Allonville

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Allonville
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Amiens 8e (Nord)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Amiens Métropole
Maire
Mandat
Joël Delrue
2014-2020
Code postal 80260
Code commune 80020
Démographie
Population
municipale
755 hab. (2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 56′ 29″ N 2° 21′ 48″ E / 49.9413888889, 2.3633333333349° 56′ 29″ Nord 2° 21′ 48″ Est / 49.9413888889, 2.36333333333  
Altitude Min. 59 m – Max. 114 m
Superficie 10,37 km2
Localisation

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Allonville

Allonville est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Allonville
Cardonnette Saint-Gratien
Poulainville Allonville Querrieux
Amiens Rivery Camon

Histoire[modifier | modifier le code]

Seigneurie[modifier | modifier le code]

Anciens seigneurs[modifier | modifier le code]

La seigneurie était tenue de la châtellenie de Picquigny, mouvant du comté de Corbie. Les seigneurs en furent :

  • Philippe de Crequy en 1363,
  • Dame Philippe de Crévecœur, épouse de Charles d'Ailly, baron de Picquigny, vidame d'Amiens. L'usufruit était aux mains de dame Marguerite de La Trémouille, dame d'Allonville, douairière de Crévecœur en 1507,
  • Marie de May, alliée à Antoine de Saint-Denys, seigneur de Haucourt en 1520 (un prêche fut établi à Allonville en 1581, par Pierre de Saint-Denys),
  • Joachim de Maillefeu en 1620.

Famille Vaysse de Longueval[modifier | modifier le code]

  • Jean Vaysse de Longueval (1620-1662), officier à la citadelle d'Amiens, en 1656. Commandant pour le Roy en la citadelle d'Amiens en 1682[1]. Chevalier, il achète la seigneurie et les terres d'Allonville en 1662[2].
  • Jean-Baptiste Vaysse de Longueval (1687-1754)
  • Louis Alexandre Vaysse de Longueval (1729-1804). Le 28 juin 1765, il achète à Honoré de Barjac, la terre et la seigneurie de Rainneville, ainsi que la seigneurie de Beauvoir l'Abbaye sise à Rainneville pour la somme de 106 000 livres "dont il en a 63 000 livres pour ce qui relève de la châtellenie de Vinacourt, 36 000 livres pour ce qui relève du marquisat de Querrieu et de 7 000 livres pour le moulin de Rainneville...". Louis Alexandre Vaysse devient : seigneur d'Allonville, Rainneville et Beauvoir l'Abbaye (noblesse héréditaire et titres seront abolis par décret voté le 16 juin 1790 par l'Assemblée Constituante).

Château[modifier | modifier le code]

Sur l'emplacement d'une ancienne forteresse, Jean Vaysse de Longueval fit construire un château résidentiel. Placé à 110 mètres d'altitude, il dominait du haut de ses tourelles la plaine s'étendant au sud et à l'ouest jusqu'à Camon, Amiens et Poulainville ; à l'est c'était encore une plaine qui se prolongeait en direction de Querrieu, entourée au nord-est et au sud-est par des bois giboyeux.

Le château d'Allonville en 1871

Le château était en brique et pierre, comportant un rez-de-chaussée et un étage, un corps de logis principal avec pavillon carré formant tourelle à chaque extrémité, et deux corps de logis en retour, terminés eux aussi par un même pavillon, de sorte que les bâtiments formaient les trois côtés d'une cour d'honneur carrée de cent pieds de côté, ouverte au sud vers l'église et le village.

Le château a été habité jusqu'au début du XXe siècle, par les descendants de Jean Vaysse de Longueval, qui avaient pris le nom de Vaysse De Rainneville après la Révolution. Il a été entièrement détruit en 1944.

Propriétés terriennes en 1789[modifier | modifier le code]

Louis Alexandre Vaysse de Longueval, possédait 1 506 journaux (653 hectares 53 ares) sur le terroir d'Allonville et 1 398 journaux (590 hectares) sur le terroir de Rainneville.

N'ayant pas émigré et résidant de manière permanente en son château d'Allonville, il garda la complète propriété de ses biens.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Première Guerre mondiale.

