Vaucluse (département)

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Vaucluse
Image illustrative de l'article Vaucluse (département)
Vaucluse (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Création du département 12 août 1793
Chef-lieu
(Préfecture)
Avignon
Sous-préfecture(s) Apt
Carpentras
Président du
conseil général
Claude Haut (PS)
Préfet Yannick Blanc[1]
Code Insee 84
Code ISO 3166-2 FR-84
Démographie
Population 555 240 hab. (2010)
Densité 156 hab./km2
Géographie
Superficie 3 567 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 5
Cantons 24
Intercommunalités 18
Communes 151

Le Vaucluse (prononcé [vo.klyz ]) est un département français de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 84.

Ses habitants sont appelés les Vauclusiens.

Dénomination et usage[modifier | modifier le code]

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Ce nom est la francisation du provençal la Vau-cluso, du latin Vallis Clausa, soit la vallée close d'où sourd la Fontaine de Vaucluse[2].

Pour désigner ce département, la forme courante est depuis sa création « département de Vaucluse », elle est employée par le Conseil général de Vaucluse[3], la Préfecture de Vaucluse[4], l'Inspection d'académie de Vaucluse[5], etc. En revanche, la forme adoptée par la Commission nationale de toponymie, dépendant du CNIG, est « département du Vaucluse »[6].

En effet le département tient son nom du village du même nom, Vaucluse, qui s'appelle aujourd'hui Fontaine-de-Vaucluse. Le village lui-même doit son nom à une profonde vallée très pittoresque, Vaucluse.

Afin de faciliter le fonctionnement institutionnel, cette commune est dénommée officiellement « Fontaine-de-Vaucluse » depuis 1945.

Les Conventionnels (1793) ont constaté une homogénéité topographique autour de l’intense réseau des Sorgues qui s’articule à partir de la vallée close (Vallis Clausa en latin) de la commune de « Vaucluse ».

Cette dénomination fait donc référence au territoire historique originel et non pas à un élément naturel (cours d’eau, montagnes). Cette exception issue d’une commune éponyme remarquable se retrouve dans l’appellation du « Territoire de Belfort » et du Département unicommunal « de Paris ».

Le nom du département lui a été attribué après le rattachement à la France du Comtat Venaissin et de l'État pontifical d'Avignon auxquels ont été adjoints la viguerie d'Apt et le comté de Sault. L'Assemblée nationale, par deux fois les 27 août et 20 novembre 1790 avait refusé de décréter leur annexion[7]. Les « patriotes » des deux États pontificaux élurent leurs représentants qui se rassemblèrent à Bédarrides, dans l'église Saint-Laurent, le 18 août 1791 et ils votèrent leur rattachement à la France[8] à une forte majorité puisque le décompte des mandats s'éleva à 101 046 voix favorables sur un total de 152 919[9].

Cet acte est considéré comme le premier exprimant le « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes »[10]. Le 14 septembre, mise devant le fait accompli, la Constituante proclama que les États d'Avignon et du Comtat faisaient désormais « partie intégrante de l'Empire français »[10].

Le 25 juin 1793 le département de Vaucluse est créé[11].

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Le département de Vaucluse fait partie de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, région située au sud-est de la France. Il est limitrophe des départements du Gard à l'ouest, de l'Ardèche au nord-ouest, de la Drôme au nord, des Alpes-de-Haute-Provence à l'est, du Var (sur quelques centaines de mètres à peine) et des Bouches-du-Rhône au sud[12].

Également, le Vaucluse possède au nord une partie, le canton de Valréas, entièrement enclavée dans la Drôme.

Relief[modifier | modifier le code]

Le relief du département de Vaucluse présente une alternance de montagnes (les dentelles de Montmirail, le massif du Luberon, les monts de Vaucluse), de plateaux et de plaines parsemées de collines.

La plus importante de ces plaines, située au sud et à l'ouest du mont Ventoux, est la plaine du Comtat, au sein de laquelle est concentrée une majorité de la population. Elle s'étend entre le Rhône à l'ouest, la Durance au sud et les monts de Vaucluse dont le point culminant est le signal de Saint-Pierre (1 256 mètres) à l'est. La zone est extrêmement fertile et abrite une grande partie de la culture de primeurs français. La plaine du Comtat est bordée au nord-est par des reliefs calcaires qui sont le prolongement du massif alpin dans son extrême sud-ouest.

