de droit de l'Université de Paris

Jack Lang, né le à Mirecourt (Vosges), est un homme politique français. Plusieurs fois ministre (Culture, Éducation nationale) dans des gouvernements socialistes, il est conseiller de Paris de 1983 à 1989, député du Loir-et-Cher entre 1986 et 2000 puis du Pas-de-Calais de 2002 à 2012. Battu lors des élections législatives de 2012 dans la deuxième circonscription des Vosges, il devient président de l'Institut du monde arabe l'année suivante.

Famille, études et carrière académique[modifier | modifier le code]

Issu, du côté paternel, d'une riche famille juive laïque[2] de Nancy, son père Roger Lang est le directeur commercial de l'entreprise familiale fondée et dirigée par le grand-père de Jack, Albert. Roger et Albert sont tous deux francs-maçons. Sa mère, Marie-Luce Bouchet, catholique, née en 1919, est la fille d'Émile Bouchet, mort en 1926, et de Berthe Boulanger, infirmière également franc-maçonne. Dès 1938, en raison du risque de guerre avec l'Allemagne, Albert et Roger avaient envoyé leurs épouses à Vichy. Après l'invasion allemande, Albert Lang et sa femme s'installent à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze. Le tout jeune Jack et sa mère partent à Cholet chez son arrière-grand-mère, la mère de Berthe Boulanger, puis à Bordeaux, alors que son père Roger est tout d'abord mobilisé à Lunéville, puis rejoint ses parents et son beau-frère Luc Bouchet à Brive. Jack et sa mère rejoignent également Brive après le bombardement de Bordeaux. Son père est condamné par le tribunal de Brive pour non-déclaration de ses enfants comme juifs, avant d'être relaxé par la Cour d'appel du fait que la mère des enfants est catholique. Roger Lang est cependant placé en résidence surveillée. Berthe Bouchet vient voir la famille Lang en avril 1942 alors que sa fille est sur le point d'accoucher de son troisième enfant, Marianne. Berthe, vénérable d'une loge maçonnique, est arrêtée en 1943 à Nancy par la Gestapo pour fait de propagande et de résistance, déportée à Ravensbrück et gazée au printemps de 1945[3].

Jack Lang fait des études secondaires au lycée Henri-Poincaré de Nancy. Entré en sixième en 1949, il redouble cette classe, puis est envoyé deux ans en pension au collège de Lunéville. Il revient en classe de quatrième au lycée Poincaré. Placé en section scientifique au premier trimestre de la classe de seconde, il demande à passer en section économique et sociale en cours d'année. Jack Lang perd son père à l'âge de 15 ans en 1955. Il obtient le baccalauréat en 1957, puis s'inscrit à la faculté de droit de l'université de Nancy et au centre universitaire d'études politiques, dépendant de l'Institut d'études politiques de l'université de Paris. Ayant réussi avec mention ses deux premières années d'études au centre, il peut rentrer directement en 1959 en deuxième année d'études à l'Institut d'études politiques de l'université de Paris, section service public, dont il est diplômé en 1961. Il continue en parallèle ses études de droit à la faculté de droit de l'université de Paris, et y obtient la licence, également en 1961.

C'est au Conservatoire d'art dramatique de Nancy, en 1957, qu'il fait la connaissance de Monique Buczynski, issue d'un milieu juif polonais, fille de Jacques Buczynski, né en Lituanie en 1900[4], et d'Elvire Kahn[2], qu'il épousera le . Ils auront deux filles, Caroline, née en 1961, et la comédienne Valérie Lang (1966-2013), compagne de Stanislas Nordey, fils de Jean-Pierre Mocky.

Après ses études à Paris, il entame une carrière universitaire à la faculté de droit de l'université de Nancy. Il devient assistant du professeur de droit international Charles Chaumont, obtient en 1964 les diplômes d'études supérieures en sciences politiques[5] et en droit administratif[6] puis, après l'obtention du doctorat en droit en janvier 1967[7], il devient chargé de cours. Après deux échecs successifs, il est lauréat du concours d'agrégation de droit public et sciences politiques, et est nommé maître de conférences le 1er janvier 1971 à l'université Nancy II. Il est nommé professeur titulaire de droit international en 1976, et est doyen de l'unité d'enseignement et de recherche de sciences juridiques et économiques de 1977 à 1980. Il obtiendra ensuite sa mutation à l'université Paris X.

Théâtre et débuts dans l'exécutif culturel[modifier | modifier le code]

Très tôt attiré par la scène théâtrale, Jack Lang fonde, en 1958, avec Édouard Guibert, la troupe universitaire de Nancy[8] ; la première année, il interprète le rôle-titre de Caligula. Il suit également des cours durant trois ans au conservatoire d'art dramatique de Nancy.

