Soissons

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Soissons
L'abbaye de Saint-Jean-des-Vignes et le monument aux morts de 1870
L'abbaye de Saint-Jean-des-Vignes et le monument aux morts de 1870
Blason de Soissons
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Soissons (chef-lieu)
Canton Soissons-Nord (chef-lieu)
Soissons-Sud (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Soissonnais
Maire
Mandat
Alain Crémont
2014-2020
Code postal 02200
Code commune 02722
Démographie
Gentilé Soissonnais
Population
municipale
28 551 hab. (2011)
Densité 2 317 hab./km2
Population
aire urbaine
63 334 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 54″ N 3° 19′ 25″ E / 49.3816666667, 3.3236111111149° 22′ 54″ Nord 3° 19′ 25″ Est / 49.3816666667, 3.32361111111  
Altitude Min. 38 m – Max. 130 m
Superficie 12,32 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-soissons.fr

Soissons [swa.ˈsɔ̃ ] est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.
Chef-lieu éponyme d'arrondissement, elle est également fractionnée en deux cantons :

Ses habitants sont les Soissonnais.

Soissons est historiquement connue pour avoir été la première capitale de la France.

Elle est surnommée « la cité du Vase ».

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située dans un méandre de la rivière Aisne, au centre du département homonyme, elle en constitue la seconde aire urbaine, avec 63 334 habitants[1].
La cité se trouve au centre du Soissonnais, point de jonction naturel des trois zones géographiques et culturelles que sont la Picardie, la Champagne et l’île-de-France.

De par sa position géographique, elle subit d'ailleurs l'influence de nombreuses villes et agglomérations alentour, dans et en dehors de la Picardie[2] :

Soissons - Distance des villes principales les plus proches et leurs influences[3]
Ville / Département Statut Fonctions et attraits principaux Distance orthodromique[4] Distance routière[5] Direction
Villers-Cotterêts 02 emploi, enseignement
21,6 km
23,7 km
Sud-Ouest
Laon 02 Préfecture administration, justice
29,9 km
40,2 km
Nord-Est
Compiègne 60 commerces, culture, enseignement, soins
36,3 km
38,5 km
Ouest
Reims 51 commerces, culture, emploi, enseignement, soins
53,0 km
58,7 km
Sud-Est
Paris 75 Capitale nationale administration, commerces, culture, emploi, enseignement, soins, transports
91,4 km
105,0 km
Sud-Ouest
Amiens 80 Capitale régionale administration, enseignement, justice, soins
93,8 km
112,0 km
Nord-Ouest

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

D'une superficie de 12,32 km2, l'altitude maximale est de 130 m, au lieu-dit de Presles-lès-Soissons, sur la Montagne de Paris; tandis que le point le plus bas, 38 m, se situe au point de confluence de l'Aisne et la Crise.
Le territoire communal est presque entièrement urbanisé, ne restant que quelques parcelles naturelles sur les pourtours de la ville.

La commune est classée en zone de sismicité 1, ce qui correspond à une sismicité très faible[6]. Un seul événement de ce type à d'ailleurs été recensé, en 530 ap. J.-C., l'épicentre se situant vraisemblablement en Thiérache, contrefort occidental des Ardennes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune s'étend dans un double méandre de la rivière Aisne, qui sépare la ville en deux.
En plus de son affluent la Crise, qui s'écoule au sud, un autre cours d'eau se jette dans l'Aisne sur le territoire communal : le ru de Saint-Médard, au nord-est.

Plusieurs pièces d'eau se sont formées dans les anciennes gravières situées entre l'Aisne et le ru Saint-Médard, à l'est de la ville. La plus vaste est l'étang du Ponceau.
De l'autre côté du ru, on trouve les étangs de Saint-Médard et d'Abélard. À l'est de la ville, au nord du faubourg Saint-Christophe, ceux du Paradis et de la Croisette. Une petite retenue d'eau, enfin, est présente au sud, en bordure de la Crise, dans la ZAC de Chevreux.

