Somme (fleuve)

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Somme
La Somme.
La Somme.
La Somme dans le nord de la France.
La Somme dans le nord de la France.
Caractéristiques
Longueur 245 km [1],[2]
Bassin 6 550 km2 (5 560 km2 à Abbeville)[3]
Bassin collecteur Bassin de la Somme
Débit moyen 35,00 m3/s (Abbeville) [3]
Organisme gestionnaire AMEVA - syndicat mixte d'aménagement et de valorisation du bassin de la Somme
Régime Pluvial océanique
Cours
Source Au sud-ouest de la ferme Fervaques et de la Motte (126 m)
· Localisation Fonsomme, France
· Altitude 86 m
· Coordonnées 49° 54′ 23″ N 3° 24′ 10″ E / 49.9064, 3.4028 (Source - Somme)  
Embouchure Manche
· Localisation Saint-Valery-sur-Somme
· Altitude 0 m
· Coordonnées 50° 11′ 12″ N 1° 38′ 35″ E / 50.1867, 1.6431 (Embouchure - Somme)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Avre, Selle, Saint-Landon, Airaines,Amboise
· Rive droite Omignon, Ancre, Hallue, Nièvre, Scardon
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Aisne, Somme
Régions traversées Picardie
Principales villes Saint-Quentin, Ham, Péronne, Corbie, Amiens, Abbeville, Saint-Valery-sur-Somme

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

La Somme, fleuve du Nord de la France, en région Picardie traverse les deux départements de l'Aisne et de la Somme et, donne son nom au département de la Somme.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Les Romains l'appelaient Samara, reprenant ainsi des termes gaulois : samo (tranquille) et ar (rivière ou vallée). Il est vrai que son cours est la plupart du temps extrêmement paisible. Le passage de la forme Samara à Somme peut être expliqué par un phénomène appelé sigmatisme, ici passage de R à S, Samara devenant Samasa, puis par amuïssement (affaiblissement) à la fois de A et de S et assimilation de S en M : SAMASA > SaMaSa > SaMMa > SOMME, et cela sur une période difficilement définissable.

Depuis 2012, les habitants de la Somme sont officiellement dénommés Samariens. Le nom de Samara a par ailleurs été repris dans l'appellation du parc à vocation de présentation de la Préhistoire et des milieux naturels picards près d'Amiens (dénommée Samarobriva : pont sur la Somme à la période gallo-romaine), entre Amiens et Abbeville : le Parc de Samara.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Pont de Camon dans les années 1910.
La Somme à Amiens: le quai Bélu
L'estran de la baie de Somme

Sa source est située sur la commune de Fonsomme dans le département de l'Aisne à 86 mètres d'altitude, au sud-ouest de la Ferme Fervaques et de la Motte (126 m). Sa vallée forme un ensemble complexe de cours d'eau, de marais, d'étangs et de canaux. Le fleuve conserve sur toute sa longueur une orientation tectonique vers l'Ouest ou l'ouest-nord-ouest en décrivant de nombreux méandres.

La longueur de son cours d'eau est de 245 km[1],[2],[notes 1]

La Somme se jette dans la Manche par la baie de Somme entre le Crotoy et Saint-Valery-sur-Somme. Le cours naturel de la Somme donnait un estuaire au Crotoy mais la situation dans la baie de cette plage exposée au sud a donné lieu à un détournement artificiel de la Somme canalisée vers le port de Saint-Valery-sur-Somme. (voir chapitre Canal de la Somme)

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La Somme est un cours d'eau typique des pays de craie caractérisé par une pente très faible, des eaux lentes et un débit régulier, alimenté par un suintement ininterrompu. En aval d'Amiens, son tracé correspond à un synclinal; mais, en amont, son réseau est inadapté à la structure, ce qui explique de fréquents changements de direction.

Sa vallée encaissée est un ruban de verdure et d'humidité à travers l'aride plateau picard. Sur le fond plat de cette vallée alluviale aux versants raides, tantôt le fleuve se divise en plusieurs bras jalonnés de saules et de peupliers divaguant parmi les jardins et les prés, tantôt les eaux s'étalent en de nombreux étangs argentés, tourbières noirâtres ou marais (dont le « marais d'Isle», réserve naturelle au cœur de Saint-Quentin, et les « Hortillonnages » à Amiens). Ces espaces, autrefois exploités pour la tourbe, sont maintenant utilisés pour la pêche et la chasse. La tourbe, qui remplit le fond de la vallée de la Somme sur plusieurs mètres, absorbe l'eau en cas de crue. Le niveau du fleuve et des étangs reste étale au pied des alignements des peupliers.

