Abbeville
| Abbeville | ||
Beffroi, entrée du Musée Boucher de Perthes |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie | |
| Département | Somme (sous-préfecture) |
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| Arrondissement | Abbeville (chef-lieu) |
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| Canton | Abbeville-Nord (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes de l'Abbevillois | |
| Maire Mandat |
Nicolas Dumont 2008-2014 |
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| Code postal | 80100 | |
| Code commune | 80001 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Abbevillois | |
| Population municipale |
24 155 hab. (2010) | |
| Densité | 914 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 2 m — Max. 76 m | |
| Superficie | 26,42 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.abbeville.fr | |
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Abbeville est une commune française située dans le département de la Somme et la région Picardie. C'est le chef-lieu d'arrondissement de la Somme, sur la Somme. C'était la capitale du Ponthieu. Ses habitants sont appelés les Abbevillois.
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
Abbeville, située sur la Somme à 45 kilomètres en aval d'Amiens, à environ 200 km de Paris, se trouve également à 10 kilomètres à vol d'oiseau de la baie de Somme et de la Manche.
Juste à mi-chemin entre Rouen et Lille, c'est la capitale historique du comté de Ponthieu et de la Picardie maritime.
Quartiers, hameaux et lieux-dits [modifier]
- Le parc d'Emonville au milieu duquel se dressent les archives de la bibliothèque municipale (bibliothèque Robert Mallet), au sud du boulevard de la République. Le jardin d'Emonville tient son nom de l'un de ses propriétaires Arthur Foulc d'Emonville, amateur de botanique qui avait acheté une partie du Prieuré Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Abbeville, pour y aménager un jardin, et y construire un hôtel particulier, actuelle section d'étude de la bibliothèque Robert Mallet. Il reste du prieuré saint Pierre, l'arche d'entrée, actuelle entrée principale du jardin située sur la place Clemenceau, ainsi que certains bâtiments qui composent le lycée saint Pierre, dont la remarquable chapelle Saint-Pierre-Saint-Paul (aujourd'hui dans un état déplorable). Ce lieu est considéré par certains comme étant l'origine d'Abbeville, car il était l'emplacement du premier château des comtes de Ponthieu, que l'on nomme castrum. Des suppositions sont faites sur le fait que ce lieu pourrait être l'emplacement de la ferme d'Abbatisvilla, dépendance de l'abbaye de Saint-Riquier[1].
- Faubourg de La Bouvaque et Faubourg de Thuison, situés au nord de la ville. Le parc municipal de La Bouvaque est longé par le boulevard de la République, il est situé dans . Il se compose de l'étang de La Bouvaque et des prés Collart (anciens bassins de décantation de la sucrerie Béghin-Say).
- Faubourg Saint Gilles
- Rouvroy à l'ouest, dont l'origine du nom vient de Rouvray (du latin roborem, moyen français robre, le « chêne ») se rapporte donc au chêne, indique un bois de chênes ou un chêne remarquable.
- Mautort, à côté de Rouvroy qui est un ancien fief situé entre Cambron et Abbeville. Il est à l'origine du nom noble de Mautort, qui subsiste dans le nom de famille Tillette de Mautort.
Le nom tort est attesté en ancien français avec le sens de détour et Mau (du latin malus, « mauvais »). L'église Saint-Silvin de Mautort, emblématique du quartier, fut au départ une simple chapelle de marins fondée au XIe siècle. Elle subit de nombreuses modifications au cours du (XIVe, XVe, et XVIe.
- Menchecourt, au nord ouest, est connu par sa sucrerie (fermée en 2008 et rasée en 2010) et par son club de football.
Climat [modifier]
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 1 | 1,1 | 2,7 | 4,4 | 7,6 | 10,3 | 12,2 | 12,2 | 10,4 | 7,7 | 3,9 | 1,8 | 6,3 |
| Température moyenne (°C) | 3,3 | 3,8 | 6 | 8,4 | 11,9 | 14,6 | 16,6 | 16,7 | 14,7 | 11,3 | 6,7 | 4,2 | 9,8 |
| Température maximale moyenne (°C) | 5,6 | 6,5 | 9,4 | 12,4 | 16,2 | 18,9 | 21 | 21,3 | 18,9 | 14,8 | 9,4 | 6,5 | 13,4 |
| Précipitations (mm) | 59,2 | 48,3 | 55 | 48,1 | 53,6 | 61,8 | 57,4 | 57 | 68 | 71,8 | 81,2 | 70,2 | 731,5 |
| Record de froid (°C) (année du record) |
-17,4 (1985) |
-14,6 (1956) |
-9,8 (1971) |
-3,3 (1996) |
-1,6 (1960) |
0,1 (1962) |
4,9 (1984) |
4,9 (1979) |
1,3 (1979) |
-3,4 (1950) |
-3,1 (1956) |
-13,1 (1950) |
-17,4 |
| Record de chaleur (°C) (année du record) |
14,8 (1993) |
19,9 (1950) |
22,9 (1953) |
29,3 (1949) |
32,4 (1953) |
34,2 (1976) |
37,8 (1952) |
37,3 (2003) |
32,8 (1949) |
26,9 (1959) |
18,8 (1955) |
16,1 (2000) |
37,8 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|
5.6
1
59.2
|
6.5
1.1
48.3
|
9.4
2.7
55
|
12.4
4.4
48.1
|
16.2
7.6
53.6
|
18.9
10.3
61.8
|
21
12.2
57.4
|
21.3
12.2
57
|
18.9
10.4
68
|
14.8
7.7
71.8
|
9.4
3.9
81.2
|
6.5
1.8
70.2
|
| Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm) | |||||||||||
Communes limitrophes [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 24 155 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,4 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 45,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 21,1 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 19 %) ;
- 54,4 % de femmes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 18,2 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 26,8 %).
Économie [modifier]
Abbeville est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Abbeville - Picardie maritime. Elle gère des ports, l'aérodrome et des zones industrielles de l'arrondissement d'Abbeville.
