Maurice Boitel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Boitel.

Maurice Boitel

Description de l'image  Maurice Boitel à la villa Abd-el-Tif en 1946.jpg.
Naissance
Tillières-sur-Avre, Drapeau de la France France
Décès (à 88 ans)
Audresselles, Drapeau de la France France
Activités Peinture
Formation École nationale supérieure des beaux-arts
Récompenses prix Abd-el-Tif, 1946
prix Maurice Pierre de la Jeune Peinture, 1954

Maurice Boitel est un peintre français de l'École de Paris, né le à Tillières-sur-Avre (Eure) et mort le à Audresselles (Pas-de-Calais).

Biographie[modifier | modifier le code]

Maurice Boitel appartient au mouvement artistique appelé « La Jeune Peinture » de l'École de Paris, avec des peintres comme Bernard Buffet, Jansem, Yves Brayer, Louis Vuillermoz, Pierre-Henry, Daniel du Janerand, Jean Joyet, Gaston Sébire, Paul Collomb, Jean Monneret, Jean-Pierre Alaux et Gaëtan de Rosnay. En 1955, dans un article paru dans Le Figaro, André Warnod le classait parmi les principaux représentants de la Nouvelle École de Paris. Les conseils municipaux de plusieurs communes ont donné son nom à des rues.

Une vocation précoce[modifier | modifier le code]

Juste après sa naissance en Normandie, Maurice Boitel réside jusqu'à l'âge de douze ans à Gevrey-Chambertin (Bourgogne), dont l'étude d'huissier avait été achetée par son père. C'est dans cette belle province qu'il a puisé son amour profond de la nature, et aussi peut-être cette sensation du bonheur de vivre exprimée dans ses œuvres, à certaines périodes. Dès l'âge de cinq ans, il veut être peintre et passe son temps à dessiner.

Avant d'être admis à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (atelier d'Eugène Narbonne), juste après avoir participé à la Seconde Guerre mondiale dans une unité combattante, Maurice Boitel est successivement élève des écoles des Beaux-Arts de Boulogne-sur-Mer, d'Amiens (villes où il réside quelques années), puis de Dijon (atelier d'André Claudot) lorsque sa famille revient en Bourgogne à Nuits-Saint-Georges.

Expositions, salons et prix[modifier | modifier le code]

Après son retour en métropole, il expose à Paris au Salon des artistes indépendants, au Salon de la Jeune peinture, au Salon d'automne, et plus tard, au Salon des artistes français, au Salon du Dessin et de la Peinture à l'eau, au Salon Terre latine ainsi qu'au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts et au Salon Comparaisons ; il est membre des comités de ces deux derniers salons. Il expose au Salon d'Hiver en 1946.

  • En 1949, il présente une exposition particulière de ses peintures d'Algérie à la galerie de l'Élysée, Faubourg Saint-Honoré.
  • En 1951, nouvelle exposition particulière à cette même galerie ; il participe également à une exposition de groupe à la galerie Suillerot et à des expositions à thèmes, présidées par Jacques Hébertot, dans le cadre de l’Association des amateurs de peinture. En 1958, il remporte le prix Antral, décerné par la ville de Paris, et il présente une exposition particulière à la galerie René Drouet, rue du Faubourg-Saint-Honoré, à Paris, où il présenta par la suite d’autres expositions particulières.
  • Au début des années 1950, il reçoit des commandes de décorations (fresques et céramiques) et les réalise entièrement lui-même pour les groupes scolaires Voltaire à Montreuil-sous-Bois et Jean-Charles Gatinot à Montgeron.
  • En 1954, il remporte le prix Maurice Pierre de la Jeune Peinture.
  • En 1956, Grand Prix de peinture de la ville de Saint-Affrique décerné à la galerie Durand-Ruel;
  • En 1959, c’est le prix Winsor et Newton (Paris Londres) qui lui est décerné.
  • En 1966, il remporte le prix Francis Smith qui lui offre un séjour au Portugal.
  • En 1968, il reçoit la médaille d’or des Artistes français et l’Académie des Beaux-Arts lui décerne le prix Bastien Lepage.
  • En 1974, il reçoit le grand prix du conseil général de Seine-et-Marne.

