Avignon
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
|
|
Depuis le 14 octobre 2009, cette page est en cours de restructuration et de réécriture par les membres du Projet:Vaucluse en vue de sa présentation en AdQ
Cette page risque d'être instable sur le fond et la forme le temps de l'intervention
|
| Avignon | |||
|---|---|---|---|
|
|
|||
|
|||
| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | ||
| Département | Vaucluse (préfecture) | ||
| Arrondissement | Avignon (chef-lieu) | ||
| Canton | chef-lieu de quatre cantons | ||
| Code Insee abr. | 84007 | ||
| Code postal | 84000 | ||
| Maire Mandat en cours |
Marie-Josée Roig (UMP) 2008-2014 |
||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Grand Avignon | ||
| Site internet | avignon.fr | ||
| Démographie | |||
| Population | 92 454 hab. (2006) | ||
| Densité | 1 427 hab./km² | ||
| Gentilé | Avignonnais | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitudes | mini. 10 m — maxi. 122 m | ||
| Superficie | 64,78 km² | ||
Avignon est une ville du Sud de la France, dans le Vaucluse, qui s'étend sur la rive gauche du Rhône. Sur les 92 454 habitants que compte la ville, 12 000 demeurent intra-muros. Ses habitants s'appellent les Avignonnais.
Surnommée la « cité des papes » en raison de l’installation des papes de 1309 à 1423, qui conservèrent des États (Comtat Venaissin) dans le sud de la France jusqu’à la Révolution, elle est actuellement la plus grande ville et chef-lieu du département de Vaucluse. Une des rares villes françaises à avoir conservé une grande partie de ses anciens remparts, son centre historique, composé du Palais des papes, de l'ensemble épiscopal et du pont d’Avignon, elle a été classée Patrimoine mondial de l'UNESCO sous les critères I, II et IV.
Vitrine artistique et culturelle, la renommée de son principal festival connu sous le nom de festival d'Avignon, a largement dépassé les frontières françaises.
[modifier] Géographie
- Plans et vues satellite : .
[modifier] Localisation
Avignon se situe au confluent du Rhône et de la Durance, et de ce fait, est limitrophe à l'ouest du département du Gard, avec les communes de Villeneuve-les-Avignon et Les Angles, et au nord des Bouches-du-Rhône et des communes de Barbentane, Rognonas, Châteaurenard et Noves.
La ville se situe à proximité d’Orange (au nord), de Nîmes ou encore de Montpellier (au sud-ouest), d’Arles (au sud) et de Salon de Provence et Marseille (au sud-est).
Directement accolées à l'est et au nord, on trouve les communes de Caumont-sur-Durance, Morières-lès-Avignon, Le Pontet et Sorgues
[modifier] Géologie et relief
La région dans laquelle se situe Avignon est très riche en pierre calcaire et a permis de nombreuses constructions. Par exemple, les remparts actuels, qui mesurent 4 330 mètres de long, ont été bâtis avec une pierre calcaire tendre très abondante dans la région que l’on appelle « molasse burdigalienne ».
Sur la commune d'Avignon, à l’abri des remparts, le rocher des Doms est une importante élévation calcaire de type urgonien. Les massifs calcaires sont très présents autour de la commune (Massif des Angles, Villeneuve-lès-Avignon, massif des Alpilles...) et résultent en partie de l’océanisation du bassin liguro-provençal consécutive à la migration du bloc Sardo-corse.
L'autre élévation importante de la commune d'Avignon est la colline de Montfavet, une colline boisée à l'est de la commune.
La vallée du Rhône présente une zone d'alluvions anciennes : un dépôt meuble y couvre une grande partie du sol. Il se compose d'un limon sablonneux plus ou moins coloré de galets provenant principalement de roches siliceuses. Les îles du Rhône, dont l'île de la Barthelasse, sont nées de l'accumulation des dépôts alluvionnaires et du travail des hommes. Le relief y est donc assez faible malgré la création de buttes permettant aux locaux de se protéger en cas de forte montée des eaux (inondations).
Dans les terres qui se situent autour de la ville on peut noter la présence d’argile, limon, sable et calcaire[1].
[modifier] Hydrographie
Le Rhône passe en bordure ouest de la commune mais est divisé en deux bras : On parle de « Petit Rhône », ou « bras mort » pour la partie est qui touche Avignon et « Grand Rhône » ou « bras vif » pour la partie ouest, celle qui touche Villeneuve-les-Avignon dans le département du Gard, entre les deux, un chapelet d'îles dont la plus grande est l'Île de la Barthelasse. En parallèle au Rhône, un canal a été créé.
- Généralités
Les bords du Rhône et l'Île de la Barthelasse peuvent être sujets aux inondations durant l'automne et le mois de mars. Les inondations en France depuis le VIe siècle jusqu'à nos jours - recherches et documents[2] de Maurice Champion relate un certain nombre d'entre elles (jusqu'en 1862), mais elles n'ont jamais vraiment cessé comme le montrent les inondations de 1943-1944[3] ou encore janvier 1955[4], et sont encore importantes de nos jours à l'image des inondations du 2 décembre 2003[5]. C'est pourquoi, une nouvelle cartographie du risque a été élaborée.[6]
La Durance, qui s'écoule en limite sud de la commune, vient se jeter dans le Rhône et marque aussitôt la limite avec les Bouches du Rhône.
On trouve sur la commune plusieurs plans d'eau naturels ou artificiels comme le lac de Saint-Chamand à l'est de la ville.
- Les dérivations artificielles
De nombreuses dérivations, à l'histoire très complexe[7], ont été réalisées au cours de l'histoire, soit pour alimenter les douves entourant Avignon, soit pour irriguer les cultures.
Au Xe siècle, une partie des eaux de la Sorgue d'Entraigues fut déviée et passe aujourd'hui sous les remparts pour pénétrer intra muros. Voir Sorgue (Vaucluse). Ce cours d'eau est appelé canal de Vaucluse, mais les avignonnais l'appellent encore la Sorgue ou Sorguette. Il est visible intra muros dans la célèbre rue des teinturiers. Il alimentait les douves des premiers remparts, puis il a alimenté les douves des nouveaux remparts orientaux de la cité (remparts du XIVe). Au XIIIe siècle (acte signé en 1229), une partie des eaux de la Durance fut détournée pour renforcer le dispositif d'alimentation des douves, à partir de Bonpas. Ce cours d'eau fut appelé plus tard la Durançole. La Durançole alimentait les douves occidentales de la ville. Elle a aussi été utilisée pour irriguer les cultures de Montfavet. Intra muros, ces cours d'eau sont le plus souvent cachés sous les rues ou les habitations, et sont actuellement utilisés comme collecteurs d'égouts.
Par ailleurs[8], le canal de l'Hôpital (réuni à la Durançole) et le canal de Crillon (1775) ont été creusés pour irriguer les territoires de Montfavet, du Pontet et de Vedène. Ils se divisent en de nombreuses "fioles" ou "filioles" (en provençal filhòlas ou fiolo). De même pour irriguer les anciens riches jardins du sud d'Avignon, a été creusé le canal Puy (1808). Tous ces canaux dérivent les eaux de la Durance. Ces canaux ont été utilisés au départ pour inonder les terres, autrefois très caillouteuses, afin de les fertiliser par dépôt de limon.
Tous ces canaux ont aussi été utilisés pour faire fonctionner de nombreux moulins.
[modifier] Sismicité
Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse, dont ceux d'Avignon, sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[9].
La présence de failles dans le substrat calcaire montre qu'un important travail tectonique a provoqué des séismes dans les différents âges géologiques. Le dernier tremblement de terre de magnitude importante a eu lieu le 11 juin 1909[N 1]. Il a laissé une trace toujours visible dans le centre de la ville, puisque le clocher des Grands Augustins, près de la place des Carmes, est resté légèrement penché à la suite de ce tremblement de terre.
[modifier] Climat
La commune d'Avignon, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en fin d'hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[10].
| mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 2 | 3 | 6 | 8 | 12 | 15 | 18 | 18 | 14 | 11 | 6 | 3 | 9,6 |
| Température moyenne (°C) | 6 | 7,5 | 11 | 13 | 17,5 | 21 | 24 | 24 | 19,5 | 15,5 | 8,5 | 7,5 | 14,7 |
| Température maximale moyenne (°C) | 10 | 12 | 16 | 18 | 23 | 27 | 30 | 30 | 25 | 20 | 13 | 10 | 19,75 |
| dont pluie (mm) | 36,5 | 23,3 | 24,9 | 47,5 | 45,6 | 25,4 | 20,9 | 29,1 | 65,8 | 59,6 | 52,8 | 34,0 | 465,4 |
Selon Météo-France, le nombre par an de jours de pluies supérieures à 2,5 litres par mètre carré est de 45 et la quantité d'eau, pluie et neige confondues, est de 660 litres par mètre carré. Les températures moyennes oscillent entre 0 et 30° selon la saison. Le record de température depuis l'existence de la station de l'INRA est de 40,5°C lors de la canicule européenne de 2003 le 5 août (et 39,8° le 18 août 2009) et -12,8°C le 5 janvier 1985. Les relevés météorologiques ont lieu à l'Agroparc d'Avignon.
- Le mistral
Le vent principal est le mistral, dont la vitesse peut aller au delà des 110 km/h. Il souffle entre 120 et 160 jours par an, avec une vitesse de 90 km/h par rafale en moyenne[11]. Le tableau suivant indique les différentes vitesse du mistral enregistrées par les stations d'Orange et Carpentras-Serres dans le sud de la vallée du Rhône et à sa fréquence au cours de l'année 2006. La normale correspond à la moyenne des 53 dernières années pour les relevés météorologiques d'Orange et à celle des 42 dernières pour Carpentras[12].
"=" : idem à la normale ; "+" : supérieur à la normale ; "-" : inférieur à la normale.
| Mistral. | Jan. | Fev. | Mars. | Avril. | Mai | Juin | Juil. | Août | Sept. | Oct. | Nov. | Dec. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Vitesse maximale relevée sur le mois | 96 km/h | 97 km/h | 112 km/h | 97 km/h | 94 km/h | 100 km/h | 90 km/h | 90 km/h | 90 km/h | 87 km/h | 91 km/h | 118 km/h |
| Tendance : jours avec une vitesse > 16 m/s (58 km/h) |
-- | +++ | --- | ++++ | ++++ | = | = | ++++ | + | --- | = | ++ |
[modifier] Voies de communication et transports
- Voies routières
Avignon est à proximité de deux autoroutes. L'autoroute A7 (E714), selon un axe nord-sud, sur lequel il existe deux sorties : « Avignon nord » et « Avignon sud ». L'autoroute A9 (E15) qui se débranche à proximité d'Orange de l'A7 pour se diriger, selon un axe nord-est sud-ouest, vers l'Espagne.
Les routes principales sont la route nationale 100 qui part, à l'ouest vers Villeneuve-lès-Avignon, à l'est vers l'Isle-sur-Sorgue et la route nationale 7 qui vient de l'est, puis bifurque au nord en voie rapide et rejoint la route départementale 225.
La ville propose sept parkings payants surveillés et met à disposition gracieuse deux parkings relais surveillés d'une capacité de 1 200 places de stationnement, avec des navettes gratuites vers le centre ville).
- Voies ferroviaires
Avignon est desservi par deux gares : la gare historique datant de 1860, gare d'Avignon-Centre, située extramuros, face aux remparts, qui peut accueillir tout type de train, et depuis 2001, la gare d'Avignon TGV, dans la zone de « Courtine » au sud de la ville, construite sur la ligne LGV Méditerranée.
- Voies aériennes
L'aéroport d'Avignon - Caumont est en bord de commune et propose plusieurs lignes internationales (les quatre vols par jour à destination de Paris ont été supprimés le 31 juillet 2008). Environ 80 000 passagers par an transitent par cet aéroport.
- Voies fluviales
Le Rhône représente depuis de nombreux siècles un moyen de transport important pour la ville. Le trafic fluvial à Avignon bénéficie de deux ports marchands, de stations d'accueil pour des bateaux-croisières et de divers aménagements des berges. Une navette fluviale gratuite a été mise en place.
- Pistes cyclables
Avignon compte également 145 kilomètres de pistes cyclables[13],[14] et s'est équipée en Juillet 2009 d'un système de vélocation, le vélopop'[15] géré par la TCRA.
- Transports en commun
Les Transports en Commun de la Région d'Avignon, également connu sous l'acronyme TCRA est le réseau de transports en communs de l'agglomération d'Avignon [16].
[modifier] Urbanisme
[modifier] Morphologie urbaine
Historiquement et pour des raisons stratégiques, Avignon s'est développé entre le Rhône, ce qui faisait une première barrière naturelle de protection, et le rocher des Doms, ce qui permettait de voir plus loin (ou d'être vu pour le Palais des Papes). La ville a une forme plus ou moins ronde qui s'est élargie à plusieurs reprises. Les premiers remparts apparaissent au Ie siècle et seront modernisés au fur et à mesure des besoins jusqu'à arriver à la taille et à la forme que nous leur connaissons aujourd'hui. Plusieurs rues circulaires de l'intramuros en gardent d'ailleurs les traces.
- Intramuros
« Intramuros » signifie « à l'intérieur des murs », c'est-à-dire qualifie la partie de la ville située à l'intérieur des remparts. Les bâtiments sont donc dans leur majorité anciens mais, malgré tout, plusieurs quartiers (Percée de la Rue de la République sous le Second Empire avec façades hausmanniennes et aménagements de la place de l'horloge et construction de l'actuel hôtel de ville de style néoclassique ainsi que du théâtre, quartier de la Balance...) ont au fil des années été remaniés et des immeubles (bureau de Poste, lycée Frédéric Mistral...) rebâtis[17].
Dans les années 1960, Avignon fut l'objet d'un important débat lors de la création des secteurs sauvegardés, son maire d'alors proposant une rénovation du quartier de la Balance avec une destruction d'environ les deux tiers du bâti en ne gardant que les édifices classés ou inscrits. Au final, c'est une solution de compromis qui fut adoptée, une partie du quartier étant effectivement rénovée, c'est-à-dire reconstruite, seule la zone située à proximité de la place du palais bénéficiant d'une véritable restauration[18].
- Extra muros
« Extramuros » signifie « à l'extérieur des murs », ce qui dans le cas d'Avignon veut dire à l'extérieur des remparts. Contrairement à l'intra-muros (à l'intérieur des murs donc des remparts) l'architecture est différente :
Dans le centre-ville, à l'intérieur des remparts il y a des petites ruelles, des impasses et peu de nouveaux bâtiments, la plupart des bâtiments ont gardé leurs anciens aspects qui révèlent le passé ainsi que le charme de la Cité des Papes.
Par contre à l'extérieur des remparts les bâtiments n'ont rien à voir avec ceux du centre ville, il y a peu d'anciens bâtiments, de petites ruelles et l'architecture est plutôt moderne ce qui fait penser à n'importe quelle autre ville de France.
- Quartiers nord : Saint Jean Grange d'Orel, Reine Jeanne, Neuf Peyre
- Quartiers sud : Saint Chamand, la Rocade Charles de Gaulle, La Croix des oiseaux, Les Sources
- Quartiers est : Pont-des-deux-eaux, La Croisière
- Quartiers ouest : Louis Gros, Champfleury, Monclar
- Espaces verts
Avignon a reçu le premier prix des villes fleuries du concours départemental « Villes et Villages fleuris »[19].
La ville d'Avignon compte 26 parcs et jardins publics, pour un total d'environ deux cents hectares d'espaces verts.
Jardin du rocher des Doms, square Agricol Perdiguier, jardin des Carmes, square Saint-Ruf, square Louis Gros, Parc Chico Mendès, etc.[20]
[modifier] Logement
[modifier] Toponymie
[modifier] Origine du nom Avignon
Les formes les plus anciennes du nom[21] sont rapportées par les grecs : Аὐενιὼν = Auenion (Étienne de Byzance, Strabon, IV, 1, 11), Άουεννίων = Aouennion (Ptolémée, II, x). L'appellation romaine Avennĭo Cavarum (Mela, II, 575, Pline III, 36), c'est-à-dire Avignon des Cavares, précise qu'Avignon est l'une des trois villes de la tribu celto-ligure des Cavares, avec Cavaillon et Orange.
La toponymie actuelle fait remonter ce nom à un thème pré-indoeuropéen ab-ên suivi du suffixe -i-ōn(e)[21],[22]. Ce thème serait un hydronyme et un oronyme, c'est-à-dire une appellation liée au fleuve (Rhône), mais peut-être aussi au relief (le rocher des Doms).
L'Auenion du 1er siècle avant notre ère s'est latinisé en Avennĭo (ou Avēnĭo), -ōnis au 1er siècle pour s'écrire ensuite Avinhon en graphie occitane classique ou classique[23] ou Avignoun [aviɲũ] en graphie mistralienne[24]. Ses habitants s'appellent en occitan provençal avinhonencs ou avignounen.
[modifier] « À Avignon » ou « en Avignon » ?
D'aucuns prétendent qu’existerait une convention de la langue française voulant qu’on désigne une localisation dans Avignon en utilisant la préposition « en » au lieu de « à ». Si cet usage du « en » est tenu pour correct par l'Académie française[25], il est cependant souvent ressenti comme étranger et pédant par la population locale.
