Pas-de-Calais

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Pas-de-Calais
Image illustrative de l'article Pas-de-Calais
Pas-de-Calais
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Arras
Sous-préfecture(s) Béthune
Boulogne-sur-Mer
Calais
Lens
Montreuil
Saint-Omer
Président du
conseil général
Michel Dagbert
Préfet Denis Robin
Code Insee 62
Code ISO 3166-2 FR-62
Démographie
Gentilé Pas-de-Calaisiens
Population 1 461 387 hab. (2010)
Densité 219 hab./km2
Géographie
Superficie 6 671 km2
Subdivisions
Arrondissements 7
Circonscriptions législatives 14
Cantons 77
Intercommunalités 45
Communes 895

Le Pas-de-Calais est un département français, qui doit son nom au pas de Calais (sans majuscule à « pas » et sans trait d’union), le détroit qui le sépare de l'Angleterre[1]. La préfecture de ce département est Arras. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 62. Il constitue avec le département du Nord, la région Nord-Pas-de-Calais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte du Pas-de-Calais en 1792.
Carte du Pas-de-Calais en 1852.
Article détaillé : Histoire du Nord-Pas-de-Calais.

Le Pas-de-Calais est l'un des 83 départements créés à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789. Pour créer ce département, le régime révolutionnaire fusionna une partie de la généralité d'Amiens (Boulonnais et une partie du Ponthieu) avec l'Artois, reconquis sur les Pays-Bas du sud un siècle plus tôt, et le Calaisis.

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes britanniques de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Elle est particulièrement dure dans ce département, qui est alors habité par environ 1 000 000 personnes. Les hommes sont en grande partie mobilisés ou doivent travailler à la mine. Une partie de la population doit fuir. En 1918, des « comités de réfugiés » ou « unions de réfugiés » existent dans les zones les plus touchées et non-occupées, associant souvent Belges et Français [2] (par exemple à Le Portel, à Berck-Plage, à Rang-du-Fliers, au Touquet-Paris-Plage, à Saint-Omer). À Boulogne-sur-Mer a été créée une Œuvre du placement gratuit des réfugiés. À Calais, un comité des réfugiés du Pas-de-Calais cohabite avec un comité officiel belge de secours aux réfugiés. Leur interlocuteur commun est à la Préfecture le service départemental des réfugiés et celui des évacuations, ainsi que la commission départementale des réfugiés (11 membres se réunissant 2 fois par semaine à la préfecture, plus une sous-commission de 3 membres traitant des urgences) [2]. La Croix-rouge et de nombreuses œuvres charitables les aident.

Dans le même temps (printemps 1918), un service de reconstitution des régions libérées tente de préparer le retour des populations ou la protection des biens, services et personnes dans les zones où l'ennemi a reculé. Il faut y faire parvenir des matériels, denrées et mobiliers, ce qui nécessite des moyens de transports difficiles à trouver.

À la signature de l'armistice, le Pas-de-Calais est probablement le département le plus dévasté. Plusieurs villes dont Lens sont rasées, les carreaux de mines et les habitats attenants sont dévastés et « plus de deux cents communes rurales n'existent plus » écrit André Mabille de Poncheville. Le département est classé avec 11 autres (mais en totalité) en zone rouge et il a souffert de séquelles physiques, psychiques et environnementales durant des décennies.

Seule l'extrême ouest du bassin minier a échappé à l'occupation allemande.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Pas-de-Calais est situé au nord de la France, dans la région Nord-Pas-de-Calais. Il est limitrophe des départements du Nord et de la Somme. Sur environ 100 km, le littoral de la Côte d'Opale est bordé par la Manche et la mer du Nord (de Calais jusqu'à la frontière avec le Nord) et fait face au Kent (Royaume-Uni). Cette façade littorale est l'une des plus riches de France (en termes de diversité d'habitats d'intérêt européen)[3].

Géologie, reliefs et hydrographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs fleuves ou rivières le traversent, notamment l'Authie, la Canche, la Ternoise, la Liane, la Sensée, la Scarpe, la Deûle, la Lys ou encore l'Aa.