Des expositions particulières, dans les Musées de Boulogne-sur-Mer en 1976, de Saint-Maur en 1977, de Montbard en 1982, de Montreuil-sur-Mer en 1993, lui ont permis de présenter dans plusieurs salles, des rétrospectives avec de grands tableaux où figurent des compositions ainsi que des paysages de France, d'Italie, d'Espagne, du Portugal, de Hollande, etc.

  • En 1990, le Salon d'Automne de Paris lui rend un hommage dans trois salles au Grand Palais à Paris.
  • En 1999, le président et le Comité du salon des Indépendants de Paris l'invitent à présenter une rétrospective de ses œuvres.
  • En 2003, le Salon de la Société nationale des beaux-arts de Paris lui décerne la médaille d'or.

Localisation des œuvres[modifier | modifier le code]

Le fonds municipal d'Art contemporain de Paris possède une trentaine d'œuvres de Maurice Boitel.

Il a été l'invité d'honneur dans plusieurs salons de peinture à Rosny-sous-Bois (1980), Blois (1983), Wimereux (1984), Villeneuve-le-Roi (1984), Yvetot (1986), Alfortville (1987), Bourges (1987), Saumur (1987), Metz (1991), Limoges (1992), Tours (1992).

Des amateurs de Grande-Bretagne, des États-Unis, de Suisse, d'Allemagne, du Brésil, de l'Iran, du Japon, du Venezuela, etc. ont acquis de nombreux tableaux, ainsi que l'État français et la Ville de Paris.

Certaines de ses œuvres sont visibles dans les musées de Dijon, de Saint-Maur-des-Fossés, de Sceaux et de Valence, d'Alger (L'entrée de la Villa Abd El Tif), de Constantine (La villa des arcades), de Bejaia/ex-Bougie (Intérieur)notamment, à la mairie de Paris et dans quelques ambassades de France (Bogota et Kinshasa notamment).

Ses panneaux de céramique sont en place depuis 1953 et 1955 dans les groupes scolaires Voltaire à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et Jean-Charles Gatinot à Montgeron (Essonne). Il a réalisé et cuit lui-même ces céramiques dans un four qu'il avait fait construire dans son atelier.

Parmi ses amis peintres les plus proches,[modifier | modifier le code]

On compte notamment Daniel du Janerand, Louis Vuillermoz, Pierre-Henry, Michel Henry; Jean-Pierre Alaux, Bernard Buffet, Antoni Pitxot (en), Jean Joyet, Jean Carzou, André Hambourg, Emilio Grau Sala, Jean Monneret, Rodolphe Caillaux, Pierre Gaillardot, Michel Jouenne, et Paul Collomb.

Expositions actuelles[modifier | modifier le code]

-En 2011: de mai à octobre 2011: "Maurice Boitel, d'Alger à Nuits-Saint-Georges" (période 1937-1951), 50 œuvres exposées au musée de Nuits-Saint-Georges.

-En 2010 : Exposition au château-musée de Boulogne-sur-Mer : mai 2010 : Maurice Boitel et la Nouvelle école de Paris.

-Exposition dans les salles de la Pergola de la mairie de Saint-Mandé (septembre 2010)

-en novembre 2012 : exposition à "Art en capital" au Grand Palais de Paris d'une œuvre de Maurice Boitel : une aquarelle au Salon du dessin et de la peinture à l'eau .

-en décembre 2012 : Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts au Carrousel du Louvre (musée du Louvre), exposition d'une peinture à l'huile de Maurice Boitel .