Deux explications peuvent en être données quant à l'origine de ce « en » :
- Linguistique : la langue occitane ne tolère pas le hiatus[26]. C'est pour cela qu'en provençal (un des dialectes de l'occitan), on dit an Avinhon[27], à-n-Avignoun[28], comme an Arle, à-n-Arle, mais aussi as Aiz, a-z-Ais (prononcé « azaï ») pour dire à Aix. Mistral cite aussi en Avignoun[29]. Cette particularité a dû influencer le français local et moins local, comme une multitude d'autres exemples le montrent (notion de français régional[30], de francitan).
- Historique : la locution « en Avignon » désignait à l'origine l'état pontifical d’Avignon[31] qui a existé jusqu'en 1791[N 2]. On résidait donc en Avignon, comme on pouvait résider en Provence. La même explication vaut pour le royaume d’Arles qui regroupait une partie de la Bourgogne et les provinces de la rive gauche du Rhône. Quelques empereurs germaniques descendirent en Arles pour se faire couronner à Arles en la cathédrale Saint-Trophime. Une des seules exceptions actuelles reste Andorre : tout un chacun peut se rendre en Andorre (principauté) afin de faire ses emplettes à Andorre (la Vella). Pour résumer, ces trois villes dont le nom commence par un « A- » ont justifié cette exception en tant que capitale nommant un État, un royaume, une principauté, mais également du fait d'un régionalisme qui s'est étendu à toutes les Lettres[réf. nécessaire].
L'usage d'une langue ne se décrétant pas et compte tenu des pratiques historique, littéraire et linguistique précitées, l'expression en Avignon continue d'être utilisée au niveau national par une grande partie de la population et de la presse, mais semble en régression.[25]
[modifier] Histoire
[modifier] Préhistoire
Ce site fut occupé dès le néolithique comme l'ont prouvé les chantiers de fouille du rocher des Doms et du quartier de la Balance[32].
En 1960 et 1961, des fouilles dans la partie nord du rocher des Doms dirigées par Sylvain Gagnière ont mis au jour une petite stèle anthropomorphe (hauteur : 20 cm) qui fut trouvée dans une zone de terre remaniée[33]. Sculptée dans de la molasse burdigalienne, elle a la forme d'une « stèle funéraire » avec sa face gravée d'une figure humaine très stylisée et sans bouche dont les yeux sont marqués par des cupules. Sur la partie inférieure, décalée légèrement sur la droite, a été creusée une cupule profonde d'où partent huit traits formant une représentation solaire, découverte unique sur ce type de stèle.
Par comparaison avec des figurations solaires identiques[N 3], cette stèle représentant le « premier avignonnais » a été classée dans une période s'étalant entre l'âge du cuivre et le bronze ancien qui correspond au chalcolithique méridional[N 4].
Cela a été confirmé par les trouvailles faites dans ce déblai, situé près du grand réservoir d'eau sommant le rocher, où ont été mis au jour deux haches polies en roche verte, une industrie lithique caractéristique des « pasteurs des plateaux », quelques objets de parures chalcolithiques et une grand abondance de tessons de poterie hallstattienne indigène ou importée (ionienne et phocéenne).
[modifier] Antiquité
Le nom de la ville remonte aux environs du VIe siècle av. J.-C.. La première citation d'Avignon (Aouen(n)ion) a été faite par Artémidore d'Éphèse. Si son ouvrage, « La Périple », est perdu, il est connu par l'abrégé qu'en fit Marcien d'Héraclée et les Ethniques, dictionnaire des noms des villes que fit Étienne de Byzance en se basant sur cet écrit[34]. Il y indique :
« Ville de Massalia (Marseille), près du Rhône, le nom ethnique (le nom des habitants) est Avenionsios (Avenionensis) selon la dénomination locale (en latin) et Auenionitès selon l'expression grecque. »
Ce toponyme a deux interprétations : ville du vent violent ou encore plus vraisemblablement seigneur du fleuve. D’autres sources font remonter son origine au gaulois mignon (marais) et de l’article celtique défini.[35].
Simple emporion grec fondé par les Phocéens de Marseille vers 539 av. J.-C., c'est au cours du IVe siècle av. J.-C. que les Massaliotes commencèrent à signer des traités d'alliance avec quelques villes de la vallée du Rhône dont Avignon et Cavaillon. Un siècle plus tard, Avignon fait partie de la « région des Massaliotes »[36] ou du « pays de Massalia »[37]
Fortifiée sur son rocher, la cité devient par la suite et resta longtemps la capitale des Cavares[38]. À l'arrivée des légions romaines vers 120 av. J.-C., les Cavares, alliés des Massaliotes, deviennent ceux de Rome. Passée sous domination de l'Empire romain, Aouenion devient Avennio et fait maintenant partie de la Gaule Narbonnaise (118 av. J.-C.), puis de la 2e Viennoise. Avignon reste « ville fédérée » de Marseille jusqu'à la conquête de la cité phocéenne par C. Trébonius et Décimus Junius Brutus, lieutenants de César, elle devient alors une cité de droit latin en 49 av. J.-C[39]. Elle acquiert le statut de colonie latine en 43 av. J.-C.. Pomponius Mela la place parmi les villes les plus florissantes de la province[40].
Au cours des années 121 et 122, l’empereur Hadrien séjourne dans la Provincia où il visite Vaison, Orange, Apt et Avignon. Il accorde à cette dernière cité le statut de colonie romaine : « Colonia Julia Hadriana Avenniensis » et ses citoyens sont inscrits dans la tribu.
À la suite du passage de Maximien Hercule, qui allait combattre les Bagaudes, paysans gaulois révoltés, un premier pont en bois est construit sur le Rhône et unit Avignon à la rive droite. Il a été daté par dendrochronologie de l'an 290. Au IIIe siècle, il existe une petite communauté chrétienne hors les murs autour de ce qui deviendra l’abbaye Saint-Ruf.
[modifier] Haut Moyen-Âge
Si la date de la christianisation de la cité n'est pas connue avec certitude et que ses premiers évangélisateurs et prélats relèvent de la tradition hagiographique, ce qui est assuré est la participation de Nectarius, premier évêque historique d'Avignon[N 5], le 29 novembre 439, au concile régional dans la cathédrale de Riez auquel assistent les treize évêques des trois provinces d’Arles.
En novembre 441, Nectarius d’Avignon, accompagné de son diacre Fontidius, participe au concile d’Orange convoqué et présidé par Hilaire d'Arles, où les pères conciliaires définissent le droit d’asile. L'année suivante, avec ses lecteurs Fonteius et Saturninus, il se retrouve au premier concile de Vaison avec dix-sept évêques, représentant des Sept Provinces. il décède en 455[N 6].
Les grandes invasions ont commencé et les cités de la vallée du Rhône n'y échappent point. En 472, Avignon est pillée par les Burgondes et ravitaillée par Patiens, le métropolitain de Lyon, qui lui fait parvenir du blé[41].
En 500, Clovis 1er, roi des Francs, attaque Gondebaud, roi de Burgondes, accusé du meurtre du père de son épouse Clotilde. Battu, celui-ci quitte Lyon et se réfugie à Avignon que Clovis assiège. Grégoire de Tours signale que le roi des Francs fit dévaster les champs, couper les vignes, raser les oliviers et saccager les vergers. Le Burgonde est sauvé par l’intervention du général romain Aredius. Il l’avait appelé à son secours contre les « barbares francs » qui ruinaient le pays.
En 536, Avignon suit le sort de la Provence qui est cédé aux mérovingiens par Vitigès, le nouveau roi des Ostrogoths. Clotaire 1er annexe Avignon, Orange, Carpentras et Gap ; Childebert 1er, Arles et Marseille ; Théodebert 1er, Aix, Apt, Digne et Glandevès. L’empereur Justinien 1er, à Constantinople, approuve cette cession.
En dépit de toutes les invasions, la vie intellectuelle continue à fleurir sur les berges du Rhône[N 7]. Grégoire de Tours note qu’après la mort de l’évêque Antoninus, en 561, l’abbé parisien Dommole refusa l’évêché d’Avignon auprès de Clotaire Ier persuadé qu’il serait ridicule «au milieu de sénateurs sophistes et de juges philosophes qui l’auraient fatigué »[N 8].
Le VIIe et le VIIIe siècles sont les plus noirs de l’histoire avignonnaise. La cité devient la proie des Francs sous Thierry II (Théodoric), roi d’Austrasie, en 612. Le concile de Chalon-sur-Saône est le dernier qui, en 650, indique une participation épiscopale des diocèses provençaux. À Avignon, il ne va plus y avoir d’évêque pendant 205 ans, le dernier titulaire connu étant Agricol[N 9].
Un gouvernement centralisé est remis en place et en 879, l’évêque d’Avignon, avec tous ses collègues provençaux, se rend au plaid de Mantaille, en Viennois, où Boson 1erest élu roi de Provence[N 10].
Le Rhône peut à nouveau être franchi puisqu’en 890, une partie de l’antique pont d’Avignon est restauré dont la pile n° 14 près de Villeneuve. Cette même année, Louis, fils de Boson, succède à son père. Son élection a lieu au plaid de Varennes, près de Mâcon, et Teutbert, qui a été son plus efficace soutien, devient comte d’Apt. En 896, il agit comme plénipotentiaire du roi à Avignon, Arles et Marseille avec le titre de « gouverneur général de tout le comté d’Arles et de Provence ». Deux ans plus tard, à sa demande, le roi Louis fait don de Bédarrides au prêtre Rigmond d’Avignon.
Le 19 octobre 907, le roi Louis, devenu empereur et aveugle[42], restitue à Remigius, évêque d’Avignon, une île sur le Rhône. Cette charte porte la première mention d’une église cathédrale dédiée à Marie[43].
Le 2 mai 916, Louis l’Aveugle restitue au diocèse d’Avignon les églises de Saint-Ruf et de Saint-Géniès. Le même jour, l’évêque Fulcherius teste en faveur de ses chanoines et des deux églises Notre-Dame et Saint-Étienne formant sa cathédrale[44].
Un évènement politique d’importance a lieu en 932 avec la réunion du royaume de Provence et de celui de Haute Bourgogne. Cette union forme le royaume d’Arles dont Avignon est l’une des plus fortes cités.
Après leur défaite à Poitiers, les Sarrasins étaient descendus en Provence et avaient conquis le Fraxinet[N 11] puis s’étaient installés dans les Alpes durant tout le Xe siècle.
En 972, dans la nuit du 21 au 22 juillet, ils font prisonnier dom Mayeul[N 12], l’abbé de Cluny, qui revenait de Rome. Ils demandent pour chacun une livre de rançon, soit 1 000 livres, une somme énorme, qui leur est rapidement payée. Maïeul est libéré à la mi-août et retourne à Cluny en septembre.
En septembre 973, Guillaume et son frère Roubaud, fils de Boson II, mobilisent, au nom de dom Maïeul, tous les nobles provençaux. Avec l’aide d’Ardouin, marquis de Turin, au bout de deux semaines de siège, les troupes provençales chassent les Sarrasins de leurs repaires du Fraxinet et de Ramatuelle, puis de celui de Peirimpi, près de Noyers, dans la vallée du Jabron. Guillaume et Roubaud y gagnent leur titre de comtes de Provence. Le premier siège à Avignon, le second à Arles.
En 976, alors que Bermond, beau-frère d’Eyric[N 13], est nommé vicomte d’Avignon par l’empereur Conrad le Pacifique, le 1er avril, le cartulaire de Notre-Dame des Doms d’Avignon indique que l’évêque Landry restitue aux chanoines de Saint-Étienne des droits qu’il s’était injustement approprié. Il leur cède un moulin et deux maisons, qu’il avait fait construire à leur intention sur l’emplacement de l’actuelle tour de Trouillas du palais des papes. En 980, ces chanoines sont constitués en chapitre canonial par l’évêque Garnier.
En 994, dom Maïeul arrive à Avignon où se meurt son ami Guillaume le Libérateur. Il l’assiste dans ses derniers moments dans l’île faisant face à la cité sur le Rhône. Le comte a comme successeur le fils qu’il avait eu de sa seconde épouse Alix. Celui-ci va régner en indivision avec son oncle Roubaud sous le nom de Guillaume II. Mais en face du pouvoir comtal et épiscopal, la commune d’Avignon s’organise. Vers l’an mil, il existe déjà un proconsul Béranger qui nous est connu, avec son épouse Gilberte, pour avoir fondé une abbaye au « Castrum Caneto »[N 14].
Le royaume d’Arles, en 1032, est rattaché au Saint Empire romain germanique. Le Rhône désormais est une frontière qui ne peut être franchie que sur le vieux pont d’Avignon. Certains Avignonnais utilisent encore les expressions "Terre d'Empire" pour désigner le côté avignonnais, et "Terre du Royaume" pour désigner le côté villeneuvois à l'ouest, qui était possession du roi de France.
[modifier] Bas Moyen Âge
Après le partage de l’empire de Charlemagne, Avignon, comprise dans le royaume d’Arles ou royaume des Deux-Bourgogne, fut possédée en commun par les comtes de Provence et de Forcalquier, puis par ceux de Toulouse et de Provence.
Sous la suzeraineté de ces comtes, elle fut dotée d’une administration autonome (création d’un consulat en 1129, deux ans avant sa voisine Arles)
1209, concile d'Avignon avec une deuxième excommunication pour Raymond VI de Toulouse.[45]
Lors de la guerre des Albigeois, la ville ayant pris parti pour Raymond VII de Toulouse, comte de Toulouse, elle fut assiégée et prise par le roi de France Louis VIII le 9 septembre 1226[45].
Fin septembre, soit peu de jours après la reddition de la ville aux troupes du roi Louis VIII, Avignon connu des inondations.
En 1249, elle s’érigea en une république à la mort de Raymond VII, ses héritiers étant partis en croisade.
Mais en 1251, elle fut forcée de se soumettre aux deux frères de Saint Louis, Alphonse de Poitiers et Charles d’Anjou, héritiers par les femmes des marquisat et comté de Provence, qui en furent coseigneurs. Après la mort d’Alphonse (1271), Philippe III de France hérita de sa part d’Avignon, et il la transmit en 1285 à son fils Philippe le Bel. Celui-ci la céda en 1290 à Charles II d’Anjou, qui dès lors resta seul propriétaire de toute la ville.
[modifier] La papauté d’Avignon
ms. 23279, f° 81, Bibliothèque nationale
En 1309, sous le pape Clément V, le temps du Concile de Vienne, Avignon devint résidence pontificale[46]. Son successeur, Jean XXII, ancien évêque de ce diocèse, en fit la capitale de la chrétienté et transforma son ancien palais épiscopal en premier palais des papes[47]. Ce fut Benoît XII qui fit construire le Palais Vieux[48] et son successeur Clément VI, Palais Neuf[49]. Il acheta la ville, le 9 juin 1348 à Jeanne Ire de Naples, reine de Naples et comtesse de Provence. Innocent VI la dota de remparts[50]. Ses deux successeurs Urbain V et Grégoire XI eurent la volonté de revenir à Rome[51]. La seconde tentative fut la bonne. Mais la mort précoce du septième pape d'Avignon, provoca le Grand schisme d'Occident. Clément VII et Benoît XIII régnèrent à nouveau à Avignon[52]. Au total ce furent donc neuf papes qui se succédèrent dans le palais des Papes et enrichirent celui-ci au fil de leur pontificat[53].
Sous leur règne, la Cour bouillonna et attira nombre de marchands, peintres, sculpteurs et musiciens. Leur palais, le plus remarquable édifice de style du gothique international, a été le fruit, pour sa construction et son ornementation, du travail conjoint des meilleurs architectes français, Pierre Peysson et Jean du Louvres, dit de Loubières[54], et des plus grands fresquistes de l'École de Sienne, Simone Martini et Matteo Giovanetti[55].
La bibliothèque pontificale d'Avignon fut au XIVe siècle la plus grande d'Europe avec 2 000 volumes[56]. Elle cristallisa autour d'elle un groupe de clercs passionnés de belles-lettres dont allait être issu Pétrarque, le fondateur de l'humanisme[57]. Tandis que la chapelle clémentine, dite Grande Chapelle, attira à elle compositeur, chantres et musiciens[58]. Ce fut là que Clément VI apprécia la Messe de Notre-Dame de Guillaume de Machault, que Philippe de Vitry, à son invite, put donner la pleine mesure de son Ars Nova et que vint étudier Johannes Ciconia[57].
Urbain V prendra le premier la décision de retourner à Rome au grand bonheur de Pétrarque, mais la situation chaotique qu’il y trouve et les différents conflits l’empêchent de s’y maintenir. Il meurt très peu de temps après son retour à Avignon.
Son successeur Grégoire XI décide à son tour de rentrer à Rome, ce qui met fin à la première période de la papauté d’Avignon. Lorsque Grégoire XI ramena le siège de la papauté à Rome, en 1377, la ville d’Avignon fut administrée par un légat. Les papes revinrent l’habiter pendant le Grand Schisme (1379–1411). Puis, de nouveau, la cité fut administrée par un légat, assisté, de manière permanente à partir de 1542, par un vice-légat.
