Abbeville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la ville française. Pour les autres lieux portant ce nom, voir Abbeville (homonymie).
Abbeville
Beffroi, entrée du musée Boucher-de-Perthes.
Beffroi, entrée du musée Boucher-de-Perthes.
Blason de Abbeville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville (chef-lieu)
Canton Abbeville-Nord et Abbeville-Sud
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de l'Abbevillois (siège)
Maire
Mandat
Nicolas Dumont
2014 – 2020
Code postal 80100
Code commune 80001
Démographie
Gentilé Abbevillois(e)
Population
municipale
24 104 hab. (2011)
Densité 912 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 06′ 21″ N 1° 50′ 09″ E / 50.1058, 1.8358 ()50° 06′ 21″ Nord 1° 50′ 09″ Est / 50.1058, 1.8358 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 76 m
Superficie 26,42 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Picardie

Voir sur la carte administrative de Picardie
City locator 14.svg
Abbeville

Géolocalisation sur la carte : Picardie

Voir sur la carte topographique de Picardie
City locator 14.svg
Abbeville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Abbeville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Abbeville
Liens
Site web http://www.abbeville.fr/

Abbeville est une commune française située dans le département de la Somme et la région Picardie. C'est un des chefs-lieux d'arrondissement de la Somme, sur la Somme. C'était la capitale du Ponthieu. Ses habitants sont appelés les Abbevillois.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Abbeville, située sur la Somme à 45 kilomètres en aval d'Amiens, à environ 200 km de Paris, se trouve également à 10 kilomètres à vol d'oiseau de la baie de Somme et de la Manche.
Juste à mi-chemin entre Rouen et Lille, c'est la capitale historique du comté de Ponthieu et de la Picardie maritime.

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Le parc d'Émonville tient son nom de l'un de ses propriétaires Arthur Foulc d'Émonville, amateur de botanique qui avait acheté une partie du prieuré Saint-Pierre et Saint-Paul, pour y aménager un jardin et y construire un hôtel particulier, qui abrite aujourd'hui la section étude et patrimoine de la bibliothèque municipale Robert Mallet. Les vestiges du prieuré sont l'arche d'entrée, actuelle entrée principale du jardin située sur la place Clemenceau, ainsi que certains bâtiments qui composent le lycée Saint-Pierre, dont la remarquable chapelle Saint-Pierre-Saint-Paul (aujourd'hui dans un état déplorable). Ce lieu est considéré par certains comme étant l'origine d'Abbeville, car il était l'emplacement du premier château des comtes de Ponthieu, que l'on nomme castrum. On suppose que ce lieu pourrait être l'emplacement de la ferme d'Abbatisvilla, dépendance de l'abbaye de Saint-Riquier[1].
  • Les faubourgs de La Bouvaque et de Thuison sont situés au nord de la ville. Le parc municipal de La Bouvaque, longé par le boulevard de la République, se compose de l'étang de La Bouvaque et des prés Collart, anciens bassins de décantation de la sucrerie Béghin-Say.
  • Le faubourg Saint Gilles
  • Rouvroy à l'ouest, dont l'origine du nom vient de Rouvray (du latin roborem, moyen français robre, le « chêne ») indique la présence d'un bois de chênes ou un chêne remarquable.
  • Mautort, à côté de Rouvroy, est un ancien fief situé entre Cambron et Abbeville. Il est à l'origine du nom noble de Mautort, qui subsiste dans le nom de famille Tillette de Mautort ou, par exemple, de Georges-Victor Demautort. Le nom tort est attesté en ancien français avec le sens de détour et Mau (du latin malus, « mauvais »). L'église Saint-Silvin de Mautort, emblématique du quartier, n'est au départ qu'une simple chapelle de marins fondée au XIe siècle et subit de nombreuses modifications au cours des XIVe, XVe et XVIe siècles.
  • Menchecourt, au nord ouest, est connu par sa sucrerie (fermée en 2008 et rasée en 2010) et par son club de football.

Climat[modifier | modifier le code]

Abbeville possède un climat océanique du fait de sa proximité avec l'océan, les hivers comme les étés sont tempérés et pluvieux, les jours de neige ne sont pas si rare(18 jours de neige par an en moyenne), il y'a 26 jours d'orage par an avec un maximum au mois de juillet et d'août, les pluies y sont fréquentes et répartit régulièrement dans l'années avec une quantité de précipitation de 781.3mm et 128 jours de précipitation, l'ensoleillement est moyen(1678 heures d'ensoleillement) du fait de sa position au nord et de l'influence océanique qui permet aussi d’empêcher les températures d’être trop élevé avec 3 jours de forte chaleur(température >=30°C) et d’être trop froide avec 6 jours de forte gelé(température ≤ -5°C) le record de chaleur est de 37.8°C le 1 juillet 1952 et le record de froid est de -17.4°C lors de la vague de froid le 17 janvier 1985


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Abbeville
Saigneville Saigneville Caours
Saigneville Abbeville Vauchelles-les-Quesnoy
Yonval Yonval Vauchelles-les-Quesnoy