Dès 1964, il obtient la permission de recevoir des équipes d'amateurs étrangers et crée le Festival de théâtre universitaire de Nancy, qu'il présidera jusqu'en 1977. Rapidement, l'évènement dépasse la sphère artistique lorraine pour acquérir une réputation nationale et mondiale, qui accueille notamment Roland Grünberg, le Bread and Puppet Theatre, Bob Wilson, El Teatro Campesino.

En 1972, il est appelé par le président Georges Pompidou à la direction du théâtre de Chaillot. Jugé subversif, il se voit retirer la direction de Chaillot[9] en octobre 1974 par le nouveau secrétaire d'État à la Culture, Michel Guy, au prix d'un scandale médiatique.

En 1997, il est le président du jury du 47e Festival de Berlin.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Dans sa jeunesse, Jack Lang est, à la suite de son père radical franc-maçon[10], un fidèle de Pierre Mendès France. Il s'engage à partir de 1974 aux côtés de François Mitterrand, le faisant profiter de son carnet d'adresses international[11]. Il entre au Parti socialiste en 1977, et devient secrétaire national à la culture en 1979[12]. Élu en 1977 conseiller municipal du 3e arrondissement de Paris dans le sillage de Georges Dayan, il milite contre le réaménagement des Halles de Paris. La même année, il est signataire d'une lettre ouverte, parue dans le journal Le Monde, demandant la libération d'adultes accusés d'actes de pédophilie sur des mineurs de moins de 15 ans[13].

Élection présidentielle de 1981[modifier | modifier le code]

Il est révélé au grand public en 1981 quand il est nommé ministre de la Culture, poste qu'il occupera pendant dix ans sous tous les gouvernements socialistes des deux septennats de François Mitterrand. C'est à ce poste qu'il institutionnalise en 1982 la Fête de la musique qui existait auparavant sous forme associative. Cette fête populaire, qui est l'occasion de concerts de rue gratuits et de manifestations culturelles, connut rapidement un grand succès en France au point que de nombreux pays en reprirent l'idée. De même, en 1984 avec les Journées nationales du patrimoine (actuelles journées européennes du patrimoine).

Pendant les années d'alternance (1986-1988 et 1993-1995), il retrouve son poste de professeur de droit à l'Université de Paris X Nanterre. En 1988, Lang revendique un grand ministère « de la Beauté et de l'Intelligence »[14].

L'action à la Culture[modifier | modifier le code]

Jack Lang (à gauche) lors du Printemps de Bourges de 1986.

Durant les deux mandats de Jack Lang, de mai 1981 à mars 1986, puis de mai 1988 à mars 1993, le ministère connait d'importantes transformations. Il va accélérer sa modernisation et s'ouvrir à la société contemporaine : augmentation du budget, élargissement de son champ d'action à de nouvelles formes d'art, insertion dans le monde économique, développement de l'audiovisuel. Le ministre de la Culture bénéficie du soutien constant du Président de la République, notamment dans la réalisation des Grands Travaux à Paris (Grand Louvre, Arche de la Défense, Opéra Bastille, Bibliothèque nationale de France…) et en province, qui donneront un nouvel élan à l'architecture contemporaine en France (Christian de Portzamparc, Jean Nouvel, Dominique Perrault…).

Le budget du ministère est doublé en 1982, puis progressivement mis à niveau afin de tendre vers 1 % du budget de l'État, passant de 2,6 milliards de francs en 1981 à 13,8 milliards en 1993. Cette croissance budgétaire, à un rythme double de celle de l'État, touche tous les domaines du ministère et favorise leurs actions : monuments historiques, dont le budget double également (reconnaissance des patrimoines industriels et du XXe siècle) ; décentralisation théâtrale (La Criée, etc.) et de la danse (création des Centres chorégraphiques nationaux), accompagnées de nombreuses nominations comme celles de Patrice Chéreau, Giorgio Strehler, Rudolf Noureev, Jean-Claude Gallotta, etc. ; archéologie (généralisation des fouilles préventives, à la suite de celles du Louvre, grâce à la consultation des Conservateurs régionaux de l'archéologie sur les permis de construire[15]) ; jardins (création du Festival de Chaumont) ; aide et appel aux créateurs, notamment lors de manifestations nationales (Jean-Paul Goude, Philippe Decouflé, etc.) et création de nouvelles manifestations culturelles (Fête de la musique en 1982, Journées du Patrimoine en 1984, Fête du cinéma en 1985, La fureur de lire en 1989) ; arts plastiques (création du Centre national des arts plastiques, des 22 fonds régionaux d'art contemporain ou FRAC, dotations exceptionnelles d'acquisition du Musée national d'art moderne de 1981 à 1984, relance de la commande publique contemporaine de décors, vitraux et mobiliers, par Pierre Soulages, Jan Dibbets[16], Pierre Alechinsky[17], Daniel Buren[18], Pierre Paulin, Andrée Putman, etc., notamment auprès des manufactures nationales et appel à de jeunes designers, tels Philippe Starck, Sylvain Dubuisson[19]...) ; recherche scientifique (AGLAE) ; musées (création des 22 fonds régionaux d'acquisitions pour les musées ou FRAM, qui renouent avec les achats d'art ancien à un rythme inconnu depuis le début du XXe siècle, comme en témoignent désormais les cimaises des principaux musées des beaux arts de province).

