Hérault (département)

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Hérault
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Hérault (département)
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Languedoc-Roussillon
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Montpellier
Sous-préfecture(s) Béziers
Lodève
Président du
conseil général
André Vézinhet (PS)
Préfet de département Pierre de Bousquet de Florian
Code INSEE 34
Code ISO 3166-2 FR-34
Code Eurostat NUTS-3 FR813
Démographie
Population 1 044 558 hab. (2010)
Densité 168 hab./km2
Géographie
Superficie 6 224 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 7
Cantons 49
Intercommunalités 32
Communes 343

Le département de l'Hérault (en occitan Erau) est un département français qui tire son nom de l'Hérault, un fleuve côtier qui le traverse. Les habitants sont nommés les Héraultais. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 34.

Sommaire

Géographie [modifier]

Article détaillé : Géographie de l'Hérault.

Le département de l'Hérault fait partie de la région Languedoc-Roussillon. Il est limitrophe des départements de l'Aude au sud-ouest, du Tarn et de l'Aveyron au nord-ouest et du Gard au nord-est, et est bordé par la Méditerranée au sud.

Pour définir l'Hérault, on a souvent tendance à comparer son territoire à un amphithéâtre ouvert face à la mer. La géographie de l'Hérault est marquée par la diversité de sa géologie et de ses paysages. Ceux-ci s'étagent des contreforts sud du Massif central, jusqu'à la mer Méditerranée, en passant par les zones de garrigues et la basse plaine du Languedoc viticole. L'Hérault est baigné par un climat typiquement méditerranéen.

Points extrêmes du département de l'Hérault :

Le Littoral [modifier]

Ses plages de sables s’étendent de la Petite Camargue, (La Grande-Motte et l’embouchure du Vidourle) à l’Est, jusqu’à Vendres-plage, à l’embouchure de l’Aude à l’Ouest. Soit 87 kilomètres de littoral. Seules la Corniche de Sète et la Grande-Conque du Cap d'Agde se distinguent par leurs falaises rocheuses.

Ce cordon littoral est bordé d'étangs et de salins, écosystèmes protégés où nichent de nombreux oiseaux migrateurs : flamants roses, aigrettes, hérons cendrés, voire même cigognes. La végétation s'adapte à l'atmosphère marine : joncs, salicorne, saladelles, oyats. Les Réserves Naturelles du Bagnas, ou des Orpellières, et la Maison de la Nature du Mejean donnent un aperçu de ce milieu protégé. On dénombre ainsi deux grands ensembles lagunaires : entre les anciens volcans d’Agde et le Mont St-Clair de Sète, le bassin de Thau est la plus grande lagune de la région Languedoc-Roussillon, avec 7500 hectares. Le chapelet des étangs palavasiens relie le versant Est de Sète à l’extrémité Est de l’Hérault, soit l’entrée en Petite Camargue. Ces lagunes sont reconnues pour leur patrimoine par la convention de Ramsar, et on dénombre une dizaine de sites classés Natura 2000.

Vignobles et Garrigues [modifier]

Le proche arrière-pays que constitue les plaines du Bas-Languedoc, est progressivement vallonné. C’est le territoire du vignoble, des oliveraies, des vergers et des garrigues. Oléiculture et viticulture symbolisent une part importante du patrimoine et de l’art de vivre méditerranéen.

La moyenne montagne [modifier]

Au nord-ouest, le Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc regroupe notamment les massifs du Caroux et de l'Espinouse (1098 m et 1124 m). Le climat est influencé par la Méditerranée mais aussi par l'Atlantique. C'est la ligne de partage des eaux qui marque un changement profond dans la végétation. Mouflons, chevreuils, sangliers cohabitent dans les châtaigneraies. Au nord-est, en bordure du Parc National des Cévennes se dressent le plateau du Larzac et la montagne Séranne. Ces lieux ventés sont parfois des zones d'élevage de moutons. L’espace Causse et Cévennes est maintenant inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.

Les fleuves [modifier]

Les 87 km de littoral de l’Hérault ont la particularité d’être le point où se concentrent de nombreuses embouchures de fleuves côtiers. Des versants des Pyrénées, à la partie méridionale du Massif central, les eaux coulent et se jettent dans la Méditerranée sur une étroite bande littorale. D’Ouest en Est, l’Aude, l’Orb, l’Hérault, le Libron, la Mosson (via l’étang de l’Arnel), le Lez, le Vidourle. Ces fleuves ont souvent tracé des gorges sinueuses, marquant ainsi le paysage de leur empreinte. Certains ont été entravés de barrages, de manière à limiter les crues, ou à produire de l’électricité. Les lacs de barrage ainsi créés sont aujourd’hui de remarquables sites touristiques permettant souvent la pratique des loisirs nature, et nautiques en particulier.

