Limoges

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Limoges

La gare des Bénédictins et le jet d’eau du Champ de Juillet
La gare des Bénédictins et le jet d’eau du Champ de Juillet

Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
Pays France
Région Limousin (préfecture)
Département Haute-Vienne (préfecture)
Arrondissement Limoges (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de seize cantons
Code Insee abr. 87085
Code postal 87000, 87100, 87280
Maire
Mandat en cours
Alain Rodet (PS)
2008 - 2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Limoges Métropole
Site internet http://www.ville-limoges.fr/
Démographie
Population 136 539 hab. (2006)
Densité 1 763 hab./km²
Aire urbaine 248 000 hab.
Gentilé Limougeauds
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 00″ Nord
       1° 15′ 00″ Est
/ 45.8500, 1.2500
Altitudes mini. 209 m — maxi. 431 m
Superficie 77,45 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Limoges (Lemòtges ou Limòtges en occitan) est une commune française du Sud-Ouest de la France, préfecture du département de la Haute-Vienne et de la région du Limousin. Ses habitants sont appelés les Limougeauds[N 1].

Elle est la 24e ville de France avec plus de 136 000 habitants, au cœur d’une agglomération de près de 190 000 habitants. Avec près de 248 000 habitants, elle constitue la 36e aire urbaine de France.

Limoges est ville d’art et d’histoire depuis le 24 janvier 2008.

En référence à son passé et aux événements historiques l'ayant marqué, telles la création de la Confédération générale du travail en 1895, les grèves ouvrières de 1905 ou la tradition de vote de gauche, la ville est parfois surnommée la ville rouge. Elle est également surnommée « capitale des arts du feu » en raison de l’implantation historique dans la ville de l’industrie de porcelaine, de renommée internationale, et de l’artisanat de l’émail et des vitraux.

Limoges, en tant que chef-lieu du Limousin, est fréquemment citée comme une des préfectures de région les moins connues et les plus isolées de France, même si sa qualité de vie et sa faible criminalité ont été reconnues par divers études et classements[Note 1].

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Localisation

Posée sur les contreforts ouest du Massif central, par 01°15'31 de longitude est et 45°49'55 de latitude nord, Limoges est située à 141,6 km à l'ouest de Clermont-Ferrand[1] et à 183,3 kilomètres à l'est de l’océan Atlantique (Marennes) [2]. Localisée à 346,3 km au sud de Paris[3], elle est située à 180 5 km au nord-est de Bordeaux[4] et à 248,4 km au nord de Toulouse[5].

Située en Limousin, dans le département de la Haute-Vienne, Limoges a une frontière commune avec treize autres communes : Couzeix, Chaptelat, Bonnac-la-Cote, Rilhac-Rancon, Le Palais-sur-Vienne, Panazol, Feytiat, le Vigen, Solignac, Condat, Isle, Verneuil et Saint-Gence. Son territoire, qui s'étale sur plus de 7 000 hectares, est l'un des plus vastes du département.

Rose des vents Saint-Gence, Couzeix Bonnac-la-Côte
Chaptelat
Rilhac-Rancon Rose des vents
Verneuil-sur-Vienne N Le Palais-sur-Vienne
Panazol
O    Limoges    E
S
Condat-sur-Vienne
Isle
Solignac
Le Vigen
Feytiat
Enclave: {{{enclave}}}

[modifier] hydrographie

La Vienne à Limoges

Située dans le bassin versant de la Loire, dans la circonscription hydrographique n° 4, Loire-Bretagne, Limoges relève de la région hydrographique Loire.

Son cours d'eau principal est la Vienne, dont elle marque la limite entre le bassin supérieur et le cours moyen. Construite, pour l'essentiel, sur sa rive droite, Limoges est la plus grande ville traversée par cette rivière.

Une seconde rivière est présente sur le territoire communal : l'Aurence. Affluent de la Vienne, l'Aurence, à l'origine du nom d'un quartier extérieur, le Val de l'Aurence, et d'une ZUP éponyme, prend sa source au nord de la commune dans les monts d'Ambazac[6].

Le troisième cours d'eau qui arrose Limoges est un ruisseau : L'Auzette[7]. L'Auzette prend sa source au lieu-dit Le Puy de Breix, sur la commune de Saint-Just-le-Martel. Elle traverse Panazol et Feytiat, puis passe à Limoges, où elle se jette dans la Vienne[8].

[modifier] Géologie, topographie et sismicité

Topographie de Limoges

Le territoire géographique de Limoges est situé sur la branche sud de la chaîne hercynienne, orogéne de 8 000 km de long et 1000 de large née de la formation de la Pangée par collision du Gondwana et du Laurussia-Baltica, dont émane le Massif central. Sous l'ére paléozoïque (éon phanérozoïque), de la fin du silurien au début du permien, l'évolution géologique liée à l'orogenèse hercynienne a donné au sous-sol de Limoges une structure en nappes de charriage empilées associée à plusieurs générations de granitoïdes. Il en résulte un socle support de roches métamorphiques granitiques du précambrien fait de gneiss et de granite d'anatexite[9].

L'agglomération, qui s'étend sur une superficie de 79,9 km2 [10], est construite, à l'instar de Rome ou Paris, sur sept collines[N 2]. Son altitude est, en moyenne, de 306 métres[11] et varie de 230 mètres sur les rives de la Vienne à plus de 400 mètres, au lieu-dit Goupilloux, au nord de la commune.

La sismicité est faible, et Limoges n'a été l'épicentre d'aucun tremblement de terre depuis 1661. Le dernier séisme ressenti dans la commune, d'une intensité de IV, a eu lieu le 21 avril 1983[12].

[modifier] Climat

La ville bénéficie du climat tempéré océanique de façade ouest, à légère tendance montagnarde, peut-être renforcé par les effets du réchauffement climatique. Si la pluviométrie est inférieure à ce qu'elle fut jusque dans les années 1980[13], les précipitations pluvieuses, sous l’influence de la montagne proche, restent assez importantes, entre 900 et 1 100 mm par an, mais plus espacées que par le passé. Les hivers, dont les épisodes neigeux se limitent à quelques journées de fortes précipitations, généralement fin janvier, peuvent être doux. L’été laisse place à un automne clément, et, assez régulièrement, à un été indien, rendu flambayant par la diversité des essences forestières présentes sur le territoire communal.

Relevé météorologique de Limoges-Bellegarde (1976-2005)
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,4 1,9 3,8 5,3 9,2 12,4 14,3 14,4 11,6 8,9 4,2 2,4 7,5
Température moyenne (°C) 4,0 5,1 7,7 9,4 13,5 16,8 18,9 19,1 16,0 12,5 7,3 5,1 11,3
Température maximale moyenne (°C) 6,6 8,2 11,5 13,4 17,7 21,1 23,5 23,7 20,3 16,0 10,3 7,7 15,0
Record de froid (°C)
(année du record)
-19,2
(1985)
-21,7
(1956)
-11,3
(1964)
-5,6
(1970)
-3,9
(1957)
1,2
(1969)
3,8
(1954)
2,2
(1966)
-1,2
(1962)
-5,4
(1955)
-10,2
(1956)
-13,6
(1967)
Record de chaleur (°C)
(année du record)
17,0
(1999)
22,0
(1998)
24,7
(2005)
27,8
(2005)
29,8
(2005)
34,7
(2003)
35,7
(1983)
37,2
(2003)
32,6
(1987)
27,3
(1985)
22,9
(1981)
18,3
(1983)
Source : Climat de Limoges - Haute-Vienne sur le site linternaute.com
Données climatiques générales de Limoges :
Temps Limoges[14] Moyenne nationale
Weather-clear.svg Ensoleillement 1 925 h/an[15],[16] 1 973 h/an
Weather-overcast-rare-showers.svg Pluie 1 023 mm/an[16] 770 mm/an
Weather-snow.svg Neige 18 jours/an 14 jours/an
Weather-violent-storm.svg Orage 23 jours/an 22 jours/an
Weather-day-more-fog.svg Brouillard 85 jours/an 40 jours/an

[modifier] Voies de communication et transports

[modifier] Voies aériennes

L’aéroport international de Limoges présente la particularité d'être situé sur le territoire communal même, à quinze minutes de voiture du centre-ville et des zones d'activités économiques. Géré par la chambre de commerce et d'industrie de Limoges, il est utilisé par quatre compagnies : Air France, Ryanair, FlyBe et Brit Air[17]. Le trafic, dopé par le low cost, est en augmentation régulière et si 391 189 personnes ont transité par Limoges-Bellegarde en 2007, le trafic devrait dépasser les 400 000 passagers en 2009 grâce à l'ouverture de lignes nouvelles[18].

Limoges-Bellegarde propose des vols réguliers directs vers trois destinations françaises (Lyon-Saint Exupéry, Nice-Côte d'Azur et Paris-Orly) et quatre destinations anglaises : Londres, Southampton, Nottingham et Liverpool[19]. Toutes les autres destinations sont accessibles par correspondance de Londres, Lyon ou Paris.

A ces vols réguliers s'ajoutent des dessertes estivales sur Bastia et Ajaccio ainsi qu'un programme saisonnier de vols charters vers des destinations touristiques d’Europe, d’Afrique du Nord et des DOM-TOM[20].

[modifier] Voies ferroviaires

Limoges : gare des Bénédictins

Limoges dispose de deux gares SNCF pour le trafic des passagers, la gare des Bénédictins et la gare des Charentes, dite Limoges-Montjovis depuis 2000.

Malgré la présence de deux gares de voyageurs, Limoges souffre de l'organisation en étoile à partir des gares parisiennes du réseau ferré français[N 3]. Ainsi, s'il faut environ 3h pour rejoindre Paris, 3h30 sont nécessaires pour ralier Toulouse, 2h30 pour Bordeaux, près de 4h pour Clermont-Ferrand, et environ 5h pour Lyon.

La gare des Bénédictins, placée sur l’axe Paris-Toulouse, est la plus fréquentée. Elle perd cependant du trafic depuis la réduction des dessertes Paris-Toulouse via Limoges, au profit de Bordeaux.

Sur le plan des liaisons est-ouest, la desserte par la Ligne Lyon - Bordeaux reste modeste, avec un aller/retour journalier unique. Le projet Transline visant à créer une liaison ferroviaire Voyageur/Fret entre le sillon rhodanien et la façade atlantique pourrait redonner une certaine vigueur à cette ligne.

Un projet de ligne à grande vitesse entre Poitiers et Limoges, qui s’est concrétisé en 2007 avec le lancement de la liaison TGV Lille-Brive, bien que se faisant en vitesse classique entre Paris et le Limousin, entretient l'idée d'une ligne à grande vitesse à l'horizon 2016. La ville de Limoges a programmé 100 000 € dans le cadre du Plan Pluriannuel d'Investissement 2009[21] pour les réflexions sur l'intégration du TGV en zone urbaine, et 125 000 € de participation aux études globales sur la future ligne.

La gare des Charentes[22], Limoges-Monjovis, dessert, depuis le 26 avril 1875[23], la ligne Angoulême-Limoges. Son trafic est faible, et depuis la jonction entre Limoges-Monjovis et Limoges-Bénédictins réalisée en 1895, les voyageurs préférent réaliser l'itinéraire au départ de la seconde.

[modifier] Voies routières

Limoges - transports.PNG
L'autoroute A20 franchissant la Vienne. Au fond, le viaduc ferroviaire du Puy-Imbert

Limoges est située sur l’autoroute A20, « l'Occitane », dont le tracé sur la commune est long de 13,5 km, et qui relie Vierzon à Montauban. Elle permet d’inclure Limoges dans un grand axe autoroutier européen qui va des Pays-Bas à l’Espagne, via Paris et Toulouse.

La ville est aussi à un carrefour d’où partent plusieurs routes nationales : la N147 relie Limoges à Poitiers, Tours, Châtellerault, Saumur et Angers ; la N21 relie Limoges à Périgueux et Agen ; la N141 la relie à Angoulême, Saintes à l’ouest, et Aubusson, Clermont-Ferrand à l’est.

Limoges est située entre deux carrefours importants : au Nord, la jonction entre la RN 145 (Route Centre-Europe-Atlantique : Suisse - Montluçon - Guéret, Poitiers et grand Ouest) et l’A20 (carrefour de La Croisière, près de La Souterraine) ; au Sud, entre l’A89 (Lyon - Bordeaux) et l’A20 à la hauteur de Brive-la-Gaillarde.

À l'intérieur de Limoges, plusieurs « voies pénétrantes » prolongent les routes rayonnant de Limoges jusqu'au cœur de la ville : rue François-Perrin pour la route de Périgueux, rue Armand-Dutreix pour la route d'Angoulême, avenue du Général-Leclerc et rue François-Chénieux pour la route de Paris, etc. Un boulevard périphérique, commencé dès les années 1970, vient d'être achevé par la liaison dite de liaison sud, entre le Clos-Moreau et l'autoroute A20 par le nouveau pont sur la Vienne.

En centre ville, les automobilistes disposent de plusieurs parkings souterrains payants (place de la République, place Franklin-Roosevelt, le Maupas, place d'Aine, place de la Motte) auxquels s'ajoute le vaste parking en plein air, également payant, de la place Winston-Churchill.

[modifier] Voies fluviales

Limoges est traversée par la Vienne, rivière se jetant dans la Loire à Candes-Saint-Martin, et par deux de ses affluents : l'Aurence et l'Auzette. Ces cours d'eau ne sont commercialement pas navigables.

[modifier] Transports en commun

Articles détaillés : Transports à Limoges et STCL.
Trolleybus Cristalis
Les lignes du réseau
Le logo de TCL

Si le tramway a été supprimé à Limoges en 1951, la ville est, avec Lyon, Nancy et Saint-Étienne l'une des quatre en France à posséder un réseau de trolley, qu’elle continue à développer.

De nouveaux trolleybus Irisbus Cristalis ont été mis en place en mai 2006 sur la ligne no 1 et en janvier 2007 sur la ligne no 4. Le conseil communautaire de la communauté d'agglomération a ensuite voté en juin 2008 un nouveau programme de renouvellement (2009-2011) prévoyant la livraison de 44 nouveaux véhicules[24].

Les transports sont gratuits pour les personnes de plus de 65 ans sous certaines conditions[25].

Les lignes de transport en commun régulières, numérotées de 1 à 41 (dont les cinq lignes de trolleybus), desservent les communes de Limoges, Condat-sur-Vienne, Feytiat, Isle, Le Palais-sur-Vienne, Panazol, Boisseuil, Rilhac-Rancon et Saint-Just-le-Martel et sont exploitées par la STCL[26] (Société des Transports en Commun de Limoges, souvent appelée TCL). À cela viennent s’ajouter deux lignes de nuit et cinq lignes circulant les dimanches et jours fériés.

