Dunkerque
| Dunkerque | ||
De haut en bas et de gauche à droite : l'hôtel de ville de Dunkerque, le rigodon de la bande de Dunkerque, le mémorial de l'Opération Dynamo, la statue de Jean Bart, le quai à conteneur du Grand Port Maritime, l'arrivée des 4 jours de Dunkerque 2010 et la plage de Malo-les-Bains. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | |
| Département | Nord | |
| Arrondissement | Dunkerque | |
| Canton | -chef-lieu des cantons de Dunkerque-Est et Dunkerque-Ouest -canton de Coudekerque-Branche -canton de Grande-Synthe |
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| Intercommunalité | Dunkerque grand littoral | |
| Maire Mandat |
Michel Delebarre 2008-2014 |
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| Code postal | 59140, 59240, 59430, 59640, 59279 | |
| Code commune | 59183 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Dunkerquois(es) | |
| Population municipale |
92 005 hab. (2010) | |
| Densité | 2 096 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
265 974 hab. | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 17 m | |
| Superficie | 43,89 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.ville-dunkerque.fr | |
| modifier |
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Dunkerque (prononciationDuinkerke en néerlandais/Duunkerke en flamand occidental) est une commune française, sous-préfecture du département du Nord. Avec 92 005 habitants, la ville est la troisième plus peuplée de la région Nord-Pas-de-Calais, la première hors de la métropole lilloise. Ses habitants sont appelés les Dunkerquois et les Dunkerquoises. La « cité de Jean Bart » est au centre de la communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral qui regroupe 17 communes et compte 200 000 habitants. Elle est également au cœur de la 34e aire urbaine de France avec plus de 265 000 habitants répartis dans 56 communes dont 4 du Pas-de-Calais. Via des accords avec d'autres villes de la Côte d'Opale et celles de la Flandre Occidentale belge, l'agglomération dunkerquoise est vouée, à terme, à appartenir à une métropole s'étalant de Boulogne-sur-Mer à Ostende.
L'histoire de la Dunkerque est liée à la Mer du Nord. Fondée il y a plus d'un millénaire la ville était, à l'origine, un village de pêcheurs construit à l'extrémité ouest d'un banc de sable. L'érection d'une chapelle afin d'évangéliser la zone donna son nom à la ville duun-kerke (l'église des dunes en ouest-flamand). Dès lors, la ville se développa autour de son port. De par sa position sur la Mer du Nord, Dunkerque suscita de nombreuses convoitises. Au cours de l'histoire, la ville a appartenu, périodiquement, au comté de Flandre, au Royaume d'Espagne, au Royaume d'Angleterre et au Royaume de France. Le 25 juin 1658, la ville changea trois fois de nationalités. Devenue définitivement française le 27 octobre 1662, la ville devint une place forte redoutée suite aux travaux de Vauban. À cette époque, la ville abrita des corsaires dont le célèbre Jean Bart, héros entre autres de la bataille du Texel. Durant la Révolution, suite à l'abolition des cultes, la ville s'appela Dune libre. Durant la Première Guerre mondiale, demeurée aux mains des Alliés suite à la défense franco-belge lors de la Bataille de l'Yser, elle fut sévèrement bombardée par les Allemands conscient du rôle primordial du port. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle fut le théâtre de l'opération Dynamo et du siège de Dunkerque.
Le Grand port maritime de Dunkerque, troisième de France en terme de trafic, représente le premier secteur d'emplois de la ville devant la grande distribution. Ils comportent des sites telles que Arcelor Mittal, Air liquide, Europipe ou des installations pétrochimiques. Le port est également la première plateforme énergétique du Nord-Pas-de-Calais via la centrale nucléaire, la centrale DK6 et le futur terminal méthanier.
Sacrée ville la plus sportive de France en 2002, la ville de Dunkerque disposera en 2015 d'une arena de 10 000 places pour accueillir ses deux clubs phares : le Dunkerque Handball Grand Littoral et le Basket Club Littoral. Elle accueille tous les ans au mois de mai, le départ et l'arrivée des Quatre jours de Dunkerque.
Le carnaval de Dunkerque est l'événement le plus connu de la ville, ces festivités s'étalent sur une période comprise entre janvier et mars, où les habitants se réunissent dans les rues de l'agglomération aux rythmes de la fanfare guidée par le « tambour-major ».
Sommaire
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Géographie et environnement [modifier]
Localisation [modifier]
Dunkerque est la sous-préfecture la plus septentrionale de France, située dans le département du Nord à 65 km au nord-ouest de Lille et à 241 km au nord de Paris à vol d'oiseau[1]. De plus Dunkerque est à moins de 300 km de quatre autres capitales européennes: Amsterdam, Bruxelles, Londres et Luxembourg. La ville est également sur le Méridien de Paris, et depuis 2000 sur la Méridienne Verte. Enfin, Dunkerque est baignée par la mer du Nord.
La superficie de la ville est de 43,89 km2, ce qui fait de Dunkerque la ville de plus de 20 000 habitants la plus étendue du Nord-Pas-de-Calais, devant notamment Lille et Calais[2].
Toponymie [modifier]
Un toponyme vieux néerlandais composé de deux mots : Dun et kerque. Dun dérive du mot duyn, qui veut dire dune. Kerque dérive de kercke, et veut dire église. Enfin, le nom peut être traduit comme église de la dune. D'autres exemples avec le même affixe sont Zutkerque (FR), Oostduinkerke (BE) et Hoedekenskerke (NL). Oostduinkerke signifie "Dunkerque de l'Est". En néerlandais d'aujourd'hui Dunkerque s'écrit Duinkerke.
Géologie et relief [modifier]
Le point culminant de Dunkerque est situé à 17 mètres d'altitudes[3], il se trouve au sommet d'une butte située dans le quartier du « Grand Large ». Le paysage urbain est extrêmement plat, il est nivelé à environ 4 mètres sur l'ensemble du territoire. Ainsi le point culminant des quartiers habités de Dunkerque est situé en plein centre ville à mi-distance entre l'hôtel de ville et la place Jean-Bart.
Le point le plus bas de Dunkerque est situé au niveau de la mer sur la plage. Cependant au moment de la marée haute, le fond du « canal Exutoire » se trouve sous le niveau de la mer, l'écluse Tixier faisant alors barrage à l'eau de mer.
Dunkerque appartient à la région naturelle du Blootland, caractérisée par un paysage plat de champs cultivés. Les zones forestières y sont peu nombreuses. L'altitude moyenne est très faible voire négative dans les polders. Le Blootland, aussi appelé « Plaine maritime de Flandre » est également composé de nombreux canaux chargés de drainer les eaux vers la mer : les wateringues.
L'agglomération dunkerquoise est une zone conquise sur la mer au fur et à mesure du temps. Originellement, cet endroit correspond au golfe de l'Aa. Peu à peu, le sable s'est accumulé dans le golfe et des îles se sont formées. Ce sable vert, très fin, imbibé d'eau, est connu sous le nom de sable pissart[note 1],[b 1]. Cette couche de sable est épaisse de 20 m . L'eau qui se trouve dans cette couche de sable a deux provenances distinctes : dans la partie supérieure de la couche se trouve de l'eau douce qui provient de la pluie et de l'eau des canaux, par contre dans sa partie inférieure, il contient de l'eau saumâtre qui résulte de l'infiltration de l'eau de mer[b 2]. Cette couche également appelée Assise de Calais date du flandrien moyen. Elle est très rarement la couche supérieure sur le territoire de Dunkerque, elle est cependant au niveau du sol dans la moitié de la Basse-Ville (Dunkerque-Sud) et dans une bande de 4 km sur 2 km qui traverse Petite-Synthe[c 1].
Hormis ces deux zones, l'Assise de Calais est recouverte d'une couche dont l'épaisseur varie de 1 à 3 m[b 1]. La composition de cette couche dépend également de sa situation géographique. Ainsi, les quartiers habités de Dunkerque à l'exception de Petite-Synthe sont sis sur une couche formée de dunes et de cordons littoraux sableux récents[c 2]. Cette strate date du Moyen Âge, elle forme un promontoire qui surélève Dunkerque par rapport aux autres villes à l'intérieur des terres, par exemple il y a un dénivelé de 1,80 m entre Dunkerque et Bergues[b 1]. Le quartier de Petite-Synthe et le sud de Mardyck sont situés sur l'Assise de Dunkerque, une couche de limons, de sables et d'argiles. Cette strate s'est formée à partir du IIIe siècle de notre ère[c 3].
En terme géologique, d'après la stratigraphie, l'ensemble de ces couches date de l'âge du flandrien supérieur (quaternaire)[4].
Le port de Dunkerque est situé à la fois sur les deux couches citées précédemment et sur une couche de remblais installée afin d'agrandir rapidement le territoire portuaire.
Le sol dunkerquois empêche l'érection de bâtiments de grande taille par des procédés standards, mais il permet la culture de nombreuses plantes, fruits et légumes, comme en témoigne l'activité maraîchère de Rosendaël - étymologiquement la « vallée des roses » - au cours de son histoire.
Hydrologie [modifier]
Malo-les-bains est baignée par la Mer du nord, tout comme la « digue du Braek » protégeant le port industriel. La géographie du reste de la ville est presque entièrement délimitée par des cours d'eau.
Le canal de Bergues est le canal de plus ancien du Dunkerquois, il a été creusé au XVIe siècle et mis en service en 1634[5], afin de relier la ville de Bergues à l'arrière-port de Dunkerque. Son lit suit un axe globalement sud-nord. Il reçoit les eaux du canal de la Haute-Colme. À son arrivée à Dunkerque, le canal se divise en deux embranchements. La partie ouest du canal de Bergues séparant le « Jeu de Mail » sur sa rive gauche de la Basse-ville sur sa rive droite aboutit dans la partie ouest du « canal de jonction ». La partie est[note 2] sépare la Basse-ville de Coudekerque-Branche sur sa rive droite et aboutit à l'extrémité est du « canal de jonction » au niveau de la zone des « 4 écluses », qui est un « carrefour hydraulique » de Dunkerque.
La construction du canal de Bourbourg a débuté en 1679 et il a été mis en service en 1846[6], sa réalisation est due à la volonté de relier l'Aa au port de Dunkerque. Le lit du canal suit globalement un axe sud-ouest - nord-est avant de se diviser en deux parties au niveau de la ville de Spycker au sud-ouest de Dunkerque. La partie ouest du canal, qui prend la direction du nord, est appelée « dérivation du canal de Bourbourg ». Elle sépare Mardyck sur sa rive gauche de Grande-Synthe et se jette dans le bassin du Port autonome de Dunkerque. La partie est du canal conserve le nom de canal de Bourbourg, elle suit une direction globalement ouest-est avant de bifurquer vers le nord au niveau de Coudekerque-Branche. Elle sépare Petite-Synthe sur sa rive gauche de Armbouts-Cappel, Cappelle-la-Grande et Coudekerque-Branche, elle sépare également sur ses cent derniers mètres le « Jeu de Mail » sur sa rive droite du « Carré de la vieille ». Le canal de Bourbourg se jette à l'extrémité ouest du « canal de jonction ».
Les canaux de Bergues et de Bourbourg accueillant une partie des eaux de l'Aa, Dunkerque constitue l'embouchure orientale du fleuve. De plus le canal de Bourbourg et sa dérivation forment une partie de la liaison Dunkerque-Escaut[7].
Le canal de Furnes a été construit au XVIIe siècle. Il débute au niveau des « 4 écluses » et prend une direction quasiment parallèle à la côte en direction de la Belgique, où, sous le nom de canal Nieuport-Dunkerque, il se jette dans la mer du Nord[8]. Le canal de Furnes accueille une partie des eaux des canaux de Bergues et du « canal de jonction ». Il sépare Rosendaël sur sa rive gauche de Coudekerque-Branche puis Téteghem.
Le canal des Moëres communiquait autrefois avec les canaux de Bergues et de jonction au niveau des « quatre écluses ». Le premier continuait vers le nord afin de se déverser dans la mer du nord via une cunette, le second venant du sud communiquait vers l'est avec le canal de Furnes et le troisième venant de l'ouest communiquait également avec le canal de Furnes. Le carrefour comportait donc quatre écluses, ce qui donna son nom à la zone. Aujourd'hui le canal des Moëres sépare le cimetière sur sa rive droite de Coudekerque-Branche avant de passer sous le canal de Furnes puis de se jeter après pompage dans le « canal exutoire »[9].
Le canal exutoire des wateringues, appelé « Exutoire » a été construit durant l'entre-deux-guerres, en lieu et place des glacis des anciens remparts de la ville. Outre les eaux du canal des Moëres, il accueille une grande partie des eaux provenant de la zone des « 4 écluses », c'est-à-dire celles du canal de Bergues et du « canal de jonction ». Il se jette à marée basse dans la mer du Nord au niveau de l'écluse Tixier[10]. À marée haute, l'écluse est fermée et le canal sert de bassin collecteur. En cas de fortes pluies ou de grandes marées, l'évacuation de l'eau est assurée partiellement par des pompes. L'exutoire sépare Dunkerque-Centre sur sa rive gauche, de Rosendaël, les « Glacis » et Malo-les-Bains.
Le canal de Mardyck a été mis en service en 1715, un an après le début des travaux. Il était destiné à fournir un accès à la mer supplémentaire aux eaux du canal de jonction tout en desservant Fort-Mardyck[11]. Il est relié à l'extrémité est de celui-là. Son usage fut cependant très bref puisqu'il ne fut utilisé comme tel que pendant cinq ans. Aujourd'hui, il sépare Petite-Synthe sur sa rive gauche de Saint-Pol-sur-Mer, il est recouvert par la voie express tout le long de cette délimitation, puis serpente sous forme de petits cours d'eau avant de se jeter dans le bassin du port autonome.
Le « canal de jonction » a été construit au début du XVIIIe siècle afin de relier le canal de Bourbourg aux « 4 écluses ». Son lit suit un axe est-ouest. Il sépare la Basse-ville au sud de Dunkerque-Centre au nord.
