Sarthe (département)
| Sarthe | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Pays de la Loire |
| Création du département | 4 mars 1790 |
| Chef-lieu (Préfecture) |
Le Mans |
| Sous-préfecture(s) | La Flèche Mamers |
| Président du conseil général |
Jean-Marie Geveaux |
| Préfet de département | Pascal Lelarge |
| Code INSEE | 72 |
| Code ISO 3166-2 | FR-72 |
| Démographie | |
| Population | 563 518 hab. (2010) |
| Densité | 91 hab./km2 |
| Géographie | |
| Superficie | 6 206 km2 |
| Subdivisions | |
| Arrondissements | 3 |
| Circonscriptions législatives | 5 |
| Cantons | 40 |
| Intercommunalités | 33 |
| Communes | 375 |
| modifier |
|
La Sarthe est un département français situé dans l’ouest de la France dans la région des Pays de la Loire et traversé par la rivière qui lui donne son nom. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 72.
Le département de la Sarthe est à dominante rurale ; il crée une véritable antinomie avec son chef-lieu : la ville du Mans. Ce département est vaste et relativement peu peuplé puisque l'aire urbaine du Mans comprend presque la moitié de la population totale du département. Il compte 576 741 habitants avec les doubles comptes et un peu plus de 560 000 sans.
La Sarthe correspond essentiellement au Haut-Maine, qui est la moitié occidentale de la province du Maine. Le nord du département s'articule avec les Alpes mancelles au niveau de Fresnay-sur-Sarthe. Un peu plus au nord, de nombreuses vallées longeant la Sarthe offrent un paysage de bocage. Le département possède beaucoup de forêts notamment celles de Perseigne, de Bercé ou le Bois de Changé.
On peut considérer le département sous deux faces : l'une urbaine ou extra-urbaine avec l'agglomération de Le Mans Métropole ainsi que son aire urbaine s'étendant sur 90 communes et regroupant quelque 300 000 habitants. À noter que démographiquement, c'est plus de la moitié de la population totale du département qui est ainsi comprise dans Le Mans et sa grande couronne. Le reste du département reste à dominante agricole et est peuplé de manière peu dense et inégale. De tradition industrielle le département et notamment Le Mans ont subi de plein fouet la régression industrielle à partir des années 70. Mais ils se sont relevés et possède aujourd'hui un rythme démographique respectable qui fait augmenter la population nettement depuis 5-6 ans
Les habitants de la Sarthe sont appelés les Sarthois. La devise du département est : En Sarthe, 24 heures comptent plus qu'ailleurs. Cette devise tient beaucoup à l'organisation des courses d'endurance de 24 heures, impliquant au fil du temps plusieurs disciplines sportives, depuis 1923 et la première édition des 24 Heures automobiles du Mans.
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
La Sarthe est située dans le Grand Ouest français. Elle fait partie depuis 1955 de la région Pays de la Loire, dont elle est située au nord-est. Son territoire s'étend sur une superficie totale de 6 206 km2, soit 620 600 hectares et 19,3 % de la région, ce qui en fait le 37e département français par sa superficie. La Sarthe compte six départements limitrophes. Ces départements sont le Maine-et-Loire et la Mayenne pour la région des Pays de la Loire, l'Indre-et-Loire, l'Eure-et-Loir et le Loir-et-Cher pour la région Centre, et l'Orne pour la Basse-Normandie.
Paysages et relief [modifier]
La Sarthe est une zone de transition entre le Massif armoricain, le Val de Loire et le Bassin parisien. Elle présente ainsi une certaine diversité de paysages. L’Atlas des paysages de la Sarthe recense en tout 12 unités paysagères au sein du département de la Sarthe. Celles-ci sont définies selon leurs critères identitaires. Le département est marqué par une importante couverture boisée, avec 107 589 ha de surface boisée, soit 17,22 % de son territoire. Quatre forêts domaniales sont recensées : la forêt de Bercé, la forêt de Sillé, la forêt de Perseigne et la forêt de Charnie.
Les points les plus hauts se situent dans la partie nord du département : le belvédère de Perseigne, à Villaines-la-Carelle, point culminant du département (340 m), le Mont du Haut-Fourché à Saint-Léonard-des-Bois, plus haut sommet des Alpes mancelles (217 m). Le point le plus bas est situé sur la Sarthe, lorsque celle-ci quitte le département à Précigné (20 m).
Hydrographie [modifier]
La Sarthe se trouve en totalité incluse dans le bassin hydrographique de la Loire, bien que celle-ci ne traverse pas le département. Avec près de 4 000 km de cours d'eau, la Sarthe présente un réseau hydrographique très dense, qui s'organise autour de trois cours d'eau principaux. Au sud, le Loir traverse le département d'est en ouest sur près de 100 kilomètres. Il entre sur le département à Poncé-sur-le-Loir et le quitte à Bazouges-sur-le-Loir. La Sarthe, qui a donné son nom au département, le traverse du nord, depuis Saint-Léonard-des-Bois, au sud-ouest, à Précigné. Elle reçoit les eaux de l'Huisne au Mans.
Climat [modifier]
La Sarthe, grâce à la proximité de la Manche et de l'océan Atlantique, possède un climat océanique. Toutefois, de par son retrait par rapport à l'océan, le département connaît une certaine influence continentale, qui se caractérise par des précipitations moins importantes que sur la côte et des étés plus chauds[1]. Voici les données pour la station météorologique du Mans :
| Mois | Jan | Fév | Mars | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température maximale moyenne (°C) | 7,9 | 9,1 | 12,7 | 15,7 | 19,5 | 23,1 | 25,5 | 25,4 | 21,9 | 17 | 11,4 | 8,2 | 16,5 |
| Température minimale moyenne (°C) | 2,1 | 1,8 | 3,7 | 5,6 | 9,4 | 12,4 | 14,2 | 13,8 | 11 | 8,6 | 4,7 | 2,5 | 7,5 |
| Précipitations (mm) | 67 | 51 | 54 | 54 | 63 | 47 | 57 | 43 | 53 | 66 | 63 | 70 | 687,5 |
| Ensoleillement (heures) | 66 | 90 | 134 | 171 | 200 | 224 | 227 | 225 | 181 | 119 | 71 | 64 | 1772 |
| Source: Météo-France[2] | |||||||||||||
Voies de communication et transport [modifier]
Voies routières [modifier]
Au 31 décembre 2011, la Sarthe possédait 13 177 kilomètres de routes, dont 242 kilomètres d'autoroutes, 4 258 kilomètres de routes départementales et 8 677 kilomètres de voies communales. Le département occupait ainsi le 24e rang au niveau national sur les 96 départements métropolitains pour la longueur du réseau routier, et le 41e rang pour la densité avec 2,1 kilomètres de route par km2 de territoire[3]. L'absence de routes nationales résulte du transfert de certains tronçons de RN au profit des départements par une réforme de 2005[4]. Avant cette date, le département comptait alors 288 kilomètres de routes nationales[3].
La Sarthe est traversée par trois autoroutes. L'A81 relie Le Mans à Rennes, vers l'ouest, et se trouve par ailleurs sur l'itinéraire entre Paris et la Bretagne. L'A11, appelée L'Océane, relie Paris à Nantes et traverse le département du nord-est vers le sud-ouest. Enfin, l'A28, qui relie Abbeville à Tours, dessert le département sur un axe nord-sud.
Le Mans est le principal nœud routier sarthois, et de nombreuses routes départementales partent en étoile depuis la ville. L'un des axes majeurs est l'ancienne route nationale 23, devenue « route départementale 323 », qui pénètre en Sarthe par le nord-est à Avezé et dessert La Ferté-Bernard, Le Mans et La Flèche avant de quitter le département au sud-ouest en direction du Maine-et-Loire à Bazouges-sur-le-Loir. Un autre axe important est l'ancienne route nationale 138, devenue « route départementale 338 », qui arrive au nord en provenance d'Alençon et dessert notamment Le Mans, Écommoy et Château-du-Loir avant de prendre la direction de Tours.
Transport ferroviaire [modifier]
La Sarthe bénéficie d'un réseau de transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises relativement important, dont la gare du Mans est le centre. La LGV Atlantique, mise en service en 1989, permet de relier Paris et l'ouest de la France. Elle rejoint la ligne Paris - Brest à hauteur de Connerré. Au-delà du Mans, elle permet dessert Rennes et la Bretagne en poursuivant la ligne Paris - Brest, ainsi que Nantes et les Pays de la Loire par la ligne Le Mans - Angers. Ces lignes sont empruntées par des TGV Atlantique mais aussi par des TER Pays de la Loire qui desservent les gares sarthoises comme celle de Sablé, de La Suze, de Sillé-le-Guillaume ou de La Ferté-Bernard[5]. Les lignes Le Mans - Tours et Le Mans - Mézidon sont des maillons de la ligne Caen - Tours, et desservent notamment les gares de Vivoin - Beaumont, d'Écommoy et de Château-du-Loir[5].
Réseau ferré de France a lancé la construction de la LGV Bretagne-Pays de la Loire, prolongement de la branche ouest de la LGV Atlantique, qui s'étendra du Mans jusqu'à Rennes et qui entrera en service en 2017[6]. Les travaux prévoient la construction de 182 km de ligne nouvelle dont 47,5 km en Sarthe[7]. Lié à la construction de la LGV, le projet « Virgule de Sablé-sur-Sarthe » porte sur la réalisation d'une liaison ferroviaire de 3,6 km sur la commune d'Auvers-le-Hamon pour permettre des liaisons ferrées directes sur l’axe Nantes - Angers - Sablé-sur-Sarthe - Laval - Rennes[8].