Culture, fêtes, sport et loisirs [modifier]
Culture [modifier]
- Théâtre municipal, construit en 1911,
Inscrit MH (2003) - Conservatoire municipal de musique d'Abbeville
- Bibliothèque municipale Robert Mallet
- Musée Boucher de Perthes
- Société d'émulation d'Abbeville
Fêtes [modifier]
- Les Nuits du Blues[8]
Ville fleurie [modifier]
Abbeville s'est vue attribuer trois fleurs en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[9].
Jumelage [modifier]
Argos (Grèce) depuis 1993
Burgess Hill (Grande-Bretagne) depuis 1994
Sport [modifier]
- Club de cyclisme l'Étoile Cycliste Abbevilloise
- Club de handball dont l'équipe 1 féminine joue en Division 2 (D2).
- Club de tennis de table, actuellement en Nationale 1.
- École de pilotage, avions, planeurs et ULM, située à la limite d'Abbeville et de Buigny-Saint-Maclou.
- Football, SC Abbeville, équipe évoluant en Ligue régionale de football.
- Hockey sur gazon, équipe féminine évoluant en Nationale 1.
- Le Judo Club Abbevillois
- Parcours de golf, au nord-ouest de la ville, l'un des plus grand de Picardie et l'un des moins cher de France.[réf. nécessaire]
- Skate-Park d'Abbeville
- Club de Boxe - Salle Bobo Lorcy et Benjamin Leberton
Jeux [modifier]
- EPM-Echiquier de Picardie Maritime (Club d'échecs).
- Club de Poker, (PCA Poker Club Abbeville), club qui a terminé 1er aux Championnats de France de Poker par équipe (CNEC).
Abbeville dans la littérature [modifier]
- Voltaire, dans son Dictionnaire philosophique (1769), rédigea un article Torture, dans lequel il fit un récit du martyre du Chevalier de La Barre:
[…] " Lorsque le chevalier de La Barre, petit-fils d’un lieutenant général des armées, jeune homme de beaucoup d’esprit et d’une grande espérance, mais ayant toute l’étourderie d’une jeunesse effrénée, fut convaincu d’avoir chanté des chansons impies, et même d’avoir passé devant une procession de capucins sans avoir ôté son chapeau, les juges d’Abbeville, gens comparables aux sénateurs romains, ordonnèrent, non seulement qu’on lui arrachât la langue, qu’on lui coupât la main, et qu’on brûla son corps à petit feu ; mais ils l’appliquèrent encore à la torture pour savoir combien de chansons il avait chanté, et combien de processions il avait vu passer, le chapeau sur la tête. Ce n’est pas dans le XIIIème ou dans le XIVème siècle que cette aventure est arrivée, c’est dans le XVIIIème. "
- Victor Hugo, dans ses récits de voyages évoqua les séjours qu'ils fit à Abbeville.
- André Maurois, dans Les Silences du colonel Bramble (1918) décrit plaisamment l'esprit commerçant intact des habitants d'Abbeville dans les derniers mois de la guerre.
- Christian Morel de Sarcus, dans son roman Déluges, Éditions Henry, novembre 2004 (Prix Renaissance 2005), évoque les bombardements de 1940 et des inondations de la Somme de 2001.
Toponymie [modifier]
Le nom de la ville est attesté sous diverses formes au cours des siècles : Brittania (au IIIe siècle), Abacivo villa (au VIe siècle), Bacivum palatium, Cloie et Cloye (au VIIe siècle), Abacivum villa, Basiu, Haymonis villa, Abbatis villa, Abbevilla (au XIe siècle), Abbavilla, Abedvilla, Abatis villa, Abbasvilla, Abbisvilla, Abbevile en 1209, Abbevilla in ponticio en 1213, Abisvil, Abeville en 1255, Abbeville en 1266, Abbisville, Abbeville en Pontiu (XIIIe siècle), Albeville, Aubeville en 1358, Albeville en 1347, Aubbeville, Aubeville, Abevile (1383), Abbativilla et enfin Abbeville, signifie la « villa de l'abbé » car elle dépendait autrefois de l'abbaye de Saint-Riquier.
On trouve aussi Hableville en 1607 et Ableville en 1643, avec adjonction transitoire d’un L.
Héraldique [modifier]
Abbeville se vantait de n'avoir jamais été prise et se faisait appeler « Abbeville la pucelle ». Aussi les rois capétiens, pour récompenser sa fidélité, lui accordèrent de nombreux privilèges.[réf. souhaitée]
| Blason |
Les armoiries d'Abbeville se blasonnent donc ainsi :
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|---|---|---|
| Détails | La mairie d'Abbeville utilise cette forme, qui inverse volontairement les armes du Ponthieu. L'erreur est très souvent commise. Même Robert Louis s'est trompé dans "l'Armorial de la Somme", ce qui a valu d'y ajouter un erratum. Depuis, l'erreur est reprise de copie en copie. Jacques Dulphy. Officiel |
Nom jeté [modifier]
Le nom jeté des Abbevillois est « chés bourgeois d'Adville »
Administration [modifier]
La ville est une sous-préfecture.
Histoire [modifier]
Préhistoire [modifier]
Paléolithique [modifier]
Le sous-sol renferme de nombreux vestiges du Pléistocène. On doit à Jacques Boucher de Perthes la découverte d’une industrie lithique datant de l’Acheuléen. Cette découverte passe pour être un élément fondateur de la préhistoire en tant que science.
Antiquité [modifier]
Bien que les recherches de Jacques Boucher de Perthes aient mis en évidence une occupation du site d'Abbeville (quartier du Menchecourt-les-Abbeville) d'époque acheuléenne, il faut s'imaginer l'endroit à l'époque romaine comme une succession de marécages, semblables aux marais de Saint-Gilles qui subsistent aujourd'hui. Plus au nord, tout le plateau entre l'Authie et la Somme était couvert d'une forêt primaire. Les Romains avaient dû entamer ce massif forestier pour le passage de la grande voie d'Amiens au village de Ponches d'une part, et d'autre part à l'Ouest par la chaussée reliant le Beauvaisis à Boulogne-sur-Mer.