L'ensemble des canaux précédents drainent l'eau des petits ruisseaux, appelés wateringues qu'ils croisent tout au long de leur parcours.
Le canal de l'île Jeanty, séparant le quartier du même nom de Dunkerque-Centre, permet de relier l'extrémité ouest du canal de jonction au port est. Il fut construit aux environs de 1850[12].
La ville dispose également d'un grand bassin dans le port est. Il est relié à la mer par trois écluses permettant le passage de divers bateaux. Ce bassin est divisé en trois parties. La partie occidentale est le bassin du port autonome de Dunkerque, elle est globalement comprise entre la digue du Braek et Arcelor-Dunkerque et sert à la navigation et à l'amarrage de gros navires. La partie centrale est appelée « Bassin de Freycinet », elle contient six darses pour autant de môles ainsi que des cales sèches. Enfin la partie orientale est destinée à la plaisance, elle contient le bassin de commerce et le bassin de la marine. Le premier sépare la citadelle du centre-ville, le second sépare la citadelle du quartier de la gare.
Enfin le bassin du Grand-Large est directement relié à la mer du Nord, il contient le port de plaisance du Grand-Large et le port de pêche. Il sépare la citadelle des quartiers de la Victoire et du Grand-Large.
Risques principaux [modifier]
Les principaux risques qui pèsent sur Dunkerque sont de deux types.
Le premier risque est le risque industriel. En effet, la ville de Dunkerque compte sur son territoire quatre établissements classés SEVESO II auxquels s'ajoutent neuf autres établissements répartis dans les autres villes de la communauté urbaine. Il y a, entre autres, des raffineries, une aciérie (ArcelorMittal-Dunkerque), une usine de fabrication d'aluminium (Alcan-Aluminium Dunkerque) et des fabricants de polymères plus particulièrement de polyéthylène (Polimeri Europa France). Le therminal méthanier (en construction) viendra s'ajouter à cette liste. Les risques engendrés par un incident dans l'un de ces établissements sont l'effet de souffle dû à une explosion, la déflagration due à cette même explosion (ainsi que les incendies qu'elle causerait) et le rejet de produits chimiques dans l'environnement (eau ou air)[13]. De plus, compte tenu du fait que ces établissements sont pour la plupart voisins, une explosion dans l'un d'entre eux pourrait entraîner un effet domino.
La ville de Dunkerque est également soumise au risque nucléaire en raison de la centrale nucléaire de Gravelines, qui est située à environ 20 km du centre-ville. Selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), un accident ne nécessiterait pas l'évacuation immédiate de la population puisque la totalité de la ville se trouve à plus de 10 km de la centrale[14].
En outre, la présence d'un secteur industriel important dans les domaines de la pétrochimie, la métallurgie, la sidérurgie... font que Dunkerque est régulièrement confrontée à des problèmes de pollution atmosphérique.
Climat [modifier]
Le climat de la ville est tempéré océanique. La région Nord-Pas-de-Calais se trouve sur le parcours d'événements météorologiques contrastés, ce qui explique la diversité de son climat et la vitesse avec laquelle il change.
Lorsque le flux est d'ouest, l'agglomération se situe alors sur un axe privilégié des dépressions venues de l'océan Atlantique. Le vent est alors assez fort, voire tempétueux, les épisodes pluvieux et l'humidité sont importants. Le ciel est alors gris. Ce ciel de traîne éclate ensuite en grain parfois orageux ou grêleux[15].
Lorsque le flux est de nord, la Mer du Nord qui baigne la cité est le maitre d’œuvre du climat. Elle apporte des masses d'air venues directement du pôle Nord, les humidifie et les stabilisent. En hiver, il en résulte des grains, du tonnerre, de la grêle et de la neige[15].
Lorsque le flux est d'est, les masses d'air viennent alors de Russie. En été, le ciel est bleu et les températures sont agréables. En hiver, le ciel est également bleu mais les températures sont glaciales (largement négatives)[15].
Enfin lorsque le flux est de sud, la région hérite des masses d'air qui ont traversé la France et s'y sont réchauffées (en été) ou refroidies (en hiver). Lors de la saison estivale, les températures peuvent alors grimper en flèche. Au cours des canicules, il est alors possible que la station météorologique de Dunkerque enregistre la température la plus élevée de France en fin de matinée. Cependant la présence de masses d'air froides à proximité (au dessus de la Manche ou la mer du Nord) entraine des épisodes orageux qui peuvent être très violents[15].
Il y a en moyenne 118,5 jours avec 1 mm ou plus de pluie[16]. La variation de température entre hiver et été est faible, avec 10,5 °C en moyenne. L'ensoleillement annuel de la ville est légèrement plus faible que la moyenne nationale (respectivement 1 900 h[17] contre 1 973 h).
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 3,2 | 3 | 5,1 | 6,9 | 10,2 | 13 | 15,2 | 15,6 | 13,5 | 10,2 | 6,7 | 3,9 | 8,9 |
| Température moyenne (°C) | 5,1 | 5,2 | 7,5 | 9,7 | 12,9 | 15,7 | 18,1 | 18,4 | 16,2 | 12,8 | 8,7 | 5,8 | 11,3 |
| Température maximale moyenne (°C) | 7 | 7,3 | 9,9 | 12,4 | 15,6 | 18,4 | 20,9 | 21,3 | 19 | 15,3 | 10,8 | 7,6 | 13,8 |
| Précipitations (mm) | 53,5 | 42 | 46 | 42,5 | 49,5 | 54,5 | 58,3 | 58,9 | 65,7 | 75,8 | 69,3 | 63,7 | 679,7 |
| Nombre de jours avec pluie | 11,1 | 8,5 | 10 | 8,9 | 9,1 | 9 | 8,3 | 8,8 | 10,1 | 11,4 | 12 | 11,4 | 118,6 |
| dont nombre de jours avec pluie ≥ 5 mm | 3,7 | 2,8 | 3,2 | 2,9 | 3,6 | 4 | 4,2 | 4 | 4,4 | 5,5 | 4,6 | 4,6 | 47,5 |
| Nombre de jours d'orage | 0,2 | 0,3 | 0,1 | 0,7 | 1,6 | 1,5 | 1,9 | 1,5 | 1,1 | 0,8 | 0,4 | 0,3 | 10,5 |
| Nombre de jours avec grêle | 0,4 | 0,4 | 0,4 | 0,4 | 0,3 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,3 | 0,3 | 0,5 | 3,0 |
| Nombre de jours avec neige | 2,9 | 2,7 | 1,8 | 0,8 | 0,1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,8 | 1,9 | 10,9 |
| Nombre de jours avec gel | 6,3 | 6,1 | 1,5 | 0,1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1,6 | 5,5 | 21,1 |
| Nombre de jours avec brouillard | 4,2 | 3,5 | 3,3 | 2,8 | 2,1 | 2,1 | 1,9 | 1,6 | 2,1 | 2,8 | 3,4 | 4,1 | 33,9 |
| Record de froid (°C) (année du record) |
-13,4 (1985) |
-18,0 (1929) |
-7,0 (1929) |
-2,0 (1919) |
-1,0 (1929) |
4,0 (1955) |
6,6 (1954) |
4,0 (1927) |
4,0 (1954) |
-2,4 (1946) |
-8,0 (1921) |
-10,6 (1946) |
-18,0 |
| Record de chaleur (°C) (année du record) |
15,0 (1998) |
19,0 (1959) |
24,0 (1923) |
28,4 (1955) |
34,0 (1922) |
33,4 (1917) |
38,2 (2006) |
36,2 (1932) |
33,5 (1926) |
30,0 (1921) |
19,5 (1927) |
16,6 (1977) |
38,3 |
| Record de vent (km/h) | 155 | 133 | 133 | 94 | 112 | 86 | 86 | 90 | 94 | 122 | 148 | 122 | 155 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|
7
3.2
53.5
|
7.3
3
42
|
9.9
5.1
46
|
12.4
6.9
42.5
|
15.6
10.2
49.5
|
18.4
13
54.5
|
20.9
15.2
58.3
|
21.3
15.6
58.9
|
19
13.5
65.7
|
15.3
10.2
75.8
|
10.8
6.7
69.3
|
7.6
3.9
63.7
|
| Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm) | |||||||||||
La température minimale à Dunkerque a été atteinte le 12 février 1928, avec -18,0 °C[19], et la température maximale de 38,2 °C le 19 juillet 2006[20]. Le 30 mai 1981, il est tombé 55 mm de pluie, et le 25 janvier 1990, le vent a soufflé à 155 km/h[21].
Une trombe marine s'est abattue sur Dunkerque et ses environs le 09 novembre 2001, suite à de fortes rafales de vents, et des chutes de grêles[22].
Les quartiers de Dunkerque [modifier]
La ville est composée de plusieurs quartiers : Dunkerque-Centre, Dunkerque-Sud, Malo-les-Bains, Petite-Synthe, Rosendaël, Glacis-Victoire et des communes associées : Fort-Mardyck, Mardyck et Saint-Pol-sur-Mer.
Les quartiers historiques [modifier]
Dunkerque-Centre et Glacis-Victoire [modifier]
C'est le quartier central de Dunkerque, il contient l'hôtel de ville, la gare, les principaux pôles commerciaux (Pôle et Centre Marine) et plusieurs établissements scolaires. Il abrite également les ports de plaisances. Historiquement, c'est le berceau de la ville.
En janvier 2009, Glacis-Victoire a été détaché de Dunkerque-Centre afin de constituer un quartier à lui tout seul.
Dunkerque-Sud [modifier]
Le quartier est situé au sud-ouest du centre-ville. Il est en majorité composé d'habitations à loyer modéré. Historiquement, il correspond aux limites des fortifications qui entouraient la ville. Sa superficie est de 1,1 km2 et il abrite 6 724 habitants en 1999.
Malo-les-Bains [modifier]
Le quartier est une station balnéaire depuis plus de 100 ans. Il est réputé pour sa plage « la reine des plages du Nord » longue de 4 kilomètres ainsi que son casino et son palais des congrès : le Kursaal. Le quartier appartient à Dunkerque depuis le 17 décembre 1969, date à laquelle les deux villes ont fusionné. La superficie du quartier est de 3,76 km2 et, en 1999, 16 182 Dunkerquois y vivaient[23].
Rosendaël [modifier]
La « vallée des roses » a fêté ses 150 ans en 2010, ce quartier contient le centre hospitalier et le complexe sportif Stades de Flandres/Stade Tribut. À l'instar de Malo, Rosendaël a fusionné avec Dunkerque le 8 octobre 1971. En 1999, Rosendaël comptait 18 272 habitants, vivant sur une superficie de 3,97 km2[24].
Petite-Synthe [modifier]
Le quartier le plus étendu de Dunkerque, il contient une zone commerciale et une zone industrielle. La ville a fusionné le même jour que Rosendaël avec Dunkerque. En 1999, les Dunkerquois étaient 16 700 à vivre à Petite-Synthe, répartis sur une superficie de 11,45 km2[25].
Les communes associées [modifier]
Mardyck [modifier]
En 1980, la ville de Mardyck s'associe avec Dunkerque. Mardyck est située presque totalement à l'intérieur du Grand port maritime de Dunkerque. Elle est séparée de Dunkerque par la commune de Grande-Synthe. L'ancienne commune accueille plusieurs établissements industriels (Polimeri Europe, Arcelor Mardyck, etc.). En 2009, elle compte environ 331 habitants[26].
Saint-Pol-sur-Mer [modifier]
Le 8 décembre 2010, Saint-Pol-sur-Mer s'associe avec Dunkerque. La commune fut créée en 1877 par détachement de la commune de Petite-Synthe. Elle doit son nom à l'estaminet qui se trouvait à l'entrée de la ville : « le Saint Pol » ainsi baptisé en mémoire du Chevalier de Saint-Pol-Hécourt, compagnon du fameux corsaire dunkerquois Jean Bart. En 1889 on ajouta « sur Mer », cela avant que Dunkerque n'achète en 1912 les terrains situés en bord de mer pour agrandir son port. En 2009, elle comptait 21 860 habitants[26].
Fort-Mardyck [modifier]
Le 8 décembre 2010, Fort-Mardyck s'associe avec Dunkerque. L'ancienne commune tire son nom du fort construit en 1622 sous la domination espagnole, pour protéger la passe ouest de Dunkerque. En 1662, après la victoire de Turenne lors de la Bataille des Dunes, Louis XIV rachète Dunkerque et le fort de Mardyck aux Anglais. Colbert, ministre de la marine, installe une colonie de marins sur l'emplacement du fort. En 2009, elle comptait 3 605 habitants[26].
Voies de communications et transports [modifier]
- Réseau routier :
Dunkerque est à proximité de deux autoroutes, l'A25 de Bergues à Lille, reliée à Dunkerque par la N225, et l'A16/E40 qui relie L'Isle-Adam dans le Val-d'Oise à la Belgique à la hauteur de Bray-Dunes, via Calais, Boulogne-sur-Mer, Abbeville, Amiens et Beauvais.
Plusieurs sorties de l'A16 desservent Dunkerque : la sortie 53 dessert Mardyck, la sortie 54 dessert Mardyck et Fort-Mardyck, la sortie n57b dessert Fort-Mardyck, Saint-Pol-sur-Mer et Petite-Synthe, la sortie 58 dessert Petite-Synthe et Saint-Pol-sur-Mer, la sortie 59 dessert Dunkerque-Sud, la sortie 60 dessert Dunkerque-Sud et Dunkerque-Centre, la sortie 62 dessert Dunkerque-Centre, Glacis-Victoire, Rosendaël et Malo-les-Bains enfin, les sorties 63 et 64 desservent Malo-les-Bains et Rosendaël. L'A16 étant gratuite dans le secteur de Dunkerque, elle constitue une rocade permettant de se déplacer rapidement d'un côté à l'autre de la ville. La vitesse y est limitée à 110 km⋅/h dans l'agglomération.
