Corse

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Corse
Corsica (co)
Image illustrative de l'article Corse
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Localisation Mer Méditerranée
Coordonnées 42° 09′ 00″ N 9° 05′ 00″ E / 42.15, 9.083333 ()42° 09′ 00″ N 9° 05′ 00″ E / 42.15, 9.083333 ()  
Superficie 8 680 km2
Côtes 1 000 km
Point culminant Monte Cinto (2 706 m)
Administration
Collectivité Collectivité territoriale de Corse
Départements Haute-Corse (2B)
Corse-du-Sud (2A)
Démographie
Population 309 693 hab. (2010)
Densité 35,68 hab./km2
Plus grande ville Ajaccio
Autres informations
Fuseau horaire UTC+1
Site officiel www.corse.fr/

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Corse
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Îles de France

La Corse est une île de la mer Méditerranée et une région française, ayant un statut spécial (officiellement « collectivité territoriale de Corse »), composée de deux départements : la Corse-du-Sud (2A) et la Haute-Corse (2B). Après avoir fait partie pendant quatre siècles et demi de la République de Gênes (qui laissait une large autonomie à ses communautés locales), elle se déclara indépendante le et donna le jour à la première Constitution démocratique de l'histoire moderne (1755), avant d'être cédée par Gênes à la France le 15 mai 1768, puis soumise militairement par la France lors de la bataille de Ponte Novu, le . Depuis 1735, elle a eu pour hymne le Dio vi Salvi Regina[1],[N 1].

Elle est surnommée île de Beauté.

De l'origine des noms Corsica et Cyrnos[modifier | modifier le code]

Bien des légendes existent sur l'origine du nom donné à l'île de Corse. Parmi les plus tenaces, celle qui veut que les Grecs l'aient appelée Kallistê (en grec ancien Καλλίστη : « la plus belle »), et dont on sait aujourd'hui qu'elle est fausse[N 2].

Des historiens ont écrit :

  • « De vieux auteurs l'assurent et, dans la légende qu'ils nous ont transmise, une réalité précise apparaît sans doute. Une femme de la côte de Ligurie, voyant une génisse s'éloigner à la nage et revenir fort grasse, s'avisa de suivre l'animal dans son étrange et longue course. Sur le récit qu'elle fit de la terre inconnue qu'elle venait de découvrir, les Liguriens y firent passer beaucoup de leurs compagnons. Cette femme s'appelait Corsa, d'où vint le nom de Corse. C'est la légende éponyme que nous retrouvons à l'origine de toutes les cités antiques ; mais elle est de formation récente, car le premier nom de l'île est Cyrnos et non pas Corsica.
La difficulté n'était point pour embarrasser les vieux chroniqueurs, grands amateurs de merveilleux et habitués à ne douter de rien. Il y a d'autres légendes, et plus prestigieuses, sinon moins fantaisistes. Un fils d'Héraclès, Cyrnos, aurait colonisé la Corse en lui donnant son nom. Giovanni della Grossa croit que la Corse a été peuplée par un chevalier troyen, appelé Corso ou Cor, et une nièce de Didon, nommée Sica, que Corso a bâti les villes de l'île et leur a donné les noms de ses fils et de son neveu, Aiazzo, Alero, Marino, Nebbino. C'est ainsi que la Grande-Bretagne a eu son Brut, la France son Francus et que la Corse a son Corso, neveu d'Enée »[2].
  • « L'île de Corse, nommée Cyrnos par les Grecs, était baignée au nord par la mer de Ligurie (Ligusticum mare), à l'est par la mer Tyrrhénienne, au sud par le détroit Taphros ou Gallicum qui la séparait de la Sardaigne (Sardinia), à l'ouest par la mer Ibérique »[3].
Plus loin, dans son étude sur l'occupation de l'île, Xavier Poli écrit : « L'unique texte sur lequel nous pouvons nous appuyer, pour avancer que les Libyens ont occupé la Corse, est tiré de la Phocide de Pausanias, qui écrivait au IIe siècle de notre ère : « A peu de distance de la Sardaigne il est une île appelée par les Grecs Cyrnos et par les Libyens qui l'habitent Corsica ». Une partie non minime de la population, écrasée dans une sédition, passa de cette île dans celle de Sardaigne et se tailla dans la montagne un territoire où elle s'établit. Les Sardes nomment ces émigrés du nom qu'ils ont apporté de leur pays, Corses »[4].
« La légende est plus précise, Sardus fils d'Hercule et fondateur mythique de la Sardaigne aurait eu un frère Cyrnos. À la tête d'une nombreuse armée de Libyens, l'un et l'autre auraient quitté l'Afrique pour venir s'installer, le premier en Sardaigne, le second en Corse, donnant leurs noms aux deux îles »[3].
Selon Ptolémée « L'île de Cyrnos, qui est aussi appelée Corsica (variantes : Corsa, Corsi, Corsia), est bornée au nord et à l'ouest par la mer de Ligurie, à l'est par la mer Tyrrhénienne, au sud par la mer qui la sépare de l'île de Sardaigne ... »[3].
Et Xavier Poli de conclure : « C'est de Chalcis, principale ville de l'Eubée, que partit la plus ancienne colonie que la Grèce envoya vers l'Occident ; elle alla fonder Cumes entre le XIe et VIIIe siècles av. J.-C.. Nous savons qu'un des points du territoire de Carystos, une des plus jolies villes de l'Eubée, portait le nom de Cyrnos. Il semblerait donc vraisemblable que Corsica fut baptisée Cyrnos par les colons de Cumes ; mais il convient aussi de dire que Cyrnos est un nom propre d'homme que nous trouvons dans Hérodote et dans Stobée »[3].
  • Pour sa part, dans son ouvrage Histoire de la Corse depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours édité en 1839, Camille De Friess-Colonna exprime : « Aucun historien n'a jusqu'à ce jour donné une étymologie satisfaisante des noms de Cyrnos et de Corse. Les uns assurent que Cyrnos était un fils d'Hercule, qui donna son nom au pays que nous connaissons. Les autres, et Samuel Bochard est de ce nombre, prétendent que le nom de Cyrne voulant dire, en langue phénicienne, couvert de forêts, ce nom dut être imposé à la Corse d'aujourd'hui par les voyageurs phéniciens, qui furent frappés de la richesse de ses forêts.
Quant au nom de Corse, il y a également des historiens qui veulent qu'il ait été donné à la Corse par Corsus, fils d'Hercule ; Bochart le fait dériver d'un mot phénicien, qui voudrait dire cornue, nom qui lui aurait été imposé à cause des nombreux promontoires qui s'avancent en pointe dans la mer, et des pics élevés qu'on aperçoit de loin, avant de l'atteindre. Filippini rapporte deux versions, que nous croyons devoir transcrire ici, pour faire voir jusqu'où peut aller la manie des étymologies. Voici la première : une femme de Ligurie, appelée Corsica, ayant suivi un taureau qui se rendait à la nage dans une terre inconnue, fut rejointe par ses parents, qui, étant arrivés sur ses traces dans un pays de très belle apparence, et où les pâturages étaient excellents, s'y établirent et appelèrent ce pays Corsica, du nom de la femme qui les y avait attirés. La seconde est qu'un neveu d'Enée appelé Corsus, ayant enlevé une nièce de Didon, appelée Sica, s'enfuit dans l'île à laquelle il donna le nom de Corsica. »[5],[6].
  • Du géographe grec Strabon[7] :

« L'île de Cyrnos que les Romains appellent Corsica, est un pays affreux à habiter, vu la nature âpre du sol et le manque presque absolu de routes praticables, qui fait que les populations confinées dans les montagnes et réduites à vivre de brigandages, sont plus sauvages que les bêtes fauves. C'est ce qu'on peut, du reste, vérifier sans quitter Rome, car il arrive souvent que les généraux romains font des descentes dans l'île, attaquent à l'improviste quelques-unes des forteresses de ces barbares et enlèvent ainsi un grand nombre d'esclaves ; on peut alors observer de près la physionomie étrange de ces hommes farouches comme les bêtes des bois ou abrutis comme les bestiaux, qui ne supportent pas de vivre dans la servitude, ou qui, s'ils se résignent à ne pas mourir, lassent par leur apathie et leur insensibilité les maîtres qui les ont achetés, jusqu'à leur faire regretter le peu d'argent qu'ils leur ont coûté. Il y a cependant certaines portions de l'île, qui sont à la rigueur habitables, et où l'on trouve même quelques petites villes, telles que Blésinon, Charax, Eniconiæ et Vapanes. »

— Strabon, liv. V, ch. II, 7. - Traduction d'Amédée Tardieu

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Corse.
Photo satellite de la Corse (NASA)

Site et situation[modifier | modifier le code]

La Corse est située à 177 km environ au sud-est de la Côte d'Azur, à l'ouest de la Toscane (85 km) et au nord de la Sardaigne (12 km). Île plutôt boisée et montagneuse, sa côte méridionale est formée de hautes falaises (Bonifacio).

La distance la plus courte entre la France continentale et l'ile, du cap Martin à la pointe de la Revellata, est de 170 km ; l'île est située à 85 km de l'Italie continentale et à 28 km des îles de l'archipel toscan (Capraia).

La Corse se situe avec la Sardaigne sur une microplaque continentale : "(...) c'est au cours de l'Oligo-Miocène (au milieu du Cénozoïque entre environ 22 à 25 millions d'années) que le bloc corso-sarde et la lanière continentale s'écartent progressivement du bloc ibérique, ouvrant derrière eux le Bassin Provençal, la Mer d'Alboran, le Bassin Algérien et la Mer Tyrrhénienne. La dynamique cesse avec le blocage de l'arc contre les domaines externes, apulien et africain"[8],[9].

La distance[10] entre le point Nord et le point Sud de la Corse est de 184 kilomètres[11],[8].

Environnement[modifier | modifier le code]

Le golfe de Porto, patrimoine mondial de l'UNESCO

Bien que de nombreuses espèces endémiques aient disparu lors de la Préhistoire ou peu après, comparativement au continent et aux îles bretonnes, la Corse bénéficie d'un environnement relativement préservé, tant sur terre que sur la côte et en mer.

L'île abrite un parc marin international, des réserves naturelles (de Scandola, Finocchiarola, Biguglia, Cerbicale, Bouches de Bonifacio et Tre Padule de Suartone) et le Parc naturel régional de Corse, et des zones communautaires pour les oiseaux. Un observatoire conservatoire des insectes de Corse vise à conserver les espèces patrimoniales et de la biodiversité ordinaire. Le risque d'incendie constitue une menace pour la biodiversité, alors que (en 2006) plus de 50 % des dégâts découleraient de 12 % des mises à feu liées aux pratiques d'entretien de pâturages ou chemins et zones de chasse. 15 % des incendies seraient dus à la foudre, mais n'étant responsables que de 1 % des destructions (en surface). Durant la canicule de 2003, près de 20 000 ha ont brûlé avec environ 500 mises à feu[12], le problème des incendies pourrait croître avec le réchauffement climatique. 402 000 hectares sont couverts de forêt en Corse.

L’Assemblée de Corse (loi du 13 mai 1991) bénéficie d'une compétence particulière en environnement, avec un Office de l'environnement de la Corse[13] et un observatoire de l'environnement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Dans son étude sur la Corse, de ses origines à l'expulsion des Sarrasins[3], Xavier Poli se propose de remonter aux sources, de réunir tous les textes des écrivains grecs et romains et toutes les inscriptions intéressant la Sardinia en général, et la Corsica en particulier. Il débute son ouvrage avec ces propos :

« Les savantes recherches du capitaine Ferton, du commandant Caziot, des docteurs Deperet et Caujolle, du professeur Testut nous font faire connaissance avec le squelette de l'homme de ces temps reculés et posent des bases sûres à une question qui ne peut manquer de passionner les esprits que l'histoire de la Corse intéresse.

La race néolithique corse aurait été d'assez grande taille. Par son crâne allongé et sous-dolichocéphale, par la ligne âpre et assez saillante de son fémur incarné, par son tibia remarquablement platycnémique, le squelette retrouvé présente les caractères principaux de la race néolithique de l'Europe occidentale.

