Martinique

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Martinique
Blason de Martinique
Héraldique
Martinique
Martinique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Code département 972
Préfecture Fort-de-France
Sous-préfectures Le Marin
Saint-Pierre
La Trinité
Arrondissements 4
Cantons 45
Communes 34
Conseil régional Conseil régional de la Martinique
Président Serge Letchimy - PPM
2010-2015
Conseil général Conseil général de la Martinique
Président Josette Manin - BPM
2011-
Préfet Fabrice Rigoulet-Roze
ISO 3166-2 FR-MQ
Démographie
Gentilé Martiniquais
Population 392 311 hab. (2011)
Densité 348 hab./km2
Langue officielle Français
Langues régionales Créole
Géographie
Coordonnées 14° 40′ N 61° 00′ O / 14.67, -6114° 40′ Nord 61° 00′ Ouest / 14.67, -61  
Superficie 1 128 km2
Fuseau horaire UTC -4h
Domaine Internet .fr et .mq
Indicatif téléphonique +596
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Martinique

Voir la carte administrative de Martinique
Martinique

Géolocalisation sur la carte : Martinique

Voir la carte topographique de Martinique
Martinique

La Martinique (en créole : Matinik, Matnik ou Lamatinik selon le Dictionnaire du créole martiniquais de Raphaël Confiant[1]) aussi surnommée « l’île aux fleurs »[2], est une île des petites Antilles (ou îles du Vent) à la fois région d'outre-mer, département d'outre-mer (code départemental 972), région ultrapériphérique européenne située dans les Caraïbes et un Département français d'Amérique (DFA). Elle fait partie des Antilles françaises (française depuis 1635, année d'installation de la 1re colonie française par Pierre Belain d'Esnambuc).

Elle devrait son nom actuel à Christophe Colomb, premier Européen à la découvrir le 15 juin 1502. L’île est alors appelée Madanina[3], Madiana ou Mantinino[4] par ses habitants, les Kalinas[5], qui aurait désigné une île mythique chez les Taïnos d’Hispaniola. Le nom a évolué selon les prononciations en Madinina, Mada, et enfin, par influence de l'île voisine de la Dominique, le nom est devenu Martinique. En langue Caraïbe, l’île était aussi appelée Ioüanacéra (formé du préfixe ioüana = iguane et du suffixe caéra = île) c'est-à-dire l'île aux iguanes[6],[7].

La Martinique est située dans l'arc des Petites Antilles, dans la mer des Caraïbes, entre la Dominique au nord, et Sainte-Lucie au sud, à environ 450 km au nord-est des côtes du Venezuela, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.

Elle est peuplée de 392 291 habitants au 1er janvier 2011[8].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

D'une superficie totale de 1 128 km2, ce qui la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles ou Îles du Vent, la Martinique s'étire sur environ 70 km de longueur, pour 30 km de largeur. Le point culminant est le volcan de la montagne Pelée (1 397 m). Comme le reste des petites Antilles, la Martinique est soumise au risque sismique (aléa sismique fort[9]) : ainsi, le 29 novembre 2007 à 15 heures, heure locale, un séisme de magnitude 7,4 sur l'échelle de Richter a eu lieu au large de l'île[10].

On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part, une zone située au nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, qui constitue la partie la plus montagneuse et sauvage de l'île, domaine de la forêt tropicale, et, d'autre part, une zone située au sud de cet axe, moins accidentée, plus sèche et qui regroupe la majorité des installations touristiques.

Topographie[modifier | modifier le code]

Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (Savane des pétrifications) et à la presqu'île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les dernières 20 millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1 397 m. Les deux dernières grandes phases éruptives ont eu lieu de 1902 à 1905 (l'éruption du 8 mai 1902 détruisit Saint-Pierre et fit 28 000 morts en 2 minutes, celle du 30 août 1902 fit près de 1 100 morts, essentiellement au Morne-Rouge et à L'Ajoupa-Bouillon) et de 1929 à 1932.

À la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au nord de l'île (mont Pelé et pitons du Carbet (1 196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.

La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, atteint 504 m d'altitude. Les plaines situées au centre et en bordure côtière, les « fonds », sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.

Côte au vent[modifier | modifier le code]

Paysage de la presqu'île de la Caravelle

La côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans les Antilles le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en Martinique désigne plus spécifiquement la zone de la presqu'île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan Atlantique, est exposée directement aux vents alizés et à la houle atlantique venant du large.

La partie nord allant de Grand-Rivière à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est limitée à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la Martinique. Entre Sainte-Marie et La Trinité la côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fonds atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large.

La presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord-atlantique et la côte sud-atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeants suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation.

Ces récifs ou cayes comme on les appelle dans les Antilles, dont certains émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires. À cause du danger qu'ils représentent, ils portent souvent le nom évocateur de « loup », loup bordelais, loup ministre etc. en référence au nom d'un navire qui y a sombré.

Côte sous le vent ou caraïbe[modifier | modifier le code]

La plage de sable noir de l'anse Céron au nord de la côte Caraïbe

Contrairement à la côte atlantique, la côte caraïbe est accore et ne présente que peu de dangers pour la navigation (quelques cayes bordent la côte sur le littoral sud entre le Diamant et Le Marin).

Dans le secteur de Saint-Pierre, au pied de la montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte.

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le réseau hydrographique de la Martinique est important : on dénombre 161 rivières ainsi que 43 ravines. On considère que l’île compte 70 cours d’eau principaux, ils coulent en majorité sur la partie nord de l'île.L’essentiel de la ressource en eau est concentré sur seulement 7 bassins versants que sont la Lézarde (116 km2), la Capot (57 km2), le Lorrain (35 km2), le Galion (37 km2), la rivière Salée (36 km2), la rivière Pilote (35 km2), la Roxelane (20 km2).

Avec ses 33 km, la rivière Lézarde est la plus longue de l'île.

Liste des autres principaux cours d'eau de la Martinique :

  • Nord : la rivière du Galion, la rivière du Lorrain, la rivière Capot, la rivière Charpentier, la rivière de Bezaudin, la rivière Bambous, la rivière Blanche, la rivière de Basse Pointe, la rivière Hackaert, la rivière de Macouba, la rivière Lagarde, la rivière Roche, la Grande Rivière, la rivière Potiche, la rivière Falaise, la rivière du Prêcheur, la rivière de la Pointe Lamare, la rivière Claire, la rivière Sèche, la rivière Trois Bras, la rivière Roxelane, la rivière des Pères, la rivière du Jardin des Plantes, la rivière du Carbet, la rivière Fond Capot, la rivière de Case Pilote, la rivière Fond Bourlet, la rivière Fond Bellemare, la rivière Fond Lahaye, la rivière Case Navire, la rivière de Ravine Touza
  • Centre : la rivière Monsieur, la rivière Madame, la rivière du Longvilliers, le canal Gaigneron, la rivière la Jambette, la rivière Rosière, la rivière Gondeau, la rivière Caleçon, la Petite Rivière
  • Sud : la rivière Pilote, la rivière Salée, la rivière du Vauclin, la rivière de Paquemar, la rivière du Simon, la rivière des Coulisses, la rivière la Nau, la rivière Bêtes Rouges, la rivière Trénelle, la rivière des Cacaos, la rivière la Manche, la rivière Massel, la rivière Oman, la rivière Carole, la rivière de Beauregard, la rivière Coulée d'Or, la rivière des Deux-Courants, le canal du François.

