Prix Goncourt

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Prix Goncourt
Image associée à la récompense
Edmond de Goncourt, créateur du prix par testament, par Nadar.

Description Prix littéraire
Organisateur Académie Goncourt
Pays Drapeau de la France France
Date de création 1903
Dernier récipiendaire Pierre Lemaitre pour Au revoir là-haut
Site officiel www.academie-goncourt.fr

Le prix Goncourt est un prix littéraire français récompensant des auteurs d'expression française, créé par le testament d'Edmond de Goncourt en 1896. La Société littéraire des Goncourt fut officiellement fondée en 1902 et le premier prix Goncourt fut proclamé le 21 décembre 1903. Ce prix annuel est décerné au début du mois de novembre par l'Académie Goncourt, après trois présélections successives, en septembre et en octobre, parmi les romans publiés dans l'année en cours. C'est le prix littéraire français le plus ancien et considéré comme le plus prestigieux[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Le prix Goncourt, créé pour récompenser chaque année « le meilleur ouvrage d'imagination en prose[2], paru dans l'année » est attribué presque exclusivement à un roman.

En 1862, les frères Goncourt décident qu’après leur mort, leurs biens seront vendus, leur capital placé et que les intérêts de cette somme serviront à leur Académie Goncourt pour rémunérer dix auteurs avec 6 000 francs or par an (avec cette rente à vie, les dix académiciens pouvant ainsi vivre de leur plume), et pour décerner un prix annuel de 5 000 francs or[3]. Mais l'Académie Goncourt devant être reconnue d'utilité publique, elle doit placer ses fonds sur des obligations d'État peu rémunératrices, ce qui réduit très tôt à néant les montants des rentes et du prix, d'autant plus que les dévaluations successives (notamment la dévaluation liée au franc Poincaré en 1928) font fondre la valeur du capital de l'Académie littéraire[4] pour aboutir à une somme de 50 nouveaux francs en 1962[5].

Un chèque est remis au lauréat depuis 1903, il décerne à l'origine des romans naturalistes pour échapper à l'érudition qu'affectionnent les académiciens. Aujourd'hui, ce montant, du fait de l'inflation, ne représente plus qu'un prix symbolique — actualisé à 10 euros que les lauréats font encadrer[6] — mais la "notoriété" promise au lauréat dès la fin de la Première Guerre mondiale par l'Académicien Jean Ajalbert[7], qui verra son œuvre accéder au palmarès des meilleures ventes, est une récompense bien plus convoitée. En marge du Prix Goncourt, l'académie décerne en outre les Bourses Goncourt de la Poésie, de la Nouvelle, de la Biographie, de la Jeunesse et de Premier Roman.

Depuis octobre 1914, les dix membres de l'Académie Goncourt sont en résidence au restaurant Drouant, rue Gaillon, dans le deuxième arrondissement de Paris[1]. Ils se réunissent chaque premier mardi du mois depuis 1920 dans leur salon, au premier étage du restaurant. Le prix est attribué début novembre. Si après quatorze tours de scrutin il n'y a pas de lauréat élu le président a une voix double pour déterminer une majorité de vote.

Le prix ne peut être décerné qu'une seule fois à un même écrivain. À une exception près : la supercherie de Romain Gary qui l'a reçu en 1956 pour son roman les Racines du ciel, puis en 1975, sous le pseudonyme d'Émile Ajar, pour le roman La Vie devant soi.

Le prix Goncourt est indissociable, depuis 1926, du prix Renaudot, créé cette année-là par dix critiques littéraires qui attendaient la proclamation faite par le président de l'Académie Goncourt. Sans être organiquement lié au jury du Goncourt, le jury du Renaudot joue le rôle de son complément naturel, accentué par l'annonce du résultat, simultanément et dans le même cadre.

En 1988, l'Académie Goncourt a accueilli avec bienveillance la création du Prix Goncourt des lycéens par la Fnac, en collaboration avec le rectorat de Rennes.

