Hauts-de-Seine

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Hauts-de-Seine
Image illustrative de l'article Hauts-de-Seine
Hauts-de-Seine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Création du département 1er janvier 1968
Chef-lieu
(Préfecture)
Nanterre
Sous-préfecture(s) Antony
Boulogne-Billancourt
Président du
conseil général
Patrick Devedjian
Préfet Yann Jounot
Code Insee 92
Code ISO 3166-2 FR-92
Démographie
Population 1 581 628 hab. (2011)
Densité 8 987 hab./km2
Géographie
Superficie 176 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 13
Cantons 45
Intercommunalités 7
Communes 36

Les Hauts-de-Seine (prononcé [o d(ə) sɛn ]) sont un département français appartenant à la petite couronne de la région Île-de-France. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 92. Ses habitants sont appelés Altoséquanais.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie des Hauts-de-Seine.

Situation[modifier | modifier le code]

Un département qui entoure à moitié la ville-département de Paris

Le département des Hauts-de-Seine fait partie de la région Île-de-France. Il est limitrophe des départements de la Seine-Saint-Denis au nord-est, du Val-d'Oise au nord, des Yvelines à l'ouest, de l'Essonne au sud, du Val-de-Marne au sud-est et de Paris à l'est.

Avec les départements de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine forment une ceinture autour de Paris, appelée la petite couronne.

Du fait de sa forme « englobante » et de sa position « centrale », c'est le département de la région parisienne qui touche le plus de départements franciliens, exactement six (tous sauf la Seine-et-Marne).

Les Hauts-de-Seine sont le plus petit département de la couronne parisienne, mais également le plus peuplé.

Avec une forme allongée et une taille réduite, les Hauts-de-Seine contiennent uniquement neuf villes qui ne soient pas en bordure du département.

En dehors des parcs et bois, les Hauts-de-Seine sont entièrement urbanisés, ce qui en fait un département-ville.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Vue de la Seine près de l'Île de la Jatte (à gauche) et de Courbevoie (à droite).

La Seine borde 17 des 36 communes des Hauts-de-Seine.

Trente-six ponts, dont vingt-quatre ponts routiers et quatre ponts ferroviaires, y enjambent la Seine. Parmi ces ponts, l'on trouve notamment le pont de Neuilly qui est le plus important pont urbain d'Europe en termes de trafic routier[réf. nécessaire], le pont ferroviaire d'Asnières qui, avec ses dix voies, est le pont ferroviaire le plus large d'Europe, et le pont de Saint-Cloud qui est le plus ancien des ponts des Hauts-de-Seine, la première version remonte en effet au IXe siècle.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le Mont-Valérien vu depuis le centre de Paris

Le département des Hauts-de-Seine a la forme d'un croissant qui entoure tout l'ouest de Paris, allant de la plaine Saint-Denis au nord à l'autoroute A6 au sud.

Sa principale caractéristique est d'être traversé par la Seine qui y décrit deux courbes très accentuées, provoquées par la présence de deux massifs de collines :

Au nord, le département se compose de plaines alluviales, alors que le sud est formé d'un plateau calcaire d'où, pendant des siècles, ont été extraites des pierres pour la construction. Les carrières de Châtillon, Bagneux, Clamart ont donné naissance à la plupart des monuments de Paris, et il reste aujourd'hui encore de nombreux souterrains. Le plateau calcaire est entaillé, à l'est, par la vallée de la Bièvre qui délimite par endroits le département.

Départements limitrophes[modifier | modifier le code]

Le département des Hauts-de-Seine est limitrophe des départements de la Seine-Saint-Denis au nord-est, du Val-d'Oise au nord, des Yvelines à l'ouest, de l'Essonne au sud, du Val-de-Marne au sud-est et de Paris à l'est.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat des Hauts-de-Seine est très proche de celui du reste du Bassin Parisien avec un hiver doux, des pluies relativement fréquentes en automne, un printemps doux et des températures pas très élevées en été (24 °C). Il y règne un micro-climat de quelques degrés plus élevé que le reste de la partie nord de la France à cause de l'effet d'îlot de chaleur urbain observé sur l'ensemble de l'agglomération parisienne.

Transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le Tramway (T)(2) dessert un quart des communes du département (9/36) tout en le connectant aux départements de Paris et du Val-d'Oise

Les communes à plus de 15 000 hab/km² représentent moins de 17 % du territoire altoséquanais, mais plus de 35 % de la population altoséquanaise. De cette densité, couplée à une activité économique élevée, résulte un encombrement des transports en commun et du réseau routier fréquent, d'où un nécessaire développement du réseau RATP/SNCF, actuellement bien moins dense que dans Paris intra-muros pour une activité et une densité parfois grandement supérieures.

Avec 44 gares de transilien, 21 stations de métro, 13 stations de tramway et 19 stations de RER, les Hauts-de-Seine comptent 97 stations de transport lourd.

Cela fait 0,55 station par kilomètre carré, ou une station pour 15 975 habitants (population 2008).

Les extensions en cours et nouvelles lignes devraient porter le nombre de stations à 134 d'ici 2012 (source RATP), soit en moyenne 0,76 station par kilomètre carré.

Les Hauts-de-Seine (territoire actuel) sont un des lieux de naissance du transport en commun, avec la première ligne de transport en commun en train qui les traversait dès 1837, sous le règne du Roi Louis-Philippe Ier (monarchie de juillet) : la ligne Paris - Saint-Germain-en-Laye, inaugurée par la reine Marie-Amélie le 26 août 1837, s'arrêtant dans les gares des villes actuelles de Clichy et Levallois-Perret, Asnières-sur-Seine, La Garenne-Colombes, Nanterre et Rueil-Malmaison.