Le climat [modifier]

La grande majorité du département peut être caractérisée par un climat méditerranéen. Pourtant, les zones montagneuses du nord-ouest connaissent une influence océanique. Certains secteurs du nord de l’Hérault peuvent quant à eux connaitre une influence continentale tempérée.

L'ensoleillement [modifier]

Comme dans l’ensemble du midi méditerranéen, l’ensoleillement est important dans l’Hérault, et relativement régulier au cours de l’année. On atteint 2828 heures par an[1], pour une moyenne nationale inférieure à 2000 heures annuelles[1].

Les températures [modifier]

Une des caractéristiques spécifiques du climat méditerranéen est la douceur de ses saisons hivernales. Il reste néanmoins marqué par de grands excès ponctuels (à Montpellier en hiver, on a noté comme minimale moyenne journalière record : -17,8°C en février 1963 et maximale moyenne journalière record : 27,4°C en mars 1997)[2] La moyenne des températures des mois d’été est proche des moyennes maximales France. Néanmoins, le rôle de la mer protège les secteurs littoraux des extrêmes que constituent les canicules en été, mais aussi les gelées en hiver.

Les pluies [modifier]

Les précipitations sont caractéristiques du climat méditerranéen. Elles ont principalement lieu aux intersaisons et prennent parfois un caractère violent. A Montpellier, il tombe 760 mm/an environ[3], ce qui est supérieur à Paris. Mais ces précipitations se concentrent uniquement sur 90 jours[4]. Si le nombre de jours pluvieux est relativement équivalent entre l'arrière-pays et le littoral, c’est le volume des pluies qui diffère. Il peut atteindre 1200 mm[4]. La neige est relativement rare.

Les vents [modifier]

Du fait de la présence de zones semi-montagneuses toutes proches en arrière-pays, l'Hérault est relativement protégé des vents forts. Néanmoins, on distingue 4 vents dominants principaux. Mistral (extrême-est du département) et Tramontane sont des vents secs, respectivement de secteur nord-nord-est et nord-ouest, que l'on peut observer en toute saison. Ils dégagent le ciel et assèchent l’air. Le Marin, soufflant du sud-est, et le Grec, soufflant d’est, plus rares, sont des vents souvent très violents associés à des passages perturbés en Méditerranée. Ils sont accompagnés d'un temps couvert et de pluies importantes.

Environnement [modifier]

Le département abrite de nombreux espaces naturels préservés. Certains d’entre eux bénéficient d’une politique de valorisation en Grands Sites (Saint-Guilhem-le-Désert et gorges de l'Hérault, cirque de Navacelles, vallée du Salagou). Cette valorisation, et l’action du conservatoire du littoral, font de l’Hérault un département où la protection de l’environnement est importante.

Notez que le loup, la genette étaient encore présents au premier quart du XIXe siècle, et - à titre d'anecdote - bien que très improbable, Canis lycaon. Linn (le Loup noir nord-américain) est cité dans l'inventaire « Statistique du département de l'Hérault »[5] par Hippolyte Creuzé de Lesserpèce qui écrivait en 1824 que « selon quelques chasseurs, se serait trouvée dans des bois de chêne vert ou d'yeuse, qui croissent sur les montagnes de calcaire compacte, soit à l'Ouest, soit au Nord du département de l'Hérault ». « Je suis loin d'assurer ce fait » précise-t-il. Il n'émet par contre aucun doute sur la disparition du cerf élaphe, et insiste sur la très grande richesse du département en oiseaux, et notamment en rapaces à cette époque :

« […] Ces nombreux végétaux qui couvrent notre sol comme la grande quantité d'insectes que fait naître la chaleur active de notre climat, favorisent singulièrement la propagation des Oiseaux, en leur procurant une nourriture abondante ; et cette cause a sans doute la plus grande influence sur le nombre et la multiplicité de nos espèces ; de même le voisinage où nous sommes des Pyrénées et des montagnes des Cévennes, attire dans notre département une infinité d'Oiseaux de proie, particuliers à des latitudes plus élevées que les nôtres, ou, pour mieux dire, d'une élévation bien supérieure à celle de nos montagnes. »

Agriculture [modifier]