La déconcentration du ministère s'accélère parallèlement à la décentralisation, avec l'achèvement du réseau des directions régionales des affaires culturelles ou la création des centres régionaux de documentation du patrimoine de l'Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Une politique de contrats et de conventions État-collectivités territoriales est relancée au rythme d'une centaine chaque année. Avec l'aide financière de l'État, une modernisation des équipements culturels est alors perceptible à l'échelle du territoire national (rénovation des musées des Beaux arts de Lyon, Lille, Nantes, Rouen, etc., construction ou rénovation de musées, en particulier d'art contemporain, à Grenoble, Saint-Étienne, Nîmes, Bordeaux…). Plusieurs grandes institutions de formation sont créées ou rénovées : l'École nationale du Patrimoine, La Fémis, l'École Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles, les deux Conservatoires nationaux supérieurs de musique à Paris et Lyon, l'École de danse de l'Opéra de Paris à Nanterre, l'École du Louvre… En 12 ans, plus de 8 000 postes sont créés dans le domaine culturel.

L'éducation artistique en milieu scolaire se modernise. De nouvelles disciplines sont enseignées (théâtre, cinéma, histoire des arts…), alors qu'est engagée la réalisation du futur Institut national d'histoire de l'art. Des opérations de sensibilisation se développent pour les enfants : classes culturelles, collège au cinéma, classes du patrimoine. La lecture est favorisée par l'achèvement du réseau des Bibliothèques départementales de prêt et par l'augmentation de leurs moyens dans le cadre de la décentralisation.

Le champ d'action du ministère s'élargit à d'autres formes d'art : chanson, rock (programme de construction des Zéniths), jazz (orchestre national), cirque (Centre national des arts du cirque), arts de la rue, mode, design, création industrielle, tandis que se créent de nouveaux lieux de diffusion (Centre national de la Chanson, Centre national de la bande dessinée d'Angoulême...).

Cette époque sera aussi celle des mutations dans le paysage audiovisuel : multiplication des chaînes, privatisation d'une partie du secteur public, ouverture des ondes, instauration d'institutions de régulation audiovisuelle (Haute autorité).

Tenant compte de la modernité économique, et du développement de la "culture d'appartement", grâce aux bonds en avant de l'électronique le ministère est conduit à se préoccuper davantage des industries culturelles (cinéma, livre, disque, audiovisuel) dans un souci de régulation du marché : mécanisme d'aides à l'industrie cinématographique avec le renforcement de l'avance sur recettes et la création des SOFICA, prix unique du livre, quotas de diffusion de chansons francophones à la radio. Ce rapprochement culture-économie se traduit également par l'encouragement au mécénat (incitations fiscales).

L'accès à la députation[modifier | modifier le code]

Parallèlement à sa carrière ministérielle, il est conseiller municipal et conseiller de Paris de 1983 à 1989, puis à partir de 1986 il s'implante en Loir-et-Cher et en devient député (réélu en 1988 ainsi qu'en 1993 mais démis d'office et rendu inéligible pour un an sur décision du Conseil constitutionnel à la suite d'irrégularités dans ses comptes de campagne[réf. nécessaire], puis réélu en 1997) et maire de Blois de 1989 à 2000, date à laquelle il abandonne son poste de maire à son adjoint, Bernard Valette. Il ambitionne alors ouvertement de se présenter à la mairie de Paris, puissant bastion de la droite. Cependant, quelques jours avant la désignation du candidat socialiste, il est nommé ministre de l'Éducation nationale par Lionel Jospin. Entre 1997 et 2000, il préside la Commission des affaires étrangères[20], et, c'est en 1998 qu'il y invita le Dalaï Lama[21],[22].

Élection présidentielle de 1995[modifier | modifier le code]

Initialement candidat à la primaire présidentielle socialiste de 1995, il doit finalement se retirer sous les critiques de certains socialistes, le rocardien Manuel Valls et une vingtaine de premiers secrétaires fédéraux ayant mené une campagne interne contre lui sous le thème de « Lang ? Jamais ». Daniel Vaillant renchérit en le traitant de « déshonneur de la gauche ». Lang qualifie alors Lionel Jospin de « loser », lequel s'oppose à l'entrée de Jack Lang au gouvernement en 1997, après la victoire de la gauche aux législatives. D'après Valeurs actuelles, Jospin a toujours été exaspéré par Lang, sa futilité, ses approximations, sa grandiloquence, son côté « paillettes », son amour des « love Parade » et des grands travaux, sa soif de gloire, d'honneurs et d'argent[14].