Le mont Ventoux, le « Géant de Provence », qui culmine à 1 912 mètres, domine le paysage vauclusien[12]. Sa flore particulière (flore du mont Ventoux) et sa biodiversité ont amené l'Unesco à l'inscrire comme réserve de biosphère en 1990. Les massifs abritent une végétation essentiellement de résineux. Le Luberon au sud abrite un écosystème diversifié, qui a notamment conduit à la création du parc naturel régional du Luberon. Son point culminant est le Mourre Nègre à 1 125 mètres.

Les cours d'eau ont taillé dans les roches calcaires des paysages variés tels les gorges de la Nesque ou la combe de Lourmarin.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Malgré des étés secs et des plans de sècheresses qui reviennent chaque année, l'eau est assez présente dans le département.

Le Rhône à l'Ouest et la Durance au Sud délimitent le département.

  • Les sources remarquables : la Fontaine de Vaucluse, qui avec un débit d'eau annuel de 630 millions de mètres cubes, avec une moyenne de 19,30 m3/s. Elle est la première résurgence de France et la cinquième mondiale. Le Groseau à Malaucène avec un débit, qui se situe entre 50 et 170 litres /seconde.
Le Rhône et la Durance.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de Vaucluse.

Le département de Vaucluse est soumis à différents types de climats. En effet, son emplacement géographique particulier le place à un point de rencontre entre trois des quatre climats majeurs de France : le climat méditerranéen pour sa partie sud, le climat montagnard pour sa partie nord-est avec le relief élevé des Monts de Vaucluse et du massif des Baronnies et enfin une influence toute relative du climat semi-continental pour sa partie nord-ouest. Toutefois, cette proximité des trois grands types de climat a pour effet de les niveler avec une nette prédominance du climat méditerranéen. C'est pourquoi pour la partie au nord-ouest l'on parle de climat « méditerranéen à influence semi-continentale ».

Vaucluse France
Ensoleillement[12] 2 800 h/an 1 973 h/an
Pluie[12] 700 mm/an
(sur 80 jours)
770 mm/an
Vent[12] 110 j/an

En 1967, un vent soufflant à 320 km/h a été enregistré au sommet du Mont Ventoux. Il s'agit de l'un des records de grande vitesse de vent enregistré en France métropolitaine.

Des prévisions sont diffusées tout les jours sur Météo Vaucluse : http://météovaucluse.fr/

Faune et flore du département[modifier | modifier le code]

En 1990, l'UNESCO classe le massif du Mont Ventoux en « réserve de biosphère »[13]. Puis en décembre 1997, le Massif du Luberon a été lui aussi officiellement admis par l’UNESCO dans le réseau mondial des réserves de biosphère (MAB)[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason de Vaucluse
Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Avant le département de Vaucluse[modifier | modifier le code]

Le palais des Papes.

L'histoire du territoire du département de Vaucluse est ancienne avec de nombreuses traces d'occupations préhistoriques.

Avant l'arrivée de Jules César, le territoire est occupé par plusieurs tribus celto-ligures. On retrouve des traces de Cavares, Voconces et Méminiens... mais aussi de Dexsiviates, Menlini, Tricastini, Vordenses et Vulgientes.

Avec l'occupation romaine du territoire, de nombreux monuments sont créés. Des théâtres comme le Théâtre antique d'Orange, des routes et des ponts comme le pont Julien, etc.

Liée aux territoires qui la composeront, c'est-à-dire la Provence, le Comtat Venaissin et le comté d'Orange (fondé par Charlemagne, il deviendra Principauté d'Orange en 1181), la suite de son histoire se mêle de guerres (massacre des Vaudois du Luberon...), de maladie (pestes, choléra…) et de religion (Papauté d'Avignon...).

Son histoire est aussi fortement liée au développement des cultures dont la sériciculture ou la culture de la garance, à l'exploitation de mines et de carrières (mines ocrières, carrières de pierres, etc.).

Les communes sont nombreuses et ont toutes leur blason.

Les papes d'Avignon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Papauté d'Avignon.

La résidence pontificale ne s'est pas toujours trouvée à Rome ou au Vatican. De 1308 à 1378, les papes s'installèrent dans le Comtat Venaissin, leur propriété, puis rapidement à Avignon. Durant cette période, la papauté compte sept papes : Clément V, Jean XXII, Benoît XII, Clément VI, Innocent VI, Urbain V et Grégoire XI.