À la suite de l'annulation d'une décision du Tribunal des référés par le Conseil d'État le 11 juillet 2008, le système de vélos en libre-service Vélib' a pu être étendu aux douze communes des Hauts-de-Seine qui bordent Paris intramuros et le Bois de Boulogne.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'héliport de Paris - Issy-les-Moulineaux (OACI : LFPI) est un héliport situé à Paris, au-delà de la porte de Sèvres et du boulevard périphérique sud, dans une zone constituant une extension du 15e arrondissement limitrophe de la commune d'Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine. Ce lieu est célèbre pour avoir contribué à l'histoire de l'aéronautique au début du XXe siècle. Il est exploité par Aéroports de Paris.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Deux péniches se croisent sur la Seine

Le trafic fluvial sur la Seine est important aux abords du Port de Gennevilliers, premier port d'Île-de-France, premier port fluvial français (devant ceux de Strasbourg sur le Rhin et Lyon sur le Rhône), et second port fluvial européen (après Duisbourg en Allemagne).

Le port de Gennevilliers est géré par Ports de Paris et est desservi par un embranchement ferroviaire et un oléoduc. Ports de Paris gère également le port de Nanterre situé dans la ZAC des Guilleraies.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Pour le réseau routier national, le département est bordé à l'Est par le Boulevard périphérique de Paris et au nord, à l'ouest et au sud par l'A86 (super-périphérique parisien). Il est irrigué par la N118 au départ de Sèvres qui descend vers l'Essonne avec un échangeur avec l'A86 au niveau du Petit Clamart, l'A13 depuis Paris près de Boulogne-Billancourt, reliée au périphérique de Paris au niveau de la porte de Saint-Cloud, l'A14 à partir de La Défense (au niveau de Courbevoie et Puteaux) qui se dirige vers le nord-ouest en passant par Nanterre en tunnel, la RN13 qui traverse Neuilly-sur-Seine entre Paris(porte Maillot) et Courbevoie/Puteaux et se termine en Boulevard Circulaire de La Défense et la N315 à Gennevilliers.

L'Axe historique est également un axe routier de premier plan, joignant le Musée du Louvre, la place de la Concorde, les Champs-Élysées, la place de l'Étoile et la porte Maillot dans le département de Paris, et Neuilly-sur-Seine puis la Défense dans les Hauts-de-Seine. Dans Paris, en amont, cet axe routier commence par joindre la place de la Nation à la place de la Bastille, au Marais et à l'hôtel de ville de Paris. Cet axe de premier plan est l'objet d'études importantes pour un enfouissement partiel de la RN13 (avenue Charles de Gaulle) à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Une grande partie du réseau routier national a été déclassé en réseau routier départemental entre 1980 et 2006. Les routes départementales principales sont : la RD7 (voie rive gauche de Seine), la RD1 (voie rive droite de Seine) coupée en deux parties par la traversée du Bois de Boulogne, la RD986 entre Villeneuve-la-Garenne et Nanterre, la RD913 entre Puteaux et Rueil-Malmaison, la RD906 entre Montrouge et Clamart, la RD907 entre Boulogne-Billancourt et Vaucresson, la RD985 entre Suresnes et Ville d'Avray, la RD131 entre Nanterre et La Garenne-Colombes.

Le département des Hauts-de-Seine est le premier département de France en kilomètres de tunnels routiers de plus de 300 m (22,5 km).

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Pont ferroviaire d'Asnières à dix voies

Le RER A et la ligne L de Saint-Lazare se partagent les voies de la plus ancienne ligne d'Île-de-France entre Saint-Lazare et Le Pecq (premier terminus) puis Saint-Germain-en-Laye. En effet, le nord du département a connu les débuts du développement du transport ferroviaire dès la première moitié du XIXe siècle (1837), et contient des voies ferrées nombreuses. Le pont ferroviaire d'Asnières comporte dix voies. Les gares de cette ligne, même si elles ont changé d'apparence ou de nom, sont toujours présentes : Asnières-sur-Seine, La Garenne-Colombes, Nanterre-Ville et Rueil-Malmaison.

Le département est traversé par les lignes de RER A, RER B et RER C, transilien J, L, N, U, parcouru par les lignes de métro 1, 3, 4, 9, 10, 12, 13, et les lignes de tramway 1 et 2.

Les projets de la région devraient faire également arriver les lignes E du RER, 14 du métro, et 6 du tramway. D'après les documents du STIF, la ligne 14 passera sous le département des Hauts-de-Seine sans s'y arrêter.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Le département est traversé par une piste cyclable continue de 14 kilomètres, la Coulée verte du sud parisien. Cette coulée verte s'étend de la gare Montparnasse à Paris, à Massy en Essonne, tout en traversant sept communes des Hauts-de-Seine, Malakoff, Châtillon, Bagneux, Fontenay-aux-Roses, Sceaux, Châtenay-Malabry et Antony.

Cet axe privilégié pour la pratique du cyclisme peut être parcouru en Vélib' disponible dans douze communes du département, uniquement celles qui bordent le territoire de la Mairie de Paris : Clichy, Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine, Puteaux, Suresnes, Saint-Cloud, Sèvres, Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Vanves, Malakoff (où passe la Coulée verte du sud parisien) et Montrouge. Un tiers des communes du département sont donc équipées en Vélib', mais les liaisons intra-départementales en Vélib' ne sont pas facilitées pour autant, ces communes formant une longue bande qui suit le boulevard périphérique du nord au sud de Paris à l'ouest. Le système de location de vélos de la Mairie de Paris est plutôt conçu pour des trajets trans-périphériques.