L'action à l'Éducation nationale[modifier | modifier le code]

En , Pierre Bérégovoy lui confie le ministère de l'Éducation nationale en plus de celui de la Culture. Arrivé en pleine période de contestation étudiante et lycéenne, il commence pour « épurer l'atmosphère » par suspendre le projet de réforme universitaire de son prédécesseur, Lionel Jospin. Il assouplit le projet de réforme pédagogique des lycées et propose de faire appel à des appelés du contingent pour lutter contre la violence à l'école. Il reprend aussi les négociations et réussit à trouver un accord avec le père Max Cloupet, alors secrétaire général de l'enseignement catholique, permettant le règlement d'une partie du contentieux sur le paiement de la contribution de l'État aux dépenses de fonctionnement des écoles privées. Il fait aussi retapisser l'antichambre du bureau du ministre de l'Éducation nationale avec un superbe papier peint signé Alechinsky, mais préfère le magnifique bureau d'André Malraux, place Valois.

En , à la suite du large remaniement ministériel qui voit le retour des « éléphants » du PS au gouvernement, il succède à Claude Allègre comme ministre de l'Éducation nationale. Le Premier ministre Lionel Jospin le nomme pour son côté consensuel et sa popularité auprès des jeunes, en cette période préélectorale, afin de calmer les esprits : « C’est la hantise de tout ministre d’avoir les lycéens dans la rue », raconte-t-il, nommé à deux reprises (1992-1993 ; 2000-2002) pour pacifier le monde éducatif, calmer les syndicats et les représentants des parents d'élèves. Il est d'autant plus disponible qu'il renonce à solliciter l'investiture socialiste pour les élections municipales de la capitale.

Durant les deux années de son ministère, il fait en sorte de calmer le « mammouth », comme l'appelait son prédécesseur. Il réforme légèrement le baccalauréat et relance le recrutement d'enseignants, en panne depuis 1997. Il crée en novembre 2001 une Commission sur le racisme et le négationnisme à l'université Jean-Moulin Lyon III, présidée par l'historien Henri Rousso.

Battu aux municipales de 2001 par l'UDF Nicolas Perruchot, en vue des législatives de 2002, il quitte définitivement Blois, et réussit son « parachutage » dans le Pas-de-Calais. Il devient député dans la 6e circonscription du Pas-de-Calais (Boulogne Nord-Calais ouest), circonscription très populaire, qui compte l'un des taux les plus importants de bénéficiaires du RMI en France.

Élection présidentielle de 2002, puis dans l'opposition[modifier | modifier le code]

Jack Lang au Brésil, en 2005.

En 2002, après l'échec de Lionel Jospin, il considère qu'il faut réconcilier les hommes politiques avec les Français en étant d'accord, par exemple, sur le principe d'une émission de télé-réalité où des politiques partageront l'existence de Français moyens. Il est vigoureusement pris à partie par les intermittents du spectacle qui lui reprochent de récupérer leur mouvement.

En 2004, il est nommé porte-parole national de la campagne du PS pour les régionales et les cantonales. À la fin de l'année, il réintègre la direction du Parti socialiste, en étant chargé, avec Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, du projet socialiste pour 2007. Selon la Sofres, entre 1987 et 2005, sa cote de popularité oscille autour de 45 % d'opinions favorables, avec un taux, au plus bas, de 35 % en 2000[23]. Certains le considèrent comme un possible recours de la gauche à l'élection présidentielle de 2007. Il affiche alors un soutien au PACS et se prononce pour le mariage civil des couples de même sexe.

Porte-parole du PS durant la campagne pour le référendum du traité pour la Constitution européenne, il défend la ligne du « oui » aux côtés de l'équipe dirigeante du parti. Après l'échec du 29 mai et le rejet de ce traité, il annonce, le , la création d'un club de réflexion, Inventons demain, est considérée par certains comme un pas vers l'annonce de sa « candidature à la candidature » lors des primaires qui désigneront, en novembre 2006, le candidat socialiste à l'investiture présidentielle. Après avoir longtemps affirmé qu'il souhaitait être candidat à la candidature, il décide finalement de ne pas se présenter aux primaires le 2 octobre 2006.

Le 1er septembre 2005, il publie un livre-programme en vue de l'élection présidentielle de 2007 : Changer. Se proclamant un « réaliste révolutionnaire », il y propose notamment, un président responsable devant l’Assemblée, un mandat de quatre ans, la pleine restauration des pouvoirs du Parlement, la fin du cumul des mandats, la suppression de l’actuel Sénat, une réforme de la justice, le pluralisme médiatique, la régularisation des sans-papiers.

À l'occasion du 10e anniversaire de la mort de l'ancien président de la République François Mitterrand, il signe la postface du livre de Stéphane Trano, Mitterrand, une affaire d'amitié, aux éditions de l'Archipel.

