Venise

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Venise
Blason de Venise
Héraldique
Drapeau de Venise
Drapeau
Venise dans la lagune.
Venise dans la lagune.
Noms
Nom italien Venezia
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Veneto.svg Vénétie 
Province Venise  
Maire Vittorio Zappalorto (commissaire préfectoral)
2014-2015
Code postal 30100
Code ISTAT 027042
Code cadastral L736
Préfixe tel. 041
Démographie
Gentilé Vénitiens
Population 269 810 hab. (2012)
Densité 649 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 23″ N 12° 19′ 55″ E / 45.4398, 12.331945° 26′ 23″ Nord 12° 19′ 55″ Est / 45.4398, 12.3319  
Altitude 2 m (min. : 1 m) (max. : 9 m)
Superficie 41 594 ha = 415,94 km2
Divers
Saint patron Saint Marc
Fête patronale 25 avril
Localisation

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Venise
Liens
Site web www.commune.venezia.it

Venise (italien : Venezia /ve'nɛtʦja/, vénitien : Venexia /ve'nɛˑsja/) est une ville portuaire du nord-est de l'Italie, sur les rives de la mer Adriatique. Elle s'étend sur un ensemble de 118 petites îles séparées par un réseau de canaux et reliées par des ponts. Située au large de la lagune vénète, entre les estuaires du et du Piave, Venise est renommée pour cette particularité, ainsi que pour son architecture et son patrimoine culturel - elle et sa lagune sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Venise est la capitale de la région de la Vénétie. En 2012, la commune compte 269 810 habitants, dont 58 666 intra-muros (Centro storico)[1]. 176 000 résident sur les rives (Terraferma), pour la plupart dans les frazioni de Mestre et Marghera, et les 31 000 habitants restants se trouvent dans d'autres îles de la lagune. Avec Padoue et Trévise, Venise constitue l'aire métropolitaine Padoue-Trévise-Venise (PATREVE), une entité statistique de 1 600 000 habitants.

Fondée peu après 528, elle fut la capitale pendant onze siècles (697-1797) de la République de Venise. Durant le Moyen Âge et la Renaissance, la ville fut une grande puissance maritime, à l'origine de la Quatrième croisade et victorieuse lors de la bataille de Lépante en 1571 contre l'Empire ottoman. Grâce à ses liens avec l'Asie et le Proche-Orient, dont le marchand et explorateur Marco Polo fut l'initiateur, elle devint également l'une des principales places commerciales d'Europe, notamment de la soie, des céréales et des épices. Enfin, elle est un centre culturel majeur, du XIIIe siècle à la fin du XVIIe siècle, dont les peintres de l’École vénitienne (dont Titien, Véronèse et Le Tintoret), Carlo Goldoni et Antonio Vivaldi sont les principaux représentants.

Son nom provient du peuple qui habitait la région avant le Xe siècle, les Veneti. Dénommée Venetiae en latin, elle est parfois surnommée la « Cité des Doges », la « Sérénissime », la « Reine de l'Adriatique », la « Cité des Eaux », la « Cité des Masques », la « Cité des Ponts » ou encore la « Cité flottante ». La ville est aujourd'hui célèbre pour ses canaux - notamment le Grand Canal - et ses gondoles, ses nombreuses églises, la place Saint-Marc, le palais des Doges, le Pont des Soupirs, sa Biennale ainsi que son carnaval.

Histoire[modifier | modifier le code]

Video 2002

Les clés de la domination économique de Venise sur l'Italie au Moyen Âge sont l'insularité et l'aisance navale des Vénitiens qui n'a cessé de croître pendant plus d'un millénaire.

La région à l'extrémité nord-ouest de la mer Adriatique, où se jettent plusieurs fleuves issus des Alpes, est habitée dès l'Antiquité par des pêcheurs, mariniers et saulniers. Cette zone faisait partie de la région X créée par Auguste. Cette région fut nommée ensuite Venetia du nom des Vénètes, ancien peuple italique intégré dans la République romaine dès le IIe siècle av.J-C ; Aquilée — sur la terre ferme — était le centre religieux et portuaire important.

Les invasions des Goths d'Alaric Ier et des Huns d'Attila poussèrent les populations locales à se réfugier dans les îles des marais situés le long de la mer Adriatique, près du delta du . Selon la légende développée ultérieurement par les Vénitiens pour démontrer l'ancienneté de leur cité et la lointaine origine de leur liberté, Venise aurait été fondée le 25 mars 421 dans les îlots du rivus altus, qui deviendra le Rialto.

En 452, un premier établissement est fondé par des réfugiés de Padoue et d'Aquilée. La région échut par la suite au royaume ostrogoth puis fut reconquise avec le reste de l'Italie par le général Bélisaire, devenant une province de l'Empire romain d'Orient sous Justinien Ier.

La ville de Venise a été fondée vers la fin du VIe siècle par des habitants des régions voisines, venus se réfugier en nombre dans les îles de la lagune formée par l'estuaire du après l'invasion de l'Italie du nord par les Lombards en 568. En effet, cette zone marécageuse, difficile d'accès pour des navires à quille, était restée sous la juridiction de l'exarchat de Ravenne, province de l'Empire romain d'Orient. Elle fut donc initialement un refuge de la civilisation romano-byzantine mais au fur et à mesure de son développement, son autonomie s'accrut pour aboutir à l'indépendance.