[modifier] Temps modernes
À la mort de l’archevêque d’Arles Philippe de Lévis (1475), le pape Sixte IV de Rome réduisit le diocèse d’Arles : il détacha le diocèse d’Avignon de la province d’Arles, l’érigea en archevêché et lui attribua comme suffragants les évêchés comtadins de Carpentras, Cavaillon et Vaison-la-Romaine.[59]
En 1562, la ville est assiégée par le baron des Adrets, qui voulait venger le massacre d’Orange[60].
Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la cour et des grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[61]. La cour y séjourne trois semaines.
1618, exil de Richelieu à Avignon.[62]
La ville reçut la visite de Vincent de Paul en 1607 et celle de François de Sales en 1622.[59]
En 1691, la fonction de légat est supprimée et le vice-légat gouverne désormais seul la cité. Ultérieurement, Avignon est donc restée possession pontificale jusqu’à la Révolution française.
Au début du XVIIIe siècle, les rues d'Avignon sont toujours étroites et tortueuses, mais le bâti se transforme et des maisons remplacent petit à petit les anciens hôtels. Autour de la ville, plantations de mûriers, vergers et prairies.[63]
Le 2 janvier 1733, François Morénas fonde un journal, le Courrier d'Avignon, dont le nom évoluera au fil du temps et des interdictions. Publié dans l'enclave pontificale, hors du royaume de France, puis à Monaco, le journal échappait au système de contrôle de la presse en France (privilège avec autorisation préalable) tout en subissant le contrôle des autorités pontificales. Le Courrier d'Avignon parût de 1733 à 1793 avec deux interruptions, l'une entre juillet 1768 et août 1769 à cause de l'annexion d'Avignon à la France et l'autre entre le 30 novembre 1790 et le 24 mai 1791.[64]
[modifier] De la Révolution française à la fin du XIXe siècle
Le 12 septembre 1791, l’Assemblée nationale constituante vota l’annexion d’Avignon et la réunion du Comtat Venaissin au royaume de France, à la suite d'un référendum soumis aux habitants dudit Comtat.
Dans la nuit du 16 au 17 octobre 1791, après le lynchage par la foule du secrétaire-greffier de la commune soupçonné à tort de vouloir saisir les biens des églises, ont lieu les massacres dits de la Glacière, épisode noir de l'histoire de la ville où une soixantaine de personnes furent sommairement exécutées et jetées dans la partie basse d'une tour du Palais des Papes.
Le 7 juillet 1793, les insurgés fédéralistes du général Rousselet entrent à Avignon[65]. Lors du passage de la Durance pour la prise de la ville par les troupes marseillaises, une seule personne est tuée, Joseph Agricol Viala[66]. Le 25 juillet, le général Carteaux se présente devant la ville qui est abandonnée le lendemain par les troupes du général Rousselet[67] à la suite d'une erreur d'interprétation des ordres venus de Marseille[68].
À la création du département du Vaucluse le 12 août 1793, la ville en devient le chef-lieu. Cette réunion fut confirmée en 1797 par le traité de Tolentino. Le 7 vendémiaire an IV, le chevalier de Lestang s’empare de la ville pour les royalistes, avec une troupe de 10 000 hommes[69]. Le représentant en mission Boursault reprend la ville, et fait fusiller Lestang.
Pendant la Révolution et en 1815, Avignon fut le théâtre de déplorables excès de la Terreur blanche. Le 2 août 1815, le maréchal Brune y est assassiné.
Le 18 octobre 1847, ouverture de la ligne Avignon - Marseille par la Compagnie du chemin de fer d'Avignon à Marseille[70]. 1860, construction de l'actuelle gare d'Avignon-Centre. En novembre 1898, le réseau de tramway de la Compagnie des Tramways Électriques d'Avignon est ouvert en remplacement de l'ancienne compagnie de transport hippomobile.
Décembre 1851, tentative de coup d'État.[71]
En 1856, une crue exceptionnelle de la Durance inonde Avignon[72].
[modifier] Du XXe siècle à nos jours
Le XXe siècle connaît un important développement de l'urbanisation principalement dans l'extramuros et plusieurs projets importants voient le jour. Entre 1920 et 1975, la population a pratiquement doublé malgré la cession du Pontet en 1925 et la Seconde Guerre mondiale.
Coté transports, 1937 voit la création de l'aérodrome d'Avignon-Caumont qui deviendra aéroport et connaîtra du début des années 80 à nos jours un essor important avec l'ouverture de lignes internationales, une nouvelle tour, des travaux d’allongement de piste, etc[73]. Septembre 1947, première édition du futur Festival d'Avignon.
Après la Seconde Guerre mondiale, le 11 novembre 1948, Avignon reçoit une citation à l’ordre de la division. Cette distinction comporte l’attribution de la croix de guerre avec étoile d’argent[74]. La ville se relève, développe son festival, dépoussière ses monuments, développe son tourisme et son commerce.
1996, le projet concernant la ligne LGV Méditerranée est démarré. Son trajet le fait passer sur la commune et par dessus le Rhône. De 1998 à 2001, construction de la gare d'Avignon TGV[75].
[modifier] Politique et administration
Autre dénomination : « La cité des papes »
Avignon est chef-lieu du département de Vaucluse, de l’arrondissement d’Avignon et de quatre cantons :
| Les cantons d'Avignon | |
|---|---|
| Avignon-Est | Avignon-Nord |
| Avignon-Ouest | Avignon-Sud |
| Autres cantons de Vaucluse | |
Par ailleurs, Avignon est le siège de la communauté d’agglomération du Grand Avignon.
[modifier] Tendances politiques et résultats
Au référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du 20 septembre 1992), sur 52 044 inscrits, 36 753 ont voté, ce qui représente une participation de 70,62% du total, soit une abstention de 29,38%. Il y a eu une victoire du non avec 18 557 voix (51,85%) contre 17 231 voix (48,15%) prononcées oui et 965 (2,63%) de votes blancs ou nuls.[76]
Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du 29 mai 2005), sur 53 653 inscrits, 35 229 ont voté, ce qui représente une participation de 65,66% du total, soit une abstention de 34,34%. Il y a eu une victoire du contre avec 20 518 voix (59,49%), 13 973 voix (40,51%) s’étant prononcées pour et 738 (2,09%) étant des votes blancs ou nuls.[77]
À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 30,44%, suivi par Ségolène Royal (PS) avec 28,68 % et François Bayrou (UDF) avec 15,65 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 13,00 %, puis aucun autre candidat ne dépassant les 5%. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 52,02 % (résultat national : 53,06 %) contre 47,98 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94 %).[78]
Aux élections législatives de juin 2007, les électeurs de la commune, qui fait partie de la première circonscription de Vaucluse, ont contribué à faire élire Marie-Josée Roig (UMP) avec 55,52 % des voix contre 56,71 % à l’échelle de la circonscription.[79]
Aux élections européennes de 2009, sur 54 993 inscrits, 21 315 ont voté, ce qui représente une participation de 38,76 % du total, soit une abstention de 61,24 %. Les résultats sont Françoise Grossetête (UMP) avec 25,39 % des voix, suivie de Michele Rivasi (Europe Écologie) avec 18,17 %, de Vincent Peillon (PS) avec 16,52 %, de Jean-Marie Le Pen (FN) avec 10,61 %, puis aucune autre liste n'a dépassée les 10 %.[80]
[modifier] Administration municipale
En plus de la mairie, Avignon compte 8 mairies annexes.[81]
Avignon est la préfecture du Vaucluse et possède donc sur son territoire de nombreux bâtiments administratifs, notamment les Archives départementales de Vaucluse qui comme celles de tous les départements français, ont été créées en 1796, ou encore le Centre départemental de documentation pédagogique du Vaucluse.
[modifier] Budget 2007
Le projet du 15/02/2007 pour le budget 2007[82] du conseil municipal d'Avignon est d'un montant global de 218,7 M€.
Avec une section de fonctionnement de 150,4 M€, la municipalité pense dégager 19 7 M€ d'autofinancement.
Les recettes réelles de fonctionnement se décomposent de la manière suivante[82] :
- 53,9 M€ de produits fiscaux et taxes,
- 44,5 M€ Grand Avignon,
- 43,4 M€ de dotations état et participations (progression modérée) et
- 8,2 M€ pour le reste.
Depuis 1996, taxe d'habitation (de 22,41 à 19,24) et taxe foncière non bâti (de 62,36 à 55,18) baissent. La « taxe foncière bâti » quant à elle est au même taux (25,64).
Les dépenses réelles de fonctionnement se décomposent de la manière suivante[82] :
- 67,3 M€ pour le personnel et frais assimilés,
- 29,5 M€ de subventions et contingents,
- 23,9 M€ en Achats de biens et services,
- 9,7 M€ de charges financières et
- 0,2 M€ pour le reste.
[modifier] Fiscalité
| Taxe | part communale | Part départementale | Part régionale |
|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation (TH) | 19,24% | 7,34% | 0.00%N1 |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 25,64% | 12,63% | 3,84% |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 55,18% | 28,14% | 8,85% |
| Taxe professionnelle (TP) | 0.00%N2 | 12,63% | 3,84% |
- N1 La part régionale n'est pas applicable sur la Taxe d'habitation.
- N2 Pour la Taxe professionnelle il n'y a pas de part communale, mais une part intercommunale de 24,30%
[modifier] Liste des maires
Cinq maires ont été élus à Avignon depuis 1953 :
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1953 | 1958 | Édouard Daladier | Parti radical-socialiste | - |
| 1958 | 1983 | Henri Duffaut | SFIO puis PS | - |
| 1983 | 1989 | Jean-Pierre Roux | RPR | - |
| 1989 | 1995 | Guy Ravier | PS | - |
| 1995 | → en cours | Marie-Josée Roig | RPR puis UMP | - |
[modifier] Instances judiciaires et administratives
Palais de Justice, 2 bd Limbert (extramuros, en face les remparts), comprenant : Tribunal de Grande Instance, Tribunal de commerce et Greffe du Tribunal de Commerce, le Tribunal d’Instance ainsi que le Conseil des Prud’Hommes.
Chambre des notaires : 23 bis rue Thiers
Chambre de commerce : 46 Cours Jean Jaurès
L'ancienne Maison d’arrêt du 55 bis Rue Banasterie a été fermée et transférée au Pontet.
[modifier] Politique environnementale
Les risques naturels et technologiques possibles sur la commune sont : inondations (et coulées de boue), mouvements de terrain, ruptures de barrage, séismes zone de sismicité 1a[N 15] et transports de marchandises dangereuses[84].
Dans son numéro de janvier 2003, le magazine Ça m'intéresse effectue un classement concernant la collecte sélective des principales villes de France et Avignon arrive en tête[85]. En 7 ans, elle a multipliée par plus de trois le tonnage de collecte de déchets sélectif passant d'environ 1 000 tonnes en 1996 à 3190 tonnes en 2003[85].
Dix points d'apport volontaire de tri sélectif sont à la disposition des Avignonnais soit quatre intra-muros et six extra-muros[85].
Depuis mai 2003, une brigade « environnement » qui travaille au sein de la police municipale, est chargée de traquer les dépôts sauvages d'ordures, les tagueurs, les pollueurs sonores, etc[86].
- Centre de traitement des déchets
La communauté d'agglomération du Grand Avignon a dans ses fonctions la collecte et le traitement des déchets des ménages et déchets assimilés. Il existe aussi une équivalence pour les déchets issues des industries et commerces du grand Avignon.
- Surveillance de la radioactivité de l’air et de l’eau
La ville d’Avignon s'est équipée d'une balise atmosphérique de surveillance de la radioactivité de l’air. La ville se trouve en effet au sud de deux installations sensibles situées en amont, sur le Rhône : Avignon est à 70 kilomètres de la centrale nucléaire et de l'usine d'enrichissement de l'uranium de Pierrelatte, et à une trentaine de kilomètres du site nucléaire de Marcoule). La ville s'est également équipée d’une balise aquatique de surveillance de la radioactivité pour l’eau du Rhône[87].
- Qualité de l'air
L’indice de qualité de l’air ATMO est calculé quotidiennement sur la ville. En moyenne, il est considéré comme « très bon » ou « bon » dans 60% des cas, « moyen » ou « médiocre » dans 38% et seulement 2% « mauvais ». Ces résultats sont facilités par le mistral qui fait office de disperseur[88].
- Environnement sonore
Les services de municipalité d'Avignon chargés de la lutte contre le bruit sont le « Service environnement hygiène santé » et la police municipale[89].
Pour lutter contre le bruit, plusieurs action ont été menées : adoption d'arrêtés municipaux, actions de verbalisation, installation de murs anti-bruit, achat de véhicules électriques, etc[89].
En janvier 2005, Avignon a accueilli les quatrièmes Assises de la qualité de l’environnement sonore[89].
L'aérodrome d'Avignon-Caumont est générateur de nuisances sonores importantes, notamment par son activité de voltige aérienne[90]. L'association ADRAC (association de défense des riverains de l'aérodrome de Châteaublanc) a signé en octobre 2001, après six ans de tractations, la signature d'une « charte de bonne conduite » avec les autres partenaires (aéroclub vauclusien, ville d'Avignon, etc). Cependant, à l'occasion des journées portes ouvertes de l'Aéroclub au printemps 2009, la présence d'un Tucano (avion présent uniquement pour une exposition au sol) fut l'occasion pour une association de riverains de se plaindre à nouveau des avions, dont ceux de voltige, avion qui n'existe plus au niveau du club depuis plus de trois années[91].
[modifier] Jumelages
Avignon est jumelée[92] avec cinq villes de la CEE, dont deux en Espagne :
Wetzlar (Allemagne) depuis 1960
Tortosa (Espagne) depuis 1967
Tarragone (Espagne) depuis 1968
Colchester (Royaume-Uni) depuis 1972
Sienne (Italie) depuis 1982[N 16]
Mais aussi trois villes en dehors de la CEE :
Diourbel (Sénégal)
New Haven (États-Unis) depuis 1984
Guanajuato (Mexique) depuis 1990, suite à la venue de ses représentants à l'édition de 1989 du festival d'Avignon.
[modifier] Population et société
[modifier] Démographie
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Avignon depuis 1793 :
Évolution démographique

La première guerre mondiale a eu une impact important sur la population de la commune puisque l'on peut observer la première baisse de population du XXe siècle (- 2,3 % entre 1911 et 1921).
Après la deuxième guerre mondiale, on peut observer une augmentation de la population, augmentation qui devient relativement importante dans les années 60 avec l'arrivée massive des rapatriés d'Afrique du nord.[96]
Dans un contexte général d'une très forte croissance de la démographie de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, on constate une stagnation du nombre d'habitants de la ville d'Avignon depuis les années 1975 jusqu'au début des années 2000. De multiples causes (services proposés, qualité de la vie, pression fiscale...) peuvent expliquer la perte d'attractivité de la commune d'Avignon, le déplacement de ses habitants et l'installation vers les communes périphériques.
Durant cette période, la diminution régulière du nombre d'habitants intra muros est à peine compensée par l'augmentation de la population extra muros.
Selon l'INSEE, le ville-centre connaît à nouveau un solde migratoire positif.[97] Plusieurs projets de réhabilitation et de développement intramuros, comme par exemple le clos des arts, semblent montrer une volonté de changement et peuvent expliquer une partie de cette évolution. De plus, et bien que les statistiques de la chambre des notaires montrent un minimisation du phénomène, la LGV Méditerranée et sa gare Gare d'Avignon TGV a aussi eu un impact. Ce phénomène est d'ailleurs constaté d'une manière générale sur l'ensemble de la PACA (+ 0,7 % par an contre + 0,3 % en France)[97].
La Communauté d'agglomération du Grand Avignon compte plus de 180 893 habitants[98], l'aire urbaine presque 300 000.
[modifier] Pyramide des âges
[modifier] Évolution des frontières de la communes
Avignon absorbe Montfavet entre 1790 et 1794, puis cède en 1870 Morières-lès-Avignon et en 1925, Le Pontet.
Le 16 mai 2007, la commune des Angles dans le Gard a cédé 13 hectares de parcelles à Avignon.[84]
[modifier] Superficie et population
La commune d'Avignon a une superficie de 64,78 km² et une population de 92 454 habitants en 2006, ce qui la classe [84] :
| Rang | Superficie | Population | Densité |
|---|---|---|---|
| 578e | 62e | 689e | |
| 105e | 5e | 24e | |
| 6e | 1e | 2e |
[modifier] Enseignement
Avignon bénéficie de 27 écoles maternelles publiques, 34 écoles primaires publiques, 5 écoles maternelles et primaires privées[101].
Les restaurants scolaires distribuent environ 4 000 repas par jour.
[modifier] Collèges et lycées
Avignon compte sur le territoire de sa commune[102] 9 collèges publics (Jean Brunet, Paul Giéra, Anselme Mathieu, Frédéric Mistral, Gérard Philipe, Joseph Roumanille, Alphonse Tavan, Joseph Vernet et Joseph Viala), 4 collèges privés (Champfleury, Charles Péguy, Saint Jean-Baptiste de La Salle et Saint-Michel), 8 lycées publics (Théodore Aubanel, Frédéric Mistral, Maria Casares (professionnel), René Char (général, technologique et professionnel), Robert Schuman (professionnel), Philippe de Girard (général et technologique), Joseph Roumanille (professionnel) et François Pétrarque (agricole)) et 4 lycées privés (Saint-Joseph, Louis Pasteur, Vincent de Paul (professionnel) et Saint Jean-Baptiste de La Salle (technologique & professionnel)).
