Mulhouse

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Mulhouse
De haut en bas, de gauche à droite : Hallebardier de la place de la Réunion -Centre commercial de la Porte Jeune - Campus de La FonderieLe Carnaval - Parc zoologique - Musée de l'automobileTramway devant la tour du Bollwerk - L'hôtel de ville.
De haut en bas, de gauche à droite :
Hallebardier de la place de la Réunion -
Centre commercial de la Porte Jeune - Campus de La Fonderie
Le Carnaval - Parc zoologique - Musée de l'automobile
Tramway devant la tour du Bollwerk - L'hôtel de ville.
Blason de Mulhouse
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin (sous-préfecture)
Arrondissement Mulhouse (chef-lieu)
Canton chef-lieu de 4 cantons
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération (M2A)
Président : Jean-Marie Bockel
Maire
Mandat
Jean Rottner (UMP)
2014-2020
Code postal 68100, 68200
Code commune 68224
Démographie
Gentilé Mulhousiens, Mulhousiennes
Population
municipale
110 351 hab. (2011)
Densité 4 975 hab./km2
Population
aire urbaine
321 520 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 58″ N 7° 20′ 24″ E / 47.749481, 7.33994 ()47° 44′ 58″ Nord 7° 20′ 24″ Est / 47.749481, 7.33994 ()  
Altitude Min. 232 m – Max. 338 m
Superficie 22,18 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-mulhouse.fr

Mulhouse (prononcer [myˈluːz ]Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) (en allemand : Mülhausen, en dialecte alsacien : Mìlhüsa[1] [mɪlˈyːzə]Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une ville française du Rhin Supérieur, située dans le Sud de l'Alsace. Il s'agit de la 25e[2] agglomération urbaine[3] de France en termes de population[4] ; cette dernière réside à 54 %[5] dans sa banlieue ce qui provoque une importante migration pendulaire. Son aire urbaine[6] regroupe près de 280 000 habitants[7],[8] soit près de 40 % de la population du Haut-Rhin[9], et son pouvoir d'attraction et d'influence concerne plus des ⅔ des habitants du Haut-Rhin dans le Sud-Alsace. C'est une ville très cosmopolite, on recense en effet des Mulhousiens de 136 nationalités différentes[10]. C'est aussi la ville de France métropolitaine qui a la plus forte proportion de jeunes[11]. La cité est située à quelques minutes seulement de l'Allemagne et de la Suisse, avec qui elle entretient des liens importants.

Fondée selon la légende autour d'un moulin à eau, Mulhouse a longtemps été une cité-État qui devint en 1347 la République de Mulhouse (Stadtrepublik Mülhausen)[12]. À coups d'alliances, elle affirma son indépendance à l'égard du Saint-Empire à la fin du XVe siècle. Propulsée dans l'aventure industrielle en 1746 et « réunie » à la France en 1798[13], elle devint un des premiers pôles industriels d'Europe et fut longtemps surnommée le « Manchester français »[14]. En 1812, la filature dite « vieux DMC » est construite[15], symbole de la Révolution industrielle en Europe[16], elle en était un des derniers grands vestiges encore debout jusqu'à sa démolition en janvier 2014[17],[18]. En 1904, c'est le Nord de l'agglomération qui se lance dans l'exploitation minière. Cet important passé industriel a forgé l'identité de la cité. Inscrite dans cet héritage particulier, son université est la première université de France à avoir créé un centre de formation d'apprentis, qui demeure un des plus importants de France[19].

Cette identité industrielle se traduit également culturellement, Mulhouse possède ainsi le plus grand musée de l'automobile du monde[20]: la Cité de l'automobile qui contient la célèbre collection Schlumpf. Le musée EDF Electropolis est le plus important d'Europe à être consacré à l'énergie électrique[21]. Enfin, la Cité du train est le plus grand musée ferroviaire européen[22]. Cette concentration fait de Mulhouse la « capitale européenne des musées techniques »[23],[24]. La ville est labellisée ville d'art et d'histoire[25]. Mulhouse a vu naître et grandir le capitaine Alfred Dreyfus[26], dont l'affaire a coupé en deux la France entière et donna lieu au célèbre J'accuse…! d'Émile Zola. C'est aussi la ville natale du grand mathématicien Johann Heinrich Lambert[27] et d'Alfred Werner, prix Nobel de chimie en 1913[28]. Enfin, les vulcanologues Katia et Maurice Krafft[29] furent également des Mulhousiens de renom. Terre de la Réforme[30], Mulhouse accueille en son cœur le temple Saint-Étienne qui est l'édifice protestant le plus haut de France[31]. La ville est souvent surnommée la « cité du Bollwerk »[32], qui signifie bastion en allemand. Il reste en effet un bastion, épargné lors de la suppression des fortifications de la ville au début du XIXe siècle. Il en est devenu un des symboles.

Sommaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau bilingue.

Le nom Mulhouse est l'adaptation française du nom Mülhausen en allemand (Mühl : moulin et Hausen : maisons), soit les maisons du (ou au) moulin[33]. En l'an 803, la cité apparaît sous le nom de Mulinhuson[34]. De l'an 1347 à 1798, elle est connue sous le nom de Stadtrepublik Mülhausen (littéralement : république urbaine ou ville-république de Mulhouse), traduit couramment en français par république de Mulhouse. Lorsque la Stadtrepublik signe son traité de Réunion, son nom n'est dans un premier temps pas francisé et elle devient la commune française de Mulhausen[35]. En 1848, son nom est francisé pour devenir Mulhouse. Le nom allemand est toujours utilisé dans les pays germaniques, de même qu'en Alsace sous sa forme dialectale. De 1871 à 1918, les autorités impériales allemandes la rebaptisent Mülhausen im Elsass pour la distinguer de son homonyme Mühlhausen en Thuringe. Elle reprend son nom francisé lorsque l'Alsace-Lorraine réintègre la république française en 1919. La ville est appelée Mìlhüsa en alsacien.

Légende de la naissance de Mulhouse[modifier | modifier le code]

Peter Becker, Fondation légendaire de Mulhouse

Selon une première légende[36], en 58 av. J.-C., Jules César arriva en Alsace par la Trouée de Belfort afin de bouter les Germains au-delà du Rhin. Les troupes des Germains étaient dirigées par le roi Suève Arioviste. Les deux armées les plus redoutables de l'époque s'affrontèrent dans un terrible combat dans le Sud de l'Alsace dans l'actuel lieu-dit de l'Ochsenfeld entre Wittelsheim et Cernay. L'armée d'Arioviste fut vaincue et les Romains victorieux pourchassèrent et massacrèrent les Germains dans toute la plaine[37]. Une autre légende, reprenant des éléments similaires, place la naissance de Mulhouse en 451 ap. J.-C., lorsque l'armée d'Attila (nommé en allemand Etzel), ravagea la région. Quelles que soient la version et la date, la deuxième partie de la fondation légendaire de Mulhouse est la même. Un jeune guerrier qui fuyait les combats et tentait de regagner le Rhin, aurait alors été retrouvé blessé près d'un moulin à eau, à l'emplacement actuel de Mulhouse. La fille du meunier l'aurait recueilli et se serait mariée avec lui[38], entre-temps d'autres soldats en errance vinrent les y rejoindre et se marièrent eux aussi avec des femmes de la région. Ils s'établirent autour de la maison du moulin. Leurs descendants seraient donc les Mulhousiens. Ce qui explique également que le blason de la ville représente une roue de moulin à eau.

Emblème : la Roue de Mulhouse[modifier | modifier le code]

Les Grandes Armes de Mulhouse

À gauche :
Les Grandes Armes de Mulhouse représentent la Roue de Mulhouse en blason tenue par deux lions au-dessus duquel se tient une couronne murale.
Elles se blasonnent ainsi : « D'argent, à une roue de moulin de gueules, supportée par deux lions d'or, surmontée d'une couronne murale à cinq tours, soutenue d'un ruban d'argent au nom de la ville de Mulhouse »

Les Armes de Mulhouse

À gauche : Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (En allemand Mülhausen signifie les maisons du moulin).
Les armes de Mulhouse représentent la Roue de Mulhouse[39]. C'est en fait la roue d'un moulin à eau, la ville ayant été fondée, d'après la légende, autour d'un moulin à eau. Elles se blasonnent ainsi : « D'argent à une roue à huit aubes de gueules »


À droite :
Le drapeau mulhousien est flammé de vingt pièces rouges et blanches avec un canton armorié qui reprend la Roue de Mulhouse. Il fut le drapeau officiel de la République de Mulhouse jusqu'à la Réunion en 1798.

Le drapeau de Mulhouse

Périphrases et surnoms désignant Mulhouse[modifier | modifier le code]

  • La Cité du Bollwerk[40], du nom d'une tour vestige d'avant l'industrialisation.
  • La capitale européenne des musées techniques[41], en raison du nombre de musées industriels de dimension internationale que la ville compte.
  • Le Manchester français[42], car Mulhouse était un des plus grands pôles industriels d'Europe.
  • La ville aux cent cheminées[43], en raison des anciennes cheminées d'usines en briques rouges qu'on pouvait voir dans toute la ville, clin d'œil à Prague, autre ville de la Mitteleuropa surnommée « la ville aux Cent Clochers ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

L'agglomération mulhousienne s'est développée dans l'extrême Sud de la plaine d'Alsace dans un espace situé entre les Hautes-Vosges à l'ouest, le Rhin à l'est et les collines du Sundgau annonçant le Jura au sud. La région mulhousienne est ouverte sur tout le reste de l'Alsace et sur l'espace rhénan au nord mais elle l'est également dans sa partie sud-ouest qui la relie au reste de la France par la Trouée de Belfort. Elle est située au niveau du 47e parallèle nord, soit à la même latitude que de nombreuses régions du monde au climat beaucoup moins clément, on peut citer notamment :

L'influence du Gulf Stream sur toute l'Europe occidentale, permet toutefois à la région mulhousienne d'avoir un niveau de températures nettement plus élevées et une amplitude thermique annuelle plus réduite.

Vue panoramique de la ville de Mulhouse depuis la tour du Belvédère (quartier du Rebberg, secteur 2)
On distingue au centre le temple Saint-Étienne, à droite la tour de l'Europe – le seul gratte-ciel mulhousien correspondant aux critères d'Emporis – et au fond les terrils du Bassin potassique et la forêt du Nonnenbruch.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat mulhousien correspond à un climat semi-continental d'abri[47] lié à la position de la ville dans la plaine d'effondrement. Ce climat est aussi appelé climat océanique dégradé. C'est en fait un climat de transition entre le climat océanique à l'ouest de l'Alsace et le climat continental plus à l'est. Il diffère du climat océanique sur trois points : l'amplitude thermique annuelle, les précipitations et la force des vents. La différence entre le mois de l'année le plus chaud et celui le plus froid est plus importante, il fait donc plus froid en hiver et plus chaud en été. Les précipitations y sont moins importantes que plus à l'ouest et l'intensité des vents est moins importante. La Région mulhousienne est située à l'intersection de plusieurs régions naturelles et climatiquement, l'agglomération est soumise à deux zones d'influence. La protection occidentale qu'offrent les Vosges provoque un effet de fœhn[48] dans le nord de l'agglomération : les précipitations y sont faibles et les écarts de température entre l'été et l'hiver sont importants. Le sud de l'agglomération, située dans le nord du Sundgau est bien plus humide. Il est en effet face à la trouée de Belfort, n'étant pas protégé par les Vosges.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Mulhouse[49] 1 863 h/an[50] 722 mm/an 33 j/an 32 j/an 65 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an
Valeurs normales - Station météo de Bâle-Mulhouse alt. : 263 m - Pour l'ensoleillement : Moyenne 2001-2009 Météo France
Nuvola apps kweather.png Relevés Aéroport de Bâle-Mulhouse-Fribourg
Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales moyennes (°C) 4,5 6,6 11,1 14,6 19,3 22,4 25,2 25 20,8 15,2 8,8 5,7
Températures minimales moyennes (°C) -1,5 -0,9 1,9 4,2 8,5 11,6 13,7 13,4 10,3 6,5 2 -0,3
Source : Météo France[51]

Mulhouse est située à 47° 44′ 58″ de latitude nord et à 7° 20′ 24″ de longitude Est et fait donc partie des villes les plus à l'est de la France métropolitaine. Le soleil s'y lève ainsi plus tôt que dans le reste du pays et l'écart entre le jour le plus long et le jour le plus court de l'année s'élève à 7 heures et 36 minutes[52]. Cet écart induit une variation d'ensoleillement importante selon la période de l'année. L'ensoleillement moyen de 1 863 h/an est donc à replacer dans ce contexte.

Weather-clear-night.svg/Weather-clear.svg Calculs Mulhouse - 47° 44′ 58″ Nord - 7° 20′ 24″ Est
Jour Début de l'aube[53] Lever du soleil Coucher du soleil Fin du crépuscule[54] Durée du jour
Solstice d'hiver 07h01 08h16 16h41 17h56 08h24
Équinoxe de printemps 05h26 06h33 18h43 19h50 12h09
Solstice d'été 03h54 05h32 21h32 23h10 16h00
Équinoxe d'automne 06h07 07h14 19h32 20h39 12h18
Part de la journée correspondant au jour, à la nuit, au crépuscule et à l'aube pour les solstices et les équinoxes à la latitude de Mulhouse

Le site de Mulhouse[modifier | modifier le code]

Vue satellite de la région mulhousienne, Landsat 7, NASA

La ville, située dans le Sud de la plaine d'Alsace, se trouve à seulement 30 km de la Suisse, 14 km de l'Allemagne et à 20 km du massif vosgien. Mulhouse est traversée par deux cours d'eau, la Doller et l'Ill, affluents du Rhin. L'Ill traverse l'Alsace du nord au sud et a donné son nom à la région. La Doller se jette dans l'Ill au niveau de Mulhouse. À Mulhouse, l'Ill se divise en deux, une partie emprunte le canal de décharge de l'Ill et l'autre emprunte l'ancien lit à travers un réseau souterrain de rivières[55]. C'est sur les rives de ce bras que la ville s'est construite, il emprunte en souterrain les anciennes douves de la ville avant d'alimenter le Nouveau Bassin. Une partie de la Doller est déviée et traverse également la ville en souterrain grâce à un canal appelé le Steinbaechlein[56], qui lui-même se divise en deux autres canaux souterrains : un qui rejoint la Doller et l'autre qui traverse le centre ville. Ce dernier se divise à nouveau en deux bras souterrains : un qui rejoint le Nouveau Bassin et un autre qui rejoint le canal de décharge de l'Ill[57]. Le site de Mulhouse est à l'intersection de trois régions naturelles : à l'est, la forêt de la Hardt qui est la plus grande charmaie naturelle d'Europe, à l'ouest, la plaine de l'Ochsenfeld qui comprend la Forêt du Nonnenbruch et le bassin potassique et au sud, la vaste zone des collines du Sundgau. La région mulhousienne fait face aux trois vallées les plus méridionales des Hautes-Vosges : la vallée de la Lauch appelée aussi Florival, la vallée de la Thur et la vallée de la Doller, ainsi que le vallon du Rimbach. Entre ce dernier et le Florival, se dresse le Grand Ballon, le point culminant des Vosges, qui surplombe l'agglomération.

Une ville de l'Europe rhénane[modifier | modifier le code]

Mulhouse dans l'Europe rhénane

Mulhouse est située à moins de 15 km du Rhin ; le canal du Rhône au Rhin, qui a été mis à grand gabarit entre Mulhouse et Niffer, permet de relier le fleuve au port de Mulhouse-Île Napoléon. Mulhouse est ainsi l'un des carrefours les plus importants de France. Cette position stratégique fait d'elle une ville ouverte sur l'Europe et un lieu de transit important. L'autoroute A35, longeant le Rhin, est un axe de transport important pour l'espace rhénan. Mulhouse est une ville de l'Europe rhénane, plus précisément du Rhin Supérieur. Elle est ainsi située en plein cœur de la mégalopole européenne aussi appelée banane bleue, selon le modèle qui fut proposé par Roger Brunet. Cette zone a pour particularité de ne pas être centralisée autour d'une seule grande ville tentaculaire qui attire sa périphérie comme le sont Paris ou Moscou. Elle est au contraire constituée d'une continuité de moyennes et grandes villes très proches les unes des autres et cela depuis Londres jusqu'à Milan. C'est donc un espace urbanisé polynucléaire à très forte densité de population.

Article détaillé : Mégalopole européenne.

Mulhouse fait aussi partie de l'espace délimité par le Pentagone Londres-Paris-Milan-Munich-Hambourg, appelé aussi pentagone des villes européennes. Cet espace correspond à seulement 20 % de la surface communautaire mais contient environ 40 % des habitants de l’Union européenne et produit la moitié du PIB total de l'Union européenne[58].

Article détaillé : Pentagone (villes européennes).

Les modèles dominants placent tous les deux Mulhouse au cœur de la zone géographique européenne qui possède à la fois la plus forte densité démographique et le plus fort poids économique. De manière générale, l'Alsace est une région très densément peuplée, avec 223 habitants/km2, contre 112,2 habitants/km2 en moyenne pour la France métropolitaine et 116 habitants/km2 pour l'Union européenne.

Pentagone européen European pentagon Mulhouse.png
MuhlouseBlaue-banane.png
Mulhouse au cœur du Pentagone.
Mulhouse dans la Mégalopole européenne.

Distances[modifier | modifier le code]

Villes situées à moins de 550 km à vol d'oiseau de Mulhouse[59]

Moins de 150 km :

Moins de 250 km :

Moins de 350 km :

Moins de 450 km :

Moins de 550 km :

Mulhouse, métropole du Sud-Alsace[modifier | modifier le code]

Mulhouse : superposition de la Couronne périurbaine, de la banlieue, de la zone d'emploi et du périmètre de Mulhouse Alsace Agglomération

Mulhouse est la deuxième ville d'Alsace, qui est la troisième région la plus densément peuplée[60] de France métropolitaine après l'Île-de-France et le Nord-Pas-de-Calais. La ville exerce une attractivité sur tout le Sud-Alsace. Cette zone d'attractivité est limitrophe, à l'ouest, de deux pôles de moindre importance qui lui sont contigus : l'aire urbaine de Guebwiller et l'aire urbaine de Thann-Cernay. Le triangle composé par les aires urbaines de Mulhouse, Guebwiller et Thann-Cernay est très fortement lié aussi bien par une forte proximité géographique que par une histoire commune liée à l'industrie. Au sud s'étend l'aire urbaine de Bâle-Saint-Louis. L'agglomération de Bâle est un des pôles majeurs du Rhin Supérieur et aussi le plus méridional. Également très liés économiquement et historiquement, Mulhouse et Bâle ont choisi de créer un aéroport binational commun, l'EuroAirport inauguré le 8 mai 1946, par où transitent annuellement 4 millions de passagers.

L'aire urbaine de Mulhouse[modifier | modifier le code]

Au-delà de l'unité urbaine de Mulhouse se trouve sa couronne périurbaine qui est constituée des communes ayant pour résidents une majorité de travailleurs mulhousiens. Pour désigner l'ensemble constitué par l'unité urbaine de Mulhouse et sa couronne périurbaine, on parle de l'aire urbaine de Mulhouse. Cette dernière a été estimée à 278 206 habitants[61]. La notion française d'aire urbaine correspond à peu près à la notion d'aire métropolitaine qui est davantage utilisée au niveau international. Les aires urbaines de Guebwiller et Thann-Cernay sont étroitement liés socio-économiquement et bénéficient d'investissements dans le domaine des transports, comme le tram-train (2010) et les voies rapides. Le tableau suivant détaille le poids de l'aire urbaine sur le département du Haut-Rhin en 1999 :

Département Communes Communes (%) Superficie (km²) Superficie (%) Population (1999) Population (%)
Haut-Rhin 62 16,4 504,67 14,4 271 024 38,3

La zone d'emploi de Mulhouse[modifier | modifier le code]

La zone d'emploi de Mulhouse correspond à l'espace géographique continu à l'intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent. Elle est à distinguer de la notion d'aire urbaine, qui n'établit son périmètre qu'en tenant compte des communes de résidence des travailleurs mulhousiens. Ce découpage est effectué périodiquement par l'Insee et les services statistiques du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé.

Mulhouse et sa banlieue[modifier | modifier le code]

Carte de Mulhouse[modifier | modifier le code]

Carte de Mulhouse, ville intra-muros et banlieue provenant d'Openstreetmap
Les communes sont indiquées en gras et les quartiers en italique
(Voir l'agrandissement du centre-ville plus loin dans l'article)

L'unité urbaine de Mulhouse[modifier | modifier le code]

Le chevalement Théodore à Wittenheim, le plus haut d'Europe.
La Commanderie de Rixheim, musée du Papier peint.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mulhouse
Lutterbach, Pfastatt Kingersheim Illzach
Morschwiller-le-Bas Mulhouse Illzach quartier de Modenheim
Didenheim Brunstatt, Riedisheim Riedisheim

L’unité urbaine de Mulhouse ou agglomération urbaine de Mulhouse correspond à l'ensemble urbain qui constitue la ville de Mulhouse au sens physique, défini par l'Insee selon le seul critère de la continuité de l'habitat[62]. En France, l'unité urbaine correspond à une commune ou un ensemble de communes dont plus de la moitié de la population réside dans une zone agglomérée de plus de 2 000 habitants dans laquelle aucune habitation n'est séparée de la plus proche de plus de 200 mètres. La notion d’unité urbaine a été définie par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) en s'appuyant sur les recommandations des Nations unies[63]. Sont ainsi réputées urbaines les communes incluses dans une unité urbaine[64], les autres sont des communes rurales. Mulhouse est la 25e[2] ville de France en termes de population[4] contenue dans son unité urbaine avec 239 858 habitants en 2007.

Dans ses limites de 1999[65], l'unité urbaine de Mulhouse est composée de sa ville-centre : Mulhouse intra muros et de sa banlieue qui se définit comme l'ensemble de communes non comprises administrativement dans la ville-centre mais situées dans la même unité urbaine. Cette dernière rassemble la majorité de la population mulhousienne, soit davantage que Mulhouse intra-muros. Cette population est largement concentrée dans sa partie nord et très peu dans sa partie sud.

Toutes les communes de la banlieue de Mulhouse ont intégré la communauté d'agglomération centrée sur la ville-centre appelée Mulhouse Alsace Agglomération (M2A) à l'exception de Wittelsheim qui après avoir refusé jadis d'intégrer l'ancienne communauté d'agglomération Mulhouse Sud-Alsace resta longtemps hors intercommunalité mais se voit obligée de rejoindre, par arrêté préfectoral du 23 décembre 2011[66],[67]Mulhouse Alsace Agglomération.

Au sein de l'agglomération, le centre-ville de Mulhouse exerce une forte attractivité sur tout le Sud-Alsace[68], c'est un pôle majeur de commerce, de services, d'équipements collectifs et d'emploi. C'est également un lieu de référence pour l'identité des habitants de l'agglomération. Il est appuyé par deux pôles secondaires structurants : les communes de Wittenheim et de Rixheim. Ces dernières jouent un rôle de ville-lisière au sein de l'agglomération. Wittenheim est la plus importante des deux et structure tout le nord de l'agglomération grâce notamment à une densité de services et d'espaces publics importants ainsi qu'à une surface commerciale qui est la plus importante de l'agglomération[69]. Dans une moindre mesure, Rixheim joue également ce rôle pour le sud de l'agglomération[70].

Liste des communes composant la banlieue de Mulhouse
Source: INSEE (2010)
La ville-centre et la banlieue
Découpage administratif en communes
Mulhouse unite urbaine.png

Mulhouse intra muros[modifier | modifier le code]

La commune de Mulhouse, ville-centre de l'unité urbaine de Mulhouse s'étend sur 22,18 km2 et rassemble 111 860 habitants[71], soit 46 % de la population de son unité urbaine[72]. Sa densité de population s'élève à 5 043 hab./km2[73], soit bien plus que celle de la commune de Strasbourg dans le nord de la région. L'altitude de la commune varie entre 232 mètres et 338 mètres. Au cœur se trouve l'hypercentre (centre-ville) avec une dimension davantage commerciale dans sa partie sud qui correspond à la vieille ville et assurant les fonctions de commandement dans sa partie nord en regroupant notamment les administrations, les tribunaux, la Porte Jeune (centre névralgique de l'agglomération), la cité administrative Coehorn, la mairie, le siège de Mulhouse Alsace Agglomération, des sièges d'entreprises. En s'éloignant de l'hypercentre on trouve des quartiers à dominante résidentielle comme Dornach, Bourtzwiller ou le Rebberg dont la structure se rapproche davantage des communes composant la banlieue.

