Liège

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Drapeau communal Liège
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Armoiries de la commune
LuikLocatie.png
Géographie
Pays Drapeau de Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Arrondissement Liège
Coordonnées 50° 38′ 00″ N 5° 34′ 00″ E / 50.633333333333, 5.566666666666750° 38′ 00″ Nord
       5° 34′ 00″ Est
/ 50.633333333333, 5.5666666666667
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
69,39 km² (2005)
15,66 %
7,19 %
72,68 %
4,47 %
Données sociologiques
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
190 102 (1er janvier 2008)
48,96 %
51,04 %
2 740 hab./km²
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2008)
18,32 %
63,89 %
17,79 %
Étrangers 17,10 % (1er janvier 2008)
Économie
Taux de chômage 26,27 % (janvier 2009)
Revenu annuel moyen 11 766 €/hab. (2005)
Politique
Bourgmestre Willy Demeyer (PS)
Majorité PS - CDH
Sièges
PS

MR

cdH

Ecolo

FN

Sections de commune
Section Code postal
Liège
Glain
Rocourt
Bressoux
Jupille-sur-Meuse
Wandre
Grivegnée
Angleur
Chênée
Sclessin
4000, 4020
4000
4000
4020
4020
4020
4030
4031
4032
4000
Autres informations
Gentilé Liégeois(e)
(wa) Lîdjeûs (arch.)
(wa) Lidjwès[A 1]
Zone téléphonique 04
Code INS 62063
Site officiel liege.be

LiègeLîdje en wallon liégeois, Luik en néerlandais et Lüttich en allemand — est une ville francophone de Belgique. Elle est le chef-lieu de la province de Liège et la capitale économique officielle de la Région wallonne. De 972 à 1795, elle était la capitale de la Principauté de Liège. La ville est surnommée la cité ardente.

Au 1er novembre 2011, Liège compte 196 925 habitants. Son agglomération est peuplée d'environ 600 000 habitants. Par le nombre d'habitants, c'est la troisième agglomération de Belgique après Bruxelles et Anvers et la quatrième commune après Anvers, Gand et Charleroi.

Sommaire

[modifier] Démographie

Carte de la province de Liège

La ville de Liège (en rouge sur la carte de la province de Liège ci-contre) regroupe les anciennes communes d'Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille, Liège, Rocourt, Wandre (ainsi que le quartier de Sclessin de l'ancienne commune d'Ougrée et quelques rues d'Ans, Saint-Nicolas et Vottem). Ces communes furent intégrées en 1977 à la ville de Liège, lors de la politique de fusion des communes. Ce territoire couvre 69,39 km2 et compte 196 925 habitants au 1er novembre 2011[1] pour une densité de population de 2 837,94 habitants/km2. Ce qui fait de Liège, la quatrième commune la plus peuplée du pays[2].

L'agglomération morphologique[3] de Liège couvre 275,75 km2 et compte[4]430 949 habitants au 1er janvier 2010, avec une densité de population de 1 563 habitants/km2. Les communes de Seraing, Saint-Nicolas, Ans, Herstal, Beyne-Heusay, Fléron, Chaudfontaine, Grâce-Hollogne, Esneux et Flémalle (en orange sur la carte de la province de Liège ci-contre) font partie de cette agglomération morphologique.

La grande agglomération liégeoise, qui, contrairement à l'agglomération morphologique, peut comprendre des zones rurales, compte environ 600 000 habitants.

La faible densité de sa population résulte tant de la morphologie dominante de l’habitat que de la subsistance jusqu'à proximité du centre-ville de nombreux espaces non urbanisés. Ces espaces vides sont de trois types : les versants trop raides, les zones industrielles (dans la vallée, mais aussi jusqu’aux plateaux où les terrils marquent les anciennes exploitations charbonnières) et les vastes espaces boisés au sud de l’agglomération morphologique (Sart-Tilman).

Une comparaison avec d'autres communes belges est possible dans la liste des communes belges les plus peuplées.

[modifier] Ville de Liège

En 1977, la commune de Liège a fusionné avec d’autres communes pour former une nouvelle entité. Voici la répartition de la population suivant ces anciennes communes :

Nom Population (2008)
Liège 113 694
Angleur 10 270
Bressoux 11 639
Chênée 9 014
Glain 2 448
Grivegnée 19 767
Jupille-sur-Meuse 10 433
Rocourt 7 032
Wandre 5 751
Total commune de Liège 190 048

Les principaux quartiers constituant le centre de Liège (ancienne commune) sont : Amercœur, Avroy, Burenville, Le Carré, Cointe, Coronmeuse, Droixhe, Fétinne, les Guillemins, Hors-Château, le Laveu, le Longdoz, Naimette-Xhovémont, Outremeuse, Pierreuse, Saint-Gilles, Saint-Laurent, Saint-Léonard, Sainte-Marguerite, Sainte-Walburge, Sclessin, le Thier-à-Liège et les Vennes.

[modifier] Évolution de la population


  • Source[5] : INS - Remarque : 1806 - 1970 = recensements ; à partir de 1977 = population au 1er janvier
  • 1927 : Fusion avec des parties de Bressoux, Jupille, Herstal et Wandre
  • 1977 : Fusion avec Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille-sur-Meuse, Rocourt, Wandre et fusion avec des parties de Ans, Chaudfontaine, Herstal, Seraing, Saint-Nicolas, Esneux et Juprelle; Dons de territoires à Chaudfontaine, Blegny, Visé et Oupeye

[modifier] Étymologie

[modifier] Leodium, Legia, Liège et Lîdje

L'étymologie du nom de Liège[note 1] a suscité, depuis le Moyen Âge, une longue série d'hypothèses. La dernière révision toponymique permet de situer l'origine de Liège au temps du Bas-Empire romain en Germanie inférieure, en adéquation avec les vestiges romains de la place Saint-Lambert attestant une présence, probablement prospère du Ier au IVe siècle.

Article détaillé : Étymologie de Liège.

[modifier] La Cité ardente

La ville de Liège est souvent appelée « Cité ardente », cette appellation vient du titre d'un roman chevaleresque écrit par Henry Carton de Wiart édité en 1904. Ce roman raconte le sac de la ville de Liège par les troupes de Charles le Téméraire en 1468, malgré la résistance liégeoise (voir également l'article Six cents Franchimontois). L'appellation de « Cité ardente[note 2] » n'est nullement antérieure à la parution de ce roman[6].

[modifier] Gentilé

[modifier] En français

Liégeois/Liégeoise (au pluriel : Liégeois/Liégeoises). La prononciation de l'accent aigu (et sa notation) a été conservée dans le gentilé, alors que celui-ci a disparu de la prononciation et de son écriture du nom de la ville.

[modifier] En wallon

Lîdjwês / Lîdjwêse dans le dialecte wallon du pays de Liège [A 1]. La forme archaïque Lîdjeûs subsiste à Namur, dans le Condroz et en Ardenne où elle est encore utilisée de manière péjorative, par ces derniers, en réponse à l'altération par les Liégeois d'ådneûs (« ardennais ») en ågn'neûs (« ânes »)[A 2]. On la retrouve aussi à Liège dans le vieux proverbe po esse Lidjeûs, i fåt èsse vinou å monde èl coûr dès Mèneûs (allusion à la cour de l'ancien couvent des frères mineurs en Hors-Château, proche du palais des Princes-Évêques[A 3]).

[modifier] Proverbes wallons à propos de Liège

  • Lîdje sins Môuse, c'est Moûse sins Lîdje[A 4] « Liège sans sa Meuse, c'est Meuse sans son Liège » ;
  • Fez comme a Lîdje, lèyiz ploûre « Faites comme à Liège, laissez pleuvoir ». C'est-à-dire : si vous êtes dans une situation désagréable, restez calme et laissez passer l'« orage » ;
  • C'èst comme a Lîdje, après oûy, c'èst dmin[A 5] « C'est comme à Liège, après aujourd'hui, c'est demain ». C'est-à-dire : chaque chose en son temps/demain est un autre jour ;
  • Po esse Lidjeûs, i fåt èsse vinou å monde èl coûr dès Mèneûs[A 6] « Pour être Liégeois, il faut être venu au monde dans la cour des (frères) mineurs ».

[modifier] Citations à propos de Liège

  • « Les Liégeois ont été plus que tous les ans domptés, néanmoins ils ont toujours relevé leurs crestes » [têtes] - Michel de l'Hospital (1558).

[modifier] Histoire

[modifier] Histoire et origine de la cité

[modifier] Ligne du temps

[modifier] Préhistoire

Des traces remontant à 200 000 ans av. J.-C. montrent qu'il y avait des habitants sur le site de Liège dès la préhistoire. L'occupation est cependant probablement discontinue.

[modifier] De la Job-villa à la villa Legia rustica

Grand Curtius: Vase de Jupille[note 3], [7],[8],[9],[10].
Statue de Charlemagne sur le boulevard d'Avroy

Une première villa romaine est érigée à Jupille, sur un plateau dominant la Meuse au point de rencontre entre le fleuve et l'importante voie romaine de Tongres à Trèves encore appelée Voie des Ardennes[note 4]. De l'autre côté de la Meuse, on bivouaquait à Herstal.

Les premières fouilles, en 1872[11] ont permis de retrouver les traces d'une villa gallo-romaine datant probablement du Ier et IIe siècle apr. J.-C.[12]. Un hypocauste, un vase planétaire à sept têtes représentant les divinités de chaque jour, originaire de Bavay sont découverts[13]. Ce vase est exposé et plusieurs objets sont conservés au musée Curtius de Liège.

