Laon
| Laon | ||
Panorama de Laon |
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Blason |
Logo |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie | |
| Département | Aisne (préfecture) | |
| Arrondissement | Laon (chef-lieu) | |
| Canton | Chef-lieu de 2 cantons | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Laonnois | |
| Maire Mandat |
Antoine Lefèvre 2008-2014 |
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| Code postal | 02000 | |
| Code commune | 02408 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Laonnois | |
| Population municipale |
25 986 hab. (2010) | |
| Densité | 619 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 63 m — Max. 183 m | |
| Superficie | 42,00 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.ville-laon.fr/ | |
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Laon (prononcé [lɑ̃][1]) est une commune française, préfecture du département de l'Aisne et donc située dans la région Picardie. Ses habitants sont appelés les Laonnois (prononcer « lanoi »).
Ville fortifiée sur une colline, Laon possède de nombreux monuments médiévaux, des hôtels particuliers et des maisons des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles en grand nombre, notamment dans les rues Sérurier, Saint-Jean, Saint-Cyr ou Vinchon, véritables musées urbains. Son sous-sol est sillonné de souterrains, carrières et puits dont la préservation est l'un des enjeux patrimoniaux actuels. Située à son sommet, sa cathédrale lui a valu le surnom de « Montagne couronnée ».
En évoquant la ville dans une lettre à son épouse Adèle, Victor Hugo écrivait ceci[2] : « Tout est beau à Laon, les églises, les maisons, les environs, tout… »
Sommaire |
Toponymie [modifier]
Avant et pendant le Moyen Âge, Laon fut entre autres appelée successivement[3] Laudunum, Lugdunum Clavatum, Laudunensis, Laodunum, toponymes dans lesquels on retrouve le vieux mot gaulois dunos, signifiant château, forteresse et qui a laissé sa trace dans les noms de beaucoup de villes françaises même latinisées par les Romains. Il est ici associé au nom du dieu gaulois le plus vénéré, Lug. Laon signifie donc Forteresse de Lug.
Localisation géographique [modifier]
La ville de Laon, pour sa partie la plus ancienne (la ville haute), est édifiée sur une butte-témoin qui domine la plaine environnante d’une centaine de mètres. Cette butte, détachée de la cuesta d’Île-de-France, est essentiellement composée de sables. Les niveaux supérieurs sont constitués d’argile de Laon (Cuisien), de sables grossiers et de calcaires du Lutétien. Les argiles sont à l’origine d’une nappe aquifère qui donne naissance aux sources situées aux pieds des remparts de la ville haute. Celles-ci ont été aménagées en fontaines et abreuvoirs dès le Moyen Âge. Les sables et calcaires furent exploités très tôt, d’abord en carrières à ciel ouvert, puis en carrières souterraines, fournissant la pierre de construction et le sable pour les mortiers. Elle est traversée au sud par la rivière Ardon. Au nord de la butte s’étend la vaste plaine picarde. Du haut de la colline, par temps clair, le regard porte à plus de vingt kilomètres. À quelques kilomètres au sud, la côte d’Île-de-France marque la limite nord des plateaux du Soissonnais.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
D’après le recensement Insee de 2007, l'agglomération Laonnoise compte 35 463 habitants. La commune occupe le 311e rang au niveau national, alors qu'elle était au 295e en 1999, et le 3e au niveau départemental sur 816 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Laon depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1975 avec 27 914 habitants.
En 2010, la commune comptait 25 986 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,2 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,2 %, 15 à 29 ans = 25,7 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 15,1 %) ;
- 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 17,5 %, 15 à 29 ans = 22,1 %, 30 à 44 ans = 18,1 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 22,4 %).
Histoire [modifier]
La topographie de la ville en fait un site défensif exceptionnel qui, toutefois, crée également un hiatus entre le centre urbain – siège des pouvoirs – et ses faubourgs.