Carte du centre-ville[modifier | modifier le code]
Carte du centre-ville de Mulhouse provenant d'Openstreetmap
(Voir carte globale de Mulhouse présentée précédemment)
Découpage urbain de la ville-centre[modifier | modifier le code]
Les quartiers de Mulhouse intra muros

Mulhouse donne une importance particulière à ses quartiers qui, depuis 1994, disposent chacun d'un conseil de quartier présidé par un adjoint au maire[74]. Chaque quartier possède également une fête qui se déroule traditionnellement en été. Ces fêtes de quartier sont peu communes en France et sont de plus en plus imitées par les autres villes françaises. Mulhouse intra muros est divisé en 16 quartiers ou regroupements de quartiers (sont cités ici les ensembles disposant d'un conseil). Ces différents quartiers sont regroupés en cinq secteurs auxquels sont rattachés des adjoints de secteur :

  • Secteur 1[75]
    • Dornach (5 684 habitants) : il s'agit d'une ancienne commune, rattachée à Mulhouse en 1914. C'est un lieu d'occupation très ancien qui doit son nom aux Celtes. La ville dont la population a fortement augmenté grâce au développement industriel demande en 1908 son rattachement à la commune de Mulhouse.
    • Coteaux (9 644 habitants) : son plan d'urbanisme est dessiné par l'architecte Marcel Lods. Le quartier est une zone franche afin d'y favoriser la création de nouveaux emplois et l'implantation de nouvelles entreprises. C'est ainsi que la ville y a installé son plus grand pôle tertiaire appelé le parc des Collines.
    • Haut-Poirier (5 123 habitants) : ce quartier est également connu sous le nom de l'Illberg qui signifie en alsacien la montagne de l'Ill car il est situé sur une colline bordée par l'Ill. Il abrite le campus de l'Illberg de l'université de Haute-Alsace. C'est aussi dans ce quartier, le long de l'Ill, que se trouve l'essentiel des grands équipements sportifs de la ville : palais des sports, stade nautique, stade de l'Ill, patinoire etc.
  • Secteur 2[76]
    • Centre historique (Vieux Mulhouse) (7 279 habitants) : la vieille ville historique est le cœur de ce quartier débordé au sud vers la gare de Mulhouse, au nord vers la place et la rue Franklin, à l'est autour du quartier de la Porte Jeune et enfin à l'ouest par le quartier de la Fonderie. Très vivant et animé, on y trouve de nombreux commerces, restaurants et cafés, particulièrement dans le secteur piétonnier comme dans la rue du Sauvage. Au cœur du quartier se trouve aussi un des joyaux de la ville : la place de la Réunion, avec son hôtel de ville (XVIe siècle) et le temple Saint-Étienne. La palette culturelle est large avec les musées : de l'Impression sur Étoffes, historique (dans l'hôtel de ville), des beaux-arts, sans oublier les théâtres, galeries etc. Le secteur tertiaire occupe l'essentiel des emplois de ce quartier à dominante résidentielle, dans les commerces, banques, professions libérales, services publics…
    • La Fonderie (3 338 habitants) : il doit son nom à l'implantation, à partir de 1826, d'un important site de constructions mécaniques par l'industriel André Koechlin qui abrite maintenant le campus de La Fonderie de l'université de Haute-Alsace.
    • Franklin - Fridolin (6 557 habitants) : ce quartier se poursuit de part et d'autre de la rue Franklin, il accueille la plus grande place de la ville : la place Franklin, il inclut également l'église Saint-Fridolin et un habitat principalement ouvrier. Il est bordé à l'ouest par le canal de décharge de l'Ill et à l'est par l'avenue de Colmar.
    • Rebberg (8 357 habitants) : ce quartier est caractérisé par un relief très marqué, ses hautes collines constituant l'extrémité nord du Sundgau. Il domine ainsi le reste de Mulhouse et la plaine de l'Ochsenfeld qui s'étend au nord-est ainsi que le massif de la Hardt à l'Est. Quartier bourgeois de la ville, il trouve ses origines dans l'essor de l'industrie textile mulhousienne. On y trouve encore aujourd'hui nombre de maisons de maître rivalisant par leur style empreints d'influences et d'époques architecturales différentes.
  • Secteur 3[77]
    • Drouot - Barbanègre (5 013 habitants) : ce quartier est composé des deux anciennes casernes Drouot et Barbanègre reconverties en logements et en village artisanal. Il inclut également les logements attenants. Un canal permettant de relier le canal du Rhône au Rhin au Nouveau Bassin sépare le sous-quartier Barbanègre de celui du Drouot.
    • Quartier Europe - Nordfeld - Nouveau-Bassin (9 108 habitants) : Ce quartier est traditionnellement divisé en trois sous-quartiers : la zone de l'Europe autour de la tour de l'Europe est un quartier d'affaires, un centre commercial, un centre administratif. C'est également le principal pôle de correspondance des deux lignes de tramway de la ville. Il est bordé par le centre historique au niveau de la Porte Jeune, le centre névralgique de l'hypercentre. Le Nordfeld est essentiellement une zone résidentielle située autour du Parc Salvator et se poursuit à l'est jusqu'à l'avenue Alphonse juin. Le Nouveau Bassin est lui surtout consacré aux loisirs (cinéma, promenade, activités sportives matinales) avec une activité tertiaire non négligeable.
    • Vauban - Neppert (8 905 habitants)
    • Wolf - Wagner (4 027 habitants)
  • Secteur 4[78]
    • Brustlein (4 371 habitants)
    • Cité - Briand (8 923 habitants)
    • Daguerre (5 483 habitants) : le quartier est grosso modo délimité à l'ouest par la ligne ferroviaire Strasbourg → Bâle, au nord par une partie de l'avenue François-Mitterrand et le début de l'avenue Aristide-Briand, à l'est par le boulevard de la Marne et enfin au sud par le boulevard Stoessel. Une partie de l'habitat est ancien (1880-1920) autour de l'avenue de Lutterbach et de la rue Daguerre. Les autres immeubles du quartier datent de la 2e moitié du XXe siècle. Ces constructions modernes ont remplacé d'anciennes usines à présent démolies. C'est le cas de l'ensemble imposant de logements dit « Pierrefontaine », conçu dans les années 1970 par l'architecte mulhousien François Spoerry sur le terrain d'une ancienne entreprise de textile. D'autres friches industrielles ont été détruites : celle de la célèbre imprimerie Braun qui avait de plus, un parc remarquable devenu public. De nos jours le quartier Daguerre est un quartier essentiellement résidentiel.
    • Doller (4 897 habitants)
  • Secteur 5[79]
    • Bourtzwiller (13 424 habitants) : c'est le quartier le plus peuplé. C'était à l'origine une commune indépendante qui doit son nom à Sébastien Burtz. Très affectée par les bombardements de la Deuxième Guerre mondiale, la commune de 3 900 habitants vota par référendum le rattachement à la commune de Mulhouse en 1947.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population de Mulhouse intra muros (Insee).

En 2011, la commune comptait 110 351 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
6 018 8 053 9 603 13 300 16 932 20 129 29 415 29 574 45 981
1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
45 587 58 773 52 892 58 513 63 629 69 759 76 892 82 986 89 118
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
94 498 95 041 99 226 99 892 99 534 96 697 87 655 99 079 108 995
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
116 336 117 013 112 157 108 357 110 359 110 514 110 351 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[80] puis Insee à partir de 2004[81].)
Histogramme de l'évolution démographique
Répartition des Mulhousiens de nationalité étrangère par origine géographique (source : Insee 2007).

La commune comptait 5 500 habitants en 1798 (date du rattachement de la ville à la France)[82] et 110 514 en 2006[83]. Après avoir été multipliée par 12 entre le début du XIXe siècle et le début du XXe siècle, la population se stabilise durant l'entre-deux-guerres. Elle repart à la hausse après la Seconde Guerre mondiale jusqu'aux deux chocs pétroliers, moment où elle atteint sont plus haut niveau historique. S'ensuit une période de déclin démographique de presque 25 ans qui ne prend fin qu'au début des années 2000 avec une reprise modérée de la croissance de la population.

Mulhouse est une ville très cosmopolite. En 2008, elle compte 24 598 immigrés soit 22 % de sa population (6 % nés en Europe et 16 % nés hors d'Europe)[84]. En 2004, la ville comptait près de 21 000 étrangers pour une population de 110 000 habitants issue de 136 nationalités différentes. Représentant 34,29 % des Mulhousiens de nationalité étrangères, les Turcs sont les plus représentés, suivis par les Maghrébins (27,05 %), les Européens non citoyens de l'Union européenne (13,82 %), les Subsahariens (10,13 %) et les Européens citoyens de l'Union européenne (8,11 %).

Par ailleurs, la population est particulièrement jeune puisque Mulhouse se place en deuxième position des villes de plus de 100 000 habitants les plus jeunes de France[85], avec 25,9 % de la population de moins de 20 ans contre 18,3 % à Paris par exemple. Les 15-29 ans sont la tranche d'âge la plus représentée dans la population mulhousienne. En 1999, 42,4 % des jeunes de moins de 18 ans étaient d'ascendance étrangère dont 28,7 % d'origine maghrébine, subsaharienne ou turque[86].

Décomposition de la population de la ville de Mulhouse par tranche d'âge (source: Insee)

La part des propriétaires dans Mulhouse intra muros est inférieure à celle de l'ensemble de l'agglomération et encore inférieure à celle des pôles secondaires de l'agglomération qui sont l'exemple type de la banlieue pavillonnaire. Elle reste toutefois supérieure à celle de la commune de Strasbourg (26,4 %), Colmar (35,4 %) ou Paris (33 %). Au niveau de l'agglomération mulhousienne, la part des propriétaires (51,9 %) est supérieure à celle de l'agglomération strasbourgeoise (35,5 %), de l'agglomération colmarienne (42,6 %) ou de l'agglomération parisienne (44,7 %). L'écart entre la part des propriétaires dans la ville-centre et celle de l'ensemble de l'agglomération est plus important qu'à Paris ou dans les autres agglomérations alsaciennes, avec toutefois une part de propriétaires dans sa banlieue qui est beaucoup plus importante que dans les exemples précités.

Logement
Mulhouse intra muros Mulhouse agglomération Pôles secondaires
Wittenheim Rixheim
Part des propriétaires 35,5 % 51,9 % 64,9 % 66,3 %

La population de Mulhouse intra muros se caractérise par une inégalité forte d'un point de vue de la formation. En effet elle possède à la fois un taux de diplômés supérieurs à bac+2 élevé par rapport à la moyenne de l'agglomération tout en ayant paradoxalement un taux de non-diplômés qui est également largement supérieur.

Niveau de formation
Mulhouse intra muros Mulhouse agglomération Pôles secondaires
Wittenheim Rixheim
Sans formation - Brevet des Collèges - BEPC - CEP 44,8 % 38,1 % 41,9 % 28,2 %
BEP - CAP 24,4 % 29,3 % 35,8 % 31,5 %
Baccalauréat - Brevet professionnel 12,5 % 13,7 % 11,9 % 17,4 %
Niveau Bac+2 8,9 % 10,3 % 7,2 % 12,8 %
Niveau supérieur à Bac+2 9,5 % 8,8 % 3,2 % 10,2 %

Avant la révolution industrielle, la majorité des emplois occupés étaient des emplois agricoles puis, à partir de 1746 jusque dans les années 1980, l'industrie occupa une place prépondérante. La crise industrielle laissa place progressivement à des emplois dans le secteur tertiaire qui représente aujourd'hui 41,4 % des emplois mulhousiens. Cette tertiarisation du travail est toutefois inférieure à la moyenne de l'unité urbaine notamment à celle qui a touché le pôle secondaire de Wittenheim, ancienne ville minière.

Emploi par secteur d'activité
Mulhouse intra muros Mulhouse agglomération Pôles secondaires
Wittenheim Rixheim
Agriculture 0,2 % 0,3 % 0,3 % 0,2 %
Industrie 16,9 % 19,5 % 11,8 % 18,0 %
Services - Commerce - Transport 41,4 % 44,5 % 60,5 % 49,7 %
Administration - Enseignement - Santé - Social 36,1 % 29,0 % 21,4 % 25,7 %

Les familles mulhousiennes sont principalement composées de couples avec enfants, on retrouve la même tendance dans le reste de l'agglomération.

Composition familiale
Mulhouse intra muros Mulhouse agglomération Pôles secondaires
Wittenheim Rixheim
Couples avec enfant(s) 43,9 % 44,6 % 48,1 % 42,1 %
Familles monoparentales 19,7 % 14,9 % 14,1 % 12,40 %
Couples sans enfant(s) 36,5 % 40,5 % 37,8 % 45,5 %

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Bourgmestres et maires de Mulhouse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Mulhouse.

La salle du Conseil de l'hôtel de ville contient sur son mur principal un vaste tableau représentant les armoiries de tous les bourgmestres et maires qui se sont succédé à la tête de la Stadtrepublik, de la commune de Mulhausen puis de la commune de Mulhouse, depuis 1347.

Mulhouse Alsace Agglomération[modifier | modifier le code]

Logo de Mulhouse Alsace Agglomération.

Mulhouse Alsace Agglomération est une communauté d'agglomération, soit un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre avec des compétences spécifiques imposées par la loi. Elle existe depuis le 1er janvier 2010 et son président est Jean-Marie Bockel qui fut maire de Mulhouse de 1989 à 2010. Il est appuyé par deux présidents délégués : Jo Spiegel, délégué aux réseaux métropolitains et Olivier Becht, délégué aux relations internationales.

Mulhouse Alsace Agglomération se substitue à trois anciennes intercommunalités. Les 32 communes qui la composent totalisant environ 253 000 habitants, la structure regroupe ainsi les 16 communes de l'ancienne communauté d'agglomération Mulhouse Sud-Alsace, les six communes de l'ancienne communauté de communes de l'Île Napoléon, les six communes de l'ancienne communauté de communes des Collines et les communes d’Illzach, Pfastatt, Galfingue et Heimsbrunn[88]. En 2004, la communauté d'agglomération Mulhouse Sud-Alsace avait déjà intégré 10 communes de l'ancienne communauté de communes du Bassin Potassique. La communauté d'agglomération mulhousienne est passée de 5 à 32 membres entre 2004 et 2010. La commune de Wittelsheim avait, en 2004, choisi de ne pas intégrer la communauté d'agglomération Mulhouse Sud-Alsace lors de la dissolution de la communauté de communes du Bassin Potassique, elle n'a pas souhaité non plus intégrer Mulhouse Alsace Agglomération en 2010. C'est l'unique commune de la banlieue de Mulhouse à être encore dans ce cas. Pourtant fin 2011, par décision de la Commission départementale de coopération intercommunale présidée par le préfet du Haut-Rhin, Wittelsheim se voit obligée de rejoindre Mulhouse Alsace Agglomération en 2012[89]. (Voir la liste des communes plus bas dans la rubrique Pays de la région mulhousienne)

Autres structures intercommunales[modifier | modifier le code]

Arrondissement de Mulhouse[modifier | modifier le code]

Arrondissement de Mulhouse.

Bien que la ville soit de loin la plus peuplée du Haut-Rhin, son rattachement tardif à la République française l'a privée du statut de préfecture. En effet, les limites des départements français furent fixées le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. À cette époque, Mulhouse était une cité-État indépendante. La république de Mulhouse n'a été réunie à la France qu'en 1798. Colmar est donc la préfecture du Haut-Rhin et Mulhouse n'a que le statut de sous-préfecture. L'arrondissement de Mulhouse rassemble une population évaluée en 2009 à 317 300 habitants. Il comprend 73 communes réparties dans 9 cantons :

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Mulhouse.

Le site avant Mulhouse[modifier | modifier le code]

De la Préhistoire à l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Les environs de Mulhouse sont habités depuis le paléolithique mais le site même qu'occupe la ville aujourd'hui ne présentait pas assez d'avantages pour qu'une agglomération s'y constituât. Des restes préhistoriques ont été retrouvés aux alentours de Ferrette, de Bollwiller, d'Eguisheim et dans la grotte d'Oberlag dans le Sundgau. Ils datent du Paléolithique supérieur, en particulier du Magdalénien. Les recherches archéologiques ont détecté une présence humaine sur les collines autour de Mulhouse vers 5000 avant J.-C. Au IIe millénaire av. J.-C., les Celtes arrivèrent en Alsace. L'oppidum du Britzgiberg, situé au sud de Mulhouse fut aménagé par les Celtes au VIIe siècle av. J.-C., durant la période de Hallstatt. Du Ve siècle au Ier siècle av. J.-C., l'Alsace était divisée entre deux tribus celtes : les Séquanes au sud et les Mediomatriques au nord plus ou moins supplantés par les germano-celtes triboques.

La bataille de l'Ochsenfeld[modifier | modifier le code]

Bataille de l'Ochsenfeld opposant Jules César à Arioviste.

La bataille de l'Ochsenfeld se déroula à l'Ouest de Mulhouse et opposa en 58 av. J.-C. l'armée romaine menée par Jules César à une coalition de Germains menée par Arioviste.

Il semble qu'Arioviste traversa le Rhin vers 72 av. J.-C., ainsi que des populations suèves des vallées du Neckar et du Main. Au fil des années, les peuples germaniques traversèrent le Rhin et atteignirent près de 120 000 personnes. Les Éduens et les Séquanes tentèrent d'affronter les Germains mais furent sévèrement battus. Les Séquanes furent les principales victimes de l'invasion germanique. Les Éduens envoyèrent alors des ambassadeurs à Rome réclamer de l'aide, le Sénat romain leur octroya le titre d'« ami du peuple romain ». Jules César, nommé Consul des Gaules en 59 av. J.-C. s'efforça de convaincre le chef germain de suspendre ses interventions en Gaule[96].,[97],[98],[99]. Cependant ce dernier continua de harceler ses voisins gaulois et invita d'autres tribus d'outre-Rhin à le rejoindre en Alsace. Les Éduens et Séquanes en appelèrent à César qui décida de repousser Arioviste, estimant qu'il était dangereux pour l'avenir de la République romaine de laisser les Germains traverser le Rhin en grand nombre. Il pénètra en Alsace en entrant par la trouée de Belfort et affronta Arioviste. Des fouilles entreprises entre Cernay et Wittelsheim ont permis dans les années 1970 de mettre à jour les vestiges d'un camp romain sur la plaine de l'Ochsenfeld[100] mais la localisation précise de la bataille finale reste indéterminée[101]. La bataille vit la victoire des Romains commandés par Jules César, général et proconsul des Gaules, sur le chef suève Arioviste, chassant les Germains de l'autre côté du Rhin. Arioviste, blessé, réussit à repasser le fleuve sur une barque[102], faisant de ce fleuve une frontière naturelle pour les siècles à venir. Ce fut la deuxième bataille majeure de la Guerre des Gaules après celle de Bibracte contre les Helvètes et les Boïens.

L'Alsace romaine[modifier | modifier le code]

À la suite de la bataille de l'Ochsenfeld, l'Alsace fut intégrée à l'Empire romain et romanisée. La Pax Romana s'installa dans un premier temps, il en subsiste de multiples vestiges. Par la suite survinrent de multiples tentatives d'invasions de la part des Germains, notamment des Alamans. En 451 ap. J.-C., l'armée d'Attila (nommé en allemand Etzel) traversa le Rhin et ravagea la région avant de remonter en direction de Strasbourg et Mayence pour se lancer à l'assaut du reste de la Gaule ; elle en fut chassée à la suite de la bataille des champs Catalauniques. Vers le milieu du Ve siècle, les Romains finirent par être définitivement chassés de la plaine d'Alsace où les Alamans s'installèrent, y répandant leur culture, leur langue (l'alsacien, alémanique) et y construisant de nombreux villages.

Le Moyen Âge et l'affirmation de la cité[modifier | modifier le code]

Les Alamans mirent en place une confédération de petits royaumes appelée Royaume d'Alémanie. Alaman signifie « Tous les hommes ». L'Alémanie est christianisée aux alentours du VIIe siècle. Les Alamans furent évincés progressivement par les Francs, puis définitivement en 746 avec le massacre de Cannstatt.

On ne sait pas précisément à quel moment Mulhouse a été fondée, l'incendie de l'hôtel de ville en 1551 fit disparaître la majorité des archives retraçant l'histoire de la ville avant cette date. Les sources externes à la cité sont donc les principales références pour connaître l'histoire de Mulhouse avant la XVIe siècle. Ce mystère a donné naissance à des interprétations légendaires la situant autour d'un moulin à eau et durant un conflit militaire. Une chose est sûre, Mulhouse naquit sur les bords de l'Ill, sur un site sujet aux inondations mais propice à l'installation de moulins à eaux. Une réelle activité économique fut lancée grâce sa position centrale entre Jura, Vosges et Forêt-Noire alliée au potentiel de l'énergie hydraulique dont bénéficie alors la ville. Il y eut de nombreux moulins construits à Mulhouse. La première mention écrite de la ville de Mulhouse date de l'an 803 lorsqu'un certain Achito fit don de propriétés, dont Mulinhuson (« les maisons du ou des moulin(s) »), au monastère de Fulda. La ville se trouva sous l'autorité du Saint-Empire romain germanique dès 962, date de sa création. La ville se développa à partir de deux noyaux dont l'un appartenait aux évêques de Strasbourg et l'autre à la famille Hohenstaufen.

L'abbaye de Saint-Étienne du village de Mulenhusen fut cédée aux évêques de Strasbourg en l'an 1005[A 1]. Les évêques eurent alors un pied dans la ville, ce qui alimenta les rivalités avec les empereurs au sujet du contrôle de la cité. Au début du XIIe, Mulhouse était déjà une cité importante et structurée[A 2]. Les Mulhousiens profitèrent des luttes entre l'Empire et l'évêché au XIIe siècle pour affermir leur autonomie. Dans les rivalités entre les empereurs et les évêques, Mulhouse prit le parti des empereurs. Frédéric II fortifia la cité vers 1223 pour lui permettre de faire face aux attaques répétées. Mulhouse changea plusieurs fois de mains, subissant successivement l'oppression des évêques et l'octroi de libertés par l'empereur qui voyait en elle un allié de poids[A 3]. Cette période trouble correspond au Grand Interrègne. Se sentant menacées par les évêques en 1261, les villes alsaciennes soutinrent Rodolphe de Habsbourg. Les Mulhousiens, alors sous le joug de l'évêque de Strasbourg, ouvrirent les portes de la cité à Rodolphe et entamèrent le siège du château épiscopal. Le siège dura trois mois ; les Mulhousiens prirent alors possession du château, l'incendièrent avant de le raser ; il n'en reste que la tour Nessel et la tour du Diable[A 4]. Avec l'aide de Rodolphe, les Mulhousiens venaient de s'affranchir définitivement de la tutelle des évêques.

Mulhouse, ville impériale[modifier | modifier le code]

En 1275, Rodolphe de Habsbourg, à peine empereur sous le nom de Rodolphe Ier, éleva Mulhouse au rang de ville impériale[A 4] et signa un accord avec les Mulhousiens conférant à la cité le droit de posséder ses fiefs et l'affranchit de toute tutelle étrangère, y compris de celle du landgraviat d'Alsace. La ville ne dépendait dès lors que de l'empereur lui-même représenté par un prévôt impérial. Dans l'attribution des nouvelles libertés, les familles nobles de Mulhouse furent toutefois grandement favorisées, elle disposaient de la majorité absolue au conseil. C'est là que commencèrent les conflits entre les Mulhousiens et la noblesse locale. En 1284, Rodolphe Ier tenta de rétablir la paix entre les deux partis[A 5].

En 1326, la guerre éclata entre les Mulhousiens et la noblesse locale. Les Mulhousiens finirent par prendre de force et réduire en cendre les possessions de la noblesse proches de ses murs[A 5]. En réaction les nobles alliés à Albert II d'Autriche assiégèrent la ville et finirent par s'en emparer. Mulhouse fut pillée[A 6]. Plus au sud, les cités suisses également menacées par le duc d'Autriche et inquiètes de voir Mulhouse tomber envoyèrent leurs troupes en Alsace et en chassèrent Albert II[A 6]. Les autres cités alsaciennes subirent les mêmes troubles et prirent progressivement conscience de la nécessité de s'unir à l'instar des cités suisses[A 7].

La création de la république[modifier | modifier le code]

« Tout ce qui vient de m'être lu et que j'ai bien compris, je veux m'y vouer et conformer fidèlement, honorablement et sans fraude, je le jure avec l'aide de Dieu ! »[B 1]

Phrase prononcée bras tendu successivement par chaque élu mulhousien lors de la prestation annuelle de serment

En 1347, l'empereur Charles IV donna pour ordre que le prévôt ne soit choisi que parmi les bourgeois (dans son sens premier d'« habitant du bourg » synonyme à l'époque d'« habitant de la ville » à l'image de « citoyen » qui désigne à l'origine l'« habitant de la cité »), modifia la représentation au conseil et permit à ce dernier et aux corporations d'élire un bourgmestre[A 8]. Ce Bourgmestre serait à la tête de la cité et ne pourrait être révoqué par l'empereur. Le premier bourgmestre élu fut Jean de Dornach. Mulhouse adopta ainsi un modèle républicain : la République de Mulhouse (en allemand : Stadtrepublik Mülhausen) était née. La subsistance du poste de prévôt impérial jusqu'en 1437 maintint toutefois la tutelle de l'empereur sur la jeune république. En 1354, Charles IV créa la Décapole, Mulhouse en devint dès lors membre. Dans toute l'Europe rhénane, les cités gagnèrent en puissance, s'enrichirent et prospérèrent ; Mulhouse suivit la même évolution. Les nobles se coalisèrent contre les cités. En réaction, les villes de Bavière, de Suisse, de Souabe et du Rhin mirent en place en 1385 une grande coalition dont Mulhouse fit partie[A 9]. Les Suisses écrasèrent en 1386 les troupes autrichiennes lors de la bataille de Sempach[A 10]. En 1395, les Mulhousiens achetèrent à l'empereur Venceslas Ier la suppression du poste de prévôt impérial[103],[A 8],[A 11], l'empereur instaura également l'autonomie fiscale. Tous les pouvoirs d'administration de la cité revinrent alors au conseil et au bourgmestre, élus par les Mulhousiens. S'ensuivit une période de prospérité, les Mulhousiens rachetèrent en 1437 les territoires d'Illzach et de Modenheim ainsi que des territoires attenants ; les faubourgs s'accroissaient. Les nobles des alentours semblaient alors incapables de rivaliser avec la montée en puissance de la cité[A 12].