Sept grandes crues ont pu être observées sur le territoire de Soissons depuis qu'il y existe des relevés officiels.
Celles de 1882, 1920, 1924 et 1926 ont semble t-il atteint des records, avec un niveau des eaux de la rivière supérieur en moyenne de 4,30 mètres à son niveau habituel. Celles de 1910, 1958 et 1993 ont présenté un niveau supérieur à la normale de 3,90 mètres[7]. D'autres crues, plus importantes encore, ont été répertoriées en 1658, 1740 et 1784[8].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Plusieurs quartiers sont séparés de la cité par divers aménagements naturels ou humains, d'autres ne correspondent qu'à quelques fermes ou châteaux :

  • Le Ponceau, au nord-est, attenant à Crouy, séparé de la ville par l'étang du même nom ainsi que par la voie ferrée.
  • Orcamps, attenant de Belleu, et, en partie, la ferme Sainte-Geneviève, au sud-est, séparés du centre-ville par la gare.
  • Presles-lès-Soissons, ainsi que les fermes du Maupas et de la Motte, au sud-ouest du quartier de Presles, séparés de la ville par la route à quatre-voies et des bois.
  • Les châteaux de Chevreux, au sud, attenant à Courmelles.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Distances orthodromiques[9] des communes dont le territoire est limitrophe de celui de Soissons[10].

Communes limitrophes de Soissons
Pasly (3,4 km) Pommiers (3,6 km) Cuffies (3,5 km) Crouy (3,9 km) Bucy-le-Long (5,2 km)
Mercin-et-Vaux (3,3 km) Soissons Villeneuve-Saint-Germain (2,6 km)
Vauxbuin (2,9 km) Courmelles (3,6 km) Belleu (2,2 km) Billy-sur-Aisne (5 km)

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes routiers[modifier | modifier le code]

La commune est au centre de quatre axes routiers importants :

Rail[modifier | modifier le code]

La gare de Soissons, desservie par le TER Picardie (Paris - Laon), se situe sur la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière belge).

Aéroport[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est celui de Roissy Charles-de-Gaulle, situé à 76 km par la route. Aucune desserte n'est directement possible par le rail, mais un service de navettes (bus) existe quotidiennement au départ et à destination de Soissons.

L'agglomération dispose d'un aérodrome[11], situé en bordure de la RN 2 à 5 km au sud de Soissons : l'Aérodrome de Soissons - Courmelles (code OACI : LFJS).

Transports[modifier | modifier le code]

L'agglomération dispose de plusieurs ligne de bus (TUS : Transport Urbain Soissons) joignant différent point de la ville à ses communes limitrophes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La cité tire son nom de la tribu celte des Suessions, établis en Gaule Belgique, dans les vallées et sur les plateaux attenants de l'Aisne et l'Oise.

Blason populaire[modifier | modifier le code]

Les noms jetés ou blasons populaires sont des surnoms ou des sobriquets donnés aux habitants des villes et des villages picards. Ces "surpitchets" viennent parfois de l'histoire de la ville, parfois d'un jeu verbal, parfois d'une moquerie des travers des habitants. Le sobriquet picard des habitants de Soissons est : Chés béyeus d'Soissons (Les habitants regardent bouche bée lorsqu'on leur parle Picard)[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et protohistoire[modifier | modifier le code]

Période gauloise[modifier | modifier le code]

Le site de Soissons est occupé par les Suessions, peuple de la Gaule Belgique allié politiquement et militairement aux Rèmes voisins[13].
Les Suessions dominait sur la Gaule Belgique un empire s'étendant jusqu'en Bretagne insulaire, et possédaient 12 oppidum principaux[13]. Cet "empire" renvoie soit à des fonctions religieuses (l'enseignement druidique était dispensé par le collège sacré de l'île de Mona, actuel Anglesey) soit à des liens politiques (imperium signifie à l'époque de César « commandement militaire ») et commerciaux maritimes ; Boulogne étant alors le principal port sur l'océan.

La localisation exacte de l'oppidum principal, "Noviodunum", est l'objet de discussions. Il pourrait s'agir des sites de Pommiers ou Villeneuve-Saint-Germain.

Antiquité[modifier | modifier le code]

La guerre des Gaules[modifier | modifier le code]

Lors de l'intervention des troupes romaines, dirigées par César, le roi des Suessions, Galba ("prudent et juste"), se rallie à la coalition des Belges, alors que les Rèmes, malgré les liens qui les unissent aux Suessions, se rangent du côté des Romains.
En 57 av. J.-C., au cours de la bataille de l'Aisne, les troupes Belges se rassemblent au nord de l'Axona, laissant une garnison amoindrie aux cités du sud de la rivière. César voulut enlever la place de "Noviodunum", jugée prenable car sans défenseurs ; mais bien que ceux-ci fussent effectivement peu nombreux, la largeur du fossé et la hauteur des murs firent échouer son assaut[13].
Grâce à l'intercession des Rèmes, le site de Soissons sera par la suite considéré comme libre par les Romains, qui ne tenteront plus aucune attaque, mais déplaceront le centre politique vers la nouvelle colonie d'Augusta Suessionum, fondée en 20 av. J.-C..