Antiquité [modifier]
La ville haute a probablement connu une petite occupation néolithique vers 3000 avant Jésus-Christ. En revanche, aucune trace de site des âges du bronze et du fer n’a été découverte jusqu'à maintenant.
L’occupation permanente de la ville haute ne débute que vers le milieu du Ier siècle av. J.-C. Nous n’avons, de Laon durant l’Antiquité, qu’une vision très sommaire. Le statut de la ville nous est totalement inconnu pour toute la période antique. Dans la ville basse, plusieurs sites gallo-romains sont attestés.
L’époque gallo-romaine est partout présente dans la ville haute, aussi bien pour le Haut Empire que pour le Bas Empire. Au moins pour l’Antiquité tardive, il est certain que le castrum a été fortifié, très probablement avec une muraille en maçonnerie. L’occupation du Bas Empire semble plus dense dans la Cité, à l’intérieur du castrum, que dans le Bourg.
Les premières traces de christianisme remontent au Ve siècle, comme en atteste une pierre funéraire paléochrétienne découverte en 1998.
Moyen Âge [modifier]
Entre 497 et 513, saint Remi[9], natif de la région laonnoise, élève Laon à la dignité de cité par la création d'un évêché démembré de celui de Reims. Au Xe siècle, au pouvoir épiscopal s’ajoute le pouvoir royal, Laon étant un lieu de résidence fréquent des derniers rois carolingiens.
Au VIe siècle, la Cité se confond encore probablement avec le castrum du Bas Empire. En 580, le duc Loup de Champagne, a mis sa femme en sûreté à l'intérieur des murs de la ville de Laon (Grégoire de Tours, Historia Francorum, livre VI).
Le tracé des remparts de la Cité, reconstruits ou agrandis à l’époque carolingienne, est totalement inconnu. En dehors des murs de la Cité, à l’ouest, le peuplement se développe dans le secteur de l’église Saint-Julien. Un ou plusieurs noyaux de peuplement semblent également se développer sur le bras sud-ouest de la butte. En ville basse, le faubourg de Vaux existe probablement avant même le haut Moyen Âge et les faubourgs de Saint-Marcel, de Semilly et de Leuilly apparaissent peut-être à cette époque. Le faubourg d’Ardon semble assez tardif et encore quasi inexistant au Xe siècle (le faubourg de La Neuville n'est fondé qu'à la fin du XIIe siècle).
La cité renferme la cathédrale, reconstruite dans le premier tiers du IXe siècle, la résidence de l’évêque et le cloître des chanoines au nord, et, au sud, le palais royal et l’abbaye saint Jean, un monastère double[10], fondé hors les murs par sainte Salaberge en 648[11], ou 641 selon l'historien Dominique Barthélemy[12] et dédié à saint Jean-Baptiste[13],[14].
L’abbaye Saint-Vincent n’apparaît dans les sources historiques qu’à la fin du IXe siècle. La plus ancienne mention de l’existence de cette église date de 886. Jusqu’en 961, elle est qualifiée d’ecclesia. Ce n’est que vers 961 que Saint-Vincent devient une abbaye, lorsque l'évêque de Laon, Roricon, fils bâtard du roi Charles le Simple favorise la venue d'une communauté de moines bénédictins venus de Saint-Benoît-sur-Loire qui remplacent un collège de chanoines[15].
Le 29 mars, jour du Jeudi saint[16] ou le 2 avril, dimanche des Rameaux de l'année 991[17], grâce à la trahison de l'évêque Ascelin, Hugues Capet, aidé de son fils Robert (le futur Robert II le Pieux), y fait prisonnier à la suite d'un long siège (988-991) Charles de Lorraine, oncle du dernier roi carolingien Louis V, qui revendiquait la couronne de France.