L'invasion des Armagnacs et l'expulsion des nobles[modifier | modifier le code]

En 1444, l'empereur Frédéric III appela le dauphin Louis, futur Louis XI et ses Armagnacs pour mater les cités suisses sur lesquelles il avait perdu le contrôle. Appelés aussi les Écorcheurs, les Armagnacs dont on parle ici étaient des bandes armées formées d'anciens mercenaires sans emploi qui vivaient de pillages. Les nobles de Haute-Alsace se joignirent à eux. Les Suisses furent défaits à Bâle et les Armagnacs se dirigèrent vers Mulhouse[A 13]. Les Mulhousiens se préparèrent alors au siège, ils accueillirent et armèrent tous les habitants des alentours qui désiraient résister. Ils embauchèrent également des artificiers et tout ce qu'ils trouvèrent comme mercenaires. Tous se réunirent à l'intérieur des remparts après avoir pris le soin de détruire et brûler tout ce qui pouvait être utile à l'ennemi en-dehors[A 13]. Ils prirent également possession du château d'Illzach, y délogèrent les alliés des Armagnacs qui en étaient maîtres et y installèrent une garnison. Les Armagnacs entamèrent le siège et lancèrent le premier assaut le 18 septembre 1444. Ils furent repoussés par les Mulhousiens. Ils tentèrent de faire céder les Mulhousiens à l'usure et lancèrent par la suite trois autres attaques, toutes furent repoussées et les Armagnacs se retirèrent au printemps 1445[A 14]. Toute la région fut ruinée et les nobles, tenus pour responsables de l'invasion, en sortirent affaiblis. Les Mulhousiens voulurent en finir définitivement avec le danger que représentait la noblesse interne à la ville. Ils décidèrent de dissoudre la corporation des nobles et leur demandèrent de se fondre dans les autres corporations. Tous ceux qui ne s'y conformèrent pas furent expulsés. Les nobles quittèrent la ville avec un profond ressentiment qui allait engendrer les hostilités à venir[A 15].

La Guerre des Six Deniers[modifier | modifier le code]

Guerre des Six Deniers - Plainte de Pierre de Réguisheim lue par Thuring III von Hallwyl - Diebold Schilling le Jeune
Guerre des Six Deniers - Combat dans la plaine de l'Ochsenfeld le 6 juillet 1468 - Diebold Schilling le Jeune (1513)

En 1466, l'autonomie de Mulhouse fut menacée par les Habsbourg, soutenus par les nobles du voisinage, qui déclarèrent la guerre à la ville sous un prétexte futile[A 16] : six deniers dus par un meunier mulhousien à un dénommé Hermann Klee, d'où le nom de « Guerre des Six deniers » appelée en allemand : Sechs Plappertkrieg. Ces derniers espéraient se venger des Mulhousiens et retrouver leur contrôle perdu sur la cité. Pierre de Réguisheim déclara la guerre aux Mulhousiens le 18 avril 1466. Les autres seigneurs locaux se joignirent à lui[A 17]. Devant les forces en présence, les Mulhousiens furent abandonnés par les autres villes alsaciennes de la Décapole[A 17] dont la cité faisait partie depuis sa fondation. Dos au mur et décidés à ne pas capituler, les Mulhousiens décidèrent de signer un traité d'alliance militaire avec les cantons suisses de Berne et Soleure en 1466[A 18]. Les trois villes devaient s'apporter un secours militaire mutuel. À côté de ça, les cantons de Schwytz, Uri, Lucerne, Zurich, Zoug et Glaris prirent également le parti des Mulhousiens[A 19]. La cité devint indépendante de facto, ce n'était alors plus l'empire qui assurait sa sécurité. À ce moment, Mulhouse ne se retira pas officiellement de la Décapole ; ses relations avec elle furent toutefois réduites au strict minimum. Les Mulhousiens finirent par ne plus y contribuer financièrement et, avec leurs nouveaux alliés, écrasèrent militairement les nobles. La guerre fut violente. Les cités alsaciennes de Turckheim et de Kaysersberg, effrayées par l'idée de voir les troupes de Mulhouse et des confédérés en Haute-Alsace prirent l'initiative d'aider les Mulhousiens ; elles rasèrent les forteresses d'Eguisheim et de Haut-Hattstatt et tuèrent Hermann Klee. Face aux forces en présence, les nobles signèrent un traité de paix et Pierre de Réguisheim dut dédommager les Mulhousiens[A 20].

La noblesse humiliée choisit alors une autre stratégie, celle de jouer sur l'impopularité des Mulhousiens auprès des habitants des alentours[A 21]. L'offensive militaire mulhousienne avant le traité de paix causa en effet de nombreux morts et dégâts sur les terres appartenant à la noblesse. Celle-ci décida de déclarer la guerre de plus belle. Illzach et Modenheim furent pillées et réduites en cendres par les nobles[A 22]. Les Mulhousiens réagirent en saccageant et incendiant les propriétés seigneuriales voisines. L'empereur Frédéric III du Saint-Empire ne parvint pas à faire cesser le conflit[A 22]. Fribourg, Neuenburg et Brisach déclarèrent à leur tour la guerre aux Mulhousiens et s'allièrent aux nobles. Le Landvogt autrichien Thyring de Hallwyl s'unit également à eux. Une importante armée assiégea Mulhouse[A 23]. La ville fut encerclée. À ce moment-là, les confédérés décidèrent une offensive de grande ampleur pour venir en aide aux Mulhousiens. Ils envoyèrent une armée composée de plusieurs dizaines de milliers d'hommes en Haute-Alsace, les Bernois fournissant le plus gros contingent. Les nobles, les Autrichiens et leurs alliés furent écrasés et Mulhouse secourue[A 24]. L'offensive dura quinze jours. Les Mulhousiens et leurs alliés mirent à feu et à sang toute l'Alsace ainsi que la Forêt-Noire[A 25]. Les dégâts furent considérables, plus d'une centaine de villages étant complètement rasés sur les terres seigneuriales. Plus d'une dizaine de forteresses dans lesquelles les nobles s'étaient retranchés furent assiégées, tombèrent et furent détruites. La victoire des Mulhousiens et de leurs alliés fut sans appel. Sigismond d'Autriche dut signer en 1468 le traité de paix de Waldshut, qui reconnaissait les franchises et libertés dont bénéficiaient les Mulhousiens et leurs alliés. Il fut également contraint de dédommager financièrement les cités concernées[A 26]. À la suite des violences commises, la tension entre les Mulhousiens et le reste des habitants de Haute-Alsace demeura très vive.

L'alliance avec la confédération[modifier | modifier le code]

Ulrich Zwingli, peinture à l'huile de Hans Asper, 1531 - Kunstmuseum Winterthur

À la suite de la Guerre des Six Deniers, Mulhouse conclut en 1515 une alliance définitive avec les cantons suisses afin de garantir une paix durable ainsi que le respect de sa souveraineté[104],[B 2] : elle se retirait ainsi de la Décapole. La cité devenant par conséquent une république libre et indépendante sans aucun lien politique avec le reste de l'Alsace, son destin allait rester distinct de celui de la région pendant plusieurs siècles. Parce qu’elle était alliée à la Confédération Suisse, Mulhouse fut épargnée par les conflits environnants, tels la Guerre de Trente Ans, qui frappa violemment la région. Mulhouse servit alors de refuge aux habitants des alentours. En 1629, la peste se déclara dans la ville, qui était alors surpeuplée et, en 1638, le nombre de réfugiés fut bien supérieur à celui des Mulhousiens. En 1648, par le traité de Westphalie, l'Autriche céda au royaume de France une partie de l'Alsace, principalement le sud de la région. La République de Mulhouse, exclue du conflit, conserva son statut de ville indépendante mais se retrouva enclavée dans les terres du Royaume de France. Le 26 août 1728, le mathématicien, physicien et astronome Johann Heinrich Lambert naquit à Mulhouse.

La Réforme zwinglienne[modifier | modifier le code]

À partir de 1523 et après d'importants débats et divisions, Mulhouse adhéra à la Réforme qui s'opéra par étapes jusqu'au colloque de Berne en 1528[105], ce dernier finalisant la réforme en 1529 avec l'établissement complet et exclusif du culte protestant[106]. Les catholiques ainsi que les Juifs furent chassés de la ville. Ces derniers s'établirent essentiellement à Dornach. Les Mulhousiens se rangeaient derrière les thèses d'Ulrich Zwingli à l'instar de plusieurs cités alémaniques de la confédération. Les Habsbourgs dont les territoires enclavaient la cité restèrent fidèles à l'Église catholique romaine, la cité devint donc une enclave réformée. Des lois strictes d'inspiration religieuse furent promulguées, le blasphème et la consommation d'alcool interdits et réprimés, les relations homme-femme rigoureusement encadrées.

Le rayonnement de la ville sous l'ère industrielle[modifier | modifier le code]

Une industrialisation précoce[modifier | modifier le code]

La Révolution industrielle à Mulhouse commence au milieu du XVIIIe siècle, avant sa Réunion à la France. La Stadtrepublik est alors une petite enclave protestante dans le Royaume de France de Louis XV. En 1746, la première manufacture d'indiennes, Koechlin Schmaltzer Dollfus & Cie, est créée dans la rue de la Loi par trois jeunes Mulhousiens : Koechlin (27 ans), Schmaltzer (25 ans) et Jean-Henri Dollfus père (22 ans). Ce sera un formidable succès. C'est le début du développement industriel de la ville, qui ne compte alors que 4 000 habitants[B 3]. La production d'indiennes était interdite dans le Royaume de France par l'édit du 26 octobre 1686. En 1753, le Grand Conseil de la République de Mulhouse statue sur le cas des manufactures d'indiennes et autorise le secteur industriel à déroger au système des corporations qui constitue pourtant le socle des institutions républicaines de la cité. La Commission des fabriques est mise en place pour encadrer le secteur. En 1756, les 3 associés se séparent pour se mettre chacun à leur compte. Jean-Henri Dollfus crée alors Dollfus-Vetter & Cie qui deviendra Dollfus-Mieg & Cie (DMC) en 1800. Quand en 1759, le conseil d'État du Royaume de France légalise les indiennes, l'industrie mulhousienne a déjà pris une avance considérable sur l'industrie française. En quelques années, la petite cité artisanale que Mulhouse était encore au XVIIIe siècle fut profondément transformée. Le développement de Mulhouse peut être comparé à celui d'une ville champignon, stimulé par l'expansion de l'industrie textile (draperie) et du tannage, puis par les industries chimiques et mécaniques à partir du milieu du XVIIIe siècle. Mulhouse entretient alors des relations privilégiées avec la Louisiane, d'où elle importe du coton, ainsi qu'avec le Levant. Des techniques diverses se développent, la ville innove, devenant un important lieu de stimulation intellectuelle dans le domaine social et dans celui des sciences et techniques.

C'est également durant cette période faste de la République de Mulhouse, qu'en 1772, Johann Heinrich Lambert invente plusieurs systèmes de projection cartographique dont la projection conique conforme de Lambert et la projection azimutale équivalente de Lambert[107].

La Réunion à la France[modifier | modifier le code]

En 1798, le Grand Conseil de la République de Mulhouse vote son rattachement à la toute jeune république française, après un blocus de l'armée française, qui voulait mettre fin aux privilèges fiscaux et douaniers hérités de l'Ancien Régime. Le rattachement a lieu le 3 janvier 1798, à l'époque du Directoire. La fête de la « Réunion » se déroule le 15 mars de la même année. Lors de cette fête, les symboles de l'indépendance séculaire de la République sont détruits (épée de justice brisée en plusieurs morceaux, canons de l'Arsenal saisis). À cette date, la population a déjà augmenté de 50 % par rapport à 1746, les Mulhousiens sont au nombre de 6 000. La cité repose sur des bases industrielles solides, elle contribuera de manière spectaculaire au développement de l'industrie française. La Stadtrepublik Mülhausen devient ainsi la commune française de Mulhausen.

Le Manchester français[modifier | modifier le code]

Nicolas Koechlin (1781 – 1852)
Gare de Mulhouse en 1842

Ce rattachement accéléra le processus d'industrialisation en supprimant les barrières douanières qui handicapaient le commerce. Durant tout le XIXe siècle, l'industrie se développa et se diversifia : le textile, qui resta dominant, suscita pour ses besoins la création d'industries mécaniques et chimiques. En 1798, la communauté juive de Dornach rédige le Memorbuch du même nom. Il contient des prières en la mémoire des victimes des persécutions en Allemagne, en Autriche, en Bohème, en Espagne, en Pologne et en Hollande[108]. En 1803, les catholiques et les juifs peuvent à nouveau s'installer dans la ville. En 1804, le creusement du canal du Rhône au Rhin débute, il traverse Mulhouse en 1812 et permettra d'alimenter facilement la ville en charbon. La même année, la première machine à vapeur de la région est acquise par DMC, par la suite les industries mulhousiennes encourageront systématiquement l'innovation en bénéficiant ainsi des technologies les plus avancées de l'époque. Cette culture de l'innovation, qui sera un des piliers du modèle mulhousien, permettra aux entreprises de la cité de maintenir sans cesse une avance sur leurs concurrents internationaux[109] . En 1826, André Koechlin monte une fonderie et se lance dans la construction mécanique en créant André Koechlin & Compagnie (AKC), l'ancêtre de la SACM et d'ALSTHOM (devenue Alstom). La même année Josué Heilmann invente la lanterne bobineuse. En 1827 ce dernier et son épouse mettent au point le premier métier à broder à 20 aiguilles. La Société industrielle de Mulhouse (SIM) est fondée le 20 avril 1826. La construction du Nouveau Quartier débute également en 1827. La Compagnie du chemin de fer Mulhouse à Thann est créée en 1837 par Nicolas Koechlin[110], et la ligne de chemin de fer Mulhouse-Thann voit le jour en 1839. En 1838, il crée également la Compagnie du chemin de fer de Strasbourg à Bâle, qui construit la ligne Strasbourg-Bâle ; cette dernière sera achevée en 1846. À cette date, Mulhouse compte 45 filatures[111]. En 1843, la première peigneuse mécanique au monde voit le jour, inventée par Josué Heilmann, elle va révolutionner l'industrie textile. La même année, Jean-Baptiste Schacre est nommé architecte-voyer, c'est à lui qu'on doit notamment la construction de la synagogue de 1847 à 1849, la construction de l'église catholique Saint-Étienne de 1855 à 1860, la couverture de la Sinne de 1856 à 1866 et la transformation profonde du temple protestant Saint-Étienne de 1859 à 1869. En 1848, la commune de Mulhausen francise son nom pour devenir officiellement la commune de Mulhouse. Dans le sillage des journées révolutionnaires de février, le gouvernement provisoire de la IIe République promulgue en mars 1848 un décret portant création de comptoirs nationaux d'escompte dans les grandes villes du pays. Le Comptoir national d'escompte de Paris naît le 4 mars, celui de Mulhouse, le 8. Les deux comptoirs nationaux d'escompte seront fusionnés par la suite pour former la Banque nationale de Paris (BNP) qui fusionnera à son tour le 23 mai 2000 avec Paribas pour devenir le groupe bancaire français BNP Paribas. À cette époque, il s'agit de redonner vie à l'économie après la récession de 1847 en ranimant le crédit. Les comptoirs d'escompte, banques locales de crédit, sont des établissements au statut original, véritables sociétés mixtes avant la lettre puisque l'État et les municipalités nomment les dirigeants et apportent leur garantie en fournissant les deux tiers du capital[112].

Le modèle mulhousien[modifier | modifier le code]

Schéma descriptif du modèle mulhousien

Le modèle mulhousien repose sur trois piliers, un patronat protestant paternaliste, le prédominance du couple innovation/formation dans le développement technique et la recherche d'un équilibre social. Jusqu'à l'annexion allemande, tous les bourgmestres et maires sont protestants et proches ou issus du patronat. La Société industrielle de Mulhouse (SIM) et la Société mulhousienne de cités ouvrières (SOMCO) sont créées respectivement en 1826 et en 1853. Le 1er mars 1822, l'école de chimie est fondée[113], ce qui en fait historiquement la première de France. La recherche de l'équilibre social s'accentue encore après les événements du 26 juin 1847 aussi appelés le Bäckefest (littéralement la « Fête du pain »), l'augmentation du prix des vivres amenant les ouvriers à se révolter. Les émeutes se finissent dans le sang avec l'intervention de l'armée, elles marqueront les esprits profondément.

L'empire allemand[modifier | modifier le code]

L'actuelle place de la République vers 1890

En septembre 1870, les Badois occupèrent Mulhouse. La ville fit ensuite partie, comme l'Alsace tout entière, de l'Empire allemand jusqu'en 1918. Les Mulhousiens, comme tous les Alsaciens, eurent à choisir entre quitter la région ou accepter de devenir allemands. Les autorités allemandes appelèrent la ville Mülhausen im Elsass pour la distinguer d'autres localités éponymes dont notamment Mülhausen en Thuringe. De 1871 jusqu'au 11 novembre 1918, l'Alsace était donc sous administration allemande, conformément au traité de Francfort dont les clauses avaient été votées à une large majorité par l'Assemblée Nationale en 1871. La caserne Lefèbvre fut construite en 1874, en 1889 ce fut au tour de la caserne Barbanègre de sortir de terre. Suivirent les casernes Coehorn en 1891 et Drouot en 1906. L'actuel tribunal de Grande Instance fut construit en 1877 tandis que l'actuel tribunal d'Instance le fut entre 1899 et 1902. La première ligne de tramway fut inaugurée le 24 mai 1882, elle reliait la Porte-Jeune à Dornach. Eugène Clemessy transforma, en 1900 durant ses loisirs, un vieux moulin près de Brunstatt en centrale électrique qui allait alimenter plusieurs communes. Pressentant l’avenir de cette source d’énergie, il fonda en 1908 les établissements Clemessy. La découverte de gisements de potasse en 1904 par Amélie Zurcher et Joseph Vogt amena un nouvel essor et propulsa tout le nord de l'agglomération dans l'exploitation minière. La société minière Gewerkschaft Amélie fut créée le 13 juin 1906. Le 22 avril 1908, le premier puits fut foré et l'exploitation industrielle commença en 1910. Le 1er juillet 1902, Wilhelm Weiller naquit à Mulhouse, issu d'une famille juive de la ville qui résidait alors rue de Zurich[114]. Naturalisé américain sous le nom de William Wyler en 1928, il allait réaliser Ben-Hur, qui remporta onze Oscars en 1960, lui conférant le record du film le plus primé de l'Histoire du cinéma[115]. L'entreprise de construction automobile et aéronautique Aviatik Automobil und Flugapparatefabrik fut fondée en 1910 par Julius Spengler. En 1913, le Mulhousien Alfred Werner obtint le prix Nobel de chimie pour, entre autres, des travaux en chimie inorganique[116]. Il fut le premier à recevoir un prix Nobel pour des travaux en chimie inorganique et le seul jusqu’à 1973. En 1914, lorsque la Première Guerre mondiale éclata, Aviatik fut transféré à Fribourg-en-Brisgau, de l’autre côté du Rhin.

À la une de L'Aurore, « J'Accuse…! » d'Émile Zola
Article détaillé : Affaire Dreyfus.

À cette époque, un Mulhousien va diviser la France. Alfred Dreyfus9 octobre 1859 à Mulhouse est le dernier des neuf enfants de Raphaël Dreyfus[117], industriel mulhousien, et de Jeannette Libmann-Weill, qui habitent rue du Sauvage. Sa famille opte pour la nationalité française après l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne, et s'installe à Paris. Élève à l'École polytechnique et de l'École de Guerre, il est attaché à l'état-major de l'armée au Ministère de la Guerre comme capitaine-stagiaire et affecté au célèbre deuxième bureau chargé du renseignement (c'est-à-dire de l'espionnage) dirigé par un autre Mulhousien, Jean Sandherr, antisémite convaincu, lui-même secondé par le commandant Henry. Ayant le tort d'être Alsacien et de confession juive, il fut accusé d'avoir livré aux Allemands des documents secrets et condamné au bagne à perpétuité pour trahison. Il fut déporté sur l'île du Diable.

Certaine de l'incohérence de cette condamnation, la famille du capitaine, derrière son frère Mathieu, tenta de prouver son innocence, relayée en janvier 1898, par Émile Zola, qui publia J'Accuse…!, plaidoyer dreyfusard qui entraîna le ralliement de nombreux intellectuels. Un processus de scission en deux de la France s'amorça, processus qui se prolongea jusqu’à la fin du siècle, alimentant des émeutes antisémites en France et ébranlant la République jusqu'à la réhabilitation du capitaine. Dreyfus fut également défendu ardemment par Auguste Scheurer-Kestner, sénateur, industriel chimiste et mulhousien également. Ce dernier mourut le 19 septembre 1899, le jour même de la signature de la grâce de Dreyfus par le Président Loubet.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les batailles de Mulhouse et de Dornach eurent lieu du 7 au 24 août 1914. Le 7 août 1914, le général français Louis Bonneau (1851-1938) reçut l'ordre d'entrer en Haute Alsace et, dès le lendemain, les Français firent leur entrée dans la ville. Mais le repli allemand n'était que provisoire et, le 9 août, une contre-attaque fut déclenchée à partir du nord et de l'est de la ville. Une violente bataille dura toute la nuit, obligeant les troupes de Bonneau à quitter la ville dès le lendemain. Malgré une nouvelle offensive française (16-19 août), marquée par de violents affrontements devant Dornach et un éphémère retour à Mulhouse, les Allemands reprirent durablement la ville dès le 24 août : les troupes françaises ne purent en effet revenir avant le 17 novembre 1918. Quant aux civils, ils souffrirent des prises d'otages effectuées par les deux camps belligérants et se divisèrent entre « immigrés » allemands favorables au Kaiser et « autochtones » francophiles.

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le « Nouveau Quartier » durant l'entre-deux-guerres.

En novembre 1918, alors que l'Allemagne était en train de perdre la guerre, des insurrections éclatèrent parmi les soldats qui s'inspirèrent du modèle soviétique pour mettre en place des « conseils ». À Mulhouse, un « camarade Gallem » fut le porte-parole d'un éphémère « conseil des soldats » (9-10 novembre), bientôt imité par une tentative tardive de conseil d'ouvriers (13 novembre). La réaction de la bourgeoisie et du maire Cossmann, qui mit en place une milice bourgeoise, puis l'entrée en ville des soldats français mirent fin à cette agitation révolutionnaire. Le 17 novembre 1918, Mulhouse redevient française. Dans le nord de l'agglomération, les puits des mines de potasse allemands furent confisqués par l'État français. En 1924, toutes les mines de potasses furent nationalisées, elles devinrent alors une entreprise d'État, les Mines de Potasse d'Alsace (MDPA).

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Soldats allemands et policier français (1940).