Hydrométrie (débits)[modifier | modifier le code]

La Somme à Long dans le département éponyme.

La Somme est un fleuve peu abondant mais généralement très régulier. Son débit a été observé durant une période de 46 ans (1962-2008), à Abbeville, ville située à peu de distance de son embouchure dans la Manche[3]. La surface prise en compte est de6 550 km2, soit la quasi-totalité du bassin versant du fleuve. Le module du fleuve à Abbeville est de34,9 m3⋅s-1.

La Somme présente des fluctuations saisonnières de débit très peu marquées, comme c'est le cas de la plupart des cours d'eau voisins de Picardie (affluents de la rive droite de l'Oise par exemple). Les hautes eaux se déroulent en hiver et au début du printemps, et se caractérisent par des débits mensuels moyens oscillant entre 38,3 et 42,4 m3⋅s-1, de janvier à mai inclus, avec un maximum fort léger en mars (42,7 m3⋅s-1). Les basses eaux ont lieu en été, de fin juin à fin septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à26,9 m3⋅s-1 en septembre, ce qui reste très confortable. Dès le mois d'octobre, le débit remonte très doucement. Mais les fluctuations de débit sont plus prononcées selon les années.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Abbeville
(données calculées sur 46 ans)

À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque 20 m3⋅s-1, en cas de période quinquennale sèche, ce qui non seulement n'est pas sévère, mais peut même être qualifié d'abondant.

Les crues, quant à elles, sont rarement importantes, sauf en cas de saturation de la nappe phréatique, comme ce fut le cas en avril 2001. La série desQIX n'a pas été calculée, mais la série des QJX l'a été. Les QJX 2 et QJX 5 valent respectivement 50 et 64 m3⋅s-1. Le QJX 10 est de 73 m3⋅s-1, le QJX 20 de 83 m3, tandis que le QJX 50 se monte à 93 m3⋅s-1.

Le débit journalier maximal enregistré à Abbeville durant cette période de 46 ans, a été de 104 m3⋅s-1 le 20 avril 2001. Si l'on compare cette valeur à l'échelle des QJX du fleuve, il apparaît clairement que cette crue était largement supérieure au niveau défini par le QJX 50, et donc certainement d'ordre centennal.

La Somme est cependant un fleuve côtier médiocrement abondant. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 199 millimètres annuellement, ce qui est largement inférieur à la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus, ainsi qu'à la moyenne du bassin de l'Oise voisine par exemple (243 millimètres en fin de parcours). Le débit spécifique du fleuve (ou Qsp) atteint 6,3 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Les crues et les hautes eaux[modifier | modifier le code]

En 2001, la vallée de la Somme a été touchée par des inondations d'une ampleur exceptionnelle, dues en grande partie à la remontée de la nappe phréatique (voir le rapport de la commission d'enquête sénatoriale).

Principaux affluents[modifier | modifier le code]

L'Omignon, un affluent de rive droite.

Liste des affluents de l'amont vers l'aval, de la source à l'embouchure[4].

  • Rive gauche
  1. la Sommette
  2. la Beine
  3. l'Allemagne
  4. l'Ingon et Petit Ingon
  5. l'Avre avec Echaut, gué du Nil, rivière de Rouvroy, Luce, Trois Doms, Braches, Noye et ru Saint Firmin
  6. la Selle avec canal de Lamoricière, Évoissons, petis Évoissons, rivière de Poix etrivière des Parquets
  7. le Saint-Landon
  8. l'Airaines
  9. la Trie
  10. l'Amboise et l'Avalasse
  • Rive droite
  1. la Germaine
  2. l'Omignon
  3. la Cologne
  4. la Tortille
  5. l'Ancre, avec Canal, Fossé, et Boulangerie
  6. l'Hallue et la Nœlle
  7. la Nièvre avec Domart et Fieffe
  8. le Scardon avec Drucat et Novion
  9. le Dien et la Rivière des Iles

Aménagements[modifier | modifier le code]

Le canal de la Somme[modifier | modifier le code]

La Somme canalisée près de Saint-Valery-sur-Somme
Article détaillé : canal de la Somme.