Îlets[modifier | modifier le code]

La Martinique comporte 50 ilets disséminés autour de l'île:

Climat[modifier | modifier le code]

Le domaine bioclimatique de la Martinique est un domaine tropical plutôt humide. Les instructions nautiques modernes distinguent deux saisons marquées, liées aux précipitations : la saison humide, de mai à novembre, et la saison sèche de février à avril. Cette saison sèche correspond normalement à une période de grosses chaleurs et de sécheresse. Comme elle commence normalement après le carnaval, elle est appelée carême. En pratique, les fluctuations sont nombreuses. Il y a des hivernages plus longs ou plus courts selon les années ou bien des hivernages tardifs ou précoces, des carêmes très secs ou pluvieux. Il tombe en moyenne 80 mm d'eau en mars au Lamentin (plaine centrale située au niveau de la baie de Fort-de-France) et 260 mm d'eau en octobre.

Les alizés soufflent du nord-est à l'est pendant la majeure partie de l'année, croissant pendant la matinée et décroissant pendant l'après-midi pour tomber le soir. C'est le régime de vent de la saison sèche durant laquelle les passages du vent au Sud-Est ou au Sud sont toujours de très courte durée (quelques heures).

Le climat de la Martinique est directement réglé par les positions de l'anticyclone des Açores qui dirige l'alizé de nord-est, et de la zone de basses pressions équatoriales où les alizés de l'hémisphère nord rencontrent ceux de l'hémisphère sud, le long de la zone de convergence intertropicale.

Pendant le temps de l'hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable. Ils varient de l'est-nord-est à l'ouest en passant par le sud. Pendant cette période, le vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur sud. Ce secteur sud était d'autant plus redouté au temps de la colonie, qu'une grande partie des baies étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l'île les émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les Européens récemment installés.

La température moyenne annuelle est de 26 °C. Les mois les plus chauds sont ceux de mars, avril et mai, tandis que les mois les plus frais sont ceux de décembre et de janvier. Les températures les plus chaudes relevées l'ont été à Saint-Pierre et dans le Nord-Caraïbe avec 38 à 43 °C début juin 2011 et la plus basse environ 12 °C à Fonds-Saint-Denis (entre Pitons du Carbet et Montagne Pelée) en mars 1965. On constate en moyenne six jours par an au Lamentin une température inférieure à 18 °C. Il faut également savoir que le climat de la Martinique peut changer rapidement et passer d'un climat ensoleillé et sec à un temps très pluvieux et perdre jusqu'à 5°C en moins de dix minutes.

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La Martinique est soumise à de nombreux risques naturels tels que les séismes, les tsunamis, les éruptions volcaniques ou les cyclones tropicaux[11]. Elle a fait l'objet d'un plan de prévention des risques spécifique[12].

Séismes et tsunamis[modifier | modifier le code]

La Martinique est située dans une zone très sismique, en raison de sa localisation au niveau de la zone de subduction des Caraïbes. Ainsi, le 29 novembre 2007 à 15 heures, heure locale, un séisme de magnitude 7,4 s'est produit à quelques kilomètres seulement de la côte Nord-Caraïbe de l'île. Heureusement, la solidité de certains bâtiments et la profondeur du foyer ont permis de ne pas provoquer de gros dégât, néanmoins, des bâtiments se sont « lézardés » et certains se sont effondrés[13].

Un des tremblements de terre les plus violents qu'a subi la Martinique remonte au 11 janvier 1839 où la moitié de la ville de Fort-de-France a été détruite. On estime sa magnitude proche de 7 ou 8 sur l’échelle de Richter[14].

Les tremblements de terre peuvent aussi engendrer des Tsunamis au niveau des Antilles[15],[16].

Éruptions volcaniques[modifier | modifier le code]

Toujours dues à la situation de la Martinique sur une zone de subduction, les éruptions du volcan de la Montagne Pelée semblent suivre un rythme d'une éruption par siècle. La dernière phase éruptive a duré de 1902 à 1929, avec une phase paroxysmale le 8 mai 1902 qui a provoqué la destruction totale de la ville de Saint-Pierre et emporté près de 30 000 victimes. Les épaves des bateaux alors au mouillage dans la baie de Saint-Pierre font le bonheur des plongeurs aujourd'hui.

Cyclones tropicaux et marées de tempêtes[modifier | modifier le code]

La zone des Antilles est sujette au développement de cyclones tropicaux. Suivant les moments de l'année, ces dépressions viennent de l'Atlantique (Cap-Vert) ou du centre de la mer des Antilles et du golfe du Mexique (à l'ouest du méridien 80°). Sur la Martinique, la trajectoire des cyclones est le plus souvent E-O ou SO-NE.

La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe entre les mois de juin et de novembre et passent préférentiellement, en Martinique, en août, septembre, octobre. Le mois d’octobre est le mois le plus pluvieux de l’année.

Les cyclones constituent un danger majeur pour les populations et les installations, ainsi, l'Ouragan Édith en septembre 1963, est l'un des ouragans les plus mémorables ayant frappé l'île de la Martinique.Lors de son passage, c'était un ouragan de catégorie 1, frôlant la catégorie 2 avec des vents soutenus de 140–155 km/h et des rafales qui ont atteint les 216 km/h . Il a causé la mort de 10 personnes et fait 300 Millions de Francs de dégâts[17].

L'ouragan Dean en août 2007 a causé de gros dégâts sur les plantations de bananes et de canne à sucre. Les vents soutenus ont atteint 160 km/h en moyenne, avec des rafales de 213 km/h en montagne. Plus de 663 habitations ont été détruites et 5 708 endommagées[18]. Il est considéré comme le cyclone le plus violent qu’ait connu l’île depuis l'Ouragan David, en 1979.