Le couple Abbeville / Saint-Valery-sur-Somme constitue la clef de l'énigme historique du débarquement de Maxime et de ses troupes britto-romaines au printemps 383 (St-Valery = Leuconos > Pors Liogan; Abbeville = Talence > Tolente). La route en direction de Paris passe tout près du Vieux-Rouen-sur-Bresle, où a été identifié le personnage Himbaldus (Château-Hubault)[13].
Moyen Âge [modifier]
Haut Moyen Âge [modifier]
- Au VIIe siècle, les bénédictins de Saint-Valery, Saint-Josse, Saint-Saulve de Montreuil, de Forest-Montiers, de Balance et de Valloires défrichèrent les bois qui avoisinaient leurs monastères. Le roi des Francs Dagobert Ier attribua alors à Riquier une partie de la forêt de Crécy, dont l'ermitage devint l'abbaye de Saint-Riquier : c'est l'acte de naissance du domaine abbatial d'Abbeville. Le nom, Abbeville, vient d'ailleurs du latin et signifie « ville (ou plus exactement) domaine des abbés » (de Saint-Riquier).
- La première mention que l'histoire fasse d'Abbeville, dans la chronique d'Hariulphe[14], date de 831. C'était alors une petite île de la Somme, habitée par des pêcheurs qui s'y réfugiaient avec leurs barques et s'y étaient fortifiés contre les invasions barbares venues du Nord. L'abbé Angilbert y aurait fait bâtir un château pour défendre cette île qui dépendait de l'abbaye de Saint-Riquier.
- En 992, Hugues Capet fait fortifier la ville et la donne à sa fille, Gisèle, lors de son mariage avec Hugues Ier comte de Ponthieu qui résidait alors à Montreuil.
Moyen Âge classique [modifier]
- Dès le XIIe siècle, l'abbé ouvrit aux lépreux un hospice, la maladrerie des Frères du Val, déplacée à Grand-Laviers au siècle suivant, devant l'extension urbaine. Désormais accessible aux bateaux, Abbeville devint un port de la Manche[15] sous la dépendance des abbés de Saint-Riquier. Par la suite, l'ensablement de la baie de Somme a repoussé la mer (12 km), mais la ville continua d'être un port de commerce. Abbeville devint alors la capitale du Ponthieu et s'étendit rapidement sur les deux rives de la Somme, à droite sur la pente des coteaux et à gauche dans les marais.
- En 1095, Gui Ier comte de Ponthieu fonde l'abbaye Saint-Pierre d'Abbeville et le 24 mai 1098, il y adoube chevalier Louis le Gros.
- À l'occasion de la première croisade, Abbeville fut le point de rencontre des nombreuses troupes venues des provinces du Nord. Godefroy de Bouillon les passa en revue sur l'emplacement actuel de l'église du Saint-Sépulcre.
- Avec le développement rapide du commerce du sel (depuis Rue), de la guède (waide en picard) et de l'industrie du drap de laine, les bourgeois augmentent en nombre et en importance politique : ils demandent une charte accordée dans le courant du XIIe siècle et qui fut confirmée en 1184 par le comte Jean Ier de Ponthieu qui mourut en Palestine. Pour commémorer l'événement, ils édifient un beffroi en 1126. Un siècle plus tard, Jeanne de Dammartin, comtesse de Ponthieu (1220-1278), permet aux religieux de convertir une partie supplémentaire des forêts en terres labourables, permettant le développement de l'économie locale.
- En 1214, la milice d'Abbeville prend part à la bataille de Bouvines.
- Au milieu du XIIIe siècle, Abbeville était « une des bonnes villes des rois de France ». Son port était un des premiers du royaume et son commerce considérable.
- En 1259, les États généraux du royaume se tinrent à Abbeville et Henri III d'Angleterre s'y rencontra avec Louis IX de France pour y signer le traité de Paris qui réglait la question des conquêtes de Philippe Auguste.
- En 1272, le Ponthieu avec Abbeville, passe par mariage aux rois d'Angleterre, mais Philippe le Long reprend la ville, prétextant qu'Édouard II d'Angleterre n'avait pas rempli son devoir de vassal. Édouard II s'étant conformé à la loi féodale, Abbeville retombe sous domination anglaise. Toutefois de nombreuses contestations s'élèvent entre les bourgeois et leurs nouveaux maîtres.
Bas Moyen Âge [modifier]
- Touchée de près par l'expédition anglaise de 1346, Abbeville résiste aux armées anglaises, et sert de base arrière lors de la bataille de Crécy et en particulier lors du siège de Calais.
- En 1360, elle est cédée, avec le Comté de Ponthieu dont elle est la capitale, à la couronne d'Angleterre par le traité de Brétigny. Cette même année, Jean le Bon revenant de captivité y séjourne.
- En 1361, Abbeville, redevenue anglaise, accueille mal ses nouveaux maîtres. Ringois, bourgeois de la ville, refusant de prêter le serment d'obéissance à Édouard III d'Angleterre, fut emmené sur le sol anglais et précipité du haut de la tour du château de Douvres dans la mer en 1368[16]. Durant cette période, une révolte de Jacques fut défaite par la milice abbevilloise aux abords de Saint-Riquier.
Les soldats de Charles V s'emparèrent par surprise de la ville, mais les Anglais la reprirent peu après et elle resta en leur possession jusqu'en 1385.
- Pendant toute la guerre de Cent Ans, la ville eut pour maitres tantôt les Anglais, tantôt les Français causant aux habitants de la ville des souffrances considérables. Ils furent éprouvés par les impôts excessifs et de terribles épidémies. Au cours de ces décennies, la région est dévastée par les pillages, les épidémies et les loups. La ville fait ainsi appel au roi de France par deux fois, en 1406 puis en 1415.
- Comme les autres villes picardes, elle passe ensuite sous domination bourguignonne en 1421.
En 1430, Henri VI d'Angleterre est reçu à Abbeville.
