Conservatoire national des arts et métiers

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Conservatoire national des arts et métiers
Image illustrative de l'article Conservatoire national des arts et métiers
Devise Omnes docet ubique (il enseigne à tous, partout) en latin
Informations
Fondation 1794
Fondateur Abbé Grégoire
Type École d'ingénieurs et établissement public d'enseignement et de recherche
Localisation
Coordonnées 48° 52′ 01″ Nord 2° 21′ 16″ Est / 48.866944, 2.354444 / 48.866944; 2.35444448° 52′ 01″ N 2° 21′ 16″ E / 48.866944, 2.354444 / 48.866944; 2.354444  
Ville Paris
Pays Drapeau de la France France
Chiffres clés
Enseignants 443 (371 titulaires & 72 non titulaires)[1]
Divers
Affiliation CGE, HESAM[2], « Elles Bougent »
Site web www.cnam.fr

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Conservatoire national des arts et métiers

Le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) est un grand établissement d'enseignement supérieur et de recherche fondamentale et appliquée fondé par l'abbé Grégoire à Paris le 19 vendémiaire an III (10 octobre 1794) pour « perfectionner l'industrie nationale ». Le Conservatoire national des arts et métiers et l'École polytechnique sont les deux réalisations de la Révolution française dans le domaine des sciences de l'ingénieur[3]. Héritier de l'esprit des Lumières et des encyclopédistes, le Conservatoire a, dès son origine en 1794, une vocation multidisciplinaire[4]. Ses premières collections d'instruments scientifiques proviennent de l'Académie des sciences.

Sommaire

Histoire[modifier]

Serment du Jeu de Paume (1789) par David : l'abbé Grégoire, fondateur du Conservatoire national des arts et métiers, est représenté au centre.

Le Conservatoire national des arts et métier est, avec l'École polytechnique et l'École normale supérieure, l'une des écoles scientifiques de l'an III. Dès 1794, il compte parmi ses membres les académiciens Vandermonde et Le Roy. Ce dernier collabora à l’Encyclopédie. Le mathématicien Vandermonde[5] est également professeur à l'École normale de l'an III. Permettre au gouvernement de promouvoir les nouveaux procédés dans le domaine de l'industrie, telle est la mission première de l'institution. En 1819, le Conservatoire prend une nouvelle dimension lorsque le gouvernement, en s'inspirant du Collège de France pour son organisation, lui donne pour mission de délivrer un enseignement en sciences de l'ingénieur. Charles Dupin crée alors la première chaire de mécanique appliquée aux arts. Cette même année, Jean-Baptiste Say crée la chaire d'économie industrielle.

Denis Diderot, Jean le Rond d'Alembert (coordonné par), Encyclopédie ou dictionnaire des sciences, des arts et des métiers, 1751-1772. "L'Encyclopédie a indirectement ouvert la voie à la constitution d'une institution consacrée aux arts et métiers" (Claudine Fontanon)[6].

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Depuis lors, le Cnam se développe dans son originalité : ouvert à tous, il diversifie ses enseignements, développe la recherche dans les domaines les plus innovants et conserve un riche patrimoine sur l'histoire des sciences et des techniques. L'hétérogénéité des publics accueillis tant en formation initiale que continue, l'étendue des disciplines enseignées couvrant tous les champs des sciences et des techniques depuis la chimie jusqu'à l'informatique en passant par la sociologie du travail et l'économie industrielle et les sciences de l'information, en font un établissement unique dans le panorama de l'enseignement supérieur français.

On y donne principalement des cours pour adultes engagés dans la vie active (techniciens, cadres) en formation continue et en cours du soir qui permettent d'effectuer une formation d'ingénieur, de construire des cursus pluridisciplinaires, d'obtenir des diplômes comme le DUT, le doctorat, le titre d'ingénieur. Parmi les 60 chaires représentées et leurs laboratoires, nombre d'entre elles ont des activités de recherche scientifique et industrielle qui situe l'établissement à la pointe de la technologie française et internationale. Cette mission de recherche se concrétise par de nombreux brevets et des rapports très proches avec le milieu professionnel. Les grands groupes français signent chaque année des projets d'expérimentation avec le Cnam (voir le paragraphe Recherche de cet article).