Profitant de l'antagonisme entre l'exarchat de Ravenne et les Lombards, les Vénitiens élargirent leur marge de manœuvre politique et se dotèrent d'un pouvoir local incarné par le premier duc ou « doge », Paolucio Anafesto (697-717), personnage aux confins de la légende et de l'histoire. La ville de Venise ne devint réellement indépendante qu'après le retrait des Byzantins de l'Adriatique, peu après l'an 1000, lors de l'émergence du royaume de Hongrie. La cité-État s'appuya dès lors sur la mer pour étendre son pouvoir.

Venise n'eut pas de constitution propre. En effet la définition des attributions et le mécanisme des institutions gouvernementales relevaient à Venise du droit coutumier. Les organes de décision gouvernementaux formaient une pyramide dont l'Assemblée populaire était la base et le doge le sommet. Entre les deux siégeaient le Grand Conseil, les Quarante et le Sénat, puis le Conseil ducal. Cette organisation politique dont les traits se dessinent au XIIIe siècle se maintiendra jusqu'en 1797[2]. Le quadruplement de la puissance navale dans le premier tiers du XVe siècle, fait de l'Arsenal de Venise la plus grande usine du monde, employant jusqu'à 16 000 personnes, derrière une enceinte secrète de 25 hectares. L'activité navale est portée par le dynamisme du quartier d'affaires vénitien.

Article détaillé : République de Venise.
Scala del Bovolo (Palais Contarini del Bovolo)
Photo de Carlo Naya

Le commerce du sel, puis l'expansion commerciale vers la Méditerranée orientale, entraînèrent une forte croissance de la ville. Après la 4e croisade, que Venise détourna sur Constantinople, la République s'empare des richesses de l'Empire byzantin et constitue son propre empire maritime constitué par la plupart des îles grecques et dalmates. Elle le complète en conquérant la Dalmatie continentale, l'Istrie et un vaste domaine entre les Alpes et le , incluant les cités de Bergame, Brescia, Vérone, Padoue, Trévise et Udine. Elle entre en conflit avec Gênes, sa grande rivale en Italie du nord et en Méditerranée. L'apogée de cette lutte sera la quatrième guerre génoise, autrement nommée guerre de Chioggia. Venise sortit vainqueur du conflit, mais très épuisée. Le traité de Turin, en 1381, ne lui fut pas particulièrement avantageux : malgré sa victoire, Venise dut renoncer à des territoires et concéder certains droits à sa rivale. Elle perdait Trévise et la Dalmatie qui revenait au roi de Hongrie. Cependant elle conservait ses institutions et ses principales colonies.

La ville a armé une flotte de 6 000 galères, lui permettant de prendre des risques, sous forme de convois réguliers, pour régner sur la mer Méditerranée. Le quartier du Rialto est la première bourse organisée, selon l’historien Fernand Braudel. Les marchands y échangent des participations dans les galères vénitiennes, mises aux enchères selon le système de l’Incanto des galées du marché[3]. Venise devient ainsi le plus important port de Méditerranée, surclassant Constantinople. Il lui fallut conquérir des terres sur la lagune.

Le déclin commença avec la progression turque en Méditerranée, qui la priva progressivement de toutes ses terres grecques, à l'exception des Îles Ioniennes, et de ses accès aux débouchés de la Route de la Soie, qui fut en plus très touchée par la peste noire. Malgré la victoire sur les Turcs à Lépante en 1571, la république de Venise perdit encore de son importance commerciale à cause du détournement du commerce européen vers les océans après la découverte de l'Amérique.

Venise maintient son rayonnement culturel, en devenant la ville européenne la plus élégante et raffinée du XVIIIe siècle, avec une forte influence sur l'art, l'architecture et la littérature.

Redevenue politiquement un État italien parmi d'autres, Venise fut annexée par Napoléon Bonaparte le 12 mai 1797, durant la Première Coalition. L'invasion des Français mit un terme à près de 800 ans d'indépendance. Napoléon fut cependant perçu comme une sorte de libérateur par la population pauvre et juive de Venise, république aristocratique où le pouvoir et la plupart des richesses étaient monopolisés par quelques familles. Napoléon supprima les barrières du Ghetto ainsi que les restrictions de circulation imposées aux Juifs.

Article détaillé : Ghetto de Venise.

En 1797, par le traité de Campo-Formio, Napoléon livra Venise et ses territoires aux Habsbourg en échange de la Belgique, puis il la leur reprit en 1805 pour l'intégrer au royaume d'Italie dont il se fit couronner roi, avant que la ville ne fût intégrée dans l'Empire d'Autriche de 1815 à 1866. La domination autrichienne sur Venise et la Vénétie ne s'acheva que le 3 octobre 1866 après sa défaite de Sadowa contre l'alliance Prusso-Italienne. Venise devint un chef-lieu de province italien et l'un des hauts lieux du tourisme mondial.

