Fakir (journal)

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Fakir
Pays Drapeau de France France
Langue Français
Périodicité Bimestriel
Format Berlinois
Genre presse alternative
Prix au numéro 3,00 €
Diffusion Environ 10 000 ex.
Date de fondation 1999
Éditeur Amiens

Directeur de publication Fabian Lemaire
Rédacteur en chef François Ruffin
ISSN 1204G79740
Site web Fakir

Fakir est un journal indépendant et alternatif engagé à gauche. Il a été créé en 1999 à Amiens, en Picardie. Lié à aucun parti, aucun syndicat, aucune institution, ce journal est entièrement rédigé et illustré par des bénévoles. Il connaît une diffusion nationale depuis le 26 avril 2009.

Sommaire

[modifier] Présentation

[modifier] Devise figurant à la Une

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Par ce slogan Fakir met en avant sa liberté totale d'expression. Pourtant, plus que l'indépendance politique, c'est l'indépendance économique qui permet à ce journal sa liberté de ton. Entièrement rédigé par des bénévoles et financé par les abonnements, aucune publicité ne figure au sein de celui-ci.

[modifier] Ligne éditoriale

Fakir est considéré comme un média de gauche. Il n'y a pas une ligne éditoriale réelle au-sein de la rédaction. Il se situe comme un média de reportages et d'enquêtes sociales. Des questions économiques, politiques et sociales constituent généralement le dossier principal de chaque numéro (protectionnisme, fiscalité...)

[modifier] Historique du journal

[modifier] À l'origine: un journal local

François Ruffin, fondateur de Fakir, a l'idée à l'été 1999 de fonder un « contre Journal des Amiénois »[1]. Puisant dans ses fonds propres, le premier numéro voit le jour en décembre 1999. La parution lors des premières années est aléatoire, Fakir est distribué à partir de 2000 par les NMPP[réf. nécessaire] . En 2003, Fakir vendrait environ 2 500 exemplaires dans la région d'Amiens et compterait 500 abonnés[2].

En 2008, le journal décide de prendre parti dans les élections municipales amiénoises et organise une contre-campagne à l'encontre de l'ancien maire et ministre, Gilles de Robien. Un livret de 32 pages intitulés "Le livre noir du Robiénisme" est distribué dans toutes les boites aux lettres de la ville.


[modifier] Fusion avec PLPL

En 2006, l'équipe de Fakir a fusionné partiellement avec celle de Pour lire pas lu (PLPL) pour donner Le Plan B, un journal d'enquêtes sociales. François Ruffin écrit notamment deux pages de critique sociale dans chacun des numéros.

[modifier] Lancement au niveau national

Peu de temps après que l'équipe de Fakir ait quitté Le Plan B, le journal d'Amiens devient national (numéro 39, avril 2009) et sa parution bimensuelle et aborde des thématiques nationales.

Le tirage de Fakir augmente en conséquence, se situant d'après l'ours du journal entre 25 000 et 40 000 mais aucune statistique n'est disponible sur le site de l’OJD [3] et le site Web de Fakir n’est pas non plus reconnu en tant que site web d’information selon l'OJD[4]. Francois Ruffin déclarait en octobre 2009, à l’occasion des dix ans du journal, que la diffusion de Fakir était de l'ordre de 10 000 exemplaires[5].

Fakir fut le dernier journal à disposer d'une interview du prix Nobel d'économie Maurice Allais décédé le 9 octobre 2010[6].

[modifier] Les Tcho'Fakir

En plus de leur publication bimestrielle, Fakir publie de façon régulière des numéros de quatre pages appelés Tcho'Fakir (petit Fakir en picard). Ceux-ci sont destinés à la diffusion dans les manifestations et fournissent une information sur un sujet précis. Quatre numéros existent à ce jour: "Le Hold-up tranquille", "La revanche des collabos", "La faillite c'est eux" et "Ne fuyez plus Monsieur Naouri"[7].

[modifier] Procès

En 2000 et 2002, Fakir est attaqué deux fois en justice par le quotidien régional Le Courrier picard notamment pour avoir caricaturé un de ses collaborateurs[8],[9],[10]. Il est relaxé et le chef local du Courrier picard est condamné en appel à lui verser 500 euros[11].

En juin 2010, le Groupe Casino assigne le journal en justice pour cause de perturbations lors de l'Assemblée Générale des actionnaires[12]. Le procès est fixé en novembre 2011. Le journal a reçu de nombreux soutiens comme celui de Denis Robert et du dessinateur Siné.

[modifier] Ours

Animateurs de publication : Marie M. et Eric L.

Rédacteurs : François Ruffin, Pierre Souchon, Aline Dekervel, Magalie, Antoine D., Emmanuelle, Sébastien Wagner, Louis Rinal, Nicolas Séné, Henri Lucien, Josef Koolhaas, Valéry Chartier, Zag, BRN, Nicolas Brulebois.

Dessinateurs : Ben Bert, Bench, Bouzon, Damien Cuvillier, David François, Decressac, Fabian Lemaire, Guillaume Néel, Hardoc, Lardon, Nardo, Piérick, Stébar, Thibault Soulcié, Valère, Valfret, Zag.

Graphisme et mise en page : Pierre M., Florent et Mathilde.


[modifier] Notes et références

  1. « Éditorial », Ch'Fakir, n°1, décembre 1999.
  2. Jacques-Olivier Teyssier, « Fakir : la bouffée d'oxygène », Acrimed, 8 novembre 2003.
  3. Une recherche sur le site de l'OJD pour Le journal Fakir ne renvoie aucun résultat [1]
  4. Une recherche sur le site de l'OJD pour le site Internet Fakir ne renvoie aucun résultat recherche
  5. « Trois journalistes - Mermet, Halimi et Ruffin - et un message : que les médias mènent à l'action ! », dazibaoueb.fr, 5 octobre 2009.
  6. http://www.fakirpresse.info/Maurice-Allais-Contre-le.html
  7. http://www.fakirpresse.info/-Diffusez-des-Tchio-Fakir-.html
  8. Communiqué de presse de l'association Fakir de juin 2002.
  9. Émission de Là-bas si j'y suis du 29 avril 2004 consacré à cette procédure judiciaire.
  10. Appel à la défense du journal Fakir sur le site d'Acrimed, 27 février 2004.
  11. « Le Courrier picard essuie un Waterloo judiciaire », fakirpresse.info, 29 septembre 2004.
  12. « Le Groupe Casino tremble devant Fakir (et réclame 75 000 €) », 1er juillet 2010.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

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