Le relief est faible (entre 0 et 200 mètres d'altitude) mais assez contrasté dans certaines parties du département. Le point culminant du département se trouve dans la commune d'Alquines (212 m)[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Le climat du Pas-de-Calais est de type océanique. Les amplitudes thermiques sont faibles, les hivers sont doux, les étés sont tempérés grâce à la brise marine et les précipitations sont régulières. Il existe des contrastes climatiques relativement importants au sein de la région : le caractère océanique étant plus marqué sur les côtes que dans les terres et les reliefs étant les plus arrosés par les précipitations. La moyenne annuelle des températures est d'environ 10°C dans tout le département.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Le département est traversé par de nombreuses autoroutes : l'A1 (Paris-Arras-Lille), l'A16 (Paris-Côte d'Opale), l'A21 (bassin minier) et l'A26 (Calais-Arras-Reims).

Le département abrite environ 80 gares desservies par des TER Nord-Pas-de-Calais. La gare de Calais-Fréthun permet de rejoindre Lille et Paris en TGV ainsi que Londres et Bruxelles en Eurostar. D'autres gares sont desservies par des TGV : les gares de Calais-Ville, Boulogne-Ville, Étaples-Le Touquet et Rang-du-Fliers sur une première ligne et celles de Arras, Lens et Béthune sur une autre.

Le réseau d'autobus Colvert, géré par le Conseil général du Pas-de-Calais, dessert toutes les communes du département. D'autres réseaux d'autobus desservent les différentes agglomérations.

Population et société[modifier | modifier le code]

Gentilé[modifier | modifier le code]

Les habitants du Pas-de-Calais sont les Pas-de-Calaisiens, le sobriquet patoisant de « boyaux rouges » leur est également appliqué.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Pas-de-Calais.

Le Pas-de-Calais est un des départements les plus peuplés et les plus urbanisés de France. Pourtant, il n'a aucune très grande ville : la plus importante, Calais, représente environ 75 000 habitants intra-muros, suivie de Boulogne-sur-Mer et d'Arras. Le département abrite également plusieurs agglomérations importantes comme celles de Béthune ou de Saint-Omer. Le Pas-de-Calais est le département qui a le plus grand nombre de communes (895). Presque toutes ces communes appartiennent à des structures intercommunales (liste des communes).

Autrefois, ce furent des villes comme Aire-sur-la-Lys, (jusqu'au XVIIe siècle) qui s'avéraient les plus denses. Elles conservent malgré tout une population moyenne (l'agglomération d'Aire-sur-la-Lys compte tout de même 23 000 habitants).

La partie la plus densément peuplée correspond au bassin minier (de houille) qui s'est beaucoup développé au cours du XIXe siècle et pendant la première moitié du XXe siècle, à l'est du département. On n'y trouve pas véritablement de grande ville, mais autour des centres comme Lens, Liévin, Béthune, Bruay-la-Buissière, Hénin-Beaumont, une multitude de petites villes sont accolées les unes aux autres, formant une vaste conurbation qui se prolonge dans le département du Nord jusqu’à Douai et Valenciennes. Ces agglomérations forment un ensemble presque continu de plus de 1,2 million d'habitants (dont plus de la moitié dans le Pas-de-Calais). Par contraste, le centre et le sud du département sont très ruraux (mais tout de même relativement denses), parsemés de très nombreux petits villages et de quelques petites villes.

Jusqu’à la Première Guerre mondiale, l'activité minière entretint une croissance démographique élevée (700 000 habitants vers 1850, presque 1 000 000 en 1900). Le conflit affecta directement le département (qui connut l'occupation allemande et fut un des principaux champs de bataille), mais la population réaugmenta fortement dès le lendemain de la guerre, pour atteindre 1 200 000 habitants. Après la crise économique de 1929, une autre période de décroissance s'amorça, prolongée par la Seconde Guerre mondiale. Après 1945, la croissance revint avec la reconstruction et la population augmenta nettement pendant une vingtaine d'années, de 1 168 545 en 1946 à 1 397 159 en 1968. Depuis, le nombre d'habitants a stagné (1 441 568 en 1999) : la population reste jeune et les naissances sont largement excédentaires sur les décès, mais le solde migratoire est fortement négatif à cause du déclin des activités minières et des industries liées. Certaines villes qui ne vivaient que des mines ont perdu jusqu’à la moitié de leur population au cours du dernier demi-siècle.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique du Pas-de-Calais.
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2010
1 397 099 1 402 295 1 412 413 1 433 203 1 441 568 1 456 726 1 461 387
(Sources : Insee[5],[6],[7])