Dès la fin du XIe siècle, Laon connaît un développement très important, et, vers le milieu du XIIIe siècle, la ville abrite une population d’au moins 10 000 habitants, dont environ les deux tiers occupent la ville haute. La cité reste le centre des pouvoirs, le roi et l’évêque étant co-seigneurs de la ville. Durant tout le plein Moyen Âge, elle est le champ clos de conflits qui opposent ou unissent le roi, l’évêque, le chapitre cathédral, les abbayes et l’institution communale. Cependant, le roi, de plus en plus absent, laisse face à face l’Église et une bourgeoisie naissante issue de l’aristocratie locale. Après la révolte communale de 1112, l’évêque ne joue plus un rôle prépondérant, mais le plus important chapitre cathédral de France — 83 chanoines en 1270 — pèse de tout son poids sur la ville. Le conflit est résolu par une charte communale accordée par le roi Louis VI le Gros en août 1128, laquelle donne une autonomie soigneusement encadrée à la ville[18].
Au XIIe siècle, la ville connaît un essor économique important qui se traduit par une intense activité d’édification et reconstruction. Le chantier le plus important est celui de la cathédrale et du quartier canonial et épiscopal. Elle est aussi le siège de l'école de Laon, centre théologique [19] avec des maîtres comme Anselme de Laon.
Après la suppression de l’institution communale, la ville est gouvernée par un prévôt royal. Laon devient le siège du très important bailliage de Vermandois en 1237 et est dotée d'un présidial en 1551. Elle perd sa prééminence au profit de Soissons à l’extrême fin du XVIe siècle.
La cité est entièrement ceinte de remparts dès le XIe siècle, lesquels sont encore en place aujourd'hui dans un état de conservation remarquable. À l’ouest, le bourg est fortifié petit à petit, entre le XIIe et le XIVe siècle. Vers 1350, toute la ville haute est urbanisée et enclose, à l’exception de deux quartiers. Encore aujourd'hui, les remparts sont presque intégralement conservés en élévation et, malgré les remaniements postérieurs, leur tracé est resté très proche de celui du milieu du XIVe siècle.
Guerre de Cent Ans [modifier]
Le roi Charles VI dit le Fol avait pour médecin Guillaume de Harcigny qui habitait à Laon. Voici ce qu'en disait le chroniqueur Jean Froissart : « En ce temps là, avoit un très vaillant et sage médecin au royaume de France : et n'y avoit point son pareil nulle part. Icelui (Guillaume de Harcigny) demeuroit, pour ce temps, en la Cité de Laon »
En 1358, l'évêque de Laon, Robert Le Coq, conspire avec quelques habitants pour livrer la ville aux Navarrais, la conspiration est découverte et les complices de Robert Le Coq, qui s'est enfui, sont décapités.
En 1359, les Anglais d'Édouard III d'Angleterre, dévastent une partie de la ville mal fortifiée appelée la Villette. Ils mettent le feu à l'abbaye Saint-Vincent dont la riche bibliothèque part en fumée.
En juillet 1373, le fils d'Édouard III d'Angleterre, Jean de Gand, duc de Lancastre, assiège la ville mais il est contraint d'abandonner après avoir dévasté le faubourg de Vaux et plusieurs lieux environnants.
En septembre 1411, la ville, favorable aux Armagnacs, se rend à Jean sans Peur, duc de Bourgogne, après quelques jours de siège. Alors que Jean sans Peur était déclaré ennemi de l'État, le roi Charles VI lui reprend la ville en juin 1414. En 1418, elle retombe aux mains des Bourguignons. L'année suivante, Philippe le Bon, fils de Jean sans Peur, livre la ville aux Anglais qu'ils gardent jusqu'en 1429, au lendemain du sacre de Charles VII.
En mai 1471, par ses lettres patentes, Louis XI confirma les privilèges de l'église de Laon[20].