En 1435, la ville est cédée à Philippe le Bon par le traité d'Arras
- Louis XI rachète Abbeville au duc de Bourgogne en 1463 et visite la ville le 27 septembre de la même année. En décembre, par ses lettres patentes, il confirme les privilèges de la ville, attachés par ses prédécesseurs[17].
- En 1465, Charles le Téméraire revient sur cette cession en prenant la tête de la Ligue du Bien public.
- Louis XI échoue devant Abbeville en 1471, mais recouvre toute la Picardie à la mort du duc de Bourgogne en 1477.
Temps modernes [modifier]
- En 1493, Charles VIII visite la ville.
XVIe siècle [modifier]
- Le 3 octobre 1514, Louis XII épouse à Abbeville Marie, fille d'Henri VII d'Angleterre.
- Le 23 juin 1517, François Ier vint à Abbeville avec la reine et y rencontra le cardinal Wolsey, représentant le roi d'Angleterre dans le but de former une ligue contre Charles Quint.
- En 1523, les Anglais se rangent finalement aux côtés de Charles Quint dans les guerres de François Ier et la ville eut beaucoup à souffrir des fréquentes réquisitions. Cette même année, une épidémie de peste ravage Abbeville.
- En 1531, François Ier effectue une nouvelle visite dans la ville.
- Le coup le plus sérieux porté à Abbeville est la série de raids anglais menés par le duc de Suffolk sur les côtes de l'estuaire en 1544, après la chute de Boulogne-sur-Mer et Montreuil.
- Durant les Guerres de religion, le gouverneur qui était protestant fut massacré avec sa famille par le peuple.
- En 1568, François Cocqueville, un chef de guerre protestant, pénètre dans le Ponthieu avec 3 000 soldats. Il pille et saccage l'abbaye de Dommartin, les villes, les églises et châteaux la région d'Authie et de Saint-Valery-sur-Somme. Pourchassé par le Maréchal de Brissac, Cocqueville est capturé avec plusieurs des siens et ils sont décapités sur la place du marché d'Abbeville.
- La Saint-Barthélemy n'y fit aucune victime grâce à la modération de Léonor d'Orléans duc de Longueville gouverneur de la Picardie. Toutefois, la ville qui avait embrassé le parti de la Ligue souffrit beaucoup des Guerres de religion et elle ne fut soulagée que lorsqu'elle eut reconnu, en avril 1594, Henri IV, malgré le clergé qui persistait dans sa résistance.
- Le 18 décembre 1594, le roi de France Henri IV visite Abbeville.
XVIIe siècle [modifier]
- Au début du XVIIe siècle une épidémie de peste exerça des ravages. Plus de 8 000 personnes personnes périrent, dépeuplant ainsi Abbeville.
- Le 21 décembre 1620, le roi Louis XIII visite la ville. Sa sœur Henriette y vint plusieurs fois.
- En 1635 et 1636 la ville souffrit de la guerre contre l'Empire et l'Espagne. Ceux-ci détruisirent de nombreux villages situés aux environs. Richelieu séjourna dans la ville en octobre.
- En 1656, 6 000 soldats, qui avaient participé à révolution d'Angleterre débarquent en France et prennent leurs quartiers à Abbeville qu'ils quitteront pour aller renforcer l'armée de Turenne en route pour Valenciennes. Peu de temps après, Balthazard Fargues[18] vendit la place à Don Juan d'Autriche et après avoir touché le prix, il refusa de la lui livrer, leva des troupes pour son compte et se répandit dans le Ponthieu pour rançonner les habitants. Finalement arrêté il fut jugé et pendu sur la place Saint-Pierre le 17 mars 1665.
- En 1657, Louis XIV vint deux fois à Abbeville avec sa mère, Anne d'Autriche.
- Vers le milieu du XVIe siècle, le commerce de la waide recule devant la promotion du pastel des pays du midi, et il fallut restructurer l'artisanat. Colbert s'y emploie, et sous Louis XIV, la ville se développe grâce à l'installation des Van Robais, fabricants de draps et de tapisseries venus des Pays-Bas, qui créent en 1665 la Manufacture royale des Rames (ateliers de draperie).
- En 1685, à la révocation de l'édit de Nantes, le temple des protestants est détruit et les ouvriers de Van Robais, persécutés, émigrent; la population décroit alors fortement.
- En 1693, le Ponthieu devient le refuge d'un nombre considérable de bretons et de normands qui avaient quitté leur pays à cause de la famine, mais ils périrent presque tous de misère.
XVIIIe siècle [modifier]
- À la fin du règne de Louis XIV le pays était couvert de troupes. La ville encombrée de malades et de blessés. En 1708, après la prise de Lille, les troupes du duc de Marlborough et d'Eugène de Savoye s'avancèrent fréquemment aux portes d'Abbeville, rançonnant les fermes et les villages. L'hiver 1709 est terrible; le peuple périt de froid, de faim et de misère. À cette époque l'industrie est complètement tombée et l'État doit secourir les fabricants de draps.
- En 1717, Pierre le Grand passe à Abbeville.
- En juillet 1766, le Chevalier de La Barre, accusé d'avoir, un an plus tôt, manqué au respect dû à une procession religieuse en refusant d'ôter son chapeau et d'avoir chanté des chansons impies, fut exécuté sur la place du Grand-Marché pour blasphème. Soumis à la question, ses jambes furent broyées. La main droite et la langue tranchée, son corps décapité fut finalement livré aux flammes, avec le Dictionnaire philosophique de Voltaire, sur ce même lieu. Aujourd'hui, un pavé, gravé de son nom et de la date de son exécution, est visible sur la place de l'exécution (place Max-Lejeune), près de l'hôtel de ville.
- Le martyre du chevalier de la Barre servit à Voltaire de bannière dans son combat contre le fanatisme religieux[19].
- Le 2 novembre 1773, la poudrière explosa tuant 150 personnes et endommageant près de 1 000 maisons.