[modifier] L'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse
L’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse accueille 7 642 étudiants. Elle regroupe 4 UFR, 1 IUT et 1 IUP et propose des formations universitaires allant du diplôme universitaire (DU) au doctorat, dans tous les principaux domaines disciplinaires, notamment dans les domaines de la culture et du patrimoine, des agrosciences et de l'informatique.
Fondée[103] en 1303 par le pape Boniface VIII, puis protégé par Charles II, roi de Sicile et comte de Provence, l’université sera supprimée, par le décret du 15 septembre 1793. Avignon redevient universitaire en 1963, par l'ouverture d'un Centre d'enseignement supérieur scientifique, suivi l'année suivante de celle d'un Centre d'enseignement supérieur littéraire. Les deux entités dépendent respectivement de la Faculté des Sciences et de la Faculté des Lettres d'Aix-Marseille.
En 1972, les deux Unités d'enseignement et de recherche sont fusionnées dans un centre universitaire, qui devient université de plein exercice (indépendante de l'Université d'Aix-Marseille) le 17 juillet 1984 sous le nom d'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse. À cette époque, trois UFR (Lettres et Sciences Humaines, Sciences Exactes et Naturelles, Sciences et Langages Appliqués) se partagaient 2 000 étudiants. Le quatrième pôle, le juridique, sera issu de la création d'une faculté de droit en lieu et place d'une annexe de l'Université d'Aix Marseille III. Suivront par la suite un Institut Universitaire de Technologie en 1990 et un Institut Universitaire Professionnalisé en 1992.
Pour éviter une trop grande dispersion des étudiants (10 sites d'implantation en 1991) et redynamiser le centre-ville, il est décidé de déplacer les différentes formations au sein d'un site unique, apte a accueillir des équipements collectifs (Bibliothèque et restaurant universitaires notamment). L'aménagement de l'ancien hôpital Sainte-Marthe est lancé, et aboutit à la rentrée 1997.
[modifier] Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE)
Le lycée Mistral[104] propose des classes prépa. : "math. sup" PCSI (physique-chimie-sciences de l'ingénieur), "math. spé." PSI, Lettres sup., Lettres sup. ENS LSH (école normale supérieure - lettres et sciences humaines), Prépa IEP (institut d'études politiques).
Le lycée privé Saint-Joseph[105] propose quant à lui : "math. sup." PCSI (physique-chimie-sciences de l'ingénieur) et "math. spé." PC et PSI, prépa. IEP (institut d'études politiques).
L'université d'Avignon propose un "deug-prépa" : Licence mathématiques - prépa. concours polytechniques[106].
[modifier] Autres
Il existe sur Avignon 9 CFA ou équivalent d'origines et de compétences variées (industrie agroalimentaire, Chambre de commerce et d'industrie d'Avignon et de Vaucluse, Chambre des métiers de Vaucluse, BTP, industrie, Centre de ressources de techniques avancées, etc.) auxquels se rajoutent 24 écoles et organismes de formation initiale et continue.[102]
On trouve aussi un conservatoire[102] permettant l'apprentissage de la danse, musique et de l'art dramatique, et l’École d’Art d’Avignon[107] qui est une école municipale d'enseignement supérieur où l'accès se fait sur concours. Les matières qui sont enseignées dans cette dernière traitent des différents langages plastiques (dessin, peinture, approche de la mise en espace, photographie, vidéo, multimédia), de l'histoire des cultures et des civilisations, de l'histoire de l'art contemporain et de l'approche scientifique de l'art (science et art, physique et chimie).
[modifier] Manifestations culturelles et festivités
Avignon est la ville qui accueille le siège du Félibre[108] (Mouvement pour le défense de la langue d'oc).
À la Renaissance des peintres comme Enguerrand Quarton vont donner naissance au mouvement pictural de l’école d’Avignon[32].
Dans le cadre d'une exposition d'art moderne qu'ils organisent dans la grande chapelle du Palais des papes d'Avignon, le critique d'art Christian Zervos et le poète René Char demandent à Jean Vilar, acteur, metteur en scène et directeur de théâtre, une représentation de Meurtre dans la cathédrale, qu'il a créé en 1945. Après avoir refusé, Vilar leur propose trois créations : La Tragédie du roi Richard II, de Shakespeare, une pièce méconnue en France, La Terrasse de midi, de Maurice Clavel, auteur alors encore inconnu, et L'Histoire de Tobie et de Sara, de Paul Claudel[109]. Après accord de la municipalité, la Cour d'honneur du Palais des Papes est aménagée, et Une semaine d'Art en Avignon se concrétise du 4 au 10 septembre 1947. 4800 spectateurs, dont 2900 payant, assiste dans trois lieux (la Cour d'Honneur du Palais des Papes, le Théâtre municipal et le Verger d'Urbain V), à sept représentations des trois créations[110]. Le Festival d'Avignon était né !
Depuis cette date, Avignon accueille le festival où de nombreux acteurs de théâtre, danseurs et chanteurs viennent se produire pendant le mois de juillet.
Mais réduire la vie culturelle d'Avignon au simple Festival serait particulièrement inexact. La ville accueille de nombreuses manifestations durant l'année. On peut citer :
- Les Hivernales d’Avignon, festival de danse contemporaine ;
- Avignon/New York & Avignon Film Festivals (rencontres cinématographiques euro-américaines, festival des cinémas indépendants) ;
- Avignon-Jazz Festival.
[modifier] Santé
Avignon a le principal pôle de santé du Vaucluse avec entre autres la seule "urgence pédiatrique" dédiée du département. Sur sa commune, l'on compte deux hôpitaux : le Centre Hospitalier d'Avignon Henri Duffaut[111], le Centre Hospitalier de Montfavet, ainsi que plusieurs cliniques privées.
- Centre Hospitalier d'Avignon
Le Centre Hospitalier d'Avignon est un établissement public de santé communal au sens des dispositions de l'ordonnance n° 96-346 du 24 avril 1996 portant réforme hospitalière de l'hospitalisation publique et privée.[112]
- Crèche : capacité d'accueil de 39 enfants
- maternité de niveau 2b
- Hélisurface
Le centre hospitalier d'Avignon se voit confier des missions de soins (dont l'aide médicale urgente et actions de santé publique), de formation et d’enseignement.
- Centre Hospitalier de Montfavet (Montdevergues)
Le centre hospitalier de Montfavet[113] est principalement un centre hospitalier à vocation psychiatrique. Il s'agit d'un établissement public de santé[114] gérant :
- Des secteurs de psychiatrie Adulte
- Des secteurs de psychiatrie infento-juvénile
- Une maison d'accueil spécialisée
- Un secteur d'aide par le travail
Il est situé à 5 kilomètres d'Avignon en direction de l'est, au lieu dit "Montfavet" sur la colline de Montdevergues.
[modifier] Sports
Comme toutes les villes d'une certaine importance, Avignon possède de nombreux équipements sportifs (plusieurs stades et piscines municipales, patinoire, bowling, golfs, dojos, etc.). Qu'elles soient publiques ou privées, d'accès libre ou règlementé, toutes ces installations permettent la pratique de nombreuses activités sportives. Les plus gros équipements sportifs de la ville sont le Parc des Sports, le Stade de Saint-Ruf, le Cosec Moretti, le Palais Omnisports Champfleury, Palais de la Glace, l'Hippodrome Roberty…
Avignon est aussi le lieu de naissance de personnalités du sport comme le pilote Jean Alesi qui y est né en 1964 ou du footballeur Cédric Carrasso qui évolua dans la section junior de l'Avignon Football 84 avant de rejoindre l'Olympique de Marseille.
De nombreux évènements sportifs sont organisés chaque année comme le "Tour des Remparts", le "Triathlon du Pont d’Avignon", les "15 km de la Cité des Papes", des tournois ou rencontres de football, de boules, de boxe, de gymnastique, de rugby, de rock acrobatique, de rollers, etc.[115]
Environ cent vingt clubs sportifs existent dans cette commune[115]. Plusieurs clubs marquent ou ont marqué l'histoire de la ville.
L'ES Avignon (basket-ball) a évolué pendant douze saisons en Nationale 1 et Nationale 1 A (de 1977 à 1979, et de 1980 à 1990). Son meilleur classement est une sixième place lors de la saison 1980-1981[116]. Le club a aussi participé à la Coupe Korac (coupe d'Europe). Le club a déposé le bilan et a disparu au tout début des années 1990. Actuellement l'Union Sportive Avignon-le Pontet évolue en Nationale 2.
Avignon Football 84 a évolué une saison en Division 1 en 1976-1977 pour une place de dernier (vingtième)[117]. Le club a joué en Division 2 de 1965 à 1976, puis de 1977 à 1981 et de 1989 à 1991. Le club évolue maintenant en 1er division régionale. Le football dans cette ville voit un autre club évolué en Ligue 2 : l'Athlétic Club Arles-Avignon suite au regroupement du club d'Arles avec Avignon pour la saison 2009-2010.
Le Sporting Olympique Avignonnais XIII (rugby à XIII) évolue actuellement en Élite 1. Ce club a pour palmarès quatre coupes de France (1955, 1956, 1982 et 1986), quatre finales de coupe de France (1947, 1958, 1959 et 1998) et finaliste d'Élite 1 en 1957. L'autre club de rugby (rugby à XV) de la ville est l'Union sportive Avignon Le Pontet Vaucluse (USAP 84) qui évolue en 2009-2010 en Fédérale 3. Un autre club de rugby (disparu depuis) s'est autrefois fait remarquer : l'Entente Sportive Avignon Saint-Saturnin avec un quart de finale de championnat de France de première division en 1975.
Avignon Volley-Ball évolue en Ligue A. Le club a longtemps fait l'ascenseur entre la première et la deuxième division nationale. Il a participé à la Coupe de la CEV (coupe d'Europe) en 1996-1997 et a également été champion de France Pro B en 1999 et 2000.
L'Olympique Hockey Club d'Avignon (club de hockey sur glace) joue en Division 1 (2e division). Le club a été champion de France de Division 2 en 2003 et a fini quatrième en 2005-2006 (meilleur classement).
Les Warriors du Vaucluse (football américain) évolue actuellement en Division 3.
[modifier] Médias
La commune abrite les sièges et agences de plusieurs journaux : La Provence, Vaucluse Matin, Hebdo Vaucluse, Midi libre, La Marseillaise, Petites affiches de Vaucluse, Actualités Avignon, Vu sur le pont, ainsi que des gratuits : Bonjour 84 et Plus Hebdo.
Dans la ville sont installés des bureaux de radios nationnales et locales : France Bleu Vaucluse (98.8 Mhz), Virgin Radio (ex Europe 2) (89.0 Mhz) , Nostalgie Vaucluse (102.8 Mhz), NRJ Vaucluse (98.2 Mhz), RAJE Avignon (90.3 Mhz)[118], RCF Radio Lumières (104.0 Mhz), RFM Vaucluse (95.9 Mhz).
Egalement le studio vauclusien de France 3 Télévision [119]
[modifier] Cultes
Depuis l'arrivée des Papes à Avignon, le lieu est un brassage de communautés, véritable ambassade vers les autres religions. Ce brassage se retrouve encore de nos jours, Avignon étant à un carrefour entre divers axes de transport.
[modifier] Lieux de cultes
Du à la forte présence catholique des siècles passés, les lieux de cultes y sont relativement nombreux et riches d'un point de vue architectural. On trouve une cathédrale, la Métropole Notre-Dame des Doms et de nombreuses églises comme : Saint-Agricol, église Saint-Didier, église Saint-Pierre, Saint-Symphorien, Les Célestins, église Saint-Joseph de la Barthelasse, église Saint-Ruf, Église du Sacré-Cœur, église Saint-Paul, église Saint-Joseph travailleur d'Avignon au sud de la ville, église Saint-Jean, église Notre-Dame de Lourdes, église Notre-dame de la Paix[120] ou encore la chapelle des Pénitents noirs.
La pratique du culte judaïque à Avignon se fait depuis déjà plusieurs siècles au niveau de la synagogue d'Avignon qui, après avoir été détruite par un incendie en 1845, a été complètement reconstruite en 1846 par l'architecte Joseph-Auguste Joffroy.
Les protestants peuvent pratiquer le culte au Temple Saint-Martial et les membres de l'église Orthodoxe-Grecque à l'église Saints Cosme et Damien.
Historiquement plus récents sur le secteur que les autres religions ci-dessus, les musulmans peuvent pratiquer le culte à la mosquée de la Rocade, la mosquée de Monclar ainsi qu'au niveau d'une mosquée turque. Plus récents que la grande majorité des bâtiments utilisés par les catholiques, les mosquées ont trouvées leurs places dans l'extra-muros.
On peut aussi noter la présence de témoins de jéhovah (au niveau du quartier de Montfavet)[121], l'église de scientologie[122], l'église évangélique laotienne[123] et l'église de Jésus-Christ des saints des derniers jours[124]
[modifier] Cimetières
La Ville d’Avignon compte quatre cimetières :
- Le cimetière Saint-Véran, créé en 1820, qui s’étend sur 12 hectares et abrite 12 000 sépultures.[125] Dans le cimetière s’élève un columbarium depuis 1999 destiné à recueillir les urnes funéraires. Au cœur du cimetière s’élève un monument en mémoire des harkis.[126]
- Le cimetière de Montfavet qui s’étend sur 7 hectares et abrite 4 000 sépultures dont celle de Camille Claudel. Ce cimetière accueille d’autres communautés religieuses (Israélites, Musulmans).[127]
- Le cimetière de la Barthelasse (1910) qui accueille aujourd’hui 125 caveaux sur près de 2 000 m2.[128]
- Le cimetière de Saint-Roch (XIIe siècle) est le plus ancien. Il s’étend sur une superficie de 2 000 m2 environ. Ce lieu fait partie du domaine de la communauté juive et n’est pas ouvert au public.[128]
[modifier] Économie
Avignon est le siège de la chambre de commerce et d'industrie de Vaucluse. Elle gère l’aéroport d'Avignon - Caumont et le port de commerce du Pontet.
Avignon compte 7 000 entreprises, 1 550 associations, 1 764 commerces et 1 305 prestataires de services.[14]
Le secteur tertiaire est de loin le plus dynamique dans le département : sur la base de la production importante de primeurs en Vaucluse, le MIN est devenu le pôle structurant de l'activité commerciale dans le département, prenant le pas sur les marchés locaux (notamment celui de Carpentras). Dans les années 1980-1990, le développement des échanges de marchandises entre le Nord et le Sud de l'Europe ont renforcé la position d'Avignon comme carrefour logistique, et favorisé la création d'entreprises de transport et de stockage dans l'habillement et l'alimentaire.
Une Zone Franche Urbaine a été créé permettant aux entreprises voulant s'y installer des exonérations à la fois fiscales et sociales[129]. Celle-ci si situe au sud d'Avignon, entre les remparts et la Durance, localisée sur les quartiers de la Croix Rouge, Monclar, Saint Chamand et la Rocade.[130]
[modifier] Les zones d'activités économiques
On considère neuf zones d'activités économiques principales sur Avignon.[131]
La zone d’activité de Courtine est la plus importante avec presque 300 établissements implantés (dont plus ou moins la moitié sont des établissements de service un tiers d'établissements de commerce, et le reste lié à l'industrie) pour un emploi de plus de 3 600 personnes.[131] Le site couvre une superficie de 300 hectares et se situe au sud-ouest de la commune, au niveau de la gare TGV.
Vient ensuite la zone d’activité de Fontcouverte avec une centaine d'établissements implantés représentant un millier d'emploi, celle-ci est cependant plus tournée vers les établissements de commerces que la zone de Courtine.[131]
La zone d’activité du MIN d'Avignon, la zone d’activité d’Agroparc[132] (ou « Technopole Agroparc ») et la zone d’activité la Christole qui lui est accolée, abritent toutes trois un peu moins d'une centaine d'établissements.[131]
Enfin, les zones de la Castelette, de la croix de Noves, de Realpanier et de l'aéroport qui compte moins de 25 établissements implantés chacun, généralement répartis entre activités de services et commerces. Il est à noter que la zone de la Castelette représente à elle seule plus de 600 emplois, c'est à dire une bonne centaine de plus que la zone d’activité la Christole.[131]
[modifier] Tourisme
4 millions de visiteurs y séjournent annuellement tant pour la visite de la ville et de la région que pour son festival.[19]
Relativement bien desservie, on peut noter à proximité d'Avignon :
- Une autoroute A7 qui relie le nord au sud, Paris à la cote d'Azur.
- Une deuxième autoroute A9 (à quelques kilomètres au nord) en direction de l'ouest de la France et de la péninsule ibérique.
- Un aéroport international offrant des destinations vers Paris orly ouest avec la compagnie française Air France et des destinations vers l'Angleterre tel que Exeter et Southampton avec une compagnie low-cost du nom de Flybe.
- Deux gares, toutes deux capables de recevoir des TGV (Avignon-Centre et Avignon TGV).
- Le Rhône, parcouru par des bateaux de croisières.
