Libération de la France
La Libération de la France est la période qui voit, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la reprise progressive par les forces alliées des régions de la France métropolitaine occupées depuis 1940 par les armées de l'Axe.
Sur le plan politique, elle se traduit par la fin de l'occupation nazie, la fin du régime de Vichy et l'établissement du gouvernement provisoire de la République française.
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Contexte historique[modifier]
Le 3 septembre 1939 débute la Seconde Guerre mondiale. L'offensive allemande en France commence au printemps 1940 et, le 22 juin 1940, le gouvernement français signe l'armistice avec l'Allemagne nazie. Commence alors une période appelée Occupation :
- le nord de la France est occupé par l'armée allemande : c'est la zone occupée ;
- le sud de la France reste libre : c'est la zone libre, où s'installe le gouvernement de Vichy dirigé par Philippe Pétain
- l'Alsace et la Moselle sont annexées par l'Allemagne ;
- les départements du Nord et du Pas-de-Calais sont annexés au gouvernement allemand de Bruxelles ;
- diverses zones (côtes notamment) sont classées zones interdites.
Il se développe alors des mouvements de Résistance intérieure et de résistance extérieure, dirigés en majeure partie par le général de Gaulle depuis Londres. L'objectif de cette Résistance est de libérer la France de l'occupation allemande avec l'aide des Alliés (principalement le Royaume-Uni et les États-Unis), ou tout au moins de harceler les troupes du Reich.
Déroulement de la Libération[modifier]
Libération de l'Algérie en 1942[modifier]
La libération de la France commence par le débarquement allié en Afrique du Nord française.
L'USS Corsica[modifier]
L'USS Corsica ou porte-avions immobile est le surnom donné à la Corse, premier département libéré de la France métropolitaine : la libération de la Corse a commencé avec la libération d'Ajaccio, première ville française libérée, le 9 septembre 1943 et s'est terminée avec la libération de Bastia, le 4 octobre 1943, date également de la libération totale de la Corse, par les patriotes corses et avec l'aide des soldats italiens.
Elle devient très vite un point stratégique de la Méditerranée où convergent les forces alliées. L'île compte jusqu'à 17 pistes d'aviation, construites rapidement, où transitent B25, P38, P40 ou P47 en partance pour le continent.
6 juin 1944 : le débarquement en Normandie[modifier]
Le 6 juin 1944, les troupes alliées (Royaume-Uni, États-Unis et Canada) lancent une offensive amphibie sur la région de Caen, en Normandie. Cette opération d'envergure est connue sous le nom d'Operation Overlord et la date sous le nom de D-day (Jour J).
L'objectif est de réussir à percer les lignes allemandes et de pénétrer sur le territoire français. L'opération est un succès, malgré une défense acharnée, surtout dans le secteur d'Omaha Beach. Le prix de la réussite des Alliés ne fut pas négligeable : des milliers de pertes, souvent de jeunes soldats inexpérimentés qui partaient au combat pour la première fois.
Le débarquement en Provence[modifier]
La progression en France[modifier]
Le 11 août, les cheminots de Paris entament la grève. Le 15 août, la CGT appelle à la grève générale. Plusieurs corps d'administration y répondent. La grève des agents de police apporta un soutien armé à l'insurrection. L'état-major FFI est installé en sous-sol place Denfert-Rochereau. Le 15 août, alors que les alliés sont aux portes de la capitale, la police parisienne se met en grève à l'appel d'organisations policières résistantes. Elle participera au mouvement insurrectionnel qui démarre le 19 août et aboutit à la libération de Paris le 25 août. Cet engagement tardif d'une institution coupable d'avoir montré un zèle certain à seconder les Allemands durant l'occupation facilitera sa réhabilitation et le maintien, après guerre, de la plupart des policiers à leur poste.
- Libération du Sud-Ouest et du Centre de la France :
- Le 12 septembre 1944, les troupes de la 1re armée (1re DFL) du général De Lattre, venant du sud, font jonction à Nod-sur-Seine, avec celles de la 2e division blindée (12e régiment de cuirassiers) de général Leclerc, venant du nord[1].
- Le général allemand Botho Henning Elster se rend à l'armée américaine le 14 septembre 1944 à Beaugency.
- La progression dans l'Est :
À la fin du mois d’août 1944, les forces allemandes réussissent momentanément à contrôler l’avance des Alliés, grâce à des positions défensives, sur l’ensemble du front occidental. Une ordonnance d’Hitler, de mars 1944, ordonne aux commandants des différentes places fortes du Reich de tenir les positions jusqu’au bout.
- Les poches de l'Ouest, libérées seulement après la capitulation allemande en mai 1945 :
Conséquences[modifier]
La capitulation allemande[modifier]
Paris libéré, le conflit continue, notamment par la tentative de percée dans les Pays-Bas (opération Market Garden). Les Allemands lancent une contre-offensive à la faveur de l'hiver, pour éviter la chasse alliée gênée par le mauvais temps : ce sera la bataille des Ardennes. Ils sont aussi fortifiés dans un certain nombre de poches (Brest, Royan, Saint-Nazaire, Lorient)… Le 7 mai 1945, à Reims, le général allemand Jodl signe les termes d’une reddition inconditionnelle. Le lendemain, le 8 mai, à Berlin le maréchal Keitel signe, à son tour, la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, la Seconde Guerre mondiale prend fin en Europe mais la lutte continue dans le Pacifique.
Références[modifier]
Annexes[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Épuration à la Libération en France
- Chronologie de la Libération en France
- Chronologie de la Seconde Guerre mondiale
- Libération de la Belgique et des Pays-Bas
- Commission gouvernementale de Sigmaringen, gouvernement en exil vichyste.
Liens externes[modifier]
- Exposition virtuelle sur la Libération - Site du Centre Régional Résistance et Liberté de Thouars (79)
- La libération de la France, dates de libération ville par ville.