- Sur le plan administratif, l’Abbevillois formait une subdélégation dont les ressorts se confondaient avec ceux de la délégation du même nom (située dans la généralité d’Amiens). À la veille de la Révolution, Abbeville fut le chef-lieu d’un bailliage électoral principal (sans bailliage secondaire).
Époque contemporaine [modifier]
Révolution française [modifier]
Il n'y eut pas d'excès notable durant les périodes de la Révolution et de la Terreur.
- En 1793, on brûla sur la place Saint-Pierre des meubles d'églises, des images et des titres féodaux. L'église Saint-Vulfran devint le temple de la Raison.
- Le 8 juin 1794 on y célébra une fête en l'honneur de l'Être suprême. Abbeville souffrit de la disette en 1794 et 1795.
- Le 5 janvier 1795, l'hôtel de la Grutuze construit sous Charles VII, où siégeaient les administrateurs du district, est détruit par un incendie.
- En 1797, création de la Société d'émulation d'Abbeville, une des plus anciennes sociétés savantes de France.
Consulat et Empire [modifier]
- Le 18 brumaire An X, il y eut un terrible ouragan qui causa pour plus de 1 300 000 Francs de dégâts dans l'arrondissement
- Le 29 prairial An XI Bonaparte passe pour la 1re fois dans la ville. Pendant les préparatifs de l'expédition qu'il projetait contre l'Angleterre, le Premier Consul passa souvent à Abbeville en allant au camp de Boulogne.
- En 1813, dans le cadre de la réorganisation de la cavalerie qui avait été décimée en Russie, l'arrondissement offrit au gouvernement 43 hommes montés et équipés.
- Début 1814 l'invasion devenant chaque jour plus imminente, la garde nationale urbaine fut réorganisée dans l'ensemble de l'Empire. 30 pièces d'artillerie furent placées sur les remparts, et pour compléter le système de défense de la place on abattit les arbres des environs pour confectionner 30 000 palissades et 14 000 blindages. Le 20 février, on apprend qu'une colonne de cavalerie formant l'avant-garde du 3e corps de l'armée prussienne, commandée par le baron de Geismar arrive à Doullens, devant se diriger sur Abbeville. Aussitôt, les Abbevillois courent aux armes. 800 fusils sont mis à disposition et une vigoureuse résistance commence à se mettre en place lorsque la population apprend que cette prétendue avant-garde de l'armée prussienne comptait au plus dans ses rangs 1 500 à 2 000 hommes, tant Cosaques que lanciers saxons, qui se dirigèrent finalement en direction de Paris.
- Début avril, après la Bataille de Paris et l'abdication de Napoléon, 2 000 lanciers et cuirassiers prussiens commandés par le général Roeder (de) arrivèrent de Paris et dans les campagnes voisines et y commirent toutes sortes d'excès durant leur séjour.
Restauration [modifier]
- Le 27 avril 1814, Louis XVIII entre dans la ville et y est reçu avec de grandes démonstrations de joie. Il logea à l'abbaye de Saint-Pierre.
- Durant la première Restauration, de nombreux personnages de marque et environ 10 000 hommes de troupes anglaises passèrent par Abbeville, pour retourner dans leur pays. Le duc de Berry, accompagné des 10e régiment de cuirassiers et du 108e régiment d'infanterie de ligne, y séjourna.
- Le 21 mars 1815, le roi Louis XVIII, sur le chemin de l'exil, passe la nuit dans ville.
- En 1815, après la bataille de Waterloo, la ville fut de nouveau mise en défense. Toutefois suite à de nombreuses désertions la garnison se trouva réduite à 400 hommes.
Monarchie de Juillet, Seconde République, Second Empire [modifier]
Victor Hugo fut trois fois de passage à Abbeville, en touriste :
- en 1835, il y séjourna successivement à partir du 26 juillet (après être descendu à "L'Écu de Brabant"), puis les 4 et 5 août (en étant hébergé à "L'Hôtel d'Angleterre")
- en août et septembre 1837, arrivé d'Amiens après avoir descendu la Somme en bateau à vapeur
- en 1849, quittant la ville sous la pluie le 11 septembre.
- 1847, arrivée du chemin de fer à Abbeville avec l'ouverture de la section Amiens-Abbeville de la ligne Longueau-Boulogne-sur-Mer.
- 1856, inauguration de la gare d'Abbeville, toujours en service.
Fin du XIXe siècle et Belle Époque [modifier]
- 17 août 1890, inauguration du monument à l'Amiral Courbet.
- 1896, le socialiste Jules Guesde vint faire une conférence à Abbeville. Dans la foulée, un groupe du Parti ouvrier français et une Maison du Peuple sont créés.
- 1899, le téléphone est déjà arrivé à Abbeville mais son fonctionnement ne donne pas toute satisfaction.
- en 1899, l'industrie abbevilloise comptait: une filature, une fabrique de linge de table, des corderies, une fabrique de poidset balances, trois fonderies, une chaudronnerie, une serrurerie pour la bâtiment, une râperie, une distillerie…
- 7 juillet 1907, inauguration du Monument La Barre rassemblant de nombreux républicains et des délégués de la Libre-Pensée et des groupes socialistes.
La Première Guerre mondiale et les conférences d'Abbeville [modifier]
Lors de la Première Guerre mondiale, la ville ne fut jamais occupée par les troupes allemandes (comme l'atteste le monument édifié sur le mont de Caubert).
- En 1916, lors de la Bataille de la Somme, elle accueillit un hôpital militaire (le 3rd Australian General Hospital). Comme Amiens et Beauvais, la commune fut partiellement détruite et les séquelles de guerre sont nombreuses aux environs, notamment en raison des munitions non explosées que l'on retrouve encore dans le sol.