De 1940 à 1944 la ville de Mulhouse fut, comme le reste de l'Alsace, annexée de facto au Troisième Reich. L'incorporation de force y fut décrétée. Dans la soirée du 20 novembre 1944, les blindés de la 1re Division Blindée du général Jean Touzet du Vigier, précédés par le Combat Command 3 du colonel Jean-Charles Caldairou, entrèrent dans la ville qui fut définitivement libérée le 24 novembre et revint à la France. Mulhouse subit d'importantes destructions en 1944.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

La crise industrielle des années 1970-1990[modifier | modifier le code]

L'industrie était le principal moteur de l'économie mulhousienne, elle fut durement touchée par le choc pétrolier de 1973. C'est dans ce contexte que s'acheva la construction du plus haut gratte-ciel de la ville : la Tour de l'Europe, mise en chantier quatre ans plus tôt. Elle est l'œuvre de François Spoerry. Le Groupe DMC fut profondément restructuré en 1975[118]. Cinquante usines furent fermées ou cédées à travers le monde et dix mille emplois supprimés. En 1977, les Frères Schlumpf, qui avaient racheté plusieurs entreprises textiles de la région mulhousienne, se retrouvèrent en difficulté financière. Un grave conflit social éclata, mené par des syndicalistes. Les frères Schlumpf furent séquestrés pendant trois jours dans leur villa. Ils fuirent sous la protection de la police et des autorités et se réfugièrent à Bâle, en Suisse. Le 7 mars 1977, des syndicalistes et quelques ouvriers des frères Schlumpf formèrent un commando et pénétrèrent sans autorisation dans l'usine qu'ils souhaitaient occuper. Dans les locaux, ils découvrirent un trésor stupéfiant, la collection Schlumpf, qui n'est rien d'autre que la plus grande collection automobile jamais constituée. C'est l'affaire Schlumpf[119]. Durant les années de plomb, la colère étant forte dans les milieux ouvriers violemment frappés par la crise, certains éléments se radicalisèrent, l'activisme violent toucha toute l'Europe. Le 19 octobre 1977, le corps sans vie d'Hanns-Martin Schleyer, représentant du patronat allemand, fut retrouvé assassiné d'un balle dans la nuque dans le quartier du Rebberg, bastion du patronat mulhousien. Il avait été enlevé le 5 septembre de la même année à Cologne par la Fraction armée rouge[120]. Le 19 octobre, le groupe envoya ce message au quotidien Libération :

« Après 43 jours, nous avons mis fin à l'existence misérable et corrompue de Hanns-Martin Schleyer. Schmidt, qui dans son calcul a depuis le début spéculé avec la mort de Schleyer, peut en prendre livraison rue Charles-Péguy à Mulhouse. Sa mort est sans commune mesure avec notre douleur après le massacre de Mogadiscio. Nous ne sommes pas étonnés par la dramaturgie fasciste des impérialistes pour détruire les mouvements de libération. Le combat ne fait que commencer. Commando Siegfried Hausner »

En 1979, le deuxième choc pétrolier s'abattit sur l'industrie mulhousienne. La crise du textile qui touchait l'Europe, mise en concurrence avec des pays asiatiques à faible coût de main-d'œuvre, ajouta une difficulté supplémentaire. En 1981, DMC procéda à une nouvelle vague de licenciements et supprima 10 % des ses effectifs en France. En 1983, Manurhin réalisa un vaste plan de licenciements[121]. Le 30 octobre 1984, la SACM textile procéda également à des licenciements massifs. En 1986, l'entreprise fermait. De manière générale, toute l'activité textile qui avait fait la prospérité de Mulhouse s'effondra. À partir de la deuxième moitié du XXe siècle, les mines de potasse allaient progressivement cesser leur activité dans la banlieue Nord. Le chômage augmenta dans toute l'agglomération. Les difficultés sociales se multiplièrent. Signe d'un malaise social profond entre 1997 et 2002, la délinquance augmenta de 19,89 % dans le département[122]. En 1962, l'usine PSA de Mulhouse s'installa dans la banlieue Est à Sausheim, au milieu de la forêt de la Hardt ; sa présence et celle de ses sous-traitants permit alors d'atténuer l'effet de la crise sur l'emploi ouvrier. En 1965, l’aventure “export” débuta (Cameroun, Tchad, Guinée, Gabon, Pakistan, URSS) pour Clemessy qui, de plus, signa en 1969 un contrat avec le CNES, en Guyane, pour participer aux installations du centre spatial guyanais de Kourou. En 1975, sa participation au programme nucléaire français permit d’asseoir la notoriété de l’entreprise mulhousienne, le groupe comptant alors 2 200 personnes. En 1982, le CNES lui confia, en consortium international, l’informatique industrielle du contrôle-commande du remplissage de la fusée Ariane et de la séquence synchronisée du compte à rebours.

La mutation[modifier | modifier le code]

La crise industrielle a toutefois été en partie anticipée par les pouvoirs publics. Pour développer l'économie de la connaissance, l'Université de Haute Alsace (UHA) fut créée le 8 octobre 1975, regroupant plusieurs anciennes écoles de Mulhouse, notamment l'École de chimie, l'École textile et l'Institut universitaire de technologie, qui devinrent des composantes de l'Université. La Faculté des sciences économiques, sociales et juridiques de Mulhouse (FSESJ) fut créée en 1986 comme composante de l'UHA, la FSESJ absorbant par la suite l'École Internationale d'Achat (EIA), l'IUP de Science de Gestion, et l'École de Spécialisation à la Vente (ESV) avant de s'installer dans les locaux emblématiques de La Fonderie en 2007.

Dans le secteur culturel, le Musée français du chemin de fer vit le jour en 1971, devenant le plus grand musée ferroviaire européen. La Collection Schlumpf ouvrit au public en 1982 sous le nom Musée national de l'automobile. Le musée EDF Electropolis ouvrit en 1996. Ils s'ajoutaient à l'ancien musée de l'impression sur étoffes pour faire de Mulhouse le premier pôle européen des musées techniques. Le Parc Expo fut inauguré la même année.

En 1984, le parc de la Mer Rouge (Technopole de Mulhouse) fut créé pour accueillir des entreprises de technologies de pointe, il devint le siège du consortium Rhénatic. Le parc des Collines est une zone franche urbaine accordant de larges exonérations fiscales aux entreprises qui s'y installent et embauchent des personnes résidant en zone urbaine sensible (ZUS).

Entre 2002 et 2006, la délinquance diminua de 20,67 % dans le département[123], cette baisse se poursuit en 2007[124], 2008[125] et 2009[126], les crimes et délits baissant ainsi respectivement de 13,36 % (2007), 6,85 % (2008) et 4,06 % (2009) sur l'année tandis que la délinquance de proximité diminuait respectivement de 31,10 % (2007), 17,8 % (2008) et 7,52 % (2009).

La chute massive de l'emploi industriel fut en partie compensée par l'augmentation de l'emploi tertiaire[127]. Plusieurs quartiers furent réhabilités, d'anciennes casernes et friches industrielles reconverties. À partir des années 1980-1990, de vastes zones industrielles et commerciales furent développées dans la banlieue de Mulhouse, notamment à Wittenheim/Kingersheim, Île Napoléon et Morschwiller-le-Bas. Au début des années 2000, un nouveau quartier fut créé de toutes pièces : le Nouveau Bassin, qui inclut un multiplexe et la salle de spectacle La Filature. De nouveaux accès en voie rapide furent créés. La ville se lança dans la construction d'un tramway en 2003, ce vaste chantier transformant des pans entiers de la ville et permettant de soutenir l'emploi et la formation. Trois lignes de tramway virent le jour entre 2006 et 2010. À ces dernières s'ajouta le premier tram-train interconnecté de France mis en service à la fin de l'année 2010, ce dernier permettant de relier l'ex-Manchester français à un autre ancien pôle industriel du sud-Alsace : la vallée de la Thur.

Fin 2011, la première phase du TGV Rhin-Rhône est achevée. Pour accueillir le TGV, le site de la Gare Centrale est réaménagé. lors de ces travaux un nouveau quartier d'affaires est construit sur le site . Entre 2011 et 2016, le centre-ville subira une profonde mutation qui visera à lui rendre son attractivité, touchant aussi bien le commerce que l'habitat et les espaces publics.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

D'un point de vue architectural, Mulhouse est une ville qui détonne dans le reste de l'Alsace. Les maisons aux murs peints, ornés de fresques, les manoirs et les maisons de villes bourgeoises utilisant la brique supplantent le traditionnel colombage alsacien. Ce développement urbain particulier provient de son histoire marquée par son statut politique et ses liens avec les cités suisses. De même, la croissance urbaine extrêmement rapide au XIXe siècle, la faisant passer du statut de bourg à celui de ville importante en quelques décennies seulement, eut raison de nombreux édifices médiévaux. Le XIXe siècle marque l'âge d'or de la cité. Les anciennes douves furent voûtées et les fortifications abattues. Le Nouveau Quartier fut construit avec ses maisons à arcades de style Empire, où toutes les rues convergent vers la place de la République. La cité-jardin (quartier de la Cité) fut bâtie selon un plan hippodamien. Les maisons de maître se développèrent sur la colline du Rebberg. Le passage du Théâtre est couvert. Mais la guerre de 1870 et l'annexion allemande freinent un moment le rayonnement de Mulhouse. Il s'ensuit une volonté d'urbanisme plus rationnel, de nombreux édifices publics et la création de réseaux modernes (eau, tramway, électricité…) sont réalisés sous l'ère de l'empereur Guillaume II. À partir de 1904, le Nord de l'agglomération se lance dans l'aventure de la potasse, des dizaines de quartiers sortent de terre et forment de vastes cités minières. Les conflits mondiaux qui ont émaillé le XXe siècle ont également apporté leur lot de destructions en frappant lourdement la cité. Mulhouse conserve toutefois un patrimoine industriel unique et diversifié, c'est la 8e ville de France pour la fréquentation de ses musées[128], grâce notamment à ses musées techniques dont plusieurs sont d'envergure mondiale.

Le centre historique[modifier | modifier le code]

La Place de la Réunion[modifier | modifier le code]

La place de la Réunion est la place centrale de Mulhouse. Elle donne sur les rues Mercière, de la Lanterne et Henriette ainsi que sur le passage de l'hôtel de ville. Elle est bordée par le temple Saint-Étienne, l’hôtel de Ville, la maison Mieg, l'ancienne corporation des tailleurs et la place Lambert. On y trouve une fontaine surmontée de la statue du hallebardier. Le terme Réunion fait référence au rattachement de la République de Mulhouse à la République française le 15 mars 1798.

Place de la Réunion, le cœur historique de Mulhouse, avec l'ancien hôtel de ville et la maison Mieg.

L'ancien hôtel de ville - musée historique[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de ville de Mulhouse

L'Hôtel de Ville date du XVIe siècle et accueille le musée historique de Mulhouse. Ce dernier, en accès libre, retrace l'histoire de l'ancienne République. Détruit par un incendie en 1551, l'Hôtel de Ville datant de 1432 est reconstruit dès 1552 sur les fondations du bâtiment précédent. Les travaux ont été supervisés par le Bâlois Michel Lynthumer. De passage à Mulhouse en 1580, Montaigne qualifie l’édifice de « palais magnifique et tout doré ». En 1698, Jean Gabriel reprend l’ensemble des décors en trompe-l’œil. Ces décors seront plusieurs fois restaurés et modifiés au cours des siècles en 1779, 1846, 1893, 1966 et 1988. L’aspect du bâtiment a lui aussi évolué : parmi les travaux d’aménagement, on peut citer la construction de la galerie arrière en 1637 et la surélévation du second étage en 1778. Les décors extérieurs de l'hôtel de ville, peints en trompe-l’œil, représentent des figures allégoriques, symboles du bon gouvernement et de la justice, mais également les armoiries des cantons suisses dont Mulhouse était jadis l’alliée. L’escalier couvert à double volée est légèrement décentré. La référence culturelle proposée par le décor du bâtiment est celle de la Rome antique. Dans le vestibule du premier étage, sous un plafond peint de rinceaux et de figures d’empereurs, un grand buffet-dressoir et un lavabo datent du XVIe siècle. Dans la salle du Grand Conseil, l’attention est sollicitée de tous les côtés : plafond à caissons, fenêtres à meneaux et colonnes sculptées, coffre-fort, décors peints (armoiries des cantons suisses, blasons des bourgmestres), vitraux etc. Le bâtiment est classé monument historique depuis le 21 juillet 1961.

Le Klapperstein[modifier | modifier le code]

Le klapperstein: la « pierre des bavards »

On trouve une reproduction du Klapperstein sur le côté droit du bâtiment de l'Hôtel de Ville. Cette pierre suspendue à une chaîne représente une tête humaine les yeux grand ouverts et tirant la langue. C'est la « pierre des bavards » (traduction de l'allemand Klapperstein), dont l'original, qui pèse 12 kg se trouve au musée historique de la ville. Autrefois elle était réservée à la punition des personnes médisantes qui étaient condamnées au supplice de la pierre. Ces dernières devaient traverser la ville, la lourde pierre pendue à leur cou en chevauchant un âne. Ce supplice a eu cours jusqu'à la réunion de Mulhouse à la France[129]. Cette peine remplaçait de manière symbolique une peine plus forte en usage au Moyen Âge: la lapidation, qui était abolie à Mulhouse[130].

Texte original inscrit en allemand sur la façade
Traduction française
Zum Klapperstein bin ich gennant,

Den boeszen Maeulern wohl bekannt,
Wer Lust zu Zank und Hader hat,

Der musz mich tragen durch die Stadt.
Je suis nommée la « pierre des bavards »,

Bien connue des mauvaises langues ;
Quiconque prendra plaisir à la dispute et à la querelle,

Me portera à travers la ville.

Le temple protestant Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

le temple Saint-Étienne

Avec une hauteur de 97 mètres, le temple Saint-Étienne de Mulhouse est le plus haut monument protestant de France. Il est situé sur la place de la Réunion. Le temple Saint-Étienne est d'origine ancienne. Un nouvel édifice roman est consacré en 1186. En 1351, le chœur est reconstruit dans le style gothique. Les collatéraux sont reconstruits en 1504. La tour est surélevée en 1510 et dotée d'un bulbe baroque en 1707. En 1523, le culte catholique laisse la place au culte réformé. Au milieu du XIXe siècle, le conseil municipal décide de construire un nouvel édifice. Les plans néo-gothiques sont réalisés par l'architecte Jean-Baptiste Schacre. La flèche est inspirée de celle de la collégiale de Thann et, plus généralement, des flèches des édifices de style gothique rhénan. La première pierre est posée en 1859. L'inauguration officielle de l'édifice a lieu en 1866. L'édifice a conservé des stalles de 1637. L'orgue de la manufacture Walcker de Ludwigsbourg date de 1866 et comprend depuis son agrandissement en 1953 un total de soixante-dix jeux. Le petit orgue de chœur de la manufacture Guerrier de Willer date de 1978. La haute tour abrite la plus grande sonnerie de cloches protestante en France, coulée en 1867 à Zurich. L'édifice est classé monument historique depuis le 27 juillet 1995.

La maison Mieg[modifier | modifier le code]

La maison Mieg

La maison Mieg est une demeure bourgeoise datant de la deuxième moitié du XVIe siècle, durant la période historique de la Renaissance. Elle borde la place de la Réunion et est reconnaissable à sa tourelle. C'est la maison la plus spacieuse de la place. Les fenêtres du premier étage, ainsi que les fausses pierres en trompe-l'œil peintes sur la façade, s'inspirent du style architectural de l'Hôtel de Ville. La maison Mieg, dans sa configuration actuelle, date des années 1560 et a sans doute été construite par Valentin Fries. La tourelle est surélevée en 1639 et le propriétaire de l'époque, Louis Witz, y a apposé son blason. Le nom de maison Mieg lui a été donné car elle a appartenu par la suite à la famille Mieg, des industriels mulhousiens, qui l'occupèrent jusqu'en 1840. C'est d'ailleurs à Mathieu Mieg qu'on doit les peintures murales en trompe-l'œil qui ornent la façade. Cette dernière, ainsi que toute la toiture, a été inscrite sur la liste des monuments historiques dès 1929. L'intérieur, ainsi que les décors anciens, ont eux été inscrits le 17 janvier 1994.

La pharmacie au Lys[modifier | modifier le code]

Les plus anciens propriétaires connus du bâtiment (47° 44′ 49″ N 7° 20′ 16″ E / 47.747, 7.3378 (Pharmacie au Lys de Mulhouse)) remontent à la fin du Moyen Âge, plus précisément à l'année 1464. En 1634, un certain Henri Risler, qui est alors drapier, le rachète. Il fait alors subir à la bâtisse une profonde rénovation ainsi qu'un agrandissement. Cette année-là, l'épidémie de peste fait rage dans la ville. On est alors en pleine guerre de Trente Ans et Mulhouse, épargnée par la guerre grâce à son statut de république indépendante, devient surpeuplée, ce qui favorise l'épidémie. La cité sert en effet de refuge aux populations de la région victimes de la guerre. On peut voir la date de cette rénovation inscrite au-dessus de la porte qui débouche sur la rue des Bouchers accompagnée des initiales d’Henri Risler et de celles de sa femme Catherine Hartmann. En 1649, le bâtiment est racheté par Jean-Henri Engelmann. Ce dernier décide d'y établir une officine d’apothicaire. Les apothicaires jouent à cette époque le même rôle que les pharmaciens actuels dont ils sont les précurseurs. Depuis cette date l’immeuble abrite une pharmacie et cela sans interruption. À l'intérieur, le plafond de l’officine est décoré de peintures datant du XVIIe siècle.

La synagogue[modifier | modifier le code]

La synagogue de Mulhouse est le principal lieu de culte juif de Mulhouse. Avant la réunion de Mulhouse à la France en 1798, seul le culte protestant était autorisé à l'intérieur des murs de la cité, les catholiques et les juifs n'avaient en théorie pas le droit d'y résider. Les juifs de l'agglomération étaient donc essentiellement concentrés à Dornach, qui était à l'époque une commune à part entière. En 1798 cette interdiction fut levée. En 1846, la communauté juive de Mulhouse rachète un terrain de l'ancien hôpital pour y bâtir une synagogue. Ayant bénéficié d'une subvention de la municipalité, le projet est confié à l'architecte municipal Jean-Baptiste Schacre. Les travaux sont entrepris en 1847, l'édifice est achevé en 1848-1849 et inauguré le 13 décembre 1849. De structure plutôt néoclassique, la synagogue possède un décor riche en références au culte israélite. Au début du XXe siècle, deux portes latérales sont percées dans la façade du chevet et un grand escalier donnant accès aux tribunes est construit par l'architecte Heinrich Joerg. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'édifice est endommagé par les Nazis mais sauvé de la destruction par sa transformation en annexe du théâtre. Rendue au culte après la Libération, la synagogue est restaurée. L'édifice est classé monument historique depuis 1984. Le 10 avril 2010, un incendie provoqué par une défaillance électrique détruit une grande partie de la toiture ainsi que l'orgue[131] et endommage l'étage des tribunes.

La chapelle Saint Jean[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint Jean de Mulhouse a été consacrée en 1269, soit à une époque antérieure à la fondation de la Stadtrepublik mais charnière pour l'histoire de la cité. En effet, les Mulhousiens viennent à peine de s'affranchir de la tutelle épiscopale après avoir pris d'assaut le château de l'évêque de Strasbourg avec l'appui du futur empereur Rodolphe de Habsbourg. Ce dernier élève la cité au rang de ville impériale six ans plus tard. La chapelle est l'œuvre de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui est alors un des plus influents de la ville. Elle abrite une cuve baptismale romane ainsi que des fresques du XVIe siècle retraçant la vie de Saint Jean-Baptiste. Propriété de la commune de Mulhouse depuis la Réunion de la République de Mulhouse à la France, elle est classée comme monument historique par arrêté du 21 février 1893, ce qui conduira à sa restauration. Les vibrations et sonorités particulières qu'elle offre se prêtent particulièrement bien aux manifestations culturelles. Des concerts s'y déroulent régulièrement.

Les anciennes fortifications[modifier | modifier le code]

Mulhouse en 1642 - plan Merian montrant l'imposant dispositif de fortification mis en place par les Mulhousiens afin de défendre leur souveraineté

À l'époque médiévale, Mulhouse était une ville fortifiée et cernée de douves. La quasi-totalité des fortifications ont été abattues pour agrandir la ville lors de l'explosion démographique liée à l'industrialisation. Les anciennes douves ont alors été voûtées ou remblayées, plus aucun bras de l'ancienne Ill n'est actuellement découvert au centre-ville de Mulhouse. Le premier mur d’enceinte de Mulhouse date des années 1220. Cette enceinte était ouverte à quatre endroits, les quatre portes de la ville dont les emplacements conservent encore leur noms d'avant la disparition des fortifications : la porte de Bâle, la porte Jeune, la porte Haute et la porte du Miroir. Les fortifications étaient composées de plusieurs tours dont seules trois subsistent encore : Le Bollwerk, la tour Nessel et la tour du Diable[132].

Le Bollwerk[modifier | modifier le code]
tramway devant le Bollwerk

Le Bollwerk est une tour accompagnée de deux morceaux de rempart qui sont des vestiges des anciennes fortifications de la ville de Mulhouse. Le Bollwerk se trouve à la limite du quartier Nordfeld à l'extrémité Est de la rue de la Justice. Le nom Bollwerk est à l'origine du mot boulevard en français et signifie bastion. La tour a porté différents noms au cours de l'histoire. Le premier connu est Neuensteinerturm vers 1390, ce nom est emprunté à une famille habitant non loin de la tour, puis on l'a appelée « tour Hugues-Walch » dans les années 1400 pour les mêmes raisons. Plus récemment, la tour a pris le nom de « tour de l'Âne », vers 1700, car le meunier de la porte de Bâle possédait non loin une maison à l'enseigne de l'âne. Le nom précédent son appellation actuelle fut « tour du Cochon » vers 1850, l'abattoir se trouvant juste à côté. Son nom actuel lui a été donné vers 1900. Son sommet était autrefois orné de créneaux, puis transformé en toit plat à quatre pente vers 1700 avant d'être doté de son toit à la forme actuelle en 1890. Le mur d'enceinte dont faisait partie le Bollwerk a été démoli en 1840. La fresque qui orne la tour est de Ferdinand Wagner et a été restaurée dans les années 1970 par Bernard Latuner. On dénomme parfois Mulhouse la cité du Bollwerk en référence à cette tour. Le Bollwerk est classé par les monuments historiques depuis 1898.

La tour Nessel et la tour du Diable[modifier | modifier le code]
La Tour du Diable

La tour Nessel (47° 44′ 42″ N 7° 19′ 47″ E / 47.744867, 7.329643 (Tour Nessel (Mulhouse))) est une tour médiévale de forme carrée qui est visible depuis le boulevard Charles-Stoessel. Elle est située dans la portion du boulevard délimitée par les intersections avec les rues Gay-Lussac et Jacques-Preiss. Comme la tour du Diable (47° 44′ 37″ N 7° 19′ 50″ E / 47.74349, 7.33069 (Tour du Diable (Rue de la Tour du Diable - Mulhouse))), c'était à l'origine une partie du château épiscopal des Évêques de Strasbourg, c'est autour de ce dernier que s'était développée la ville basse de Mulhouse. Le château a été incendié par les bourgeois de la ville en 1262 et la tour fut alors intégrée au mur d'enceinte. Elle fit un temps office de cinquième porte de la ville sous le nom de Nesseltor, la porte Nessel et permettait de sortir de la ville en direction de Dornach. La porte formait alors la partie basse de la tour. Après l'invasion des Armagnacs en 1444, elle perdit le pont-levis qui permettait de franchir le fossé et la porte fut murée. La tour située au-dessus a dans un premier temps servi de prison ; elle fut abandonnée après 1798 avant d'être vendue en 1803 à un bourgeois de Mulhouse. Elle a été restaurée au début du XXe siècle dans le but d'être reconvertie en logements.

La cour des Chaînes[modifier | modifier le code]

Les murs peints[modifier | modifier le code]

L'utilisation de la peinture murale à Mulhouse est un héritage de ses relations avec les cantons suisses[133]. On trouve des murs peints un peu partout dans la ville. Le plus bel exemple en est l'hôtel de ville, reconstruit en 1553, avec ses murs dotés de peintures en trompe-l'œil mais c'est également le cas de nombreux pignons aveugles de la cité. La tradition des murs peints est ancienne à Mulhouse, en 1580, Montaigne qualifiait déjà l'hôtel de ville de « palais magnifique et tout doré[134] » pour les fresques qui l'ornaient. Ces peintures en trompe-l'œil sont destinées à jouer sur la confusion de la perception du spectateur. Les fresques mulhousiennes peuvent être anciennes ou récentes et modernes avec, dans certains cas, l'emploi de la technique du marouflage (toile collée). Par endroits, ils représentent des scènes de la vie quotidienne des Mulhousiens, des références à l'industrie locale, à l'histoire de la ville, aux anciennes villes alliées ou font simplement référence aux occupant passés ou présents de la bâtisse concernée.

Le patrimoine lié à l'industrie[modifier | modifier le code]

Le Schweissdissi[modifier | modifier le code]

Le Schweissdissi au parc Tivoli

Le Schweissdissi (qui signifie littéralement « le type qui sue » en dialecte local) est une statue monumentale en bronze mesurant 5,6 mètres de haut et pesant 4,5 tonnes. Elle a été conçue par Frantz Beer à Florence et fondue en 1905 à Pistoia en Italie. Elle représente un ouvrier s'essuyant le front, fatigué par l'effort. Il a été mis en place en 1906 au milieu de la place de la Réunion, entre le Temple Saint-Étienne et l'hôtel de ville, par la municipalité socialiste de l'époque. Le maire, Émile Kaiser, désirait ainsi rendre hommage au dur labeur du prolétariat mulhousien. Le Schweissdissi surmontait alors la nouvelle fontaine de la place devant remplacer l'ancienne, détruite lors de la Réunion de l'ancienne Stadtrepublik à la France. Mais la pudeur de l'époque et la vue de son fessier découvert faisant face au temple Saint-Étienne provoquèrent des réactions de la part d'une partie de la population. On essaya de le faire pivoter, mais il présentait alors son arrière-train à l'hôtel de ville. Puisqu'aucun angle ne convenait, il fut déplacé au parc Tivoli, son fessier camouflé par des haies. Durant la Seconde Guerre mondiale, il échappa miraculeusement à la destruction par l'occupant à court de bronze. Son histoire particulière en a fait l'un des plus célèbres monuments de Mulhouse. Il est inscrit sur la liste des monuments historiques par l'arrêté du 4 mars 2008.