Autres moyens de transport [modifier]
Le réseau TIS, réseau départemental d'autocars mis en place par le conseil général de la Sarthe, dessert de nombreuses communes sarthoises ainsi que des villes situées dans des départements limitrophes comme Alençon[9]. Par ailleurs, le réseau AnjouBus propose des lignes qui relient les communes de La Flèche et Sablé-sur-Sarthe à plusieurs communes du Maine-et-Loire[10]. Sablé-sur-Sarthe est également desservie par une ligne du réseau de transport mayennais Pégase[11]. Le réseau TER Pays de la Loire assure plusieurs liaisons quotidiennes en autocar entre Le Mans, La Flèche et Saumur. Enfin, l'agglomération du Mans possède son propre réseau de bus, ainsi qu'un tramway, tous deux gérés par la SETRAM[12].
La Sarthe possède un petit aéroport, celui du Mans-Arnage, géré par la Chambre de commerce et d'industrie du Mans et de la Sarthe. Il comprend deux pistes, dont une bitumée, mais ne propose aucune liaison internationale journalière[13]. Il est principalement utilisé pour les voyages privés, les déplacements sportifs et l'accueil des pilotes ou d'invités lors des 24 Heures du Mans. L'aérodrome de La Flèche - Thorée-les-Pins, situé dans le sud du département, est réservé aux vols de loisirs ainsi qu'à la pratique du modélisme aérien. Le transport fluvial, autrefois très important pour l'économie locale, a été abandonné au profit du transport routier, et la Sarthe, l'unique cours d'eau navigable, n'est plus utilisée que par les plaisanciers[14].
Le réseau de pistes cyclables sarthois est assez peu développé, puisque le département ne compte que quatre voies vertes sur son territoire. La plus longue d'entre elles, la voie verte « Le Lude - La Flèche - Baugé », emprunte le tracé des anciennes voies ferrées qui reliaient La Flèche à Aubigné-Racan et Baugé sur un parcours de 45 km[15]. La voie verte entre Le Mans et Arnage, sur 14 km[16], ainsi que celle entre Le Mans et Changé, sur 12 km[17], empruntent les chemins de halage qui suivent le cours de la Sarthe et de l'Huisne. Un autre tracé, la voie verte de « l'Antonnière », relie les communes de Saint-Saturnin, La Milesse et Aigné, au nord du Mans, sur près de 6 km[18].
Histoire [modifier]
Toponymie [modifier]
Le nom du département provient de la rivière du même nom, qui aurait pour origine le mot Sar (cours d'eau).
Occupation celtique [modifier]
Vers le IVe siècle au plus tôt, les Aulerques Cénomans, peuplade celte, se fixèrent sur le territoire actuel de la Sarthe. On retrouve aujourd'hui des traces de leurs cités au Mans et à Allonnes. Tacite les comptait parmi ceux qui envahirent avant cela l'Italie sous la conduite de Bellovèse et qui s'installèrent dans le nord de la péninsule italienne. Lorsque, en 58 avant J.-C., Jules César entreprit la conquête de la Gaule, un de ses lieutenants, Crassus, soumit cette tribu, qui, plus tard, se joignit à l'insurrection menée par Vercingétorix.
Période gallo-romaine [modifier]
Les sept voies romaines qui partaient du Mans se dirigeaient vers Angers, Chartres, Jublains, Orléans, Sées, Vendôme et Viré ( voie qui bifuquait à cet endroit à l'ouest vers Rennes via Entrammes et au nord-ouest, vers Corseul). Les restes d'un amphithéâtre de 100 m de diamètre, découvert au Mans en 1791, les ruines de plusieurs aqueducs qui alimentaient les thermes de cette cité, et les restes de ses remparts, démontrent que le Mans, anciennement Suindinum ou Vindinum, était dès lors considérable. Les conquérants avaient fait du Mans une des stations les plus fortes, d'où ils pouvaient, en peu de temps, se porter sur le centre ou vers l'ouest de la Gaule.
La période mérovingienne [modifier]
Si la domination romaine s'était vigoureusement affirmée dans le premier siècle qui suivit la conquête, bientôt elle s'affaiblit graduellement, si bien que sous les derniers Césars, le territoire des Cénomans, qui faisait partie de la 3e Lyonnaise, devint à peu près indépendant. Ces populations conservèrent leur liberté jusqu'au milieu du Ve siècle, époque à laquelle elles furent soumises par un chef franc, Rignomer, parent de Clovis. Le roi des Francs le fit massacrer avec ses autres parents, parmi lesquels il craignait de trouver des rivaux.
Dès le IIIe siècle, le christianisme, prêché par saint Julien, avait fait de grands progrès dans ces contrées. Les évêques du Mans, qui succédèrent à cet apôtre, édifièrent plus tard la basilique qui porte son nom, sur le soi-disant lieu où il fit entendre ses premières prédications. Peu à peu ces prélats acquirent un pouvoir incontesté, devant lequel durent souvent s'incliner les comtes, révocables et viagers, nommés par le roi, qui gouvernèrent depuis l'époque de la conquête jusqu'à l'avènement d'Hugues Capet.
En 515, l'évêque saint Innocent fonda au Mans le monastère de Notre-Dame-de-Gourdaine. L'abbaye de Saint Vincent et le monastère de Saint-Pavin furent édifiés par saint Domnole en 560. L'hôpital de Pontlieue et le monastère de la Couture eurent pour fondateur saint Bertrand.
Mais l'évêque resté le plus célèbre est saint Aldric, car il fut le fondateur des hospices de l'Hôpiteau et des Ardents, ainsi que d'autres fondations charitables.
La période carolingienne [modifier]
Lorsque, en 778, Charlemagne traversa le Mans pour aller en Espagne, cette ville était l'une des villes les plus importantes et des plus industrieuses de France. Mais à la mort de Louis le Débonnaire, Lothaire ayant envahi le Maine qui était échu à Charles le Chauve, et s'en étant emparé, sa décadence fut aussi rapide qu'elle devait être longue[évasif]. Cette province, que se disputaient plusieurs souverains, est à dater de cette époque, périodiquement ravagée par les Normands.
Ces pirates surprennent le Mans, qu'ils pillent et dont ils massacrent les habitants ; ils entrent dans Sablé, d'où le pape Urbain II, en 1096, devait venir prêcher la première croisade. Ils s'emparent d'autres villes et ne se retirèrent que chargés de butin.
La période capétienne [modifier]
Les comtes du Maine, auxquels Hugues Capet avait rendu la puissance héréditaire en la personne de Hugues Ier, ne parvinrent pas à repousser complètement ces envahisseurs obstinés, et l'un d'eux, Herbert, connu sous le nom d'Éveille-chien, reconnu par son souverain Guillaume le Bâtard, lorsque le duc de Normandie, sous prétexte d'appuyer les droits de son fils Robert, qui avait été fiancé à la fille d'Herbert II, entra dans le Maine et soumit la province à son autorité.[pas clair]
La période de liaison avec l'Angleterre [modifier]
Pour consolider la conquête du comté, qu'il ajoutait à son duché héréditaire de Normandie, Guillaume fit démanteler une partie de la muraille du Mans et construisit un château fort. Mais, pour éviter un éventuel mécontentement de la population, il accorda des franchises municipales. Toutefois cet effort fut insuffisant. Lorsque Guillaume accéda au trône d'Angleterre, les Manceaux se soulevèrent (en l'an 1066). Guillaume réprima ce premier soulèvement, ainsi que les trois autres qui suivirent. Il y eut dans le même temps que ces révoltes une terrible famine en 1085. Alors que des divisions naissaient entre les ducs Robert et Guillaume le Roux, fils et successeurs de leur père Guillaume, les Manceaux prirent une nouvelle fois les armes, aidés par Hélie de la Flèche, représentant héréditaire des comtes du Maine, et dont le père, Jeans de la Flèche, toute sa vie durant a lutté contre le comte d'Anjou Foulques le Réchin. Hélie finit par reconquérir le comté du Maine. Hélie de la Flèche maria sa fille Éremburge à Foulques V, et le comté du Maine fut réuni au comté d'Anjou. Le fils de Foulques, Geoffroi le Bel, surnommé Plantagenêt, ayant épousé Mathilde, fille du roi d'Angleterre Henri Ier, il naquit au Mans de cette union un fils, le futur roi d'Angleterre Henri II.
Louis le Jeune avait reçu à Montmirail (1168) l'hommage d'Henri II d'Angleterre pour le duché de Normandie, et ceux de ses fils, Henri le Jeune et Richard Cœur-de-Lion, pour l'Anjou, le Maine et la Bretagne. Dans la ville de la Ferté-Bernard eurent lieu ensuite des conférences destinées à rapprocher Philippe Auguste et Henri II, et qui n'aboutirent pas, comme à Montmirail, à cimenter la paix entre les royaumes de France et d'Angleterre. Philippe Auguste se jeta sur le Maine et l'Anjou et en chassa les Anglais; mais ces deux provinces ne furent définitivement acquises que lorsque Jean Sans-Terre (1203) fut condamné à perdre tous les biens qu'il possédait en France pour avoir fait assassiner son neveu Arthur de Bretagne. Philippe Auguste qui s'était fait l'exécuteur de la sentence rendue contre son vassal, tint cependant compte des droits de la reine Bérangère, veuve de Richard Cœur-de-Lion. Il lui céda la ville du Mans, qu'elle habita jusqu'à sa mort (1230) et où elle fut inhumée en l'abbaye de l'Épau, qu'elle avait récemment fondée. Louis IX, à la mort de Bérangère, assigna, comme douaire, à sa femme Marguerite de Provence le comté du Maine et le donna, en 1246, à son frère Charles, comte de Provence et roi de Naples.