Révolution française et Premier Empire[modifier | modifier le code]

Le Vaucluse et les provinces et États qui occupaient son territoire avant la Révolution :

Précédemment possessions pontificales, Avignon et le Comtat Venaissin furent rattachés à la France le 14 septembre 1791. Le 28 mars 1792, ces territoires formèrent deux nouveaux districts, Avignon dans les Bouches-du-Rhône et Carpentras dans la Drôme. Puis, le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes. En 1800, une dernière modification des limites départementales rattacha Suze-la-Rousse à la Drôme, ce qui eut pour conséquence d'enclaver entièrement le canton vauclusien de Valréas dans la Drôme[15].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Ludovic Naudeau constatait : « L'une des caractéristiques de ce département, c'est, de l'aveu général, le jeu effréné auquel une partie de ses habitants se livre. Avignon, Carpentras, Cavaillon, regorgent, pour la malédiction des familles, de tripots où de grosses sommes sont à chaque instant risquées »[16]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Vaucluse.

555 240 personnes habitent en Vaucluse, dont la grande majorité est concentrée autour du pôle urbain et économique qu’est l’agglomération d’Avignon[17].

Sur les 151 communes que comprend le département de Vaucluse, 25 ont en 2011 une population municipale supérieure à 5 000 habitants, 13 ont plus de 10 000 habitants et quatre plus de 20 000 : Avignon, Orange, Carpentras et Cavaillon.

Dans le Vaucluse, les personnes venues d'Europe (plus d'Espagne que d'Italie) constituent 40 % des immigrés et celles nées au Maghreb près de la moitié. Il s'agit principalement de personnes originaire du Maroc[18].


  • villes de plus de 10 000hab.
Liste des communes de la région
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Avignon 84007 CA du Grand Avignon 64,91 90 194 (2011) 1 390
Orange 84087 CC des Pays de Rhône et Ouvèze 74,20 29 302 (2011) 395
Carpentras 84031 CA Ventoux Comtat Venaissin 37,92 28 815 (2011) 760
Cavaillon 84035 CC Luberon Monts de Vaucluse 45,96 25 486 (2011) 555
L'Isle-sur-la-Sorgue 84054 CC du Pays des Sorgues et des Monts de Vaucluse 44,57 19 086 (2011) 428
Pertuis 84089 CA du Pays d'Aix-en-Provence 66,23 19 033 (2011) 287
Sorgues 84129 CC des Pays de Rhône et Ouvèze 33,40 18 222 (2011) 546
Le Pontet 84092 CA du Grand Avignon 10,77 16 899 (2011) 1 569
Bollène 84019 CC Rhône Lez Provence 54,03 14 040 (2011) 260
Apt 84003 CC du Pays d’Apt-Pont Julien 44,57 12 117 (2011) 272
Monteux 84080 CC les Sorgues du Comtat 39,02 11 122 (2011) 285
Vedène 84141 CA du Grand Avignon 11,18 10 619 (2011) 950
Pernes-les-Fontaines 84088 CC les Sorgues du Comtat 51,12 10 496 (2011) 205

Villes de 5 000hab/10 000hab.

Liste des communes de la région
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Valréas 84138 CC Enclave des Papes-Pays de Grignan 57,97 9 672 (2011) 167
Le Thor 84132 CC du Pays des Sorgues et des Monts de Vaucluse 35,53 8 396 (2011) 236
Entraigues-sur-la-Sorgue 84043 CA du Grand Avignon 16,57 7 941 (2011) 479
Morières-lès-Avignon 84081 CA du Grand Avignon 10,35 7 741 (2011) 748
Sarrians 84122 CA Ventoux Comtat Venaissin 37,49 5 837 (2011) 156
Mazan 84072 CA Ventoux Comtat Venaissin 37,92 5 791 (2011) 153
Courthézon 84039 CC des Pays de Rhône et Ouvèze 32,78 5 418 (2011) 165
Bédarrides 84016 CC des Pays de Rhône et Ouvèze 24,79 5 183 (2011) 209
Aubignan 84004 CA Ventoux Comtat Venaissin 15,70 5 164 (2011) 329
Piolenc 84091 CC Aygues-Ouvèze en Provence 24,80 5 080 (2011) 205



Répartition par tranches d'âge[modifier | modifier le code]

Tranche d'âge Population 1999
0 - 19 ans 125 960
20 - 59 ans 262 219
60 ans et plus 111 486

Répartition par secteur géographique[modifier | modifier le code]

[17] :

Secteur géographique Population 1999
Agglomération d'Avignon 269 828
Avignon ville 94 000
Orange 29 527
Carpentras 29 015
Cavaillon 25 417
Vaucluse 538 902
Région PACA 4 951 388

Croissance[modifier | modifier le code]

En 2009, l'Insee a estimé à 540 065 le nombre d'habitants dans le département de Vaucluse.