Période gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Au IIIe siècle, la ville d'Augusta Suessionum est d'une importance comparable aux cités de Durocortorum (Reims), Rotomagus (Rouen) ou Samarobriva (Amiens).
La ville s’enorgueillit d'un théâtre de 20 000 places assises, seul témoin actuel de la gloire impériale passée.
La légende du "Château d’Albâtre" est née de la redécouverte et l'utilisation des ruines romaines de Soissons à partir de 1551. Offices voûtés peints, mosaïques, statues et statuettes en marbre, albâtre, jaspe, porphyre, ivoire, or et argent furent redécouvert à l'époque[14]. Une note, citée dans la "notitia Dignitatum", fait état de la présence d'une fabrique d'armes au sein de la caserne de la XXV légion sur le site du "château d'Albâtre"[14]. Des fouilles archéologiques s'y déroulèrent depuis, jusqu'à la veille de la Première guerre mondiale.
La ville fut principalement repeuplée par des Lètes et des citoyens romains, qui en firent une cité prospère au centre des axes routiers reliant le port de Boulogne au reste de la Gaule.

Lors des invasions barbares, Soissons résista, et fut la dernière capitale de l'Empire romain d'Occident, sous les pouvoirs successifs d'Ægidius et de son fils Syagrius. Ce dernier perdit la dernière bataille de Rome face aux barbares, la bataille de Soissons ; fut emprisonné par les Francs, puis les Wisigoths, qui le livrèrent à nouveau aux troupes franques ; et fut égorgé un an plus tard, sur ordre de Clovis.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une cité capitale du regnum francorum[modifier | modifier le code]

À l’époque mérovingienne, la ville devint la première capitale du royaume des Francs après le siège et la victoire (en 486 après J.-C.) de Clovis sur l'armée du général romain Syagrius. Le roi des Francs fit égorger le général romain un an après la bataille. La cité resta romaine, tant d'un point de vue d'expression orale qu'écrite, que dans un sens purement civil, durant plusieurs décennies suivant l'occupation franque, fait qui fut favorable à Paris pour l’établissement d'une capitale.
C’est l’époque légendaire du fameux épisode du vase de Soissons.

Soissons, ville épiscopale redevient capitale de la Neustrie sous le règne de Clotaire Ier et sa région est le théâtre d'affrontements périodiques opposant la Neustrie à l’Austrasie. En 752, Pépin le Bref est proclamé roi et sacré à Soissons par saint Boniface. En 768, à la mort de Pépin le Bref, Carloman monte sur le trône du royaume franc partagé avec son frère Charles proclamé à Noyon.

En 948, le duc de France Hugues le Grand, en rébellion contre Louis IV d'Outremer, assiège Soissons. Des tirs de flèches enflammées atteignent la cathédrale, qui s'enflamme, et l'incendie se communique bientôt à toute la ville qui est ravagée[15]

Le rôle de voie de passage cruciale vaut à Soissons de figurer dans le registre des batailles en 718 (bataille de Soissons (718)), en 923 (bataille de Soissons (923), entre l'empereur Charles III le Simple et le roi de France Robert Ier) et en 978, un affrontement de poursuite de l'armée d'Othon II par Lothaire de France et Hugues Capet (978).

Moyen Âge classique[modifier | modifier le code]

La ville connaît la prospérité aux XIIe siècle et XIIIe siècle qui ont laissé de nombreux édifices gothiques.

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Cependant, d'après le Journal d'un bourgeois de Paris Soissons est saccagée par les Armagnacs le 21 mai 1414.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Renaissance[modifier | modifier le code]

Pendant les guerres de religion, la ville est prise par les protestants en 1567, ce qui occasionne des dégâts, en particulier aux édifices religieux[16].

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, Soissons est le chef-lieu d'une généralité : l'intendant siège dans l'hôtel de l'intendance, actuel hôtel de ville.