La guerre de Cent Ans [modifier]
Lorsque, en 1328, le comte du Maine, Philippe de Valois, parvint au trône, il habitait, avec Jeanne de Bourgogne sa femme, le château du Gué de Maulny. C'est là que naquit le roi Jean, surnommé le Bon, qui allait soutenir une terrible guerre contre Édouard III, le roi d'Angleterre prétendant à la couronne.
Édouard débarqua en France à la tête d'une grande armée. Vainqueur sur mer à la bataille de l'Écluse (1340), et sur terre, à la bataille de Crécy (1346), il porta le théâtre de la guerre dans le Maine. Après la sanglante défaite du roi Jean à Poitiers (1356), les Anglais restèrent maîtres de cette partie de la France ; mais battus par le connétable Du Guesclin et Olivier de Clisson à Pontvallain, entre Mayet et la Flèche (1370), et défaits à plusieurs autres rencontres, ils durent se retirer. Mais vint la folie du roi Charles VI, dans la forêt de Bercé, alors qu'il marchait contre le duc de Bretagne. Il présenta alors les symptômes de ce qui serait un trouble bipolaire.
Cette folie permit aux Anglais de s'emparer de Mamers, Beaumont-sur-Sarthe et Ballon. La Ferté-Bernard, qui soutint un siège de quatre mois, fut prise par Salisbury qui, après la bataille de Verneuil (1424), assiégea le Mans et s'en empara.
Ambroise de Loré reprit petit à petit les places fortes où les Anglais s'étaient fortifiés. Les Manceaux, soulevé contre l'étranger, furent vite de nouveau obligés de leur ouvrir les portes de la ville et Talbot fit mettre à mort les meneurs de la révolte.
Salisbury fit raser les fortifications de Mamers. Le comte d'Arundel (en) s'empara de Sillé-le-Guillaume, qui lui fut enlevé un instant par Gilles de Laval, puis plus tard définitivement par Ambroise de Loré. Enfin, Dunois rentre dans le Mans (1447) et les troupes anglaises quittent le Maine pour ne plus y revenir. La province ne fit son retour à la couronne en 1481, sous Louis XI.
Il accorda des privilèges à la ville du Mans, et cinq ans plus tard, à Sablé, où, après la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, fut enfermé le duc d'Orléans et fut signé un traité de paix entre Charles VIII et le duc de Bretagne.
Les guerres de religion [modifier]
Les origines du département [modifier]
Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d’une partie de la province du Maine, connu sous le nom de haut Maine ou Maine blanc.
On lui adjoignit au sud une bande de territoire, appelée le Maine angevin, pris sur la province d’Anjou autour des villes de La Flèche, du Lude et de Château-du-Loir. Une petite partie du Perche lui fut adjointe (3 communes). Pour l’Anjou, ce sont 29 paroisses qui ont été implantées, afin de former 27 communes.
Communes de l’ancienne province d’Anjou situées dans le département de la Sarthe :
- Arthezé, Aubigné-Racan, Le Bailleul, Bazouges-sur-le-Loir, Beaumont-Pied-de-Bœuf, Bousse, La Bruère-sur-Loir, La Chapelle-aux-Choux, La Chapelle-d'Aligné, Château-du-Loir, Château-l'Hermitage, Chenu, Courtillers, Cré sur Loir,Créans, Crosmières, Dissé-sous-le-Lude, Dureil, La Flèche, Lavernat, Louailles, Le Lude, Luceau, Mayet, Notre-Dame-du-Pé, Parcé-sur-Sarthe, Pincé, Précigné, Pontvallain, Saint-Germain-d'Arcé, Saint-Germain-du-Val, St-Mars-de-Cré, Sainte-Colombe, Savigné-sous-le-Lude, Thorée-les-Pins, Verneil-le-Chétif, Verron, Villaines-sous-Malicorne,Vion, Vouvray-sur-Loir.
Sa préfecture, Le Mans, était le chef-lieu de l’ancienne province du Maine. L’autre partie de cette province du Maine, se partage le département de la Mayenne avec l’ancienne province d’Anjou. Les anciennes parties de la province du Maine ont été séparées. Laval, autrefois deuxième ville du Maine, sous direction du Mans, est aujourd’hui chef-lieu du département de Mayenne.
Révolution et premier Empire [modifier]
Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes prussiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).
Politique et administration [modifier]
Politique [modifier]
Tendance politique [modifier]
Le département de la Sarthe est un département traditionnellement situé à droite de l’échiquier politique. Sous la Cinquième République (débutée en 1958), le département a ainsi la plupart du temps élu des personnalités politiques de droite. Pour autant la nouvelle tendance observée depuis les récentes élections locales s'oriente vers un certain retour de la gauche, notamment par le biais du Parti socialiste. Ainsi, lors des élections législatives de 2012, les candidats de la gauche ont été élus dans quatre des cinq circonscriptions législatives, alors qu'ils n'en avaient remporté qu'une en 2007 et aucune en 2002. De même, lors de l'élection présidentielle de 2012, le socialiste François Hollande est arrivé en tête à chaque tour, atteignant 28,13 % des suffrages lors du 1er tour et 52,67 % lors du second tour[19].
Pour autant, la droite a conservé la majorité au Conseil général avec 22 sièges sur 40, et placé à sa tête le représentant de l'UMP Jean-Marie Geveaux. De même, la Sarthe compte trois sénateurs de droite : Roland du Luart, Marcel-Pierre Cléach et Jean-Pierre Chauveau.
Le département de la Sarthe enregistre le plus souvent des taux d'abstention plus faibles que ceux de la moyenne nationale lors des élections présidentielles. Ainsi lors des élections présidentielles de 2012, l'abstention n'atteignait que 17,83 % au 1er tour et 18,36 % au second, contre lorsque 20,52 % et 19,65 % au niveau national[19].
Personnalités politiques [modifier]
La Sarthe a notamment donné plusieurs ministres à la France depuis la Troisième République, dont François Fillon, premier ministre de 2007 à 2012 :
- Auguste de Talhouët-Roy (1819-1884), ministre des travaux publics.
- Eugène Caillaux (1822-1896), ministre des travaux publics, puis ministre des finances.
- Joseph Caillaux (1863-1944), président du Conseil et ministre de l'Intérieur, puis ministre des finances.
- Alain Albert Leret d'Aubigny (1875-1945), secrétaire d'État aux finances.
- Christian Pineau (1904-1995), ministre des travaux publics, puis ministre des affaires étrangères.
- Jean Letourneau (1907-1986), plusieurs fois ministre sous la IVe République.
- Joël Le Theule (1930-1980), ministre des départements et territoires d'Outre-Mer, puis ministre des transports et ministre de la défense.
- François Fillon (1954-), premier ministre de 2007 à 2012, auparavant ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, ministre des technologies de l'information et de la Poste, ministre délégué à la Poste, aux télécommunications et à l'espace, ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité et ministre de l'Éducation nationale.
- Stéphane Le Foll (1960-), actuel ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt.
Paul d'Estournelles de Constant (1852-1924), né à La Flèche, député puis sénateur de la Sarthe, est élu prix Nobel de la paix en 1909.
Conseil général [modifier]
Le Conseil général est l'assemblée délibérante du département de la Sarthe, collectivité territoriale décentralisée. Son siège se trouve au Mans, à l'hôtel du département. Le Conseil général comprend 40 conseillers généraux issus des 40 cantons de la Sarthe. Ces conseillers sont renouvelés par moitié tous les trois ans et se réunissent publiquement au moins une fois par trimestre[20].
En 2013, le budget primitif du Conseil général s'élève à 605,6 millions d'euros. La plus grosse part est consacrée à l'action sociale avec 274,5 millions d'euros soit 45,3 % du budget. 70,8 millions d'euros sont en outre attribués à l'entretien des routes et au transport, ainsi que 78 millions d'euros au développement économique et 47 millions d'euros à l'éducation[21]. La dette départementale représentait 281,61 millions d'euros en 2011, soit 506 € euros par habitant. La dette sarthoise a augmenté de 7,92 % entre 2001 et 2011, ce qui est moins que la moyenne des départements français, qui se situe à 55 %[22].
À l’issue des élections cantonales de 2011, six groupes sont actuellement constitués au sein de l’assemblée délibérante, deux pour la majorité de droite totalisant vingt-deux conseillers et quatre pour l’opposition de gauche totalisant dix-huit conseillers. Le président du conseil est Jean-Marie Geveaux, membre de l'UMP.
| Groupe | Effectif | Statut | |
|---|---|---|---|
| UMP | 14 | Majorité | |
| DVD | 8 | Majorité | |
| DVG | 2 | Opposition | |
| PRG | 1 | Opposition | |
| PS | 13 | Opposition | |
| PCF | 2 | Opposition |
Administration [modifier]
Administration territoriale [modifier]
Le département de la Sarthe est composé de 375 communes, 40 cantons et 3 arrondissements. L'arrondissement du Mans, le moins vaste avec 837 km2, regroupe près de la moitié de la population sarthoise (46,3 %) avec 261 114 habitants, répartis sur 48 communes. L'arrondissement de La Flèche, qui comprend la vallée du Loir et la vallée de la Sarthe, regroupe 12 cantons et 125 communes, pour 151 967 habitants. L'arrondissement de Mamers, qui comprend la Haute-Sarthe, les Alpes mancelles et le Perche sarthois, regroupe quant à lui 16 cantons et 205 communes, pour une population à peu près équivalente à celui de La Flèche avec 150 437 habitants.