Élection présidentielle de 2007[modifier | modifier le code]

Au printemps 2006, Jack Lang prépare un livre (Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur moi) pour exposer ses points de vue dans le cadre d'une candidature à la primaire socialiste pour la désignation du candidat du parti à l'élection présidentielle française de 2007. Cette primaire l'aurait opposé à Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. Dans ce livre, Jack Lang déclare que Ségolène Royal n’a « aucune expérience ni à l’international, ni dans un grand ministère ». « On ne peut pas jouer uniquement de son charme, ne rien dire, et espérer devenir présidente » ». Selon lui, le premier secrétaire François Hollande aurait « manipulé tout le monde, en [le] faisant travailler sur le projet socialiste alors que Ségolène n’était jamais là ». « Ce couple a privatisé le parti à son profit. C’est un déni de démocratie » »[24]. « Je n'ai jamais entendu qu'une pensée très ringarde là où on aurait au moins pu espérer un discours à la fois tranché et novateur. Tant qu'à jouer les cavaliers seuls, il serait bienvenu d'avoir des choses intéressantes à dire »[25].

N'ayant que peu d'espace et de chance de remporter cette primaire, il change de stratégie et dit ne soutenir aucun des trois candidats aux primaires du PS, puis il soutient finalement Ségolène Royal qu'il pense être la seule à même de battre Nicolas Sarkozy. À la suite de son ralliement, Jack Lang a renoncé à la publication de son livre d'entretiens devenu obsolète, arguant qu'« on ne peut pas [l]'obliger à l'assumer alors qu'[il] le réfute et ne [s]'y reconnaît plus ». L'éditeur l'attaque en justice pour « rupture de contrat et rétention abusive de droits d'auteur »[26].

Il fait partie de l'équipe restreinte de campagne de la candidate, en qualité de « conseiller spécial ».

Opposition bienveillante à Nicolas Sarkozy[modifier | modifier le code]

Jack Lang, à la Marche des fiertés de Paris, en 2008.

Lors des élections législatives de 2007, Jack Lang est réélu député de la sixième circonscription du Pas-de-Calais, obtenant 54,72 % des voix au second tour.

À partir de cette élection, il prend ses distances avec les instances de son parti, et accepte des missions proposées par le Président de la République Nicolas Sarkozy, tout en se défendant de vouloir entrer dans un gouvernement d'ouverture à l'instar des anciens socialistes Bernard Kouchner et Éric Besson[27].

Il rejoint, à titre personnel, le Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions en juillet 2007, ce qui entraine les critiques de Jean-Marc Ayrault et François Hollande et l'amène à quitter le bureau national du Parti socialiste le . Selon Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l'Université de Reims, cette nomination permet à Nicolas Sarkozy de déstabiliser le PS, et à Jack Lang, populaire mais sans courant organisé, de sortir de son isolement hors du parti[28].

Dans le cadre de cette commission, il préconise la suppression du poste de Premier ministre et la limitation à deux du nombre des mandats présidentiels[29]. Un an plus tard, il est le seul parlementaire socialiste à voter la réforme lors du congrès du Parlement français du réuni en vue de modifier la Constitution française dans le sens proposé par le comité de réflexion. Le vote, obtenu par deux voix d'écart, entraîne la formulation de nombreuses critiques à son encontre de la part du Parti socialiste[30].

Dans le même temps, il fait des déclarations bienveillantes envers le gouvernement, jugeant par exemple « plutôt positive » la politique internationale du gouvernement, tout en émettant de virulentes critiques des actions de son successeur à l'Éducation nationale, Xavier Darcos[27].

Lors du congrès de Reims du 14 novembre 2008, il prend position en faveur de Martine Aubry, qui sera élue premier secrétaire[27].

Le , il se rend à Cuba en qualité d'« émissaire spécial du Président de la République » pour relancer le dialogue franco-cubain, cette fois sans critique de la part de la direction de son parti.

Au printemps 2009, il apporte son soutien au projet de loi Hadopi, en désaccord avec les députés de son groupe présents lors des débats[31]. Malgré cette prise de position, il ne participa pas aux débats à l'Assemblée nationale, de sorte que le 11 mars, son collègue socialiste Christian Paul prétendra dans l'hémicycle que Jack Lang n'aurait pas lu le texte[32]. Le 12 mai, lors du vote solennel à l'Assemblée, Jack Lang est le seul membre du groupe PS à se prononcer pour[33].

Le 1er octobre 2009, Jack Lang se rend en Corée du Nord en tant qu'« émissaire spécial du Président de la République » afin notamment d'explorer une éventuelle reprise des relations diplomatiques entre Paris et Pyongyang.

Pressenti un moment pour le poste d'ambassadeur de France à l'ONU, il est nommé conseiller spécial pour les questions juridiques liées à la piraterie au large de la Somalie auprès du secrétaire général de l'ONU l'année suivante, le 26 août 2010.

En 2010, il prend la défense de Roman Polanski, poursuivi pour crime sexuel sur une mineure de 13 ans[34].