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 24 104 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
18 125 18 052 17 660 18 654 19 162 18 247 17 582 18 072 19 158
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
19 304 20 058 19 385 18 208 19 381 19 283 19 837 19 851 19 669
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
20 388 20 704 20 373 21 472 20 320 19 335 19 345 16 780 19 502
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
22 005 23 999 25 398 24 915 23 787 24 567 24 052 24 104 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,4 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 21,1 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 19 %) ;
  • 54,4 % de femmes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 18,2 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 26,8 %).
Pyramide des âges à Abbeville en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,3 
6,9 
75 à 89 ans
11,1 
11,8 
60 à 74 ans
14,4 
19,9 
45 à 59 ans
20,3 
20,5 
30 à 44 ans
18,2 
21,1 
15 à 29 ans
18,2 
19,4 
0 à 14 ans
16,5 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Abbeville est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Abbeville - Picardie maritime. Elle gère des ports, l'aérodrome et des zones industrielles de l'arrondissement d'Abbeville.

Culture, fêtes, sport et loisirs[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Miniature de saint Matthieu, évangéliaire de Saint-Riquier, bibliothèque municipale, ms.4.

Fêtes[modifier | modifier le code]

Ville fleurie[modifier | modifier le code]

Abbeville s'est vue attribuer trois fleurs en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[8].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Association Futsal Abbevilloise.
  • Club d'aviron, Sport Nautique Abbevillois, Centre nautique Jean-Raymond-Peltier.
  • Club de rugby à XV, le XV d'Abbeville, au stade Imanol-Harinordoquy (Côte de la Justice).
  • Club de cyclisme, l'Étoile Cycliste Abbevilloise.
  • Club de handball.
  • Club de tennis de table, actuellement en Nationale 1.
  • École de pilotage d’avions, planeurs et ULM, située à la limite d'Abbeville et de Buigny-Saint-Maclou.
  • Football, SC Abbeville, équipe évoluant en Ligue régionale de football.
  • Hockey sur gazon, équipe féminine évoluant en Nationale 1.
  • Le Judo Club Abbevillois.
  • Parcours de golf de Grand-Laviers, au nord-ouest de la ville, l'un des plus grand de Picardie et l'un des moins cher de France.[réf. nécessaire]
  • Skate-Park d'Abbeville.
  • Club de Boxe - Salles Bobo-Lorcy et Benjamin-Leberton.
  • Stadium automobile d'Abbeville.
  • Club d'Escrime
  • Sporting club de natation (SCA natation)

Jeux[modifier | modifier le code]

  • EPM-Echiquier de Picardie Maritime (Club d'échecs).
  • Club de Poker, (PCA Poker Club Abbeville), club qui a terminé 1re aux Championnats de France de Poker par équipe (CNEC).

Abbeville dans la littérature[modifier | modifier le code]

[…] " Lorsque le chevalier de La Barre, petit-fils d’un lieutenant général des armées, jeune homme de beaucoup d’esprit et d’une grande espérance, mais ayant toute l’étourderie d’une jeunesse effrénée, fut convaincu d’avoir chanté des chansons impies, et même d’avoir passé devant une procession de capucins sans avoir ôté son chapeau, les juges d’Abbeville, gens comparables aux sénateurs romains, ordonnèrent, non seulement qu’on lui arrachât la langue, qu’on lui coupât la main, et qu’on brûla son corps à petit feu ; mais ils l’appliquèrent encore à la torture pour savoir combien de chansons il avait chanté, et combien de processions il avait vu passer, le chapeau sur la tête. Ce n’est pas dans le XIIIème ou dans le XIVème siècle que cette aventure est arrivée, c’est dans le XVIIIème. "

  • Victor Hugo, dans ses récits de voyages évoqua les séjours qu'il fit à Abbeville.
  • Christian Morel de Sarcus, dans son roman Déluges, Éditions Henry, novembre 2004 (Prix Renaissance 2005), évoque les bombardements de 1940 et des inondations de la Somme de 2001.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville est attesté sous diverses formes au cours des siècles : Brittania (au IIIe siècle), Abacivo villa (au VIe siècle), Bacivum palatium, Cloie et Cloye (au VIIe siècle), Abacivum villa, Basiu, Haymonis villa, Abbatis villa, Abbevilla (au XIe siècle), Abbavilla, Abedvilla, Abatis villa, Abbasvilla, Abbisvilla, Abbevile en 1209, Abbevilla in ponticio en 1213, Abisvil, Abeville en 1255, Abbeville en 1266, Abbisville, Abbeville en Pontiu (XIIIe siècle), Albeville, Aubeville en 1358, Albeville en 1347, Aubbeville, Aubeville, Abevile (1383), Abbativilla et enfin Abbeville, signifie la « villa de l'abbé » car elle dépendait autrefois de l'abbaye de Saint-Riquier.

On trouve aussi Hableville en 1607 et Ableville en 1643, avec adjonction transitoire d’un L.