L'A25 a été achevée en 1972[27]. Il s'agissait à l'époque de relier Lille au port de Dunkerque alors en plein essor. Quant à l'A16/E40, elle a été mise en service le 15 juin 1993, afin de relier les trois ports du Nord-Pas-de-Calais (Calais, Boulogne-sur-Mer et Dunkerque) ainsi que le Tunnel sous la Manche[28].
Dunkerque est également sur le trajet de plusieurs routes nationales : l'ex-N1 relie Paris à Bray-Dunes via Amiens, Montreuil-sur-Mer, Boulogne-sur-Mer et Calais (La N1 est rebaptisée, en 2005, D601 dans le département du Nord et cela depuis que sa gestion a été rétrocédée par l'État au département), la N225 joint l'A16 à l'A25 et l'ex-N353 relie Fort-Mardyck à Dunkerque (la N353 a été absorbée par la N225 puis nommée, en 2005, D625 suite au transfert de la gestion d'une partie de la N225, dont l'ex-N353, au département du Nord).
- Réseau ferroviaire :
Des liaisons ferroviaires sont assurées au départ de la gare de Dunkerque vers plusieurs destinations. La gare de Paris-Nord est desservie par des liaisons TGV directes, le trajet dure entre 1 h 45 min et 2 h 30 min en fonction des liaisons, il y a en moyenne 9 trains au départ de Dunkerque et 7 au départ de la capitale. La gare de Lille-Europe est située à 35 minutes en TERGV de Dunkerque, il y a en moyenne 6 aller-retour par jour. La gare de Lille-Europe permet ensuite de rejoindre en TGV de nombreuses villes françaises (Bordeaux, Lyon, Marseille, etc...) ainsi que Londres via l'Eurostar.
La gare de Lille-Flandres est accessible par la ligne 8 du réseau TER Nord-Pas-de-Calais, le trajet dure environ 1 h 5 min, en moyenne les trains parcourent quotidiennement 20 fois la ligne[29]. La gare de Lille-Flandres permet ensuite de rejoindre en TER de nombreuses ville régionales telles que Valenciennes, Douai ou Lens ainsi que des villes belges ou picardes proche de la région.
La ligne d'Arras à Dunkerque-Locale permet de rejoindre le chef-lieu du Pas de Calais via Hazebrouck (trajet empruntant la ligne 8 du réseau TER Nord-Pas-de-Calais jusqu'à Hazebrouck puis la ligne 6 du réseau) en contournant Lille. Le trajet jusqu'à Hazebrouck dure environ 30 min alors que la partie concernant la ligne 6 est parcourue entre 1 h et 1 h 20 min[30].
La ville de Calais est desservie par TER via la ligne de Coudekerque-Branche aux Fontinettes, cette ligne étant en cours de « régénération », aucun train n'y circule pendant l'année 2013. Les travaux terminés, la fréquence des TER entre Dunkerque et la gare de Calais-Ville sera plus importante[31]. En attendant la fin des travaux, les deux villes sont reliées par l'autobus via l'A16, il y a cinq liaisons dans chaque sens quotidiennement la semaine et trois les week-ends[32]. Le temps de trajet va de 1 h à 1 h 30 min.
La gare de Dunkerque est la première gare de marchandises de France avec un trafic annuel d'environ 12 millions de tonnes[33].
Bien que le potentiel existe, la liaison ferroviaire Dunkerque-La Panne-Gand n'est aujourd'hui plus utilisée. Les lignes de bus numéros 2 et 3 de DK'Bus Marine assurent cependant encore le transport de passagers entre Dunkerque et la Belgique.
- Transport maritime et fluvial :
Au cours de la décennie 1990, il existait une liaison maritime entre Dunkerque-Centre et Douvres, mais celle-ci n'étant pas assez rentable elle a été arrêtée. Il existe, cependant, encore une liaison maritime avec Douvres, mais celle-ci se trouve dans le Port-Est à Loon-Plage. Elle est confiée à la société NorfolkLine.
Le canal Dunkerque-Escaut, qui est à grand gabarit, relie Dunkerque à Valenciennes et au projet de canal Seine-Nord Europe.
- Transport aérien :
Les aéroports les plus proches de Dunkerque sont l'aéroport de Lille - Lesquin (situé à 89 km de la ville) qui assure des liaisons avec des villes françaises, d'Europe et d'Afrique francophone et l'aéroport de Bruxelles à 155 km pour les liaisons internationales.
L'aéroport de Calais-Dunkerque, situé à Marck, dessert à la fois Dunkerque et Calais. L'aérodrome des Moëres dessert également Dunkerque, tous deux sont des aérodromes de tourisme.
- Transport en commun :
La ville de Dunkerque et son agglomération (Dunkerque grand littoral), sont desservies par la société Société des transports de Dunkerque et extensions (STDE) qui exploite neuf lignes régulières et des lignes de service à la demande. Elle transporte un peu plus de 15 millions de voyageurs annuels, parcourant un peu moins de sept millions de kilomètres annuels[34]. Le trajet des lignes dépend de l'heure et de la période (scolaire ou vacances/férié). Toutes les lignes hormis le 9, passent par la gare de Dunkerque. Une ligne 10 (navette plage) existe également pendant les mois de juillet et août qui fait le trajet de la ligne 3 entre la gare et l'arrêt Malo plage.
Un projet d'une ligne de TCSP Est/Ouest est à l'étude, un BHNS ou un tramway métrique version économique sur 13 km reliant Grande Synthe à Leffrinckoucke en passant par le centre sur une ligne de bus entièrement en site propre (protégé de la circulation routière)[35]. Résultat de l'étude connu avant fin 2012, début des travaux courant 2013-2014
Histoire [modifier]
Héraldique et drapeau [modifier]
Les armes actuelles de la ville se blasonnent ainsi :
- Coupé, en chef d'or au lion passant de sable, armé et lampassé de gueule, en pointe d'argent à un dauphin couché d'azur crêté et oreillé de gueules[36].
Le drapeau de Dunkerque est argent fascé d'azur, c'est-à-dire sur un fond blanc se trouvent trois bandes bleues, la bande la plus basse étant bleue. L'histoire de ce drapeau est peu connue : sous la domination espagnole, la marine dunkerquoise a un pavillon qui lui est propre. En 1662, alors que Dunkerque devient définitivement française, le roi Louis XIV honore les corsaires dunkerquois en leur offrant un pavillon particulier afin de favoriser la course sur mer. Délivré le 24 juin 1684, il est alors blanc chargé d'une croix bleue en son centre[note 5]. Durant le siècle suivant, les Dunkerquois conservent deux pavillons : le premier bleu et blanc, et le second qui est une croix rouge sur fond blanc. Le 8 décembre 1817, le drapeau de Dunkerque est remplacé par décret officiel par le pavillon de Cherbourg, qui est blanc orné de deux bandes bleues. Au fil des temps, le drapeau porte une bande en plus et devient celui que l'on connaît aujourd'hui[37].
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Drapeau offert par Louis XIV en 1684 aux corsaires dunkerquois.
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drapeau de la Ville de Dunkerque en 1817.
Décorations [modifier]
La citation « Dunkerque a bien mérité de la Patrie » récompense l'héroïsme des habitants de la ville lors du siège de Dunkerque en 1793. Quant aux médailles, elles sont de gauche à droite sur le blason :
- La Croix de Chevalier de la Légion d'honneur remise en 1919.
- La Croix de Guerre de la Première Guerre mondiale remise le 18 octobre 1917. La citation « Ville héroïque, sert d'exemple à toute la Nation » fut attribuée à Dunkerque en 1917.
- La Croix de Guerre de la Seconde Guerre mondiale remise en 1945 (les palmes de bronze caractérisent une citation à l'ordre de l'armée).
- La Distinguished Service Cross, récompense britannique remise en 1919[38].
Faits historiques [modifier]
L'origine [modifier]
L'histoire de Dunkerque commence il y a plus d'un millénaire lorsque des pêcheurs décident de s'installer sur des bancs de sable. La future ville est alors un bourg sans nom. Quelques décennies avant l'an 1000, on installe une église afin d'évangéliser le hameau de pêcheurs, dès lors le hameau est appelé Duinkerk ( « L'église des dunes » en flamand occidental[39]) qui devient Dunkerque en français au fil des siècles. En 960, Baudoin III construit une première muraille autour du hameau devenu une « bourgade » car la ville connaît les premières invasions de son histoire. Au cours du XIIe siècle, la ville obtient le statut de « ville nouvelle ».
De 1297 à 1789 [modifier]
Le 20 août 1297, Dunkerque devient française pour la première fois de son histoire. Cinq ans plus tard, elle redevient flamande. À cette époque, la ville dispose déjà d'un « corps échevinal » (l'ancêtre du conseil municipal), composé d'un mayeur et de neuf échevins.
Le 13 juillet 1338 éclate la guerre de Cent Ans, Louis de Nevers reste fidèle au trône de France, et décrète donc l'arrêt du commerce avec l'Angleterre[a 1]. Les villes flamandes, y compris Dunkerque, vivant du commerce avec les Anglais, se soulèvent alors contre le comte de Flandre[a 2]. La Flandre ralliée à l'Angleterre, les bateaux accostent à Dunkerque, le port prend l'importance jour après jour.
En 1395, Robert de Bar autorise la construction d'une nouvelle muraille autour de Dunkerque. La seule trace qui nous reste aujourd'hui est le Leughenaer[a 3]. Au milieu du XVe siècle, les Dunkerquois construisent un amer, c'est la naissance de l'actuel Beffroi[a 4]. Dix ans après, l'église Saint-Éloi l'utilise comme clocher[a 4]. La ville de Dunkerque est, à cette époque, entièrement tournée vers la mer et le commerce, la ville hérite des traditions festives des gens de la mer et des Flamands, c'est d'ailleurs à cette époque que nait l'ancêtre du carnaval de Dunkerque.
En 1520, Charles Quint est reçu triomphalement dans la ville en tant que trente-et-unième comte de Flandre[a 5]. Dunkerque est impliquée dans la guerre que le Habsbourg mène contre le roi de France, François Ier. En représailles, les pêcheurs dunkerquois sont attaqués par les corsaires français[a 6]. Le magistrat de Dunkerque prend la décision d'armer des bateaux en course[40] afin de protéger ses bateaux de pêche[a 7].
Dunkerque connut également des chambres de rhétorique, abolies en mai 1584 par le duc de Parme ; de celles-ci, celle des Carsonniers fut reconstituée plus tard et donna naissance à, du moins, un illustre représentant : Michel de Swaen[41].
Le 25 mai 1658, le maréchal Turenne fait le siège de la ville. Dix-neuf jours plus tard, le 14 juin 1658, une coalition franco-anglaise menée par Turenne et Lockhart attaque la ville, c'est la bataille des Dunes[a 8]. Le 25 juin 1658 est une date symbolique de l'histoire de la ville, soumise à de multiples convoitises. Au cours de la « folle journée », la ville est espagnole le matin, française au cours de la journée et enfin anglaise le soir.
Le 27 octobre 1662, Dunkerque devient définitivement française. Le 28 novembre 1662 marque l'arrivée de dix troupes de cavalerie venues prendre officiellement possession de la ville. Le 2 décembre, le Roi Soleil fait une entrée triomphale dans Dunkerque. Vauban entreprend alors de fortifier la ville et développe son port, qui devient le plus grand port de guerre du royaume[a 9].
Dès 1670, Louis XIV encourage la course à Dunkerque. C'est à cette époque que Dunkerque va connaître le plus célèbre de ses corsaires : Jean Bart. Le 29 juin 1694, celui-ci sauve la France de la famine lors de la bataille du Texel[a 10].
En 1700 apparaît à Dunkerque la chambre de commerce qui fait prospérer les commerçants, la ville est alors une puissante place commerciale. Grâce aux fortifications de Vauban et à ses corsaires, la ville est imprenable par la mer.
Au XVIIIe siècle, le port de Dunkerque est une des plaques tournantes de la fraude avec les Anglais (smogglage), associé à Boulogne-sur-mer. Les contrebandiers viennent alors, par centaines, chercher des alcools et des produits de luxe. Le smogglage perdure jusqu'à la Révolution française, pour être ensuite mis en veille avec la guerre maritime contre l'Angleterre[42].
À la fin de la guerre de Sept Ans, la ville et son port furent le lieu de garnison d'une unité de soldats de marine, l'éphémère Régiment des Étrangers de Dunkerque.
De la Révolution française à 1914 [modifier]
On voit ici la Porte de Rosendaël, franchie par le tramway de Dunkerque peu avant la Première Guerre mondiale
Au cours de l'hiver 1788-1789, l'hiver est rude, les bateaux ne peuvent débarquer dans le port, la ville est alors affamée et la révolte monte. La ville se prépare à la guerre après la déclaration de guerre de l'Autriche. Le 23 août 1793, Frederick, duc d'York et Albany assiège la ville. Le 8 septembre, le général Jean Nicolas Houchard arrive à Dunkerque et libère la ville après la victoire lors de la bataille d'Hondschoote, Dunkerque reste française[a 11].
Le 4 frimaire de l'an II (soit le 24 novembre 1793), Dunkerque adopte l'abolition de tous les cultes, Dunkerque signifiant « église des dunes » est renommée Dune libre[a 12].
En 1838, on construit le phare à l'entrée ouest du port, et des bateaux-feux balisent les bancs de sable[a 13].
Au cours du XIXe siècle, plusieurs personnages marquent l'histoire de la ville : Jean-Baptiste Trystram[a 14] contribue à l'essor du port qui est tant un port de marchandise qu'un port de pêche, à la morue notamment, Gaspard Malo achète des terrains à l'est de Dunkerque, il y construit une station balnéaire qui deviendra Malo-les-Bains, cette station balnéaire attire permet l'essor commercial de Dunkerque.
La voie ferrée arrive à Dunkerque en 1838, ce qui contribue très fortement au développement du port de Dunkerque, ainsi qu'à celle de la ville et de ses voisines, qui forme rapidement une agglomération[43].
Dans le cadre du Plan Freycinet, on construit à Dunkerque des darses. Quelques années avant 1900, on fait construire l'hôtel de ville actuel, sur son fronton figure Louis XIV entouré des Dunkerquois célèbres[a 15].