Depuis le 4 septembre 2006, les dix-sept communes de la communauté d’agglomération sont reliées au réseau des bus de Limoges (TCL), contre six communes auparavant. Les huit communes de la Communauté qui ne sont pas desservies par les lignes régulières le sont par les bus dits « Télobus », transport à la demande.

Le développement et l'utilisation du réseau des transports en commun de Limoges reste inférieur à celui de la globalité des autres agglomérations de même taille. Ainsi, la fréquentation est sensiblement inférieure à celle observée dans les autres villes. Avec 13 millions de voyageurs par an en 2007 et 35 000 voyageurs par jour[27], Limoges se place loin derrière Tours et Caen (71 000 passagers par jour), Besançon (66 000 passagers), Aix-en-Provence (52 000 passagers), et se situe presque au même niveau que La Rochelle (31 000 passagers), pourtant peuplée de seulement 77 000 habitants[27].

Cette observation s'explique vraisemblablement par une place moindre accordée aux voies réservées aux bus, à une faible amplitude d'horaires (les bus roulent entre 6h et 20h30, et il n'existe que deux lignes de nuit). De plus, le temps d'attente entre deux véhicules reste souvent long, en général entre 10 et 15 minutes pour la majorité des lignes. L'échec des parcs-relais[27] installés par la Communauté d'agglomération, mais très faiblement utilisés[27], puisque le nombre de véhicules stationnant sur ces parkings excède rarement la dizaine, souligne encore un problème d'efficacité.

[modifier] Rues piétonnes

Les rues piétonnes de Limoges, peu nombreuses, sont situées en son centre : rue du Clocher, rue du Temple, rue du Consulat, rue de la Boucherie, rue Ferrerie. Ce sont pour la plupart des rues commerçantes.

[modifier] Pistes cyclables

Quelques itinéraires cyclables ont été tracés dans toute la commune, mais la topographie difficile de la ville et certains tracés[Note 2] limitent leur utilisation.

Si un système de location de vélos comparable au Vélib' fut un temps évoqué[28] pour 2008 dans le cadre de l'agenda 21 de la ville, la topographie et l'aspect des rues semblent être à l'origine de la non-réalisation d'un tel projet.

[modifier] Urbanisme

[modifier] Morphologie urbaine

Plan de l'agglomération de Limoges
Plan du centre-ville

L'agglomération a la forme d'un vaste Y et peut être divisée en quatre parties.

La première partie, qui correspond à la branche inférieure du Y, s'étend sur la rive gauche de la Vienne. Elle est constituée de trois lignes de crête (hauteurs de Panazol, hauteurs de Saint-Lazare, hauteurs de Condat à Feytiat), séparées par deux cours d'eau presque parallèles: l'Auzette et la Valoine. Ce secteur, dont les limites se fondent dans les développements urbains de Panazol et Condat-sur-Vienne, comprend de nombreuses zones résidentielles qui entourent les zones industrielles de Magré et Romanet.

La partie centrale s'étend sur la ligne de crête qui sépare la Vienne et l'Aurence. C'est sur son versant Sud-Est que s'est implantée Augustoritum, puis les deux agglomérations à l'origine de la ville actuelle : la Cité et le Château. Le développement industriel des XIXe et XXe siècles a entraîné une urbanisation rapide et parfois anarchique de ce secteur, caractérisé par la présence du centre historique, entouré d'un ensemble résidentiel, souvent de type pavillonnaire, mais acceuillant également quelques cités ouvrières et, de façon disséminée, des entreprises. La zone à urbaniser en priorité de l'Aurence, avec ses tours et ses barres édifiées dans les années 1960, borne, le long de l'Aurence, ce secteur dont le bois de la Bastide forme la limite. L'agglomération se prolonge vers Isle mais n'est pas en connection urbaine avec Le Palais-sur-Vienne.

La branche occidentale supérieure du Y s'étend, de part et d'autre de l'aéroport de Limoges-Bellegarde, de l'Aurence aux Coussades. Ce secteur, appelé Landouge du nom de son village principal, traversé dans sa longueur par la route de Limoges à Angoulême, a une forte personnalité. Encore rural, il s'urbanise très vite et les lotissements marquent de plus en plus ses paysages vallonnés.

La branche orientale supérieure s'étend, de part et d'autre de l'autoroute A20, des bois de la Bastide aux limites de Bonnac-la-Côte. La vallée supérieure de l’Aurence sépare deux vastes plateaux: au nord, l'ancienne commune de Beaune-les-Mines, rattachée en 1963, rurale mais s'urbanisant rapidement ; au sud, une zone hétérogène comprenant, d'ouest en est, la zone industrielle Nord entourée de quelques lotissements (Le Mas-Gigou, Le Mauzelet, etc.), la zone d'aménagement concerté de Beaubreuil, ses zones pavillonnaires, la technopole ESTER et ses entreprises de pointe.

[modifier] Quartiers

Maisons à colombages, en bord de Vienne
Place de la République, issue de la rénovation urbaine des années 60
Tour Gauguin n° 2-6-8, quartier de la Bastide

Construite à partir et autour de deux agglomérations voisines et rivales, à l'origine séparés d'une zone non-bâtie, le Château, qui relevait des vicomtes et la Cité, qui relevait de l'évêque, la ville s'est étalée, dépassant aux XIXe et XXe siècles les remparts médiévaux, dont le tracé est repris par les boulevards actuels.

Le quartier du Château, qui constitue, avec ses halles et ses rues commerçantes, le centre-ville, est également celui de l'Opéra-théâtre, de la préfecture et du conseil général. Il est doté d'une architecture trés diversifiée : les immeubles édifiés dans les années 1960, dans le cadre d'une politique visant à débarrasser Limoges de son image de cité sale aux rues étroites[29], cotoient des hôtels particuliers des XVIIIe et XIXe, des constructions Art déco (pavillon du Verdurier), et des maisons médiévales à colombages (rue de la Boucherie). Il est entouré des principaux carrefours de la ville : la place Denis Dussoubs, le carrefour Tourny, la place Léon Betoulle, la place des Carmes et l'ancien champ de foire (place Winston Churchill).

Le quartier de La Cité, bâti sur une hauteur dominant la Vienne est celui de la cathédrale. A partir de son parvis rayonnent d'étroites rues ayant préservé leurs maisons à colombages (rue des Allois et rue Porte-Panet). Il abrite le musée de l'Évêché et ses vastes jardins qui s'étendent sur la partie sud de la Cité. Le seul élément architectural récent d'importance notable, situé en limite de ce quartier qui a conservé son caractère médiéval, est le bâtiment abritant le siège et le services du Conseil régional.

Au nord de ce centre-ville bicéphale se trouve une zone hétéroclite, délimitée par les boulevards extérieurs. Elle comprend des quartiers ouvriers, composés majoritairement de petites maisons individuelles aux façades caractéristiques des années 1930, dites pavillons Loucheur[30] (quartiers Montplaisir, Les Ruchoux, Le Grand Treuil et La Brégère). Elle inclue également, dans sa partie sud-ouest, le quartier des Émailleurs[31]. Doté de maisons bourgeoises, d'hôtel particuliers et d'un square, ce quartier résidentiel est bordé, à l'est, par le quartier de la Mairie, qui regroupe de multiples bâtiments administratifs dont, outre la mairie, la faculté de Droit, la BFM, et une Cité administrative.

Au-delà des boulevards extérieurs, ainsi que sur la rive gauche, s'étalent lotissements pavillonnaires récents, barres et tours séparés par de vastes espaces verts (Auzette, val et ZUP de l'Aurence, bois et ZUP de la Bastide). Ces quartiers extérieurs abritent la majeure partie de la population [32] ainsi que plusieurs grands bâtiments (CHRU de Limoges, hôpital du Cluzeau). Le quartier de Beaubreuil, véritable ville en dehors de la ville, rassemble pavillons et HLM autour de structures administratives, culturelles et sportives (centre culturel Jean-Moulin, bibliothèque de Beaubreuil, palais des sports de Beaublanc et de centres commerciaux.

Au-delà de ces quartiers extérieurs sont situés, au nord comme au sud de l'agglomération, les zones commerciales et industrielles.

[modifier] Logement

Les cités du Vigenal

Pour une population qui s’élève, en 2006, à 132 397 habitants, Limoges dispose de 71 278 logements affectés à l'usage de résidence principale. Le nombre moyen de pièces par logement est de 3,3, et, par personne, de 1,8.

27 459 logements (soit 38,5 % du parc) sont la résidence principale de propriétaires. Les logements mis en location, au nombre de 42 021, représentent 59% du parc des résidences principales. Les 1789 logements restant (soit 2,5%) sont occupés à titre gratuit.

En 2004, sur un parc comptabilisé pour 70 047 unités, 25,5 % (soit 17 841 logements) sont recensés comme construits antérieurement à 1949[33].

Limoges est, historiquement, l'une des premières villes de France à s'engager dans le mouvement du logement social avec la constitution, dès 1920, d'un office municipal d'Habitations Bon Marché. La municipalité prend ainsi le relais des initiatives coopératives du XIXe sicécle, dont émane l'immeuble dit de l'Étoile (rue Monthyon) et qui offre, dès 1910, l'eau courante et des sanitaires privatifs à ses occupants[34]). La première réalisation de l'office HLM de Limoges fut la cité ouvrière de Beaublanc. Bâtie en 1924 sur le modèle de réalisations britanniques par Roger Gonthier dans l'esprit des cités jardins, elle se compose de 202 logements allant du deux au quatre pièces, dans des petits bâtiments en pierre de deux niveaux, avec jardin individuel pour chaque famille et des équipements collectifs (lavoirs, douches). La cité Albert-Thomas, réalisée peu après, reprend la conception en cité-jardin. Elle comprend vingt-huit immeubles de deux étages, équipés de l'eau courante, de sanitaires privatifs, de l'électricité et du gaz[29]. La cité des Coutures, bâtie à proximité de la gare des Bénédictins et, comme elle par l'architecte Gonthier, à l'usage des cheminots date de la même époque mais, comme la cité Victor-Thuillat, elle repose sur un concept différent, celui d'un groupe d'immeubles entourant une cour fermée. Les cités HLM plus récentes (Rodolphe-Maon) adoptent le profil de barres d'immeubles (Rodolphe-Maon). Le logement social, avec 15 649 logements HLM, représente 22 % des habitations principales et loge 33 780 limougeauds[35].

[modifier] Projets d'aménagement

Une des grandes réalisations de l'agglomération : la voie de liaison sud et le nouveau pont sur la Vienne

La ville a lancé depuis la fin du XXe siècle divers projets de travaux et de construction, portant notamment sur l'action culturelle et les loisirs, avec en particulier la restructuration et l’extension du conservatoire à rayonnement régional (anciennement CNR) et l’ouverture d'un troisième complexe cinématographique à l'extérieur de la ville. L’ouverture du Zénith de Limoges au printemps 2007, réalisé par l'architecte Bernard Tschumi, a doté la ville d'une nouvelle salle de spectacle dont la capacité est de 6 000 places.

La municipalité a également entrepris une vaste opération de réaménagement du quartier de la Cité, avec la rénovation des abords de la cathédrale : la place Saint-Étienne, autrefois parking anarchique, est réhabilitée selon une esthétique très minérale - et contestée[36] - chère aux aménageurs locaux (grande esplanade pavée sans végétation au milieu de laquelle est édifiée une fontaine aux formes géométriques, faite de plaques de granit à grains noirs et blancs). La transformation du musée de l'Évêché et le déplacement du musée de la Résistance et de la Déportation s'inscrivent aussi dans cette grande opération.

Le renouvellement du parc de trolleybus est détaillé ci-dessous. Citons aussi comme réalisations des années 2005 à 2008 la restructuration du réseau des crèches, la réfection de l’éclairage du parc des sports de Beaublanc, le réaménagement de diverses voies, dont la RD 2000 vers Aixe-sur-Vienne, l'aménagement de différents parcs relais aux alentours de Limoges, la réhabilitation de l’abattoir, ou bien encore le prolongement de la ligne 4 du trolley jusqu'à la nouvelle clinique Chénieux ouverte en 2008…[37].

La mise aux normes autoroutières prévue de l'échangeur dit de Grossereix sur l'A20, qui doit normalement restructurer totalement l'échangeur en supprimant entre autres l'accès à l'autoroute des usagers de la D914 reliant Limoges à Ambazac, est à la fin des années 2000, un vaste projet qui suscite des tensions locales persistantes[Note 3].

Enfin, certains projets restent toujours en phase d'étude : la mise en valeur du baptistère paléochrétien, la reconstitution d'une domus d'Augustoritum, et le réaménagement de la crypte de Saint Martial.[réf. nécessaire]

Prenant conscience de l'atout qu'est sa situation naturelle, la mairie lance dès 1965, sous l'impulsion de M. Gilbert Font, adjoint au maire, un projet d'espaces verts autour de la ville[32]. Le premier quartier écologique de France était envisagé dans l’ouest de la ville : il devait être composé de 121 logements dits HQE (Haute Qualité Environnementale)[Note 4]. Ce projet a été abandonné, en raison de la crise que connaît le secteur immobilier depuis 2008, à Limoges comme ailleurs[38].

[modifier] Toponymie

Le nom de Limoges provient de Civitas Lemovicum, la cité des Lémovices, devenu Lemovicas. Ce nom, préféré dès le IVe siècle[39] à celui d'Augustoritum (le « gué d'Auguste »), imposé par les Romains à la fin du Ier siècle av. J.-C., vient donc de celui de la tribu gauloise des Lémovices, vivant sur le territoire limousin durant l’Antiquité. Il deviendra Lemòtges (forme classique) ou Limòtges (forme locale usuelle) en occitan et Limoges en français.

Ainsi, « Limoges » vient indirectement de lemo (« orme »), et vices (« qui vainquent »), et signifie donc « vainqueurs avec l'orme ». En effet, il apparaît probable que les guerriers lémovices avaient pour habitude de tailler leurs armes dans de l'orme.

La toponymie limougeaude reste très marquée par la langue d'oc. Ainsi nombre de quartiers ou de rues ont un nom occitan qui n’a jamais été francisé : rue du Rajat (participe passé du verbe rajar, jaillir), Puy Las Rodas, place de la Bareyrette (las bareretas délimitaient les enclos dans lesquels étaient parquées les bêtes dans le quartier de la Boucherie). Certains ont été francisés phonétiquement sans prendre garde à la signification du nom. C’est le cas de la rue Cruche d’or qui correspond en fait au mot cruchador (à prononcer [krytsaˈdur]) désignant un type de balance.