Renaissance et classicisme [modifier]
Pendant les guerres de religion, la ville qui a pris le parti des Ligueurs est assiégée. Sa garnison d’Espagnols commandée par le capitaine Mansfeld capitule devant Henri IV le 22 juillet 1594[21]. Au cours de ce siège[22], les Espagnols tentent de dégager la ville lors de la bataille de Cerny[23].
En 1596, le présidial est transféré à Soissons qui devient siège de la Généralité en 1599. Une citadelle est construite de 1595 à 1598[24] par l’architecte Jean Errard.
À cette époque, la ville se couvre de nouveaux bâtiments religieux ou profanes. Jouxtant les hôtels particuliers de la Cité s’élèvent alors les maisons plus modestes du Bourg. Les XVIe et XVIIe siècles voient ainsi se développer une architecture semi-privée de maisons étroites mais profondes, organisées autour de cours intérieures et élevées sur plusieurs niveaux de caves. Certaines possèdent des puits. Alors que partout en France triomphe l’architecture baroque de l’ostentation et du trompe-l’œil, le goût laonnois préfère une austérité calculée pour ses demeures privées où le raffinement extrême et la virtuosité des artisans se nichent dans les équilibres des cheminées de bois et de stucs, les balustres d’escaliers de bois ou les sombres boiseries sans ornements. Peu de ces témoignages fragiles ont eu la chance de résister aux injures des guerres et des hommes. Quelques maisons cependant, comme celle du 10, rue Saint-Cyr, préservent encore ces élégances cachées.
Le 18 septembre 1692, la ville est secouée par un tremblement de terre. Des secousses furent aussi ressenties le 18 février et le 30 avril 1756
À la Révolution française, Laon retrouve sa prééminence en devenant chef-lieu du département de l'Aisne. Ce choix s'explique par sa situation centrale dans ce nouveau territoire administratif, dont le découpage et l'établissement ont notamment été confiés à Jean Charles Joseph Hyacinthe de Sars, futur maire de Laon, par le roi Louis XVI en 1790. Le 20 mai 1790, par 411 voix contre 37 (pour Soissons), Laon devient donc le chef-lieu du département. La nouvelle administration s'installe dans l'ancienne abbaye Saint-Jean.
Premier Empire [modifier]
Lors de la bataille de Laon, à la fin de la campagne de France, Napoléon Ier subit une défaite face à l'armée de la Sixième coalition.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Laon se blasonnent ainsi : « d'argent à trois merlettes de sable, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or »[25]. |
Personnages célèbres [modifier]
- Preuve de Laon, martyre du Ve ou VIe siècle
- Saint Gobain (?-670)
- Bertrade de Laon (726-783), mère de Charlemagne
- Louis IV dit d'Outremer', roi de France (936-954)
- Adalbéron dit Ascelin (947-1030), évêque de Laon sous le roi Lothaire
- Charles de Basse-Lorraine (953-1001), frère du roi Lothaire
- Lothaire, roi de France (954-986)
- Grégoire VIII (?-1187), pape en 1187, fut moine puis chanoine régulier de l'abbaye Saint-Martin de Laon.
- Anselme de Laon (1050-1117), théologien
- Urbain IV (1195-1264) pape en 1261, fut chanoine et archidiacre de Laon pendant vingt ans.
- Nicolas III (1210-1280), cardinal puis pape en 1277, fut membre du chapitre de Laon.
- Henri de Laon (?-?), trouvère présent au tournoi de Chauvency en 1285, selon Jacques Bretel
- Guillaume d'Ercuis (1255-1315), prélat
- Clément VI (1291-1352), pape en 1342, fut chanoine trésorier du chapitre de Laon.
- Robert Le Coq (1310-1373), évêque de Laon, député aux États généraux de 1356.
- Enguerrand Quarton (1415-1466) peintre médiéval.
- Les Frères Le Nain : Antoine (1588-1648), Louis (1595-1648), et Mathieu (1607-1677), nés à Bourguignon-sous-Montbavin, près de Laon.