Le 5 février 2008, les jurés du Goncourt ont modifié certaines règles pour répondre aux critiques récurrentes qui leur étaient faites : ils ont en effet décidé à l'unanimité qu'il était incompatible d'être à la fois juré et rémunéré par une maison d'édition[8],[9] ; les jurés doivent démissionner s'ils ne siègent pas durant l'année ; et une limite d'âge est instaurée à 80 ans pour les futurs membres (et non de manière rétroactive) de l'Académie Goncourt[10].

Secrétaire de l'Académie Goncourt depuis 1998, Marie Dabadie a participé à ce que la marque « Goncourt » soit officiellement déposée et à créer un site Internet. Unique salariée de l'institution, elle est notamment chargée de transmettre aux membres du jury les ouvrages que lui envoient les éditeurs[11].

Critiques et polémiques[modifier | modifier le code]

Le Prix Goncourt reste le prix littéraire le plus convoité en France parce qu'il assure de fait à son récipiendaire une promotion et des tirages conséquents[12]. Le gain pour l'éditeur serait évalué à au moins trois millions d'euros dans les huit semaines suivant l'obtention du Prix[13]. Une critique récurrente qui est faite au prix Goncourt est d'être parfois « passé à côté » d'auteurs majeurs du XXe siècle : Guillaume Apollinaire et Colette (qui deviendra plus tard membre puis Présidente de l'Académie Goncourt) sont les premiers écrivains illustres à être recalés. Mais l'exemple le plus souvent cité est l'attribution du prix 1932 à Guy Mazeline pour son roman Les Loups, l'année de la publication de Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline évincé par 6 voix contre 4[14], pour ce que François Nourissier des années plus tard qualifiera encore du « scandale des Goncourt ». En 1999, le magazine Lire résumait le problème en une phrase : « Le prix Goncourt couronne rarement le meilleur roman de l'année »[15].

Par conséquent, les jurés du prix Goncourt se voient souvent reprocher un certain académisme dans leur approche de la littérature, ainsi que leur affiliation à des maisons d'édition (et plus précisément à trois éditeurs : Gallimard, Grasset et Le Seuil, d'où le terme ironique de Galligrasseuil), qu'ils auraient tendance à privilégier au détriment des petites maisons d'édition[16]. De nouvelles règles ont été instituées en 2008 pour éviter la connivence des membres du jury avec ces grandes maisons d’édition : les jurés ont désormais l'interdiction d'être salarié dans l'édition[17]. Des réserves ont cependant été émises sur ces nouvelles règles qui ne garantiraient pas une plus grande impartialité[18]. Le Prix Goncourt, à la différence d'autres prix littéraires prestigieux comme le Prix Pulitzer, le Prix Cervantes ou le Man Booker Prize, n'est pas constitué d'un jury « tournant »[19] : ses membres n'étant pas remplacés d'année en année, ces soupçons continuent de peser sur leurs décisions[20]. L'âge des jurés est également un sujet de controverse, voire de raillerie constante. Jules Renard écrivait déjà à son sujet : « L'Académie des Goncourt me paraît malade ; ça a l'air d'une maison de retraite pour vieux amis. La littérature s'en désintéressera »[21]. Pour y remédier, l'académie a changé son règlement en 2008, les jurés perdront désormais leur droit de vote à 80 ans (basculement vers l'honorariat)[22].

S'il suscite encore la convoitise, l'attribution du Prix Goncourt peut être ressentie par certains lauréats comme une forme de cadeau empoisonné. Sept ans après avoir reçu le prix, Jean-Louis Bory écrit : « La première conséquence du Goncourt a été de planter une date dans ma mémoire, comme une écharde. (...) Depuis, je vieillis. (...) Le Goncourt, c'est automatique, vous attire le grand public. Il vous aliène, c'est aussi automatique, les "connaisseurs", aux yeux de qui le Goncourt est une maladie assez honteuse, un peu dégoûtante, qui se tient entre le lupus et la blennorragie. (...) Résultat : le grand public lit votre livre pour l'unique raison qu'il a eu le Goncourt, mais ne lit pas vos livres suivants, pour la bonne raison qu'ils ne l'auront pas. (...) Les connaisseurs ne liront pas votre livre parce qu'il a eu le Goncourt, et ne liront pas les suivants parce que le premier a eu le Goncourt »[23].