[modifier] Histoire

[modifier] Héraldique

Blason de Limoges
Blason de Limoges
  • De gueules, au chef de Saint Martial de carnation, orné à l’antique d’or, ombré de sable, entre deux lettres gothiques d’or S et M ; au chef d’azur, chargé de trois fleurs de lis d’or[40].

Origine du blason : dès le Moyen Âge la municipalité de Limoges adopta pour emblème l'effigie de Saint Martial, qui avait évangélisé le Limousin au IIIe siècle et avait fondé à Limoges une abbaye dont le rayonnement fut immense. Le chef de France fut attribué en 1421 par le dauphin Charles, le futur roi Charles VII, en hommage à la résistance des habitants, bourgeois et consuls de la ville contre les Anglais, pour accroître leur cœur à servir la couronne de France de mieux en mieux[41].

Blason région fr Limousin.svg Blason de la vicomté de Limoges
  • D’hermine à la bordure de gueules

Origine du blason : dévasté par les Normands au IXe siècle, le Limousin fut incorporé de bonne heure à l'Aquitaine. Aliénor d'Aquitaine l'apporta en dot en 1152 à son second mari, Henri Plantagenêt, comte d'Anjou (bordure rouge) et futur roi d'Angleterre. La vicomté de Limoges, maîtresse de la plus grande partie du Haut Limousin, resta cependant le plus souvent indépendante. Marie de Comborn, héritière des derniers vicomtes, épousa en 1275 l'héritier des ducs de Bretagne, le futur Arthur II. L'hermine de Bretagne brisée d'une bordure forma les armes de la vicomté[42].

Logo Limoges.jpg Logo actuel de Limoges

Le logo de la ville de Limoges représente une flamme, qui évoque les arts du feu et les techniques liées (porcelaine et émaux, céramique industrielle). Le bleu et le rouge rappellent les couleurs dominantes du blason traditionnel de la ville. La forme ronde du logo rappelle initialement l'histoire de la ville, au travers de la forme des deux entités circulaires originelles : la Cité et le Château. On a pu par la suite trouver d'autres symbolisations, comme la forme de l'assiette de porcelaine, la technopole ESTER ou encore le ballon de basket du Limoges CSP[43].

[modifier] Historique

Article détaillé : Histoire de Limoges.

La ville historique a été fondée à la période romaine par la tribu des Lémovices, sous le nom d’Augustoritum, à la fin du Ier siècle avant notre ère. Le nom de la ville est la traduction du latin « gué d'Auguste ». La cité est placée au carrefour de deux grands axes économiques majeurs de l’époque : une branche de la Via Agrippa qui joignait Lugdunum (Lyon) à Mediolanum Santonum (Saintes), et la via Avaricum Tolosa entre Toulouse et Bourges. Augustoritum suivait le plan romain, c’est-à-dire des rues perpendiculaires et parallèles entre elles. Elle possédait un théâtre, des thermes, et un amphithéâtre, dont l’emplacement actuel est celui du jardin d’Orsay.

Article détaillé : Augustoritum.
Saint Éloi dans son atelier d'orfèvre, par Petrus Christus, 1449, huile sur toile, 98 x 85 cm, New York, Metropolitan Museum of Art.

Saint Martial évangélise la région à la fin du IIIe siècle.

La ville subit au IVe siècle les invasions barbares et la population quitte progressivement la ville antique ; une partie trouve refuge dans la Cité fortifiée.

Au début du VIIe siècle, les Francs s’emparent de la ville. C’est l’époque du futur célèbre saint Éloi, originaire de Chaptelat.

En 848, les gardiens du tombeau de saint Martial prennent l'habit monastique. Ainsi naît, à côté de la Cité, le monastère de Saint-Martial dont le rayonnement suscitera une nouvelle agglomération, le castellum Sanctis-Martialis, le Château.

Au Xe siècle, saint Martial devient le protecteur de la ville suite au miracle du mal des ardents (maladie causée par la consommation de pain de seigle ergoté) : l’exposition de ses reliques a permis la guérison des malades accourus dans la ville. Depuis, tous les sept ans, ont lieu à Limoges et en Limousin les ostensions : on ressort les reliques des saints pour une procession en mémoire de cet épisode de l’histoire régionale.

[modifier] La ville double

Ce plan réalisé par Cornuau en 1765 montre que la ville est toujours divisée en 2 entités : en haut, la Cité, en bas le Château (ici la ville).
Coquille en métal présente dans les rues de Limoges, et symbolisant le chemin de pèlerinage

Au Moyen Âge, Augustoritum, devenue Limoges, est une ville prospère, bien que divisée en deux : la Cité, siège religieux où est située la cathédrale Saint-Étienne, et le Château, autour du monastère Saint-Martial. L'action d'un moine lettré de cette abbaye, Adémar de Chabannes, conduit à la proclamation de l'apostolicité de saint Martial; rangé ainsi au rang des apôtres, le saint protecteur draine un courant de pèlerinage fructueux pour le monastère et la ville. Dénoncée dès le XVIIe siècle, cette apostolicité est définitivement abandonnée au début du XXe siècle[44].

La ville prend également de l’importance grâce à sa situation sur la Via Lemovicensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Au XIIe siècle, le vicomte Adémar fait incendier la Cité mais est condamné à la reconstruction. À la mort du roi de France Louis VI, son fils reprend le pouvoir mais perd la province du Limousin en répudiant sa femme. Celle-ci se remarie avec le roi d’Angleterre Henri Plantagenêt. Cette situation entraîne donc une suite de conflits qui culminent avec la guerre de Cent Ans.

En 1370, la Cité, vassale du roi d'Angleterre, ouvre ses portes aux troupes du roi de France ; le Château voisin reste fidèle au roi anglais. Le Prince Noir, quoique malade, accourt à la tête de son armée, met le siège devant la Cité et fait creuser une mine sous les remparts. La brèche faite, le massacre est grand mais bien moins que ne l'affirme Froissart dans ses chroniques. La Cité ne se relèvera jamais vraiment de ce drame.

Carte de la vicomté de Limoges

[modifier] La ville sainte

Limoges est assez peu affectée par la Réforme : on ne remarque que peu de conversions au protestantisme, une activité missionnaire assez faible, des troubles limités lors des guerres de Religion.

En revanche, au XVIIe siècle, la Contre-Réforme eut une grande importance dans la ville : six compagnies de pénitents sont créées (noirs, rouges ou pourpres, et blancs, qui ont laissé leurs noms à des rues de la ville, mais aussi gris, bleus et « feuille-morte », d'après la couleur de leur tenue). De nombreux couvents sont fondés (Visitation, ursulines, etc.), d'autres réformés (bénédictins, Saint-Martin des feuillants, etc.). Le collège des Jésuites, enfin, oriente la formation des élites limougeaudes. À ce tableau s'ajoutent l'importance des ostensions et de processions à grand spectacle (procession de l'octave de la fête du Saint-Sacrement, en particulier). Limoges y gagne le surnom de « ville sainte »[44].

L’intendant Turgot

Au XVIIIe siècle, l’intendant Turgot améliore considérablement le réseau routier limousin, relance l’économie limougeaude, favorise la création et le développement d’industries textiles, du cuir… Mais le véritable tournant est celui de 1765 : un gisement de kaolin est découvert à Saint-Yrieix-la-Perche, à 40 km au sud de Limoges. L’industrie de la porcelaine est lancée.

La Révolution est peu marquée à Limoges. Un bref épisode de la Grande Peur y est signalé. La déchristianisation connaît comme partout les confiscations des biens du clergé et les fermetures d'églises. Un prêtre, l'abbé Chabrol, est tué dans une émeute plus ou moins spontanée, et quelques prêtres sont guillotinés. En 1792, la Cité et le Château sont enfin réunis, formant une commune unique[45].

[modifier] La ville rouge

Limoges doit son surnom de ville rouge aux mouvements ouvriers de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Pauline Roland surnomma même la ville la « Rome du Socialisme »[46]. Ainsi, en 1848, des émeutes très graves marquent les élections législatives[46]; en 1851, Limoges tente de s'opposer au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, avant de connaître, en 1871, un très éphémère, mais tragique, épisode de Commune. La CGT est créée à Limoges en 1895[47]. Enfin et surtout, en avril 1905, une protestation, contre les pouvoirs des contremaîtres jugés exorbitants, dans le milieu ouvrier de la porcelaine (usine Théodore Haviland, notamment) et de la chapellerie (usine Beaulieu) tourne à l'émeute, causant un mort, Camille Vardelle[48],[49].

Cette photographie datant du 1er juillet 1940, prise Place Jourdan, montre une automobile de la propagande allemande entourées de Limougeauds venus aux nouvelles

Durant toute cette période, les milieux ouvriers limougeauds se détachent progressivement de la pratique religieuse pendant que l'importance d'une franc-maçonnerie dynamique et militante s'accroît. Le mouvement coopératif et mutualiste prend une grande ampleur. En témoigne la construction en 1911 du bâtiment Ciné-Union par la coopérative « l'Union de Limoges », qui sert autant de salle de réunion que de spectacle[29]. Il est désormais un bâtiment du Centre dramatique national. Aux élections, la municipalité passe à droite en 1906, puis de nouveau en 1908 avant de basculer à gauche en 1912 pour s'y maintenir durablement. Léon Betoulle est élu maire en mai 1912, battant Louis Goujaud, lors d'une séance homérique. Il est réélu en 1919, 1925, 1929, 1935, et redeviendra maire après la Libération, en 1947.

Les événements de 1905 avaient été marqués par une forte hostilité entre les manifestants et l'armée, chargée du maintien de l'ordre. Depuis cette date, l'État-major avait une mauvaise opinion de la mentalité limougeaude. C'est peut-être pour cette raison, entre autres, que, lors des revers français d'août 1914, Joffre, alors encore général, assignait à résidence à Limoges, des officiers qu’il avait relevés de leur commandement. De cet épisode est né le terme limogeage.

Le secteur industriel est à son apogée entre 1850 et les années 1930. En témoigne la création des grandes usines porcelainières Haviland, en 1892, dans le quartier du Mas-Loubier et dès 1852 sur le site de l'actuel Centre commercial Saint-Martial. La première de ces usines devient rapidement la plus grande de la ville avec, en 1907, 800 ouvriers pour 17 fours. Parallèlement à ces structures imposantes, la micro-industrie porcelainière perdure, avec des entreprises telles l'usine Labesse, qui emploie 90 personnes de 1873 à 1938[50].

La ville, en zone libre jusqu'en 1942, est libérée sans effusion de sang par les résistants FTP, du colonel Guingouin, le 21 août 1944.

[modifier] Politique et administration

[modifier] Tendances politiques et résultats

La ville de Limoges, comme l’ensemble de la Haute-Vienne, est traditionnellement de gauche (socialiste). C’est à Limoges que fut fondée la CGT (Confédération générale du travail) lors de son Congrès constitutif du 23 septembre 1895 au 28 septembre 1895. La mairie est à gauche depuis bientôt un siècle. Le dernier maire non socialiste ou non communiste fut, exceptée la parenthèse du régime de Vichy, après François Chénieux, maire jusqu'en 1910, Émile Dantony (négociant) de 1910 à 1912. L’actuelle mairie est dirigée par le député PS Alain Rodet depuis dix-huit ans. Il est réélu dès le premier tour en mars 2008 avec 56 % des voix : ce sont surtout les quartiers populaires qui l'ont plébiscité (ZUP de l'Aurence, ZAC de Beaubreuil, cités de la Bastide et des Portes-Ferrées, quartier du Vigenal). Ainsi, la liste du maire sortant a obtenu 76,9 % des voix dans le bureau de l'école de la Bastide, 72,9 % dans le premier bureau de l'école René Blanchot ou 66,7 % dans le second bureau de l'école du Vigenal[51].

Limoges est aussi le siège central du syndicat étudiant Fédération syndicale étudiante.

Il faut aussi souligner l'importance qu'a eu la franc-maçonnerie à Limoges et, plus largement, en Haute-Vienne, tout au long du XXe siècle, et qu'elle continue à avoir de façon notable. La première loge maçonnique, l'Anglaise, fut ainsi installée en 1751, et d'autres se créèrent durant la seconde moitié du XVIIIe siècle. Les premiers franc-maçons étaient davantage des bourgeois (avocats, médecins), rejoints par plusieurs ecclésiastiques. L'organisation prend son essor au long du XIXe siècle, notamment avec la révolution de 1848, à laquelle les franc-maçons prennent une part importante à Limoges, ainsi qu'avec l'arrivée de personnalités influentes, comme Jules Claretie et Ernest Ruben. Les francs-maçons furent également nombreux à s'engager dans la politique locale sous le Second Empire puis la IIIe République, ainsi que dans les milieux économiques, et notamment l'industrie porcelainière[52].

En 2002, il existe ainsi une trentaine de loges à Limoges, réunissant probablement 1 400 à 2 000 personnes[52].

En 2006, 867 dossiers ont été traités dans les six séances du conseil municipal, soit une moyenne de 144 dossiers par séance. 28 réunions se sont tenues pour les dix comités de quartier, soit moins de trois réunions par an et par comité[53].

[modifier] Administration municipale

Le conseil municipal en 2001
Le conseil municipal en 2008

[modifier] Intercommunalité et division administratives

Carte des communes de Limoges Métropole

Limoges faisait partie avant 2002 de la communauté de communes (ou SIVOM) de l'agglomération de Limoges. Cette structure a été remplacée en novembre 2002 par la Communauté d'agglomération Limoges Métropole, qui regroupe dix-sept communes de l'unité urbaine. De plus, la ville fait partie, en tant que commune de Limoges Métropole, du Pays de Limoges (loi Voynet).

En 1962, la commune a été fusionnée avec celle de Beaune-les-Mines, formant la commune de Limoges actuelle. Beaune-les-Mines a cependant gardé, de par son éloignement du centre-ville, son aspect de village indépendant. La commune de Limoges est ainsi formée de la ville-centre et de plusieurs quartiers excentrés nommés ici « écarts ». Limoges est divisée en seize cantons.

Article détaillé : Cantons de Limoges.

[modifier] Liste des maires

Liste des maires successifs depuis 1912
Période Identité Étiquette Qualité
1912 1941 Léon Betoulle SFIO Employé de bureau
1941 1944 André Faure
1944 1945 Henri Chadourne PCF Médecin
1945 1947 Georges Guingouin PCF Instituteur
1947 1956 Léon Betoulle PSD Employé de bureau
1956 1990 Louis Longequeue PS Pharmacien
1990 en cours Alain Rodet PS Économiste

[modifier] Instances judiciaires et administratives

En tant que chef-lieu de région, Limoges dispose d'un ensemble judiciaire important : tribunal de grande instance, cour d'assises, conseil des prud'hommes, cour d'appel.