L'esplanade et le parvis de La Défense sont intégralement interdits aux vélos, les joints des dalles du parvis représentant un danger pour les roues des vélos qui peuvent s'y encastrer. Aucune station Vélib' ne se situe dans le quartier d'affaires. La station la plus proche se situe à Puteaux, rue Alexandre Soljenitsyne, et comporte soixante points d'attache.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le département des Hauts-de-Seine est en majorité issu du département de la Seine (75), originellement "Paris". Une portion importante du département correspond à ce qui était les hauts du département de la Seine, dominant l'ancien département. Le nom du département numéro 92 répond à une logique élémentaire : les hauts de Seine ont donné le département des Hauts-de-Seine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Hauts-de-Seine.

Archéologie[modifier | modifier le code]

La découverte d'un large espace d'urbanisation proto-urbain (15 hectares) sur le territoire de l'actuelle Nanterre laisse supposer que Lutèce se trouvait sur la boucle nord des Hauts-de-Seine et non sur l'Île de la Cité.

En effet, en 2003, a été découvert une importante nécropole gauloise datant de la fin du VIe siècle - début du IIIe siècle avant notre ère.

Avant les Hauts-de-Seine[modifier | modifier le code]

Le territoire des Hauts-de-Seine est issu des départements de la Seine et de la Seine-et-Oise qui furent deux des 83 départements créés à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province d'Île-de-France.

Création et organisation d'un nouveau département[modifier | modifier le code]

Ancien département de la Seine dont une partie a permis de créer les Hauts-de-Seine (en jaune     ).

Le département des Hauts-de-Seine a été créé le 1er janvier 1968, en application de la loi du 10 juillet 1964, conformément au décret d'application du 25 février 1965[1], à partir de la partie ouest de l'ancien département de la Seine (27 communes) et d'une petite portion de celui de Seine-et-Oise (9 communes : Chaville, Garches, Marnes-la-Coquette, Meudon, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Sèvres, Vaucresson et Ville-d'Avray).

La Préfecture des Hauts-de-Seine se situe à Nanterre dans une tour de 113 mètres de hauteur de l'architecte André Wogenscky, disciple de Le Corbusier.

Développement des Hauts-de-Seine[modifier | modifier le code]

Les premiers villages toujours existants du département sont contemporains des débuts de Paris. Selon des découvertes récentes à Nanterre, Lutèce se serait trouvée dans le Nord du département des Hauts-de-Seine et non sur l'île de la Cité à Paris.

L'urbanisation du département a fait un bon en avant dans la première moitié du XIXe siècle avec le développement du réseau ferré de transport en commun dès 1837.

Certains lieux jusque là faiblement bâtis ont profité de l'arrivée d'une gare les reliant rapidement à Paris pour se développer. L'avènement du réseau ferré a joué un rôle prépondérant dans l'urbanisation locale et parfois dans l'histoire des communes. Les voies ont localement matérialisé des frontières entre quartiers d'une même ville, qui ont fini par se détacher. En 1910, 73 ans après la séparation physique du quartier de La Garenne de Colombes, La Garenne-Colombes a obtenu son indépendance, démontrant la dynamique qu'avait apporté le réseau ferré au territoire desservi.

Le développement du département a dans un premier temps suivi celui de Paris, qui avec l'arrivée de nombreux provinciaux (exode rural) ou étrangers (européens ou ex-colonies) n'avait pas la place suffisante pour les accueillir.

À la fin du XXe siècle et au début du XXIe, le développement des Hauts-de-Seine ne dépend plus de celui de Paris, mais de l'agglomération parisienne dans son ensemble. Paris ne représente plus que 20 % de la population de l'agglomération et n'en concentre plus la majorité des emplois. Les Hauts-de-Seine font largement partie du cœur d'agglomération qui, lui, en comprend la majorité de la population et des emplois.

Les Hauts-de-Seine conservent un potentiel de développement démographique important avec une densité de population en 2006 de 8700 habitants au kilomètre carré, contre 20 800 pour Paris, mais son potentiel de développement économique est moins évident. Deux courants d'idée s'opposent, entre une volonté de rééquilibrage des emplois en Île-de-France qui voudrait que l'emploi se développe davantage dans l'est de l'agglomération, et une volonté de renforcer le rôle de La Défense comme centre d'affaires de premier plan et potentielle place financière.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie des Hauts-de-Seine.

Les chiffres du recensement du 1er janvier 2008 publiés par l'Insee portent la population des Hauts-de-Seine à 1 549 619 habitants, soit une densité de 8 805 habitants/km2[2].

Densités[modifier | modifier le code]

Densités de population en 2006.

Sans compter les 1 500 hectares de bois (Forêt de Fausses-Reposes, Forêt de Meudon, Parc de Sceaux, etc.) que contient le département, la densité est de 9 655 habitants/km2. Pour comparaison, la densité à Londres est de 4 700 habitants/km2[Quand ?], à Tokyo de 5 796 habitants/km2[Quand ?] et à New York de 10 292 habitants/km2[Quand ?].

Le département comprend une commune de plus de 100 000 habitants : Boulogne-Billancourt. La taille des villes en termes de population dépend grandement des limites géographiques des villes, donc de leur histoire, puisque le département est dans sa grande majorité bâti. La séparation de Colombes il y a un siècle en trois villes (Colombes, Bois-Colombes et La Garenne-Colombes) illustre bien cette idée ; en effet, sans cette séparation, Colombes aurait pesé en 2007 (Insee) 137 153 habitants. De même pour Clichy et Neuilly-sur-Seine qui ont cédé toutes les deux des terres à Paris et Levallois-Perret. La population des villes a donc un sens assez limité. Les densités sont plus pertinentes.