Cet homme, ajoute M. Ferton, utilisait pour la confection de ses armes et de ses outils, non-seulement les roches du pays : le silex, le quartz et diverses roches des terrains granitiques, mais aussi les os d'animaux, et une roche étrangère à la Corse, l'obsidienne, qu'il devait recevoir du Monte-Arci, en Sardaigne. ... Les relations de commerce entretenues à Bonifacio, avec les peuplades de la Sardaigne, l'emploi coûteux qu'on y faisait de l'obsidienne, bien que le silex du pays, d'égale valeur, fût connu et utilisé, permettent de supposer que le Bonifacien des temps néolithiques était un immigré venu de la Sardaigne, peut-être originaire de l'Afrique. » »

Et de poursuivre : « La conclusion du capitaine Ferton serait sans réplique s'il était prouvé, après de sérieuses recherches, que l'obsidienne ne se trouve pas en Corse où l'on constate des roches d'origine volcanique. »

  • à partir de -10000, fréquentation humaine de l'île
  • vers -6500, présence humaine sur l'ensemble de l'île qui a laissé des traces, avec la Dame de Bonifacio, et au Cap Corse à Pietracorbara.
  • -5000 : début de la civilisation proto-corse issue de divers peuplements dont l'origine reste encore incertaine ; la Corse aurait à cette époque connue l'influence et le peuplement de Ligures et d'Ibères. Certains évoquent également la présence possible de populations venues d'Afrique du Nord (Libyques) durant cette période.
  • -1500/-1300 : début de la civilisation torréenne. Les Korsi développent la construction de statues-menhirs et de tours.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • -660 : les Étrusques, installés en Toscane en -780, commercent avec les Vanacini, peuplade du Cap Corse qui travaillaient le fer et cultivaient la vigne et le blé
  • -616 : les Carthaginois installent des comptoirs en Corse, commerçant avec Cagnano
  • -565 : les Phocéens fondent Alalia, la cité du sel (actuelle Aléria)
  • -535 : après une longue bataille navale où les Phocéens perdent environ soixante de leurs navires, les Étrusques de Toscane alliés aux Carthaginois chassent les Grecs ; cette bataille marque l'effondrement de la thalassocratie phocéenne. Les Corses utilisent l'alphabet qu'ils apportent.
  • -453 : les Syracusains de Sicile menés par Gélon chassent les Étrusques. Apelles, amiral de Syracuse, fonde Syracusenus Portus (actuelle Porto-Vecchio)
  • -384 : Denys (Dionysos) Ier, tyran de Syracuse et successeur de Gélon, décide d'anéantir les prétentions puniques sur toute la mer Thyrrénienne. Pour cela il occupe les petites îles, les points forts de la côte orientale et fait de Syracusenus Portus une base avancée dont il se sert pour surveiller les régions alentour
  • -280 : les Carthaginois, appuyés par des mercenaires torréens servant déjà dans les rangs de l'armée depuis le Ve siècle av. J.-C., chassent les Syracusains
  • -259 : à la suite d'une décision prise cinq ans plus tôt au début de la Première guerre punique, les Romains entreprennent la conquête de la Corse. À la tête d'une importante flotte, Lucius Cornelius Scipio, dit Scipion l'Africain, surprend Alalia de nuit. À l'époque, il semblerait que la cité était libre, peuplée à la fois d'Étrusques et de Carthaginois. Scipion la brûle et la rebaptise Aleria
  • -238 : seconde expédition romaine menée par Tiberius Gracchus. La Corse est réunie à la Sardaigne et devient la province romaine de Corse-Sardaigne. Les Corses traités en vaincus et non en "libérés" s'insurgent
  • -235 : cinquième expédition de Rome en Corse dirigée par Spurius Carvilius Maximus
  • -232 : les Annales romaines citent un jeune Romain nommé Cristino comme étant celui qui a donné la victoire à Carvilius
  • -227 : à la suite d'une nouvelle révolte, Rome accorde à la Corse un régime provincial ainsi que les « droits des peuples latins »
  • -162 : début de la « paix romaine » après un siècle de guerre et une douzaine d'expéditions. Malgré quelques aides puniques, les Corses se sont fait massacrer : en un siècle, les deux tiers des Corses sont tués
  • -105 : fondation de Mariana (au sud de l'actuelle Bastia)

Sources[modifier | modifier le code]

Lorsqu'ils évoquent la Corse, les écrivains antiques sont unanimes à y représenter l'homme - à l'image de la nature qui l'environne - comme hostile[14] :

« L'île de Cyrnos est connue des Romains sous le nom de Corsica. La vie y est partout misérable, la terre n'est que rocs, la plus grande partie du pays totalement impénétrable. Aussi les bandits qui occupent ces montagnes et vivent de rapines sont-ils plus sauvages que des bêtes fauves. Parfois les généraux romains y font des incursions, et après les avoir vaincus ramènent de très nombreux esclaves, et Rome voit alors avec stupéfaction à quel point ils tiennent du fauve et de la bête d'élevage. En effet, ils se laissent mourir par dégoût de la vie, ou excèdent à tel point leur propriétaire par leur apathie et leur insensibilité qu'ils lui font regretter son achat, si peu qu'il ait dépensé. Il y a cependant certaines portions de l'île qui sont, à la rigueur, habitables, et où l'on trouve même quelque petites villes, telles que Blésinon, Charax, Eniconiae et Vapanes »

— Strabon, Géographie, V, II, 7

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le port de Bonifacio

Période de Pise, d'Aragon et de Gênes[modifier | modifier le code]

Depuis le Xe siècle les marquis Obertenghi détiennent probablement des droits sur la Corse en raison de leur titre de comte de la cité de Luni à laquelle l'île est rattachée.

  • 1077 : Grégoire VII tente de reconquérir la Corse par son vicaire Landolfo, évêque de Pise. Il le charge de réorganiser les diocèses de l'île. De 1077 à 1092, dans le cadre de la réforme ecclésiastique, un maillage religieux du territoire par un réseau de pièves est mis en place .
  • 1091, Urbain II inféode la Corse à l'un des successeurs de ce dernier, Daiberto.
  • 1092 : Le pape Urbain II nomme archevêque Daibertus évêque de Pise qui devient métropolitain-suzerain des 6 diocèses corses : Nebbio, Mariana, Accia, Sagone, Ajaccio et Aléria.
  • 1095 : Le marquis Ugo apparaît avec le titre de marquis de Corse et exerce une autorité sur toute l'île[20]
  • 1119 : Consécration de la cathédrale de Mariana.
  • 1124 : Le marquis Ugo meurt sans doute peu après 1124 (?), sans descendance directe[20].
  • 1130 : sous l'influence de l'Église, les morts jusque là enterrés aux bords des routes, sont inhumés autour et dans les églises.
  • 1133 : les évêchés sont séparés en deux groupes (1 pour Gênes et 1 pour Pise). Gênes obtient du pape Innocent II les diocèses de Nebbio, Mariana, Accia, Pise conservant Sagone, Ajaccio et Aléria.
  • Entre 1150 et 1250 environ, naissance des seigneuries. Profitant du déclin de l'autorité du marquis de Massa, l'aristocratie locale s'approprier leurs droits. Les premières fortifications privées sont construites.
  • 1195 : installation de Gênes à Bonifacio
  • 1268 : Sinucello Della Rocca, dit « Giudice della Rocca » ou de Cinarca, est maître de toute la Corse sauf le Cap Corse et Bonifacio, avec l'aide de Pise. Gênes porte la guerre en Balagne et s'installe à Calvi, édifiant une citadelle
  • 1284 : Bataille navale de Meloria ; Enrico Da Mare (fils d'Ansaldo, cosseigneur de Rogliano, amiral de Gênes) défait la marine pisane
  • 1284 : la Corse et toute la Ligurie deviennent la propriété de Gênes qui devient dominante en Méditerranée ; Pise est évincée
  • 1297 : le pape Boniface VIII crée le royaume de Sardaigne et de Corse, concédé en zone féodée à la couronne d'Aragon
  • 1336 : mort de Jean Avogari (fils d'Oberto) ; son fief est partagé entre ses fils : Brando à Piero, Nonza à Lucchino et Canari à André.
  • 1347 : la Corse est génoise.
  • 1347 - 1348 : la peste noire qui toucha toute l'Europe ne laissa en Corse que le tiers des habitants, aux dires du chroniqueur florentin Giovanni Villani[2]
  • 1348 : mort de Galeotto Da Mare (dit Giachetto, arrière-petit-fils d'Ansaldo) ; son fief est partagé entre ses enfants : Babiano a tout sauf Centuri pour Crescione ; Morsiglia va à Nicolas (fils de Crescione) mais il est peu après aussi seigneur de Centuri ; Pino va à Bartolomeo (frère de Crescione)
  • 1358 : Sambucucciu d'Alandu dirige une révolte populaire et chasse de leurs fiefs les seigneurs, remplacés par des Caporali. Tous les châteaux sont démolis, à part 6 dont ceux de Nonza et San Colombano. Le peuple s'administre et les communes émancipées s'unissent en une confédération de la Terra del Comune, opposée au Cap Corse et à la Terra dei Signori
  • 1359 : le territoire compris entre Brandu et Aléria, Corte et la mer, qui s'est libéré, s'allie à la république de Gênes.
  • 1363 : persécution des Ghjuvannali. 20 000 personnes sont excommuniées.
  • 1372 : l'Aragon réalise ses droits sur la Corse. Il aide Arrigo Della Rocca, descendant de Giudice, comte de Corse. Gênes inféode l'île à des gentilhommes génois. Arrigo s'entend avec eux pour fonder la société de la Maona et être gouverneur de la Rocca
  • 1378 : 27 août, Gênes afferma l'île à une société industrielle et financière, composée de six membres et désignée sous le nom de « Maona »
  • 1383 : fondation de Bastia par Gênes
  • 1394 : Arrigo Della Rocca chasse tous les seigneurs de leurs châteaux et se déclara seigneur de l'île tout entière pour former la principauté italienne de Corse, au même titre que les autres régions-états d'Italie.
  • 1397 : Arrigo, maître de presque toute la Corse durant douze ans, est vaincu par Gênes et les Corses qui se soulèvent contre lui.
  • 1401 : mort du comte de Corse Arrigo Della Rocca. Son fils passe dans le camp de Gênes car il s'aperçoit des intentions d'invasion étrangère, sur la Corse en particulier, de la France et du royaume d'Aragon.
  • 1420 : intervention, avec sa flotte, du roi Alphonse V d'Aragon. Vincentello d'Istria prend Bastia, échoue après son siège à Bonifacio dont la population subira la famine, et ne peut conserver longtemps Calvi. Le roi d'Aragon veut conquérir les îles italiennes de Corse, de Sardaigne et de Sicile.
  • 1430 : rejetant la tutelle de Vincentello, les caporali de Terra del Comune proclament Simon 1er da Mare, frère d'Urbain, gouverneur général de la Corse. Ce dernier d'abord battu à Biguglia, bloque Vincentello dans Bastia en 1433.
  • 1434 : le comte et vice-roi de Corse Vincentello d'Istria est décapité à Gênes sur demande du peuple corse qu'il aura affamé dans sa tyrannie et ses guerres.
  • 1434 : Simon 1er Da Mare se retrouve comte de Corse, mais ne règne durant quelques années que sur les deux tiers de l'île, malgré l'appui de Gênes, des Caporali et de son fils Carlo.
  • 1439 : mort de Simon 1er da Mare.
  • 1453 : à la demande des Corses, l'île est gérée par l'Office de Saint Georges avec l'assentiment du pape. La domination génoise devient fondée en droit.
  • 1454 : le château de Petralerata est cédé à l'Office de Saint Georges par son occupant, Carlo di Luciano, suivant une convention ratifiée par l'Office le 13 février
  • 1455 : après la prise de Constantinople par les Turcs en 1453, les Barbaresques commencent à razzier les côtes (ils le feront durant environ trois siècles). Les villages côtiers commencent à être abandonnés. Pour rassurer les populations, Gênes impose la construction de tours littorales aux frais des pievi et communautés pour protéger la population de l'île qui subit des razzias des maures.
  • 1457 : Gênes conçoit le projet de construire une forteresse à Ajaccio.
  • 1460 : devant la Cortès catalane, Jean d'Aragon jure l'union perpétuelle de la Sicile et de la Sardaigne à la couronne. Il n'est plus question de la Corse. C'est la reconnaissance tacite de la souveraineté génoise.
  • 1464 : Francesco Maletta vient prendre possession de la Corse au nom du duc de Milan ; Polo della Rocca et les seigneurs du Cap Corse lui font leur soumission.
  • 1481 : Rinuccio di Leca soulève le peuple et offre la Corse à Appiano IV, seigneur de Piombino, qui envoie immédiatement son frère Gherardo, comte de Montegna, sur l'île où on l'acclame comte de Corse.
  • 1483 : De nombreux personnages corses prêtent serment de fidélité devant Matteo de Flisco, capitaine général de l’île de Corse, représentant de l'Office de Saint Georges[21].
  • 1492 : la citadelle d'Ajaccio est en construction. Le 2 mai 1492, Alfonso d'Ornano à qui ont été confiés les travaux, écrit aux Protecteurs de San-Giorgio que les murailles de la ville étaient assez avancées pour « couper les jambes à toute espèce d'ennemis »[2].
  • 1511 : Toute l'île passe sous le contrôle direct de Gênes
  • 1515 : mort en exil à Rome du dernier comte de Corse, Giovan Paolo di Leca
  • 1526 : début d'une période d'épidémie de peste qui dure quatre ans
  • 1540 : les Génois conduits par Zannetino Doria, neveu d'Andrea Doria, capturent à Girolata Dragut, amiral turc et l'un des corsaires les plus célèbres de l'Empire ottoman.
  • 1547 : 3 septembre, Jacopo da Mare renouvelle tous les engagements pris par son aïeul envers l'Office de Saint Georges[21].
  • 1551 : Sampiero Corso occupe la Corse avec les Turcs pour le compte de la France
  • 1555 : les Français s'allient aux Turcs qui ravagent Bonifacio, et le Cap Corse. Le corsaire turc Acarèse base ses galiotes dans l'anse d'Agnellu et occupe durant plusieurs années le pays d'Ersa. Les Génois interviendront et chasseront les ennemis.
  • 1559 : traité du Cateau-Cambrésis. La Corse est rendue à Gênes
  • 1569 : Gênes dote l'île de « Statuts civils et criminels » (en vigueur presque jusqu'en 1789).
  • 1571 : octobre - Ambroise de Negroni et quatre felouques cap-corsines construites à Santa Severa participent à la victoire de Lépante (les Ottomans perdent leur légendaire invincibilité et 117 navires).
  • 1573 : le drapeau de la Corse apparaît pour la première fois. Dans un atlas des possessions de Philippe II roi d'Espagne avec des armoiries pour chaque province qu'il établit en 1573, le géographe italien Mainaldi Galerati décide d'y faire figurer la Corse. Comme il n'en connaît pas les armes, il décide d'y mettre une tête de maure[22].
  • 1579 : épidémie de peste à Gênes et en Corse
  • 1583 à 1590 : famine et misère en Corse. Les Barbaresques razzient toutes les côtes de l'île. Des personnes sont enlevées, 76 villages sont ruinés ou abandonnés dans le sud, 21 dans le nord. Gènes ne parvient pas à cette période à protéger entièrement l'île car affaiblie par les guerres européennes.
  • 1594 : parution de la première histoire de la Corse
  • 1676 : 14 mars, arrivent des exilés Grecs à qui les Génois accordent le territoire de Paomia pour protéger les chrétiens d'orient.
Article détaillé : Exode des Grecs en Corse.
  • 1715 : les Corses obtiennent l'interdiction des armes moyennant une imposition supplémentaire de deux seini par feu
  • 1725 : naissance de Pascal Paoli
  • 1726 : Alessandro Saluzzo est élu gouverneur
  • 1728 : Felice Pinelli qui lui succède, surexcite les Corses par sa maladresse et sa rigueur
  • 1729 : premier soulèvement des Corses contre Gênes à la suite de mauvaises récoltes et de nouvelles taxes
  • 1730 : juin, arrivées du nouveau gouverneur Giovanni Francesco Gropallo, et du commissaire Camillo Doria chargé des pleins pouvoirs militaires
  • 1730 : en décembre, consulte de Saint-Pancrace ; la Corse déclare son indépendance
  • 1731 : à la demande de Gênes, des troupes impériales commandées par le baron de Wachtendonck arrivent en Corse
  • 1732 : 14 janvier, le colonel de Vins avec six cents soldats allemands tentent d'occuper Calinzana et subit une lourde défaite
  • 1732 : 26 mars, Paolo Battista Rivarola est nommé commissaire général
  • 1732 : 7 avril, Le prince de Wurtemberg arrive à Calvi avec de nouvelles troupes allemandes
  • 1732 : paix de Corte qui ne sera pas respectée
  • 1733 : Wachtendonck et les dernières troupes allemandes quittent la Corse