La ville se dote en 1896 d'un réseau de tramway, dont la dernière ligne fermera en 1952
Les deux Guerres mondiales [modifier]
Le 1er août 1914 à 18h00, les cloches du beffroi sonnent le tocsin, la France vient de décréter la mobilisation générale face à la déclaration de guerre du Kaiser Guillaume II à la Russie, alliée de la République. Le 2 août 1914, Dunkerque est déclarée en état de siège suite à l'invasion de la Belgique par l'Allemagne. Le général Bidon, commandant du camp retranché ordonne l'inondation des polders[a 16]. Grâce à la victoire alliée lors de la bataille de l'Yser, la ville reste française. Les Allemands ne réussissant pas à prendre la ville, Dunkerque est bombardée plusieurs fois par des zeppelins. La ville joue son rôle à l'arrière du front : son port sert de poste de ravitaillement, les chantiers navals lancent des cargos[a 17], les établissements encore debout accueillent les blessés. La ville reçoit plusieurs distinctions à la fin de la guerre pour le comportement de ses habitants au cours de la Grande guerre.
En mai 1940, les forces franco-britanniques, prises en étau, sont obligées de battre en retraite vers Dunkerque. Commence alors la bataille de Dunkerque, les alliés tentent de tenir la « poche de Dunkerque » le temps nécessaire à l'évacuation des forces alliées par la mer au cours de l'opération Dynamo. Cette évacuation permet de soustraire 400 000 soldats aux mains nazies. La ville fut bombardée par l'aviation allemande pendant cette bataille. Quelques années plus tard, elle sera à nouveau bombardée, cette fois par la Royal Air Force, lors de la libération. La garnison allemande, commandée par l'amiral Frisius, a transformé la ville en « place forte ». Malgré le siège de la ville par le général Liska, les unités allemandes ne capitulent que le 9 mai 1945, le lendemain de la Victoire.
De la reconstruction à nos jours [modifier]
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la ville est détruite à plus de 70 %. Le port est totalement détruit, les habitants restant habitent dans des chalets. Théodore Leveau et Jean Niermans entreprennent la reconstruction de la ville.
En 1957, l'installation dans le port reconstruit de l'usine Usinor accélère la reconstruction de la ville. Suite à son ouverture en 1963, l'agglomération passe très rapidement de 70 000 à 200 000 habitants.
Le 21 octobre 1968, la création de la communauté urbaine de Dunkerque (CUD) peu après celle du Grand port maritime de Dunkerque, permet à l'agglomération et particulièrement à Dunkerque d'acquérir un poids économique important.
En 1970, la commune fusionne avec la station balnéaire de Malo-les-Bains, afin de profiter de l'attrait économique de celle-ci. De son côté, la station balnéaire souhaite profiter des infrastructures (transport en commun, gestion des déchets,...) de la ville voisine. Dunkerque fera de même en 1972 avec Petite-Synthe et Rosendaël. En 1980, la ville s'associe avec Mardyck afin d'agrandir son port. Elle perd la même année le quartier petit-synthois de l'Albeck qui intègre la ville de Grande-Synthe suite à un référendum local.
En 1989, à la suite de la fermeture des chantiers navals, la ville et le CUD décident de retourner la ville sur son port et d'urbaniser les friches industrielles : c'est le projet Neptune.
La première phase de ce projet consiste en la rénovation des places de la ville et des axes de communications, en l'installation de l'université du Littoral et en l'augmentation de l'offre commerciale par la construction de complexes commerciaux (notamment le Pôle marine et le Centre Marine).
En 2003, un projet de fusion avec Saint-Pol-sur-Mer est discuté entre les administrations des deux villes. Le 19 décembre 2003, les conseils municipaux de Dunkerque et de Saint-Pol-sur-Mer ont délibéré en faveur d'une fusion-association qui créerait une nouvelle entité de94 187 habitants. Le préfet a exigé un référendum auprès de la population, bien que cette procédure ne soit pas encore obligatoire (elle l'est devenue depuis le 1er janvier 2005). La consultation a eu lieu le 5 décembre 2004, cette fois dans trois communes, Dunkerque, Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck. Bien que le oui ait recueilli 54 % des suffrages exprimés, il n'a pas obtenu 25 % des inscrits comme la loi le demande, et le préfet a donc refusé la fusion[44].
Commencée en 2005, la seconde phase se concentre sur la friche des chantiers navals. Elle consiste en son urbanisation afin de créer le quartier du « Grand Large ». On y construit des logements (1000 logements à terme), une patinoire, une maison de quartiers, un gymnase et le Fonds régional d'art contemporain. 235 logements sont construits en janvier 2011. Le projet a reçu une mention spéciale des équerres d'argent - prix d'architecture du Moniteur 2010[45].
Le projet Cœur d'Agglo vise lui à créer 30 000 m2 de surface commerciale et 1 500 logements. Ce projet a pour but de densifier l'offre commerciale et de logements du centre ville. Le tout doit être fini pour 2020-25.
En 2010, suite à la décision du Conseil d'État d'annuler l'arrêté du préfet, le projet de fusion est de nouveau à l'ordre du jour[46]. Le 7 décembre 2010, le préfet ayant autorisé les conseils municipaux à de nouveau statuer sur le sort du projet, les 3 conseils municipaux votent une nouvelle fois en faveur de la fusion-association. Le lendemain, le préfet ayant pris acte de la volonté des conseils municipaux, il accepte la fusion qui prend effet le 9 décembre 2010[47].
Administration [modifier]
Politique dunkerquoise [modifier]
Dunkerque est l'une des sous-préfectures du Nord, le sous-préfet Jérôme Gutton[48] administre l'arrondissement de Dunkerque qui compte 379 439 personnes pour une superficie de 1 443 km2. L'arrondissement de Dunkerque regroupe notamment les villes de Bergues, Bailleul et Hazebrouck. Dunkerque est une sous-préfecture depuis 1803, date à laquelle elle a été déplacée de Bergues. L'actuel arrondissement est la réunion de l'arrondissement de Dunkerque et de celui d'Hazebrouck, ce dernier fusionne en 1926 avec l'arrondissement de Dunkerque pour donner l'arrondissement que l'on connaît aujourd'hui. Le territoire administré par Dunkerque correspond à l'ancien Westhoek français.
Dunkerque est également le centre de la Communauté urbaine de Dunkerque appelée Dunkerque Grand Littoral. Celle-ci fut créée par décret ministériel, le 21 janvier 1968, ce fut la première communauté urbaine volontaire de France. La CUD regroupe 198 748 habitants (55 % de la population de l'arrondissement) repartis sur une surface de 264 km2.
La communauté urbaine se compose de 17 communes allant de la frontière belge (Bray-Dunes) au Pas-de-Calais (Gravelines, Bourbourg, Saint-Georges-sur-l'Aa et Grand-Fort-Philippe). La CUD a connu seulement deux président depuis sa création, Albert Denvers jusqu'en 1995 puis Michel Delebarre jusqu'à aujourd'hui.
À noter que la CUD ayant été créée en 1968, elle n'est pas concernée par la loi Chevènement qui fixe le seuil de population minimal pour une communauté urbaine à 500 000 habitants.
Dunkerque est divisée en quatre cantons, mais n'est le chef-lieu que de deux d'entre eux :
- le canton de Dunkerque-Est, formé d'une partie de Dunkerque et des communes de Bray-Dunes, Leffrinckoucke, Téteghem, Uxem et Zuydcoote (36 927 habitants en 2009 dont 17 968 dunkerquois)[49] ;
- le canton de Dunkerque-Ouest, formé de la commune de Cappelle-la-Grande ainsi que de Dunkerque-Sud et Saint-Pol-sur-Mer, des quartiers de la Citadelle, Soubise et de la gare et, enfin, de la partie à l'est de la rue Jean Zay à Petite-Synthe[50] (49 660 habitants en 2009 dont 41 948 dunkerquois)[49] ;
- le reste de la commune est partagé entre le canton de Coudekerque-Branche (47 492 habitants en 2009 dont 24 290 dunkerquois)[49] et le canton de Grande-Synthe (10 240 dunkerquois en 2009 parmi les 30 984 habitants)[49].
Mairie [modifier]
Dunkerque est une ville « fidèle » à son maire, à titre d'exemple, elle n'a connu que neuf premiers magistrats au XXe siècle, ce qui fait une moyenne d'un maire tous les onze ans. Claude Prouvoyeur et Michel Delebarre étant resté à la tête de la ville presque cinquante ans à eux deux. Le 29 septembre 2012, ce dernier a battu le record de longévité du premier qui était de 23 ans et 198 jours.
Lors des dernières élections municipales, Dunkerque a élu son maire dès le premier tour, en effet Michel Delebarre a recueilli 57,54 % des suffrages, devant Jacqueline Gabant (UMP) avec 18,63 %, Philippe Eymery (extrême droite) avec 11,01 %, Pierre Yana (MoDem) avec 7,72 % et Jacques Volant (LO) avec 5,10 %. L'abstention était de 39,46 %[51].
Cependant, la fusion avec les villes de Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck entraîne une modification du conseil municipal. En effet à partir du 1er janvier 2011, le conseil municipal du « Grand Dunkerque » est composé des 3 conseils municipaux, soit un total de 74 conseillers municipaux.
Le conseil municipal est donc :
| Groupe | Tête de liste | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Parti socialiste et MRC | Michel Delebarre | 65 | majorité | ||
| Union pour un mouvement populaire | Jacqueline Gabant | 4 | opposition | ||
| Front National | Philippe Eymery | 2 | opposition | ||
| MoDem | Pierre Yana | 2 | opposition | ||
| Lutte ouvrière | Jacques Volant | 1 | opposition |
Autres suffrages [modifier]
Élections présidentielles [modifier]
- de 2012 :
La ville a été à contre courant de ce qui s'était passé en 2007. En effet, elle a voté massivement et plus qu'au niveau national pour le candidat socialiste François Hollande au second tour avec 55,49 % des suffrages (51,64 % au niveau national) contre 44,51 % pour le président sortant Nicolas Sarkozy[52].
Élections régionales [modifier]
Au cours du 1er tour du 14 mars, les électeurs dunkerquois ont privilégié la liste socialiste de Daniel Percheron à hauteur de 34,29 %, suivie par celle de la majorité présidentielle de Valérie Létard qui a obtenu 19,44 % des suffrages, puis celle de la frontiste Marine Le Pen soutenue par 17,74 % des électeurs, enfin Jean-François Caron d'Europe Écologie est la dernière tête de liste à obtenir plus de 10 %, sa liste obtient 12,51 % des voix.
Au soir du deuxième tour, le président sortant Daniel Percheron est réélu président de la région, sa liste-fusion des listes socialiste, écologique et de celle du « Front de gauche » a obtenu 53,58 %, Valérie Létard recueille 25,82 % enfin Marine Le Pen est soutenue par 20,59 % des électeurs[53].
Budget de la ville pour 2010 [modifier]
- Dépenses d'équipement : 18 985 000 €[54]
- Dépenses de fonctionnement : 115 017 009 €[54]
La partie « solidarité » concerne le CCAS et l'ADUGES[note 6], les « services fonctionnels » concernent la gestion du personnel, les assurances et l'informatique, la section « proximité » les quartiers et la police municipale, enfin la section « service à la population » regroupe l'éducation, la culture, le sport et les animations.
Impôts [modifier]
En 2008, sur les 40 614 foyers fiscaux dunkerquois, 19 578 ont payé l'impôt sur le revenu, soit 48,2 % des foyers[55]. À Saint-Pol-sur-Mer, ce taux descendait à 37,1 % avec 4 453 foyers fiscaux imposables sur les 12 016 foyers fiscaux[56]. Enfin à Fort-Mardyck, les 919 foyers fiscaux imposables représentaient 49,2 % des 1 868 foyers fiscaux de l'ancienne ville[57]. Au cumulé, la ville de Dunkerque et ses communes associées comptaient en 2008, 24 950 foyers fiscaux imposables sur les 54 498 foyers fiscaux qu'elles comptent, soit 45,8 %. Dans le Nord-Pas-de-Calais, sur les 2 133 125 foyers fiscaux, 988 830 le payaient soit 46,5 %. On peut donc en conclure que le nombre de Dunkerquois imposables est dans les mêmes proportions qu'au niveau régional.
Les taux d'imposition de Dunkerque varient peu au cours des années, notamment en raison du fait que cela pourrait créer un déséquilibre au niveau de la communauté urbaine.
| Les impôts directs dunkerquois | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation | Taxe foncier bati | Taxe foncier non bati | ||||
| Dunkerque | 29,46 % | 28,06 % | 82,98 % | |||
| Nord | 9,49 % | 9,52 % | 28,61 % | |||
| Nord-Pas-de-Calais | - | 3,83 % | 13,00 % | |||
| Sources des données : Dunkerque en chiffre 2008[58] | ||||||
Justice, police et criminalité [modifier]
Justice [modifier]
Dunkerque dispose d'un palais de justice, sa construction a débuté en 1858 et il a été inauguré en 1864. Il abritait alors les tribunaux civils, de commerce et de paix. Aujourd'hui il fait fonction de tribunal de commerce, d'instance et de grande instance[59].
En février 1997 le tribunal reçut les plaintes de quatre victimes de l'amiante[60], sept ans plus tard la Cour de cassation conclut à un non-lieu. Mais les « veuves de l'amiante » n'abandonnèrent pas pour autant : toutes les semaines, une centaine de veuves défilèrent devant le palais de Justice. Leur acharnement porta ses fruits : en 2008, deux anciens patrons des chantiers navals[note 7] ont été condamnés pour « homicide, blessure involontaire et non-assistance à personne en danger[61] ».
Le tribunal de Dunkerque n'est pas remis en cause par la réforme de la carte judiciaire de l'ex-garde des sceaux Rachida Dati[62], donc la ville gardera quoi qu'il arrive son tribunal d'instance, de grande instance et de commerce. Celui-ci sert également de tribunal pour enfants.