[modifier] Industrie
Seul EDF (Grand Delta) avec environ 850 employés et Onet Propreté[N 17] avec un peu plus de 300 dépassent les 100 employés.[96]
[modifier] Secteur public (hors Etat)
Le centre hospitalier Henri Duffaut puis la mairie d'Avignon et le CHS de Montfavet sont les plus gros employeurs de la commune avec environ 2000 employés chacun. Vient ensuite le Conseil Général de Vaucluse avec environ 1300 employés.[96]
[modifier] Le Centre international des congrès
Depuis 1976, un centre de congrès occupe deux ailes du palais des Papes. Disposant de 10 salles d’accueil et de travail, il accueille un grand nombre de manifestations. Les grandes salles de prestige du Grand Tinel et de la Grande Audience, situées sur le circuit de visite du monument, sont utilisées en complément des salles de réunion pour l’organisation des cocktails, dîners de gala, expositions...
[modifier] Revenus de la population et fiscalité
Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 13 132 €, ce qui place Avignon au 27 948e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[133].
[modifier] Emploi
[modifier] Culture locale et patrimoine
[modifier] Monuments et lieux touristiques
Avignon n’est pas seulement un centre administratif, c’est une vitrine artistique et culturelle de premier plan. Avignon est aussi une ville au riche patrimoine. « Ville d'art » jusqu'à la disparition de ce label en 2005 au profit du réseau des Villes et Pays d'Art et d'Histoire, la municipalité ne s'est pas incluse dans ce nouveau réseau.
C’est avant tout les remparts du XIVe siècle que l’on remarque lorsque l’on s’approche du centre. Ils sont long d’environ 4 kilomètres, sont flanqués de 39 tours et percés de 7 portes principales reparties tout autour de la vieille ville. Les anciennes douves ont été comblée et aménagées en parkings, autrefois le niveau des remparts était bien plus élevé assurant une bien meilleure protection aux habitants d’Avignon.[134]
Une fois dans la vieille ville, ce sont des églises, des livrées cardinalices, des hôtels particuliers aux façades du XVIe, XVIIe et XVIIIe siècle, des cloîtres, dont le cloître des capucins, un opéra, plusieurs places dont la place de l’horloge, des musées (musée lapidaire, musée Requiem, musée Calvet, musée Louis-Voulant, musée du Petit Palais, etc.), une bibliothèque classée, une chapellerie classée (la seule de France) : la chapellerie Mouret, un "mur de verdure" accroché à la façade Nord des halles et bien sur le palais des papes d’Avignon, sa cour d’honneur et ses diverses dépendances. Froissart décrivit ce Palais qui servit à l’époque où les Papes étaient venus vivre à Avignon en ces termes : « La plus belle et la plus forte maison du monde ». Le Palais fut construit par le premier d’entre eux sur la seule butte suffisamment proche de ce coté du Rhône, le rocher des Doms. C’est aussi sur ce rocher que fut construit la cathédrale Notre-Dame-des-Doms.[134]
Lorsque l’on ressort de la vieille ville et que l’on fait le tour le long des berges, on ne peut s’empêcher de rechercher le fameux pont d’Avignon, le pont Saint Bénézet. Contrairement à ce que dit la chanson, sa largeur ne permet pas réellement de danser dessus (selon les danses de l’époque) et c’est dessous, où des berges avaient été aménagées, que l’on allait danser. Une version plus ancienne de la chanson disait d’ailleurs « SOUS le pont d’Avignon, l'on y danse l'on y danse … »[134]
Le palais des Papes du XIVe siècle et le pont Saint-Bénézet (il s’agit du fameux pont d’Avignon) du XIIe siècle sont classés au patrimoine de l’humanité par l’Unesco.
|
Le « pont d'Avignon » célébré par la chanson, le pont Saint-Bénézet. |
Le Pont Saint-Bénézet, illuminé la nuit. |
||
[modifier] Patrimoine culturel
Avignon possède plusieurs cinémas dont deux cinémas Utopia, des cinémas indépendants classés Art et essai et Cinéma de recherche. Le premier, composé de quatre salles, est situé à La Manutention, le second, d'une seule salle, est situé à République.
La ville possède aussi de nombreux théâtres et un opéra, de nombreuses galeries d'Art.
[modifier] Bibliothèques
La ville d'Avignon a 12 bibliothèques permettant au total la consultation de plus de 500 000 ouvrages[135].
L'une d'entre elles est une bibliothèque municipale classée ou "BMC". La liste des BMC dont elle est issue, établie par l'article 1er du décret de 1933, modifié à plusieurs reprises, est désormais contenue par l'article R. 1422-2 du Code général des collectivités territoriales.
[modifier] Musées
En plus de son palais des Papes et de ses divers monuments, la ville d'Avignon a plusieurs musées : L'hôtel de Caumont qui abrite la collection Lambert, le palais du Roure, la maison Jean-Vilar et les musées Angladon, Calvet, de l’Œuvre, du Mont-de-piété, le musée du Petit Palais, lapidaire, Louis-Vouland et Requien.
[modifier] Avignon dans les arts
[modifier] Peintures, gravures et sculptures
La plus ancienne représentation du palais des papes se trouve dans la chapelle du Saint-Sacrement de la collégiale Saint-Barnard à Romans-sur-Isère. Une de ses arcades est décorée par une fresque du XVe siècle représentant la légende des saints viennois Exupère, Félicien et Séverin, agenouillés aux pieds d'un pape qui les accueille en les bénissant devant le palais.
Le « Retable du crucifix » d'Antoine Rozen, peint en 1520 est considéré comme la seconde plus ancienne représentation réaliste du palais. Ce panneau montre, de droite à gauche, la tour de la Campane qui possède encore sa toiture quadrangulaire, le campanile de la cloche d'argent, les deux tourelles octogonales surmontant l'entrée du palais démolies en 1770, le chemin de ronde couvert le long de la façade, la tour de la Gache qui domine l'ensemble des bâtiments avant son arasement en 1665. Il est à noter de chaque côté de la porte des Champeaux, la position des défenses avancées qui ne se retrouveront plus sous cette forme dans les représentations des siècles suivants[136].
Le dessin du palais des Papes en 1617 par le père jésuite Étienne Martellange parfaitement réaliste laisse apparaître de notables différences entre le retable de Rozen et ce que l'on connaît de nos jours, notamment au niveau d'un porche à l'entrée du palais. Il diffère de celui du tableau peint en 1774 par Claude Marie Gordot sur le « Cortège du vice-légat » et dont l'action principale se situe sur l'esplanade devant le Palais. N'étant pas personnage principal du tableau mais élément du décors, le palais, situé sur le tiers droit du tableau, y est représenté en perspective, mais là encore, l'entrée est différente de ce que nous connaissons aujourd'hui. Cette entrée différente se retrouve aussi sur la gravure de Lemaire, réalisée d'après un dessin de Boucherel, au début du XIXe siècle. Si le ravelin et les défenses avancées, encore en bon état, vont subsister jusqu'en 1857, le châtelet de la tour de la Campane ainsi que les créneaux ont disparu et les tourelles octogonales ont été démolies, en 1770, lors de l'occupation française[137]. Ce document iconographique, outre son intérêt artistique, montre surtout l'état de délabrement de cette façade du palais dont, comme nous le rappelle Viollet-le-Duc : « La partie supérieure (...) était encore intacte au commencement du siècle ; l'ouvrage a été rasé au niveau du chemin de ronde depuis lors ».
Parmi les représentation plus récentes, dans un style artistique différent, plusieurs peintres ont peint l'ensemble Rhône - pont d'Avignon - Palais des papes - rocher des Doms, mettant tour à tour en avant l'un ou l'autre. Lorsque James Carroll Beckwith peint Le palais des papes et le pont d'Avignon, le palais en lui-même n'est en fait présent que dans le coin supérieur droit sur moins d'un 1/6e du tableau alors que le Rhône en couvre la moitié. Paul Signac, avec son tableau Le Palais des Papes représente une vue sensiblement orientée de la même manière, mais même si la proportion accordée au pont d'Avignon (sur la gauche du tableau) reste sensiblement la même, l'angle choisi recentre le palais, le rendant beaucoup plus important et gommant presque du fait le rocher de doms. Les proportions choisie par l'auteur semblent même exagérée afin de lui donner une importance plus grande. Avec une orientation différente, vraisemblablement depuis l'ile de la Barthelasse ou Villeneuve-lès-Avignon, Adrian Stokes pour son Le palais des papes d'Avignon écrase le palais et le pont sur la moitié droite du tableau pour faire ressortir la colline du rocher des doms, et y ajout même de la végétation.
|
Fresque du XVe siècle de la collégiale Saint-Barnard de Romans-sur-Isère représentant la plus ancienne vue du palais des papes |
|||
|
Le palais des papes et le pont d'Avignon |
Le Palais des papes |
Avignon, uniquement dans le titre de l'œuvre :
- La Pietà d'Avignon, un tableau du XVe siècle attribué à Enguerrand Quarton.
- Les Demoiselles d'Avignon[138] de Pablo Picasso (1907) (de la rue d'Avignon à Barcelone).
[modifier] Chants et chansons
[modifier] Films et séries
Plusieurs films se sont tournés sur Avignon, mais rarement en faisant le centre de l'intrigue. Parmi eux, on peut noter : Minuit, place Pigalle de Roger Richebé (1933) avec Raimu.[139]
Pierrot le fou de Jean-Luc Godard (1965) bords de la Durance et Pont de Bonpas.[139]
La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil d'Anatole Litvak (1970)
Les Fous du stade de Claude Zidi (1972), tourné au stade et à la piscine municipaux
L'Étudiante de Claude Pinoteau (1988), pour une scène où Vincent Lindon téléphone depuis une cabine sur la place du Palais
Gazon Maudit de et avec Josiane Balasko (1995) [139]
Victor… pendant qu'il est trop tard de Sandrine Veysset (1998), notamment sur la Barthelasse
L'Affaire Dominici de Pierre Boutron 2003 au tribunal d'Avignon.
Une grande année de Ridley Scott (2005)
Les Vacances de Mr. Bean de Steve Bendelack (2007), dont des scènes ont été tournées dans les deux gares avignonnaises
Désengagement d'Amos Gitaï (2007), pour le début du film se déroulant en France
Le Bruit des gens autour de Diastème (2008), consacré au Festival international de théâtre
Parlez-moi de la pluie d'Agnès Jaoui (2008), où l'on voit la rue de la Peyrollerie.
On voit également l'exposition d'Agnès Varda de ses photographies consacrées au Festival à la Chapelle Saint-Charles dans son documentaire autobiographique Les Plages d'Agnès (2008).
En revanche, deux feuilletons télévisés français ont été situés dans la ville : La Demoiselle d'Avignon en 1972, et La Prophétie d'Avignon, en 2007, sur le thème de l'ésotérisme, tourné dans le Palais des papes.
[modifier] Avignon dans la littérature
[modifier] Tourisme littéraire autour du Palais des Papes
En 1832, Désiré Nisard, grand défenseur de la cause des monuments historiques, fit escale à Avignon en descendant le Rhône depuis Lyon jusqu'à Arles. Dans ses Souvenirs de voyage[140], il dit avoir trouvé le palais sans aucun intérêt, considérant qu'il ne pourrait l'être que « pour ceux qui sont déterminés à en trouver à toutes les ruines ». Pour lui, cette bâtisse en pleine décrépitude, est le symbole de la « petite et obscure histoire d’un fief pontifical ». Mais cet érudit se remémora brusquement l’histoire du Grand Schisme à la vue d'un vieux muletier coiffé d’un gigantesque chapeau : « Je croyais voir passer l’ombre d’un anti-pape, venant visiter incognito son ancienne capitale ».
Trois ans plus tard, Prosper Mérimée publia ses Notes d’un voyage dans le Midi de la France[141]. Ce livre contient la relation de sa visite d'Avignon et du palais des Papes qu'il avait décidé de faire inscrire sur la première liste des monuments historiques de 1840. Pourtant, lui aussi livra des impressions mitigées. D'abord, il jugea l'ancienne cité papale :
« L’aspect général d’Avignon est celui d’une place de guerre. Le style de tous les grands édifices est militaire et ses palais comme ses églises semblent autant de forteresses. Des créneaux, des mâchicoulis couronnent les clochers ; enfin tout annonce des habitudes de révolte et de guerres civiles. »
Puis, il écrivit dans son rapport sur le palais qui lui apparut trop complexe et peu digne d’intérêt :
« On dirait la citadelle d’un tyran asiatique plutôt que la demeure du vicaire d’un Dieu de paix. »
Seules trouvèrent grâce à ses yeux les fresques, ce qui ne l'empêcha pas de graver son nom sur l'une de celle-ci. Il vit même dans la cheminée du Grand Tinel « un four qui a pu servir à chauffer des ferrements de torture[142] ».
Par contre, en 1834 – l'année du voyage de Mérimée à Avignon – Alexandre Dumas, romantique enthousiaste, tomba en admiration face au palais[143]. Comme il le narre dans Impressions de voyage[144], il fit sa découverte, presque par hasard, après avoir emprunté la rue Peyrolerie :
« Au détour d’une petite rue montante, mon regard alla heurter une arche colossale de pierre, jetée en arc-boutant au-dessus de cette ruelle. Je levai les yeux ; j’étais au pied du palais des Papes. »
Aussitôt, derrière cette façade délabrée, il eut la vision – la réapparition – de toute cette période médiévale :
« Le château de papes, c'est le moyen-âge tout entier aussi visiblement écrit sur la pierre des murailles et des tours que l'histoire de Rhamsès sur le granit des Pyramides : c'est le XIVe siècle avec ses révoltes religieuses, ses argumentations armées, son église militante. […] Art, luxe, agrément, tout est sacrifié à la défense ; c'est enfin le seul modèle complet qui reste de l'architecture militaire de cette époque. Devant lui, on ne voit que lui, derrière lui, la ville toute entière disparaît. »
Passée la porte, il tomba en pleine caserne, le regretta mais poursuivit sa quête médiévale :
« Malgré l'anomalie que représente la garnison moderne avec la citadelle qu'elle habite, il est impossible de ne pas se laisser prendre à la poésie d'une telle demeure. »
Admis à visiter les intérieurs, il découvrit les fresques et ce fut pour lui une nouvelle révélation :
« Au milieu de toutes ces impressions sombres, on retrouve quelques reflets d’art, comme sur une ramure brunie, des ornements d'or : ce sont des peintures qui appartiennent à la manière rapide et naïve qui forme le passage entre Cimabue et Raphaël. […] Ces peintures ornent une tour réservée probablement pour la demeure habituelle des papes et une chapelle qui servait de tribunal à l’Inquisition. »
Stendhal, à la même période, visita Avignon et son palais. C'était pour lui un retour aux sources puisque la famille de l'un de ses grands-pères en était originaire, ce qui lui permit de s'inventer des origines italiennes. Dans son livre Mémoire d'un touriste, publié en 1838, il narre, faisant fi de toute vérité historique à propos de Giotto et de l'Inquisition :
« Ce palais est étrangement ruiné aujourd'hui : il sert de caserne, et les soldats détachent du mur et vendent aux bourgeois les têtes peintes à fresque par Giotto. Malgré tant de dégradations, il élève encore ses tours massives à une grande hauteur. Je remarque qu'il est construit avec toute la méfiance italienne ; l'intérieur est aussi bien fortifié contre l'ennemi qui aurait pénétré dans les cours, que l'extérieur contre l'ennemi qui occuperait les dehors. C'est avec le plus vif intérêt que j'ai parcouru tous les étages de cette forteresse singulière. J'ai vu le pal (nommé veille) sur lequel l'inquisition faisait asseoir l'impie qui ne voulait pas confesser son crime, et les têtes charmantes, restes des fresques du Giotto. Les contours rouges du dessin primitif sont encore visibles sur le mur[145]. »
En 1877, Henry James effectua un périple en France[146]. Au cours de celui-ci, il visita pour la troisième fois Avignon, ville qui l'avait toujours déçu. Autant que le palais des Papes qui était, pour lui, « le plus sinistre de tous les bâtiments historiques ». Il s'y rendit alors que le mistral soufflait en rafale et l'exécuta en une phrase :
« Cette énorme masse nue, sans ornement ni grâce, privée de ses créneaux et défigurée par de sordides fenêtres modernes, couvre le Rocher des Doms et donne sur le Rhône qu’elle domine, ainsi que sur ce qu’il reste du pont Saint-Bénézet. »
En 1925, Joseph Roth, après un voyage en France, rassembla ses notes sous le titre Les villes blanches. Depuis la fin du XIXe siècle, un mouvement de jeunes architectes de l'Europe centrale s'était passionné pour l'architecture de l'Italie du Sud. Le romancier autrichien voulut poursuivre cette quête en France méridionale et découvrit Avignon. Fasciné, il ressentit la cité des papes comme une ville qui fut « tout à la fois Jérusalem et Rome, l’Antiquité et le Moyen-Âge ». Sa quête devint alors mystique :
« Lorsque je me trouvai devant une des grandes portes enchâssées dans les murs blancs de la fortification, comme des pierres grises dans un anneau d’argent ; lorsque je vis les tours crénelées, la noble puissance, la fermeté aristocratique, l’intrépide beauté de ces pierres, je compris qu’une puissance céleste peut parfaitement prendre forme terrestre, et qu’elle n’a pas besoin de se compromettre pour se conformer aux conditions de la vie d’ici-bas. Je compris qu’elle peut, sans déchoir, assurer sa sécurité militaire et qu’il existe un militarisme céleste qui n’a rien de commun avec le militarisme terrestre : pas même l’armement. Ces places fortes, ce sont les papes qui les ont conçues. Ce sont des places religieuses. Elles représentent un potentiel sacré. Je comprends qu’elles aient pu préserver la paix. Il existe des places fortes pacifiques et des armes qui servent la paix en empêchant la guerre[147]. »
[modifier] Poèmes, chroniques, contes, romans et BD
Les Mélancolies de Jean Dupin[148] furent imprimées à Paris chez Michel le Noir, sans date, mais sûrement vers 1510. Jean Dupin commença à les rédiger en 1324 et les acheva en 1340. Dans ces deux strophes, le moraliste y mêle les critiques de népotisme qui ont été faites à Jean XXII et que n'a jamais mérité Benoît XII, à son étonnement de voir se construire une forteresse pontificale dans laquelle le pape « se tient fermez[149] ».