Cette densité de 8 805 habitants/km2, très élevée par rapport à la densité moyenne de l'Île-de-France, n'est pas uniforme sur le territoire altoséquanais. On distingue grossièrement quatre types de communes :

Un parallèle serait à faire entre cette répartition et le fait que Sèvres, Chaville, Ville-d'Avray, Saint-Cloud, Meudon, Marnes-la-Coquette, Vaucresson, Garches et Rueil-Malmaison faisaient partie du département de Seine-et-Oise (78), tandis que le reste des communes faisait partie du département de la Seine (anciennement Paris) (75) avant 1968.

Évolution[modifier | modifier le code]

Selon les chiffres de l'INSEE, l'évolution de la population entre le recensement de 1999 et celui de 2007 n'est pas uniforme sur le département, mais connaît une tendance haussière sur la totalité des communes, à l'exception de Ville-d'Avray (- 0,5 % par an) et de Gennevilliers (- 0,1 %), alors que la population de Garches et de Sceaux est à peu près stable. À l'autre bout de la fourchette, six communes connaissent des taux de croissance proches de 2 % ou supérieurs : Montrouge (+ 2,7 %), Courbevoie (+ 2,5 %), Issy-les-Moulineaux (+ 2,1 %), Clichy (+ 2,0 %), Levallois-Perret (+ 1,8 %) et Bois-Colombes (+ 1,8 %). Ces dernières communes ont la particularité d'être à proximité immédiate soit de Paris intramuros, soit de La Défense.

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

La présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine est actuellement occupée par Patrick Devedjian (UMP), qui a succédé à Nicolas Sarkozy (UMP). Nicolas Sarkozy ayant été élu président de la République française le 6 mai 2007, il a dû démissionner de la présidence du conseil général.

Les Hauts-de-Seine sont liés intimement à de nombreuses figures politiques françaises majeures.

Les intercommunalités[modifier | modifier le code]

Les communautés d'agglomération dans les Hauts-de-Seine (2008).

Le département compte cinq communautés d'agglomération entièrement dans son territoire :

Par ailleurs, les cinq communes d'Antony, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry, Le Plessis-Robinson et Sceaux, dans le sud du département, font partie de la communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre, une communauté d'agglomération interdépartementale avec deux autres communes de l'Essonne (Verrières-le-Buisson et Wissous). Le département compte aussi une communauté de communes, la communauté de communes de Châtillon-Montrouge, qui regroupe Châtillon et Montrouge.

Ainsi, vingt-sept communes des Hauts-de-Seine (sur 36) font partie d'une intercommunalité. Le 1er janvier 2016, elles devraient toutes être dissoutes lorsque sera créée la Métropole du Grand Paris.

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Administration des Hauts-de-Seine.
Division administrative des Hauts-de-Seine

La préfecture des Hauts-de-Seine se situe à Nanterre. Le département se subdivise en deux sous-préfectures, l'une à Antony l'autre à Boulogne-Billancourt. En octobre 2011, la presse a relayé des témoignages négatifs sur les services de la sous-préfecture d'Antony[3],[4].

Le département est composé de 3 arrondissements (Nanterre, Antony et Boulogne-Billancourt), 45 cantons et 13 circonscriptions législatives.

La plus petite commune du département a approximativement la taille du plus petit arrondissement parisien, et la plus grande commune du département a approximativement la taille du plus grand arrondissement parisien. Mais les communes ne sont absolument pas organisées comme les arrondissements parisiens, puisqu'elles sont par leur essence des communes différentes, tandis que les arrondissements parisiens font partie de la même commune, avec une unique mairie et des mairies d'arrondissement. Pour accroître la coopération entre ces communes, elles se sont constituées en communautés de communes ou d'agglomération uniquement dans le sud du département.

Sur le nord du département se trouve le quartier de La Défense qui s'étale sur plusieurs communes de tendances politiques différentes : Courbevoie, Nanterre et Puteaux.

Voir également les articles relatifs aux communes, anciennes communes et intercommunalités ainsi qu'aux conseillers généraux, députés, maires, préfets et sénateurs.

Découpage électoral[modifier | modifier le code]

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Les résultats aux élections législatives de 2007 révèlent un département à la composition politique particulière. Sur les 13 circonscriptions législatives que comptent les Hauts-de-Seine, 10 sont détenues par l'UMP et 3 sont détenues par le PCF. Ainsi, le PS et le FN sont les grands absents des législatives.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les Hauts-de-Seine font partie de l'académie de Versailles.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Plusieurs centres d'enseignement supérieur se trouvent dans le département, tels que l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense (Paris-X, 33 000 étudiants), le Pôle d'enseignement supérieur Léonard-de-Vinci (La Défense), mais aussi l'École centrale Paris (Châtenay-Malabry) et les universités Paris Descartes et Paris XI.

Ces cinq centres supérieurs comptent à eux seuls près de 100 000 étudiants.

Santé[modifier | modifier le code]

Six hôpitaux de Paris (AP-HP) se trouvent dans le département, Ambroise-Paré à Boulogne-Billancourt, Antoine-Béclère à Clamart, Beaujon à Clichy, Louis-Mourier à Colombes, Raymond-Poincaré à Garches et Corentin-Celton à Issy-les-Moulineaux.

Plusieurs hôpitaux privés sont également installés dans le département dont l'hôpital privé d'Antony et l'hôpital Foch à Suresnes.

Sécurité et justice[modifier | modifier le code]

Tout comme pour Paris, mais aussi pour la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, la sécurité et la police ne dépendent pas dans les Hauts-de-Seine des maires ou du préfet, mais de la préfecture de police de Paris (depuis le 14 septembre 2009[5]) .