La ville dispose également d'un conseil de prud'hommes situé dans le quartier de Soubise à Dunkerque-Centre, non loin du palais de justice.
Les autres juridictions dont dépend la ville ne sont pas basées sur place mais dans d'autres villes du département. Ainsi Dunkerque dépend du tribunal administratif de Lille, de la Cour d'appel de Douai et de la Cour administrative d'appel de cette même ville.
Criminalités [modifier]
Le taux de violence à Dunkerque est de 3,88 faits pour 1000 habitants, ce qui est inférieur à la moyenne nationale, qui se monte à 5,93 faits pour 1000 habitants[63].
Gestion des déchets [modifier]
La collecte des déchets à Dunkerque est confiée à la communauté urbaine de Dunkerque. Celle-ci a été la première collectivité (en 1989) à instaurer le tri collectif[64] à l'aide d'une poubelle bleue destinée à recueillir les déchets recyclables. Elle construit également un centre de tri des déchets « TriSelec » dans la zone industrielle de Petite-Synthe et quatre déchèteries sur le territoire de la communauté. 29 % des déchets sont alors valorisés par le recyclage[64]. En 2000, la CUD installe des poubelles vertes destinées aux déchets fermentescibles (déchets de jardins et d'alimentation). Cinq ans plus tard, ces déchets sont valorisés par le Centre de Valorisation Organique (CVO) qui les recycle en engrais. De 29 % on passe à 36 % de déchets valorisés[64], ici par fermentation. Enfin en 2008 est ouvert le Centre de Valorisation Énergétique (CVE), qui gère les déchets issus de la poubelle marron (contenant tout ce qui ne peut pas aller dans les autres poubelles) ainsi que les refus de TriSelec et du CVO[64]. Les ordures sont chauffées et transformées par exemple en mâchefer, quant aux fumées, elles servent à faire fonctionner un alternateur qui fournit de l'électricité, puis elles sont traitées pour éviter la pollution[64].
Le centre de tri gère 26 000 tonnes de déchets par an, le CVO en gère 14 000 tonnes et le CVE 79 000 tonnes, soit au total 89 % des déchets valorisés[64].
Jumelages [modifier]
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Au 4 avril 2013, Dunkerque est jumelée avec[65] :
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Coopération internationale [modifier]
La ville de Dunkerque est au cœur du groupement européen de coopération territoriale « West-Vlaanderen / Flandre-Dunkerque-Côte d’Opale ». Ce groupement compte 540 communes appartenant à un « territoire de référence » regroupant la province belge de Flandre occidentale, l'arrondissement de Dunkerque (Nord), les arrondissements du Pas-de-Calais de Calais, Saint-Omer, Boulogne-sur-Mer et Montreuil-sur-Mer ainsi que 4 communes de l'arrondissement de Béthune[66]. Il concerne une population de 2 000 000 d'habitants sur une aire de 7 000 km2.
Le groupement a plusieurs missions[66]. Le première est d'assurer et de favoriser la mise en réseau de l'ensemble des membres du groupement, il encourage également tout organisme qui aurait pour mission d'améliorer la coopération des membres de son territoire. La seconde consiste à augmenter la concertation politique sur l'ensemble du périmètre. La troisième est la création de programmes d'actions communs afin de répondre aux besoins des habitants. Enfin sa dernière mission est la réalisation de projets communs.
Le groupement comporte également une territoire dit « de proximité » qui correspond à l'arrondissement de Dunkerque, au littoral de la Flandre Occidentale et au Westhoek belge[66]. À l'intérieur de cette zone, le groupement européen contribue à la réalisation de projets transfrontaliers locaux tels que la coopération des services de santé, de gestions des eaux ou encore de continuité des transports publics[66].
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Dunkerque depuis 1793. D’après le recensement Insee publié en 2011 pour les populations de 2009, Dunkerque compte 92 923 habitants (soit une augmentation de 31 % par rapport à 1999). Cela s'explique par la fusion en décembre 2010 avec les communes de Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck.
La commune occupe le 43e rang au niveau national, alors qu'elle était au 62e en 1999.

Dunkerque est au centre d'une aire urbaine, qui regroupe 56 communes (4 dans le Pas-de-Calais, le reste dans le Nord) abritant 265 974 habitants, ce qui fait de l'aire urbaine de Dunkerque la 34e aire urbaine de France.
Analyse de la démographie [modifier]
Sur la courbe de démographie, on peut constater que Dunkerque a payé un lourd tribut lors de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) divisant le nombre de Dunkerquois par deux, outre les départs des habitants désireux de se réfugier plus au sud, ce nombre est lié aux nombreux morts lors de l'Opération Dynamo où la ville fut bombardée par la Luftwaffe, puis dans les années qui suivirent par les avions de la Royal Air Force.
Le premier creux correspond à la Révolution, on note cependant que la Terreur fut relativement peu sanglante.
Hormis un creux au milieu de la Monarchie de Juillet (1830-1848), la population dunkerquoise croit linéairement jusqu'au début du XXe siècle, passant de 23 000 habitants environ à un peu moins de 40 000.
La Première Guerre mondiale fut beaucoup moins mortelle pour la population dunkerquoise que la Seconde, malgré les bombardements de la ville par l'armée allemande. Durant l'entre-deux-guerres, le nombre de Dunkerquois continue de baisser, la ville étant en partie détruite, la population a peine à y habiter.
La première grande augmentation de l'après Seconde Guerre mondiale, du sortir de la guerre jusqu'au milieu des années 1960, est due au phénomène du baby boom. Il convient d'ajouter également le nombre d'habitants de retour à Dunkerque après la guerre. Le nombre de Dunkerquois triple presque passant de 10 000 à 27 000. On constate que le nombre de morts dus à la guerre et celui des naissances dues au baby boom et des retours dans la ville sont à peu près équivalents.
La seconde augmentation, qui est de loin la plus importante puisque la ville passe de 27 500 âmes à 74 000 (soit 2,5 fois plus), est due à l'absorption de plusieurs communes voisines : Malo-les-Bains en 1970, puis Petite-Synthe et Rosendaël en 1972 (respectivement 15 223, 12 044 et 19 591 habitants en 1968, soit près de 47 000 au total), villes ayant profité de l'installation d'Usinor pour se développer.
Enfin, la dernière augmentation est due à l'association avec Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck, le 1er janvier 2011.
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (18,2 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :
- 48 % d’hommes (0 à 19 ans = 25,2 %, 20 à 64 ans = 62,1 %, plus de 65 ans = 12,8 %) ;
- 52 % de femmes (0 à 19 ans = 21,7 %, 20 à 64 ans = 58,2 %, plus de 65 ans = 20,1 %).
Données sur les foyers dunkerquois [modifier]
| Données des foyers dunkerquois | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Ménages de : | 1 personne | 2 personnes | 3 personnes | 4 personnes | 5 personnes | 6 personnes ou + |
| Dunkerque | 33,6 % | 30,9 % | 14,8 % | 12,1 % | 5,8 % | 2,8 % |
| France | 31 % | 31,1 % | 16,2 % | 13,8 % | 5,5 % | 2,4 % |
| Nombres de voitures par ménage : |
aucune | une | deux ou plus | |||
| Dunkerque | 26,4 % | 53,3 % | 20,3 % | |||
| France | 20,9 % | 48,8 % | 30,3 % | |||
| Sources des données : INSEE[74][75] | ||||||
Économie [modifier]
L'économie de Dunkerque profite de la position de la ville. Elle est en effet située à moins de 300 kilomètres de cinq capitales : Londres, Paris, Bruxelles, Amsterdam et Luxembourg.
- Port industriel et de commerce (troisième port français de marchandises après Marseille et Le Havre) avec un trafic de 47,22 millions de tonnes en 2012.
- Agroalimentaire.
- Matériaux de construction, avec le suisse Holcim.
- Métallurgie : acier avec Arcelor Mittal et aluminium avec Alcan.
- Énergie : première plate-forme énergétique du Nord-Pas-de-Calais avec la centrale nucléaire de EDF à Gravelines, la centrale DK6 de production électrique par cogénération, le terminal gazier NORFRA par lequel chemine depuis la Norvège un tiers de la consommation française en gaz, deux raffineries de pétroles (Total et BP), cinq éoliennes géantes.
L'agglomération dunkerquoise fait partie de la Chambre de commerce et d'industrie Côte d'Opale.
Elle accueille également le siège d'une des quatre délégations de l'Institut National Spécialisé d'Etudes Territoriales (INSET) qui assure la formation de cadres territoriaux dans le cadre des missions du CNFPT.
| nom | nombre d'employés | nom | nombre d'employés | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | ArcelorMittal Dunkerque | 3 920 | 15 | DK'Bus Marine | 292 | |
| 2 | Centrale nucléaire (Gravelines) | 1 635 | 16 | Cegelec Nord et Est | 272 | |
| 3 | ArcelorMittal Mardyck | 845 | 17 | Tarlin (Gravelines) | 268 | |
| 4 | Ascometal (Leffrinckoucke) | 788 | 18 | Carrefour | 266 | |
| 5 | Auchan (Grande-Synthe) | 678 | 19 | SRD | 254 | |
| 6 | Aluminium Dunkerque Alcan6 | 646 | 20 | AMEC SPIE | 250 | |
| 7 | AstraZeneca | 642 | 21 | Adecco | 250 | |
| 8 | GTS Industries (Grande-Synthe) | 630 | 22 | Ball Packaging Europe (Bierne) | 242 | |
| 9 | TIM SA (Quaedypre) | 600 | 23 | Lesieur (Cappelle-la-Grande) | 234 | |
| 10 | POLIMERI Europa | 470 | 24 | Valdunes (Leffrinckoucke) | 230 | |
| 11 | Total raffinerie des Flandres | 350 | 25 | Multiserv (Grande-Synthe) | 219 | |
| 12 | Cora (Coudekerque-Branche) | 349 | 26 | Clinique Villette | 204 | |
| 13 | Coca-Cola production (Socx) | 311 | 27 | Europipe (Grande-Synthe) | 200 | |
| 14 | Adecco Tertiaire | 309 | 28 | Gleser | 200 | |
| Sources des données : Dunkerque en chiffre 2008[76] | ||||||
Emploi [modifier]
| Tertiaire | Industrie | Construction | Agriculture | |
|---|---|---|---|---|
| Dunkerque | 77,8 % | 16,5 % | 5,2 % | 0,5 % |
| % de Femme | 54,1 % | 18,4 % | 8,6 % | 30,2 % |
| Moyenne nationale | 71,5 % | 18,3 % | 6,1 % | 4,1 % |
| Agriculteurs exploitant |
Artisans, commerçants et chefs d'entreprise |
Cadres, professions intellectuelles |
Professions intermédiaires |
Employés | Ouvriers | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Répartition | 0,2 % | 4,6 % | 14,7 % | 28,4 % | 28,5 % | 23,6 % |
| Part des moins de 25 ans |
évolution entre 2006 et 2007 |
Part de femmes | évolution entre 2006 et 2007 |
Part de chômeur longue durée |
évolution entre 2006 et 2007 |
Total demandeur d'emploi |
évolution entre 2006 et 2007 |
|
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Dunkerque | 27,2 % | -6,8 % | 46,6 % | -2,7 % | 31,0 % | -10,4 % | 10 896 10,6 % | -5,7 % |
| Nord-Pas-de-Calais | 26,4 % | -9,8 % | 43,7 % | -7,2 % | 31,9 % | -17,5 % | 171 067 10,6 % | -8,0 % |
| France | 16,6 % | -11,6 % | 48,4 % | -9,1 % | 25,9 % | -20,7 % | 1 947 987 7,5 % | -9,4 % |
Le Grand port maritime de Dunkerque [modifier]
Le Grand port maritime de Dunkerque (GPMD) est un établissement public de l'État financièrement autonome et ayant la personnalité civile, l'établissement est dirigé par un directoire de 3 personnes[80]. Le port de Dunkerque présente un des revirements de tendance les plus remarqués du monde portuaire français. Transformé dans les années 1960-70 (extension vers l’ouest de 17 km) et plus récemment socialement et économiquement, le grand port maritime a vécu des années 1990 difficiles. Il a réussi un repositionnement vers des marchandises à plus forte valeur ajoutée (conteneurs, rouliers, produits frais) notamment en gagnant la confiance de grands opérateurs. De longue date port industriel, Dunkerque cherche aujourd’hui à cultiver sa place dans les réseaux logistiques internationaux et européens.
Depuis plusieurs années, le port autonome de Dunkerque fait preuve d’initiative dans ses secteurs d’activités : partenariat public/privé dans certains terminaux, engagement dans le trafic d'apport et le trafic fluvial. Comme les autres ports européens, le port de Dunkerque se doit de conforter ses trafics, extrêmement industriels, et simultanément de développer des marchés stratégiques et porteurs. La conteneurisation, la logistique, l’automobile, le roulier transmanche, et peut être demain les autoroutes de la mer représentent autant de marchés potentiels pour le GPMD.
Vie locale [modifier]
Enseignements [modifier]
La ville compte au total 45 écoles maternelles, 36 écoles primaires, 11 collèges et 13 lycées. Sur l'ensemble de ces établissements, il y a 6 maternelles, 6 primaires, 2 collèges et 4 lycées qui sont privés. Ces établissements sont intégrés à l'académie de Lille.
Parmi les lycées dunkerquois, deux possèdent des classes préparatoires : le lycée Jean Bart (PC*, MP, PSI, PCSI, MPSI et HEC ) et le lycée de l'Europe ( PTSI, PT)
Université [modifier]
Dunkerque est le siège principal et, avec Calais, Boulogne-sur-Mer et Saint-Omer, l'un des sites de l'Université du Littoral-Côte d'Opale (ULCO) regroupant plus de 11 000 étudiants.