Abbekerke et Abbegem[9] en flamand.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Abbeville se vantait de n'avoir jamais été prise et se faisait appeler « Abbeville la pucelle ». Aussi les rois capétiens, pour récompenser sa fidélité, lui accordèrent de nombreux privilèges.[réf. souhaitée]

Blason de Abbeville Blason

Les armoiries d'Abbeville se blasonnent donc ainsi :

  • D'azur aux trois bandes d'or, à la bordure de gueules, au chef d'azur semé de fleurs de lys d'or[11].
  • Devise : Fidelis (Je suis fidèle)
  • Support : branche de laurier et branche de chêne nouées d'un ruban où s'inscrit la devise: Fidelis
  • Décret du 2 juin 1948: "Magnifique cité, victime des deux guerres mondiales, titulaire de la croix de guerre 1914-1918, a été le théâtre de violents combats en 1940, lors de la bataille de la Somme. A subi de mai 1940 à la Libération, de nombreux bombardements qui ont causé la destruction de plus du tiers de ses habitations et des pertes humaines très douloureuses. Sa population durement atteinte dans sa chair et dans ses biens, n'en a pas moins fait face avec un magnifique patriotisme aux entreprises de l'occupant. Libérée le 2 septembre 1944, après de sévères combats de rues, auxquels participèrent vaillamment ses combattents volontaires infligeant des pertes sévères à l'ennemi. En toutes circonstances s'est montrée digne d'un beau passé de gloire et de fidélité à la Patrie". (J.O. du 3 juin 1948)
  • Citation à l'ordre de l'armée du 12 août 1920 : "Par sa situation militaire a été l'objet d'attaques réitérées de l'aviation ennemie; malgré ses souffrances et ses deuils a conservé intacte sa foi patriotique." (J.O. du 14 août 1920)
Détails La mairie d'Abbeville utilise cette forme, qui inverse volontairement les armes du Ponthieu. L'erreur est très souvent commise. Même Robert Louis s'est trompé dans "l'Armorial de la Somme", ce qui a valu d'y ajouter un erratum. Depuis, l'erreur est reprise de copie en copie. Jacques Dulphy.
Officiel

Nom jeté[modifier | modifier le code]

Le nom jeté des Abbevillois est « chés bourgeois d'Adville »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 dans cette commune est le suivant[12] :

Candidat Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Eva Joly (EÉLV) 137 1,04
Marine Le Pen (FN) 3041 23,12
Nicolas Sarkozy (UMP) 3052 23,20 5481 43,10
Jean-Luc Mélenchon (FG) 1495 11,37
Philippe Poutou (NPA) 146 1,11
Nathalie Arthaud (LO) 126 0,96
Jacques Cheminade (SP) 22 0,17
François Bayrou (MoDem) 818 6,22
Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 228 1,73
François Hollande (PS) 4089 31,09 7235 56,90
Inscrits 18320 100,00 18306 100,00
Abstentions 4875 26,61 4729 25,83
Votants 13445 73,39 13577 74,17
Blancs et nuls 291 2,16 861 6,34
Exprimés 13154 97,84 12716 93,66

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Abbeville.
Liste des maires successifs depuis 1989
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 Jacques Becq PS Instituteur (1942-1979)
1995 2008 Joël Hart UMP Principal de collège
2008 en cours
(au 28 mars 2014)
Nicolas Dumont PS Réélu pour le mandat 2014-2020[13]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes de l'Abbevillois dont elle le siège.

Histoire[modifier | modifier le code]

Biface de Menchecourt-les-Abbeville, exposé à l’Exposition universelle de 1867 - Muséum de Toulouse.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Paléolithique[modifier | modifier le code]

Le sous-sol renferme de nombreux vestiges du Pléistocène. On doit à Jacques Boucher de Perthes la découverte d’une industrie lithique datant de l’Acheuléen. Cette découverte passe pour être un élément fondateur de la préhistoire en tant que science.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Bien que les recherches de Jacques Boucher de Perthes aient mis en évidence une occupation du site d'Abbeville (quartier du Menchecourt-les-Abbeville) d'époque acheuléenne, il faut s'imaginer l'endroit à l'époque romaine comme une succession de marécages, semblables aux marais de Saint-Gilles qui subsistent aujourd'hui. Plus au nord, tout le plateau entre l'Authie et la Somme était couvert d'une forêt primaire. Les Romains avaient dû entamer ce massif forestier pour le passage de la grande voie d'Amiens au village de Ponches d'une part, et d'autre part à l'Ouest par la chaussée reliant le Beauvaisis à Boulogne-sur-Mer. Le couple Abbeville / Saint-Valery-sur-Somme constitue la clef de l'énigme historique du débarquement de Maxime et de ses troupes britto-romaines au printemps 383 (St-Valery = Leuconos > Pors Liogan; Abbeville = Talence > Tolente). La route en direction de Paris passe tout près du Vieux-Rouen-sur-Bresle, où a été identifié le personnage Himbaldus (Château-Hubault)[14].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • La première mention que l'histoire fasse d'Abbeville, dans la chronique d'Hariulphe[15], date de 831. C'était alors une petite île de la Somme, habitée par des pêcheurs qui s'y réfugiaient avec leurs barques et s'y étaient fortifiés contre les invasions barbares venues du Nord. L'abbé Angilbert y aurait fait bâtir un château pour défendre cette île qui dépendait de l'abbaye de Saint-Riquier.