La prison départementale, construite en 1856 place Winston-Churchill, offre l'avantage d'être située en centre ville, proche du tribunal ; les familles peuvent aisément venir visiter leurs détenus et les transferts de prisonniers sont facilités. Par contre la prison est qualifiée de vétuste et reste surpeuplée. En 2009, le gouvernement annonce prévoir la création d'une nouvelle prison d'ici à 2014, avec une capacité d'accueil de 700 détenus[54].

Le départ de l'armée de la ville en 2011 laisse envisager l'installation de la nouvelle structure sur l'ancien terrain militaire du Mas de l'âge, à Couzeix[55].

[modifier] Parcs et jardins

La rivière anglaise du parc Victor Thuillat

Limoges, ville fleurie récompensée de quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris de France[56], « Lauréat européen » en 2001 et « Prix national » en 2002, est dotée de nombreux parcs. Le plus ancien est le jardin d’Orsay. Créé par l'intendant Boucher d'Orsay au XVIIIe siècle, à l’ouest du centre-ville, sur les vestiges de l’amphithéâtre romain d’Augustoritum, il couvre une superficie de 1,8 ha. On y trouve un des monuments aux morts municipaux. Le jardin de l'Évêché, construit à partir de 1777, est l'ancien parc d'agrément du palais épiscopal. Il regroupe, près du musée du même nom, sur environ quatre hectares, un jardin botanique, un jardin à la française et un parc de jeux. Le Champ de Juillet, situé au pied de la gare des Bénédictins, d'une superficie de 4 ha, a été créé au XIXe siècle pour servir de terrain de manœuvre militaire. Doté d'un nom né d'une confusion entre champ de Mars et monarchie de Juillet, il est orné de nombreuses statues. Cet espace, qui accueillait autrefois la Foire-Exposition, est le lieu de la grande fête foraine d’hiver, laquelle se tenait précédemment dans le jardin d’Orsay. Le parc Victor Thuillat, du nom d'un conseiller municipal, est l'ancien jardin d'agrément du manoir de la Grange-Garat, devenu jardin public dans les années 1960. D'une superficie de 3,7 ha, situé dans un quartier ouvrier au nord-ouest du centre ville, il offre une rivière anglaise et des parterres fleuris.

D'autres jardins publics, plus récents, sont issus de l'expansion de la ville dans la seconde moitié du XXe siècle. C'est la cas du parc de l’Aurence, qui s'étale sur près de 40 ha entre Couzeix et Limoges. Etabli dans la vallée de l’Aurence, il borde les cités de la ZUP de l’Aurence et les quartiers résidentiels de Corgnac, Beaublanc et du Vigenal. Le parc de l’Auzette (16 ha sur Limoges), partant des communes de Panazol et Feytiat, constitue une « coulée verte », trait d’union entre la campagne limousine et le quartier historique des Ponts. Les bords de Vienne constituent deux bandes de verdure, agrémentées de jeux et de structures sportives de Panazol à Condat-sur-Vienne sur la rive gauche et de l'autoroute à la nouvelle voie dite de liaison sud sur la rive droite. La roseraie du Mas-Jambost, route de Saint-Junien, abrite plus de 200 variétés de roses[57]. Le bois de la Bastide (plus de 90 ha), situé entre la zone industrielle Nord et Beaubreuil, issu de la forêt qui entourait le château de la Bastide, est traversé d'un parcours de santé.

[modifier] Jumelages

La ville de Limoges est jumelée avec plusieurs villes :

Ces jumelages s'entretiennent par divers échanges, notamment scolaires, avec Charlotte, Fürth et Hrdona, et par différentes manifestations, comme le Concert des Cités Unies, qui réunit chaque été des musiciens issus de ces différentes villes.

La ville de Limoges participe en outre à l’aide au développement du département de Pabré, au Burkina Faso.

Blank map of world no country borders.PNG
Hrodna (Biélorussie)
Plzeň (République tchèque)
Fürth (Allemagne)
Charlotte (États-Unis)
Seto (Japon)
Département de Pabré (Burkina Faso)

[modifier] Population et société

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
20 864 20 255 21 757 24 992 27 070 29 706 29 870 38 119 41 630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
46 564 51 053 53 022 55 134 59 011 63 765 68 477 72 697 77 703
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
84 121 88 597 92 181 90 187 98 209 92 577 95 217 107 857 105 990
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
118 576 132 935 143 725 140 400 133 464 133 968 136 539 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Évolution démographique de 1793 à 2006

[modifier] La commune-centre

En constante augmentation depuis la fin du XVIIIe siècle, grâce à la révolution industrielle et à l’essor des manufactures (porcelaine, cuir…), la population limougeaude connaît, dans les années 1970-1990, en même temps que le déclin des industries, une baisse significative, qui est en partie due à l’enclavement et à l’isolement de la région. À partir des années 1990, l’arrivée d’infrastructures routières (autoroute A20) et ferroviaires (amélioration de la ligne Paris-Toulouse), et l’installation d’entreprises de techniques de pointe, de services modernes, et d'établissements d'importance nationale, telles que le CNASEA, la technopole en 1992, permettent un nouvel essor de la population.

Cependant, les paramètres cités ci-dessus avantagent plus les communes de la périphérie, notamment Panazol et Couzeix, deux villes dortoirs, dont certaines ont vu leur population tripler, voire quadrupler, en quelques décennies.

La population de Limoges est vieillissante (moins d'enfants que la moyenne nationale et plus de personnes âgées). La tranche d'âge autour de vingt ans apparaît forte en raison de la présence d'une université qui draine les étudiants de toute la région.

Le rayonnement de Limoges sur la quasi-totalité de la région Limousin est en partie du à son poids démographique important, puisque l'agglomération de Limoges, avec près de 190 000 habitants, concentre environ 25 % de la population régionale. Si c'est inférieur à ce qu'on observe pour la plupart des grandes agglomérations françaises, comme Paris, Marseille ou Toulouse, c'est une proportion supérieure à nombre d'autres capitales régionales sensiblement de la même importance économique, comme Poitiers (7 %), Caen (14 %) ou Clermont-Ferrand (21 %).

[modifier] L’agglomération

Limoges est au cœur d'une agglomération dont la population totale s'élève à plus de 173 000 habitants (chiffres 1999). La ville fait en outre partie de la communauté d'agglomération Limoges Métropole depuis sa création en 2002, avec seize autres communes, et du Pays de Limoges (loi Voynet), avec vingt-quatre autres communes. L'aire urbaine de Limoges est peuplée de 247 944 habitants.

On peut différencier deux types de « couronnes » :

  • La 1re couronne, ou proche banlieue, peuplée de 176 500 habitants en 2005, regroupe six communes : Limoges, Panazol, Feytiat, Isle, Couzeix, Le Palais-sur-Vienne. Elle forme une unité urbaine sans véritable rupture entre Limoges et les autres communes. Certaines de ces communes forment ainsi des sortes de faubourgs de Limoges.

Les parties urbanisées de Condat-sur-Vienne, pourtant commune limitrophe de celle de Limoges, sont encore séparées de cette dernière par des zones agricoles en voie de réduction progressive.

On peut y ajouter une sorte de grande couronne qui serait peuplée de plus de 200 000 habitants et regrouperait ainsi une vingtaine de communes : Limoges, Panazol, Feytiat, Condat-sur-Vienne, Isle, Couzeix, Le Palais-sur-Vienne, Rilhac-Rancon, Saint-Just-le-Martel, Bosmie-l'Aiguille, Verneuil-sur-Vienne, Boisseuil, Chaptelat, Bonnac-la-Côte, Aixe-sur-Vienne, Solignac, Le Vigen, Eyjeaux, et même Veyrac ou Nieul. Cette unité rassemble les communes de la communauté d'agglomération Limoges Métropole, d'autres communes proches, ainsi que celles dont la population augmente depuis le recensement de 1999, subissant le phénomène récent de la rurbanisation.

[modifier] Enseignement

[modifier] Établissements scolaires

La ville administre 40 écoles maternelles et 46 écoles élémentaires communales. Le primaire regroupe 9 458 élèves[53]. Le coût est de 2 000 € par an et par élève.

Le projet d’une calandreta apparaît en 1992, avec la constitution d’une association. Avec le soutien du conseil régional, l’école maternelle ouvre en 1994, puis le cours préparatoire en 1998[58]. Elle assure l’ensemble des classes de la maternelle et du primaire.

À Limoges, le département gère 14 collèges et la région Limousin 13 lycées.

[modifier] Vie universitaire

Article détaillé : Université de Limoges.
L'institut d'ingénierie informatique

Limoges est le siège d'une université depuis 1968. Auparavant, elle dépendait de celle de Poitiers. Elle accueille près de 20 000 étudiants.

Elle est le siège de l'École nationale supérieure d'ingénieurs de Limoges[59], de l’Institut d'ingénierie informatique de Limoges[60], de l’École nationale supérieure de céramique industrielle, et de l’École nationale supérieure d'art de Limoges-Aubusson[61], qui regroupe les écoles nationales d’art décoratif de Limoges et d’Aubusson. Cette école, également connue sous le nom d’école des Beaux-Arts ou école d’art décoratif, est indépendante de l’université ; elle est sous la tutelle du ministère de la Culture. Elle offre des cursus d’art et de design. L’école est spécialisée dans la céramique et la tapisserie. Les diplômes sont obtenus après cinq ans. Il n’existe que cinq écoles nationales supérieures d'art en France.

Limoges comprend également, au sein de son université, une faculté de droit avec de nombreuses formations, réputée notamment en droit de l'environnement, droit du sport, et droit notarial; une faculté de médecine et de pharmacie, une faculté des sciences, une faculté de lettres et sciences humaines; également, un institut universitaire de technologie de dix départements, un IAE depuis la rentrée 2007, un institut de préparation à l'administration générale, un institut universitaire spécialisé.

Limoges abrite une École nationale d'arts décoratifs avec des spécialisations sur les arts du feu, un institut universitaire de formation des maîtres, un centre national de formation aux métiers de l'eau, plusieurs classes préparatoires aux grandes écoles, dix-neuf formations en BTS. L'école de commerce de Limoges, « l'ES2C », connaît une réputation grandissante.

[modifier] Manifestations culturelles et festivités

La frairie des petits ventres

La ville est animée de nombreuses foires, marchés ou brocantes.

Les Puces de la Cité, sont une foire à la brocante qui se déroule tous les deuxièmes dimanches du mois dans le quartier de la Cité. Le principal marché de la ville se tient chaque samedi matin, sur la place Marceau.

La Foire exposition de Limoges est organisée annuellement durant la semaine de l’Ascension en mai.

Les Ostensions limousines, lors desquelles les Limougeauds célèbrent Saint Martial ont lieu tous les sept ans, lors de manifestations religieuses et populaires. Cette tradition remonte à l’an 994. Les dernières Ostensions ont eu lieu les 18 et 19 avril 2009.

Le défilé de Carnaval entourant Mardi gras réunit chaque année des milliers de spectateurs dont de nombreux enfants déguisés et maquillés, conformément à la coutume.

La Foire de la Saint Loup est organisée le dernier week-end de mai.

La fête des ponts se tient, sur les bords de Vienne, à la mi-juin et donne lieu à un défilé de barques à fond plat décorées et ornées, ainsi qu'à diverses animations.

Au mois d'août, le festival cuivres en fête qui rassemble les plus grands musiciens du domaine pour une semaine de concerts.

La Frairie des petits ventres, triperie traditionnelle dans la rue médiévale de la Boucherie, rassemble chaque 3e vendredi d’octobre des milliers de Limougeauds autour de diverses spécialités culinaires : (rognons blancs, boudin aux châtaignes, cidre, vin rosé de Verneuil-sur-Vienne.

La fête foraine d’hiver, se tient entre la mi-décembre et début janvier au Champ de Juillet et la Foire des Saints Innocents, le dernier week-end de décembre. Le Marché de Noël se tient sur la place de la Motte.

[modifier] Santé

Hôpitaux, cliniques, centres médicaux et maisons de retraites
Le CHU

Limoges accueille le Centre hospitalier régional universitaire Dupuytren, le premier employeur de la région Limousin. Ce grand hôpital fut inauguré en 1976 par Jacques Chirac et Simone Veil, respectivement 1er ministre et ministre de la Santé. Il se situe au sud-ouest de la ville, au sein d'un ensemble de bâtiments de santé et de soins. Il est ainsi voisin du Centre hospitalier spécialisé Esquirol, et du récent Hôpital de la mère et l'enfant.

L'hospice Chastaingt a été fondé en 1899 grâce au legs d'un mécène, en faveur des personnes âgées en fin de vie[62].

Les cliniques privées du Colombier, François-Chénieux et des Émailleurs complètent le dispositif sanitaire de Limoges. Une maison médicale, localisée boulevard Gambetta assure, les nuits et les week-ends, la continuité de consultations médicales .

[modifier] Sécurité

Limoges dispose d'un commissariat de police, de deux casernes de gendarmerie et d'une caserne de Compagnie républicaine de sécurité (CRS 20).

Limoges est réputée être une ville relativement calme, sauf dans certaines cités où une petite délinquance sévit de façon assez endémique[63]. En centre-ville, la présence de marginaux sans domicile fixe a suscité des incidents à l'automne 2007[64].

[modifier] Armée

Article détaillé : Vie militaire à Limoges.
L'hôtel de commandement des forces armées, situé place Jourdan

Ville de garnison ancienne (établissement d'un état-major de subdivision militaire en 1852 et construction de nombreuses casernes à partir de 1874), Limoges sera jusqu'en 2011, date à laquelle l'armée envisage d'abandonner le site[65], le siège de l'état-major de force n° 4, de l'état major de la 3e brigade mécanisée, du 15e bataillon du train et de nombreux services militaires. Pour compenser les effets du départ des militaires sur l'économie, l'Etat a annoncé une enveloppe de 6 millions d'euros, visant à faciliter la création de « projets créateurs d’activités et d’emplois »[55].

[modifier] Poste

La commune de Limoges, quadrillée par un réseau assez dense de bureaux de poste, est divisée en trois circonscriptions postales : « Limoges Bords de Vienne - centre de distribution », rue de Nexon, pour le code postal 87000, « Limoges Brantôme - centre de traitement du courrier », rue de Brantôme, pour le code postal 87100, et « Limoges Uzurat - centre de distribution », dans les locaux du centre de tri, en Zone industrielle Nord, pour le code postal 87280.

Le centre de tri de Limoges traite le courrier des trois départements de la région.

