Libération de la France

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Libération de la France
La Libération de Paris : défilé du 26 août 1944
La Libération de Paris : défilé du 26 août 1944
Informations générales
Date 1944
Lieu France
Issue Victoire des alliés ; fin du régime de Vichy
Belligérants
États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau du Canada Canada
Drapeau de la France Forces françaises de l'intérieur
Drapeau de la France Armée française de la Libération
Drapeau de la Pologne Armée polonaise de l'Ouest
Drapeau : Troisième Reich Reich allemand
Flag of France.svg État français (Vichy)
Flag of the collaborationist French Militia.svg Milice française
Seconde Guerre mondiale
Batailles
2e campagne de France
Libération de la Corse · Bataille du Vercors · Bataille des Glières · Bataille de Saint-Marcel · Bataille de Saffré · Bataille du Mont Gargan · Bataille du Mont Mouchet · Bataille de Normandie · Débarquement de Provence · Libération de Toulon · Libération de Marseille  · Libération de Nice · Libération de Nancy · Libération de Guéret · Libération de Rennes · Libération de Saint-Malo · Bataille de Brest · Libération de Paris · Siège de Dunkerque · Poche de Saint-Nazaire · Poche de Lorient · Campagne de Lorraine · Bataille d'Arracourt · Poche de Colmar

Front d'Europe de l'Ouest


Front d'Europe de l'Est


Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée


Bataille de l'Atlantique


Guerre du Pacifique


Guerre sino-japonaise

La Libération de la France est la période qui voit, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la reprise progressive par les forces alliées des régions de la France métropolitaine occupées depuis 1940 par les armées de l'Axe.

Sur le plan politique, elle se traduit par la fin de l'occupation nazie, la fin du régime de Vichy et l'établissement du gouvernement provisoire de la République française.

Sommaire

Contexte historique[modifier]

Le 3 septembre 1939 débute la Seconde Guerre mondiale. L'offensive allemande en France commence au printemps 1940 et, le 22 juin 1940, le gouvernement français signe l'armistice avec l'Allemagne nazie. Commence alors une période appelée Occupation :

Il se développe alors des mouvements de Résistance intérieure et de résistance extérieure, dirigés en majeure partie par le général de Gaulle depuis Londres. L'objectif de cette Résistance est de libérer la France de l'occupation allemande avec l'aide des Alliés (principalement le Royaume-Uni et les États-Unis), ou tout au moins de harceler les troupes du Reich.

Déroulement de la Libération[modifier]

Libération de l'Algérie en 1942[modifier]

Article détaillé : Opération Torch.

La libération de la France commence par le débarquement allié en Afrique du Nord française.

L'USS Corsica[modifier]

Articles détaillés : USS Corsica et Libération de la Corse.

L'USS Corsica ou porte-avions immobile est le surnom donné à la Corse, premier département libéré de la France métropolitaine : la libération de la Corse a commencé avec la libération d'Ajaccio, première ville française libérée, le 9 septembre 1943 et s'est terminée avec la libération de Bastia, le 4 octobre 1943, date également de la libération totale de la Corse, par les patriotes corses et avec l'aide des soldats italiens.

Elle devient très vite un point stratégique de la Méditerranée où convergent les forces alliées. L'île compte jusqu'à 17 pistes d'aviation, construites rapidement, où transitent B25, P38, P40 ou P47 en partance pour le continent.

6 juin 1944 : le débarquement en Normandie[modifier]

Article détaillé : Bataille de Normandie.

Le 6 juin 1944, les troupes alliées (Royaume-Uni, États-Unis et Canada) lancent une offensive amphibie sur la région de Caen, en Normandie. Cette opération d'envergure est connue sous le nom d'Operation Overlord et la date sous le nom de D-day (Jour J).

L'objectif est de réussir à percer les lignes allemandes et de pénétrer sur le territoire français. L'opération est un succès, malgré une défense acharnée, surtout dans le secteur d'Omaha Beach. Le prix de la réussite des Alliés ne fut pas négligeable : des milliers de pertes, souvent de jeunes soldats inexpérimentés qui partaient au combat pour la première fois.

Le débarquement en Provence[modifier]

La progression en France[modifier]

Le front occidental le 1er septembre 1944
Le front dans l’Est de la France, le 5 septembre 1944

Le 11 août, les cheminots de Paris entament la grève. Le 15 août, la CGT appelle à la grève générale. Plusieurs corps d'administration y répondent. La grève des agents de police apporta un soutien armé à l'insurrection. L'état-major FFI est installé en sous-sol place Denfert-Rochereau. Le 15 août, alors que les alliés sont aux portes de la capitale, la police parisienne se met en grève à l'appel d'organisations policières résistantes. Elle participera au mouvement insurrectionnel qui démarre le 19 août et aboutit à la libération de Paris le 25 août. Cet engagement tardif d'une institution coupable d'avoir montré un zèle certain à seconder les Allemands durant l'occupation facilitera sa réhabilitation et le maintien, après guerre, de la plupart des policiers à leur poste.

Article détaillé : Libération de Paris.
  • Libération du Sud-Ouest et du Centre de la France :
Le 12 septembre 1944, les troupes de la 1re armée (1re DFL) du général De Lattre, venant du sud, font jonction à Nod-sur-Seine, avec celles de la 2e division blindée (12e régiment de cuirassiers) de général Leclerc, venant du nord[1].
Le général allemand Botho Henning Elster se rend à l'armée américaine le 14 septembre 1944 à Beaugency.
Article détaillé : Reddition de la colonne Elster.
  • La progression dans l'Est :

À la fin du mois d’août 1944, les forces allemandes réussissent momentanément à contrôler l’avance des Alliés, grâce à des positions défensives, sur l’ensemble du front occidental. Une ordonnance d’Hitler, de mars 1944, ordonne aux commandants des différentes places fortes du Reich de tenir les positions jusqu’au bout.

  • Les poches de l'Ouest, libérées seulement après la capitulation allemande en mai 1945 :

Conséquences[modifier]

La capitulation allemande[modifier]

Paris libéré, le conflit continue, notamment par la tentative de percée dans les Pays-Bas (opération Market Garden). Les Allemands lancent une contre-offensive à la faveur de l'hiver, pour éviter la chasse alliée gênée par le mauvais temps : ce sera la bataille des Ardennes. Ils sont aussi fortifiés dans un certain nombre de poches (Brest, Royan, Saint-Nazaire, Lorient)… Le 7 mai 1945, à Reims, le général allemand Jodl signe les termes d’une reddition inconditionnelle. Le lendemain, le 8 mai, à Berlin le maréchal Keitel signe, à son tour, la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, la Seconde Guerre mondiale prend fin en Europe mais la lutte continue dans le Pacifique.

Références[modifier]

Annexes[modifier]

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Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]