Caen

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Caen
Clochers de la vieille ville de Caen.
Clochers de la vieille ville de Caen.
Blason de Caen
Blason
Caen
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie (préfecture)
Département Calvados (préfecture)
Arrondissement Caen (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de dix cantons : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10
Intercommunalité Communauté d'agglomération Caen la Mer (siège)
Maire
Mandat
Joël Bruneau (UMP)
2014-2020
Code postal 14000[1]
Code commune 14118
Démographie
Gentilé Caennais
Population
municipale
108 793 hab. (2011)
Densité 4 233 hab./km2
Population
aire urbaine
399 471 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 56″ N 0° 22′ 14″ O / 49.182222, -0.370556 ()49° 10′ 56″ Nord 0° 22′ 14″ Ouest / 49.182222, -0.370556 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 73 m
Superficie 25,70 km2
Localisation

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Liens
Site web www.caen.fr

Caen (prononcé [ˈkɑ̃ ][2]) est une ville du nord-ouest de la France, chef-lieu de la région Basse-Normandie et préfecture du département du Calvados, traversée par l’Orne. On la surnomme parfois la « Ville aux cent clochers ». Ses habitants sont appelés les Caennais ([ka.ˈnɛ ] ou [ka.ˈne ] selon le parler normand)[3].

À deux heures au nord-ouest de Paris et reliée au sud de l'Angleterre par la ligne de ferry Caen-(Ouistreham)-Portsmouth, Caen est située au centre-nord de sa région, sur laquelle elle exerce son pouvoir politique, économique et culturel.

Cité de Guillaume le Conquérant, la ville a hérité d’un patrimoine exceptionnel, qu’elle a su préserver au cours des siècles jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, où elle fut d’ailleurs une place-clef de la bataille de Normandie. La ville en a su garder la mémoire en édifiant un Mémorial pour la Paix.

Située à quelques kilomètres du littoral, des plages du Débarquement, des célèbres stations balnéaires de Deauville ou de Cabourg, de la Suisse normande ou encore du pays d'Auge (souvent considéré comme l’archétype de la Normandie), Caen offre tous les services possibles.

Peuplée intra-muros de 108 793 habitants[Note 1], et à la tête d'une aire urbaine de 399 471 habitants, Caen est la première commune du département du Calvados et de la Basse-Normandie. Elle est également la troisième commune (après Le Havre et Rouen) et la troisième agglomération (après Rouen et Le Havre) de Normandie. L'aire urbaine de Caen, quant à elle, est la deuxième de Normandie après celle de Rouen, et occupe le 21e rang national.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation, relief et géomorphologie[modifier | modifier le code]

Caen, comme toute la moitié orientale de la région Basse-Normandie, fait partie du Bassin parisien.

La ville se situe au centre-nord de la Basse-Normandie au milieu de sa plaine propice à la culture céréalière (plaine de Caen) ; elle a été fondée dans une vallée alluviale marécageuse à la confluence de l'Odon et de l'Orne, fleuve qui se jette 10 km plus au nord dans la mer de la Manche. L'agglomération caennaise se développe aujourd'hui sur le plateau.

À l'ouest de la ville s'étend le Bocage normand (Bessin), à l'est le pays d'Auge, au sud sa plaine se prolonge jusqu'aux frontières de la Basse-Normandie avec les Pays-de-la-Loire (campagne de Falaise).

Au nord, la mer de la Manche borde l'agglomération caennaise (côte de Nacre), d'ailleurs appelée « Caen la Mer ».

Le territoire communal couvre 2 570 hectares[4]. Il culmine à 73 mètres au nord, le point le plus bas (2 mètres) se situant à l'est, à la sortie de l'Orne.

Minéralogie[modifier | modifier le code]

Pierre de Caen avant et après restauration (église Saint-Pierre)
Article détaillé : Pierre de Caen.

La pierre blonde, dont les carrières, aujourd'hui fermées, s'étendent sous la ville de Caen, fut très utilisée par les souverains normands notamment pour les grands bâtiments en Angleterre puis, plus tard, pour les premiers gratte-ciels de New York. Au XIXe siècle, 200 bateaux font la navette avec le port de Caen d'où partent 25 000 tonnes par an. La concurrence du béton, ajoutée à l'exploitation de plus en plus difficile des galeries, avait entraîné une cessation d'activité, la pierre de Saint-Maximin la remplaçant sur les bâtiments publics[5].

Sous l'impulsion de Jean-Marie Girault, la construction du Mémorial de Caen profite en 1986 d'une autorisation temporaire d'extraction. En mars 2004, la carrière de Cintheaux, fermée à fin du XIXe siècle, a été rouverte à la demande de la Ville de Caen pour fournir de la pierre de Caen aux grands chantiers de restauration alors entrepris[5].

Les anciennes carrières médiévales représentent un réseau de galeries souterraines de 200 à 300 hectares. Lors du débarquement de Normandie, les Caennais s'y réfugient entre juin et juillet 1944, jusqu'à 15000 à Mondeville, Fleury-sur-Orne, La Maladrerie et Vaucelles[6]. Pour surveiller ses souterrains, Caen est une des rares villes françaises à être dotée, comme Paris, d'un service des carrières.

Codes[modifier | modifier le code]

Caen a pour codes :

Climat[modifier | modifier le code]

Caen bénéficie d’un climat océanique avec des étés frais et des hivers doux. Le taux d’humidité s’élève à 83 %[7].

Les températures caennaises ne sont jamais excessives du fait de la proximité avec la mer. La proximité maritime permet d'un côté d'adoucir les hivers trop rudes et de l'autre de rafraîchir les étés qui seraient trop chauds, grâce à la présence de la brise, vent marin qui rafraîchit les terres dès que la température sur ces dernières devient largement supérieure à celle de l'eau[8].

Contrairement aux idées reçues, il pleut moins à Caen qu’à Montpellier, Montélimar et même Nice, mais les jours de précipitations y sont plus nombreux. Les mois d'hiver sont les plus arrosés, de plus la pluviosité varie en fonction de l'altitude et de la géographie, il pleut moins sur une région de plaine que dans une région bocagère ; ceci explique ainsi l'absence d'une grande pluviométrie à Caen étant donné que l'agglomération est construite sur la plaine de Caen. En outre, les régions côtières sont généralement moins arrosées que l'intérieur du pays (relief moindre) et sont aussi plus ensoleillées[8].

Nuvola apps kweather.png Relevés de températures et de précipitations à Caen-Carpiquet 1961-1990
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 7,3 8 10,5 12,7 16,3 19,2 21,6 21,7 19,7 15,9 10,9 8,1 14,3
Températures minimales moyennes (°C) 1,8 1,9 3,2 4,9 7,7 10,4 12,3 12,3 10,6 7,9 4,6 2,7 6,7
Températures moyennes (°C) 4,5 4,9 6,9 8,8 12 14,8 17 17 15,1 11,9 7,7 5,4 10,5
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 63,5 57,6 56,3 45,6 58,4 52,3 47,7 46,5 61,4 67,7 84,9 69 710,8
Moyennes mensuelles d'ensoleillement (h) 70,2 88 137,7 170,5 204,6 210,9 226,7 209,5 168,9 127,6 84,2 64,8 1763,6
Source : Infoclimat[7]
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Caen[9] 1 764 711 14 17 54
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Quelques records à Caen-Carpiquet sur la période 1946-2003
Températures minimales Record absolu –19,6 °C (8 janvier 1985)
Année la plus froide 1963
Températures maximales Record absolu 38,9 °C (5 août 2003)
Année la plus chaude 1999
Pluviométrie Hauteur maximale de pluie en 24h 101,2 mm (29 juillet 1978)
Année la plus pluvieuse 1994
Année la plus sèche 1989
Vent Record absolu 144 km/h (26 novembre 1983)[7]
Source : Météo France[10]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Contest
Saint-Germain-la-Blanche-Herbe
Épron Hérouville-Saint-Clair Rose des vents
Carpiquet
Bretteville-sur-Odon
N Mondeville
O    Caen    E
S
Louvigny Fleury-sur-OrneIfs Cormelles-le-Royal
Carte de la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Tramway sur pneus de Caen

Les transports en commun de l'agglomération caennaise sont constitués par le réseau Twisto comprenant, depuis 2002, 37 lignes de bus dont 4 « Lianes » (lignes à niveau élevé de service) ainsi que 2 lignes de tramway sur pneus (lignes A et B). Ce dernier utilise la technologie TVR et sera remplacé en 2018 par un tramway fer. Ce remplacement sera accompagné dans le même temps par la mise en service de deux lignes supplémentaires de tramway selon un axe est/ouest.

De plus la ville, qui possède une cinquantaine de kilomètres d'itinéraires cyclables, dispose depuis le 22 mars 2008 d'un système de vélopartage. Celui-ci est géré par Clear Channel Communications avec un contrat de 10 ans. Le service, V'eol, se compose de 40 stations réparties tous les 300 m environ, et de 385 vélos, d'une conception proche des Vélib' parisiens, mais moins lourds (18 kg au lieu des 22 kg du matériel de Paris), avec possibilité de 50 stations et 550 vélos. La ville ayant choisi de ne pas financer le service par la publicité, il reviendra à 637 000 €/an à la ville[11]. La première demi-heure d'utilisation est gratuite, moyennant l'utilisation d'une carte d'abonnement hebdomadaire ou annuelle[12].

La Voie verte de Caen à Ouistreham permet d'accéder à Ouistreham et aux plages de la côte de Nacre à bicyclette.

Voies routières et autoroutières[modifier | modifier le code]

Liaisons routières et autoroutières avec Caen.

L'agglomération est desservie par trois autoroutes : l'A 13, l'A 84 et l'A 88 (entre Caen et Falaise, la N158 sera reprise par l'A88, une fois passée aux normes autoroutières) connectant la ville à la Bretagne, à la région parisienne et au Maine. Caen est ceinturée par un boulevard périphérique.

Depuis 2008, le contournement sud de Caen facilite les échanges entre la N158 (direction Falaise) et la D562 vers Flers et Laval. À terme, ce contournement doit relier également la N158 et l'A13, ce qui soulagera le boulevard périphérique sud.

Un deuxième projet, en vue cette fois-ci d'alléger le trafic sur le boulevard périphérique nord, appelé Liaison Inter Quartier Nord (LIQN), connectera le boulevard Weygand (sortie no 6) à la D403 (sortie no 1, zone industrialo-portuaire).

