Bataille de la Somme

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Bataille de la Somme
German trench Delville Wood September 1916.jpg
Informations générales
Date du au
Lieu Somme (fleuve), Picardie, France
Issue Indécise (retraite tactique allemande de 64 km)
Belligérants
Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni
Drapeau français France
Drapeau de l'Australie Australie
Drapeau du Canada Canada
Drapeau de Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Drapeau de l'Afrique du Sud Union d'Afrique du Sud
Dominion of Newfoundland Red Ensign.svg Terre-Neuve
Empire allemand Empire allemand
Commandants
Douglas Haig
Ferdinand Foch
Max von Gallwitz
Fritz von Below
Forces en présence
le 30 juin 1916 :
Armée française :
- 14 divisions en ligne
- 1 550 pièces d'artillerie
- 115 avions
Armée britannique :
- 26 divisions en ligne
- 1 335 pièces d'artilleries
- 185 avions
le 30 juin 1916 :
- 8 divisions en ligne
- 844 pièces d'artillerie
- 129 avions
Pertes
420 000 Britanniques
(213 000 blessés et 206 000 morts ou disparus)
203 000 Français
(136 000 blessés et 67 000 morts ou disparus)[1]
437 000 Allemands (au minimum)
(dont 170 000 tués)[2]
Première Guerre mondiale
Batailles
Bataille de la Somme
Albert - Crête de Bazentin - Bois Delville - Pozières - Guillemont - Ginchy - Flers-Courcelette - Morval - Crête de Thiepval - Le Transloy - Hauteurs de l'Ancre - Ancre


Front d'Europe de l’Ouest
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Front d'Europe de l’Est


Front du Moyen-Orient


Front africain


Bataille de l'Atlantique

Coordonnées 50° 00′ 56″ N 2° 41′ 51″ E / 50.0155, 2.69742 ()50° 00′ 56″ Nord 2° 41′ 51″ Est / 50.0155, 2.69742 ()  

La bataille de la Somme désigne une confrontation opposant les Britanniques et les Français aux Allemands en 1916 lors de la Première Guerre mondiale, dont ce fut l'une des batailles les plus sanglantes.

Les forces britanniques et françaises tentèrent de percer à travers les lignes allemandes fortifiées sur une ligne nord-sud de 45 km proche de la Somme, au nord de la France, dans un triangle entre les villes d'Albert du côté britannique, Péronne et Bapaume.

Il s'agit de l'une des batailles les plus meurtrières de l'histoire humaine (hors victimes civiles), avec parmi les belligérants environ 1 060 000 victimes, dont environ 442 000 morts ou disparus.

La première journée de cette bataille, le , détient le triste record de la journée la plus sanglante pour l'armée britannique, avec 58 000 victimes dont 19 240 morts. La bataille prit fin le [3].

Pour la première fois, un film de propagande, La Bataille de la Somme, a saisi une grande partie des horreurs de la guerre moderne en incluant des images issues des premiers jours de la bataille. Ces événements furent couverts par des photographes et peintres, dont François Flameng peintre officiel des armées dont les nombreux croquis et dessins de ces événements parurent dans la revue L'Illustration.

Préalable[modifier | modifier le code]

Le front est stabilisé depuis décembre 1914, à la suite de la course à la mer. Les combats de 1915 n'ont pas fait bouger les lignes.

La conférence interalliée de l'Entente de Chantilly le débouche sur la décision d'attaquer les Empires centraux sur tous les fronts en 1916, en Russie, en Italie, et sur le Front de l'Ouest. Seulement aucune date n'est fixée, et il faudrait attendre juin ou juillet pour espérer une participation russe. Joffre, nommé commandant en chef de l'armée française début décembre 1915 obtient lors de négociations bilatérales une offensive conjointe franco-britannique. Les lignes françaises rejoignent les lignes britanniques sur la Somme, c'est donc ce secteur qui est désigné.

En 1916, l’armée britannique en France manque d’expérience, sa partie professionnelle, six divisions, ayant été éliminée en 1914-15. La plus grande partie de ses effectifs est composée de volontaires des forces territoriales et de la nouvelle armée de Kitchener. Les officiers ont été promus rapidement et manquent à la fois de formation et d’expérience. Le général en chef John French est remplacé en décembre 1915 par Douglas Haig, lui-même promu rapidement. Haig collabore volontiers avec Joffre, mais il souligne l'indépendance du corps expéditionnaire anglais, le commandement n'est donc pas unifié. Joffre monte donc cette offensive avec l'armée française comme acteur principal au sud de la Somme, qui sera appuyée par le corps britannique moins aguerri entre la Somme et Arras. Il nomme Foch responsable sur le terrain, lui qui est déjà commandant du Groupe d'Armées Nord. Une autre conférence à Chantilly le 14 février 1916 fixe le début de l'opération pour le 1er juillet 1916.