  • 1733 : juillet, Paolo Geronimo Pallavicini commissaire général en remplacement de Rivarola
  • 1733 : deuxième soulèvement des Corses contre Gênes
  • 1734 : Début septembre, Ugo Fieschi et Pier Maria Giustiniani, sénateurs, sont nommés commissaires généraux, en remplacement de Pallavicini. Ils s'annoncent comme messagers de paix
  • 1735 : 30 janvier, déclaration d'indépendance par la consulta d'Orezza
  • 1735 : 2 mai, Gênes envoie un commissaire général pour l'Au-delà des monts, Ottavio Grimaldi. Felice Pinelli revient en Corse comme commissaire général de l'En-deçà des monts
  • 1735 : première Constitution corse (première au monde)
  • 1736 : Fin janvier, arrive le commissaire général Rivarola
  • 1736 : un aventurier, Théodore de Neuhoff, ex-espion en Écosse pour étudier le rétablissement des Stuart, devient roi des Corses
  • 1737 : 10 novembre à Fontainebleau, convention entre la France et Gênes pour l'envoi de troupes en Corse
  • 1737 : décembre, le marquis Giovan Battista de'Mari est nommé commissaire général en remplacement de Rivarola
  • 1738 : février, Louis de Frétat, comte de Boissieux, maréchal de camp, chef du corps expéditionnaire français arrive en Corse. Il vient négocier, suivant les ordres reçus, et refuse d'ouvrir les hostilités comme le lui demandent les Génois.
  • 1738 : 24 septembre, Frédéric de Neuhoff, neveu du Roi, débarque à Ajaccio et Sagone pour tenter de soulever la Corse occidentale.
  • 1738 : 18 octobre, ratification à Fontainebleau, entre la France et Gênes, d'un Règlement de gouvernement de la Corse
  • 1738 : 14 décembre, les Français qui se dirigent vers le Borgu, sont attaqués. Le détachement installé dans le village réussit à se dégager. Ils battent en retraite avec des pertes
  • 1739 : 13 janvier, le lieutenant-général Jean-Baptiste-François des Marets, marquis de Maillebois, reçoit les instructions pour aller commander l'armée du Roi en Corse, en remplacement de Boissieux malade (il meurt dans la nuit du 1er au 2 février)
  • 1739 : avril, Maillebois organise en Balagne, des compagnies de volontaires corses au service de la France. Ces compagnies constituent les premiers noyaux du futur régiment le Royal-Corse
  • 1739 : mai, les pieve de Casinca, Ampugnani, Campulori, ainsi que Corte et le Nebbiu, fournissent des compagnies de volontaires corses à Maillebois, qui disposera avec les six bataillons d'infanterie, des hussards et de l'artillerie débarqués à Bastia, d'une armée de 16 bataillons à 510 hommes chacun, deux escadrons de hussards à 100 hommes et 60 miquelets. Avec les troupes génoises, les effectifs s'élèvent à dix ou onze mille soldats
  • 1739 : décembre, l'île est en grande partie soumise. Les troupes françaises commencent à réembarquer
  • 1740 : juin, le marquis Domenico Maria Spinola, ancien Doge, est nommé commissaire général en remplacement de Giovan Battista de'Mari
  • 1740 : 3 octobre, Frédéric de Neuhoff qui s'est soumis, et sa suite quittent la Corse
  • 1741 : fin juin, publication du dénombrement de la population commandé par Maillebois (promu maréchal le 11 février) : la Corse compte 339 paroisses, 427 villages, 26 854 feux, 120 389 habitants
  • 1741 : 6 septembre, les dernières troupes françaises quittent Calvi pour Antibes
  • 1742 : pour faire face à une agitation naissante, les Génois envoient de nouvelles troupes sur l'île
  • 1743 : 1er février, Théodore réapparaît à bord d'un vaisseau anglais devant L'Île-Rousse
  • 1743 : 22 février, mort à Bastia du commissaire Spinola. Gian Benedetto Speroni prend la suppléance
  • 1743 : 28 février, Théodore est dans le golfe d'Ajaccio avec cinq navires anglais. L'escadre attaque un navire espagnol placé sous la protection des canons génois. Il compte s'emparer d'Ajaccio. Ses partisans commencent le blocus de la ville que la population est autorisée à quitter. La flotte anglaise en repartira le 5 mars.
  • 1743 : dans la nuit du 16 au 17 mars, le Folkestone dépose Théodore à l'embouchure de l'Arno. Le Roi a quitté la Corse pour toujours.
  • 1747 : seconde intervention française

Le Gouvernement de Pascal Paoli (1755-1769)[modifier | modifier le code]

La Corse française[modifier | modifier le code]