Caen est historiquement le croisement des routes nationales suivantes : N13 (déclassée en D613 dans sa partie est - vers Lisieux et Paris, et vers Cherbourg dans sa partie ouest), N158 (vers Falaise, Alençon, Le Mans et Tours), D562 (ancienne N162 - vers Laval et Angers), ancienne N175 (A84 vers Rennes et D675 vers Rouen), D513 (ancienne RN 813 - vers Cabourg, Deauville et Honfleur).

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Caen est le centre d'une vieille étoile ferrée la reliant à Paris (en h 45), Cherbourg (en h 15), Rouen (en h 30), Le Mans (en h), Tours (en h) et Rennes (en h) à partir de sa gare.

La gare de Caen voit transiter chaque année trois millions de voyageurs. Chaque jour, plusieurs dizaines de TER ou Intercités assurent des liaisons directes avec les gares de Lisieux, Évreux, Paris-Saint-Lazare, Cherbourg, Saint-Lô, Rennes, Rouen, Alençon, Le Mans, Tours et Saint-Pierre-des-Corps. Un train qui part de Caen atteint Paris-Saint-Lazare en 1h45 par un cadencement chaque heure depuis décembre 2008[13].

Cependant, la desserte de Caen par la grande vitesse est véritablement réenvisagée depuis juin 2009 et le souhait annoncé de l'ancien Président de la République Nicolas Sarkozy de réaliser une ligne nouvelle Paris-Normandie. La mise en service d'une telle ligne pourrait avoir lieu entre 2017 et 2025 et mettrait Caen à h de Paris. Le temps de trajet avec les autres agglomérations normandes dépendrait du tracé retenu.

La ligne Paris-Caen atteint un terminus provisoire établi à Mondeville en 1855. La gare de Caen est ouverte en 1857, mais n'est officiellement inaugurée qu'en 1858. Dès lors, plusieurs lignes se construisent : la ligne Paris-Caen est prolongée jusqu'à Cherbourg dès 1858, puis viendront les tours de la ligne Caen-Tours, du chemin de fer de la Suisse normande, etc. Ainsi naît l'étoile ferroviaire de Caen.

Bien que la notion d'étoile ferrée ne soit plus aussi vraie que dans les décennies passées, puisque certaines lignes ont été fermées et que par ailleurs les embranchements ferroviaires pour aller à Rennes, Rouen ou au Mans ne se situent pas dans la périphérie immédiate de Caen mais dans les gares un peu plus lointaines de Lison ou de Mézidon ; la ligne Paris-Caen-Cherbourg demeure la ligne Intercités la plus rentable de France pour la SNCF, avec un bénéfice de plus de 10 millions d'euros par an.

Liaisons maritimes[modifier | modifier le code]

Le Caen Express en provenance de Portsmouth à Ouistreham
Article détaillé : Port de Caen-Ouistreham.

Le port caennais de Ouistreham permet de se rendre à Portsmouth (Angleterre) avec la compagnie Brittany Ferries, où Londres ne se trouve plus qu'à 120 km[14].

Jusqu'à quatre allers-retours sont assurés quotidiennement (deux le mercredi). Une traversée dure h 45 s'il fait jour, h si elle est nocturne. Toutefois cette durée peut être ramenée à h 45 grâce au « Navire rapide » utilisé en saison et le week-end[14].

Le port de Caen-Ouistreham est également un port de commerce et un port de plaisance. Le port de commerce s'étend le long du canal de Caen à la mer entre les villes de Caen et de Ouistreham. Le port de plaisance de Caen se situe au bassin Saint-Pierre, dans le centre-ville.

Liaisons aériennes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Caen - Carpiquet.

L'aéroport de Caen - Carpiquet est, en nombre de passagers, le plus important aéroport de Normandie. Une ligne régulière vers Lyon est effectuée 3 fois par jour et permet des correspondances vers l'ensemble de l'Europe. Une autre ligne vers Paris-Orly relie Caen au reste du monde. L'été, sont proposés de nombreux vols charters et saisonniers vers de grandes villes françaises et européennes telles que Nice, Ajaccio, Prague, Ljubljana et bien d'autres.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Composition urbaine[modifier | modifier le code]

Caen est au centre d'une agglomération (unité urbaine) de 21 communes (197 388 habitants en 2009[15]), mais son aire urbaine est beaucoup plus étendue (247 communes totalisant 397 960 résidents)[16]. Depuis 1975, la population dans la ville centre et de son agglomération a tendance à baisser, alors que parallèlement la population de l'aire urbaine de Caen est à la hausse, signe d'un fort mouvement de périurbanisation.

Logements[modifier | modifier le code]

Caen comptabilisait 61 319 logements en 2005. Sur les 58 266 logements de 1999, 93,3 % étaient des résidences principales, 0,4 % des résidences secondaires, 0,9 % des résidences occasionnelles et 5,4 % des logements vacants[17].

Les logements individuels représentaient, en 1999, 19,9 % de l'ensemble des logements, les logements dans un immeuble locatif en représentaient donc 80,1 %[17].

Une très grande partie des logements caennais (54,9 %) ont été construits entre 1949 et 1974 ; 17,9 % avant 1949, et donc 21 % après 1974. Seulement 3,6 % des logements ont été achevés durant les années 1990[17], pourcentage bien inférieur à la moyenne régionale, la proportion moyenne de logements bas-normands achevés pendant la décennie 1990 étant de 9,5 %[18].

Les espaces verts[modifier | modifier le code]

La ville de Caen offre 500 hectares d’espaces verts et de jardins publics[19] :

Certains jardins sont des sites classés ou inscrits :

  • Le Parc Michel d'Ornano (jardin de l’abbaye aux Dames), classé depuis 1932,
  • La Prairie, inscrite le 15 avril 1932 avec les trois cours d'eau qui l’entourent,
  • La plantation de peupliers en bordure de la D212 vers Louvigny, classée le 7 mars 1944,
  • Les anciens cimetières (Quatre-Nations, Saint-Pierre, Saint-Jean, Saint-Nicolas et protestant), classés depuis 1939 (à l'exception du dernier),
  • Les parc et jardins de l'hôtel de la Préfecture, classés depuis 1937 mais fermés au public,
  • Le Jardin des plantes, classé depuis 1942,
  • Les douves du château, classées depuis 1953.

La commune possède également des jardins familiaux, ils représentent actuellement 450 petits lopins de terre destinés à être cultivés et à être fleuris, répartis dans les quartiers du Chemin-Vert, de la Guérinière, du Calvaire-Saint-Pierre, de Beaulieu, de la Prairie et de la Grâce de Dieu. Le premier jardin est celui de la Guérinière, créé vers 1950 (il était alors à l'époque sur la commune de Cormelles-le-Royal) ; le dernier a été ouvert à la Grâce de Dieu en 2001[20].

La ville de Caen est une commune fleurie ayant obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[21].

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Quartiers de Caen[modifier | modifier le code]

Quartiers de Caen

Quartiers IRIS[22] repris par la ville de Caen[23] :

La ville a été redécoupée en neuf secteurs dotés chacun d'un conseil de quartier.

L'esplanade de la Paix : Phœnix de l'Université (campus 1), Château de Caen et clocher de l'église Saint-Pierre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

On possède un grand nombre d'attestations anciennes du nom sous diverses formes :

Étymologie[modifier | modifier le code]

Château de Caen, porte des champs

On dispose de peu de sources sur la fondation de la ville de Caen et l’origine de son nom. Les hypothèses anciennes sur la question ont été multiples et la plupart du temps farfelues. Par exemple, celle qui considère que « Caen » puisse être une altération du saxon, sans doute *Gatehēm « maison de la barrière », si l'on reconstitue un étymon plausible[note 1], en partant du fait historique que Caen aurait été un lieu de péage. Or, il s'agit d'un point de vue qui ne relève pas de l'analyse toponymique.

Seules les attestations anciennes permettent d'étudier un toponyme et d'organiser un corpus cohérent, c'est-à-dire conforme à l'évolution phonétique connue des langues d'oïl, à savoir pour Caen : Cadomo > Cadon pour *Cadom (chute de la voyelle finale -o) > Cathum pour *Cathom (lénition [d] en [ð] à l'intervocalique) > Cathem > Cahem (amuïssement de [ð] et passage de [o] à [ə]). Cette évolution est comparable à celle de Rouen, mentionné à époque ancienne comme Ratomagos, Rotomagus, puis Rodomo > Rothom > Rothem > Rohem. D'autres Ruan, Rouans, etc. offrent des formes comparables ou encore Condom issu de Condatomagus avec traitement occitan des consonnes [d] [t].

Un élément -magus est identifié avec certitude dans les exemples précédents, il représente le celtique (gaulois) magos > magus « champ, marché » (cf. vieil irlandais mag « plaine »). Il est vraisemblable qu'on le retrouve aussi dans Caen étant donné la similarité des formes postérieures de Caen et de ces exemples. En revanche, le premier élément de Caen est radicalement différent. Il s'explique probablement aussi par le gaulois. La plupart des toponymistes proposent catu- « bataille, combat »[25],[26],[27] attesté, entre autres, dans le nom du peuple gaulois des Caturiges. Le vieux celtique catu- a évolué en celtique insulaire comme en ancien français (lénition de [t] en [d]), d'où le gallois cad « combat, troupe », le breton kad, l'irlandais cath « combat »[28] et cad- en protofrançais, d'où les formes Cadon, Cadomo.

Homonymie avec Cahan (Orne) et Cahon (Somme)[28].

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire de Caen et Chronologie de Caen.

De la Préhistoire au Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vestige du fanum

Il existait sur le site de la ville de Caen des petits noyaux d'habitats préhistoriques dispersés sur les bords de l'Odon et sur les hauteurs.

Au début de l'âge du Fer, des constructions s'implantent dans le secteur de Beaulieu[29].

Du Ier siècle au IIIe siècle, un bourg s'est développé à l'emplacement de l’actuelle Abbaye aux Hommes à proximité d'une voie romaine reliant Augustodurum (Bayeux) à Noviomagus (Lisieux). Ce bourg n'était qu'un vicus sans fonctions politiques ou administratives, ce rôle étant attribué à Aregenua, capitale des Viducasses située à une quinzaine de kilomètre au sud de Caen. Sa vocation était essentiellement artisanale. Le bourg connait de profonds changements au IIIe siècle. À partir de 275, les invasions barbares mettent fin à la prospérité antérieure et désorganisent les réseaux commerciaux. On constate que le bourg artisanal se tourne progressivement vers les activités agricoles. À la même époque, la transgression marine dunkerquienne provoque une montée progressive des eaux qui a pour conséquence une multiplication des inondations. À la fin du IIIe siècle, les bâtiments sont laissés au marécage qui progresse et les habitants se déplacent vers le coteau légèrement plus au nord[30].

