Saint-Valery-sur-Somme

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Saint-Valery-sur-Somme
Abri sur la digue à Saint-Valery-sur-Somme.
Abri sur la digue à Saint-Valery-sur-Somme.
Blason de Saint-Valery-sur-Somme
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Saint-Valery-sur-Somme
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Baie de Somme Sud
Maire
Mandat
Stéphane Haussoulier
2014-2020
Code postal 80230
Code commune 80721
Démographie
Gentilé Valéricains[1]
Population
municipale
2 760 hab. (2011)
Densité 263 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 11′ 20″ N 1° 37′ 50″ E / 50.1888888889, 1.63055555556 ()50° 11′ 20″ Nord 1° 37′ 50″ Est / 50.1888888889, 1.63055555556 ()  
Altitude Min. 1 m – Max. 43 m
Superficie 10,5 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-valery-sur-somme.fr

Saint-Valery-sur-Somme (/sɛ̃valʁi syʁsɔm/) est une commune française située dans le département de la Somme et la région Picardie.

Saint-Valery est l'un des trois ports de la baie de Somme avec Le Crotoy et Le Hourdel. C'est le siège de la Communauté de communes Baie de Somme Sud.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et site[modifier | modifier le code]

Le site de Saint-Valery est celui d'un promontoire qui domine la Baie de Somme. Située sur l'estuaire de la Somme, Saint-Valery se trouvait vraisemblablement au Moyen Âge à l'extrémité de chenaux traversables à gué depuis Le Crotoy.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

À l'instar de Le Crotoy, la ville a instauré le stationnement payant sur tout son territoire. Les procès verbaux dressés par la police municipale ne sont pas sans incidence sur les activités commerciales, artisanales et de restauration[2].

L'agglomération de Saint-Valery est composée de trois entités : la ville haute, la ville basse appelée La Ferté où se trouve le port, et le quartier de l'abbaye en prolongement de la vieille ville.

La vieille ville ou ville haute a gardé en partie son aspect médiéval avec ses rues étroites, deux portes fortifiées, les remparts et l'église Saint-Martin.

Constitué de maisons étroites qui descendent vers le port, le quartier des marins de Saint-Valery s'appelle le « Courtgain ».

Le creusement du canal de la Somme au XIXe siècle et la construction du chemin de fer de Noyelles à Saint-Valery ont accentué l'ensablement de la baie.

Malgré l'envasement de la baie de Somme et le déclin des ressources halieutiques, le bourg garde un attrait touristique certain.

L'embouchure de la Somme

Ville fleurie : trois fleurs ont été attribuées en 2007 à la ville de Saint-Valery-sur-Somme par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[3].

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

  • L'activité traditionnelle de la pêche subsiste encore bien qu'en très net déclin.
  • Les activités de commerce, artisanat, banque, hôtellerie-restauration et autres services touristiques dominent aujourd'hui l'économie valéricaine.
  • La ville dispose d'un hôpital, d'établissements scolaires : maternelles, primaires et collège, ainsi que de la Station d’études en Baie de Somme de l’Université de Picardie Jules Verne (UPJV).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Valery-sur-Somme
Le Crotoy
Cayeux-sur-Mer Saint-Valery-sur-Somme Noyelles-sur-Mer
Lanchères et Pendé Estrébœuf Boismont

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Saint-Valery-sur-Somme compte 2 805 habitants (soit une augmentation de 4 % par rapport à 1999). La commune occupe le 3 586e rang au niveau national, alors qu'elle était au 3 461e en 1999, et le 24e au niveau départemental sur 782 communes.

Le maximum de la population a été atteint en 1872 avec 3 686 habitants.

En 2011, la commune comptait 2 760 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 639 3 183 3 123 3 224 3 265 3 285 3 241 3 351 3 650
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 404 3 456 3 674 3 686 3 647 3 506 3 462 3 541 3 554
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 527 3 656 3 525 3 371 3 071 2 982 3 004 2 963 3 112
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 169 3 240 3 072 2 935 2 769 2 686 2 790 2 805 2 760
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (36,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,8 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,6 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 17 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 30,7 %) ;
  • 54,8 % de femmes (0 à 14 ans = 11,2 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 13,7 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 40,6 %).
Pyramide des âges à Saint-Valery-sur-Somme en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
4,7 
11,3 
75 à 89 ans
17,8 
18,7 
60 à 74 ans
18,1 
23,3 
45 à 59 ans
20,4 
17,0 
30 à 44 ans
13,7 
15,4 
15 à 29 ans
14,0 
13,6 
0 à 14 ans
11,2 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Activités économiques et touristiques[modifier | modifier le code]

Port[modifier | modifier le code]

Quai de chargement des bouées pour le baliseur, face à la DDE maritime.