L'Université du Littoral est établie sur plusieurs sites à Dunkerque-Centre, elle accueille à elle seule près de 5 000 étudiants :
- le centre universitaire de la Citadelle où se trouvent notamment l'Institut Supérieur de Commerce International de Dunkerque (ISCID)[81], le CUEEP Littoral[82] ainsi qu'une partie de l'IUT Saint-Omer - Dunkerque[83], et auquel on peut ajouter les services administratifs centraux de l'ULCO, la bibliothèque universitaire[84] et le restaurant universitaire, situés avenue de l'Université, place des Nations et place de l'Yser, dans le quartier de la Citadelle ;
- le centre universitaire Lamartine, situé en centre-ville ;
- le centre universitaire des Darses, auquel on peut ajouter la salle de sports universitaire et la Maison de Recherche en Environnement Industriel (MREI)[85], situés dans le quartier de la Citadelle ;
- la Maison de Recherche en Sciences de l'Homme (MRSH)[86], située dans le quartier de la Citadelle.
Niveau d'études [modifier]
| Niveau | Sans diplôme ou CEP |
Brevet BEPC |
CAP ou BEP |
Bac | Bac+2 | Supérieur |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Dunkerque[87] | 31,8 % | 7,1 % | 23,3 % | 15,5 % | 11,1 % |
11,2 % |
| Moyenne nationale[88] | 30,7 % | 6,4 % | 23,8 % | 15,6 % | 11,3 % | 12,2 % |
Santé [modifier]
Hôpitaux [modifier]
Le centre hospitalier de Dunkerque ou CHD a été créé dans les années 1970 sous le mandat de Claude Prouvoyeur à Rosendaël. Le CHD a une capacité de 1 036 lits dont 307 en médecine, 135 en chirurgie, 114 en gynéco-obstétrique, 240 pour les longs séjours, 240 pour l'hébergement[89]. Les accouchements ne se déroulent pas au CHD mais depuis le 1er juin 2009 à la polyclinique de Grande-Synthe[90] ou à la clinique Villette non loin du CHD. Les urgences ne se trouvent plus, depuis 2006, dans le bâtiment en lui-même, mais juste à côté. Le centre compte 8 étages, le premier étage comporte l'accueil et l'administration, le second la cardiologie et la chirurgie, le quatrième la gastroentérologie, le huitième la néonatalogie, les 8 étages regroupent en tout 34 services[91]. À partir du 3 juin 2009, le CHD accueille également le pôle de chirurgie précédemment à la polyclinique de Grande-Synthe. Pour les cas les plus graves, le CHD dispose d'un héliport sur le toit des urgences permettant à un hélicoptère d'emporter les malades au CHRU de Lille.
Qualité de l'air [modifier]
| Indice de la qualité de l'air | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | Moy |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| nombre de jours à Dunkerque | 0 | 17 | 177 | 117 | 32 | 17 | 1 | 3 | 0 | 0 | 3.64 |
| nombre de jours à Lille | 0 | 11 | 149 | 106 | 43 | 36 | 14 | 4 | 2 | 0 | 4.42 |
| nombre de jours à Paris | 0 | 12 | 151 | 118 | 50 | 23 | 7 | 2 | 1 | 1 | 3.89 |
| nombre de jours à Brest | 0 | 5 | 172 | 143 | 32 | 12 | 1 | 0 | 0 | 0 | 3.66 |
| nombre de jours à Perpignan | 0 | 3 | 74 | 144 | 108 | 30 | 6 | 0 | 0 | 0 | 4.29 |
La qualité de l'air passe de « très bonne qualité » (indice 1) à « très mauvaise » (10), elle est fonction de l'indice ATMO qui dépend des taux d'ozone (O3), dioxyde d'azote (NO2), dioxyde de soufre (SO2) et des particules en suspension (PM 10)[93]. Ces relevés indiquent que la qualité de l'air à Dunkerque est globalement bonne, cependant ils ne prennent pas en compte toutes les émissions polluantes (le nickel par exemple).
Sports [modifier]
En 2002, Dunkerque, qui compte 27 000 sportifs licenciés, a été classée ville la plus sportive de France par le magazine L’Équipe[94] .
Équipements [modifier]
La ville dispose de nombreuses infrastructures sportives[95]. On compte cinq piscines dont une olympique la piscine Paul-Asseman (où officia Philippe Lucas en 2009[96]), neuf terrains de foot en herbe ou synthétique, un centre de formation national de handball, un centre régional de voile, une base de voile (bassin de la Marine) pour laquelle le Princess Elizabeth, un bateau vétéran de l'opération Dynamo, sert désormais de centre d'accueil[97], trois salles multi activités (Les « stades de Flandres »,le Gymnase du Grand Large et le complexe de la Licorne), une patinoire, trente gymnases, deux centres équestres, treize boulodromes, vingt-quatre courts de tennis(terre battue et indoor principalement), deux terrains de hockey sur gazon (obtenus en modifiant les terrain de foot), un skate-park, un stade de baseball et un terrain de rugby. Il y a aussi deux complexes en projet ou en construction[95]:
- le complexe Coubertin-Paul Machy à Rosendaël d'une surface de 1 600 m²
- Une salle multi usage à Petite-Synthe, le BCM et l'USDK seront les résidents de cette salle, la salle aura une capacité de 10 000 places, ouverture prévue en 2015.
Événements sportifs [modifier]
- Les Quatre jours de Dunkerque sont un événement cycliste important se déroulant chaque année dans la région.
- Depuis 2002, le Tour de France à la voile s'élance de Dunkerque, qui a par ailleurs accueilli le premier départ de cette course en 1978.
- Les Boucles dunkerquoises est une épreuve de course à pied qui mobilise toute la ville chaque année. Plusieurs parcours sont proposés : du kilomètre symbolique réservé aux plus jeunes jusqu'au marathon.
- Le marathon de Dunkerque où l'on doit parcourir les 42,195 km à travers la communauté urbaine.
- Le Triathlon de Dunkerque disputé autour des bassins de la citadelle.
- Le tour avant le Tour organisé généralement le dimanche précédent le départ du Tour de France cycliste, il propose un tour de vélo dans la ville, l'organisation remet un cadeau et un maillot inspiré du maillot jaune, vert, à pois ou blanc à chaque participant[98].
- Dunkerque en survêt est un événement organisé en fin de semaine début septembre, il permet aux Dunkerquois et autres visiteurs de découvrir les diverses associations sportives dunkerquoises et de s'inscrire dans les clubs. De plus de nombreuses démonstrations sportives ponctuent l'événement[99].
Grands clubs [modifier]
- Le BCM Gravelines-Dunkerque (basket-ball), officiant au Sportica à Gravelines, le club fut créé par Albert Denvers en 1984.
- 4e de Pro A lors de la saison 10-11[100] et demi-finaliste des playoffs[101], vainqueur de la semaine des As 2011.
- 1er de Pro A en 2011-2012.
- Le Dunkerque-Malo Grand Littoral Basket (basket-ball féminin), né en 1945 joue à la salle Burnod à côté du stade Tribut.
- 11e de Ligue 2 lors de la saison 10-11
- Dunkerque Handball Grand Littoral (USDK), la figure de proue du sport dunkerquois avec le BCM, l'USDK a été créé le 3 septembre 1958 et joue à la salle Dewerdt. Sébastien Bosquet y joue, natif de la ville, il est champion d'Europe 2006 et champion du monde 2009.
- 3e de Div 1 lors de la saison 10-11[102] et vainqueur de la coupe de France 2011
- Le Dunkerque Dunes de Flandre Volley-Ball
- 13e de Pro B lors de la saison 10-11, relégué en Nationale 1
- L'union sportive du littoral dunkerquois (USLD) Football
- Le Hockey sur Glace Dunkerque (HGD) Hockey sur glace
- 2e de la Division 2[104], vainqueur des plays-off lors de la saison 10-11[105], promu en division 1
- Les Korvers de Dunkerque (baseball)
- Vice-champion de France de baseball National 1 (poule A) lors de la saison 09-10[106]
- La Jean Bart Dunkerque Gymnastique 6 fois vainqueur de la coupe de France de gymnastique de 2002 à 2007 et 2e de la finale de la Coupe de France 2010 S'y trouve notamment Magaly Hars.
Religion [modifier]
La ville dépend de l'archidiocèse de Lille et comprend plusieurs paroisses pour ce qui est du catholicisme. La communauté juive répond au grand rabbin de France Gilles Bernheim. La ville dispose également de plusieurs établissements destinés à la pratique et l'enseignement de l'islam.
Lieux de culte [modifier]
À Dunkerque-Centre et Sud, on trouve les églises Saint-Éloi, Saint-Jean Baptiste et Saint-Martin, il y a également la chapelle Saint-Joseph et la « Petite Chapelle » Notre-Dame-des-Dunes. Les protestants disposent d'un temple et de la chapelle Saint-Luc. Concernant le culte musulman, on trouve la mosquée Masjid bdou Dhar Al Ghifari.
Pour ce qui est de Petite-Synthe, s'y trouve l'église du Saint-Antoine, l'église Saint-Nicolas ainsi qu'une mosquée. Quant à Malo-les-Bains, on y trouve l'église du Sacré-Cœur et l'église Sainte-Anne, les évangéliques disposent de l'église de l'Espérance. Enfin Rosendaël compte les églises Sainte-Bernadette, Notre-Dame-de-l'Assomption et Saint-Zéphyrin.
Tourisme et Monuments [modifier]
Espaces verts [modifier]
Le parc de la Marine est situé au centre-ville, entre le Centre et le Pôle Marine, il contient entre autres une aire de jeu pour enfant et un kiosque à musique. Le parc du Château Coquelle est situé à Rosendaël autour du Château du même nom, il abrite une mare et également une aire de jeu. Tous les ans, la « fête du Château Coquelle » accueille des chanteurs célèbres (Emmanuel Moire, Amel Bent…). Le parc de Malo abrite un aquarium et une aire de jeu. Le Fort de Petite-Synthe est un parc entourant le fort, il contient des terrains de sport (football, rouli-roulant, musculation…) et est traversé par le méridien de Paris, un monument le rappelant. Le Jardin des Sculptures quant à lui entoure le LAAC, il contient des œuvres d'art (sculpture faite d'ancre, de pierre, un poisson géant d'acier et un troupeau de moutons) et un lac, on y trouve également un ancien bunker. Le parc Ziegler est situé à Malo, il abrite la maison de l'environnement et une mare. Enfin le parc du Vent se trouve à Malo Terminus, il est composé notamment de Dunes.
Lieu de Promenade [modifier]
Les lieux de promenade sont :
- La plage avec sa digue
- Les bords des bassins au centre ville
- le long des canaux, en cours d'aménagement comme le canal Exutoire
Monuments et lieux touristiques [modifier]
- Le Leughenaer :
La Tour du Leughenaer (XVe siècle)[note 8] est à l'origine une tour ronde faisant partie des fortifications bourguignonnes de 1406. Sa forme actuelle, octogonale, est probablement due à son rattachement en 1548 à un petit château, elle sert alors de « tour à feu ». La tour est cédée par le roi à la société de pilote en 1754. La tour devenue trop vieille, elle doit être reconstruite en 1759, on ne conserve que le rez-de-chaussée de l'ancienne tour. Elle est isolée en 1793 lors de la destruction du petit château. À l'aube du XVIIIe siècle, en 1798, elle accueille le télégraphe de Chappe. En 1824, la tour devient un phare, le premier de Dunkerque, et on la rehausse pour cela d'un étage. En 1766, l'ouvrage est acquis par la ville, et en 1993 il est classé monument historique[107]
- La chapelle Notre-Dame-des-Dunes :
La chapelle Notre-Dame-des-Dunes (XVe siècle) ou « Petite Chapelle » : au IXe siècle, le duc de Bourgogne décide l'érection d'une enceinte autour de Dunkerque alors ravagée par de multiples guerres. Lors de la construction de ces défenses, on trouve une statue de la Vierge près d'une source inconnue d'eau douce. Les villageois y voient alors une marque de protection céleste. On construit un oratoire appelé d'abord Notre-Dame de la Fontaine puis Notre-Dame-des-Dunes, qui résista aux sévices des guerres et invasions. En 1794, alors que la « Petite Chapelle » a été transformée en cartoucherie, elle est détruite par une explosion, la statuette de la Vierge ayant été préservée. En 1816, elle est reconstruite mais la source a disparu. En 1917, une promesse d'agrandissement est faite à la Vierge si la ville est épargnée par l'invasion imminente de la région, ce qui fut le cas. La promesse a été relevée en 1953[108].
- L'église Saint-Éloi :
L'église Saint-Éloi, église-halle (hallekerke) à cinq nefs (XVIe siècle, façade néogothique du XIXe siècle). Lieu de culte catholique situé au centre ville de Dunkerque. L'église fut ravagée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, qui laissèrent debout la façade et les murs porteurs. Toute l'église fut restaurée de 2001 à 2006, et il fut décidé de laisser les impacts de balles comme part entière de l'histoire de cet édifice. Comme de nombreuses églises de Flandre, ce monument ne possède pas de clocher. À l'origine, l'église Saint-Éloi était accolée au beffroi qui constituait le clocher ou le campanile de l'édifice. À l'intérieur les ex-voto et autres inscriptions funéraires permettent de reconstituer la nationalité des maîtres de Dunkerque. Le néerlandais (comté de Flandre), l'espagnol (Pays-Bas espagnols) puis le français (Royaume de France) sont tous trois présents dans les inscriptions de l'église.
- Le beffroi :
Le Beffroi (XVe siècle) classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Il est construit aux alentours de 1440 en lieu et place d'une ancienne tour de guet[109]. Il est à l'origine rattaché à l'église Saint-Éloi et lui sert de clocher. La tour est haute de 58 mètres et est construite en brique dans le style gothique. En 1782, le beffroi est définitivement séparé de l'église. En 1835, on modifie son couronnement. Après la Première Guerre mondiale, le 15 avril 1923, on modifie la base afin qu'elle reçoive un cénotaphe à la mémoire des morts de la Grande Guerre, réalisé par Pierre Fritel. Le Beffroi sert toujours de clocher et abrite actuellement un carillon de 48 cloches datant de 1962 : le bourdon Jean Bart pèse 7 tonnes.