Depuis plusieurs décennies, la population a beaucoup augmenté : entre 1975 et 1999, elle est passée de 381 912 à 499 685 habitants, soit une hausse de 31 %. Cette augmentation s'est faite principalement par les flux migratoires, et - toujours en 1999 - 97 821 Vauclusiens venaient d'un autre département ou d'un autre pays. Cette croissance se ralentit.

Emploi[modifier | modifier le code]

Près de 43 % de la population vauclusienne est active[17].

Éducation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Éducation en Vaucluse.
Cour intérieure de l'université

"Trente mille jeunes Vauclusiens ont rejoint cette année l’un des 54 collèges (41 publics et 13 privés) du département"[19].

L'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse est la seule université du Vaucluse. Son histoire est très ancienne puisqu'elle fut fondée en 2 juillet 1303 par le pape Boniface VIII pour concurrencer la création de la Sorbonne, jugée trop proche du pouvoir royal français[20].

Elle regroupe 4 UFR, 1 IUT et 1 IUP, et accueille environ 8 000 étudiants à tous les niveaux de formation, jusqu'au doctorat. Elle héberge une quinzaine de laboratoires de recherche reconnus.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de Vaucluse.

Le Vaucluse aujourd'hui, c'est plus de 15 000 commerces, entreprises industrielles et de service, plus de 13 704 artisans et plus de 8 000 exploitations agricoles[17].

Le Vaucluse a longtemps été un département profondément rural, dont l'économie était marquée par l'agriculture pastorale et l'industrie centrée sur la transformation des produits agricoles. L'existence de la zone fertile est historiquement un catalyseur du développement local, avec la persistance d'un secteur maraîcher encore dynamique, puisqu'il fournit l'essentiel de la production française en fruits (melons, cerises, fraises, raisin de table…) et légumes (tomates…). Toutefois, le secteur est soumis à des problèmes de compétitivité liés à la concurrence de l'Espagne notamment.

Le secteur tertiaire est de loin le plus dynamique dans le département: sur la base de la production importante de primeurs en Vaucluse, le Marché d'Intérêt National (MIN) est devenu le pôle structurant de l'activité commerciale dans le département, prenant le pas sur les marchés locaux (notamment celui de Carpentras). Dans les années 1980-1990, le développement des échanges de marchandises entre le Nord et le Sud de l'Europe ont renforcé la position d'Avignon comme carrefour logistique, et favorisé la création d'entreprises de transport et de stockage dans l'habillement et l'alimentaire.

Le commerce de détail sur le modèle de la grande distribution s'est développé et imposé dans toutes les villes moyennes (Orange, Cavaillon, Carpentras…), avec une concentration importante sur l'agglomération avignonnaise.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Vignoble, vergers et céréales dans la plaine du Calavon
Article détaillé : Agriculture de Vaucluse.

L'activité agricole s'articule autour de trois productions majeures : vins, fruits et légumes qui assurent 90 % du chiffre d'affaires[21].

Le Vaucluse est le premier producteur de cerises (qu'elles soient destinées à la consommation directe ou à la transformation), de pommes golden et de raisin de table et le deuxième de tomates et de melons[21]. Parmi les autres productions de fruits et légumes, l'on peut noter l'olive, la fraise avec diverses variétés et spécialités locales ou encore la poire.

Le secteur viticole jouit d'une bonne réputation grâce aux Côtes du Rhône produits principalement sur les coteaux de Châteauneuf-du-Pape, Gigondas ou Vacqueyras...). Les vins du Luberon et du Ventoux tendent à se développer sur une gamme de produits élargie (rosés), davantage associée aux vins provençaux.

L'élevage, qui a longtemps été le socle d'une économie montagnarde de subsistance sur les versants des reliefs, est une activité marginale.

Les cultures spécialisées (lavande sur les plateaux des Monts de Vaucluse, herbes aromatiques...) se développent grâce à un marché en expansion.

Industrie[modifier | modifier le code]

Le secteur industriel, historiquement fondé sur la transformation de la production agricole, a connu une extension vers des secteurs plus spécialisés au cours du XIXe siècle (manufactures de garance). Malgré l'installation au XXe siècle de pôles de production majeurs, notamment au nord de l'agglomération avignonnaise (Electro-Réfractaire - devenu tour à tour SEPR, puis Saint-Gobain -, poudrerie SNPE, Isover Orange etc.), le tissu industriel reste peu dense, subissant également des vagues des réductions importantes d'effectifs à partir des années 1980.