Place Saint-Lambert, une autre villa romaine, occupée pendant du IIe et IIIe siècles, sera découverte au cœur de la cité, sous les vestiges de la cathédrale. Situé en aval à quatre kilomètres sur la rive droite du fleuve[14], au tournant des Ier et IIe siècles de notre ère, un vaste ensemble architectural est élevé au centre de la future place Saint-Lambert, à quinze kilomètres d'Atuatuca Tungrorum, aujourd'hui la ville de Tongres et à vingt kilomètres de Trajectum ad Mosam, actuellement Maastricht. Des fouilles récentes permettent de préciser le plan de cette vaste réalisation de près de 2000 m2[15]. Construite en terrasses pour s’adapter à la pente naturelle du site, proche des alluvions de la Légia, mais hors de la zone marécageuse du coude de la Meuse à la Sauvenière[16], elle est dotée de bains chauds et d’un chauffage domestique par hypocauste. De style romain (murs en pierre, tuiles rouges…) cette villa rustica constituaient le centre névralgique d’une exploitation agricole comme il s’en comptait alors des dizaines sur le territoire de l’actuelle Wallonie[note 5]. Peu après le IIIe siècle, l'occupation devient sporadique, quelques éléments permettent de préciser une occupation « parasitaire » du bâtiment au IVe siècle et peut-être la présence d'un foyer au Ve siècle. Si le plan de la villa est tout a fait classique, une approche comparative démontre manifestement une dimension particulièrement imposante. Elle était manifestement bien décorée. Si les premières traces de la présence romaine sur la place Saint-Lambert datent de la fin du Ier siècle après J.-C., c’est aux IIe et IIIe siècles que l’occupation est la plus dense[17]. Il est probable que ces bâtiments furent détruits lors des razzias opérées, fin du IIIe siècle, par les Francs, les Alamans et d’autres tribus germaniques.

[modifier] Époque mérovingienne

La villa Liegia est incendiée et le site est abandonné près de quatre siècles. Liège se retrouve en Austrasie.

[modifier] Époque carolingienne

Des documents datés du VIIIe siècle évoquent la présence d'une résidence des souverains carolingiens. Il faut préciser qu'à ce jour, si les traces romaines sont évidentes, on a toujours pas découvert d'indice probant d'une présence carolingienne[13]. Un palais aurait existé à Jupille-sur-Meuse au VIIIe siècle, où Pépin II, dit de Herstal, séjourna et, selon certaines sources, mourut en 714. Pépin III, dit le Bref, y séjourna également en 759 ou 760. Ce palais passait au XVe siècle pour avoir été le lieu, contesté par la suite, de la naissance de Charlemagne. Si une partie de la dynastie des Mérovingiens et des Carolingiens est probablement originaire du bassin liégeois, que ce soit de Jupille ou de Herstal, au XIXe siècl, il est de bon ton de se trouver d'illustres origines et une statue de Charlemagne, dressée en 1867, est présente dans le centre-ville. Dans les niches du piédestal néo-roman, 6 statues représentent les ancêtres de l'empereur, originaires du pays de Liège : sainte Begge, Pépin de Herstal, Charles Martel, Bertrude, Pépin de Landen et Pépin le Bref. Les premiers évêques de Liège eux aussi sont apparentés aux Carolingiens. Le grand empereur est, en tout cas, entré dans la légende liégeoise et reste très présent dans le folklore local, son dialogue avec Tchantchès restant un morceau d'anthologie liégeoise.

[modifier] Haut Moyen Âge

Article détaillé : Histoire de la Ville de Liège.

Une petite bourgade existe dès le Haut Moyen Âge. Cependant, la fondation de la ville, en tant que telle, date des environs de l'an 700, suite à l'assassinat de saint Lambert, alors évêque du diocèse de Tongres-Maastricht. À la suite de cet évènement, son successeur, saint Hubert transfère, avec l’approbation du pape, le siège de l'évêché de Maastricht vers Liège. Hubert devient le premier évêque de Liège. Liège devient alors rapidement un important lieu de pèlerinage et se transforme petit à petit en une prestigieuse et puissante cité, cœur du Diocèse de Liège avant 1559, circonscription qui pèse de tout son poids sur l'histoire des Pays-Bas espagnols.

[modifier] Principauté de Liège

Blason de la principauté de Liège

On assiste aux prémices de la Principauté de Liège lorsque Notger est appelé au trône épiscopal de Liège par l'empereur Otton II en 972. Il reçut également le privilège d'immunité générale en 980. L'évêque de Liège est alors l'unique maître de ses terres, il devient prince-évêque et son domaine une principauté ecclésiastique. Liège est la capitale de cette puissante principauté à partir de l'an 980 grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon, et le reste jusqu'en 1795 ; elle en est également une des 23 Bonnes Villes.

Ses écoles sont célèbres jusqu'au XIIe siècle. Sept collégiales s'élèvent alors dans la ville (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) en plus de la cathédrale où est enterré saint Lambert. Deux abbayes bénédictines s'y ajoutent : Saint-Jacques et Saint-Laurent. Plusieurs églises romanes et de nombreuses pièces d'orfèvrerie (art mosan) témoignent encore aujourd'hui de l'efflorescence de cette époque, en particulier les fonts baptismaux de la ville, conservés aujourd'hui à Saint-Barthélemy.

Liège devient très tôt ville d'industrie. La houille y est extraite de tout temps. Jean Curtius est l'un des plus grands armuriers d'Europe. Des Liégeois sont à l'origine de la sidérurgie suédoise.

[modifier] La destruction et le massacre de 1468

Les Liégeois luttent pour la démocratie, la Paix de Fexhe en est une étape, mais les Ducs de Bourgogne rassemblent les Pays-Bas bourguignons en un État absolutiste[18]. Principautés laïques ou ecclésiastiques tombent aux mains des Ducs. Les Liégeois refusent ce que le Prince Philippe le Bon veut leur imposer, à savoir l'élection de son neveu Louis de Bourbon à la tête de l'État liégeois. Ils s'allient au roi de France Louis XI mais sont battus à Montenaken. Soumis à une « Paix » humiliante (1465), ils résistent encore mais leur armée est battue à Brustem par le fils de Philippe, Charles le Téméraire, qui supprime juridiquement et unilatéralement la Principauté.

Suite à la tentative de capture, dans son campement installé sur les hauteurs de la ville, de Charles le Téméraire par Gossuin de Streel, Vincent de Bueren et les 600 Franchimontois, Liège est entièrement pillée et brûlée à partir du 3 novembre 1468[note 6]. Seuls quelques monuments religieux sont épargnés. Quant au perron, symbole des libertés liégeoises, il es transféré à Bruges en guise d'humiliation.

[modifier] De la mort du Téméraire à la Révolution liégeoise

Liège retrouvera son perron et son indépendance relative dès 1478, à la suite de la mort du Téméraire. Erard de La Marck, ami d'Erasme et de Léonard de Vinci va reconstruire en vingt ans son Palais des Princes-Évêques. Elle redevient donc la capitale d'un pays dont l'indépendance, certes mise à mal — la neutralité liégeoise n'interdit pas aux belligérants de traverser son territoire —, se maintiendra au cours des trois siècles suivants et verra les révoltes des Rivageois, les luttes des Chiroux et des Grignoux (XVIIe siècle), la naissance du capitalisme des négociants d'armes comme Curtius, l'ouverture aux Lumières au XVIIIe siècle sous l'impulsion de l'évêque Velbruck. L'intransigeance de son successeur, Hoensbroeck mènera ensuite à la révolution liégeoise. À la veille de la révolution liégeoise, le patrimoine religieux, une cathédrale, sept collégiales, une trentaine de paroisses, une quarantaine de couvents et une centaine d'hôpitaux et de béguinages, sans compter le palais des princes-évêques, représentent près des trois quart de la surface de la ville, considérée depuis Erard de La Marck comme le rempart à la réforme. L'existence de la principauté de Liège se termine dans le sang, entre 1789 et 1795. La révolution va confisquer une grande partie de ce patrimoine qui sera réparti entre public et privé. Fait unique au monde: la Cathédrale Saint-Lambert[note 7] est démolie.

Article détaillé : Patrimoine religieux de Liège.

[modifier] Révolutions liégeoise et française

Article détaillé : Révolution liégeoise.

En 1789, la Révolution française et la Révolution liégeoise éclatent en même temps que la révolution brabançonne qui donne naissance aux États belgiques unis. Ces derniers battent l'armée autrichienne, tandis qu'à Liège Nicolas Bassenge, à la tête des patriotes liégeois, chasse le Prince-évêque qui trouve refuge à Trèves en Allemagne. Mais il est très vite replacé sur son trône par les troupes autrichiennes qui réoccupent la Principauté et prennent leur revanche sur l'armée des États belgiques unis.

Ruine de la Cathédrale

La restauration du Prince-Évêque est mal acceptée par les Liégeois, c'est pourquoi ils accueillent en libérateurs les troupes françaises de Dumouriez qui investissent la ville en 1792. Le système politique et social de l'Ancien Régime en est fondamentalement bouleversé, par exemple, les Liégeois purent pour la première fois voter au suffrage universel. En 1792, les Liégeois usèrent pour la première fois de ces nouveaux droits et votèrent massivement pour la réunion de leur Principauté à la France.

En 1793, une seconde restauration du Prince-Évêque a lieu suite à la défaite française à Neerwinden, mais elle est de courte durée.

Dès le mois de juin 1794, l'armée impériale quitte la Principauté de Liège suite à la bataille de Sprimont, ce qui entraîne l'exil définitif du dernier Prince-Évêque François-Antoine-Marie de Méan. En 1795, la Convention nationale décrète l'incorporation de la Principauté à la Première République française, entraînant par là même sa disparition. Le reste de la Belgique est aussi annexé et Liège devient le chef-lieu du département de l'Ourte.

[modifier] Visite du Premier Consul

Portrait de Napoléon Bonaparte en premier consul, Ingres, MAMAC Liège[note 8]
Blason de la bonne ville de Liège sous l'Empire napoléonien

Le traité de paix signé à Amiens le 25 mars 1802, est bientôt suivi d'une déclaration de guerre de l'Angleterre à la France le 18 mai 1803. Les hostilités recommencent avec fureur sur terre et sur mer. Les anglais dominent sur ce dernier élément ; mais le continent leur échappe entièrement. Aussitôt après la déclaration de guerre, les armées françaises s'emparent du royaume de Hanovre, possession anglaise sur la terre ferme.