Moyen Âge classique[modifier | modifier le code]

La Vierge et l'Enfant dite Vierge d'Abbeville, vers 1270, proviendrait du couvent des Ursulines d'Abbeville, Paris, Musée du Louvre (1907).
  • Dès le XIIe siècle, l'abbé ouvrit aux lépreux un hospice, la maladrerie des Frères du Val, déplacée à Grand-Laviers au siècle suivant, devant l'extension urbaine. Désormais accessible aux bateaux, Abbeville devint un port de la Manche[16] sous la dépendance des abbés de Saint-Riquier. Par la suite, l'ensablement de la baie de Somme a repoussé la mer (12 km), mais la ville continua d'être un port de commerce. Abbeville devint alors la capitale du Ponthieu et s'étendit rapidement sur les deux rives de la Somme, à droite sur la pente des coteaux et à gauche dans les marais.
  • Avec le développement rapide du commerce du sel (depuis Rue), de la guède (waide en picard) et de l'industrie du drap de laine, les bourgeois augmentent en nombre et en importance politique : ils demandent une charte accordée dans le courant du XIIe siècle et qui fut confirmée en 1184 par le comte Jean Ier de Ponthieu qui mourut en Palestine. Pour commémorer l'événement, ils édifient un beffroi en 1126. Un siècle plus tard, Jeanne de Dammartin, comtesse de Ponthieu (1220-1278), permet aux religieux de convertir une partie supplémentaire des forêts en terres labourables, permettant le développement de l'économie locale.
  • Au milieu du XIIIe siècle, Abbeville était « une des bonnes villes des rois de France ». Son port était un des premiers du royaume et son commerce considérable.
  • En 1272, le Ponthieu avec Abbeville, passe par mariage aux rois d'Angleterre, mais Philippe le Long reprend la ville, prétextant qu'Édouard II d'Angleterre n'avait pas rempli son devoir de vassal. Édouard II s'étant conformé à la loi féodale, Abbeville retombe sous domination anglaise. Toutefois de nombreuses contestations s'élèvent entre les bourgeois et leurs nouveaux maîtres.

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Beffroi d'Abbeville, bas-relief en bronze d'Emmanuel Fontaine à la mémoire de Ringois (Inauguré en 1887).
  • En 1361, Abbeville, redevenue anglaise, accueille mal ses nouveaux maîtres. Ringois, bourgeois de la ville, refusant de prêter le serment d'obéissance à Édouard III d'Angleterre, fut emmené sur le sol anglais et précipité du haut de la tour du château de Douvres dans la mer en 1368[17]. Durant cette période, une révolte de Jacques fut défaite par la milice abbevilloise aux abords de Saint-Riquier.

Les soldats de Charles V s'emparèrent par surprise de la ville, mais les Anglais la reprirent peu après et elle resta en leur possession jusqu'en 1385.

  • Pendant toute la guerre de Cent Ans, la ville eut pour maîtres tantôt les Anglais, tantôt les Français causant aux habitants de la ville des souffrances considérables. Ils furent éprouvés par les impôts excessifs et de terribles épidémies. Au cours de ces décennies, la région est dévastée par les pillages, les épidémies et les loups. La ville fait ainsi appel au roi de France par deux fois, en 1406 puis en 1415.

En 1430, Henri VI d'Angleterre est reçu à Abbeville. En 1435, la ville est cédée à Philippe le Bon par le traité d'Arras.

  • Louis XI rachète Abbeville au duc de Bourgogne en 1463 et visite la ville le 27 septembre de la même année. En décembre, par ses lettres patentes, il confirme les privilèges de la ville, attachés par ses prédécesseurs[18].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