Saint-Valery-sur-Somme est un port de plaisance et de pêche.

  • La pêche est une activité en déclin du fait de l'ensablement inexorable de la baie. L'ensablement oblige les pêcheurs à aller au large et à quitter la baie, ce qui raccourcit d'autant la durée de la journée de pêche. La navigation dans le chenal est de plus en plus difficile pour les chalutiers.
  • La plaisance se développe de plus en plus et les voiliers ou bateaux à moteur remplacent de plus en plus les bateaux de pêche.

Chemin de fer de la Baie de Somme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chemin de fer de la baie de Somme.

Cet ancien chemin de fer économique relie Saint-Valery à Noyelles-sur-Mer et Saint-Valery à Cayeux-sur-Mer. La ligne Noyelles-Saint-Valery fut exploitée commercialement de 1858 à 1972.

La ligne fut reprise par l'Association CFBS à partir de 1972 à des fins touristiques. Le petit train de la Baie de Somme (Chemin de fer de la baie de Somme) permet aujourd'hui de relier Cayeux-sur-Mer / Saint-Valery / Le Crotoy en passant par la gare de Noyelles. La ville de Saint-Valery dispose de trois gares ou arrêts sur la ligne :

Le dépôt et atelier du matériel est installé à la gare de Saint-Valery-Canal. Saint-Valery-Port dispose d'une plaque tournante.

Culture, fêtes, sport et loisirs[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Livres et romans régionalistes:
    • Alain Minard, Les femmes et la mer.
    • Fernand Calmettes, Brave Fille suivi de Elise et la baie de Somme, réédition, Aquarello Découvertes, 2010.
    • Alain Leduc, Musiques et allégories Baie de Somme (La Baie de Somme en poèmes et photographies), Quasar Editions 2005.
  • Festival de théâtre :
    Chaque année et depuis 2009, un Festival de Théâtre se déroule la dernière semaine de juin. Des artistes professionnels de tous horizons se retrouvent pour offrir au public de grands spectacles de qualité dans la vieille ville, cité des artistes de tous les siècles, en passant par Victor Hugo et Anatole France. Un véritable moment festif où le public est convié dans les rues fleuries à suivre des acteurs venus démarrer l'été au cœur des vieilles pierres.
  • Musée Picarvie: est un musée privé d'arts et traditions populaires qui retrace la vie rurale en Picardie maritime aux XIXe et XXe siècles. Il restitue à travers plus de 6 000 vieux outils les anciens métiers: tourbier,paysans, travail du lin... Reconstitution de l'intérieur d'une maison picarde traditionnelle, d'ateliers d'artisans, d'une ferme, d'un bistrot, d'une salle de classe...
  • La Société archéologique et historique de Saint-Valery-sur-Somme, du Ponthieu et du Vimeu est une société savante fondée en 1962 qui effectue des recherches sur l'histoire locale, édite un bulletin annuel et organise des conférences et des expositions.

Fêtes[modifier | modifier le code]

  • les Fêtes Guillaume: chaque année, la ville commémore le départ de Guillaume de Normandie pour la conquête de l'Angleterre. Elle est organisée par l'Association des Fêtes Guillaume le Conquérant membre de la Fédération française des Fêtes et Spectacles historiques. Pendant deux jours, des animations de rues, des échoppes, des personnes en costumes, des musiciens animent la vieille ville.
  • Fête de la vapeur: Saint-Valery est partie prenante de cette manifestation organisée par le CFBS.

Sports[modifier | modifier le code]

  • La Transbaie : c'est une course à pied de 15 km environ qui consiste à effectuer le trajet aller-retour Saint-Valery-Le Crotoy à travers la baie à marée basse. Elle se déroule au printemps et rassemble plusieurs milliers de sportifs amateurs.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Valery-sur-Somme est jumelée avec :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Primitivement appelé Leuconaus, la ville prit le nom de Saint-Valery au Xe siècle. Saint-Valery s'écrit Saint-Wary en picard. Le nom est sans rapport avec le latin Valerius, d'où Valère, Valérie. Il procède de Walaric, nom germanique, ce qui explique le e muet. On retrouve le même phénomène dans la commune de Saint-Valery-en-Caux (Seine-Maritime).