Le Premier Consul, Bonaparte, parcourt la Belgique dont la conservation est alors d'une extrême importance pour la France : il visite les côtes et les places fortes. Le 13 thermidor an XI (lundi 1er août 1803), il arrive à 6 heures du soir de Maastricht à Liège par le quai Saint-Léonard.

Il est reçu avec enthousiasme par le clergé ayant l'évêque à sa tête, les autorités et le peuple. Le lendemain matin, il parcourt les ruines du faubourg d'Amercœur bombardé et incendié les 28, 29 et 30 juillet 1794 lors de la retraite des Autrichiens.

Puis il visite la ville et va voir la citadelle et le champ de bataille de Rocourt (11 octobre 1746). Le 15 thermidor (3 août), il quitte Liège par la porte d'Avroy. Le même jour est publié un décret par lequel il accorde une somme de 300 000 francs pour la reconstruction du faubourg d'Amercœur[21],[note 9]. Ainsi un tiers de la somme était encore fourni sur les biens ecclésiastiques.

En 1804, la ville reçoit le titre de « Bonne ville » de l'Empire. Le titre de duc lui est attaché.

[modifier] Restauration des maisons de Bourbon et d'Orange-Nassau

En 1815, la défaite de Napoléon Bonaparte à Waterloo met fin au régime français. Le territoire liégeois, tout comme le reste de la future Belgique indépendante, passe alors sous tutelle hollandaise. La période hollandaise verra la création de l'Université de Liège et de l'Opéra royal de Wallonie.

En 1830, la révolution belge éclate à Bruxelles et plus de 300 Liégeois s'y rendent à pied, à cheval ou en voiture, traînant avec eux un canon sous la direction d'un pamphlétaire, un des héraults de l'opposition aux Pays-Bas, Charles Rogier. Ils combattent sur les barricades bruxelloises et participent ensuite à la libération de la Belgique avec des volontaires venus de tout le pays. À partir de ce moment-là, Liège fait partie du royaume de Belgique.

[modifier] Après 1830

Après 1830, les Liégeois dominent la vie politique belge. Charles Rogier est un des leurs et son rôle dans la révolution est capital. Il sera à la tête de plusieurs gouvernements belges.

[modifier] Révolution industrielle, libéralisme radical, mouvement ouvrier

Liège devient la citadelle du libéralisme radical. Guillaume d'Orange (via la Société générale des Pays-Bas), Jean-Jacques Dony et surtout l'Anglais John Cockerill savent que Liège est la première ville d'Europe continentale entrée dans la Révolution industrielle à la suite de l'industrialisation britannique. Vers 1850, le complexe sidérurgique et de construction métallique de Cockerill à Seraing est le plus grand du monde et la Belgique (principalement grâce au Sillon industriel wallon) la deuxième puissance économique du monde derrière le Royaume-Uni. Afin de protéger Liège des inondations, l'État belge procède à de gros travaux d'endiguements de l'Ourthe et de la Meuse tout au long du XIXe siècle, pour canaliser le fleuve et créer de nouveaux boulevards (Avroy et Sauvenière).

Les idées des libéraux résultent de ces profondes mutations, de même que le mouvement ouvrier qui en 1885 provoque, à partir de Liège, une grève qui gagne tout le Sillon industriel, réprimée par l'armée. En 1893 une autre grève arrache le Suffrage universel au Parlement apeuré, puis c'est celle de 1913 que Georges Simenon met scène dans Pedigree.

[modifier] Liège, capitale de la Wallonie ?

À partir de la fin du XIXe siècle, Liège reçoit le titre de Capitale de la Wallonie ou de capitale wallonne, non seulement dans les milieux du Mouvement wallon, très actifs à Liège, mais aussi dans la presse générale. On notera qu'il s'agissait du sens figuré du mot capitale, sans aucun aspect politique ou administratif concret, et toujours au détour d'une phrase parlant d'autre chose[22]. Par exemple, dans cette conclusion du compte rendu d’un festival musical liégeois en 1912 où furent jouées des œuvres de César Franck et Henri Vieuxtemps : Qu’à Liége, la capitale de la Wallonie, on ne donne plus de concert sans que la musique wallonne y soit représentée par un de ses maîtres ![23].

Mais à partir de 1971, c'est à Namur que seront installées les diverses institutions wallonnes nées de la première réforme de l'État belge. En 1978, un accord entre les bourgmestres des quatre grandes villes wallonnes prévoit la répartition des institutions wallonnes avec la fonction politique à Namur, économique à Liège, sociale à Charleroi et culturelle à Mons. L'Exécutif régional wallon (on dit aujourd'hui le Gouvernement wallon) officialise cette répartition les 27 octobre 1982 et 12 juillet 1983[24]. Le 11 décembre 1986, l'Exécutif régional wallon sanctionne et promulgue le décret instituant Namur capitale de la Région wallonne, adopté par un vote du Conseil régional wallon (on dit aujourd'hui le Parlement wallon) le 19 novembre 1986, sur une proposition de Bernard Anselme, alors conseiller régional de l'opposition.

[modifier] Les deux guerres, la politique de neutralité, la Résistance

La résistance des forts liégeois en 1914 vaut à la ville (première ville étrangère en ce cas) la Légion d'honneur française le 7 août 1919, la Croix de guerre italienne en 1923, la Médaille militaire pour la bravoure du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes en 1926, la Croix de guerre belge en 1940. On ne peut cependant parler de siège de la ville, ni en 1914, ni en 1940. Liège n'avait, en effet, aucune muraille et les forts étaient situés à plusieurs kilomètres de la ville. D'autre part, l'armée belge n'étant pas structurée sur la base de milices locales, le mérite des combats devant Liège, en 1914 et en 1940, doit être attribué aux soldats belges de diverses régions de Belgique en garnison dans les forts. Cela n'enlève rien aux mérites civiques des Liégeois, mais, en 1914, l'armée allemande pénétra dans la ville dès le 3e jour de la guerre sans rencontrer d'obstacles, contraignant l'état major belge et le général Leman à se retirer dans le fort de Loncin, un des douze forts de la ceinture fortifiée qui succombèrent les uns après les autres sous le pilonnage de l'armée allemande, le général Leman étant finalement enseveli dans l'explosion du fort de Loncin et emmené en captivité.

Plusieurs expositions se sont déroulées à Liège : l'exposition universelle de 1905 pour les 75 ans de la Belgique, l'exposition internationale de 1930 pour le centenaire du pays (spécialisée sur les sciences et l'industrie) et l'exposition de l'eau de 1939 marquant l'achèvement des travaux du canal Albert permettant de relier Liège au port d'Anvers.

Avant 1940, Liège fut dirigée par des bourgmestres issus pour la plupart du Mouvement wallon, groupement informel groupant des personnes issues de plusieurs partis et contestant la politique de neutralité voulue par Léopold III et le gouvernement appuyé par les chambres. Parmi les personnalités du mouvement on peut citer Jean Rey, Fernand Dehousse, Georges Truffaut, actifs dans la presse et au Parlement. Pourtant, pendant la deuxième Guerre, le bourgmestre de Liège livra aux nazis des listes de juifs de l'administration communale, ce qui permit leur déportation, alors que celui de Bruxelles et d'autres villes de Belgique s'y refusèrent et furent arrêtés et déportés. La résistance belge émanant des simples citoyens fut cependant très forte à Liège et un monument lui est dédié. Les agents de la poste, par exemple, s'efforçaient de repérer les lettres de dénonciation envoyées aux Allemands pour les détruire. C'était d'ailleurs une consigne générale des réseaux de résistance de la poste belge.

En 1937, la ville de Liège décida de célébrer, tous les 14 juillet, la fête nationale française afin de protester contre la politique de neutralité de la Belgique vis-à-vis du Troisième Reich et contre la dénonciation de l'accord militaire franco-belge[25] par le gouvernement. La fête nationale française y est toujours célébrée aujourd'hui et rassemble plus de 35 000 personnes chaque année[26].

[modifier] Question royale, grèves de 1960-1961, réforme de l'État, crise de la sidérurgie

Quand la Question royale marche vers son dénouement, Paul Gruselin Joseph Merlot, André Renard participent au projet de Gouvernement wallon séparatiste esquissé à la suite des graves incidents de Grâce-Berleur (30 juillet 1950), que le retrait du roi rend caduc.

Mouvement à la fois social et autonomiste, la Grève générale de l'hiver 1960-1961, commencée chez les dockers communistes d'Anvers, s'étend à toute la Belgique et atteint son paroxysme à Liège avec le sac de la Gare des Guillemins (en janvier 1961) par des grévistes exaspérés par la non-réponse du Gouvernement de Gaston Eyskens à leurs revendications. Les socialistes liégeois sont à nouveau très présents en politique belge avec Jean-Joseph Merlot dans le gouvernement Lefèvre-Spaak, mais contraignent Merlot à la démission suite au vote des lois sur le maintien de l'ordre et la Frontière linguistique[27]. Pierre Harmel est l'un des rares premiers ministres wallons du siècle passé (de 1965 à 1966). Jean-Joseph Merlot à nouveau au pouvoir avec Gaston Eyskens à partir de 1968, puis André Cools (après la mort accidentelle de Merlot) vont jeter les bases du fédéralisme belge que ce gouvernement met en place.