En , il s'affiche aux meetings de campagne électorale de son ami Laurent Gbagbo[35], dont il avait tenté de réhabiliter l'image auprès des socialistes français[36]. Le , il critique à mots couverts la victoire d'Alassane Ouattara[37]. Quelques jours plus tard, il invite finalement Laurent Gbagbo à reconnaître les résultats[38].

Il apporte dans un premier temps son soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la primaire présidentielle socialiste de 2011. Celui-ci étant accusé d'agression sexuelle à New-York, Jack Lang condamne la justice américaine et dénonce un « lynchage »[39]. Il annonce, peu avant le premier tour de la primaire, son soutien à François Hollande.

En , alors qu'il avait refusé de se présenter au vote des militants socialistes dans la sixième circonscription du Pas-de-Calais, dont il est le député sortant, il n'est pas investi par le Parti socialiste dans cette circonscription en vue des élections législatives de 2012. Dans les semaines qui suivent, il cherche une circonscription où se présenter (le Jura, la Gironde, les Pyrénées-Atlantiques, la Somme ou encore l'Aisne sont évoqués)[40]. Le , il est finalement investi par les militants PS dans la deuxième circonscription des Vosges[41]. Lors du second tour de l'élection législative, le , il est battu par le député UMP sortant, Gérard Cherpion.

Président de l'Institut du monde arabe[modifier | modifier le code]

Nommé ambassadeur itinérant chargé de la piraterie par François Hollande en août 2012, il devient, le 25 janvier 2013, président de l'Institut du monde arabe[42],[43] et succède ainsi à Renaud Muselier.

Critiqué au moment de sa nomination pour ses 10 000 € de rémunération mensuelle, il hérite d'une situation interne difficile, de problèmes financiers récurrents et d'une fréquentation en baisse. Il prend la tête du haut conseil et du conseil d'administration, historiquement dévolu à deux présidents différents, s'entoure entre autres de l'expert culturel Claude Mollard et du diplomate Gilles Gauthier, et réduit en partie le déficit grâce au retour des fonds libyens, irakiens et qataris. Un an après sa nomination, il présente le « renouveau » de l'Institut, à travers trois grandes expositions annuelles, des travaux dont la restauration des moucharabiehs, et une nouvelle gouvernance[44].

Politique culturelle[modifier | modifier le code]

Jack Lang est désigné secrétaire national du PS à l'action culturelle en 1973. Il devient ministre de la Culture en 1981. Le Parti socialiste, suivi par les autres partis politiques, désire accentuer la démocratisation de la culture, commencée par André Malraux sans qu'il n'ait jamais prononcé ce terme. Cette politique est appuyée par les mouvements associatifs et syndicaux qui prennent conscience de l'importance d'une « cohabitation » socio-politique pour la diffusion de la culture.

Ainsi, au niveau local, les budgets liés à la culture éclatent et deviennent un réel enjeu politique, au même titre que l'économie du pays au profit du Parti socialiste. De la même manière, le budget pour la promotion de la culture passe pour la première fois à 1 % du budget national. Les politiques culturelles, soutenues par le président, François Mitterrand, leur donnent un caractère légitime. Les objectifs principaux de la politique de Jack Lang sont à la fois de diminuer la hiérarchisation traditionnelle qui sépare les « arts majeurs » des « arts mineurs » et d'intégrer aux derniers des activités alors non considérées comme faisant partie du domaine culturel.

Ainsi, Jack Lang permet la mise en avant :

  • du cirque (avec la création d'un Centre national des arts du cirque et d'une association nationale chargée de gérer les subventions du ministère),
  • de la photographie (ouverture d'une École nationale),
  • de la musique autre que classique.
  • l'éducation artistique

Il accorde une place très importante au créateur, dans tous les milieux artistiques :

  • au cinéma, il développe des aides financières à l'écriture ;
  • au théâtre sont créées des subventions pour soutenir les compagnies.

Ces financements sont attribués après une évaluation du projet. Il désire diffuser les actions culturelles en masse mais au moyen d'une production artistique diversifiée et de qualité.

La loi Lang du 1er août 1981 fixe un prix du livre unique en déclarant lutter ainsi contre la monopolisation du marché par les magasins de grande distribution comme la Fnac ou les hypermarchés.

Jack Lang est également à l'origine du concept de Zénith, salle sécurisée de grande capacité destinée à l'organisation de concerts de « rock » (terme employé à l'époque pour désigner tout ce qui n'est pas du classique ou du jazz). Parallèlement, sous pression de l'économie générale qui se libéralise et malgré deux ans de lutte contre l'américanisation, il accorde à la mode, à la publicité et au design une dimension culturelle. Il diffuse la notion de « démocratie du goût », où chacun choisit la culture qu'il veut et est « créateur » de culture. Des œuvres d'art aux gestes de la vie quotidienne, tout est considéré comme « culture ».