Histogramme (en milliers d'habitants)

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges du Pas-de-Calais en 1990[8] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
90 ans et plus
0,1 
3,8 
75 à 89 ans
7,7 
11,5 
60 à 74 ans
13,7 
14 
45 à 59 ans
14 
23,3 
30 à 44 ans
21,4 
24,1 
15 à 29 ans
21,9 
23,4 
0 à 14 ans
21,1 
Pyramide des âges du Pas-de-Calais en 1999[8] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
90 ans et plus
0,2 
4,5 
75 à 89 ans
8,6 
11,9 
60 à 74 ans
14,5 
17,9 
45 à 59 ans
17 
22,2 
30 à 44 ans
20,6 
22,4 
15 à 29 ans
20,2 
21,1 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du Pas-de-Calais en 2006[9] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans et plus
0,9 
75 à 89 ans
8,9 
10,9 
60 à 74 ans
12,8 
20,9 
45 à 59 ans
20 
21,2 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
18,7 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Villes[modifier | modifier le code]

Pas-de-Calais, communes de plus de 10 000 habitants

Population des principales villes du Pas-de-Calais pour l'année 2010[10]

Auchel Saint-Martin-Boulogne Étaples Méricourt (Pas-de-Calais) Nœux-les-Mines Bully-les-Mines Harnes Saint-Omer (Pas-de-Calais) Outreau Berck (Pas-de-Calais) Carvin Avion (Pas-de-Calais) Bruay-la-Buissière Béthune Hénin-Beaumont Liévin Lens (Pas-de-Calais) Arras Boulogne-sur-Mer Calais

Habitat[modifier | modifier le code]

Les résidences principales[modifier | modifier le code]

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 6,7 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du Pas-de-Calais dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Vie et culture locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bien que peuplé de plus d'un million d'habitants, le Pas-de-Calais est resté longtemps dépourvu d'université. En 1991 et en 1992, l'université du Littoral et l'université d'Artois sont venues réparer cette anomalie. Elles présentent la particularité d'être multipolaires et inter-départementales : Boulogne-sur-Mer, Calais, Dunkerque et Saint-Omer pour l'une et Arras, Béthune, Douai, Lens et Liévin pour l'autre.

La création de ces deux ensembles universitaires a accompagné le processus de massification de l'enseignement, sensible également dans le département autant que dans le reste du pays.

Selon l'Insee, au travers du recensement général de la population 1999, les évolutions qu'a connu le département sont importantes.

Entre 1990 et 1999, la proportion de jeunes scolarisés s'est sensiblement accrue.

S'agissant des 16 à 18 ans, le taux de 96 % a pratiquement été atteint tandis que, dans la tranche d'âge située entre 19 et 24 ans révolus, le taux de scolarisation est passée de 32,5 à 46,8 %.

Enfin, le nombre des personnes âgées de plus de 25 ans poursuivant des études a sextuplé en neuf ans, et il faut sans doute y voir là l'impact de la création des structures universitaires.

Le niveau moyen de formation initiale s'élève : les jeunes de 15 à 24 ans sortis de l'école sans diplôme ou avec un niveau certificat d'études primaires ne représentent plus que 7,1 % de leur classe d'âge, contre 24,1 % des personnes âgées de 30 à 39 ans, et 42,2 % des personnes âgées de 40 à 59 ans.

Sports[modifier | modifier le code]

Beaucoup de sports sont pratiqués dans le Pas-de-Calais.

Le Racing Club de Lens est le principal club de football du département. L'Union sportive Boulogne Côte d'Opale évolue aujourd'hui en National après avoir joué en Ligue 1 et en Ligue 2.

Sur la Côte d'Opale, on pratique le char à voile, le cerf-volant, le speed sail, kitesurf ou encore le tennis et le golf.