De 1978 à 1986, la sidérurgie liégeoise est menacée de faillite et provoque une mobilisation maximale avec les graves manifestations de février et mars 1982 à Bruxelles. Le gouvernement belge injecte des capitaux dans la sidérurgie liégeoise qui est fusionnée avec celle de Charleroi. Un spécialiste français, Jean Gandois, accepte la proposition du premier ministre Wilfried Martens de prendre la direction de la nouvelle société Cockerill-Sambre. Celle-ci connaît un renouveau grâce à la modernisation des installations et de la production qui s'adapte aux exigences marchés en aciers spéciaux. Plus tard, Gandois patronnera l'extension de Cockerill-Sambre vers l'étranger avec la reprise d'une société de l'ex Allemagne de l'Est. Mais le jeu international des capitaux amène les Français d'Arcelor à prendre le contrôle de la société après le départ de Jean Gandois. Les travailleurs liégeois et la population belge sentent venir une restructuration menaçante avec le projet français d'expatrier la phase à chaud en France, mais avec une nouvelle installation de laminoir en compensation. Encore, celle-ci serait-elle installée dans la région de Charleroi. Ces projets n'auront heureusement pas le temps d'aboutir, alors qu'ils menaçaient la prospérité wallonne et même l'ensemble de l'économie belge. En effet, un des rois de la sidérurgie mondiale, l'Indien Lakshmi Mittal installé à Londres, parvient à prendre le contrôle d'Arcelor. Grâce à sa majorité boursière dans la société, il licencie les dirigeants français et annule le plan de démantèlement que ceux-ci avaient préparé. La nouvelle société ArcelorMittal relance la phase à chaud non sans conflits occasionnels avec les syndicats prompts à défendre les avantages sociaux des travailleurs (généralement acquis par la classe ouvrière belge).

Liège reste un pôle économique important avec son port autonome, le deuxième port intérieur d'Europe de l'Ouest et son aéroport spécialisé dans le fret. De fait, la ville reste la capitale économique de la Wallonie[28],[note 10]. Jean-Maurice Dehousse, à la tête du premier Gouvernement wallon a contribué à cette évolution de façon décisive.

[modifier] Rayonnement intellectuel et culturel depuis le Xe siècle

L'Opéra royal de Wallonie

Centre de l'Art mosan, Liège, aux Xe, XIe, XIIe siècles, avec ses écoles, rayonne sur toute l'Europe, développe des techniques en parallèle aux œuvres d'art comme les Fonts baptismaux de Saint-Barthélemy. Au XIIIe siècle naît avec sainte Julienne de Cornillon, une forte spiritualité (lieu d'origine de la Fête-Dieu dans l'Église universelle) à l'origine des Béguinages[29], qui attire un François d'Assise[30].

Au XVIe siècle Érard de La Marck fait reconstruire un nouveau Palais des Princes-Évêques, Ernest de Bavière, très informé des recherches astronomiques de son temps, va fournir à Kepler un astrolabe performant, René François Walter de Sluse est au centre des recherches mathématiques du XVIIe siècle. La musique marque l'histoire de Liège : d'Étienne de Liège au XIe siècle en passant par Cicognia[31] au XIVe siècle, par l'opéra comique liégeois au XVIIIe siècle, jusqu'à Henri Pousseur, via César Franck, André Grétry et Eugène Ysaÿe. Liège détint la plus grande cathédrale de Belgique jusqu'à sa destruction après 1789 (geste, selon Philippe Raxhon, de radicalité révolutionnaire). Les idées des Lumières s'y diffusent (comme par le Journal encyclopédique, la Société d'émulation fondée par François-Charles de Velbrück) .

À l'université fondée après 1830, s'illustrent Marcel Florkin, Zénon Bacq, la linguistique avec le Groupe µ. Jean d'Outremeuse, les versions wallonnes de la Légende des Quatre fils Aymon[32], Jean Lebel inscrivent Liège dans la littérature en français du Moyen Âge et Georges Simenon, Stanislas-André Steeman, Alexis Curvers dans celle d'aujourd'hui. Le cinéma wallon brille avec Jean-Pierre et Luc Dardenne. C'est à Liège également que s'est installé l'atelier de production de films Wallonie Image Production (WIP), structure publique dont la formule est unique en Europe.

Trois Liégeois : Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne au centre et à droite Gabriel Ringlet, pro-recteur de l'UCL

Ceci explique que Liège constitue aussi un centre culturel de première importance, dont le rayonnement francophone est d’autant plus remarquable qu'elle se situe très près du monde germanophone (la province de Liège compte du reste une communauté germanophone autonome). On trouve à Liège, outre trois institutions culturelles majeures — l’Opéra royal de Wallonie, l’Orchestre philharmonique de Liège et de la Communauté française et le plus important des centres dramatiques de la Région wallonne, le Théâtre de la Place — un centre de production radio et télévision, une foule d’institutions culturelles diverses et variées (danse, folklore, théâtre dialectal, spectacle de marionnettes…), quatre foyers culturels, le plus important des complexes cinématographiques de l’Eurorégion Meuse-Rhin, des musées de prestige international témoins de la richesse patrimoniale de la Ville.

[modifier] Géographie

[modifier] Communes limitrophes

Communes limitrophes de Liège
Ans Herstal, Juprelle, Visé Blegny
Saint-Nicolas Liège Beyne-Heusay
Seraing Esneux Chaudfontaine

[modifier] Géographie Politique

La ville de Liège, chef-lieu de la Province du même nom, a la particularité de se situer dans la zone de point de rencontre de trois États, à 25 kilomètres au sud de Maastricht aux Pays-Bas et à 40 kilomètres à l'ouest d'Aix-la-Chapelle (Aachen) en Allemagne.

Elle appartient aujourd’hui à une région transfrontalière, « l’Eurorégion Meuse-Rhin », zone d’influence privilégiée qui compte quelque 3,7 millions d’habitants.

Cette situation relève néanmoins d’une longue tradition puisque, sans mentionner l’époque romaine, cette région transfrontalière a constitué un État unique dès la période carolingienne. Après 843, au moment où l’Empire de Charlemagne est démembré par le Traité de Verdun, la région constituait une partie de la Francie médiane, de façon bien temporaire puisqu’en 962, Othon Ier le Grand atteint le dessein grandiose de restaurer l’ordre chrétien dans un grand Empire germanique.

Jusqu'à la Révolution liégeoise, l’entité régionale reste unie.

Aujourd’hui, les relations transfrontalières traditionnelles sont rétablies.

[modifier] Géographie Naturelle

Utilisation du sol en 2006

La ville se situe également au carrefour de trois zones géographiques naturelles : au nord, la Hesbaye (160 à 200 m), une des principales zones agricoles de Belgique ; à l’est, le Pays de Herve (200 à 320 m), un paysage plus vallonné et arboré, grande région fruitière ; au sud, les plateaux du Condroz (200 à 280 m), portes de l’Ardenne où dominent landes et forêts et, du haut de ses 694 m, le point de plus haute altitude en Belgique, le signal de Botrange. Le sous-sol est caractérisé par la présence de la Faille du midi, ligne de fracture encore sismiquement active, qui explique le tremblement de terre de Liège du 8 novembre 1983[33].

Le territoire de la ville est formé pour une partie importante des plaines alluviales de la Meuse, fleuve qui déroule ses méandres sur 950 km depuis le plateau de Langres en France jusqu'aux Pays-Bas où il se lie au Rhin pour se jeter dans la mer du Nord, ainsi que des plaines deux de ses affluents, l’Ourthe et la Vesdre.

La Meuse à gauche et sa « dérivation » à droite.

La Meuse traverse Liège suivant une direction générale sud-ouest/nord-est, sur une longueur de quelque 12 km entièrement canalisée. Au niveau de la vieille ville, la plaine alluviale du fleuve reste étroite (largeur moyenne de 1,3 km). Outre cette voie d’eau, le réseau hydrographique du territoire communal comporte un ancien bras canalisé de la Meuse, appelé Dérivation, qui reçoit directement les eaux de l'Ourthe ainsi que trois canaux : le canal de l’Ourthe, un petit canal non navigable et le début du canal Albert inauguré en 1939 et porté, en 1997, à 9 000 tonnes.

Le Port Autonome de Liège bénéficie d'une situation privilégiée où la ville se voit reliée, par voie d’eau, à la France, à la Flandre et aux Pays-Bas. L’activité du port ne cesse d’ailleurs de croître. Avec plus de 22 millions de tonnes manutentionnées en 2004, le port est le deuxième port fluvial européen pour le tonnage, derrière le port rhénan de Duisbourg et devant le Port autonome de Paris.

Depuis sa fusion en 1976, avec une dizaine de communes voisines, la Ville de Liège compte une surface de 6 939 hectares occupés à 28% par de l'habitat divers (y compris les commerces, bureaux...), à 22% par des zones non cadastrées (cours d’eau et voiries publiques), à 21% par des zones boisées, à 11% par des zones agricoles et à 5% par des zones industrielles.

[modifier] Économie et Socio-économie

Article détaillé : Économie de Liège.
La brasserie Piedbœuf qui fabrique la bière Jupiler

Liège est la plus importante ville de la région wallonne du point de vue économique. Liège a longtemps été une grande ville industrielle (au milieu du XIXe siècle, le sillon industriel wallon est la première région industrielle du continent) mais dès les années 1960, elle subit un long déclin, les usines devenant vétustes. Liège mise également beaucoup sur les transports et la multimodalité.

[modifier] Développement des nouvelles technologies

Particulièrement dynamique, la ville de Liège accueille bon nombre de sociétés de haute technologie : Techspace Aero, qui fabrique des pièces pour l'Airbus A380 ou pour la fusée Ariane 5, Amos, qui fabrique des composants optiques de télescopes, Drytec, fabricant de sécheurs d'air comprimé, de nombreuses sociétés d'électronique : EVS, leader mondial des ralentis télévisuels en temps réel, Gillam, AnB, Balteau, IP Trade, Dinh Telecom ou encore le leader mondial de l'armement léger : la FN Herstal mais aussi agro-alimentaire : bières (Jupiler), eaux et limonades (Spa et Chaudfontaine) ou chocolat (Galler). L'Université de Liège héberge également de nombreuses « spin-off » et on retrouve non loin de là de très nombreuses entreprises de haute technologie (ex. EVS).