La Sarthe possède 33 intercommunalités, dont une seule communauté urbaine, Le Mans Métropole, qui regroupe quatorze communes de l'agglomération mancelle. Par ailleurs, quatre communes sarthoises (Arçonnay, Champfleur, Le Chevain et Saint-Paterne) sont membre de la communauté urbaine d'Alençon, pourtant située sur le département voisin de l'Orne.
Instances judiciaires et administratives [modifier]
Le département de la Sarthe dépend du ressort de la cour d'appel d'Angers, dont le siège se situe au palais de justice d'Angers. Le ressort couvre un territoire de 18 547 km2 qui comprend 18 juridictions, dont cinq sont situées en Sarthe : le tribunal de grande instance du Mans, les tribunaux d'instance du Mans et de la Flèche ainsi que le conseil des prud'hommes et le tribunal de commerce du Mans[24]'[25]. Le département est par ailleurs couvert par le tribunal administratif de Nantes, dont le ressort s'étend sur toute la région des Pays de la Loire[26].
En matière de police, la Sarthe dépend de la Direction interrégionale de la Police judiciaire (DIPJ) de Rennes (Ille-et-Vilaine), qui couvre l'ensemble des régions Bretagne, Pays de la Loire, Haute et Basse-Normandie. À cela s'ajoute la présence de la police municipale dans certaines communes et de la Direction départementale de la sécurité publique de la Sarthe (DDSP72), qui est la principale direction opérationnelle intégrée à la Direction Générale de la Police nationale, incluant notamment Police secours[27]. La Sarthe possède aussi un groupement départemental de gendarmerie[28].
La préfecture de la Sarthe est établie dans l'ancienne abbaye de la Couture du Mans. Le préfet de la Sarthe, c'est-à-dire le représentant de l'État en Savoie, est Pascal Lelarge depuis janvier 2011[29].
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
La Sarthe est un département moyennement peuplé : en 2010, elle occupait le 46e rang national avec 563 518 habitants, soit 16 % de la population régionale. Sa densité était alors de 91 habitants par kilomètre carré, légèrement inférieure aux 114 habitants/km2 en France métropolitaine. Elle est également inférieure à celle des Pays de la Loire, qui s'élève à 111 habitants/km2. La population sarthoise est en constante augmentation depuis 1968[A 1]. Elle a par exemple augmenté de 6,3 % entre 1999 et 2010[A 1]. La Sarthe possède une croissance démographique régulière, avec 0,6 % d'augmentation par an. Cet accroissement est dû à la fois au solde naturel, avec 0,3 % de hausse par an, ainsi qu'au solde migratoire, avec 0,2 %. La Sarthe présente un taux de natalité de 12,6 ‰, légèrement en retrait de la moyenne nationale (12,8 ‰). C'est dans les communes périurbaines composant la deuxième couronne mancelle, ainsi que le long des axes Angers-Le Mans et Laval-Le Mans que le dynamisme démographique est le plus fort[30].
Si ces tendances se poursuivent, la hausse de la population devrait se prolonger. Néanmoins, elle s'accompagnerait d'un vieillissement de la population et, à terme, le taux de croissance diminuerait (tout en restant malgré tout positif). L'Insee prévoit une hausse de 80 000 habitants entre 2007 et 2040, avec un taux de croissance moyen de 0,4 %, en-dessous de celui des Pays de la Loire (0,7 %)[31].
En 2010, les cinq communes sarthoises les plus peuplées sont Le Mans avec une population totale de 142 626 habitants, suivie par La Flèche avec 15 087 habitants et Sablé-sur-Sarthe avec 12 466 habitants. On trouve ensuite la commune d'Allonnes avec 11 064 habitants et enfin La Ferté-Bernard avec 9 235 habitants.
Pyramide des âges [modifier]
Les pyramides des âges du département de la Sarthe, comparées sur les années 1999 et 2009, expriment le vieillissement de la population. La part des plus de 60 ans est ainsi passée de 23,1 % à 23,9 % de la population totale en dix ans. Plus particulièrement, la tranche des plus de 75 ans a augmenté de 8,6 % à 9,9 % sur la même période, tandis que la tranche des moins de 30 ans a reculé de 37,6 à 36,2 %.
Les ménages [modifier]
Le nombre total de ménages sarthois est de 241 552 en 2009. Le département compte une majorité de ménages composés d'une seule personne, parmi lesquelles 18,7 % de femmes et 13,9 % d'hommes vivant seuls[A 3]. Ce niveau est légèrement plus faible en Sarthe qu'en moyenne en France.
Voici ci-dessous les données en pourcentages de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages :
Les ménages
| Ménages de : | 1 personne | 2 pers. | 3 pers. | 4 pers. | 5 pers. | 6 pers. ou + |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Sarthe | 32,6 % | 35,4 % | 13,1 % | 12,7 % | 4,8 % | 1,4 % |
| Moyenne Nationale | 33,3 % | 32,8 % | 14,8 % | 12,5 % | 4,7 % | 1,8 % |
| Sources des données : [33]'[34] | ||||||
Enseignement et recherche [modifier]
En matière d'éducation et d'enseignement, le département de la Sarthe appartient à la circonscription administrative de l'académie de Nantes qui regroupe également tous les autres départements de la région Pays de la Loire. Il s'agit de la 4e académie de France par sa population scolaire[35]. En 2012, la Sarthe compte 490 écoles maternelles et primaires, dont 423 sont publiques et 67 sont privées. Les écoles privées ne représente ainsi que 13,7 % des écoles sarthoises, un taux bien inférieur à celui de l'académie (31,6 %). La Sarthe possède aussi 78 collèges, dont 58 sont publics et 50 sont privés, 21 lycées généraux et technologiques, dont 12 publics et 9 privés, ainsi que 14 lycées professionnels dont seulement 5 sont publics[36]. En 2012, ces établissements totalisaient 106 426 élèves, dont 86 819 dans le public (81,6 %) et 19 607 dans le privé (18,4 %)[37].
La Sarthe présente une forte proportion de personnes peu ou pas diplômée, et en 2009, seulement 18 % des Sarthois avaient un diplôme de l'enseignement supérieur, contre 24,5 % en France métropolitaine. 28,7 % avaient alors un CAP ou un BEP, et 39,7 % n'avaient aucun diplôme ou bien seulement le BEPC ou le certificat d'études primaires. Les 13,7 % restant avaient obtenu le baccalauréat ou un brevet professionnel[A 4].
L'enseignement supérieur est principalement représenté en Sarthe par l'Université du Maine, membre du pôle de recherche et d'enseignement supérieur Université Nantes Angers Le Mans (UNAM)[38] et qui compte 10 258 étudiants en 2011[39]. Située sur le campus du Ribay, au Mans, l'Université du Maine compte trois unités de formation et de recherche : la faculté des Sciences et Techniques, la faculté des Lettres, Langues et Sciences Humaines et la faculté de Droit, Sciences Économiques et Gestion[40]. Elle intègre également deux IUT, dont l'un est implanté à Laval, dans le département voisin de la Mayenne, ainsi que l'École nationale supérieure d'ingénieurs du Mans (ENSIM), spécialisée en vibrations, acoustiques et capteurs, ainsi qu'en informatique[40]. L'Université du Maine compte 15 laboratoires de recherche regroupant 308 enseignants-chercheurs, dont 24 chercheurs CNRS[41].
Outre l'université, le campus du Ribay regroupe l'école supérieure des géomètres et topographes (ESGT), qui dépend directement du CNAM[42], ainsi que l'ISMANS, une école d'ingénieurs, et l'ITEMM, chargé de former des techniciens dans la fabrication d'instruments de musique[43]. Le Mans possède également une antenne de l'école supérieure des beaux-arts d'Angers[44], une école de commerce, l'ISIALM, et l'Auto Sport Academy, école spécialisée dans l'apprentissage des métiers du sport automobile[45].
Santé [modifier]
En 2012, la Sarthe comptait 7 065 professionnels de santé, dont 4 222 infirmiers et infirmières diplômés d'État, 682 médecins généralistes, 603 médecins spécialistes, 471 pharmaciens, 390 masseurs et kinésithérapeutes et 231 chirurgiens-dentistes[46]. La densité de professionnels libéraux de santé pour le département s'élevait alors à 82 généralistes, 62 spécialistes et 66 infirmiers diplômés d'État pour 100 000 habitants, chiffre en dessous des moyennes régionales et nationales[47]. La Sarthe présente un niveau de mortalité générale comparable à la moyenne régionale, alors que la mortalité prématurée est supérieure de 6 % à celle des Pays de la Loire[48].
Le département de la Sarthe possède plus d'une dizaine d'hôpitaux et de cliniques répartis sur l’ensemble du territoire. Le principal établissement est le centre hospitalier du Mans, plus important centre hospitalier non-universitaire de France avec une capacité de 1 700 lits[49]. Il compte 21 salles de bloc opératoire et comptabilise 86 000 séjours pour l'année 2011, dont 47 000 séjours supérieurs à 24 heures[50]. Situé à proximité de la rocade sud-est du Mans, le Pôle Santé Sud regroupe depuis 2008 le Centre médico-chirurgical du Mans (CMCM) et la clinique du Tertre Rouge[51]. La ville du Mans compte deux autres établissements hospitaliers : le centre Jean Bernard, spécialisé dans la prise en charge du cancer, ainsi que la clinique du Pré.