Napoléon Ier
  • 1768 : 15 mai, par le traité de Versailles Gênes cède la Corse, que dans les faits elle ne possède plus, à la France. Louis XV, qui refuse à dessein de reconnaître la République corse comme légitime, envoie son armée prendre possession de l'île. En échange, il annule la dette de Gênes.
  • 1768 : 9 octobre, les troupes paolistes mettent en déroute l'armée française à Borgo.
  • 1769 : 8 mai, les troupes de Pascal Paoli perdent la bataille de Ponte Novu. La Corse passe sous domination militaire française. Des philosophes des Lumières, tels que Rousseau et Voltaire, s'indignent de l'injustice de cette guerre qui vient détruire une Nation démocratique.
  • 1769 : 13 juin, Pascal Paoli quitte la Corse pour la Grande-Bretagne.
  • 1769 : 15 août, naissance de Napoléon Bonaparte à Ajaccio.
  • 1769 : Fermeture de l'université de Corte par Louis XV.
  • 1773 : Marbeuf, commandant en chef des troupes françaises et gouverneur de l'île, accorde aux Grecs le droit de s'installer à Cargèse
  • 1774 : Niolo, Talcini et Vallerustie se soulèvent. La ferme répression du général Narbonne saccage le Niolo, et six cents Corses sont envoyés au terrible bagne de Toulon.
  • 1786 : Une enfant de Corbara, Marthe Franceschini, enlevée par des pirates en 1778, attire le Sultan alawite du Maroc. Elle deviendra Davia et « impératrice » du Maroc.
  • 1789 : avril, la Corse compte 11 juridictions royales (Aiacciu, Aleria, Bastia, Bonifaziu, Calvi et Balagna, Capicorsu, Corti, A Porta d’Ampugnani, Nebbiu, Sartè, Vicu) et 65 pievi.
  • 1789 : 30 novembre, Le décret de réunion de la Corse à la France est adopté par l'Assemblée nationale constituante, sur la proposition de Christophe Saliceti, à la suite de la lecture des lettres de la commune de Bastia et d'habitants d'Ajaccio, réitérant les cahiers de doléances.
  • 1789 : 22 décembre, la Constituante divise la France en 83 départements.
  • 1790 : 21 janvier, dernière réaction des Génois avec une lettre de protestation du doge Pallavicini lue à l'Assemblée nationale. Les anciennes communautés ou paroisses prennent le nom de communes.
  • 1790 : 26 février, par décret la Corse qui était divisée en onze juridictions royales (Aiacciu, Aleria, Bastia, Bonifaziu, Calvi et Balagna, Capicorsu, Corti, A Porta d’Ampugnani, Nebbiu, Sartè et Vicu), est partagée en neuf districts (ex-juridictions) : Bastia, Oletta, A Porta, Cervioni, Corti, l’Isula Rossa, Aiacciu, Tallà et Vicu. Le district est partagé en cantons (ex-pievi), le canton en communes. Le Conseil supérieur, créé en 1768, est supprimé.
  • 1790 : 4 mars, lettres patentes du roi sur le décret du 26 février : « L’île de Corse ne formera provisoirement qu’un seul département. L’assemblée des électeurs se tiendra dans la pieve d’Orezza ».
  • 1790 : 7 juillet, l’Assemblée nationale décide que la Corse n’aura qu’un seul évêque comme les autres départements. Le siège est fixé à Bastia. La Corse comptait auparavant cinq diocèses : Aiacciu, Aleria, Bastia, Mariana et Nebbiu.
  • 1790 : 14 juillet, après avoir été accueilli à Paris, Paoli amnistié rentre en Corse via Macinaggio avec le commandement militaire insulaire.
  • 1790 : 24 septembre, Bastia est choisi provisoirement comme chef-lieu du département, avec possibilité pour le Conseil de se réunir ailleurs suivant les besoins.
  • 1790 : 30 septembre au 14 octobre, à Bastia, première session du premier Conseil général chargé de l’administration du département. Pasquale Paoli est élu président à l’unanimité.
  • 1791 : 27 mai, le département de la Corse obtient six députés pour la prochaine législature.
  • 1791 : 28 juin, l’Assemblée nationale confirme la décision du Directoire du département concernant le transfert du gouvernement de l’île à Corti et fixe le siège provisoire de l’évêché à Aiacciu.
  • 1791 : 29 septembre, en vertu du décret de la Constitution du 18 juin, l’assemblée fixe le chef-lieu du département à Corti et le siège de l’évêché à Aiacciu.
  • 1791 : 1er juillet, décret de la Convention : « 8° L’île de Corse sera divisée en deux départements, l’un en deçà et l’autre en delà des monts ; le Comité de division fera sans délai son rapport sur l’emplacement des chefs-lieux et sur la division en districts et en cantons ».
  • 1793 : 11 août, séparation de la Corse en deux départements, le Liamone (chef-lieu : Aiacciu, districts : Aiacciu, Vicu et Sartè), et le Golo (chef-lieu : Bastia, districts : Bastia, Calvi et Corti).
  • 1794 : Négociations des Anglais avec Pascal Paoli sur la cession de la Corse à la Grande-Bretagne après en avoir chassé les Français. Hood aide Paoli à occuper St-Florent, Patrimonio, Bastia, Calvi. Mais Hood saccage Centuri et Macinaggio. Les Anglais chassent les Français. Dernier bastion français, Calvi se rendra le 20 août. Mise en place du Royaume Anglo-Corse. Londres impose le vice-roi Gilbert Elliot.
Article détaillé : Royaume de Corse (1794-1796).
  • 1796 : les troupes françaises reprennent l'île qui a été évacuée par les Britanniques.
  • 1796 : la Corse compte 150 000 habitants.
  • 1797 ; le rétablissement des lois contre le clergé provoque en Castagniccia l'insurrection de « La Crucetta » écrasée par le général Vaubois. Le général Augustin Giafferi, 80 ans, chef des insurgés, est fusillé à Bastia.
  • 1804 : Napoléon Bonaparte devient empereur des Français.
  • 1805 : Décret de sur-séance qui accorde un délai pour l'emploi de la langue française dans les actes publics en Corse, région de langue italienne jusqu'en 1858.
  • 1807 : février, mort de Pascal Paoli à Londres.
  • 1811 : Golo et Liamone sont réunis, le département de Corse est restauré avec Ajaccio pour chef-lieu.
  • 1812 : Chaque paroisse ouvre un cimetière, les morts ne sont plus inhumés dans les églises.
  • 1814 : Napoléon Ier abdique ; il devient souverain de l'île d'Elbe. Les Anglais occupent un mois durant Bastia, Calvi, Ajaccio, Bonifacio. Napoléon de retour au pouvoir à Paris, puis battu à nouveau en juin 1815 à Waterloo par l'Europe coalisée, est déporté, cette fois sur l'île de Sainte-Hélène.
  • 1815 : Le marquis de Rivière fut appelé, en novembre, au commandement de la 23e division militaire (la Corse). « Sa prudence et sa fermeté » dissipèrent les troubles insurrectionnels qui désolaient cette île[23].
  • 1816 : mille Fium'Orbais s'insurgent contre Louis XVIII anti-bonapartiste ; 8 000 soldats ne peuvent les soumettre. Le général Amédée Willot réconcilie tout le monde
  • 1821 : Napoléon Bonaparte meurt à Sainte-Hélène.
  • 1830 : les cantons ne portent plus les noms des anciennes pieves mais ceux des chefs-lieux.
  • 1840 : voyage de Prosper Mérimée dans l'île.
  • 1849 : 10 août, nomination du premier « Monsieur Corse » de l'histoire de l'île. Louis-Napoléon Bonaparte alors président de la République donne mission à Jacques Pierre Abbatucci (futur garde des Sceaux) de faire un rapport sur les besoins de la Corse, et le charge du suivi des dossiers relatifs à l'Île auprès des différents ministères concernés.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 de Napoléon III est largement soutenu en Corse, département catholique, conservateur et monarchiste ; elle fait même partie des quatre départements où aucun opposant n'est arrêté[24].

  • 1859 : 4 août, la Cour de cassation réaffirme que la langue française est la seule langue officielle en Corse[25], l'italien étant jusqu'alors la langue la plus utilisée dans l'île[réf. nécessaire]. La langue corse est désormais interdite dans l'administration[réf. nécessaire].
  • 1881 : la Corse compte 273 000 habitants.
  • 1890 : en l'espace d'un siècle la population de l'île a presque doublé.
  • 1905 : création de l'équipe de football du Sporting Club de Bastia.
  • 1907 : naissance à Ajaccio du célèbre chanteur corse Tino Rossi, né Constantin Rossi.
  • 1908 : création de l'équipe de football cortenaise.
  • 1910 : création de l'équipe de football ajaccienne Athletic Club d'Ajaccio.
  • 1918 : avec 11 300 morts au terme de quatre ans de guerre, la Corse est l'un des départements qui paye, proportionnellement à sa population, le plus lourd tribut en vies humaines.
  • 1921 : le 15 mai à 2 heures, le paquebot délabré Rion venant de Constantinople, arrive dans la baie d'Ajaccio avec à son bord 3 422 réfugiés Russes. Après une mise en quarantaine sanitaire, les passagers débarquent. Certains restent définitivement, faisant souche sur l'île.
    Article détaillé : Exode des Russes blancs en Corse.
  • 1939 : interdiction du journal A Muvra, considéré comme pro-italien.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

48 000 hommes sont mobilisés en Corse, outre les 9 000 hommes déjà sous les drapeaux au moment où le conflit éclate. Ce chiffre relativement élevé s'explique par le fait que l'île a le statut de « place forte », qui permet l'enrôlement dans l'armée territoriale et dans sa réserve de soldats plus âgés (37 ans au minimum et 48 ans au maximum). La mission de l'infanterie territoriale est la protection des côtes et places fortes, et non l'engagement en première ligne. Toutefois, dans la confusion des premiers mois de guerre, certains soldats plus âgés sont envoyés sur le front continental, ce qui engendre en avril 1915 des protestations à l'Assemblée nationale.

Après la guerre, il sera longtemps affirmé que le nombre de tués aurait été de 30 000, voire 40 000. Ce chiffre élevé est tout à la fois dans l'intérêt des courants « jacobins », qui pensent ainsi démontrer l'engagement des corses pour le drapeau français, et des courants « nationalistes », qui affirment quant à eux que la France aurait réservé un sort défavorable aux soldats corses, en les surexposant en première ligne. De fait, le 173e régiment composé de soldats corses fut largement utilisé en première ligne. Le Maréchal Foch déclara à son sujet : « Les Corses arrivent par bateaux entiers, mais des barques suffisent pour ramener les survivants ». La mobilisation des conscrits corses obéissait à des règles plus sévères que celles en vigueur en France continentale, ainsi que le reconnut plus tard l'ancien Premier ministre Michel Rocard devant l'Assemblée nationale, lors de son discours du 12 avril 1989.

Selon Sébastien Ottavi, agrégé d'histoire au lycée Fesch d'Ajaccio, ce nombre est situé dans « une fourchette de 12 000 à 15 000 tués », dont 10 000 morts natifs de Corse. Jean-Paul Pellegrinetti et Georges Ravis-Giordani estiment que le nombre de Corses morts au cours de cette guerre est compris entre 10 000 et 12 000 soldats insulaires[26]. Le nombre officiel de corses morts pour la France est de 9 751[N 4].

Ces chiffres ramènent la proportion de pertes chez les Corses à « un pourcentage un peu supérieur à celui enregistré au niveau national, soit 18,2 % contre 16,8 % »[27].

Parmi les combattants corses de la Marne, de Verdun et d'autres batailles meurtrières, se sont illustrés : le 173e régiment de ligne "Aio Zitelli", le général Grossetti et les aviateurs Jean Casale et Jean-Paul Ambrogi.

L'arrivée irrégulière des bateaux entraîne de graves problèmes de ravitaillement : pain, sucre, pétrole sont rationnés. La pénurie est aggravée par l'hébergement de 2 000 prisonniers de guerre allemands, cantonnés dans les couvents et pénitenciers, puis utilisés comme main-d'œuvre dans les campagnes. De plus, la Corse devient une terre d'asile pour les réfugiés (4 000 Serbes et Syriens). Pour subvenir aux besoins de la population, les terres abandonnées à la friche sont remises en culture suivant les pratiques traditionnelles. En septembre 1918, la grippe espagnole ravage certains villages et oblige le préfet à prendre des mesures pour limiter l'épidémie (cercueil plombé, ensevelissement profond).

L'armistice de 1918 est accueilli dans l'allégresse et l'anxiété du retour des blessés. Des souscriptions locales permettront d'élever dans chaque village des monuments en l'honneur des morts. En 1933, la Borne de la Terre sacrée est inaugurée à Ajaccio. Ces pertes humaines affecteront durablement la vitalité de l'île, ce qui accentuera le déclin économique.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • 1941 : à la demande de l'Italie, l'armée allemande regroupe les prisonniers de guerre corses dans des camps spéciaux : le Stalag VB et l'Oflag VC.
  • 1942 (novembre) - 1943 (septembre) : les troupes italo-allemandes envahissent l'île. À partir de novembre 1942, 80 000 soldats italiens envahissent la Corse.
  • 14 décembre 42 : La mission secrète Pearl Harbour débarque par le sous-marin Casabianca en baie de Topiti (Piana)
  • mars 1943 : suicide de Fred Scamaroni, prisonnier à la Citadelle d'Ajaccio
  • août 1943 : exécution de Pierre Griffi le 18 août et de Jean Nicoli le 31 août à Bastia
  •  : à la suite de la chute du régime fasciste à Rome, les troupes allemandes occupent l'île.
Article détaillé : Libération de la Corse.
  • au  : les Italiens (80 000 soldats), des partisans locaux (1 000) et environ 4 000 soldats français (provenant des colonies pour la plupart) combattent la Wehrmacht. Ajaccio devient la première ville française à être libérée. Plus de 700 soldats italiens auront été tués, mais les troupes italiennes laissent à l'armée française l'honneur d'entrer en premier à Bastia.
  •  : 13 000 Allemands fuient l'île.
  •  : le général de Gaulle proclame à Ajaccio : « Nous devons sur le champ tirer la leçon de la page d'histoire que vient d'écrire la Corse française. (…) La Corse a la fortune et l'honneur d'être le premier morceau libéré de la France. Ce qu'elle a fait éclater de ses sentiments et de sa volonté, à la lumière de sa libération, démontre que ce sont les sentiments et la volonté de la Nation tout entière. »[28]
  • 1944 : l'île devient une base importante - surnommée USS Corsica, le « porte-avion » - pour la poursuite des opérations en Italie puis pour le débarquement en Provence (août 1944).
  • 1944 : éradication du paludisme, présent en Corse depuis le XIIIe siècle, par épandages de DDT par l'armée américaine.
  • 1945 : procès contre les irrédentistes. Condamnation de Petru Rocca à 15 ans de prison pour collaborationnisme.