Le Rebberg[modifier | modifier le code]

Situé au sud de la ville, le Rebberg (la colline du vignoble littéralement traduit) longe la voie ferrée et s'étend sur une partie des villes voisines de Riedisheim et Brunstatt. Il est caractérisé par un relief marqué, ses hautes collines constituant l'extrémité nord du Sundgau géomorphologique et l'extrémité sud de l'agglomération. Il domine ainsi le reste de Mulhouse et la plaine de l'Ochsenfeld (bassin potassique) qui s'étend au nord-est et le massif de la Hardt à l'est. La présence de ce relief a guidé le tracé du canal du Rhône au Rhin puis de la voie ferrée, situés en contrebas. C'est un quartier bourgeois de la ville qui trouve ses origines dans la période la plus faste de l'histoire de Mulhouse, du temps de l'essor de l'industrie textile mulhousienne. On y trouve de nombreuses maisons de maître rivalisant par leur style empreint d'influences et d'époques architecturales différentes. Le jardin botanique et zoologique de Mulhouse, constituant un ensemble paysager remarquable, se situe au cœur de cet écrin de verdure.

Le Nouveau Quartier[modifier | modifier le code]

Place de la République dans le Nouveau Quartier.
  • Square de la Bourse et bâtiment de la Société industrielle de Mulhouse du XIXe siècle
  • Place de la République

Parc et villa Steinbach - musée des Beaux-Arts[modifier | modifier le code]

Musée des Beaux-Arts : Flore et Zéphyr (1875), par William Bouguereau

Le passage couvert du Théâtre[modifier | modifier le code]

Les quartiers ouvriers et miniers[modifier | modifier le code]

Durant toute la période de l'exploitation de la potasse ce sont 29 cités minières qui voient le jour dans le nord de l'agglomération. D'une zone principalement agricole, on aboutit très vite à un territoire entièrement tourné vers l'extraction de la potasse.

Les usines et les carreaux miniers[modifier | modifier le code]

Chevalements du carreau Rodolphe à Ungersheim (Bassin Potassique)
Reconstitution en 3D d'une toiture à redents, typique du XIXe siècle et de la révolution industrielle

De nombreuses friches industrielles ont été rasées, peu ont été reconverties. L'important complexe industriel Schlumberger situé à la Porte Jeune a été rasé dans les années 1960 pour y construire la tour de l'Europe et la place attenante, désormais disparue pour être remplacée par un centre commercial. Ce complexe était surnommée la Dentsche, du nom du lieu-dit sur lequel il était bâti. Le Nouveau Bassin était relié au canal du Rhône au Rhin. Il a été creusé en 1870 et servait de port fluvial pour l'approvisionnement en matières premières jusqu'en 1968. Il a été transformé en quartier résidentiel et tertiaire à la fin des années 1990. Les usines Heilmann-Koechlin et Nicolas Koechlin Frères ont été rasées pour laisser place au Lycée Schweitzer et à la résidence Pierrefontaine. La Filature de la Porte du Miroir (devenue Filature C. Naegely et Cie en 1837) créée en 1825 est rasée dans les années 1970 au profit d'un ensemble résidentiel. L'ancienne usine chimique Péchiney fut démontée, le site fut dépollué et accueille maintenant le Parc Expo. L'exemple le plus spectaculaire de reconversion de site à Mulhouse est l'ancienne fonderie de la Société alsacienne de constructions mécaniques (SACM) qui accueille désormais des locaux universitaires ainsi qu'un centre d'art contemporain.

L'ancienne usine Heilmann-Koechlin-Kuneyl et Cie, rachetée par les frères Schlumpf abrite désormais les locaux de la cité de l'automobile. Le bâtiment est surmonté d'une toiture à redents.

L'ancien bâtiment Filatures Schwartz datant de 1880, surmonté d'une toiture à redents. L'hôtel d'entreprises La Fabrique à la Mer Rouge.

Le bâtiment des Tuileries Lesage, date de 1897, sa cheminée a été conservée.

L'ensemble du site DMC est actuellement en cours de réhabilitation, une partie du site a déjà été réaffecté à d'autres activités. Sa filature, dite « vieux DMC », a été construite en 1812 symbolise à elle seule l'intensité de la révolution industrielle à Mulhouse. Elle est de forme rectangulaire, sur quatre étages, mesurant 138 mètres de long sur 12 mètre de large. C'est la plus grande filature jamais construite en Europe continentale et le dernier grand vestige de la révolution industrielle encore debout.

Lofts La Manufacture, usine Manurhin.

Le sous-sol du nord de l'agglomération comporte un gisement de sylvinite réparti sur deux couches situées entre 420 et 1 100 mètres de profondeur. Entre 1904 et 2004, 24 puits sont forés : le carreau Rodolphe et le carreau Théodore

Le parc zoologique et botanique[modifier | modifier le code]

Le parc zoologique et botanique est à l'origine l'œuvre de la Société industrielle de Mulhouse qui, sous l'impulsion de Charles Thierry-Mieg fils et face à l'essor industriel et l'accroissement de la population, décide de créer un « parc du peuple »[135] s'étendant sur quatre hectares. Ce parc doit être à la fois un lieu de détente, d'instruction et de divertissement à destination de la classe ouvrière. Il voit le jour le 13 septembre 1868, les Mulhousiens peuvent y voir cerfs, kangourous et oiseaux. Le droit minime d'entrée[136] doit permettre l'accès au parc de tous les habitants mais la guerre franco-prussienne de 1870 entraîne sa fermeture deux ans seulement après son inauguration. Cinq ans plus tard, le Cercle mulhousien achète des terrains attenants et le rouvre en lui intégrant un jardin botanique. En 1893, le parc devient propriété de la ville de Mulhouse qui le restructure, l'agrandit et y apporte de nouveaux animaux comme les otaries et les ours. Les deux guerres mondiales interrompent momentanément le développement du parc mais la modernisation des installations reprend dès les années 1950 et continue de nos jours. Sur sa superficie qui couvre désormais 25 hectares, on dénombre environ 1 200 animaux et 3 000 plantes. Il participe à de nombreux programmes internationaux de recherche et de conservation des animaux et est l’un des membres fondateurs du CEPA (association de Conservation des espèces et des populations animales). Sur les 190 espèces animales présentées, 94 sont menacées. Le jardin est labellisé « Jardin remarquable » par l'État depuis 2005. Le parc accueille 335 000 visiteurs par an ce qui en fait le premier site touristique du Haut-Rhin[137].

Les musées techniques[modifier | modifier le code]

Cité de l'Automobile[modifier | modifier le code]
Musée national de l'automobile : la plus grande collection d'automobiles du Monde

La Cité de l'Automobile (collection des frères Schlumpf), est le plus grand musée d'automobiles du monde[20], avec 500 véhicules dont 464 automobiles de 98 marques, dont la célèbre collection de Fritz Schlumpf : la plus importante collection de Bugatti au monde avec deux des six fameuses Bugatti Royales dont la Bugatti Royale Coupé Napoléon ainsi qu'une importante collection de Rolls Royce. L'initiative de la collection revient à deux industriels du textile alsaciens du XXe siècle, les frères Schlumpf, Hans (1904-1989) et Fritz Schlumpf (1906-1992). En 1977, Fritz Schlumpf est à deux doigts d'ouvrir son musée au public. Les billets, les cadeaux souvenirs sont déjà en place mais les deux frères sombrent dans la faillite à la suite de la crise du pétrole et du textile de 1976. Le 7 mars 1977, les ouvriers licenciés économiques de l'empire textile des frères Schlumpf découvrent le stupéfiant musée en même temps que le monde entier par les médias, l'envahissent et en ouvrent l'accès au public. Le syndicat CFDT organise les visites gratuites du musée et le nomme « Musée des travailleurs ». Jean Panhard fonde L'Association du Musée National de l'Automobile avec la commune de Mulhouse, le département du Haut-Rhin, la région Alsace, la chambre de commerce Sud Alsace, la société Panhard et l'Automobile Club de France pour sauver cet exceptionnel patrimoine national et le maintenir en Alsace. 422 modèles sur 560 de la collection sont classés monuments historiques[138]. En 1989, le musée est baptisé « Musée national de l'automobile — Collection Schlumpf ». En 2006 le musée est agrandi, restructuré, rénové et renommé Cité de l'Automobile, il rouvre ses portes le 7 juillet 2006.

La Cité du Train[modifier | modifier le code]
Locomotive 232 U1 au Musée français du chemin de fer, le plus grand musée ferroviaire d'Europe

La Cité du train, également appelée musée français du chemin de fer, est le plus grand musée ferroviaire d'Europe[22]. Il comporte la seule collection globale de l'histoire des chemins de fer français. Il s'étend sur 15 000 m2 avec plus d'une centaine de véhicules ainsi que des milliers d'objets en rapport avec l'équipement ferroviaire. Il est destiné à accueillir les pièces principales du patrimoine historique de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF). Le musée présente différents types de matériels ferroviaires : On y trouve des locomotives à vapeur, électriques ou Diesel. Des wagons et voitures de prestige sont également présentés[139]. Toutes les heures, la locomotive 232 U1, dernière locomotive à vapeur, se met en marche. Un plateau de cinéma de 6 000 m2 permet d'aborder l'histoire des chemins de fer à travers six thèmes : le chemin de fer des vacances, le chemin de fer et la montagne, les trains officiels, le chemin de fer et la guerre, les cheminots et le voyage. On y trouve également une locomotive à vapeur Baltic Nord (232) écorchée qui permet au public de se rendre compte du fonctionnement interne d'une locomotive à vapeur[140].

Electropolis[modifier | modifier le code]
La machine à vapeur Sulzer et l'alternateur Brown Boveri à Electropolis, plus grand musée d'Europe consacré à l'électricité

Depuis 1981, l'entreprise publique EDF s'est associée à l'Association pour le Musée de l'énergie électrique afin de conserver, d'étudier et de mettre en valeur le patrimoine historique de l'électricité[141]. Le musée EDF Electropolis a ouvert ses porte en 1987 et a pour objet de présenter « L'aventure de l'électricité ». C'est le plus important musée d'Europe consacré à l'énergie électrique. On y retrace l'histoire de l'électricité depuis sa découverte jusqu'à nos jours à travers environ 4 000 m2 d'exposition. La majeure partie de l'exposition se trouve en intérieur. Le musée aborde tous les domaines liés à l'électricité aussi bien d'un point de vue scientifique et historique qu'à travers les applications concrètes qui en découlent. Il a pour ambition de véhiculer une véritable information scientifique et technique de manière récréative et ludique[142]. Le musée propose une multitude d'expériences pour tout âge afin de découvrir les propriétés de l'électricité. De nombreux médias ponctuent la visite. La pièce centrale du musée est l'ensemble constitué d'une machine à vapeur Sulzer et d'un alternateur Brown-Boveri datant de 1901 présenté en mouvement au public. Cette pièce est un ensemble original provenant de l'entreprise textile Dollfus-Mieg et Compagnie (DMC) fondée à Mulhouse en 1756.

Le musée de l'impression sur étoffes[modifier | modifier le code]

En 1833, les industriels mulhousiens rassemblés au sein de la Société industrielle de Mulhouse décident de conserver leurs créations[143]. En 1955, est fondée une association de droit local chargée de fonder le musée sur des bases patrimoniales. Il s’installe dans le bâtiment de la rue des Bonnes Gens, construit entre 1880 et 1883 pour abriter une partie des nombreuses collections de la Société Industrielle de Mulhouse. De 1994 à 1996, le musée fait l’objet d’une restructuration complète[143].

Avec plus de 6 millions de motifs conservés, le Musée de l'impression sur étoffes de Mulhouse est aujourd’hui le plus important centre d’images textiles au monde[144]. Les stylistes du monde entier viennent y chercher l’inspiration. Outre les livres d’échantillons, le musée conserve près de 50 000 documents textiles : métrages, dessus de lit, foulards, châles…[145]

Les bains municipaux[modifier | modifier le code]

Façade des bains municipaux

L'Ecomusée d'Alsace[modifier | modifier le code]

Une maison alsacienne à l'écomusée

L’écomusée d'Alsace a pour mission la valorisation des arts et traditions populaires d'Alsace par la présentation des savoirs et savoir-faire tant matériels qu'immatériels. C’est le plus important musée à ciel ouvert de France[146]. L'écomusée est un village alsacien traditionnel recréé de toutes pièces sur une friche industrielle du bassin potassique sur le ban communal d’Ungersheim dans la banlieue nord de Mulhouse. Il regroupe soixante-dix constructions alsaciennes traditionnelles authentiques qui ont été démontées puis remontées sur le site. On y trouve des maisons et fermes traditionnelles, un moulin, des ateliers d’artisans, une chapelle, une gare, une scierie et de nombreux autres bâtiments essentiels à la vie courante d'un village alsacien. Des acteurs costumés y présentent les travaux traditionnels de la région au moyen d’outils d’antan. La mission de l'écomusée d’Alsace dépasse le simple fait de présenter des bâtiments et les us et coutumes de l'Alsace d'antan : il vise la transmission d'un patrimoine vivant par la formation d'artisans et la sensibilisation des plus jeunes par l'intermédiaire de classes d'environnement et de séjours en été. Il comporte également un grand carrousel-salon : « l’Eden Palladium », datant de 1909, ce dernier est constitué d'un manège et d'un bâtiment entièrement démontables qui n'est malheureusement plus accessible au public depuis 2009.

Les autres musées mulhousiens[modifier | modifier le code]

  • Musée des beaux-arts : peinture européenne de la fin du Moyen Âge au XXe siècle ; salle consacrée au peintre Jean-Jacques Henner
  • Musée minéralogique de la Société Industrielle de Mulhouse
  • Musée de la Radio
  • Musée de la Céramique (au Centre d'art international, dans une ancienne tuilerie)
  • Parc ludo-éducatif du Bioscope (2006-2012)

Patrimoine lié à l'empire allemand[modifier | modifier le code]

Les anciennes casernes[modifier | modifier le code]

  • Drouot
  • Coehorn
  • Barbanègre
  • Lefebvre (Char Jean-de-Loisy)

Les tribunaux[modifier | modifier le code]

Le tribunal d'instance[modifier | modifier le code]
Le tribunal de grande instance[modifier | modifier le code]

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

  • Église catholique Saint-Étienne 1860 néo-gothique.
  • Église Saint-Fridolin.
  • Chapelle réformée Saint Marc de Bourtzwiller bâtie en 1968 et disposant depuis 2011 d'un orgue réalisé par la famille Kern.
  • Synagogue de Mulhouse, bâtie en 1848, dont une de ses caractéristiques résidait dans son orgue, malheureusement détruit lors d'un incendie en 2010.
  • Eglise réformée de Mulhouse[147],[148].

Le Nouveau Bassin[modifier | modifier le code]

Parc Wallach[modifier | modifier le code]

Le parc Wallach

Parc des berges de l'Ill[modifier | modifier le code]

Parc Salvator[modifier | modifier le code]

Le parc Salvator
  • Quartier Salvator/Salengro (nombreuses maisons de maître et immeubles bourgeois)

Spécialités gastronomiques[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Melfor

Sur les autres projets Wikimedia :

Des Fleischschnacka accompagnés d'une salade verte
  • Le Mannala (littéralement petit homme) est une sorte de petit pain au lait en forme de petit bonhomme élaboré à l'origine pour la Saint-Nicolas et servi avec un chocolat chaud.
  • Le Schnackala (littéralement petit escargot), en forme de S aux bouts spiralés, a la même recette que le Mannala. Il est l'indispensable compagnon de goûter à la Saint-Nicolas.
  • Le Fleischschnacka (littéralement escargot de viande) est un enroulement de pâte à nouilles et de viande hachée (souvent les restes du pot-au-feu) cuite dans un fond de bouillon et qui a la forme d'un escargot, d'où son nom.
  • Le Sürlawerla (littéralement petit foie aigre) est une tranche de foie de veau sautée et nappée d'un sauce à base d'échalote et de vin rouge.
  • Les Lawerknäpfla sont des quenelles de foie.
  • La Moricette est une sorte de petit pain inspiré du bretzel fourré à la manière d'un sandwich avec de multiples ingrédients. Devenue rapidement populaire dans tout l'Est de la France, la Moricette a été inventée dans les années 1970 par le boulanger mulhousien Paul Poulaillon.
  • Le Melfor est un vinaigre aromatisé au miel et aux plantes utilisé comme condiment pour assaisonner salades et crudités. Conçu par la société Higy, à Mulhouse, il est longtemps resté cantonné aux frontières de l'Alsace-Moselle.
  • Les Schankala[149] (littéralement petite cuisse), de forme oblongue, et les Scharwa[150] (littéralement bris de verre), de forme anguleuse, sont des petits beignets sucrés consommés pendant la période du Carnaval.

Transport[modifier | modifier le code]

Mulhouse bénéficie d'une situation géographique privilégiée, qui en fait un important carrefour européen, à l'intersection de quelques-uns des principaux axes de communication du continent. De par sa proximité avec l'Allemagne et la Suisse, la ville se devait, dès les années 1970, de se doter d'un réseau autoroutier digne d'une région tri-nationale. Elle a par la suite développé davantage son réseau de transport urbain en se dotant de plusieurs lignes de tramway, d'une ligne de tram-train et de vélos en libre service.

Transport urbain et périurbain[modifier | modifier le code]

Réseau de tramway urbain[modifier | modifier le code]

Plan du réseau

La première ligne du tramway de Mulhouse a été inaugurée le 24 mai 1882, elle reliait la Porte-Jeune à Dornach. D'autres lignes suivirent. Dans un premier temps, le réseau n'était pas électrifié, les premières voitures étaient tirées par des locomotives à vapeur[151]. Comme dans beaucoup de villes françaises, ce premier réseau a disparu, victime de la concurrence de l'automobile, le dernier tramway ayant circulé à Mulhouse en 1957. Aucun tramway n'a circulé à Mulhouse pendant près d'un demi-siècle. Le réseau moderne du tramway de Mulhouse, inauguré en 2006, compte actuellement deux lignes pour un total de 13,5 km et 27 stations. Les particularités du tramway de Mulhouse sont que ses couleurs (jaune, noir et rouge) et la forme de son nez sont issues d'une consultation de la population. Une première extension, fin 2006, a conduit à la création de trois nouvelles stations vers le nord pour irriguer l'ensemble du quartier de Bourtzwiller depuis le 4 juillet 2009. Une seconde extension doit permettre d'atteindre les communes de Kingersheim et Wittenheim situées dans la banlieue nord, ainsi que le quartier Drouot à l'est de la ville. Ces deux extensions vont permettre au réseau, dit urbain, d'atteindre 20 km de longueur. La démographie de l'agglomération mulhousienne est très inégalement répartie, la population étant en effet davantage concentrée dans le nord de l'agglomération. Ces deux extensions se feront à une date indéterminée après le report sine die par Mulhouse Alsace Agglomération (M2A) pour raisons financières le 29 juin 2010 du planning prévu (2011/2013).

Le tram-train[modifier | modifier le code]

Rame Avanto Siemens du tram-train mulhousien

Le tram-train Mulhouse-Vallée de la Thur irrigue depuis le 12 décembre 2010 le nord-ouest de l'agglomération et la vallée de Thann. Suivant le modèle de Karlsruhe, le tram-train est un véhicule hybride entre le tramway urbain et le train, apte à circuler à la fois sur des voies de tramway en centre-ville et sur le réseau ferroviaire régional, afin de relier sans rupture de charge des stations urbaines et des gares péri-urbaines. Les véhicules utilisés à Mulhouse sont des Avanto de Siemens. Ils sont aptes à rouler sur le réseau ferré national français aussi bien que sur des réseaux de tramway urbains : ils sont bicourants 750 V et 25 kV-50 Hz, la caisse est renforcée par rapport à un tramway classique et le gabarit est adapté. Le tram-train de Mulhouse est le premier tram-train interconnecté de France. Il permet aux habitants de Wittelsheim, Thann et Cernay de se rendre au centre-ville de Mulhouse et inversement sans changer de moyen de transport. En desservant onze stations urbaines, il permet également de rejoindre sans rupture de charge des zones de l'agglomération qui auraient nécessité une ou plusieurs correspondances. De plus, il est une alternative à l'automobile car la saturation de la N66 est un des gros problèmes de la vallée de la Thur.

Réseau de bus[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, un réseau de bus, exploité par l'entreprise Soléa dessert l'ensemble de l'agglomération mulhousienne. Réorganisé avec l'arrivée du tramway et autour de celui-ci, il compte aujourd'hui 25 lignes, 871 arrêts et dessert 24 communes. Le réseau Soléa est en interconnexion avec plusieurs autres compagnies de cars qui desservent la banlieue lointaine.

Autopartage[modifier | modifier le code]

L'association Citiz Alsace gère plusieurs stations d'autopartage au centre-ville.

Vélo en milieu urbain[modifier | modifier le code]

Arrivée du Tour de France 2005 à Mulhouse
Infrastructures[modifier | modifier le code]

Mulhouse possède un réseau cyclable de 86 km dont 46 km de pistes cyclables et 40 km de zone 30 et rues piétonnes. Mulhouse fait partie du Club des Villes Cyclables. La ville s'est également dotée de sas vélos aux carrefours à feux et a créé de nombreux contresens cyclables. Des associations de promotion des cycles en milieu urbain[152] militent depuis le milieu des années 1980 afin d'inciter les pouvoirs publics à augmenter la part modale du vélo. Le transport des vélos est autorisé dans les tramways en-dehors des périodes de pointe, ce qui permet une complémentarité des différents moyens de transport mis en place. La politique récente en matière de déplacement urbain a poussé à l'intégration d'équipements à destination des cyclistes urbains. 1 700 arceaux à vélo ont donc été mis en place à travers la ville. À cela s'ajoutent les parcs à vélos surveillés pour plus de sécurité. Trois parcs de 15 à 50 emplacements ont été créés en centre-ville, rue du Ballon, place de la Concorde et place de la Réunion.

Vélopartage[modifier | modifier le code]

À l'image du vélo'v lyonnais ou du vélib' parisien, Mulhouse s'est dotée d'un système de vélos en libre service : 240 vélos répartis sur 40 stations sont disponibles à la location dans le cadre du service « VéloCité ». Vélocité est la version mulhousienne du système Cyclocity développé par JCDecaux. Les vélos sont accessibles 24 h sur 24, tous les jours y compris les dimanches et jours fériés. À côté du système de location en libre service, Mulhouse dispose également d'un service de location de vélos classiques baptisé Locacycles. À la gare, l'association Locacycles se charge de garder des vélos des personnes se rendant à Mulhouse en train ou utilisant le combiné vélo + train.

Autoroutes et voies express[modifier | modifier le code]

Mulhouse dispose d'un important réseau de routes rapides, aussi bien sous forme autoroutière que de 2x2 voies. Les autoroutes A35 et A36 se croisent au nord-est de la ville (à Sausheim) grâce à un des rares échangeurs autoroutiers à trois niveaux en France, offrant un accès aisé vers Strasbourg, Colmar, l'Allemagne, la Suisse et le reste du pays. La voie rapide D430 dessert le nord de l'agglomération et relie Mulhouse à Guebwiller en passant à Kingersheim, Wittenheim, Bollwiller et Soultz. La voie rapide N66 dessert la vallée de la Thur. Mulhouse se trouve ainsi à un quart d'heure des vallées vosgiennes les plus proches. Plus de 400 000 personnes se déplacent chaque jour dans l'agglomération mulhousienne, c'est donc pour faire face à cet accroissement constant de la circulation automobile que l'agglomération met en œuvre de nombreux projets comme le tram-train et la déviation sud. Ce réseau de communications dense permet à Mulhouse de nourrir des relations transfrontalières très développées avec Bâle et Fribourg. Ces infrastructures express sont complétées de parkings en ouvrage et d'une large offre de stationnement urbain ce qui facilite l'accès au centre-ville. Mulhouse est la première ville de France à lancer le paiement de stationnement par SMS afin de pouvoir facilement prolonger son stationnement à distance[153].

Véloroutes et voies vertes[modifier | modifier le code]

EuroVelo 6 - Atlantique/Mer Noire[modifier | modifier le code]

Balisage de l'EV6
Tracé de l'EV6

L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d'« Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo reliant Saint-Nazaire à Constanţa[154]. C'est la plus célèbre des véloroutes européennes. Elle est longue de 3 653 km, et traverse l'Europe d'Ouest en Est, de l'océan Atlantique à la mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube en établissant des liaisons par le canal du centre, la Saône, le Doubs et le canal du Rhône au Rhin. Dans la région mulhousienne, le tronçon correspond à une piste cyclable en site propre en cours d'aménagement[Quand ?] le long du canal du Rhône au Rhin.