Aregenua perd de son importance et l'actuel territoire de Caen passe sous l'influence d'Augustodurum. Au VIIe siècle, des missionnaires venus de Bayeux, notamment saint Regnobert, fondent des oratoires, entourés de leur cimetière, le long de l'ancienne voie romaine au centre de petits villages isolés dans la vallée de l'Orne et de l'Odon. Les invasions normandes viennent interrompre cet essor pré-urbain.

Caen sous les ducs de Normandie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Château de Caen et Fortifications de Caen.

Au Xe siècle, un nouvel essor urbain accompagne le grand redémarrage du duché de Normandie. Les paroisses Saint-Étienne, Saint-Sauveur, Saint-Georges, Saint-Gilles[31] et probablement Saint-Michel-de-Vaucelles sont fondées à cette époque. Une ville, constituée de plusieurs noyaux, commence à se structurer sur l'axe reliant Saint-Pierre à Saint-Martin en passant par Saint-Sauveur. Au début du XIe siècle, le premier texte se référant à Caen (la charte de l’Abbaye de Fécamp) décrit « la ville qui s'appelle Cathim, sur la rivière Orne, de part et d'autre, avec ses églises, ses vignes, ses prés, ses moulins, avec le marché, le tonlieu et le port, et toutes ses dépendances ».

Ce mouvement urbain est confirmé et accru au XIe siècle par la politique de Guillaume le Conquérant et Mathilde de Flandre. En 1047, après sa victoire à la bataille du Val-ès-Dunes, le duc de Normandie organise le Concile de la Trêve de Dieu sur la rive droite de l'Orne vers Vaucelles[32] et fait construire en 1061 la chapelle Sainte-Paix (alors sur le territoire de Mondeville) pour recueillir des reliques de saints amenées pour cette occasion. Surtout, il fait édifier dans la deuxième partie du XIe siècle une vaste forteresse sur l'éperon rocheux dominant la vallée de l'Orne ; le duc et sa cour résident plusieurs fois dans le château de Caen. Le couple ducal fonde également deux grandes abbayes à l'est et à l'ouest du tissu urbain existant. Ils s'y font inhumer, en 1083 à l'abbaye aux Dames pour Mathilde de Flandre et en 1087 à l'abbaye aux Hommes pour Guillaume le Conquérant. D'un gros bourg de constitution anarchique, Caen devient la seconde capitale de la Normandie, au détriment de Bayeux qui voit sa prééminence rapidement remise en cause. Ainsi, c'est dans la cité développée par leur père que Guillaume II le Roux, roi d'Angleterre, et son frère aîné, Robert Courteheuse,duc de Normandie, signent en 1091 le traité de Caen censé régler les querelles de succession. La ville se développe sous Robert Courteheuse qui fait creuser un canal entre l'Orne et l'Odon formant ainsi l'île Saint-Jean ; ce bras d'eau, appelé canal Robert, a pour effet d'assainir ce terrain marécageux, d'offrir une protection face aux agressions extérieures et d'ouvrir un bief permettant l'érection de moulins. Son frère, Henri IerBeauclerc, qui s'empare du royaume d'Angleterre en 1100 et du duché de Normandie six ans plus tard, fait aménager le château en construisant un donjon et une nouvelle salle d'apparat (actuelle salle de l'Échiquier).

Chevet de l’ancienne abbatiale Saint-Étienne

En 1203, Jean sans Terre affranchit la commune de Caen qui peut alors se doter d’un beffroi, d’une cloche, d’un sceau et d’un hôtel de ville, bâti sur le pont Saint-Pierre. Au cours de l’incorporation du duché à la France par le roi Philippe II Auguste, Caen tombe le 21 mai 1204, avant Rouen. Le roi de France conserve les droits municipaux et remanie profondément les défenses du château (construction de la chemise du donjon).

Façade de l’abbaye aux Dames

Guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

Au début de la guerre, la ville est ravagée une première fois après avoir été prise en 1346 par Édouard III d'Angleterre lors de sa chevauchée à travers la Normandie, le Vexin, le Beauvaisis, le Vimeu, le Ponthieu, le Boulonnais et le Calaisis.

En 1417, la ville de Caen oppose à nouveau une résistance héroïque à l’envahisseur anglais qui massacre 2 000 bourgeois, pille et traite les survivants en rebelles à « leur » roi. La région de Caen sera le lieu d’une très vive résistance à l’occupant anglais qui y procédera à un grand nombre d’exécutions de résistants entre 1418 et 1450.

La fondation, en 1432, de l’université de Caen fait partie des mesures du duc de Bedford, régent de Normandie, afin de tenter de se concilier la population caennaise. La fin de l’année 1434 voit un soulèvement commandé par Jean de Chantepie. Caen est reprise par les Français le 1er juillet 1450.

La Normandie redevenue française, Charles VII la récompensera de sa « fidélité et loyauté » en confirmant tous ses privilèges et libertés en 1458 (confirmation de la Charte aux Normands).

Le Temple réformé de Caen

Après avoir réuni, à Tours, les représentants des villes marchandes du royaume le 20 octobre 1470, Louis XI autorisa, en novembre, un établissement des foires à Caen, par ses lettres patentes[33]. L'objectif était de favoriser la croissance du commerce en Normandie et de ralentir la fuite de devises, liée notamment à la puissance des foires de Bruges et d'Anvers.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Lorsque les Protestants prennent le contrôle de la ville en avril 1562, leur iconoclasme s'en prend, entre autres, au tombeau de Guillaume le Conquérant et de la reine Mathilde. Le service catholique est suspendu. Arrivé à Caen en décembre 1562, le chef du parti huguenot, l'amiral de Coligny, ordonne, avant son départ le 19 mars 1563, la démolition, « afin d'avoir le profit qui se tireroit des plombs ont elle étoit couverte », de l'Abbaye aux Hommes dont le chartrier est brûlé. En 1584, la peste fait 10 000 victimes à Caen. Le Parlement de Normandie et la Cour des Aides et la Chambre des Comptes sont déplacés à Caen de janvier 1589 à avril 1594 à la suite du soulèvement de Rouen contre le roi ; les parlementaires fidèles au roi se rendant à Caen[34].

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

La Révolte des va-nu-pieds amorcée à Caen le 13 août 1639 fut menée par un certain Bras-Nus se donnant le grade de colonel de l’armée souffrante ; il finit roué. Prudemment restée à l’écart des troubles de la Fronde, Caen va voir la création de l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen et de la première Académie de Physique de France qui lui acquerra une réputation de capitale des beaux esprits et le surnom d’« Athènes normande ».

Au XVIIe siècle, la croissance démographique et l’essor économique que connait la ville sous le règne personnel de Louis XIV obligent la ville à lancer de grandes opérations d’urbanisme afin de régler les problèmes posés par la congestion de la circulation et la pression démographique. Entre 1629 et 1635, la ville fait détruire les maisons qui se trouvaient entre le carrefour Saint-Pierre et le Châtelet et déplacer la partie du cimetière de l’église Saint-Pierre qui se trouvait derrière ces maisons. La place Saint-Pierre est ainsi formée dans le deuxième quart duXVIIe siècle. La ville, trop à l’étroit dans ses murailles, finit par repousser ces frontières en investissant les Petits près. Entre 1609 et 1603, la ville fait abattre des maisons pour transformer en rue une simple venelle servant à conduire les chevaux à l’abreuvoir sur le Grand Odon et, en 1626, un pont sur l’Odon est construit au bout de la rue des Jésuites (actuelle rue Saint-Laurent). En 1635-1637, la ville lance une importante opération d’urbanisme consistant à aménager une grande place carrée entourée de maisons construites en pierre de taille sur un alignement déterminé. Cette place royale (actuelle place de la République) est terminée par l’érection du séminaire des Eudistes de Caen et de son église dédiée aux Très Saints Cœurs de Jésus et Marie entre 1664 et 1703. Non loin de la place Royale, les Jésuites, installés au collège du Mont en 1609, se font ériger l’église Sainte-Catherine-des-Arts (actuelle église Notre-Dame-de-la-Gloriette) entre 1684 et 1689. Des promenades publiques arborées sont aménagées dans la Prairie le long de l’Orne et du canal Robert ; le cours-la-Reine (actuel cours général de Gaulle) est planté en 1676 et le cours de l’Orne (actuel cours Kœnig) en 1691.

Pour préserver l’orthodoxie catholique et stimuler la foi, les ordres de la Contre-Réforme, soutenus par les autorités royales, multiplient les fondations d’églises, de couvents et de monastères destinés à accueillir les formes rajeunies de la piété. De nombreuses congrégations s’installent donc à Caen : Jésuites, Carmélites, Ursulines, Visitation. Jean Eudes fonde à Caen la congrégation de Jésus et Marie (Eudistes) et l'ordre de Notre-Dame de Charité. La révocation de l’Édit de Nantes s'accompagnent de nombreuses persécutions : destruction du temple, internement aux Nouveaux et Nouvelles Catholiques… Ces représailles forcèrent de nombreux Caennais protestants refusant d’abjurer, riches marchands et industriels pour la plupart, à l'exil. L’émigration atteignit les proportions d’un véritable dépeuplement et le commerce de la province en fut ruiné[note 2]. Un rapport de l’intendant Foucauld adressé au ministre Pontchartrain qui voulait établir, une juridiction consulaire à Caen, affirme l’impossibilité de recruter un semblable tribunal en cette ville : « La plupart des marchands de Caen, étant « religionnaires », ont quitté le royaume ; ceux qui y sont restés sont passés à Paris ou à Rouen, et le commerce est à présent « peu de chose à Caen. » L'absolutisme louis-quatorzien mit également fin aux franchises municipales dont jouissait Caen en supprimant les élections municipales et en transformant les offices d’échevin des nobles, des bourgeois et des marchands en charges vénales.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Charlotte Corday (1768-1793)

Caen vit, en 1713, 1715 et 1725, des émeutes liées à la cherté du pain. À la Révolution, le procureur-syndic Georges Bayeux et le commandant de la place Henri de Belzunce furent massacrés par la foule. En 1793, la section caennaise des Jacobins de Caen rompit ses attaches avec ceux de Paris. Nombre de Girondins cherchant refuge à Caen lors de leur chute, celle-ci devint le centre des insurrections fédéralistes auxquelles se joignit la société caennaise des Carabots. C'est le faible recrutement des armées fédéralistes qui incita Charlotte Corday à quitter Caen le 9 juillet 1793 pour aller assassiner Marat à Paris.