Article détaillé : Généralité de Soissons.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

Soissons perd cette fonction politique lors de la désignation du chef-lieu de département en 1791. Malgré la bataille menée par Louis Antoine de Saint-Just qui prend position pour Soissons, c'est la ville de Laon, plus centrale, qui est choisie.

Lors de la Révolution française, l'abbaye Notre-Dame est détruite, alors que c'était un des plus grands couvents de femme du nord de la France. Il n'en reste aujourd'hui que deux arcs de style roman, visibles à proximité de l'église Saint-Pierre. Cette abbaye figure sur le plan reliquaire de la ville, visible au musée de l'église Saint-Léger.

En 1792, 20 000 soldats révolutionnaires français arrivent dans la ville (qui compte 8 000 habitants à l'époque), et chassent les chanoines du site de l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes, transformée en dépôt de matériel et de vivres. Soissons tient en effet une position stratégique, et constitue un rempart pour Paris.

En février 1814, les troupes russes assiègent une première fois la ville, puis 1 mois plus tard, en mars 1814, les forces prussiennes de Blücher sont à Soissons, qui se rend presque sans combattre lors du second siège de la ville (Jean-Baptiste Dominique Rusca défendait la ville lors du premier siège et y trouva la mort en janvier 1814, Moreau l'avait remplacé lors du second siège). La rapide capitulation de Moreau rend possible la jonction des Prussiens et Russes. Là, le général Woronsof se joint à Blücher, formant une force de 100 000 hommes, qui partent aussitôt au Chemin des Dames et à la bataille de Craonne, puis à la bataille de Laon. De nombreux commentaires considèrent la capitulation de Soissons comme le basculement de la campagne. En effet, l'Empereur était sur les pas de Blücher, et en supériorité, d'où son ordre à Moreau de tenir coûte que coûte : il souhaitait écraser Blücher lors d'une bataille décisive en acculant les Prussiens sur l'Aisne. Cependant Moreau prit peur, malgré l'aide héroïque de Polonais (Légion de la Vistule).

Restauration, Monarchie de Juillet, Seconde République et Second Empire[modifier | modifier le code]

IIIe République[modifier | modifier le code]

Guerre de 1870-1871[modifier | modifier le code]

Sommée de se rendre le 11 septembre 1870, durant la défaite de 1870 et devant son refus, la ville est bombardée par les Prussiens depuis Belleu.

Le Monument aux morts de la guerre de 1870, œuvre de Louis Auguste Hiolin, commémore l'épisode tragique du siège de la ville du 11 septembre au 16 octobre 1870.

1871-1914[modifier | modifier le code]
Avant la Première Guerre mondiale, la Rue et la Place de la Gare

La ville et ses défenses ayant souffert, les remparts défendant Soissons ainsi qu'une partie de l'enceinte protégeant l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes, sont démantelés, laissant alors la possibilité d'un réaménagement urbain, avec création de grands boulevards comme le boulevard Jeanne-d'Arc.
Le système de défense militaire est en effet revu selon le système Séré de Rivières, avec le fort de Condé, construit dans les environs proches de Soissons, de 1874 à 1885, ainsi que le fort de la Malmaison, sur le Chemin des Dames.
L'arsenal, construit en 1843 sur le site de l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes, est également agrandi en 1878.

La ville fut desservie par une des lignes d'un chemin de fer secondaire, les Chemins de fer de la Banlieue de Reims, ainsi que par un tramway urbain, qui circula de 1907 à 1948.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Factionnaire algérien gardant un pont de Soissons
La ville en ruines, 1914-1918

« La destruction brutale et stupide des monuments consacrés par l’art et les ans est un crime que la guerre n’excuse pas ; qu’il soit pour les Allemands un éternel opprobre ! »

— Anatole France, Sur la voie glorieuse.

Soissons est l’une des villes martyres de la Première Guerre mondiale. D’abord prise le 31 août 1914 par l’armée allemande, elle est récupérée par les Français le 12 septembre 1914 à l’issue de la bataille de la Marne.

Durant ces douze journées, Jeanne Macherez prend la tête de la municipalité lançant à l'officier allemand pénétrant dans la ville: « Le maire ? c'est moi ! »[17]. Le général Louis de Grandmaison, meurt d’un éclat d’obus dans la tête durant la première bataille de la Marne.