Itinéraires EuroVelo
Nombre d'itinéraire Nom d'itinéraire Passages par ces villes Par ces pays Longueur (km)
EV6 L'océan Atlantique vers la mer Noire (Itinéraire des Fleuves) Saint-Nazaire - Nantes (EV1)- Angers - Tours (EV3) - Orléans (EV3) - Nevers - Chalon-sur-Saône - Besançon - Montbéliard - Mulhouse - Bâle (EV5) - Passau - Ybbs (EV7) - Linz - Vienne (EV9) - Bratislava - Budapest - Belgrade (EV11) - Bucarest - Constanta Drapeau de la France France, Drapeau de la Suisse Suisse, Drapeau de l'Allemagne Allemagne, Drapeau de l'Autriche Autriche, Drapeau de la Slovaquie Slovaquie, Drapeau de la Hongrie Hongrie, Drapeau de la Croatie Croatie, Serbie Serbie, Drapeau de la Bulgarie Bulgarie, Roumanie Roumanie
3653

EuroVelo 5 - Via Romea Francigena[modifier | modifier le code]

L'EuroVelo 5 suit le chemin de pèlerinage de la via francigena. Cette véloroute, longue de 3 900 km, va de Londres à Rome en traversant 6 pays. En Alsace, elle longe le Rhin jusqu'à Bâle.

- Flag of Europe.svg EuroVelo itinéraires Flag of Europe.svg -
Nombre d'itinéraire Nom d'itinéraire Passages par ces villes Par ces pays Longueur (km)
EV5 Via Romea Francigena (pèlerinage sur la via francigena) Londres (EV2) - Cantorbéry - Calais (EV4) - Bruxelles - Namur (EV3) - Luxembourg - Strasbourg - Bâle (EV6) - Luzerne - Milan - Piacenza (EV8) - Parme - Florence (EV7) - Siene - Rome (EV7) - Brindisi Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni, Drapeau de la France France, Drapeau de la Belgique Belgique, Drapeau du Luxembourg Luxembourg, Drapeau de la Suisse Suisse, Drapeau de l'Italie Italie
3900

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Plan du réseau TER Alsace

La ligne Bâle-Mulhouse-Colmar-Strasbourg (TER Alsace) bientôt prolongée, avec la réorganisation du réseau liée au TGV Est Européen, vers Nancy-Ville (deuxième agglomération du Nord-Est après Strasbourg) et Metz-Ville, est l'une des lignes les plus fréquentées de France. La gare de Mulhouse-Ville voit passer chaque jour 17 400 voyageurs. Depuis juin 2007, le TGV-Est (LGV Est européenne) a permis à Mulhouse d'être à trois heures cinq de la gare de l'Est. En décembre 2011, Mulhouse a accueilli son deuxième TGV : le TGV Rhin-Rhône, qui a mis la ville à environ deux heures quarante minutes de Paris (Paris Gare de Lyon, deux heures et cinquante minutes de la gare de Lyon-Part-Dieu et quatre heures et quarante de Marseille-Saint-Charles. La gare était déjà desservie par un TGV par jour, qui reliait Strasbourg à Marseille-Saint-Charles. Enfin, une rocade ferroviaire complète entoure la ville et des lignes très fréquentées vont vers les directions de Belfort, Colmar et Strasbourg, Bâle et Thann. Un service ferroviaire vers Müllheim et Fribourg-en-Brisgau est rétabli depuis décembre 2012. Le terminus parisien de tous les trains pour Mulhouse et l'Alsace du Sud est la Gare de Lyon depuis décembre 2011 et non plus la Gare de Paris-Est.

Réseau fluvial[modifier | modifier le code]

Canal du Rhône au Rhin - Mulhouse est indiqué par Mo
Port de plaisance sur le canal canal Rhin-Rhône.

Le canal Rhin-Rhône permet une liaison avec le Rhin. Le canal relie en réalité le Rhin à la Saône sur sa partie navigable, la Saône rejoignant à son tour le Rhône. L'enjeu de cette infrastructure est de connecter les ports maritimes du nord de l'Europe (Hambourg et Rotterdam) avec ceux de la Méditerranée, notamment celui de Marseille. Claude-François Perret en a été le maître d'œuvre. Les premiers coups de pioche ont été donnés dans les départements de Côte-d'Or et du Doubs en 1784. En 1833, il fut mis en service sur toute sa longueur. À partir de 1882, le gabarit du canal est augmenté pour permettre la circulation des péniches de 300 tonnes. Il a été mis à grand gabarit dans sa partie orientale, entre Niffer et Mulhouse, ainsi qu'entre Montbéliard et Étupes. La célèbre EuroVelo 6 qui traverse toute l'Europe reliant l'Atlantique à la Mer Noire emprunte les pistes cyclables aménagées le long de ce canal. Les ports de Mulhouse-Rhin[155] regroupent trois ports : le port de l'Île Napoléon à Illzach, le port d'Ottmarsheim et le port de Huningue. Ce port est, en 2006, un des premiers ports fluviaux de France avec plus de 8,4 millions de tonnes de fret (trafics ferroviaire et routier inclus)[156]. On y trouve le plus grand portique à conteneurs français. Un port de plaisance se situe dans le quartier de la Gare Centrale de Mulhouse.

L'aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg[modifier | modifier le code]

L'EuroAirport éclairé de nuit

L'aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg (EuroAirport) est le seul aéroport binational au monde[157], il comprend en effet une partie suisse et une partie française. Cette mise en commun de niveau européen fait de Mulhouse la sixième ville aéroportuaire de France[158] en termes de passagers. La plate-forme comporte une zone douanière suisse, reliée à Bâle par une route douanière. Il s'agit du septième aéroport français en termes de voyageurs et du deuxième en termes de fret. L'aéroport a souffert de la faillite de Swissair mais a pu redémarrer en termes de fréquentation grâce à l'installation d'une base de la compagnie aérienne easyJet. Cette installation a permis à l'EuroAirport un gain considérable puisque le trafic est passé de 2,49 à 4,27 millions de passagers entre 2004 et 2007[159]. Son infrastructure est capable d'accueillir 6 à 8 millions de passagers et dessert plus de 85 destinations par une quarantaine de compagnies. En 2007, la compagnie easyJet assure 48 % du trafic régulier, soit 42 % du trafic total à elle seule. La présence de la compagnie permet à l'Euroairport de disposer d'une offre low-cost couvrant toute l'Europe, confortant ainsi la dimension européenne de la plate-forme. Il est situé sur la commune de Saint-Louis et dessert principalement les régions de Bâle en Suisse et de Mulhouse, de Belfort et de Montbéliard en France et, dans une moindre mesure, celle de Fribourg-en-Brisgau en Allemagne. Les compagnies aériennes régulières présentes sont : (à compléter)

L'enseignement supérieur et la Recherche[modifier | modifier le code]

L'université de Haute-Alsace[modifier | modifier le code]

Le campus de l'Illberg
Campus de l'Illberg
Le campus de la Fonderie
Campus de La Fonderie

L'université de Haute-Alsace (UHA) est répartie sur trois campus dont deux à Mulhouse, le campus de l'Illberg et le campus de La Fonderie, et sur le campus de Colmar, réparti sur les sites Grillenbreit et Bipôle. L'université de Haute-Alsace est connue pour être le précurseur de la formation par apprentissage à l'université[160], c'est en effet l'UHA qui a créé le premier centre de formation d'apprentis universitaire de France en 1990. Elle a également pour composante l'ENSCMu qui est la première école de chimie à avoir vu le jour en France en 1822. En janvier 2009, l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur cite comme principal point fort de l'Université « ses formations professionnalisantes de qualité » et son « taux d’insertion »[161]. Toutefois la Délégation interministérielle à l'aménagement et à la compétitivité des territoires, dans son évaluation de l'appel à coopération métropolitaine[162], estime que le développement de l'UHA restera limité si aucun lien n'est créé avec d'autres universités des alentours. Le 15 mars 2011, le conseil d'administration de l'UHA se prononce en faveur d'un rattachement à l'université de Strasbourg.

L'UHA comprend différentes écoles d'ingénieurs, facultés, instituts et autres organismes de formation dont :

Sur le campus de L'Illberg[modifier | modifier le code]

  • l'ENSISA : École Nationale Supérieure d'Ingénieurs du sud Alsace. Grande école interne à l'université formant des ingénieurs dans les secteurs de la mécanique, informatique, automatisme, et textile. Cette école est surtout spécialisée dans le pôle textile où elle est hautement reconnue
  • l'ENSCMu : École Nationale Supérieure de Chimie de Mulhouse. Grande École interne à l'Université, elle forme des ingénieurs chimistes
  • IS2M : Institut de Science des Matériaux de Mulhouse. Institut de recherche créé conjointement entre l'Université et le CNRS
  • L'IUT de Mulhouse : Institut Universitaire de Technologie de Mulhouse. Il forme des techniciens dans différents secteurs
  • FLSH : Faculté des Lettres, Langues et Sciences Humaines
  • FST : Faculté des Sciences et Techniques
  • SERFA : C'est un service de formation continue commun à l'université

Sur le campus de La Fonderie[modifier | modifier le code]

Autres écoles et organismes de formation supérieure[modifier | modifier le code]

  • CFEJE : Centre de Formation d'Educateurs de Jeunes Enfants
  • ISSM : Institut Supérieur Social de Mulhouse. Institut de formation d'assistants sociaux, d'éducateurs spécialisés et d'autres professionnels dans le champ du travail social.
  • ISTA : Institut Supérieur du Textile Alsacien. Sur le campus Illberg mais non rattaché à l'UHA.
  • IFSI : Institut de Formation en Soins Infirmiers (devenu IFMS depuis septembre 2012)
  • IFMS : Institut de Formation aux Métiers de laSanté (formation : infirmier, aide-soignant, kinésithérapeute, psychomotricien et ergothérapeute)
  • École Supérieure d'Art Le Quai.

Économie[modifier | modifier le code]

Vue satellite des principales zones d'activité économique de l'unité urbaine de Mulhouse

Mulhouse est le deuxième pôle économique d'Alsace après Strasbourg. L'usine PSA Peugeot-Citroën située à Sausheim, dans la banlieue de Mulhouse, est le premier employeur de la région.

Le croissant technologique mulhousien[modifier | modifier le code]

Le croisant technologique mulhousien[163],[164] est une vaste zone située à l'ouest de la ville incluant :

  • la gare centrale avec le futur pôle tertiaire régional et la future gare TGV ;
  • le village industriel de la Fonderie ;
  • les campus universitaires mulhousiens et leurs laboratoires de recherche ;
  • la zone d'activité de Didenheim ;
  • le parc des Collines avec sa zone franche urbaine ;
  • le parc de la Mer Rouge ;
  • la gare du Nord de Mulhouse avec sa zone de fret.

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Le bassin potassique[modifier | modifier le code]

Le bassin potassique dans le nord de l'agglomération fut un grand pourvoyeur d'emplois tout au long du XXe siècle.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

L'essor de l'industrie, moteur du développement de la ville, a d'abord été le fait de l'industrie du textile (frères Schlumpf, etc.), puis des activités attenantes : mécanique et industrie chimique. Quelques éléments de ce secteur ont survécu jusqu'à nos jours mais la crise qui a frappé le textile après la Seconde Guerre mondiale a aussi ébranlé Mulhouse. Une réorientation majeure s'est opérée avec l'implantation d'un centre de production automobile en 1962, qui a entraîné une restructuration d'une grande partie du tissu économique local.

Les secteurs concernés sont l'automobile avec l'usine de PSA (Peugeot Citroën) de Sausheim qui est le premier employeur d'Alsace avec 12 580 salariés dont 1 630 intérimaires fin août 2004) plus les sous-traitants ; la chimie ; l'Électronique avec Clemessy ; la mécanique avec Manurhin et SACM - Mitsubishi ; le Textile avec DMC, Superba et jadis les frères Schlumpf.

Mulhouse est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Sud Alsace Mulhouse. Elle gère le CFA[Quoi ?] Sud Alsace, le GIFOP[Quoi ?] et Cahr Formation, les entrepôts et ports de Huningue, d’Ottmarsheim et ceux d’Île Napoléon.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

La Technopole, Parc de la Mer Rouge[modifier | modifier le code]

La Zone franche urbaine (ZFU), Parc des Collines[modifier | modifier le code]

Consortium Rhénatic[modifier | modifier le code]

Mulhouse est le siège du consortium Rhénatic[165] : Pôle TIC du Grand Est qui regroupe 100 entreprises alsaciennes dans le domaine des nouvelles technologies. Ce sont principalement des entreprises de robotique, bureautique, intelligence artificielle, numérisation de l'information, télématique, autoroute de l'information, communication interactive par fibre optique, câblodistribution, téléphonie, transmission par satellite etc. Mulhouse compte près de 110 entreprises dans ce domaine.

Commerce[modifier | modifier le code]

Photographie de l'entrée du centre commercial Porte Jeune
La Porte Jeune et son nouveau centre commercial

L'activité commerciale du centre-ville est essentiellement concentrée sur la rue du Sauvage, la rue Mercière, la place de la Réunion, la Cour des Maréchaux, ainsi que les rues Henriette et des Boulangers. Longtemps dans une situation difficile, fragilisé par les travaux de réalisation du tramway, le commerce mulhousien est aujourd'hui en pleine mutation. L'implantation du nouveau centre commercial Porte Jeune, créé par la société Altarea, est un élément majeur de cette mutation. Ce centre commercial a ouvert ses portes en octobre 2008. Les commerçants mulhousiens sont regroupés au sein d'une association appelée Les vitrines de Mulhouse[166]. L'agglomération compte également plusieurs zones commerciales d'importance comme la grande zone Kaligone/Pôle 430 (Kingersheim-Wittenheim) ou celle de l'Île Napoléon.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Marché de Noël à Mulhouse en 2008.

La ville compte de nombreux musées techniques et un parc zoologique et botanique. Mulhouse est mondialement connue notamment pour son musée de l'automobile (collection des frères Schlumpf) et son musée de chemin de fer.

Le marché de Noël est un évènement majeur de la saison touristique hivernale à Mulhouse. Il a ainsi accueilli 500 000 visiteurs en 2008[167].

On trouve également à proximité de la ville d'autres sites touristiques dont l'Écomusée d'Alsace ou le Bioscope. Celui-ci ferme ses portes en 2012. On peut également pratiquer la randonnée sur les sentiers du massif des Vosges ou de son piémont, avec pour but le Ballon d'Alsace ou le Grand Ballon, dans le Sundgau ou le Jura alsacien, ou s'orienter vers la Route des vins d'Alsace, la Forêt-Noire ou Bâle.

Entreprises d'envergure internationale originaires de Mulhouse et environs[modifier | modifier le code]

  • BNP : Les origines de la BNP remontent à 1848, date de la création du Comptoir national d'escompte de Paris et du Comptoir national d'escompte de Mulhouse.
  • DMC : En 1746, Jean-Henri Dollfus fils, fonde une entreprise textile avec deux autres jeunes entrepreneurs Jean-Jacques Schmalzer et Samuel Koechlin. Profitant de l'engouement de l'époque pour les tissus peints et du talent artistique de Jean-Henri, ils deviennent les pionniers en Europe de la fabrication industrielle d'indiennes, tissus imprimés ou peints à la main.
  • Clemessy : En 1908, Eugène Clemessy, ancien salarié de la SACM (Société Alsacienne de Construction Mécanique mulhousienne), qui avait transformé durant ses loisirs un vieux moulin près de Brunstatt en centrale électrique pour alimenter plusieurs communes, pressent l’avenir de cette source d’énergie. Il fonde les Établissements Clemessy. Un siècle plus tard, l'entreprise familiale a cédé la place à un groupe international appelé à œuvrer dans tous les secteurs clés de développement de notre planète, notamment les secteurs de l’énergie au sein du Groupe Eiffage.
  • Alstom : André Koechlin ouvre un atelier de construction de locomotives à Mulhouse en 1839. Les affaires se développent vite et Koechlin fusionne avec les Ateliers de Graffenstaden pour créer la Société Alsacienne de Construction Mécanique (SACM). L'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne en 1871 entraîne le repli de la SACM à Belfort dans les années 1878-79. En 1893, la traction électrique ferroviaire commence à prendre un certain essor, l'Américain General Electric s'associe à la Compagnie française Thomson-Houston. Passée la Première Guerre mondiale, les électrifications prennent de l'ampleur. En 1928, Thomson-Houston fusionne avec une partie de la SACM pour former une nouvelle entreprise. Ce sera Als-Thom contraction d'ALSace-THOMson. ALSTHOM deviendra ALSTOM lors de l'introduction de son titre à la Bourse de New York en 2001, le "th" étant prononcé différemment par les anglophones.
  • Alcatel : ALsacienne de Constructions Atomiques, de Télécommunications et d'Electronique résulte de la fusion de CIT (Compagnie Industrielle de Téléphone), filiale de la CGE (Compagnie Générale d'Electricité) et du département ENTE (Énergie Nucléaire Télécommunications et Electronique) de la SACM. Cette fusion donna naissance à la société CIT-Alcatel. Ce n'est qu'ensuite que la société mère, la CGE, prit le nom de ses filiales : Alcatel - Alsthom, avant de se séparer d'Alsthom et devenir Alcatel et, depuis 2006, Alcatel-Lucent.
  • Schlumberger : Nicolas Schlumberger s'établit à Mulhouse en 1545, où il devient tanneur. C'est la naissance de l'une des plus grandes dynasties industrielles françaises active dans le textile, la mécanique, l'électronique, le pétrole, la banque et la viticulture.
  • Louis Dreyfus  : Les sociétés du Groupe Louis-Dreyfus sont présentes dans plus de 53 pays. Leurs principales implantations se trouvent à Buenos Aires, Londres, Paris, São Paulo, Wilton (Connecticut) et Memphis (Tennessee). Depuis quelques années, le chiffre d'affaires annuel brut du Groupe est proche de 20 milliards de dollars. Créé il y a plus de 150 ans à Sierentz près de Mulhouse par Léopold Louis Dreyfus, le Groupe est toujours resté entièrement entre les mains de la famille Louis Dreyfus. Neuf Telecom est détenu à hauteur d'environ 30 % par le groupe Dreyfus.
  • Delmas-Vieljeux : à la suite de l'annexion de l'Alsace, Émile Delmas (homme politique, 1834-1898)Émile Delmas quitte l'Alsace en 1871 où il s'était installé pour rejoindre à La Rochelle ses frères qui avaient créé en 1867 la Compagnie navale Delmas. En souvenir de la province perdue, il proposa que la roue de moulin qui figure sur les armoiries de Mulhouse, « la ville des moulins », devienne l'emblème de la société navale DELMAS Frères. En 1991, la Compagnie entre dans le groupe BOLLORE puis en sort, en 2006, pour rejoindre la CMA-CGM. Delmas est le deuxième armateur français et s'affirme comme le numéro 1 mondial sur l'axe Nord-Sud. La roue à moulin du blason de la ville se retrouve sur le logo de la Compagnie maritime Delmas.
  • APAVE : En 1867, la Société Industrielle de Mulhouse crée les bureaux de l'Association alsacienne des Propriétaires d'Appareils à Vapeur qui est devenue l'APAVE. Le groupe APAVE est aujourd'hui présent partout en France (120 agences et bureaux, 8 laboratoires, 100 espaces de formation) et dans le monde. 8 000 collaborateurs, dont 5 800 ingénieurs et techniciens.
  • Mobilier européen : Le groupe Rapp est issu de la menuiserie ébénisterie familiale fondée en 1925 dans le Sundgau. Aujourd'hui, le groupe Mobilier européen est le premier franchiseur de l'ameublement et le troisième distributeur de meubles français avec les marques FLY, ATLAS et CROZATIER.
  • Boeing : William Edward Boeing est le fils de Wilhelm Böing, un industriel allemand qui émigra aux États-Unis et « américanisa » son nom en Boeing. Il est également le neveu de Ludwig Böing, un industriel dans la filature de tissus d’ameublement à Dornach. Ceci lui permit, dans les années 1910, d'effectuer plusieurs stages chez Aviatik, une entreprise de construction automobile et aéronautique basée à Mulhouse. En 1916, William Edward Boeing fonde la firme aéronautique Boeing et construit un appareil qui est une copie de l’Aviatik mulhousien. Il semble même que ce premier Boeing ne soit autre qu’un Aviatik, mis en caisse à Mulhouse avant d'être envoyé à Seattle en pièces détachées[168].

Postes, télécommunications et médias[modifier | modifier le code]

Opérateurs postaux[modifier | modifier le code]

En 2012, malgré l'ouverture à la concurrence du secteur postal, La Poste SA reste le seule opérateur postal à exercer sur le territoire de l'agglomération mulhousienne. Cette société est titulaire de l'autorisation 06-1091[169] « opérateur historique » et généraliste qui traite tout type de courrier. Son autorisation de prise en charge du courrier est nationale.

Opérateurs internet[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Canaux télévision TNT France - Allemagne - Suisse et distribution des chaînes

Multiplex, canal Chaînes Émetteur
R1 - 100 kW - C24 H (498 MHz) France 2, France 3 Alsace, France 5, LCP, France Ô, Alsace20 Mulhouse-Belvédère
R2 - 100 kW - C27 H (522 MHz) Direct 8, France 4, BFM TV, I-Télé, Direct Star, Gulli Mulhouse-Belvédère
R3 - 100 kW - C54 H (738 MHz) Canal+, TPS Star, Canal+ Sport, Canal+ Cinéma, CFoot, Planète+ Mulhouse-Belvédère
R4 - 100 kW - C37 H (602 MHz) M6, W9, NT1, Paris Première, Arte HD Mulhouse-Belvédère
R5 - ??? kW - C53 H (730 MHz) TF1 HD, France 2 HD, M6 HD Mulhouse-Belvédère
R6 - 100 kW - C21 H (474 MHz) TF1, Arte, TMC, NRJ 12, TF6, LCI, Eurosport Mulhouse-Belvédère
CH-D - 8 kW - C31V (554 MHz) SF1, SF2, SF Info, TSR1, RSI La 1 Sankt Chrischona (Suisse)
CH-F - 10 kW - C56V (754 MHz) TSR1, TSR2, RSI La 1, SF1 Chasseral-Les Ordons (Suisse)
ZDF - 50 kW - C33 H (570 MHz) ZDF, ZDF Info, 3sat, KIKA/Doku Hochrhein/Bergalingen (Allemagne)
SWR - 50 kW - C39 H (618 MHz) SWR BW, BR, HR, WDR Hochrhein/Bergalingen (Allemagne)
ARD - 50 kW - C52 H (722 MHz) ARD, EinsPlus, Arte, Phoenix Hochrhein/Bergalingen (Allemagne)

NB :

  • Additif, Maj du tableau :
-Canal 62V Chasseral, multiplex alémanique   >> 31V (2013)
-Canal 56V Chasseral/Ordons multiplex romand >> 34V (2013)  
  • Chaînes sur le réseau câblé de Mulhouse et télédistributions
  • Les canaux (fréquences) TV restitués sur le câble peuvent être convertis (différents).
  • Via ADSL les chaînes étrangères frontalières ne sont pas toujours proposées

Presse écrite[modifier | modifier le code]

  • Journal L'Alsace dont le siège se trouve à Mulhouse. Il a été fondé le 24 novembre 1944. Son nom complet est L'Alsace-Le Pays. Il couvre toute l'Alsace sous le nom de L'Alsace et la Franche-Comté sous le nom Le Pays. C'est le deuxième quotidien alsacien et le premier dans le département du Haut-Rhin. En dehors du siège, douze agences locales sont établies dans le Haut-Rhin, deux dans le Bas-Rhin, une dans le Territoire de Belfort et une dans le Doubs. Il existe aussi en édition bilingue français-allemand.
  • Journal Les Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA) dont le siège est à Strasbourg. C'est le premier quotidien alsacien. Il a été créé en 1877 sous le nom de Strassburger Neueste Nachrichten.