Le 30 décembre 1775, se produit un des plus violents séismes qu'ait connu la Normandie. L'intensité à l'épicentre situé dans la région de Caen est estimé à VII sur l'échelle MSK. Toutes les maisons de la ville ont été agitées, de nombreux dégâts sont signalés[35].

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

Le 2 août 1793, l’armée de la Convention entre à Caen, signant la fin de l’insurrection fédéraliste.

Le 2 mars 1812, des émeutes débutent à la halle aux grains et au moulin Montaigu. Les émeutiers protestent contre la disette qui sévit depuis 1811. Le préfet Mechin et le maire Lentaigne de Logivière sont pris à partie. L'ordre est rétabli le soir même. Plusieurs personnes sont arrêtées dans les jours suivants. Le 6 mars, 4 000 soldats arrivent en renfort dans la ville. Le 14 mars, 61 personnes sont jugées, 4 hommes et 4 femmes sont condamnés à mort. Ils sont exécutés le 15 mars. Les autres personnes sont condamnées à des travaux forcés ou à de la prison.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Borne limite de l'octroi de Caen sur la route de Louvigny

La croissance démographique s'amenuise. On recense 36 231 habitants en 1806, 41 394 habitants en1856 et 45 380 en 1906[36]. Régulièrement, l'évolution est même légèrement négative :

  • entre 1851 et 1856 (– 3 886 hab.)
  • entre 1861 et 1876 (– 2 559 hab.)
  • entre 1891 et 1906 (– 938 hab.)

La croissance reprend à partir de 1906. En 1936, les Caennais étaient 61 334. La ville sort de ses limites historiques et s'étend sur les pentes au-dessus de la vieille ville (quartier bourgeois autour de la gare Saint-Martin, ouverte en 1884 ou quartier plus populaire au-dessus de Vaucelles.

Caen au XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'avenue de Courseulles et l'ancien tramway de Caen, avant la Première Guerre mondiale.

1900 à 1940[modifier | modifier le code]

Caen durant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Bataille de Caen et Reconstruction de Caen.

Caen perd environ 68 % de son volume bâti durant la Seconde Guerre mondiale car elle s'est trouvée sur une ligne de front très disputée lors du débarquement en Normandie le 6 juin 1944 (Jour J). Les bombardements anglo-américains du 6 juin au 19 juillet 1944 font de 2 000 à 3 000 victimes parmi les habitants de la ville[37]. Elle est libérée par les forces canadiennes qui ont combattu pendant un mois les troupes SS. Quelques-uns de ses principaux monuments ont néanmoins été sauvegardés.

La reconstruction de Caen a officiellement duré de 1947 à 1963 avec de larges avenues rectilignes bordées par des immeubles de pierre de Caen d'environ cinq étages, ce qui lui confère une certaine unité architecturale dans certaines parties de la ville. De nombreux immeubles qui avaient un toit plat ont été chapeautés d'un toit à pentes traditionnel. La ville, profondément meurtrie par la guerre, a été décorée de la Légion d'honneur en 1948.

1945 à 2000[modifier | modifier le code]

Caen au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Siie, les anciens adversaires que sont le républicain de gauche René Perrotte, et le nationaliste de droite Jules Séjourné. Dès lors, Caen n'est plus dirigé que par des maires classés à droite de l'échiquier politique[38]. Selon le journaliste Gilbert Rochu, pour les Caennais, « l’élu doit être un notable, pas un leader »[39].

Après les mandats de l'indépendant Yves Guillou et du républicain-populaire Jean-Marie Louvel, l'affrontement droite/gauche s'est personnalisé pendant trente ans dans le duel permanent entre le maire giscardien Jean-Marie Girault et le mitterrandien Louis Mexandeau. Lors des élections nationales, la ville privilégie le candidat socialiste (second tour de 1981 : François Mitterrand 52,59 % ; second tour de 1988 : François Mitterrand : 55,48 % ; second tour de 1995 : Lionel Jospin, 50,53 %)[40], alors qu'aux municipales, Louis Mexandeau, handicapé par une gauche calvadosienne couramment divisée, ne parvient jamais à battre Jean-Marie Girault. L'héritage de ce dernier est disputé en 2001, entre la RPR Brigitte Le Brethon et l'UDF Luc Duncombe, la première menant finalement la liste de droite et étant élue sur le bilan de l'administration Girault. Mais cette opposition jamais éteinte amène les deux protagonistes à se présenter en 2008, au bénéfice du président de région socialiste Philippe Duron, qui emporte la mairie après avoir été élu député en 2007[41].

Maires de Caen[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Caen.

Lors du deuxième tour de l'élection municipale de mars 2014, la liste menée par Joël Bruneau obtient 57,03 % des suffrages et quarante-trois sièges, contre 42,96 % et douze sièges pour la liste du maire sortant Philippe Duron[42]. Joël Bruneau est élu maire le 5 avril 2014[43].

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
18 mai 1945 19 mars 1959 Yves Guillou RPF-CNI Ingénieur BTP
20 mars 1959 13 juin 1970 Jean-Marie Louvel(1) MRP Dirigeant d'entreprise, député, ministre, sénateur
16 juillet 1970 24 mars 2001 Jean-Marie Girault UDF Avocat, sénateur
24 mars 2001 23 mars 2008 Brigitte Le Brethon UMP Professeur, députée
23 mars 2008 5 avril 2014 Philippe Duron PS Professeur, député, ex-président du conseil régional
5 avril 2014 en cours Joël Bruneau UMP Consultant
(1) : Décédé en cours de mandat.

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

La Tour Leroy, ancienne porte médiévale du port de Caen.

En 1951[44], le territoire de la Guérinière, dépendant de la commune de Cormelles-le-Royal, fut officiellement rattaché à Caen.

Un arrêté préfectoral du 30 mai 1952 rattache la commune de Venoix (1 339 habitants en 1946) à Caen (51 445 habitants).

Les limites communales actuelles sont définitivement fixées dans les années 1960–1970 :

  • le 30 juillet 1962, Caen reçoit un secteur de 10 ha de Fleury-sur-Orne ;
  • le 22 décembre 1965, le secteur du monastère de Notre-Dame-de-la-Charité passe de la commune Cormelles-le-Royal à celle de Caen ;
  • le 3 mai 1979, les communes de Caen et d'Hérouville-Saint-Clair s'échangent des parcelles.

En 1990, l’agglomération de Caen s’est organisée en district, transformé en 2002 en une communauté d'agglomération (Grand Caen, renommée communauté d'agglomération Caen la Mer en 2004), regroupant à présent trente-cinq communes et 241 741 habitants[note 3]. Le président de la communauté d'agglomération est Philippe Duron depuis le 18 avril 2008[45]

Caen est divisée en neuf cantons dont elle est le chef-lieu, mais donne son nom à dix cantons[46],[47] :

  • Le 1er canton est formé d’une partie de Caen et de la commune de Bretteville-sur-Odon (16 265 habitants, dont 12 106 habitants sur la seule commune de Caen) ;
  • Le 2e canton est formé d’une partie de Caen et des communes d’Authie, Carpiquet, Saint-Contest et Saint-Germain-la-Blanche-Herbe (25 783 habitants, dont 17 645 habitants sur la seule commune de Caen) ;
  • Le 3e canton est formé d’une partie de Caen (19 118 habitants) ;
  • Le 4e canton est formé d’une partie de Caen et de la commune d’Épron (14 587 habitants, dont 12 953 habitants sur la seule commune de Caen) ;
  • Le 5e canton est le canton d'Hérouville-Saint-Clair (qui ne comprend aucune partie de Caen) ;
  • Le 6e canton (aussi appelé Caen-Hérouville) est formé d'une partie de Caen et d'une partie d'Hérouville-Saint-Clair (14 590 habitants, dont 9 866 habitants sur la seule commune de Caen) ;
  • Le 7e canton est formé d’une partie de Caen et de la commune de Mondeville (14 564 habitants, dont 4 334 habitants sur la seule commune de Caen) ;
  • Le 8e canton est formé d’une partie de Caen et des communes de Fleury-sur-Orne et Louvigny (18 851 habitants, dont 12 281 habitants sur la seule commune de Caen) ;
  • Le 9e canton est formé d’une partie de Caen (14 425 habitants) ;
  • Le 10e canton est formé d’une partie de Caen et des communes de Cormelles-le-Royal et Ifs (22 807 habitants, dont 7 671 sur la seule commune de Caen).

Sept des neuf cantons de Caen affichent une étiquette socialiste. Les deux autres cantons sont le 3e canton appartenant au Nouveau Centre et le 6e canton dont le conseiller général, Rodolphe Thomas, fait partie du MoDem.

Ces cantons appartiennent à l'arrondissement de Caen dont Caen est le chef-lieu. Cet arrondissement comporte 24 cantons, 288 communes et 404 324 habitants[47]. Caen étant chef-lieu de département, c'est donc le Secrétaire général de la préfecture du Calvados qui est le sous-préfet de l'arrondissement de Caen, Olivier Jacob[48], en poste depuis juillet 2010[49].

Étant chef-lieu de région, Caen est à la fois le siège de la préfecture du Calvados et de la Basse-Normandie, son préfet se nomme Michel Lalande, ancien préfet de Saône-et-Loire et de La Réunion, nommé le 27 août 2010 en remplacement de Didier Lallement.

Caen est partagée entre la 1re circonscription et la 2e circonscription du Calvados, couramment appelées « circonscription de Caen-Ouest » pour la première et « circonscription de Caen-Est » pour la seconde. Les députés de Caen sont respectivement Philippe Duron[50] et Laurence Dumont[51], tous deux députés socialistes et élus aux législatives de 2007, les deux circonscriptions étant à droite avant cette date. Ils ont été réélus lors des législatives de 2012.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Vue de l'église Saint-Pierre et de l'Odon - William Fowler (1841) - Musée des beaux-arts de Caen

La ville de Caen est jumelée avec les villes de :

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités militaires ayant été en garnison à Caen :

Internet[modifier | modifier le code]

Deux arobases sur http://www.villes-internet.net. Pas de Wi-Fi en libre service.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 108 793 habitants. Depuis 2004, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu au moyen d'enquêtes annuelles par sondage[Note 2]. Caen est la 35e commune de France la plus peuplée. Son agglomération[note 4] compte 195 487 habitants[note 5], tandis que la communauté d'agglomération Caen la Mer totalise 233 321 habitants[note 6]. L'aire urbaine caennaise affiche enfin 385 482 habitants[note 5], c'est donc la 21e aire urbaine française, après celle de Tours et avant celle d'Orléans.