Après la Première Guerre mondiale, l'Italie revendiqua à l'Autriche vaincue l'ensemble des territoires jadis vénitiens, mais se heurta aux revendications yougoslaves et n'obtint au Traité de Rapallo que l'Istrie, la ville de Zara en Dalmatie et les îles de Veglia, Cherso et Lagosta. Le ressentiment développé à ce moment contribua au succès ultérieur de Mussolini. Après la Seconde Guerre mondiale, l'Italie perdit aussi ces possessions au profit de la Yougoslavie, ne conservant que Trieste qui ne fait pas partie des territoires jadis vénitiens, mais où les populations italophones expulsées de Yougoslavie se réfugièrent.

Venise au XVe siècle

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lagune de Venise.
Carte de la commune de Venise au sein de la province de Venise.
Les Sestieri de Venise :

Venise occupe une situation géographique exceptionnelle, dans une lagune de la mer Adriatique. Les Vénitiens établirent leur ville en enfonçant des pieux en chêne et en aulne dans le sol sablonneux. Sur ces fondations, ils bâtirent des maisons et des palais et entamèrent un combat contre le mouvement continuel des marées.

Les principales autres îles de la lagune sont : le Lido, Murano, Burano, Torcello. Sans oublier : San Michele (l'île cimetière de la ville), San Erasmo, Mazzorbo, Le Vignole, Certosa, San Francesco del Deserto, San Giacomo in Paludo, San Servolo, San Lazzaro degli Armeni.

La ville[modifier | modifier le code]

La ville est parcourue par 177 canaux (dont le plus important est le Grand Canal), 455 ponts[4] (le plus souvent arqués pour laisser passer les bateaux). Elle possède 123 églises et elle s'étend sur 118 îles situées entre l'embouchure de l'Adige (au sud) et du Piave (au nord).
Elle est découpée en six quartiers historiques appelés les sestieri : San Marco, Castello et Cannaregio sur la rive gauche du Grand Canal et Santa Croce, San Polo et Dorsoduro sur l'autre rive.

  • Le quartier de San Marco et la basilique du même nom constituent le cœur de la cité.
  • Le quartier de Castello recouvre toute la partie sud-est de Venise. Son nom serait lié à la présence légendaire d'un château ou bien encore à la curie patriarcale qui se trouvait à cet endroit.
  • Le quartier de Cannaregio occupe toute la partie de la ville comprise entre le Rialto et la gare ferroviaire. Il est nommé ainsi en raison du caractère rectiligne des canaux qui le parcourent (canal reggio).

Sur l'autre rive, Santa Croce et San Polo doivent leur nom à deux églises (la première, détruite).

  • Dorsoduro s'appelle ainsi en raison de l'altitude du sestiere (désignation traditionnelle locale du quartier) qui est plus élevé que les autres. En conséquence, pendant les épisodes d'« acqua alta » (hautes eaux), il est moins souvent inondé.

Le centre historique est entièrement piétonnier, les canaux faisant fonction de route, et les divers bateaux qui traversent seulement le Grand Canal, le Canal de la Giudecca et la lagune autour de la ville, sont le moyen de transport public. Venise est une ville unique où l'on se déplace presqu'exclusivement à pied. On y trouve aussi des taxis d'eau - petits bateaux motorisés qui peuvent transporter de huit à dix personnes - et des gondoles - petites embarcations d'avirons très légères ; le transport privé des Vénitiens au moyen des bateaux motorisés ou à avirons est limité aux excursions dominicales. D'autres modèles d'embarcations plus ou moins grosses sont destinés aux transports commerciaux. Chateaubriand constatait que Venise était « une ville contre nature ». Le Vénitien de son point de vue, l'estime unique ville naturelle « dans un monde contre nature ».

Venise aujourd'hui - Vue depuis le campanile San Giorgio Maggiore
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Le climat[modifier | modifier le code]

Une rare tornade a frappé Venise le 12 juin 2012[5]. Vue de l'entonnoir nuageux depuis une fenêtre de l’aéroport Marco Polo

Le climat de Venise, comme celui de la plaine du Pô, est de type continental humide à été chaud (climat Cfa dans la classification de Köppen) assez humide à l'année longue. Les étés sont très moites. Les hivers sont froids, comportant du gel en janvier et du brouillard. Les précipitations, minimales en hiver, tombent en été sous forme d’orages parfois violents, ainsi qu'en automne sous forme de pluie continue[6]. Comme la végétation dans la plaine du Pô correspond à l'étage sub-méditerranéen, on associe parfois incorrectement le climat de Venise au climat méditerranéen[réf. nécessaire].

Relevé météorologique de Venise
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1 1 4 8 12 16 18 17 14 9 4 0
Température moyenne (°C) 2 4 8 12 17 21 23 23 19 13 8 4 13
Température maximale moyenne (°C) 6 8 12 16 21 25 28 27 24 18 12 7
Ensoleillement (h) 3 4 5 6 7 8 9 8 7 5 3 3
Précipitations (mm) 58 54 57 64 69 76 63 83 66 69 87 54 800
Humidité relative (%) 81 77 75 75 73 74 71 72 75 77 79 81
Source : (it) www.ilmeteo.it


Transports[modifier | modifier le code]

La situation géographique de Venise au milieu de la lagune fait que l'essentiel du transport de personnes et de marchandises se fait par voie d'eau. Si Venise ne représente pas la plus grande concentration humaine au monde sans voitures, place occupée par la Médina de Fès el Bali, la cité demeure au XXIe siècle la plus grande île au monde à être libre d'automobiles et de camions, malgré des aménagements importants[7].