  • En 1523, les Anglais se rangent finalement aux côtés de Charles Quint dans les guerres de François Ier et la ville eut beaucoup à souffrir des fréquentes réquisitions. Cette même année, une épidémie de peste ravage Abbeville.
  • En 1531, François Ier effectue une nouvelle visite dans la ville.
  • Le 18 décembre 1594, le roi de France Henri IV visite Abbeville.
  • En 1582, une nouvelle épidémie de peste sévit à Abbeville.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Au début du XVIIe siècle une épidémie de peste exerça des ravages. Plus de 8 000 personnes personnes périrent, dépeuplant ainsi Abbeville.
  • En 1635 et 1636 la ville souffrit de la guerre contre l'Empire et l'Espagne. Ceux-ci détruisirent de nombreux villages situés aux environs. Richelieu séjourna dans la ville en octobre.
  • Une épidémie de peste sévit de nouveau durant les années 1635, 1636 et 1637.
  • En 1656, 6 000 soldats, qui avaient participé à révolution d'Angleterre débarquent en France et prennent leurs quartiers à Abbeville qu'ils quitteront pour aller renforcer l'armée de Turenne en route pour Valenciennes. Peu de temps après, Balthazard Fargues[21] vendit la place à Don Juan d'Autriche et après avoir touché le prix, il refusa de la lui livrer, leva des troupes pour son compte et se répandit dans le Ponthieu pour rançonner les habitants. Finalement arrêté il fut jugé et pendu sur la place Saint-Pierre le 17 mars 1665.
  • Vers le milieu du XVIe siècle, le commerce de la waide recule devant la promotion du pastel des pays du midi, et il fallut restructurer l'artisanat. Colbert s'y emploie, et sous Louis XIV, la ville se développe grâce à l'installation des Van Robais, fabricants de draps et de tapisseries venus des Pays-Bas, qui créent en 1665 la Manufacture royale des Rames (ateliers de draperie).
  • En 1685, à la révocation de l'édit de Nantes, le temple des protestants est détruit et les ouvriers de Van Robais, persécutés, émigrent; la population décroit alors fortement.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • À la fin du règne de Louis XIV le pays était couvert de troupes. La ville encombrée de malades et de blessés. En 1708, après la prise de Lille, les troupes du duc de Marlborough et d'Eugène de Savoye s'avancèrent fréquemment aux portes d'Abbeville, rançonnant les fermes et les villages. L'hiver 1709 est terrible; le peuple périt de froid, de faim et de misère. À cette époque l'industrie est complètement tombée et l'État doit secourir les fabricants de draps.
  • En juillet 1766, le Chevalier de La Barre, accusé d'avoir, un an plus tôt, manqué au respect dû à une procession religieuse en refusant d'ôter son chapeau et d'avoir chanté des chansons impies, fut exécuté sur la place du Grand-Marché pour blasphème. Soumis à la question, ses jambes furent broyées. La main droite et la langue tranchée, son corps décapité fut finalement livré aux flammes, avec le Dictionnaire philosophique de Voltaire, sur ce même lieu. Aujourd'hui, un pavé, gravé de son nom et de la date de son exécution, est visible sur la place de l'exécution (place Max-Lejeune), près de l'hôtel de ville.
  • Le martyre du chevalier de la Barre servit à Voltaire de bannière dans son combat contre le fanatisme religieux[22].
  • Le 2 novembre 1773, la poudrière explosa tuant 150 personnes et endommageant près de 1 000 maisons.
  • Sur le plan administratif, l’Abbevillois formait une subdélégation dont les ressorts se confondaient avec ceux de la délégation du même nom (située dans la généralité d’Amiens). À la veille de la Révolution, Abbeville fut le chef-lieu d’un bailliage électoral principal (sans bailliage secondaire).

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

Il n'y eut pas d'excès notable durant les périodes de la Révolution et de la Terreur.

  • Le 8 juin 1794 on y célébra une fête en l'honneur de l'Être suprême. Abbeville souffrit de la disette en 1794 et 1795.
  • Le 5 janvier 1795, l'hôtel de la Grutuze construit sous Charles VII, où siégeaient les administrateurs du district, est détruit par un incendie.
  • En 1798 et 1799 l'hiver est rigoureux et une partie de la ville[23] est inondée.

Consulat et Empire[modifier | modifier le code]

  • Le 29 prairial An XI Bonaparte passe pour la 1re fois dans la ville. Pendant les préparatifs de l'expédition qu'il projetait contre l'Angleterre, le Premier Consul passa souvent à Abbeville en allant au camp de Boulogne.
  • Début 1814 l'invasion devenant chaque jour plus imminente, la garde nationale urbaine fut réorganisée dans l'ensemble de l'Empire. 30 pièces d'artillerie furent placées sur les remparts, et pour compléter le système de défense de la place on abattit les arbres des environs pour confectionner 30 000 palissades et 14 000 blindages. Le 20 février, on apprend qu'une colonne de cavalerie formant l'avant-garde du 3e corps de l'armée prussienne, commandée par le baron de Geismar arrive à Doullens, devant se diriger sur Abbeville. Aussitôt, les Abbevillois courent aux armes. 800 fusils sont mis à disposition et une vigoureuse résistance commence à se mettre en place lorsque la population apprend que cette prétendue avant-garde de l'armée prussienne comptait au plus dans ses rangs 1 500 à 2 000 hommes, tant Cosaques que lanciers saxons, qui se dirigèrent finalement en direction de Paris.

Restauration[modifier | modifier le code]

  • Le 21 mars 1815, le roi Louis XVIII, sur le chemin de l'exil, passe la nuit dans ville.
  • En 1815, après la bataille de Waterloo, la ville fut de nouveau mise en défense. Toutefois à la suite de nombreuses désertions la garnison se trouva réduite à 400 hommes.

Monarchie de Juillet, Seconde République, Second Empire[modifier | modifier le code]

Victor Hugo fut trois fois de passage à Abbeville, en touriste  :
- en 1835, il y séjourna successivement à partir du 26 juillet (après être descendu à "L'Écu de Brabant"), puis les 4 et 5 août (en étant hébergé à "L'Hôtel d'Angleterre") ;
- en août et septembre 1837, arrivé d'Amiens après avoir descendu la Somme en bateau à vapeur ;
- en 1849, quittant la ville sous la pluie le 11 septembre.