[modifier] Développement du multimedia

Enfin, l'ouverture le 21 octobre 2009 de la Médiacité, complexe centré sur l'audiovisuel, comprenant des salles de cinéma, une patinoire olympique, des studios d'enregistrement (dont le nouveau centre liégeois de la RTBF), une galerie commerciale reliée à celle déjà existante du Longdoz, permet de développer l'attractivité du quartier Longdoz. La présence de magasins exclusifs en Belgique au sein du shopping commercial renforcera l'attrait de ce dernier par rapport aux galeries commerçantes que sont Belle-Île en Liège ou les Galeries Saint-Lambert[34]. Parallèlement, un Pôle Image a vu le jour, regroupant de nombreuses sociétés liégeoises du domaine du secteur numérique[35].

Le palais des princes-évêques.

[modifier] Régression de la population du centre-ville

Au 1er janvier 2007, la ville de Liège comptait 188 907 habitants. La densité de la population est de 2 699 hab,/km², soit plus de huit fois la moyenne nationale (327 hab,/km²). Liège a connu néanmoins un phénomène de dépopulation (en 1976, lors de la fusion de communes de laquelle résulte le territoire actuel de la Ville, Liège comportait 227 974 habitants). Par contre, la ville est le centre d’une agglomération continue de 600 000 habitants dont la population reste stable, ce qui indique, comme souvent en Europe, un glissement du centre urbain vers la périphérie.

Le Perron sur la place du Marché

[modifier] Siège de nombreuses institutions wallonnes

Conseil Economique Wallon[36]

Chef-lieu d’une province qui compte un peu plus d'un million d’habitants, Liège constitue la deuxième ville mais la première agglomération de la Région wallonne. Liège est aussi un centre de décision. Cela implique une grande représentation des sièges sociaux dans la ville. Plus de la moitié des salariés liégeois sont des fonctionnaires. Cela s'explique par le nombre élevé des institutions liégeoises comme l'université, les musées, les salles d'arts ou les transports et aussi par le fait que Liège possède toutes les institutions de la Province de Liège. Aujourd’hui, le secteur tertiaire occupe 80% des emplois, le secteur public l’emportant sur le secteur privé. En effet, Liège est non seulement un grand centre scolaire mais aussi un centre administratif de première importance (siège du Gouvernement provincial, siège des Institutions économiques de la Région wallonne et notamment son Conseil économique et social), un centre judiciaire majeur abritant une des cinq Cours d'appel de Belgique et les tribunaux qui en dépendent et un centre hospitalier (trois hôpitaux majeurs dont un hôpital universitaire et une quinzaine de cliniques). Liège est également, avec ses 6 000 boutiques, cafés et restaurants, un grand centre de commerce.

[modifier] Régression de l'industrie minière

La plaine de la Meuse était un haut lieu de l’activité industrielle wallonne : on y constate aujourd’hui la totale disparition de l'industrie minière après douze siècles d’extraction du charbon et la régression des activités sidérurgiques. Progressivement, cependant, l’installation d’entreprises de constructions mécaniques et métalliques (notamment en armurerie), les industries aéronautique et spatiale, agro-alimentaire (bières, eaux, limonades...) et biotechnologique, ainsi que les activités logistiques prennent le relais.

[modifier] Augmentation des services de distributions, de transport et multimodalité

Liège possède de nombreux atouts logistiques qui lui donnent une place importante au cœur de l'Europe des transports[37].

Liège possède également un réseau de bus qui couvre à la fois le centre-ville et l'agglomération. Voir aussi les articles détaillés TEC Liège-Verviers et Transports en communs à Liège.

[modifier] Enseignement

Liège est un centre important d'enseignement : plus de 95 000 jeunes poursuivent leurs études à Liège, ville qui abrite une des universités publiques de la Communauté française de Belgique (Université de Liège), mais aussi deux réseaux complets d’enseignement (laïque et catholique), un enseignement technique et professionnel portant sur un ample choix de formation, une Académie des beaux-arts, un de musique et des arts parlés reconnus. Ces grandes institutions sont l'Université de Liège avec environ 20 000 étudiants, la Haute École de la Province de Liège avec environ 8 000 étudiants, la Haute École HELMo avec environ 6 000 étudiants, la Haute École de la Ville de Liège avec environ 2 200 étudiants et le Conservatoire royal de musique et l'École Supérieure d'Acteurs Cinéma-Théâtre (ESACT).

[modifier] Tourisme

 À gauche la place de la Cathédrale et à droite vue panoramique de la Cité ardente  À gauche la place de la Cathédrale et à droite vue panoramique de la Cité ardente
À gauche la place de la Cathédrale et à droite vue panoramique de la Cité ardente

[modifier] Patrimoine religieux

Liège, « fille de l'Église romaine », comme l'affirme une inscription gravée sur le linteau du portail de la cathédrale, fut pendant plus de huit siècles la capitale d'une principauté ecclésiastique indépendante. « La cité aux cent clochers » possède un très important patrimoine religieux comportant des édifices fondés à partir du début du VIIIe siècle lors du transfert du siège de l'évêché de Maastricht vers Liège et de nombreux autres, notamment les sept anciennes collégiales, fondées au Xe siècle et au début du XIe siècle. Le patrimoine religieux de Liège jusqu'à la Révolution française compte un Palais épiscopal, une cathédrale, sept collégiales, huit abbayes d'hommes et de femmes, 23 couvents d'hommes et vingt-sept couvents de femmes, trente-deux paroisses, une vingtaine d'hôpitaux et autant d'hospice, une trentaine de béguinages, des dizaines de chapelles, soit plus d'une centaines d'oratoires dont une cinquantaine servis par des réguliers.

Article détaillé : Patrimoine religieux de Liège.

[modifier] Le Palais des Princes-Évêques

Palais épiscopal de Liège: gallerie occidentale
Cathédrale Saint-Lambert, 1780
Chapiteau roman Cathédrale Saint-Lambert, 1180.

Construit devant la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert, un premier palais, intégré dans les fortifications, est édifié vers l'an mil par le prince-évêque Notger ; il disparaît dans un incendie en 1185. Le palais est reconstruit sous Raoul de Zähringen. Ce deuxième édifice, fortement abimé après le sac de 1468 par les Bourguignons, subit le même sort en 1505. Le cardinal Érard de La Marck va le reconstruire, inspiré par ses illustres esprits contemporains, Erasme avec qui il correspondait[38], et Léonard de Vinci. Péristyle de 68 colonnes, sorte de Nef des fous, c'est l'ensemble sculpté plus énigmatique des débuts de la Renaissance. Sa façade du côté de la place Saint-Lambert est reconstruite après un incendie en 1734 en style Louis XIV-Régence. Il deviendra à la fin du XVIIIe siècle Palais de justice de Liège. Au XXe siècle, une nouvelle aile néo-gothique sera l'actuel Palais provincial. Au XXIe siècle, libéré des administrations de la justice installées dans de nouveaux bâtiments connexes, il devrait garder ses salles de tribunaux.

[modifier] La Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert de Liège

La cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert fut la cathédrale de Liège jusqu'en 1794, date du début de sa destruction. Cette immense cathédrale gothique, à la mémoire de saint Lambert, occupait l'actuelle place Saint-Lambert, au cœur de Liège. Avec ses deux chœurs, ses deux transepts, ses trois nefs, le circuit de ses chapelles absidales et collatérales, son cloître et ses annexes, et sa flèche de 135 mètres, Notre-Dame et Saint-Lambert était le plus grand vaisseau du monde occidental au Moyen Âge. Elle pouvait contenir 4 000 personnes. Elle a malheureusement été détruite peu après la révolution française.

[modifier] L'Archéoforum

Situé place Saint-Lambert, en souterrain au cœur historique de Liège, il est le résultat des différentes campagnes de fouilles entreprises sur le site de l'ancienne cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert depuis 1907. Le site, à l'origine un petit plateau surplombant le confluent de la Légia avec la Meuse, témoigne en effet d'une occupation continue de plusieurs milliers d'années. Et principalement les traces d'objets paléolithiques, de la villa gallo-romaine, du vicus carolingien, de l'église notgérienne, de la cathédrale ottonienne et de la cathédrale gothique.

Article détaillé : Archeoforum.
[modifier] Trésor de la Cathédrale

Le trésor de la cathédrale Saint-Paul de Liège présente dans huit salles d'exposition thématique un parcours à travers l'art et l'histoire de l'ancienne Principauté de Liège. On peut notamment y découvrir des orfèvreries comme le buste-reliquaire de saint Lambert et le reliquaire de Charles le Téméraire.

[modifier] Les sept Collégiales

Les sept collégiales de Liège sont les témoins privilégiés de la naissance de la principauté de Liège[39]. Ces fondations sont le résultat de la volonté délibérée de l'évêque ou de son entourage immédiat. Des raisons diverses ou plurielles semblent avoir prévalu lors de la fondation de chacune des collégiales. Lieu de défense, lieux d'asile, lieux de repos et de prières, les collégiales liégeoises sont les témoins de cette période extraordinaire qui vit la naissance de la Principauté. À l'exception de Saint-Pierre, sacrifiée par la restructuration paroissiale du XIXe siècle, elles sont encore, avec l'église Saint-Jacques-le-Mineur, fièrement dressées au centre de Liège. La collégiale Sainte-Croix de Liège possède toujours la Clef de Saint-Hubert.

Article détaillé : Les sept Collégiales de Liège.
[modifier] Fonts baptismaux de la collégiale Saint-Barthélemy

Les fonts baptismaux de Notre-Dame de la collégiale Saint-Barthélemy de Liège sont un véritable chef-d'œuvre d'art mosan, tant sur le plan esthétique que sur le plan technique. Les passionnés de l'art mosan les présentent comme une des sept merveilles de Belgique.