La compétition est grande pour l'annonce des résultats entre les jurys du Femina et du Goncourt. Ainsi Antoine de Saint-Exupéry reçoit le Femina en 1931 alors qu'il était favori du Goncourt, idem en 1993 pour Marc Lambron tandis qu'en 1959, c'est le Goncourt qui « souffle » au Femina André Schwartz-Bart. Un accord est conclu en 2000 entre les deux jurys pour que l'ordre d'attribution des deux distinctions alterne en principe d'une année sur l'autre[24].

Les dix membres actuels de l'Académie Goncourt[modifier | modifier le code]

Les membres de l'Académie Goncourt, qui sont cooptés par les autres membres, sont désignés à vie. Ils sont bénévoles, hormis le couvert qui leur est assuré chez Drouant. Depuis 2008, les membres sont :

Les présidents de l'Académie Goncourt[modifier | modifier le code]

Liste des lauréats du Prix Goncourt[modifier | modifier le code]

Les lauréats du prix Goncourt sont[27] :

Année Auteur Ouvrage Éditeur (x fois) Notes
1903 nothumb John-Antoine Nau Force ennemie La Plume Lauréat franco-américain d'expression française
1904 Léon Frapié La Maternelle Albin Michel
1905 nothumb Claude Farrère Les Civilisés Paul Ollendorff
1906 nothumb Jérôme et Jean Tharaud Dingley, l'illustre écrivain Cahiers de la Quinzaine
1907 nothumb Émile Moselly Terres lorraines et Jean des Brebis ou le livre de la misère Plon
1908 Francis de Miomandre Écrit sur de l'eau... Émile-Paul Frères
1909 Marius-Ary Leblond En France Fasquelle Nom de plume de deux cousins,
écrivains originaires de La Réunion
1910 nothumb Louis Pergaud De Goupil à Margot Mercure de France
1911 Alphonse de Châteaubriant Monsieur des Lourdines Grasset
1912 André Savignon Filles de la pluie Grasset (2)
1913 Marc Elder Le Peuple de la mer Calmann-Lévy
1914 Adrien Bertrand L'Appel du sol Calmann-Lévy (2) Décerné en 1916
1915 René Benjamin Gaspard Fayard
1916 nothumb Henri Barbusse Le Feu Flammarion
1917 Henry Malherbe La Flamme au poing Albin Michel (2)
1918 nothumb Georges Duhamel Civilisation Mercure de France (2)
1919 nothumb Marcel Proust À l'ombre des jeunes filles en fleurs Gallimard À la recherche du temps perdu (vol. 2)
1920 Ernest Pérochon Nêne Plon (2) Publié en 1914 aux éditions Clouzot
1921 nothumb René Maran Batouala Albin Michel (3) Premier écrivain antillais récompensé
1922 nothumb Henri Béraud Le Vitriol de Lune et Le Martyre de l'obèse Albin Michel (4)
1923 Lucien Fabre Rabevel ou le Mal des ardents Gallimard (2)
1924 Thierry Sandre Le Chèvrefeuille, le Purgatoire, le Chapitre XIII Gallimard (3)
1925 nothumb Maurice Genevoix Raboliot Grasset (3)
1926 nothumb Henri Deberly Le Supplice de Phèdre Gallimard (4)
1927 nothumb Maurice Bedel Jérôme 60° latitude nord Gallimard (5)
1928 Maurice Constantin-Weyer Un homme se penche sur son passé Rieder
1929 nothumb Marcel Arland L'Ordre Gallimard (6)
1930 nothumb Henri Fauconnier Malaisie Stock
1931 nothumb Jean Fayard Mal d'amour Fayard
1932 nothumb Guy Mazeline Les Loups Gallimard (7) Année du Voyage au bout de la nuit de Céline
1933 nothumb André Malraux La Condition humaine Gallimard (8)
1934 nothumb Roger Vercel Capitaine Conan Albin Michel (5)
1935 nothumb Joseph Peyré Sang et Lumières Grasset (4)
1936 nothumb Maxence Van der Meersch L'Empreinte du dieu Albin Michel (6)
1937 Charles Plisnier Faux Passeports Corrêa Auteur belge, premier lauréat étranger
1938 nothumb Henri Troyat L'Araigne Plon (3)
1939 nothumb Philippe Hériat Les Enfants gâtés Gallimard (9)
1940 Francis Ambrière Les Grandes Vacances Nouvelle France Réservé, le prix est attribué en 1946
1941 Henri Pourrat Vent de Mars Gallimard (10)
1942 nothumb Marc Bernard Pareils à des enfants Gallimard (11)
1943 Marius Grout Passage de l'homme Gallimard (12)
1944 nothumb Elsa Triolet Le premier accroc coûte 200 francs Denoël Première femme à recevoir le Goncourt
1945 nothumb Jean-Louis Bory Mon village à l'heure allemande Flammarion (2)
1946 Jean-Jacques Gautier Histoire d'un fait divers Julliard
1947 Jean-Louis Curtis Les Forêts de la nuit Julliard (2)
1948 nothumb Maurice Druon Les Grandes Familles Julliard (3)
1949 nothumb Robert Merle Week-end à Zuydcoote Gallimard (13)
1950 Paul Colin Les Jeux sauvages Gallimard (14)
1951 Julien Gracq Le Rivage des Syrtes Corti refusé par l'auteur
1952 Béatrix Beck Léon Morin, prêtre Gallimard (15)
1953 Pierre Gascar Les Bêtes Gallimard (16)
1954 nothumb Simone de Beauvoir Les Mandarins Gallimard (17)
1955 Roger Ikor Les Eaux mêlées Albin Michel (7)
1956 Romain Gary Les Racines du ciel Gallimard (18)
1957 Roger Vailland La Loi Gallimard (19)
1958 Francis Walder Saint-Germain ou la Négociation Gallimard (20) Auteur belge
1959 André Schwarz-Bart Le Dernier des Justes Seuil
1960 Vintila Horia Dieu est né en exil Fayard attribué mais non décerné à l'auteur en raison de son passé politique
1961 Jean Cau La Pitié de Dieu Gallimard (21)
1962 Anna Langfus Les Bagages de sable Gallimard (22)
1963 Armand Lanoux Quand la mer se retire Julliard (4)
1964 nothumb Georges Conchon L'État sauvage Albin Michel (7)
1965 Jacques Borel L'Adoration Gallimard (23)
1966 nothumb Edmonde Charles-Roux Oublier Palerme Grasset (5)
1967 André Pieyre de Mandiargues La Marge Gallimard (24)
1968 Bernard Clavel Les Fruits de l'hiver Robert-Laffont
1969 Félicien Marceau Creezy Gallimard (25)
1970 nothumb Michel Tournier Le Roi des aulnes Gallimard (26)
1971 Jacques Laurent Les Bêtises Grasset (6)
1972 nothumb Jean Carrière L'Épervier de Maheux Pauvert
1973 nothumb Jacques Chessex L'Ogre Grasset (7) Premier lauréat suisse
1974 Pascal Lainé La Dentellière Gallimard (27)
1975 Émile Ajar (Romain Gary) La Vie devant soi Mercure de France (3) Unique cas de double lauréat,
par ignorance de la mystification
1976 nothumb Patrick Grainville Les Flamboyants Seuil (2)
1977 nothumb Didier Decoin John l'Enfer Seuil (3)
1978 Patrick Modiano Rue des boutiques obscures Gallimard (28)
1979 Antonine Maillet Pélagie-la-Charrette Grasset (8) Première lauréate canadienne
1980 nothumb Yves Navarre Le Jardin d'acclimatation Flammarion (3)
1981 Lucien Bodard Anne Marie Grasset (9)
1982 nothumb Dominique Fernandez Dans la main de l'ange Grasset (10)
1983 Frédérick Tristan Les Égarés Balland
1984 Marguerite Duras L'Amant Éditions de Minuit
1985 Yann Queffélec Les Noces barbares Gallimard (29)
1986 Michel Host Valet de nuit Grasset (11)
1987 nothumb Tahar Ben Jelloun La Nuit sacrée Seuil (4) Premier lauréat marocain et donc africain
1988 nothumb Erik Orsenna L'Exposition coloniale Seuil (5)
1989 Jean Vautrin Un grand pas vers le Bon Dieu Grasset (12)
1990 Jean Rouaud Les Champs d'honneur Éditions de Minuit (2)
1991 Pierre Combescot Les Filles du Calvaire Grasset (13)
1992 nothumb Patrick Chamoiseau Texaco Gallimard (30)
1993 nothumb Amin Maalouf Le Rocher de Tanios Grasset (14) Premier lauréat libanais
1994 nothumb Didier van Cauwelaert Un aller simple Albin Michel (8)
1995 nothumb Andreï Makine Le Testament français Mercure de France (4) Également prix Médicis
1996 Pascale Roze Le Chasseur Zéro Albin Michel (9)
1997 nothumb Patrick Rambaud La Bataille Grasset (15) Également Grand prix du roman de l'Académie française
1998 nothumb Paule Constant Confidence pour confidence Gallimard (31)
1999 Jean Echenoz Je m'en vais Éditions de Minuit (3)
2000 Jean-Jacques Schuhl Ingrid Caven Gallimard (32)
2001 nothumb Jean-Christophe Rufin Rouge Brésil Gallimard (33)
2002 Pascal Quignard Les Ombres errantes Grasset (16)
2003 Jacques-Pierre Amette La Maîtresse de Brecht Albin Michel (10)
2004 nothumb Laurent Gaudé Le Soleil des Scorta Actes Sud
2005 François Weyergans Trois jours chez ma mère Grasset (17) Auteur belge
2006 nothumb Jonathan Littell Les Bienveillantes Gallimard (34) Également Grand prix du roman de l'Académie française
2007 Gilles Leroy Alabama song Mercure de France (5)
2008 nothumb Atiq Rahimi Syngué sabour. Pierre de patience P.O.L.
2009 nothumb Marie NDiaye Trois femmes puissantes Gallimard (35)
2010 nothumb Michel Houellebecq La Carte et le Territoire Flammarion (4)
2011 nothumb Alexis Jenni L'Art français de la guerre Gallimard (36)
2012 nothumb Jérôme Ferrari Le Sermon sur la chute de Rome Actes Sud (2)
2013 Pierre Lemaitre Au revoir là-haut Albin Michel (11)