Situé sur la commune du Bailleul, le Pôle Santé Sarthe et Loir est né en 2007 de la fusion des centres hospitaliers de Sablé-sur-Sarthe et La Flèche. Il compte 276 lits et regroupe également deux EHPAD[52]. Le département compte également les centres hospitaliers de Château-du-Loir et Saint-Calais, ainsi que les hôpitaux locaux de Sillé-le-Guillaume et Bonnétable.
Sports [modifier]
La course automobile des 24 Heures du Mans est la principale épreuve sportive du département de la Sarthe. La compétition, organisée par l'Automobile Club de l'Ouest (ACO) et dont la première édition a eu lieu en 1923[53], se déroule chaque année au mois de juin. Elle attire près de 240 000 spectateurs[54]. Plusieurs autres compétitions se déroulent tout au long de l'année sur le circuit Bugatti et font du Mans l'une des capitales des sports mécaniques[55]. Le Grand Prix de France moto, épreuve du championnat du monde de vitesse moto, a lieu tous les ans au mois de mai depuis l'an 2000. Elle a attiré plus de 161 000 spectateurs en 2013[56]. Les 24 Heures Moto[57], le GT Tour[58] ou encore le Championnat de France Superbike[59] font également partie des principales épreuves organisées sur le circuit Bugatti.
Dans les autres sports, plusieurs événements ont lieu en Sarthe. Le Circuit de la Sarthe est une épreuve cycliste professionnelle qui se déroule traditionnellement en avril, sur le format d'une course à étapes. La ville du Mans a reçu à sept reprises une arrivée d'étape du Tour de France depuis 1952. Elle a également accueilli le départ de la 7e étape du Tour de France 2011 en direction de Châteauroux. Le cross Ouest-France est un cross-country organisé sur le site de l'Arche de la nature ouvert à la fois aux professionnels et aux amateurs.
En ce qui concerne les sports collectifs, la Sarthe rayonne par le biais de ses deux clubs professionnels : Le Mans FC, club de football fondé en 1985 et qui évolue actuellement dans le championnat de Ligue 2, et Le Mans Sarthe Basket, plus souvent appelé MSB, quatre fois champion de France de basket-ball. La Sarthe a par ailleurs vu naître un certain nombre de grands sportifs, parmi lesquels le tennisman Jo-Wilfried Tsonga, le cycliste Laurent Brochard, champion du monde en 1997, le jockey Jean-Michel Bazire, ainsi que les pilotes automobiles Sébastien Bourdais, Henri Pescarolo et Jean Rondeau.
Le MMArena, situé à proximité du circuit Bugatti, est la principale infrastructure sportive du département. Inauguré en janvier 2011, ce stade d'une capacité de 25 000 places est le premier possédant un contrat de naming en France. Il accueille les matchs du Mans FC, qui se déroulaient autrefois au stade Léon-Bollée. La salle Antarès, à la fois salle de sports et de spectacles, est une enceinte d'une capacité de 6 023 places au sein de laquelle se déroule les matchs de l'équipe de basket du MSB, mais aussi parfois des matchs de l'équipe de France de handball.
En matière de randonnée, le département de la Sarthe accueille sur son territoire des portions de cinq sentiers de grande randonnée sur près de 760 km[60] :
- le GR 22, qui relie Paris au Mont-Saint-Michel, traverse le nord du département et notamment la forêt de Perseigne[61]
- le GR 35, qui relie Verneuil-sur-Avre à Seiches-sur-le-Loir, traverse le sud du département en suivant la vallée du Loir[62]
- le GR 36, qui relie la Manche à la mer Méditerranée, traverse le département sur un axe nord-sud, en passant notamment par les forêts de Sillé et de Bercé[63]
- le GR 235, à l'est du département[64], et le GR 365 à l'ouest[65].
Religion [modifier]
Comme dans l'ensemble des départements français, la Sarthe et sa population restent traditionnellement attachés au catholicisme, bien que celui-ci soit moins présent que dans les autres département du Grand Ouest. Une enquête réalisée par l'IFOP en 2006 fait apparaître qu'entre 64 % et 70 % des Sarthois se déclarent de confession catholique[66]. Les autres religions sont beaucoup moins développées. Ainsi, le protestantisme n'est déclaré que par moins d'1 % de la population sarthoise, tout comme l'islam, tandis que le judaïsme ne représente qu'entre 0,5 % et 1 %. À l'inverse, entre 27 % et 34 % des personnes se déclarent sans religion[66].
Le diocèse du Mans, qui correspond aux limites géographiques du département de la Sarthe, fait partie de la province ecclésiastique de Rennes. Il regroupe 16 doyennés[67], eux-mêmes divisés en 79 paroisses[68]. L'évêque du Mans est aujourd'hui Mgr Yves Le Saux, nommé par le pape Benoît XVI en novembre 2008[69]. La Sarthe compte par ailleurs de nombreuses congrégations religieuses, dont celle de l'abbaye de Solesmes[70].
Le département compte 11 mosquées, toutes situées dans l'aire urbaine du Mans[71], ainsi qu'une synagogue et un temple protestant, situés au Mans[72], et un monastère orthodoxe situé à Saint-Mars-de-Locquenay[73]. En ce qui concerne la pratique du bouddhisme, la Sarthe accueille le « Centre de Méditation Kadampa », un centre d'étude et de pratique de la Nouvelle Tradition Kadampa[74].
Médias [modifier]
Deux chaînes de télévision locales sont présentes en Sarthe : France 3 Pays de la Loire et son édition « Maine », ainsi que LMTV, implantée au Mans. Outre les principales stations de radio nationales, la Sarthe est couverte par les programmes de plusieurs stations locales : France Bleu Maine, établie depuis 2010[75], Sweet FM[76], RCF Le Mans[77], Fréquence Sillé[78], Radio Prévert[79] et Radio Alpa[80]. Les programmes de la TNT et de la radio sont transmis en Sarthe par l'émetteur de Mayet, une des plus hautes constructions de France avec ses 342 mètres.
En ce qui concerne la presse écrite, la Sarthe est couverte par les éditions locales du quotidien Ouest-France, ainsi que par le journal régional Le Maine libre, qui occupe la place de 1er quotidien sarthois avec 46 145 lecteurs chaque jour en 2011[81]. Le groupe Publihebdos propose quatre hebdomadaires en Sarthe : Les Alpes Mancelles, Les Nouvelles de Sablé, L'Écho Sarthois et le Petit Courrier[82].
Économie [modifier]
L'économie sarthoise est marquée entre autres par les MMA (Mutuelles du Mans Assurances), les poulets de Loué (Label Rouge), les usines de fabrication de Yoplait, Bel (fromage), Christ de Connerré (cornichons en conserves) et Bahier (rillettes), l'usine Renault (automobile) et les 24 heures du Mans… Aujourd'hui se développent les centres d'appels et les plateformes logistiques.
La situation géographique de la Sarthe, qui se trouve aux portes de l'ouest, a permis effectivement au Mans de se développer grâce, notamment, à l'arrivée du train en 1854 et à l’arrivée du TGV en 1989.
Revenus de la population et fiscalité [modifier]
En 2009, l'INSEE recensait en Sarthe 309 949 foyers fiscaux, dont 52,9 % étaient imposables. Le revenu net total déclaré par tous les foyers fiscaux s'élevait pour cette année à 6 588 346 euros (partagé à hauteur de 77,7 % par les foyers imposables et 22,3 % par les non-imposables). En outre le revenu net déclaré moyen s'élevait pour sa part à 21 256 € par foyer fiscal (31 240 € pour les foyers fiscaux imposables et 10 062 € pour les non-imposables) et l'impôt moyen à 746 €[A 5]. La même année en France, la part de foyers imposables était de 53,6 % et le revenu moyen de 23 230 €, soit des chiffres sensiblement supérieurs à ceux constatés en Sarthe.
En 2010, les revenus déclarés de la population sarthoise se sont répartis en 61,6 % de salaires, de 28 % de retraites, pensions et rentes, de 5,3 % de revenus non-salariés et de 5,1 % d'autres revenus[A 6].
Du côté de l’imposition sur le patrimoine, la Sarthe comptait en 2010 une seule commune de plus de 20 000 habitants possédant plus de 50 redevables de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) : Le Mans, avec 456 redevables et un impôt moyen qui s'élevait alors à 11 412 €.[83].
Emploi [modifier]
En 2009, la population sarthoise âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 352 585 personnes, parmi lesquelles on comptait 73 % d'actifs dont 65,3 % ayant un emploi et 7,7 % de chômeurs[A 7].
On comptait 225 314 emplois dans la zone d'emploi, contre 207 219 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 231 907, l'indicateur de concentration d'emploi est de 97,2 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu moins d'un emploi pour un habitant actif[A 8].
Toujours en 2009, 39,8 % des emplois concernaient les services, les transports et le commerce. Suivaient l'administration publique, l'enseignement et l'action sociale, avec 29,9 % des emplois, l'industrie, 19,4 %, la construction, 7 % et l'agriculture avec 3,9 %[A 9]. L'emploi salarié représentait 86,9 %, avec 74,7 % d'emplois à durée indéterminée. Les contrats à durée déterminée (CDD) ne représentaient que 6 % du total, les emplois en intérim, 2,9 %, tout comme les stages et les contrats d'apprentissage, alors que les emplois aidés représentaient 0,5 %[A 10].
La même année, 62,1 % des Sarthois travaillaient dans une autre commune que leur commune de résidence, un nombre encore plus important qu'en 1999 lorsque celui-ci s'élevait à 55 %. Ils étaient 53,2 % à travailler dans une autre commune du département, 2 % dans un autre département de la région de résidence, 6,9 % dans une autre région française et seulement 0,1 % à l'étranger[A 11].