[modifier] Abbayes, Couvents, Hospitaux et Béguinages

Le patrimoine religieux bâti de Liège compte à la Révolution française: 6 abbayes d'hommes, 15 couvents d'hommes 25 couvents de femmes, une trentaine de béguinages, 10 chapelles, 10 hôpitaux et 32 paroisses, soit plus d'une centaine d'oratoires dont 47 servis par des réguliers[40].

Article détaillé : Patrimoine religieux de Liège.

De nombreux vestiges sont remarquables et souvent intégrés dans les écoles, les administrations ou des particuliers: l'abbaye de Saint-Laurent, ou se trouvait la Vierge de Dom Rupert, l'abbaye des Bénédictins de Saint-Jacques et son église de Saint-Jacques-le-Mineur, l'abbaye de Beaurepart, l'abbaye de Saint-Gilles et l'église Saint-Gilles et l'abbaye du Val-des-Ecoliers, le couvent des Carmes déchaussés, le couvent des Croisiers, le couvent des Guillemins, la commanderie de l'ordre Teutonique de Saint-André, le couvent des mineurs qui abrite le Musée de la Vie Wallonne, le couvent des Récollets, le couvent des Augustins, le collège des Jésuites en Isle qui abrite l'Université, le collège des jésuites anglais rénové par l'administration de la Direction générale de l'Aménagement du Territoire, du Logement et du Patrimoine (DGATLP) de la Région wallonne, le couvent des cellites en Volière rénové et habité par le privé, le couvent des Ursulines au pied des coteaux de la citadelle rénové et habité par le privé, le couvent des Capucines, l'hôpital Saint-Mathieu à la Chaîne, et l'hôpital Tirebourse, hôpital et Chapelle Saint-Julien et enfin le grand béguinage Saint-Christophe et la trentaine de petits béguinages.

[modifier] Autres religions

[modifier] Patrimoine civil

Palais Curtius, Renaissance mosanne, XVIIe siècle

Le Perron, symbole des libertés liégeoises et de la Principauté de Liège, déposé au sommet d'une fontaine, sur la place du Marché, probablement le plus vieux monument de Liège, daterait du XIe siècle.

[modifier] Au XVIe La destruction du Téméraire

Il ne reste malheureusement que peu de vestiges du patrimoine civil du XVIe siècle de Liège, ravagée par la vengeance de Charles le Téméraire en 1468. Selon ses ordres, seul les bâtiments ecclésiastiques devaient être épargnés. Les cours intérieures du Palais des Princes-Évêques construite par Érard de La Marck échapperont à l'incendie. Il est actuellement occupé par le Palais du gouverneur provincial et par les cours du Palais de Justice. Les Hôtel du Seigneur d'Amay, l'Hôtel Torrentius, et l' Hôtel de Soër de Solières, occupé par des ecclésiastiques seront épargnés.

On reconstruisit quelques bâtiments comme l'Anciennes Halles aux Viandes, dès 1546 ; ou encore la Tour Rosen, une maison-forte du quartier des Guillemins, mais ils furent fort endommagés par la première guerre mondiale. Il subsiste également une porte de Liège de la première enceinte, la Porte des Bégards, et la Tour des Moxhons, provenant de l'ancien rempart ;

[modifier] Du XVIIe siècle au XVIIIe: les siècle de la renaissance mosane

C'est au XVIIe siècle que va apparaître un style achitectural nouveau: le style Renaissance mosane; Le Palais Curtius[41], et les Hôtels canoniaux de Selys-Longchamps, de Méan, ... , dernièrement rénovés et situé sur le Publémont sont aussi pour la plupart d'époque Renaissance. Les Hôtels particuliers comme ceux d'Ansembourg, de Somzé, de Bocholz, ... dans les quartiers de Féronstrée et en Hors-Château sont aussi pour la plupart du XVIIIe siècle. Les Les Coteaux de la Citadelle, ses impasses et ses ruelles étroites, forment un ensemble paysager remarquable comprenant de nombreux biens classés, dominant la place du Marché, et enfin l'hôtel de Ville de Liège[42] comme les bâtiments de la place du Marché, Neuvice et ses anciennes maisons commerçantes aux étroites façades, sont intégrés dans un ensemble architectural homogène.

[modifier] Au XIXe siècle: Les nouveaux quartiers

Le Boulevard Saucy, ancien bras de la Meuse qui pénétrait Outremeuse, comblé en 1860

Un vent d'assainissement de quelques quartiers, ainsi que le percement à travers de nombreuses rues étroites va rénover et développer les quartiers de la Madeleine, de la nouvelle rue Léopold et Pont d'Avroy. Les petits chenaux comme celui de la Sauvenière sont comblés pour créer de grands boulevards et le quartier des Terrasses où une magnifique statue, Li Torè, deviendra le symbole frondeur[44] des étudiants liégeois. En Outremeuse, les biefs des nombreux moulins sont comblés et un nouveau quartier est créé autour de la place du Congrès. La Montagne de Bueren est percée, formant un escalier de 373 marches reliant le centre historique de la ville à la citadelle. On va aussi ériger de nouveaux bâtiments: le siège central de l'Université, place du 20-août, l'Institut de Zoologie, quai Édouard van Beneden l'Opéra royal de Wallonie, fondé en 1816, la Salle philharmonique, grande salle de concert, résidence principale de l'Orchestre philharmonique de Liège, abrité dans le bâtiment du Conservatoire.

Article détaillé : Outremeuse.

[modifier] Au XXe siècle: De l'art déco aux grands ensembles

Bâtiment du génie Civil de l'Université de Liège, architecte Joseph Moutschen

Le XIXe siècle, ses courants architecturaux et deux guerres mondiales vont largement modifier la ville.

Du début du siècle date le Le Forum, salle de concert de style Art déco et quelques maisons Art Nouveau, principalement dans le quartier du jardin botanique. L'Émulation, abritant les activités d'une société littéraire du XVIIIe siècle; La Ancienne Grand Poste, d'architecture néo-gothique, actuellement sans affectation. C'est également de cette époque que date le Palais des beaux-arts, abritant le musée d'art contemporain ; La première guère mondiale verra l'érection du Mémorial Interallié, à Cointe. Pendant l'entre-deux guerres, l'architecte Jean Moutschen construira l'Athénée Léonie de Waha, architecture des années 1942 et Georges Dedoyard achèvera les anciens Anciens bains de la Sauvenière. Pour remédier aux nombreuses inondations engendrées par la fin des charbonnages, à la 42 stations de pompage sont construite le long de la Meuse. Les années 1960 vont voir la réalisation du Palais des Congrès, en bord de Meuse et la construction sujette à polémique de la Cité administrative.

[modifier] XXIe siècle: Nouvelles infrastructures publiques et commerciales

Les nouvelles annexes du Palais de justice parachève la Place Saint-lambert

Le XXIe siècle verra l'achèvement de la Gare de Liège-Guillemins, œuvre de l'architecte espagnol Santiago Calatrava, la rénovation de l'Opéra et la finalisation du Théâtre de l'Émulation (en construction). Les nouveaux bâtiments du Forem, des Hautes études et les annexes du Palais de Justice qui vont parachever la fermeture de la Place Saint-Lambert où ne se pose plus que la question de l'utilisation de l'espace Tivoli, avec la Place du Marché, et enfin, la construction de l'ilot Saint-Michel, la rénovation des galleries Saint-Lambert, l'aménagement des Conduites d'eaux (Belle-île), et l'ancien quartier de la gare Londoz, (Mediacité) qui acueille les nouveaux bâtiment de la RTBF, l'ensemble museal Grand Curtius et un nombre important de nouveaux projets démontre la volonté de la ville de s'installer dans le nouveau siècle.

[modifier] Les Coteaux de la Citadelle

Les Coteaux de la Citadelle, vieux quartier à flanc de colline aux multiples impasses, où de petits couvents et hôtels de maître art mosan se perdent dans un dédale champêtre au départ de Hors-Château. Situé juste derrière l’ancien palais des Princes-Évêques, les Terrasses des Minimes offrent un magnifique panorama sur la Cité.

[modifier] Autres espaces verts

[modifier] Patrimoine culturel immatériel

[modifier] Événements

Costumes traditionnels liégeois : le Houyeu (mineur) et la Botteresse (porteuse), lors des fêtes traditionnelles en Outremeuse
Janvier
  • Festival Les Transardentes, petit frère des Ardentes dédiés aux musiques électroniques au sens large[46] le 3e samedi du mois
  • Festival de Liège : Festival engagé dans son temps qui propose les points de vue aigus d’artistes sur les questions cruciales de notre époque au travers de spectacles de théâtre, danse et musique[47]. Organisé les années impaires pendant 3 semaines à partir de fin janvier.
Février
  • Biennale Internationale de la Photographie et des Arts visuels (BIP) organisée par les Chiroux les années paires. Construite à chaque édition autour d’une thématique, la Biennale combine une programmation artistique avec une accessibilité la plus large possible[48].
Mars
Avril
Mai
  • Festival international «  Jazz à Liège », organisé le 1er ou le 2e weekend de du mois[51]
  • A pied à cheval et à vélo : Un dimanche sans voitures
Juin
  • Les Épicuriales
  • La City Parade à la fin du mois certaines années.
Juillet
Août
Tcnantchès & Nanesse, personnages d'Outremeuse
  • Fêtes du 15 août en Outremeuse
  • Festival de promenade : Promenades guidées, itinéraires libres et animations. Durant la deuxième quinzaine du mois
Septembre
  • Retrouvailles (premier weekend du mois, Parc de la Boverie)[55].
  • La fête des fous de Sainte-Walburge, le premier week-end du mois, le quartier de Sainte-Walburge est en fête : Marche aux flambeaux, spectacle, grand bal populaire, brocante, jeux et animations gratuites ainsi qu'une parade dans les rues du quartier sont quelques activités que vous retrouverez durant ces quelques jours de folies.
  • Fête de Wallonie de Liège [56]
  • Journée du patrimoine le 2e weekend du mois : De nombreux édifices, habituellement inaccessibles au public, proposent visites guidées et animations gratuites. Deuxième week-end de septembreJournees du Patrimoine.
Octobre
  • La Nocturne des Coteaux de la Citadelle (1ers samedis du mois)[57]
  • La foire d'octobre sur le boulevard d'Avroy
  • La Biennale du design[58] dénommée RECIPROCITY depuis l'édition 2012 se déroulant pendant 3 semaines au mois d'octobre les années paires
  • Festival d'orgue de Liège : créé en 1998 afin de mettre en valeur les plus belles orgues de la région liégeoise. Chaque année, à l’automne, des organistes de premier plan sont invités à se produire dans un répertoire essentiellement baroque. D’octobre à décembreFestival d'orgue de Liège.
Décembre

[modifier] Liège 2017

Liège est par ailleurs candidate pour l'organisation d'une Exposition internationale de 2017[62],[63].