En 2012, le Pas-de-Calais a fait office de base arrière pour les Jeux olympiques de Londres où de nombreuses délégations sportives françaises et étrangères sont venus pour peaufiner leur préparation avant les Jeux[11].

Blason[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'azur semé de fleurs de lys d'or et brisé en chef d'un lambel de gueules de trois pendants chargés chacun de trois petits châteaux aussi d'or rangés en pal, à la bordure du même chargée de trois tourteaux de gueules. »
Commentaires : Artois : d'azur semé au lambel. Boulonnais : d'or aux trois tourteaux

Villes fortifiées et monuments historiques[modifier | modifier le code]

Environnement et écologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Site naturel du Pas-de-Calais.

Syndicat Mixte Eden 62[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Eden 62.
Logo d'Eden 62

Eden 62, dépendant du Conseil Général du Pas-de-Calais, est un syndicat mixte qui gère des réserves naturelles et des sites naturel à travers le département. Eden 62, emploie 100 personnes dont 80 gardes nature. Certaines animations sont organisées par le syndicat Les Clubs Eden pour sensibiliser les plus jeunes aux grands enjeux de l'environnement par la découverte d'un site.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Nord-Pas-de-Calais.

L'exploitation minière et le textile ont été les deux principales activités dans le Pas-de-Calais. Mais maintenant, les deux activités sont arrêtées. L'activité touristique est importante, sur le littoral notamment. Le port de Calais est, avec son homologue de Douvres en Angleterre, l'un des premiers ports de passagers du monde. Le port de Boulogne-sur-Mer, quant à lui, est le premier port de pêche de France et occupait jusqu'à la fin du XXe siècle une place importante pour le transport de passagers avec l'Angleterre.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Industries et commerces[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Côte d'Opale : la Manche vue du Mont Saint Frieux
Article détaillé : Tourisme dans le Pas-de-Calais.

La Côte d'Opale est le principal lieu touristique du département, avec ses longues plages (Le Touquet, Hardelot, Berck, Wimereux, Wissant, etc), le site des Deux Caps (Gris-Nez et Blanc-Nez), la citadelle de Boulogne-sur-Mer ou encore le centre Nausicaá où l'on peut observer de nombreuses espèces marines.

Le beffroi d'Arras

Le Pas-de-Calais comporte de nombreux monuments historiques comme les places d'Arras ou d'Aire-sur-la-Lys et les beffrois de Boulogne-sur-Mer, Calais, Arras, Béthune et Aire-sur-la-Lys. Il abrite aussi de nombreux musées : ouvert en 2012, le Louvre-Lens a accueilli plus de 500 000 visiteurs six mois après son ouverture.

Un tourisme du souvenir s'est développé autour des sites de Vimy, Neuville-Saint-Vaast, Ablain-Saint-Nazaire ou la Coupole d'Helfaut et le Blockhaus d'Éperlecques.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique dans le Pas-de-Calais.

Administration[modifier | modifier le code]

Arrondissements du Pas-de-Calais
Article détaillé : Administration du Pas-de-Calais.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Augustin Leducq, Annuaire de Pas-de-Calais, E.Boutry,‎ 1814 (lire en ligne), p. 1
  2. a et b Rapport de l'archiviste (départemental) ; Archives départementales, communales et hospitalières ; Arras, pages 723 et suivantes sur 1157 (consulté 2009 12 30)
  3. Source : observatoire du littoral
  4. Le point culminant du département du Pas-de-Calais sur pierresansleloup.joueb.com, consulté le 28 septembre 2013
  5. Évolution démographique du département sur le site de l'Insee. Consulté le 3 avril 2010.
  6. Population départementale 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 3 avril 2010.
  7. Population départementale 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 3 avril 2010.
  8. a et b « Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 1990 et 1999 », sur site de l'Insee (consulté en 29 août 2012)
  9. « Pyramides des âges du département du Pas-de-Calais », sur site de l'Insee (consulté le 3 avril 2010)
  10. Population légale du recensement de 2009 département des Ardennes (population municipale)
  11. 5 continents dans le Département dans La Semaine dans le Boulonnais, le 20 juin 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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