Autres prix Goncourt[modifier | modifier le code]

Longtemps appelés « bourses[28] », les prix Goncourt de la Poésie, de la Nouvelle, de la Biographie, de la Jeunesse et du Premier Roman sont décernés chaque année par l'Académie Goncourt.

Prix Goncourt des lycéens[modifier | modifier le code]

Le Prix Goncourt des lycéens est un prix littéraire français créé en 1988 par la Fnac, en collaboration avec le rectorat de Rennes et avec la bienveillance de l'Académie Goncourt, qui met à disposition sa sélection afin que les lycéens y opèrent leur choix propre et participent aux rencontres organisées après la proclamation du prix.[réf. nécessaire]

Article détaillé : Prix Goncourt des lycéens.

Goncourt de la poésie[modifier | modifier le code]

La bourse Goncourt de la poésie a été instituée en 1985 grâce au legs d'Adrien Bertrand (prix Goncourt en 1914). Ce prix est décerné à un poète pour l'ensemble de son œuvre et non pour un ouvrage particulier.

Article détaillé : Prix Goncourt de la poésie.

Goncourt de la Nouvelle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prix Goncourt de la nouvelle.

Goncourt du Premier Roman[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prix Goncourt du premier roman.

Goncourt de la biographie[modifier | modifier le code]

Ce prix est décerné depuis 1999 en septembre en partenariat avec la municipalité de Nancy.

Article détaillé : Prix Goncourt de la biographie.

Goncourt Jeunesse[modifier | modifier le code]

Décerné en partenariat avec la municipalité de Fontvieille

Liste Goncourt : le choix polonais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste Goncourt : le choix polonais.

Il existe également depuis 1998 un « prix Goncourt : le choix polonais » organisé par l'Institut français de Cracovie et décerné par un jury constitué d'étudiants des départements de français des universités de toute la Pologne sur la base de la liste établie en septembre par l'Académie Goncourt[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Du côté de chez Drouant : Le Goncourt de 1903 à 1921 émission de Pierre Assouline sur France Culture le 27 juillet 2013.
  2. Il se distingue ainsi à l'origine du prix de Poésie remis par l'Académie française.
  3. Robert Kopp, « Une machine à faire lire », sur L'Alsace,‎ 4 novembre 2012
  4. Jacques Lindecker, « La folle semaine commence », sur L'Alsace,‎ 4 novembre 2012
  5. Du côté de chez Drouant : Le Goncourt de 1962 à 1978 émission de Pierre Assouline sur France Culture le 17 août 2012.
  6. Fonctionnement de l'Académie Goncourt sur le site officiel
  7. Jean-Louis Cabanès, Les Goncourt dans leur siècle : Un siècle de Goncourt, Presses Univ. Septentrion,‎ 2005, p. 320
  8. Le Goncourt donne l'exemple dans Le Figaro du 7 février 2008.
  9. Des polémiques sur les éditeurs Gallimard et Grasset souvent présentes.
  10. Du côté de chez Drouant : Le Goncourt de 2004 à 2011 émission de Pierre Assouline sur France Culture le 31 août 2013.
  11. Mohammed Aïssaoui, « Marie Dabadie, dans l'ombre du Goncourt », Le Figaro, encart « Culture », mercredi 11 septembre 2013, page 38.
  12. À qui appartient... le prix Goncourt ? dans Le Figaro du 1er août 2008
  13. Un Goncourt, ça gagne (com)bien? dans Slate.fr du 14 janvier 2012
  14. Ces prix Goncourt sont-ils encore lisibles ? dans Le Figaro du 6 novembre 2008
  15. Le Goncourt inconnu, Didier Sénécal, Lire de novembre 1999
  16. À qui profitent les prix ? Dossier France Info du 25 octobre 2007
  17. Du neuf à l'Académie Goncourt, Anne Crignon, Le Nouvel Observateur du 28 février 2008
  18. Prix Goncourt, révolution dans un verre d’eau ? par Joseph Vebret dans Le Nouvel Observateur du 9 février 2008
  19. La Stratégie de l'andouillette, Emmanuel Lemieux, Lire de novembre 2003
  20. Les Prix littéraires à l'étranger, Capucine Roche, Lire de novembre 2004
  21. Le siècle des Goncourt, Thierry Gandillot dans L'Express du 26 juin 2003
  22. Le jury Goncourt se fixe une limite d'âge, par Alain Beuve-Méry dans Le Monde du 8 février 2008
  23. Le Goncourt, une maladie honteuse? sur lexpress.fr du 2 novembre 2011
  24. Jean-Paul Dubois, prix Femina dans Le Nouvel Observateur du 8 novembre 2004
  25. Régis Debray, juré Goncourt dans Le Monde du 13 janvier 2011.
  26. a et b Philippe Claudel et Pierre Assouline, nouveaux jurés Goncourt dans Le Figaro du 11 janvier 2012.
  27. Palmarès intégral sur le site officiel de l'Académie Goncourt.
  28. Le nom du prix étant réservé au Prix Goncourt, ces bourses sont désormais appelés « le Goncourt de la Poésie », « le Goncourt de la Nouvelle », etc.
  29. Liste Goncourt : le choix polonais sur le site de l'Académie Goncourt.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]