En Provence par seigneurie
A le pape (pris) son estaige
Dedans Avignon le citey.
La tient sa court, mais son lignaige
Y est qui prend tout l'avantaige
Les croces, les grans dignitez.
Nostre pape s'est bien mué :
Il vouldra ja de près vouler.
Bien est sa gayole gardee ;
En son palais se tient fermez
Et nul ne puet a luy parler
S'il ne porte d'or grant bousee[150].
Au XIVe siècle, Jean Froissart, dans ses Chroniques décrit la réception organisée par Clément VII et ses cardinaux, au palais des papes, lors de la venue du roi Charles VI en compagnie de son frère et de ses oncles de Berry et de Bourgogne, au cours de l'automne 1389. Il leur fut servi un « dîner bel et long et bien étoffé », puis après les festivités offertes par le roi et qui mêlèrent caroles et danses, « les dames et demoiselles d'Avignon » reçurent moult largesses de la part du souverain[151].
En 1855, dans le premier numéro de l'Armana Prouvençau paraissait un poème intitulé La cansoun di felibre. Il était dû à Théodore Aubanel, un des trois piliers fondateurs du mouvement félibréen. Le poète dans une strophe chante le palais des papes :
Dóu goutigue Avignoun
Palais e tourrihoun
Fan de dentello
Dins lis estello[N 18].
La Mule du pape, est l'un des contes les plus connus d'Alphonse Daudet, paru dans les Lettres de mon moulin en 1870. C'est l'histoire d'une mule pontificale ayant logé dans le Palais. Le jeune et insolent Tistet Védène (un « effronté galopin »), chargé de s'occuper d'elle, eut l'idée de la faire grimper au « clocheton de la maîtrise, là-haut, tout là-haut, à la pointe du palais », juste avant de partir pour sept années. Un profond besoin de vengeance s'est alors développé chez la mule[N 19] et lui valu « un coup de sabot si terrible, si terrible, que de Pampérigouste même on en vit la fumée, un tourbillon de fumée blonde où voltigeait une plume d’ibis ; tout ce qui restait de l’infortuné Tistet Védène ! ». À plusieurs reprises le palais et les éléments qui le constitue sont cités ou évoqués : « du haut en bas des maisons qui se pressaient en bourdonnant autour du grand palais papal comme des abeilles autour de leur ruche », « la pointe du palais », « escalier en colimaçon », « la cour », etc[152].
Quant à Frédéric Mistral, en 1897, dans Le poème du Rhône, il mêle dans la même louange admirative Avignon et le palais des papes : « C'est Avignon et le Palais des Papes ! Avignon ! Avignon sur sa Roque géante ! Avignon, la sonneuse de joie, qui, l'une après l'autre, élève les pointes de ses clochers tout semés de fleurons ; Avignon, la filleule de Saint-Pierre, qui en a vu la barque et l'ancre dans son port et en porta les clefs à sa ceinture de créneaux ; Avignon, la ville accorte que le mistral trousse et décoiffe, et qui pour avoir vu la gloire tant reluire, n'a gardé pour elle que l'insouciance[153]… ».
Jacques Bouyala et Havsali, pour les textes, ainsi que Nicole Minck, pour les dessins, sont les auteurs d'une bande dessinée sur Le palais des papes d'Avignon. Elle a été publiée, en 1985, par les Éd. Sibou dans la collection Vivre le passé[154].
Palais des Papes, Livre maquette dû à Jean-Tristan Roquebert, Sylvain Gagnière, Gérard Gros et Alain de Bussac, édité en 1991. Cet ouvrage comprend, outre un texte historique, vingt-huit planches en couleur à découper. Elles permettent de reconstituer le palais pontifical à l'échelle du 1/300. Le texte français est traduit en anglais, allemand, espagnol et japonais[155].
L'anonyme d'Avignon, roman de Sophie Cassanes-Brouquin, paru en 1992, où son héros, le jeune Toulousain Philippe de Maynial, se rend à Avignon après le départ des papes. Tous attendent encore un hypothétique retour et le palais des papes reste le symbole de la splendeur perdue. Toute la première partie se passe dans la cité désertée où le jeune homme apprend les techniques de la peinture. Grâce à son maître, il y découvre les grands anciens que furent Simone Martini et Matteo Giovanetti, et participe, sans le savoir, à la création de l'École d'Avignon dont les œuvres et les artistes vont influencer toute l'Europe[156].
La tour des anges, roman de Michel Peyramaure[157], publié en 2000, et mettant en scène Julio Grimaldi, un fils de paysans italiens venus s'installer à Avignon. Toute sa vie va être scandée à la fois par l'édification du palais des papes, ses rencontres avec ceux qui gravitent autour, dont Pétrarque et Matteo Giovanetti, son travail comme scribe dans le palais même et, après le départ définitif de Grégoire XI à Rome, son rôle de dernier gardien du temple abandonné et particulièrement de la « tour des anges » où la « naine rouge » va le pousser vers la mort.
Panique au Palais des Papes, roman policier de Henri Coupon[158], édité en 2000. L'auteur, un avocat, a choisi Avignon et son Festival comme cadre d'une action terroriste. Après un bain de sang, la loi qui triomphera ne sera pas celle du code de procédure pénale.
La Prophétie d'Avignon, d'Emmanuelle Rey-Magnan et Pascal Fontanille[159], parue, en 2007, sous forme de roman qui reprend les grands thèmes du feuilleton télévisé, faisant du palais des papes un haut-lieu de l'ésotérisme.
Autres :
- Hervé Aliquot, La chronique d'Avignon, Aubanel (ISBN 9782700601428)
- Frédérique Hebrard et Louis Velle, La demoiselle d’Avignon, Presses pocket
- Elsa Triolet, Martine Reid, Les amants d'Avignon, Gallimard (ISBN 2-07-034462-2)
Jeunesse
- Georges Foveau, Olivier Blazy, Myster Circus à Avignon, Rouge safran (ISBN 2-913647-09-X)
[modifier] Avignon et la philatélie
Le 20 juin 1938, un timbre du Palais des papes dessiné par André Spitz et gravé par Jules Piel, d'une valeur faciale de 3 francs a été émis par la Poste française.[160]
Depuis 1960, chaque année, est organisée, par la Société philatélique Vauclusienne et Provençale, une « Journée du Timbre » à Avignon, pour laquelle des cartes sont éditées avec comme illustration principale une vue du pont Saint-Bénézet et du palais des papes.
En 1974, les postes de l'île de Man émettent un timbre représentant le pont Saint-Bénézet.[161]
En 1997, l'administration postale des îles Wallis-et-Futuna, pour le 50e anniversaire du Festival d'Avignon, a consacré une de ses émissions à cet événement. Le timbre-poste d'une valeur de 160 francs représente au milieu des symboles du théâtre, de la danse et de la musique, le palais des Papes illuminé par un feu d'artifice.[162]
En hommage à Jean Vilar, la Poste a émis, le 8 juin 2001, un timbre à double valeur faciale 3 f et 0,46 €, avec en fond le palais des papes.[163]
En 2009, l'administration postale française a émit un timbre d'une valeur faciale de 0,70 euros. Ce timbre, représentant le Palais des papes dans son ensemble[N 20] vue par l'ouest, est dessiné et gravé par Martin Mörck.[164]
[modifier] Gastronomie
C'est en 1835 que fut imprimé le premier ouvrage consacré à la cuisine avignonnaise et de manière plus générale méridionale. Ce livre de Pierre Chaillot jeune était un recueil de plus de 800 recettes d'origines diverses prises dans les différentes couches de la société.
[modifier] Situation dans le domaine culinaire méditerranéen
La gastronomie avignonnaise « authentique » s'inscrit dans un fonds méditerranéen, de par l'utilisation de l'huile d'olive, d'oignon revenu dans cette huile et la grande variété d'herbes condiments[165]
À une échelle plus fine, elle s'inscrit dans un ensemble occitan caractérisé par l'utilisation de l'huile (d'olive ou non), par opposition à la moitié nord de la France, faisant usage du beurre[165]
À une échelle encore plus fine, la cuisine avignonnaise s'inscrit dans le domaine provençal, avec des recettes très diversifiées[165]. Les légumes sont très largement utilisés : légumineuses comme les lentilles, les haricots, les fèves, les pois-chiches, mais aussi la tomate, l'artichaut, l'aubergine et la courgette. Les céréales comme l'épeautre, l'ail, le thym entre autre, caractérisent aussi la cuisine provençale. Les provençaux se reconnaissent dans de nombreux plats identitaires, encore préparés de nos jours par les avignonnais : daube, aïoli, ratatouille, soupe d'épeautre, etc. Sans parler des repas de fête, notamment le repas du soir de Noël appelé gros souper. Le gros souper (lo gròs sopar, lou gros soupa) est un repas maigre, faisant largement appel aux herbes cultivées ou sauvages, cardons, etc., cuites en gratins ou en sauce blanche, avec du poisson ou des escargots. Il se termine avec les treize desserts (dont on pourrait d'ailleurs tenter de donner une liste approximative pour Avignon).
Au sein du domaine provençal, la cuisine avignonnaise s'inscrit dans le domaine d'Arles et du Comtat, caractérisé par des astuces de préparation des légumes frais et secs[165], notamment avec les tians. Le tian est à l'origine un mets typiquement comtadin. C'est un gratin à base de légumes et d'huile d'olive. À noter que le mot tian désigne à la fois le contenant : un plat à gratin en terre cuite, et le contenu : le gratin lui-même. La truffe (Tuber melanosporum) est bien présente dans ce domaine culinaire, par exemple mangée en omelette ou en oeufs brouillés. Par ailleurs, la cuisine d'Arles et du Comtat a très probablement été influencée par la présence des Juifs dans le Comtat et à Avignon. En effet, par exemple la recette de la raïte (raita, raito : morue frite et cuite dans du vin rouge) semble typiquement judéo-comtadine[165].
[modifier] Spécialités traditionnelles
Il semble qu'on peut dégager au moins deux recettes typiques d'Avignon, l'alose à l'étouffée et la daube avignonnaise, qui, si elles ne sont bien sûr pas strictement réduites au terroir avignonnais, n'en représentent pas moins une facette de l'identité avignonnaise.
Par ailleurs, les berlingots ou berlinguettes[166] (berlingetas, berlingueto) pourraient bien représenter une recette avignonnaise. Il s'agit dans ce cas, non pas des bonbons de Carpentras, mais d’œufs durs farcis avec une pâte d'anchois, de pain et de jaunes d’œufs, cuits en gratins.
Un ouvrage consacré à la cuisine avignonnaise[167], et de manière plus générale méridionale, a été publié en 1835. Ce livre de Pierre Chaillot jeune était un recueil de plus de 800 recettes d'origines diverses prises dans les différentes couches de la société.
- L'alose à l'étouffée
L'alose à l'étouffée (alausa a l'estofado, alauso à l'estoufado[168]), ou alose à l'avignonnaise (alausa a l'avinhonenca, alauso à l'avignounenco[169]) est un plat à base de poisson et d'oseille. L'alose est cuite à l'étouffée (a l'estofada, a l'estofèia) pendant de nombreuses heures, avec de l'oseille (Rumex acetosa), parfois des patiences (autres herbes du genre Rumex appelées lapaç en provençal), et de l'alcool ou de l'eau-de-vie. Le mélange d'alcool et d'oseille fait « fondre » les arêtes du poisson, qui devient ainsi beaucoup plus facile à manger. L'alose est devenue très rare à la hauteur d'Avignon, et a peut-être disparu, en raison de l'édification de barrages[170], notamment celui de Vallabrègues. De plus, la consommation de poissons du Rhône est maintenant interdite pour cause de pollution au PCB (polychlorobiphényle).
L'alose (Alosa alosa) est un poisson ressemblant à une très grosse sardine. Elle était pêchée dans le Rhône notamment à l'aide du vira-vira (ou vira-blanchard[171]). Cette grande roue garnie de filets, dont de nombreux avignonnais se souviennent, était actionnée ingénieusement par le simple courant du Rhône, et fixée à deux bateaux face à la porte de la Ligne côté Barthelasse (ce bras du Rhône était alors le bras vif ; il est devenu le bras mort après les aménagements de la Compagnie nationale du Rhône). Il n'y avait qu'à chercher le poisson dans le fond d'un des deux bateaux. Le vira-vira, ainsi que « l'alose à l'oseille », sont connus dans de nombreuses communes des rives du Rhône et sont particulièrement liés à l'identité d'Avignon.
- La daube avignonnaise
La daube avignonnaise (adòba avinhonenca, adobo avignounenco)[172] est une variante de la daube classique. Au lieu du boeuf, il faut prendre de l'épaule d'agneau ou de mouton, et la marinade se fait dans du vin blanc.
Cette recette rappelle celle de la carbonade (carbonada, carbounado)[173]. Citée par Mistral dans le Pouèmo dóu Rose (Poème du Rhône)[173] comme étant servie aux mariniers, développée par René Jouveau dans l'Armana prouvençau (l'Almanach provençal) de 1950, la carbonade est un plat à base de mouton cuit à l'étouffée avec des légumes et du vin blanc. Il peut être servi avec des haricots blancs et des fonds d'artichaut.
- Le papeton d'aubergines
Typiquement avignonnais[174], le papeton est un flanc à base de caviar d'aubergines et d'œufs. Il a été nommé ainsi du fait qu'il était cuit dans un moule ayant la forme d'une tiare pontificale. Il se sert avec un coulis de tomates fraîches. Cependant, le papeton n'est pas mentionné dans le Tresor dóu Felibrige de Mistral : l'appellation peut être récente (?).
- Le crespeou
Le crespeou est un gâteau d'omelettes d'herbes et de légumes empilées par couches superposées que l'on mange froid accompagné ou non d'un coulis de tomate. Cette recette, qui semble être native de la région d'Avignon, est devenue populaire dans tout le Comtat Venaissin et la Provence[175]
[modifier] Spécialités récentes
- Le navarin en avignonnaise
Toujours parmi les plats de la cuisine provençale, le navarin en avignonnaise[176].
- La papaline
Petit chardon formé de deux fines robes de chocolat retenant de la Liqueur d'origan du Comtat, la papaline a été ainsi nommée en souvenir des Papes d'Avignon, mais sa création ne remonte qu'à 1960.[177] [178] La recette de la liqueur d'Origan reste un secret de fabrication. Créée en 1870, elle est obtenue après distillation, macération et infusion de plantes dans des alcools sélectionnés pour leur finesse et auxquels s'ajoute du miel de très haute qualité. Une soixantaine de plantes entrent dans sa composition, toutes cueillies sur les contreforts du Mont Ventoux et dans la campagne environnante.[177]
Soixante-douze heures de "secrète alchimie" sont nécessaires pour donner forme à la Papaline, cette cousine du chardon-liqueur, fabriquée de façon artisanale et distribuée uniquement en Vaucluse.[177]
[modifier] Vins, apéritif et liqueur
- Le vin
Même si la commune d'Avignon n'a pas de terres où se font une production de vin significative, la culture de la vigne a une grande importance dans l'économie locale.
Il existe de nombreux vins en AOC dans les environs d'Avignon : côtes du Rhône, côtes du Luberon, Ventoux (AOC), Châteauneuf-du-pape, Gigondas ou Vacqueyras, etc.[179] Le Palais des Papes a également remis au goût du jour une recette ancienne d'hypocras.
De plus, les papes d'Avignon ont joué un rôle très important dans le développement de cette activité dans toutes les terres au nord d'Avignon et du Comtat Venaissin en général. Le Châteauneuf-du-Pape tient d'ailleurs son nom actuel (obtenu en 1893) du fait que le lieu était utilisé pour produire une partie des vins pour la cour des Papes à Avignon[179].
- Le Pernod
En 1884, Jules-François Pernod se lance dans la distillation de l'extrait d'absinthe dans son usine de Montfavet[180]. Il s'enrichit rapidement par la commercialisation de la fée verte[181]. Il meurt en 1916, à l'âge de 89 ans. Son fils et successeur, Jules-Félix Pernod, fait déposer la marque « Anis Pernod », dès la fin de la première guerre mondiale[182].