L'Ouragan Lenny en 1999, a également causé de gros dégâts : il a provoqué une Marée de tempête gigantesque sur la côte Nord-Caraïbe, accompagnée d'une houle cyclonique dont les vagues dépassaient 10 mètres de hauteur. Dans la ville-basse de Saint-Pierre, les vagues passaient par-dessus le toit de certaines maisons et ont défoncé les murs. Sur la route reliant Saint-Pierre au Carbet, la falaise, très friable, s'est effondrée sur la plage. Les pêcheurs ont été particulièrement touchés par ce cyclone, qui a entièrement détruit les constructions et les infrastructures du bord de mer. On déplore une dizaine de morts, et un recul d'une centaine de mètres du front de mer a été constaté par endroit, la plage ayant été emportée. De même, l'ouragan Omar en 2008, a lui aussi causé de gros dégâts avec une houle un peu moins destructrice mais aux caractéristiques proches de l'ouragan Lenny (houle d'Ouest déferlante sur la Côte Caraïbe).

Faune et Flore[modifier | modifier le code]

Faune terrestre[modifier | modifier le code]

Sucrier
Avicularia versicolor

La Martinique possède peu d’espèces animales indigènes. Les animaux sauvages les plus courants restent discrets : les manikous (famille des opossums), les matoutous-falaises qui sont des mygales endémiques, l'iguane délicatissima et l'iguane vert, la mangouste et le serpent trigonocéphale ou fer de lance. Voir aussi : Liste des espèces d'oiseaux de Martinique

Côté ciel, la Martinique est le pays des hérons garde-bœufs, des colibris (4 espèces en Martinique: le colibri madère, le colibri huppé, le colibri falle-vert et le colibri à tête bleue) et des sucriers (reconnaissables à leur ventre jaune).

Côté terre, les mangoustes ont été importées pour faire diminuer la population de serpents ‘fer de lance’ (ou trigonocéphale). Malheureusement, les conséquences furent graves, puisque les mangoustes détruisirent également de nombreuses espèces endémiques d’oiseaux aujourd’hui complètement disparues. De nos jours, on rencontre plus facilement de nombreux serpents et quelques petits lézards verts inoffensifs, les anolis ainsi que les mabouyas, plutôt marron translucide, ils sont très craintifs et sortent la nuit[23].

Deux espèces de mygales cohabitent:

  • Acanthoscurria antillensis est une mygale terricole qui vit dans le sud de la Martinique, de Rivière-Pilote en passant par Cap-Chevalier jusqu'aux Trois-Îlets.
  • Avicularia versicolor est une mygale arboricole et vit dans le nord de la Martinique, dans la forêt tropicale humide du Précheur à Grand-Rivière. Cette espèce, relativement calme et peu agressive, est protégée localement.

Faune aquatique[modifier | modifier le code]

Crabe mantou (mangrove de la Caravelle)

La côte atlantique est bordée par un récif corallien pratiquement ininterrompu, où circulent les poissons du large et où s'abrite la faune sédentaire.

Le milieu aquatique s'est fortement dégradé au cours des vingt dernières années. La pollution d'origine industrielle, notamment les distilleries, le manque de structures d'assainissement des eaux usées, le remblaiement intensif des zones de mangrove, véritables nurseries pour de nombreuses espèces de poissons, ainsi que la pêche sont à l'origine d'une régression considérable de la surface des récifs et d'une diminution importante du nombre et de la variété des poissons[24].

Cependant, lors des 5 dernières années, on remarque une expansion notable des récifs de corail et d'éponges géantes, ainsi qu'une reconstitution de la population de poissons. Ceci est dû à deux facteurs :

- depuis l'Ouragan Lenny en 1999 aucune houle cyclonique n'a été assez puissante pour endommager sérieusement les récifs. Ces années de calme relatif ont laissé le temps à la faune et à la flore sous-marine de reprendre pied.

- la mise en place de Dispositifs de concentration de poisson ancrés très au large des côtes, souvent par 3000 mètres de fond, a eu pour conséquence d'inciter les pêcheurs locaux à s'approvisionner au large, du fait d'une meilleure rentabilité, et ainsi à délester les récifs d'une activité de surpêche. La population ichtyenne a donc pu se reconstituer.

Végétation[modifier | modifier le code]

Forêt tropicale[modifier | modifier le code]

La forêt pluviale martiniquaise, de type tropicale humide ou équatoriale, est composée de fougères et d'arbres tels que l'acajou (en anglais : mahogany), le courbaril, qui servent à la fabrication de meubles. Certains peuvent atteindre 60 mètres de haut. De nombreuses fleurs de la famille des Zingiberaceae peuplent les sous-bois et sont très prisées par les fleuristes du fait de leurs formes atypiques et de leurs couleurs flamboyantes. Ces fleurs ont donné son nom à la Martinique (Madinina en amérindien), qui signifie " l'île aux fleurs " dans la langue des indiens Caraïbes. Il est à noter que beaucoup d'épices, comme le Cacao ou le Bois d'Inde, sont originaires de la forêt de l'île.

Dans la forêt pluviale, seulement 1 % de la lumière du soleil parvient à traverser la canopée et à atteindre les jeunes pousses au sol, qui ne se développent donc pas. Il faut attendre qu'un Cyclone tropical abatte les grands arbres pour que les jeunes pousses puissent recevoir l'énergie solaire nécessaire à leur développement. Les Cyclones tropicaux sont donc indispensables à la régénération de la forêt humide et font partie intégrante du cycle biologique insulaire.

La forêt tropicale sèche est composée de plantes xérophiles adaptées au climat très sec (acacia, campèche, poirier-pays, gommier rouge) et de plantes grasses (cactus cierge, agave).

En haute-montagne, au-dessus de 900 mètres environ, les vents violents quasi permanents et la température comprise entre 0 °C et 15 °C ne permettent pas à la végétation tropicale de prospérer. Celle-ci est donc remplacée par une végétation subtropicale d'altitude, adaptée aux conditions extrêmes : arbres nains, Bromeliaceae et Araucariaceae nains (petits conifères ne dépassants pas 20 centimètres de hauteur) constituent l'essentiel de la couverture végétale.

Dans sa forme dégradée ou dans des conditions de sol extrême la végétation peut aussi prendre la forme de savane, où les cactées et les plantes grasses se partagent le sol avec les herbes folles.