Détail des mandats et fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Militantisme[modifier | modifier le code]

Admirateur de Pierre Mendès France, il adhère au PSU à la fin des années 1960, puis rejoint le Parti socialiste où il occupe plusieurs postes de responsabilité :

  • 1978-1979 : conseiller du premier secrétaire
  • 1979 : directeur de la campagne pour les élections européennes
  • 1979-1981 : délégué national chargé de la Culture
  • 1981 : délégué à la communication pour la campagne présidentielle de François Mitterrand
  • 1987-1988 : secrétaire national à la Culture et à la Jeunesse
  • 2005-2007 : secrétaire national, chargé du développement du parti au pôle vie du Parti socialiste, il gère notamment la vague d'adhésions de 2006. Le 11 juillet 2007, il démissionne du bureau national (et donc du secrétariat national) en raison d'un désaccord avec le Premier secrétaire François Hollande sur l'ouverture impulsée par Nicolas Sarkozy.
  • Membre du conseil national du PS ; président du club « Inventons demain » (depuis avril 2004)
  • Administrateur de l'association des amis de l'Institut François-Mitterrand
  • Membre du conseil national du PS
  • Membre du bureau national du PS
  • Président du club Inventons demain (2004 - 2007)
  • Conseiller spécial auprès de Ségolène Royal, candidate à l'élection présidentielle de

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Carrière élective locale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal
Conseil général
  • 14 mars 1983 - 19 mars 1989 : membre du Conseil de Paris
  • 1992 - 1993 : conseiller général de Loir-et-Cher, canton de Blois IV
Conseil régional
  • 1992 - 1997 : conseiller régional du Centre
  • 1997 - 1998 : conseiller régional du Centre
  • mars 2004-  : conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais, élu dans le Pas-de-Calais
  • -  : vice-président du conseil régional, chargé des universités et de la recherche

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Député

Député européen

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de Jack Lang[modifier | modifier le code]

  • L'État et le théâtre, LGDJ bibliothèque de droit public, 1968
  • Le plateau continental de la mer du Nord. Arrêt de la Cour Internationale de Justice 20 février 1969, LGDJ bibliothèque de droit international, 1970
  • Éclats (avec Jean-Denis Bredin), éditions Jean-Claude Simoën, 1978
  • Demain, les femmes, Grasset, août 1995
  • Lettre à André Malraux, Éditions no 1, novembre 1996
  • François Ier, Perrin, octobre 1997
  • Les Araignées, Pocket, 2000
  • La politique, d'où ça vient ? L'origine de l'État, les fondements de la République, la genèse de l'impôt (avec Odon Vallet et Gaëtan de Séguin des Hons), Flammarion, août 2000
  • Qu'apprend-on au collège ? Pour comprendre ce que nos enfants apprennent (avec Claire Bretécher), XO éditions, janvier 2002
  • Anna au muséum, Hachette Jeunesse, avril 2002
  • Laurent le Magnifique, Perrin, août 2002 (ISBN 978-2-262-01608-1)
  • Une école élitaire pour tous, Gallimard, septembre 2003
  • Un nouveau régime politique pour la France, éditions Odile Jacob, août 2004
  • Nelson Mandela : leçon de vie pour l'avenir, Perrin, janvier 2005 – (ISBN 978-2-262-02194-8)
  • Changer, livre programme pour 2007, Plon, 1er septembre 2005
  • Immigration positive, avec Herve Le Bras, éditions Odile Jacob, 2006.
  • Faire la révolution fiscale, Plon, 2006
  • Demain comme hier, avec Jean-Michel Helvig, Fayard, 2009.
  • La Bataille du Grand Louvre, Réunion des musées nationaux, 2010
  • Ce que je sais de François Mitterrand, Le Seuil, 2011
  • François Mitterrand, fragments de vie partagée, Le Seuil, 2011
  • Pourquoi ce vandalisme d'État contre l'École : lettre au Président de la République, Éditions du Félin, 2011
  • Michel-Ange, avec Colin Lemoine, Fayard, 2012.

Ouvrages consacrés à Jack Lang[modifier | modifier le code]

Sur le Festival de Nancy :

  • Marie-Ange Rauch, Le théâtre en France en 1968, histoire d’une crise, thèse consacrée à l’histoire du théâtre en France (1945-1972), Nanterre, 1995, 475 pages. Voir chapitre 2 : « les étudiants le théâtre et le Festival de Nancy », p. 135-143.

Sur le ministre de la culture :

Ouvrages préfacés par Jack Lang[modifier | modifier le code]

  • Le Gardien des âmes d’Alain Roullier (France Europe éditions), 1998.
  • 16 ans ou l'avènement de la conscience citoyenne d’Adyl Abdelhafidi
  • Homosexualité : 10 clés pour comprendre, 20 textes à découvrir de Bruno Perreau (Librio), 2005.
  • Mitterrand : une affaire d’amitié de Stéphane Trano (L'Archipel), 2006.