- L'Origan du Comtat
[modifier] Personnalités liées à la commune
[modifier] Symboles de la ville
- Blason
|
Les armes d'Avignon se blasonnent ainsi: de gueules, à trois clefs d’or, posées en fasce |
- Devise
Sa devise est Unguibus et rostro[184] qui signifie littéralement « à bec et à griffes », équivalent de l’expression française « à bec et ongles »
- Logotype
Le logotype de la ville représente le pont Saint-Bénezet sur lequel est écrit en capitales « AVIGNON ». Il s'agit d'une photographie floutée et truquée du pont, l'arche étant anormalement allongée pour ressembler à une ligne. De couleur jaune ocre contrastant avec le ciel et l'eau du Rhône, le pont est reconnaissable par sa chapelle. Plusieurs versions ont vu le jour. Ainsi peut figurer sur la partie basse, en dessous du pont, le slogan : « VILLE D'ESPRIT ».
- Saints patrons
Au cours de son histoire, la ville d'Avignon se serait dotée de plusieurs saints tutélaires[185]. Au XVIIIe siècle, lors de l'aménagement du quai du Rhône, les statues de ces saints s'y succédaient.
- Saint Ruf : considéré comme le fondateur de l'Église d'Avignon.[186]
- Sainte Marthe[187].
- Pierre de Luxembourg : patron d'Avignon depuis 1432, béatifié en 1527. L'église Saint-Didier possède des reliques de son corps.[188]
- Saint Agricol : né à Avignon en 627 de saint Magne, évêque de la ville auquel il succéda. Il fut déclaré, en 1647, patron de la ville par l'archevêque César Argelli[189].
- Saint Bénézet, mort à Avignon en 1184.
[modifier] Vie Militaire
[modifier] Les casernes
Après la Révolution française, une partie du palais des papes devint une caserne affectée au génie militaire[190]. Puis, de 1881 à 1900, s'y installa un régiment d'infanterie. Le commandement militaire rebaptisa alors le palais en « Caserne Duprat » en l'honneur de Jean Étienne Benoît Duprat, ancien colonel de la Garde nationale d'Avignon devenu général d'Empire et mort à Wagram.
Sous Napoléon III, Viollet-le-Duc proposa un projet de restauration de l'édifice afin de le rendre plus conforme à son statut de monument historique, mais ce fut peine perdue. Ce projet vit le jour dès 1860, mais la guerre de 1870 l'empêcha d'être mené à terme et sauva ainsi de la destruction des voûtes de la Grande Audience qu'il désirait faire supprimer[191]. Le site resta militaire.
Au changement de siècle, soit plus d'une soixantaine d'années après que Charles de Montalembert eut écrit son Vandalisme en France, lettre à M. Victor Hugo le palais demeurait en très mauvais état. La façade principale avait été dépourvue de ses deux tours qui la rendent si reconnaissable de nos jours, les intérieurs étaient encombrés des détritus consécutifs à l'occupation militaire, les statues avaient été brisées, des fenêtres et des portes ouvertes sans aucun respect de l'architecture comme par exemple au niveau du portail de la grande chapelle dans laquelle le génie militaire s'était autorisé à percer une porte[192], etc.
La ville d'Avignon ne récupéra le palais qu'en 1902. En contre-partie une nouvelle caserne dut être construite par la ville en dehors des remparts, la caserne Chabran[193]. En septembre 1906, les troupes quittèrent le palais. En un siècle, le Génie militaire avait bien travaillé et « sa caserne ressemblait à toutes les casernes[194] ».
L'autre caserne est la caserne d'Hautpoul, installée au niveau des anciens jardins du couvent des Célestins, elle fut terminée vers 1865.[195]
[modifier] Liste des unités militaires ayant tenu garnison à Avignon
Parmi les unités militaires ayant tenu garnison à Avignon, on recense :
des régiments d'infanterie :
- 118e régiment d'infanterie territoriale, sous les ordres du Lieutenant-colonel Nanta[196]. À Avignon : mobilisation entre le 2 et 5 aout 1914, puis dépôt entre le 5 mars et le 7 mai 1918[197].
- 258e régiment d'infanterie
- 58e régiment d'infanterie[198], 1914[199], sous les ordres du Colonel Jaguin[196].
des régiments du génie :
- 7e régiment du génie, à la caserne d'Hautpoul[200]. Ce régiment du génie regroupe deux bataillons de pontage d'armée, les 23e et 24e bataillons[201]. Le 15e bataillon du génie fait lui aussi partie du 7e régiment du génie[202].
- 19e bataillon du génie, 1906
des régiments de chasseurs à cheval :
et duux autres régiments :
[modifier] Compléments
[modifier] Bibliographie
: source utilisée pour la rédaction de cet article
- Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
- Joseph Girard, Avignon, histoire et monuments, Éd. Dominique Seguin, Avignon, 1924.
- Léon-Honoré Labande, Le Palais des papes d’Avignon et les monuments historiques d’Avignon au XIVe siècle, T. I et II, Éd. Detaille, Aix-Marseille, 1925.
- L. Imbert et abbé J. Sautel, Avignon et Villeneuve-lès-Avignon, Avignon, 1925.
- Pierre Pansier, Les Palais cardinalices d’Avignon aux XIVe et XVe siècles, Avignon, Roumanille, 1926-1932.
- Gabriel Colombe, Le Palais des papes d’Avignon, Paris, 1939.
- Joseph Girard, Évocation du vieil Avignon, 1958 - ré-édité Éd. de Minuit, Paris, 2000 (ISBN 2-7073-1353-X).
- Michel Laclotte, L’École d’Avignon. La peinture en Provence aux XIVe et XVe siècles, Paris, 1960.
- Sylvain Gagnière, Histoire d'Avignon, 1979.
- Sylvain Gagnière et Jacky Granier, Une nouvelle sculpture chalcolithique à Avignon : la stèle anthropomorphe du quartier de la Balance, Mémoires de l'académie de Vaucluse,1965-1966, pp.35–51.
- Philippe Prévot, Histoire du ghetto d'Avignon, Éd. Aubanel, Avignon, 1975, (ISBN 2-7006-0056-8)
- Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986.
- René Moulinas, Histoire de la Révolution d’Avignon, Avignon, Aubanel, 1986.
- Pierre-Marie Danquigny, La ville d'Avignon à travers les textes grecs et latins du IIe siècle avant n.è. au VIe siècle, revue Avignon, Rhône et Comtat, n° 4, Imp. Scribe, L'Isle-sur-la-Sorgue, 1986.
- Pierre Grava (sous la direction de), Avignon au Moyen-Âge, textes et documents, IREBMA et alii, Publication de la Faculté de Lettres d'Avignon, 1988.
- Marc Maynègre, La visite de Louis XIV à Avignon et Le massacre de la Glacière in De la Porte Limbert au Portail Peint, histoire et anecdotes d’un vieux quartier d’Avignon, Sorgues, 1991 (ISBN 2-9505549-0-3)
- Hervé Aliquot, Montfavet, Le Pontet, Sorgues, Avignon. Les Palais gothiques aux XIVème et XVème siècles, Éd. Équinoxe, 1993.
- Fernand Benoît, Avignon au double visage, rééd. Équinoxe, Barbentane, 1996.
- Alain Girard, L’Aventure gothique entre Pont Saint-Esprit et Avignon du XIIIe et XVe siècles. Génèse des formes et du sens de l’art gothique dans la basse vallée du Rhône, Edisud, 1996 (ISBN 2-85744888-0)
- Frédéric Eldin, Avignon 68, à la croisée des contestations, ou Le mouvement de mai-juin 1968 dans l'agglomération d'Avignon et son prolongement durant le XXIIe Festival, Mémoire de maîtrise d'Histoire contemporaine sous la direction de Robert Mencherini, année universitaire 1996-1997, Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse.
- Dominique Vingtain, Monument de l’Histoire. Construire, Reconstruire le Palais des Papes. XIVe siècle-XXe siècle, Avignon, R.M.G éditions, 2002.
- Hervé Aliquot, Avignon, de Montfavet à Villeneuve, Éd. École Palatine, Avignon, 2004.
- Patrick Boucheron, Jacques Chiffoleau, Les Palais dans la ville.Espaces urbains et lieux de la puissance publique dans la Méditerranée médiévale, PUL, coll. d’histoire et d’archéologie médiévales, n°13, Lyon, 2004 (ISBN 2-7297-0747-6)
- Jean Favier, Les Papes d’Avignon, Paris, Fayard, 2006 (ISBN 2-21362524-7)
- Jacqueline Hamesse, La Vie culturelle, intellectuelle et scientifique à la cour des papes d’Avignon, Paris, Brepols, 2006. (ISBN 2-503-51877-X)
- Le Palais des Papes, Avignon - guide de visite, Éd. Gaud et Éd. RMG Palais des Papes, 3e édition, 2004 (ISBN 2-84080-063-2)
- Hervé Aliquot et Cyr Harispe, Avignon au XIVe siècle. Palais et décors, Éd. École Palatine, Avignon, 2006 (ISBN 2-95224771-4)
- Jean Favier, Les Papes d'Avignon, Éditions Fayard, Paris, 2006.
- Jacques Rossiaud, Le Rhône au Moyen Âge, Paris, Aubier, Collection historique, 2007. (ISBN 2-270072296-5)
- Alain Christof et Philippe Ménard, Avignon, Editions Premier Plan (ISBN 2-85744-531-8)
- Sophie Cassagnes-Brouquet, Sur les pas des papes d'Avignon, Ouest France éditions (ISBN 2-7373-3414-4)
- Dominique Vingtain, Avignon le Palais des papes, Editions Zodiaque (ISBN 2-7369-0240-8)
- Marc Maynègre, De la porte Limbert au portail peint : Histoire et anecdotes d'un vieux quartier d'Avignon, Marc Maynègre (ISBN 978-2-9505549)
Magazine
- GEO, N°136, 1990.
[modifier] Articles connexes
|
Histoire
|
Culture
|
Patrimoine (rues)
Patrimoine civil |
Patrimoine religieux
|
[modifier] Liens externes et projets connexes
[modifier] Notes et références
[modifier] Notes
- ↑ L'épicentre de ce séisme fut Lambesc, village des Bouches-du-Rhône.
- ↑ L'état pontifical d’Avignon couvrait plusieurs communes actuelles : Bédarrides, Châteauneuf-du-Pape, Entraigues-sur-la-Sorgue, Le Pontet, Morières-lès-Avignon, Sorgues et Vedène.
- ↑ Des représentations solaires identiques existent sur des parois rocheuses ou des sites rupestres le long de la côte provençale, au Mont-Bego, dans la péninsule ibérique et au Sahara marocain.
- ↑ En Provence, ces stèles anthropomorphes (Lauris, Orgon, Senas, Trets, Goult, Isle-sur-la-Sorgue, Avignon), datées entre - 3 000 et - 2 800, sont rattachées à la « civilisation de Lagoza ». Elles sont les témoins d’une agriculture qui est devenue prédominante dans les basses vallées du Rhône et de la Durance.
- ↑ Il est quelques fois répertorié sous le nom de Julius.
- ↑ Nectarius, premier évêque historique d’Avignon, s’était rendu à Rome au cours de son épiscopat pour arbitrer les différents qui opposaient Hilaire d’Arles au pontife Léon 1er.
- ↑ Les historiens lui ont donné le nom de cercle littéraire austraso-provençal
- ↑ Inter Senatores sophisticos ac judices philosophicos fatigari.
- ↑ Riez n’aura plus d’évêque pendant 229 ans, Vence, durant 218 ans, Saint-Paul-les-Trois-Châteaux pendant 189 ans et encore se sera l’évêque d’Orange, les deux diocèses ayant été réunis, Carpentras et Digne perdent les leurs pour 138 ans.
- ↑ Boson était apparenté aux carolingiens par Ermangarde, sœur de Charles le Chauve.
- ↑ Le Fraxinet a été identifié à la Garde-Freinet.
- ↑ Maïeul était le fils cadet de Foucher de Valensole, un des plus riches seigneurs de la Provincia, et Raymonde, fille du comte Maïeul 1er de Narbonne, qui s’étaient marié à Avignon.
- ↑ Eyric était le fils aîné de Foucher de Valensole et de Raymonde de Narbonne, il sera par son fils Humbert de Caseneuve la tige de l’illustre maison des Agoult-Simiane.
- ↑ Le « Castrum Caneto » correspond au Cannet-des-Maures.
- ↑ Voir Sismicité
- ↑ Une erreur sur le site source l'indique en 1992, mais il est toutefois précisé que le trentenaire a déjà été fêté et que le jumelage suivant a été fait en 1984.
- ↑ Société de nettoyage
- ↑ « Du gothique Avignon / Palais et tourillons / Font des dentelles / Dans les étoiles ».
- ↑ La référence à la mule prend tout son sens quand on se souvient que les chaussures pontificales ont aussi pour nom les mules.
- ↑ incluant la cathédrale Notre-Dame des Doms
[modifier] Références
- ↑ (fr) Relief et géologie sur le secteur d'Avignon
- ↑ (fr) Les inondations en France depuis le VIe siècle jusqu'à nos jours - recherches et documents Maurice Champion, Dunod éditeur, Paris, 1862 sur Google books
- ↑ (fr) Les inondations en Avignon Document Vidéo - Office Français d'Informations Cinématographiques - AF - 01/01/1944
- ↑ (fr) Inondations à Paris et à Avignon Document Vidéo - JT 20H - ORTF - 23/01/1955
- ↑ (fr) inondations du 2 décembre 2003 en image
- ↑ (fr) Mieux concilier protection et développement (...) communiqué du préfet de Vaucluse, Doc PDF
- ↑ http://www.avignon-et-provence.com/avignon-tourisme/monuments/rue-des-teinturiers.htm Avignon-et-Provence.com, consulté le 07/11/09
- ↑ http://www.memoireonline.com/07/09/2286/m_Etude-hydrogeologique--la-confluence-Rhne-Durance2.html Etude hydrogéologique à la confluence Rhône-Durance, Master 2, consulté 07/11/09
- ↑ Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
- ↑ (fr) La climatologie du Vaucluse
- ↑ Jean Vialar, Les vents régionaux et locaux, 1948, réédité par Météo-France en 2003.
- ↑ Source : Services techniques d'Inter Rhône à Avignon Données météorologiques concernant l'année 2006 (fr)
- ↑ (fr) Le vélib débarque à Avignon
- (fr) Site du grand Avignon
- ↑ (fr) Site de velopop du grand Avignon
- ↑ site des transports en commun du Grand Avignon
- ↑ (fr) L'urbanisme du XXe
- ↑ rapport consultable : (fr) Le cas d'Avignon étant détaillé pages 180 à 183.
- (fr) Avignon en chiffres
- ↑ (fr) Site de la mairie - Espaces verts
- Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence, depuis les origines jusqu'aux invasions barbares, Éd. Jeanne Laffitte, 1994, p. 30
- ↑ Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1689.
- ↑ Robert Bourret, Dictionnaire Français-Occitan, Éd. Lacour, Nîmes, 1999, p. 59.
- ↑ Xavier de Fourvière, Lou Pichot tresor, Éd. Auberon, 2000, p. 62.
- (fr) « en » Avignon sur le site de l'Académie française dans la section - Noms géographiques et leurs articles - : « On ne saurait condamner les tournures en Arles, en Avignon, bien attestées chez les meilleurs auteurs, et qui s’expliquent à la fois comme archaïsme (l’usage d'en au lieu de à devant les noms de villes, surtout commençant par une voyelle, était beaucoup plus répandu à l’époque classique) et comme régionalisme provençal. Il semble cependant que cet emploi de en soit en régression. (...) »
- ↑ Guy Martin et Bernard Moulin, Grammaire provençale et cartes linguistiques, Éd. Comitat d'estudis occitans C.R.E.O.-Provença, Diffusion Edisud, 1998.
- ↑ Centre regionau d'estudis occitans-Provença, Dictionnaire de base français-provençal, Éd. CREO-Provença, 1992.
- ↑ Le Trésor du Félibrige en ligne
- ↑ (fr)Le Trésor du Félibrige en ligne
- ↑ Claude Martel, Le parler provençal, Éd. Rivages, 1988.)
- ↑ Explications complémentaires à ce sujet sur (fr) le site de la ville d’Avignon et (fr) dans la vidéo de TV5.
- (fr) page dédiée à l'histoire d'Avignon
- ↑ S. Gagnière et J. Granier, Stèle anthropomorphe trouvée à Avignon (Vaucluse) « Ogam », T. XIII, fasc. 6, 1961, et Catalogue raisonné des stèles anthropomorphes chalcolithiques du musée Calvet d'Avignon, Avignon, 1976.
- ↑ Étienne de Byzance, Les Ethniques en abrégé, Éd. Aug. Meineke, Berlin, 1849.
- ↑ (fr) Site de la mairie - Histoire, l'origine du nom
- ↑ Expression utilisée par le Pseudo-Aristote dans Récits merveilleux.
- ↑ Dénomination employée par Denys le Périocète dans Description de la terre habitée.
- ↑ Pline l’Ancien dans sa « Naturalis Historia » et Pomponius Mela dans sa « De Choregraphia » désignent Avignon comme la capitale des Cavares.
- ↑ (fr) Page sur les origines d'Avignon sur horizon-provence
- ↑ Pomponius Mela, Description de la Terre, livre II, V.
- ↑ Cette aide est mentionnée dans les canons du concile des Sept Provinces à Béziers qui se tint en 472 sous la présidence de Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont. Le prélat de Lyon ravitailla aussi Arles, Riez, Orange, Saint-Paul-les-Trois-Châteaux, Alba et Valence, villes affamées par le pillage des Burgondes.