Mangrove[modifier | modifier le code]

Mangrove près du château Dubuc (presqu'île de la Caravelle)
Mangrove (Rivière-Salée)

La mangrove est présente dans toute la Martinique :

Les Strelitziaceae dont l'arbre du voyageur ont été importés d’Amérique du Sud et de l’océan Indien. Certains palmiers sont endémiques de l'île, comme les Acrocomia ou les Roystonea, alors que d'autres ont également été importés d'autres continents (notamment d'Asie ou d'Océanie), tels que les Cyrtostachys ou les Cocos nucifera. De nombreux arbres fruitiers sont également présents sur l’île (avocatier, arbre à pain, tamarinier, prune de cythère).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants furent les indiens Arawak qui ont durent fuir devant les nouveaux arrivant, les indiens Caraïbes. Ceux-ci furent à leur tour décimés par les soldats européens, peu de temps après l’arrivée de Christophe Colomb, en 1502, le jour de la Saint-Martin. Appelée Madinina, « l’île aux fleurs » ou Jouanacaera, « l’île aux iguanes », la Martinique devient française en 1635, et est gérée par la Compagnie des Isles d’Amérique, créée par Richelieu. L’esclavage sera établi par la suite avec la création du code noir. Des milliers d'esclaves noirs seront amenés principalement d'Afrique de l'ouest. L’esclavage se perpétuant jusques en 1848. Le 24 février 1848, la monarchie de Juillet est renversée. François Arago, Ministre de la Marine et des colonies, admet la nécessité d’une émancipation des Noirs, mais souhaite ajourner cette question jusqu’au gouvernement définitif. Sous l’intervention pressante de Victor Schoelcher, sous-secrétaire d’Etat aux colonies, une série de décrets sont promulgués le 27 avril 1848. Le premier abolit l’esclavage mais prévoit un délai de 2 mois à compter de sa promulgation dans la colonie. Il prévoit en outre une indemnisation des anciens propriétaires d’esclaves. En 1848, en tant que commissaire général de la République, François Perrinon apporte à la Martinique, les premiers décrets d’abolition de l’esclavage. Il refuse de prêter serment à Napoléon III par attachement à l’idéal républicain. La colonisation succède au régime de l'esclavage jusqu'en 1946 Les leaders communistes d’après guerre, Aimé Césaire, Léopold Bissol, Georges Gratiant, remportent des victoires électorales en Martinique. Ils portent une proposition de loi à l’Assemblée Nationale. La question est débattue au Parlement, avec un rapporteur illustre, le jeune député-maire de Fort-de-France, Aimé Césaire. Ce débat parlementaire aboutit au vote de la loi de départementalisation du 19 mars 1946, date à laquelle l’île devient un département français d'outre-mer.

Présentation - Les Outre-Mer[modifier | modifier le code]

Le peuplement de la Martinique est relativement récent. Son histoire est largement marquée par celle de la colonisation de l’Amérique, par l'esclavage, les guerres d’influence entre les anciens empires coloniaux européens, l’évolution des activités agricoles, l’éruption de la Montagne Pelée de 1902 et les calamités climatiques. La population est mixte et donc de provenance diverse. Composée majoritairement de noirs d'origines Africaines et de métis, elle comprend aussi des individus d'origine européenne, hindou, arabe, juive. A noter un très faible pourcentage d'asiatiques.

Article détaillé : Histoire de la Martinique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Statut actuel de l'île[modifier | modifier le code]

Vue de Fort-Royal ancien nom de la préfecture actuelle (Fort-de-France), vers 1750.

La Martinique est une région monodépartementale (Région et Département à la fois). L'île est divisée en 4 arrondissements, 34 communes et 45 cantons.

La Martinique constitue avec la Guadeloupe, située à environ 150 km plus au nord, et la Guyane située sur le continent sud-américain au nord du Brésil, les départements français d’Amérique (DFA). La région de la Martinique est également une des régions ultrapériphériques de l’Union européenne.

La représentation de l'État[modifier | modifier le code]

La préfecture de la Martinique est Fort-de-France. Les trois sous-préfectures sont Le Marin, Saint-Pierre et La Trinité. L'État français est représenté en Martinique par le préfet de région, Fabrice Rigoulet-Roze (nommé en conseil des ministres le 31 juillet 2014 - prise de fonction le 27 août 2014) et par trois sous-préfets (Patrick Naudin au Marin et Yvan Postel-Vinay sous-préfet de Trinité et de Saint-Pierre). La sous-préfète déléguée à la cohésion sociale et à la jeunesse est depuis janvier 2012, Corinne Blanchot-Solofo.

Les institutions[modifier | modifier le code]

L'exécutif :

Les deux exécutifs de la Martinique sont le président du conseil régional (budget initial 2012 : 387 millions €[25]): Serge Letchimy, et la présidente du conseil général (budget prévisionnel 2014: 683 millions d'€[26]): Josette Manin.

Les assemblées délibérantes :

Les 2 Conseils consultatifs du conseil régional de la Martinique:

Les 14 Commissions Techniques du conseil général de la Martinique : Finances, Bâtiment/Travaux Publics/Équipement, Sports, Affaires sociales, Agriculture/Pêche, Éducation, Logement/Habitat, Culture/Patrimoine, Risques/Environnement, Transport, Coopération régionale, Développement Économique/Tourisme, Lois/Règlements et une commission chargée de la mise en place de la Collectivité unique de Martinique[29].

La représentation nationale[modifier | modifier le code]

La Martinique est représentée depuis le 17 juin 2012 à l'Assemblée nationale par 4 députés (Bruno Nestor Azérot, Serge Letchimy, Jean-Philippe Nilor et Alfred Marie-Jeanne) et au Sénat par deux sénateurs (Serge Larcher et Maurice Antiste) depuis le 25 septembre 2011.

La Martinique est également représentée au Conseil économique, social et environnemental par un conseiller économique et social, son nom est Marcel Osenat.

La représentation au sein du Parlement Européen[modifier | modifier le code]

Depuis le 25 mai 2014, Louis-Joseph Manscour est député européen.

Les intercommunalités[modifier | modifier le code]

Carte des communes de la Martinique

La Martinique compte trois structures intercommunales :

Villes / Communes[modifier | modifier le code]

Les principales villes de la Martinique sont :

  1. Fort-de-France (86 753 hab),
  2. Le Lamentin (39 458 hab),
  3. Le Robert (24 017 hab),
  4. Schœlcher (20 594 hab),
  5. Le François (18 841 hab),
  6. Sainte-Marie (17 934 hab),
  7. Ducos (17 025 hab),
  8. Saint-Joseph (16 849 hab),
  9. La Trinité (13 468 hab),
  10. Rivière-Pilote (12 871 hab).

L'évolution institutionnelle et statutaire de l'île[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique en Martinique.