La Corse contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1957 : création de le SETCO (Société pour l'Équipement Touristique de la Corse) afin de favoriser la réalisation de complexes touristiques (hôtels, villages de vacances, etc.). Création de la SOMIVAC (Société pour la mise en valeur agricole de la Corse). 90 % des terres ayant été promises auparavant aux paysans corses seront réservées aux rapatriés d’Algérie.
  • 1957 : arrivée massive de rapatriés d'Algérie (jusqu'en 1965).
  • 1960 : en avril, le gouvernement Debré décide de créer un centre d’expérimentations nucléaires souterraines dans les mines désaffectées de l’Argentella, au sud de Calvi : manifestation de protestation unanime. Le Gouvernement recule. Les essais nucléaires, qui ne peuvent plus se faire en Algérie, se feront désormais en Polynésie.
  • 1960 : la population de l'île est retombée à 160 000 habitants
  • de 1965 à mi-1970 : Radicalisation des revendications d'abord régionalistes puis autonomistes et enfin nationalistes. L'île est dans un état d'isolement et de retards techniques considérables : peu de routes, des communications difficiles et coûteuses avec le continent, des installations sanitaires médiocres, une carte scolaire déplorable, pas d'université…
  • 1970 : La Corse est détachée de Provence-Côte d'Azur et devient la 22e région métropolitaine (décret du 9 janvier 1970).
  • 1972 : « affaire des boues rouges » de la Montedison, déversements de produits toxiques au large du Cap Corse. Après diverses manifestations, un commando clandestin dynamitera le navire pollueur.
  • 1975, 21 août : « affaire d'Aléria » : une douzaine d'hommes armés de fusils de chasse, représentée par le docteur Edmond Simeoni, occupe la ferme d'un viticulteur rapatrié accusé d'être mêlé à un scandale financier. 1 200 Gendarmes et CRS cernent les bâtiments. Bilan : deux gardes mobiles tués et un militant gravement blessé. Cet événement tragique est considéré comme l'acte de renaissance du nationalisme corse.
  • 1975 : suite à cette affaire, entre le 23 et le 26 août, d'importantes émeutes nocturnes ont lieu à Bastia. Michel Poniatowski, ministre de l'intérieur, envoie les blindés sur Bastia. Bastia connaît alors des scènes de guerre civile. La loi du 15 mai 1975 portant réorganisation de la Corse divise la Corse en deux départements.
  • 1976 : le 5 mai, au cours d'une nuit bleue création du FLNC réclamant la reconnaissance des droits nationaux du peuple corse, le droit à l’autodétermination et un pouvoir populaire démocratique en Corse.
  • 1976 : mise en place de la « bidépartementalisation » : l'île est organisée en deux départements, la Haute-Corse et la Corse-du-Sud
  • 1981 : Ouverture de l'Université de Corse Pascal-Paoli à Corte.
  • 1982 : Les lois du 2 mars et 30 juillet donnent un statut particulier à la région corse et la première assemblée de Corse est élue au suffrage universel direct le 8 août.
  • 1983 : décès du célèbre chanteur corse Tino Rossi
  • 1991 : statut Pierre Joxe voté, l'assemblée de Corse dispose de compétences élargies
  • 1992 : aux élections territoriales, les nationalistes (toutes tendances confondues : Corsica Nazione, MPA…) dépassent 25 % des voix.
  • 1995/1996 : les deux principales branches issues du FLNC de l'époque, le FLNC Canal Historique et le FLNC-Canal Habituel, se livrent à des règlements de comptes « fratricides » qui font plus d'une quinzaine de morts.
  • 1996 : Plusieurs centaines de militants du FLNC Canal Historique tiennent une conférence de presse à Tralonca pour annoncer un cessez-le-feux. Cette manifestation, qui ressemble plus à une démonstration de force qu'à un message pacifique, en raison de l'arsenal présent (lance-roquettes, fusil d'assauts etc.) et du nombre impressionnant de militants, provoque l'incompréhension et la stupéfaction générale. Jean-Louis Debré, le Ministre de l'intérieur de l'époque sera par la suite critiqué pour avoir laissé faire et écarté du "dossier corse" par le gouvernement.
  • 1998 : assassinat du préfet Claude Érignac.
Article détaillé : Assassinat du préfet Érignac.
  • 1999 : affaire des paillotes. La paillote (construite illégalement) « chez Francis » est incendiée (tout aussi illégalement) par les gendarmes du GPS au cours d'une action clandestine sur ordre du préfet Bernard Bonnet.
  • 2000 : en août, le premier ministre Lionel Jospin propose un nouveau statut pour la Corse connu sous le nom de processus de Matignon qui est voté par l'Assemblée Nationale le 4 décembre.
  • 2002 : loi élargissant à nouveau les compétences de la collectivité territoriale de Corse et lui confiant notamment de nouvelles responsabilités dans des domaines tels la gestion des ports et aéroports, la carte des formations ou la préservation des monuments historiques.
  • 2003 : 6 juillet : rejet par une majorité d'électeurs habitant sur l'île du projet de collectivité unique. Marquant une victoire des républicains anti-nationalistes conduits par Émile Zuccarelli, ce référendum est, selon ces derniers, un tournant décisif dans l'histoire politique récente avec l'arrêt provisoire des réformes institutionnelles.
  • 2007 : lors de l'élection présidentielle, la Corse est l'une des régions de France qui votent le plus massivement en faveur de Nicolas Sarkozy (plus de 61 % des voix), candidat élu.
  • 2008 : 12 janvier: à la suite d'une manifestation nationaliste, ceux-ci, qui devaient initialement se diriger vers la préfecture, occupent l'Assemblée territoriale corse pendant près de trois heures (s'ensuit un incendie qui ravage des bureaux dont celui du président de l'Assemblée).
  • 2009 : le Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC) initié par la majorité UMP de l'Assemblée de Corse suscite la polémique sur l'île. Accusé, entre autres, d'être basé sur le tout-tourisme et de ne pas respecter assez l'environnement, le projet rencontre une vive opposition. Il est finalement repoussé, et figure parmi les enjeux des élections territoriales de 2010.
  • 2010 : la gauche, menée par Paul Giacobbi, remporte pour la première fois depuis 24 ans les élections territoriales. Les nationalistes, toute tendances confondues (Femu a Corsica, autonomiste, et Corsica Libera, indépendantiste), atteignent le score historique 36 % des voix et se positionnent au centre du débat politique.
  • 2011 : 26 avril : La Mission de l'Université sur le droit à l'avenir de la Corse publie son rapport. Elle propose de régler définitivement la question corse par l'institution d'une citoyenneté corse fondée sur la résidence dans l'île et une maîtrise suffisante de la langue corse. Cette proposition suppose l'adoption pour la Corse d'un statut d'autonomie défini par la Constitution (Corse-Matin, 27 avril 2011).
  • 2011 : 30 juin : l'Assemblée de Corse adopte à une large majorité un projet de réforme de l'accès à la propriété foncière réservant celle-ci au détenteur d'une future citoyenneté corse, dont les modalités sont à définir, et le représentant de l'Exécutif chargé de la langue annonce l'intention d'œuvrer à l'obtention d'un statut officiel pour la langue corse. Ces deux mesures devront s'insérer dans le futur statut de la Corse, que l'Assemblée devra négocier avec l'État. La gauche y est majoritairement favorable, tout comme les partis nationalistes. La gauche républicaine aujourd'hui minoritaire, y reste hostile. La droite, elle, s'est abstenue. Le débat institutionnel est relancé (Corse Matin, 10 juillet 2011).
  • 2011 : 27 mars : le leader nationaliste Jean-Christophe Angelini remporte les élections cantonales à Porto Vecchio, et défait Camille de Rocca Serra, ancien président de l'Assemblée de Corse et ami proche de Nicolas Sarkozy. La percée nationaliste se poursuit dans les urnes, et la défaite du leader de la droite face à une figure montante du nationalisme sonne comme un véritable coup de tonnerre. La page du référendum de 2003 semble définitivement tournée.
  • 2011 : 31 décembre : le Président du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Corse (CTC) annonce au cours de ses vœux pour l'année 2012 son intention d'entamer une négociation avec l'État pour doter rapidement l'île d'un statut d'autonomie inscrit dans la Constitution. Ce statut doit transférer à la CTC une partie du pouvoir législatif, notamment sur les questions foncières, à l'instar de ce qui existe déjà en droit français pour les TOM, et prévoir l'officialisation de la langue corse, en vue de sa réintroduction généralisée dans la société corse, après un siècle d'éradication forcée.
  • 2012 : février : Le député européen EELV François Alfonsi emmène une délégation d'élus à la CTC, de fonctionnaires et d'intellectuels au Pays de Galles, en Grande-Bretagne, où la langue galloise fait l'objet d'une politique de revitalisation depuis l'accession de la province à l'autonomie, afin de prendre exemple sur ce type de politique pour préparer une future officialisation de la langue corse.
  • 2013: 17 mai : À l'issue d'un scrutin historique, et au terme d'un vote largement majoritaire (36 voix sur 51, soit 70% des votants), l'Assemblée de Corse vote l'adoption d'un statut de coofficialité pour la langue corse, assorti d'un programme de revitalisation linguistique. Après son interdiction pure et simple en 1850, sa persécution sous la IIIème République, sa marginalisation de 1948 à nos jours, la langue corse renaît de ses cendres et se trouve à nouveau portée par la majorité des élus de gauche, communistes et front de gauche compris, la totalité des élus nationalistes, qu'ils soient autonomistes ou indépendantistes, et une partie des élus de droite. L'opinion corse, de son côté, est quasi unanimement favorable au bilinguisme et à la réintroduction de la langue (90% des personnes interrogées,selon un sondage Opinion of Corsica publié par le journal Corse Matin en date du 9 avril 2013). La mise en oeuvre de ce statut, porté par l'ensemble de la société civile et qui transcende tous les courants, rend nécessaire une révision de la Constitution française et l'adoption pour l'île d'un nouveau statut adapté.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique de la Corse.

Les partis nationalistes, opposés à une économie uniquement axée sur le tourisme, ont réalisé une percée historique aux dernières élections régionales de mars 2010.

Administration[modifier | modifier le code]

Lorsque les circonscriptions d'action régionale (CAR), équivalent des régions actuelles, ont été créées en 1960, la Corse formait alors une CAR unique avec l'actuelle Provence-Alpes-Côte d'Azur : la Provence-Côte d'Azur-Corse. La Corse en a été détachée par un décret de 1970[29].

Le , la Corse a été divisée en deux départements, en application d'une loi de 1975[30] : la Corse du Sud (2A) et la Haute-Corse (2B).

La Corse constitue la Collectivité territoriale de Corse (CTC), statut particulier institué en vertu de la loi du . Cette loi a substitué ce nouveau statut de collectivité territoriale de la République, qui lui confère plus de pouvoir, à l'ancien statut de région.

La Corse est donc dotée d'une organisation institutionnelle originale, unique en France métropolitaine, mais comparable à celle de la plupart des autres régions européennes largement décentralisées. La spécificité de la Corse dans la République a en effet été reconnue par le pouvoir national puis traduite dans plusieurs réformes statutaires (1982, 1991, 2002) à partir d'un double fondement : favoriser l'expression du débat politique dans le cadre d'une démocratie locale rénovée, permettre la recherche de solutions adaptées aux problèmes insulaires à travers l'octroi de compétences étendues en matière d'identité et de développement. Ainsi la collectivité territoriale de Corse apparaît à l'avant-garde de la « République décentralisée » : par ses responsabilités accrues mais aussi une organisation rationalisée et des moyens plus importants, parmi lesquels le statut fiscal.

La collectivité territoriale de Corse comprend trois organes :

Le Conseil exécutif[modifier | modifier le code]

Le Conseil exécutif de Corse est l'organe exécutif de la collectivité. Il comprend 9 membres élus par l'Assemblée parmi ses membres pour six ans.

C'est cet organe qui fait la particularité de la Corse. Alors que dans les autres régions françaises c'est le président du conseil régional qui exerce à la fois l'exécutif et la présidence de l'assemblée délibérante, ces deux fonctions sont séparées en Corse.

L'Assemblée peut cependant renverser le Conseil en votant contre lui une motion de censure par 26 voix (majorité absolue).

C'est actuellement Paul Giacobbi (PRG) qui préside le Conseil.

L'administration avant la Révolution française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des pievi de Corse.

Avant que soit voté à l’Assemblée nationale « L’Ile de Corse est déclarée partie intégrante de l’empire français » le 30 novembre 1789, l'île sous domination italienne (Rome, Pise, Gênes) était divisée en diocèses, pievi (paroisses), communautés et fiefs. Elles étaient administrées par des évêques, piévans ou coévêques, des caporali (tribuns), et des seigneurs locaux (jusqu'en 1641).

Le 14 décembre 1789, les communautés et paroisses deviennent des communes par la loi d’organisation municipale votée par la Constituante.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Corse.

La Corse comptait 294 118 habitants au 1er janvier 2006[31] et 302 966 au 1er janvier 2008.

Au 1er janvier 2012, l'Institut national de la statistique et des études économiques recense une population légale 2009 de 305 674 habitants [32].

Immigration[modifier | modifier le code]

En 2009, la Corse comptait 28 961 immigrés (nés étrangers à l'étranger), dont 13 319 nés au Maghreb, sur une population de 305 674 soit 9,5 %[33].

31,2 % des nouveau-nés en 2011 en Corse, soit 962 sur 3'084, ont au moins un parent né à l'étranger (quelle que soit sa nationalité), soit la plus forte proportion après la région Île-de-France (46,3 %) et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (32,6 %)[34]. Parmi ces nouveau-nés, 17,6 % ont un père né au Maghreb, soit la plus forte proportion au niveau des régions, devant les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur (14,9 %), Languedoc-Roussillon (14,1 %) et Île-de-France (13,1 %)[35].