[modifier] Culture

[modifier] Festivals

[modifier] Théâtres

[modifier] Opéra

[modifier] Operette

  • Théâtre du Trocadero

[modifier] Classique

[modifier] Comédie

[modifier] Théâtre Wallon

[modifier] Théâtre de Marionettes

[modifier] Musées

Liège héberge plusieurs grands musées dont, principalement :

Musée Grand Curtius
Le musée de Zoologie et l'aquarium

[modifier] Grand Curtius

Le Musée Grand Curtius, est un nouvel ensemble museal regroupant les anciens musées d'archéologie, du verre, d'armes, d'art mosan et d'art religieux, et incluant le Musée d'Ansembourg.

[modifier] Grands Musées

[modifier] Musées thématiques

[modifier] Archives

Article détaillé : Archives de l'État à Liège.
  • La ville de Liège possède également ses propres fonds patrimoniaux, plus particulièrement orienté sur la ville elle-même: ils sont réunis à la Bibliothèque Ulysse Capitaine
Article détaillé : Bibliothèque Ulysse Capitaine.
  • L'université de Liège possède ses propres archives, comme le Fond Wittert qui regroupe de nombreux parchemins et gravures anciennes.
  • L'évêché de Liège possède également de nombreux documents.

[modifier] Sculptures

Sgraffite du fabricant d'armes L. Sevart, rue Grandgagnage.

Les nombreux squares, parcs et places de Liège présentent de multiples statues figurant, le plus souvent, ses hommes célèbres ou ses symboles :

Article détaillé : Sculptures à Liège.

[modifier] Projets et grands travaux

La ville de Liège est en plein redéploiement et les grands projets sont nombreux :

[modifier] Achevés

[modifier] En cours de réalisation

[modifier] En projet ou en cours d'étude

  • Le retour du tramway.
  • Le quartier des Guillemins : création d'une esplanade entre la gare et la Meuse, développement d'un quartier d'affaires ainsi qu'une passerelle enjambant la Meuse pour relier le quartier au parc de la Boverie [73].
  • Une centre du Design implanté dans la future esplanade des Guillemins. Prévu pour 2015[74].
  • Le contournement est de la ville grâce à la liaison autoroutière A605 Cerexhe-Heuseux - Beaufays[75].
  • Une nouvelle piscine olympique au centre-ville (quartier de Jonfosse)[76].
  • Une halle destinée aux produits bios dans l'ancienne Grand Poste.
  • Un nouveau stade pour le Standard de Liège.
  • Tour des Finances de Liège culminant à 120m[77].
  • L'implantation de vignobles dans le site des Coteaux de la Citadelle[78].
  • Création d’un Centre International d’Art et de Culture (CIAC) situé dans le parc de la Boverie remplaçant le MAMAC[79].
  • La reconversion de l'ancien campus du Val-Benoît[80].
  • La réaffectation du quartier de Bavière (projet à l’arrêt pour cause de crise financière).
  • Réaménagement des quais de Meuse[81].
  • Speed Liege : Centre de formation pour Sportifs de Haut Niveau de la Communauté française de Belgique[82].

[modifier] Sports

Stade du Standard de Liège
Country Hall de Liège Basket

[modifier] Principales équipes

Football :

Basket-ball :

Hockey :

Rugby à XV :

Tennis :

Natation : Liège Mosan -Synchro -Natation -Aquagym

[modifier] Événements sportifs

Récurrents :

Occasionnels :

[modifier] Cuisine

Liège est également connue pour sa cuisine de terroir. Plusieurs produits typiques sont fabriqués dans sa région et intégré dans sa cuisine tels que :

Plusieurs recettes sont connues dans toute la Belgique telles que :

[modifier] Armoiries

On retrouve le perron liégeois sur le blason de la ville, mais aussi sur celui de la province de Liège, celui de la principauté de Liège ou encore sur de nombreux logotypes représentant les institutions liégeoises.

En 2007, la ville de Liège s'est dotée d'un très controversé logo pour remplacer les armoiries sur ses courriers, outils de communication, véhicules et drapeaux. Ce dernier, censé représenter les différents atouts logistiques, évoque le perron. Ce logo est brocardé pour sa ressemblance avec un doigt d'honneur[réf. nécessaire].

Logo de la ville de Liège

[modifier] Jumelages

Liège est jumelée avec :

Elle a des ententes de coopération et d'amitié avec :

[modifier] Personnalités

Parmi quelques personnalités nées à Liège ou ayant vécu dans la cité ardente, nous pouvons citer :

XIVe siècle
XVIe siècle
XVIIe siècle
XVIIIe siècle
XIXe siècle
XXe siècle
Autres

[modifier] Bibliographie

  • ALENUS-LECERF Janine, Les Fouilles du chœur oriental de la cathédrale Saint-Lambert de Liège, Bruxelles, Service national des fouilles, 1981.
  • Collectif, 14-18, la guerre à Liège : bibliographie sélective, Liège, Bibliothèque Chiroux-Croisiers, 1989 (2e édition).
  • Collectif, La Collégiale Saint-Jean de Liège : mille ans d'art et d'histoire, Liège, Bruxelles : P. Mardaga, 1981.
  • Collectif, Liège et son palais : douze siècles d'histoire, Anvers, Fonds Mercator, 1979.
  • Collectif, Millénaire de la collégiale Saint-Jean de Liège : exposition d'art et d'histoire... église Saint-Jean de Liège, du 17 septembre au 29 octobre 1982, Bruxelles, Ministère de la communauté française, 1982.
  • DE SPIEGELER Pierre, Les Hôpitaux et l'assistance à Liège : Xe-XVe siècles : aspects institutionnels et sociaux, Paris, les Belles lettres, 1987.
  • GRANDSARD André, Une institution de la réforme catholique : le séminaire de Liège aux XVIe et XVIIe siècles, Liège, Université de Liège, 1953.
  • GAIER Claude, Grandes batailles de l'histoire liégeoise au Moyen Âge, Liège, E. Wahle, 1980.
  • GAIER Claude, Huit siècles de houillerie liégeoise, histoire des hommes et du charbon à Liège, Liège, Éd. du Perron, 1988.
  • GUÉRIN Pierre, Les jésuites du collège wallon de Liège durant l'Ancien régime, Liège, Société des bibliophiles liègeois, 1999.
  • HANSOTTE Georges, Les Institutions politiques et judiciaires de la Principauté de Liège aux temps modernes, Bruxelles : Crédit communal, 1987.
  • KRANZ Horst, Lütticher Steinkohlenbergbau im Mittelalter, Aufstieg, Bergrecht, Unternehmer, *Umwelt, Technik, Aix-la-Chapelle, Shaker Verl., 2000.
  • LAMARCHE Caroline et JANSSENS Alain, La gare blanche, Wavre, Mardaga, 2010.
  • NÈVE François-Xavier, Jardins et coins secrets de Liège, Ed. du Perron, Liège, 1997.
  • STIENNON Jacques (dir.), Histoire de Liège, Toulouse, Privat, 1991.
  • VERCAUTEREN Fernand, Luttes sociales à Liège (XIIIe et XIVe siècle), Bruxelles, La Renaissance du livre, 1943.

[modifier] Voir aussi

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Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Liège.

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

[modifier] Notes

  1. Liége avant l'arrêté du Régent du 17 septembre 1946 approuvant la délibération du Conseil communal de la Ville de Liége du 3 juin 1946
  2. du latin ardens - brûlant - signifie à la fois qui brûle, éclatant, passionné, vif ou encore enthousiaste; cf article Ardent in Trésor de la langue française
  3. Les tessons originaux de ce vase d'une contenance de 15 litres reconstitué en terre cuite ont été mis au jour en 1872 à Jupille-sur Meuse, proche de la Villa du centre de Liège. Les sept effigies ont été interprétées comme étant des divinités planétaires qui présidaient aux jours de la semaine: Saturne, Sol, Luna, Mars, Mercure, Jupiter et Vénus. Leur véritable signification reste à ce jour une énigme. Cette catégorie de vases liés aux cultes domestiques a été essentiellement produite dans la région de Bavay, l'antique cité des Nerviens, à l'époque Gallo-Romaine entre le premier et le IIe siècle apr. J.-C
  4. La Job-villa (Jupiter ?) n'était pas au même endroit que le futur palais carolingien, situé près du donjon du XVe siècle
  5. Curieusement la villa a été construite en deux étapes, la seconde semblant plutôt un réaménagement.
  6. Son incendie dura, dit-on, sept semaines.
  7. ainsi que Notre-Dame Aux-Fonts, où se trouvait la cuve aujourd'hui à Saint-Barthélemy
  8. Curieusement, la cathédrale Saint-Lambert apparait derrière le rideau, alors qu'elle est déjà détruite ...
  9. payable de la manière suivante: 100 000 francs sur le Trésor public, dans le mois de fructidor an XI (du 19 août au 18 septembre 1803) ; 100 000 francs, pris sur la valeur du trésor de Saint Lambert qui se trouvait à Hambourg, à verser dans la caisse municipale de Liège avant le 1er germinal an XI (22 mars 1804);# 100 000 sur les octrois de Liège payables en deux termes, savoir : 50 000 en l'an XII (du 24 septembre 1803 au 22 septembre 1804) et 50 000 en l'an XIII (du 23 septembre 1804 au 23 septembre 1805).
  10. Le siège du Conseil économique et social de Wallonie (en abrégé CESW) y est d'ailleurs installé : http://www.cesw.be/