Le transport individuel traditionnel est la gondole vénitienne, bien qu'elle ne soit quasiment plus utilisée que par les touristes ou pour des occasions particulières (cérémonies, mariages et enterrements). Son coût est en effet prohibitif. D'ailleurs, il n'en reste que 425 en 2009.
Les Vénitiens utilisent surtout des bateaux-bus, appelés vaporetti qui, gérés par l'ACTV, desservent les différentes îles en sillonnant les principaux canaux, ainsi que les traghetti, des gondoles à deux rameurs pour piétons qui assurent la traversée du Grand Canal à quelques endroits dépourvus de ponts.

À cela s'ajoutent toutes sortes d'embarcations publiques et privées tels que les canots à moteur et le transport commercial.

La navigation maritime et lagunaire resta le seul moyen de transport existant à Venise jusqu'à la construction au XIXe siècle d'un pont ferroviaire, le Pont des Lagunes. Inauguré en 1846, il permit de relier la gare de Venise-Santa-Lucia, construite en 1860, au reste du continent. La gare devint un terminus des trains de nuit, amenant au cœur de la cité, à deux pas du grand canal, les voyageurs venant des capitales européennes.

Sous le régime fasciste, une liaison routière, le Pont de la Liberté (Ponte della Libertà), inauguré en 1933, fut également établie, menant à un grand parking sur l'île artificielle de Tronchetto en périphérie nord. Une navette monorail (people mover) relie Tronchetto à Piazza Roma.

Article détaillé : People-mover de Venise.

Venise est également desservie par l'aéroport de Venise - Marco Polo, en l'honneur de cet ancien et célèbre citoyen vénitien. L'aéroport est situé au bord de la lagune, mais sur le continent, de sorte que les arrivants doivent emprunter, soit un bus, soit un bateau-taxi ou un bateau-bus pour se rendre dans la ville.

Économie[modifier | modifier le code]

« Venise qui se meurt, Venise appuyée à la mer
la douce obsession de ses derniers jours tristes, Venise la vend aux touristes
qui cherchent au milieu des gens l'Europe ou l'Orient
qui regardent se lever le soir la fumée ou la rage de Porto Marghera. »

— Francesco Guccini, Venise.

Pendant un millénaire, Venise a été une ville de marchands et ses institutions ont été rédigées à leur profit. Le commerce a contribué à sa puissance et celle-ci était associée à la mer. Après la décadence du XIXe siècle, la ville a vu se développer, au cours du XXe siècle, les industries du tourisme, générant 1,5 milliard d'euros par an, et de la chimie.
Le secteur dominant de l’économie vénitienne est celui des services (tourisme, transports, activité financière et immobilière) : 44 % des entreprises et 40 % des emplois. Le deuxième secteur d’activité est le commerce (28 % des entreprises et 20 % des emplois), suivent les entreprises du bâtiment (14 % des entreprises et 10 % des emplois). Cette dernière activité est en régression depuis les dernières décennies. (données 2001)[8] En 2007, Venise a accueilli 21 millions de touristes. Le tourisme génère un chiffre d'affaires d'environ 1,5 milliard d'euros par an. Un montant sans doute sous-estimé car de multiples transactions sont effectuées au noir.

Bateau de croisière au port de Venise

L'avenir de Venise[modifier | modifier le code]

Les bâtiments de Venise sont construits sur des piliers de bois (voir ci-dessous). Ils sont exposés à la menace de marées, notamment entre l'automne et le début du printemps. La ville est périodiquement inondée. C'est ce que les Vénitiens appellent acqua alta. Ce phénomène s'explique par la réunion de plusieurs facteurs naturels : attraction lunaire, et surtout le sirocco, vent chaud venu d'Afrique qui empêche la lagune de se vider, les marées hautes se succédant les unes aux autres.

Ce phénomène a toujours existé, mais s'est largement amplifié ces dernières décennies sous l'influence conjuguée de plusieurs causes relatives au climat et à l'activité humaine :

  • la montée générale du niveau des mers (eustatisme) ; [réf. nécessaire]
  • l'affaissement du sol (subsidence) : d'importants puits ont été creusés au XXe siècle pour pomper dans la nappe phréatique, ce qui a fragilisé les terrains déjà instables ;
  • les perturbations dans l'hydrographie : la modernisation du port a entraîné le creusement de canaux profonds pour permettre le passage de gros navires. La mer s'engouffre ainsi beaucoup plus facilement dans la lagune. Outre le phénomène des acque alte (les inondations vénitiennes), l'autre impact est la modification du système écologique, la disparition de la biodiversité marine.
  • enfin, depuis la chute de la République (en 1797), l'habitude (en fait une obligation que faisait respecter la Magistrature des Eaux qui existe encore en tant qu'institution chargée de surveiller tout ce qui a trait à l'eau) pour les Vénitiens de nettoyer les canaux pour les désenvaser et les vider s'est perdue, ce qui a réduit la profondeur de ces canaux du centre historique. Depuis quelques années, la municipalité fait procéder de nouveau à ce curage, qui contribue d'ores et déjà à la baisse du niveau des eaux dans certains quartiers. Les canaux, retrouvant leur pleine capacité, sont mieux à même de contribuer à la diffusion des eaux.
Venise sous les inondations de l'acqua alta

Les conséquences sont importantes dans la vie quotidienne des habitants, qui doivent abandonner les niveaux inférieurs des maisons et emprunter des systèmes de passerelles pour se déplacer. Mais les conséquences les plus importantes sont la détérioration inexorable des monuments historiques et de l'habitat due à la montée des eaux et l'apport qui s'ensuit de produits nocifs à la pierre et à la brique.