Viticulture [modifier]

Fête du centenaire de la société d'agriculture de l'Hérault en 1899

Le vignoble est très ancien et date d'avant la fondation de la Gaule narbonnaise. Après avoir privilégié la productivité au cours XIXe et au du début du XXe siècle, les vignerons héraultais ont réalisé que leur salut viendrait de la qualité. Les rendements ont donc été réduits, l'encépagement modifié et un fort investissement dans du matériel de pointe a été effectué. Désormais, leurs vins rivalisent avec les plus grands crus français.[réf. nécessaire]

L’Hérault est aujourd’hui le deuxième département viticole français derrière l'Aude et devant la Gironde, avec 86 100 ha de vignes, soit 14 % de la surface totale du département[6].

Le département dispose à la fois d'un climat favorable, d'une excellente exposition, d'une grande diversité de sols et d'une vaste gamme de cépages : tous les atouts sont réunis pour produire des vins généreux, parfois robustes, avec une large palette aromatique.

Les AOC : Saint-Chinian, Faugères, Minervois, Languedoc, Clairette du Languedoc, muscat de Frontignan, muscat de Lunel, muscat de Mireval, muscat de Saint-Jean-du-Minervois.

À ces AOC s’ajoutent aussi les vins de Pays d’Oc IGP produits à partir de cépages traditionnellement méditerranéens.

Oléiculture [modifier]

Les variétés [modifier]

La culture de l’olivier a une forte valeur identitaire et culturelle. Plusieurs variétés (ou cultivars) sont cultivées dans l’Hérault comme variétés principales :

Il faut y ajouter de nombreuses variétés secondaires d'origine locale ou importées. Parmi les variétés locales, il convient de citer :

Les moulins et coopératives [modifier]

Conchyliculture [modifier]

La conchyliculture représente dans l’Hérault 8300 tonnes d’huitres (10 % de la production nationale) et 5 900 tonnes de moules par an[6]. Le bassin de Thau est un haut lieu de l'élevage des moules et des huitres en Méditerranée. L’élevage des huîtres de Bouzigues se pratique sur tables d’élevage en suspension et généralement en immersion permanente.


Tourisme [modifier]

Cirque de Mourèze le Sphynx

Les Sites Touristiques [modifier]

Les chiffres du tourisme [modifier]

Le département de l’Hérault est le premier département touristique de la région Languedoc-Roussillon et se classe au 4ème rang des départements français en nombre de nuitées touristiques, avec 40 millions de nuitées annuelles.

On estime le chiffre d’affaires du tourisme à 1,7 milliards d’euros et à 52 000 le nombre d’emplois touristiques, dont 26 000 emplois salariés directs, soit 6,8 % des emplois salariés du département[8].

L’activité touristique connait logiquement des fluctuations saisonnières : 59 % de la fréquentation annuelle se fait pendant l’été, 21 % au printemps, 12 % en automne et 8 % en hiver.

80 % de la clientèle touristique provient de France tandis que 20 % est étrangère (majoritairement d’Europe du Nord, d’Espagne et d’Italie)[8].

Pour accueillir les nombreux touristes qui choisissent l’Hérault comme destination de vacances, le département offre 182 000 lits en hébergements marchands classés et/ou labellisés et compte 130 000 résidences secondaires, dont 10 % appartiennent à des résidents étrangers[8].

Les sites, musées et monuments touristiques accueillent chaque année plus de 4 millions de visiteurs[8].

Les résidences secondaires [modifier]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 20,4 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires. Ce tableau indique les principales communes de l'Hérault dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Sources :

Démographie [modifier]

Garrigue.
Article détaillé : Démographie de l'Hérault.

Les habitants de l'Hérault sont les Héraultais.

Sa population a fortement augmenté, passant de 471 429 en 1954 à 896 441 en 1999, et elle a dépassé les 1 000 000 en mars 2006. La projection moyenne du nombre d'habitants en 2030 est de 1 350 000.

Culture [modifier]

Littoral
Article détaillé : Culture dans l'Hérault.

Le mouvement des intermittents du spectacle de l'été 2003 a eu un grand retentissement à Montpellier où les festivals d'été sont particulièrement importants. Le festival Montpellier Danse a été le premier à être annulé.

Il se pratique dans l'Hérault plusieurs sports assez spécifiques : le tambourin (85 % de joueurs français), la joute nautique (principalement à Sète) ainsi que la course libre (ou course camarguaise).

Histoire [modifier]

Article détaillé : Histoire de l'Hérault.