Entreprises du département [modifier]
Au 31 décembre 2010, la Sarthe comptait 38 524 établissements : 6 608 dans l’agriculture-sylviculture-pêche (17,2 %), 2 423 dans l'industrie (6,3 %), 3 329 dans la construction (8,6 %), 20 722 dans le commerce-transports-services divers (53,8 %) et 5 442 étaient relatifs au secteur administratif (14,1 %)[A 12].
En 2011, 2 028 entreprises ont été créées en Sarthe[A 13], dont 1 553 par des autoentrepreneurs[A 14].
Entreprises d'envergure nationale ou internationale [modifier]
Ci-après sont listées les principales grandes entreprises dont le siège et/ou au moins un établissement sont situés en Sarthe. En gras sont indiquées les entreprises qui y ont leur siège.
- MMA, 3e réseau d’agents généraux en biens et responsabilités[84],
- Renault, constructeur automobile,
- LDC, leader français et européen dans l'élevage, la transformation et la commercialisation de volailles,
- Socopa Viandes, transformation et commercialisation de viande bovine et porcine,
- Groupe Bel et Bongrain, fromagers,
- ArjoWiggins, industrie papetière, leader mondial sur le segment du papier haut de gamme,
- Claas, construction de tracteurs,
- Valeo, fabricant de modules et de systèmes intégrés pour l'industrie automobile,
- LTR Industries, leader mondial du tabac reconstitué.
Agriculture [modifier]
L'agriculture est un secteur important pour l'économie sarthoise. Le département se situe au 5e rang français pour la viande de volailles, au 8e rang pour la viande de porc et la production d'œufs, ainsi qu'au 19e rang pour les livraisons laitières[85]. La Sarthe possède une surface agricole utile de 417 000 ha, soit 67 % de la superficie totale du département. Les prairies occupent la plus grande part de cette surface avec 175 900 ha[85]. La Sarthe compte environ 5 300 exploitations, soit 15 % de l'ensemble des exploitations de ma région Pays de la Loire, et contribue à 14 % de la production régionale[86]. L'activité bovins en général domine le secteur avec 2 800 personnes, soit 27 % des actifs. Les autres activités importantes sont l'élevage hors sol avec 2 400 actifs, (23 %) et la polyculture avec 1 850 actifs (18 %). Les grandes cultures concernent 1 350 actifs, les ovins, caprins et autres herbivores 1 050 actifs. Le maraîchage, l'horticulture, les fruits et la viticulture sont des activités moins développées, et concentrent dans leur ensemble 900 personnes[86].
La Sarthe représente 25 % de la production nationale de volailles Label rouge[85]. 1 800 exploitations sarthoises ont au moins une de leurs productions sous signe de qualité, alors que 170 d'entre elles sont certifiées agriculture biologique[86]. Les races bovines les plus fréquentes en Sarthe sont la Charolaise et la Limousine pour la viande, et la Prim'Holstein et la Normande pour le lait. La pomme est la principale culture fruitière en Sarthe, avec 69 000 tonnes récoltées chaque année, soit 3,5 % de la production nationale. Enfin, le département compte 254 ha de vigne, dont 134 pour les AOC de la Vallée du Loir Jasnières et Coteaux-du-loir[87].
Industrie [modifier]
Le secteur de l'industrie était en 2009 le 3e employeur en Sarthe avec 43 757 salariés, derrière le secteur des services et du commerce, soit 19,4 % des emplois du département[A 9]. Le secteur industriel sarthois compte 743 entreprises de plus de 10 salariés et s'appuie sur l'importance des filières agroalimentaires, automobile et mécanique, et plasturgie[88]. De grands groupes agroalimentaires sont implantés en Sarthe, comme le volailler LDC ou le fromager Groupe Bel, ainsi que des usines de construction et de sous-traitance automobile comme l'usine Renault ACI.
La Sarthe fait en outre partie du territoire d'action de huit pôles de compétitivité : Atlanpole Biotherapies (biomédicament), Elsastopôle (caoutchouc et polymères), EMC2 (matériaux métalliques et composites), IDforCar (sous-traitance automobile), Images et réseaux (technologie numérique), Valorial (agroalimentaire), Végépolys (production végétale) et S2E2 (énergie électrique)[89].
Tourisme [modifier]
La Sarthe n'a pas autant d'arguments touristiques que les départements du littoral ou de montagne. Elle possède toutefois des atouts importants, comme un grand nombre de sites historiques, musées ou châteaux, des paysages naturels, ainsi qu'un grand réseau de chemins de randonnée.
Le département comptait 83 hôtels de tourisme en 2012, offrant une capacité totale de 2 686 chambres[A 15]. Seuls 3 d'entre eux avaient quatre étoiles, et 18 en comptaient trois. Les hôtels sarthois ont enregistré 800 776 nuitées en 2012. La clientèle des hôtels sarthois est en grande majorité française et les étrangers ne représentaient que 11,4 % des nuités[90]. En ce qui concerne l'hôtellerie de plein air, la Sarthe compte 54 campings, totalisant 266 813 nuitées en 2012[A 16]'[90].
Le site le plus fréquenté du département est le zoo de La Flèche, qui a enregistré 292 808 entrées en 2011. Il constituait cette même année le 4e pôle touristique de la région Pays de la Loire derrière le parc du Puy du Fou, les Machines de l'île et le parc Terra Botanica[90], et le 2e pôle régional en 2010[91]. Le second site sarthois en terme de fréquentation est le parc à thème Papéa Parc, avec 144 095 visiteurs, devant le Domaine zoologique de Pescheray, le Musée des 24 heures, qui ont accueilli près de 60 000 visiteurs, et le Carré Plantagenêt, avec un peu plus de 30 000 entrées[90]. Les manifestations autour des 24 Heures du Mans constituent l'événement ayant enregistré le plus grand nombre d'entrées payantes au niveau régional en 2011, avec 689 015 visiteurs[90]. Parmi les principaux monuments historiques de la Sarthe, on peut citer la cathédrale Saint-Julien du Mans, monument le plus visité des Pays de la Loire[92], et le château du Lude. Par ailleurs, le département compte neuf petites cités de caractère[93].
Culture [modifier]
Patrimoine [modifier]
Arts [modifier]
Cinéma [modifier]
Le septième art est relativement présent en Sarthe avec dix cinémas implantés sur le département. Par ailleurs, deux circuits de cinéma itinérant sont présents et apportent le cinéma dans une trentaine de communes du département sous l'impulsion des associations Ciné Ambul et Ballad'Images[94]. En 2010, 1,3 millions d'entrées ont été enregistrées dans les 90 salles de cinéma sarthoises, pour un indice de fréquentation de 2,36 entrées par habitant, nettement inférieur à la moyenne nationale qui s'élevait à 3,34 entrées par habitant[95]. Le principal complexe cinématographique sarthois est le Méga CGR, situé sur la commune de Saint-Saturnin, qui compte 12 salles et 2 077 fauteuils[96].
La ville du Mans a souvent servi de cadre de tournage pour de nombreux films, à travers la Cité Plantagenêt ou le Circuit des 24 Heures[97]. La Cité Plantagenêt accueille par ailleurs le tournage de la série Nicolas Le Floch, diffusée sur France 2. Parmi ceux ayant réalisé un nombre important d'entrées ou ayant obtenu des récompenses, on retrouve :
- Le Mans, de Lee H. Katzin, avec Steve McQueen en 1971,
- Que la fête commence, de Bertrand Tavernier, avec Philippe Noiret, Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle en 1975,
- Cyrano de Bergerac, de Jean-Paul Rappeneau, avec Gérard Depardieu en 1990,
- Le Bossu, de Philippe de Broca, avec Daniel Auteuil et Fabrice Luchini en 1997,
- L'Homme au masque de fer, de Randall Wallace, avec Leonardo DiCaprio et John Malkovich en 1998,
- Les Blessures assassines, de Jean-Pierre Denis, avec Sylvie Testud en 2000,
- Michel Vaillant, de Louis-Pascal Couvelaire, avec Sagamore Stévenin et Diane Kruger en 2003,
- Molière, de Laurent Tirard, avec Romain Duris en 2007,
- Jean de la Fontaine, le défi, de Daniel Vigne, avec Lorànt Deutsch et Philippe Torreton en 2007.
Langue [modifier]
Le patois sarthois est un dialecte (patois) du département de la Sarthe. Le parler Sarthois n'a jamais été considéré comme une langue à part, mais bien un dialecte local. Proche du Gallo, il a également notamment emprunté au Normand.
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
Plusieurs festivals ont lieu chaque année en Sarthe, la plupart étant dédiés à la musique. Le Mans Cité Chanson est un concours musical qui se déroule de janvier à mars et qui permet à des artistes amateurs de se produire dans différents lieux de la ville. Ce festival a notamment permis de révéler de nombreux talents, comme Jeanne Cherhal, Sanseverino ou Gérald Genty. L'Europajazz Festival a lieu chaque année au printemps depuis 1980 au Mans et ses alentours. Il réunit plus de 15 000 spectateurs venus écouter de artistes de jazz contemporain. Le Festival de l'Épau, créé par le conseil général en 1982, est un festival de musique classique au cours duquel une trentaine de concerts sont organisés dans le cadre de l'abbaye de l'Épau. À l'automne, le festival Bebop est dédié aux musiques actuelles et rassemble des artistes confirmés ainsi que des jeunes artistes locaux dans des salles de l'agglomération mancelle. Parmi les artistes qui s'y sont récemment produits, on peut citer Skip the Use, C2C, Gaëtan Roussel ou Caravan Palace[98].