On ne sait pas mesurer avec précision l'affaissement de Venise, et son évolution est un sujet de controverse. Un récent projet, présenté par un consortium d'industriels italiens, consiste à poser 78 portes mobiles dans les trois passes de la lagune pour protéger la ville. En temps normal, ces portes, sortes de ponts-levis, seraient remplies d'eau et donc submergées. Lors des marées supérieures à un mètre, une injection d'air comprimé évacuerait l'eau, permettant ainsi aux portes de se redresser et de fermer le passage, séparant ainsi la lagune de la mer.

Le projet, nommé MOSE (Module expérimental électromécanique) a démarré en 2003 et les travaux doivent se poursuivre jusqu'en 2011. Il suscite aujourd'hui de nombreuses polémiques notamment par son coût pharaonique et par le doute de plus en plus répandu parmi les scientifiques et les spécialistes des marées quant à l'efficacité de ce système qui ne serait réellement utile que pour les très grandes marées. Ce projet, surtout, ne résoudra pas l'autre grand problème de la ville, celui des vagues en lagune.

  • Le problème des vagues en lagune (moto ondoso) est lié à l'accroissement du trafic des bateaux à moteur dans les canaux de la ville et en lagune. Il fragilise les fondations des constructions, érode les rives et fragilise les quais. Dans la lagune, il entraîne la disparition des barènes, bancs alluvionnaires indispensables à son équilibre. Plusieurs problèmes se conjuguent. D'abord, les bateaux sont de plus en plus nombreux pour satisfaire les besoins des touristes et sont de plus en plus gros. Des centaines de paquebots entrent chaque année en lagune pour rejoindre la gare maritime située à San Basilio, sans oublier les navires de commerce servant les industries installées à Marghera. La répercussion écologique de ce phénomène n'est pas prise en compte par les autorités vénitiennes. Enfin, les bateaux, avec l'amélioration des moteurs, vont de plus en plus vite, créant des vagues toujours plus fortes. Pour autant, depuis peu des contrôles de vitesse sont effectués : ainsi la vitesse est limitée à 5 km/h dans les canaux de la ville et à 15 dans la lagune.

Monuments et lieux réputés[modifier | modifier le code]

Techniques de construction[modifier | modifier le code]

Les îlots de la lagune de Venise, composés de matériaux de remblais et alluvionnaires, ne permettaient pas de construction traditionnelle car le sol humide et instable ne pouvait supporter le poids des bâtiments. La solution a été l'utilisation de pilotis, permettant la construction au-dessus de l’eau. La technique consiste à enfoncer ceux-ci dans le sol afin de leur faire porter une plate-forme constituée de madriers en chêne et en mélèze solidement attachés les uns aux autres, consolidant et nivelant le terrain. Ainsi par exemple, afin d’ériger la Basilique Santa Maria della salute, les Vénitiens utilisèrent 1 006 657 pilotis de 4 mètres de long, en chêne, aulne et mélèze.

Les contraintes liées à une construction sur l’eau avec des pilotis comme fondations font que les palais sont conçus à l’inverse des règles traditionnelles de l’architecture. En effet si dans les palais terrestres, l'usage veut que l’on commence par les fondations sur lesquelles on pose l’infrastructure destinée à supporter le poids de l’ensemble architectural, à Venise la méthode est totalement inversée : on pose d’abord une grande « boîte » sur des portiques afin de transmettre la charge directement aux pilotis des fondations par un système d'arcs et de voûtes appropriés.

Églises[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des églises de Venise.

Dans Venise il y a près de 84 églises pratiquement intactes. Parmi les plus connues :

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Ospedale, Oratorio et Ospizio[modifier | modifier le code]

Campaniles[modifier | modifier le code]

Les campaniles sont des clochers qui ont pour particularité d'être excentrés et parfois non attenants à leur église. Ils ont tous une architecture différente et servent de points de repère dans la ville.

  • Le Campanile San Marco : 98 mètres
  • Le campanile San Francesco della Vigna : 69 mètres
  • Le campanile San Giorgio Maggiore : 63 mètres
  • Le campanile San Stefano : 61 mètres extrêmement penché.
  • Le campanile San Giorgio dei Greci : 44 mètres extrêmement penché.
  • Le campanile San Maria Formosa : 40 mètres
  • Le campanile San Felice : 22 mètres
  • Le campanile de San Giovani Elemosinario.
  • Le campanile de Santa Sofia.
  • Le campanile de Santa Margherita, à l'origine plus élevé que celui de San Marco, fut littéralement coupé en deux et partiellement inséré dans les maisons environnantes. Sa base, d'une quinzaine de mètres de hauteur, est toujours visible sur le campo Santa Margherita.
  • Le campanile de San Boldo fut également réintégré dans un ensemble d'habitations.