Résidents étrangers[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2008, on recensait en Corse 24 747 étrangers sur une population totale de 302 966 habitants, soit 8 % de la population[36].

Résidents étrangers Population
1er janvier 2008
Maroc Maroc 10 454
Drapeau du Portugal Portugal 5 667
Drapeau de l'Italie Italie 2 284
Tunisie Tunisie 1 796
Drapeau de l'Algérie Algérie 825
Drapeau de l'Espagne Espagne 264
Drapeau de la Turquie Turquie 5
Autres pays 3 155
Total 24 747

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Corse.

Présentation[modifier | modifier le code]

Les répartitions dans les trois secteurs économiques (en %) :

  • Primaire : 5,30
  • Secondaire : 15,30
  • Tertiaire : 79,40

La Corse possède une population active d'environ 109 000 habitants pour un taux de chômage de 10,6 % (en 2002). Son PIB par habitant (24 232 euros en 2008) était inférieur de 21 % à la moyenne nationale.

L'économie corse se caractérise par la faiblesse du tissu productif et la surreprésentation du secteur tertiaire, notamment non marchand et public. La deuxième caractéristique majeure concerne les structures de production : il s'agit en très grande partie de très petites entreprises avec peu ou pas de salariés. D'un autre côté, on trouve les plus grosses structures dans la grande distribution ou dans le secteur du BTP soumis aux commandes publiques. À ceci s'ajoute une population faiblement active et vieillissante. Le secteur tertiaire, premier employeur de l'île, est marqué par la prépondérance du secteur public (fonction publique d'état et collectivités territoriales).

Le secteur primaire[modifier | modifier le code]

Chèvres corses

L'agriculture reste le secteur productif le plus important malgré sa faible part dans le PIB. On ne peut comprendre la situation actuelle sans connaître un minimum l'histoire agraire de l'île. Les systèmes vivriers traditionnels disparaissent au début du vingtième siècle sous la pression conjuguée de la concurrence des céréales des pays neufs et de tarifs douaniers défavorables. Ces systèmes se basaient sur la culture des céréales en sec sur terrasses avec jachère biennale, voire culture sur brûlis en cas de crise alimentaire, de cultures d'appoint soignées (jardins, vignes, vergers) et d'un élevage « semi-nomade inverse » alliant terres de plaine d'hivernage et montagnes d'été avec village de montagne (Niolo, Alta Rocca, Ascu, etc.). Certaines régions remplacent les cultures de céréales par le châtaignier.

La brebis corse est une composante essentielle de cette agriculture vivrière de montagne grâces à sa rusticité et ses aptitudes mixtes en lait, viande et laine. À partir de la fin du XIXe siècle, l'arrivée des industriels laitiers de roquefort sur l'île bouleverse cette économie et fait passer progressivement ses éleveurs dans l'ère industrielle[37].

L'autre composante est la chèvre corse, une race autochtone élevée en isolement des autres races, reconnue en 2003. D'ailleurs, tous les produits laitiers sont ici faits à base de lait de brebis et de chèvre.

Au tournant de 1945, l'intérieur est ruiné, en pleine déprise rurale et agricole. Les propriétaires fonciers ont bien souvent émigré. Se produit à 10 ans d'intervalle deux phénomènes qui vont dessiner le paysage agricole actuel : la mise en valeur de la plaine orientale et la reconquête de l'intérieur par l'agriculture et l'élevage pastoral.

Face au marasme ambiant et aux première agitations (en 1950 la Corse compte environ 150 000 habitants soit son minimum démographique) le gouvernement entreprend de drainer la vaste plaine orientale, terre d'hivernage des bergers de brebis. Il s'agit d'y installer une agriculture moderne au sens des lois Pisani. À l'origine conçue pour les Corses, cette politique vient à propos pour accueillir les pieds noirs de retour d'Algérie. C'est l'origine d'une agriculture essentiellement orientée vers les cultures permanentes (vignes, agrumes, kiwis, fruitiers), exercée au sein de grosses structures, à fort capital, grande SAU, employeuse de main d'œuvre salariée souvent d'origine marocaine. Cette agriculture a connu des cycles : vin de table, kiwi, agrumes mais connaît des difficultés récurrentes dues à la forte capitalisation nécessaire et à l'endettement important. Si les performances se sont améliorées, l'avenir reste sombre car les exploitations ont du mal à honorer leur en-cours.

Au contraire, l'intérieur a connu une certaine reprise agricole dans les années 1970 en liaison avec le slogan « vivre au pays/campà in paese ». Il s'agit au contraire de structures légères (peu d'investissements) d'élevages de petits ruminants laitiers organisés en systèmes de types pastoraux : races rustiques, surfaces vastes mais peu productives, résultats techniques moyens ou médiocres mais grande stabilité. On peut y rattacher la castanéiculture et l'oléiculture. S'y ajoutent souvent une production de produits fermiers pour valoriser la main d'œuvre familiale : fromages, agneaux, cabris, huile d'olive, veaux, charcuterie, miel. C'est un secteur en pleine évolution et organisation qui construit des démarches de qualité mais qui doit faire face à des problèmes de maîtrise du foncier, de manque de repreneurs, de difficultés financières de mises aux normes des ateliers de transformation. Dans ce cadre, dans les années 1990 et 2000 la brebis corse connait un renouveau grâce à l'intégration de lait dans le cahier des charges d’appellations d'origine contrôlées de fromage fermier de Corse comme le brocciu et d'autres[38].

La viticulture en cave particulière combine des caractéristiques hybrides : forte capitalisation mais orientation vers une production labellisée. Ceci n'empêche pas que de vastes zones de l'intérieur soient devenues presque vides d'habitants et que certains villages n'aient plus assez de résidents permanents pour constituer un conseil municipal[réf. nécessaire].

Le secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Le Vieux-port de Bastia

Le secteur industriel est presque entièrement concentré dans le BTP qui dépend pour ses carnets de commande : des offres publiques pour les plus grosses entreprises et de la demande locale ou touristique pour les plus petites. On note cependant l'apparition du secteur des IAA qui dérive à l'origine des entreprises de transformation de la matière première locale. On pourra relever sans être exhaustif, le secteur des eaux minérales (Saint Georges, Zilia, Orezza), des boissons (notamment la brasserie Pietra qui développe outre les bières, les sodas et limonades; on peut aussi citer Torra), de la biscuiterie produisant selon des recettes locales, des plats cuisinés corses, de la charcuterie de type corse (sans aucune garantie sur l'origine de la matière première) mais aussi des fromageries et laiteries semi-industrielles. D'autres ressources sont exploitées mais de façon plus marginale (bois, lauze, pierres ornementales ou de construction). L'énergie utilisée est en partie d'origine hydraulique, mais surtout issue de centrales thermiques. L'éolien se développe mais rencontre des résistances. Plusieurs fermes photo-voltaiques ont vu le jour un peu partout dans l'île (Balagne, Cortenais, etc.)

Le secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Un port de plaisance à l'avant-plan, Ajaccio derrière
Ajaccio depuis son port de plaisance

Le tertiaire privé marchand est marqué par une très forte saisonnalité liée à la quasi monoactivité touristique. Un grand nombre d'emplois offerts sont peu qualifiés et saisonniers. Avec le commerce, c'est pourtant le secteur qui est le plus dynamique ; mais il se cantonne souvent aux secteurs non délocalisables ou non concurrentiels.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Statut fiscal de la Corse.

La Corse bénéficie depuis le Consulat d'un régime fiscal dérogatoire motivé par son insularité et son état de sous-développement relatif. La dernière mesure législative qui régit le statut fiscal particulier de l'Île de Beauté date de 1994.

Des avantages fiscaux dont bénéficient les entreprises touchent notamment à l'impôt sur les sociétés dans les zones franches, et à la taxe professionnelle, réduite sur toute l'île. Les particuliers bénéficient d'avantages en matière de TVA, de taxe foncière sur les propriétés non bâties (pour préserver certains secteurs de l'île), de TIPP. Ils sont par ailleurs exonérés totalement de droits de succession (avantage limité à partir du 1er janvier 2012). Toutefois sur ce dernier point, il est bon de préciser qu'en France continentale, 95 % des héritiers sont « de fait » également exonérés de droits de succession[39].
L'État reverse au profit des collectivités le manque à gagner sur les taxes locales. Le coût brut est réduit : le manque à gagner en matière de recette fiscale du fait de ce statut dérogatoire était de 230 millions d'euros en 2004.

Depuis 1976, la Corse bénéficie également du concept de continuité territoriale. Elle a bénéficié de subventions au titre des fonds structurels européens relevant de l'objectif 1 (qui concerne les régions dont le PIB est inférieur à 75 % de la moyenne européenne).

La Corse, qui ne fabriquait pas de produits manufacturés, était, par exception, autorisée à en importer hors taxe d'Italie ; pour éviter que l'île serve d'entrée aux produits italiens sans taxe, on a donc taxé les exportations vers la France continentale. En revanche, les produits agricoles corses étaient vendus en France continentale hors taxe[40].

Criminalité[modifier | modifier le code]

Au cours de l'année 2009, 682 homicides volontaires ont été commis en France[41], dont 28 en Corse[42]. Le taux d'homicide volontaire s'établit ainsi à un pour 10 800 habitants sur l'île, contre un pour 95 000 habitants sur le continent.

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport en Corse.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chemins de fer de Corse.

La Corse possède un réseau ferroviaire de deux lignes seulement : Bastia - Corte - Ajaccio et Ponte-Leccia - L'Île-Rousse - Calvi. Ce réseau est géré par la CFC (Chemins de Fer de la Corse) et est à voie métrique.

Transport maritime[modifier | modifier le code]

Le Sardinia Vera (Corsica Ferries) et le Corse (SNCM) à Bastia
Le Mega Smeralda et le Pascal Paoli, à Bastia
Le Moby Wonder à Bastia
Le Kalliste (La Méridionale)

Les liaisons maritimes entre la Corse et le continent européen sont assurées toute l'année grâce aux ports :

  • de Bastia (51,2 % du trafic passagers en Corse en 2011, et 1er port de Méditerranée en trafic de passagers, 2e de France après Calais)
  • d'Ajaccio (26,5 % du trafic passagers de la Corse en 2011)
  • de Porto Vecchio (9 % du trafic passagers de la Corse en 2011)
  • de Île Rousse (8,2 % du trafic passagers de la Corse en 2011)
  • de Bonifacio (5,4 % du trafic passagers de la Corse en 2011)
  • de Calvi (3,5 % du trafic passagers de la Corse en 2011)
  • de Propriano (2,2 % du trafic passagers de la Corse en 2011)

qui relient l'île à :

  • Marseille (SNCM et La Méridionale vers et depuis Bastia, Ajaccio, Île Rousse, Porto Vecchio et Propriano)
  • Toulon (Corsica Ferries et SNCM vers et depuis Bastia, Ajaccio, Île Rousse et Propriano)
  • Nice (Corsica Ferries et SNCM vers et depuis Bastia, Ajaccio, Île Rousse et Calvi)
  • Savone (Italie - Corsica Ferries vers et depuis Bastia, Île Rousse et Calvi)
  • Gênes (Italie - Moby Lines vers et depuis Bastia)
  • Livourne (Italie - Corsica Ferries et Moby Lines vers et depuis Bastia)
  • Portoferrio (Île d'Elbe - SNCM vers et depuis Bastia, 2 à 3 fois par an)
  • Santa Teresa di Galura (Sardaigne - Moby Lines et SAREMAR vers et depuis Bonifacio)
  • Porto Torres (Sardaigne - La Méridionale et SNCM vers et depuis Propriano et Ajaccio)
  • Golfo Aranci (Sardaigne - Corsica Ferries vers Bastia)

par les compagnies de transport maritime :

  • Corsica Ferries, entreprise privée franco-italienne, appartenant à la famille Lota,
  • la SNCM, entreprise publique française jusqu'en 2005, largement privatisée depuis,
  • La Méridionale, société du groupe STEF-TFE,
  • SAREMAR, entreprise privée italienne,
  • Moby Lines, groupe Onorato

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Les liaisons aériennes sont notamment assurées par deux compagnies aériennes, Air France et CCM Airlines, qui proposent des liaisons régulières. D'avril à octobre, et surtout pendant l'été, de nombreuses liaisons de charters relient sans escale la Corse à de grandes villes européennes.

La Corse possède quatre aéroports :

Transport routier[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture de la Corse.