- En 1918, elle fut le siège de deux conférences franco-britanniques (conférences d'Abbeville) : celle du 25 mars, entre le maréchal Haig et les généraux Wilson et Foch, prépara la conférence de Doullens. Au cours de la seconde le 2 mai, Foch réclama l'autorité sur le front italien mais n'obtint qu'un pouvoir de coordination. C'est à la conférence d'Abbeville (1er et 2 mai 1918) alors que les armées s'affaiblissent que Foch face à Clemenceau et Lloyd George aurait envisagé un repli vers le sud pour protéger la capitale, s'il advenait que les armées françaises et anglaises soient séparées et qu'elles ne puissent plus défendre à la fois l'accès aux ports de la Manche et à Paris, l'armée anglaise devant alors se replier et résister sur la Somme. Ce qui fut évité grâce à l'aide américaine.
Entre-deux-guerres [modifier]
- Le 3 mai 1936, les électeurs de la 1re circonscription d’Abbeville ne dérogèrent pas au large mouvement populaire. Au 2e tour, ils choisirent pour député Max Lejeune qui, à 27 ans, fut alors le plus jeune élu de la Chambre.
Seconde Guerre mondiale [modifier]
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville fut à nouveau en grande partie détruite par les bombardements allemands et anglais, qui firent disparaître à jamais les anciennes maisons à pans de bois et encorbellements.
- Le 12 septembre 1939 à Abbeville une conférence entre France et Royaume-Uni a décidé qu'il était trop tard pour envoyer des troupes pour aider la Pologne dans sa lutte contre l'Allemagne.
- En 1940, Abbeville fut le théâtre d'une contre-attaque vigoureuse des blindées français (commandés par le colonel de Gaulle) et anglais. Les Allemands durent reculer d'une cinquantaine de kilomètres.
- Abbeville, prise par les Allemands de la 2e Panzerdivision du Generalmajor Rudolf Veiel le 20 mai 1940.
- Abbeville fut libérée en septembre 1944 par la 1re division blindée (Pologne) du général Maczek, qui entra par le faubourg de Rouvroy.
Les inondations de 2001 [modifier]
- Au printemps 2001, la ville, comme toute la vallée de la Somme, eut à souffrir des inondations. Celles-ci durèrent plusieurs semaines, à cause de la saturation de la nappe phréatique, conséquence d'une année à l'humidité exceptionnelle. La gare fut inaccessible, les voies ferrées étant recouvertes par plusieurs centimètres d'eau.
Vie militaire [modifier]
Unités ayant été stationnées à Abbeville:
Monuments et lieux touristiques [modifier]
Le côté pittoresque du centre-ville, avec les rues bordées de maisons anciennes rayonnant vers Saint-Vulfran, n'est plus qu'un fantôme depuis la Seconde Guerre mondiale. Ont pourtant été préservés (après « quelques » restaurations) :
La collégiale Saint-Vulfran [modifier]
Construite en 1488, chef-d'œuvre de l'art gothique flamboyant qui fait la renommée de la ville. Son saint-patron (fêté le 20 mars) est saint Wulfran de Fontenelle, né vers 650, à Milly-la-Forêt (Gâtinais), seigneur à la cour de Clotaire III, abbé de Fontenelle, archevêque de Sens en 682, évangélisateur de la Frise. Il mourut en 720 à Saint-Wandrille.
Classé MH (1840)
Le beffroi [modifier]
Classé au
Patrimoine mondial (2005),
Inscrit MH (1926) l'un des plus anciens de France, construit en 1209. Le 20 mai 1940, lors d'un bombardement, sa toiture fut endommagée et ce n'est qu'en 1986 qu'elle fut refaite. Le beffroi obtint en 2005 son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO (voir Beffrois de Belgique et de France), et accueille aujourd'hui le musée de la ville.
Le château de Bagatelle [modifier]
Folie construite en 1752 par Josse Van Robais.
Inscrit MH (1926) le Jardin régulier et le parc
Inscrit MH (1946).
La Manufacture des Rames [modifier]
L'église Saint-Sépulcre [modifier]
L' Église Saint-Sépulcre d'Abbeville
Classé MH (1907) est une collégiale gothique du XIe siècle. Elle abrite depuis 1993 trente-et-un vitraux dessinés par Alfred Manessier.
Autres églises [modifier]
- L'église Notre-Dame de la Chapelle: clocher
Classé MH (1910), chaire du XVIIIe siècle
Classé MH (1909). Nombreux objets
Inscrit MH (1981), statues: Christ en croix (XVe siècle), Dieu de Pitié (XVIe siècle), Saint Nicolas (XVIIe siècle), saint tenant un sceptre (XVIIIe siècle), deux évêques formant pendant (Simon Pfaff de Pfaffenhoffen, XVIIIe siècle), Sainte Geneviève et Saint Louis (XIXe siècle); deux tabourets d'église (XVIIe); buffet d'orgues (XVIIIe); tableaux: la Sainte Famille (XVIIe), Vierge (XIXe), stèle funéraire (XIXe).
- L'église Saint-Gilles.
Inscrit MH (1926)
- Le Prieuré Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Abbeville
Inscrit MH (1993, Façades, toitures).
- L'église Saint-Jean-Baptiste de Rouvroy, bâtie en brique, et qui possède un clocher à horloge excentrée.
- L'église Saint-Jacques, construite dans le style néo-gothique par l'architecte Victor Deleforterie. Mal entretenue, le 7 février 2013, le conseil municipal vote sa démolition, malgré une vague de contestation[21].
L'église a été démolie en avril 2013.
Musée Boucher de Perthes [modifier]
- Musée Boucher-de-Perthes est situé en partie dans l'ancien beffroi du XIIIe siècle (classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO).
Sites archéologiques [modifier]
- Carrière Carpentier: site archéologique du Paléolithique ancien
Classé MH (1983)
Monument La Barre [modifier]
Le Monument La Barre fut érigé en 1907 par souscription publique, en commémoration du martyre du chevalier de La Barre. Placé près de la gare, à côté du pont sur le canal de la Somme, le Monument La Barre est un point de ralliement annuel, le premier dimanche de juillet, des défenseurs de la laïcité et des libres-penseurs.
Autres monuments commémoratifs [modifier]
- Monument aux morts de la guerre de 1870, dû à un Alsacien, Xavier Niessen, fondateur du Souvenir français[22].