Le front se stabilise au nord de la ville, qui est amplement bombardée jusqu’en 1917. Henri Barbusse y écrit Le Feu. Pendant les mutineries de 1917, la ville voit défiler des soldats refusant de monter au front après la désastreuse offensive du Chemin des Dames. Une statue dressée à l’effigie des soldats français tombés au combat en 1917 se trouve derrière l’église Saint-Pierre, à côté du Palais de justice de Soissons.

Le 29 mai 1918, la division marocaine et le Régiment de marche de la Légion étrangère sont acheminés par camion à l'ouest de Soissons qui vient de tomber aux mains de l'ennemi. Il s'agit de bloquer son avance vers Villers-Cotterêts en prenant position sur la Montagne de Paris. L'attaque se déclenche au petit matin après un bref mais violent barrage d'artillerie. Nettement supérieur en nombre, l'ennemi réussit à prendre pied dans les positions de la Légion. Obligés d'économiser leurs munitions, les légionnaires perdent 47 tués, 219 blessés et 70 disparus en deux jours de combat. Néanmoins, le Régiment de marche de la Légion étrangère réussit à maintenir ses positions et à bloquer l'avance allemande dans son secteur.

Soissons est définitivement libérée au cours de l’été.

François Flameng, peintre officiel des armées pendant la Grande Guerre, a immortalisé ces événements dans des croquis et dessins qui furent publiés dans la revue: L'Illustration

Panorama de Soissons en ruines en 1919

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

L'avenue de la Gare, dans l'entre-deux-guerres

La ville fut reconstruite durant l'entre-deux-guerres, et notamment la cathédrale.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article connexe : Bataille de l'Ailette (1940).
Les rafles de Juifs à Soissons[modifier | modifier le code]

Au cours de l’Occupation durant la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive de Soissons est déportée lors de deux grandes rafles : la première, le 17 juillet 1942, est opérée par la police soissonnaise, en même temps que la rafle du Vél d'Hiv, tandis que la Gestapo réalise la seconde le 4 janvier 1944[18].

La Résistance à Soissons[modifier | modifier le code]

Après l’appel du 18 juin du général de Gaulle, des réseaux de résistance se mirent en place à Soissons, de juin à août 1940. Ce furent les résistants de la « première heure ». Le réseau « Vérité Française » était affilié à celui de Paris (lui-même rattaché au réseau « Musée de l’Homme » ou « Boris Vildé »).

Des structures pour aider et cacher les évadés furent mises en place (faux papiers, fausses cartes d’alimentation, filières pour Londres, etc.).

Mais les Résistants furent trahis. Un jeune homme, belge de dix-huit ans, Jacques D. contacta Daniel Douay. Il se disait traqué et poursuivi (en réalité, il œuvrait pour la Gestapo). Pour se mettre à l’abri, il devint secrétaire du comte de Launoy, à Paris (réseau chapeautant celui de Soissons). Là, il réussit à trouver tous les renseignements voulus.

Le 25 novembre 1941, la Gestapo organisa des rafles à Paris, Blois et Soissons. Les Résistants sont incarcérés à Fresnes. Torturés, ils ne parleront pas. Le 15 avril 1942 s’ouvre le premier procès d’un réseau de Résistance. Le verdict tombe, et c'est la condamnation à mort. Le 23 octobre 1942, le commandant Coqueugniot, le comte de Launay, Pierre Stumm de Paris, Daniel Douay, Jean Vogel, Émile Louys sont fusillés à la caserne Balard. Le 5 décembre 1942, dans la forteresse de Brandebourg, le capitaine Henri-Clotaire Descamps est décapité ainsi que Maurice Moreau en 1943. D’autres Soissonnais périront en camp de concentration : Aimé Dufour, Gilbert Jordana, Eugène Delhaye, André Meurghe, Ludovic Pluche et Louis Leseigneur; ainsi que Roger Ambroise de Berzy-le-Sec. La ville de Soissons a voulu honorer ce réseau en donnant son nom à une rue[19].