Îles de la lagune[modifier | modifier le code]

Presses-papiers en verre produits à Murano

Canaux de la lagune[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des canaux de Venise.

Musées[modifier | modifier le code]

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Palais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des palais de Venise.
  • Le Palais des Doges
  • La Ca' d'Oro
  • L'Hôtel des monnaies
  • Le Palais Contarini del Bovolo
  • Le Palais Vendramin Calergi, casino d'hiver de la ville. Palais où Richard Wagner est mort en 1883.
  • le Palais Pisani de San Stefano, un des plus grands palais vénitiens. Aujourd'hui Conservatoire de Musique de la ville de Venise.
  • Le Palais Malipiero Fantinelli, puis Palumbo Fossati
  • Le Palais Corner della Regina
  • Le Palais Mocenigo à San Stae
  • Le Palais Renier-Michiel
  • Le Palais Dario, sur le Grand Canal, près de La Salute, abrita au début du XXe siècle la villégiature des écrivains français Henri de Régnier et Paul Bourget. Ce palais a une réputation inquiétante car nombre de ses propriétaires successifs y sont morts de causes non naturelles (Rawdon Brown ou Raoul Giardini entre autres).

Théâtres[modifier | modifier le code]

Autres lieux[modifier | modifier le code]

Places[modifier | modifier le code]

Ponts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des ponts de Venise.
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Jardins[modifier | modifier le code]

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Cafés-restaurants[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

La pointe de la Douane et la Salute à Venise 1930
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Culture[modifier | modifier le code]

Festivals et événements[modifier | modifier le code]

  • La Biennale de Venise : festival d'art contemporain, toutes les années impaires, en automne. Pendant les années paires, a lieu la Biennale d'Architecture de Venise.
  • À la même période de l'année que la Biennale se produit la Mostra, célèbre festival cinématographique annuel.
  • Le carnaval de Venise: célèbre carnaval connu dans le monde entier mais cependant beaucoup moins impressionnant qu'à l'époque de Vivaldi.
  • La Festa di San Marco : fête du saint patron de Venise (25 avril)
  • La Festa del Redentore : célébration de la fin de la peste de 1576
  • La Sensa : cérémonie rituelle du mariage entre Venise et la mer
  • Su e zo per i ponti : course organisée dans les rues de Venise
  • Le Marathon de Venise : marathon organisé depuis 1986 le 11 octobre
  • La Vogalonga : randonnée maritime, où des bateaux de rameurs doivent faire le trajet (aller et retour) du bassin de Saint Marc à Burano (pas de classement)
  • les Regatta delle Befane (régates de l'Épiphanie): Des hommes déguisés en femmes se livrent à une course sur le Grand Canal, en gondoles ou sur d'autres bateaux, le matin du 6 janvier
  • Les Regate Storiche ou régates historiques : compétition maritime, où seules des gondoles à deux rames sont autorisées à participer; en préambule, un défilé de répliques d'embarcations du XVIe siècle est organisé. Elles sont organisées le premier dimanche de septembre.

Artistes fascinés par Venise[modifier | modifier le code]

  • Ils sont des milliers, connus ou inconnus.

À la suite de Lord Byron, Alfred de Musset et George Sand créent la légende de Venise.
John Ruskin contribue à l'étude de son architecture.
À la fin du XIXe siècle Maurice Barrès, Marcel Proust contribuent à son essor.
Plus tard les Guallino — Patrick Guallino et Anne Poiré — ont souvent travaillé sur ce thème, qu'il s'agisse de sculptures ou de toiles. Ces œuvres sont exposées dans le monde entier. On peut citer aussi Roger de Montebello qui peint et vit à Venise et expose dans le monde entier. Henri Landier a également consacré nombre de ses œuvres à Venise.

  • Le peintre Giorgio De Chirico s'est inspiré des lieux désolés de la Giudecca pour certains tableaux.
  • William Turner, le peintre britannique précurseur de l'Impressionnisme (XVIIIe-XIXe siècle) a réalisé de nombreuses représentations de cette ville éternelle (Venise du porche de la Madonna Della Salute en 1835...)
  • les écrivains français Henri de Regnier, auteur d' Altanes, Paul Morand, auteur de Venises.
  • Le couturier Mariano Fortuny, connu au XIXe siècle pour ses drapés de soie a toujours son Palais à Venise.
  • Le célèbre peintre français impressionniste Claude Monet (XIXe-XXe siècle) y séjourna avant de s'installer définitivement à Giverny. Félix Ziem fit de mëme, ainsi que l'Américain John Singer Sargent.
  • Le peintre Zoran Mušič a vécu à Venise de 1947 jusqu'à sa mort en 2005. Sa veuve, Ida Barbarigo-Mušič, peintre elle-même y habite toujours.
  • Ernest Hemingway, qui y séjourna fréquemment, y situe l'action de son roman Au-delà du fleuve et sous les arbres.
  • Le peintre et décorateur (auprès de Jean Vilar et du TNP) Leon Gischia a vécu à Venise, près de l'Accademia de 1962 jusqu'à sa mort en 1991.