La Gare (carte postale de 1905)...
... et la Place Saint-Pierre, à la même époque.

Fin du XIXe siècle et Belle Époque[modifier | modifier le code]

  • 1896, le socialiste Jules Guesde vint faire une conférence à Abbeville. Dans la foulée, un groupe du Parti ouvrier français et une Maison du Peuple sont créés.
  • 1899, le téléphone est déjà arrivé à Abbeville mais son fonctionnement ne donne pas toute satisfaction.
  • en 1899, l'industrie abbevilloise comptait: une filature, une fabrique de linge de table, des corderies, une fabrique de poidset balances, trois fonderies, une chaudronnerie, une serrurerie pour la bâtiment, une râperie, une distillerie…
  • 7 juillet 1907, inauguration du Monument La Barre rassemblant de nombreux républicains et des délégués de la Libre-Pensée et des groupes socialistes.

La Première Guerre mondiale et les conférences d'Abbeville[modifier | modifier le code]

Lors de la Première Guerre mondiale, la ville ne fut jamais occupée par les troupes allemandes (comme l'atteste le monument édifié sur le mont de Caubert).

  • En 1918, elle fut le siège de deux conférences franco-britanniques (conférences d'Abbeville) : celle du 25 mars, entre le maréchal Haig et les généraux Wilson et Foch, prépara la conférence de Doullens. Au cours de la seconde le 2 mai, Foch réclama l'autorité sur le front italien mais n'obtint qu'un pouvoir de coordination. C'est à la conférence d'Abbeville (1er et 2 mai 1918) alors que les armées s'affaiblissent que Foch face à Clemenceau et Lloyd George aurait envisagé un repli vers le sud pour protéger la capitale, s'il advenait que les armées françaises et anglaises soient séparées et qu'elles ne puissent plus défendre à la fois l'accès aux ports de la Manche et à Paris, l'armée anglaise devant alors se replier et résister sur la Somme. Ce qui fut évité grâce à l'aide américaine.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

  • Le 3 mai 1936, les électeurs de la 1re circonscription d’Abbeville ne dérogèrent pas au large mouvement populaire. Au 2e tour, ils choisirent pour député Max Lejeune qui, à 27 ans, fut alors le plus jeune élu de la Chambre.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville fut à nouveau en grande partie détruite par les bombardements allemands et anglais, qui firent disparaître à jamais les anciennes maisons à pans de bois et encorbellements.

  • Le 12 septembre 1939 à Abbeville une conférence entre France et Royaume-Uni a décidé qu'il était trop tard pour envoyer des troupes pour aider la Pologne dans sa lutte contre l'Allemagne.
  • En 1940, Abbeville fut le théâtre d'une contre-attaque vigoureuse des blindées français (commandés par le colonel de Gaulle) et anglais. Les Allemands durent reculer d'une cinquantaine de kilomètres.
Article détaillé : Bataille d'Abbeville.

Les inondations de 2001[modifier | modifier le code]

Au printemps 2001, la ville, comme toute la vallée de la Somme, eut à souffrir des inondations. Celles-ci durèrent plusieurs semaines, à cause de la saturation de la nappe phréatique, conséquence d'une année à l'humidité exceptionnelle. La gare fut inaccessible, les voies ferrées étant recouvertes par plusieurs centimètres d'eau.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités ayant été stationnées à Abbeville:

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le beffroi et le musée Boucher-de-Perthes.

Le côté pittoresque du centre-ville, avec les rues bordées de maisons anciennes rayonnant vers Saint-Vulfran, n'est plus qu'un fantôme depuis la Seconde Guerre mondiale. Ont pourtant été préservés (après « quelques » restaurations)  :

La collégiale Saint-Vulfran[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Collégiale Saint Vulfran.

Construite en 1488, chef-d'œuvre de l'art gothique flamboyant qui fait la renommée de la ville. Son saint-patron (fêté le 20 mars) est saint Wulfran de Fontenelle, né vers 650, à Milly-la-Forêt (Gâtinais), seigneur à la cour de Clotaire III, abbé de Fontenelle, archevêque de Sens en 682, évangélisateur de la Frise. Il mourut en 720 à Saint-Wandrille. Logo monument historique Classé MH (1840)

Le théâtre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Théâtre municipal d'Abbeville.

Construit en 1911, le théâtre est l'un des rares dans la région qui possède une salle italienne.  Inscrit MH (2003).

Le beffroi[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : beffroi d'Abbeville et Beffroi.

Classé au  Patrimoine mondial (2005),  Inscrit MH (1926) l'un des plus anciens de France, construit en 1209. Le 20 mai 1940, lors d'un bombardement, sa toiture fut endommagée et ce n'est qu'en 1986 qu'elle fut refaite. Le beffroi est l’un des cinquante-six beffrois de Belgique et de France inscrits en 2005 par le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité, et accueille le musée de la ville depuis 1954.