Le maillage industriel local reste ainsi assuré par les PME, souvent familiales et d'implantation historique, dans les secteurs de la transformation agricole. La construction reste un pourvoyeur important d'emploi salarié et d'artisanat, compte tenu du dynamisme du secteur résidentiel (sous le double effet de l'arrivée de migrants et de la pression touristique).

La Chambre de commerce et d'industrie de Vaucluse représente les intérêts des entreprises commerciales, industrielles et de service du département. Certaines de ces entreprises comme Delta Plus Group ou Eurosilicone se sont développées à l'international.

L'énergie[modifier | modifier le code]

Le Vaucluse est aussi un important producteur d'énergie électrique nationale avec le site nucléaire du Tricastin, le barrage de Donzère-Mondragon et le parc éolien de Bollène.

Ressources minières[modifier | modifier le code]

La carrière à ciel ouvert de Mazan

Extraction de gypse, de pierre blanche (calcaire), d'ocres.

À Mazan, se trouve l'un des plus importants gisements à ciel ouvert de gypse au monde et la plus grande carrière à ciel ouvert d'Europe avec un gypse d'une pureté exceptionnelle (90 %)[22].

Sur les flancs du Petit et du Grand Luberon, on exploite la richesse des roches calcaires avec de nombreuses carrières où l'on extrait des pierres blanches (Roche d'Espeil, Pierre de Ménerbes, Estaillades)[23].

L'homme a aussi exploité la richesse en fer des terres ocrières au nord du Petit Luberon, au centre et à l'est de la vallée du Calavon[23], mais les guerres mondiales, les coûts de production et l'émergence de nouveaux pays fournisseurs de minerai de fer ont eu raison de cette activité.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Vaucluse.

Le tourisme occupe directement (hôtellerie, camping, gîtes, restauration, loisirs, etc.) ou indirectement (artisanat culinaire, etc.) une part importante de l'économie du département de Vaucluse.

Le département accueille quelque 3 500 000 touristes chaque année[17]. Les principales destinations sont le Luberon (repos, randonnées, festivals...) avec 27,5 % des nuitées, Avignon (Palais des papes, festival...) avec 26 % des nuitées et le secteur du Mont Ventoux (cyclisme...) avec 15,4 % des nuitées. Le reste se répartit plus ou moins sur tout le Vaucluse. Les Français sont majoritaires et en progression (83 % des nuitées en 2003 contre 69 % en 1997) mais le tourisme international progresse[24].

Selon le site officiel du conseil général, le tourisme génère un chiffre d'affaires annuel de plus de 610 millions d'euros[25].

La société[modifier | modifier le code]

Le tissu associatif[modifier | modifier le code]

En l'an 2000, le Vaucluse comptait 9 061 associations alors que la PACA en avait 70 910 (soit 13 % des associations de PACA en Vaucluse alors que sa population représentait 11 % seulement).

Les spécialisations[modifier | modifier le code]

Des commerces d’antiquités, de décoration et des galeries d’art se sont développés et sédentarisés. Les marchés à la Brocante dont ceux de L'Isle-sur-la-Sorgue (un des centres européens de la brocante et des antiquaires) attirent des revendeurs d'outre-Atlantique. Il remplissent alors des conteneurs et expédient tout cela par bateau. Cependant, cette activité s'est vue ralentir avec les écarts importants de taux d'échange dollars-euros.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Équipement routier[modifier | modifier le code]

Le Vaucluse compte[26] (chiffres de 2005) :

  • 69 km d'autoroute A7 à l'ouest du département, avec un débit de 51 284 véhicules/jour pour 32 925 véhicules/jour sur le plan national et 2 km sur l'autoroute A51 à l'extrême sud-est du département ;
  • 124 km de routes nationales (RN7, RN100, RN542...), avec un débit de 15 077 véhicules/jour pour 12 009 véhicules/jour sur le plan national ;
  • 1 737 km de routes départementales (RD943, RD956, RD974…) avec un débit de 3 219 véhicules/jour pour 1 621 véhicules/jour sur le plan national.
TGV en gare d'Avignon TGV.