Ses habitants sont appelés les Valéricains ou des Valéricaines[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'azur à une nacelle d'or désemparée sans rames ni voile ni mat, voguant sur des ondes d'argent, au chef d'azur semé de fleurs de lis d'or à la bordure componnée d'argent et de gueules[9].

Ce blason a été adopté par une délibération de l'échevinage du 27 janvier 1725 qui indique comme support aux armoiries deux branches de lauriers de sinople liées d'un ruban de gueule[9].

Les armes de Saint-Valery existaient déjà en 1601[10].

  • Citation à l'ordre de la division du 11 novembre 1948 : " Vaillante commune déjà éprouvée en 1940, qui n'a cessé par la suite de témoigner de son patriotisme et de sa foi dans la victoire. En partie détruite, 27 civils tués, 3 morts en captivité, 12 déportés dont 5 morts pour la France. A apporté une aide précieuse aux parchutistes alliés, les aidant à rejoindre l'Angleterre. A supporté dignement ses pertes et s'est remis e avec foi au travail".

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1796 1800 François Gabriel Scelles   Président de la municipalité de canton de Saint-Valery. Propriétaire.
1800 1833 François Gabriel Scelles   Propriétaire. Conseiller d'arrondissement (1819-1833).
1833 1839 Pierre Louis François Joly-Lambert   Propriétaire, juge au tribunal de commerce.
1839 1840 François Prosper Ravin   Maire par intérim. Docteur en médecine. Conseiller d'arrondissement (1833-1849).
1840 1843 Magloire César Abel Saumon    
1843 1845 Stanislas Théophile Wallois   Propriétaire, notaire.
1845 1849 Jules Brulé   Notaire.
1849 1851 Philippe Pierre Désiré Duboille   Propriétaire.
1851 1860 Pierre Nicolas Charles Leroux-Plancheville   Maire par intérim. Propriétaire.
1860 1865 Jules Brulé   Ancien notaire. Conseiller d'arrondissement (1855-1870).
1865 1870 Édouard D'Arras   Propriétaire.
1870 1870 Gustave Heuchard    
1870 1881 Édouard D'Arras   Propriétaire.
1881 1882 Jules Brulé   Ancien notaire. Conseiller général (1871-1880).
1882 1883 Emmanuel, Eugène, Charles Sombret Républicain. Négociant.
1884 1886 Stanislas Marque    
1886 1888 Emmanuel, Eugène, Charles Sombret Républicain. Négociant.
1888 1890 Arsène Barbier Républicain. Notaire, propriétaire. Conseiller d'arrondissement (1883-1890).
1890 1906 Ernest Houdant droite conservatrice. Propriétaire.
1906 1919 Louis Delattre Républicain de gauche Propriétaire. Conseiller d'arrondissement (1907-1909). Conseiller général (1909-1919).
1919 1924 Albert Pruvost Radical-socialiste Instituteur. Conseiller d'arrondissement (1909-1919). Conseiller général (1919-1924).
1925 1929 Paul Cagnard   Docteur en médecine.
1929 1937 Alphonse Pierru   Ancien consul de Belgique. Propriétaire.
1937 1940 Charles Bailleul    
1940 1940 Eugène Lomier   Maire par intérim de mai à [juillet ou novembre] 1940. Docteur en médecine.
1940 1944 Charles Bailleul    
1944 1945 Louis Auriol   Propriétaire[12]
1945 1959 René Delepierre    
1959 1965 Maurice Robart    
1965 1989 Gilbert Gauthé PS Directeur d'école. Conseiller général (1970-1988). Conseiller régional (1979-1982).
1989 2001 Pierre Dingremont App. PSD Docteur en médecine. Conseiller général (1988-2001).
2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Stéphane Haussoulier UDF puis UMP Président de la CCBSS depuis 1998.
Réélu pour le mandat 2014-2020 [13]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Age[modifier | modifier le code]

Selon l'Hagiographie du diocèse d'Amiens, le roi Clotaire II aurait octroyé l'ancien domaine gallo-romain de Leucone au saint éponyme, saint Valery (né en Auvergne vers 565, mort le 12 décembre 622 au Cap Hornu). Leucone resta un lieu de pèlerinage jusqu'au XIe siècle.