Langue corse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Corse (langue).
Les montagnes corses

À l'époque romaine, les habitants de l'île parlaient un latin encore très proche de celui du continent. Pour schématiser : on retiendra que la langue corse est une langue issue du bas latin et du toscan médiéval. Certaines variétés de la langue corse sont parmi les langues les plus proches de l'italien standard, car elles ont été largement influencées par le toscan (lui-même à la base de l'italien). Ceci fait que l'intercompréhension avec les Italiens est excellente mais que quelqu'un parlant corse comprend difficilement des langues locales comme le calabrais, le vénitien ou même le piémontais -et vice-versa. L'hymne corse «Dio vi salvi Regina» est d'ailleurs écrit en italien standard et chanté en corse sans que de grandes modifications soient perceptibles entre l'écrit et l'oral ; la seule différence est que le o italien devient un u latin en corse (même dans le titre qui est parfois «Dìu vi salvi Regina»). Ce phénomène de l'interchangeabilité du u et du o n'est cependant pas un phénomène proprement corse puisqu'on le retrouve en sicilien, en calabrais, en occitan, en catalan et en portugais. Toutefois, les variétés de la langue corse dites "taravaise" ou "sartenaise" sont plus éloignées du toscan, mais nettement plus proches des langues sicilienne ou galluraise.

La langue corse actuelle a été influencée selon les micro-régions de l'île par le toscan, au nord, tandis que l'extrême sud restait soumis à l'influence du bas latin. Cela se révèle notamment dans la forme des pluriels masculins (issus du neutre latin dans l'extrême sud) et dans la forme initiale de termes restés proches du latin tels u casgiu pour le fromage directement issu de caseus en latin[N 5]. Les linguistes décrivent ces différentes variétés comme une forme de polynomie. Les différentes variétés sont intercommunicantes mais variées.

La langue corse est le véhicule de la culture corse, riche de ses chants, ses polyphonies, ses proverbes, et de ses expressions.

Elle est l'objet de nombreuses revendications concernant sa protection et son enseignement. L'État affiche une volonté politique de promouvoir l'enseignement de la langue et de la culture corse. Il a mis en place un enseignement facultatif d'un maximum de deux heures par semaine, géré par les professeurs des écoles dans le primaire. Ces mesures sont vues par certains comme trop faibles, comparées à ce qui est fait en Espagne pour le catalan et le basque, par exemple. En 2011, la majorité de gauche au pouvoir a annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée son intention d'aller vers un statut officiel de la langue corse, qui pourrait permettre sa réintroduction généralisée dans la société, à l'instar de ce qui a été fait en Catalogne espagnole. Cette officialisation passe cependant par une révision de la Constitution[43], qui est rejetée par l'Académie française[44].

De fait, la langue corse est considérée par l'Unesco comme une langue en voie de disparition, de même que 90 % des langues de la planète. On estime d'ailleurs depuis 2006 que la langue corse - ainsi que certaines langues italiques tels que le sicilien, le calabrais, le vénitien - est l'une des plus proches du bas-latin tel qu'il fut parlé à l'aube du Moyen Âge.

Les patronymes corses se retrouvent un peu partout en Italie, et notamment dans les régions centrales de la péninsule. C'est le cas, notamment de Benigni, patronyme qui trouve son origine en Toscane. On pense au comédien et réalisateur Roberto Benigni originaire, précisément de cette région d'Italie ainsi que Patrice Benigni, comédien et chanteur (cousin d'André Santini, ancien ministre sous Nicolas Sarkozy et maire d'Issy-les-Moulineaux), né à Marseille, dont les racines corses se situent à Canari. Autrefois langue orale, mélange d'origines latine, italienne, elle est actuellement codifiée et structurée par l'Université de Corte (Università Pasquale Paoli di Corti) et défendue par de nombreuses associations insulaires. Elle doit son statut de langue au fait paradoxal que la Corse fait partie de la France, ce qui lui vaut d'être séparée des autres dialectes italiens. En Italie, les dialectes régionaux ont le statut officiel de langue seulement dans leurs propres régions.

Autres langues parlées en Corse[modifier | modifier le code]

Croyances et superstitions[modifier | modifier le code]

Le mazzérisme[modifier | modifier le code]

Le mazzérisme est un don hypothétique de prophétie funèbre exercé la nuit par des individus pendant la période des rêves. Au cours de cette activité, le mazzeru part chasser et tuer des animaux. On le surnomme « le Chasseur d'âmes » ou encore « le Messager de la Mort ». Certains auteurs estiment que le mazzérisme est une invention de romanciers et n'a jamais existé en Corse[45].

Chants et polyphonies[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chant corse.

Cinéma en langue corse[modifier | modifier le code]

Conseiller cinéma auprès du Conseil Économique Social et Culturel Corse (CESCC), réalisateur et président de l'Institut Régional du Cinéma et de l'Audiovisuel - Corse (IRCA)[48], Magà Ettori est considéré comme le chef de file du Cinéma Corse Néo Contemporain[49].

Le Cinéma Corse Néo Contemporain est le nom du mouvement cinématographique qui fait son apparition en Corse en 2008. La principale caractéristique de ce courant est de présenter le quotidien en l'état, en adoptant une position moyenne entre scénario, réalité et documentaire et en se servant à la fois de gens de la rue et d'acteurs professionnels pour apporter un maximum de réalisme et de véracité[50].

Sportifs professionnels (par ordre alphabétique)[modifier | modifier le code]

Porto-Vecchio

Écrivains[modifier | modifier le code]

Écrivains en langue française[modifier | modifier le code]

Écrivains en langue corse[modifier | modifier le code]

Écrivains en langue italienne[modifier | modifier le code]

Il existe des écrivains en langue corse, notamment depuis le XIXe siècle, alors que jusqu'alors il avait plutôt existé une littérature corse en italien très importante. L'italien en Corse comme dans les autres régions italiennes était la langue écrite par les lettrés et cela jusqu'à la conquête française.

Écrivains en langue corse et en français[modifier | modifier le code]

  • Prete Gentili (Anghjulu-stefanu), de Calacuccia (avec Pascura, un recueil de contes et proverbes)
  • Marta Renucci Cristofini
  • Antoine Trojani, d'Asco, a écrit de nombreux livres en corse et en français dont une histoire du « Sage d'Asco ».

Poètes[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Diocèse d'Ajaccio.

La religion dominante de la Corse est le catholicisme92,2 % des habitants se déclarent catholiques[réf. nécessaire]. Le diocèse d'Ajaccio comprend 434 paroisses, et 103 prêtres[52].

Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes loges de Corse datent de 1902 (l'Étoile de Cyrnos), puis de 1903 (l'Émancipation Ajaccienne). Au début de la seconde guerre mondiale la franc-maçonnerie a pratiquement disparu de Corse. À partir des années 1970, elle reprend force et vigueur.[réf. nécessaire] Dans une interview donnée à un magazine local, René Lotta, un haut dignitaire de la Grande Loge nationale française (GLNF) affirme même qu'un Corse sur 100 serait franc-maçon[53].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La gastronomie corse est étroitement liée aux principaux produits du terroir : la culture des oliviers, de la vigne, de la châtaigne et des agrumes, la charcuterie de porc, le lait et le fromage de brebis, comme celui de chèvre.

C'est traditionnellement une cuisine de montagnards même si les produits de la pêche sont devenus plus importants, essentiellement grâce à la disparition du paludisme des côtes et à la tradition corse d'ostréiculture et de mytiliculture héritée des romains.

Il existe en Corse deux types d'huiles d'olive. L'une est plus verte ; elle est produite en décembre et janvier, à partir d'oliviers jeunes et d'olives en début de maturation. L'autre est une huile jaune, propre à la culture corse ; elle est faite à partir des olives ramassées sous des arbres centenaires vers le mois de mai.

Fromages traditionnels corses (cuisine corse).
Article détaillé : Cuisine corse.

Parmi les spécialités il faut noter :

  • l'apéritif : le Cap Corse, c'est un apéritif à base de vin et d'une plante médicinale, le quinquina. Les plus connus sont le Cap Corse Mattei et le Cap Corse Damiani
  • le Pastis Dami
  • La Liqueur du Maquis
  • la bière corse à la châtaigne : la Pietra
  • le whisky corse P&M
  • le vin de Corse (AOC)
  • la charcuterie corse : le prisuttu, la coppa, le lonzu, le figatellu, la salciccia, u salamu
  • les fromages corses : le Bastilicacciu, le Calinzanincu, le Niulincu, le Sartinesu, le Venachese
  • le brocciu
  • les beignets ( fritelli dans le Nord de l'île, friteddi dans le Sud ) de brocciu (fromage de lait caillé de brebis)
  • le migliacciu
  • les sardines à la Bastiaise
  • la pulenda, une polenta de farine de châtaigne
  • les nicci, crêpes à base de farine de châtaigne
  • le cabri en sauce (avec sa polenta de farine de châtaigne)
  • le civet de sanglier
  • les canistrelli, biscuits parfumés au citron, à l'anis, à la châtaigne, au vin, ou nature.
  • toutes sortes de fromages : le brocciu, le fromage frais de brebis, la tomme corse et une myriade de fromages corsés.
  • la tourte de farine de châtaigne, les falculelle, le fiadone ou le pastizzu les crustulle
  • les digestifs : eau de vie, liqueur de myrte, de châtaigne, de cédrat, d'arbouse…
  • le pestu : sauce au basilic se mariant avec divers ingrédients selon les régions de Corse
  • les aubergines farcies : demi-aubergines farcies de viande hachée et d'ail gratinées au four et servies avec une sauce tomate et basilique.
  • le muscat pétillant.
  • les miels AOC de Corse.

Au temps des Romains, « les Corses se nourrissent principalement de lait, de viande et de miel. Nous sommes dans un pays de simple culture... Le miel corse que les matrones romaines utilisaient pour faire disparaître les taches de rousseur devait être fourni, au lieu et place de la monnaie, pour le paiement des impôts »[3].

Sport[modifier | modifier le code]

  • En rugby à XV, un club (SC Bastia XV) évoluait en championnat national de fédérale1 mais des raisons financières les ont relégués en fédérale3. Les autres clubs sont situés en Balagne (le CRAB XV Lumio), à Bastia (Bastia XV, Casinca XV), à Lucciana (RC Lucciana), Porto-Vecchio (ASPV XV et RCOPV XV) Ajaccio(RCA), à Ventiseri, à Propriano (Alta-Rocca XV) et à Corte. Henry Savary occupe actuellement le siège de président, André Giammarchi le poste de vice-président et Fabrice Orsini est secrétaire général. Le comité régional présente au niveau national des sélections corses dans toutes les catégories de jeunes, ainsi qu'en féminines.
  • Le football est extrêmement populaire et très bien représenté en ligue professionnelle par rapport au nombre de spectateurs et à la puissance économique de l'île. Pour la saison 2007-2008, par exemple, étaient présents les clubs de l'AC Ajaccio et du SC Bastia en Ligue 1 et du GFCO Ajaccio en Ligue 2 et du CA Bastia en Ligue National (Ligue 3). Malheureusement, le manque de moyens financiers couplé aux incohérences de gestion de certains dirigeants ont jeté l'ACA et le SCB en Ligue 2, alors que le Gazélec a été sportivement relégué en Championnat de France Amateurs pour la saison 2006-2007. À ce même niveau, le Club Athlétic Bastiais (CAB) a connu la première saison en CFA de son histoire, après une épopée en Coupe de France la saison précédente, achevée contre Istres (Ligue 2). En CFA2, enfin, les réserves professionnelles de l'ACA et du SCB sont présentes, ainsi que les Moustiques de l'AS Porto-Vecchio, le club de Corte, le FA Île-Rousse, le FC Borgo et l'Etoile Filante Bastiaise. Cependant, depuis son retour au sein de l'élite, l'ACA présente une régularité de gestion qui lui a permis d'attirer la confiance des instances nationales. La DNCG tant redoutée par de nombreux clubs n'a jamais eu de reproche à formuler envers le club ajaccien.

Ainsi, ce ne sont pas moins de 11 équipes pour 9 clubs différents qui jouent au niveau national.