Œuvre[modifier | modifier le code]

L'évolution du peintre se poursuit insensiblement durant toute sa vie : jusqu'à 1946, année de son mariage, une peinture expressive, très terrienne, puis de 1946 à 1952, une peinture très colorée surtout en Algérie. De 1952 à 1965, il réalise des tableaux très personnels : dans ses paysages, très charpentés, les objets sont définis par des contours noirs avec quelques aplats au couteau. Au cours de cette période, il peint beaucoup à Paris et à Saint-Mandé, près de son domicile, et se rend souvent près du cap Gris-Nez, où il réalise des tableaux sobres et sombres de tempêtes, de barques sur la plage, de ruines de la guerre. Il peint aussi des personnages : clowns, éleveurs de volailles, marins, ou des portraits. Puis de 1958 à 1965, il peint à Cadaqués (Espagne) tous les étés. C'est toujours le même style, solidement charpenté, mais où passent la lumière et les couleurs vives de la Méditerranée (paysages, marines, portraits, foules sur la plage).

À partir de 1965, son œuvre reste structurée mais il fait disparaître les contours : il utilise aussi davantage l'aquarelle notamment à Nice, en Italie et dans le Sancerrois. Chaque année, il continue à se rendre près du cap Gris-Nez, à Audresselles, ou dans le Limousin, à Ambazac. La région parisienne, où il réside habituellement, lui a fourni aussi de nombreux sujets (Montmartre, le bois de Vincennes, les îles de la Seine, de la Marne, Guermantes et Conches-sur-Gondoire). Depuis 1980, il avait tendance à évoquer une réalité idéalisée.

Hommages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs Emmanuel Bénézit, Gründ, éd. 1976 et suivantes.
  • Catalogue du Musée de Boulogne-sur-Mer (1976). Catalogue de l'exposition à la salle comtale du château-musée de Boulogne-sur-Mer (mai 2010)
  • La Jeune Peinture (1941 - 1961) par Guy Vignoht. Collection Terre des Peintres - Presses de l'Atelier BPC (1985).
  • Les environs de la Marne et leurs peintres, par Michel Riousset. Presse de l'imprimerie Lienhart et Cie (1986).
  • "Voyages en Italie, carnet de croquis de Maurice Boitel"

collection terre des peintres - 3 avenue Percier 75008 Paris - éd. Compagnie internationale de banque.

  • L'École de Paris (1945 - 1965) par Lydia Harambourg. Dictionnaire des peintres. Collection Ides et Calendes (éd. 1993 et 2010) (Neuchâtel - Suisse) 100 euro.
  • La villa Abd-el-Tif : un demi-siècle de vie artistique en Algérie 1907-1962, par Élisabeth Cazenave.
  • Art Galerie collection japonaise 1997 - imprimé au Japon.
  • Alger et ses peintres (1830 - 1960) par Marion Vidal-Bué, éd. Paris-Méditerranée, 87 rue de Turenne 75003 Paris, année 2000.
  • Promenade autour de l'Art contemporain, par Jean Monneret, 2001, éd. SAI Salon des indépendants, Grand Palais, Paris.
  • Reproductions de peintures de Maurice Boitel servant d'illustration à l'ouvrage du géographe Olivier Lazzarotti, Rivages du Boulonnais éd. AMA décembre 2006.
  • Archives des Beaux-Arts de Paris - AJ 52* 1353 Registre d'inscription des élèves 1945-1957.Maurice Boitel y figurerait à la date du sous le no 8529.
  • Dictionnaire des peintres de Vendée par François Wiehn, avec le concours de Gérard Aubisse, Geste éditions (79260 La Crèche) septembre 2010 - 45 euro (F. Wiehn 52 rue de Gatérat -17100 Saintes) p. 52 & 53
  • "Maurice Boitel, d'Alger à Nuits-Saint-Georges", mai 2011, 65 pages, publié par le musée de Nuits-Saint-Georges, maquette d' Armelle Drouin-Hudelot, avec des textes inédits de Maurice Boitel, Alain Cartron, Laurence Joignerez, Olivier Lazzarotti, Jean-Pierre Pophillat, Marion Vidal-Bué, Michel Riousset.

Quelques critiques d’art ayant commenté l’œuvre de Maurice Boitel[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :