Mayenne (département)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mayenne.
Mayenne
Image illustrative de l'article Mayenne (département)
Mayenne (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Laval
Sous-préfecture(s) Château-Gontier
Mayenne
Président du
conseil général
Olivier Richefou (UDI)
Préfet Philippe Vignes
Code Insee 53
Code ISO 3166-2 FR-53
Code Eurostat NUTS-3 FR513
Démographie
Population 307 031 hab. (2011)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Superficie 5 175,2 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 3
Cantons 32
Intercommunalités 17
Communes 261

La Mayenne (prononcé [ma.jɛn ]) est un département français de la région Pays de la Loire. Ses habitants sont les Mayennais et les Mayennaises. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 53. Son chef-lieu est Laval.

Le département a été constitué par le décret de l'Assemblée nationale du 15 janvier 1790. Comme une soixantaine de départements en France, il s'identifie au nom d'un cours d'eau, en l'occurrence la Mayenne. Il correspond essentiellement au Bas-Maine, qui formait la moitié occidentale de la province du Maine. Le tiers méridional du département faisait toutefois partie de l'Anjou, et il est d'ailleurs appelé « Mayenne angevine ». L'Anjou se trouve également sur la région naturelle du Val de Loire.

L'histoire du département est notamment marquée par la période gallo-romaine, avec la cité de Noviodunum, par les conflits entre la France et l' Angleterre au Moyen Âge, puis par la Chouannerie. La canalisation de la Mayenne pendant la Renaissance permet un certain essor économique et jusqu'au XIXe siècle, la culture et le tissage du lin ainsi que la métallurgie sont les principales activités départementales. Au XXe siècle, après un exode rural marqué, la Mayenne réoriente son économie vers la production laitière et l'agro-alimentaire.

Le département comptait 307 031 habitants et 261 communes en 2011. Malgré une croissance démographique modérée, la Mayenne demeure le département le moins peuplé des Pays de la Loire. Elle ne possède que trois villes de plus de 10 000 habitants : le chef-lieu, Laval, et les deux sous-préfectures, Château-Gontier et Mayenne[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Mayenne.

Situation[modifier | modifier le code]

La Mayenne se trouve au nord-ouest de la France, elle est sans accès à la mer, mais Landivy, située au nord-ouest du département, n'est qu'à une trentaine de kilomètres de la baie du mont Saint-Michel. Le département forme un rectangle régulier, orienté sur un axe nord-sud, c'est-à-dire selon le cours de la rivière Mayenne. À l'ouest, il est limitrophe de la région Bretagne avec l'Ille-et-Vilaine, et au nord de la Basse-Normandie, avec la Manche et l'Orne. À l'est, il est bordé par la Sarthe, et au sud, par le Maine-et-Loire, deux départements qui font également partie des Pays de la Loire. La Mayenne est au carrefour des routes reliant Paris à la Bretagne et Caen à Angers et Nantes.

Paysages[modifier | modifier le code]

Le mont Rochard, qui culmine à 357 mètres, vu depuis un étang.

La Mayenne possède dans son ensemble un relief peu marqué, c'est une région de transition entre la Bretagne, la Normandie et l'Anjou, des régions très différentes. Le département est surtout fait de collines arrondies et de vallées peu profondes. Néanmoins, il se trouve sur la partie orientale du massif armoricain et s'élève en moyenne à 150 mètres au-dessus du niveau de la mer. Son point culminant, le mont des Avaloirs, atteint 417 mètres. C'est le point le plus haut du massif ainsi que de tout le Grand Ouest français. Le mont se trouve au nord-est du département, près de l'Orne et de la Sarthe[2]. D'autres sommets se répartissent dans le nord-est de la Mayenne, comme le mont Rochard, le Montaigu et le Tertre Ganne.

Panorama depuis le sommet du Montaigu, qui culmine à 291 mètres.

À cause d'un relief relativement uniforme, la Mayenne peut difficilement être divisée en régions naturelles distinctes[2]. Six espaces ont toutefois été distingués par des organismes locaux comme la Direction régionale de l’environnement des Pays de la Loire[3] :

  • au nord-ouest, autour de Gorron et Landivy, se trouvent les « Marches de Bretagne », caractérisées par des collines bocagères humides et fortement domestiquées ;
  • au nord-est, les « Collines du Maine » ont un paysage boisé et mouvementé et regroupent des sommets comme le mont des Avaloirs. Elles comptent aussi des petites vallées fluviales ;
  • au centre du département, le « Cœur de la Mayenne » correspond à la vallée de la Mayenne. Il se trouve sur l'axe Paris-Brest et concentre la population et les activités économiques. Le relief est peu marqué, avec des vallées, des étangs, du bocage, des vergers et quelques forêts ;
  • le « Pays ardoisier », autour de Renazé, est une petite région située au sud-ouest du département. Il est marqué par un relief orienté est-ouest et des alignements de barres boisées ;
  • le « Pays de l’Erve » situé à l'est, autour de Sainte-Suzanne et Saulges, possède un paysage calcaire plat entrecoupé de rivières et de vallées encaissées ;
  • le « Haut-Anjou mayennais », qui correspond approximativement à l'arrondissement de Château-Gontier, est formé de plateaux, de vallées larges et de grandes étendues ouvertes.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le département fait 5 175,2 km². Il est couvert à 80 % par des terres agricoles et à 7,9 % par les surfaces urbanisées. Les forêts occupent 7,1 % de la superficie départementale, les autres milieux naturels, 3,3 % et le bocage, 2,7 %. La Mayenne compte par ailleurs 411 900 hectares de surface agricole utile, dont 60 % de surfaces fourragères. Le bocage structure une grande partie du département, et les prairies naturelles sont aussi un élément caractéristique de la Mayenne. Les milieux naturels, comme les forêts et les landes, sont surtout présents dans le nord-est, autour du mont des Avaloirs et des Coëvrons. La surface agricole diminue progressivement, perdant en moyenne 500 hectares par an. Cette perte se fait au profit de l'urbanisation, qui gagne 400 hectares, le reste étant surtout composé de terres reboisées[4].

L'urbanisation des terres agricoles concerne à 58 % la construction de logements. Elle est très marquée depuis les années 1970, lorsque les agglomérations ont commencé à s'étendre de façon rapide. Suivent les zones d'activités et les infrastructures de transport comme les routes et les voies ferrées. La construction de la LGV Bretagne-Pays de la Loire a par exemple fait disparaître plus de 800 hectares de terres agricoles[4].

Géologie[modifier | modifier le code]

Paysage des Coëvrons.

L'ensemble du territoire mayennais fait partie du massif armoricain, et son sous-sol s'est formé au Paléozoïque, notamment grâce à l'activité volcanique, puis a été recouvert par des formations tertiaires diverses. Une grande partie du département, environ 1 800 km2, est ancienne, puisqu'elle est constituée de schistes précambriens. Ces schistes forment le sous-sol de la Mayenne angevine et de petits territoires épars, comme le sud de Laval et les environs d'Évron, de Chailland, de Bais, d'Ernée ou encore de Villaines-la-Juhel[2].

La moitié nord du département, avec le mont des Avaloirs, la forêt de Pail, la forêt de Charnie et les Coëvrons, est surtout constituée de grès du Silurien. Les schistes de Renazé, exploités jusqu'au XXe siècle, ainsi que ceux de Javron datent de la même époque. Les sous-sols du Silurien représentent 600 km2. Le nord de la Mayenne est aussi partiellement formé d'anciens terrains éruptifs ayant laissé du gneiss et du granite. Ces terrains représentent 900 km2[2].

Au centre, le département est marqué par le bassin sédimentaire de Laval datant du Carbonifère et du Dévonien. Il s'étend d'est en ouest de Sablé-sur-Sarthe à Saint-Pierre-la-Cour et sa faible largeur est comprise entre Montigné-le-Brillant et Louverné. Similaire au bassin de Châteaulin dans le Finistère, il forme une zone de faiblesse au sein du massif armoricain, il est comprimé entre les blocs rigides mancellien au nord et rennais au sud[5]. Il est composé de schistes et de calcaires carbonifères formant des couches plissées. La chaux y a été abondamment exploitée, notamment à Louverné, Grez-en-Bouère et Saint-Pierre-la-Cour. Le bassin regroupe environ 1 200 km²[2].

Enfin, les vallées fluviales autour de Château-Gontier, Gorron, Ambrières, Mayenne, Craon, Meslay-du-Maine ou encore Évron contiennent des alluvions déposées pendant l'Ère tertiaire, notamment du gravier. Ces alluvions concernent environ 150 km²[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cours d'eau en Mayenne.
La Mayenne dans le centre de Laval.

Le département est presque entièrement compris dans le bassin versant de la Mayenne, vaste de 4 358 km². La Mayenne est une rivière longue de 202 km qui prend sa source sur le versant nord du mont des Avaloirs, dans l'Orne. Elle traverse le département du nord au sud, puis elle descend vers Angers, où, avec la Sarthe et le Loir, elle forme la Maine, un affluent de la Loire. Le bassin versant de la Mayenne s'étend donc dans l'Orne et le Maine-et-Loire, mais aussi dans la Manche et l'Ille-et-Vilaine. Le département de la Mayenne possède toutefois 71 % du bassin. La Mayenne possède un certain nombre d'affluents, comme l'Aisne, l'Aron, la Jouanne et l'Ouette sur la rive gauche, et la Varenne, la Colmont, l'Ernée et le Vicoin sur la rive droite. L'Oudon prend sa source dans le département mais se jette dans la Mayenne dans le Maine-et-Loire, près du Lion-d'Angers. Le bassin compte au total 6 500 km de cours d'eau[6].

Le bassin de la Mayenne se trouve principalement sur un sous-sol de schistes et de granites. On y trouve deux types d’aquifères : les aquifères d’interstices, situées dans les sols perméables constitués de sables, de grès altérés ou de calcaires, et les aquifères de fissures et de fracturation, dans lesquelles l'eau circule dans les fissures non argilisées. Ce dernier type est le plus important et il forme un vaste réseau d'eaux souterraines. Chaque année, près de six millions de mètres cubes d'eau sont prélevés dans ces réserves, et le bassin possède un potentiel annuel estimé à environ douze millions de mètres cubes[6].

La Mayenne est navigable jusqu'à la ville de Mayenne, mais son intérêt économique se limite au tourisme fluvial (pêche, voile, randonnée sur les chemins de halage, etc). En outre, des petits barrages et 24 installations hydroélectriques construits sur la Mayenne fournissent près de 2 % de la consommation électrique du bassin versant, qui totalise 280 000 habitants[6].

Une mince bande de territoire, située le long de la limite orientale du département, fait partie du bassin versant de la Sarthe. La rivière y compte plusieurs affluents, comme le Merdereau, la Vaudelle, l'Orthe, la Vaige, la Taude et l'Erve, qui arrose les Coëvrons. Cette dernière a creusé les sols calcaires autour de Saulges, formant un paysage karstique comprenant un canyon et des grottes. L'extrémité nord-ouest de la Mayenne fait de son côté partie des bassins de la Sélune et du Couesnon, deux fleuves côtiers qui se jettent dans la baie du mont Saint-Michel. Enfin, quelques territoires de l'ouest de la Mayenne font partie du bassin de la Vilaine, qui y prend sa source.

Climat[modifier | modifier le code]

La Mayenne, grâce à la proximité de la Manche et de l'océan Atlantique, possède un climat océanique. Le temps est souvent humide, avec des températures régulières et modérées. Les températures extrêmes, -10 °C en hiver et 32 °C en été, sont rares. Les précipitations sont étalées sur l'année et sont donc rarement abondantes. Le centre et le sud du département reçoivent 60 à 70 cm d'eau par an. Le nord, au relief plus marqué, est aussi plus humide. Les régions autour de Landivy et de Pré-en-Pail reçoivent ainsi près de 100 cm d'eau par an[2].

Données pour Laval :

Laval-Entrammes (1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,2 2,2 3,8 5,4 9,1 11,7 13,5 13,4 10,9 8,8 4,8 1,9 7,3
Température moyenne (°C) 5 5,8 8,2 10,5 14,2 17,2 19,1 19 16,5 12,9 8,1 4,8 11,8
Température maximale moyenne (°C) 7,8 9,3 12,6 15,6 19,3 22,5 24,5 24,6 21,9 17 11,4 7,7 16,2
Ensoleillement (h) 61,4 75,7 122,5 146,5 190,5 204,2 206,9 221,8 156,9 107,2 70,2 47,4 1 611,2
Précipitations (mm) 66,4 57,6 56,4 41,4 64,2 39,2 42,2 39 30,7 70,8 58,8 65,9 632,6
Source : [7]


Faune, flore et environnement[modifier | modifier le code]

L'azuré du serpolet, menacé par la disparition des pâturages.

La Mayenne compte 1 445 espèces de plantes, 63 espèces de mammifères, 280 espèces d’oiseaux, 16 espèces d’amphibiens, 11 espèces de reptiles et plusieurs milliers d'espèces d'insectes, encore peu étudiées[8]. Le département compte plusieurs espaces naturels remarquables, comme des tourbières, des forêts et du bocage. Les tourbières se trouvent surtout dans le nord du département. On y trouve des espèces animales et végétales rares, comme des plantes carnivores (droséras et grassette), vénéneuses (fritillaire pintade) ou herbacées (linaigrette à feuilles étroites, potentille des marais). Les tourbières sont généralement entourées de bois d'aulnes et de frênes, au pied desquels poussent des fougères ou des plantes basses comme la dorine à feuilles opposées. La faune comprend notamment des libellules et des araignées[9].

La chevêche d'Athéna, qui peut être observée dans le bocage.

Le département possède de grandes étendues de forêts, comme la forêt de Concise, la forêt de Mayenne ou celle de Charnie. Le nord de la Mayenne, et surtout les massifs du mont des Avaloirs et des Coëvrons, sont cependant plus boisés que le sud. La plupart des forêts mayennaises font moins d'un hectare ; la futaie et les espèces feuillues, notamment le chêne, dominent. Les forêts abritent le chevreuil, le petit sylvain, la salamandre tachetée, l'amanite tue-mouche ou encore le pic mar. Le bocage sert de refuge à un grand nombre d'espèces très variées : le blaireau européen, la chevêche d'Athéna, la reinette verte, l'ancolie commune, la couleuvre d'Esculape[8]

L'ophrys abeille, une orchidée visible dans les pelouses sèches du bassin de Laval.

Les pelouses sèches, qui couvrent les sols calcaires ou gréseux, sont également riches en faune et en flore. Elles abritent la vipère aspic, l'azuré du serpolet, un papillon, l'ophrys abeille, une orchidée, ou l'œdipode turquoise, un criquet. Les landes, situées principalement dans le nord, sont peuplées d'ajoncs nains, de bruyères, d'argiopes, d'engoulevents ou de fauvettes. Les anciennes carrières sont le refuge de chauves-souris, de géraniums, de batraciens, ou encore de platanthères, qui sont des orchidées. Dans les villes et les villages, on trouve aussi le hérisson d'Europe, le choucas des tours, l'hirondelle de fenêtre ou encore la linaire cymbalère, qui pousse sur les vieux murs. Enfin, les rivières et les étangs sont le refuge de l'anguille, du triton crêté, de la loutre d'Europe, du martin-pêcheur, de la couleuvre à collier, de la gallinule poule d'eau, de la renoncule, de l'iris des marais, du sagittaire flèche d'eau, ou de l'isopyre faux-pigamon, une petite plante vénéneuse[8].