Pour financer ses missions de formation, de recherche technologique et de diffusion de la culture scientifique, le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) sera soutenu à hauteur de 39 millions d'euros jusqu'en 2010 par l'État français (+6 % par rapport à la période 2003-2006). L'établissement public bicentenaire qui ambitionne « le doublement de ses activités sur 10 ans », peut également compter sur le soutien des conseils régionaux et sur les revenus générés par ses prestations de formation, de conseil-ingénierie, et par les droits d'inscription.

Missions[modifier]

Entrée principale, rue Saint-Martin à Paris, du Conservatoire national des arts et métiers.

Le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) est un établissement public de l'État à caractère scientifique, culturel et professionnel, doté, comme le Collège de France, du statut de « grand établissement ». Placé sous la tutelle du ministère chargé de l'Enseignement supérieur, il remplit trois missions :

  • la formation tout au long de la vie ;
  • la recherche technologique et l'innovation ;
  • la diffusion de la culture scientifique et technique.

Deux membres de l'Institut de France siègent de façon permanente au conseil d'administration du Conservatoire national des arts et métiers.

La devise du Cnam est « omnes docet ubique » qui signifie « il enseigne à tous et partout ». Il est implanté dans plus de 150 villes en France et à l'étranger.

Organisation : les deux écoles et leurs départements[modifier]

Le Conseil d'administration a entériné le 7 juillet 2010 un nouveau règlement intérieur qui substitue aux 4 pôles d'enseignement et de recherche, deux écoles :

Le Cnam est membre du PRES HESAM qui comporte aussi huit autres membres fondateurs: Arts et Métiers ParisTech, l'École française d'Extrême-Orient, l'EHESS, l'École nationale des Chartes, l'EPHE, l'ESCP Europe, l'ENSCI, l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne et trois membres associés: l'ENA, l'Inha, l'Institut national du patrimoine.

Formations[modifier]

Le Cnam est voué à la formation tout au long de la vie. Il donne à chacun les moyens de se former à tout moment de sa carrière selon ses projets :

  • Formations à la carte : pluridisciplinaires (sans limitation de durée)[8] ;
  • Formations diplômantes : DUT, formation en alternance, Doctorat. Environ 500 diplômes d'État ou d'établissement, des titres ou des certificats inscrits au RNCP, des diplômes de bac + 2 à bac + 8 (de nombreux enseignements du Cnam sont au format dit de Bologne ou L-M-D licence-master-doctorat) ;
  • Le Cnam possède son École d'Ingénieur : l'EI Cnam[9] délivrant le titre d'Ingénieur diplômé du Conservatoire National des Arts et Métiers, (habilité par la Commission des titres d'ingénieurs) et des Mastères spécialisés, labellisé par la Conférence des grandes écoles. Le diplôme d'ingénieur est délivré après l'obtention de toutes les unités de valeurs (UV), l'entrée à l'EICnam, la remise et soutenance du travail d'étude et de synthèse technique (TEST) et la rédaction et soutenance du mémoire d'ingénieur, résultat des 9 à 12 mois de stage en entreprise ou en laboratoire ;
  • Près de 1 500 unités d'enseignement proposées et organisées en crédits européens (ECTS = European Credit Transfer System);
  • Les unités de valeurs (UV) peuvent avoir de 2 à 8 ECTS ;
  • 88 000 inscrits dans l'ensemble du réseau en France et dans le monde ;
  • 1 auditeur sur 10 se forme à distance, grâce aux technologies de l’information et de la communication (Tic) grâce à la plateforme Pleiad.
  • Le Cnam et l'Institut d'études politiques de Paris lancent dès le mois d’octobre 2006 un cursus en alternance pour former rapidement les étudiants issus principalement de Lettres ou de Sciences humaines. Le but est de permettre une insertion professionnelle rapide en répondant à des besoins bien précis des entreprises.
  • En 2010, l'École Vaucanson est créée à l'initiative du Cnam. Elle vise à offrir aux bacheliers de l'enseignement professionnel une voie d'excellence dans le supérieur, afin de leur permettre d'obtenir le grade de la licence ou du master ou bien un diplôme d'ingénieur.
  • Décret no 2010-1751 du 30 décembre 2010 : constitution du pôle de recherche et d'enseignement supérieur HESAM (Hautes Études Sorbonne Arts et Métiers), comprenant 12 établissements d'excellence membres dont : le Conservatoire national des arts et métiers, l'ENA, l'EPHE, l'EHESS, Arts et Métiers ParisTech.