Lorsque l'armée allemande lance son offensive sur Verdun, le , le commandant en chef britannique propose de venir aider son allié. Joffre décide que l'armée française peut faire face sans cet appui tout en pressant Haig de mettre en place l'offensive sur la Somme le plus tôt possible. Le printemps voit les plans de la bataille changer, car l'engagement français à Verdun ponctionne les troupes prévues pour l'offensive. Fin mai le dispositif français est réduit au point que l'armée britannique est désormais l'élément principal sur la Somme. Finalement la date du 24 juin est adoptée pour le début de la préparation d'artillerie, et le 1er juillet pour l'assaut.

Côté allemand Falkenhayn ne prend pas de dispositions particulières, l'état-major attendant une offensive alliée sur l'Artois ou en Alsace, les préparatifs alliés lui semblent un bluff. Le terrain de la bataille est le plateau picard, terrain crayeux propice au creusement de tranchées. Le maillage des villages, distants de deux à quatre kilomètres, permet une défense en profondeur, ce qu'ont organisé les troupes de Von Bülow depuis 1914.

Le terrain[modifier | modifier le code]

Troupes anglaises du 2nd Battalion (Gordon Highlanders, 20th Brigade, British 7th Division) traversant le « no man's land », près de Mametz le 1er juillet 1916, au début de la bataille de la Somme.
Route de Pozières, août 1916

Les Allemands occupent presque partout des hauteurs. Leur front se compose :

  • d'une forte première position, avec des tranchées de première ligne, d'appui et de réserve, ainsi qu'un labyrinthe d'abris profonds comportant d'ailleurs tout le confort moderne ;
  • d'une deuxième ligne intermédiaire, moins forte, protégeant des batteries de campagne ;
  • enfin, un peu en arrière, d'une deuxième position presque aussi forte que la première.

À l'arrière, se trouvent des bois et des villages « fortifiés » reliés par des boyaux, de façon à former une troisième et même une quatrième ligne de défense, le tout largement bétonné et bénéficiant des qualités de la roche crayeuse qui se coupait facilement et durcissait en séchant.

Transformation de l’arrière[modifier | modifier le code]

Chargement d'un canon britannique de 15 pouces.

L'arrière avait été transformé en un gigantesque entrepôt avec ce qui se faisait de mieux pour les routes, le ferroviaire et l'aviation. L'artillerie, y compris des monstres sur voie ferrée de 380 et 400 mm, atteignait des sommets de puissance destructrice.

Ordre de bataille[modifier | modifier le code]

Les Alliés[modifier | modifier le code]

Les Français :

Elles totalisent quatorze divisions en ligne, quatre de réserve et quatre de cavalerie sur un front de 15 kilomètres. L'artillerie aligne 696 pièces de campagne, 732 pièces lourdes, 122 pièces ALGP (artillerie lourde à grande puissance) et 1 100 mortiers de tranchée (avec un approvisionnement de six millions d'obus de 75 mm, deux millions de munitions pour l'artillerie lourde et 400 000 pour l'artillerie de tranchée).

Les Britanniques :

Le groupe d'armées Haig qui comprend :

  • La IVe armée (Rawlinson) avec cinq corps (8e, 10e, 3e, 15e et 13e CA) ;
  • La IIIe armée (Allenby) avec un corps d'armée (le 7e) ;
  • L'armée de Réserve (Gough).

Soit un effectif de 26 divisions en ligne et trois de cavalerie sur un front de 25 kilomètres, avec l'appui de 868 pièces de campagne et 467 pièces lourdes (respectivement approvisionnées à 2 600 000 et 1 163 000 coups).

Les Allemands[modifier | modifier le code]

Jeune soldat allemand engagé dans la bataille de la Somme, photo de 1916

La IIe armée (Fritz von Below) avec trois groupements (von Stein, von Gosler et von Quast) soit huit divisions en ligne et treize de réserve. Ils disposent de 454 canons de campagne et 390 lourds, ce qui représente à peine le tiers de la puissance de feu des alliés, ainsi que de 129 appareils face aux 300 Franco-Britanniques.

Préparation d'artillerie[modifier | modifier le code]

Artillerie lourde britannique en action

La préparation d'artillerie, initialement prévue pour cinq jours, débute le 24 juin par des tirs de réglage et de destruction. Elle s'intensifie à partir du 26 par un bombardement général et continu des lignes allemandes. Le 28, l'offensive est reportée de 48 heures à cause du mauvais temps. En une semaine, l'artillerie britannique tire 1 732 873 coups.