En Martinique en ce moment, le débat politique porte sur la question de l'évolution statutaire de l'île. Deux idéologies politiques s'affrontent, l'assimilationnisme et l'autonomisme. D'un côté, il y a ceux qui veulent une évolution statutaire fondée sur l'article 73 de la Constitution française, c'est-à-dire que toutes les lois françaises s'appliquent de plein droit en Martinique, en droit cela s'appelle l'identité législative, et de l'autre les autonomistes qui veulent une évolution statutaire fondée sur l'article 74 de la Constitution française, autrement dit un statut autonome placé sous le régime de la spécialité législative à l'instar de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

Depuis la révision constitutionnelle du 28 mars 2003, quatre possibilités s'offrent à la Martinique :

  • Première possibilité : le statu quo, la Martinique garde son statut de département et région d'Outre-Mer, en vertu de l’article 73 de la Constitution. Les DROM sont sous le régime de l'identité législative. Dans ce cadre, les lois et règlements sont applicables de plein droit, avec les adaptations nécessitées par les caractéristiques et contraintes particulières aux collectivités concernées.
  • Deuxième possibilité : si les acteurs locaux, et d’abord les élus, sont d’accord, ils pourront dans le cadre de l'article 73 de la Constitution proposer une évolution institutionnelle telle que la création d’une assemblée unique (fusion du conseil général et du conseil régional). Mais le département et la région sont conservés. Le gouvernement pourra proposer au Président de la République de consulter les électeurs sur cette question. En cas de réponse négative, rien ne sera possible. En cas de réponse positive, la décision définitive reviendra au Parlement qui décidera finalement, ou non, de la réforme en votant une loi ordinaire.
  • Troisième possibilité : Les élus pourront proposer la création d'une nouvelle collectivité dans le cadre de l'article 73 de la Constitution française. Cette nouvelle collectivité remplacera le département et la région. Elle réunira les compétences qui sont actuellement dévolues au conseil général et au conseil régional. Cette collectivité régie par l'article 73 est placée sous le régime de l'identité législative et n'est donc pas autonome. Elle aura comme institutions un conseil exécutif, une assemblée délibérante et un conseil économique et social.
  • Quatrième possibilité : Si un consensus se dégage, les élus pourront proposer au gouvernement un changement statutaire, c'est-à-dire la transformation de la Martinique en Collectivité d'outre-mer (COM). En effet, depuis la révision constitutionnelle du 28 mars 2003, les Départements d'Outre-Mer en vertu de l'Article 74 peuvent évoluer en Collectivité d'Outre-Mer (COM) à l'instar de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Contrairement aux DOM, les COM sont sous le régime de la spécialité législative. Les lois et décrets de la République s’y appliquent sous certaines conditions fixées par la loi organique définissant leur statut. Les COM disposent d'une plus large autonomie que les DOM. Les COM sont dotées d'un conseil exécutif, d'un conseil territorial et d'un conseil économique et social. Le préfet est le représentant de l'État français dans la collectivité d'outre mer.

Mais la Constitution française précise dans l'article 72-4 « Aucun changement, pour tout ou partie de l'une des collectivités mentionnées au deuxième alinéa de l'article 72-3, de l'un vers l'autre des régimes prévus par les articles 73 et 74, ne peut intervenir sans que le consentement des électeurs de la collectivité ou de la partie de collectivité intéressée ait été préalablement recueilli dans les conditions prévues à l'alinéa suivant ».

En 2003, une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée en Martinique (mais aussi en Guadeloupe) à 50,48 % lors d'un référendum le 7 décembre 2003[30].

Le 10 janvier 2010, une consultation de la population a eu lieu. Les électeurs ont été amenés à se prononcer par référendum sur un éventuel changement de statut de leur territoire. Ce scrutin proposa aux électeurs « d'approuver ou de rejeter le passage au régime prévu à l'article 74 de la Constitution ». Une majorité d'électeurs, 79,3 %, a répondu « non »[31]

Le 24 janvier suivant, lors d'un second référendum, les Martiniquais ont approuvé à 68,4 %[32] le passage à une « collectivité unique » dans le cadre de l'article 73 de la Constitution, c'est-à-dire qu'une assemblée unique exercera les compétences du conseil général et du conseil régional actuels.

La nouvelle collectivité de Martinique

Le projet des élus martiniquais au gouvernement propose une Collectivité unique régie par l'article 73 de la Constitution dont le nom sera « Collectivité territoriale de Martinique ». L'assemblée unique qui remplacera le conseil général et le conseil régional s'appellera « Assemblée de Martinique ». « L'Assemblée de Martinique » sera composée de 51 conseillers, élus pour 6 ans au scrutin de liste à la proportionnelle intégrale (la circonscription électorale est divisée en 4 sections). Une prime majoritaire de 20 % sera attribuée à la liste qui arrivera en tête. L'organe exécutif de cette collectivité s'appellera « le conseil exécutif » qui sera composé de neuf conseillers exécutifs dont un président. Le président de la « collectivité de Martinique » sera le président du « conseil exécutif ». Le « conseil exécutif » sera responsable devant « l'Assemblée de Martinique » qui pourra le renverser par une motion de défiance constructive. Contrairement au fonctionnement actuel du conseil général et du conseil régional, « l'Assemblée de Martinique » sera séparée du « conseil exécutif » et aura à sa tête un bureau et un président.

La nouvelle collectivité de Martinique regroupera les compétences actuelles du conseil général et du conseil régional, mais elle pourra obtenir de nouvelles compétences par le biais des habilitations conformément à l'article 73. Le « conseil exécutif » sera assisté d'un conseil consultatif, le « conseil économique, social et environnemental de Martinique ».

Le projet de loi a été approuvé le 26 janvier 2011 par le gouvernement français. La loi ordinaire a été présentée au Parlement durant le premier semestre 2011 et a abouti à l'adoption de la loi n° 2011-884 du 27 juillet 2011 relative aux collectivités territoriales de Guyane et de Martinique.

Les forces politiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique en Martinique.

La vie politique martiniquaise s'articule, pour l'essentiel, autour de formations politiques martiniquaises et de fédérations locales des partis nationaux (PS et UMP). La classification suivante tient compte de leur positionnement par rapport à l'évolution statutaire de l'île : il y a les assimilationnistes (partisans d'une évolution institutionnelle ou statutaire dans le cadre de article 73 de la Constitution française), les autonomistes et indépendantistes (sont favorables à une évolution statutaire fondée sur l'article 74 de la Constitution française). En effet, le 18 décembre 2008, lors du congrès des élus départementaux et régionaux de la Martinique, les 33 élus indépendantistes (MIM/CNCP/MODEMAS/PALIMA) des 2 assemblées ont voté à l'unanimité pour une évolution statutaire de l'île fondée sur l'article 74 de la Constitution française qui permet l'accès à l'autonomie. Cette évolution statutaire a été massivement rejetée à 79,3 % par la population lors du référendum du 10 janvier 2010.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Transport et réseaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réseau routier de la Martinique.

En 2012, le réseau routier de la Martinique est composé[réf. souhaitée] de 2 123 km de routes :

  • 7 km d'autoroute (A1 entre Fort-de-France et le Lamentin)
  • 275 km de routes régionales (dites nationales, entretenues par le conseil régional)
  • 644 km de routes départementales (entretenues par le conseil général)
  • 1 197 km de routes communales (entrenues par les communes)

Système électrique[modifier | modifier le code]

Télécommunications / TV / Internet[modifier | modifier le code]

Article connexe : Numericable.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Martinique.