- Monument à l'Amiral Courbet, œuvre d'Alexandre Falguière et Antonin Mercié.
- Monument aux morts de la Grande Guerre, Les Patrouilleurs sculpture due à Louis Leclabart. Réalisé en pierre de Lavoux, la sculpture représente une scène de tranchées. Le monument a été inauguré en 1923 par le Maréchal Foch.
Parcs et jardins publics [modifier]
- Le parc d'Emonville dans lequel est situé la Bibliothèque municipale Robert Mallet ainsi que le service des archives municipales doit son nom de l'un de ses propriétaires Arthur Foulc d'Emonville, amateur de botanique qui avait acheté une partie du Prieuré Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Abbeville, pour y aménager un jardin, et y construire un hôtel particulier. L' entrée principale du jardin est un vestige du prieuré.
- Le parc municipal de La Bouvaque (~ 60 ha) est situé dans les faubourgs de La Bouvaque et de Thuison au nord de la ville. Il est composé de l'étang de La Bouvaque et des Prés Collart (anciens bassins de décantation de la sucrerie Béghin-Say). On peut y voir de nombreux oiseaux sédentaires ou migrateurs (poule d'eau, canard foulque macroule, sarcelle, souchet, colvert, canard plongeur, oie cendrée, grèbe huppée, bécassine des marais, grande aigrette, faucon crécerelle, busard des roseaux…) ainsi que des saulaies, des roselières, joncs, carex, salicaires, iris des marais, orchidées sauvages…
Autres monuments [modifier]
- Hôtel de Rambures (XVIIIe siècle),
Inscrit MH (1977).
- Hôtel de Buigny,
Inscrit MH (1933)
- Gare d'Abbeville de style "balnéaire régional", elle est bâtie autour d'une ossature de bois avec parement de brique rouge,
Inscrit MH (1984).
- Bains-douches d'Abbeville
Inscrit MH (2003), construits en 1909-1910 par la Caisse d'Epargne. Les architectes furent Greux et Marchand. Les sculptures sont de Henri Louis Leclabart (1876-1929), auteur du monument aux morts d’Abbeville et de celui du stade Delique.
- Façade ornée d'un rébus
- Une dizaine de maisons anciennes (XVIe, XVIIe XVIIIe siècles) en centre ville
Classé MH ou
Inscrit MH entre 1924 et 1974.
- Hôtel de ville, reconstruit après 1945.
Personnages liés à la commune [modifier]
- Roger Agache, archéologue considéré comme le pionnier de l’archéologie aérienne.
- Jacques (1726-1788) et François-Germain Aliamet, graveurs
- Jacques Firmin Beauvarlet (1731-1797), graveurs
- Jacques Beauvarlet (1734-1794), claveciniste, organiste et compositeur
- Gabriel Barbou des Courières (23 novembre 1761, Abbeville - 6 décembre 1827, Paris) est un général de la Révolution et de l'Empire.
- Rose Bertin, célèbre couturière de la fin du XVIIIe siècle.
- Jacques Boucher de Perthes (1788-1868) qui fut l'un des fondateurs de la Préhistoire.
En son hommage, le musée et lycée public portent son nom.
- Le chevalier de La Barre (1745-1766), victime de l'intolérance religieuse.
- Nicolas-Jean Hugou de Bassville (1743-1793), héros et martyr sans-culotte.
- Philippe Briet (1601-1668), jésuite et savant
- Louis Cordier (1777-1861), ingénieur du corps des mines, géologue et minéralogiste.
- L'amiral Courbet (26 juin 1827 Abbeville - 11 juin 1885 Rade de Makung (îles Pescadores, Taïwan), monument commémoratif.
- Mickaël Debève, ancien footballeur professionnel.
- Louis-Alexandre Devérité (1743-1818), député de la Somme pendant la Révolution française.
- André Dumont (1764-1838), plusieurs fois député de la Somme sous la Révolution, fut sous-préfet d'Abbeville pendant le Premier Empire.
- Pierre Duval 1618 - 1683), géographe
- Thomas Gaugain (1756-1812), artiste-peintre et graveur
- Philippe Hecquet (1661-1737), médecin
- Max Lejeune (1909-1995), maire de 1947 à 1988, député, ministre, sénateur.
- Adolphe Leroy (1810-1888), dessinateur, illustrateur, lithographe.
- Jules Gabriel Levasseur (1823-), graveur
- François César Louandre et Charles Léopold Louandre (1812-1882), historiens
- Alfred Manessier (1911-1993), peintre non-figuratif, créateur des vitraux de l'église du Saint-Sépulcre d'Abbeville.
- Jean Marant, marin et corsaire du XIVe siècle qui s’illustra pendant la guerre de Cent Ans.
- Jacques Marseille, historien, spécialiste d'histoire économique.
- Claude Mellan (1598-1688), peintre
- Alfred Le Roy de Méricourt, médecin du XIXe siècle, membre de l'Académie de médecine.
- Jean Miélot († 1472), secrétaire particulier des ducs de Bourgogne
- Charles Hubert Millevoye, poète officiel (1782-1816).
- Gabriel Naudé, organisateur de la bibliothèque Mazarine, est mort à Abbeville (1653).
- Henri Padé (1863-1953), mathématicien
- François Poilly (1623-1693), graveur
- Aimé Louis Richardot, maire de Reims.
- Nicolas Sanson (cartographe), conseiller de Louis XIII.
- Sanson de Pongerville, académicien et homme politique (1782-1870).
- Pierre-Francois Guerlain, fondateur des parfumeries Guerlain, né à Abbeville en 1798
- Najat Vallaud-Belkacem, qui vécu à Abbeville dans le quartier des provinces durant son enfance.
- Johann Duhaupas , boxeur professionnel (catégorie: poids lourd)
- Robert Mallet (écrivain)
- L'abbé Pierre Carpentier, prêtre et figure de la résistance abbevilloise déporté et décapité à Dortmund en Allemagne en 1943. Il fut vicaire de la paroisse Saint Gilles d'Abbeville et très investit dans le scoutisme local. Le groupe Scouts et Guides de France d'Abbeville porte son nom.