Gares et voies ferrées[modifier | modifier le code]

Le réseau de voie ferrée du département de Vaucluse est surtout concentré à l'ouest du département où se situent les anciennes voies (TGV, trains de marchandises, etc.) ainsi que les nouvelles LGV Méditerranée affectées uniquement aux TGV.

Les gares principales du département sont celles d'Avignon TGV, d'Avignon Centre et d'Orange. À partir de décembre 2013, elles seront reliées entre elles par une virgules, en liaison ferroviaire.

Aéroports et aérodromes[modifier | modifier le code]

L'aéroport international d'Avignon - Caumont, les aérodromes de Carpentras, Valréas - Visan, Saint-Christol et Pont Saint-Esprit[27]. Saint Christol est réservé aux hélicoptères militaires et Pont-Saint-Esprit est définitivement fermé.

Habitat et urbanisme[modifier | modifier le code]

Nombre de maisons et de terres ont été rachetées par des gens en quête d'une résidence secondaire ou pour leur retraite. Un réel engouement s'est répandu depuis les années 1970, d'abord pour le Luberon[28], puis pour le reste du département, attirant des investisseurs lassés du surpeuplement estival et du bétonnage de la Côte d'Azur. Notamment des Européens comme les Suisses, les Allemands, les Belges, les Hollandais et les Britanniques. Même si un temps la région attira aussi des Nord-Américains, le taux de change dollar-euro a fortement amenuisé le phénomène.

Une gigantesque antenne relais est installée au sommet du Grand Luberon

Médias et communication[modifier | modifier le code]

En 2006, 98 % de la population vauclusienne peut-avoir accès à une connexion haut débit parmi l'ADSL, le câble, le satellite, la boucle locale radio (BLR) ou encore le Wi-Fi[29].

Plusieurs antennes relais dominent le paysage Vauclusien, au sommet du Mourre Nègre (Massif du Luberon) et au sommet du Mont Ventoux.

La vie politique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Politique dans le Vaucluse.
Hôtel du département à Avignon
Couleurs politiques des cantons du département → carte valable avant les élections de 2011.

Le département est divisé en 3 arrondissements et 24 cantons.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Au référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du 20 septembre 1992), sur 309 337 inscrits, 226 725 ont voté, ce qui représente une participation de 73,29 % du total, soit une abstention de 26,71 %. Il y a eu une victoire du non avec 124 907 voix (56,83 %) contre 94 871 voix (43,17 %) prononcées oui et 6 947 (3,06 %) de votes blancs ou nuls[30].

Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du 29 mai 2005), sur 350 503 inscrits, 251 325 ont voté, ce qui représente une participation de 71,70 % du total, soit une abstention de 28,30 %. Il y a eu une victoire du non avec 154 004 voix (62,69 %), 91 639 voix (37,31 %) ayant votées oui et 5 682 (2,26 %) étant des votes blancs ou nuls[31].

À l'élection présidentielle de 2002, le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen arrive en tête au premier tour en recueillant 25,8 % des voix, tandis que Jacques Chirac en récolte 16,66 % et Lionel Jospin 12,58 %. Au second tour, Le Pen obtient un score plus élevé de 12 points par rapport à la moyenne nationale, à 29,64 % des voix.

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 32,63 %, suivi par Ségolène Royal (PS) avec 21,71 % et François Bayrou (UDF) avec 21,45 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 16,55 %. Aucun autre candidat ne dépassait alors les 4 %. Le second tour a vu arriver largement en tête Nicolas Sarkozy avec 60,72 % (résultat national : 53,06 %) contre 39,28 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94 %)[32].

Aux élections législatives de juin 2007, les électeurs de la première circonscription de Vaucluse ont élu Marie-Josée Roig (UMP)[33]. Les électeurs de la deuxième circonscription de Vaucluse ont élu Jean-Claude Bouchet (UMP)[34]. Les électeurs de la troisième circonscription de Vaucluse ont élu Jean-Michel Ferrand (UMP)[35]. Enfin, les électeurs de la quatrième circonscription de Vaucluse ont élu Thierry Mariani (UMP)[36], soit quatre sur quatre pour l'UMP.


  • Enfin, l'élection présidentielle de 2012 voit l'arrivée en tête des deux principaux candidats de droite, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen qui obtiennent respectivement 27,45 % et 27,03 % des voix au premier tour. Au second tour, alors que Sarkozy obtient 48,4 % des voix au niveau national, il atteint dans le Vaucluse 56,43 %.

Aux élections législatives consécutives, le Vaucluse envoie à l'Assemblée l'un des deux seuls députés du Front National : Marion Maréchal-Le Pen.