- ↑ Louis l’Aveugle, fils de Boson 1er, fut roi de Provence de 890 à 928. Il devint roi d’Italie en 900 puis fut couronné empereur du Saint Empire romain germanique en février 901, à Rome, par le pape Benoît V. Son rival italien Béranger de Frioul lui fit crever les yeux en 905.
- ↑ « Ecclesia suae in honore Sancte Marie Dei genitris dicatae » note le cartulaire de Notre-Dame des Doms.
- ↑ Elles sont notées dans le cartulaire de Notre-Dame des Doms : « genetrici ejus regine celorum et terre interemate Marie virgini protomartyri etiam beatissimo Stephano ». Le 18 août 918, Louis l’Aveugle, dans un diplôme de nouvelle restitution en faveur de Fulcherius, mentionne le complexe cathédral d’Avignon avec deux églises et un baptistère : « Matris ecclesie Sancte Marie et Sancti Stephami ac Sancti Johannis Baptiste ».
- (fr) chronologie cathares
- ↑ Jean Favier, op. cit., p. 70.
- ↑ Jean Favier, op. cit., p. 123.
- ↑ Jean Favier, op. cit., p. 131.
- ↑ Jean Favier, op. cit., p. 138.
- ↑ Jean Favier, op. cit., p. 145.
- ↑ Jean Favier, op. cit., pp. 150-153..
- ↑ Yves Renouard, La papauté à Avignon, Éd. J. P. Gisserot, 2004, p. 59.
- ↑ Yves Renouard, Le mécénat des papes à Avignon in op. cit., pp. 99-105.
- ↑ Yves Renouard, op. cit., p. 99.
- ↑ Yves Renouard, op. cit., p. 100.
- ↑ Yves Renouard, op. cit., p. 101.
- Bernard Guillemain, Les papes d'Avignon, Éd. du Cerf, 2000, p. 112.
- ↑ Raymond Dugrand et Robert Ferras, article Avignon, in La Grande Encyclopédie, T. III, p. 1355, Éd. Larousse, Paris, 1972, ISBN 2-03-000903-2 (pour le T. III).
- (fr) Église Catholique en Avignon - Notice historique
- ↑ Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ), p. 233.
- ↑ Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ), p. 254.
- ↑ (fr) Chronologie des années autour d'Agrippa d'Aubigné
- ↑ (fr) description d'Avignon, 1829
- ↑ Eugène Hatin, Bibliographie historique et critique de la presse périodique française, page 306
- ↑ Albert Ceccarelli, La Révolution à l’Isle sur la Sorgue et en Vaucluse, Éditions Scriba, 1989, (ISBN 2-86736-018-8), p 60
- ↑ (fr) Histoire philosophique de la révolution de France, depuis la première Assemblée des notables jusqu'à la paix de Presbourg, 1807, chapitre XXIV, page 77
- ↑ Albert Ceccarelli, La Révolution…, p 64
- ↑ (fr) Histoire philosophique de la révolution de France, depuis la première Assemblée des notables jusqu'à la paix de Presbourg, 1807, chapitre XXV, page 79
- ↑ Albert Ceccarelli, La Révolution…, p 89
- ↑ (fr) Ligne Avignon - Marseille sur trains.wikia
- ↑ (fr) Il y a 120 ans, les Vauclusiens se soulevaient contre le coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte, articles parus dans le quotidien Le Provençal, édition de Vaucluse, du 2 au 7 décembre 1971.
- ↑ Bernard Amouretti, « L’Homme a longtemps été sous la dépendance de la Durance », Direction de l'environnement, du développement durable et de l'agriculture, La Durance : lien de vie du territoire régional, Conseil régional PACA, p 25
- ↑ (fr) Site officiel de l'aéroport d'Avignon - Caumont
- ↑ (fr) Site de la mairie - Histoire, les armoiries de la ville
- ↑ (fr) Gare Avignon TGV (2001) sur le site Structurae.de
- ↑ (fr) Ministère de l’Intérieur - Scrutin du 20 septembre 1992
- ↑ (fr) Ministère de l’Intérieur - Scrutin du 29 mai 2005
- ↑ (fr) Scrutin présidentiel de 2007 - Murs
- ↑ (fr) Ministère de l’Intérieur - Élections législatives de juin 2007
- ↑ (fr) Ministère de l’Intérieur - Élections Européennes de 2009
- ↑ (fr) Les mairies annexes
- (fr) Détails ici (doc .pdf)
- ↑ (fr) Information fiscale sur Taxes.com
- (fr) Sources Annuaire des Mairies
- (fr) Tri sélectif des déchets sur site de la mairie d'Avignon. Consulté le 2 novembre 2009
- ↑ (fr) Propreté sur site de la mairie d'Avignon. Consulté le 2 novembre 2009
- ↑ (fr) Surveillance de la radioactivité de l’air et de l’eau sur site de la mairie d'Avignon. Consulté le 2 novembre 2009
- ↑ (fr) Qualité de l'air sur site de la mairie d'Avignon. Consulté le 2 novembre 2009
- (fr) Les nuisances sonores dans les grandes villes et agglomérations, février 2003. Consulté le 2 novembre 2009
- ↑ (fr) Les riverains de l'aérodrome d'Avignon-Caumont reprennent le combat sur quotidien La Provence, 24 mai 2009. Consulté le 2 novembre 2009
- ↑ Association de Défense des Riverains de l’Aérodrome de Chateaublanc sur site du collectif national d'associations contre les nuisances de l'aviation légère (CANAL), 24 mai 2009. Consulté le 2 novembre 2009
- ↑ (fr) Villes Jumelées à Avignon
- ↑ (fr)Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 2 novembre 2009
- ↑ (fr)Population depuis le recensement de 1962 sur INSEE. Consulté le 2 novembre 2009
- ↑ (fr)Recensement de la population en 2006 sur INSEE. Consulté le 2 novembre 2009
- (fr) Sud Insee l'essentiel, n°10, doc PDF
- (fr) Recensement de la population de 2006, Provence-Alpes-Côte d'Azur : une région très urbaine, une croissance équilibrée par David Levy, Valérie Roux, Insee Provence-Alpes-Côte d'Azur
- ↑ chiffres de l'INSEE (2006)
- ↑ (fr) INSEE : Population totale par sexe et âge à Avignon (1990)
- ↑ (fr) INSEE : Population totale par sexe et âge à Avignon (1999)
- ↑ (fr) Listes de écoles d'Avignon
- (fr) Site de la mairie - enseignement supérieur
- ↑ (fr) Catalogue général des cartulaires des Archives départementales sur google book
- ↑ (fr) palmarès lycée Mistral l'étudiant
- ↑ (fr) lycée Saint Joseph
- ↑ (fr) deug prépa
- ↑ (fr) Site de la mairie - les beaux arts
- ↑ Simon Calamel et Dominique Javel, La langue d'oc pour étendard, Toulouse, Privat éditions, 2002.
- ↑ (fr) « Histoire », Site du festival d'Avignon
- ↑ Robert Abichared, « Festival d'Avignon », in Emmanuel de Waresquiel (dir.), Dictionnaire des politiques culturelles de la France depuis 1959. Paris : Larousse / CNRS éditions, 2001
- ↑ Centre Hospitalier d'Avignon Henri Duffaut,chiffres-clés
- ↑ (fr) Centre Hospitalier d'Avignon
- ↑ (fr) Histoire du Centre Hospitalier de Montfavet
- ↑ (fr) Centre Hospitalier de Montfavet : détails en format PDF
- (fr) Le sport à Avignon
- ↑ (fr) Site de basket archives Consulté le 20 aout 2009
- ↑ (fr) Site de OM4ever : Histoire du championnat de France de Football depuis 1932 Consulté le 21 aout 2009
- ↑ (fr) Autorisation de CSA d'emettre le 11/03/2008
- ↑ (fr) Médias avignonais
- ↑ (fr) Les paroisses d'Avignon
- ↑ (fr) Témoins de jéhovah
- ↑ (fr) L'église de scientologie à Avignon
- ↑ (fr) L'église évangélique laotienne à Avignon
- ↑ (fr) Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours à Avignon
- ↑ (fr) Site de la mairie - cimetière de Saint-Véran
- ↑ (fr) Saint-Véran : Détails et plans
- ↑ (fr) Site de la mairie - cimetière de Montfavet
- (fr) Site de la mairie - cimetières Barthelasse et Saint-Roch
- ↑ (fr) Les exonérations dans la Zone Franche Urbaine d'Avignon
- ↑ (fr) Cartes et plans de la Zone Franche Urbaine d'Avignon
- (fr) Principales zones d'activités du département [pdf]
- ↑ La zone abrite le Centre INRA réalise des recherches scientifiques en ingénierie de la gestion de l'environnement, pour les territoires cultivés et pour la forêt depuis 1953.
- ↑ CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl sur site de l'INSEE. Consulté le 9 septembre 2009
- (fr) petite page dédiée aux patrimoine d'Avignon sur le site Rosier
- ↑ (fr) Bibliothèques
- ↑ L. Imbert et abbé J. Sautel, op. cit., p. 52.
- ↑ L. Imbert et abbé J. Sautel, op. cit., p. 56.
- ↑ (fr) Reproduction de l'œuvre Les Demoiselles d'Avignon
- (fr) films tournés dans le Vaucluse
- ↑ Désiré Nisard, Souvenirs de voyage, Paris, 1838, 483 p., p. 5-39
- ↑ (fr) Notes d’un voyage dans le Midi de la France sur Google books
- ↑ (fr) Le palais des papes vu par Mérimée
- ↑ Alexandre Dumas, Impressions de voyage. Midi de la France, préface de C. Schopp, Éd. Michel Lévy frères, Paris, 1851, rééd. François Bourin, 1991, 407 p., pp. 212 à 229.
- ↑ (fr) Impressions de voyage. Midi de la France sur Google books
- ↑ (fr) Stendhal, Mémoire d'un touriste, pp. 211 à 216, Éd. Michel Lévy frères, Paris, 1854
- ↑ Henry James, A Little Tour in France, trad. franç. Voyage en France, Paris, Robert Laffont, 1987, 280 p., p. 235-241.
- ↑ Joseph Roth, Les Villes blanches. Croquis de voyage, récits, Seuil, Paris, 1994, 409 p., pp. 144-154, prem. éd. sous le titre Reisebilder, 1976.
- ↑ Jean Dupin, Le champ vertueux de bonne vie, appelé Mandevie ou les Mélancolies sur les conditions de ce monde.
- ↑ (fr) Jean-Noël Paquot, Mémoires pour servir à l'histoire littéraire de dix-sept provinces, Paris, 1769, Google books
- ↑ Cité par Jean Batany, Benoît XII et la construction du palais des papes jugé par un moraliste contemporain, in Avignon au Moyen-Âge, texte et documents, IREBMA, Avignon, 1988, vers 118-129, d'après le ms. Fr. 451, f° 90-91, de la Bibliothèque nationale, avec corrections prises dans le ms. E. 586, de la bibliothèque municipale de Besançon.
- ↑ (fr) Chroniques de Jean Froissart, p. 15 et passim, La réception du roi Charles VI par Clément VII au palais des Papes
- ↑ La mule du pape
- ↑ Frédéric Mistral,Le poème du Rhône, Éd. J. Laffitte, Marseille, 1980 (ISBN 9782734805632), ou Éd. William Blake et cie, Bordeaux, 1997 (ISBN 9782951012929). Voir aussi en provençal : Lou Pouèmo dóu Rose pdf en ligne
- ↑ Jacques Bouyala, Havsali et Nicole Minck, Le palais des papes d'Avignon, Éd. Sibou, collection Vivre le passé, Saint-Quentin-la-Poterie, 1985, 56 p. (ISBN 2-905586-00-1) La BD du palais des papes d'Avignon
- ↑ Jean-Tristan Roquebert, Sylvain Gagnière, Gérard Gros et Alain de Bussac, Palais des Papes, Éd. L'Instant durable, Clermont-Ferrand, 1991 (ISBN 9782864040484)
- ↑ Sophie Cassagnes-Brouquet, L'Anonyme d'Avignon, Éd. du Rouergue, Millau, 1992 (ISBN 2-905209-56-9).
- ↑ Michel Peyramaure, La tour des anges, Éd. Robert Laffont, Paris, 2000 (ISBN 9782221082591)
- ↑ Henri Coupon, Panique au Palais des Papes, Éd. de l'Aube, Collection L'aube noire, Paris, 2000 (ISBN 287678565X)
- ↑ Emmanuelle Rey-Magnan et Pascal Fontanille, La Prophétie d'Avignon, Éd. Michel Lafon, Paris, 2007 (ISBN 2749906539)
- ↑ (fr) Bloc de quatre, avec coin daté, du timbre poste émis par les PTT en 1938 représentant le palais des papes d'Avignon et le pont Saint-Bénézet
- ↑ (fr) Émission postale de l'île de Man, en 1974, représentant le pont Saint-Bénézet
- ↑ (fr) Le timbre poste émis par les îles Wallis-et-Futuna en 1997 représentant le palais des papes d'Avignon à l'occasion du cinquantenaire du Festival d'Avignon
- ↑ (fr) Timbre-poste émis en 2001 représentant Jean Vilar devant le palais des papes
- ↑ (fr) Palais des Papes - Avignon, timbre de 2009.
- Bernard Ely, La cuisine des provençaux – Saveur, santé, art de vivre. Edisud. 1997.
- ↑ Ouvrage collectif, La cuisine provençale, EditProjet, 2000.
- ↑ Pierre Chaillot, Le cuisinier méridional d'après la méthode provençale et languedocienne, 1839, Éd. ?, rééd. de 1984.
- ↑ (fr) Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français
- ↑ C. Chanot-Bullier. Vieilles recettes de cuisine provençale. Vieii receto de cousino prouvençale. P. Tacussel éditeur. Marseille. 1990.
- ↑ (fr) L'alose sur encyclopeche.com
- ↑ Bruno Eyrier, Le Rhône. Halage et batellerie – La vie du Rhône autrefois, Edicioun Prouvenço d'aro Avignon, 1996.
- ↑ Sonia Ezgulian, Cuisinière provençale, éditions Stéphane Bachès, 2007.
- Pèr Prouvènço - Garbo de tèste en lengo nostro – Parla dóu Rose et de la mar. Publications du centre de recherches et d'études méridionales. Saint-Rémy-de-Provence. 1983.
- ↑ Ouvrage collectif, L'alimentation provençale et la santé, 150 recettes traditionnelles, Mutualité sociale agricole et Éditions A. Barthélemy, Avignon, 1989.
- ↑ Jacques Marseille (sous la direction de), Dictionnaire de la Provence et de la Côte d'Azur, Éd. Larousse, Paris, 2002, p. 246. (ISBN 2035751055)
- ↑ (fr) Le navarin en avignonnaise sur cote-cuisine
- Tiré de "Vaucluse terre de Provence - Route des saveurs, édité par le Comité Départemental du Tourisme de Vaucluse.
- ↑ (fr) La papaline en Vaucluse - Provence
- (fr) Page sur Avignon sur le site de l'agence Rosier
- ↑ Marc Maynègre, op. cit., pp. 56 et 58.
- ↑ Marc Maynègre, op. cit., pp. 57-58.
- ↑ Marc Maynègre, op. cit., p. 61.
- ↑ Informations sur les armes de la ville sur le site de la mairie
- ↑ Malte-Brun, dans La France illustrée, tome V, 1884.
- ↑ Saints et Bienheureux sur le site du diocèse d'Avignon
- ↑ Saint Ruf sur saintsdeprovence.com
- ↑ les saints de Provence sur saintsdeprovence.com
- ↑ Jacques Baudoin, Grand livre des saints: culte et iconographie en Occident, 2006, page 401
- ↑ Lefranc, Renée. Et le pâtre Bénezet fit un pont pour Avignon. Avignon : Ed. RMG-Palais des Papes, 2000, p. 19-20. ISBN 2-906647-35-7
- ↑ Au cours de son passage à Avignon, Mérimée a déplorée cette affectation militaire en raison des dégradations et mutilations qu’elle suscitait, tout particulièrement au détriment des fresques qui ornaient le palais Le palais des papes vu par Mérimée.
- ↑ Le Palais des Papes, Avignon - guide de visite, op. cit., page 58
- ↑ (fr) La Loggia
- ↑ (fr) Archives municipales d'Avignon Les transformations du XIXe siècle
- ↑ André Hallay, Avignon et le Comtat Venaissin, Paris, 1909, cité par Dominique Vingtain, op. cit., p. 12.
- ↑ (fr) visite 3: Promenade des Teinturiers sur le site de la mairie
- (fr) Composition du XVe corps d'armée (première guerre mondiale)
- ↑ (fr) la vie en secteur en 1914-1918 / 118e territorial d'Avignon
- ↑ (fr) Histoire des hommes du 58e d'infanterie
- ↑ (fr) Historique des régiments d'infanterie.
- ↑ (fr) blog sur les « Régiments et Bataillons du Genie »
- ↑ . Ce regroupement fait suite aux lois cadres de 1912 et aux circulaires d'applications d'avril 1914
- ↑ (fr) le 4e Régiment du Génie avec constitution de l'arme du Génie en 1914
- ↑ (fr) amicale du 8e régiment de hussards