Musée Boucher-de-Perthes[modifier | modifier le code]

La Place Max-Lejeune au cœur d'Abbeville.
Article détaillé : Musée Boucher-de-Perthes.

Le château de Bagatelle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : château de Bagatelle (Somme).

Folie construite en 1752 par Josse Van Robais.  Inscrit MH (1926) le Jardin régulier et le parc  Inscrit MH (1946).

La Manufacture des Rames[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Manufacture des Rames.

Logo monument historique Classé MH (1986)

L'église Saint-Sépulcre[modifier | modifier le code]

L' Église Saint-Sépulcre d'Abbeville Logo monument historique Classé MH (1907) est une collégiale gothique du XIe siècle. Elle abrite depuis 1993 trente-et-un vitraux dessinés par Alfred Manessier.

Autres églises[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame de la Chapelle: clocher Logo monument historique Classé MH (1910), chaire du XVIIIe siècle Logo monument historique Classé MH (1909). Nombreux objets  Inscrit MH (1981), statues: Christ en croix (XVe siècle), Dieu de Pitié (XVIe siècle), Saint Nicolas (XVIIe siècle), saint tenant un sceptre (XVIIIe siècle), deux évêques formant pendant (Simon Pfaff de Pfaffenhoffen, XVIIIe siècle), Sainte Geneviève et Saint Louis (XIXe siècle); deux tabourets d'église (XVIIe siècle); buffet d'orgues (XVIIIe siècle); tableaux: la Sainte Famille (XVIIe siècle), Vierge (XIXe siècle), stèle funéraire (XIXe siècle).

L'église a été démolie en avril 2013.

Sites archéologiques[modifier | modifier le code]

  • Carrière de Menchecourt: site archéologique du Paléolithique ancien Logo monument historique Classé MH (1983)

Monument La Barre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Monument La Barre.

Le Monument La Barre fut érigé en 1907 par souscription publique, en commémoration du martyre du chevalier de La Barre. Placé près de la gare, à côté du pont sur le canal de la Somme, le Monument La Barre est un point de ralliement annuel, le premier dimanche de juillet, des défenseurs de la laïcité et des libres-penseurs.

Autres monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts de la Grande Guerre, Les Patrouilleurs sculpture due à Louis Leclabart. Réalisé en pierre de Lavoux, la sculpture représente une scène de tranchées. Le monument a été inauguré en 1923 par le Maréchal Foch.

Parcs et jardins publics[modifier | modifier le code]

Bibliothèque municipale Robert Mallet (ancien hôtel d'Emonville) et jardins.
  • Le parc d'Emonville dans lequel est situé la Bibliothèque municipale Robert Mallet ainsi que le service des archives municipales doit son nom de l'un de ses propriétaires Arthur Foulques d'Emonville, amateur de botanique qui avait acheté une partie du Prieuré Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Abbeville, pour y aménager un jardin, et y construire un hôtel particulier. L' entrée principale du jardin est un vestige du prieuré.
Article détaillé : Parc d'Emonville.
  • Le parc municipal de La Bouvaque
Article détaillé : Parc municipal de La Bouvaque.

On peut y voir de nombreux oiseaux sédentaires ou migrateurs ainsi que des saulaies, des roselières …

Autres monuments[modifier | modifier le code]

La gare d'Abbeville en février 2010.
  • La gare d'Abbeville de style « balnéaire régional » est bâtie autour d'une ossature de bois avec parement de brique rouge,  Inscrit MH (1984).
  • Les bains-douches d'Abbeville, construits en 1909-1910 par la Caisse d'épargne sur les plans des architectes Greux et Marchand. Les sculptures sont de Henri Louis Leclabart (1876-1929), auteur du monument aux morts d’Abbeville et de celui du stade Delique.  Inscrit MH (2003)
Hôtel de ville d'Abbeville.
  • L'hôtel de ville, reconstruit après 1945.

Personnages liés à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Victor Hugo, Œuvres Complètes - Voyages, Collection "Bouquins", Éditions Robert Laffont, Paris, octobre 1987, plus de 1300 pages.
  • Charles Lesueur, Abbeville pendant la Guerre de 1914-1918
  • François-César Louandre, Recherches sur la topographie du Ponthieu, avant le XIVe siècle, date inconnue.
  • François-César Louandre, Biographie d'Abbeville et de ses environs, 1829.
  • François-César Louandre, Histoire ancienne et moderne d’Abbeville et de son arrondissement, 1834.
  • François-César Louandre, Lettres et bulletins des armées de Louis XI, adressés aux officiers municipaux d'Abbeville, avec des éclaircissemens et des notes, 1837.
  • Gérald Maisse, Occupation et Résistance dans la Somme 1940-1944, Abbeville 2005, F. Paillart Éditeur (ISBN 9 - 782 853 - 140 195).
  • Christian Morel de Sarcus, Déluges, roman, Éditions Henry, novembre 2004 (évocation des bombardements de 1940 et des inondations de la Somme, en 2001).
  • Ernest Prarond, Notice sur les rues d’Abbeville, 1850.
  • Ernest Prarond, Notices historiques, topographiques et archéologiques sur l’arrondissement d’Abbeville, 1854
  • Ernest Prarond, Abbeville à table, études gourmandes et morales, 1875
  • Ernest Prarond, La Topographie historique et archéologique d’Abbeville, 1871-1884
  • Ernest Prarond, La Ligue à Abbeville, 1576-1594, 1873
  • Ernest Prarond, Les Convivialités de l’échevinage, ou l’Histoire à table, 1886
  • Henri de Wailly, Le Coup de faux: l'assassinat d'une ville (Abbeville 1940), Copernic, 1980
  • Henri de Wailly, De Gaulle sous le casque, Abbeville 1940, Librairie académique Perrin, 1990
  • Henri de Wailly, La Victoire évaporée: Abbeville 1940, Librairie académique Perrin, 1995
  • Henri de Wailly, L'Offensive blindée d'Abbeville 27 mai-4juin 1940, Economica, 2012