De fait, si l'on prend l'histoire récente, on peut en conclure que les électeurs de Vaucluse ont une tendance de vote qui se situe vers la droite, voire l'extrême-droite de l'échiquier politique, mais l'histoire politique du département est plus contrastée, d'autant que la gauche exerce encore aujourd'hui la présidence du Conseil Général. L'origine historique différente des arrondissements du département, regroupant l'ancien Comtat Venaissin, avec le pays d'Orange et le pays d'Apt, a justifié pendant longtemps des différences de comportement politique. De manière générale, Apt, et Avignon dans une moindre mesure, penchaient plutôt vers la gauche, tandis que Carpentras était plutôt favorable à la droite.

Administration[modifier | modifier le code]

Préfecture du Vaucluse

Quelques Vauclusiens célèbres[modifier | modifier le code]

Personnages historiques

Militaires

Politiques

Scientifiques

Artistes de l'image

Peintres

Acteurs

Photographes

Artistes du son

Chanteurs

Compositeurs

Musiciens

Autres

Sportifs

Pilotes

Footballeurs


Escrimeurs

Handballeurs

Autres

Philosophes, poètes, écrivains

Divers

Religieux

Éditions

Autre

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Fin 2010, 501 immeubles du départements étaient protégés au titres des monuments historiques (191 classés et 310 inscrit), dont près du tiers à Avignon, avec 160 bâtiments[37]. Ils ne sont pas tous anciens, car 15 lieux sont également protégés au titre du Patrimoine du XXe siècle. Certains sites sont également classés, pour leur caractères typiques ou spécifiques. Ils sont au nombre de 21 dans le Vaucluse tel que La Rue des Teinturiers à Avignon, la Colline Saint-Eutropeà Orange, ou le Menhir de Vacqueyras à Gigondas.

Représentation au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

De nombreux films ont été tournés dans le département de Vaucluse[38], parmi eux l'on peut noter :

Télévision[modifier | modifier le code]

Émission de télé-réalité :

Feuilleton :

Épisode(s) de séries :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. préfet de Vaucluse
  2. Le provençal pour les nuls, 2001, page 79
  3. Site du Conseil général de Vaucluse
  4. Site de la préfecture de Vaucluse
  5. site de l'Inspection d'Académie de Vaucluse
  6. Commission nationale de toponymie, « Collectivités territoriales françaises »,‎ 2009 (consulté le 8 décembre 2012)
  7. J. Girard, Évocation du vieil Avignon, op. cit., p. 87.
  8. J. Girard, Évocation du vieil Avignon, op. cit., p. 88.
  9. Marc Maynègre, op. cit., p. 179.
  10. a et b J. Girard, Avignon. Histoire et Monuments, op. cit., p. 39.
  11. Voir la Collection complète des lois de 1788 à 1830, Volume 5, p.  358 (25 juin 1793. — Décret relatif à la formation d'un 87e département sous la dénomination de département de Vaucluse.) sur Google Livres
  12. a, b, c, d et e Portrait du département sur vaucluse.fr
  13. Ken Reyna, Encyclopédie Ventoux, op. cit., p. 98.
  14. L'Atlas - Parc naturel régional du Luberon
  15. http://archives.vaucluse.fr/2539-l-evolution-du-territoire.htm
  16. L'Illustration, no 4505 à 4517, 1929 et Ludovic Naudeau, La France se regarde. Le problème de la natalité -1931.
  17. a, b, c, d et e Vaucluse, les chiffres clefs
  18. http://www.insee.fr/fr/insee_regions/provence/themes/dossier/popimmigr04/Pop_immigr.pdf
  19. Site officiel du conseil général : Edito du Président
  20. 'Avignon+en+1303&source=web&ots=a1tiLAJoD6&sig=bo2qT98obp3HytsG7dgw5mdJgpc&hl=fr Catalogue général des cartulaires des Archives départementales sur google book
  21. a et b .Page de présentation du département
  22. site sur la carrière de gypse
  23. a et b Économie autour du massif du Luberon
  24. Le Vaucluse et les touristes, statistiques de 2003 sur le site cjrosier.com
  25. Chiffre d'affaires du tourisme sur le site du conseil général
  26. Le transport en Vaucluse sur le site cjrosier.com
  27. L' aérodrome de Pont-Saint-Esprit (code OACI : LFND) est bien un aéroport du département du Vaucluse car bien que la ville de Pont-Saint-Esprit soit localisée dans le département du Gard, il est implanté sur la commune de Lamotte-du-Rhône
  28. Interview du plus ancien agent immobilier en Nord Luberon, 1998 Document PDF
  29. Page sur le "Haut débit" sur le site officiel du département
  30. Ministère de l'intérieur - Scrutin du 20 septembre 1992
  31. Ministère de l'intérieur - Scrutin du 29 mai 2005
  32. Scrutin présidentiel de 2007 - Murs
  33. Ministère de l'intérieur - Élections législatives de juin 2007 - première circonscription
  34. Ministère de l'intérieur - Élections législatives de juin 2007 - deuxième circonscription
  35. Ministère de l'intérieur - Élections législatives de juin 2007 - troisième circonscription
  36. Ministère de l'intérieur - Élections législatives de juin 2007 - quatrième circonscription
  37. [PDF] « Patrimoine et architecture, Chiffres clés 2012, p. 50 », Département des études, de la prospective et des statistiques, Ministère de la Culture et de la Communication (consulté le 7 juillet 2012)
  38. Films tournés dans le département Vaucluse