Caen est ainsi la première ville du Calvados et la première ville de la Basse-Normandie, son aire urbaine concentre 57,2 % de la population départementale et 26,1 % de la population régionale[note 7].

Les recensements menés par l'Insee montrent également que la population caennaise compte 56 191 ménages et 61 319 logements au 1er janvier 2005[57]. La part des hommes représente 45 % de la population caennaise, celle des femmes 55 %[57]. En ce qui concerne l'état matrimonial des Caennais, l'étude indique que 51 % de la population est célibataire, 33 % marié(e), 8 % divorcé(e) et 8 % veuf ou veuve. Le nombre moyen de personnes par ménage est de 1,8[57].

Par ailleurs, 15 116 Caennais vivent en ZUS (zone urbaine sensible)[58], ce qui ramène une proportion de 13,3 %.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
34 805 30 923 36 231 36 644 39 140 41 310 43 079 44 087 45 280
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
41 394 43 740 41 564 41 210 41 181 41 508 43 809 45 201 45 380
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
44 794 44 442 46 934 53 743 54 128 57 528 61 334 51 445 67 851
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
91 336 110 262 119 640 114 068 112 846 113 987 110 399 108 793 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2004[60].)
Histogramme de l'évolution démographique

Aujourd'hui, les communes limitrophes de Caen, celles de la communauté d'agglomération Caen la Mer, celles de l'aire urbaine et même celles du Pays de Caen connaissent une poussée démographique remarquable[57], contrairement à la commune de Caen intra-muros. Le logement moins cher, le cadre de vie et la campagne calme et paisible se conjuguent aux avantages d'une ville que peut présenter celle de Caen et qui restent très accessibles grâce aux infrastructures dont elle dispose.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Caen en 2009 en pourcentage[61].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,4 
6,2 
75 à 89 ans
11,4 
9,5 
60 à 74 ans
12,1 
16,4 
45 à 59 ans
16,5 
19,3 
30 à 44 ans
15,8 
33,8 
15 à 29 ans
31,3 
14,4 
0 à 14 ans
11,5 
Pyramide des âges du département du Calvados en 2009 en pourcentage[62].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
10,1 
13,1 
60 à 74 ans
14,2 
20,8 
45 à 59 ans
20,2 
19,9 
30 à 44 ans
18,7 
19,9 
15 à 29 ans
18,5 
19,6 
0 à 14 ans
17,2 

Cultes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Patrimoine religieux de Caen.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Caen (doyenné).

Caen se situe aujourd'hui dans le diocèse de Bayeux et Lisieux, compris dans la province ecclésiastique de Normandie. Caen ne fut jamais siège d'évêché mais faisait partie de l'ancien diocèse de Bayeux.

Le doyenné de l'agglomération caennaise[63] comprend 8 paroisses, dont certaines desservent un quartier de Caen ou comprennent une église situé sur le territoire de la ville de Caen.

À cela s'ajoutent les chapelles des couvents et monastères de la ville, dont celle de l'Oasis où est célébrée la messe, le dimanche, sous la forme extra-ordinaire.

Culte protestant[modifier | modifier le code]

L'Église réformée de France dispose d'un temple depuis le XVIIe siècle. Construit en 1611, il fut détruit en 1685. Le deuxième temple, aménagé au XIXe siècle dans les dépendances de l'ancien monastère des Bénédictines, rue de Geôle, a été détruit en 1944. Le temple actuel a été construit en 1959 au 19, rue Mélingue. La paroisse de Caen fait partie du secteur Caen-Côte de Nacre du consistoire de Basse-Normandie.

Le culte anglican est célébré dans la Chapelle de la Miséricorde, ancienne chapelle des Cordeliers, puis des Bénédictines. Les anglicans disposent également d'une aumônerie au no 39 de la rue du Chemin-Vert.

Le culte évangélique est célébré dans quatre églises disséminées dans la ville. Enfin, il existe une église adventiste du septième jour dans le bas de Venoix.

Une église évangélique baptiste célébrant deux cultes le dimanche se trouve dans la rue Jean-Mermoz dans la partie sud de la ville.

Culte musulman[modifier | modifier le code]

Comme pour l'ensemble des territoires urbains métropolitains[64], la ville de Caen connaît une certaine présence de la communauté musulmane, conséquence de l'immigration ayant suivi la Seconde Guerre mondiale. Les musulmans ne disposent pas d'une véritable mosquée dans la commune de Caen. Ils disposent cependant de trois salles de prière à la Guérinière. Une demande à la mairie de Caen a été faite pour avoir un terrain sur lequel pourra être construite la première mosquée de Caen[65]. Une mosquée est ouverte depuis 2011 à Hérouville-Saint-Clair, dans la banlieue caennaise, et est à ce jour la plus grande de Basse-Normandie[66].

Culte juif[modifier | modifier le code]

La communauté juive est implantée depuis le Moyen Âge à Caen dans le quartier Saint-Julien. La rue aux Juifs témoigne encore aujourd'hui de cette longue histoire. En 1966, les fonds levés par les donateurs locaux et par l'American Jewish Joint Distribution Committee permettent de construire une nouvelle synagogue au 46 de l'avenue de la Libération nouvellement percée sur les ruines du quartier du Vaugueux. Aujourd'hui, la communauté est composée d'environ 150 familles[67].

Culture[modifier | modifier le code]

La ville de Caen souhaite constituer un pôle culturel d’intérêt régional à l'ouest du centre-ville[68] :

Spectacle vivant[modifier | modifier le code]

Le théâtre de Caen, inauguré en 1838, a été détruit en 1944. Un nouveau bâtiment a été reconstruit pratiquement au même emplacement. Les Arts Florissants y sont en résidence. Une académie, le Jardin des Voix, y a été mise en place par William Christie ; elle a pour but de former et d'offrir une exposition au public à des jeunes chanteurs et chanteuses baroques.

La Comédie de Caen, centre dramatique national de Normandie, regroupe trois lieux : le théâtre d'Hérouville, le théâtre rue des Cordes à Caen et la Halle aux Granges également à Caen.

Le Centre chorégraphique national de Caen Basse-Normandie est l'un des dix-neuf centres chorégraphiques nationaux en France. Ce lieu de création, de recherche et de formation consacré à la danse contemporaine est installé depuis sa fondation en 1984 dans la Halle aux Granges.

Caen accueille chaque année, depuis 1998, les Rencontres des cultures électroniques Nordik Impakt. La soirée de clôture du festival est réputée pour être l'une des plus grandes rave parties organisées en France.

Le Cargö, bâtiment accueillant deux salles de concert et des studios d'enregistrement, est ouvert depuis le1er février 2007. cette structure fait partie du réseau des salles des musiques actuelles et répond à un besoin culturel qui ne trouvait pas de cadre auparavant. Ainsi, de nombreux artistes et groupes de la région peuvent y enregistrer leur production pour un budget accessible, ou se produire sur une scène de taille moyenne, ce qu'ils ne pourraient faire dans le cadre du Zénith de Caen, par exemple.

Cinéma[modifier | modifier le code]

L'Omnia, première salle de cinéma caennaise, ouvre en 1909, sur le boulevard Albert-Sorel. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, huit cinémas attirent le public cinéphile. Parmi eux, on comptait le Majestic, rebaptisé Pathé-Lumière, qui a déménagé dans le nouveau quartier des Rives de l'Orne en 2013 et dispose désormais de dix salles. Autre cinéma actuel de Caen, le Lux, ouvert en 1966 et labellisé Art et Essai, dispose de trois salles. En périphérie, l'UGC Ciné Cité de Mondeville dispose de douze salles. Enfin, Le Café des images, spécialisé dans le cinéma d'auteur, est installé à Hérouville-Saint-Clair. Un projet de multiplexe à Verson a été rejeté par la Commission nationale de l’aménagement commercial en septembre 2011[70].

Les vingt-six salles de l’agglomération sont équipées de projecteurs numériques, le Pathé-Lumière ayant équipé les quatre dernières au premier trimestre 2012[70],[71].

En 2010, les cinémas de l'agglomération de Caen ont vendu 1 663 000 entrées[70].

Plusieurs films ont été tournés à Caen : Les Violents d'Henri Calef en 1957, Le Jour le plus long en 1962, La Horse de Pierre Granier-Deferre en 1970 (Palais de justice), Les Valseuses de Bertrand Blier en 1974 (Monoprix), La Chambre verte de François Truffaut en 1977 (cimetière Saint-Nicolas), Valmont de Miloš Forman en 1989 (abbaye aux Hommes), Saint-Cyr de Patricia Mazuy en 2000 (abbaye aux Dames et abbaye aux Hommes), Possession de Neil LaBute (université de Caen, château de Caen, rue Guillaume-le-Conquérant), Basse-Normandie de Patricia Mazuy et Simon Reggiani en 2004 (CHU et église Saint-Nicolas)

Arts plastiques[modifier | modifier le code]

Caen ouvre les collections de son musée des beaux-arts installé au cœur du château ducal. Après une période de gratuité de 2005 à 2010 pour les collections permanentes, concernant également le musée de Normandie, l'entrée est redevenue payante. Une collection remarquable de peintures du XVIe au XXe siècle y est exposée : Le Pérugin, van der Weyden, Véronèse, Le Tintoret, Champaigne, Rubens, Le Guerchin, Tiepolo, Courbet, Corot, Monet, Boudin, Dufy, Soulages, Rebeyrolle

Caen accueille le Fonds régional d'art contemporain Basse-Normandie, collection et expositions en art contemporain.

L'École supérieure d'arts et médias de Caen, par le biais de la galerie L'Hôtel, programme des expositions présentant le travail d’artistes enseignants, français ou étrangers.

En 1986, la ville de Caen a créé une artothèque ; installée intialement dans l'hôtel d'Escoville, elle a déménagé en 2013 dans le palais ducal restauré. Cette institution permet à des particuliers, des entreprises ou des collectivités publiques d'emprunter des œuvres d'art contemporaines régionales, nationales et internationales, de la fin des années 1950 jusqu'à nos jours. L'artothèque organise également des expositions.