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chapelle St Pierre St Paul] sur le site de l'association du prieuré. Consulté le 29 juin 2014
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Abbeville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  6. Bibliothèque municipale (section “étude et patrimoine”) d'Abbeville sur le site du CR2L de Picardie
  7. Les Nuits du Blues (présentation du programme 2011)
  8. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎ 5 juillet 2008
  9. http://proussel.voila.net/pages/noms_flamands.htm
  10. Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la région Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart
  11. http://www.ville-abbeville.fr/
  12. Ministère de l'Intérieur - Somme (Picardie), « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Abbeville » (consulté le 16 juin 2014)
  13. Halima Najibi, « Abbeville (80) : Nicolas Dumont s'installe dans son siège de maire », Élections municipales 2014, France 3 Picardie,‎ 28 mars 2014 (consulté le 28 mars 2014)
  14. voir en bibliographie et liens externes)
  15. Ecrit également Hariulf.
  16. En fait, les navires de mer accostent plutôt à cette époque à Grand-Laviers, mais les marchandises peuvent être amenées par de grosses barques au cœur même de la ville, comme en témoigne le faubourg du Guindal.
  17. L'héroïsme de Ringois nous est connu par un passage des Grandes chroniques de France (Règne de Charles V. p. 97) : « Item, que le dit roy d'Angleterre, les dis gouverneur et trésorier ont requis et fait requérir à plusieurs nobles et subgiez du dit Pontieu qu'il feissent seremens d'estre avec le roy d'Angleterre, contre toutes personnes qui pevent vivre et morir, le roy de France ou autres, et en y a plusieurs qui l'on fait ainsi par doubtance, si comme l'en dit, et à ceuls qui ne le vouloient faire on saisissoit leurs terres et leurs fiefs, et tient-on communelment que Ringois d'Abbeville a esté mort, pour ce qu'il ne voust faire le dit sairement contre le roy de France, et fu menez en Angleterre, et après ce qu'il a esté longuement prisonnier détenu, sanz lui vouloir ouvrir voie de droit, ne à ses amis qui le poursivoient, on l'a fait saillir de dessus les dunes du chastel de Douvre en la mer. »
  18. http://books.google.fr/books?id=FZfHoyI8BKwC&pg=PA154 Lettres patentes de Louis XI, Crotoy, décembre 1463.
  19. a et b D'après Germain-François Poullain de Saint-Foix, Histoire de l'Ordre du Saint-Esprit, vol. 1, Paris, Vve Duchesne,‎ 1766, p. 45-46 : « [Madame Ceton] (...) passa par Abbeville ; M. de Cossé commandoit un Corps de troupes campées près de cette Ville (...) Pendant la petite fête qu'il donna à Madame Ceton (...) on vint lui dire que le Capitaine Cocqueville, à la tête de trois mille hommes, marchoit à Saint-Valery-sur-Somme, & qu'il n'y avoit pas un moment à perdre s'il vouloit sauver cette Place. (...) il monte à cheval, marche vers Saint-Valery, reprend d'assaut cette Place, dont Coqueville venoit de s'emparer... »
  20. D'après F.-C. Louandre, Hist. ancienne et moderne d’Abbeville (voir infra la bibliographie), p. 303.
  21. Balthazar de Méalet de Fargues, seigneur de Cincehours, capitaine-major au régiment de Bellebrune
  22. Cf. notamment l'article Torture qu'il rajouta dans son Dictionnaire philosophique à la suite de l'événement.
  23. Quartier Saint-Jacques, chaussée d'Hocquet, faubourgs des Planches et de Rouvroy
  24. Didier Rykner, « L’église Saint-Jacques d’Abbeville va être détruite », La Tribune de l'art, 8 février 2013
  25. .http://www.premiumwanadoo.com/memorial-morts-pour-la-france-80/memorial/abbeville/abbeville.htm et http://www.premiumwanadoo.com/memorial-morts-pour-la-france-80/memorial/abbeville/monument/1939.htm
  26. Le Courrier picard, 23 mai 1965