- Nicolas Lebègue (1631-1702) compositeur, organiste et claveciniste.
- Jacques Marquette (1637-1675), découvreur du Mississippi avec Louis Jolliet.
- Jean Mathieu Philibert Sérurier (1742-1819), général de la Révolution, maréchal d'Empire, gouverneur des Invalides, pair de France.
- Jean Simon Berthélemy (1743-1811), peintre
- Pierre Méchain (1744-1804), né à Laon, astronome.
- Gabriel Marie Théodore Joseph de Hédouville (1755-1825), général des armées de la République et de l'Empire.
- Théodore Charles de Hédouville (1767-1846), frère du précédent, militaire et diplomate français des XVIIIe et XIXe siècles
- Charles François Dulauloy (1761-1832), général des armées de la République et de l'Empire.
- Jacques-Alexandre de Signier (1768-1850), officier de l'Armée de Condé, maire de Laon.
- Alexandre-Fidèle-Armand de Signier(1784-1860), chevalier de Malte. Châtelain de Chaillevois.
- Pierre Watier, comte de Saint-Alphonse (1770-1846) général et écuyer de Napoléon Ier
- Hippolyte Lavoignat (1813-1896), graveur et peintre
- Champfleury (1821-1889).
- Georges Hubatz[26], (1912-1993) coureur cycliste de renommée internationale, 44e au Tour de France 1935[27], 5 fois vainqueur de Paris-Laon, de nombreuses courses avec les meilleurs mondiaux, etc.
- Gilbert Lavoine (1921-1965), champion d'Europe poids welter de boxe anglaise en 1953.
- Pierre Paulin (1927-2009), designer
- Francis Turbil (1925-1991), architecte, est né à Laon.
Autres personnalités [modifier]
- Paul Doumer, président de la République française sous la IIIe République (1931-1932), il fut au préalable député de Laon en 1888.
- Victor Suin
- Jean Wallon
- Augustin Melleville
- Magloire Perinne (1774-1859)
- Antoine Louis de Romance
- Édouard Fleury
- Pierre François André Méchain
- Edgar Raoul-Duval, magistrat et homme politique né à Laon le 9 avril 1832 et décédé à Monte-Carlo le 10 février 1887.
- Gaston Ganault
- Jean-Louis Dufeigneux
- Louis Abel Beffroy de Reigny
- Maxime de Sars, historien, né à Urcel.
- Henry de Buttet, historien.
- Jean Pierre-Bloch, homme politique socialiste, résistant, président de la LICRA.
Monuments et lieux touristiques [modifier]
Laon est classée ville d'art et d'histoire. C'est pleinement justifié au regard du nombre de bâtiments et de sites remarquables de la commune, notamment sur la Montagne de Laon. On compte, en 2008, 68 édifices classés au registre des Monuments Historiques, leur énumération exhaustive se trouve ici [1], on peut signaler parmi les monuments les plus remarquables :
- La cathédrale Notre-Dame, de style gothique, domine la colline, la ville et ses remparts. D'une longueur de 110 mètres, elle servit de modèle à la cathédrale Notre-Dame de Chartres et à celle de Paris. Elle a été édifiée entre 1150 et 1180, mais le chœur, trop petit dès 1200, est reconstruit au début du XIIIe siècle. Elle comprend notamment :
- Quatre tours, campaniles ou clochers dont Villard de Honnecourt a dit qu'elles étaient les « plus belles du monde ».
- Une tour-lanterne.
- Animaux sculptés grandeur nature : bœufs installés sur les étages des tours.
- Le palais épiscopal est situé immédiatement au nord de la cathédrale. Classé monument historique dès 1850, il constitue aujourd'hui le tribunal de grande instance de la ville. La grande salle de l'évêché (aujourd'hui salle de la cour d'assises) a des chapiteaux décorés remarquables, et comprend trois tourelles côté remparts et une galerie d'arcades côté cour. Deux chapelles superposées datent de la deuxième moitié du XIIe siècle.