En 2005, le taux de criminalité pour le département est de 70,9 crimes et délits pour 1 000 habitants, pour une moyenne nationale de 83. Certaines villes avaient en 2005 un taux inférieur à 50 (49,9 à La Garenne-Colombes).

Organismes nationaux et internationaux[modifier | modifier le code]

Les Hauts-de-Seine abritent des établissements aux compétences nationales :

Les Hauts-de-Seine abritent également des organisations à directives mondiales :

Vie quotidienne dans les Hauts-de-Seine[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Tableau de Georges Seurat: « Un dimanche après-midi à l'île de la Grande Jatte »
Article détaillé : Culture dans les Hauts-de-Seine.

Le département comprend des musées, des cinémas et des théâtres souvent mis entre parenthèses du fait du nombre et du prestige des musées, des cinémas et des théâtres de Paris accessibles aux habitants altoséquanais.

Le centre de formation d'art lyrique et l'école de danse de l'Opéra de Paris se situent à Nanterre.

Quelques lieux se détachent tels que l'UGC Ciné Cité La Défense (aux Quatre Temps), le Mégarama de Villeneuve qui comprend la deuxième plus grande salle de France après le Grand Rex et le plus grand écran d'Europe[6], ou le théâtre des Amandiers de Nanterre.

Les Hauts-de-Seine sont partiellement traversés par l'Axe historique de Paris.

Festivals et spectacles[modifier | modifier le code]

Les Hauts-de-Seine accueillent régulièrement de grands festivals musicaux principalement dans le parc de Saint-Cloud et sur le parvis de La Défense, d'où sont généralement aussi tirés des feux d'artifices.

Rock en Seine, La Défense Jazz Festival ou encore le festival Chorus comptent parmi les événements les plus médiatisés. C'est à l'occasion du festival Chorus qu'a lieu le Tremplin de la chanson des Hauts-de-Seine, qui a permis de découvrir et de lancer notamment Lynda Lemay, Bénabar ou encore Anaïs.

Le 14 juillet 1990, le concert gratuit de Jean Michel Jarre donné à La Défense a attiré un nombre record de visiteurs pour un concert de 2 500 000 personnes[7].

Le stade au toit ouvrant Arena 92 qui devrait ouvrir fin 2016[8] disposera également d'une configuration concerts et spectacles lui permettant d'accueillir 30 000 spectateurs[9]. Cette arena se trouvera à l'emplacement-même du stade des Bouvets à Nanterre, entre l'Arche de La Défense et la préfecture de Nanterre. Sa capacité maximale de 30 000 personnes en configuration concert le placera devant le Bercy Arena limité à 18 000 places, dotant le Grand Paris d'une nouvelle salle de spectacle à grande capacité et complétant l'offre de Bercy (12e arrondissement) et du Zénith (19ee arrondissement, 6 293 places).

Environnement[modifier | modifier le code]

En 2008, 641 460 tonnes de déchets ménagers et assimilés ont été collectées dans les Hauts-de-Seine, soit 412 kg/hab.[10].

Sport[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Courbevoie a accueilli les épreuves d'aviron, de natation et de water-polo des Jeux olympiques d'été de 1900. Le crawl y fut nagé pour la première fois aux Jeux olympiques.

L'Hippodrome de Saint-Cloud (depuis 1901) est un hippodrome de galop.

Le Haras de Jardy (depuis 1890), à Marnes-la-Coquette, est un haras de réputation internationale, devenu parc omnisports à dominante hippique. Avec ses 2500 cavaliers et ses 200 chevaux, c'est le premier centre équestre de France.

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Le Stade olympique Yves-du-Manoir à Colombes a notamment accueilli les Jeux olympiques d'été de 1924, la finale de la Coupe du monde de football 1938 et nombre de finales de la Coupe de France de football et de championnat de France de rugby à XV ainsi que des rencontres des équipe de France de football et de rugby à XV.

Un nouveau stade, l'Arena 92, devrait ouvrir fin 2016 et disposer d'une configuration concerts et spectacles lui permettant d'accueillir 30 000 spectateurs[9], sur la ville de Nanterre près de l'Arche de La Défense. Son toit amovible fermé le transformera en grande salle de spectacle. Ce stade deviendrait la nouvelle arène du Racing Métro 92, aujourd'hui basé au Stade olympique Yves-du-Manoir.

Clubs de sports de niveau national[modifier | modifier le code]

Basket ball[modifier | modifier le code]

Le club Paris-Levallois Basket (depuis 1922 et 1941) basé à Levallois et le club Jeunesse sportive des Fontenelles de Nanterre basé à Nanterre évoluent en Pro A.

Football[modifier | modifier le code]

Le district de football des Hauts-de-Seine gère, sous l'égide de la fédération française de football et de la ligue de Paris - Île-de-France, le football dans les Hauts-de-Seine, ainsi que dans la ville de Paris, seul département francilien qui ne s'est pas doté de son district propre, et dont les clubs sont éparpillés au sein de trois districts : celui de Seine-Saint-Denis, celui du Val-de-Marne et donc celui des Hauts-de-Seine.

Le club Racing Club de France Football (depuis 1896) est basé à Colombes.

Football américain[modifier | modifier le code]

Le club de football américain des Molosses d'Asnières (depuis 1992) est basé à Asnières-sur-Seine et évolue parmi l'élite française depuis 1994.

Plongée[modifier | modifier le code]

La fosse aquatique de Villeneuve-la-Garenne est la fosse de plongée la plus profonde de France et la deuxième plus profonde d'Europe. Elle comprend différents espaces d'évolution à des profondeurs de -2,3 mètres, -5 mètres, -10 mètres et jusqu'à -20 mètres.

Rugby[modifier | modifier le code]

Le club de rugby Racing Métro 92 (depuis 1882) est basé à Colombes et joue dans le Championnat de France de rugby à XV.