Séminaires, colloques, conférences[modifier]

  • Séminaire " économie appliquée et relations internationales "[10].
  • Séminaire de géométrie et physique mathématique[11].
  • Colloque " la formation supérieure des ingénieurs et cadres " (organisé avec l'École polytechnique)[12].
  • Symposium IEEE " logique et informatique " (organisé avec l'INRIA)[13].
  • Conférences " science, guerre et paix "[14].

Recherche[modifier]

Laser hélium-néon utilisé en métrologie (2010).

Brevets, essais, cessions de licence, processus d'innovation[15], transfert de technologies, incubation d'entreprises… le Cnam développe de nombreux partenariats avec les entreprises :

  • 23 équipes de recherche et 25 Master habilités ou cohabilités ;
  • 250 doctorants accueillis et 900 mémoires d'ingénieur soutenus annuellement ;
  • 7 M€ de contrats R&D par an.

Culture scientifique et technique[modifier]

Un exemplaire du Cray-2 (1985) est exposé au musée du Conservatoire national des arts et métiers.

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Le plan national de diffusion de la culture scientifique et technique définit cette mission culturelle comme une priorité. Le Cnam et son musée des arts et métiers en sont des acteurs majeurs :

  • 350 rendez-vous, expositions et conférences ;
  • 50 000 participants aux conférences ;
  • 200 000 visiteurs au musée des arts et métiers.
  • 534 500 consultations de la bibliothèque en ligne et du Conservatoire numérique

Expositions temporaires[modifier]

  • 1966 : Histoire et prestige de l'Académie des sciences. Exposition réalisée dans le cadre de la célébration du tricentenaire de l'Académie des sciences.
  • 1994 : Polytech. Exposition réalisée dans le cadre de la célébration du bicentenaire de l'École polytechnique et du Conservatoire national des arts et métiers.

Instituts rattachés, laboratoires de recherche et chaires[modifier]

Une trentaine d'instituts célèbres et autres laboratoires de recherche bénéficient de la tutelle pédagogique du Cnam. Cette agrégation au Cnam permet à cet établissement dont l'enseignement est professionnel et scientifique, d'être davantage impliqué dans les branches professionnelles par des formations sur mesure, reconnues et permettant des évolutions de carrières directement indexées sur l'obtention des titres de ces instituts. Parmi lesquels, on peut compter :

Acronymes[16] Descriptifs, remarques
CEDRIC Centre d'Étude et de Recherche en Informatique du Cnam : systèmes sûrs, médias interactifs et mobilité, méthodes statistiques de data-mining et apprentissage, optimisation combinatoire, systèmes d'information, de décision et de bases de données.
DSO Chaire de développement des systèmes d'organisation, où nombre de grandes avancées sur les concepts de la sécurité, de sûreté, des réseaux, de l'organisation stratégique et opérationnelle, etc. sont réévalués à l'aune des derniers développements internationaux.
EICNAM École d'Ingénieur du Conservatoire National des Arts et Métiers
ENASS École nationale d'assurances qui délivre un diplôme de niveau I afin d’embrasser une carrière de cadre supérieur dans le secteur de l’assurance.
ENJMIN École nationale du jeu et des médias interactifs numériques, qui délivre un master.
ESCPI Institut du Cnam, dispensant des formations en génie électronique et informatique, génie mécanique et génie électrique pour le diplôme d'ingénieur.
ESGT École supérieure des géomètres et topographes qui délivre un diplôme d'ingénieur dans les domaines de la géomatique et de la topographie.
IAT Institut AéroTechnique.
ICH Institut des études économiques et juridiques appliquées à la construction et à l'habitation.
ICSV Institut supérieur du commerce et de la vente, spécialiste de la formation « mercatique-vente » depuis 50 ans.
IESTO Institut des Études Economiques, Sociales et Techniques de l'Organisation ; organisme créé en 1958, a été rattaché dans les années 2002-2010 à l'IIM, et est devenu depuis une des composantes de l'École Management et Société du Cnam. Ses formations de 3e cycle figurent généralement aux premières loges du classement SMBG.
IHIE Institut d'hygiène industrielle et de l'environnement.
IITBTP Institut d'ingénieur des techniques du bâtiment et des travaux publics, qui propose une formation d'ingénieur par l'alternance.
IIM Institut international du management.
IFFI Institut français du froid Industriel et de génie climatique.
INETOP Institut national d'étude du travail et d'orientation professionnelle.
INM Institut national de métrologie, qui intervient pour les domaines en métrologie tels que les longueurs, la masse, les rayonnements optiques et la température.
INTD Institut national des techniques de documentation.
INTEC Institut national des techniques économiques et comptables, plus célèbre institut de formation aux diplômes d'État en comptabilité, jusqu'aux postes les plus hauts de la branche comptable.
ISTBTP Institut Supérieur des Techniques du Bâtiment et des Travaux Publics
LIPS Chaire de prospective industrielle, où les derniers travaux sur les redéploiements des structures innovantes les plus avancées sont données régulièrement.
LIPSOR Laboratoire d’investigation en prospective stratégie et organisation.
UNICNAM Union des Ingénieurs du Conservatoire National des Arts et Métiers