La banane est le premier produit agricole d’exportation (57,8 % de la production agricole de l'île) tout en n'occupant que 20,3 % de la surface agricole utile. Elle occupe près de la moitié des actifs agricoles[33]. Selon la FAO, la Martinique a produit en 2008 environ 300 000 tonnes de bananes. Cela représente 0,33 % de la production mondiale de bananes. La banane occupe en 2008 190 km2, soit 16,8 % de la surface totale de l'île.

Le rhum et notamment le rhum agricole représente 23 % de la valeur ajoutée agroalimentaire en 2005 et occupe 380 actifs sur l'ile (y compris le rhum traditionnel). La production de l'île se situe autour des 90 000 hl d'alcool pur sur la campagne 2009[34], dont 79 116 hl d'alcool pur en rhum agricole (2009)[34].

Article détaillé : Rhum de Martinique.

La canne à sucre occupe en 2009 4 150 hectares, soit 13,7 % des surfaces agricoles. La surface cultivée est en augmentation avec une progression de plus de 20 % sur les 20 dernières années, cette progression rapide pouvant s'expliquer par la forte valeur ajoutée du rhum produit et le renchérissement des cours mondiaux du sucre[35]. Cette production évolue vers une concentration de plus en plus forte avec des exploitations de plus de 50 ha qui représentent 6,2 % des exploitations pour 73,4 % de la surface exploitée[33]. La production annuelle a été d'environ 220 000 tonnes sur 2009[36] dont près de 90 000 tonnes ont été consacrées à la production de sucre, le reste ayant été livré aux distilleries de rhum agricole[36].

Les ananas constituaient autrefois une part importante de la production agricole, mais ne représentaient en 2005, selon l'IEDOM, qu'1 % de la production agricole en valeur (2,5 millions d'euros contre 7,9 millions en 2000)[33].

La Martinique est partie intégrante du territoire douanier de l'Union européenne mais est exclue de son territoire fiscal ; elle a donc été érigée en zone défiscalisée.

Le tourisme participe aussi à l'économie de l'île. En 2011, avec 1347 milliers de nuitées d'hôtel, la Martinique reste une destination touristique d'outremer privilégiée [37].

Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Martinique.

Le recensement de 2010 comptabilise 394 193 habitants, pour 1 128 km², soit une densité de population de 349,4 habitants au km², contre 115 au niveau national[38]. Comme dans la plupart des îles, cette densité augmente : 255 hab/km2 en 1961, 319 en 1990, 349 en 2010. Mais la baisse récente de la fécondité, conjuguée avec un solde migratoire négatif, explique la diminution de la population du département depuis 2006.

La population est composée de noirs, de métis, d’hindous (nommés « coolies », d'Européens (appelés "zoreille"), de « békés » ("békés grillave" quand ils sont pauvres) pour ceux qui descendent des premiers colons européens, ainsi que de descendants de Syriens, Libanais, Asiatiques, d'immigrés d'origines diverses, Haitiens, Sainte-Luciens, etc.

Évolution démographique
1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011
320 030 324 832 328 566 359 572 381 427 397 732 392 291
Source : Insee, Recensements de la population

Langues[modifier | modifier le code]

En tant que département et région d'outre-mer (DROM), le français constitue la langue officielle de l'île comme sur l'ensemble du territoire de la République française. Une partie de la population utilise aussi couramment le créole, langue composée de mots de diverses origines (français, anglais, africain, caraïbe, espagnole) articulée par une syntaxe, une grammaire et une conjugaison d'origine Africaine. Environ 5% des élèves suivent un enseignement du créole à l'école.

Le statut du créole a changé depuis la création en 2000 d'un CAPES en langue et culture régionales, option créole. La langue créole est enseignée dans le secondaire et à l'université des Antilles et la Guyane. En effet, une licence, un master et un doctorat de langue et culture régionales option créole existent depuis une dizaine d'années sur le campus de Schœlcher. En 2007, l'écrivain Raphaël Confiant publie, aux éditions Ibis rouge, le premier Dictionnaire créole martiniquais - français[39].

Le G.E.R.E.C (Groupe d'études et de recherches en espace créolophone) fondé en 1975 par le professeur Jean Bernabé, tente depuis plus de 30 ans de codifier le créole martiniquais. C'est la graphie du G.E.R.E.C, qui fait référence en Martinique. Parmi les défenseurs de la langue créole en Martinique, on trouve les écrivains du mouvement littéraire la créolité, Raphaël Confiant, Patrick Chamoiseau, et Jean Bernabé.

Familles de Martinique[modifier | modifier le code]

Les familles martiniquaises sont issues de l'histoire particulière du peuplement de cette île. Elles se caractérisent par une proportion non négligeable de foyers monoparentaux, 38,3 % des familles (INSEE - Recensement de 2006[40]). La notion de famille monoparentale est à nuancer sur cette île, selon la nature de l'implication du parent désigné comme absent. Ce parent peut être absent à cause d'un décès, d'une séparation ou d'un divorce. Le parent peut contribuer de façon variable à la vie de son enfant à des niveaux divers :

  • économique par le versement d'une pension alimentaire ou d'aides en nature comme, la prise en charge de dépenses liées à la scolarité.
  • affectif et éducatif en donnant une place effective à son ou ses enfants dans sa vie personnelle : activités de loisirs - visites- régulation d'éventuels conflits.

D'autre part, la famille en Martinique est souvent comprise ou définie comme une famille élargie qui compte en son sein les "parents, amis et alliés". Aussi, un parent chef de famille monoparentale pour l'état-civil, peut trouver des relais éducatifs et économiques dans ce réseau familial qu'il soit proche ou plus éloigné d'un point de vue géographique.

Roger Bastide a particulièrement étudié les familles noires américaines, souvent de type matrifocal, c'est-à-dire centrées sur la mère et présentes dans toutes les régions de ce continent où a existé la traite négrière. Jean Benoîst a décrit très finement des types de familles martiniquaises dans les années 1960, en particulier dans l'ouvrage L'Archipel inachevé: cultures et sociétés aux Antilles françaises. Cette typologie demeure d'actualité.

Le développement de ces familles suit une évolution historique. Roger Bastide, dans son livre Les Amériques noires publié en 1973, présente trois hypothèses explicatives sur l'origine de ces familles. Il décrit l'apport culturel de l'Afrique et des modèles conjugaux et familiaux africains (théorie de Herskovits). Il note les conséquences de l'esclavage et les dislocations familiales (séparations survenant lors de la vente des esclaves (théorie de E. F. Frazier). La troisième théorie, celle de R. T. Smith, souligne la dimension économique qui expliquerait des unions successives chez des mères confrontées à de grandes difficultés dans leur vie quotidienne.