Festivals[modifier | modifier le code]

Tous les mois de novembre depuis 1999, la ville de Caen accueille le festival Nordik Impakt. Il s'agit d'un festival de musiques électroniques, au sens large du terme (techno, minimal, électro, deep-house, drum'n'bass…). Le festival tend à se développer avec en synergie avec la ville de Caen, notamment à l'aide des soirées Nordik'Appart ou d'artistes de la scène locale.

Un festival en plein air de trois jours, organisé à Hérouville-Saint-Clair, est le festival Beauregard. Ce festival est plus orienté grand public.

Depuis 1992, les Boréales est un festival consacré à la culture nordique au sens large (pays baltes, Danemark, Estonie, Finlande, Islande, Lettonie, Norvège et Suède) autour de différents vecteurs (la littérature, le théâtre, la musique, la danse, le cirque et le cinéma).

Littérature[modifier | modifier le code]

Le prix littéraire de la Ville de Caen récompense chaque année le meilleur ouvrage de fiction écrit par un écrivain bas-normand ou dont l'action se situe dans la région : Muriel Barbery l'a remporté en 2007, Alexis Salatko en 2006, Jean Teulé en 2005.

À Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, l'abbaye d'Ardenne abrite l'Institut mémoires de l'édition contemporaine depuis1995. Cette association soutenue par le ministère de la Culture et le conseil régional, conserve les archives d'écrivains francophones contemporains, de chercheurs et d'éditeurs.

L'École de Caen remet chaque année, depuis 2002, un prix unique en son genre, qui récompense le travail d'un auteur et d'un illustrateur, sans distinction de catégorie.

Fondée en 1790 à partir de la bibliothèque de l'Université ouverte au XVe siècle, la Bibliothèque de Caen, classée en 1897, a été détruite en juillet 1944, perdant alors une grande partie de ses 150 000 ouvrages. Reconstruite en1968-1971 à son emplacement actuel, elle abrite le plus gros fonds de Basse-Normandie, et dispose de sept bibliothèques de quartier et d'un bibliobus. Elle est aujourd'hui gérée par la communauté d'agglomération Caen la Mer et participe au projet de numérisation Normannia[72].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La tradition culinaire de Caen se mêle à la cuisine normande et compte comme spécialité les tripes à la mode de Caen.

Depuis 1911, rue Charlotte-Corday, l'usine Jeannette produit des madeleines vendues sur le marché national sous ce nom avec comme logo une fermière portant un pot-au-lait sur l’épaule[73].

Caen abrite trois restaurants étoilés par le Guide Michelin, Incognito, promu dans l'édition 2009, Ivan Vautier (Le Pressoir) et A Contre-Sens, promu dans l'édition 2012.

L'Embuscade, cocktail à base de calvados, de crème (ou sirop) de cassis, de vin blanc et de bière, est originaire de Caen. Son nom évoque l'aspect sournois du cocktail.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Caen est le siège de l'académie de Caen, circonscription éducative dirigée par un Recteur, Micheline Hotyat[74] qui administre le réseau éducatif de Basse-Normandie et de Saint-Pierre-et-Miquelon. L'unique université de l'académie est l'université de Caen Basse-Normandie, toutefois son implantation ne se limite pas à la ville de Caen mais se généralise à l'ensemble de la Basse-Normandie, ayant des antennes dans 5 autres villes (voir section suivante)[75].

Trois zones d'éducation prioritaires (ZEP) ont été définies sur la commune de Caen : une première dans le quartier du Chemin Vert, une deuxième à la Grâce de Dieu et une dernière à la Guérinière[76].

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

L'université de Caen, l'une des plus anciennes de France, créée en 1432 par Bedford pour le roi Henri VI d'Angleterre sur le modèle d'Oxford et de Cambridge, compte près de 25 000 étudiants répartis essentiellement sur les 5 campus de la ville. L'université multidisciplinaire dispose de 11 UFR, de 6 instituts, d'une école d'ingénieurs, de 2 IUP et de 5 antennes universitaires à Alençon, Cherbourg, Lisieux, Saint-Lô et Vire.

L'école des beaux-arts de Caen a été fondée en 1795. L'ensemble des ateliers étaient disséminés sur quatre sites différents jusqu'en 2009, année où ils ont été réunis dans un nouvel ensemble construit sur la Presqu'île portuaire. L'établissement a alors changé de nom pour devenir l'école supérieure d'arts et médias de Caen (ESAM).

Les grandes écoles sont aussi présentes à Caen avec :

La ville possède également une École supérieure du professorat et de l'éducation[77].

Par ailleurs l'université populaire de Caen organise des séminaires ouverts à tous.

L’association interprofessionnelle de formation continue du Calvados (AIFCC), organisme de formation des chambres de commerce et d'industrie du Calvados, abrite plusieurs instituts à Caen :

Lycées[modifier | modifier le code]

Seize lycées existent actuellement à Caen, 9 sont publics, 8 sont privés[78] :

Lycées publics Lycées privés

Collèges[modifier | modifier le code]

Dix-sept collèges existent actuellement à Caen, 12 sont publics, 5 sont privés[79] :

Collèges publics Collèges Privés

Élémentaires et maternelles[modifier | modifier le code]

Caen dispose de 35 établissements publics d'enseignement primaire, auxquels il faut ajouter les 10 autres privés. Sur les 35 établissements publics, 28 sont à la fois école maternelle et élémentaire, 5 sont exclusivement des écoles maternelles et 2 sont exclusivement des écoles élémentaires ; le nombre d'écoles primaires à Caen s'élève ainsi à 63 : 33 écoles maternelles et 30 écoles élémentaires[80].

Santé[modifier | modifier le code]

On dénombre à Caen sept infrastructures hospitalières (quatre publiques et trois privées), dont l'utilité ne se limite pas à la seule agglomération de Caen mais clairement à l'ensemble de la région Basse-Normandie. Pôle d'excellence : la cardiologie; discipline peu représentée : la gynécologie.

Centre hospitalier régional universitaire[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier régional universitaire (CHRU de Caen) dispose de la plus grande capacité, avec 1 582 lits[81]. Il emploie 5 948 salariés, dont 767 en personnel médical. Le CHRU de Caen est composée de quatre établissements situés au nord, à l'est et au sud de la ville :

  • CHU Côte de Nacre (1 056 lits),
  • CHR Clemenceau (396 lits),
  • Centre Esquirol, service psychiatrie (75 lits),
  • Centre pour Personnes Âgées (270 lits).

Centre régional de lutte contre le cancer[modifier | modifier le code]

Connu sous le nom de centre François-Baclesse, le Centre régional de lutte contre le cancer de Basse-Normandie est, comme tous les vingt autres centres régionaux de ce type en France, un établissement privé à but non lucratif et de caractère hospitalo-universitaire participant au service public hospitalier. Le centre François-Baclasse se situe donc sur le plateau de Côte de Nacre, et jouxte le CHU (Hôpital Côte de Nacre)[82].

Ses missions sont le dépistage, l'examen, l'hospitalisation et le traitement des maladies, la surveillance prolongée des résultats thérapeutiques, la recherche sur l'étiologie, la prophylaxie et la thérapeutique du cancer, et les soins palliatifs, ce pour tous les Bas-Normands et la Basse-Normandie[83].

Centre hospitalier spécialisé du Bon-Sauveur[modifier | modifier le code]

Portail du Bon-Sauveur sur la rue Caponière

Le Bon-Sauveur est à l'origine une communauté religieuse non cloîtrée fondée au XVIIIe siècle à Vaucelles afin de prendre en charge « les filles et femmes débauchées » que la police arrêtait. Par la suite, elle commence à accueillir des femmes aliénées. Au XIXe siècle, les sœurs s'installent dans l'ancien couvent des Capucins. Sous l'impulsion de Pierre-François Jamet, l'hôpital psychiatrique entre dans une véritable démarche thérapeutique et se développe rapidement jusqu'à devenir le troisième établissement de France au début de la Troisième République. En 1836, il devient asile départemental, mais ce n'est qu'en 1975 que le Bon-Sauveur est doté du statut d'établissement public et prend le nom de Centre hospitalier spécialisé du Bon-Sauveur.

Cliniques[modifier | modifier le code]

Il existe actuellement trois cliniques :

  • la clinique Saint-Martin à la Folie Couvrechef ;
  • la polyclinique du Parc sur la rive droite de l'Orne possède une capacité de 152 lits : dont 70 lits en chirurgie, 44 en maternité, 8 postes de chirurgie ambulatoire, 4 postes de chimiothérapie ambulatoire, 10 lits de médecine et enfin 10 lits de convalescence (service de soins de suite)[84] ;
  • la clinique de la Miséricorde en centre-ville.

Recherche[modifier | modifier le code]

Caen dispose de deux centres de recherche d'importance nationale : le Grand accélérateur national d'ions lourds (GANIL) — un des quatre accélérateurs de particules les plus importants de France — et le Centre d'imagerie cérébrale et de recherche en neurosciences (Cyceron). En 2016, le GANIL accueillera une nouvelle ligne accélératrice de particules, en construction depuis 2011[85].

Par ailleurs de nombreuses équipes de recherche travaillent dans les laboratoires de l'Université de Caen ou de l'ENSICAEN.

Sports[modifier | modifier le code]

La première société sportive de la ville apparaît en 1882 avec la société de gymnastique, de tir, de préparation militaire de Caen[86]. Les premiers clubs sont tous omnisports. Les étudiants et lycéens fondent à leurs tours des sociétés sportives : l'Union sportive des Étudiants (fondée en 1892), l'Union Athlétique du Lycée Malherbe (fondée en 1895) et enfin la normalienne (fondée en 1896)[87]. Une seconde société de gymnastique est créée en 1887 : « la jeunesse caennaise » mais cette dernière cesse ces activités en 1896. Il faut attendre 1899 pour qu'une autre société privée se crée : le Club Sportif caennais en 1899. Puis en 1902, un vicaire de la paroisse saint-Sauveur fonde l'Avant-Garde caennaise s'inscrivant dans le patronage. À l'opposé, la jeunesse laïque caennaise est créée en 1906[88]. En 1886, le Vélo-Club caennais est fondé pour la pratique du cyclisme[89].