Libération de Soissons[modifier | modifier le code]

Le 23 août 1944, vers minuit, des maquisards du groupe Aurèle commandés par Lucien Berger sont guidés par madame Delhaye et madame Douay (dont les maris, résistants du « Réseau Vérité française » ont été fusillés) vers des caches d’armes. Un arsenal de fusils, mitrailleuses, grenades, un mortier et un char démontés (de quoi équiper mille hommes) ont été mis en lieu sûr dès juillet 1940 par les Résistants « de la première heure » (entre autres, le capitaine Descamps, messieurs Meurghe, Moreau, Vogel tous arrêtés en 1941 et exécutés) dans l’usine Zieckel où M. Delhaye était ingénieur, au cimetière de la ville, dans des carrières, etc. Les armes sont chargées sur des tombereaux recouverts de fumier. Deux agriculteurs de la région se chargent de les faire entrer dans la ville pour les mener à Pasly. Arrivés place de la République, ils sont interpellés par une patrouille allemande. Heureusement, après vérification des papiers d’identité, ils les laissent passer. Le 28. aôut 1944[20], Soissons sera libérée.

À la Libération, la Résistance joue un grand rôle et « Roberte » (nom de résistance de Raymonde Fiolet) est maire de Soissons durant quelques mois[21].

Vue panoramique depuis le haut des silos du bord de l’Aisne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie et services publics[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Soissons.
Liste des maires depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Raymonde Fiolet PCF  
1945 1965 Louis Roy RPF Sénateur
1965 1977 Jean Guerland Radical  
1977 1995 Bernard Lefranc PS Député
1995 2000[22] Emmanuelle Bouquillon UDF-PSD Députée
Démissionnaire
mars 2000 novembre 2001[22] Claude Parisot RPR Décédé en fonction
novembre 2001 mars 2008 Édith Errasti UMP Conseillère régionale
mars 2008[23] mars 2014 Patrick Day PS Psychiatre
Conseiller général, député suppléant
2014[24] en cours
(au 12 mai 2014)
Alain Cremont[25] DVD Chef d'entreprise

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unité militaire ayant été en garnison à Soissons :

Un Comité de soldats clandestins y fut actif à la fin des années 1970[26].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Soissons est jumelée avec [27]:

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 28 551 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 675 7 229 8 126 7 765 8 149 8 424 9 152 10 143 9 477
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 875 10 208 11 099 10 404 11 089 11 112 11 850 12 074 12 373
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
13 240 14 334 14 458 14 391 17 865 18 705 20 090 18 174 20 484
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
23 150 25 890 30 009 30 213 29 829 29 453 28 442 28 551 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[29].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,2 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 21,8 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 19,9 %) ;
  • 53 % de femmes (0 à 14 ans = 16,2 %, 15 à 29 ans = 20,3 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 26 %).
Pyramide des âges à Soissons en 2007 en pourcentage[30]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
6,8 
75 à 89 ans
11,5 
12,8 
60 à 74 ans
13,4 
19,4 
45 à 59 ans
19,9 
18,6 
30 à 44 ans
17,6 
21,8 
15 à 29 ans
20,3 
20,4 
0 à 14 ans
16,2 
Pyramide des âges du département de l'Aisne en 2007 en pourcentage[31]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
6,0 
75 à 89 ans
9,6 
12,2 
60 à 74 ans
13,3 
21,8 
45 à 59 ans
20,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,7 
15 à 29 ans
17,2 
20,7 
0 à 14 ans
18,6 

Économie[modifier | modifier le code]

L’industrie est, surtout depuis ces dernières années, en perte de vitesse (les plus grandes entreprises de la ville telles que BSL et AR Carton ont dû fermer entre 2002 et 2003). Les services y sont prédominants. Des parcs industriels tentent d’y être installés, ainsi qu’une politique de défiscalisation (les entreprises de moins d’un an d’existence ne payent pas d’impôts locaux), mais ces mesures ne semblent pas remporter le succès attendu.

Depuis 2004, Soissons se concentre avant tout sur les activités du secteur tertiaire, grâce à la création du Plateau route de Paris et du parc Gouraud, réhabilitation de l’ancienne caserne militaire.

L’économie est aussi assez orientée vers l’agriculture (la betterave à sucre principalement).

À la suite des travaux du Comité de Développement économique du Soissonnais, le CIADT du 18 mai 2000 valide la création et le financement d’un centre de ressource en logiciel libre à Soissons. L’association Soissons Informatique libre est créée en janvier 2001 pour porter le projet. Le Pays Soissonnais, créé en mai 2005, inscrit lui aussi le Logiciel Libre comme identité du territoire. Soissons est aussi la ville des Trophées du Libre et bientôt du Festival du Libre.