Préhistoire : L'occupation d'humains et avant eux d'hominidés y est très ancienne, puisque c'est dans ce département, à Lézignan-la-Cèbe qu'ont été trouvé les traces les plus anciennes d'activités d'hominidés (1,57 million d'années, « civilisation du galet » (chopper pour les anglophones)[9].

Histoire : Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de l'ancienne province de Languedoc. Il comprend les pays du Biterrois, de l'Espinouse, du Lodèvois, du Montpelliérais et une partie du Larzac.

Le département de l'Hérault a connu un effondrement de son industrie viticole au début du XXe siècle ; la mévente du vin, alliée à une maladie des vignes a poussé à la révolte des milliers de vignerons modestes. Le mouvement a été durement réprimé par le gouvernement de Georges Clemenceau (1907).

Le gel catastrophique de l'hiver 1956 a ruiné la culture de l'olive, qui ne redevint prospère qu'à partir de la fin des années 1980. Les coopératives oléicoles de Lodève, de Pignan, d'Aniane et bien d'autres fermèrent leurs portes, seule celle de Clermont-l'Hérault resta en activité.

Depuis la deuxième moitié du XXe siècle, le bassin de Montpellier connait l'une des plus fortes croissances démographiques en France.

Politique [modifier]

Gorges de l'Hérault

La préfecture de l'Hérault est Montpellier ; ses sous-préfectures sont Béziers et Lodève.

De 1945 à 1979, le conseil général a été présidé par Jean Bène (PS). Par la suite, la majorité de gauche du Conseil général a longtemps été dirigée par Gérard Saumade (1979-1998), c'est aujourd'hui le socialiste André Vezinhet qui lui a succédé.

Les 3 arrondissements de l'Hérault

Sources [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références [modifier]

  1. a et b [1], Météo France.
  2. [2], Climat l'Internaute.
  3. [3], Préfecture de l'Hérault.
  4. a et b [4], association climatologique de l’Hérault .
  5. « Statistique du département de l'Hérault » (1824)
  6. a et b [ http://www.herault.fr/chiffres-cles-economie-entreprises], Conseil général de l'Hérault - Chiffres clés de l'économie locale.
  7. [5], Liste des Monuments historiques.
  8. a, b, c et d [6], Agence de Développement Touristique de l'Hérault - Les chiffres de l'observatoire.
  9. Jean-Yves Crochet, Jean-Loup Welcomme, Jérôme Ivorra, Gilles Ruffet, Nicolas Boulbes, Ramon Capdevila, Julien Claude, Cyril Firmat, Grégoire Métais, Jacques Michaux, Martin Pickford ; [Une nouvelle faune de vertébrés continentaux, associée à des artefacts dans le Pléistocène inférieur de l’Hérault (Sud de la France), vers 1,57 Ma] pages 725-736 ; Comptes-rendus de l’Académie des sciences (Palevol).

Bibliographie [modifier]

  • Martin, Philipot, Rouquette, Baby, Cornu, Blanc, Guyot, Théron, Peronnet, Crignon et al. (préf. Gérard Saumade, ill. Evelyne Richard), La naissance de l’Hérault, Axone, 1989, 232 p. (ISBN 2-90-59-00-18-0) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    Ouvrage détaillant la naissance du département depuis 1789, sous la direction de M. Peronnet, Professeur à l'Université Montpellier III, avec la collaboration des Universités du Tiers-temps, de Béziers, des Archives départementales et du Comité du Bicentennaire
  • Nathalie Moutier (coordinatrice), Christian Pinatel, André Martre, Jean-Paul Roger, Khadari, Jean-François Burgevin, Denis Ollivier et Jacques Artaud, Identification des variétés d’oliviers cultivées en France, t. 1, Turriers (04250, France), Naturalia Publications, 2004, 246 p. (ISBN 2-909717-43-7) 
  • Nathalie Moutier (coordinatrice), Christian Pinatel, André Martre, Jean-Paul Roger, Khadari, Jean-François Burgevin, Denis Ollivier et Jacques Artaud, Identification des variétés d’oliviers cultivées en France, t. 2, Turriers (04250, France), Naturalia Publications, 2011, 248 p. (ISBN 2-909717-74-6) 
  • Jean Rey (préf. Michel Lis), Les oliviers : Description et photos de 112 variétés d’oliviers, La Londe-des-Maures, Jean Rey, 2007, 20 p. 

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

43°38′N 03°15′E / 43.633, 3.25