Dans les chansons, les traditions, les proverbes, il est fait mention de la mère, femme « poto mitan », poutre maîtresse dans le foyer. Cependant, les familles contemporaines sont majoritairement des familles où les deux parents sont présents (INSEE Martinique).

Éducation[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs sportifs et activités sportives en Martinique[modifier | modifier le code]

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

  • Championnat de la Martinique de football
  • Tour de la Martinique des yoles rondes
  • Tour cycliste international de la Martinique
  • Transat Bretagne-Martinique
  • Semi-marathon de la ville de Fort-de-France, cette compétition internationale est organisée chaque année fin novembre
  • Le grand prix du Conseil général, le plus grand événement hippique de la Martinique.
  • Le Championnat de la Martinique de handball organisé par la ligue de handball de la Martinique[41], cette compétition se termine par la Poule des As (play off) qui détermine le champion de la Martinique dans les catégories féminines et masculines. La Poules des As est un événement très suivi des Martiniquais, les salles sont combles pour les finals qui se font au Palais des Sports du Lamentin. La division la plus haute est la Pré-Nationale, équivalente de la Pré-Nationale (voire de la Nationale 3) métropolitaine. Les champions de la Poule des As partent chaque année en métropole pour les Finalités des Championnats de France de Handball de N1, N2 et N3 Féminines, N2 et N3 Masculines Métropolitaines/Ultra-Marines.
  • La Coupe de Martinique de handball, les vainqueurs (féminin et masculin) de cette coupe reçoivent une récompense de 10 000 €.
Joueurs phares originaires du Championnat de la Martinique de handball : Katty Piejos, Cédric Sorhaindo, Joël Abati.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Les courants littéraires et concepts philosophiques de la Martinique :

  • Légitime défense, fondateurs : René Ménil, Étienne Léro, Thélus Léro, Jules-Marcel Monnerot, etc. Acte de naissance de la littérature martiniquaise engagée et anti-assimilationniste
  • Négritude, fondateur : Aimé Césaire
  • Créolité, fondateurs : Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant et Jean Bernabé
  • Antillanité, fondateur : Edouard Glissant
  • Créolisation, fondateur : Edouard Glissant
  • Concept de Tout-Monde, fondateur : Edouard Glissant"

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musiques de la Martinique.

Les principales musiques de la Martinique sont la biguine, la mazurka créole ou mazouk, la valse créole, le quadrille ou haute-taille, le chouval-bwa, le tambour bô-kannal, le bèlè, la kadans, le dancehall et le zouk.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La gastronomie de la Martinique est variée et sert comme témoin l'histoire de l'île et de ses habitants, avec des influences caraïbes (comme le poulet boucané), européennes, africaines (apportées par les esclaves) et indiennes (à partir de l'immigration indienne), toujours adaptées aux produits de l'île. Les ingrédients qui la composent sont également le résultat des cultures et variétés en provenance d'autres régions du monde et de la Caraïbe (canne à sucre, cacao, des nombreux fruits), des espèces locales (comme le lambi et les crabes) et d'autres aliments qui sont toujours importés sur l'île depuis le temps de l'époque coloniale pour nourrir la population (comme le riz et la morue).

Boissons

La boisson la plus caractéristique de la Martinique est le Rhum de Martinique, qui compte deux variétés principales : le rhum agricole AOC et le rhum traditionnel ou industriel (respectivement, en exemple : Rhum Clément agricole et le Rhum Negrita industriel). D'autres boissons alcoolisées sont préparées avec le rhum, tels le Ti Punch (composé de sirop de canne, citron et rhum) et le planteur (qui contient aussi du jus). Des liqueurs faits maison à base d'herbes et fruits locaux peuvent être trouvés au marché de Fort de France. Quant à la production des jardins et plantations locales, les infusions, connues sous le nom de thé pays (à partir de citronnelle, atoumo...) sont appréciées par ses vertus médicinales. Les jus de fruits tropicaux sont aussi très nombreux (prunes de Cythère, mangue, corossol, canne à sucre, goyave, tamarin, fruit de la passion, ananas, citron, oranges, orange amère, mandarine). Le chocolat est une boisson consommée socialement, avec des déclinaisons comme le Dlo kako (chocolat à l'eau) et surtout le Chocolat Première Communion (ou chocolat martiniquais), qui est consommé avec le Pain au Beurre martiniquais. Enfin, le Mabi (macération d'écorces) est une préparation héritée des Indiens Caraïbes

Plats

Pain au beurre traditionnellement servi avec un bol de chocolat chaud dit "chocolat de première communion".

Parmi les entrées et accompagnements on trouve des spécialités telles que le Féroce d'avocat (une boulette d'avocat à la morue roulée dans de la farine de manioc), les Accras de morue (Marinades de morue) ou de tiriris (beignets de petits poissons), le Dombré (boulette de farine et d'eau avec quelques épices), le Boudin Créole, le Kalalou (soupe verte contenant des feuilles de calalou et des gombos) et le Pâté en pot (soupe à base de légumes, d'abats de mouton, de vin blanc et de câpres). Les gratins sont aussi variés, dont ceux de christophine, de banane jaune, de papaye et de fruit à pain.

Quant aux produits de la mer, le Chatrou est un plat à base de poulpe bouilli accompagné de riz et de pois rouges, les brochettes de Lambi sont cuisinées à partir de coquillages (aussi appelés conques) et les plats à base d'oursins sont consommés dans la saison de pêche des mêmes. Les crabes sont capturés près de la mer et de l'eau douce et consommés dans des plats comme le Matoutou (cuisinés avec du riz et des épices). Le Migan fruit-à-pain est une sorte de purée avec de gros morceaux de fruit-à-pain et de la salaison de cochon. La morue peut être mangée avec du riz dans le plat appelé Macadam. D'autres plats sont préparés avec des bananes vertes, comme le Ti-nain lanmori (banane verte avec de la morue, consommé traditionnellement au petit-déjeuner) et le Ti-nain tripes (bananes vertes avec des tripes de mouton et des légumes). Dans le nord de l'île, le Trempage est un plat typique à base d'un bouillon de morue, du pain, des légumes, du poisson ou de la viande, le tout trempé dans une sauce.

Les viandes sont préparées de différentes manières, par exemple en sauce avec le Colombo de porc ou de poulet (recettes avec des épices dont le curry, originaire de l'Inde) ou au charbon avec le Poulet boucané. Le Chélou es constitué à base d’abats de bœuf, de mouton et du riz.

Le Pain au beurre chocolat également appelé chocolat de première communion (boisson chocolatée agrémentée d'épices servie avec un pain au beurre) est servi à cette occasion. Le Blanc manger-coco est un dessert populaire.

Tradition des combats de coqs[modifier | modifier le code]

La tradition des combats de coqs est très vivace en Martinique, la saison dure de novembre à juillet. Les combats se déroulent dans de petites arènes nommées pitts et font l'objet de paris[42],[43].