Radios[modifier | modifier le code]

La grande majorité des radios françaises est diffusée à Mulhouse. Plusieurs radios allemandes et suisses sont également disponibles. Certaines radios sont totalement locales comme :

Radios FM à Mulhouse

Nom de la radio Fréquence(s) Studio(s)
Cerise FM 88.2 Cernay
France Culture 88.6 Paris
SWR 1 89.2, 89.8 Stuttgart, Baden-Baden, Mayence (Allemagne)
Radio SRF 1 90.6 Zurich (Suisse)
RTL2 91.2 Paris, Mulhouse
France Musique 91.6 Paris
Fun Radio 92.2 Paris
SWR 2 92.6 Stuttgart, Baden-Baden, Mayence (Allemagne)
RMC 93.1 Monaco, Paris
SWR 3 93.6, 97.0 Stuttgart, Baden-Baden, Mayence (Allemagne)
La Première 94.2 Lausanne (Suisse)
Europe 1 94.8 Paris
Phare FM 95.3 Mulhouse
France Inter 95.7 Paris
ECN 98.1 Mulhouse
Flor FM 98.6 Soultz
Radio SRF 2 Kultur 99.0 Bâle (Suisse)
Nostalgie 99.4 Paris, Mulhouse
Espace 2 99.6 Lausanne (Suisse)
Virgin Radio 99.8 Paris, Mulhouse
Skyrock 100.5 Paris
Fréquence Jura 100.8 Delémont (Suisse)
Radio Regenbogen 101.1 Mannheim, Fribourg-en-Brisgau (Allemagne)
Energy Basel 101.7 Bâle (Suisse)
NRJ 102.1 Paris, Mulhouse
France Bleu Alsace 102.6 Strasbourg, Mulhouse
Radio SRF 3 103.6, 103.8 Zurich (Suisse)
SWR 4 104.0 Stuttgart, Baden-Baden, Mayence (Allemagne)
Radio Dreyeckland 104.6 Mulhouse
Couleur 3 104.8 Lausanne (Suisse)
Deutschlandfunk 105.1 Cologne (Allemagne)
France Info 105.5 Paris
Baden FM 106.0 Fribourg-en-Brisgau (Allemagne)
Top Music 106.7 Strasbourg
RTL 107.1 Paris
Radio Basilisk 107.6 Bâle (Suisse)
Autoroute Info 107.7 Saint-Apollinaire

Radios disparues à Mulhouse

Nom de la radio Années d'existence
Fréquence Mulhouse  ?-1986
Lutte 68  ?
Mulhouse Radio Muses Années 1980
Porte Sud Années 1980
Radio 103 1978-?
Radio Alpha 1980
Radio Amitié Années 1980
Radio Bienvenue Années 1980
Radio Bollwerk 1982-1986
Radio Cité Années 1980
Radio Club 5000 1978
Radio Eglantine 1977-?
Radio Mulhouse Centre Années 1980
Radio Porte Sud 1987-1995
Radio Spartacus 1978-?
Radio Star 1982-1998
Radio Visages Années 1980
Regio FM 1987-1992
Rockin'Chair 1986-1988
Stéréo 32 Années 1980

Radios numériques à Mulhouse

CH-Classique CH-Jazz CH-Pop Couleur 3 DRS Musikwelle DRS 1 Espace 2 La Première Option Musique Rete Uno RR-SRG World Radio Switzerland
Fréquence en MHz 223,936 223,936 223,936 223,936 223,936 223,936 223,936 223,936 223,936 223,936 223,936 223,936

Santé[modifier | modifier le code]

Mulhouse dispose de plusieurs établissements hospitaliers :

  • Le Centre Hospitalier de Mulhouse (CHM) disposant de 1 668 places[172],[173].
  • La clinique du Diaconat (212 places).
  • La clinique Saint-Sauveur (180 places)
  • Le centre de réadaptation (503 places)

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Mulhouse.

Les Infrastructures[modifier | modifier le code]

Les principaux clubs mulhousiens[modifier | modifier le code]

Sport Nom de l'équipe phare Niveau Lieu Divers
Football pictogram.svg Football FC Mulhouse CFA Stade de l'Ill

Inauguré en 1979, 6 000 places assises et 11 000 places debout (aux nouvelles normes plus que 6 000 places debout).

Le Football Club de Mulhouse fondé en 1893 est un des plus vieux club de France. Il a une riche histoire et a joué plusieurs fois en Division 1.

Sa dernière présence au plus haut niveau du football français remonte à 1990. Depuis, après de nombreuses vicissitudes le club a sombré dans la hiérarchie du football puisqu'il évolue actuellement en CFA (4e niveau national).

Handball pictogram.svg Handball Mulhouse Handball Sud Alsace (MHSA) Division 2 Palais des Sports de Mulhouse Les joueurs sont surnommés les Moustiques. Le club a été créé en 2007 avec comme projet d'aboutir rapidement à un club d'élite dans la région mulhousienne.
Ice hockey pictogram.svg Hockey sur glace Association pour le développement du hockey mulhousien Division 1 Patinoire de Mulhouse Les joueurs sont surnommés les Scorpions. L'équipe a été championne de France de Ligue Magnus en 2005.
Swimming pictogram.svg Natation Mulhouse Olympic Natation (MON) Piscine olympique de l'Illberg L'effectif comprenait notamment ces dernières années Amaury Leveaux, Laure Manaudou et Roxana Maracineanu.
Table tennis pictogram.svg Tennis de table Mulhouse Tennis de Table (MTT) Pro B Gymnase Brustlein Le club est omniprésent au niveau régional et est l'un des rares clubs alsaciens de niveau professionnel de par la présence de l'équipe 1 féminine en Pro B.
Volleyball (indoor) pictogram.svg Volley-ball ASPTT Mulhouse Ligue A Féminine Palais des Sports de Mulhouse Qualifié pour la Ligue des Champions 2009-2010.

Culture et événements[modifier | modifier le code]

Salles de spectacles[modifier | modifier le code]

Salle de Spectacle de La Filature
  • L'Entrepôt
  • La Filature
  • La Maison Diocésaine Teilhard de Chardin
  • Le Noumatrouff
  • Le Palais des Sports
  • Le Parc des Expositions
  • Le Quai
  • Le Théâtre de la Sinne
  • Le Théâtre du Lerchenberg
  • Le Théâtre Lucien-Dreyfus
  • Le Théâtre de Poche Ruelle
  • Le Théâtre Saint-Fridolin
  • Le Créa (Kingersheim)
  • L'Espace 110 (Illzach)
  • L'Espace Dollfus & Noack (Sausheim)
  • L'Espace Tival (Kingersheim)
  • La Grange (Riedisheim)
  • La Passerelle (Rixheim)

Opéra et orchestre[modifier | modifier le code]

La ville accueille l'Orchestre symphonique de Mulhouse dirigé par Patrick Davin, l'Opéra national du Rhin et dispose d'un centre chorégraphique national depuis 1985 (le Ballet de l'Opéra national du Rhin).

Parc Expo[modifier | modifier le code]

Le Parc Expo reçoit diverses manifestations : les journées d'octobre, la fête foraine, le salon du mariage, etc.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Festival de l'Auto
  • Carnaval de Mulhouse[174] (février/mars)
  • Salon régional du Camping (printemps)
  • Traversée de Mulhouse à la nage sur 2 km (1er mai)
  • Mulhouse 00., biennale d'art contemporain (juin)
  • Foire Exposition (de l'Ascension à la Pentecôte)
  • Festival Automobile de Mulhouse (début juillet)
  • Jeudis du Parc (juillet-août)
  • Festival Bêtes de Scène (juillet)
  • Scènes de rue, festival des arts de la rue (juillet)
  • Foire kermesse (dernier samedi de juillet au 3e dimanche d'août)
  • Journées d'octobre (1re semaine d'octobre)
  • Salon des Antiquaires (octobre)
  • Salon de l'industrie du Grand Est
  • Forum de l'impression textile
  • Festival Météo, jazz et musiques expérimentales (août)
  • Rhénatic, rendez-vous d'affaires dans le domaine des technologies de l'information et de la communication
  • Sainte Lucie, Fête de la Lumière à Dornach (novembre)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Résidents célèbres[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

La ville dispose de 42 écoles maternelles, 22 écoles élémentaires, 9 collèges (7 collèges publics : collège Bel-Air 2, collège de Bourtzwiller, collège François Villon, collège Jean Macé, collège Kennedy, collège Saint-Exupéry, collège Wolf ; 2 collèges privés : collège Jean XXIII, collège Jeanne d'Arc), 7 lycées[181].

Cultes[modifier | modifier le code]

Le temple Saint-Étienne

Vers 1520, Mulhouse, alors ville libre et alliée à des cantons suisses, passe au culte réformé de type zwinglien (comme la proche Bâle). Le catholicisme fut proscrit. Mulhouse et sa dépendance Illzach devinrent une « île » Réformée dans le Sud de l'Alsace demeuré catholique. Le judaïsme était aussi interdit mais de nombreuses communautés existaient dans des villages proches : Zillisheim, Rixheim, etc. Ceci prit fin en 1798 avec la réunion de la République de Mulhouse à la France révolutionnaire. À ce moment-là, la situation religieuse devint commune et tous les cultes furent admis à Mulhouse, le Concordat de 1801 s'appliquant.

Au XIXe siècle, le développement démographique croissant de la ville et de sa population ouvrière, essentiellement catholique, fit que les protestants qui composaient la base sociale des grands « capitaines d'industries » devinrent très minoritaires. De nombreux lieux de culte, surtout catholiques (Saint-Étienne…), furent construits voire reconstruits, comme le temple Saint-Étienne, qui sera le plus haut clocher (97 m) d'un lieu de culte protestant en France.

Cette activité « bâtisseuse », à laquelle il faut rajouter la synagogue, fut essentiellement réalisée par l'architecte Jean-Baptiste Schacre au courant du Second Empire. La période allemande (1871-1918) amena encore quelques constructions religieuses, dont des lieux de culte luthériens inédits jusque-là. Vers 1885/90, le clergé, par des prêtres comme Cetty ou Winterer, fut la cheville ouvrière, en opposition au SPD en expansion et au patronat d'un « Socialisme noir »[Quoi ?] dans la foulée du pape Léon XIII, qui créa toute une sociabilité autour des paroisses, avec chorales, clubs variés (les « Bangalas »), ainsi qu'un système bancaire mutualiste. Le Concordat de 1801 avait été maintenu au temps du Kaiser et, après le retour à la France en 1918 et une tentative du « Cartel des gauches » en 1924 pour introduire en Alsace-Lorraine la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905, il resta en vigueur et le reste encore de nos jours grâce au droit local en Alsace et en Moselle.

Jusqu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la presque totalité des Mulhousiens qui étaient croyants appartenait aux quatre cultes concordataires : catholique, protestants des deux branches et judaïsme[182]. De grands changements allaient intervenir à partir de cette période. D'abord le lent déclin de la pratique religieuse et la sécularisation de la société. Ensuite la venue par l'immigration de personnes aux croyances nouvelles, essentiellement l'islam, mais aussi le bouddhisme, l'orthodoxie, etc. À l'intérieur des cultes « établis » se produisirent aussi des changements : Vatican II, l'œcuménisme, la quasi-fusion des courants protestants et un apport important de Séfarades dans une communauté juive totalement ashkénaze jusqu'à la Shoah. La langue allemande resta longtemps la langue de base : prêches, chants etc. Si aujourd'hui, on peut encore entendre l'un ou l'autre en allemand, c'est le français qui l'a presque totalement supplanté. De nos jours, le paysage religieux est donc très varié à Mulhouse. Le christianisme dans ses différentes confessions est majoritaire mais plus seul comme il y a encore un demi-siècle. Une minorité importante de musulmans compose désormais la population de la ville. C'est seulement depuis les années 1990 que l'islam dispose de « vraies » mosquées. Il faudrait plutôt parler d'islam(s) car l'origine des personnes est éclatée entre Afrique du Nord, Turquie, etc. Autre phénomène religieux récent, le développement des « Églises évangéliques » directement issues du protestantisme nord-américain.

La présence musulmane dans la ville de Mulhouse est très ancienne et date de bien avant la grande vague d’immigration des années 1970. Elle remonte en réalité à plus d'un siècle. La crise économique qui sévissait en Alsace à cette époque avait poussé un nombre important de familles à aller s'installer en Afrique du Nord, ils furent à l'origine de liens entre les deux régions. Aussi, de nombreux soldats musulmans d'origine maghrébine ont combattu et sont morts en Alsace en 1870 ainsi que lors des deux guerres mondiales, contribuant ainsi à la libération de l’Alsace et de la France. La présence des tombeaux de ces soldats musulmans en Alsace est le témoin effectif de la présence musulmane et de cette participation efficace (comme le rappelle un dessin de Hansi représentant un couple de petits Alsaciens recueillis devant la tombe d'un soldat arabe)[183]. Après la Seconde Guerre mondiale, sa position géographique, son développement économique et politique font de l'Alsace une région attractive, un lieu de passage. Mulhouse est alors une grande ville industrielle européenne et de fait un grand pourvoyeur de main-d'œuvre. La ville de Mulhouse décide d’entamer un énorme projet de reconstruction urbaine. La municipalité entreprend la construction d’un nombre important de logements entre les années 1950 et 1970, ceci afin d’accueillir les nouveaux habitants de Mulhouse arrivés pour combler le vide de main-d’œuvre dans l'industrie nationale. La plupart de ces nouveaux venus étaient des musulmans originaires d'Afrique du Nord[183]. Les musulmans installés en Alsace s’organisent très tôt. En 1957, un carré musulman est créé dans le cimetière central de Mulhouse avec 179 concessions[184]. En 1971, avec le soutien des responsables de la paroisse Jeanne d'Arc, ils ouvrent la première salle de prière leur permettant de pratiquer leur culte, dans les locaux même de l'église catholique[183].

International[modifier | modifier le code]

Mulhouse a reçu le Prix Territoria en 2008[185],[186], qui récompense les réalisations les plus innovantes en matière de collectivité locale. Ce prix est décerné par l'Observatoire national de l’innovation publique et récompense l'engagement de la cité avec sa jumelle Chemnitz[187].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Villes jumelées avec Mulhouse

Coopération décentralisée[modifier | modifier le code]

Mulhouse entretient des relations de coopération décentralisée avec :

Charte d'amitié[modifier | modifier le code]

Mulhouse est liée par une charte d'amitié avec :

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Mulhouse.

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Benoît Bruant, Éliane Michelon, Françoise Pascal et Martine Gemmerle, Bibliographie établie à l'occasion des commémorations du bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la France, Ville de Mulhouse, 1998, 27 p.
  • Eugène Rieweg, Raymond Oberlé, Frédéric Guthmann (et al.), Mulhouse en France, 1798-1998 : deux siècles de volonté humaine, Éd. du Rhin, Éd. L'Alsace, Mulhouse, 1998, 347 p. (ISBN 978-2-86339-139-6)
  • Pierre Schiele, Charles M. Kieffer et Nicolas Schreck, La Révolution française et l'Alsace, vol. 9, la Réunion de la République de Mulhouse à la France (1798), Vive 89 en Alsace, Cernay, 1998, 184 p. (ISBN 978-2-9506291-5-9)
  • Charles Schmidt, Une conquête douanière, Mulhouse : Documents des Archives nationales relatifs à la préparation de la réunion de Mulhouse à la France, 1785-1798, Berger-Levrault, Paris, Nancy, s.d., VII-162 p.
  • Souscription pour les trois monuments à élever à Strasbourg, à Colmar et à Mulhouse, pour perpétuer le souvenir de la réunion de l'Alsace à la France, Silbermann, Strasbourg, s.d., 4 p.
  • 1798-1998 Mulhouse : de la réunion à la France à la Ve République, actes du 9e symposium humaniste international de Mulhouse, 23, 24 et 25 janvier 1997, Cêtre, Besançon, 1997, 335 p. (ISBN 978-2-87823-091-8)
  • Le Traité de réunion de Mulhouse à la France en 1798, fac-similé et documents inédits publiés par Ernest Meininger, E. Meininger, Mulhouse, 1910, 63 p.
  • Jacques Weber, La réunion de Mulhouse à la France : Étude historique, Paris ?, 1877 ?, 12 p.
  • Albert Metzger, La république de Mulhouse: son histoire et ses anciennes familles, depuis les origines jusqu'à 1798, 1888
  • Joseph Specklin, Le Temple et la Cité. Genèse de trois lieux de culte au XIXe siècle : la synagogue, l'église catholique et le temple allemand de Mulhouse (1835-1870), Société académique du Bas-Rhin, 2009, p. 31-53.
  • Eugène Riedweg, Mulhouse: images d'une ville singulière, 1997, (ISBN 978-2-86339-132-7)
  • Nicolas Schreck, La République de Mulhouse et l'Europe des Lumières : essai d'histoire culturelle sur les mentalités, la vie publique, l'instruction, les arts, les sciences et les lettres, 1993, (ISBN 978-2-904920-10-3)
  • Raymond Oberlé, La République de Mulhouse pendant la guerre de Trente Ans, 1965
  • Stéphane Jonas, Le Mulhouse industriel : un siècle d'histoire urbaine, 1740-1848, Volume 1, 1994, (ISBN 978-2-7384-1884-5)
  • Bruno Guessard, La réunion de la République de Mulhouse à la France: 1785-1798, 1991
  • Georges Livet, Raymond Oberlé, Histoire de Mulhouse des origines à nos jours, 1977, (ISBN 978-2-7165-0018-0)
  • Émile Levasseur, Histoire de classes ouvrières en France depuis 1789 jusqu'à nos jours, 1867
  • Eugène Véron, Les institutions ouvrières de Mulhouse et de ses environs, Paris, Hachette,‎ 1866, 404 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Charles de Lasablière, Histoire de la ville de Mulhouse jusqu'à sa réunion à la France en 1798..., Chantilly, J. R. Riesler,‎ 1856, 209 p. : Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Achille Penot, Les cités ouvrières de Mulhouse et du département du Haut-Rhin, 1867
  • France. Cour de cassation, L'affaire Dreyfus : Révision du procès de Rennes. Débats de la Cour de cassation; audiences des 3, 4 et 5 mars 1904, 1904
  • Édouard Boeglin, Dreyfus, une affaire alsacienne, 2006, (ISBN 978-2-916333-05-2)
  • Odile Jurbert, Mulhouse, Marie-Claire Waille, Dreyfus avant Dreyfus: une famille juive de Mulhouse, 1994
  • Étienne Juillard, L'Europe rhénane: géographie d'un grand espace, 1970
  • Jean-Claude Daumas, Pierre Lamard, Laurent Tissot, Les territoires de l'industrie en Europe, 1750-2000: Entreprises, régulations et trajectoires, 2007
  • Nicolas Stoskopf, Université de Haute-Alsace : la longue histoire d'une jeune université, 2005, (ISBN 978-2-7165-0676-2)
  • Francis Laffon, Élisabeth Lambert, L'Affaire Schlumpf, 1982, (ISBN 978-2-86526-003-4)
  • Martial Bellon, Collection Schlumpf : une folie superbe : musée national de l'automobile, Mulhouse, 1984, (ISBN 978-2-86477-056-5)
  • Gérard Roblin, Thierry Werderer, Electropolis: Musée de l'énergie électrique Mulhouse, 1995
  • Thierry Claude, Mitsuko Hinageshi, Les mémoires du Klapperstein, 2004, (ISBN 978-2-9518167-2-5)
  • Jérôme Blanc, Le modèle mulhousien, bulletin no 94 SBE, 2003
  • Danielle Bohly-Meister, « Un architecte autodidacte : Jean-Baptiste Schacre (1808-1876) - Son œuvre religieuse », Annuaire de la Société d'Histoire du Sundgau, 1992, p. 23-42.
  • Jules Joachim, « Jean-Baptiste Schacre, architecte (1808 - 1876) », Bulletin du Musée historique de Mulhouse, 1953, p. 170 - 190.
  • Joseph Specklin, Jean-Baptiste Schacre (1808-1876), architecte mulhousien, [livret de l'exposition], Société d'Histoire et de Géographie de Mulhouse, 2008, 4 p.
  • Léonard-Georges Werner, « Topographie historique du Vieux-Mulhouse », Mulhouse, 1949.
  • L'Affaire Schlumpf, de Francis Laffon et Elisabeth Lambert, Éditions La Nuée Bleue, Strasbourg.
  • Pour l'amour de Fritz. Auto-biographie, d'Arlette Schlumpf, avec Bernard Reumaux, Éditions La Nuée Bleue, Strasbourg.
  • Marie-Claire Vitoux, Paupérisme et assistance à Mulhouse au XIXe siècle, PUS, Strasbourg, 1986, p. 80.
  • Paul Schmitt, Mulhouse au XIXe siècle - La montée du catholicisme, Coprur, Strasbourg, 1992, p. 66-67 et 133.
  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue,‎ 1995, 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
    Mulhouse, pp. 243 à 251
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Mulhouse, p. 825
  • Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, vol. 1, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe,‎ 2011, 160 p. (ISSN 1253-6008)
    N°53/54/55 2010. TOME 1 : A – F. Tour Nessel, aquarelle de Charles Erhret, 1916, p. 130
  • Charles-Laurent Salch, Nouveau Dictionnaire des Châteaux Forts d’Alsace, Ittlenheim, éditions alsatia. Conception et réalisation Lettrimage,‎ avril 1991, 384 p. (ISBN 2-7032-0193-1)
    Mulhouse pp. 210-212