Rue de la Céramique, se trouvent le centre financier (chèques postaux), le Centre des Mandats et Titres Optiques, la direction régionale courrier et une direction de la Banque postale.

[modifier] Sports

Principaux sites sportifs limougeauds
Le palais des sports de Beaublanc
Article détaillé : Sport à Limoges.

Le club sportif limougeaud ayant le plus grand palmarés est son club de basket-ball, le Limoges CSP, plusieurs fois champion de France et champion d'Europe en 1993, auquel a succédé, en 2004, le Limoges CSP Élite qui évolue pour la saison 2009/2010 en Pro B. Le club de rugby à XV, Limoges rugby, évolue en Fédérale 1 pendant la saison 2008-2009.

Les équipements sportifs sont concentrés au parc des sports de Beaublanc (stades, piscine olympique, palais des Sports qui accueillait les spectacles jusqu'à l’ouverture du Zénith et les matchs du mythique CSP), et au parc des Sports de Saint-Lazare (stade du club de football, golf municipal situé à l’emplacement de l’ancien aérodrome, piscine et à proximité le dojo Robert Lecomte et la salle d’arme).

La commune est équipée de cinq piscines municipales : deux à Beaublanc (une d'été et une couverte), Les Casseaux (en centre-ville), Beaubreuil et Saint-Lazare.

Traditionnellement, l'arrivée du tour cycliste du Limousin se fait à Limoges dans la 2e quinzaine d’août.

La ville accueille épisodiquement diverses manifestations sportives de dimension nationale, telles des matchs de la coupe de France de basket-ball, de la Fed Cup, les championnats de France Handisport, ou des étapes du tour de France.

[modifier] Parcs de loisirs

Le parc d’attractions de Bellevue propose des attractions à caractère familial (manèges et piscines ludiques), dans un cadre naturel et arboré.

L'aquarium du Limousin[66], d'un volume total de 600 m², ouvert en 1993, possède, dans quarante bassins, trois-cents espèces et environ deux mille cinq-cents animaux, allant du silure au piranha en passant par l’esturgeon et la limule[67].

[modifier] Médias

Le principal quotidien régional diffusé sur Limoges est le Populaire du Centre, du groupe Centre France (surnommé le Popu), qui est aussi le quotidien de la région Limousin. S’y ajoutent l’Écho du Centre et Info Magazine. En 2008, à l'occasion des élections municipales, un magazine mensuel gratuit, baptisé Libre à Limoges, a été lancé.

La direction de la communication de la mairie a créé en 1996 une chaîne d’information locale continue, 7 à Limoges, qui diffuse des annonces, des reportages…

France Bleu Limousin est la radio régionale qui émet sur les départements de la Corrèze et de la Haute-Vienne.

Média Nom Date de création Siège
Presse régionale écrite Le Populaire du Centre 1905 Limoges
Presse régionale écrite L'Écho du Centre 1944 Limoges
Chaîne de télévision locale 7 à Limoges 1996 (Mairie de) Limoges
Magazine local gratuit mensuel Libre à Limoges[68] 2008 Limoges
Chaîne de télévision régionale France 3 Limousin-Poitou-Charentes 1965 (ORTF) Limoges
Radio régionale France Bleu Limousin 1926 (Radio-Limoges) Limoges
Radio locale indépendante Flash FM[69] 2002 Feytiat
Radio locale chrétienne RCF Radio Email[70] Limoges
Radio locale associative Beaub'FM 1987 Limoges-Beaubreuil
Radio locale associative RTF 95.4[71] 1980 Limoges
Radio locale associative Swing FM[72] 2003 Limoges

[modifier] Cultes

Les Limougeauds ont la possibilité de pratiquer les cultes catholique, protestant, israélite et musulman.

Cathédrale Saint-Étienne
La ville décorée pour les Ostensions en 2009

Limoges est le siège d'un évêché. Elle possède une cathédrale, la cathédrale Saint-Étienne et plusieurs églises : Saint-Michel-des-Lions, Saint-Pierre du Queyroix, Sainte-Marie auxquelles il faut ajouter l'église Saint-Jean-Baptiste de Beaune-les-Mines et une chapelle, la chapelle Saint-Aurélien. Du XIXe siècle datent les églises Saint-Martial-de-Landouge, Saint-Joseph, Saint-Paul-Saint-Louis, Saint-Antoine des Papillons et Sainte-Valérie[62]. Le Sacré-Cœur, Sainte-Jeanne-d'Arc, les Saints-Anges et Saint-Martial de Beaubreuil, ont été bâtie au XXe siècle. Sainte-Bernadette a été reconstruite il y a quelques années après un incendie. Quelques communautés religieuses sont implantées dans la ville, dont un couvent de carmélites à Crochat, une communauté franciscaine rue Charles-Gide. La petite communauté jésuite de la rue Jules-Noriac s'est dispersée il y a quelques années. Une petite communauté catholique traditionaliste se réunit dans une chapelle de l'avenue des Bénédictins et célèbre des offices dans la chapelle Saint-Antoine des Papillons. Une maison, dite du Bon-Pasteur, établie rue des Pénitents-Blancs et tenue par des religieuses, accueille des personnes âgées. La communauté des Petites-Sœurs-des-Pauvres, qui hébergeait des personnes âgées indigentes, est en cours de disparition en 2009. L'ancien séminaire du Sablard héberge divers services diocésains et un foyer de prêtres âgés.

Les Limougeauds de religion protestante ont plusieurs lieux de culte en fonction de leur mouvance : réformés, adventistes (adventistes du septième jour et témoins de Jéhovah), mormons, pentecôtistes.

Une synagogue, rue Pierre-Leroux, dessert la petite communauté juive, mais il n'y a pas de rabbin à Limoges.

La ville compte deux mosquées et quatre lieux de culte musulman[73].

Rue des Coopérateurs se trouve un temple maçonnique, et des loges se réunissent aussi au Moulin de la Garde. De nombreux autres ateliers des différentes loges existent dans d'autres lieux.

Depuis le XIXe siècle, l'incroyance a pris une ampleur importante à Limoges, avec des formes allant jusqu'à une certaine hostilité envers la religion[29],[49]. La Libre Pensée est fortement représentée. La pratique religieuse est assez faible mais, tous les sept ans, les ostensions rassemblent toujours une foule non négligeable.

[modifier] Économie

[modifier] Activité économique

chasse émaillée, Limoges XIIe siècle

Les ressources minérales locales et les produits et sous-produits tirés de l'élevage sont à l'origine des premières productions manufacturées de la ville. La première industrie qui se développe à Limoges est celle des métaux. Du fait de la présence dans le sol limousin de minéraux spécifiques (or, plomb argentifère, cuivre), Limoges semble être, dès l’époque gallo-romaine, un centre important d’orfèvrerie [74]. Cette industrie, toujours très présente au moyen-âge[N 4], à laquelle se rattache le travail de l'émail, ne se transforme pas en industrie sidérurgique et décline du fait de l'absence de sites d'extraction suffisamment importants. La découverte, au XVIIIe siècle, de gisements de kaolin au sud de Limoges offre cependant d'autres perspectives économiques et industrielles à la ville.

La seconde industrie historique, le textile, est issue d’un sous-produit de l’élevage, la laine de mouton, et d’un sous-produit de l’agriculture, la fibre de chanvre. Dès le XIIe siècle, elle donne à Limoges l'occasion d'offrir, en sus de la production ordinaire, une production d’ouvrages fins, faite d'étoffes d’or et d’argent auxquelles la ville donnera son nom : les limogiatures[75].

L'industrie du XIXe siècle fut dominé par la production de porcelaines, issues des mines de kaolin de Saint-Yrieix-la-Perche. À partir de 1831 et jusqu'aux années 1980, l'industrie du cuir et de la chaussure fut la deuxième activité de la ville. Elle comptait environ 7 000 ouvriers répartis en dizaines d'entreprises de toutes tailles, dont Monteux, Heyraud (fermeture de l'usine en 1984) et J.M. Weston[76].

L'industrie de la porcelaine subsiste, perpétuée par de grandes entreprises telles Bernardaud ou Royal Limoges, grâce aux grandes commandes de prestige et à l'économie touristique. L'industrie de l'émail décoratif reste une production et un marché confidentiel.

Ville ouvrière au début du XXe siècle, le secteur secondaire est - malgré un affaiblissement sensible - important. L’industrie des véhicules est représentée dans l’est de la commune avec la présence de l’usine Renault Trucks (véhicules industriels, ex Saviem) et l'industrie alimentaire avec Madrange.

Par ailleurs, du fait de la qualité de son eau, la ville a connu une importante activité brassicole, dont la brasserie Mapataud[77], devenue Noxen en 1950 fut, de 1765 à 1970, l'un des établissement les plus importants[50]. Cette activité reste présente, à l'échelle artisanale, avec la brasserie Michard, qui produit, depuis 1989, des bières sans conservateurs. A noter, la présence à Limoges d'une très veille maison de liqueur, la distillerie Lescuras.

Les services publiques et administrations locales sont les premiers pourvoyeurs d'emploi ((CHU, municipalité). Limoges accueille également le siège national de l'Agence de services et de paiement, issu de la fusion, en 2009, du CNASEA et de l'Agence unique de paiement.

La principale entreprise privée est la société Legrand, leader mondial de matériel électrique, né de la reconversion d'une entreprise de porcelaine victime d'un incendie. Outre son siège social, Legrand a plusieurs unités de production sur la commune.

La création d'Ester Technopole, en 1992, offre un point de rencontre des industries et technologies de pointe.

Limoges dispose de deux pôles de compétitivité : le pôle européen de la céramique, positionné sur les arts de la table, les prothèses médicales et l'optoélectronique et Elopsys, cluster spécialisé dans les micro-ondes, les réseaux et les transmissions des technologies sans fil, la fibre optique et les instruments d’imagerie [78].

Limoges est, jusqu'à sa disparition en 2004, le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie Limousin-Poitou-Charentes ainsi que celui de la Chambre de commerce et d'industrie de Limoges et de la Haute-Vienne]][79], structure gestionnaire de l'aéroport de Limoges Bellegarde. La Chambre régionale de commerce et d'industrie Limousin a son siège à Feytiat, commune de l'agglomération de Limoges.

[modifier] Échanges internationaux

Limoges utilise de plus en plus son image économique pour intensifier ses liens et ses coopérations avec l'étranger. Ces partenariats ont d'ores et déjà été faits à travers les jumelages que la ville entretient. Ainsi, une Maison de Limoges et du Limousin s'est ouverte à Fürth (Limoges und Limousin Haus). Cette structure, qui s'attache à promouvoir l'image de la région en Allemagne et entretenir les liens d'amitié et de coopération entre les deux villes, propose également de nombreuses activités culturelles tout au long de l’année (manifestations, conférences, expositions).

La ville de Limoges a aussi pris la tête du réseau UNIC (Urban Network for Innovation in Ceramics[13]), programme européen qui regroupe plusieurs villes dont Séville, Stoke-on-Trent et Aveiro, et qui a pour objectif de « permettre aux villes européennes d’engager un travail de coopération et de partage d’expériences grâce à la création de réseaux thématiques », en encourageant la protection de ce patrimoine et ce savoir-faire commun, la défense des emplois des entreprises du secteur, l’investissement en faveur des nouveaux métiers (notamment dans les technologies de pointe), et un essor harmonieux du développement urbain[80],[81].

[modifier] Commerces

La rue du Consulat, une des principales rues commerçantes du centre-ville

Limoges possède plusieurs zones industrielles : la Zone Industrielle Nord (ZIN), jumelée au centre routier de Grossereix, la Zone Industrielle de Magré-Romanet, au sud, et la zone industrielle de la route du Palais.

A l'exception des magasins de quartier, le commerce de détail est principalement implanté en Centre-Ville : rue Jean-Jaurès, du Clocher et Ferrerie. La place Sadi-Carnot constitue aussi un pôle pour le petit commerce, entre les boutiques et les halles Dupuytren. Comme dans toutes les villes, banques et agences immobilières prennent souvent la place d'anciennes boutiques.

Les centres commerciaux les plus fréquentés sont ceux de la zone industrielle Nord (ZIN) située à Beaubreuil, le centre commercial de Corgnac et la zone commerciale des Quatre-Vents à Boisseuil. Limoges possède aussi une importante galerie commerciale en centre-ville, le Centre Saint-Martial, situé avenue Garibaldi.

Depuis 2002, l'opération Cœur de Limoges pilotée par la municipalité, a pour objet de dynamiser l'activité commerciale du centre-ville, concurrencé par les espaces commerciaux de la périphérie et le Centre Saint-Martial. Cœur de Limoges se fixe l'objectif d'« étendre la zone de chalandise de la ville », en encourageant l'installation de grandes enseignes nationales (ouverture de la FNAC en 2005), et en organisant diverses manifestations (concours photo, opérations commerciales) dont le Parcours de l'Art, qui propose de découvrir conjointement le centre de Limoges et des œuvres de peintres régionaux)[13].

[modifier] Les arts du feu

Plaque du maître-autel de l'abbaye de Grandmont en émail de Limoges, 1189-1190, cuivre champlevé, gravé, ciselé, émaillé et doré, Paris, Musée de Cluny.
Pot à chocolat en porcelaine de Limoges

Limoges a une forte tradition industrielle, illustrée par la porcelaine, l'émail et le vitrail.

La fabrication de la porcelaine a pu se développer grâce au kaolin, matière première abondante dans la région (cf Saint-Yrieix-la-Perche, où Darnet a découvert les gisements en 1771). Depuis le XVIIIe siècle, Limoges est mondialement connue pour sa porcelaine, dont l’industrie a été lancée par l’intendant du roi Turgot. L’arrivée de la porcelaine à Limoges est donc très récente en comparaison de l’émail.

Article détaillé : Porcelaine de Limoges.

Le développement de l’émail date des XIIe et XIIIe siècles. L’émail peint, dont Limoges détient le quasi-monopole, date pour sa part de la fin du XVe siècle. Après deux siècles de décadence, un nouvel essor de l’émail a lieu dans les années 1880 / 1900, notamment grâce aux peintres passionnés d’art décoratif et aux artisans de la porcelaine. Actuellement, cet artisanat d'art traverse une certaine crise, avec la baisse du nombre des émailleurs et la suppression de la Biennale de l’Émail. Quelques fabricants dynamiques s’efforcent pourtant de redonner un certain prestige à cette technique ancestrale, en produisant des œuvres d’art originales.

Article détaillé : Émail de Limoges.

L'art du vitrail s'est implanté à Limoges seulement au début du XXe siècle, avec Francis Chigot, dont les œuvres civiles notamment (gare de Limoges Bénédictins, maisons particulières, etc.), ont marqué durablement le patrimoine limougeaud. « L'Atelier du Vitrail », créé en 1907 par Francis Chigot, devenu par la suite coopérative ouvrière, tente de maintenir cette activité[82].