Hugues Capet, en 981, passa le gué de Blanquetaque pour s’emparer des reliques de Valery de Leuconay. Saint-Valery-sur-Somme, ville médiévale, s'est constituée vers cette époque autour du sanctuaire de Saint-Valery. Sa position géographique, sur la route de Rouen à Boulogne, ainsi que la possibilité de passer l'estuaire à gué à certaines heures, en firent un lieu de transit important. Ainsi, c'est de ce port que Guillaume le Conquérant partit, en septembre 1066, à la conquête de l'Angleterre. Saint-Valery pouvait être approvisionnée en bois par l'ancienne forêt de Crécy, bien plus étendue qu'aujourd'hui.

Il existe également d'importants vestiges, témoignant notamment du passage de Jeanne d'Arc dans cette cité.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Pendant les guerres de religion, le capitaine Cocqueville prend Saint-Valery en juin 1568. Il est battu à la bataille de Saint-Valery le 18 juillet par le gouverneur de Picardie Cossé-Brissac. Seuls 300 huguenots en réchappent[14].

Ensuite, le maréchal de Cossé reprend Saint-Valery et y massacre les protestants.

Constitué de maisons étroites qui descendent vers le port, le quartier des marins de Saint-Valery s'appelle le « Courtgain », allusion aux maigres salaires que percevaient autrefois ses habitants. Au retour des bateaux, spécialisés dans la crevette et le hareng, les femmes s'employaient à mettre le poisson en conserve dans du sel. Cette activité a disparu depuis que Saint-Valery n'abrite pratiquement plus d'embarcations de pêche.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • En 1790, une Société populaire fut créée à Saint-Valery, elle était affiliée au Club des Jacobins de Paris.
  • Napoléon Ier se rendit à deux reprises à Saint-Valety pour inspecter les travaux du canal de la Somme.
  • De 1914 à 1918, le port de Saint-Valery connut une grande activité, les Anglais y débarquaient du matériel et de la main d’œuvre chinoise.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bateau et écluse[modifier | modifier le code]

Somme II.
  • Le baliseur Somme II, construit à Arcachon en 1950.
Article détaillé : Somme II.

Il est géré par l'association Somme II[15].

En restauration pendant quelques années sur un chantier naval de Lorient, il est de retour à son port d'attache depuis la fin du printemps 2009 et propose des sorties pédagogiques en baie de Somme et sur le canal jusque Abbeville.

Le Somme II fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 26 mai 2000.

  • L'écluse à la mer, qui contrôle le débouché de la Somme.

Fortifications[modifier | modifier le code]

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  • La tour de pierre où, dit la tradition, Jeanne d'Arc fut détenue.
  • La Tour Harold : La tradition raconte qu'Harold, seigneur anglais fit naufrage et fût prisonnier dans cette tour vers 1055.
  • La Porte Guillaume
  • La Porte de Nevers
  • Le Château, à l'intérieur de la vieille ville fortifiée.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

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Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Martin fut construite au XIIIe siècle en damiers de silex et de pierre calcaire, caractéristiques du littoral picard. Sa position sur le rempart de la ville haute, son clocher, lui donnent un aspect pittoresque. Elle est composée de deux nefs jumelles séparées par de grandes arcades gothiques. Elle fut dévastée par les combats entre Français et Anglais pendant la guerre de Cent Ans et entre Français et Bourguignons sous le règne de Louis XI. Elle fut en grande partie reconstruite à la fin du XVe siècle.

Chapelle des marins[modifier | modifier le code]

Elle est située sur les hauteurs du Cap Hornu. Elle fut édifiée à l'origine en 628, à l'emplacement de la sépulture de Valery, apôtre du Vimeu. Elle fut reconstruite entre 1878 et 1880 sous l'égide de l'Abbé Caron, grâce principalement aux dons des matelots et dédiée à la Vierge Marie, elle présente des murs en damiers et à l’intérieur un remarquable tympan sculpté en plein bois.

L'abbaye[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Saint-Valery-sur-Somme.