Principaux clubs sportifs actuels[modifier | modifier le code]

Club Championnat Stade Statut Titres Nationaux* (D1) Titres Continentaux
SM Caen Ligue 1 (Football) Michel-d'Ornano Professionnel 2 (0) 0
CFA 2 (Football) Stade de Venoix Réserve Professionnel - -
HC Caen Drakkars Ligue Magnus (Hockey sur glace) Patinoire de Caen la mer Professionnel 5 (0) 0
Caen TTC Pro A (Tennis de Table) Palais des Sports de Caen Professionnel 1 (0) 1
Ovalie caennaise Top 10 (Rugby) Stade Hélitas Amateur 3 (3) 0
Caen BC NM2 (Basket-ball) Palais des Sports de Caen Amateur 2 (0) 0
Caen HB Nationale 1 (Handball) Palais des Sports de Caen Amateur 0 (0) 0
RSHC Conquérants Nationale 1 (Roller in line Hockey) Halle des Granges Amateur 0 (0) 1

* Titres Nationaux: Championnats nationaux de 1re et 2e division, ainsi que les coupes nationales. Le nombre de titres en 1re division est noté entre parenthèse.

Football[modifier | modifier le code]

Tribunes du stade d'Ornano

La pratique du football est attestée à Caen dès 1892 par les lycéens du lycée Malherbe et les étudiants de l'université[90]. Un premier club ne regroupant pas des scolaires est créé en 1899 sous le nom de Club Sportif caennais.

La ville dispose d'une équipe de football évoluant pour la saison 2013-2014 en Ligue 2 : le Stade Malherbe de Caen.

Fondé en 1913, le club adopte le statut professionnel une première fois entre 1934 et 1938 puis de nouveau en 1985. Depuis 1993, le club évolue au stade Michel-d'Ornano. En 1996, le club est champion de France de Division 2 et obtient un second titre en 2010. En 2004-2005, Caen est élu meilleur public de Ligue 1 par la Ligue de football professionnel, signe de la popularité du club dans la région.

Depuis août 2006, le club dispose de nouveaux locaux, modernes et fonctionnels, bâtis pour un coût de trois millions d'euros, qui abritent le siège du club et le centre de formation. Ce dernier a permis la formation de nombreux joueurs, parmi lesquels Franck Dumas, William Gallas, David Sommeil, Jérôme Rothen, Bernard Mendy, Grégory Tafforeau, Mathieu Bodmer, Anthony Deroin, Ronald Zubar, Yoan Gouffran ou encore Youssef El-Arabi.

Pour la saison 2013-2014, l'équipe réserve joue en CFA 2.

Deux autres associations caennaises font évoluer deux équipes en ligue de Basse-Normandie : l'Association sportive des PTT Caen et La Maladrerie Omni Sports, cette dernière ayant une autre équipe engagée en division de district[91]. La première de l'Avant garde caennaise joue également en Ligue régionale et le club compte une deuxième équipe en district[92].

Les autres clubs de la ville évoluent en divisions de district avec une ou deux équipes : l'Association sportive des Portugais de Caen, l'Association sports et loisirs du Chemin Vert, le Football club Sud-Ouest de Caen et La Butte Caen[93].

Athlétisme[modifier | modifier le code]

Stade Hélitas

La pratique de l'athlétisme existe dès la fin du XIXe siècle notamment au sein du l'Union athlétique indépendante de Caen à partir de 1893[94] et du club omnisports du Club Sportif caennais à partir de 1899. On court déjà autour de la prairie. Entre 1912 et 1924, l'athlétisme est pratiqué au stade de Venoix par la section athlétisme du Stade Malherbe caennais. Puis l'activité se déplace au stade Hélitas au milieu des années 1920. La section athlétisme du SMC devient indépendante en 1988 et prend le nom de Stade Malherbe Athlétic caennais. Puis en 2000, le Caen Athletic Club est créé, reprenant le sigle d'un club sportif ayant existé au début du siècle. Des sportifs évoluent au niveau national et régional licenciés dans ce club en pleine expansion. Les athlètes participent tous les ans à de nombreuses compétitions, été comme hiver, cross en salle, et aux inter-clubs.

Hockey sur glace[modifier | modifier le code]

Caen dispose également d'une équipe de hockey sur glace évoluant en Ligue Magnus depuis la saison 2010 2011, les Drakkars, qui avait auparavant accédé à la Ligue Magnus de 2005 à 2008, et antérieurement de 1998 à 2001 (l'équipe était alors nommée les Léopards).

Rugby[modifier | modifier le code]

Depuis 2007, le Stade caennais rugby club représente l'agglomération caennaise en Championnat de France de troisième division fédérale masculine.

Le rugby caennais est également représenté à haut niveau féminin par l'Ovalie Caennaise, le club de rugby à XV qui totalise trois titres de championnes de France (sous le nom de Caen Rugby Club) et quatre de vice-championnes en sept ans (de 1999 à 2005). Le club joue encore les tout premiers rôles en championnat et fournit nombre d'internationales à l'équipe de France.

Basket-ball[modifier | modifier le code]

Le Caen basket club, aujourd'hui Caen Basket Calvados, a connu des heures de gloire à la fin des années 1970, où il termina notamment deuxième de Nationale 1A en 1977 et 1979. En 2011-2012, le club évolue en Nationale 2, soit la quatrième division.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

La première société vélocipédique est fondée en 1886 sous le nom de « Vélo-club caennais »[89]. Des courses sur piste sont organisées en 1895 sur un vélodrome sur le cours Montalivet[95]. La même année, le Vélo-club organise une course avec une dizaine de participants entre Caen et Paris aller-retour en quatre jours [89] . Un second club de cyclisme est créé en juillet 1901 avec l'« Union Vélocipédique Caennaise » qui dure quelques années avant de disparaître[note 8]. L'Étoile Sportive caennaise est créée en 1906[96]. À partir de 1924, la ville dispose d'un véritable vélodrome. Caen a été 32 fois ville-étape du Tour de France :

Chaque année, le Tour de Normandie y fait étape.

D'autres courses ont été courues à Caen avant la Seconde Guerre mondiale :

  • Paris-Nantes-Caen-Rouen-Paris, en 1892 ;
  • Paris-Caen, de 1923 à 1945 ;
  • Rennes-Le Mans-Caen, en 1926 et 1927 ;
  • Rouen-Caen-Rouen, en 1938 et 1939.

Tennis de table[modifier | modifier le code]

  • Le plus grand club de la ville est le Caen TTC, créé en 1991. L'équipe masculine a effectué une ascension fulgurante pour atteindre la Superdivision en 1998 et a atteint le zénith de sa jeune histoire en 1999 en remportant la 1re édition de la Ligue des champions face aux grands favoris allemands du Borussia Düsseldorf. Les hommes ont également terminé pour leurs trois premières saisons dans l'élite vice-champions de France, derrière Levallois qui dominait à cette époque le championnat par équipes. En 2005, l'équipe féminine rejoint les hommes dans l'élite mais les deux sections sont sportivement reléguées tandis que la Ville de Caen ne peut simultanément les soutenir financièrement. Ce qui amènent les dirigeants à retirer l'équipe féminine (déjà sportivement reléguée) pour se concentrer sur l'équipe masculine qui possède déjà un palmarès et huit ans consécutifs dans le haut niveau. Ils retournent en Pro A l'année suivante mais n'y restent que deux ans, à nouveau relégués en Pro B en 2009. Aujourd'hui le club lutte pour le maintien dans le championnat de Pro B.
  • L'autre club de la ville, beaucoup moins prestigieux, la Butte de Caen, a fusionné à l'été 2010 son équipe fanion masculine avec l'équipe première de l'USO Mondeville TTO, club sauvé par des parents de jeunes pratiquants et récemment reconstruit sur les cendres du club de Mondeville avec l'accord de ses anciens dirigeants.

Tennis[modifier | modifier le code]

Le premier club de tennis est créé en avril 1894 sous le nom de lawn-tennis club de Caen par les étudiants de l'USEC. La mairie leur cède un terrain cours Caffarelli afin d'y installer les premiers cours [97]. Le Stade Malherbe ouvre ses propres cours en 1920 rue Basse puis au stade Hélitas. C'est à cette occasion qu'est créé le Tennis Club Stade Hélitas qui devient le Tennis Club de Caen en 1992[98]. Ce club organise un tournoi international, le top-ten jusqu'en 1990. Depuis 2007, il organise l'open de Caen[99].

Roller[modifier | modifier le code]

Équitation[modifier | modifier le code]

Ancien manège de l'académie d'équitation.
  • Académie d'équitation
Article détaillé : Académie d'équitation de Caen.

La filière équestre a une importance particulière à Caen depuis le XVIIIe ‑ XIXe siècles. Une académie d'équitation y a été fondée en 1728 par Pierre des Brosses de La Guérinière, frère de François Robichon de La Guérinière[100]. Agrandie en 1737, puis en 1766 à la suite d'un incendie, l'école de dressage a été reconstruite par Gustave Auvray de 1863 à 1866[101]. Cette académie était alors une des plus prestigieuses de France[102].

Elle a été partiellement détruite pendant la bataille de Caen et la partie restante a été transformée en caserne de pompier, l'ancien manège servant de garage pour les voitures.

  • Dépôt de Remonte
Article détaillé : Quartier Lorge.

En 1818, le premier dépôt de remonte est créé à titre expérimental dans la caserne de la Visitation (actuel quartier Lorge) en vue d'acheter des chevaux directement auprès des propriétaires ou des éleveurs, de les élever et de les préparer au régime militaire[103].

  • Hippodrome de la Prairie
Article détaillé : Hippodrome de la Prairie.

Caen est également l'une des premières villes de France à avoir organisé des courses de trotteurs. La première, programmée par la Société d'agriculture et de commerce de Caen, a lieu le 26 août 1837. Un champ de course permanent, l'hippodrome de la Prairie, est créé en 1839. Afin de règlementer le code des courses au trot pour la France entière, est fondée à Caen la Société d'encouragement pour l'amélioration du cheval français de demi-sang (ancêtre de la Société d'encouragement à l'élevage du cheval français) le21 octobre 1864[104]. Plusieurs prix sont courus à l'hippodrome de Caen : Prix de la Ville de Caen, Prix Henri Ballière, Prix des Ducs de Normandie ou Saint-Léger des Trotteurs.

La ville a été choisie pour organiser les Jeux équestres mondiaux de 2014[105].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Une longue histoire a doté la ville de Caen de nombreux monuments historiques dont les principaux (deux abbayes et le château) ont été construits sous Guillaume le Conquérant au XIe siècle. Notons qu'il existe, contrairement à l'image véhiculée par la Seconde Guerre mondiale, un centre ancien (le vieux Caen) situé à l'ouest de la ville.