[modifier] Revenus de la population et fiscalité

Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 16 353 €, ce qui place Limoges au 13 718e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[83].

[modifier] Emploi

Dominant le Limousin par son poids démographique, Limoges concentre 17 des 35 plus grands employeurs du Limousin[84].

Répartition de la population active selon les PCS[85]
Indicateur Limoges France
Agriculteurs 0,2 % 2,4 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 4,6 % 6,4 %
Cadres et professions intellectuelles 12,9 % 12,1 %
Professions intermédiaires 24 % 22,1 %
Employés 32,6 % 29,9 %
Ouvriers 25,7 % 27,1 %

En décembre 2005, le taux de chômage avoisine les 8 %[53]. La ville possède un taux de chômage plus élevé que le taux moyen régional, qui reste un des plus faibles de France avec celui de l'Alsace, mais qui est cependant au même niveau que le taux national. Il faut toutefois remarquer que la baisse du chômage entre 1999 et 2005 est plus importante qu'au niveau national ; ainsi il est passé dans la capitale régionale de 13,5 % à 8 %, quand en France il passait de 12,9 % à 9,6 %. Il y avait en 1999 60 527 actifs à Limoges (45 % de la population), et 75 % des 20-59 ans étaient actifs[85].Les retraités représentaient 19,9 % de la population, les scolarisés 26,3 %, les non-actifs 8,6 %.

[modifier] Culture et patrimoine

Ville d'Art et d'Histoire[86] Limoges, qui ne dispose d'aucun secteur sauvegardé, ne s'est préoccupé de son patrimoine bâti qu'assez tardivement[87]. Certains éléments de son patrimoine architectural, tels la « maison Laforest », ultime vestige de l'industrie textile datant du XVIIIe siècle, ou le lavoir municipal de Saint-Lazare, bien que situé en ZPPAUP[63] ont subit les effets de démolitions récentes et d'autres éléments patrimoniaux, tels l'amphithéâtre gallo-romain du jardin d'Orsay, la villa gallo-romaine de Brachaud, ou la crypte Saint-Martial restent méconnus.

Le Lycée Turgot, l'école de reconversion et rééducation professionnelle Féret-du-Longbois, le château d'eau de Beaubreuil, le garage Dessagne et l'école nationale supérieure d'art bénéficient du label « Patrimoine du XXe siècle » délivré par le ministère de la Culture, en raison de la qualité de leur construction, jugées remarquable[13].


[modifier] Monuments et lieux touristiques

[modifier] Édifices religieux

L'église Saint-Michel-des-Lions
L'église Saint-Pierre-du-Queyroix
  • Cathédrale Saint-Étienne (XIIIe-XIXe siècles) : l'édifice massif, au typique clocher limousin, n'a été achevé qu'à la fin du XIXe siècle avec le rattachement du clocher d'origine romane à la nef. Située au cœur du vieux quartier de la Cité, elle renferme deux œuvres Renaissance d'une grande qualité : un jubé réalisé sur commande de l'évêque Jean de Langeac, et le tombeau de cet évêque sur lequel sont sculptés des scènes de l'Apocalypse inspirées de Dürer. La flèche, à plusieurs reprises détruite par le feu, n'a pas été reconstruite.
  • Église Sainte-Marie (XIIIe siècle) : cette église est une partie de l'ancienne église conventuelle des Dominicains, ou frères prêcheurs ou Jacobins (le reste de l'église abrite les archives municipales de Limoges). Elle possède un magnifique retable. L'inquisiteur Bernard Gui a été enterré dans cette église.
  • Église de Beaune-les-Mines : cette petite église romane a conservé une très belle statue de saint Christophe. Sur son parvis, s’élève une croix de pierre du XVe siècle.
  • Chapelle Saint-Aurélien (XIVe et XVIIe siècles) : ce petit édifice renferme les reliques du second évêque de Limoges, saint patron de la confrérie des Bouchers. Elle possède de belles statues médiévales et un magnifique retable baroque[89]. Le bâtiment est toujours entretenu par les bouchers du quartier[90], qui l'achetèrent comme bien national à la Révolution, le sauvant de la destruction.
  • Baptistère paléochrétien (Ve siècle) : place Saint-Étienne. il se situait au pied du portail nord de la cathédrale, dit portail Saint-Jean, sur l'emplacement d'une ancienne église paroissiale, supprimée à la Révolution, placée sous le vocable de saint Jean Baptiste. Il s'agissait d'un vaste édifice de plan hexagonal centré sur la cuve baptismale. Chacun des côtés ouvrait sur une pièce carrée. L'entrée se faisait par un perron à trois portes ouvrant à l'ouest. Les vestiges de ce baptistère sont actuellement réenfouis en attendant un choix architectural pour leur valorisation.
La chapelle du Séminaire de la Règle, édifiée en 1905 sur le site de l'ancienne abbaye de la Règle et jamais consacrée : actuellement dépôt légal et Musée de la Résistance et de la Déportation
Cathédrale Saint-Étienne, jardin et musée de l'Évêché
  • Crypte Saint-Martial (Xe siècle) : place de la République. Cette crypte conserve encore les tombeaux de Saint Martial, premier évêque et patron de la ville, de ses deux compagnons Alpinien et Austriclinien et de la légendaire Sainte Valérie. Elle fut découverte durant les années 1960, lors de la création du parking de la Place de la République. Il n’en reste au début du XXIe siècle qu’une petite partie.
    La situation du tombeau donna naissance à un pèlerinage, puis occasionna la construction de l'abbaye bénédictine de St-Martial. Cette abbaye prospéra et étendit son influence sur le Sud-Ouest. De magnifiques manuscrits, désormais conservés à la Bibliothèque Nationale, y furent créés ; c'est aussi en son sein que furent fabriquées les plus belles pièces d'orfèvrerie du Moyen Âge, connu sous le nom d'Œuvre de Limoges. On a situé dans l'aire de son rayonnement les débuts de la poésie en langue d'Oc, et fait remonter l'origine de la polyphonie à son école musicale. Rasée au tout début du XIXe siècle, il ne reste du monument que la crypte[91].
  • Abbaye Sainte-Marie de la Règle (IXe siècle)-(XVIIIe siècle) : fondée en 817 par Louis le Débonnaire, cette abbaye était proche de la cathédrale Saint-Étienne. Ce fut un important couvent de femmes, dirigé par des abbesses issues de la noblesse limousine. À partir de 1790 les bâtiments de l'abbaye accueillent une maison de détention avant d'être presque entièrement détruits. Sous le 1er Empire fut édifié, autour du logis de l'abbesse subsistant, le Grand Séminaire, qui y resta jusqu'en 1905. La plupart des édifices furent rasés dans les années 1960, notamment le logis de l'abbesse, du XVIIe siècle : la chapelle du séminaire (en fait jamais consacrée) sert d'annexe à la médiathèque municipale, au dépôt légal régional et pour le Musée de la Résistance. Dans l'ancien réfectoire du séminaire est installé un centre d'accueil des Compagnons du tour de France. Il ne subsiste de l'ancienne abbaye proprement dite qu'un magnifique souterrain sous le site du logis de l'abbesse.
  • Couvent des Carmes (XIIIe siècle) : avenue Saint-Éloi ; à l’emplacement de l'église du couvent fut construite une banque, qui a soigneusement inscrit dans ses murs les anciens arcs sur lesquels subsistent de magnifiques peintures médiévales. La salle capitulaire est conservée dans la rue Neuve-des-Carmes qui traverse le site des anciens bâtiments conventuels. Ceux-ci avaient en effet été vendus à la Révolution à plusieurs personnes privées. Une fresque de la fin du Moyen Âge — pourtant classée monument historique — a dû être déposée et déplacée.
  • Palais de l’Évêché (XVIIIe siècle) : de l’architecte limousin Joseph Brousseau, ce palais est caractéristique du néo-classicisme, seule la chapelle a conservé son décor originel. Il est le siège du musée municipal de Limoges qui accueille des collections d'émaux, de peintures et des objets préhistoriques ou antiques (voir le chapitre sur les musées). Les jardins de l'Évêché, en terrasses à la française, ont été reconstitués en 1976 (parterres, mails, bassins et orangerie) en accompagnement de l'ancien palais épiscopal conçu par Brousseau. Le site, inscrit, est ouvert toute l'année ; des visites guidées sont organisées sur demande auprès du service des espaces verts de la Ville de Limoges.
  • Couvent de la Visitation (XVIIe siècle) : cet ancien couvent, affecté jusqu’à ces dernières années à l’armée, a conservé son église à dôme construite par Brousseau. Devenu prison et tribunal à la Révolution, le bâtiment accueille quelques années une pépinière, puis une bibliothèque et une école. En 1857 la caserne ouvre[92]. La façade Nord, longue de 100 50 mètres, date du second Empire. La caserne a été vendue en 2005 au Conseil général qui y regroupera ses services, après mise aux normes, transformations et agrandissements en demi-enterré.

[modifier] Monuments civils

  • Amphithéâtre gallo-romain : une partie notable de cet ouvrage, qui faisait partie des principaux monuments de la cité gallo-romaine d'Augustoritum et qui fut l’un des plus vastes de la Gaule, a fait l'objet de fouilles à la fin des années 1960. Les vestiges un temps exhumés et mis en valeur ont été à nouveau enterrés sous le jardin d’Orsay. La présence proche de la rue de l'Amphithéâtre, reliant la place Winston Churchill à la place des Carmes, et donc le centre-ville à la route d'Angoulême, est le seul témoignage de l'existence d'un tel monument.
Gare des Bénédictins
Les halles centrales
L'ancienne Poste Centrale de la place Stalingrad, construite entre 1909 et 1911, présentant une architecture d'inspiration Art nouveau, et des éléments préfigurant l'Art Déco. Ce bâtiment accueille la FNAC depuis 2005, et toujours un bureau de poste au rez-de-chaussée.
  • Villa gallo-romaine de Brachaud : situé tout près du lac d'Uzurat, cette résidence rurale comprenant également des thermes chauffés par hypocauste, a été construite vraisemblablement au IIIe siècle. Elle a été mise à jour par l'archéologue Jean-Pierre Loustaud lors de campagnes de fouilles successives réalisées entre 1976 et 1988, et reste méconnue du public, car difficile d'accès[64].
  • Hôtel Estienne de la Rivière : cet ancien hôtel particulier, siège des Trésoriers de France avant la Révolution, a été transformé au début du XIXe siècle. Il est situé place du Présidial, en face de l'école du Présidial, qui était l'intendance de la Généralité de Limoges avant la Révolution, puis la préfecture jusqu'en 1908 ; à côté se trouve le « Présidial », tribunal et accueillant une annexe de la faculté de Droit. C'est au Présidial que le jeune Marivaux vint chercher l'autorisation d'éditer sa première pièce, et que Turgot, intendant du Limousin de Louis XV, séjourna de 1761 à 1774[93].
  • Lycée Gay-Lussac de Limoges (XVIIe siècle) : l’ancien collège des Jésuites, dont seule la chapelle a survécu, fut reconstruit sur les plans de l’architecte Brousseau dans un brillant style classique. La chapelle, qui a servi de gymnase jusque dans les années 2000, contient un remarquable retable baroque qui est en péril (ayant notamment été dégradé par un incendie). La façade et les clochetons de cette chapelle, classés Monuments historiques, se détériorant également, une grande opération de rénovation en 2008 a permis leur sauvegarde.
  • Halles Centrales (XIXe siècle) : le « ventre de Limoges » fut dessiné dans les ateliers de Gustave Eiffel. Au sommet des arcades de fer, court une petite frise en porcelaine représentant les différents produits vendus à l'intérieur. La place de la Motte a été redessinée au milieu des années 1990 (fouilles de la motte castrale où se trouvait le donjon du vicomte de Limoges, de vestiges gallo-romains et mérovingiens, création d’un parking souterrain) en s’inspirant d’une esthétique très minérale.
  • Hôtel de Ville et fontaine en porcelaine (XIXe siècle) : inauguré en 1883, il a été édifié grâce au legs d'un riche donateur, Fournier. Sa riche façade couronnée d'un petit beffroi est chargée des médaillons de quatre Limougeauds célèbres : Pierre-Victurnien Vergniaud, Léonard Limosin, Henri François d'Aguesseau et Jean-Baptiste Jourdan. Au premier étage, la salle des mariages, la salle des fêtes et le « salon bleu » constituent, avec l'escalier d'honneur, un témoignage de l'architecture de la fin du siècle. Le square situé devant le bâtiment est occupé en son centre par une fontaine mélangeant pierre, porcelaine décorée et bronze.
Le quartier des Ponts
L'hôtel Maledent de Feytiat, rue Haute-de-la-Comédie
  • Pavillon du Verdurier (XXe siècle) : ce monument de style Art Déco rappelant certains détails d'architecture de la gare ou des Halles centrales sert désormais de hall d’exposition, après avoir été tour à tour pavillon frigorifique, marché couvert et gare routière. De plan octogonal, construit en 1919 en béton, conçu par Roger Gonthier, architecte de la gare, la décoration extérieure de mosaïque et de grès cérame est l'œuvre d'une maison de Boulogne-Billancourt. La décoration intérieure est de Léonard Chigot, père du maître-verrier Francis Chigot. Protégé et classé dans les années 1970, il devient alors le pavillon du Verdurier proprement dit. L’ancien quartier du Verdurier, très intéressant quartier du Moyen Âge présentant de beaux immeubles gothiques en pierre, a été détruit au début du XXe siècle à cause de son insalubrité[94].
  • Préfecture (XXe siècle), construite sur les décombres du quartier du Viraclaud, elle possède une pièce de réception, le « salon des Maréchaux », présentant un plafond aux magnifiques peintures et deux tableaux à la gloire du département : le maréchal Jourdan et le maréchal Bugeaud. L'escalier d'honneur est éclairé par un grand vitrail représentant la porcelaine.
  • Gare des Bénédictins (1924-1929) : le chemin de fer arrive à Limoges en 1856. La première gare en dur est terminée en 1859. Bientôt trop petite, elle fait l'objet d'agrandissements jugés inesthétiques. Une nouvelle gare est bâtie selon les plans de Roger Gonthier, qui a dessiné un bâtiment à coupole et campanile sur pilotis au-dessus des voies ; l'édifice est en béton armé recouvert de plaques de calcaire. Des sculptures symbolisent à l'entrée la porcelaine et l'émail, à l'intérieur quatre provinces françaises. Les vitraux sont de l'artiste limougeaud Francis Chigot. Le campanile, exactement dans l'axe de l'avenue de la Libération et du Champ-de-Juillet, a 66 m de haut.
  • Maison du peuple (1935-1936) : inauguré le jour de la signature des Accords Matignon, le 7 juin 1936[95], dans l'actuelle rue Charles-Michels, cet édifice est le symbole de l'engagement syndical à Limoges, et reste le siège de la CGT locale.
  • Bibliothèque francophone multimédia : construite par l’architecte Pierre Riboulet, elle a ouvert en 1998, sur le site de l’ancien hôpital général (XVIIe et XVIIIe siècles) ainsi que d’un très important site archéologique gallo-romain, démoli à l'occasion de la construction de ce bâtiment. Forte de 58 000 usagers inscrits (soit plus de 40 % de la population de Limoges, alors que la moyenne nationale est de 18 %), la BFM accueille près de 500 000 visiteurs par an avec une moyenne de 2 000 personnes/jour, et des pointes de fréquentation de 4 500 visiteurs le samedi[37].