Ce fut la plus ancienne du diocèse d'Amiens. La communauté monastique fondée par saint Valery au VIIe siècle, emprunt du colombanisme. Elle possédait principalement des terres aux alentours, en Artois et en Flandre, mais aussi en Bretagne et en Angleterre. Elle disparut à la Révolution française. L'église abbatiale vendue devint carrière de pierre. Aujourd'hui ne subsiste que la maison conventuelle, propriété privée. On peut voir dans le parc encore divers éléments d'architecture, (classés MH) et son mur d'enceinte en damier (silex et calcaire).

Calvaire des marins[modifier | modifier le code]

Érigé en hommage à ceux-ci, on trouve une ancre décorée de fleurs. Tout en haut d'un piquet en fer, il y a la direction des vents. On peut voir les drapeaux anglais, français, américain et canadien. Le calvaire a été restauré en 1991 par Pèlerin magazine. À côté, il y a un oratoire dédié à la gloire de Dieu et de Marie. On peut descendre par le quartier des marins pêcheurs qui s'appelle le Courtgain, parce que les pêcheurs gagnent le plus souvent juste de quoi survivre.

Statue de la Roche Madone[modifier | modifier le code]

Non loin du quartier des marins, on peut admirer la statue de la roche madone, patronne des marins pêcheurs.

Monuments civils[modifier | modifier le code]

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Entrepôt des sels[modifier | modifier le code]

Sur le quai Lejoille, un autre vieux bâtiment, il s'agit de l'entrepôt des sels. Il date de 1736 et pouvait stocker jusqu'à 20 000 tonnes de sel. Saint-Valery approvisionnait la Picardie, l'Artois, la Champagne et la Bourgogne. Ne pas confondre avec le grenier à sel qui se trouvait dans la vieille ville

Maison où résida Anatole France[modifier | modifier le code]

Sur la balise du port, rouge et blanche, on peut également voir son nom. Il y a aussi une plaque en hommage à Anatole France.

Tribunal de commerce[modifier | modifier le code]

Parmi les bâtiments anciens de Saint-Valery, nous avons le tribunal du commerce, il servait à traiter les litiges entre commerçants. Il est situé dans l'actuelle rue commerçante, la rue de la Ferté qui vient du latin firmitas.

Stèle à Guillaume le Conquérant[modifier | modifier le code]

Il y a une stèle en hommage à Guillaume de Normandie qui partit de Saint-Valery pour la conquête de l'Angleterre en 1066.

Herbarium des Remparts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Herbarium des Remparts.

Jardin remarquable

On peut y voir un arbre remarquable : le sureau lacinié ; des arbres fruitiers : poiriers, pommiers, néfliers, cognassiers ; des arbustes : pittosporum, arbousiers, argousiers, figuiers, mimosa... des plantes vivaces et annuelles.

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Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • Un petit coin pour les menteurs donne l'orientation, il est nommé ch'coin Minteux car les pêcheurs avaient l'habitude de se réunir là et de mentir sur leurs prises qui devenaient beaucoup plus grosses.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Philippe de Saint Robert, intellectuel né en 1934 et séjournant régulièrement à Saint-Valery-sur-Somme. Auteur de nombreux essais politiques et littéraires (Prix Combourg 1998 pour "Le secret des jours"), chroniqueur régulier de la presse nationale, il a aussi publié un roman, "La même douleur démente" (Flammarion 1973), qu'il a situé à Saint-Valery.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Florentin Lefils, Histoire civile, politique et religieuse de Saint-Valery et le comté de Vimeu, 1858, réédition, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 2005 (ISBN 2-84373-746-X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants des communes françaises », Habitants.fr (consulté le 12 juillet 2008)
  2. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, octobre 2013
  3. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎ 5 juillet 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à Saint-Valery-sur-Somme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010)
  8. « Nom des habitants des communes françaises », Habitants.fr (consulté le 12 juillet 2008)
  9. a et b Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la régon Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart
  10. A. Huguet, Saint-Valery de la Ligue à la Révolution, tommeII, 1909, pp. 733-735
  11. Sources pour la période 1796-1944 : Archives départementales de la Somme, 3 M 73, 3 M 141, 3 M 264, 3 M 374, 3 M 451, 3 M 1612 ; pour la période 1945-1965 : Annuaire administratif du département de la Somme.
  12. Dictionnaire du personnel politique de la Somme (1800-1945), Jean-Michel Schill, 2011, Archives départementales de la Somme
  13. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  14. John Lothrop Motley, History of the Netherlands, PG Edition, volume 15. Disponible en ligne [1]. Consulté le 22 février
  15. Assoc. Somme II