La périurbanisation, qui entraîne le mitage des terres agricoles et la disparition du bocage, est la principale menace qui pèse sur les paysages mayennais. Le département compte un site naturel classé, Ahuillé, ainsi que huit autres sites inscrits[10]. Le parc naturel régional Normandie-Maine, qui s'étend aux confins de la Mayenne, de l'Orne et de la Sarthe, englobe plusieurs communes du nord-est du département, comme Ambrières-les-Vallées, Pré-en-Pail et Lassay-les-Châteaux. Ce parc recouvre également la plupart des sommets mayennais, comme le mont des Avaloirs. Le département est aussi soumis à des problèmes de pollution liés au traitement des déchets. L'usine Aprochim de Grez-en-Bouère a par exemple été accusée en 2011 d'avoir diffusé du PCB dans l'environnement. Plusieurs troupeaux de bovins avaient dû être abattus[11]. En outre, la qualité de l'eau n'est pas toujours optimale, notamment pour les affluents en rive gauche de la Mayenne. Ces cours d'eau contiennent des quantités non négligeables de nitrates rejetés par l'industrie et l'agriculture, mais la situation tend à s'améliorer, et la Mayenne doit atteindre un bon état écologique avant 2021. Par ailleurs, les nombreux barrages construits sur les rivières sont des obstacles infranchissables pour les poissons migrateurs[12].

Transport[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réseau routier de la Mayenne.
La D 31 près de La Baconnière.

Au 31 décembre 2011, la Mayenne possédait 8 074 kilomètres de routes, dont 57 kilomètres d'autoroutes, 147 kilomètres de routes nationales, 3 687 kilomètres de routes départementales et 4 183 kilomètres de voies communales. Le département occupait ainsi le 74e rang au niveau national sur les 96 départements métropolitains pour la longueur du réseau routier, et le 73e rang pour la densité, avec 1,6 kilomètre de route par km2 de territoire[13].

La Mayenne est traversée par une seule autoroute, l'A81, qui relie Le Mans à Rennes et traverse le département d'est en ouest, en desservant Laval. L'A81 se trouve par ailleurs sur la route entre Paris et la Bretagne. Le nord du département est traversé par un axe parallèle, la RN 12, qui relie Paris à Brest en passant par Alençon. Elle dessert notamment Pré-en-Pail, la ville de Mayenne, Ernée et entre en Ille-et-Vilaine par Fougères.

Laval est le principal nœud routier mayennais, et de nombreuses routes partent en étoile depuis la ville. C'est notamment le cas de la D 31, qui dessert Ernée et Landivy et qui est partiellement en 2x2 voies. La vallée de la Mayenne est également un axe important, puisqu'elle permet de relier Laval aux deux sous-préfectures, Château-Gontier et Mayenne, et traverse le département du nord au sud. Elle est empruntée par la RN 162, qui se poursuit jusqu'au Lion d'Angers, dans le Maine-et-Loire.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Un TGV traversant le chantier de la LGV Bretagne-Pays de la Loire près de Laval, en 2013.

En 1959, le réseau ferroviaire mayennais totalisait 289 km de voies, huit lignes et 43 gares et haltes[14]. La plupart des lignes a été déclassée au cours de la seconde moitié du XXe siècle et seule la ligne de Paris-Montparnasse à Brest sert encore au transport de voyageurs. Cette ligne est l'une des plus fréquentées de France et elle est empruntée par des TGV Atlantique ainsi que par des TER Pays de la Loire. Ces derniers desservent les quelques gares mayennaises, comme celle de Laval, d'Évron, de Montsûrs, de Port-Brillet ou de Saint-Pierre-la-Cour. Ils permettent aussi des liaisons avec des gares de la Sarthe et de l'Ille-et-Vilaine, notamment Le Mans et Rennes. La gare de Laval est la seule à être desservie par des TGV, qui effectuent pour la plupart des liaisons entre Paris et des grandes gares bretonnes.

La LGV Atlantique, qui dessert le Grand Ouest, s'arrête avant Le Mans, si bien que les TGV poursuivant leur trajet en Mayenne puis en Bretagne roulent sur une ligne classique. Afin de remédier à cette situation et de réduire les temps de trajet, Réseau ferré de France a lancé la construction de la LGV Bretagne-Pays de la Loire, qui s'étendra du Mans jusqu'à Rennes et qui entrera en service en 2017. La Mayenne sera traversée d'est en ouest par cette nouvelle LGV, qui s'alignera parallèlement à la ligne classique de Paris-Montparnasse à Brest.

Autres moyens de transports[modifier | modifier le code]

La Mayenne vue depuis le chemin de halage à Entrammes.

La Mayenne possède un petit aéroport, celui de Laval-Entrammes, qui ne propose aucun vol commercial régulier. L'aéroport proposant ce type de services le plus proche est celui de Rennes Saint-Jacques. Le transport fluvial, autrefois très important pour l'économie locale, a été abandonné au profit du transport routier, et la Mayenne, l'unique cours d'eau navigable, n'est plus utilisée que par les plaisanciers. Elle n'est d'ailleurs pas gérée par l'établissement public Voies navigables de France.

La carence en lignes ferroviaire est compensée par un réseau départemental d'autocars, le réseau Pégase, qui dessert de nombreuses communes mayennaises ainsi que des villes situées dans des départements limitrophes, comme Châteaubriant et Sablé-sur-Sarthe. Par ailleurs, le réseau TER Pays de la Loire relie en autocar Laval et Château-Gontier à Nantes et Angers. L'agglomération de Laval possède enfin son propre réseau de bus, géré par les Transports urbains lavallois.

La Mayenne possède un réseau de pistes cyclables conséquent. Il englobe notamment 128 kilomètres d'anciennes voies ferrées reconverties en voies vertes ainsi qu'un chemin de halage de 85 kilomètres qui suit le cours de la Mayenne[15]. À Laval, il existe un système de vélos en libre-service, appelé Vélitul.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Mayenne.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le département porte le nom de la rivière Mayenne selon un processus courant de transfert d'un hydronyme à un toponyme.

Le nom de la rivière est attesté sous les formes Meduana au VIe siècle, puis Medena, Mehena, Maesne et Meenne. La forme Mayenne est mentionné pour la première fois au XIVe siècle[16].

Hans Krahe a vu dans Meduana un dérivé de la racine indo-européenne *medh- « du milieu ». Il s'agit plus probablement du mot indo-européen qui s'est perpétué en celtique sous la forme *medu « miel, hydromel »[17]. Il se retrouve dans l'irlandais meda (génitif de mid), le gallois medd et le breton mez qui signifient tous « hydromel »[18]. Medu- est identifié également dans les noms de rivières Meduacus (aujourd'hui la Brenta) en Cisalpine, la Mionnaz en Suisse (de *Medu-ona)[19].

Le second élément -ana, appellatif ou suffixe est fréquemment attesté dans les noms de rivières. Il s'agit peut-être du gaulois ana « marais » attesté dans le glossaire de Vienne que l'on rencontrerait également dans le nom de la Seine, Sequana.

« Mayenne » est aussi le nom de la deuxième ville du département. La Mayenne est d'ailleurs le seul département français qui partage son nom à la fois avec une rivière et avec une ville.

À Angers, la Mayenne rencontre la Sarthe et le Loir et les trois cours d'eau forment la Maine, dont le nom dérive de « Mayenne »[16]. En revanche, la province du Maine, à laquelle faisaient partie les deux tiers du département, tient son nom de la tribu gauloise des Cénomans, tout comme Le Mans.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Un dolmen à Ernée.

La région des Coëvrons, située dans l'est du département, est la plus riche en vestiges préhistoriques. Les traces les plus anciennes d'occupation humaine datent de 400 000 av. J.-C., soit pendant le Paléolithique inférieur. Les environs de Saulges semblent ensuite avoir été occupés par l'Homme de Néandertal, puisque des objets du Moustérien y ont été découverts. Ensuite, la région est régulièrement occupée au Paléolithique supérieur. La commune de Saulges, située dans un canyon calcaire, comprend une trentaine de grottes et d'abris sous roche. Deux de ces grottes, la grotte Margot et Mayenne-Sciences, sont ornées. Le site de Saulges est surtout occupé pendant l'Aurignacien puis au Solutréen. Le Magdalénien et l'Azilien sont eux-aussi représentés, mais une occupation gravettienne n'est pas totalement confirmée[20].

Vestiges du théâtre antique de Jublains.

Au Néolithique, plusieurs mégalithes sont édifiés, comme les menhirs de Bouchamps-lès-Craon, dans le sud-ouest, et de Saint-Thomas-de-Courceriers, dans le nord, l'allée couverte de La Hamelinière et le dolmen des Erves à Sainte-Suzanne. Pendant la Protohistoire, la région est envahie par les Celtes et les deux-tiers du département sont occupés par les Aulerques Diablintes tandis que le sud est occupé par les Andécaves. Les Diablites ont laissé plusieurs traces d'occupation, dont l'oppidum de Moulay, l'un des plus grands oppida de Gaule. Il possédait deux rangées de remparts et couvrait au moins 80 hectares. Il fut vraisemblablement la capitale des Diablintes du IIe au Ier siècle av. J.-C[21].

Les Romains envahissent l'Ouest de la Gaule en 57 av. J.-C. Auguste place la Mayenne actuelle dans la Gaule lyonnaise et l'oppidum de Moulay est délaissé au profit d'une ville nouvelle, Noviodunum (actuelle Jublains). Les Gaulois avaient occupé le site depuis environ 450 av. J.-C. et y avaient fondé un sanctuaire en bois. Il est remplacé par un temple vers 66 ap. J.-C. Une vingtaine d'années plus tard, les Romains construisent un théâtre et Noviodunum devient une ville romaine à part entière. À la fin du IIIe siècle, alors que les invasions barbares commencent, l'entrepôt fortifié est probablement transformé en forteresse[22]. Les Romains ont laissé d'autres traces à travers le département, comme les thermes d'Entrammes, près de Laval. Ils ont aussi construit la voie reliant Le Mans à Corseul, qui traversait la Mayenne d'est en ouest.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Article connexe : Maine (province).
Vue de Sainte-Suzanne, depuis le Tertre Ganne.

Pendant les invasions barbares, l'autorité romaine s'affaiblit et des révoltes éclatent régulièrement contre la pression fiscale. Noviodunum périclite et perd son statut de chef-lieu des Diablintes au Ve siècle. Son territoire est rattaché à celui des Cénomans, dont la capitale était Le Mans. Cette annexion est le premier acte fondateur de la province du Maine. Noviodunum demeure toutefois occupée jusqu'à l'époque carolingienne, puis disparait totalement après 900, lors de la naissance de la ville de Mayenne[23].

Les Francs s'installent durablement dans la région au Ve siècle où ils cohabitent avec les Gallo-romains avant d'être assimilés. Au même moment, l'Armorique connaît une importante immigration de Bretons, venus de Grande-Bretagne. Ceux-ci établissent des petits royaumes ennemis des Francs[24]. Les guerres entre Francs et Bretons sont d'ailleurs fréquentes entre le VIe siècle et le IXe siècle, et la Mayenne actuelle est soumise à plusieurs attaques bretonnes. Pour sécuriser leur frontière, les Francs mettent en place la Marche de Bretagne, une zone tampon comprenant plusieurs forteresses et qui s'étale du Poitou à la Normandie[25].

Fresque médiévale dans l'église Saint-Vigor de Neau.

La ville de Mayenne, qui fait partie intégrante de la Marche de Bretagne, apparaît dès le VIIIe siècle, avec la fondation du château, censé protéger un gué sur la Mayenne[26]. Il est attaqué par les Bretons entre 840 et 870 puis il est reconstruit en pierres. La marche est alors contrôlée par Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne, qui donne probablement le château aux premiers comtes du Maine[27]. De nombreux autres châteaux forts sont construits vers l'an mille, notamment ceux de Laval, Lassay, Château-Gontier et Sainte-Suzanne. Ils sont généralement l'œuvre de nouveaux seigneurs à qui les comtes du Maine délèguent des pouvoirs locaux. Ces seigneurs fondent de grandes familles comme les Scépeaux, les Mayenne, les Laval ou encore les Beauvau dans la partie angevine du département, qui appartenait alors aux comtes d'Anjou.

Au même moment, le bocage remplace peu à peu la forêt. La plupart des villes et villages actuels apparaissent. Des constructions à caractère religieux sont également entreprises, comme l'abbaye de la Roë et celle d'Évron. Ces abbayes attirent des moines venus d'Aquitaine et d'Auvergne qui participent activement au défrichement du territoire. Au XIIIe siècle, Béatrix de Gâvre, épouse de Guy IX de Laval, fait venir des tisserands du comté de Flandre dont elle est originaire. Le tissage du lin devient alors la principale activité économique de Laval et les marais alentours sont comblés pour cultiver la plante.

Le Maine est envahi au XIe siècle par Guillaume le Conquérant, qui attaque notamment Sainte-Suzanne et Mayenne[28]. Le roi Philippe-Auguste rattache finalement le Maine au domaine royal en 1206, alors que la France s'oppose aux Plantagenêt qui possèdent notamment l'Angleterre, l'Anjou et l'Aquitaine[29]. Lors de la Guerre de Cent Ans, les Anglais occupent brièvement des places fortes du Maine comme Laval en 1428 et Mayenne de 1361 à 1364, puis de 1425 à 1448[30].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La Guerre de Cent Ans laisse en Mayenne de nombreux villages ruinés. La situation économique est alors difficile, notamment parce qu'il y a de moins en moins de terres à défricher et que la population augmente rapidement. La culture du lin et, de manière plus anecdotique, celle du chanvre, commencées au Moyen Âge, deviennent alors des activités lucratives qui permet des exportations importantes. La culture et le tissage du lin demeurent des activités essentielles pour l'économie locale jusqu'au XIXe siècle. Au XVIIIe siècle, la production textile locale concernait par exemple de 120 000 à 1 300 000 personnes[31].

François Ier fait canaliser la Mayenne en 1536 et les travaux occasionnent un autre bouleversement. La rivière permet en effet d'importer les vins d'Anjou, de bonne qualité, et les vignes mayennaises sont arrachées et remplacées par des vergers[32].

L'industrialisation de la Mayenne, commencée avec le tissage du lin, est poursuivie au XVIe siècle avec l'émergence des forges et des fours à chaux. Ces activités consomment une grande quantité de bois, et la forêt atteint ses limites actuelles au XVIIe siècle. Les forges industrielles apparaissent surtout au XVIIIe siècle et elles produisent des poêles, des clous, du fer plié ou de la fonte moulée. Les forges les plus importantes se trouvent alors à Port-Brillet, Aron, Chailland, Moncor et au bord de l'Orthe. Elles emploient des centaines d'ouvriers[33]. Ainsi, l'industrie concernait non seulement les villes, où se concentraient les tisserands, mais aussi les villages. Au XVIIIe siècle, le territoire de la Mayenne peut être considéré dans son ensemble comme une région industrielle[31].