Soissons possède un centre consulaire de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Aisne.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Chaque année la ville de Soissons est le lieu de nombreuses manifestations :

  • la journée des fleurs et des saveurs en avril,
  • le festival V.O en Soissonnais en mai,
  • la fête de la Saint-Jean en juin,
  • le feu d'artifice du 13 juillet,
  • le trophée Clovis Karting en août,
  • le Soissons en Sc'Aisne en septembre (anciennement fête du haricot et fête de la rivière),
  • la foire Saint-Martin en novembre.
  • Le salon du blog culinaire en novembre.
  • Été en Sc'aisne (à la Halte fluviale : location bateau, bac à sable...) de mai à septembre

La ville possède un centre culturel où de nombreux spectacles et concerts ont lieu chaque année.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vue à 360 ° de la ville depuis le haut de la cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Soissons est classée ville d’art et d’histoire.

  • L'ancienne abbaye Notre-Dame, ancienne abbaye royale, fondée à l'époque mérovingienne, célèbre grâce à la richesse de son trésor de reliques, dont le "soulier de la Vierge". L'abbaye a eu de prestigieuses abbesses, comme Gisèle, sœur de Charlemagne, ou Catherine de Bourbon, tante d'Henri IV. Rasée à la Révolution, il ne subsiste plus de l'abbatiale que deux baies romanes du bras nord du transept.
  • Le square Saint-Pierre, vestiges de l'église Saint-Pierre-du-Parvis.
  • L’Arsenal : expositions d’art contemporain.
  • L’hôtel de ville[32]. Ancien hôtel de l'Intendance, construit par l'architecte Jean-François Advyné, entre 1772 et 1775, à la demande de l'intendant Le Pelletier de Mortefontaine sur l'emplacement de l'ancien château des comtes de Soissons. L'hôtel de ville s'y est installé en 1833.
  • La passerelle des Anglais[33]. Le tablier est un casson en béton construit en encorbellement à partir d'une culée contre-poids avec une poutre centrale isostatique de 20,50 m de longueur. La chaussée a une largeur de 3,50 m entre garde-corps.
    Le pont d'origine fut détruit en 1914. Il fut reconstruit par les soldats britanniques, et prit logiquement le nom de pont des Anglais. À nouveau détruit lors de la Deuxième Guerre mondiale, le pont a été reconstruit en 1950 sous forme d'une passerelle piétonne.
  • Le marché couvert, construit en 1908 par l'architecte Albert-Désiré Guilbert (1866-1949).
  • Le cynodrome (course de lévriers ).
  • La Société Nautique Soissonnaise (club crée en 1878).
  • L'église de la Résurrection, au quartier de Preles.
  • L'église Sainte-Eugénie, au quartier de la gare.
  • L'église Saint-Waast.
  • L'ancienne église Saint-Pierre-au-Parvis.
  • La chapelle du lycée Saint-Remi.
  • Le temple protestant, boulevard Gambetta, construit en 1897.
  • L'Hôtel de Barral.

Ville fleurie : trois fleurs attribuées en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[34].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason de Soissons

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Soissons :

« D’azur, à une fleur de lis d’argent, » avec pour devise : « Fidelis aduror amore. » (« Fidèle, je brûle d’amour »)
tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882).

Spécialités et particularités[modifier | modifier le code]