- L'hôtel-Dieu date de la seconde moitié du XIIe siècle.
- La chapelle des Templiers date également du XIIe siècle (En 1145, une bulle du pape Innocent II accorda aux disciples du Temple le droit de bâtir leurs propres chapelles). De manière inhabituelle, elle a une nef octogonale et un clocher « peigne ». Elle est située dans l'enceinte du musée municipal de Laon, le musée d'art et d'archéologie.
- Abbaye Saint-Vincent de Laon
- Abbaye Saint-Jean de Laon
- Abbaye Saint-Martin de Laon
- L'église abbatiale Saint-Martin, de l'ordre des Prémontrés, édifiée à la même époque que la cathédrale. Sa façade date environ de 1270. L'abbaye, fondée en 1124, vit son logis abbatial de 1620 transformé en hôtel-Dieu après la Révolution.
- La chapelle des Templiers
- Temple protestant, rue de l'Arquebuse, construit en 1887.
Ville fleurie : deux fleurs attribuées en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[28].
Économie [modifier]
Laon possède un Centre Consulaire de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Aisne au 3, rue des Minimes. Il gère le Centre des formations des apprentis (CFA) de Laon.
Préfecture de l'Aisne, de nombreux emplois administratifs sont implantés sur la ville : services de la préfecture, Conseil général de l'Aisne, DDE, DDAS, Chambre d'agriculture etc.
Une antenne de l'IUT- UPJV de Picardie est présente à Laon, ainsi que le pôle départemental de formation des maîtres: IUFM.
Transports [modifier]
Laon est aisément accessible par la route N2 Paris-Bruxelles, et l'autoroute A26
13. Par le train, depuis la gare de Laon, 4 lignes y convergent : de Paris et Soissons, de Tergnier (Saint-Quentin, Amiens), de Reims, et d'Hirson.
Transport urbain [modifier]
Les Transports urbains laonnois sont composait de 4 lignes de bus et 1 ligne de navette.
Mini-métro [modifier]
La ville de Laon possède un mini-métro (Poma 2000), en grande partie aérien, qui est exploité par les Transports urbains laonnois (TUL)[29].
Ce « système funiculaire automatique », d'un dénivelé de 98 m, relie l'hôtel de ville (ville haute) à la gare de Laon (ville basse) sur un trajet de 1,5 km environ, en passant par la station de Vaux.
Le Poma 2000 tire son nom de la société qui l'a conçu : Pomagalski (société créée par Jean Pomagalski, spécialisée dans le transport par câble - notamment les remontées mécaniques des stations de ski).
Ce mini-métro a été mis en service le 4 février 1989.
Il remplace un ancien tramway à crémaillère datant de la fin du XIXe siècle (mis en service le 9 juillet 1899) qui avait été retiré de la circulation le 27 janvier 1971 pour raison de sécurité, après 72 ans de services.
Transport fevorraire [modifier]
Vie militaire [modifier]
Unités ayant été stationnées à Laon :
- 45e régiment d'infanterie de ligne, 1906 - 1914
- 29e régiment d'artillerie de campagne, 1906 - 1914
- 406e régiment d'artillerie anti-aériens, de 1938 (création) à juin 1940 (dissolution)
- 4e régiment de hussards, dissolution en 1984.
- 58e régiment de transmissions, dissolution en 2001.
- Centre d'Instruction du TRAIN 152(CIT152)], du 01/02/1956 (création) au 31/08/1966 (dissolution) [Quartier FOCH]
Jumelages [modifier]
Sport [modifier]
- Il y a trois clubs de football à Laon : le FC Laon (de la cité des cheminots), l'ASPTT Laon et l'US Laon. Ce dernier s'est signalé en rencontrant, le 20 janvier 2007, le champion de France Lyon en seizième de finale de la Coupe de France. Malgré les quatre divisions d'écart, Laon a ouvert le score par Vincent Koffman, avant d'être défait 3 buts à 1.