Révolution et Chouannerie[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Chouannerie et Virée de Galerne.
Portrait présumé de Jean Chouan.

En 1789, au début de la Révolution française, les idées jacobines se répandent dans les milieux instruits, notamment chez les imprimeurs, les avocats, les commerçants et propriétaires aisés[34]. Néanmoins, la Mayenne, comme tout l'ouest de la France, est un bastion royaliste et catholique.

La Mayenne, comme 82 autres départements, est créée le 4 mars 1790. Elle résulte de la partition du Maine en deux, le Haut-Maine, centré sur Le Mans, devient la Sarthe et le Bas-Maine, centré sur Laval, devient la Mayenne. L'Anjou, situé au sud, étant trop grand pour former un seul département, est diminué et devient le Maine-et-Loire (d'abord appelé « Mayenne-et-Loire »). Des parties de l'Anjou sont donc cédées à l'Indre-et-Loire, à la Vienne et aux Deux-Sèvres, et la frange nord est répartie entre la Mayenne et la Sarthe. La Sarthe reçoit la région de La Flèche, et la Mayenne celle de Craon et Château-Gontier. Le lin étant un trait marquant de l'économie mayennaise, sa limite méridionale de culture sert à déterminer la frontière entre la Mayenne et le Maine-et-Loire[32].

La constitution civile du clergé et l'instauration de la conscription mécontentent une grande part de la population. La Chouannerie, une guerre civile qui oppose royalistes et républicains à partir de 1792, naît en partie grâce à Jean Cottereau, dit Jean Chouan, originaire de Saint-Ouën-des-Toits. Il prend la tête du mouvement royaliste local et mène plusieurs batailles contre la Garde nationale, par exemple au Bourgneuf-la-Forêt. En 1793, la région connaît une certaine accalmie, mais au sud de la Loire, la guerre de Vendée est toujours en cours. Les royalistes vendéens, qui souhaitent obtenir du renfort d'Angleterre, tentent d'atteindre la côte normande et lancent la virée de Galerne. Avec l'aide des Chouans, ils traversent facilement la Mayenne, remportant des victoires à Laval, Entrammes ou Ernée, mais à Dol-de-Bretagne, les républicains mettent les Vendéens en déroute. Ils retraversent la Mayenne vers le sud puis ils perdent le Siège d'Angers et sont défaits par l'armée républicaine. Les Chouans poursuivent toutefois leur guérilla jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Napoléon.

Depuis 1800[modifier | modifier le code]

L'écluse et le viaduc de Mayenne au début du XXe siècle.

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes prussiennes de juin 1815 à novembre 1818. Avant la création des départements en 1790, certaines paroisses faisaient à la fois partie du Maine et de la Normandie, et elles avaient alors été coupées en deux, une partie rejoignant la Mayenne, l'autre l'Orne. Cette situation peu pratique persiste jusqu'en 1832 pour douze communes. Une loi puis une ordonnance font alors réunifier la plupart des communes, qui intègrent l'un des deux départements[35].

Au XIXe siècle, la Mayenne connaît d'importants changements économiques, surtout après 1850. Alors que la France connaît dans son ensemble une industrialisation et une urbanisation massives, la Mayenne perd son industrie et ses villes ne s'étendent que très lentement. Le déclin de l'industrie mayennaise est principalement dû à l'agonie de la production textile. À la suite de l'effondrement des prix du lin, les tisserands préfèrent travailler du coton importé, et les agriculteurs mayennais arrêtent donc de cultiver du lin. Les tisserands sont installés dans les villes, et les campagnes perdent alors les liens qu'elles avaient longtemps entretenu avec le monde industriel. L'industrie textile, qui concernait l'ensemble du territoire au XVIIIe siècle, est devenue citadine. Par ailleurs, malgré le passage du lin au coton, les tisserands mayennais n'ont pas renouvelé leurs méthodes de production. Ils travaillent encore chez-eux, et investissent dans le foncier plutôt que dans de nouvelles machines. Quelques filatures modernes sont néanmoins ouvertes par des entrepreneurs extérieurs à la Mayenne, par exemple à Laval et Fontaine-Daniel[31].

La métallurgie, très ancienne en Mayenne, a pratiquement disparu avant 1850, à cause de l'épuisement des gisements de fer. En 1848, il ne reste par exemple que cinq forges dans le département, et seule celle de Port-Brillet existe encore à la fin du siècle[31]. De leur côté, les gisements de marbre, de grès, de granit et d'ardoises sont encore importants, et de nombreuses carrières voient le jour après l'ouverture de la voie ferrée Paris-Brest en 1856[31].

La production de chaux est une autre activité qui gagne en importance au XIXe siècle, mais elle périclite vers 1890, à cause de l'arrivée des engrais chimiques. Les fours à chaux mayennais ont atteint leur apogée sous Napoléon III, et ils se trouvaient principalement autour de Laval. Il y avait par exemple 247 fours en Mayenne en 1872. Leur bref succès s'explique par la demande des agriculteurs de la région, qui avaient besoin de la chaux pour mettre en valeur les terrains pauvres. Grâce à elle, de grandes surfaces de lande ont disparu au profit du bocage et de l’élevage, ce qui a grandement contribué à transformer la Mayenne en département agricole[36]. Cette transformation a aussi eu lieu grâce aux choix économiques des grandes fortunes mayennaises. Les principaux notables du département étaient alors de grands propriétaires fonciers conservateurs, qui préféraient sauvegarder les vieilles structures sociales et investir dans des activités sûres. En outre, les profits liés à l'agriculture ne servent pas aux aménagements d'intérêt économique, mais à l'embellisement des villes, à la reconstruction des églises paroissiales et à la construction de châteaux[31].

Touristes au dolmen des Erves en 1908.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands arrivent en Mayenne le 17 juin 1940 et ils contrôlent les villes principales en moins d'un jour. Plusieurs villages, dont Chémeré-le-Roi et Villaines-la-Juhel, sont bombardés afin de faciliter l'avance des troupes. La Résistance commence ses actions en juin 1944 avec l'organisation d'un maquis à Lignières-Orgères. Au même moment, Laval est touchée par plusieurs bombardements alliés. Les Américains arrivent dans le nord de la Mayenne en août 1944 et doivent mener une bataille de quelques jours avant de prendre la ville de Mayenne le 12 août. Le reste du département est libéré avant le 8 août[37].

Pendant les années 1950, l'agriculture commence à se mécaniser. L'exode rural, important au début du XXe siècle, est cependant moins accentué que dans d'autres départements français. Ainsi, seulement 22 % des exploitations mayennaises disparaissent entre 1955 et 1980, contre 45 % en moyenne en France. Après 1970, les prairies fourragères diminuent au profit de la culture du maïs. Le bocage s'estompe lui-aussi et l'élevage hors-sol devient important. Le retard industriel est partiellement rattrapé par l'implantation d'usines agro-alimentaires, notamment spécialisées dans la production laitière. La construction de l'autoroute A81 et de la LGV Atlantique intègrent le département au réseau national[38].

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'azur au léopard d'or soutenu de deux fleurs de lys du même, à la bordure cousue de gueules, au pal ondé d'hermine brochant sur le tout. »
Commentaires : Le blason de la Mayenne reprend les symboles du comté du Maine et des provinces voisines, afin de montrer que le département se trouve à la jonction de plusieurs ensembles historiques. Les deux fleurs de lys et la bordure de gueules rappellent les blasons de l'Anjou et du Maine, l'hermine évoque la Bretagne et le léopard est présent sur les armes de la Normandie ainsi que sur celles de Laval. Le pal ondé évoque le cours de la Mayenne.

Il existe d'autres propositions de blasons départementaux, comme celle de 1950 de Robert Louis : de gueules à la fasce ondée d'argent accompagnée en chef de six écussons d'or disposés 3-2-1 et en pointe d'un léopard d'or armé et lampassé d'azur. Ces armes reprennent celles de la ville de Mayenne et de Laval, la fasce suggérant le cours de la Mayenne. L'héraldiste avait aussi proposé dix ans plus tôt de gueules à six écusson d'or disposés 3-2-1, qui est le blason de la ville de Mayenne[39].

Le logo du conseil général.

Le conseil général de la Mayenne possède un logo ainsi qu'un drapeau qui le reprend sur fond blanc. Il représente un Pégase rouge et évoque la tradition équestre du département[40].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique en Mayenne.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution, les Mayennais étaient majoritairement royalistes. Cette tendance n'était pas spécifique à la Mayenne, elle concernait tout le nord-ouest de la France. Ces sentiments royalistes ont perduré assez longtemps, et cela s'explique par la nature du royalisme mayennais : il s'agissait d'avantage d'un rejet du nouveau système que de la nostalgie de l'ancien. Le royalisme concernait toutes les couches de la population, mais il s'est atténué au cours du XIXe siècle, notamment à cause de la mise en place de l'économie de marché, de l'exode rural et de la généralisation de l'enseignement. Il se transforme définitivement en conservatisme et en républicanisme modéré au début du XXe siècle[41]. Dans le nord du département, un certain radicalisme laïc apparaît toutefois à la même époque, avant de disparaître au cours des années 1950. En 1965, avant la visite du général de Gaulle, le préfet de la Mayenne écrivait dans un rapport que « politiquement la Mayenne tempère son conservatisme manifeste dans l’attachement des électeurs aux notables et au clergé par l’ignorance des conflits politiques et l’inorganisation des partis »[42].

Résultats du 1er tour de l'élection présidentielle de 2012 par communes. La Mayenne apparait majoritairement en bleu (droite), sauf l'agglomération de Laval qui en rose.

Depuis les années 1950, l'électorat mayennais a surtout élu des députés issus de la droite centriste, appartenant par exemple au MRP, au CNI puis à l'UDF. L'UDR, le RPR puis l'UMP ont également eu plusieurs députés mayennais. La gauche s'est toutefois imposée à Laval dans les années 1970 et un premier député de gauche a été élu en 1986 dans la troisième circonscription. La première circonscription possède quant à elle un député socialiste depuis 2007[43].

Les deux sénateurs de la Mayenne sont membres de l'Union centriste. Il s'agit de François Zocchetto et Jean Arthuis. Les députés de la Mayenne sont Sylvie Pichot (PS), Guillaume Chevrollier (UMP) et Yannick Favennec (UDI).

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 25,82 %, suivi de Lionel Jospin avec 14,40 %, puis de Jean-Marie Le Pen avec 11,87 % et enfin François Bayrou avec 8,43 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 88,59 % pour Jacques Chirac contre 11,41 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 17,43 % (nationalement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %)[44].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Mayennais ont voté pour la Constitution européenne, avec 52,37 % de Oui contre 47,63 % de Non avec un taux d’abstention de 28,48 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %)[45].

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Nicolas Sarkozy avec 32,12 %, suivi par François Bayrou avec 23,59 %, Ségolène Royal avec 22,63 %, puis Jean-Marie Le Pen avec 7,56 %, et Olivier Besancenot avec 4,11 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 55,45 % (résultat national : 53,06 %) contre 45,55 % pour Ségolène Royal (national : 46,94 %)[46].

Enfin, à l’élection présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy est arrivé en tête au premier tour, avec 30,69 %, suivi par François Hollande avec 25,87 %, Marine Le Pen avec 14,77 %, puis François Bayrou avec 13,78 %, et Jean-Luc Mélenchon avec 8,30 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 53,07 % (résultat national : 48,36 %) contre 46,93 % pour François Hollande (national : 51,64 %)[47].

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Plusieurs personnalités qui ont contribué à la vie politique française sont liées à la Mayenne :

Conseil général[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conseil général de la Mayenne.

Le Conseil général est l'assemblée délibérante du département de la Mayenne, collectivité territoriale décentralisée. Son siège se trouve à Laval, rue Mazagran. Le Conseil général comprend 32 conseillers généraux issus des 32 cantons de la Mayenne. Ces conseillers sont renouvelés par moitié tous les trois ans et se réunissent publiquement au moins une fois par trimestre. Les conseillers élisent un président ainsi qu'une commission permanente. Cette commission, composée du président du conseil et de 15 autres membres, délibère de dossiers délégués par le conseil. Les membres du conseil se réunissent aussi dans onze commissions spécialisées, qui concernent l'économie, la solidarité, les transports, l'environnement ou encore la culture. Le conseil général emploie environ 1 400 personnes, comme des archivistes, des assistantes sociales, des éclusiers, des mécaniciens, des bibliothécaires, des éducateurs spécialisés ou encore des cuisiniers[48].

Les principales compétences du Conseil général sont :

  • l'action sociale, avec l'insertion des personnes en difficulté, l'attribution du RSA (ex-RMI), l'aide à l'enfance, aux personnes âgées et handicapées ainsi que l’aide au logement,
  • la voirie et les transports, avec notamment la gestion et l'entretien des routes départementales, des routes nationales d'intérêt local, et des transports départementaux,
  • l'éducation, en assurant la gestion et la maintenance des collèges publics et privés sous contrat d'association,
  • la culture, en organisant et en finançant les archives départementales ainsi que d'autres organismes, ou en soutenant différents projets culturels,
  • le développement local, en aidant par exemple les associations et les communes dans leurs projets.

En 2013, le budget primitif du Conseil général voté le 1er février a été arrêté à 312,263 millions d'euros. La plus grosse part est consacrée à l'action sociale avec 171,73 M€ soit près de 55 % du budget. 43,45 M€ (14 %) sont en outre attribués au développement des territoires, 27,67 M€ (9 %) à l'éducation et à l'enseignement, 22,09 M€ (7 %) à l'environnement, 19,71 M€ (6 %) à la voirie et aux transports, 13,32 M€ (4 %) à l'économie et l'emploi, 11,47 M€ (3 %) à la culture et 2,8 M€ (1 %) aux sports et à la jeunesse[49]. L'argent provient essentiellement de la fiscalité indirecte, qui contribue à 32 %. Les dotations de l'État représentent 26 %, les recettes diverses 20 %, la fiscalité directe 15 %, et l'emprunt, 5 %[49]. La dette départementale représentait 85,67 M€ en 2011, soit 285 € euros par habitant. Ce chiffre classe la Mayenne parmi les départements les moins endettés de France, la dette de la Sarthe représentant par exemple 506 € par habitants. La dette mayennaise a toutefois augmenté de 24,5 % entre 2001 et 2011 (la moyenne des départements français se situe à 55 %)[50].

Jean Arthuis, président du conseil général et de l'Alliance centriste.

À l’issue des élections cantonales de 2011, neuf groupes sont actuellement constitués au sein de l’assemblée délibérante, six pour la majorité de droite totalisant vingt-six conseillers et trois pour l’opposition de gauche totalisant six conseillers. Le président du conseil est Jean Arthuis, membre de l'Alliance centriste, un parti dont il est à la tête.