Artistes et artisans de Venise[modifier | modifier le code]

Imprimeurs, typographes, éditeurs[modifier | modifier le code]

Principaux peintres vénitiens[modifier | modifier le code]

Âge héroïque - les renaissants
Âge d'or - période classique
Fin de l'âge classique
De l'âge baroque à la peinture moderne

Principaux musiciens vénitiens[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Venise et la littérature[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • Venise de Frédérick Tristan, collection Des Villes, Éditions du Champ Vallon, 1984
  • Venise. L'île des morts, de Baptiste-Marrey, Éditions Le Temps qu'il fait, 1984
  • Venise n'est pas trop loin, de Christian Bruel et Anne Bozellec, Éditions Gallimard, collection le sourire qui mord, 1986
  • Vienne, Trieste, Venise, ou Gens de Vienne et fantômes de Venise se retrouvent un soir à Trieste pour fêter la fin du monde, par Jean-Marc Terrasse et Régis Franc, Éditions Autrement
  • Le Goût de Venise, Collectif, Éditions du Mercure de France, collection petit mercure, 1997
  • Corto Maltese: Fable de Venise, de Hugo Pratt, Éditions Castermann, 2001
  • Sylvio Hermann De Franceschi, Raison d'État et raison d'Église La France et l'Interdit vénitien (1606-1607) : aspects diplomatiques et doctrinaux. Honoré Champion, 2009. ISBN 978-2-7453-1820-6.

Littérature et guides à propos de Venise[modifier | modifier le code]

  • Agnès Michaux : Le roman de Venise - Un voyage à travers les plus beaux textes de la littérature, Éditions Albin Michel, 1996 (ISBN 9782226085115)
  • Luigi Serra: Le palais des doges de Venise, libreria dello Stato, Rome, 1952
  • Giulio Lorenzetti: Venice and its Lagoon (en anglais) Edizioni Lint Trieste, 1975
  • Jean Marabini: Venise, Collections Microcosme "Petite Planète/villes", Le Seuil, 1978
  • Philippe Braunstein et Robert Delort: Venise, portrait historique d'une cité, Éditions du Seuil, collection points - histoire, 1971
  • René Guerdan: la Sérénissime, Histoire de la République de Venise, Éditions Fayard, 1971
  • Collection « Autrement » : Venise, un voyage intime, ouvrage collectif sous la direction de Brice Matthieussent et Edwige Lambert
  • Riccardo Calimani et Eliezer Wiesel : Histoire du ghetto de Venise, Éditions Tallandier, 2008
Affiche touristique de l'ENIT des années 1920
  • Frederic C. Lane, Venise, une République maritime, Johns Hopkins University Press, 1973, Flammarion, 1985 (ISBN 2-08-081184-3)
  • Élisabeth Crouzet-Pavan :
    • Venise : une invention de la ville, XIIIe-XVe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 1997
    • Venise triomphante : les horizons d'un mythe, Paris, Albin Michel, 1999
  • Jean-Claude Hocquet :
    • Le sel et la fortune de Venise (2 vol., Presses Lille III, 1978-1979)
    • Venise au Moyen Âge, Éditions Les Belles Lettres, 2003
    • Venise et la mer : XIIe-XVIIIe siècle, Éditions Fayard, 2006
  • Jean-Michel Brèque, Venise, coll. « Culture Guides », Éditions PUF/CLIO, 2007 (ISBN 978-2130558194)
  • Florence Brieu-Galaup, Venise, un refuge romantique (1830-1848), Éditions L'harmattan, 2007,(ISBN 978-2-296-03829-5)
  • Pierre Daru, Histoire de la République de Venise (2 vol., Coll. Bouquins, éditions Robert Laffont, 2004) (ISBN 2-221-91361-2)
  • Alain Buisine, Dictionnaire amoureux et savant des couleurs de Venise, Éditions Zulma, 1998 (ISBN 978-2843040412)
  • Philippe Sollers, Dictionnaire amoureux de Venise, Éditions Plon, 2004 (ISBN 978-2259197199)
  • Alvise Zorzi: Une Cité, une République: Venise, Éditions Fernand Nathan, 1980
  • Michël Levey: La Peinture à Venise au XVIIIe siècle, Éditions Julliard, collection Histoire de l'art, 1964
  • Vincent Brunot, La Lagune de Venise, Éditions Gallimard, 1998

Venise au cinéma[modifier | modifier le code]

Venise dans les jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Les autres « Venise »[modifier | modifier le code]

Plusieurs villes du nord de l'Europe, revendiquent l'appellation de Venise du Nord eu égard à leurs canaux :

Par ailleurs, la présence de canaux ou de chenaux fait que la comparaison est également utilisée pour les lieux suivants :

Enfin, le Venezuela, tirerait son nom d'une référence à Venise (Venizziola, petite Venise).

Venise fascine[modifier | modifier le code]

  • À Las Vegas, un complexe de casinos, de boutiques et de restaurants, The Venetian, copie la place Saint-Marc et le palais des doges
  • Le parc d'attraction Legoland Billund au Danemark possède une réduction de Venise réalisée comme tous les autres monuments du parc en briquettes lego !