- Laon possède un champ de course, l'hippodrome d'Ardon.
- Chaque année un challenge international d'escrime Senior Masculin, réunissant les meilleurs escrimeurs français et étranger, est organisée à Laon.
- Du 9 au 11 mai 2013, la ville de Laon à accueillie la Finale de la Coupe de France de volley en Juniors Masculin.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters, 1994, p. 104.
- Victor Hugo, En voyage, volume 31, A. Michel, 1910, p. 30
- Laon, Ludunum Clavatum
- Conseil général de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Laon en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 20 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population de l'Aisne en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 20 novembre 2010
- Suzanne Martinet, Laon promontoire sacré des druides au IXe siècle, p. 40 ; janvier 1994
- Les amis de saint Colomban, Saint Bodon ou saint Leudin (Leudinus-Bodo), VIIe siècle
- Ville de Laon, service archéologique, Laon des origines à la Révolution
- Dominique Barthélemy, Rénovation d'une seigneurie : les chartes de Crécy-sur-Serre en Laonnois (1190), École des chartes, 1985, vol. 143, note 2 de bas de page 240
- Louis de Beaumont, Sainte Salaberge sur le site exultet
- Les amis de saint Colomban, Sainte Astrude
- Dom Robert Wyard, Histoire de l'abbaye de Saint-Vincent de Laon, page 117
- Henri de Boulainvilliers, Histoire de l'ancien gouvernement de la France, 1727, p. 147
- Edmond Pognon, Hugues Capet, roi de France, 1966), p. 147-148
- André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe ‑ XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p. 19
- Marie-Magdeleine Davy, Initiation à la symbolique romane, Champs Flammarion, 1977, p. 20.
- http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA421 Lettres patentes de Louis XI, Ham, mai 1471
- Jean Julg, Les Évêques dans l'histoire de la France : des origines à nos jours, Éditions Pierre Téqui, 2004, p. 211
- Suzanne Martinet, Le Siège de Laon sous Henri IV - 1594
- Maximilien Melleville, Dictionnaire historique, généalogique et géographique du département de l'Aisne - Cerny-les-Bucy, 1857, p. 134,
- Citadelle dite la Cité administrative, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Laon-guide : Histoire-monuments-environs, par Ernest Lemaitre, éditions A. Destrés, Laon, 1896, 102 pages.
- Tout le palmarès de Georges Hubatz
- Classement général du Tour de France 1935
- « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise, 5 juillet 2008
- Site officiel des Transports urbains laonnois
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Site consacré au musée et au service archéologique de Laon
- Site sur la ville de Laon
- Recensement de 2006 des communes de l'Aisne
Bibliographie [modifier]
- Jacques François Laurent Devisme, Histoire de la ville de Laon, tome premier et tome second, 1822.
- R. de La-Tour-du-Pin Chambly, Anciennes familles militaires du Laonnois, 1903.
- Maxime de Sars, Laon : huit cents ans de municipalité, 1933.
- M. Bur, dir. Histoire de Laon et du Laonnois, 1987.
- Victor Dessain : Laon : 1790-1945, Éditions Les Archives,1991.
- J. Lusse, Naissance d’une cité : Laon et le Laonnois du Ve au Xe siècle, 1992.
- A. Saint-Denis, Apogée d’une cité : Laon et le Laonnois aux XIIe et XIIIe siècles, 1994.
- D. Montagne Les Souterrains de Laon, 1998.
- J.-P. Jorrand, Laon dans « Archéologie des villes. Démarches et exemples en Picardie ». *Revue Archéologique de Picardie, 1999, n° spécial 16.
- M. Plouvier Laon. Une Acropole à la française et Laon. Belle île en terre, « Cahier du patrimoine » no 40, volume 1 et 2.