Le Lycée Turgot, l'école de reconversion et rééducation professionnelle Féret-du-Longbois, le château d'eau de Beaubreuil, le garage Dessagne et l'école nationale supérieure d'art bénéficient du label « Patrimoine du XXe siècle » délivré par le ministère de la Culture, en raison de la qualité de leur construction, jugées remarquable[13].

Châteaux
  • Château de Beauvais (XVIIIe siècle) : situé à Landouge, c'est l'ancienne demeure des abbés de l’abbaye Saint-Martial. Elle fut construite sur les plans de l’architecte limousin Joseph Brousseau, au XVIIIe siècle[96].
  • Château des Essarts : situé dans la vallée de la Mazelle, près de Beaune-les-Mines, c'est un château du XVIIe siècle inscrit à l'inventaire des Monuments historiques. Les façades et toitures datent du XVIIe siècle, et l'escalier intérieur est remarquable[96]. Autour s'étend un parc paysager du XIXe siècle (arboretum, verger, parterres avec buis) : on y trouve un séquoia géant (Sequoiadendron giganteum) et des chênes pédonculés (Quercus robur)[Note 5].
  • Château de la Bastide, propriété privée
  • Château de Fontgeaudrant, propriété privée
  • Château de Crochat, carmel depuis 1954. M. de Leffe, ingénieur qui dirigea les travaux de construction de la voie ferrée Paris-Toulouse, invita ici un ami intime, le frère de l'empereur japonais de l'époque, Kōmei. Cet ami avait emporté avec lui des plants de ginkgo biloba, qui furent plantés devant la gare de Saint-Sulpice-Laurière, dans les monts d'Ambazac. Cet ensemble de plantation serait unique en France[97].
  • Château Jouxtens ou de Saint-Lazare, propriété privée. La reddition de la garnison allemande de Limoges y fut négociée en août 1944, le propriétaire étant de nationalité suisse.
  • Château de Faugeras, construit peu avant 1742, désormais hôtel ****.

[modifier] Places, ponts et autres constructions

La place Denis Dussoubs
Le vieux pont Saint-Martial
Le vieux pont Saint-Étienne
Le nouveau pont
La cour du Temple
  • Place Denis Dussoubs (XVIIIe siècle) : cette ancienne place royale est longée de magnifiques immeubles en briques rouges. Elle marque la « porte » nord de l'ancien quartier du Château. C'est une des places les plus animées de la ville (cinéma, nombreux bars, restaurants). Au sud de l’ancien quartier du Château se situe une autre place du XVIIIe siècle : la place Manigne, défigurée par un immeuble moderne.
  • Place Fontaine des Barres (XVIIe siècle) : elle s'est développée autour d'une fontaine aujourd'hui fermée. Elle est entourée d'hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que du portail de l'ancien couvent des Filles de Notre-Dame. La place tire son nom des barres de fer qui autrefois étaient posées sur le puits public pour éviter les noyades. La fontaine pyramidale qui remplace ce puits date du XVIIIe siècle[93].
  • Pont Saint-Martial : construit en 1215 sur des bases gallo-romaines, en contrebas de l'ancien forum. Il permettait de traverser la Vienne en facilitant les échanges entre Avaricum et le sud de la Gaule. Il possède sept arches en arc brisé.
  • Pont Saint-Étienne : achevé au XIIIe siècle, il permit aux habitants de la Cité (au Moyen Âge, Limoges est coupée en deux entités que sont le Château et la Cité) de ne plus être tributaires de l'autre partie de Limoges qui possédait le pont Saint-Martial. Il supporte le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.
  • Pont de la Révolution : achevé en 1885, il relie l'avenue du même nom à l'avenue Georges Pompidou, se prolongeant vers la route de Solignac.
  • Nouveau pont sur la Vienne, inauguré en 2006 : il a été appelé, par plaisanterie, un 1er avril, le « pont Ticaud » par allusion aux ponticauds, les habitants du « quartier des Ponts » de Limoges. Depuis une plaque semble officialiser le nom.

[modifier] Quartiers et immeubles intéressants

  • Village de la Boucherie (Moyen Âge et XVIIe siècle) : il s’agit de l’un des quartiers les plus pittoresques de Limoges, le long de la rue du même nom et des ruelles alentours, les maisons à colombages — occupées aux rez-de-chaussée par d’anciennes boutiques (bouchers, tripiers) — et les fenêtres à meneaux, rappellent les activités du quartier tournées vers la viande. La Maison traditionnelle de la Boucherie ressuscite une ancienne boucherie : boutique, cuisine, écurie-tuerie, chambre, grenier-séchoir à peaux. On y découvre la vie professionnelle, familiale et religieuse des bouchers de Limoges. En effet, la confrérie des bouchers, active du Xe siècle à la Révolution[13], régissait toute l'activité de la rue.
  • L'Abbessaille (Moyen Âge) : ce quartier pittoresque et calme rassemblait autrefois les lavandières et les Naveteaux (du lieu-dit voisin du « Naveix »). Avec ses étroites ruelles en pente, il s'étend entre la Vienne, la cathédrale, et le boulevard des Petits-Carmes
  • Four des Casseaux (XIXe siècle) : situé près de la Vienne, non loin du « Port du Naveix », c'est un témoin du passé industriel de Limoges. Construit en 1884, il est l'unique représentant des fours du XIXe siècle à être classé monument historique. Il est resté en activité jusqu'en 1955[29]. A noter qu'il reste au total 5 fours ronds sur la commune de Limoges[50].
  • Cour du Temple (XVIIe siècle) : cette petite cour intérieure est bordée par un hôtel particulier à colonnade et à pans de bois, il est souvent caractérisé comme étant un des lieux les plus enchanteurs de Limoges, à cause de son aspect vierge de toute modernité. La rue du Temple, qui lui est voisine, possède de beaux hôtels qui mériteraient d’être restaurés. Les hôtels particuliers entourant le lieu, aux façades à colombages, sont reliés entre eux par des galeries ouvertes à l'italienne et des escaliers de style Renaissance[98].

Le sous-sol de Limoges possède deux ou trois niveaux de caves voûtées et de souterrains (souvent des aqueducs), soit creusés dans le tuf, soit maçonnés, et formant un impressionnant réseau. Leur construction s’étale probablement sur plusieurs siècles. Durant ces vingt dernières années, le nombre de cavités et de galeries souterraines que compte Limoges a considérablement diminué, sous les effets combinés de l’urbanisme, des travaux de voirie, et d’une certaine négligence. Ainsi, de nombreuses cavités sont murées suite aux achats et aux ventes successives des bâtiments, d'autres s'effondrent avec le temps ou sont tout simplement détruites en même temps que l'édifice construit au-dessus, lors des programmes de réhabilitation de quartier[90]. Néanmoins, les souterrains de la Règle sont l'objet de visites régulières organisées par l'office de tourisme, ce qui permet de laisser aux souterrains de la ville une image vivante et bien réelle.

Le pavage de certaines rues et cours d'immeubles de Limoges présente la particularité toute locale d'être réalisé en gazettes, morceaux de moules de cuisson des assiettes en porcelaine.

[modifier] Patrimoine culturel

[modifier] Musées et lieux d’expositions

Limoges abrite plusieurs musées, dont les principaux se sont donnés pour tâche la mise en valeur du célèbre patrimoine industriel que sont la porcelaine et l'émail. Le premier est le musée Adrien Dubouché, du nom d'un mécène de la seconde moitié du XIXe siècle qui fut notamment maire de Limoges. Il est situé place Winston Churchill, non loin de la place Denis Dussoubs. Le bâtiment, construit par Henri Mayeux et inauguré en 1900, accueille plusieurs collections de porcelaine, de faïence, de grès, de verre et de poterie.

Le musée Adrien-Dubouché

Situé dans le quartier historique de la Cité, le musée de l'Évêché, qui accueille environ 70 000 visiteurs par an[99], est un musée municipal. Installé dans l’ancien palais épiscopal du XVIIIe siècle construit par l'architecte Joseph Brousseau, il abrite l'une des plus importantes collections d’émaux du monde (émaux champlevés médiévaux, émaux peints de la Renaissance, émaux contemporains…), ainsi que des collections de sculptures, d’archéologie et de peintures (Auguste Renoir, Armand Guillaumin de l’école de Crozant, et aussi des œuvres de Fernand Léger, Maurice Denis, Marc Chagall, Eugène Delacroix, Henri Matisse…) et d'égyptologie[100]. L'entrée monumentale de cet ensemble classique a été récemment défigurée par les travaux remodelant le nouveau musée (construction d'un « bunker »).

Terre de résistance, illustrée par de célèbres maquisards comme Georges Guingouin et par le terrible massacre d'Oradour-sur-Glane, le Musée de la Résistance et de la Déportation Henri-Chadourne est temporairement installé dans l'abbaye de la Règle, dans l'attente de la fin de travaux engagés en 2006 et qui doivent se terminer fin 2009[101].

La longue tradition de brasserie et de distillation de Limoges (XVIIIe-XXe siècle) a été l'occasion d'ouvrir le musée des Distilleries limougeaudes, situé rue de Belfort, qui se propose de faire découvrir aux visiteurs les techniques d'élaboration et de distillation de divers alcools[102].

La maison traditionnelle de la Boucherie, située dans la rue et le quartier du même nom, est une ancienne maison de bouchers, reconstituée avec sa boutique, sa cuisine, son écurie-tuerie, sa chambre, son grenier-séchoir à peaux. Plusieurs salles d'exposition présentent les traditions de la corporation des bouchers de Limoges, leur dévotion à saint Aurélien, leurs outils, etc. Des visites sont organisées par l'office de tourisme.

La galerie des Hospices, installée derrière la bibliothèque francophone multimédia, accueille des expositions temporaires.

Les compagnons du tour de France, installés près de la cathédrale, dans le quartier de la Cité, présentent au sein de la Cité des métiers et des arts de Limoges[103], une exposition permanente d'œuvres de la Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment et des meilleurs ouvriers de France. Le sous-sol accueille diverses expositions temporaires. Des conférences et des activités de découverte des métiers sont également données tout au long de l'année, notamment lors des journées du Patrimoine.

Depuis 1982, le Fonds régional d'art contemporain (FRAC Limousin), est présent à Limoges. Il est installé dans la galerie des Coopérateurs, ancien entrepôt industriel, depuis 1991, tout près du théâtre de l'Union. Il possède plus de 1 200 œuvres, présente des expositions tout au long de l'année, notamment en partenariat avec d'autres FRAC et des établissements d'art contemporain régionaux, et en prête pour des expositions dans de nombreux lieux nationaux et internationaux[104].

[modifier] Bibliothèques

La BFM

Le réseau des bibliothèques municipales de Limoges bénéficie depuis septembre 1998 d'un site en centre-ville de tout premier plan : la bibliothèque francophone multimédia de Limoges, communément appelée par les Limougeauds la « BFM », installée dans un vaste bâtiment moderne situé tout près de la mairie. Labellisé « Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale » par le Ministère de la Culture, pôle associé à la Bibliothèque Nationale de France dans le domaine du théâtre et de la poésie francophone, pôle associé à la BnF également au titre du dépôt légal imprimeur en région Limousin[105], ce vaste ensemble culturel de 14 800 m² fait référence tant en France qu'à l'étranger. Un fonds Limousin et un fonds périodiques sont installés dans l'aile conservée de l'ancien hôpital régional.

Ce réseau comprend aussi cinq bibliothèques de quartier : l’Aurence, Beaubreuil, la Bastide, Landouge et le Vigenal. Avec plus de 700 000 documents dont 350 000 en libre accès, 53 000 lecteurs inscrits les fréquentent, générant près de 1,2 million de prêts par an. S'y ajoutent également de nombreux usagers non-inscrits et non-emprunteurs qui viennent profiter du calme du lieu et notamment de son jardin d'hiver.

Limoges est de plus une des rares villes de plus de 100 000 habitants (avec Lille et Nice) où l’inscription et le prêt sont totalement financés par le contribuable au titre des impôts locaux et donc gratuits pour l'utilisateur quel que soit son lieu de résidence.

[modifier] Salles de spectacles, de concerts et cinémas

Limoges possède un ensemble de centres culturels municipaux (CCSM), proposant des spectacles de musique, de théâtre, jeune public, des expositions, des stages et des animations tout au long de l'année. Un abonnement est proposé. La programmation est souvent saluée par le public et les critiques. Il y a ainsi cinq centres répartis sur le territoire communal : Jean-Gagnant, Jean-Moulin, Jean-Le Bail, John Lennon et Jean-Macé.

S'ajoutent à ces lieux plusieurs théâtres indépendants : le théâtre de l'Union-Centre dramatique national, le théâtre Jules-Noriac, le théâtre Expression7, le théâtre de la Passerelle.

L'Opéra-Théâtre de Limoges, ouvert au début des années 1960 en plein centre-ville, membre de la Réunion des Théâtres Lyriques de France, propose chaque année une saison d'opéras.

Le Zénith de Limoges, ouvert en mars 2007, accueille désormais la quasi-totalité des manifestations importantes, des spectacles et des grands concerts.

Le château de la Borie, situé entre Limoges et Solignac, sur cette dernière commune, abrite l’Ensemble baroque de Limoges[106] au sein du centre culturel de rencontres « La Borie en Limousin », dans un cadre naturel remarqué.