Offensive allemande du printemps 1918[modifier | modifier le code]

Tombes des soldats australiens morts à Allonville le 31 mai 1918

Dans la nuit du 30 mai, l'artillerie allemande tirant des obus à shrapnels est guidée vers Allonville par un avion. Dans les premières heures du 31 mai, un canon envoie des obus toutes les cinq minutes sur le village. À cette date la 4e Division d'infanterie australienne a établi son quartier général au château d'Allonville. Deux compagnies du 14e bataillon sont cantonnées dans deux grandes écuries. Le troisième ou quatrième obus éclate dans une des écuries, faisant tomber une poutre supportant le toit et causant son effondrement avec une partie des murs sur la compagnie endormie. L'obus tue 13 hommes et en blesse 56 ; ce fut la plus coûteuse explosion dans l'histoire de l'Australian Imperial Force. Le suivant tombe dans l'écurie voisine, explose au sol, faisant 6 morts et 12 blessés de l'autre compagnie.

Les vingt officiers et soldats australiens, morts le 31 mai 1918, sont inhumés dans le cimetière communal d'Allonville[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 755 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
683 633 724 689 770 787 802 762 782
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
766 724 701 679 653 629 578 534 497
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
452 436 369 355 340 320 308 341 314
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
292 318 334 453 560 572 583 579 760
2011 - - - - - - - -
755 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population est « tombée » de plus de moitié en un siècle (1850-1950)... remarquable exemple d'exode rural. On note que la population croît de manière dynamique depuis l'effondrement de 1962, mais la population active n'est sans doute plus principalement constituée d'agriculteurs

Politique et administration[modifier | modifier le code]

De 1790 à 1801, Allonville est l'une des quatorze communes relevant du canton de Querrieux et de sa Justice de paix.

En l'an VII et jusqu'au 10 germinal de l'an X (30 mars 1800), tous les mariages civils du canton de Querrieux sont prononcés au chef-lieu, conformément à l'article IV de la Loy du 13 fructidor de l'an VI (30 août 1798).

La commune est membre depuis le 1er janvier 1999 du district du Grand Amiens, devenu depuis la communauté d'agglomération Amiens Métropole.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1992[6] 2014[7] Dominique Capart    
2014[8] en cours
(au 6 mai 2014)
Joël Delrue    
Les données manquantes sont à compléter.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

L'église Saint Jean-Baptiste est construite en 1850 dans le style néo-gothique. Elle est réalisée entièrement en briques, avec un clocher formant porche. La longueur intérieure est de 24 mètres, la largeur est de 16 65 mètres. Elle comporte six travées dont cinq de nefs séparées par des colonnes et deux bas-côtés. La nef se termine en berceau plein-cintre et le chœur en voûte d'arête.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts pour la Patrie, par Athanase Fossé (personnage de femme éplorée qui protège les morts de son bras et d'une palme).
  • L'apothéose de Jeanne d'Arc, par Athanase Fossé, dans l'église d'Allonville (haut-relief, représentant Jeanne d'Arc sortant des flammes ardentes du bûcher, enlevée, délivrée par la mort)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Athanase Fossé (1851-1923), sculpteur, né, décédé et inhumé à Allonville. Nombreuses œuvres à Amiens (Hôtel de ville, musées, cimetière de la Madeleine) et à Paris.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives communales d'Amiens : AA 86, folio 307
  2. Dictionnaire archéologique et historique de la Somme
  3. Official history of Australia in the war 1914-1918, volume VI (Anzac museum de Villers-Bretonneux)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. Dominique Capart, « Le mot du maire », Le Trait d'union (journal municipal),‎ Janvier 2008 (N°36) (lire en ligne)
  7. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 juin 2008 (consulté le 12 juillet 2008)
  8. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Inventaire général du Patrimoine culturel. Églises et chapelles des XIXe et XXe siècles (Amiens métropole). Textes : Isabelle Barbedor. Photographies : Thierry Lefébure (collection Parcours du Patrimoine no 331). Lyon : Lieux-Dits, 2008, 72 pages. ISBN 978-2-914528-47-4.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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