  • En handball, le GFCO Ajaccio évolue en Nationale 1, le club du Hb Corte évolue en Nationale 2 et celui de Bonifacio évolue en Nationale 3.
  • En volley-ball, le GFCO Ajaccio accède en 2007 à la PRO A.
  • En compétition automobile, le Tour de Corse est un des plus grands rendez-vous des rallyes sur asphalte. De plus, les pilotes corses sont réputés rapides, à l'image d'Yves Loubet, Patrick Bernardini ou encore Paulu-Battistu Halter.
  • Il y a aussi 3 stations de ski sur l'île comme le Val d'Ese et Ghisoni-Capanelle par exemple.
  • L'absence de grandes vagues due au fait que la Corse se situe en Méditerranée, ainsi que le vent fort et régulier en fait un lieu idéal pour la pratique de la voile comme la planche à voile et le kitesurf. La baie de Figari s'est imposée comme un spot incontournable de l'île dans ce domaine.
  • En cyclisme, il existe un Tour de Corse cycliste. À noter que le tour de France 2013 partira de Corse pour la première fois.
  • En futsal, la Corse est présente depuis 2008 au sein de l'Union nationale des clubs de futsal (UNCFs), deux de ses clubs (Bastia Futsal et Sartène Futsal) sont présents dans les championnats nationaux pour la saison 2010-2011, la ligue corse a un club européen après sa troisième année d'existence. Elle est l'une des plus dynamiques sur le plan national[réf. nécessaire] avec plus de 15 clubs en 2009, et 300 licenciés.
  • En voile, le Festival Nautic & Music regroupe plusieurs compétitions nautiques. Le Tour de Corse à la voile en équipage rassemble plusieurs dizaines de bateaux à la mi-octobre. Le Club de Voile de Bonifacio organise la régate de catamarans de sport lors du Raid des bouches de Bonifacio. Il organise également le Défi Inter-Iles (mi-septembre), compétition de windsurf entre la Corse et la Sardaigne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Antonetti, Histoire de la Corse, Robert Laffont
  • Jean-Marie-Arrighi et Olivier Jehasse, Histoire de la Corse et des Corses, Colonna Edition et Perrin
  • Colonna de Cesari Rocca et Louis Villat, Histoire de Corse, Paris, Ancienne Librairie Furne - Boivin & Cie, Éditeurs,‎ 1916, 279 p.
  • Laurent-Jacques Costa, Corse préhistorique, Paris, Éditions Errance
  • Giovanni della Grossa, Chronique médiévale corse, Ajaccio, Éditions La Marge
  • Jacques Gamisans, Jean-François Marzocchi, La flore endémique de la Corse, Aix-en-Provence, Edisud, 200 p. (ISBN 978-2-85744-777-1)
    Ouvrage publié avec le concours de ministère de l’Environnement et de l’Office de l’Environnement de la Corse
  • José Gil, La Corse - Entre la liberté et la terreur, Éditions La Différence, 1984
  • Antoine-Marie Graziani et Michel Vergé-Franceschi, Sampiero Corso, Ajaccio, Éditions Alain Piazzola
  • Daniel Istria, Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse : du XIe siècle au XIVe siècle, Ajaccio, Éditions Alain Piazzola (ISBN 978-2-91541-014-3)
  • Stéphane Massiani, La Corse … et ses chapelles romanes, Imprimé sur les presses de l’imprimerie A. Robert, 13011 Marseille,‎ mai 1991, 154 p.
  • Stéphane Massiani, La Corse … et ses merveilles, imprimerie A. Robert, 13011 Marseille, Grand Large Ėditions 83190 Ollioules, 200 p.
    Préface : Vice-Amiral d’Escadre (2e S) de Lachadenede, Membre de l’Académie du Var
  • Thierry Ottaviani, La Corse pour les Nuls, Paris, First,‎ mai 2010, 516 p.
  • Thierry Ottaviani, La Corse des écrivains, Paris, Éditions Alexandrines,‎ mars 2013, 253 p.
  • Xavier Poli, La Corse dans l'Antiquité et le Haut moyen Âge, Paris, Librairie Albert Fontemoing,‎ 1907
  • Francis Pomponi, Histoire de la Corse, Hachette Littératures
  • Desideriu Ramelet-Stuart, Stuart of Corsica, l'origine dévoilée, Bastia, Stuart of Corsica,‎ novembre 2010, 80 p.
  • Silio Scalfati, La Corse médiévale, Ajaccio, Éditions Alain Piazzola
  • Michel Vergé-Franceschi, Histoire de Corse, la pays de la grandeur, Éditions du Félin,‎ 2010
  • Provence-Alpes-Côte d’azur - Corse, Guide de tourisme industriel et technique, Monuments, étapes et curiosités, paris, Électricité de France et Éditions Solar (Groupe de la cité),‎ mai 1994, 152 p. (ISBN 2-263-01872-7)
    Collection EDF – La France contemporaine. Préface de Bernard Bosson, ministre de l’Equipement, des Transports et du Tourisme

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Le chant sacré du « Diu vi Salvi Regina » fut, de tradition orale, chanté pour la première fois, dans la chapelle San Marcu, par le berger niolin Salvatore (Sauveur) Costa le . Que Costa l’ait entonné pour la première fois le 25 avril 1730, c’est ce qui n’est pas absolument exclu, mais à une condition : donner à l’hymne marial du saint napolitain la signification politique et guerrière que les patriotes corses venaient de lui attribuer » - Paul Antonini in Les origines du "DIO VI SALVI, REGINA" - Accademia Corsa
  2. Le nom grec de la Corse dans l'Antiquité étant Κυρνός ou Κυρνή : « Kurnos » ou « Kurnè ». Lire Corsica Classa et Non, les Grecs ne l'appelaient pas Kallisté d'Olivier Jehasse.
  3. Formées principalement de mercenaires barbares, notamment hérules et huns
  4. Sur la borne de la Terre sacrée érigée en 1936 sur la plage de Vignola - route des Sanguinaires à Ajaccio, il est indiqué 48 000 morts corses
  5. Le mot « fromage » vient du latin « caseus formaticus » ; le français et l'italien avec fromage et formaggio ont utilisé la deuxième partie du mot ; d'autres langues ont utilisé la première : queso en espagnol, queijo en portugais, cheese en anglais, Käse en allemand…

Références[modifier | modifier le code]

  1. Accademia Corsa Les origines du "DIO VI SALVI, REGINA"
  2. a, b et c Colonna De Cesari-Rocca et Louis Villat in Histoire de Corse Ancienne librairie Furne Boivin & Cie, Éditeurs 5, rue Palatine Paris VIe 1916
  3. a, b, c, d, e et f Xavier Poli in La Corse dans l'Antiquité et dans le Haut Moyen Âge Librairie Albert Fontemoing Paris 1907
  4. Phocide, 1. X, c. VII, §8 ; éd. Didot-Dindorf. Deinceps sûnt insulte Gymnesiœ ; prope lias Busus ac potentissima Sardinia et amabilis in mari Cyrnus, quam quidem indigense homines Corsicam appellant ; silvis autem tantum quantum illa abunat nulla. Dyonisii, Orbis descriptio, v. 457-460. (en note de bas de page)
  5. Camille De Friess-Colonna : L'Univers ou Histoire et Description de tous les Peuples - Histoire de la Corse depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours in Île de Sardaigne par M. le chevalier G. de Gregory - Paris Firmin Didot Frères, Éditeurs 1839
  6. (notice BnF no FRBNFbpt6k30772c)
  7. Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse Tome I, Bulletin de la Société des sciences historiques & naturelles de la Corse – Imprimerie et Librairie Veuve Eugène Ollagnier - Bastia, 1888
  8. a et b Géologie de la mer Méditerranée: origine des bassins, sur le site paleopolis.rediris.es
  9. Ouverture de la Méditerranée occidentale, sur le site pedagogie.ac-montpellier.fr
  10. Ettori f et alii, Corse, éd Bonneton, 1992
  11. Présentation de la Corse sur e-voyageur.com
  12. Bilan 2006 des incendies sur l'ensemble de la région corse - Office de l'Environnement de la Corse [PDF]
  13. Site de l'Office de l'environnement de la Corse
  14. Strabon, Géographie, V, II, 7
  15. Dictionnaire encyclopédique du christianisme, V. 1, Paris, Cerf, 1990, p. 1103.
  16. La Corse en l'an 1000 - La marque des sarrasins (Histoire) sur L'Express.fr (02/12/1999)
  17. Hans-Erich Stier (dir.), « Grosser Atlas zur Weltgeschichte », Westermann 1985, ISBN 3-14-100919-8, p. 49, 54, 57.
  18. Delvert J.: L'expansion des moustiques Anopheles dans le bassin méditerranéen (V-e/IX-e siècles) et ses conséquences démographiques et économiques. ORSTOM, 1987
  19. Philippe Pergola de l'Institut Pontifical d'Archéologie Chrétienne à Rome in Archéologie et Société - Cervioni août 1979
  20. a et b « Il est possible que le prélat cède à son tour une partie de ses droits au marquis Ugo en 1095. - Daniel Istria in Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse : du XIe siècle au XIVe siècle, Éditions Alain Piazzola, Ajaccio 2005. »
  21. a et b Bull. de la Société des Sciences historiques et naturelles de la Corse 1884 - Serment de fidélité prêté par divers personnages corses...
  22. Les origines du drapeau corse U Ribombu
  23. « De RIVIÈRE, (Charles-François marquis, puis duc) », dans Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. 12 vol.,‎ 1822-1833 [détail de l’édition] Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands, vol. VIII,‎ 1827, 378 p. (lire en ligne), p. 181-184
  24. Jacques Olivier Boudon, Les Bonaparte : regards sur la France impériale. La Documentation photographique, dossier 8073, janvier-février 2010, p. 11 (carte de Gilles Pécout)
  25. Le français et les langues historiques de la France, par Hervé Abalain, Éditions Jean-Paul Gisserot, page 113, (ISBN 2877478815)
  26. Jean-Paul Pellegrinetti et Georges Ravis-Giordani, "Les monuments aux morts de la Première Guerre mondiale en Corse", Cahiers de la Méditerranée, 81-2010, p. 239-251
  27. Article sur Corse matin
  28. Medias libres, Discours de Gaulle, octobre 1943.
  29. Décret no 70-18 du 9 janvier 1970 modifiant le décret no 60-516 du 2 juin 1960 portant harmonisation des circonscriptions administratives, JORF no 8 du 10 janvier 1970, p. 395-6, sur Légifrance.
  30. Loi no 75-356 du 25 mai 1975 portant réorganisation de la Corse, JORF no 113 du 16 mai 1975, p. 4947-9, sur Légifrance.
  31. La Corse en bref - édition 2009 - Population
  32. Insee, résumé statistique pour la Corse - 2012.
  33. Région : Corse - 94 IMG1B - Les immigrés par sexe, âge et pays de naissance, Insee 2009,
  34. Données détaillées des statistiques d'état civil sur les naissances en 2011, Insee, 2012
  35. Enfants nés vivants suivant le pays de naissance du père par département et région de domicile de la mère, Insee 2012
  36. Population selon la nationalité au 1er janvier 2008. Source : Insee.
  37. « Race laitière Corse », sur http://www.races-montagnes.com, CORAM - Collectif des Races des Massifs (consulté le 16 juillet 2012)
  38. UPRA Brebis Corse, « Etude de la race ovine: Corse », sur www.brg.prd.f, Bureau des ressources génétiques,‎ 2005 (consulté le 16 juillet 2012)
  39. Marianne no 678, page 25
  40. GEO no 381, novembre 2010, p. 14
  41. Chute du nombre d'homicides en France, sur le site france-info.com du 2 aout 2010
  42. 28 homicides et 17 tentatives d'homicide ont été recensés en Corse, ce qui fait passer la Corse devant la Sicile en nombre de crimes de sang, sur le site questions.assemblee-nationale.fr du 27 novembre 2010
  43. Vers l'officialisation de la langue corse, sur le site lesechos.fr du 29 juillet 2011
  44. L'Académie française ne veut pas des langues régionales dans la Constitution, sur le site lemonde.fr du 18 juin 2008
  45. Bernard Biancarelli et Christine Bonardi, De quelques monstres anthropologiques insulaires, Ethnologie Française no 3, 2008 (ISBN 978-2-13-056600-7)
  46. Cinéfeed, Box Office 2009
  47. article I Tercani de Magà Ettori - Magazine Corsica, décembre 2011
  48. Site officiel de l'Institut Régional du Cinéma et de l'Audiovisuel (IRCA)
  49. Les Rencontres du Cinéma corse Néo Contemporain
  50. Le Cinéma Corse Néo Contemporain pour la première fois dans un festival international
  51. Cf. l'article Jean-Bernard Venturini, dans Le Dictionnaire des Lettres françaises, (vol. 6: Le xxe siècle), Paris, LGF-Pochothèque, p. 1135
  52. The Hierarchy of the Catholic Church. Current and historical information about its bishops and dioceses
  53. Antoine Albertini, « Un Corse sur 100 est franc-maçon », sur Corsica,‎ août 2008 (consulté le )