Conseil général de la Mayenne (mandature 2011-2015)[51].
Groupe Effectif Statut
Divers droite 14 Majorité
Alliance centriste 5 Majorité
Union pour un mouvement populaire 4 Majorité
Debout la République 1 Majorité
République solidaire 1 Majorité
Sans étiquette 1 Majorité
Divers gauche 3 Opposition
Socialistes 2 Opposition
Écologistes 1 Opposition

Subdivisions[modifier | modifier le code]

À gauche, les cantons et les arrondissements du département. À droite, les intercommunalités début 2013. Celles qui sont entourées en noir devront fusionner avant le 1er janvier 2014. À gauche, les cantons et les arrondissements du département. À droite, les intercommunalités début 2013. Celles qui sont entourées en noir devront fusionner avant le 1er janvier 2014.
À gauche, les cantons et les arrondissements du département. À droite, les intercommunalités début 2013. Celles qui sont entourées en noir devront fusionner avant le 1er janvier 2014.

Le département de la Mayenne est composé de 261 communes, 33 cantons et 3 arrondissements. En raison d'un relief et d'un peuplement relativement uniformes, les divisions territoriales de la Mayenne présentent une certaine régularité. Ainsi, chaque arrondissement compte une dizaine de cantons et chaque canton regroupe en général une dizaine de communes. Par ailleurs, ce sont les trois seules villes de plus de 10 000 habitants qui sont chef-lieu d'arrondissement[52].

L'arrondissement de Château-Gontier regroupe les sept cantons les plus méridionaux, qui forment par ailleurs la Mayenne angevine : Bierné, Château-Gontier-Est, Château-Gontier-Ouest, Cossé-le-Vivien, Craon, Grez-en-Bouère et Saint-Aignan-sur-Roë. L'arrondissement totalise 71 communes et 63 426 habitants[52].

L'arrondissement de Laval, qui correspond au centre du département, regroupe treize cantons : Argentré, Chailland, Évron, Loiron, Meslay-du-Maine, Montsûrs, Saint-Berthevin, Sainte-Suzanne et les cinq cantons lavallois (Laval-Est, Laval-Nord-Est, Laval Nord-Ouest, Laval-Saint-Nicolas et Laval-Sud-Ouest). Il totalise 88 communes et 153 717 habitants[52].

L'arrondissement de Mayenne, qui correspond au tiers nord du département, compte douze cantons : Ambrières-les-Vallées, Bais, Couptrain, Ernée, Gorron, Le Horps, Landivy, Lassay-les-Châteaux, Mayenne-Est, Mayenne-Ouest, Pré-en-Pail et Villaines-la-Juhel. Il totalise 102 communes et 92 046 habitants[52].

Du côté des intercommunalités, la Mayenne comptait début 2012 une communauté d'agglomération, Laval Agglo (20 communes), et 17 communautés de communes, dont une partagée avec la Sarthe (CC de Sablé-sur-Sarthe). Une seule commune, Saint-Georges-Buttavent, n'était rattachée à aucune intercommunalité. Laval Agglo totalise à elle seule 95 608 habitants, soit presque le tiers de la population départementale. En mars 2012, la préfecture a proposé un nouveau découpage des communautés, et leur nombre doit être réduit à onze avant 2014. Le Pays du Craonnais, la Région de Cossé-le-Vivien et Saint-Aignan-Renazé doivent fusionner pour former une seule communauté, tout comme Villaines-la-Juhel et les Avaloirs. Cinq autres communautés ont déjà fusionné fin 2012 pour former la communauté de communes des Coëvrons[53].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Les départements de la Mayenne, du Maine-et-Loire et de la Sarthe dépendent du ressort de la cour d'appel d'Angers pour l'ordre judiciaire. Le ressort couvre un territoire de 18 547 km2 comprenant plus de 1,6 million d'habitants et compte 18 juridictions dont 5 sont situées en Mayenne : les tribunaux d'instance et de grande instance de Laval, installés dans le palais de justice de la ville, ainsi qu'un Conseil de prud'hommes, un tribunal de commerce et un tribunal des affaires de sécurité sociale, également situés à Laval[54]. Le département est par ailleurs couvert par le tribunal administratif de Nantes, dont le ressort s'étend sur toute la région des Pays de la Loire[55]. Les tribunaux d'instance de Mayenne et Château-Gontier ont été supprimés lors de la réforme de 2007 de la carte judiciaire[56]. La Mayenne compte une maison d'arrêt, située à Laval[57].

En matière de police, la Mayenne dépend de la Direction interrégionale de la Police judiciaire (DIPJ) de Rennes (Ille-et-Vilaine), qui couvre l'ensemble des régions Bretagne, Pays de la Loire, Haute et Basse-Normandie. À cela s'ajoute la présence de la police municipale dans certaines communes et de la Direction départementale de la sécurité publique de la Mayenne (DDSP53), qui est la principale direction opérationnelle intégrée à la Direction Générale de la Police nationale, incluant notamment Police secours. La Mayenne possède aussi un groupement départemental de gendarmerie.

Le préfet de la Mayenne, c'est-à-dire le représentant de l'État dans le département, est M. Philippe Vignes depuis le 8 juillet 2013. Il remplace Mme Corinne Orzechowski, nommée préfète hors cadre[58].

Démographie et société[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Mayenne.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'Huisserie, une ancienne commune rurale intégrée à l'agglomération de Laval.

La Mayenne est le département le moins peuplé des Pays de la Loire et le deuxième plus petit dans le Grand Ouest après l'Orne voisine. Il est d'ailleurs moins peuplé que plusieurs départements de montagne, comme l'Ardèche, le Tarn ou encore la Savoie. En 2009, il se trouvait au 74e rang national avec 305 147 habitants. Sa densité était alors de 59 habitants par km² lorsque la même année celle-ci s'élevait à 114 hab/km² en France métropolitaine[59]. La population départementale était enfin estimée à 311 367 habitants en 2012. Elle est en hausse constante depuis 1962 (250 030 habitants) mais encore loin du record enregistré en 1861 (375 153 habitants)[60].

La Mayenne possède une croissance démographique régulière mais modérée, avec environ 0,7 % d'augmentation par an. Cette hausse est principalement due au solde naturel (0,4 %), le solde migratoire équivalent à 0,2 %. Ce dernier était par ailleurs légèrement négatif avant 1999. Le taux de natalité, qui atteignait 18,1 ‰ dans les années 1960, est descendu à 13,4 ‰ dans les années 2000, mais il demeure au-dessus de la moyenne française (12,7 ‰)[61].

Si ces tendances se poursuivent, la hausse de la population devrait se prolonger. Néanmoins, elle s'accompagnerait d'un vieillissement de la population et, à terme, le taux de croissance diminuerait (tout en restant malgré tout positif). Le solde migratoire supplanterait également le solde naturel. L'Insee prévoit une hausse de 40 000 habitants entre 2007 et 2040, avec un taux de croissance moyen de 0,4 %, en dessous de celui des Pays de la Loire (0,7 %)[62].

Flux migratoires[modifier | modifier le code]

Le faible solde migratoire mayennais est surtout lié aux flux entre la Mayenne et les départements limitrophes. En effet, ils sont généralement plus importants dans le sens de sortie. L'Ille-et-Vilaine est le premier département concerné. Entre 2007 et 2010, pour 4 500 départs vers l'Ille-et-Vilaine, la Mayenne a reçu 3 500 Illois. Sur la même période, 3 500 Mayennais se sont installés dans le Maine-et-Loire, et 2 900 Angevins ont rejoint la Mayenne. La Sarthe suit, avec un flux sortant de 2 700 personnes et un flux entrant de 2 900 personnes. La Mayenne entretient aussi des échanges avec la Loire-Atlantique, l'Orne, et de manière plus anecdotique avec la région parisienne, le Morbihan, le Calvados, la Manche et la Vendée[62]. Le flux entre la Mayenne et ces départements a représenté moins de 2 000 personnes entre 2007 et 2010. Le flux entrant est supérieur au flux sortant uniquement pour la Sarthe, l'Orne et la région parisienne[62].

La Mayenne accueille peu d'immigrés. Ils étaient 6 979 en 2006 et représentaient alors 2,3 % de la population départementale. La moyenne nationale se situait à 8,1 % et celle des Pays de la Loire à 2,7 %. La Mayenne est par ailleurs l'avant-dernier département de la région pour la proportion de personnes d'origine étrangère, derrière la Vendée (1,7 % en 2006). L'immigration vers la Mayenne et les Pays de la Loire en général est un phénomène récent. La région ne comptait que 20 000 étrangers en 1968. L'immigration touche surtout les zones urbaines, Laval Agglomération comptant par exemple un tiers de la population immigrée du département. 9 % des immigrés viennent de Guinée et 50 % sont originaires de l'Union européenne, notamment du Royaume-Uni. Les Britanniques sont particulièrement présents dans le nord du département[63],[64].

Géographie démographique[modifier | modifier le code]

Saint-Aubin-Fosse-Louvain, village du nord du département.

La Mayenne est un département principalement rural, structuré autour de l'axe Mayenne-Laval-Château-Gontier et des petites villes d'Évron, Ernée, Craon, Gorron et Villaines-la-Juhel. Le nord et l'est sont les régions les plus touchées par le vieillissement de la population, tandis que les agglomérations de Laval, Mayenne et Château-Gontier ont une population relativement jeune, avec par exemple plus de trois habitants de moins de 25 ans pour un habitant de plus de 75 ans. Le nord et l'est sont aussi les régions les moins peuplées et les moins attractives. La densité de peuplement des Coëvrons se situe autour de 33 habitants par km², alors qu'elle atteint 100 habitants autour de Laval[65].

Les communes qui ont enregistré les plus fortes hausses de population entre 1999 et 2009 se trouvent principalement en deuxième couronne de Laval, où les terrains à construire sont plus nombreux et surtout moins chers. Tandis que la ville de Laval stagne autour des 50 000 habitants depuis les années 1970, des communes comme La Chapelle-Anthenaise, Châlons-du-Maine, Saint-Germain-le-Fouilloux et Louvigné ont vu leur population doubler en dix ans[66]. Le département connaît de manière générale une forte rurbanisation, qui entraîne le mitage des terres agricoles et l'augmentation des déplacements en voiture[67].

Le département compte treize bassins de vie ruraux, centrés sur Château-Gontier, Évron, Mayenne, Cossé-le-Vivien, Craon, Ernée, Gorron, Landivy, Lassay-les-Châteaux, Meslay-du-Maine, Renazé, Villaines-la-Juhel et Pré-en-Pail. Certaines communes mayennaises appartiennent à des bassins de vie centrés sur des communes de départements voisins : Fougères, Vitré, La Guerche-de-Bretagne, Pouancé, Sablé-sur-Sarthe, Sillé-le-Guillaume, Alençon et La Ferté-Macé. La Mayenne comprend en outre trois aires urbaines, celles de Laval, Château-Gontier et Mayenne, qui regroupent 66 communes. Quelques communes mayennaises font aussi partie des aires urbaines d'Alençon et de Sablé-sur-Sarthe. Enfin, la Mayenne compte douze unités urbaines, dont neuf ne comprennent qu'une seule commune : Ambrières-les-Vallées, Cossé-le-Vivien, Craon, Ernée, Évron, Gorron, Meslay-du-Maine, Renazé et Villaines-la-Juhel. Les autres sont celles de Laval (six communes), Mayenne et Château-Gontier (trois communes chacune)[68].

49 % des Mayennais vivent dans une unité urbaine, un chiffre en dessous de la moyenne des Pays de la Loire, 69 %, et de celle de la France (hors Île-de-France), 73 %. Par ailleurs, 51 % de la population urbaine de Mayenne vit dans une ville-centre, c'est-à-dire une commune qui comprend au moins 50 % de la population de son unité urbaine. Ce chiffre est similaire à celui des Pays de la Loire, 49 %. En revanche, la part de population urbaine vivant dans des banlieues, c'est-à-dire des communes qui comprennent moins de 50 % de la population de leur unité urbaine, est inférieure en Mayenne (16 % dans le département, 27 % dans les Pays de la Loire). Enfin, 33 % des Mayennais vivent dans une ville isolée, c'est-à-dire une unité urbaine ne comptant qu'une seule commune (Pays de la Loire : 25 %)[67].

À gauche, la densité de population par commune. À droite, les aires et les unités urbaines. À gauche, la densité de population par commune. À droite, les aires et les unités urbaines.
À gauche, la densité de population par commune. À droite, les aires et les unités urbaines.

Les principales communes du département étaient au 1er janvier 2011[69] :

  1. Laval : 50 843 habitants (unité urbaine : 67 855) ;
  2. Mayenne : 13 226 habitants (unité urbaine : 15 408) ;
  3. Château-Gontier : 11 690 habitants (unité urbaine : 16 534) ;
  4. Saint-Berthevin : 7 282 habitants (unité urbaine de Laval) ;
  5. Évron : 7 135 habitants ;
  6. Bonchamp-lès-Laval : 5 820 habitants ;
  7. Ernée : 5 801 habitants ;
  8. Changé : 5 606 habitants (unité urbaine de Laval) ;
  9. Craon : 4 522 habitants ;
  10. L'Huisserie : 4 124 habitants (unité urbaine de Laval) ;
  11. Louverné : 3 983 habitants ;
  12. Azé : 3 279 habitants (unité urbaine de Château-Gontier) ;
  13. Villaines-la-Juhel : 3 072 habitants ;
  14. Cossé-le-Vivien : 2 963 habitants ;
  15. Ambrières-les-Vallées : 2 794 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les pyramides des âges du département de la Mayenne, comparées sur les années 1999 et 2009, expriment le vieillissement de la population. La tranche des plus de 75 ans est ainsi passée de 8 à 11 % de la population totale en dix ans, tandis que la tranche des 15-29 ans a reculé de 20 à 17 %. La part des 45-59 ans a de son côté fortement augmenté, passant de 17 à 20 %, tandis que la part des 0-14 ans reste similaire[61],[70].

Pyramide des âges en 2009 en nombre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
12 161 
75 et plus
19 299 
19 969 
60 à 74
22 173 
30 237 
45 à 59
30 117 
30 279 
30 à 44
29 081 
26 590 
20 à 29
24 288 
31 215 
0 à 19
29 638 
Pyramide des âges en 1999 en nombres d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
9 005 
75 et plus
15 685 
19 594 
60 à 74
22 237 
24 833 
45 à 59
24 937 
30 798 
30 à 44
29 234 
29 419 
15 à 29
26 731 
27 218 
0 à 14
25 636 

Ménages[modifier | modifier le code]

Le nombre total de ménages mayennais est de 296 875 en 2009. Le département compte une majorité de ménages avec famille, qui représentent 66,7 % du total. Les ménages composés d'une seule personne suivent avec 31,8 %, dont 17,6 % de femmes seules et 14,2 % d'hommes seuls. Ces ménages concernent surtout les plus de 65 ans, qui représentent 77 % du total, et dans une plus faible mesure les jeunes de 20-24 ans (21 %). Les ménages sans famille sont rares et ne représentent que 1,5 % du total des ménages[61]. Les familles mayennaises sont plus traditionnelles que l'ensemble des familles françaises, avec une forte proportion de familles nombreuses (une sur quatre), surtout présentes dans les campagnes, notamment dans les Coëvrons et la Mayenne angevine. Les familles monoparentales, plutôt urbaines, sont minoritaires (une sur dix). Ces deux types de famille sont les plus sujettes à la précarité[65]. Le pourcentage de divorcés chez les plus de 15 ans est faible : 5,1 %, et la majorité d'entre-eux sont mariés : 53,2 %. Les célibataires représentent quant à eux 33,3 % des plus de 15 ans[61].

Logement[modifier | modifier le code]

Une maison traditionnelle à Sainte-Suzanne.

En 2009, le département de la Mayenne comptait 147 688 logements. Parmi ceux-ci, il y avait 87,1 % de résidences principales, 5,3 % de résidences secondaires et 7,6 % de logements vacants[61]. Le pourcentage de résidences principales est légèrement au-dessus de la moyenne en France métropolitaine, établie à 83,5 % pour la même année[71].

En outre la même année, les maisons individuelles représentaient 79,9 % des logements[61]. En France métropolitaine, ce taux était de 56 %[71].

64,9 % des occupants des résidences principales sont propriétaires, 33,8 % sont locataires et 1,3 % sont des personnes logées gratuitement[61]. Les logements mayennais sont généralement grands : 45,7 % des résidences principales font 5 pièces ou plus, contre 31,2 % pour la France entière, et seulement 2,6 % d'entre-eux ne font qu'une pièce (France entière : 6,2 %)[61],[72]. Toujours en 2009, les maisons mayennaises comptaient en moyenne 4,8 pièces, et les appartements, 2,9 pièces. 97,1 % des logements comptaient une salle de bain avec une baignoire ou une douche[61].

En 2013, le prix moyen de l'immobilier à la vente au niveau départemental s'élevait à 1 258 € par m2 pour une maison. Les appartements étaient légèrement plus chers, avec une moyenne de 1 280 € par m2. Il existe de fortes disparités entre secteurs, les prix étant les plus élevés dans l'agglomération lavalloise, et les plus bas dans le nord du département. Ainsi, à Lassay-les-Châteaux, le prix moyen par m2 pour une maison s'élevait à seulement 859 €, contre 1 569 € à Laval[73]. La Mayenne est, avec l'Orne voisine, l'un des départements les moins chers dans l'Ouest pour l'immobilier[74].

En 2009, le département comptait 17 121 logements sociaux. La Mayenne est le département des Pays de la Loire où la demande est la plus faible, et les logements sociaux y ont généralement un taux de vacance élevé, supérieur à 10 % dans le parc public pour certaines communes, notamment dans le nord-ouest[75].

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 5,3 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires. Ce tableau indique les principales communes de la Mayenne dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Religion[modifier | modifier le code]

Pontmain, lieu de pèlerinage catholique.

Le Grand Ouest français est traditionnellement une région fortement attachée au Catholicisme. La déchristianisation amorcée au XIXe siècle y a cependant fait fortement diminuer le nombre de pratiquants. La Mayenne, avec la Manche et les Deux-Sèvres, demeure toutefois l'un des départements les plus catholiques de France. Une enquête menée par l'IFOP en 2006 fait état dans ces départements de plus de 75 % de personnes se déclarant appartenir à la religion catholique (moyenne nationale hors Corse : 64 %). Ce chiffre regroupe aussi bien les pratiquants réguliers que les individus ayant uniquement un attachement culturel à l'Église[76]. La Mayenne correspond au diocèse de Laval qui fait partie de la province ecclésiastique de Rennes.

Les autres religions sont pratiquement inexistantes. Le Protestantisme concerne moins de 1 % des Mayennais. Il a connu un certain succès dans le Bas-Maine au XVIe siècle, puis s'est éteint après la révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV et n'est redevenu visible qu'à la fin du XIXe siècle. Le département ne compte qu'une seule église protestante, située à Laval[77]. L'enquête de 2006 de l'IFOP donne également un très faible pourcentage de juifs et musulmans, inférieur à 1 %. La Mayenne ne compte pas de synagogue mais une mosquée et quelques salles de prière musulmanes. Le nombre de personnes sans religion est estimé entre 20 et 27 % de la population mayennaise (moyenne nationale : 27,6 %)[76].

Langues[modifier | modifier le code]

Article connexe : Mayennais.

Comme dans le reste de la France, le français est largement majoritaire en Mayenne, et il côtoie parfois les langues liées à l'immigration. Le département possède aussi un parler qui lui est propre, le mayennais, également appelé bas-mainiot ou simplement patois. Il s'agit d'une langue d'oïl, tout comme le gallo, le picard, le normand ou le poitevin. Il descend directement du latin populaire et a connu un développement parallèle à celui du français. Le mayennais n'est donc pas une déformation du français, ce sont deux parlers distincts, avec une origine commune et une histoire différente. Ses limites géographiques et linguistiques sont difficiles à définir, car il fait partie d'un continuum, c'est-à-dire un ensemble de parlers partageant les mêmes origines, qui se mélangent et se chevauchent sur plusieurs régions. Le mayennais est voisin du normand au nord, du gallo à l'ouest, de l'angevin au sud, et du sarthois (ou haut-mainiot et manceau) à l'est. La définition géographique du mayennais varie selon les auteurs, certains incorporant le nord du département dans l'aire du normand, d'autres le rattachant à l'angevin, etc. Le mayennais est étudié par des universitaires depuis le XIXe siècle mais il est de moins en moins pratiqué, notamment à cause de la généralisation du français et de la dépréciation dont il est victime. Certains termes mayennais sont toutefois employés par de nombreux habitants, ce qui a donné naissance à une variété régionale du français[78].

Enseignement et recherche[modifier | modifier le code]

En matière d'éducation et d'enseignement, le département de la Mayenne appartient à la circonscription administrative de l'académie de Nantes qui regroupe également les départements de la Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire, de la Sarthe et de la Vendée. La Mayenne compte 345 écoles maternelles et primaires, dont 237 sont publiques et 108 sont privées (soit 31 %). L'enseignement privé catholique est généralement beaucoup plus présent dans l'Ouest de la France que dans le reste du pays. La Mayenne possède aussi 42 collèges, dont 27 publics et 15 privés, 12 lycées généraux et technologiques, dont 6 publics et 6 privés, et 7 lycées professionnels, dont 4 publics et 3 privés[79]. En 2012, ces établissements totalisaient 58 711 élèves, dont 37 723 dans le public et 20 988 dans le privé[80].

Les écoles supérieures ESTACA et ESIEA à Laval.

Le taux d'élèves dans l'enseignement professionnel (24 %) et technologique (23 %), est plus important en Mayenne que dans la France entière (respectivement 19 % et 16 %)[81],[82]. Le taux de réussite au baccalauréat est lui-aussi généralement plus élevé en Mayenne, ainsi que dans l'ensemble des Pays de la Loire. Le département et la région avaient par exemple obtenu 91 % de réussite au bac général en 2011 (France entière : 88,2 %) et 89,5 % pour le bac professionnel (France entière : 83,6 %)[83],[84],[82].

La Mayenne présente une forte proportion de personnes peu ou pas diplômée, et en 2009, seulement 17,4 % des Mayennais avaient un diplôme de l'enseignement supérieur. 26,7 % avaient alors un CAP ou un BEP, et 40,4 % n'avaient aucun diplôme ou bien seulement le BEPC ou le certificat d'études primaires. Les 14,5 % restant avaient un brevet professionnel ou un baccalauréat[61].

Quelques lycées offrent des formations en BTS ou en licence professionnelle, mais l'offre en enseignement supérieur est maigre et les étudiants mayennais partent le plus souvent étudier à Rennes, au Mans ou encore à Nantes. Laval possède cependant des antennes de l'Université du Maine, qui y maintient un IUT proposant des formations en biologie, en commerce et en informatique, ainsi qu'une faculté de droit. Ces deux antennes se trouvent sur le Centre universitaire de la Mayenne, qui regroupe aussi l'École supérieure d'informatique, électronique, automatique (ESIEA) et l'École supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile (ESTACA)[85].

L'Université de Nantes a aussi ouvert un IUFM, installé près du CNAM. Le Campus EC 53 regroupe de son côté l'enseignement supérieur catholique, avec l'UCO Laval, dépendante de l'Université catholique d'Angers. Laval compte aussi l'École supérieure de création interactive numérique (ESCIN), un centre de formation en alternance AFTEC, et deux écoles de commerce et de management, l'ESUP et Antaxia[85]. La ville possède aussi quelques laboratoires de recherche, comme ceux de l'ESTACA, de l'ESIEA et de l'IUT. Ces laboratoires travaillent principalement sur la réalité virtuelle, la cryptologie la virologie, la biologie et l'électro-magnétique[86]. La Mayenne comptait 3 716 étudiants en 2012[87].

Médias[modifier | modifier le code]

L'émetteur du mont Rochard.

La Mayenne est couverte par de multiples médias audio-visuels, nationaux et locaux. Du côté de la télévision, la seule chaîne locale est France 3 Pays de la Loire. TV Mayenne.com est une chaîne de télévision diffusée par internet. Le principal émetteur du département est construit au sommet du mont Rochard. Il transmet les programmes de la TNT depuis 2006 et sert également aux radios France Culture, France Musique, France Bleu Mayenne et France Inter. En plus de France Bleu Mayenne, le département compte des bureaux de Radio Fidélité. France Bleu Mayenne est de loin la radio la plus écoutée, avec 52 400 auditeurs quotidiens[88].

La presse écrite locale compte deux journaux, Ouest-France, un quotidien qui couvre tout le Grand Ouest français, et le Courrier de la Mayenne.

Santé[modifier | modifier le code]

En 2012, la Mayenne comptait 3 733 professionnels de santé, dont 2 306 infirmiers et infirmières diplômés d'État, 357 médecins généralistes, 262 médecins spécialistes, 258 pharmaciens, 176 masseurs et kinésithérapeutes et 125 chirurgiens-dentistes[89]. La densité de professionnels libéraux de santé pour le département s'élevait alors à 80 généralistes, 47 spécialistes et 93 infirmiers (IDE) pour 100 000 habitants. La Mayenne est le département des Pays de la Loire qui a la densité la plus faible de professionnels de santé, la région ayant par exemple 101 généralistes pour 100 000 habitants (France entière : 108). Les Pays de la Loire connaissent par ailleurs une baisse régulière des effectifs depuis plusieurs décennies. En Mayenne, les femmes ne représentent que 24 % des généralistes (Pays de la Loire : 28 %, France : 29 %)[90].

Les niveaux de santé en Mayenne sont bons, avec par exemple une mortalité générale et une mortalité prématurée inférieures à la moyenne des Pays de la Loire et de la France entière. Les admissions en maladie de longue durée, les cas de cancers, de diabète, de pathologies liées à une consommation excessive d'alcool et les chutes chez les plus de 65 ans sont aussi moins courants en Mayenne que dans l'ensemble de la région. Cependant, la Mayenne possède un nombre élevé de décès par accident de la route chez les femmes. Il existe aussi des disparités locales, et le centre du département est généralement le plus favorisé, tandis que la situation est moins bonne dans le nord[91].

Sport[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sports en Mayenne.
Arrivée de la dernière étape des Boucles de la Mayenne à Laval en 2012.

Les sports les plus populaires en Mayenne sont le football, le cyclisme et l'équitation, Le jeu de palets traditionnel y est aussi pratiqué. Le département compte plusieurs infrastructures sportives importantes, comme le stade Francis-Le-Basser, qui compte plus de 10 000 places assises, le stade d'athlétisme de Laval, le golf de Changé, le circuit de moto-cross Raymond Demy et l'aérodrome d'Entrammes. La Mayenne possède aussi deux grands hippodromes, ceux de Laval et de Craon, où des courses hippiques ont régulièrement lieu. La tradition hippique mayennaise est aussi entretenue par de nombreux centres équestres et une dizaine d'éleveurs de chevaux. Le Centre d'entraînement régional de galop de l'ouest se trouve au sud du département, à cheval entre Senonnes en Mayenne et Pouancé dans le Maine-et-Loire. Les Boucles de la Mayenne est une course cycliste annuelle qui fait partie de l'UCI Europe Tour.

La vallée de la Mayenne compte de nombreux chemins de randonnée, notamment le chemin de halage, emprunté par les cavaliers, les cyclistes et les promeneurs. Le reste du département possède aussi un important maillage de voies vertes, aménagées à la place d'anciennes voies ferrées. Les sports nautiques peuvent être pratiqués dans quelques endroits, notamment près de Château-Gontier, où se trouve une base de ski nautique. La Mayenne, ses affluents ainsi que de nombreux étangs forment une vaste réserve de pêche.

La principale formation professionnelle mayennaise de football est le Stade lavallois Mayenne Football Club, club de football évoluant en Ligue 2. D'autres équipes incluent l'Union sportive changéenne, un club de football évoluant en championnat régional, les Francs Archers Laval, l'Union sportive lavalloise et l'ASPTT Laval. La Mayenne a vu naître quelques grands sportifs, comme les cyclistes Freddy Bichot, Jacky Durand et Marc Madiot, le boxeur Jean-Claude Bouttier, l'athlète Manuela Montebrun et le jockey Olivier Peslier.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Mayenne.
Des silos à Mayenne.

En 2011, la Mayenne comptait 11 519 entreprises. La plupart d'entre-elles, 63 %, étaient spécialisées dans les services, le commerce et les transports. Suivaient l'industrie (15 %), la construction (10 %), et les administrations et les établissements d'enseignement, de santé et d'action sociale (10 %)[61]. L'agriculture, qui représente 9 % des emplois et 10 % du PIB, est un secteur très important pour l'économie locale, mais elle est devancée par l'industrie, qui totalise 25 % des emplois. Les exportations mayennaises sont faibles et seules 2,5 % des entreprises locales exportent, contre 4 % des entreprises françaises. Les entreprises mayennaises sont aussi plus anciennes que la moyenne nationale, 42 % ont dix ans ou plus[92]. En 2005, le PIB départemental s'élevait à 7,065 milliards d'euros, soit 23 654 euros par habitants et 56 957 euros par emploi. Ces deux derniers chiffres sont inférieurs à la moyenne nationale (27 811 et 69 185 euros), mais supérieurs à ceux du Maine-et-Loire et de la Vendée. La même année, la valeur ajoutée provenait principalement des services, surtout marchands, (47 %), de l'industrie (21 %), des services administrés (20 %), de la construction (7,4 %) et de l'agriculture (7 %), une répartition similaire à celle des autres départements des Pays de la Loire[93].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les revenus[modifier | modifier le code]

En 2009, l'INSEE recensait en Mayenne 163 617 foyers fiscaux, dont 50,6 % d'entre eux ont été imposables. Le revenu net total déclaré par tous les foyers fiscaux s'élevait pour cette année à 3 421 180 euros (partagé à hauteur de 75 % (2,6 millions d'euros) par les foyers imposables et 25 % par les non-imposables). En outre le revenu net déclaré moyen s'élevait pour sa part à 20 910 € par foyer fiscal (31 150 € pour les foyers fiscaux imposables et 10 428 € pour les non-imposables) et l'impôt moyen à 605 €[61]. La même année en France, la part de foyers imposables était de 53,6 % et le revenu moyen de 23 230 €, soit des chiffres sensiblement supérieurs à ceux constatés en Mayenne[94]. Toujours en 2009, les revenus déclarés de la population savoyarde se sont répartis en 61,5 % de salaires, de 26 % de retraites, pensions et rentes, de 6,4 % de revenus non-salariés et de 6,1 % d'autres revenus[61].

S'agissant du revenu selon la profession et catégorie socio-professionnelle (PCS) en 2009, l'INSEE mesure un revenu horaire en Mayenne de 21,2 € pour les cadres, 13,4 € pour les professions intermédiaires, 8,6 € pour les employés, 10,1 € pour les ouvriers qualifiés et 8,9 € pour les ouvriers non-qualifiés[61].

Enfin, fin 2012, la Mayenne comptait plus de 4 600 foyers bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA). Ce nombre a augmenté de 8 % depuis 2010, avec le contexte de crise économique débuté en 2009[95].

Du côté de l’imposition sur le patrimoine, la Mayenne comptait en 2010 une seule commune de plus de 20 000 habitants possédant plus de 50 redevables de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) : Laval, avec 375 redevables et un montant moyen légèrement supérieur à la moyenne française (5 817 € à Laval et 4 854 € au niveau national)[96].

Emploi[modifier | modifier le code]

En matière d'emploi, l'INSEE comptait en 2009 en Mayenne 128 565 actifs occupés, dont 108 724 salariés, soit 84,6 % du total. Le temps partiel représentait alors 15,6 % des actifs, et 46,6 % des actifs étaient des femmes[61].

En 2010, 33,9 % des emplois concernaient les services, les transports et le commerce. Suivaient l'administration publique, l'enseignement et l'action sociale, avec 28,1 % des emplois, l'industrie, 21,6 %, l'agriculture, 8,7 %, et la construction, 7,7 %. La grande majorité des emplois, 70 %, était alors à durée indéterminée. Les contrats à durée déterminée (CDD) ne représentaient que 5,5 % du total, les emplois en intérim, 2,6 %, et les stages et les contrats d'apprentissage, 3,1 %. Les emplois non-salariés, 18,3 % du total, concernent surtout l'agriculture, 77,5 % des agriculteurs étant à leur compte[61].

En 1999, 51,3 % des Mayennais travaillaient hors de leur commune de résidence. En dix ans, la situation s'est amplifiée puisqu'en 2009, ce taux est passé à 60,6 %. Dans 51 % des cas, cette commune se situait elle aussi dans le département de la Mayenne[61].

La Mayenne connaît traditionnellement des taux de chômage faibles, en dessous des moyennes nationales et des Pays de la Loire. Néanmoins, la crise économique de 2009 a touché le département, et il a connu une hausse de 0,7 % entre janvier et novembre 2012 pour atteindre 6,4 % (Pays de la Loire : 8,3 %). Les disparitions d'emplois concernent surtout les missions d'intérim, les transports et l'industrie[97].

Entreprises du département[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2011, l'Insee recensait en Mayenne 11 579 entreprises, majoritairement anciennes avec 42 % d'entreprises de 10 ans ou plus et 14 % âgées de 6 à 9 ans. À l'inverse, les entreprises de moins d'un an ne concernaient que 12 % d'entre elles à cette période. Les entreprises mayennaises étaient alors les plus nombreuses dans le secteur du commerce, des transports et des services divers : 7 351 entreprises soit 63,5 % du total. Suivaient la construction, avec 15,4, l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale, 10,7 %, et l'industrie, 10,4 %[61].

Toujours en 2011, avec 1 399 nouvelles entreprises, le taux de création moyen s'élevait donc à 12,1 %, en baisse par rapport à 2010, le plus fort étant de 12,9 % dans le secteur des transports, du commerce et des services. En 2009, la Mayenne comptait par ailleurs 27 396 établissements actifs, 69 % d'entre eux n'employant aucun salarié, 24 % employant de 1 à 9 salariés, 3 % de 10 à 19 salariés, 2 % de 20 à 49 salariés et 1,3 % employant 50 salariés ou plus (371 établissements)[61].

La Mayenne compte plusieurs parcs d'activités, comme Laval Mayenne Technopole (unique technopole du département).

Entreprises d'envergure nationale ou internationale[modifier | modifier le code]

Le Port-Salut, fabriqué par le groupe Bel à Entrammes.

Ci-après sont listées les principales grandes entreprises dont le siège et/ou au moins un établissement sont situés en Mayenne. En gras sont indiquées les entreprises qui y ont leur siège.

  • Lactalis, premier groupe laitier et fromager mondial[98] et deuxième groupe agroalimentaire français derrière le groupe Danone,
  • Groupe Dirickx, plus grand producteur français de clôtures,
  • Sogeval, laboratoire vétérinaire,
  • Gruau, carrossier de véhicules utilitaires,
  • Rapido, fabricant de camping-cars et de mobile-homes.
  • Séché Environnement, groupe spécialisé dans le traitement et la valorisation des déchêts,
  • Groupe Jouve, imprimerie,
  • Serap, troisième fabricant mondial de refroidisseurs à lait,
  • MPO, fabricant de supports de stockage (CD, DVD…),
  • Mann+Hummel, équipementier automobile,
  • Valeo, fabricant de modules et de systèmes intégrés pour l'industrie automobile,
  • Thales Communications & Security, technologies de la défense,
  • Groupe Bel et Bongrain, groupes fromagers.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Agriculture en Mayenne.

L'agriculture est un secteur très important pour l'économie mayennaise. Le département se situe au 1er rang français pour la viande bovine, au 5e rang pour le porc et le lait et au 12e rang pour les volailles[99]. La Mayenne compte environ 8 000 exploitations, dont certaines emploient plus de 50 salariés, notamment quatre entreprises laitières, sept abattoirs de volailles, un abattoir de porcs, une entreprise de découpe-transformation de viande et une usine de charcuterie-salaison. La production laitière domine largement le secteur et elle concerne 4 300 personnes ainsi que 40 % des exploitations. Par ailleurs, l'activité bovins en général occupe à elle-seule 30 % des actifs. Les autres activités importantes sont l'élevage hors-sol (1 900 actifs) et les ovins, les caprins et les autres herbivores (1 500 actifs). La grande culture et la polyculture concernent chacune 1 350 personnes[100]. Les races bovines les plus fréquentes en Mayenne sont la Rouge des prés (ou Maine-Anjou) pour la viande, et la Prim'Holstein et la Normande pour le lait.

Les activités agricoles mayennaises actuelles ont pour la plupart été adoptées récemment. Les élevages bovins, les pâtures et le bocage n'ont d'ailleurs rien de traditionnel. Jusqu'au XIXe siècle, l'agriculture mayennaise était dominée par la culture du lin, et du chanvre dans une moindre mesure. Par ailleurs, la culture de la vigne était commune avant le XVIe siècle et la canalisation de la Mayenne. Le vin d'Anjou, bien meilleur, pouvait désormais être importé facilement par bateau, et les vignes locales ont fait place à des vergers, dont certains existent encore. Ces vergers servaient notamment à produire du cidre[32]. Au XIXe siècle, les engrais chimiques permettent de revaloriser les terres les plus pauvres et le lin, devenu peu rentable, disparaît. Le bocage mayennais prend alors forme et l'élevage du bétail ainsi que la production de céréales s'imposent. Finalement, à la fin du XIXe siècle, les agriculteurs mayennais se spécialisent définitivement dans l'élevage bovin et abandonnent le blé, qui se vendait mal. Enfin, au XXe siècle, le maïs en tant que plante fourragère se généralise et sa culture tend à uniformiser les paysages mayennais[3].

Un champ en décembre.

Le département de la Mayenne, tout comme les autres départements de France, est découpé depuis 1946 en quatre « petites régions agricoles » (PRA) au sein d'une région agricole française (RA). Les PRA furent déterminées en fonction d'une même vocation agricole dominante. Ces PRA sont numérotés par l'Insee.

  • 53095 : région d'Embouche de l'Erve : centre-est du département, 15 % du territoire. Terres fortes et humides, races bovines à viande (Rouge des prés et Charolaise), moutons.
  • 53096 : région de polyculture de Laval : un-dixième du département. Sols humides, surface toujours en herbe très vaste (45 % des terres), production de lait, de viande, de fruits et légumes, mais aussi présence de pépinières et d'horticulteurs.
  • 53356 : le bocage angevin : quart sud du territoire. Climat plus chaud et plus sec qu'ailleurs, terres de qualité inégale. Vaches à lait, grandes cultures fourragères, élevage de volailles, vergers et horticulture.
  • 53357 : zone d'élevage ou région de Fougères et de la Mayenne : moitié nord du département. Région humide et vallonnée, grandes surfaces toujours en herbe et cultures fourragères (maïs, notamment). 75 % des vaches sont laitières[2].

Industrie[modifier | modifier le code]

Réfrigérateur à vin fabriqué par Serap à Gorron.

Le secteur de l'industrie était en 2010 le 3e employeur en Mayenne avec 25 924 salariés, derrière le secteur des services et du commerce[61]. Le Grand Ouest français s'est industrialisé plus tardivement et plus faiblement que des régions comme la Lorraine et le Nord-Pas-de-Calais, en privilégiant une grande diversité dans les activités. Il n'a d'ailleurs pas connu de désindustrialisation massive à la fin du XXe siècle. L'industrie mayennaise a toutefois tendance à diminuer au profit des services, perdant par exemple 1,3 % de ses emplois par an entre 1999 et 2006. Le département demeure toutefois au-dessus de la moyenne des Pays de la Loire, avec un quart d'emplois dans l'industrie, contre un cinquième pour la région entière[101].

L'industrie mayennaise a beaucoup changé au cours du XXe siècle. Vers 1900, les activités industrielles les plus communes étaient liées aux richesses du sous-sol (ardoise, marbre, antimoine, quartz aurifère, briqueteries) et aux productions agricoles (minoteries, brasserie, tanneries…). L'industrie textile, en déclin depuis la seconde moitié du XIXe siècle, était surtout présente à Château-Gontier et Laval. Le tissage de la soie et du coton importés avait succédé à celui du lin cultivé localement et les tisseurs mayennais produisaient surtout de la toile à matelas[102]. Toiles de Mayenne est une des dernières entreprises locales à perpétuer l'industrie textile mayennaise. Le département comprend aussi des ateliers de couture qui fournissent des grandes marques comme Hermès, Dior et Chanel. Le maroquinier Longchamp est par ailleurs implanté à Ernée et Château-Gontier[103].

L'industrie de la Mayenne s'appuie sur quelques grands groupes agroalimentaires comme Lactalis ou Bel qui exploitent les productions laitières. Le département compte aussi des usines de construction et de sous-traitance automobile, comme Gruau, Rapido et Valeo, des usines de plasturgie, de métallurgie et d'électronique ainsi que des imprimeries[103]. La Mayenne fait en outre partie du territoire d'action de quatre pôles de compétitivité : IDforCar (sous-traitance automobile), EMC2 (matériaux métalliques et composites), Valorial (agroalimentaire) et Images et réseaux (technologie numérique)[104].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le musée Robert-Tatin est un des sites touristiques les plus fréquentés du département.

La Mayenne n'a pas autant d'arguments touristiques que les départements du littoral ou de montagne. Elle possède toutefois des atouts importants, comme des cours d'eau navigables, des paysages sauvages, un grand réseau de chemins de randonnée et quelques sites historiques et artistiques notoires. En 2010, le tourisme y a généré 2 200 emplois directs. Le secteur souffre néanmoins de la crise économique car le nombre de visiteurs et la durée des séjours diminuent[105].

Le département comptait 53 hôtels de tourisme en 2010. Ils totalisaient 1 127 chambres et 224 lits. Huit hôtels avaient une « une étoile », 27 en avaient deux et neuf en avaient trois. Ces hôtels trois étoiles se trouvent dans les trois plus grandes agglomérations (Laval, Mayenne et Château-Gontier), ainsi que dans les Coëvrons. Les hôtels mayennais ont enregistré 270 056 nuitées en 2010, dont deux-tiers de clients d'affaires, avec un taux d'occupation moyenne de 53 % (Pays de la Loire : 54 %). La clientèle des hôtels mayennais est en grande majorité française et les étrangers ne représentaient que 8,3 % des nuitées en 2010 (15 % en 2008). Ils viennent surtout du Royaume-Uni, mais aussi d'Allemagne, de Belgique ou d'Italie[105].

Entrée du musée de Sainte-Suzanne. Ce village des Coëvrons est un des lieux les plus touristiques de Mayenne.

La Mayenne comptait 19 établissements d'hôtellerie de plein air en 2010, dont 11 avec deux étoiles et 7 avec trois étoiles. Ils totalisaient ensemble 700 emplacements nus, 115 chalets ou mobil-homes et 2 578 lits. De mai à septembre 2010, ils ont enregistré 81 042 nuitées, dont 14 % de nuitées étrangères (Britanniques, Néerlandais, Belges et Allemands, principalement). Les clients français sont surtout issus des Pays de la Loire et de régions limitrophes comme la Bretagne et la Basse-Normandie, mais aussi du Nord-Pas-de-Calais et de l'Île-de-France. Toujours en 2010, les 146 gîtes ruraux du département ont enregistré 64 853 nuitées[105].

Le site le plus fréquenté du département, le Refuge de l'Arche, un parc zoologique spécialisé dans l'accueil des animaux blessés ou abandonnés, a enregistré 79 009 entrées en 2010. Il était suivi par le musée de Jublains, les grottes de Saulges, le château de Sainte-Suzanne, le musée Robert-Tatin, le musée des sciences de Laval et le musée du château de Mayenne, des sites qui ont tous accueilli entre 30 000 et 20 000 visiteurs. Le musée du Vieux-Château de Laval se distingue également avec environ 18 000 visiteurs la même année. Les groupes représentent 34 % des visites dans les sites payants mayennais, et les étrangers ne forment que 5 % du total[105].

Énergies[modifier | modifier le code]

La Mayenne a consommé 863 000 tonnes d'équivalent pétrole en 2008. Les activités qui consomment le plus sont l'industrie (30 %) et les transports (23 %). Les bâtiments résidentiels consomment à eux-seuls 29 % de l'énergie dépensée en Mayenne. Le secteur tertiaire n'en consomme que 10 %, et l'agriculture, 8 %. Par ailleurs, 70 % de cette énergie est d'origine fossile, avec 54 % de pétrole et 16 % de gaz naturel, tandis que l'électricité représente 24 % de la consommation, et le bois, 8 %. Cette répartition est similaire à celles observées au niveau des Pays de la Loire et de la France entière, sauf pour le pétrole (France : 45 %, Pays de la Loire : 47 %). La consommation énergétique en Mayenne augmente régulièrement, principalement à cause de la construction de nouveaux logements. Entre 1990 et 2008, la consommation a ainsi augmenté de 22,5 %. Par ailleurs, plus de la moitié des logements mayennais ont été construits avant 1975, ils sont donc peu efficaces au niveau énergétique. Enfin, les Mayennais consomment beaucoup de carburants automobiles, à cause du caractère rural du département[106].

Le département ne produit qu'entre 5 et 7 % de ses besoins énergétiques, mais ce pourcentage devrait passer à 23 % en 2020. Les centrales hydroélectriques sur la Mayenne, qui ne fournissent que 0,3 % de la consommation départementale, doivent passer à 1 %, et l'éolien doit de son côté atteindre 17 %[107]. En 2010, les 22 éoliennes mayennaises fournissaient 4,7 % de la consommation[108]. Les zones à plus fort potentiel se trouvent principalement dans la moitié orientale et le sud du département, autour de Saint-Cyr-en-Pail, Courcité, Vaiges, Saint-Pierre-sur-Erve, Saint-Denis-du-Maine, Azé, Cossé-le-Vivien, La Rouaudière… La Mayenne développe aussi les biocarburants, avec la méthanisation, qui doit fournir 3 % des besoins en 2020, et la cogénération issue des déchets, qui doit atteindre 2,5 %[107]. L'entreprise espagnole Iberdrola avait annoncé la construction d'une centrale thermique à gaz en 2008, qui devait voir le jour à Villiers-Charlemagne. Le projet a cependant été abandonné en 2012 à cause de la crise économique[109].

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture en Mayenne.

Musées[modifier | modifier le code]

Le musée du château de Mayenne.

La Mayenne compte huit musées portant le label « Musée de France ». Laval possède à elle-seule deux de ces musées : celui du Vieux-Château, spécialisé dans l'art naïf et qui expose des toiles du Douanier Rousseau, de Séraphine de Senlis ou Lucien Le Guern[110], et le musée de sciences, qui se sert de son important fonds d'histoire naturelle pour proposer des expositions temporaires[111].

Le musée d'Art et d'Archéologie - Hôtel Fouquet, qui se trouve à Château-Gontier, expose des collections d'antiquités grecques et romaines, notamment des céramiques étrusques, des monnaies et des vases funéraires. Il possède aussi de la peinture italienne, hollandaise et française des XVIe et XVIIe siècles, des livres anciens, des statues du Moyen Âge et un fonds d'art contemporain[112].

Entrée d'une des salles d'exposition du musée Robert-Tatin.

L'autre sous-préfecture du département, Mayenne, possède elle-aussi un musée, installé dans son château. Ses collections sont considérables et regroupent de nombreux artefacts découvert dans le château, fondé à l'époque carolingienne, ainsi que dans le reste du département. On peut notamment y voir des monnaies antiques et médiévales, des objets de la vie quotidienne au Moyen Âge (vaisselle, lampes à huile, outils, serrures, armes…), des sarcophages et des objets religieux. Les jeux de société médiévaux, incluant des pièces d'échecs et un tablier de trictrac, figurent parmi les pièces les mieux conservées au monde[113].

Maquette du sanctuaire de Noviodunum exposée au musée de Jublains.

Le musée Robert-Tatin, situé à Cossé-le-Vivien, est un « environnement d'art » conçu de 1962 à 1983 par Robert Tatin, qui était peintre, architecte et céramiste. L'ensemble est composée de diverses constructions et statues réalisées en ciment peint, montrant des influences variées. Le site comprend par ailleurs des salles d'exposition où sont accrochées des toiles de l'artiste[114].

Le musée archéologique de Jublains, situé sur le site de la ville antique de Noviodunum, présente l'histoire du département pendant l'âge du fer et la période romaine. Les artefacts provenant de Noviodunum sont les plus nombreux et incluent un fragment d'aqueduc, des inscriptions, des décors peints, des objets de culte, etc[115].

Le musée de l'ardoise de Renazé est installé sur un vaste site minier abandonné en 1975. Il renferme surtout des outils, des machines et des photographies anciennes[116]. Le petit musée municipal d'Ernée expose des collections d'archéologie s'étalant de la Préhistoire au Moyen Âge provenant de fouilles locales[117].

Le département compte d'autres musées non classés, comme le Lactopôle de Laval, ouvert par l'entreprise Lactalis. Il présente les étapes de la production laitière ainsi que l'histoire de cette activité. Le musée des tisserands d'Ambrières-les-Vallées retrace l'histoire du textile mayennais, et le musée de l'auditoire de Sainte-Suzanne présente l'histoire des Coëvrons de l'âge du fer à la Chouannerie.

Non loin de Sainte-Suzanne, à Chammes, se trouve le Centre médiéval et culturel du Maine, aussi connu sous le nom de Ferté-Clairbois. Un petit château fort, une taverne, un jardin médiéval, des écuries et une chapelle y a été construits, et l'endroit sert à des reconstitutions historiques, notamment des tournois et des marchés.

Autres institutions[modifier | modifier le code]

La Mayenne compte quelques grandes salles de spectacle. Le théâtre de Laval est la seule scène conventionnée du département. Il possède une grande salle de 583 places et propose surtout des représentations théâtrales, de la danse et de la musique classique. Le Carré de Château-Gontier est une scène nationale installée dans l'ancien couvent des Ursulines. L'institution gère aussi un espace d'art contemporain, qui occupe la chapelle du Genêteil. D'autres espaces du même genre se trouvent à Mayenne et Pontmain. Le théâtre de Mayenne est le dernier théâtre à l'italienne du département. Construit en 1889, il compte plus de 250 places[118]. Plusieurs autres communes mayennaises possèdent aussi leur salle de spectacle.

L'Association départementale pour le développement de la musique et de la danse (ADDM 53) est un relais du ministère de la culture qui promeut et favorise la danse et la musique, par exemple en milieu scolaire et auprès des amateurs et des professionnels. Plusieurs communes ont par ailleurs un conservatoire de musique ou de danse, et le conseil général soutient l'Ensemble instrumental de la Mayenne, qui se produit régulièrement sur les scènes du département. Le 6PAR4 de Laval est une salle uniquement dédiée aux musiques actuelles.

Les archives départementales, situées à Laval, possèdent un grand nombre de fonds légués par des particuliers, surtout constitués de photographies anciennes. Elles ont aussi des collections de cartes postales, de monographies communales réalisées en 1899, des documents de l'abbaye Notre-Dame d'Évron, le chartrier du château de Fresnay, ou encore des archives de l'armée américaine[119],[120]. La bibliothèque départementale est installée à Saint-Berthevin, dans l'agglomération lavalloise. Elle renferme 286 289 livres. La bibliothèque Albert Legendre de Laval possède un fonds patrimonial riche, qui comprend des incunables, des manuscrits, 40 000 livres anciens, une généalogie des comtes de Laval et des œuvres d'Ambroise Paré et d'Alfred Jarry dans leur version originale[121].

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

Pyramides roses sur la Mayenne pendant les Lumières de Laval en 2008.

Plusieurs festivals ont lieu tous les ans en Mayenne. La plupart sont dédiés aux musiques actuelles. Le festival Les 3 Éléphants se déroule à Laval en mai et propose de nombreux concerts payants et gratuits dans différents sites du centre-ville. En 2012, le festival a par exemple reçu en tête d'affiche Charlotte Gainsbourg, Baxter Dury, The Rapture ou encore C2C. Le festival Au Foin de la Rue se tient à Saint-Denis-de-Gastines et il a notamment reçu La Rue Kétanou, Emir Kusturica, Emily Loizeau et Wax Tailor. Les Mouillotins Fanfare-On est un festival qui a lieu tous les ans à Cuillé. En 2013, il reçoit Broussaï, Monsieur Roux et Les Fatals Picards. Le festival Terra Incognita se déroule à Carelles et il est spécialisé dans le rock et l'électro français et indépendants. L'Été des 6 jeudis propose six concerts de groupes différents dans des communes du nord du département.

Les Nuits de la Mayenne, qui ont lieu en été dans de nombreux lieux historiques du département, proposent principalement du théâtre, mais aussi de la musique classique. Le festival d’arts sacrés d’Évron est de son côté spécialisé dans la musique religieuse. Le Festival Ateliers Jazz de Meslay-Grez, qui a lieu à Meslay-du-Maine et dans des communes voisines, s'intéresse au jazz contemporain. Il a par exemple accueilli China Moses, Shai Maestro, Dhafer Youssef, Dee Dee Bridgewater et Archie Shepp.

Des spectacles de rue, des arts du cirque, des concerts d'artistes locaux ou encore des séances de cinéma en plein air sont aussi proposées à Laval et Mayenne en été. À la fin de l'année, la ville de Laval organise les Lumières de Laval, une mise en lumière ambitieuse de la ville, renouvelée chaque année et accompagnée par un marché de Noël. Laval Virtual, aussi appelé « Rencontres internationales de la réalité virtuelle et des technologies convergentes » est un autre grand événement lavallois. Il a lieu au printemps et met en valeur l'industrie technologique de Laval, spécialisée dans la réalité virtuelle. Les trois premiers jours sont réservés aux professionnels, avec un salon, des conférences et des remises de prix, puis le week-end, Laval Virtual présente au public les dernières avancées technologiques dans le domaine.

Le département possède aussi un festival du cinéma étranger, Les Reflets du Cinéma. Il présente pendant 15 jours des films étrangers selon des thématiques variant chaque année. Son président d'honneur est l'écrivain Jean-Loup Trassard. Le Festival du premier roman a pour vocation la découverte de nouveaux talents de la littérature. Il permet aux habitants de la Mayenne de faire partie des jurys qui évaluent les livres proposés et il propose divers cafés littéraires, tables rondes et séances dédicaces. Il a révélé des écrivains comme Sorj Chalandon, Laurent Gaudé, Jean-Christophe Rufin et Delphine de Vigan.

Architecture[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Maisons à colombages à Laval.

Les plus anciens exemples d'architecture civile remontent au Néolitique, avec par exemple le site d'Oisseau. L'oppidum de Moulay présente une organisation spatiale et des structures typiques de La Tène, et le site de Jublains contient les restes d'un forum, d'un théâtre et d'habitations romaines. Des villes comme Château-Gontier et Laval comptent un certain nombre de maisons à encorbellement datant du Moyen Âge, ainsi que des hôtels particuliers construits du XVIe siècle au XIXe siècle. Ces hôtels, généralement construits en tuffeau, suivent les courants artistiques de leur époque de construction, allant de la Renaissance au néoclassicisme. Les villes et les bourgs comptent aussi souvent des maisons de tisserands. Petites, elles possèdent le plus souvent un perron en pierre ainsi qu'une cave humide qui servait au rouissage du lin[122].

L'hôtel de Lantivy à Château-Gontier. La ville possède une quarantaine d'hôtels particuliers des XVIe et XVIIe siècles.

Les maisons rurales construites avant le XIXe siècle étaient faites de schiste, de grès, de calcaire ou de granite. De plain pied, elles étaient couvertes de chaume ou d'ardoises et n'avaient en général qu'une seule porte et peu ou pas de fenêtres. Elles comptaient le plus souvent deux pièces (une salle commune et un cellier), un grenier ainsi qu'une étable et une porcherie attenantes[122].

Le chaume est interdit en 1844 afin de limiter les incendies, et, au cours du XIXe siècle, les maisons sont progressivement améliorées : les sols en terre battue sont parfois carrelés, les greniers sont surélevés, et de nouveaux communs sont ajoutés, soit de l'autre côté de la cour, parallèlement à la maison, soit en prolongement de la maison elle-même[122]. Les maisons de la Mayenne angevine, au sud du département, montrent des caractéristiques propres à l'Anjou, comme des linteaux sculptés ou jambages nervurés en tuffeau, datant du XIXe siècle[123]. Dans la vallée de l'Erve, la proximité de la Sarthe se voit dans l'usage de tuiles plates et de murs en grès roussart[124]. Enfin, dans le nord-ouest, les toitures étaient souvent faites en bardeaux de châtaigner[125].

L'architecture du XIXe siècle est illustrée par les maisons éclusières, les moulins à eau, les maisons de maître, quelques usines, comme des filatures et les ardoisières de Renazé, ainsi que par divers édifices publics construits dans les villes et les bourgs, notamment des hôtels de ville, des théâtres, des ponts et des immeubles d'habitation en tuffeau. Les courants du XXe siècle et l'architecture contemporaine sont peu visibles dans le département, et la Mayenne ne possède aucune œuvre majeure de cette époque, à l'exception du musée Robert-Tatin, comparable au Palais idéal du Facteur Cheval.

Architecture militaire et châteaux[modifier | modifier le code]

Le château de Laval et son donjon.

L'oppidum de Moulay, avec ses deux rangées de remparts ses 80 hectares est l'un des plus grands sites gaulois fortifiés de France[21]. Le site de Jublains comprend de son côté une vaste forteresse de la fin du IIIe siècle[22].

La Mayenne compte un grand nombre de châteaux et manoirs. Le plus ancien château fort du département est celui de Mayenne, de fondation carolingienne. Il a été réaménagé plusieurs fois au cours du Moyen Âge, mais l'importance des vestiges carolingiens en fait un site exceptionnel, classé site archéologique d'intérêt national.

Le château de Laval, qui domine la plus grande ville mayennaise, est un château fort du XIIIe siècle, redécoré au XVe siècle puis agrandi par une galerie à la Renaissance. Son donjon circulaire possède encore son hourd en bois d'origine. Le château de Lassay, qui date du XVe siècle, est une forteresse impressionnante rythmée par huit tours. Celui du Bois Thibault, situé à proximité, date de la même époque et remplace une construction disparue pendant la Guerre de Cent Ans. Certaines villes possèdent encore une partie de leurs fortifications médiévales, comme Laval, Château-Gontier et Sainte-Suzanne.

La plupart des autres châteaux du département ont perdu tout caractère défensif après la Renaissance. C'est notamment le cas du château de Mausson, de celui de la Roche-Pichemer, de celui du Rocher, celui de Bourgon, celui de l'Escoublère, celui de Foulletorte ou encore de Sainte-Suzanne, qui compte toutefois un donjon du XIe siècle. Tous ces châteaux furent reconstruits sur une période allant du XVe siècle au XVIIe siècle et présentent des façades austères similaires à celles des châteaux bretons de la même époque. Ils sont ornés de fenêtres à meneaux, de grandes cheminées, de tourelles et de lucarnes à pignon. La plupart sont toujours habités.

Le néoclassicisme est peu représenté en Mayenne. Le château de Craon, datant de 1770, est toutefois représentatif des châteaux construits à cette époque, avec ses façades en tuffeau ornées de pilastres et de pots à feu. Le département compte enfin quelques demeures du XIXe siècle, notamment de style néogothique, comme le château du Tertre d'Ambrières, dessiné par Eugène Viollet-le-Duc.

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Un grand nombre d'églises paroissiales du Moyen Âge ont été détruites au XIXe siècle pour faire place à de nouveaux édifices néogothiques plus grands. Cependant, le département compte encore plusieurs églises romanes du XIe siècle. Les exemples les plus représentatifs sont les églises d'Ambrières-les-Vallées, Bannes, Javron-les-Chapelles, Saint-Pierre-sur-Erve, Parné-sur-Roc, Saint-Martin de Laval et Saint-Jean Baptiste de Château-Gontier. Cette dernière église faisait à l'origine partie d'un prieuré fondé par des moines angevins. Elle fait soixante mètres de long et renferme des fresques illustrant des scènes de la Bible, comme la Fuite en Égypte et l'Annonciation. Des fresques du XIIe siècle sont également visibles dans l'église Saint-Vigor de Neau. Elles racontent la vie de Vigor de Bayeux. Les églises de Saulges et de Pritz sont en partie antérieures à l'an mil.