Partenaires publics[modifier]

Partenaires industriels[modifier]

Fondations[modifier]

Fondation Louis-de-Broglie[modifier]

La Fondation Louis-de-Broglie est une fondation française pour la recherche fondamentale en physique créée par Louis de Broglie (Prix Nobel de physique). Elle fut accueillie au Conservatoire national des arts et métiers de 1973 à 1988. Les deux premiers Présidents de la Fondation Louis-de-Broglie ont été Louis Néel (Prix Nobel de physique) et René Thom (médaillé Fields).

Fondation Besnard de Quelen[modifier]

La Fondation Besnard de Quelen a pour objet d'encourager l'innovation dans la construction. Elle est rattachée au Conservatoire national des arts et métiers depuis sa création en 1980. Le Legs Besnard de Quelen est dirigé par un conseil réunissant des architectes, des ingénieurs et des professeurs.

Le réseau[modifier]

Le Cnam porte cette triple ambition au sein de la collectivité grâce à son réseau, présent sur l'ensemble du territoire et à l'étranger :

  • 150 centres de formation, en métropole et dans les DOM-TOM, regroupés autour de 28 centres régionaux ;
  • plusieurs centres associés à l'étranger, par exemple au Liban (depuis 1970) et en Espagne (depuis 2002) ;
  • 32 pays partenaires en Europe, au Maghreb, en Afrique, au Proche-Orient, en Asie, en Amérique latine.

Centres à l'étranger[modifier]

  • Allemagne : Darmstadt
  • Espagne, Saragosse
  • Liban
  • Maroc
  • Suisse (Ge-Vd-Vs)
  • Haïti (en collaboration avec l'université d'État d'Haïti : 2010)

Personnalités du Conservatoire national des arts et métiers[modifier]

Notoriété[modifier]

Grand établissement d'enseignement supérieur et de recherche, membre de la Conférence des grandes écoles, le Conservatoire national des arts et métiers est reconnu pour la qualité de ses anciens élèves[22].

Le Cnam est habilitée par la Commission des titres d'ingénieur à délivrer le titre d'ingénieur diplômé. La qualité de la formation est fondée sur un corps enseignant de notoriété internationale, un enseignement scientifique pluridisciplinaire de haut niveau et une culture managériale[23]. Le Cnam est fréquemment cité dans les classements publiés dans les journaux spécialisés[24],[25].

Le Conservatoire dispose également d'instituts. L'ICH (Institut des études économiques et juridiques appliquées à la construction et à l'habitation), accrédité par la Royal Institution of Chartered Surveyor (RICS), spécialisé dans les métiers de l'immobilier ; l'INTEC (Institut national des techniques économiques et comptables) qui prépare à l'expertise comptable.

Les anciens élèves du Conservatoire national des arts et métiers sont présents dans des entreprises, privées ou publiques, comme : Aérospatiale, Airbus, Alcatel, Alstom, Areva, Bull, CEA, CNES, CNRS, Cogema, Commission Européenne, Dassault, DGA, Ecole Polytechnique, EDF, Eurocopter, France Télécom, Gaumont, INSERM, Institut Pasteur, Michelin, Ministère de la Défense, Ministère de l'Education Nationale, ONERA, PSA, Renault, Rhone Poulenc, Sagem, Saint-Gobain, Sanofi, Snecma, TDF, Texas Instruments, Thales, Total[26].