Volley ball[modifier | modifier le code]

Le club Asnières Volley 92 (depuis 1948) est basé à Asnières-sur-Seine et évolue en Ligue B. Le Plessis-Robinson Volley-ball évolue également en Ligue B depuis la saison 2010-2011.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Culte bouddhique[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paroisse des Hauts-de-Seine.

La Cathédrale Sainte-Geneviève-et-Saint-Maurice de Nanterre est dédiée à sainte Geneviève, née à Nanterre, patronne du diocèse de Nanterre et de la ville de Paris, et à Saint Maurice d'Agaune, soldat romain converti au christianisme et ses compagnons martyrs. Selon la tradition, une chapelle avait été construite autour du puits de la maison de Sainte Geneviève à Nanterre, dont l'eau avait guéri la mère de Geneviève de sa cécité. Cet endroit fut longtemps un lieu de pèlerinage où vinrent notamment Saint Louis et sa mère Blanche de Castille, Louis XIII et Anne d'Autriche.

Culte israélite[modifier | modifier le code]

Culte musulman[modifier | modifier le code]

Culte orthodoxe[modifier | modifier le code]

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Autres cultes[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Une partie des médias français sont basés dans le département, notamment plusieurs chaînes de télévision et de radio, à l'instar de TF1, Canal+, france 5, M6 ou encore D8. Côté presse il y a

  • Prisma Presse à Gennevilliers (Femme Actuelle - Cuisine Actuelle - Prima)
  • Auto Plus - L'Auto Journal - Sport Auto (Mondadori Magazines France)
  • Sport et stratégies
  • Nanterre Infos
  • Courrier des Hauts de Seine
  • Le journal de Bois-Colombes
  • Rueil Infos
  • Le Parisien
  • Le Républicain
  • HDS Mag.com
  • Le Chasseur Français

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie des Hauts-de-Seine.

Revenus des Altoséquanais[modifier | modifier le code]

Un niveau de vie en moyenne très élevé mais loin d'être uniforme

Le classement 2010 de l'Insee fait apparaître une grande diversité entre les communes quant au revenu fiscal médian par ménage[11]. :

Rang parmi
les 31 525 communes
de plus de 39 ménages
Code Insee Commune Revenu fiscal
médian
par ménage
en 2010
1456 92002 Antony 42 583 €
9274 92004 Asnières-sur-Seine 32 937 €
17882 92007 Bagneux 27 889 €
5336 92009 Bois-Colombes 36 166 €
3015 92012 Boulogne-Billancourt 39 018 €
1254 92014 Bourg-la-Reine 43 221 €
6698 92019 Châtenay-Malabry 34 883 €
3094 92020 Châtillon 38 906 €
2206 92022 Chaville 40 613 €
3918 92023 Clamart 37 793 €
20247 92024 Clichy 26 591 €
12714 92025 Colombes 30 753 €
2873 92026 Courbevoie 39 278 €
4431 92032 Fontenay-aux-Roses 37 121 €
490 92033 Garches 47 599 €
3524 92035 La Garenne-Colombes 38 305 €
25783 92036 Gennevilliers 23 453 €
2738 92040 Issy-les-Moulineaux 39 517 €
3508 92044 Levallois-Perret 38 327 €
13921 92046 Malakoff 30 063 €
4 92047 Marnes-la-Coquette 74 029 €
2470 92048 Meudon 40 027 €
7864 92049 Montrouge 33 950 €
17781 92050 Nanterre 27 941 €
92 92051 Neuilly-sur-Seine 55 786 €
2498 92060 Le Plessis-Robinson 39 972 €
6340 92062 Puteaux 35 215 €
1127 92063 Rueil-Malmaison 43 701 €
197 92064 Saint-Cloud 52 018 €
334 92071 Sceaux 49 458 €
960 92072 Sèvres 44 450 €
4059 92073 Suresnes 37 603 €
5250 92075 Vanves 36 260 €
45 92076 Vaucresson 59 489 €
81 92077 Ville-d'Avray 56 319 €
21508 92078 Villeneuve-la-Garenne 25 902 €

Une comparaison régionale, nationale et européenne[modifier | modifier le code]

En 2004, le conseil général avait un budget de 1,7 milliard d'euros et employait 5 500 agents. Le PIB par habitant est trois fois plus élevé dans les Hauts-de-Seine que la moyenne nationale. Par ailleurs, le département accueille plus de 6 000 sièges sociaux d'entreprises[12].

Les Hauts-de-Seine sont la troisième région NUTS-3 de l'Union européenne en termes de PIB (PPA) par habitants, avec 62 374 € (source : Eurostat) par habitants en 2002, derrière Paris et Inner London mais devant Région de Bruxelles-Capitale et Luxembourg.

Selon l'Insee, en 2000, les Hauts-de-Seine sont le département où le PIB/emplois est le plus élevé en France : 108 000 euros par emploi, devant Paris (86 000 euros) puis les Yvelines (70 000 €) et le Rhône (60 000 €)[13]. Les Hauts-de-Seine concentrent donc les emplois à hauts revenus.

Toujours selon l'Insee, en 2000, le PIB des Hauts-de-Seine dépasse légèrement les 90 milliards d'euros, tandis qu'en 2000, le PIB conjoint de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, les deux autres départements de la petite couronne de Paris, est tout juste sous les 63 milliards d'euros.

Ce PIB de 90 milliards d'euros place les Hauts-de-Seine à eux seuls devant de grandes métropoles européennes telles que Bruxelles (57 milliards d'euros) ou Barcelone (20 milliards d'euros).