Des combats entre un serpent et une mangouste sont aussi organisés à l'image des combats de coqs, mais ne font pas l'objet de paris[44].

Personnalités de Martinique[modifier | modifier le code]

(personnalité née en Martinique, ou dont un des deux parents ou grand-parents est né en Martinique, ou vivant ou ayant vécu en Martinique).

Codes[modifier | modifier le code]

La Martinique a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. BWETAMO KREYOL MATNIK - Potomitan - Site de promotion des cultures et des langues créoles - Annou voyé kreyòl douvan douvan par Raphaël CONFIANT
  2. Le site officiel de la France - France.fr › Les régions françaises › Martinique : l'île aux fleurs
  3. HISTOIRE GENERALES DES ANTILLES HABITEES PAR LES FRANÇOIS TOME II - par RP Du TERTRE 1667-1671 page 23: "La Martinique que les Amerindiens nommaient Madanina, (...) "
  4. Histoire de La Martinique, depuis la colonisation jusqu'en 1815 - Tome 1er - 1846 - Sidney Daney De Marcillac (pages 34/35 numérotation googlebooks) "(...) dans l'une d'elles, que les naturels ou Caraïbes appelaient Madanina, Madiana ou Mantinino * (...) (*) Il est probable que les articulations sauvages des Caraïbes qui prononcèrent ce nom aux premiers espagnols, frappèrent les oreilles de ceux-ci d'une manière diverse, et chacun d'eux le répéta à sa façon.)"
  5. L’île est alors appelée « Jouanacaëra-Matinino », habitée par les Kalinas
  6. Dictionnaire caraïbes-français du RP R.Breton (1665) page 205
  7. Du nom indigène des îles de l’archipel des Antilles (2000) Ed. Manioc - Thierry L’Etang - "Martinique : Appelée iguanaqueya par Geraldini, yguanaquera par Alonso de Chaves, elle est nommée guanaquira par le chef Pedro Caribe. Le flibustier anonyme l’écrit ioannacaira ; Breton, ioüanacéra , l’anonyme de Saint-Vincent youanakaéra (80). Composé du radical iguana, guana, ioüana ou ioanna : iguane (81) et du suffixe -caéra : île, le toponyme signifie “iguane-île”; île (aux) iguane(s)”(82)"
  8. Insee - Population légale au 1er janvier 2011, en vigueur au 1er janvier 2014
  9. La nouvelle carte d'aléa sismique de la France, consulté le 9 août 2011.
  10. Cartes et informations de l'USGS sur le tremblement de terre, [lire en ligne]
  11. Les risques naturels majeurs à la Martinique
  12. Plans de Prévention des Risques en Martinique (PPR) - Thème risques naturels (DDE Martinique)
  13. IRSN - Séisme de Martinique (Antilles, France) du jeudi 29 novembre 2007 Magnitude = 7,4 à19h00 (TU)
  14. Séisme du 11 janvier 1839 à la Martinique Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie - Direction généralede la Prévention des risques
  15. Tsunamis : Étude de cas au niveau de la côte antillaise française - Rapport de synthèse BRGM/RP -55795-FR Décembre 2007
  16. BD Tsunamis Inventaire historique des tsunamis en France - BRGM - Rapport final -2008
  17. http://www.martinique.franceantilles.fr/regions/departement/il-y-a-50-ans-edith-frappait-222306.php
  18. (Rapport sur l'évaluation des dommages provoqués par l'ouragan Dean).
  19. a et b Histoire des cyclones de la Martinique
  20. Voir Pierre-Ulric Dubuisson
  21. http://www.infoclimat.fr/actualites/meteo/6959/juillet-ao-ucirct-debut-des-evenements-cycloniques-dans-les-antilles.html
  22. Présentation de la Martinique - Climat, températures et précipitations - source:Quid
  23. Composition et endémisme de l'herpétofaune martiniquaise
  24. DIREN Martinique
  25. Le budget du conseil régional de Martinique - Budget primitif 2012
  26. Budget du conseil général de la Martinique pour 2014
  27. Le Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) - Martinique : "Le CESER est l’un des 2 conseils consultatifs de la région Martinique. Il est obligatoirement et préalablement consulté par le conseil régional sur certaines questions, en particulier le budget et le Plan de Développement Régional. Ses 43 membres, représentant les forces économiques et sociales de la Région, sont nommés pour six ans par arrêté préfectoral après consultation des organismes retenus par décret" 12 décembre 2013
  28. Le Conseil de la Culture, de l’Éducation et de l’Environnement (CCEE) - Présentation et missions du CCEE « le CCEE est composé de 25 membres nommés pour 6 ans, par arrêté préfectoral après consultation d’organismes, sur le cadre de vie, la culture, le sport, le tourisme, la recherche et l’éducation, retenus par décret et regroupé au sein de 4 collèges (...) cet organe consultatif a pour rôle de mettre à la disposition des élus un ensemble d’analyses, de réflexions et de propositions afin de favoriser la prise de décisions. » 07 juillet 2013
  29. Les Commissions Techniques du conseil général - Composition et compétences des 14 commissions - Mises en place par délibération CG /07-11 du 21 AVRIL 2011
  30. Consultation de la population de la Martinique
  31. Guyane et Martinique se prononcent sur une collectivité unique LaDépêche.fr le 23/01/2010.
  32. Le référendum a recueilli 68,3 % de réponses positives parmi les suffrages exprimés en Martinique pour un taux de participation de 35,81 % (Résultats de la consultation du 25 janvier 2010 en Guyane et en Martinique, ministère de l'Outre-mer, 25 janvier 2010).
  33. a, b et c IEDOM, Martinique rapport annuel 2006
  34. a et b Production de rhum en Martinique
  35. Évolution de la production de canne à sucre en Martinique
  36. a et b Production de canne à sucre en Martinique
  37. Hôtels et fréquentation : comparaisons départementales - INSEE Hôtels et fréquentation : comparaisons départementales
  38. Chiffres INSEE [lire en ligne], consulté le 10 novembre 2013.
  39. Dictionnaire créole martiniquais-français. "Le présent ouvrage est le premier dictionnaire du créole martiniquais jamais publié à ce jour"
  40. Famille - Situation matrimoniale en Martinique
  41. liguehand-martinique.sportsregions.fr
  42. Combats de coqs : le pitt à la croisée des chemins - FranceAntilles "La saison a repris en novembre et s'achèvera comme chaque année autour de juin/juillet"
  43. Les combats de coqs (konba kok) "Barbarie ou passion… en tout cas, une tradition antillaise" décembre 2013
  44. (fr) Michelin, Martinique Guide vert, Michelin,‎ 2010, 289 p. (ISBN 2067146289 et 9782067146280), p. 38

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]