Le festival de Sablé, créé en 1978, se tient chaque année au mois d'août et présente de nombreux concerts dédiés à la musique baroque[98]. Toujours à Sablé, Rock Ici Mômes, festival dédié aux enfants de 3 à 12 ans[99], et les Nuits d'été, festival de musiques actuelles[100], se déroulent tous deux dans le parc du château. Le festival Soirs au Village, consacré à la world music, se tient à Saint-Calais où il a été créé par Manu Dibango en 1998. Plusieurs autres festivals de musique sont organisés en Sarthe : le festival des Garennes à Souligné-sous-Ballon[101], Les Troubles ville à Connerré, Révolud'son au Lude, Au bord de l'Aune, créé en 2008 à Pontvallain[102], et Arzikstanie, éco-festival organisé pour la première fois en septembre 2012 à Malicorne-sur-Sarthe[103]. Le festival Le Son des Cuivres tient sa première édition en juillet 2013 à Mamers[104]. Par ailleurs, le festival de musique classique La Folle Journée de Nantes organise des concerts dans plusieurs villes de la région, comme à Sablé-sur-Sarthe et La Flèche.
En littérature, la ville du Mans organise chaque année en octobre depuis 1978 la 25e heure du livre qui rassemble 30 000 visiteurs. Une bourse aux livres et des rencontres littéraires ponctuent la manifestation, au cours de laquelle un prix des lecteurs est décerné[98]'[105]. À l'occasion de la Fête des Jardiniers le premier week-end de juin au château du Lude, le « prix P.J. Redouté » récompense les meilleurs livres de jardin et de botanique parus en langue française[106].
Par ailleurs, les Carrefours de la pensée se tiennent en mars. Organisés conjointement par la ville du Mans, l'Université du Maine et Le Monde diplomatique au Palais des congrès, ils rassemblent depuis 1990 des débats, conférences et expositions sur des questions socio-économiques et géopolitiques[98]. Dans le même esprit, le Forum Le Monde-Le Mans, en novembre, propose trois jours de débat citoyen[107].
Le spectacle vivant est également présent en Sarthe, avec le festival Les Affranchis, le deuxième week-end de juillet à La Flèche. Fondé en 1993, il réunit des compagnies de théâtre de rue qui proposent un grand nombre de spectacles dans différents lieux de la ville, ainsi que des spectacles itinérants[108]. Le Mans fait son cirque propose le temps d'un week-end en juin des spectacles ainsi qu'une parade dans les rues du Mans[109]. Le cinéma est à l'honneur lors de Mamers en Mars, un festival de films européens créé en 1993[110]. Un festival d'art contemporain, Puls'Art, réunit les œuvres de nombreux artistes dans quinze lieux d'exposition de la ville du Mans depuis 1993[98].
La Nuit des Chimères est une manifestation nocturne qui se tient tout l'été et au cours de laquelle des spectacles holographiques sont projetés sur la cathédrale Saint-Julien, la muraille gallo-romaine et des bâtiments de la cité Plantagenêt[98].
Autres manifestations dans le département :
- La fête de Trîme du Prytanée national militaire à La Flèche fin juin de chaque année.
- La fête traditionnelle du chausson aux pommes de Saint-Calais datant de 1630.
- La fête aux œufs durs de Coulaines datant du XVI e siècle
- La fête des lances à Champagné (XIIème siècle).
Gastronomie [modifier]
- Les rillettes dites « du Mans » ou « de la Sarthe » réputées internationalement, le berceau des rillettes étant en fait la commune de Connerré située à 25 kilomètres du Mans.
- Les grattons et rillons.
- Le poulet de Loué.
- Le chapon du Mans.
- La potée sarthoise.
- La marmite sarthoise.
- Les sablés (biscuits).
- Le jasnières (vin blanc) et le coteaux-du-Loir (vin blanc, rosé ou rouge).
- La miotée, recette composée de pain associée à du lait (sucré), du vin ou du cidre.
- Les « prytanéens », chocolats, nommés ainsi en référence au Prytanée national militaire.
- Le « bourdon », pomme recouverte d'une pâte feuilletée.
- Le chausson aux pommes (inventé à Saint-Calais)
- La bouine, spécialité de fromage à tartiner consistant pour simplifier, à mélanger les restes de fromage avec de l'ail.
Voir aussi Le Mans, rubrique gastronomie
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- André Levy (dir.) et Collectif, La Sarthe des origines à nos jours, Saint-Jean-d'Angély, Bordessoules, 1983, 472 p. (ISBN 2-903504-10-5)
- Julien Rémy Pesche, Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, suivi d'une biographie et d'une bibliographie, 1829-.
- Adolphe Joanne, Géographie de la Sarthe, 1885.
Articles connexes [modifier]
- Destineo site de recherche d'itinéraire transport en commun en région Pays de la Loire
- Liste de films tournés dans la Sarthe
- Volontaires nationaux de la Sarthe pendant la Révolution
Liens externes [modifier]
- (fr) Département de la Sarthe : Les Comptes des Communes et des groupements à fiscalité propre : Données Individuelles Budget principal seul - Données consolidées "Budget principal et budgets annexes"
- Conseil général de la Sarthe
- Comité départemental du Tourisme de la Sarthe
Notes et références [modifier]
Fiche Insee de la Sarthe [modifier]
- Fiche Insee du département, [lire en ligne]
- POP T1 - Population.
- POP T3 - Population par sexe et âge en 2009.
- FAM T1 - Ménages selon la structure familiale.
- FOR T2 - Diplôme le plus élevé de la population non scolarisée de 15 ans ou plus selon le sexe en 2009.
- REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
- REV T4 - Ménages : structure des revenus déclarés.
- EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
- EMP T5 - Emploi et activité.
- EMP T8 - Emplois selon le secteur d'activité.
- ACT T2 - Statut et condition d'emploi des 15 ans ou plus selon le sexe en 2009.
- ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone.
- CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
- DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
- DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.
- TOU T1 - Nombre et capacité des hôtels selon le nombre d'étoiles.
- TOU T2 - Nombre et capacité des campings selon le nombre d'étoiles.
Autres références [modifier]
- Météo-France - Comparaison entre Le Mans et Brest, sur le site de Météo-France. Consulté le 18 mai 2013.
- Normales mensuelles et annuelles - Le Mans, sur le site de Météo-France. Consulté le 15 mai 2013.
- Mémento de statistiques des transports, Chapitre 3 : Transports urbains et routiers, 1re partie : 3.3 Réseaux, sur le site Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire / Économie et statistiques.. Consulté le 16 mai 2013
- Arrêté préfectoral portant constatation du transfert de routes nationales au département de la Sarthe, sur le site du ministère de l'Environnement. Consulté le 17 mai 2013.
- Carte du réseau TER, sur le site des TER Pays de la Loire. Consulté le 18 mai 2013.
- Enjeux et objectifs, sur le site de la LGV Bretagne-Pays de la Loire. Consulté le 18 mai 2013.
- Chiffres clés du projet, sur le site de la LGV Bretagne-Pays de la Loire. Consulté le 18 mai 2013.
- Projet « Virgule de Sablé-sur-Sarthe », sur le site de la LGV Bretagne-Pays de la Loire. Consulté le 18 mai 2013.
- Plan de réseau, sur le site des Transports Interurbains de la Sarthe. Consulté le 18 mai 2013.
- Plans et fiches horaires, sur le site du réseau AnjouBus. Consulté le 18 mai 2013.
- Réseau Pégase, sur le site du conseil général de la Mayenne. Consulté le 18 mai 2013.
- Accueil, sur le site de la SETRAM. Consulté le 18 mai 2013.
- Aéroport Le Mans-Arnage, sur le site de l'Union des Aéroports Français. Consulté le 18 mai 2013.
- Tourisme fluvial, sur Tourisme en Sarthe. Consulté le 18 mai 2013.
- Voie Verte Le Lude - La Flèche - Baugé, sur le site de l'association française de développement des véloroutes et voies vertes. Consulté le 18 mai 2013.
- Voie Verte des bords de la Sarthe, sur le site de l'association française de développement des véloroutes et voies vertes. Consulté le 18 mai 2013.
- Voie Verte des bords de l'Huisne, sur le site de l'association française de développement des véloroutes et voies vertes. Consulté le 18 mai 2013.
- Voie Verte de l'Antonnière, sur le site de l'association française de développement des véloroutes et voies vertes. Consulté le 18 mai 2013.
- Sarthe - élection présidentielle, sur le site du quotidien Ouest-France. Consulté le 18 mai 2013.
- Le Conseil général, sur le site du conseil général de la Sarthe. Consulté le 15 mai 2013.
- Le budget 2013, sur le site du conseil général de la Sarthe. Consulté le 15 mai 2013.
- La dette des départements s'est envolée de 55% depuis 2001, sur le site du magazine Capital, 15 mai 2013
- Votre conseiller général, sur le site du Conseil général de la Sarthe
- Carte judiciaire, sur le site du ministère de la Justice. Consulté le 15 mai 2013.
- Les juridictions du ressort, sur le site de la cour d'appel d'Angers. Consulté le 15 mai 2013.
- Organisation, sur le site du tribunal administratif de Nantes. Consulté le 15 mai 2013.
- Police, sur le site de la préfecture de la Sarthe. Consulté le 15 mai 2013.
- Gendarmerie, sur le site de la préfecture de la Sarthe. Consulté le 15 mai 2013.