La construction du canal de la Somme débute en 1770 et s'achève en 1843, avant une mise au gabarit Freycinet en 1880. D'une longueur de 156 km[réf. nécessaire] ou 170 km selon le SANDRE[5] et entrecoupé de 18 écluses, 4 ponts tournants et 3 pont-levis, le canal débute à Saint-Simon où il touche au canal de Saint-Quentin et débouche dans la baie de Somme. De Saint-Simon à Froissy le canal est latéral à la Somme ; de Voyennes à Péronne, il se confond d'ailleurs avec un tronçon du Canal du Nord. De Froissy à la mer, la Somme est soit une rivière, soit canalisée en dérivation d'Abbeville jusqu'à Saint-Valery-sur-Somme où le canal maritime, autrefois dénommé canal du Duc d'Angoulême, se jette dans la Manche.

Aujourd'hui, le canal de la Somme n'est guère plus utilisé que pour la plaisance.

Énergie[modifier | modifier le code]

À Long, l'extraction de la tourbe, utilisée comme combustible a enrichi la commune - plus de 200 personnes embauchées pendant l'été pour le ramassage -, à tel point qu'elle a fait construire au début du XXe siècle une centrale hydroélectrique de 60 kW[6]. Celle-ci, désormais désaffectée pour la production[7], se visite toujours et est en état de marche[8].

Écologie[modifier | modifier le code]

Le parc ornithologique (Marquenterre) à l'embouchure du fleuve et de la Maye

La Somme est propice au tourisme nature et à la pédagogie à l'environnement : la réserve naturelle de l'Étang Saint-Ladre est un des nombreux poumons verts d'Amiens. En aval, l'intérêt de la réserve naturelle de la Baie de Somme devrait augmenter avec la Trame verte et bleuerégionale et d'autres projets aux enjeux écologiques forts comme le Parc naturel marin des Trois Estuaires.

Qualité de l'eau[modifier | modifier le code]

La directive cadre sur l'eau impose un bon état écologique des masses d'eau pour 2015, mais sur une partie de son cours la pollution de la Somme reste préoccupante, y compris pour les dioxines et PCB qui peuvent être bioaccumulés par certains poissons (anguille européenne et poissons plats notamment), par les coquillages et les crustacés de l'estuaire ou de la Baie de la Somme[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

En archéologie, la vallée de la Somme est célèbre pour les nombreuses découvertes de sites paléolithiques, dont à Saint-Acheul, le site type de l'Acheuléen, devenu une référence universelle pour l'histoire préhistorique de l'humanité. Les niveaux archéologiques sont souvent datés grâce aux fossiles des sédiments alluviaux ou provenant des dépôts de pente (dont lœss et paléosols).
Dans le cours moyen du fleuve, aux environs d'Amiens, les systèmes de terrasses fluviales à fossiles sont particulièrement bien développés et préservés (avec 10 formations alluviales en terrasses). Ces terrasses, de 5 à 55 m plus hautes que le substratum rocheux de l'actuelle vallée, permettent à la fois l'étude des changements environnementaux et celle des établissements humains de cette région durant tout lePléistocène.

Depuis 1988, une datation ESR (Résonance de spin électronique, méthode permettant de bonnes datations jusqu'à 400 000 ans environ avant nos jours) a été systématiquement appliquée aux quartz blanchis extraits des gisements fossiles fluviaux, pour mieux décrire l'évolution géologique du système de terrasses[10]. Plus récemment, plusieurs méthodes de datation dont l'ESR ont été appliquées à des dents fossiles trouvées sur différents dépôts de terrasse, ce qui a permis de préciser la chronologie du système fluvial et des activités humaines pour le Pléistocène moyen du nord de la France[10].

La somme a une longue tradition d'utilisation en termes de ressource halieutique documentée au moins depuis le XIIème siècle[11] et elle a ensuite connu de nombreux soubresauts de l'histoire, dont de très violents combats durant la Première Guerre mondiale. Une grande partie de son cours a été inscrit en Zone rouge (séquelles de guerre) après l'Armistice et a demandé un travail de désobusage et dedéminage qui n'est toujours pas terminé.

Départements et principales villes traversés[modifier | modifier le code]

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Le Pont Becquet à Amiens, au début du XXe siècle.