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. F. J. Barjavel, Dictionnaire historique, biographique et bibliographique du département de Vaucluse, T. I et II, Carpentras, 1841.
  • J. Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • J. Girard, Les États généraux du Comtat Venaissin depuis leur origine jusqu’à la fin du XVIe siècle, T. V et VI, Mémoires de l’Académie du Vaucluse, 1905-1906.
  • Joseph Girard, Avignon. Histoire et Monuments, Éd. Dominique Seguin, Avignon, 1924. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Joseph Girard, Évocation du vieil Avignon, 1958 - ré-édité Éd. de Minuit, Paris, 2000, (ISBN 2-7073-1353-X) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • F. Benoît, La Provence et le Comtat Venaissin, Paris, 1949
  • Joseph Sautel, Sylvain Gagnière et Léon Germand, Essais historiques sur le département de Vaucluse, 1933.
  • Joseph Sautel, Joseph Girard, Sylvain Gagnière et Hyacinthe Chobaut, Vaucluse, essai d'histoire locale, 1944
  • Sylvain Gagnière et J. Granier, Images du passé vauclusien, Éd. Rullière, Avignon, 1973
  • H. Chobaud, Le ban des vendanges et la date du début des vendanges dans le Comtat Venaissin du XIVe au XIXe siècle, Annales de la Société d’Ethnologie française, p. 55–60, 1950
  • Y. Burgues, Les États provinciaux face à l’autorité pontificale dans Avignon et le Comtat Venaissin, Rencontres, no 34. 1961
  • Aimé Autrand, Le département de Vaucluse de la défaite à la Libération (mai 1940-25 août 1944), Aubanel, Avignon, 1965,‎ 1965
  • Pierre Le Roy de Boiseaumarié, Histoire de l'appellation Côtes du Rhône, Éd. Reflets Méditerranées, Avignon, 1978.
  • R. Pillorget, Les monnaies comtadines (XIVe ‑ XVIIe siècle), Rencontres, no 118, 1980
  • H. Dubled, Histoire du Comtat Venaissin, Carpentras, 1981
  • Pierre Charnay, Vignobles et vins des Côtes-du-Rhône, Éd. Aubanel, Avignon, 1985.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986.
  • R. Moulinas, Histoire de la Révolution d'Avignon, Éd. Aubanel, Coll. Les gens du Sud, Avignon, 1986.
  • Hervé Aliquot, Le Vaucluse dans la guerre 1939-1945. La vie quotidienne sous l’occupation, Éd. Horvath, Saint-Étienne, 1987.
  • Guy Jacquemont et Patrick Galant, Le Grand Livre des Côtes-du-Rhône, Éd. du Chêne, Paris, 1988.
  • J. Galas, sous la direction de, Les Carnets du Ventoux, Dossier : La Révolution dans le Comtat, p. 7 à 114, Éd. Alain Barthélemy, Avignon, juillet 1989.
  • Marc Maynègre, De la Porte Limbert au Portail Peint, histoire et anecdotes d’un vieux quartier d’Avignon, Sorgues, 1991, p. 178 à 197, (ISBN 2 9505549 0 3) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Claude Arnoux, Maquis Ventoux, Résistance et répression en Provence pendant la IIe Guerre mondiale, Éd. Aubanel, Avignon, 1994.
  • Jean-Pierre Saltarelli, Les Côtes du Ventoux, origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 2000. (ISBN 2879230411)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]