Les Hauts-de-Seine possèdent également le deuxième port fluvial d'Europe (après Duisbourg en Allemagne) : le Port de Gennevilliers, dans le nord du département, avec un trafic de 3,3 millions de tonnes. Ce port est géré par Ports de Paris (anciennement Port autonome de Paris).

Géographie de l'économie altoséquanaise[modifier | modifier le code]

Les villes et arrondissements du pôle économique Paris-La Défense

Au sens de la CCIP, les villes de Colombes, Courbevoie, La Garenne, Levallois, Nanterre, Neuilly, Puteaux, Rueil et Suresnes font partie du pôle Paris-La Défense[14], véritable cœur économique du Grand Paris, incluant également les arrondissements 1, 2, 8, 9, 16 et 17 de Paris.

Dans la moitié nord des Hauts-de-Seine se situe l'Opération d'intérêt national couverte par l'Établissement public d'aménagement de la Défense Seine Arche, sur les communes de Courbevoie, La Garenne-Colombes, Nanterre et Puteaux, où sont implantés les sièges sociaux de grandes entreprises françaises et étrangères.

La Défense n'est pas le seul quartier d'affaires du département. Le quartier du Val de Seine étalé sur Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux et Paris 15e connaît un fort développement et accueille au début des années 2010 de nombreux projets de bureaux.

Le sud-est du département accueille les sièges de trois chaînes de télévision françaises : TF1Boulogne-Billancourt), Canal+Issy-les-Moulineaux) et France 5Issy-les-Moulineaux), et le reste du département accueille également les sièges des chaînes M6, W9 (Commune de Neuilly-sur-Seine) et le bureau parisien de la chaîne TMC, Direct 8 a son siège à Puteaux.

Le siège d'entreprises de premier plan à l'échelle mondiale[modifier | modifier le code]

Au classement du Fortune Global 500[15], en 2008, 10 entreprises sont basées dans les Hauts-de-Seine : Total (8e position mondiale) à Courbevoie, Carrefour (33) à Levallois, Saint-Gobain (110) à Courbevoie, Renault (119) à Boulogne, Vinci (169) à Rueil, Alstom (338) à Levallois, Schneider Electric (342) à Rueil, L'Oréal (355) à Clichy, Sodexo (473) à Issy-les-Moulineaux, Eiffage (488) à Asnières et enfin Thales (498) à Neuilly, ce qui donne aux Hauts-de-Seine une importance décisionnelle majeure.

À l'exception de L'Oréal à Clichy et d'Eiffage à Asnières, l'intégralité de ces groupes sont basés soit dans le pôle économique Paris-La Défense, soit au Val de Seine.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme dans les Hauts-de-Seine.
  • La Défense : le quartier d'affaires a été classé en zone touristique[16], ce qui permet à de nombreux commerces d'ouvrir le dimanche. On y trouve notamment un petit-train, le musée de La Défense, de multiples tours et commerces, des structures artistiques à grande échelle, et la Grande Arche (siège de la fondation des Droits de l'homme) sur l'axe historique, au bout de l'esplanade Charles-de-Gaulle.
  • Aqua 92 : la fosse de plongée la plus profonde de France se situe à Villeneuve-la-Garenne. Elle connait une fréquentation annuelle de 40.000 plongeurs[17]. Aqua 92 est animé et géré par l'UCPA pour le compte du Conseil Général des Hauts-de-Seine.

Grands centres commerciaux[modifier | modifier le code]

Entrée du centre commercial des Quatre Temps près de la Grande Arche.

Le département est pourvu de centres commerciaux à rayonnement régional :

D'autres centres se trouvent en limite du département :

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Château d'Asnières, qui a inspiré la résidence The Elms à Newport (Rhode Island), construit sous le règne de Louis XV
Théâtre des Hauts-de-Seine à Puteaux
Ancienne annexe des grands magasins du Printemps à Clichy
Quartier de La Défense, architecture des XXe et XXIe siècles

Le département regroupe une série d'édifices de styles architecturaux bien différents :

Parmi les autres sites remarquables, on trouve :

Vignes[modifier | modifier le code]

  • Bagneux, 760 pieds, Sauvignon, Sémillon, Vin blanc
  • Boulogne, 30 pieds, Merlot
  • Chatillon, 61 pieds, Baco, Sémillon, Vin rosé
  • Chaville, 400 pieds, Pinot noir, Gamay, Vin rouge et vin blanc
  • Clamart, Clos de Clamart, 400 pieds, Sémillon, Vin blanc
  • Clamart, Clos Franquet, 170 pieds, Sémillon, Vin blanc
  • Courbevoie, 500 pieds, Sémillon, Vin blanc
  • La Défense, 350 pieds de Pinot noir et 350 pieds de Chardonnay
  • Issy-les-Moulineaux, 265 pieds, Chardonnay, Pinot Beurot
  • Meudon, 450 pieds, Cabernet franc, Vin rouge
  • Rueil-Malmaison, 1080 pieds, Sauvignon, Chasselas, Vin blanc
  • Sceaux, 15 pieds, Vin blanc
  • Suresnes, 7600 pieds, Chardonnay, Sauvignon, Vin blanc

Soit un total d'environ 12 400 pieds.

Noms locaux des communes[modifier | modifier le code]

Clichy-la-Garenne pour Clichy

Dans la culture locale, certaines communes du départements sont appelées autrement que par leur nom officiel, pour des raisons historiques ou par simplicité.

Ces noms non officiels apparaissent aléatoirement à la place des noms officiels sur les cartes, les panneaux ou la communication des municipalités.

Grands festivals[modifier | modifier le code]

Björk à Rock en Seine en 2007

L'opération des Avant Seine permet depuis 2005 de mettre un coup de projecteur sur la scène rock francilienne en permettant à six groupes franciliens sélectionnés de se produire sur une des scènes du festival Rock en Seine. Chacun de ces groupes a l'opportunité de voir un de ses titres édité sur une compilation diffusée gratuitement à 80 000 exemplaires.