Il tombe les premiers jours une moyenne de cinq obus pour chaque soldat allemand.

Les premiers jours[modifier | modifier le code]

Un soldat britannique à Ovillers-la-Boisselle, juillet 1916.

Le 1er juillet au matin, c'est par un beau temps et clair que commence le bombardement final des alliés. À partir de h 25, les tirs d'artillerie atteignent une cadence de 3 500 coups par minute, produisant un bruit si intense qu'il est perçu jusqu'en Angleterre.

Soldats britanniques dans les tranchées le 1er juillet 1916.

À h 30, au coup de sifflet, l'infanterie britannique franchit les parapets baïonnette au canon et part à l'assaut des tranchées adverses. Les hommes sont lourdement chargés avec plus de 30 kg d'équipement.

Les Allemands les accueillent avec des tirs de mitrailleuses qui les fauchent en masse. Les officiers sont facilement repérables et sont particulièrement visés. On estime à 30 000 le nombre des victimes (tués et blessés) dans les six premières minutes de la bataille [4]. Le est le jour le plus meurtrier de toute l'histoire militaire britannique. Les Allemands sont stupéfaits de voir les soldats britanniques venir au pas. En fait, le commandement anglais craignait que les troupes perdent le contact en courant et en se dispersant. Persuadé que les défenses allemandes avaient été anéanties par les bombardements, ils ont exigé que les hommes avancent au pas[5]. À midi, l’état-major britannique annule cet ordre, et retient les vagues d’assaut suivantes. Lorsque les Britanniques parviennent aux tranchées allemandes, ils sont trop peu nombreux pour résister à une contre-attaque.

Dans la première journée, on dénombre 20 000 morts et 40 000 blessés ou disparus britanniques pour 320 000 soldats engagés. Certaines unités, comme celle de Terre-Neuve, perdent jusqu'à 91 % de leurs effectifs. Du côté allemand, les pertes sont estimées à 6 000 hommes[6].

Le 3 juillet, ils consolident[Qui ?] leurs positions en s'emparant des bois de Mametz, au sud de Contalmaison : c'est là que plus de 1 000 prisonniers sont cueillis dans un seul fourré[Qui ?].

Bilan français[modifier | modifier le code]

En dix jours, la VIe armée française, sur un front de près de vingt kilomètres, a progressé sur une profondeur qui atteint en certains points dix kilomètres. Elle est entièrement maîtresse du plateau de Flaucourt qui lui avait été assigné comme objectif et qui constitue la principale défense de Péronne. Elle a fait 12 000 prisonniers, presque sans pertes, pris 85 canons, 26 minenwerfer, 100 mitrailleuses, un matériel considérable. C'est le plus beau succès obtenu depuis la bataille de la Marne.

Transfert des divisions allemandes[modifier | modifier le code]

Trente-cinq divisions sont retirées du secteur de Verdun pour renforcer le front devant Bapaume.

Du 20 juillet à la fin août[modifier | modifier le code]

Un détail du camp retranché allemand de Péronne. On y distingue un réseau de voies du chemin de fer de campagne, l'équivalent allemand du système Péchot français, un cimetière…

La dernière semaine de juillet est d'une chaleur lourde et poussiéreuse. Au cours de cette semaine, l'armée Gough, réserve britannique, prend pied dans la forte position de Pozières et reprend aux Allemands, une deuxième fois, le bois Delville et Longueval. Elle échoue, par contre, au cours de combats féroces qui durent pendant plus d'une semaine, sur Guillemont.

De septembre à la mi-novembre[modifier | modifier le code]

La pluie commence à tomber, rendant le champ de bataille boueux.

Le 3 septembre, dès les premières heures de l'attaque, Guillemont est pris.
Le 4, au sud, la Xe armée enlève toute la première position entre Deniécourt et Vermandovillers. Soyécourt et Chilly sont pris, avec 2 700 prisonniers ; Chaulnes est directement menacé à partir de Lihons.
Le 6 septembre, la Ire Armée française s'empare d'une grande partie de Berny-en-Santerre.

Les chars[modifier | modifier le code]

Char britannique Mark I.

Le 15 septembre apparaissent les premiers chars d'assaut alliés qui interviennent avec succès. Ils aident à prendre Courcelette, Martinpuich, le bois des Fourcaux, le village de Flers avec 4 000 prisonniers.

Le 17, la Ire Armée prend Vermandovillers et Berny.

Le 26 enfin, « journée glorieuse » : les deux alliés prennent ensemble Combles, la « clé » entre Bapaume et Péronne. D'autre part, tout à fait au nord, les Britanniques enlèvent Thiepval après l'utilisation de mines. L'offensive cesse.