En septembre 2008, Christian Forestier, inspecteur général de l'Éducation nationale, est nommé administrateur général du CNAM par décret du président de la République, publié au Journal officiel le 30 août 2008.

Le Conservatoire national des arts et métiers au cœur de Paris[modifier]

Plan de l'église de Saint-Martin-des-Champs

Le Conservatoire national des arts et métiers est situé au cœur de Paris, sur le cardo dans l'ancien prieuré bénédictin de Saint-Martin-des-Champs. L'établissement religieux d'origine, datant de l'époque mérovingienne, fut installé en prieuré par Henri Ier de France en 1060[27]. Il s'agit d'un des plus anciens lieux de France consacrés à l'étude et utilisé sans discontinuité à cet effet depuis sa création. En effet le prieuré, qui est aujourd'hui la bibliothèque du CNAM, avait été confié à l'abbé de Cluny de 1079. Guillaume Postel, l'un des premiers professeurs du Collège de France, fondé en 1530, y est enterré.

Les cours à Paris ont principalement lieu au 292 rue Saint-Martin mais également dans la rue voisine au 2 rue Conté, qui est l'ancien bâtiment principal de l'École Centrale Paris.

On peut encore voir des vestiges de l’enceinte médiévale protégeant le prieuré Saint-Martin en regardant la tour à l’angle de la rue Saint Martin et de la rue du Vertbois, un fragment de courtine rue du Vertbois et une tour servant de cage d’escalier au 7 rue Bailly.

Le plan du chœur de l’église Saint-Martin-des-Champs a trouvé son inspiration dans le chœur de la basilique de Saint-Denis construite quelques années plus tard.

Tradition[modifier]

Vandermonde[21] : "Société secrète des élèves du Conservatoire national des arts et métiers (1794) fondée sur le modèle de celle de Yale University (1701)"[28][29].

La littérature et le Conservatoire national des arts et métiers[modifier]

Spécificités du réseau en région[modifier]

  • Plusieurs centres en province ont obtenu la certification de qualité ISO 9001, et récemment le centre proche de Genève en Suisse a obtenu le label EduQua, certification de qualité des organismes de formations suisses. L'antenne du Cnam-Léman pour le Bassin Lémanique est ainsi le premier établissement français à obtenir le précieux sésame, gage d'un échange transfrontalier engagé depuis 1970.
  • Les filières d'ingénieurs du Cnam ont été certifiées par l'organe d'accréditation de la Qualité suisse ( OAQ) (par la CTI : Commission nationale française des titres d'ingénieurs)
  • En province : les centres du Cnam et leurs antennes sont soutenues à plus de la moitié de leur budget par les fonds de la Promotion sociale et professionnelle, fonds alloués par les conseils régionaux dont la formation continue est l'une des attributions.
  • À Aix-en-Provence, le Conservatoire national des arts et métiers est hébergé par l'École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers, au 2 cours des Arts et Métiers.
  • En Alsace, le Cnam Alsace déploie ses activités au bénéfice d'un millier d'auditeurs, dans 3 centres d'enseignements principaux: Strasbourg, Mulhouse et Colmar, et dans un centre situé en Allemagne (Darmstadt). Il œuvre pour la qualification et l’adaptation des compétences des salariés et demandeurs d’emploi dans le cadre de projets individuels ou d’entreprises (cours du soir ou du samedi, cours à distance) et pour la professionnalisation des jeunes dans le cadre de l’alternance.

Depuis octobre 2006, le Cnam en Rhône-Alpes propose — entre autres formations — une licence par alternance (apprentissage, contrat de professionnalisation, CIF, etc.) dans le domaine des énergies renouvelables : l'éolien et le photovoltaïque. Cette licence, dont plusieurs unités d'enseignement ont été développées en Rhône-Alpes, est accueillie dans le département de l'Ardèche, très précisément à Aubenas [3]. Le centre d'enseignement du Cnam en Ardèche propose d'autres licences en alternance dans les domaines de la radioprotection, du génie civil (bois; bioclimatique), et des économies d'énergies.