- Le préfet, sur le site de la préfecture de la Sarthe. Consulté le 15 mai 2013.
- Agnès Lerenard, « Population légale 2010 en Sarthe : une croissance démographique modérée », sur le site de l'Insee. Consulté le 18 mai 2013.
- Vincent Bonnefoy et Nicole Gicquaud, « Sarthe : 80 000 habitants supplémentaires en 2040 », sur le site de l'Insee. Consulté le 18 mai 2013.
- Sarthe (72-Département) - P_POPB - Fiche profil - Démographie : structure par âge, sur le site de l'Insee
- MEN1 - Ménages par taille du ménage et catégorie socioprofessionnelle de la personne de référence - Niveau agrégé (Sarthe), sur le site de l'Insee. Consulté le 18 mai 2013.
- MEN1 - Ménages par taille du ménage et catégorie socioprofessionnelle de la personne de référence - Niveau agrégé (France Métropolitaine), sur le site de l'Insee. Consulté le 18 mai 2013.
- Les grands chiffres, sur le site de l'académie de Nantes. Consulté le 20 mai 2013.
- Les établissements de l'académie, sur le site de l'académie de Nantes. Consulté le 20 mai 2013.
- Les élèves et les apprentis, sur le site de l'académie de Nantes. Consulté le 20 mai 2013.
- Membres, sur le site de l'UNAM. Consulté le 20 mai 2013.
- Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2012, Imprimerie moderne de l’Est, p. 177, (ISBN 978-2-11-099368-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 20 mai 2013
- Facultés, IUT et École d'Ingénieurs, sur le site de l'Université du Maine. Consulté le 20 mai 2013.
- Recherche, sur le site de l'Université du Maine. Consulté le 20 mai 2013.
- L'ESGT, sur le site du CNAM. Consulté le 20 mai 2013.
- Les missions de l'Institut, sur le site de l'ITEMM. Consulté le 20 mai 2013.
- L'école, sur le site de l'école supérieure des Beaux-Arts du Mans. Consulté le 20 mai 2013.
- Structure, sur le site de l'Auto Sport Academy. Consulté le 20 mai 2013.
- Personnels de santé au 1er janvier 2012, sur le site de l'INSEE. Consulté le 20 mai 2013
- Densité de professionnels libéraux de la santé au 1er janvier 2012, sur le site de l'INSEE. Consulté le 20 mai 2013
- Indicateurs de santé - Spécificités territoriales en Sarthe, sur le site de l'Agence régionale de santé des Pays de la Loire. Consulté le 20 mai 2013
- Présentation, sur le site du centre hospitalier du Mans. Consulté le 20 mai 2013
- Séjours, sur le site du centre hospitalier du Mans. Consulté le 20 mai 2013
- Mieux nous connaître, sur le site du Pôle Santé Sud. Consulté le 20 mai 2013
- En quelques dates, sur le site du Pôle Santé Sarthe et Loir. Consulté le 20 mai 2013
- La légende, sur le site des 24 Heures du Mans. Consulté le 20 mai 2013
- 24 Heures du Mans auto : 240 000 spectateurs selon l'ACO, sur le site du quotidien Ouest-France. Consulté le 20 mai 2013
- Les épreuves, sur le site de l'Automobile Club de l'Ouest. Consulté le 20 mai 2013
- 161 000 spectateurs au Grand Prix de France moto, sur le site du quotidien Ouest-France. Consulté le 20 mai 2013
- 24 Heures Moto, sur le site de l'Automobile Club de l'Ouest. Consulté le 20 mai 2013
- GT Tour, sur le site de l'Automobile Club de l'Ouest. Consulté le 20 mai 2013
- Championnat France de Superbike, sur le site de l'Automobile Club de l'Ouest. Consulté le 20 mai 2013
- Les GR en Sarthe, sur le site du comité départemental sarthois de la Fédération française de randonnée pédestre. Consulté le 20 mai 2013
- GR 22, sur le site du comité départemental sarthois de la Fédération française de randonnée pédestre. Consulté le 20 mai 2013
- GR 35, sur le site du comité départemental sarthois de la Fédération française de randonnée pédestre. Consulté le 20 mai 2013
- GR 36, sur le site du comité départemental sarthois de la Fédération française de randonnée pédestre. Consulté le 20 mai 2013
- GR 235, sur le site du comité départemental sarthois de la Fédération française de randonnée pédestre. Consulté le 20 mai 2013
- GR 365, sur le site du comité départemental sarthois de la Fédération française de randonnée pédestre. Consulté le 20 mai 2013
- Éléments d’analyse géographique de l’implantation des religions en France, sur le site de l'IFOP. Consulté le 20 mai 2013
- Doyennés, sur le site du diocèse du Mans. Consulté le 20 mai 2013
- Paroisses, sur le site du diocèse du Mans. Consulté le 20 mai 2013
- Mgr Yves Le Saux nommé évêque du Mans, sur le site de la conférence des évêques de France. Consulté le 20 mai 2013
- Les congrégations religieuses, sur le site du diocèse du Mans. Consulté le 20 mai 2013
- Mosquées - Sarthe - 72. Consulté le 20 mai 2013
- Temple du Mans, sur le site de l'Église protestante unie de France. Consulté le 20 mai 2013
- Monastère orthodoxe Sainte-Silouane, sur la page de l'émission Contre-Courant sur Radio Chrétiennes Francophones. Consulté le 20 mai 2013
- Le centre, sur le site du Centre de Méditation Kadampa. Consulté le 20 mai 2013
- Carnet rose : la 42e station France Bleu est née, au Mans, sur le site de la chaîne France Info. Consulté le 20 mai 2013.
- Page d'accueil, sur le site de Sweet FM. Consulté le 20 mai 2013.
- RCF Le Mans, sur le site des Radios chrétiennes francophones. Consulté le 20 mai 2013.
- Qui sommes-nous ?, sur le site de Fréquence Sillé. Consulté le 20 mai 2013.
- Accueil, sur le site de Radio Prévert. Consulté le 20 mai 2013.
- Radio Alpa, sur le site de la MJC Prévert. Consulté le 20 mai 2013.
- Le Maine libre, sur le site du syndicat de la presse quotidienne régionale. Consulté le 20 mai 2013.
- Les journaux, sur le site du groupe Publihebdos. Consulté le 20 mai 2013.
- [ISF 201, sur le site du ministère de l'Économie et des Finances. Consulté le 22 mai 2013.
- Le groupe MMA, sur le site des MMA. Consulté le 22 mai 2013.
- Cartographie de l'agriculture sarthoise, sur le site du Conseil général de la Sarthe. Consulté le 24 mai 2013
- Recensement agricole 2010 Sarthe, sur le site de l'Agreste, Service de la statistique et de la prospective du Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt. Consulté le 24 mai 2013
- Notre agriculture, nos produits, sur le site des Agriculteurs de la Sarthe. Consulté le 24 mai 2013
- Les chiffres clés de l'économie - Sarthe 2011, sur le site de la CRCI des Pays de la Loire. Consulté le 25 mai 2013
- Pôles de compétitivité, PRI et clusters, sur le site de Le Mans Émergence. Consulté le 25 mai 2013
- Chiffres clés du tourisme en Pays de la Loire 2012, sur le site de l'Agence régionale - Pays de la Loire Territoires d'Innovation. Consulté le 25 mai 2013
- Chiffres clés du tourisme en Pays de la Loire 2011, sur le site de l'Agence régionale - Pays de la Loire Territoires d'Innovation. Consulté le 25 mai 2013.
- Magazine Le Mans Métropole, n°313, avril 2010, p. 27, [lire en ligne (page consultée le 25 mai 2013)].
- Communes, sur le site des etites cités de caractère des Pays de la Loire. Consulté le 25 mai 2013.
- Le cinéma, sur le site du Conseil général de la Sarthe. Consulté le 25 mai 2013.
- Chiffres clés 2012, statistiques de la culture, sur le site du Ministère de la Culture. Consulté le 25 mai 2013.
- Méga CGR Le Mans Saint Saturnin, sur le site des cinémas CGR. Consulté le 25 mai 2013.
- Filmographie, sur le site de la ville du Mans. Consulté le 25 mai 2013.
- L'année culturelle, sur le site de la ville du Mans. Consulté le 25 mai 2013.
- Rock Ici Mômes, sur le site de la ville de Sablé-sur-Sarthe. Consulté le 25 mai 2013.
- Nuits d'été, sur le site de la ville de Sablé-sur-Sarthe. Consulté le 25 mai 2013.
- Accueil, sur le site du festival des Garennes. Consulté le 25 mai 2013.
- Accueil, sur le site du festival Au bord de l'Aune. Consulté le 25 mai 2013.
- Musique, création et marché artisanal au festival Arzikstanie, sur le site du quotidien Ouest-France. Consulté le 25 mai 2013.
- Le festival, sur le site du festival Le Son des Cuivres. Consulté le 25 mai 2013.
- Le prix des lecteurs, sur le site de la 25e heure du livre. Consulté le 25 mai 2013.
- Le prix P.J. Redouté, sur le site du château du Lude. Consulté le 25 mai 2013.
- Qu'est-ce que le forum Le Monde - Le Mans, sur le site de l'Université du Maine. Consulté le 25 mai 2013.
- Les Affranchis, sur le site de la ville de La Flèche. Consulté le 25 mai 2013.
- Accueil, sur le site de l'association Le Mans fait son cirque. Consulté le 25 mai 2013.
- Le festival, sur le site de Mamers en Mars. Consulté le 25 mai 2013.