Jeux de lumière dans la basilique Notre-Dame de Pontmain.

L'abbaye Notre-Dame d'Évron possède une grande basilique édifiée du XIe siècle au XIIIe siècle. Elle comprend un clocher carré, une crypte ainsi qu'une nef romane massive. Le chœur est gothique. L'abbaye de la Roë, fondée en 1096, était affiliée à Fontevraud. Celle du Port-du-Salut, à Entrammes, date du XIIIe siècle. Ses moines trappistes sont à l'origine du fromage Port-Salut. L'abbaye de Clermont, à Olivet, date du XIIe siècle et compte notamment un réfectoire voûté. Laval avait aussi un grand nombre d'établissements religieux avant la Révolution. Certains sont encore visibles à travers quelques vestiges, comme le couvent des Ursulines, dont la chapelle appartient au lycée Ambroise-Paré. L'abbaye de la Coudre, qui se trouve en limite sud de la ville, date de 1859 et elle est encore habitée par une communauté trappistine.

La cité mariale de Pontmain, qui est un site de pèlerinage catholique, possède une grande basilique datant de 1871.

Les églises mayennaises sont souvent dotées de retables. Les plus vieux datent du XIIe siècle, mais la plupart ont été réalisés aux XVIIe et XVIIIe siècles. Leur présence dans les églises était alors pratiquement obligatoire. Les retables produits à Laval ont souvent été conçus par des architectes et ils sont généralement décorés de marbre. Le bois fut toutefois privilégié vers 1680, grâce à sa plus grande souplesse. Le bois a aussi permis aux sculpteurs de suivre la mode, notamment le style rocaille. Au XIXe siècle, la reconstruction des églises paroissiales a brièvement donné un second souffle à la production de retables. Cette production disparaît complètement à la fin du siècle, lorsque les styles roman et byzantin sont à la mode[126].

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Populations légales 2011, Mayenne », Institut national de la statistique et des études économiques
  2. a, b, c, d, e, f, g et h « Mayenne, géographie et régions agricoles du département », Chambre d'agriculture de la Mayenne,‎ novembre 2000
  3. a et b « Atlas des paysages du département de la Mayenne », Préfecture de la Mayenne,‎ 2001
  4. a et b « Le contexte mayennais », Préfecture de la Mayenne,‎ 2009
  5. Eric Houlgatte, Alain Le Hérisse, Annik Pelhate, Joël Rolet, « Évolution géodynamique du bassin carbonifère de Laval », Géologie de la France,‎ 1988
  6. a, b et c « Bassin de la Mayenne », SAGE du bassin versant de la Mayenne,‎ 2005
  7. « Normales climatiques 1981-2010 : Laval », LaMétéo.fr
  8. a, b et c La Biodiversité en Mayenne, Conseil général de la Mayenne
  9. « Zones humides », Mayenne Nature Environnement
  10. « Paysages », Préfecture des Pays de la Loire,‎ 26 mars 2012
  11. « Ouest-France » (consulté le 22 novembre 2011)
  12. « Ressources en eau », Préfecture des Pays de la Loire,‎ 26 mars 2012
  13. « Mémento de statistiques des transports, Chapitre 3 : Transports urbains et routiers, 1re partie : 3.3 Réseaux », sur le site Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire / Économie et statistiques. (consulté le 31 octobre 2012)
  14. Yves Barnéoud, La Mayenne industrielle, commerciale et touristique, Chambre de commerce de Laval et de la Mayenne,‎ 1959, p. 60
  15. « Vélo et voies vertes », Office de tourisme de la Mayenne
  16. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France: Tome 1, Formations préceltiques, celtiques, romanes : étymologie de 35000 noms de lieux, Librairie Droz,‎ 1990 (ISBN 9782600028837), p. 119
  17. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éditions Errance 2003, p. 221 - 222.
  18. ibidem
  19. ibidem
  20. Romain Pigeaud, « The Mayenne-Sciences Decorated Cave (Thorigné-en-Charnie, Mayenne). The Quercy in the West of France? », Inora
  21. a et b Elven Le Goff, « Moulay, ville gauloise fortifiée », Inrap,‎ 11 février 2011
  22. a et b « La forteresse », Commune de Jublains
  23. « Laissez-vous conter Jublains, ville romaine », Pays Coëvrons-Mayenne
  24. Yannick Pelletier, Une histoire de la Bretagne, Jean-Paul Gisserot,‎ 1991 (ISBN 9782877470742), p. 14
  25. Yannick Pelletier, Une histoire de la Bretagne, Jean-Paul Gisserot,‎ 1991 (ISBN 9782877470742), p. 16
  26. « Genèse du château de Mayenne », Musée du château de Mayenne
  27. « Le palais carolingien », Musée du château de Mayenne
  28. « Les évolutions du XIe et XIIe siècle », Musée du château de Mayenne
  29. « Les évolutions du XIIIe siècle », Musée du château de Mayenne
  30. « Les évolutions du XVe siècle », Musée du château de Mayenne
  31. a, b, c, d, e et f J. Steunou, J. Renard et R. Foucault, La Mayenne industrielle durant le Second Empire, vol. 38, Annales de Normandie,‎ 1988, p. 169-174
  32. a, b et c « Un territoire rassemblé autour de la culture du lin », Préfecture de la Mayenne
  33. « Les constituants en évolution : la genèse des paysages », Préfecture de la Mayenne
  34. Christine Peyrard et Michel Vovelle, Les Jacobins de l'Ouest: sociabilité révolutionnaire et formes de politisation dans le Maine et la Basse-Normandie : (1789-1799), Publications de la Sorbonne,‎ 1996 (ISBN 9782859442781), p. 280
  35. Isabelle Séguy et Christine Théré, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui: Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001 : Dictionnaire d'histoire administrative, INED,‎ 2003 (ISBN 9782733210284), p. 151
  36. « La révolution agricole », Préfecture de la Mayenne
  37. Aubin Laratte, « La seconde guerre mondiale en Mayenne », La Mayenne, on adore !
  38. « Des paysages agricoles liés à la modernisation des outils après les années 50 », Préfecture de la Mayenne
  39. « Arms of the Departments », Brian Timms
  40. « Historique », Comité départemental du tourisme équestre en Mayenne
  41. Jacques Salbert, A propos d'un livre récent : les royalistes de la Mayenne et le monde moderne, vol. 85,‎ 1978, p. 617-624
  42. Michel Dloussky et Rémi Foucault, « Atonie politique et « buronisme » en Mayenne », CNRS
  43. « Députés de la Mayenne », Politiquemania
  44. « Résultats de l'élection présidentielle 2002 Mayenne (53 - Pays de la Loire) », L'Express
  45. « Référendum du 29 mai 2005 », Ministère de l'Intérieur
  46. « Résultats de l'élection présidentielle 2007 Mayenne (53 - Pays de la Loire) », L'Express
  47. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 Mayenne (53 - Pays de la Loire) », L'Express
  48. « L'administration départementale », Conseil général
  49. a et b « Budget 2013 », Conseil général de la Mayenne
  50. « La dette des départements s'est envolée de 55% depuis 2001 », Capital.fr,‎ 4 février 2011
  51. « Les conseillers généraux », Conseil général de la Mayenne
  52. a, b, c et d « Populations légales en vigueur à compter du 1er janvier 2013 - Arrondissements, cantons, communes - Mayenne », Insee
  53. Arnaud Bélier et Sophie Delafontaine, « Onze communautés de communes en Mayenne », Ouest-France,‎ 13 mars 2012
  54. « Le ressort judiciaire de Laval », Cour d'appel d'Angers
  55. « Organisation », Tribunal administratif de Nantes
  56. « Liste récapitulative des juridictions à l’issue de la réforme de la carte judiciaire, telle que prévue par les décrets du 22 décembre 2008, du 23 juin 2009, du 29 septembre 2009, du 18 mars 2010, du 24 juin 2010, du 3 août 2010, du 13 septembre 2010, du 29 mars 2011 et du 17 mai 2011 », Ministère de la justice
  57. « Laval, Etablissement pénitentiaire - maison d'arrêt », Ministère de la Justice,‎ 2009
  58. « Saint-Lô. La préfète de la Manche ne l'est plus ! », Ouest-France,‎ 10 juillet 2013
  59. « La France en bref », Insee,‎ 2009
  60. « Présentation des listes de recensement », Archives départementales de la Mayenne
  61. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t « Mayenne - Évolution et structure de la population, Chiffres clés », Insee,‎ 28 juin 2012
  62. a, b et c Vincent Bonnefoy et Nicole Gicquaud, « Mayenne : 40 000 habitants supplémentaires en 2040 », Insee
  63. « Annexes - Programme régional d'intégration des populations immigrées », Préfet de la Région Pays de la Loire, Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale
  64. Serge Joseph, « La population immigrée en Pays de la Loire », Insee,‎ 2011
  65. a et b « Contexte sociodémographique », Insee,‎ Novembre 2006
  66. « Laval agglo a gagné 7 297 habitants en 11 ans - Laval », Ouest-France,‎ 2 janvier 2013
  67. a et b Nicole Gicquaud et Sébastien Seguin, « Découpage en unités urbaines de 2010 dans les Pays de la Loire : 15 % de population urbaine en plus en une décennie », Insee
  68. « Schéma départemental de la coopération intercommunale », Préfecture de la Mayenne,‎ Avril 2011
  69. « Populations légales 2011 », Insee
  70. « Mayenne (53-Département) - P_POPB - Fiche profil - Démographie : structure par âge », Insee
  71. a et b « Parc de résidences principales, secondaires ou logements vacants en habitat collectif ou individuel en 2012 », Insee
  72. « Taille des logements selon la catégorie et le statut d'occupation en 2009 », Insee
  73. « Prix immobilier Mayenne (53) », Meilleurs Agents.com
  74. « Prix immobilier : la carte du prix au m² partout en France », Meilleurs Agents.com
  75. « Vacance dans le parc locatif social en Mayenne », Préfecture de la Mayenne,‎ 2012
  76. a et b « Éléments d’analyse géographique de l’implantation des religions en France », IFOP,‎ 2006
  77. « L'Église réformée de France méconnue en Mayenne », Ouest-France,‎ 16 novembre 2008
  78. Jean-Loup Trassard, « Le patois de la Mayenne »
  79. « Les établissements de l'académie », Académie de Nantes
  80. « Les élèves et les apprentis », Académie de Nantes
  81. « Proportion de bacheliers dans une génération en 2011 », Insee
  82. a et b « Les diplômes », Directeur des services départementaux de l'éducation nationale de la Mayenne
  83. « Bac 2011 : 85,6% de réussite, un record et une polémique », Ouest-France,‎ 12 juillet 2011
  84. « Pays de la Loire. Résultats des lycées de la région », Ouest-France,‎ 4 avril 2012
  85. a et b « Enseignement supérieur », Ville de Laval
  86. « Recherche et transfert de technologies », Laval Agglo
  87. « Les diplômes », Directeur des services départementaux de l'éducation nationale de la Mayenne
  88. « France Bleu, première radio en Mayenne », Ouest-France,‎ 13 septembre 2012
  89. « Personnels de santé au 1er janvier 2012 », Insee
  90. « Atlas de la région Pays-de-la-Loire », Conseil National de l'Ordre des Médecins,‎ 2011
  91. « Indicateurs de santé - Spécificités territoriales en Mayenne », Agence régionale de santé des Pays de la Loire,‎ Octobre 2011
  92. « Etude "10 idées reçues sur l'économie mayennaise" », Chambre de commerce et d'industrie de la Mayenne
  93. Laurence Hautbois, « Les PIB départementaux, un reflet de la structure sectorielle de l'appareil productif », Insee,‎ 2005
  94. « Revenus en France », Insee,‎ 2009
  95. « En Mayenne, le nombre d’allocataires du RSA a augmenté de plus de 8 % en deux ans », Ouest-France,‎ 4 janvier 2013
  96. « Laval : les impôts en 2010 », Journal du Net
  97. « Des pistes pour enrayer la hausse du chômage en Mayenne », Ouest-France,‎ 7 novembre 2012
  98. « Bruxelles autorise le rachat de Parmalat par Lactalis », sur Nouvelobs.com (consulté le 17 juillet 2011)
  99. « L'agriculture en Mayenne », Chambre d'agriculture de la Mayenne
  100. « Recensement agricole 2010, Premières tendances », Agreste Pays de la Loire,‎ Septembre 2011
  101. « Zoom départementaux, Mayenne », Insee,‎ 2009
  102. (en) « Mayenne », dans Encyclopædia Britannica, 1911 [détail de l’édition] [lire en ligne]
  103. a et b « Filières d'excellence », Mayenne Expansion
  104. « Pôles de compétitivité », Laval Technopole
  105. a, b, c et d Bilan touristique 2010, Comité départemental du tourisme de la Mayenne
  106. Plan départemental de la maîtrise de la demande énergétique et de la production d’énergies renouvelables, Conseil général de la Mayenne,‎ 2009
  107. a et b « Ces turbines vont fournir 1 % de l'électricité en Mayenne », Ouest-France,‎ 15 mars 2012
  108. « L'éolien en Mayenne », Conseil général de la Mayenne
  109. « Centrale thermique à gaz à Villiers-Charlemagne (Mayenne) : le projet abandonné », Ouest-France,‎ 8 janvier 2012
  110. « Notice no M0766 », base Muséofile, ministère français de la Culture
  111. « Notice no M7041 », base Muséofile, ministère français de la Culture
  112. « Notice no M0762 », base Muséofile, ministère français de la Culture
  113. « Notice no M0767 », base Muséofile, ministère français de la Culture
  114. « Notice no M0763 », base Muséofile, ministère français de la Culture
  115. « Notice no M0765 », base Muséofile, ministère français de la Culture
  116. « Notice no M0768 », base Muséofile, ministère français de la Culture
  117. « Notice no M0764 », base Muséofile, ministère français de la Culture
  118. « Le Théâtre », Ville de Mayenne
  119. « Collections des Archives départementales de la Mayenne », Ministère de la Culture
  120. « Chronique des archives du Grand Ouest, Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest n° 118-4 », Presses univ. de Rennes,‎ Avril 2011
  121. « Les collections patrimoniales », Bibliothèques de Laval
  122. a, b et c Alain Ménil, La Maison rurale dans le Maine et le Haut-Anjou, Éditions Créer,‎ 1982 (ISBN 2902894104)
  123. « Le haut-Anjou mayennais : Paysages et bâti », Préfecture de la Mayenne,‎ 2005
  124. « Le pays de l’Erve : Paysages et bâti », Préfecture de la Mayenne,‎ 2005
  125. « Les marches de Bretagne : Paysages et bâti », Préfecture de la Mayenne,‎ 2005
  126. « Les retables de la Mayenne », Ministère de la Culture

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Chaussis, photos Christian Bossu-Picat, La Mayenne par monts et par vaux, éd. Delroisse-Vendée
  • Gilbert Chaussis, La Mayenne de village en village, éditions Siloë, 1984, 3 tomes de 260 p., (ISBN 2-905 259-02-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]