Œuvres sur Jack Lang[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Who's Who in France (édition 2006)
  2. a et b Jack Lang: une vie entre culture et politique, Laurent Martin, Complexe, 2008, p. 26
  3. http://vrijmetselaarsgilde.eu/Maconnieke%20Encyclopedie/Franc-M/fra-b-03.htm, une loge maçonnique porte son nom, cf. "Anniversaire La loge maçonnique Paix et Humanité-Berthe Bouchet fête ses 100 ans et rend hommage à celle dont elle a pris le nom après guerre", Est Republicain, 16/06/2010
  4. Jean-Pierre Colin, L'acteur et le roi : portrait en pied de Jack Lang, Georg, 1994, p. 31
  5. Mémoire intitulé : « La Pensée politique de Sean O'Casey à travers son œuvre dramatique »
  6. Mémoire intitulé : « Le régime administratif des conservatoires nationaux de musique »
  7. thèse intitulée « L'État et le théâtre »
  8. Histoire du théâtre - André Degaine - Éditions Nizet -
  9. André Degaine, Histoire du théâtre, Éditions Nizet.
  10. Les jours les plus Lang, Mark Hunter, 1990, p. 40
  11. Emmanuel Wallon, « Scènes de la nation. Le théâtre français et l’étranger au XXe siècle », in François Roche (dir.), La culture dans les relations internationales, Mélanges de l’École française de Rome, Italie et Méditerranée, tome 114, 2002. p. 121-150
  12. Marianne Filloux-Vigreux, La danse et l'institution : genèse et premiers pas d'une politique de la danse, L'Harmattan, 2001. p. 115-118
  13. Pétitions françaises contre la majorité sexuelle
  14. a et b Valeurs actuelles, 31 mars 2000.
  15. Décret no 86-192 du 5 février 1986, Légifrance
  16. La création de vitraux dans les églises anciennes, Eduscol
  17. Décor de la Rotonde de l'Hôtel de Lassay, Assemblée Nationale
  18. Les Deux Plateaux au Palais Royal, Site de l'artiste
  19. Bureau du ministre, Musée des Arts décoratifs de Paris
  20. Président de la commission des affaires étrangères - du 17/06/1997 au 04/04/2000
  21. Assemblée nationale, Commission des Affaires étrangères, compte rendu no 40 17 juin 1998
  22. Les cinq piliers de la stratégie du dalaï-lama
  23. Sofres.com, « TNS-Sofres, Cotes de popularité des personnalités politiques 1981-2007 »
  24. lefigaro.fr, « Quand Jack Lang éreintait Royal », 20 novembre 2007
  25. Jérome Dupuis, « Quant Jack taclait Ségolène », lexpress.fr, 11 février 2007.
  26. Raphaëlle Bacqué, « Le manuscrit de Jack Lang victime de son ralliement à Ségolène Royal » Le Monde, 21 novembre 2006.
  27. a, b et c « Jack Lang, une figure des années Mitterrand qui s'est émancipé du PS », AFP, 25 février 2009.
  28. Nouvelobs.com, « Jack Lang a anticipe une victoire durable de la droite », 18 juillet 2007
  29. Le Parisien, 18 juillet 2007
  30. « Les socialistes dénoncent la “faute politique” de Jack Lang », Le Point, 21 juillet 2008.
  31. « Jack Lang confirme qu'il votera la loi Hadopi », nouvelobs.com, 5 mai 2009
  32. Assemblée nationale, session ordinaire de 2008-2009, 2e séance du 11 mars 2009, intervention de Christian Paul : "On pourrait leur couper une main ?" suivi de "Jack Lang n’a pas lu le texte, il l’a reconnu lui-même !"
  33. Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet
  34. « Jack Lang prend la défense de Roman Polanski », RSR, 16 mai 2010.
  35. Côte d’Ivoire : Jack Lang soutient Laurent Gbagbo, Afrik.com, 21 octobre 2010 -
  36. Jack Lang : « Les dirigeants PS ont diabolisé Gbagbo », entretien, Rue89.com, 5 avril 2008
  37. AMITIÉS – Jack Lang gêné par la défaite de Laurent Gbagbo, Le Monde.fr, 3 décembre 2010
  38. [1], Le Post.fr
  39. DSK : JACK LANG DÉNONCE UN "LYNCHAGE" ALORS "QU'IL N'Y A PAS MORT D'HOMME", ozap.com, 17 mai 2011
  40. « Jack Lang poursuit son tour de France du parachutage », L'Express, 28 décembre 2011.
  41. Législatives : Jack Lang atterrit dans les Vosges, Jim Jarrassé, lefigaro.fr, 7 janvier 2012
  42. Jack Lang devient le nouveau président de l'Institut du monde arabe, lemonde.fr, 25 janvier 2013
  43. IMA : Jack Lang n'est pas gratuit, jeuneafrique.com, 22 novembre 2013
  44. « Jack Lang peut-il sauver l'IMA ? », Le Figaro, 31 janvier 2014.
  45. Jack Lang sur sofeth.over-blog.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]