C'est à la suite d'une dispute en coulisses aux répercutions très médiatisées, juste avant leur passage sur scène lors du festival Rock en Seine de 2009, que le groupe de rock anglais Oasis s'est séparé[20]. Fin 2009, le groupe s'est partiellement reformé sous le nom Beady Eye.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les Hauts-de-Seine dans la culture et les arts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture dans les Hauts-de-Seine.

Littérature[modifier | modifier le code]

Le département des Hauts-de-Seine a été l'objet d'un récit autobiographique de Peter Handke, qui l'a surnommé "la baie de personne" dans son livre Mon année dans la baie de personne en 1994. L'écrivain habitait Chaville, et décrit le département dans une prose poétique.

Peinture et photographie[modifier | modifier le code]

De grands noms du mouvement impressionniste ont peint des fragments du département qui n'était pas encore entièrement urbanisé :

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

La Défense représente aussi la ville de Paris, même si elle n'en fait pas partie

Du fait de sa proximité avec Paris et de son caractère très urbain, le département des Hauts-de-Seine apparaît dans de très nombreux films. Récemment, des scènes du film Mesrine, L'Ennemi public n° 1, de Jean-François Richet, furent tournées à Clichy en 2007, où Jacques Mesrine a passé une partie importante de sa vie[21],[22]. Neuilly sa mère !, tourné en 2008 à Neuilly-sur-Seine, de Gabriel Julien-Laferrière, reflète les stéréotypes du département et plus particulièrement de la ville de Neuilly.

Les arrière-plans des chaînes de la TNT locales, comme NRJ Paris, reprennent très souvent des vues sur La Défense. Plusieurs chaînes de télévision ayant leur siège et leurs studios d'enregistrement du journal dans les Hauts-de-Seine, telles que TF1 ou M6, les plans sur le département sont très fréquents, ainsi que des émissions et des reportages tournés dans le département.

Musique[modifier | modifier le code]

Les Petits Chanteurs de Sainte-Croix de Neuilly.

Les Petits Chanteurs de Sainte-Croix de Neuilly (The Paris Boys Choir) est l'un des chœurs de garçons français parmi les plus réputés au monde. Il est actif depuis 1956 au sein de l'Institution Notre-Dame de Sainte-Croix à Neuilly-sur-Seine et est aujourd'hui dirigé par François Polgár.

Auteuil, Neuilly, Passy, "Rap B.C.B.G." des Inconnus datant de 1991, donne une image très stéréotypée de la petite partie des Hauts-de-Seine qu'est la ville de Neuilly.

Le groupe de rap français Lunatic donnait une toute autre image du département dans des morceaux tels que 92 I bien que parlant encore de "comptes blindés à la BNP."

Personnalités[modifier | modifier le code]

Jean Dujardin, né le 19 juin 1972 à Rueil-Malmaison.

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« Parti d'azur à une fleur de lys d'or et de gueules à une nef d'argent, au chef d'argent chargé d'une fasce ondée d'azur. »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 67-792 du 19 septembre 1967 relatif à l'entrée en vigueur des dispositions de la loi du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 221 du 22 septembre 1967, p. 9380–9381, sur Légifrance.
  2. Insee - Populations légales 2008 des départements
  3. « Mes nuits blanches à Antony, devant l'administration de la honte », sur Rue89 (consulté le 16 octobre 2011)
  4. « Administration de la honte : onze heures de queue et une nuit dehors », sur Rue89 (consulté le 16 octobre 2011)
  5. Décret 2009-898 du 25 juillet 2009 relatif à la compétence territoriale de certaines Directions et de certains Services de la Préfecture de Police
  6. Inauguration aujourd’hui du plus grand écran d’Europe en région parisienne sur le site CINeUROPA.
  7. Pter Matthews, Guinness Book of Records, 41st Edition 1995, Guinness Publishing Ltd, 1995
  8. Rémi Dupré, « Fortunes diverses pour les frères ennemis du Top 14 », sur le site du quotidien Le Monde',‎ 5 janvier 2010 (consulté le 18 avril 2011)
  9. a et b Mairie de Nanterre, Une Arena pour les Hauts-de-Seine, page 17
  10. http://www.ordif.com/public/fiche/92-hauts-de-seine.html?rub=14852&id=14877 Voir le détail des données.
  11. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  12. Thomas Lebègue, « Sarkozy accroché à son fief et à son magot », dans le quotidien Libération, n° 7414 p. 13, 12 mars 2005
  13. Insee, Produit intérieur brut par département(PIB) à prix courants
  14. Paris-La Défense, moteur d’attractivité internationale de l’Île-de-France - Rapport de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, 8 mars 2007 [PDF]
  15. Fortune Global 500
  16. La Défense classée en zone touristique (Le Figaro, 27 janvier 2009).
  17. Site d'Aqua 92, Informations pratiques
  18. http://www.villeneuve92.com/index.php?cmpref=88278&lang=fr&module=media&action=Display dossier de presse_1ere-pierre-Bongarde - Mairie de Villeneuve-le-Garenne, consulté le 7 décembre 2012).
  19. http://www.leparisien.fr/espace-premium/hauts-de-seine-92/la-bongarde-ouvre-dans-un-an-18-05-2013-2813009.php - Le parisien, consulté le 23 octobre 2013
  20. Communiqué de Noel Gallagher
  21. http://www.clichyevenements.fr/2007/06/cinma_jacques_m.html Clichy Événements, 14 juin 2007
  22. Le Parisien, 14 juin 2007