- Jacques Darras, universitaire et poète.
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Victor Hugo, Œuvres Complètes - Voyages, Collection "Bouquins", Éditions Robert Laffont, Paris, octobre 1987, plus de 1300 pages.
- Charles Lesueur, Abbeville pendant la Guerre de 1914-1918
- François-César Louandre, Recherches sur la topographie du Ponthieu, avant le XIVe siècle, date inconnue.
- François-César Louandre, Biographie d'Abbeville et de ses environs, 1829.
- François-César Louandre, Histoire ancienne et moderne d’Abbeville et de son arrondissement, 1834.
- François-César Louandre, Lettres et bulletins des armées de Louis XI, adressés aux officiers municipaux d'Abbeville, avec des éclaircissemens et des notes, 1837.
- Gérald Maisse, Occupation et Résistance dans la Somme 1940-1944, Abbeville 2005, F. Paillart Éditeur (ISBN 9 - 782 853 - 140 195).
- Robert Mallet, Les Riches heures d'*Abbeville.
- Robert Mallet, Mes souvenirs sur la vie abbevilloise
- Michel-Georges Micberth et François César Louandre, Histoire d'Abbeville et du comté de Ponthieu jusqu'en 1789 - Monographies des villes et villages de France, 1998, réimp. édit. 1883, 15 X 24, BR :
- Tome I, 462 p. (ISBN 978-2-84435-013-8)
- Tome II, 550 p. (ISBN 978-2-84435-014-5)
- Christian Morel de Sarcus, Déluges, roman, Éditions Henry, novembre 2004 (évocation des bombardements de 1940 et des inondations de la Somme, en 2001).
- Ernest Prarond, Notice sur les rues d’Abbeville, 1850.
- Ernest Prarond, Notices historiques, topographiques et archéologiques sur l’arrondissement d’Abbeville, 1854
- Ernest Prarond, Abbeville à table, études gourmandes et morales, 1875
- Ernest Prarond, La Topographie historique et archéologique d’Abbeville, 1871-1884
- Ernest Prarond, La Ligue à Abbeville, 1576-1594, 1873
- Ernest Prarond, Les Convivialités de l’échevinage, ou l’Histoire à table, 1886
- Henri de Wailly, De Gaulle sous le casque, Abbeville 1940, Librairie académique Perrin, 1990
Articles connexes [modifier]
- Bataille d'Abbeville
- Église Saint-Silvin de Mautort
- Église Saint-Vulfran d'Abbeville
- Église Saint-Sépulcre d'Abbeville
- Beffroi d'Abbeville
- Liste des communes de la Somme
- Forêt de Crécy
- Baie de Somme
- Exode rural dans la Somme
- Victor Hugo en voyage
- Liste d'églises avec clocher à horloge excentrée
- Ponthieu
- Comté de Ponthieu
- Liste des comtes de Ponthieu
Liens externes [modifier]
- (fr) Site officiel
- www.abbeville-tourisme.com
- Abbeville présenté par le site officiel du tourisme en Somme
- Les dossiers de l'Inventaire du patrimoine culturel sur le monument aux morts de la guerre de 1914-1918
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Site de l'association du prieure Consulté le 07-04-13 http://chapellest2p.unblog.fr/documentation/
- Climatologie d'Abbeville, sur Infoclimat. Consulté le 6 juin 2011
- Climatologie d'Abbeville, sur L'internaute. Consulté le 6 juin 2011
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Abbeville en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 20 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 20 novembre 2010
- Les Nuits du Blues (présentation du programme 2011)
- « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise, 5 juillet 2008
- Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la région Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart
- http://www.ville-abbeville.fr/
- [xls] Liste des maires de la Somme, sur http://www.somme.pref.gouv.fr, 28 avril 2009. Consulté le 24 mai 2009
- voir en bibliographie et liens externes)
- Ecrit également Hariulf.
- En fait, les navires de mer accostent plutôt à cette époque à Grand-Laviers, mais les marchandises peuvent être amenées par de grosses barques au cœur même de la ville, comme en témoigne le faubourg du Guindal.
- L'héroïsme de Ringois nous est connu par un passage des Grandes chroniques de France (Règne de Charles V. p. 97) : « Item, que le dit roy d'Angleterre, les dis gouverneur et trésorier ont requis et fait requérir à plusieurs nobles et subgiez du dit Pontieu qu'il feissent seremens d'estre avec le roy d'Angleterre, contre toutes personnes qui pevent vivre et morir, le roy de France ou autres, et en y a plusieurs qui l'on fait ainsi par doubtance, si comme l'en dit, et à ceuls qui ne le vouloient faire on saisissoit leurs terres et leurs fiefs, et tient-on communelment que Ringois d'Abbeville a esté mort, pour ce qu'il ne voust faire le dit sairement contre le roy de France, et fu menez en Angleterre, et après ce qu'il a esté longuement prisonnier détenu, sanz lui vouloir ouvrir voie de droit, ne à ses amis qui le poursivoient, on l'a fait saillir de dessus les dunes du chastel de Douvre en la mer. »
- http://books.google.fr/books?id=FZfHoyI8BKwC&pg=PA154 Lettres patentes de Louis XI, Crotoy, décembre 1463
- Balthazar de Méalet de Fargues, seigneur de Cincehours, capitaine-major au régiment de Bellebrune
- Cf. notamment l'article Torture qu'il rajouta dans son Dictionnaire philosophique à la suite de l'événement.
- Quartier Saint-Jacques, chaussée d'Hocquet, faubourgs des Planches et de Rouvroy
- Didier Rykner, « L’église Saint-Jacques d’Abbeville va être détruite », La Tribune de l'art, 8 février 2013
- .http://www.premiumwanadoo.com/memorial-morts-pour-la-france-80/memorial/abbeville/abbeville.htm et http://www.premiumwanadoo.com/memorial-morts-pour-la-france-80/memorial/abbeville/monument/1939.htm