- L'hôtel de ville :
L'Hôtel de Ville (début du XXe siècle) classé au patrimoine mondial de l'Unesco, réalisé par Louis-Marie Cordonnier. Le vitrail en haut de la première volée de marches intérieure représente Jean Bart parmi son équipage sur le port au retour de la Bataille du Texel[110]. Dans son arrière-cour réside, ignorée de la plupart des Dunkerquois, la Porte monumentale datant du XVIIe siècle, du même style que la Porte de la Marine (reste des fortifications de Vauban) à l'entrée d'un des pôles commerciaux (CentreMarine)[111]
- La statue de Jean Bart :
Jean Bart meurt le 27 avril 1702 à environ 15h30, à la veille de partir en course. Un siècle et demi plus tard, les 7 et 8 septembre 1845, Dunkerque rend hommage à son héros en inaugurant une statue à son image créée par David d'Angers, représentant le corsaire épée à la main, la pointe de l'arme en direction de l'Angleterre. En 1903, on agrandit et surélève le socle de la statue. Enfin, au cours de l'année 1983, la municipalité fait placer autour de la statue, les armes de la ville de Dunkerque et le nom des 16 navires que commanda Jean Bart[112].
- Les autres monuments dunkerquois :
- La tour de l'Armateur, méconnue de beaucoup de Dunkerquois car non-visitable, et peu visible (hormis depuis le haut des beffrois et des quais de la citadelle).
- La digue du Braek qui protège sur 10 kilomètres les installations industrielles, érigée en 1965, est un haut lieu du tourisme industriel. Elle permet une vision unique et très impressionnante sur le site portuaire et industriel dunkerquois.
- La citadelle d'anciens entrepôts et bâtiments industriels reconvertis en restaurants raffinés et bars branchés. S'y trouve également l'université du Littoral et le Musée portuaire. Le trois-mâts Duchesse Anne et le Sandettié, tous deux classés monuments historiques, y sont ancrés. L'hôtel de la communauté urbaine de Dunkerque se dresse sous la forme d'un étonnant édifice inauguré en 1988, au droit du quai des Hollandais.
- Notre-Dame de l'Assomption
- Le phare de Risban[113] à l'entrée du port et le Feu de Saint-Pol
- Le quartier excentrique, à Rosendaël, à quelques pas du stade tribut, avec ses maisons très particulières du début du siècle, ainsi que les villas malouines[114] dans un style spécifique à la station balnéaire de Malo-les-Bains appartenant à Dunkerque.
- L'arsenal de Marine, puis parc de la Marine, construit en 1686 par Vauban[115]
-
L'Hôtel de la CUD.
-
Le Phare de Risban.
-
La Victoire, érigée en 1893 pour le centenaire de la levée du siège de Dunkerque en 1793 lors de la Bataille de Hondschoote.
-
Le Feu de Saint-Pol.
Les ponts de Dunkerque [modifier]
Culture [modifier]
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Le carnaval de Dunkerque est l'événement annuel majeur de la ville. C'est un ensemble de festivités qui ont lieu dans l'agglomération dunkerquoise de fin janvier à début avril. On distingue :
- les bandes : les carnavaleux défilent dans les rues derrière la musique, conduite par un tambour-major portant un uniforme napoléonien ;
- les bals : les carnavaleux se retrouvent la nuit, dans les grandes salles de l'agglomération, pour faire la fête, en mêlant chansons carnavalesques et musique contemporaine. La majeure partie de ces bals est organisée par des associations philanthropiques.
Le carnaval de Dunkerque n'est pas une manifestation récente : en janvier 1676, des masques parcouraient déjà Dunkerque. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les armateurs offraient à leurs marins un festin, une fête à la veille de leurs départs pour les mers périlleuses d'Islande, où ils péchaient la morue. Ces fêtes furent à l'origine de la Visschersbende qui signifie bande des pêcheurs en flamand, cependant cette bande était différente du carnaval masqué des Jours Gras. Une année, la bande et le carnaval tombèrent le même jour, les pêcheurs mirent alors masques et déguisements, de ce mélange naquit le carnaval de Dunkerque. Le carnaval est un des meilleurs indicateurs de la santé économique de la ville, fêtes fastes en temps de prospérité ou au contraire fêtes restreintes en temps de récession[116]. Le Carnaval a survécu à une Révolution et deux Guerres Mondiales (bien qu'il n'ait pas été organisé pendant ces périodes), en 1946, la bande de Dunkerque slalome entre les ruines de la ville. Une autre preuve s'il en est besoin de la place qu'occupe le carnaval dans la tradition dunkerquoise, est le fait qu'en 1991, malgré l'interdiction du carnaval pour cause de guerre du Golfe, une bande dite bande annulée est improvisée à Saint-Pol puis à Dunkerque[117]. Jadis événement connu uniquement de l'agglomération, le carnaval a aujourd'hui un rayonnement national, en témoignent les reportages parus dans les différents journaux télévisés français.
Gastronomie [modifier]
La gastronomie dunkerquoise tire ses influences principalement de la cuisine flamande. Ainsi, les plats traditionnels de la ville sont :
- Le potjevleesch, terrine de porc, lapin, poulet et veau pris dans de la gelée.
- La carbonade flamande, ragoût de bœuf mijoté dans de la bière brune.
- Les moules-frites traditionnellement mijoté dans un mélange de vin blanc et d'oignons, mais on trouve également dans les restaurants et les brasseries du centre-ville et de la plage des moules-frites au roquefort, aux lardons, à la provençale.
Le welsh, d'origine galloise est également un des plats servi dans les brasseries dunkerquoises, c'est une tranche de pain grillé recouverte de jambon, l'ensemble est noyé dans du cheddar fondu dans de la bière.
La pomme de terre est l'accompagnement principal des plats cuisinés dans le Nord-Pas-de-Calais. La bintje, cultivée dans la région, se décline sous forme de purée, pomme au four mais surtout sous forme de frites. Celles-ci deviennent même l'ingrédient principal dans les plats servis dans les baraques à frites où elles vendues seules ou accompagnées de fricadelle ou de cervelas. Les baraques à frites mobiles ou fixes réalisent la majorité de leur chiffre d'affaires lors des événements tels que les bandes du carnaval et les braderies du 14 juillet et du 15 août.
Au niveau des pâtisseries, la ville dispose de deux spécialités. La première est la gaufre dunkerquoise, c'est une gaufre ronde et dure, composée de vergeoise et parfumée au rhum ou au genièvre. La seconde est le « Doigt de Jean Bart », un gâteau aux amandes avec une crème au café, enrobé de chocolat.
La bière est incontestablement la boisson alcoolisée la plus bue à Dunkerque. Les bières principalement consommées sont les bières belges et les bières de la région telles que la 3 Monts et la Goudale. Dans les bars dunkerquois, on retrouve majoritairement la Stella, la 33 et la Leffe. Le genièvre est également utilisé dans la région comme composant du « diabolo flamand », mélangeant cet alcool avec de la limonade et parfois du sirop de violette.
Le « dunkerquois » [modifier]
Le dunkerquois est un dialecte très différent du ch'ti, qui se parle à Dunkerque et dans son agglomération (y compris à Bergues). Ce dialecte est du français parsemé de flamand. Une de ses caractéristiques est l'affaiblissement des « R » à la fin de chaque mot. À l'image des autres accents, il passe inaperçu à Dunkerque, mais est caractéristique dans d'autres régions. Lors du carnaval, il est coutume de dialoguer en renforçant les tonalités du dialecte.
Les géants dunkerquois [modifier]
La ville possède plusieurs géants :
- Le Reuze (signifie "géant" en flamand occidental)[118] :
On raconte qu'un guerrier scandinave nommé Allowyn voulut conquérir Dunkerque. Or, en descendant de son drakkar, le guerrier se blesse gravement avec son épée. Saint Éloi, chargé d'évangéliser la ville, le recueille, le soigne puis le convertit. Allowyn s'installe alors dans la cité, il se marie et se met au service de la ville. À sa mort, la ville pleure Allowyn et décide de lui rendre hommage en l'immortalisant au travers d'un géant. La légende du Reuze est née.
Le géant a eu au cours de l'histoire plusieurs parures. Il fut d'abord lancier espagnol avant de revêtir son habit actuel de romain : cuirasse, casque romain et lance. En 1887, Reuze n'est plus porté mais monté sur un char tiré par 4 chevaux. Un premier mariage lui donne trois garçons : Piet'je, Bout'je et Meis'je et une fille Miet'je. On explique que par la suite il aurait épousé cette dernière.
Aujourd'hui, le Reuze, sa famille et ses 6 gardes : Allowyn, Samson, Dagobert, Gélon, Roland et Goliath sont présents à bon nombre de manifestations dunkerquoises (notamment les bandes de carnaval de la ville).
- Violette la baigneuse :
Violette est très jeune puisqu'elle est née qu'en 2007 à l'occasion des fêtes du centenaire de la mairie de Malo-les-Bains. Contrairement à d'autres géants comme le Reuze par exemple, elle ne représente pas une légende mais elle symbolise l'esprit de la commune : la « reine des plages du Nord ». Violette représente les baigneuses du début du siècle qui se baignaient en costume de bain : pantalon, blouse et charlotte sur la tête. La géante malouine, qui est mariée à Hilaire Patate, mesure 3,35 m pour 60 kg[119]. - Hilaire Patate :
Le géant de Rosendaël a été créé en 2006. Il rend hommage au jardinier Hilaire Duquenne qui s'est illustré dans la ville au cours du XXe siècle. Le mari de Violette, est habillé d'une chemise à carreau bleue, d'une veste bleue foncée, d'un tablier où figure son nom. Il porte un chapeau et une bêche. Le géant mesure 3,46 m pour 47 kg[120]. - Snustre :
Le géant de Petite-Synthe a été créé par les Snustreraer afin de leur servir de mascotte. Tout comme Violette, Snustre ne représente rien, il est la personnification du terme flamand snustre : le « fouineur ». D'ailleurs, Snustre à sa naissance était un buste muni d'un grand nez, afin de symboliser la volonté de l'association philanthropique de mettre son nez partout où la misère se trouve. Snustre porte un maillot bleu foncé, ainsi qu'un foulard rouge à pois blancs, des lunettes et un chapeau. Sa taille est de 3,50 m, et il pèse 45 kg[121].
Équipements culturels [modifier]
Dunkerque possède de nombreux lieux culturels. Le Bateau-feu est une scène nationale située à Dunkerque-Centre, qui met en scène des pièces de théâtre contemporaines et classiques. Les 4 Écluses, café musical situé à proximité des écluses du canal exutoire et de Furnes, est l'endroit le plus réputé du Dunkerquois en ce qui concerne la musique alternative et les jeunes talents.
Le Kursaal est, à l'heure actuelle, la plus grande salle de l'agglomération. Ce palais des congrès dispose de plusieurs salles de tailles modifiables selon l'évènement, le bâtiment maloin offrant au total 15 000 m2. Le Kursaal possèdait également un bateau à aubes, le Princess Elizabeth, voué à l'évènementiel, avant qu'il soit cédé à la C.U.D. en 2010 pour sa base de voile (supra).
Le musée des Beaux-Arts possède des collections regroupées sous deux thèmes : l'art européen du XVIe siècle à notre époque et l'histoire de Dunkerque. Il possède également une galerie d'histoire naturelle[122].
Le Lieu d'action et d'animation culturelle de Dunkerque ou « LAAC[note 9] » est un espace destiné principalement à l'art contemporain. Il est entouré du jardin des sculptures, comportant plusieurs œuvres d'art.
Le Fonds régional d'art contemporain ou FRAC du Nord-Pas-de-Calais, situé à Rosendaël, rassemble plus de 1 500 d'œuvres d'art contemporain. Ce « quartier général » est un centre de convergence de l'art contemporain du Nord-Pas-de-Calais.
Le musée portuaire de Dunkerque est destiné à éclairer les visiteurs sur les métiers de la mer et sur l'histoire du port de Dunkerque. Le musée est installé dans un ancien entrepôt à tabac de la Citadelle, mais il dispose également de six bateaux-musée : le bateau-feu Sandettié, le trois-mâts carré Duchesse Anne, le remorqueur l' Entreprenant, la péniche La Guilde, le bateau pilote Pilotine no 1[note 10] et une vedette de balisage l' Esquina[note 11].
Le Mémorial du souvenir de Dunkerque, installé dans des anciennes fortifications datant de 1874, est un musée consacré à l'opération Dynamo.
Le cinéma Amc marine 20 est l'un des plus grands de la région avec ses 14 salles. Il est installé au premier étage du pôle marine. Le Studio 43 est un cinéma d'art et essai, également situé au pôle marine.
La ville compte également une école municipale de musique et d'art dramatique agréée (EMMADA), une école régionale des beaux arts ou ERBA, un lieu dédié au jazz, Le Jazz Club, une Maison des jeunes et de la culture, la MJC Rosendaël, et un atelier d'artistes, La Plate Forme.
Médias [modifier]
Dunkerque au cinéma, à la télévision [modifier]
La ville, a servi d'arrière-plan dans plusieurs films ou feuilletons:
- Week-end à Zuydcoote d'Henri Verneuil, sorti en 1964.
- Commissaire Moulin : L'évadé de Jean Kerchbron (Saison 1, épisode 3), diffusé le 27 octobre 1976 avec Yves Rénier, Jean Franval[123].
- Le Passage de Jean Diaz, tourné en 1984, avec Alain Delon
- Mort Carnaval de Daniel Van Cutsen tourné en 1985 avec Jacques Bonnaffé[124].
- Noce blanche, tourné en 1989, raconte l'histoire d'une jeune fille (jouée par Vanessa Paradis) tombant éperdument amoureuse de son professeur de philosophie (Bruno Cremer).
- Mort d'un Géant, un des épisodes de la série Les Cinq Dernières Minutes de Pascal Goethals, tourné en 1994 avec Pierre Santini et Isabelle Alexis[125]
- Parfait Amour !, datant de 1996, est la tragique histoire d'amour d'une femme divorcée (Isabelle Renauld) avec un homme violent (Francis Renaud).