[modifier] Références

  1. Chiffre global de la population par commune, statistiques fédérales, consulté le 09/01/2012
  2. Population dans les grandes villes et chefs-lieux de province : nombre d’habitants inscrits Situation au 1/11/2011
  3. http://statbel.fgov.be/fr/modules/publications/statistiques/environnement/fichiers_telechargeables/utilisation_du_sol.jsp
  4. http://statbel.fgov.be/fr/binaries/Pop%20Bevolk%2001012010_v2_f_tcm326-109882.xls
  5. Page d'accueil de l'INS
  6. Nève François-Xavier, Jardins et coins secrets de Liège, Éditions du Perron, Liège, 1997, p. 6-7.
  7. Moutschen, J-Ph., Dumont Br. & all - Visages d'Olne, Annexes: WAW, supplément trimestriel, p.16 2009
  8. Demarteau, J. E.Le vase planétaire de Jupille, Ciel et Terre, Vol. 30, p. 373-381 sur le web: dans Astrophysics Data System (ADS)
  9. , F. de Villenoisy, Le Vase gallo-belge de Jupille, Impr. de La Meuse (1894)
  10. SCHÜTZ Jean-Luc , 7000 ans d'Art et d'Histoire au Grand Curtius, 2009, Editions Luc Pire
  11. Fouilles de Jupille, Place Gît-le-Coq, BIAL, tome IX, 469-496. 1872
  12. Les monnaies retrouvées sont de Domitien (81-96), d'Antonin le Pieux (138-161), Septime Sévère (193-211), et Maximin (235-238), in Cohen, III, p. 248
  13. a et b BIAL, ibidem, 1872
  14. Vanguestain Gustin, Sanctuaire gallo-romain et sépultures du haut Moyen Âge, in Chronique de l'architecture wallonne, n° 13, p. 167-169, 2006
  15. ses dimensions atteignent 54 x 35 m
  16. Colette O., Place Saint Lambert, Étude géopédologique des niveaux associés aux structures romaines, décembre 2006.
  17. Henrard Denis, Van der Sloot Pierre, Léotard Jean-Marc : La villa de la place Saint-Lambert à Liège, nouvel état des connaissance, mai 2009.
  18. Vers 1390 écrit Jean Lejeune, le pays de Liège a plié ses lois à [...] ses aspirations. Il ne dépend plus que de lui-même in Lejeune Jean, La principauté de Liège, Wahle, Liège, 1980, p. 97
  19. publiée à Amsterdam en 1649 par Johannes Blaeu intitulée Legia sive Leodium vulgo Liège. Julius Milheuser fecit. Novum ac magnum theatrum urbium Belgicœ regiœ, par J. Blaeu. Vue prise de St-Maur (1649) (Att.:zoom ⇒15 mega)
  20. Carte de Cabinet des Pays-Bas autrichiens levée à l'initiative du comte de Ferraris
  21. L'Abbé O.-J. Thimister, Bulletin de l'Institut archéologique liégeois, vol. 6, 1863 [lire en ligne] 
  22. Pour les détails de l'histoire de ce titre liégeois de Capitale de la Wallonie, voir les pages 1161 à 1163 et 1165 à 1167 de la notice Namur, capitale de la Wallonie, par Jean-Pol Hiernaux, dans l’'Encyclopédie du Mouvement wallon, Tome II, Institut Jules Destrée, 2000, ou en ligne (sans la bibliographie) : sur le site de l'Institut Destrée
  23. revue Wallonia, avril 1912, p. 205
  24. Hiernaux Jean-Pol, Le 15e anniversaire de Namur capitale de la Wallonie, in Toudi, n° 45-46, avril-mai 2002, pages 31-32.
  25. Pour de plus amples informations voir sur cet accord voir : L'accord militaire franco-belge de 1920 et le Luxembourg de Jean Stengers [lire en ligne]
  26. La Cité ardente fête le 14 juillet
  27. Ladrière Jean, Leynaud Jean, Perin François, la décision politique en Belgique, CRISP, Librairie Armand Colin, Paris-Bruxelles, 1965, p. 113
  28. http://mrw.wallonie.be/sg/dsg/dircom/walcartes/pages/txt540.htm Consulté le 2 février 2010.
  29. Lefèbvre J., Sub tuum praesidimum, UCL 550, brochure publiée à l'occasion du 550e anniversaire de l'Université de Louvain, Louvain-la-neuve, UCL, 1976, pp 81-95
  30. Gilmont Jean-François, Aux origines chrétiennes de la Wallonie, dans : Jalons pour une histoire religieuse de la Wallonie pp. 13-44 qui cite ses sources : A. Callebaut Autour de la rencontre à Florance de Saint François et du cardinal Hugolin en été 1217 dans Archivum franciscanum historicum t. XIX, 1926, pp. 530-558, A. Vanderhoven, Saint François d'Assises a-t-il voulu venir en Wallonie ?, dans : Les Franciscains à Namur 1224-1796 et 1853-1853, publié par Vers l'Avenir, pp17-18., A. Mens, L'Ombrie italienne et l'Ombrie brabançonne, Deux courants religieux parallèles d'inspiration commune, dans : Études franciscaines tome XVII, 1967, supplément annuel
  31. Wangermée Robert et Mercier Philippe, La musique en Wallonie et à Bruxelles, La Renaissance du livre, Bruxelles, 1980, pp. 103-104
  32. Lejeune Rita, Les légendes épiques in La Wallonie, le Pays et les Hommes, La Renaissance du livre, Tome I, Lettres, arts, culture Bruxelles, 1977, p. 128
  33. Jongmans, Campillo Denis, Revista Michel ; "Influence de la source et de la structure géologique sur la nature des dégâts lors du tremblement de terre de Liège du 8 novembre 1983"  ; Bulletin de la Société géologique de France, Paris, 1989, 5(4), série 8  ; p. 849-857
  34. Projet Médiacité : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=959&idrub=24
  35. Le pôle Image de Liège : http://www.lepole.be/
  36. Ancien Hospice des Incurables, 1703
  37. Liège, the place to build : http://mipimliegeois.pingouin.globulebleu.com/
  38. Halkin L.E., Le cardinal Erard de La Marck, in Lettre de l'Université de Liège, p. 85, 1930
  39. Lafineur-Crépin Marylène, Liège autour de l'An mil, la naissance d'une principauté, VI Liège Nouvelle Jérusalem, Édition du Perron, Liège, 2000, p.187-190
  40. Forgeur Richard, Vieux-Liège, janvier-mars, 1979. pp. 339
  41. habitation du nom d'un riche négociant d'arme Jean Curtius
  42. construit dès 1714 à la place d'un bâtiment autrefois appelé La Violette
  43. Architecte Lambert Lombard, XVIe siècle
  44. Il donne chaque année droit à une passe d'arme symbolique entre la maraichaussée et les étudiants qui souhaitent repeindre ses attributs.
  45. Fêtes du 15 août : http://www.tchantches.be/15aout.htm
  46. Les Transardentes
  47. Festival de Liège
  48. Biennale Internationale de la Photographie
  49. Biennale Internationale de Gravure contemporaine
  50. Festival international du film policier
  51. Jazz à Liège
  52. Les Ardentes
  53. Le village gaulois
  54. Fête du 14 juillet
  55. Retrouvailles
  56. Fêtes de Wallonie de Liège
  57. La Nocturne des Coteaux de la citadelle
  58. Biennale du design
  59. Le village de Noël
  60. Noël à Liège
  61. Nocturnales de Noël
  62. Liège Belgium - Expo 2017 - Candidate City
  63. Tous les partis derrière Liège 2017 - Le Soir - 16 décembre 2009
  64. Projet Hôtel Royal Sélys Crowne Plaza : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=860&idrub=24
  65. Projet Trilogiport : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=716&idrub=3
  66. [PDF] Dossier sur le Trilogiport : http://www.gre-liege.be/FR/News/Documents/Logistique-FRoenen.pdf
  67. Projet Annexe du palais de justice : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=156&idrub=24
  68. MNEMA - Cité Miroir
  69. http://www.gagner-reussir.be/news/2009/02/R--novation-de-l---Op--ra-Royal-de-Wallonie
  70. Travaux à l'émulation
  71. Reportage RTC; Patinoire à la Médiacité en 2012
  72. Réaménagment place des Guillemins
  73. Projet Guillemins
  74. Centre du Design de Liège
  75. Liaison Cerexhe-Heuseux - Beaufays
  76. Projet Complexe sportif Jonfosse
  77. La nouvelle tour des finances
  78. Projet de vignobles dans le site des Coteaux de la Citadelle sur le site de la Ville de Liège
  79. CIAC sur le site de la Ville de Liège
  80. Projet de réaménagement de l'ancien campus du Val-Benoît sur le site de la Ville de Liège
  81. Présentation du projet de réaménagement des quais
  82. Speed Liege : Centre de formation pour Sportifs de Haut Niveau de la Communauté française de Belgique
  83. Meeting international d'athlétisme : http://www.sport.be/meetingliege
  84. Jumping international de Liège : http://www.jumpingdeliege.be
  85. Le lefgot


  • Références issues du Dictionnaire Liégeois de Jean Haust (Vaillant-Carmanne, Liège, 1933)
  1. a et b p. 369
  2. ibidem : Jean Haust, p. 13
  3. op. cit : Jean Haust, p. 401
  4. ibidem : Jean Haust, p. 368
  5. ibidem : Jean Haust, p. 368-369
  6. Jean Haust, vide infra : Mèneûs


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