La Somme traverse quatre-vingt-onze (91) communes[5];[12],[notes 2] et vingt-deux (22) cantons :

Soit en termes de cantons, la Somme prend source dans le canton de Saint-Quentin-Nord, traverse les canton de Saint-Quentin-Centre, canton de Saint-Quentin-Sud, canton de Saint-Simon, canton de Ham, canton de Nesle, canton de Péronne, canton de Combles, canton de Bray-sur-Somme, canton de Corbie, canton de Boves, canton d'Amiens-4-Est, canton d'Amiens-5-Sud-Est, canton d'Amiens-6-Sud,canton d'Amiens-7-Sud-Ouest, canton d'Amiens 1er (Ouest), canton de Picquigny, canton de Hallencourt, canton d'Ailly-le-Haut-Clocher, canton d'Abbeville-Sud, canton d'Abbeville-Nord, et a son embouchure dans le canton de Saint-Valery-sur-Somme.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Antoine (thèse universitaire) : Les terrasses quaternaires du bassin de la somme. Étude géologique et géomorphologique. Contribution à la connaissance du paléoenvironnement des gisements paléolithiques. Thèse, Université des Sciences et Techniques de Lille Flandres-Artois, 1989 ;[1] par Jean Sommé.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Relevés hydrométriques :

  • Abbeville - station de mesure gérée par la DIREN Nord Pas de Calais E6470910 (Bassin versant = 5 560 km2)
  • Hangest sur Somme - station de mesure gérée par la DIREN Nord Pas de Calais E6440910 (Bassin versant = 4 835 km2)
  • Péronne - station de mesure gérée par la DIREN Nord Pas de Calais E6351410 (Bassin versant = 1 894 km2)
  • Ham (Estouilly) - station de mesure gérée par la DIREN Picardie E6351420 (Bassin versant = 390 km2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. il s'agit du cours avec le canal maritime d'Abbeville à Saint-Valery-sur-Somme fait pour protéger la plage orientée au sud, la plus au nord de France métropolitaine, du Crotoy
  2. soit 74 communes pour la somme canalisée + 49 communes pour la somme rivière - 22 communes en double = 91 communes
    communes en double : Béthencourt-sur-Somme, Biaches, Bray-sur-Somme, Cappy, Cléry-sur-Somme, Éclusier-Vaux, Épénancourt, Éterpigny (Somme),Feuillères, Frise (Somme), Ham (Somme), La Neuville-lès-Bray, Offoy (Somme), Pargny, Péronne (Somme), Pithon, Saint-Christ-Briost, Saint-Simon (Aisne), Sancourt (Somme), Sommette-Eaucourt, Villers-Carbonnel, Voyennes

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b conseil général de la somme, « Présentation de la vallée » (consulté le 25 décembre 2011)
  2. a et b AMEVA - syndicat mixte, « Eaux superficielles et souterraines » (consulté le 25 décembre 2011)
  3. a, b et c « Station E6470092 - La Somme à Abbeville, données hydrologiques de synthèse (1963 - 2009) », SCHAPI, banque Hydro (consulté le 11/04/2009)
  4. syndicat mixte d'Aménagement Hydraulique du bassin versant de la Somme, « bassin versant de la Somme » (consulté le 8 mai 2008)
  5. a et b Sandre, « Fiche cours d'eau - La Somme Canalisée (E6--009-) » (consulté le 31 août 2013)
  6. Picardia - l'encyclopedie picarde, « La Centrale hydroélectrique de Long » (consulté le 4 février 2012)
  7. Ombelliscience Picardie, Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle de Picardie, « Musées/Ateliers/Patrimoine industriel : Centrale Hydroélectrique < Somme » (consulté le 3 février 2012)
  8. stef.vasseur, « La Centrale hydroélectrique de LONG » (consulté le 3 février 2012)
  9. ANSES - 2008 <http://www.afssa.fr/Documents/RCCP2008sa0250.pdf> - Avis relatif à l'interprétation des résultats d'analyses en dioxines et PCB des poissons pêchés dans le fleuve Somme et certains de ses affluents, et en vue de l'évaluation du risque, dans le cadre de la pollution en PCB, lié à la consommation de mollusques et crustacés récoltés en Baie de Somme
  10. a et b Jean-Jacques Bahain, Christophe Falguères, Michel Laurent, Pierre Voinchet,Jean-Michel Dolo, Pierre Antoine, et Alain Tuffreau, ; ESR chronology of the Somme River Terrace system and first human settlements in Northern FranceQuaternary Geochronology ; Volume 2, Issues 1-4, 2007, Pages 356-362 ; LED 2005, 11th International Conference on Luminescence and Electron Spin Resonance Dating ; doi:10.1016/j.quageo.2006.04.012
  11. Cloquier C (2004) Les pratiques halieutiques fluviales dans le basin de la Somme du XIIe siècle au XVIIIe siècle: approche archéologique et documentaire (Doctoral dissertation, Thèse, École des Chartes, Sorbonne) (résumé).
  12. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Somme rivière (E6---140) » (consulté le 22 décembre 2012)