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bilinguisme Des panneaux « Milhüsa » à l’entrée de Mulhouse , L'Alsace, 20 juin 2010.
  2. a et b Unité urbaine (France) - Liste des principales agglomérations de France s'appuyant sur les données de l'Insee, les données démographiques sont celles de 2009 dans le périmètre 1999 des unités urbaines
  3. La notion d'agglomération s'entend au sens de l'Insee soit un ensemble urbain incluant la ville-centre et sa banlieue.
  4. a et b Insee - Territoire - Les 57 unités urbaines de plus de 100 000 habitants
  5. 111 393 habitants intra muros pour 239 858 habitants dans son unité urbaine
  6. L'aire urbaine s'entend au sens de l'Insee soit un ensemble urbain et périurbain incluant la ville-centre, sa banlieue et sa couronne périurbaine.
  7. Institut national de la statistique et des études économiques - Insee - Statistiques locales - bases téléchargeables - Table d'appartenance géographique des communes - Tableau réalisé par l'Insee listant les communes de France et précisant leur aire urbaine de rattachement
  8. Institut national de la statistique et des études économiques - Insee - L'essentiel sur la population alsacienne - Chiffres clés et données démographiques sur l'Alsace avec le détail des communes les plus peuplées
  9. aire urbaine de Mulhouse - Pourcentage de population du département : 38,3 %
  10. Les Dernières Nouvelles d'Alsace - édition du 11 juillet 2009 - A la croisée des cultures - Parmi les 192 nationalités reconnues par l'ONU dans le monde, 136 sont présentes à Mulhouse.
  11. INSEE - Caractéristiques de la population des principales villes de France
  12. La République de Mulhouse 1293 - 1798 - Site internet sur la République de Mulhouse réalisé par Frédérick Dollfus
  13. Voir le détail du traité de réunion de la république de Mulhausen à la république française
  14. Mulhouse, la belle industrielle - Archives Les Échos no 19422 du 27 mai 2005 • page 112 Du textile à la mécanique, en passant par la chimie et l'électricité, l'industrie (…) On n'imagine pas un instant le « Manchester français » décidant comme Bilbao de faire oublier son passé industriel en construisant un musée d'art moderne.'
  15. Géographie des textiles - Volume 6 de Géographie économique et sociale - André Allix et André Gibert - M. T. Génin, 1957 - page 371 - Si la première filature à vapeur (Dollfus-Mieg) date de 1812[…]
  16. DMC, patrimoine mondial ? - Pierre Fluck, Yves Frey - J. Do Bentzinger, 2006 - ISBN 978-2-84960-090-0, 9782849600900 - (la filature) […] symbolise la révolution industrielle comme le Parthénon le fait de la Grèce antique.
  17. L'appel du 19 juin pour sauver la filature DMC - L'Alsace, 20 juin 2010
  18. Archéologie industrielle, il faut sauver le filature DMC de 1812, Dernières Nouvelles d'Alsace, 20 juin 2010
  19. Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur - Section des établissements - Rapport d'évaluation de l'Université de Haute Alsace - Mulhouse - Page 14 L’UHA est à l’origine du premier CFA universitaire qui aujourd’hui concerne l’ensemble des universités alsaciennes (le processus s’est effectué entre 2001 et 2007).
  20. a et b Musée national de l'automobile Située à Mulhouse en Alsace, la Cité de l’automobile - Musée national - Collection Schlumpf - est le plus grand musée automobile du monde.
  21. Fondation EDF - Le Musée EDF électropolis Plus important musée consacré à l’électricité en Europe, il recueille les collections patrimoniales d’EDF afin d’offrir au plus large public une présentation à la fois historique, technique et sociologique de l’impact de l’électricité sur la société.
  22. a et b La cité du train Située à Mulhouse en Alsace, la Cité du Train est le plus grand musée européen du chemin de fer.
  23. Brochure des musées de Mulhouse - Page 2 - Né d’un héritage industriel exceptionnel, le patrimoine technique conservé dans les musées de Mulhouse force l’admiration des visiteurs venus du monde entier : automobiles de rêve, collection ferroviaire unique, histoire fascinante des rapports entre l’Homme et l’électricité, ensembles de matériels de production et de fabrication issus de l’impression sur étoffes et de l’impression de papiers peints, écomusées des techniques et savoir-faire, sont autant de cuivres, rouages, chromes, roues dentées, fines mécaniques et travail de la main de l’homme qui ont valu à Mulhouse et sa région le titre de Capitale européenne des musées techniques.
  24. FranceGuide - Tourisme - Mulhouse, capitale européenne des musées techniques - France Guide - Partie intitulée Mulhouse, L'Alsace autrement - Site internet édité par la Maison de la France
  25. Écho mulhousien - mensuel municipal - Avril 2009 - Mulhouse, ville d'art et d'histoire
  26. Ville de Mulhouse - Centenaire de la réhabilitation du Mulhousien Alfred Dreyfus - Alfred Dreyfus, l'homme - L'enfance d'Alfred Dreyfus
  27. Document PDF du Département de mathématiques et applications (DMA) de l'École normale supérieure
  28. (en) Biographie d'Alfred Werner sur le site de la Fondation Nobel
  29. Section Science du site de Vulcania - Les Diables des volcans : Maurice et Katia Krafft
  30. Musée historique de Mulhouse, Service éducatif et culturel des musées de Mulhouse - Mulhouse sous l'ancien régime - 1525, la Réforme religieuse
  31. Site officiel de la ville de Mulhouse - Webcam de la place de la Réunion avec vue sur le temple Saint-Étienne et texte explicatif : « Au centre de la place, se trouve le temple Saint-Étienne, construit en 1866. Il est aujourd'hui classé monument historique. De nombreux concerts et manifestations s’y déroulent. Ses dimensions en font l'édifice protestant le plus haut de France. »
  32. Association des châteaux forts d'Alsace, membre de la Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace - Article sur Mulhouse
  33. Ville de Mulhouse - L'histoire de Mulhouse - Les fondations de Mulhouse
  34. Musée historique de Mulhouse - La naissance de Mulhouse - Repères chronologiques - 803 : première mention de « Mulinhuson » (Maison du Moulin).
  35. Mülhausen devient Mulhausen, seul le ü est transcrit par un u.
  36. PDF du Musée historique de Mulhouse - La naissance de Mulhouse
  37. Wikisource - Jules César - La Guerre des Gaules - Livre 1 - 58 av. J.-C. - Traduction Nisard 1865
  38. Musée historique de Mulhouse …Mulhouse aurait été fondée par un guerrier franc, recueilli et soigné par un meunier et sa fille…
  39. Mulhouseum Service Éducatif et Culturel des Musées de Mulhouse (SECMU)
  40. Archives du site officiel de la présidence de la République française - Discours de M. Jacques CHIRAC, président de la République, à l'occasion du bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République française. Le président de la République Jacques Chirac emploie le terme cité du Bollwerk - Pourquoi les Mulhousiens renoncent-ils ainsi à une indépendance parfois tumultueuse, chèrement acquise et si souvent défendue ? Une indépendance qui a permis à la « cité du BOLLWERK » de traverser sans heurts les nombreux conflits qui ont secoué la plaine du Rhin au cours des siècles et de jeter les bases d’un essor industriel prometteur ?
  41. Brochure des musées de Mulhouse - Page 2
  42. L’Écho Mulhousien no 271 septembre 2005 - Mulhouse, la Manchester française Mulhouse, la ville aux cent cheminées, a souvent été comparée à Manchester (…)
  43. L’Écho mulhousien no 271, septembre 2005 - Mulhouse, la Manchester française (…) la Manchester française va aussi devenir la Manchester alsacienne, les industriels mulhousiens rayonnant dans les vallées vosgiennes.
  44. Coordonnées du chef-lieu de la Région de Charlevoix : Baie-Saint-Paul, 47° 27′ 00″ Nord - 70° 30′ 00″ Ouest
  45. Coordonnées de la ville de Seattle 47° 37′ Nord - 122° 19′ Ouest
  46. Coordonnées de la ville d'Oulan-Bator 47° 55′ 00″ Nord - 106° 55′ 00″ Est
  47. Climat de la France
  48. McKnight, TL & Hess, Darrel (2000). Foehn/Chinook Winds. dans Physical Geography: A Landscape Appreciation, p. 132. publié par Prentice Hall, Upper Saddle River, NJ (ISBN 978-0-13-020263-5)
  49. Site de l'Internaute, Encyclopédie des villes - Présentation des données climatiques de la ville de Mulhouse - Données provenant de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et Lameteo.org
  50. Moyenne 2001-2009 Météo France
  51. Les données climatiques à Mulhouse sur le site de Meteo France - voir Météo-France - Relevés météorologiques de l'aéroport Mulhouse/Bâle/Fribourg-en-Brisgau
  52. Calcul issu du calendrier solaire de la ville du site internet Ephemeride.com - Adaptation du logiciel Ephemeride 1.02
  53. Données de référence: aube nautique - voir référence suivante sur le crépuscule nautique
  54. Données de référence: crépuscule nautique - Définition du crépuscule nautique issue du magazine Futura-Sciences - Le crépuscule nautique, qui correspond au moment où le Soleil est situé entre 6 et 12° en dessous de l'horizon.
  55. Site officiel de la ville de Mulhouse - L’état initial de l’environnement - document établi dans le cadre d’une étude particulière, réalisée par le bureau d’études ECOSCOP - Page 9 :« Les eaux courantes : l’Ill (le canal de l’Ill ainsi que l’ancienne Ill qui comprend le Nouveau Bassin) et la Doller, les deux rivières de Mulhouse, ainsi que le ruisseau du Steinbaechlein, les fossés » - Page 115 : « 71 % de l’ancienne Ill transitent de manière souterraine à travers Mulhouse et une « nouvelle Ill », le canal de décharge, qui concentre l’essentiel de son débit, a été aménagée à l’écart du centre-ville historique. »
  56. http://eau-de-mulhouse.colinweb.fr/
  57. Site officiel de la ville de Mulhouse - L’état initial de l’environnement - document établi dans le cadre d’une étude particulière, réalisée par le bureau d’études ECOSCOP - Pages 117 et 118 : « Le Steinbaechlein est un ruisseau artificiel relativement important (un à deux mètres de large), issu d’une dérivation amont des eaux de la Doller. Une partie de son linéaire est en souterrain à Mulhouse. Il entre dans la ville au parc de la Mer-Rouge et se divise au niveau du pont SNCF : un bras se dirige vers la gare du nord avant de rejoindre la Doller à Pfastatt et l’autre, souterrain, se dirige vers le centre pour alimenter d’une part le canal de l’Ill et d’autre part l’ancien bras de l’Ill en aval du Nouveau Bassin. »
  58. Centre de recherche public Henri Tudor - L’observatoire européen s’installe à Esch-sur-Alzette Le pentagone liant les villes de Paris, Milan, Munich, Hambourg et Londres ne représente que 20 % du territoire européen mais renferme 40 % de la population et plus de 50 % des richesses.
  59. maps.google.fr - Google Maps - option outil de mesure de distance - Distance entre les villes à vol d'oiseau à partir du centre de chaque villes
  60. Avec 223 habitants/km2 contre 112,2 habitants/km2 en moyenne pour la France métropolitaine et 116 habitants/km2 pour l'Union européenne
  61. INSEE, Statistiques locales de l'aire urbaine de Mulhouse. Voir également le tableau de l'article sur les aires urbaines françaises
  62. Définition d'une ville sur le site de l'INSEE
  63. Définition d'une ville sur le site de l'INSEE - référence aux recommandation internationales Ces seuils, 200 mètres pour la continuité de l'habitat et 2 000 habitants pour la population, résultent de recommandations adoptées au niveau international.
  64. Définition d'une commune urbaine sur le site de l'INSEE
  65. Liste des communes composant l'agglomération urbaine de Mulhouse
  66. arrêté préféctoral n° 2011-361-1 du 23 décembre 2011 à consulter dans le recueil des actes administratifs de décembre 2011 de la préfecture du Haut-Rhin, p. 869 http://haut-rhin.pref.gouv.fr/portail/sections/publications/recueil_actes_admini/r.a.a._2011/raa_12-2011/view
  67. Les services de l'État dans le Haut-Rhin
  68. Diagnostic territorial de la région mulhousienne 2004 - AURM et SCOT Région mulhouienne - Le centre-ville de Mulhouse : une attractivité sur tout le sud Alsace - Page 59 - C’est naturellement le centre-ville de Mulhouse qui incarne avec le plus de force la notion de centralité : pôle majeur de commerces et de services de la Région mulhousienne et de l’Alsace du Sud, il constitue également un important pôle d’équipements collectifs et d’emplois. C’est un lieu de référence, présentant une forte densité de patrimoine urbain et un lieu d’identité pour un grand nombre d’usagers.
  69. Diagnostic territorial de la région mulhousienne 2004 - AURM et SCOT Région mulhouienne - Une offre commerciale abondante essentiellement dans les pôles périphériques - page 48 - Avec plus de 115 000 m2 de surface commerciale le pôle de Wittenheim-Kingersheim est le plus important pôle périphérique du territoire, son pouvoir d’attraction est large et son aire de chalandise s’étend vers le nord, bien au-delà du périmètre de la Région Mulhousienne.
  70. Diagnostic territorial de la région mulhousienne 2004 - AURM et SCOT Région mulhouienne - Des centralités secondaires qui structurent leur territoire - page60 - Les pôles urbains secondaires présentent un grand nombre de caractéristiques de centralité : […] Wittenheim structure le Nord du territoire […] Rixheim le sud
  71. http://recensement.insee.fr/tableauxDetailles.action?zoneSearchField=MULHOUSE&codeZone=68224-COM&idTheme=12&idTableauDetaille=48&niveauDetail=1
  72. INSEE - Commune : Mulhouse - 68224 - POP1A - Population totale par sexe et âge regroupé - Niveau agrégé et INSEE - Unité urbaine 1999 : Mulhouse - 68701 - POP1A - Population totale par sexe et âge regroupé - Niveau agrégé
  73. Statistiques locales de l'INSEE - Mulhouse (68224 - Commune)
  74. Ville de Mulhouse - Vie Citoyenne - Les conseils de quartier
  75. Ville de Mulhouse - Secteur 1 - Coteaux, Dornach et Haut-Poirier
  76. Ville de Mulhouse - Secteur 2 Centre historique, Fonderie, Franklin-Fridolin et Rebberg
  77. Ville de Mulhouse - Secteur 3 Drouot-Barbanègre, Europe-Bassin-Nordfeld, Vauban-Neppert-Sellier et Wolf-Wagner
  78. Ville de Mulhouse - Secteur 4 Brustlein, Cité-Briand, Daguerre et Doller
  79. Ville de Mulhouse - Secteur 5 Bourtzwiller
  80. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  81. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  82. Mulhouse l’Alsace autrement - Mulhouse en chiffres - Tourisme Alsace
  83. INSEE, Statistiques locales de la commune Mulhouse
  84. INSEE - Commune : Mulhouse - 68224 IMG1 - Population totale par sexe, âge, type d'activité et situation quant à l'immigration, Insee 2008
  85. L'internaute : Encyclopédie des villes de France
  86. Les voisins des jeunes d'origine étrangère en France, Bernard AUBRY. INSEE, Strasbourg. Michèle TRIBALAT. INED, Paris, 2008
  87. http://www.lalsace.fr/fr/article/1694306,207/Mulhouse-deces-de-l-ancien-maire-et-depute-Joseph-Klifa.html
  88. article L'Alsace.fr du 29 août 2009
  89. http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2011/12/23/wittelsheim-rattachee-a-l-agglomeration-mulhousienne#commentaires
  90. Site officiel du Pays de la Région Mulhousienne
  91. Les Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA) - Article paru dans l'édition du dimanche 21 septembre 2008 - On le sait peu, mais la plus grande charmaie naturelle d'Europe et ses 13 000 hectares abritent une des seules populations sauvages de cerfs sikas en France.
  92. La commune de Berrwiller est située au pied du Vieil Armand (Hartmannswillerkopf)
  93. Schéma de cohérence territoriale de la région mulhousienne - Sur quel territoire ? - Les communes et structures intercommunales membres du SCOT
  94. Carte des 15 métropoles retenues par la DIACT
  95. Ephemeride.com, page sur le calcul de distance entre deux villes à vol d'oiseau
  96. Dion Cassius, Histoire romaine, Livre XXXVIII, 34
  97. Plutarque, Vies parallèles, César, 19
  98. Appien d'Alexandrie, Celtique, frag. 16
  99. J. Carcopino, op. cit., pp. 231-232
  100. Signifie le champ aux bœufs en allemand, terme du Moyen Âge désignant cette terre propice aux pâtures des bêtes destinées aux foires. La plaine de l'Ochsenfeld s'étend de Thann à Mulhouse.
  101. Localisation possible, selon H. Christ (site de la mairie de Reiningue)
  102. Dion Cassius, Histoire romaine, Livre XXXVIII, 50
  103. L'Alsace illustrée ou son histoire sous les empereurs allemands et depuis sa réunion à la France (1852) - Jean-Daniel Schoepflin - Page 306
  104. L’écho Mulhousien no 282 septembre 2006 p. 44 et 45
  105. Musée historique de Mulhouse - La Réforme à Mulhouse - 1525, la réforme religieuse
  106. Quinze années décisives pour Mulhouse, république protestante
  107. Karen Mulcahy, « Cylindrical Projections », City University of New York (consulté le 30 mars 2007)
  108. Rites and passages: the beginnings of modern Jewish culture in France, 1650-1860 Par Jay R. Berkovitz page 77
  109. L'évolution économique de la Lorraine - Louis Laffitte - Annales de Géographie - Année 1912, Volume 21, Numéro 120 - p. 396 - extrait : Les Mulhousiens ne limitèrent pas leur activité à l'industrie textile et à ses annexes immédiates, teinture, impression, apprêts. Ils ne se contentèrent pas de perfectionner ou de multiplier des genres dans lesquels ils excellaient. On eût dit qu'ils voulaient se préserver de la concurrence en atteignant la perfection par avance dans ses diverses manifestations. Afin d'assurer l'avenir ils ne négligèrent aucun des aspects du problème de la production. Ils adoptèrent de bonne heure les machines les plus perfectionnées, eux-mêmes en construisirent. Ils furent les premiers à pratiquer la chimie industrielle, à doter leurs usines de laboratoires, à associer la science à l'industrie.
  110. L'évolution économique de la Lorraine - Louis Laffitte - Annales de Géographie - Année 1912, Volume 21, numéro 120 - p. 396 - extrait : Ils (Les Mulhousiens) comprirent tout le parti qu'on pouvait tirer de l'invention des chemins de fer. Dès 1837 Nicolas Koechlin et frères obtenaient la concession de la ligne de Mulhouse à Thann, l'une des premières lignes construites en Europe. Lorsqu'on l'inaugura, les invités venus de Mulhouse quittèrent Thann remorqués par une locomotive construite à Thann
  111. Publication industrielle des machines, outils et appareils les ..., Volume 14 - Jacques-Eugène Armengaud - page 327
  112. Le destin mouvementé de la BNP', par Félix Torres - le 20 janvier 1994, dans le journal L'Expansion
  113. L’Écho mulhousien no 308, janvier 2009 - 1879 : l’École de chimie entre dans ses murs
  114. L’ÉCHO MULHOUSIEN no 277 MARS 2006 - Les origines mulhousiennes de Ben-Hur
  115. ex æquo avec Titanic (1998) et Le Seigneur des anneaux : Le Retour du roi (2004)
  116. (en) « in recognition of his work on the linkage of atoms in molecules by which he has thrown new light on earlier investigations and opened up new fields of research especially in inorganic chemistry » in Personnel de rédaction, « The Nobel Prize in Chemistry 1913 », Fondation Nobel, 2010. Consulté le 7 août 2010
  117. Alfred Dreyfus : arbre généalogique
  118. Le Figaro - 30/04/2008 - Deux siècles et demi d'histoire et plus de trente ans de descente aux enfers
  119. Vidéo INA - Rétrospective affaire Schlumpf - 06/07/1982 - 03min06s
  120. INA - 20/10/1977 - 07min03s A Mulhouse, découverte du corps de Hanns Martin Schleyer
  121. Journal Officiel de la République française - Débats parlementaires - Assemblée Nationale — Séance du 7 mai 1985 - page 608
  122. Communiqué de presse du préfet du Haut-Rhin - Évolution de la délinquance en 2006
  123. COMMUNIQUE DE PRESSE DU PREFET DU HAUT-RHIN - EVOLUTION DE LA DELINQUANCE EN 2006
  124. « http://www.haut-rhin.pref.gouv.fr/sections/espace_presse/communiques_presse/communiques_2008/chiffres_de_la_delin7723/downloadFile/attachedFile/delinquance_DECEMBRE_et_BILAN_2007.pdf?nocache=1201250144.68 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  125. « http://www.haut-rhin.pref.gouv.fr/sections/espace_presse/communiques_presse/communiques_2008/statistiques_delinqu5682/downloadFile/attachedFile/delinquance_AVRIL08.pdf?nocache=1210339355.94 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  126. Préfecture du Haut-Rhin, « Évolution de la délinquance et des activités des services de police et de gendarmerie – mai 2009 », Communiqué de presse, sur le portail internet des services de l'État dans le Haut-Rhin,‎ 2009
  127. Maison de l'emploi et de la formation du pays de la région mulhousienne - Indicateurs décembre 2008 - La fin des particularités du Pays de la région mulhousienne : une mutation rapide vers une économie de services - page 2
  128. Museostat 2007
  129. Revue d'Alsace, Volume 7 - Notice historique sur le Klapperstein - Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace, 1856 - p. 10
  130. Revue d'Alsace, Volume 7 - Notice historique sur le Klapperstein - Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace, 1856 - p. 13
  131. Mulhouse, synagogue (Orgue de tribune)
  132. Musée historique de Mulhouse - Histoire urbaine - la ville fortifiée
  133. Centre régional de documentation pédagogique d'Alsace - Histoire des arts - Mur peint
  134. L'Alsace illustrée ou son histoire sous les empereurs allemands et depuis sa réunion à la France (1852) - Jean-Daniel Schoepflin - Page 305 - Brûlé en 1553, il fut rebâti à la même place et dans la même forme. Suivant le goût de l'époque, les côtés, et particulièrement la face, étaient ornés de figures peintes et de dorures. C'était un palais magnifique et tout doré dit MICHEL MONTAIGNE, qui passa à Mulhouse en 1580, faisant un voyage en Suisse et en Allemagne.
  135. Site officiel du parc zoologique et botanique de Mulhouse - Partie Histoire - « parc du peuple » selon les propos de Charles Thierry-Mieg fils
  136. Site officiel du parc zoologique et botanique de Mulhouse - Partie Histoire - L'entrée coûtait 10 centimes lors de son ouverture.
  137. Site officiel du parc zoologique et botanique de Mulhouse - Partie Histoire - 2008 : un parc esthétique et scientifique - Avec 335000 visiteurs l’an dernier, le parc est le premier site touristique du Haut- Rhin…
  138. « Notice no PM68000249 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  139. Mulhouseum - Université de Haute-Alsace - Le Musée français du chemin de fer
  140. Site officiel de la Cité du Train
  141. Site internet de la Fondation EDF - le musée EDF Electropolis
  142. Mulhouseum - Université de Haute-Alsace - Le musée EDF Electropolis, le spectaculaire et la rigueur scientifique
  143. a et b http://www.musee-impression.com/musee/default.html
  144. http://www.tourisme-alsace.com/fr/musees/impression-etoffes.html
  145. http://www.tourisme-mulhouse.com/fr/musee-de-limpression-sur-etoffes.html
  146. Ecomusee-alsace.fr - L'écomusée d'Alsace en quelques mots
  147. Les temples réformés de Mulhouse (Alsace)
  148. L’église réformée de Mulhouse
  149. Recette des Schankala sur le site Altkirch.net
  150. Recette des Scharwa sur le site 750grammes.com
  151. Mulhouse au début du siècle, Jacques Conrad, éd . du Rhin, p. 46.
  152. Site des CADRes - Cyclistes associés pour le droit de rouler en sécurité présentant les objectifs de l'association
  153. Le Figaro du 15 mars 2012 - Mulhouse lance le paiement par SMS
  154. EV6 c'est quoi ? - Eurovelo6.org Site édité par le Conseil Régional du Centre. L’EuroVelo 6 Atlantique-Mer Noire est l’un des 12 itinéraires du réseau EuroVelo 6 né à l’initiative de la Fédération européenne des cyclistes (ECF) (…). Son objectif est de suivre trois des plus grands fleuves européens, creusets de la civilisation européenne : la Loire, le Rhin et le Danube. Elle traverse donc la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Croatie, la Bulgarie et la Roumanie.
  155. Les ports de Mulhouse-Rhin - Page consacrée aux ports du Rhin sur le site internet de la CCI Sud Alsace Mulhouse
  156. CCI Sud Alsace Mulhouse : Ports Mulhouse Rhin Bilan trafic 2006
  157. L’Aéroport binational de Bâle-Mulhouse, créé par la Convention franco-suisse du 4 juillet 1949
  158. Aéroports français classés par le nombre de passagers - respectivement Paris, Nice, Lyon, Marseille, Toulouse, Mulhouse
  159. Statistiques aéroports de France, chiffres 2007
  160. Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur - Section des établissements - Rapport d'évaluation de l'université de Haute Alsace - Mulhouse - Page 14 L’UHA est à l’origine du premier CFA universitaire qui aujourd’hui concerne l’ensemble des universités alsaciennes (le processus s’est effectué entre 2001 et 2007).
  161. http://www.aeres-evaluation.fr/IMG/pdf/AERES-S1-UHA.pdf Rapport d'évaluation de l'AERES
  162. État des lieux de 8 coopérations dans 7 métropoles - page 19 - …même les grands pôles d'enseignement supérieur et de recherche situés dans les principales villes du réseau (Dijon, Besançon, Belfort, Montbéliard, Mulhouse, Bâle) ont désormais des perspectives de développement réduites si aucun lien n'est créé.
  163. Site de la ville de Mulhouse - Carte du croissant technologique mulhousien
  164. Site de la ville de Mulhouse - Page descriptive du croissant technologique mulhousien
  165. Site web du consortium Rhénatic
  166. Les Vitrines de Mulhouse - Site Internet de l'association des commerçants mulhousiens
  167. L'Alsace - Le Pays - Mulhouse : le marché de Noël dépasse les 500 000 visiteurs, édition du 06/01/09 - Le marché de Noël 2008 de Mulhouse (Haut-Rhin) a attiré plus de 500 000 visiteurs, soit une fréquentation record en hausse de 30 % par rapport à 2007(…)
  168. Habsheim L’aérodrome fête ses 100 ans
  169. Site de l'Autorité de Régulation - Autorisation Arcep - La Poste
  170. (fr) « Est Vidéo disparaît » sur le site www.e-alsace.net, 26 mai 2009
  171. Site de ECN 98.1
  172. Informations relatives au centre hospitalier de Mulhouse sur le site internet consacré à l'établissement concerné
  173. Mulhouse en chiffres - édition 2008 - chiffres relatifs au secteur hospitalier mulhousien
  174. Informations sur le Carnaval de Mulhouse - ressources mises en place par la mairie de Mulhouse
  175. Étude de l'un de ses tableaux sur le site de la Tribune de l'Art.
  176. l'émission radio et le magazine.
  177. http://www.lalsace.fr/actualite/2013/07/09/jacques-kessler-la-retraite-sans-depression
  178. Olivier Brégeard, « Laurence Piquet, entre rêves artistiques et réalité médiatique », sur l'Alsace,‎ 28 novembre 2011.
  179. « Laurence Piquet pourrait être mise à pied dix jours », sur Libération,‎ 5 avril 1997.
  180. « Laurence Piquet », sur bide et musique.
  181. Mulhouse en chiffres
  182. De la richesse religieuse de Mulhouse...
  183. a, b et c Mulhouse d'Ailleurs aux éditions du Rhin par (Frédérique Meichler, Sylvie Birot, Pierre Freyburger)
  184. « annuaire des carrés musulmans en France », sur www.jesuismusulman.com (consulté le 9 octobre 2012).
  185. Prix Territoria 2008, La Revue Parlementaire n° 917
  186. Site internet de la ville de Mulhouse - Relations internationales - Mulhouse, lauréate 2008 du prix Territoria du Parrainage européen - Le prix Territoria du Parrainage européen a été remis solennellement le 5 novembre à madame l’adjointe Eckert, au Sénat, en présence de monsieur l’adjoint Brehm de Chemnitz.
  187. Prix et distinctions de Mulhouse
  • (fr) Charles de Lasablière, Histoire de la ville de Mulhouse jusqu'à sa réunion à la France en 1798…, Chantilly, J. R. Riesler,‎ 1856, 209 p. :
  1. Lasablière, p. 33
  2. Lasablière, p. 11
  3. Lasablière, p. 14
  4. a et b Lasablière, p. 36
  5. a et b Lasablière, p. 37
  6. a et b Lasablière, p. 38
  7. Lasablière, p. 39
  8. a et b Lasablière, p. 24
  9. Lasablière, p. 44
  10. Lasablière, p. 45
  11. Lasablière, p. 46
  12. Lasablière, p. 47
  13. a et b Lasablière, p. 52
  14. Lasablière, p. 53
  15. Lasablière, p. 53-54
  16. Lasablière, p. 56-57
  17. a et b Lasablière, p. 58
  18. Lasablière, p. 59
  19. Lasablière, p. 60
  20. Lasablière, p. 64-65
  21. Lasablière, p. 62-63
  22. a et b Lasablière, p. 64
  23. Lasablière, p. 65
  24. Lasablière, p. 66-67
  25. Lasablière, p. 68
  26. Lasablière, p. 69
  • (fr) Eugène Véron, Les institutions ouvrières de Mulhouse et de ses environs, Paris, Hachette,‎ 1866, 404 p. :
  1. Véron1866, p. 31
  2. Véron1866, p. 26
  3. Véron1866, p. 31-32