Notes et références[modifier]

  1. Répartition par établissement, académie et fonction des personnels enseignants non permanents ou titulaires de l'enseignement supérieur, hors enseignants des disciplines hospitalo-universitaires, en 2009-2010 p.15, effectif équivalent temps plein
  2. http://www.capital.fr/carriere-management/interviews/il-faut-former-davantage-d-ingenieurs-pour-soutenir-l-industrie-francaise-617087
  3. Écoles de l'an III
  4. Un exemple de multidisciplinarité : Alexandre Vandermonde (1735-1796).
  5. Alexandre Vandermonde (1735; † 1796) sur le site de la Société des amis de la bibliothèque de l’École polytechnique.
  6. Claudine Fontanon, "Les origines du Conservatoire national des arts et métiers et son fonctionnement à l'époque révolutionnaire (1750-1815), Les cahiers d'histoire du Cnam, n°1, Cnam Medias, Paris, 1992, p. 22.
  7. Station conçue dans le cadre du bicentenaire du Conservatoire national des arts et métiers (1794-1994).
  8. Le Cnam Paris en pratique, Conservatoire national des arts et métiers, Paris, 2009, p. 4.
  9. Ecole d'Ingénieur Cnam
  10. CNAM lectures (Thierry de Montbrial).
  11. Séminaire de géométrie et physique mathématique (Philippe Durand, Pierre Marry, Michel Valton).
  12. Colloque " la formation supérieure des ingénieurs et cadres " CNAM-X.
  13. Symposium IEEE " logique et informatique " CNAM-INRIA.
  14. Conférences " science, guerre et paix " (Hubert Curien, Lawrence R. Klein, prix Nobel, Jean-Jacques Salomon).
  15. Philippe Binant, Au cœur de la projection numérique, Actions, 29, 12-13, Kodak, Paris, 2007.
  16. En ordre alphabétique
  17. Paul Doumer
  18. Guy Fleury
  19. Pierre Marry, Géométrie différentielle élémentaire, séminaire de géométrie et physique mathématique, Conservatoire national des arts et métiers, Paris.
  20. Séminaire de géométrie et physique mathématique.
  21. a et b Vandermonde
  22. Exemples : Stéphane Natkin ; Philippe Binant.
  23. Devenez ingénieur, Conservatoire national des arts et métiers, 2010, p. 4.
  24. UsinesNouvelle
  25. 01net
  26. Sources : Cnam Info, 6, Conservatoire national des arts et métiers, 1994 ; Lettre, JLR/lm-457/99, Gaumont, 1999 ; Annuaire, UNICNAM, 2009-2010, p. 329-369.
  27. Site de la Bibliothèque du Conservatoire des Arts et métiers, visite du 25 février 2008.
  28. Société secrète du Conservatoire national des arts et métiers.
  29. Aimé Laussedat, Recueil des lois, décrets, ordonnances, arrêtés, décisions et rapports relatifs à l'origine, à l'institution, à l'organisation et à la direction du Conservatoire national des arts et métiers et à la création des cours publics de cet établissement, Imprimerie nationale, Paris, 1889.
  30. Honoré de Balzac, La maison du chat-qui-pelote, Flammarion GF, 1985, p. 34.
  31. Victor Hugo, Les misérables, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1951, p. 38-49.[1].
  32. Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, édition Conard, 1910, p. 11.[2]

Voir aussi[modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier]

  • Michel Yves Bernard, Le Conservatoire National des Arts et Métiers. Vers le XXIe siècle, Eyrolles, Paris, 1994.
  • Claudine Fontanon, "Les origines du Conservatoire national des arts et métiers et son fonctionnement à l'époque révolutionnaire (1750-1815), Les cahiers d'histoire du Cnam, n°1, Cnam Medias, Paris, 1992, p. 17-44.[4]
  • Claudine Fontanon, André Grelon, Les professeurs du Conservatoire national des arts et métiers, Collection " Histoire biographique de l'enseignement ", INRP, Paris, 1994.
  • Jacqueline Hecht, Un exemple de multidisciplinarité : Alexandre Vandermonde (1735-1796), Population, 4, 641-676, INED, Paris, 1971.[5]
  • Dominique Julia, Les trois couleurs du tableau noir. La Révolution, Éditions Belin, Paris, 1981.
  • Michel Nusimovici, Les écoles de l'an III, 2010.[6]
  • Bernard Plongeron, L'abbé Grégoire et la République des savants, Éditions du CTHS, Paris, 2001.

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]