Arnoul Ier de Flandre

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Arnoul Ier de Flandre
Château du comte Arnould 1er vers 945( maquette du Musée archéologique Arkéos  bâtiment sur le site La fonderie de Douai)
Château du comte Arnould 1er vers 945( maquette du Musée archéologique Arkéos bâtiment sur le site La fonderie de Douai)
Titre
Comte de Flandre
918958
Prédécesseur Baudouin II de Flandre
Successeur Baudouin III de Flandre
Comte de Boulogne
933964
Prédécesseur Adalolphe de Boulogne
Successeur Arnoul II de Boulogne
Comte de Flandre
961965
Prédécesseur Baudouin III de Flandre
Successeur Arnoul II de Flandre
Biographie
Dynastie Maison de Flandre
Date de naissance v. 873
Date de décès 27 mars 965
Père Baudouin II de Flandre
Mère Elftrude de Wessex (en)
Conjoint Adèle de Vermandois
Enfant(s) Egbert (937-953)
Baudouin III (940-962)
Hildegarde (934-990)
Liutgarde (938-964)
Elftrude (v.932-965)

Arnoul Ier de Flandre, dit aussi Arnoul le Grand, Arnoul le Riche ou encore Arnoul le Vieux (° v. 873 - † 27 mars 965), fils de Baudouin II de Flandre et d'Elftrude de Wessex (en) (ou Elfride, ou Ælfthryth), fut comte de Flandre de 918 à 958, puis, à la mort de son fils, Baudouin III de Flandre, de 961 à 965.

Le cours de sa vie[modifier | modifier le code]

Au début de son principat, il se range du côté carolingien et soutient Charles le Simple lors de la bataille de Soissons (923). Il soutient ensuite Raoul de Bourgogne contre le duc normand Rollon. En 928, Sigfrid le Danois et ses Normands s'emparent de Guînes, Arnoul renonce à la contre-attaque et livre sa fille Elftrude en mariage au pirate normand, qu'il investit comte de Guînes, vassal du comte de Flandre.

Cherchant à agrandir son domaine, il s’empare entre autres du château de Mortagne (dans le Tournaisis) en 931. En 933, à la mort de son frère Adalolphe, il prend possession de la riche abbaye Saint-Bertin, qu’il attribuera en 943 à Gérard, déjà abbé de Saint-Pierre de Gand, en se réservant toutefois pour lui-même Calais.

D’abord allié d'Hugues le Grand et du futur empereur et roi de Germanie Othon Ier contre le Carolingien Louis IV de France dit Louis IV d’Outremer, il prend Montreuil à son comte légitime Herluin, qui lui reprend avec l’aide du duc Guillaume de Normandie, dit Guillaume Longue Épée. En 942, lors d’une entrevue à Pecquigny, Arnoul inspire l’assassinat de Guillaume[1] puis il fomente une coalition contre son héritier[2], Richard Ier de Normandie, dans laquelle entrent Otton Ier et Louis IV, dont il devient un fidèle allié.

Sur l’avis d’Arnoul, Othon met le siège devant Rouen. Mais c’est un lourd échec, mal ressenti par le roi de Germanie qui, dans le siège, a perdu son neveu. Sentant que ses alliés commencent à se retourner contre lui, Arnoul lève le camp[3]. De dépit, Othon envahit les états de son ancien allié. Gand est détruite. Othon y fait construire le “Novum Castrum”, dont la garde est donnée à Wichmann, et fait creuser la “fosse ottonienne”, délimitant les possessions impériales en Flandre. Finalement réconciliés, Othon laisse la suzeraineté du castrum à Arnoul, qui marie sa fille Lutgarde à Wichmann. Montreuil est définitivement acquise en 948. Entre temps, Arras a été prise également (932). Puis c'est Douai (le Castrum Duacum) en 950, où le comte fait ériger la collégiale Saint-Amé.

En 958, le comte de Flandre convoque une assemblée des États à Gand, au cours de laquelle il remet le gouvernement du comté à son fils Baudouin III. Après la mort prématurée de ce dernier, son petit-fils Arnould II n’étant âgé que de douze ans (961), il reprend la charge comtale. Il meurt trois ans plus tard, à l’âge vénérable de 92 ans, ayant encore augmenté le comté du domaine ecclésiale de Lambres, promis par l’évêque de Cambrai en échange de son aide contre la ghilde de Cambrai révoltée.

Il avait fondé l’église de Torhout, établi un chapitre à Saint Donat de Bruges et construit la chapelle St-Jean à Gand. Il fit appel à saint Gérard de Brogne pour réformer plusieurs monastères dans ses États : les deux abbayes de Gand (Saint-Bavon et Saint-Pierre), l'abbaye de Saint-Bertin à Saint-Omer et l'abbaye de Saint-Amand.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

En 934, scellant ainsi sa réconciliation avec Herbert II de Vermandois, son père lui fait épouser Adèle de Vermandois (ou Alix de Vermandois) (v.915 † 960), fille de ce dernier et d'Adèle de France. Ils eurent 5 enfants :

  • Elftrude, née vers 932, mariée en 964 à Siegfried († 965), seigneur de Guines. Ils eurent deux enfants :
  • Hildegarde (934 † 990), mariée vers 943 à Thierry II de Hollande (ou Dirk II de Hollande) (930 † 988), comte de Frise Occidentale. Ils eurent trois enfants :
    • Arnould (° Gand 951 - † 993), comte de Frise
    • Egbert (° 951 - † 993), chancelier impérial et archevêque de Trêves
    • Herlinde (° 953 - ° 1012), abbesse d'Egmont et de Bennebrock
  • Egbert (937 † 953)
  • Lutgarde (938 † 964), mariée en 950 à Wichmann II comte d'Hamaland et de Gand. Ils eurent quatre enfants :
    • Théodoric Ier de Gand (ap 950- ?), comte de Gand
    • Wichmann de Gand (ap. 951- ?)
    • Adèle de Gand (v. 955 -1017)
    • Lutgarde de Gand (v. 950-?)
  • Baudouin III (940 † 962), comte de Flandre, marié à Mathilde de Saxe († 1008). Ils eurent un fils :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le premier volume des grandes chroniques de France, page 935 (books.google.fr=
  2. Le premier volume des grandes chroniques de France, page 936
  3. Le premier volume des grandes chroniques de France, page 940

Sources[modifier | modifier le code]

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