- Place Vendôme de Nicole Garcia,tourné en 1998, avec Catherine Deneuve, Jacques Dutronc, Jean-Pierre Bacri
- Dans Karnaval, filmé en 1999, un jeune homme fuit son père durant le Carnaval de Dunkerque. À la gare, il rencontre une femme (Sylvie Testud) dont il s'éprend.
- 30 ans bouclé en 2000, raconte les péripéties d'une petite troupe de théâtre. Y jouent notamment Julie Depardieu et Arielle Dombasle.
- Papillons de nuit de 2002, avec Léa Drucker.
- Le Feuilleton Le Repenti qui passa à la télévision en 2010[126], raconte l'histoire d'un repenti ayant dû changer de visage, infiltrant son ancien clan œuvrant sur le port[127].
- La scène de chars à voile dans Bienvenue chez les Ch'tis a été tournée à la base nautique de Malo-les-Bains[128].
- Notre Jour Viendra (2010) de Romain Gavras avec Vincent Cassel a été tourné en grande partie à Dunkerque. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=144631.html
- Le début de Ma part du gâteau (2011) de Cédric Klapisch se déroule à Dunkerque.
- Dunkerque 2003, film tourné par la chaîne BBC sur la guerre.
- Les Beaux Jours, film avec Fanny Ardant, Bernadette Lafont et Patrick Chesnais a été tourné à Dunkerque lors de l'été 2012. Sortie prévue en 2013[129].
Journaux et radios [modifier]
Dunkerque dispose de sa propre chaîne de télévision ID7[note 12] diffusant une émission paraissant le lundi, elle comprend des reportages sur la ville, un agenda des sorties du week-end et les résultats sportifs[130].
Outre la presse quotidienne nationale, la ville lit le quotidien La Voix du Nord et ses déclinaisons (La Voix des Sports, etc.) dont une édition est consacrée au Dunkerquois. Elle lit également Le Phare Dunkerquois un hebdomadaire paraissant le mercredi, et à moindre mesure Le journal des Flandres.
La ville publie également des magazines[131]: Dunkerque Magazine qui se consacre tous les mois à l'histoire et à l'actualité de Dunkerque, Dunkerque Quartier qui est le supplément de Dunkerque Magazine, qui se focalise sur les quartiers de Dunkerque[132] et enfin Bouge2là fournissant tous les 15 du mois des informations pour les jeunes (sorties, loisirs, etc.)[133].
Plusieurs stations de radio émettent en FM à Dunkerque : France Musique (89,3 MHz), Radio Classique (90,2 MHz), La Radio de la Mer (90,7 MHz), Skyrock (91,1 MHz), Europe 1 (91,6 MHz), Fun Radio (92,2 MHz), France Bleu Nord (92,6 MHz), RTL (95,2 MHz), Virgin Radio (96,2 MHz), France Culture (96,8 MHz), RMC (98,4 MHz), Radio 6 (99,0 MHz), Delta FM (100,7 MHz), France Inter (103,3 MHz) et France Info (106,5 MHz)[134].
Philatélie [modifier]
Deux timbres postaux représentant la ville ont été émis.
- L'un le 5 novembre 1945, intégré dans une série sur les villes détruites pendant la Seconde Guerre mondiale[135].
- L'autre le 26 mars 1962 pour célébrer le tricentenaire du port, avec une oblitération Premier jour le 24 dans la ville[136].
- Dunkerque Extensions Portuaire, avec une oblitération Premier Jour le 12 février 1977 en présence de Norbert Ségard, Secrétaire d’État aux PTT
Représentation [modifier]
La ville de Dunkerque a donné son nom à une des chansons du groupe Indochine, dans l'album Paradize.
Le clip Un petit peu d'air du groupe Felipecha a été tourné dans les rues de Dunkerque[137].
La ville occupe sur le plateau du « Monopoly France » la place la plus prestigieuse, celle correspondant à la rue de la Paix du monopoly français classique, néanmoins sur le « Monopoly Nord-Pas-de-Calais », elle occupe la place correspondant à l'avenue de Neuilly sur le classique français. La ville dispose également d'un Monopoly à son nom : « Monopoly Dunkerque ».
La ville sert de blague récurrente dans Intouchables, où le personnage incarné par Omar Sy doute (avec humour) de la beauté des Dunkerquoises.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Natifs célèbres [modifier]
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Autres personnalités [modifier]
- François Napoléon Develle (1805 à Dijon - 1878), architecte de la ville de Dunkerque, en particulier du palais de justice, de l'église Saint-Martin et de la mairie de Brouckerque.
- Le Professeur Hassan Zaoual, (1950-2011), Docteur d'État ès-Sciences Economiques, etait maître de conférences à l'Université du Littoral-Côte-d'Opale (ULCO) à Dunkerque où il dirigea le Groupe de Recherche sur les Economies Locales (GREL). Initiateur de la théorie des sites symboliques d'appartenance, ancien administrateur fondateur du Réseau Sud-Nord Cultures et Développement et du Réseau Cultures-Europe, il a contribué à introduire la dimension culturelle, dans les organisations non gouvernementales et les institutions internationales de développement.
- Jean Bodart président de 2001 à 2012 des Quatre jours de Dunkerque
Vie militaire [modifier]
Unités militaires ayant été en garnison à Dunkerque :
Compléments [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Corsaire dunkerquois
- La prise de Dunkerque par Louis II de Bourbon-Condé en 1646.
- La bataille de Dunkerque (nom de code opération Dynamo) du 25 mai au 3 juin 1940.
- Le Traité de Dunkerque entre la France et le Royaume-Uni, le 4 mars 1947.
- Cimetières militaires du Commonwealth:
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Site de l'office de tourisme de Dunkerque
- [flash] Dunkerque Grand Littoral - Communauté urbaine de Dunkerque
Bibliographie [modifier]
: ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article
- Jacques Tillie, Dunkerque en Flandre, t. 1 à 4, Kim, 1979
- Gérard Demarcq (ill. E. Miller), Dunkerque 1 000 ans d'histoire, Le Téméraire, coll. « Histoire des villes », 1993 (ISBN 2-908703-11-4)

- Demarcq 1993, p. 11, première bulle.
- Demarcq 1993, p. 11, deuxième bulle.
- Demarcq 1993, p. 15, septième bulle.
- Demarcq 1993, p. 17.
- Demarcq 1993, p. 22, première bulle.
- Demarcq 1993, p. 22, deuxième bulle.
- Demarcq 1993, p. 22, troisième bulle.
- Demarcq 1993, p. 28.
- Demarcq 1993, p. 29, deuxième bulle.
- Demarcq 1993, p. 30, sixième bulle
- Demarcq 1993, p. 36.
- Demarcq 1993, p. 37, première bulle.
- Demarcq 1993, p. 38, première bulle.
- Demarcq 1993, p. 38, cinquième bulle.
- Demarcq 1993, p. 40, deuxième bulle.
- Demarcq 1993, p. 42, deuxième bulle.
- Demarcq 1993, p. 43, 1re, 2e et 3e bulle.
- Jules Gosselet, Géographie régionale : La plaine maritime du Nord de la France et de la Belgique, vol. 7, t. 2, coll. « Annales de Géographie », 1893 [lire en ligne (page consultée le 12 avril 2013)], p. 306-314
- Gosselet 1893, p. 306
- Gosselet 1893, p. 307
- Leplat, Sommé, Baeteman et Paepe, Carte géologique de France à 1/50 000 ème : Dunkerque Hondschoote, Ministère de l'industrie et de l'aménagement du territoire-bureau de recherche géologiques et minières, 1988 [lire en ligne (page consultée le 12 avril 2013)]

- Leplat 1988, p. 9
- Leplat 1988, p. 13
- Leplat 1988, p. 11
Notes et références [modifier]
- Notes
- On ne peut y creuser un trou sans qu'il soit quelques instants après rempli d'eau
- cette branche est postérieure à la branche occidentale, en effet elle a été réalisée grâce à un tronçon du canal des Moëres avant que celui-ci soit dévié afin de passer sous le canal de Furnes
- Le quartier de Glacis-Victoire est une bande Nord-Sud située dans la partie orientale du Dunkerque-Centre représenté ici et frontalière avec Malo-les-Bains et Rosendaël
- partie du Grand port située sur le territoire de la ville
- À l'image du drapeau de Marseille de nos jours
- Association Dunkerquoise de Gestion des Équipements Sociaux.
- La Normed.
- Le terme leughenaer signifie « menteur » en flamand, plusieurs légendes entourent ce surnom : les nombreuses fausses alertes des guetteurs de la tour, les dérèglements réguliers de l'horloge de la tour ou les signaux destinés à naufrager les navires ennemis.
- Anciennement musée d'art contemporain.
- Disposée sur cale devant le musée.
- Actuellement non visible.
- Disponible sur le câble.
- Références
- Recherche d'orthodromie depuis Dunkerque, sur le site lion1906 de Lionel Delvarre. Consulté le 12 avril 2012.
- Classement des villes par superficie, sur http://france.ousuisje.com/. Consulté le 18 juin 2010
- Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, publié en janvier 2007, révisé en mars 2010, consulté le 12 avril 2013, [lire en ligne].
- Fichier dossier du sous-sol de Rosendaël, sur http://infoterre.brgm.fr/viewerlite/MainTileForward.do, BRGM. Consulté le 12 avril 2013
- Fiche du canal de Bergues, sur http://projetbabel.org/, Histoire & Patrimoine des rivières et canaux de France. Consulté le 30 mai 2010
- Fiche du canal de Bourbourg, sur http://projetbabel.org/, Histoire & Patrimoine des rivières et canaux de France. Consulté le 30 mai 2010
- Fiche de la liaison Dunkerque-Escaut, sur http://projetbabel.org/, Histoire & Patrimoine des rivières et canaux de France. Consulté le 30 mai 2010
- Fiche du canal de Furnes, sur http://projetbabel.org/, Histoire & Patrimoine des rivières et canaux de France. Consulté le 30 mai 2010
- Fiche du canal des Moëres, sur http://www.sandre.eaufrance.fr/, Sandre. Consulté le 12 avril 2013
- Fiche du canal exutoire des wateringues, sur http://www.sandre.eaufrance.fr/, Sandre. Consulté le 12 avril 2013
- Fiche du canal de Mardyck (premier des deux), sur http://projetbabel.org/, Histoire & Patrimoine des rivières et canaux de France. Consulté le 30 mai 2010
- Monuments historiques de Dunkerque, section canaux, sur http://www.actuacity.com/. Consulté le 30 mai 2010
- [PDF] Rapport concernant les risques industriels dans le Nord-Pas-de-Calais, sur http://www.nord-pas-de-calais.drire.gouv.fr/. Consulté le 31 mai 2010
- Les plans d'urgence de l'autorité de sûreté nucléaire, sur http://www.asn.fr/. Consulté le 31 mai 2010
- Climat du Nord-Pas-de-Calais, sur http://www.meteo59-62.com/, Météo 59-62. Consulté le 15 janvier 2012
- Normales et Record de 1961 à 1990 : Station de Dunkerque, sur http://www.infoclimat.fr, Infoclimat. Consulté le 15 janvier 2012
- Dunkerque en chiffre, sur http://www.ville-dunkerque.fr, Site officiel de la ville. Consulté le 12 avril 2013
- Fiche météorologique de Dunkerque, sur http://www.lameteo.org, Site d'études météorologique. Consulté le 16 avril 2013
- Les records de climatologie, sur http://la.climatologie.free.fr/sommaire.htm. Consulté le 12 avril 2013
- [PDF] Météo France : records de chaleur, sur http://france.meteofrance.com/. Consulté le 18 juin 2010
- Infoclimat : Historique du climat de Dunkerque, sur http://www.infoclimat.fr/. Consulté le 23 octobre 2010
- =http://www.keraunos.org/dossier-tornade-dunkerque-9-novembre-2001-tornade-france.htm
- Site officiel de Dunkerque, rubrique sur Malo-les-Bains, sur http://www.ville-dunkerque.fr, Ville de Dunkerque. Consulté le 6 novembre 2010
- Site officiel de Dunkerque, rubrique sur Rosendaël, sur http://www.ville-dunkerque.fr, Ville de Dunkerque. Consulté le 6 novembre 2010
- Site officiel de Dunkerque, rubrique sur Petite-Synthe, sur http://www.ville-dunkerque.fr, Ville de Dunkerque. Consulté le 6 novembre 2010
- [PDF] Recensement de la population du Nord de 2009, page 8, sur http://www.insee.fr, Insee. Consulté le 25 janvier 2012
- Rétrospective de l'Indicateur du 9 novembre 1972, sur http://www.lindicateurdesflandres.fr, L'indicateur des Flandres. Consulté le 15 janvier 2012
- [PDF] Rapport du Conseil Général de l'Environnement et du Développement Durable, résumé page 1, sur http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/, CGEDD. Consulté le 15 janvier 2012
- [PDF] Fiche Ligne 8 du réseau TER Nord-Pas-de-Calais, sur http://www.ter-sncf.com/Regions/nord_pas_de_calais/fr/Default.aspx, Site régional du réseau TER. Consulté le 15 avril 2013
- [PDF] Fiche Ligne 6 du réseau TER Nord-Pas-de-Calais, sur http://www.ter-sncf.com/Regions/nord_pas_de_calais/fr/Default.aspx, Site régional du réseau TER. Consulté le 15 avril 2013
- "Modernisation de la ligne Calais-Dunkerque", sur http://www.lavoixdunord.fr, La Voix du Nord. Consulté le 15 avril 2013
- [PDF] Fiche Ligne 9 du réseau TER Nord-Pas-de-Calais, sur http://www.ter-sncf.com/Regions/nord_pas_de_calais/fr/Default.aspx, Site régional du réseau TER. Consulté le 15 avril 2013
- Le Barreau de Saint-Georges, le « début de la suite », sur http://www.lepharedunkerquois.fr, Le Phare Dunkerquois. Consulté le 25 janvier 2012
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- Source partielle
Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Dunkerque » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 (Wikisource)