 : fin de la bataille de la Somme[3].

Conséquences[modifier | modifier le code]

photo aérienne des tranchées vers Thiepval le 25 septembre 1916.

Malgré les très faibles gains territoriaux, les Allemands ont été très impressionnés par le bombardement de préparation des alliés. C’est à la suite de la bataille de la Somme que le haut-commandement allemand décide la guerre sous-marine à outrance, ce qui a pour effet incident — non nécessairement souhaité — de provoquer l’entrée en guerre des États-Unis (à la suite du naufrage du Lusitania) et ainsi le basculement du rapport de forces[7].

Le , l'armée allemande effectue une retraite stratégique, en détruisant tout derrière elle, afin de raccourcir sa ligne de défense sur la ligne Hindenburg.

Bilan[modifier | modifier le code]

En cinq mois, les alliés ont progressé de 12 kilomètres au nord de la Somme entre Maricourt et Sailly-Saillisel et 8 kilomètres au sud. La percée tant attendue par laquelle Joffre espérait revenir à une guerre de mouvement s'est transformée une fois de plus en une bataille d'usure, comme à Verdun. Aucun des objectifs principaux — que sont Bapaume et Péronne — n'est atteint.

Les Britanniques ont capturé 31 076 Allemands, pris 102 canons de campagne, 29 canons lourds, 111 mortiers et 453 mitrailleuses. Les Français ont fait prisonniers 41 605 Allemands (dont 809 officiers) et se sont emparés de 71 pièces de campagne, 101 pièces lourdes, 104 mortiers et 535 mitrailleuses.

Pour de tels résultats, les pertes admises chez les Britanniques s'élèvent à un total de 419 654 hommes mis hors de combat (213 372 blessés et 206 282 morts ou disparus[Note 1]) et, chez les Français, à 202 567 combattants (135 879 blessés et 66 688 morts ou disparus[Note 2]). Ainsi, pour des résultats similaires, la tactique des Français s'est avérée moins coûteuse que celle des Britanniques dont les hommes de l'armée Kitchener manquaient d'expérience.

Les Allemands ont quant à eux perdu au moins 437 322 hommes (dont 170 000 tués).

Pour limiter les pertes, Foch demandait à ses commandants de faire courir les hommes d'obstacle en obstacle, « il est donc d'une importance primordiale de l'employer [le soldat] avec une stricte économie… »[8].

Visiter les champs de bataille[modifier | modifier le code]

La bataille de la Somme a été d'une ampleur considérable, par le nombre de nationalités impliquées, de morts, de disparus ou de blessés de part et d'autre, par l'ampleur des destructions et par les traces qu'elle a laissées dans le sol même. Le Circuit du Souvenir permet de se recueillir et de découvrir les principaux sites des champs de bataille.

Soldats célèbres ayant participé à la Bataille de la Somme[modifier | modifier le code]

Soldats célèbres tombés lors de la bataille[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant servi dans les armées alliées ou allemande[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Audoin-Rouzeau et Jean-Jacques Becker (dir.), Encyclopédie de la Grande Guerre, Bayard, 2004
  • Alain Denizot, La Bataille de la Somme, Perrin, 2002
  • John Keegan, La Première Guerre mondiale, Perrin, 2003
  • John Keegan, Anatomie de la bataille, Robert Laffont, 1993.
  • Pierre Miquel, Les Oubliés de la Somme, Tallandier, 2001. Résumé du livre
  • Alexandre Thers, La Somme - l'offensive tragique, éditeur : Histoire et Collections, les mini-guides
  • H.P. Willmott, La Première Guerre mondiale, éditeur : DK Publishing

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Soit 127 751 morts et 78 531 disparus britanniques.
  2. Soit 39 187 morts et 27 501 disparus français.

Références[modifier | modifier le code]

  1. The Battle of the Somme, historylearningsite.co.uk
  2. (en) Graeme Chamley Wynne, If Germany attacks : the battle in depth in the West, Greenwood Press,‎ 1976 (ISBN 0-8371-5029-9), p. 131
  3. a et b La bataille de la Somme 14-18, Première Guerre mondiale et circuit du souvenir - Images en Somme
  4. Jean-Jacques BECKER "La première Guerre Mondiale, Belin, 2003
  5. Stéphane Audoin et Patrice Gélinet 2000 ans d'histoire sur France Inter, vendredi 23 juin 2006
  6. Quid 2004, Robert Laffont, p. 699c
  7. Stéphane Audoin-Rouzeau et Patrice Gélinet, 2000 ans d'histoire sur France Inter, vendredi 23 juin 2006
  8. SHD DAT 1K795(30)