Alors que Limoges comptait au milieu du XXe siècle de nombreuses salles de cinéma (Omnia, Olympia, Vox, Star, Colisée, Rex, Les Écrans…), il n’existe désormais plus que trois complexes, appartenant tous au même groupe cinématographique « Grand Écran »[107] :

  • Le Multiplexe Grand Écran Centre (14 salles - 2450 fauteuils) situé place Denis Dussoubs en centre-ville
  • Le Lido (3 salles - 660 fauteuils), classé cinéma Art et essai, situé non loin de la gare des Bénédictins
  • Le Multiplexe Grand Écran Ester (10 salles - 2000 fauteuils), qui a ouvert ses portes le 15 octobre 2008, à la périphérie de la ville, non loin de la technopole ESTER, et qui s'inscrit dans la « mode » des constructions de cinémas aux entrées de villes.

La fédération « Hiero »[108] de Limoges gère également la programmation de nombreux spectacles de musiques actuelles, au sein de plusieurs salles comme le centre culturel John Lennon, et café-concerts dont les plus connus des Limougeauds et des habitants de la région sont le « Woodstock Boogie Bar » et « la Fourmi ».

[modifier] Festivals

La qualité des manifestations limougeaudes est souvent saluée, bien que leur portée soit rarement audible au niveau national, en dehors des habitués. Le Festival des Francophonies en Limousin, festival international des théâtres francophones, qui se déroule tous les ans fin septembre-début octobre, et qui est organisé depuis 1984.

Le zèbre, symbole du festival des Francophonies

La vie culturelle de Limoges est également marquée par une importante biennale de la danse contemporaine, Danse émoi, l’une des plus importantes de France, ou le festival Pop sur la Ville, organisé par l’association Melting Pop, qui est un festival pour la promotion d’artistes de musique Pop, et qui se déroule courant octobre ou novembre et qui a fêté ses dix ans en 2007.

La culture du Web est également à l'honneur avec le Festival International du Webdesign[109], qui réunit tous les deux ans des webdesigners pour sa grande finale internationale. Ils doivent ainsi créer un site Web sur un thème imposé en 24h non stop. Des conférences sur les thèmes du design interactif, du Web 2.0, du Webdesign, de la sécurité du Web, du design sonore et du design sensoriel sont organisées en parallèle du festival et sont accessibles à tous ses participants.

La littérature n'est pas oubliée, avec le festival Lire à Limoges, salon du livre, tous les ans en avril, qui a accueilli 60 000 visiteurs en 2004. Un festival de poésie baptisé Manifesten a aussi été lancé en 2007.

Le jazz n'est pas en reste, avec le festival Éclats d'émail[110], lancé en 2006, qui se déroule tous les ans au mois de novembre.

L'association Festiv'Art a créé en 1999 un festival du court-métrage[111], qui se tient au cinéma le Lido en mars.

Tous les ans au mois d'août, a lieu le festival de cuivres et percussions Epsival.

[modifier] Langue et culture régionales

Limoges se situe au nord de la zone culturelle de la langue d’oc (Croissant). On y parle donc l’occitan sous sa forme limousine.

Les dialectes de l’Occitan

Les premiers textes occitans que l’on peut retrouver à Limoges sont parmi les plus anciens de cette langue[réf. nécessaire] (les poésies de l’abbaye Saint-Martial, notamment). Ainsi dès le Moyen Âge, Limoges est un centre culturel de première importance pour le Sud de l’Europe. Les communautés municipales et les bourgeois de Limoges font le choix du dialecte limousin comme langue d’administration malgré la concurrence du français royal.

Réunion du félibrige

Mais, comme partout en France, la langue officielle progresse au fil des siècles, même si l’usage de la langue vernaculaire perdure. Il existe ainsi une littérature importante d’expression occitane produite et publiée à Limoges depuis le XVIIIe siècle. Le mouvement félibréen venu de Provence aura sa place en Limousin avec un majoral.

La pratique de musiques et d’instruments traditionnels comme la vielle à roue est toujours très vivace

Après la première guerre mondiale, la langue perd de son importance dans les quartiers populaires comme celui des Ponts. Certaines figures la font néanmoins vivre. Ainsi, André Dexet, alias Panazô, la restitue au travers de ses romans, mais aussi de ses articles dans la presse locale[Note 6]. Panazô anime aussi, sur FR3 Limousin, un magazine de treize minutes tous les quinze jours en alternance avec l’Institut d'Études Occitanes (IEO) de Haute-Vienne. La chaîne publique locale retransmet également quelques émissions de FR3 Aquitaine dans les années 1980. D’autres personnalités prennent la parole dans les médias limougeauds[Note 7]. Limoges a aussi une revue plus littéraire et linguistique : La Clau lemosina[Note 8].

À Limoges, le mouvement félibréen a pris la forme de groupes folkloriques comme l’Eicola dau Barbichet[Note 9], Lou Roussigno dau Limouzi et l’Eglantino do Lemouzi. Mais ces groupes ne sont pas les seuls, et les années 1990 ont vu la création de nouveaux groupes, à l'image des autres régions occitanes, cette fois-ci sans costumes et au public plus diversifié, auxquels on préfère, à l'image de la pratique enseignée au Conservatoire, le terme de traditionnel à celui de folklorique.

Drapeau occitan

Actuellement, la langue et la culture occitanes sont toujours présentes à Limoges bien que dans les médias, la situation soit moins riche que dans les années 1980-1990[Note 10]. Cependant, un département de musique traditionnelle[112], le 1er en France, a été créé en 1987 au conservatoire à rayonnement régional de Limoges (CRR)[Note 11]. L’IEO (Institut d'Études Occitanes) dau Lemosin[113], outre sa librairie, propose des cours pour adultes, des stages de chants et de danse, ainsi qu’un atelier d’écriture[Note 12].

La présence de la langue d’oc est aussi un atout touristique pour Limoges. Ainsi, l’office de tourisme organise depuis l’été 2006 des visites en occitan de la ville.

Des associations et des personnalités politiques[Note 13] demandent la double signalisation des panneaux indicateurs, particulièrement les panneaux de rue, comme à Toulouse par exemple.

En 2008, l'historien et écrivain Laurent Bourdelas a publié le 1er Abécédaire de la littérature du Limousin aux Ardents éditeurs, la 1re histoire littéraire de la région et de ceux qui en sont originaires jamais écrite. Il y est beaucoup question de Limoges et de ses auteurs.

[modifier] Limoges dans la culture

L'image de Limoges, archétype de la ville de province éloignée, isolée, voire arrièrée, se retrouve dans l'oeuvre de Molière, personnalisée par Monsieur de Pourceaugnac, héros campagnard, simple d'esprit et rustre. Elle est également perceptible avec la mise en scéne du marché de Limoges, dans la septième pièce des Tableaux d'une exposition de Modeste Moussorgski dont l'orchestration en 1922 par Maurice Ravel est la plus connue.

Cette image peu valorisante se double d'une réputation de ville médiévale, mal bâtie, aux rues sales. Dans Le Curé de village(1841), Honoré de Balzac le souligne, de façon élégante, au détour d'une phrase positive : «Il (Pierre Graslin) s'était bâti, dans le nouveau quartier de la place des Arbres, destiné à donner à Limoges une physionomie agréable, une belle maison sur le plan d'alignement»[114]. L'image de ville industrielle, et la crise de la porcelaine de Limoges, se retrouvent dans le roman Les Destinées sentimentales, de Jacques Chardonne.

L'Histoire sociale et syndicale du Limoges du XIXe siècle, née de l'industrie du cuir et porcelainière, a donné naissance à de multiples airs et chansons populaires, dont certains ont été réunis dans un enregistrement de 1986 baptisé rue de la Mauvendière[115], réédité en 2005 à l'occasion du centenaire des grèves et manifestations ouvrières de 1905. Ces mêmes évènements ont inspiré, en 2005, la réalisation du téléfilm 1905, qui se déroule en grande partie à Limoges, dans le contexte de la séparation de l'Église et de l'État. Attaché à cette histoire sociale, dont il sait magnifier l'aspect romantique, Georges-Emmanuel Clancier cite à de nombreuses reprises Limoges dans sa littérature, quand il n'en fait pas le lieu essentiel de ses intrigues. La Libération de Limoges sert de contexte historique à un téléfilm français, Les Camarades, qui relate la vie de jeunes résistants communistes.

De nombreuses oeuvres cinématographiques ont été tournées à Limoges. Le drame de Patrice Chéreau, Ceux qui m'aiment prendront le train, sorti en 1998, comporte des scènes se déroulant au cimetière de Louyat, « la plus grande nécropôle civile d'Europe ». La ville est également présente dans Providence d'Alain Resnais (César du meilleur film en 1977), dans Mes Petites Amoureuses de Jean Eustache réalisé en 1974 (et dans lequel figure Maurice Pialat), ou encore dans Un peu de soleil dans l'eau froide, adapté du livre de Françoise Sagan, et Quelques jours avec moi de Claude Sautet[116].

Limoges semble absente de l'oeuvre des grands peintres, y compris des tableaux d'Auguste Renoir, pourtant natif de la ville. Elle est cependant une importante source d'inspiration pour les artistes locaux, comme Paul-Laurent Courtot ou Auguste Aridas, qui peignit le monde ouvrier de la seconde moitié du XIXe siècle.

Un récent spot publicitaire, destiné à promouvoir le parfum Chanel N°5[117], réalisé par Jean-Pierre Jeunet, avec Audrey Tautou en égérie, tourné à la gare des Bénédictins en mai 2008, est l'expression d'une autre image possible de Limoges, celle d'une discréte capitale de produits de luxe (cuirs, chaussures, émaux, porcelaines)[118]' [119].

[modifier] Philatélie

Limoges est le sujet de trois timbres postaux. Le premier, émis le 5 octobre en 1942 est d'une valeur de 2,40 avec surtaxe de 40 centimes au profit du Secours national. Il figure les armoiries de la ville[120]. Le second, mis en vente générale le 26 mars 1955, est un timbre d'une valeur de 12 francs. Il représente le pont Saint-Étienne (en premier-plan) et la cathédrale[121]. Le dernier, émis le 23 mars 2007, représente la gare des Bénédictins et le détail d'une porcelaine de Limoges. Il est d'une valeur faciale de 0,54 euro[122].

[modifier] Personnalités liées à la commune

Article détaillé : Personnalités liées à Limoges.

[modifier] Natifs de Limoges

[modifier] Autres

[modifier] Compléments

[modifier] Bibliographie

  • Jean Levet, Histoire de Limoges, 2 tomes, René Dessagne, 1973 .
  • Pierre Saumande, « Mystérieux Limoges souterrain », dans Lemouzi, juin 1990 .
  • Georges Vérynaud, Limoges, naissance et croissance d'une capitale régionale, Éd. de la Veytisou, 1994 .
  • Jean-Pierre Loustaud, « Limoges antique », dans Travaux d'archéologie limousine, no supplément 5, 2000 .
  • Gilbert Font, Limoges, le grand bond en avant, deux siècles de transformations 1815-2006, Éd. Lavauzelle, 2006 (ISBN 2702513204) .
  • Chantal Meslin-Perrier, Limoges deux siècles de porcelaine, Éd. L'amateur, 2002 (ISBN 2859173552) .
  • Jan dau Melhau, Je me souviens de Limoges, te'n rapelas ?, Edicion dau Chamin de Sent-Jaume, 1999 .
  • Jean Marc Ferrer et Philippe Grandcoing, Une histoire de Limoges, Culture et patrimoine en Limousin, 2003 (ISBN 2911167333) .
  • Jean Marc Ferrer et Véronique Notin, L'art de l'émail à Limoges, Culture et patrimoine en Limousin, 2005 (ISBN 2911167449) .
  • Vincent Brousse, Dominique Danthieux et Philippe Grandcoing, 1905, le printemps rouge de Limoges, Culture et patrimoine en Limousin, 2005 (ISBN 2911167414) .
  • Jean Levet, La maîtrise des bouchers du Château de Limoges, 1630 - 1828, autoédition, 2007 (ISBN 978-2952790307) .
  • Michel Desforges, Limoges : petite histoire d'une grande ville, Lucien Souny, 2002 (ISBN 2911551869) .
  • Merriman et John M. , Limoges, la ville rouge, Belin-Lucien Souny, 1990 .
  • Laurent Bourdelas, Du Pays et de l'Exil - Un Abécédaire de la Littérature du Limousin, Les Ardents Éditeurs, Limoges, 2008 .
  • Laurent Bourdelas, Plaidoyer pour un limogeage - Un territoire de l'intime, Éditions Lucien Souny, Limoges, 2001 .
  • Limoges, ville d'art et d'histoire, AD&D, 2009 .
  • Lisemarie Lefèvre et Stéphane Capot, D'art et d'histoire, L'Hôtel de Ville de Limoges, Culture et patrimoine en Limousin, 2009 .
  • JF Pons, Landouge, un quartier de Limoges, Alan Sutton, 2008 (ISBN 9782849108154) .

[modifier] Iconographie

Panorama de Limoges
Panorama de Limoges depuis le toit de l'Institut d'ingénierie informatique de Limoges

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[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Annexes

[modifier] Notes

  1. Si Limougeaud désigne les habitants mais peut servir aussi comme adjectif, on trouve quelquefois les mots limogeois et limogeoise comme qualificatifs (on dira ainsi les « industries limougeaudes » ou les « industries limogeoises »). Limousin et limousine s’appliquent pour la région du Limousin et non pour la ville de Limoges. Cependant, le terme limogeois est sinon vieilli, du moins peu usité ; il est abandonné pour désigner les habitants. Historiquement, le terme limougeaud aurait été préféré en raison de sa consonance plus populaire et moins septentrionale.
  2. Cette particularité a été utilisée comme argument touristique par la mairie de Limoges sur son site Internet Monuments, Limoges capitale sur Mairie de Limoges. Consulté le 2 août 2009
  3. L'organisation du réseau ferré français en étoile à partir des gares parisiennes est observable sur la carte du réseau ferré français sur le site de RFF,  2009. Consulté le 9 novembre 2009
  4. En 1274, sur 33 corporations de métiers recensées, 26 relèvent du travail des métaux ! Georges Landais, Entrailles : petites histoires du sous-sol limousin : De l'or des Lémovices à la fin de l'uranium, Presses universitaires de Limoges (Pulim), janvier 1997, 40 p. (ISBN 2 84287 081 6), p. 19 

[modifier] Références

  1. distance orthodromique de Limoges à Clermont-Ferrand sur le site Lion1906,  2009. Consulté le 8 novembre 2009
  2. distance orthodromique de Limoges à Marennes sur le site Lion1906,  2009. Consulté le 8 novembre 2009
  3. distance orthodromique de Limoges à Paris sur le site Lion1906,  2009. Consulté le 8 novembre 2009
  4. distance orthodromique de Limoges à Bordeaux sur le site Lion1906,  2009. Consulté le 8 novembre 2009
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Feytiat
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08 Coquille.jpg
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45°50′07″N 01°15′45″E / 45.83528, 1.2625




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