Surnommée « ville aux cent clochers »[106] (comme Rouen, Dijon ou Poitiers), on y dénombre une quarantaine d'églises dont il ne reste parfois qu'un pan de mur. La capitale bas-normande compte 86 édifices protégés monuments historiques[107], ce qui est assez remarquable compte tenu des sinistres causés par les bombardements de l'été 1944.

Bien que beaucoup d'entre eux aient été détruits en 1944, la ville compte encore de nombreux hôtels particuliers et de demeures plus modestes. Les plus anciens datent de la Renaissance, mais la majeure partie d'entre eux a été édifiée aux XVIIe et XVIIIe siècles.

La reconstruction de la ville a également doté Caen de nombreux monuments remarquables.

Panorama depuis le château de Caen : ville reconstruite et ville ancienne

Caenpanorama wikipedia.jpg

De gauche à droite sur la photo : la nouvelle synagogue, l'église Saint-Pierre, hôtel d'Escoville, clocher de l'église Saint-Sauveur, maison des Quatrans.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Salle de l’Échiquier (XIIe siècle)

Renaissance[modifier | modifier le code]

  • Remaniement des églises par Hector Sohier :
    • le chevet de l'église Saint-Pierre
    • le chevet de la nef Saint-Eustache de Notre-Dame-de-Froide-Rue (actuel Saint-Sauveur)
    • le chœur du Vieux Saint-Sauveur

Époque classique[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Hôtel de la Préfecture

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Église Saint-Julien
  • Maquette historique : plan de Rome à l'époque de son apogée monumentale (IVe siècle) de Paul Bigot, situé dans l'enceinte de l'université de Caen, à la maison de la recherche en sciences humaines.
Stade d'Ornano

Les orgues[modifier | modifier le code]

Les orgues de l'abbatiale Saint-Étienne (Grand-Orgue et Orgue de chœur), de l’église réformée et de l’église Saint-André[117].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes actuelles :

« De gueules au château donjonné d'une tour crénelée d'or, le tout ouvert, ajouré et maçonné de sable. »

Sous l'Ancien Régime : coupé de gueules et d'azur, à trois fleurs de lys d'or, deux au premier et une au second.

Pendant le Premier Empire, de gueules au château donjonné d'une tour crénelée d'or, au chef des bonnes villes de l'Empire (de gueules à trois abeilles d'or). [118]

Devise[modifier | modifier le code]

Devise de la ville de Caen :

« Un Dieu, un Roy. Une Foy, une Loy. »

Elle était inscrite sur l'hôtel municipal, le Châtelet, avant la destruction de ce dernier en 1754.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

François de Malherbe (1555-1628)
Segrais (1624-1701)
Pierre-Daniel Huet (1630-1721)
Pierre Varignon (1654-1722)
Robert Tournières (1667-1752)
Esprit Auber (1782-1871)
XIe siècle[modifier | modifier le code]
XIVe siècle[modifier | modifier le code]
  • Jean Soreth (1395?-1471), 25e prieur général de l'Ordre du Carmel.
XVIe siècle[modifier | modifier le code]
XVIIe siècle[modifier | modifier le code]
XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]
XIXe siècle[modifier | modifier le code]
XXe siècle[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

« Ville forte riche, spacieuse, belle de ses rivières, de ses prairies, de son port de mer plein de navires chargés de marchandises ; elle se pare de tant d'églises, de maisons et d'habitants, que c'est à peine si elle se reconnaît inférieure à Paris. »

— Guillaume le Breton, Philippide, 1. VIII.

Caen, par son assiette, et commode et plaisante,
Par son air toujours pur, sa demeure riante,
Par ses prés, par ses eaux et par mille beautés,
Justement le dispute aux plus nobles cités.

(Jean Regnault de Segrais, Athis)

« Ce pays est très beau, et Caen la plus jolie ville, la plus avenante, la plus gaie, la mieux située, les plus belles rues, les plus beaux bâtiments, les plus belles églises ; des prairies, des promenades, et enfin la source de tous nos beaux esprits. »

— Madame de Sévigné

« Cette ville au jugement de chacun qui la voit et contemple est l'une des plus belles spacieuses plaisantes et délectables que l'on puisse regarder accompagnée et embrassée de deux amples et plaisantes prairies encloses d assez grosses et hautes collines au pied desquelles flue et reflue la rivière d Orne. »

— Charles de Bourgueville

« Caen mérite aujourd'hui une partie des éloges qui lui étaient autrefois si libéralement octroyés. Par ses églises, par ses hôtels, par la décoration de quelques-unes de ses maisons particulières, c'est à vrai dire un vaste musée qui fournit à l'observateur les sujets d'études les plus intéressants et les plus variés. »

— Eugène de Robillard de Beaurepaire, Comptes-rendus du Congrès tenu à Caen, par la Société française d'archéologie, 1883.

Médias[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Médias de Caen.

Économie[modifier | modifier le code]

Ancien site de la SMN reconverti en zone d'activités tertiaires

L'économie caennaise du XXe siècle est marquée par deux industries d'ampleur : la Société métallurgique de Normandie (SMN) et Moulinex[121]. Les hauts-fourneaux de la première, inaugurés en 1917, emploient jusqu'à 6500 ouvriers en 1974, tandis que la vie de la cité ouvrière est gérée sur le modèle paternaliste, avec les écoles ménagères pour les filles, les centres d’apprentissage pour les garçons, et l'Union sportive normande pour les ouvriers[122]. La seconde, aux unités essaimées dans toute la Basse-Normandie, ouvre son usine de Cormelles-le-Royal en 1964 et y emploie 3 800 personnes en 1973[121].

En outre, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la ville rasée par les combats et les bombardements est l'une des métropoles régionales choisies dans les plans gaulliens de décentralisation industrielle. Alors que l’agriculture nourrit encore la moitié de la population bas-normande, le secteur automobile (Citroën, Saviem), l’industrie électronique (Alcatel, Philips et Bosch), et l’électroménager (Moulinex) créent 25 000 emplois industriels sont créés dans les années 1960. Installées en périphérie de la ville, les usines entrainent l'exode rural local et la poussée démographique de ce qui devient la « ceinture rouge » de Caen. Ensuite, la ville profite de ses deux élus locaux devenus ministres, Michel d'Ornano implantant le Grand accélérateur national d'ions lourds porté par le CEA et le CNRS, et agrégeant d'autres laboratoires de recherche scientifique, Louis Mexandeau installant le service d’études des postes et télécommunications (SEPT), chargé de la monétique et du courrier électronique[39].

Alors que l'industrie décline, la décennie 1980 marque une orientation vers le tertiaire (Caen abrite le siège historique du groupe de distribution Promodès dont Mondeville 2 devient la vitrine) et le tourisme, symbolisé par le Mémorial de Caen. Caen obtient la dénomination « commune touristique » en mai 2011[123]. Ces nouvelles activités se centralisent sur Caen alors que l'industrie privilégiait les communes périphériques. La santé devient un pourvoyeur d'emploi essentiel à travers le CHU qui devient le premier employeur de l'agglomération, ainsi que la fabrication de produits pharmaceutiques[39].

Les années 1990 voient les piliers de l'industrie locale péricliter. Nationalisée et passée sous le contrôle d'Usinor-Sacilor, la SMN ferme le 5 novembre 1993. Dans le même temps, l'industrie automobile caennaise se sépare de la moitié de ses effectifs. Enfin, fin 2001, Moulinex après plusieurs vagues de licenciements, ferme l'usine de Cormelles[121]. Le port de Caen-Ouistreham menacé par la fermeture de la SMN qui représentait la moitié du trafic, se réoriente vers le trafic transmanche, concurrençant ainsi le port de Cherbourg. Aujourd'hui, il voit transiter 3 millions de tonnes de marchandises par an, ce qui en fait le 6e port d'intérêt national de France.

Au début du XXIe siècle, Caen parie sur l'électronique pour sa relance. Autour de l'usine historique de Philips, en centre-ville, devenue NXP, les édiles constituent un pôle technologique sur le modèle grenoblois. Mais l'annonce de 373 suppressions de postes à Caen par NXP en octobre 2008 rend les projets caducs.

Aujourd'hui, la ville accueille également de grandes entreprises comme Valeo, et France Télécom y possède un de ses centres européens de recherche et de développement. Les principales activités économiques sont les centres d'appels, les activités high-tech de transactions électroniques, et le nautisme.

Caen est le siège de la chambre de commerce et d'industrie de Caen et de la chambre régionale de commerce et d'industrie Basse-Normandie.

La coopérative agricole et agroalimentaire Agrial a son siège social sur Caen. Elle compte 10 000 agriculteurs adhérents et 10 000 emplois[124].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bibliographie sur la ville de Caen.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.
  1. Terme reconstitué d'après English Etymology de T.F Hoad, OUP, le vieux saxon gat signifie « chat d'une aiguille », le vieux frison gat signifie « trou, ouverture » et le vieil anglais ġæt (« yet »), pluriel gatu « ouverture dans un mur fermée par une barrière ». À moins de supposer que le terme procède du vieil anglais, il n'a pas la signification de « barrière » en saxon. La phonétique aussi pose problème, en vieil anglais, on aurait quelque chose comme *Yetham et au pluriel *Gatuham, or aucune forme ancienne de Caen ne ressemble à cet étymon. Le vieil anglais supposerait plutôt une origine anglo-scandinave du Xe siècle, or à cette époque on a plus de lénition de [t] en [d]. Cf. la rue Cattehole à Caen et les noms de type Houlgate, Houlgatte, issus du norrois holr gata « chemin creux, voie encavée ». On aurait dû aboutir à une forme actuelle du type *Gateham ou *Catteham, voire *Catan ou*Catain.
  2. L’intendant de Caen se plaint de la ruine du commerce attribué au départ de la plupart des marchands ; et les registres de l’Hôtel de Ville mentionnent, le 3 décembre 1685, la demande par le concessionnaire des octrois d’une réduction sur le prix de son adjudication, par le motif que l’édit de révocation avait ruiné le commerce dans la ville.
  3. Population municipale de 2010, légale en 2013.
  4. Au sens de l'Insee.
  5. a et b Recensement de 1999
  6. Estimation de l'enquête annuelle de 2008.
  7. Pourcentages calculés avec les résultats du recensement de 1999.
  8. Le club est recréé en 1909

Références[modifier | modifier le code]

  • Coordonnées : répertoire géographique des communes 2012[4].
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