Administration[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Venise comprend plusieurs municipalités distinctes :

Le Maire de Venise n'est pas élu par la seule partie dite historique de Venise, mais par l'ensemble des municipalités du territoire, qui pèsent nettement plus en termes de population que les habitants du centre historique de Venise. Venise fut longtemps un fief du PCI, le Parti communiste italien, dont Massimo Cacciari était membre. À la mort d'Enrico Berlinguer, il s'éloigna du parti, devenant proche de Romano Prodi.

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1993 2000 Massimo Cacciari PDS philosophe
2000 2005 Paolo Costa DL professeur
2005 2010 Massimo Cacciari PD philosophe
2010 2015 Giorgio Orsoni PD avocat
Les données manquantes sont à compléter.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Sestiere (Venise) et Nizioleto.

Depuis 1171 la cité des doges comporte 6 quartiers appelés sestiere : Cannaregio, Castello, Dorsoduro avec l'île de la Giudecca, San Marco, San Polo et Santa Croce, auxquels s'ajoutent Murano, Pellestrina et le Lido. Les autres îles importantes (Burano, Torcello, San Erasmo) comme les localités de la terre ferme (Mestre, Marghera, Favaro Veneto, Zelarino et Chirignago) font partie du territoire de la Commune de Venise.

Superficie[modifier | modifier le code]

L'ensemble des territoires de la Commune représente une superficie totale de 41 317 hectares dont 25 302 sont recouverts par les eaux lagunaires. Les localités de la terre ferme occupent une superficie de 13 028 hectares, le Centre historique mesure à peu près 800 hectares et les principales îles, environ 2 186 hectares.

Hameaux (frazioni)[modifier | modifier le code]

  • Alberoni, Asseggiano, Bagaron, Boaria Baroffio, Bonduà Est, Bonduà Ovest, Borgo Forte, Borgo Pezzana, Burano, Ca' Brentelle, Ca' Sabbioni, Ca' Serafin, Ca' Serafin Ovest, Ca' Solaro Nord, Ca' Solaro Sud, Campalto, Capitello, Case Dosa, Chirignago, Cimitero Campalto, Dese, Favorita, Ferrarese, Fontana, Forte Vallon, Giotto Nord, Giotto Sud, Giudecca, Lido, Macello, Maguolo, Marocco, Mazzorbo, Mestre, Molino Ronchin, Murano, Passo Campalto, Pellestrina, San Francesco del Deserto, San Giorgio Maggiore, San Lazzaro degli Armeni, San Pietro in Volta, Sant'Erasmo, Santa Maria del Mare, Sardi, Scaramuzza, Scaramuzza Nord, Scaramuzza Sud, Selvanese, Tarù, Tessera, Torcello, Trivignano, Volte Grandi, Zelarino

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Campagna Lupia, Cavallino-Treporti, Chioggia, Jesolo, Marcon, Martellago, Mira, Mogliano Veneto (Trévise), Musile di Piave, Quarto d'Altino, Scorzè, Spinea.

Population[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2007, la population totale de la commune de Venise est de 268 993 habitants (autant que le centre historique au XVIIIe siècle qui est aujourd'hui compté dans ce que l'on appelle la Venise insulaire : Venise plus les îles de Burano, Murano, Torcello, Sant' Erasmo et la Giudecca, qui compte 69 656 habitants). Sans les îles de Burano, Torcello et Murano, la population du centre historique (dont la Giudecca et Sacca Fisola) est au 31 décembre 2007 de 60 755 habitants.

La Venise dite littorale (Lido, Pellestrina) compte 21 688 habitants La municipalité de Mestre compte 88 178 habitants La municipalité de Favaro compte 23 488 habitants La municipalité de Marghera compte 28 301 habitants Les municipalités de Chirignago - Zelarino comptent 37 682 habitants

L'avenir et la sauvegarde de Venise passent par le maintien des populations dans leur habitat d'origine et des activités artisanales, commerciales et administratives qui permettent à la population de vivre. Contrairement aux idées reçues, le tourisme n'enrichit pas la ville[réf. nécessaire] et il contribue, par sa massification et sa pendularité (à certaines heures de la journée il y a beaucoup de touristes et à d'autres il y en a très peu) à chasser les habitants du centre historique. L'actuelle municipalité s'emploie à renverser cette situation en favorisant l'accès au logement pour les plus défavorisés et en veillant au maintien des activités traditionnelles, des commerces, des écoles et des entreprises du tertiaire qui ont leur siège dans le centre historique.

Mais, dans le même temps, les hôtels ont été autorisés à ouvrir des chambres dans des appartements situés dans des maisons voisines et le nombre d'appartements loués en tant que locations de vacances à la semaine, ne cesse d'augmenter sans que la municipalité n'intervienne. D'où une nouvelle flambée des prix de l'immobilier qui oblige les jeunes Vénitiens à partir habiter sur la terre ferme, n'étant plus capables d'acheter dans le centre historique.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Personnalités vénitiennes[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Venise[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Accords de coopération :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

www.I-Love-Venise.com