La spécialité culinaire du Soissonnais est le haricot de Soissons, haricot blanc cultivé dans l’Aisne depuis le XVIIe siècle. L’on trouve également des friandises en forme de haricot ayant également l’appellation de « haricot de Soissons ». Ce haricot entre aussi dans la fabrication de cosmétiques (fards).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Ancien
    • Soissons, Éd. Colmar.
    • Soissons gallo-romain (musée de Soissons)
    • Abbaye Saint-Jean-des-Vignes
  • Geneviève Cordonnier, Soissons, son histoire illustrée à travers ses rues, places, monuments et ses habitants
  • Eugène Lefèvre-Pontalis, « Étude sur la date de la crypte de Saint-Médard de Soissons », Congrès archéologique de France, LIVe session : séances générales tenues à Soissons et à Laon en 1887, Paris/Caen, H. Champion / H. Delesques, vol. 54,‎ 1887, p. 303-324 (ISSN 00698881, lire en ligne)
  • Dominique Natanson, La Mémoire juive en Soissonnais, Éd. Mémoires, 1992.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.statistiques-locales.insee.fr/FICHES/RS/AU2010/RS_AU2010127.pdf
  2. Sources : bases de données de l'Insee - http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/default.asp?cx=011031962541167842879%3Aradlwwkh1lw&ie=ISO-8859-1&nojs=0&q=soissons&sa=&page=services%2Frecherche.htm&cof=FORID%3A9 - cf. reste de l'article wikipédia pour les détails afférents à chaque domaine ayant permis la constitution du tableau
  3. Sources : bases de données de l'Insee - http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/default.asp?page=services%2Frecherche.htm&cx=011031962541167842879%3Aradlwwkh1lw&cof=FORID%3A9&ie=ISO-8859-1&q=soissons&sa=Ok&siteurl= - cf. reste de l'article wikipédia pour les détails afférents à chaque domaine ayant permis la constitution du tableau
  4. http://www.distance2villes.com/
  5. Itinéraire linéaire le plus rapide, http://www.distance2villes.com/
  6. http://diagnostic-ernt.info/etat-risques-soissons-02722
  7. Plan de prévention des risques inondations et coulées de boues - Vallée de l'Aisne entre Montigny-Lengrain et Evergnicourt, Préfecture de l'Aisne, direction départementale de l'équipement, pages 17 à 21, Archives de l'Aisne, Laon (2008)
  8. cf. source précédente.
  9. http://www.lion1906.com/Php/Resultats/Resultat_Proximite_Coord.php?RadLat1=0.862294&RadLong1=0.054372
  10. Cartes des communes des cantons de Soissons-Nord et Soissons-Sud : http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/carte_comcan.asp?codecan=0231 + http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/carte_comcan.asp?codecan=0241
  11. Liste des aérodromes dont la création et la mise en service ont été autorisées, liste no 1 : Aérodromes ouverts à la circulation aérienne publique (Journal officiel no 0159 du 10 juillet 2012, p. 11268)
  12. Jean-Pierre Semblat, Dictionnaire des noms de lieux de l'Aisne, Archives et Culture , ISBN 978-2-350-77146-5 , (2010)
  13. a, b et c I. Caesar, De bello gallico, II 3, texte libre de droits.
  14. a et b Soissons Romain - Les archives d'un sous-sol à redécouvrir - Volume III - N°3-4 - Pages 205-222 - Revue archéologique de Picardie - Denis Defente - 1984
  15. Jean-Pierre Leguay, Les catastrophes au Moyen Âge, Paris : J.-P. Gisserot, 2005, collection « Les classiques Gisserot de l'histoire », 224 p., ISBN 2-87747-792-4., p. 37.
  16. cf. Le Journal de Dom l'Epaulart sur la prise de Soissons par les Huguenots, copie manuscrite, Bibliothèque municipale, Soissons.
  17. Franck et Michèle Jouve, la vraie histoire des femmes de 14-18, éditions Chronique, 2013, 139 p., p. 29 (ISBN 9791090871809)
  18. Dominique Natanson, La Mémoire juive en Soissonnais, Éd. Mémoires, 1992.
  19. Le contenu de la section « La Résistance à Soissons » reproduit tout ou partie de celui de la page vallee-de-l-aisne.com, à l’initiative de son auteur, Nicole Rommechon-Douay, cf. ticket OTRS #2007112610018935.
  20. [1]
  21. Le contenu de la section « Août 1944 : libération de Soissons » reproduit celui de la page vallee-de-l-aisne.com, à l’initiative de son auteur, Nicole Rommechon-Douay, cf. ticket OTRS #2007112610018935.
  22. a et b « Décès du maire de Soissons », sur http://www.lesechos.fr,‎ 19 novembre 2001 (consulté le 17 août 2014).
  23. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  24. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ 12 mai 2014 (consulté le 17 août 2014)
  25. « Alain Crémont dans le fauteuil de maire », L'Union l'ardennais, reproduit dans "Soissons, ma ville",‎ avril 2014 (consulté le 17 août 2014).
  26. Soissons rouge no 23, publication de la LCR, Archives départementales
  27. Les jumelages
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  30. « Évolution et structure de la population à Soissons en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  31. « Résultats du recensement de la population de l'Aisne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  32. Base Mérimée : Hôtel de ville
  33. Ponts sur l'Aisne : Passerelle des Anglais
  34. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎ 5 juillet 2008